Impact de la gestion des stocks publics des produits vivriers sur le warrantage au Burkina Faso

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1 MINISTERE DE L AGRICULTURE ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE =-=-=-=-=--=-=-=- SECRETARIAT GENERAL =-=-=-=-=--=-=-=- DIRECTION GENERALE DES ETUDES ET DES STATISTIQUES SECTORIELLES -=-=-=-=-=--=-=-= DIRECTION DE LA PROSPECTIVE ET DE LA PLANIFICATION OPERATIONNELLE BURKINA FASO Unité Progrès Justice Impact de la gestion des stocks publics des produits vivriers sur le warrantage au Burkina Faso Version résumée Auteur : YAMEOGO Sibiri François, Février 214 Résumé Le warrantage est considéré comme un outil privilégié de renforcement de la sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté en milieu rural. Cependant, son intérêt peut décroître avec la stabilisation des prix visée par les stocks publics de produits vivriers. Il est alors nécessaire de s assurer que la gestion des stocks publics ne limite pas le développement du warrantage. L objectif de cette étude était de contribuer à une meilleure connaissance de l impact de la gestion des stocks publics des produits vivriers sur le développement du warrantage au Burkina Faso. Elle a consisté en la description des mécanismes de gestion des stocks publics en termes de modes de reconstitution, de déstockage, des sources de financement et des difficultés de gestion, à l analyse de la dynamique actuelle de la pratique du warrantage et de l effet des stocks publics sur son développement à travers des tests de comparaison de moyenne. La collecte des données effectué sur la période octobre-novembre 2013, a concerné les structures gestionnaires des stocks publics, les Organisations de Producteurs (OP) pratiquant le warrantage (75% des OP) et les structures qui les appuient. L étude a révélé une évolution rapide de la pratique du warrantage sur la période avec un accroissement annuel moyen de 132% du nombre de participants par OP et de 85% de la valeur du crédit octroyé. Il est également ressorti que les quantités warrantées sont faiblement rachetées pour la reconstitution des stocks publics. Le warrantage est rentable mais est impacté négativement par les stocks publics. En période de stockage, l achat direct aux producteurs entraîne une baisse du nombre des pratiquants du warrantage par OP de 48%. Cela induit une baisse des quantités warrantées de 75% et une hausse des frais de gestion des stocks de 72%. En période de dénouement, la vente à prix social entraîne une baisse de 22% des prix moyens au producteur. En définitive, la gestion des stocks publics influence négativement le développement du warrantage. Il est nécessaire qu une cohérence entre ces deux types de stocks soit davantage recherchée. Mots clés : stocks publics de produits vivriers, warrantage, stockage, dénouement, Burkina Faso. 1 P a g e

2 Introduction De plus en plus, le Burkina Faso connaît des problèmes d insécurité alimentaire qui résultent de la faiblesse des revenus des populations et d «un manque d organisation des marchés se traduisant par une variabilité des prix des denrées de base, notamment dans les zones à risque d insécurité alimentaire» (CSAO-CILSS, 2008). Cela a amené le gouvernement à créer en 2008 un stock commercial de régulation destiné à la stabilisation des prix des produits agricoles. En 2009 et 2010, l Etat a encore vu la nécessité de redynamiser le stockage communautaire notamment le warrantage à partir de projets de développement comme le Programme d Investissement Communautaire pour la Fertilité des Sols (PICOFA) et le Programme d Amélioration de la Productivité et de la Sécurité Alimentaire (PAPSA). A l analyse, la politique de l Etat vise deux objectifs qui semblent être contradictoires. Il vise un prix accessible aux consommateurs en période de soudure et appui les producteurs dans la pratique du warrantage dont l objectif est d assurer un prix rémunérateur pour les producteurs pendant la même période de soudure. En théorie, l atteinte du double objectif de l Etat qui est de garantir un prix rémunérateur aux producteurs tout en favorisant la disponibilité et l accessibilité des denrées alimentaires aux consommateurs, nécessite une cohérence des interventions à cet effet. Alors, quelles cohérences faut-il assurer entre la gestion des stocks publics de produits vivriers et la pratique du warrantage pour garantir l atteinte de cet objectif? Pour répondre à cette question, il est