Relation et communication avec le patient

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Relation et communication avec le patient"

Transcription

1 L A REVUE DE RÉFÉRENCE INFIRMIÈRE Tiré à part 2013 Ce livret vous est offert par la 1 re mutuelle des professionnels de la santé Relation et communication avec le patient Fiches réalisées en partenariat avec la MNH Cette revue est téléchargeable sur CEFIEC CEFIEC c 100 m 50 m 18 j 100 c 29 m 4 j 93 c 13 m 61 j 90

2 1/6 Créer une relation de confiance