important d avoir une meilleure connaissance des effets de l action publique à travers la gestion des stocks alimentaires sur le développement du warrantage. C est dans ce cadre que s inscrit cette étude. Gestion des stocks publics de produits vivriers L étude a révélé que les modes de reconstitution sont diversifiés et varient d un stock à un autre. Le Stock National de Sécurité (SNS) se reconstitue par appel d offre. Le Stock d Intervention (SI), en plus de l appel d offre se reconstitue par achat direct aux producteurs et par rachat des quantités de la rotation technique du SNS. Le Stock Commercial de Régulation (SCR) quant à lui privilégie l achat direct aux producteurs ou la signature de convention avec les OP. Les aides alimentaires (AA) sont fournis au Burkina Faso par des pays partenaires. Pour ce qui est des modes de déstockage/mobilisation, ils sont peu diversifiés et sont constitués de la vente à prix social et la distribution gratuite. Le financement de la gestion des stocks publics est assuré par l Etat, ses partenaires et la Société Nationale de Gestion des Stocks de Sécurité (SONAGESS). Selon les résultats, le stock financier du SNS n a pas été utilisé depuis sa mise en place en 1999 et atteignait FCFA en Cependant, la gestion des stocks publics ne se fait pas sans difficultés. En effet, dans les opérations de reconstitution, les difficultés majeures rencontrées par la SONAGESS sont d ordre financier, logistique, de qualité, du non-respect des délais de livraison et d ordre organisationnel. Pour ce qui est des opérations de déstockage, les difficultés majeures rencontrées sont l insuffisance de magasins de stockage, l insuffisance des moyens de fonctionnement des Comités Départementaux de Secours d Urgence et de Réhabilitation (CODESUR), l indisponibilité des stocks dans certaines zones à risques et le ciblage des bénéficiaires. 2 P a g e

3 Pratique du warrantage au Burkina Faso Le warrantage est pratiqué dans 10 régions et 28 provinces du pays. Les OP bénéficient de l assistance de plusieurs structures de nature différente dans la mise en œuvre du warrantage. Il s agit des structures étatiques, les projets de développement, les ONG et certaines faitières des OP. Sa pratique est caractérisée par l absence de cadre légal et réglementaire formel adapté. Il n existe pas de cadre de concertation formel établi entre les acteurs de mise en œuvre du warrantage, ni de capitalisation des bonnes expériences en la matière. Cependant, il existe une feuille de route sur les questions de procédures et d outils de mise en œuvre du warrantage au Burkina Faso. Une évolution rapide de la pratique du warrantage est observée sur la période En effet, le nombre de producteurs pratiquant le warrantage est passé de 139 en 2008 à en 2012 et ceux bénéficiant du crédit dans le cadre du warrantage sont passés de 139 en 2008 à en Le crédit accordé dans le cadre de la pratique du warrantage est passé de 18,260 millions en 2008 à 215,722 millions de FCFA en Les quantités stockées au cours de la même période étaient dominées par les céréales (3 429 tonnes) constituées de mil, de riz, du maïs, du sorgho et du fonio, contre 705 tonnes d oléagineux (arachide, sésame et soja) et 238 tonnes de légumineuses (niébé et voandzou). En termes d intérêt et de rentabilité, la pratique du warrantage a un intérêt positif puisque 75,8% des OP enquêtées estiment que leur objectif poursuivi est atteint à travers ce système. La rentabilité financière du warrantage pour tous les produits étudiés est positive avec une marge nette en pourcentage du prix au stockage de 34%, 30%, 28% et 20% respectivement pour l arachide, le mil, le niébé et le sorgho. Cependant, la pratique du warrantage ne se fait pas sans difficultés. Les difficultés majeures rencontrées par les OP sont le manque de magasins (insuffisance en nombre, mauvais état, faible capacité), les problèmes d accès au crédit (lenteur dans l accord du crédit, taux d intérêt élevé, apport personnel, délais de remboursement très court, faiblesse de capacité financière des IMF, etc.), le manque de matériels de gestion des stocks (l insuffisance et/ou à l absence de peson, de matériel de vérification de la qualité des produits), difficultés liées à la mobilisation et l adhésion des membres, la mévente et/ou vente à prix non rémunérateur, difficultés liées au transport des produits et le retard dans le stockage. Lien entre gestion de stocks publics et pratique du warrantage Il n y a pas de lien formel qui soit établi entre ces deux types de stock pouvant permettre une mise en cohérence de l action publique à travers la gestion des stocks alimentaires. En effet, les OP pratiquant le warrantage sont faiblement impliquées dans les opérations de reconstitution des stocks publics de produits vivriers. Sur la période , seulement 5% des céréales stockées dans le cadre du warrantage ont été achetées par la SONAGESS. L imprévisibilité de l action publique dans le déstockage/mobilisation des stocks publics au moment du dénouement du warrantage a été relevée par l étude comme une situation ne favorisant pas la rentabilité du warrantage. La majorité des OP enquêtées (68,3%) a déclaré ne pas être informée à l avance des opérations de déstockage des 3 P a g e

4 produits vivriers réalisées par l Etat au profit des populations vulnérables. Dans la réalité, la gestion des stocks publics ne tient pas compte des exigences techniques de la pratique du warrantage. Il y a même une sorte de compétition entre ces deux types de stock puisque les périodes d intervention se coïncident de part et d autre. En période de stockage ou de récolte, les achats directs aux producteurs sont observés au niveau des stocks publics tandis que le warrantage s attèle à organiser des opérations de stockage des produits au sein des OP. En période de soudure, les stocks publics font des ventes à prix social alors qu au niveau du warrantage c est la période de dénouement pour profiter du niveau élevé des prix. Impact de la gestion des stocks publics sur le warrantage Selon les résultats de l analyse, l impact des stocks publics de produits vivriers sur le développement du warrantage se situe à deux niveaux : au moment du stockage et au moment du dénouement. Pour la période du stockage, l impact porte sur l ampleur de la pratique du warrantage au sein des OP. En effet, l achat direct au producteur entraîne une baisse du nombre moyen des producteurs pratiquant le warrantage par OP de 48% ainsi qu une baisse de la quantité moyenne des produits warrantés par OP de 75%. Par contre, la valeur des frais payés par producteur par kilogramme pour la gestion des stocks augmente de 72% suite aux opérations d achat direct aux producteurs. Cette hausse des frais de gestion entraîne une baisse de l ordre de 2 à 3% de la marge nette en pourcentage du prix initial des produits warrantés. Cependant, l achat direct aux producteurs entraine une hausse du prix moyen du kg en FCFA de 16%. Cela laisse apparaitre que l objectif de rémunération des producteurs recherché par l Etat semble être atteint. Alors que le développement de la pratique du warrantage est mis en mal par cette action de l Etat. Le second impact est observé en période de dénouement où la vente à prix social fait baisser le niveau du prix moyen au producteur de 22% ; établissant ainsi la marge nette du warrantage de l ordre de -14% à -1% selon les types de produits. Techniquement, pour que le warrantage soit rentable financièrement, il faut un certain seuil de variabilité du prix entre la période de récolte et de soudure. Alors que la vente à prix social des stocks publics contribue à réduire cette variabilité des prix et donc réduit la rentabilité financière du warrantage. Les interventions étatiques font peser une incertitude sur les producteurs à rentabiliser leurs activités de stockage et constituent ainsi une menace pour le bon dénouement des opérations de warrantage. Alors, une cohérence de la politique alimentaire de l Etat est nécessaire pour l atteinte des objectifs recherchés. Solutions proposées par les acteurs du warrantage Au regard de la faiblesse des quantités warrantées achetées par la SONAGESS, la majorité des OP enquêtées (72,3%) pense que la SONAGESS devrait les intégrer systématiquement dans ses mécanismes d approvisionnement. Elles ont proposé deux stratégies à cet effet à réaliser en période de soudure : l achat direct au comptant (54,8% des OP) et la signature de contrat au moment du stockage (45,2% des OP). Cependant, compte tenu du risque prix et des difficultés d accès au crédit, l option signature de contrat semble plus plausible avec la pratique du warrantage. Les contrats peuvent aider les OP à mieux définir le prix d achat et rentabiliser leur activité de commercialisation et les permettent aussi de bénéficier d une plus grande confiance de la part des institutions financières et 4 P a g e

5 d un meilleur accès au crédit (FARM, 2011). Cela leur permettra de résoudre les difficultés d accès au crédit qu elles rencontrent dans la pratique du warrantage (47,5% des OP). L imprévisibilité de l action publique dans les opérations de déstockage a amené les structures d appui aux OP a souhaité que l action de l Etat soit prévisible pour permettre aux acteurs du warrantage de prendre des dispositions pour éviter les effets néfastes que peut causer la vente à prix social sur leur activité de stockage surtout en période de dénouement. Comme les intérêts du stock financier du SNS ne sont pas utilisés et que les OP pratiquant le warrantage rencontrent des difficultés de nature à compromettre le développement du warrantage, il a été souhaité que ce fonds soit en partie utilisé pour financer des micro-projets portés par les OP en lien avec le warrantage. Une autre possibilité est d utiliser ce fonds pour alimenter les lignes de crédit dans les Institutions de Micro Finances (IMF) pour faciliter le financement du warrantage comme l avait souligné. Cela pourra se faire en alimentant le FEIA par une partie de ce fonds puisqu il est destiné à financer en partie les micro-projets portés par les producteurs. En réalité c est une mise en relation des deux types de stocks (stocks publics et warrantage) que souhaitent les acteurs du warrantage à travers les solutions proposées. Mais pourquoi il est important d arriver effectivement à cette mise en relation des deux types de stocks. Raisons de la mise en relation de la gestion des stocks publics et la pratique du warrantage Plusieurs raisons militent en faveur de la mise en relation de la gestion des stocks publics et la pratique du warrantage au Burkina Faso. La nécessité d établir ce lien se situe à 5 niveaux que sont : (i) l intérêt du warrantage, (ii) la participation des OP aux opérations de reconstitution de la réserve régionale, (iii) les perspectives de hausse des quantités du SNS et du SI à partir de 2014, (iv) le financement des intrants agricoles et (v) le développement de l assurance agricole et la tierce détention. L intérêt du warrantage : Les résultats de l enquête ont indiqué que les objectifs poursuivis par les OP en pratiquant le warrantage sont atteints dans la majorité des cas (75% des OP enquêtées) en ce sens que la pratique du warrantage leur permet de rendre disponible les aliments en période de soudure, de faciliter l accès au crédit et lutter contre la pauvreté à travers la pratique des AGR et l investissement agricole. Alors, l Etat pour assurer une cohérence de sa politique de sécurité alimentaire pourrait aller dans le sens de la mise en relation des stocks publics et du warrantage au regard des avantages que procure sa pratique dans le secteur rural. Préparer les OP à participer aux opérations de reconstitution de la réserve régionale : la réserve régionale en construction au niveau de la CEDEAO a pour objectif de répondre efficacement aux crises alimentaires aux côtés des Etats et des acteurs humanitaires dans une perspective de sécurité et de souveraineté alimentaire régionale. Son bon fonctionnement est conditionné par le développement des stocks nationaux dont le rôle est d assurer la prise en charge des besoins en période de crise (Hub Rural, 2012). Or l augmentation des stocks nationaux nécessite la bonne tenue des stocks de proximité, notamment le warrantage. Ainsi, la mise en œuvre de la réserve régionale prévoit l implication des OP dans ces mécanismes de reconstitution à travers entre autres la signature 5 P a g e

6 de contrat. Alors, travailler à renforcer la capacité des OP du pays, les prépare à une participation efficace à la reconstitution de la réserve régionale, partant de là les assure un marché sûr et durable. Cela contribuera à résoudre le problème de mévente et/ou de vente à prix bas que les OP (9,9% des OP enquêtées) pratiquant le warrantage rencontrent dans la pratique de leur activité. Toute chose permettant aux producteurs d engager des investissements de nature à booster la production agricole et donc l accroissement de la productivité. Perspective de hausse des quantités du SNS et du SI à partir de 2014 : il est envisagé l augmentation des quantités du SNS de à tonnes et du SI de à tonnes à partir de La disponibilité de produits vivriers permettant la reconstitution des stocks publics avec ces nouvelles quantités exigent une hausse de la production et donc de la productivité agricole nécessitant ainsi un financement important du secteur agricole. A l image de la réserve régionale, il est nécessaire d accompagner les OP dans le renforcement de leurs capacités techniques, matérielles et financières pour assurer l accroissement de la productivité agricole. Le warrantage est considéré par les acteurs du secteur agricole comme un outil pour pallier aux problèmes de financement du secteur agricole et permettant d accroître la productivité. A ce sujet, les structures d appui aux OP ont affirmé que la pratique du warrantage est un processus qui a des difficultés, mais qu il faut trouver les solutions qui conviennent si l objectif est de moderniser l agriculture et d augmenter la productivité. Alors, trouver les solutions optimales suppose un accompagnement conséquent des OP à travers le renforcement de leur capacité technique et matérielle pour disposer des produits de bonne qualité et les impliquer dans la reconstitution des stocks publics par la signature de contrat. Si les producteurs sont assurés d avoir un bon marché, ils sont enclins à investir pour accroître la productivité agricole. Financement des intrants et équipements agricoles : suite à la crise alimentaire qu a connue le Burkina Faso en 2008, le Gouvernement a entrepris de faciliter l accès des producteurs aux intrants et équipements agricoles à travers une opération spéciale de subvention du prix d achat de ces intrants. Sur la période , le gouvernement a mobilisé en moyenne tonnes de semences sélectionnées et tonnes d engrais (NPK et Urée) par an dans les opérations de distribution des intrants agricoles au profit des producteurs. Le coût moyen annuel de ces opérations sur la période est d environ 9 milliards de FCFA. Malgré ces efforts, les OP rencontrent des difficultés pour disposer de certains matériels spécifiques de gestion des stocks dans le cadre de la pratique du warrantage (14,9% des OP enquêtées manquent de matériels de gestion de leur stock). Le défi actuel est que l Etat devrait davantage travailler à se défaire de la subvention puisqu il ne pourra pas la supporter tout le temps. Alors, aider les producteurs à pouvoir financer l acquisition des intrants euxmêmes sans subvention est une solution à envisager. Les OP dans leur mode de fonctionnement offrent déjà des services comme l appui conseil, le crédit intrant, etc. à leur membre. Des conditions permettant de faciliter le développement et la continuité de la fourniture de ces services seraient importantes pour permettre aux producteurs de s affranchir de la subvention de l Etat. L assurance agricole et le développement de la tierce détention : au Burkina Faso, le processus de création d une Centrale de gestion des risques agricoles et alimentaires (CEGERA) dans laquelle sera promue l assurance agricole est entamée à travers la réalisation de l étude diagnostique portant 6 P a g e

7 sur les risques agricoles et alimentaires et les outils de gestion. La mise en place de l assurance agricole vise à termes à faciliter la gestion du risque climatique que connaissent les producteurs. Alors, pour souscrire à cette assurance, il faut que les producteurs aient les moyens financiers conséquents pour le faire. Sans une bonne rémunération, ils ne pourront pas ; et l Etat sera encore obligé de faire de fortes subventions pour les accompagner à l image du gouvernement sénégalais qui subventionne les primes d assurance agricole à hauteur de 50%. La mise en place de l assurance agricole permettra même de résoudre un problème au niveau du warrantage qui est l absence d assurance des stocks warrantés. Coulter (2012) avait fait remarquer qu au Burkina Faso, le warrantage se pratique sans les composantes les plus coûteuses des systèmes d entreposages commerciaux, notamment la couverture d assurance des stocks warrantés. Cela voudrait dire que s il y a un sinistre (incendie du magasin où les produits sont stockés, vol et risque collatéraux) au cours de la période de stockage dans le cadre du warrantage, il n y a pas jusqu à présent un mécanisme d indemnisation des producteurs. Le Burkina Faso est aussi résolument tourné vers le développement de la tierce détention. Dans cette optique, un atelier national sur le warrantage et la tierce détention a été organisé en juillet 2013 dans le but de définir les grandes orientations nationales en matière d entreposage agricole, de warrantage et de tierce détention en vue de mettre en place les cadres politique, stratégique, législatif et réglementaire dans ce domaine. Le principe de la tierce détention met en relation trois parties : les producteurs, les IMF et les entreposeurs professionnels qui sont chargés du stockage des produits vivriers moyennant une rémunération de la part des producteurs. La rémunération des entreposeurs professionnels serait mise en mal si les producteurs n ont pas une bonne rémunération de leur activité de production. Konlambigué (2011) indiquait à ce sujet que les interventions des gouvernements dans la fixation des prix des produits agricoles font peser une incertitude sur la capacité des OP à rémunérer un entreposeur professionnel. Il a même trouvé que cela constitue une limite du warrantage paysan qu il faut lever pour assurer le développement de la tierce détention. Conclusion et recommandations En définitive, l étude a eu l intérêt d aborder une thématique peu documentée au Burkina Faso. Elle contribue ainsi à améliorer les connaissances des effets de la gestion des stocks publics sur le développement du warrantage. Elle donne aussi des éclairages sur la nécessité de mieux intégrer le warrantage dans les mécanismes de gestion des stocks publics des produits vivriers pour mieux gérer le risque prix auquel les producteurs font face. Toute chose permettant de garantir des marchés sûrs et rémunérateurs aux producteurs qui pourront améliorer la productivité agricole à travers l utilisation des intrants. Les résultats de cette étude pourront servir utilement à l élaboration de la stratégie de développement du warrantage et à la mise en place de la centrale de gestion des risques agricoles et alimentaires en réflexion actuellement au Burkina Faso. A l issue de cette étude, les recommandations suivantes sont formulées: procéder à la mise en place d un répertoire de toutes les OP pratiquant le warrantage avec leur taille et leur capacité de stockage ainsi que leur besoin d appui afin d avoir une bonne maîtrise de la pratique de ce système dans le pays ; 7 P a g e

8 impliquer davantage les OP pratiquant le warrantage dans les opérations de reconstitution des stocks publics à travers la signature de contrat en période de stockage pour faciliter leur accès au marché et améliorer leur rémunération ; développer un partenariat entre les OP pratiquant le warrantage et l Etat à travers la SONAGESS de sorte à ce que les stocks warrantés soient utilisés de façon systématique dans les opérations de vente à prix social dans les zones à risque d insécurité alimentaire où ce système est pratiqué ; accompagner les OP dans le développement de micro-projets en lien avec leur activité de stockage afin de leur permettre de résoudre les problèmes de manque de magasins de stockage, d accès au crédit et de qualité des produits ; réaliser une étude pour cerner l impact des stocks publics sur les prix en période de dénouement par type de produit pour mieux planifier l action publique en liaison avec le warrantage ; réaliser une étude sur les possibilités et conditions d utilisation des intérêts du stock financier du SNS afin de disposer d une feuille de route ou de stratégies claires pour son utilisation dans le financement de la pratique du warrantage. Bibliographie Coulter J., Révision du warrantage (crédit de stockage) au Burkina Faso, préparé pour Université de Greenwich, Natural Resources Institute, Royaume Uni, 58p. CSAO-CILSS, Profil sécurité alimentaire Burkina Faso. Rapport final, 26p. FARM, Les contrats institutionnels d achat de produits vivriers en Afrique de l Ouest : des enjeux forts pour les organisations de producteurs, 6p. Hub Rural, Réserve régionale de sécurité alimentaire. Etude de faisabilité. Version provisoire 1 (10 juin 2012), 98p. Konlambigué, Rapport sur la révue des expériences de récipissés d entroposage et de warrantage pour le financement de l agriculture en Afrique de l Ouest, CNUCED, 86p. SONAGESS, Rapport d activités, exercice 2008, Ouagadougou, Burkina Faso, 55p. YAMEOGO S.F., Impact de la gestion des stocks publics de produits vivriers sur le warrantage au Burkina Faso. Mémoire de fin d étude, Diplôme de Mastère en Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle du Centre Régional AGRHYMET, Niamey, Niger, 82p. Pour plus d information Contacter: GUISSOU S. Richard, Directeur de la Prospective et de la Planification Opérationnelle (DPPO) YAMEOGO Sibiri François, Cadre à la Direction de la Prospective et de la Planification Opérationnelle (DPPO) Tel: P a g e

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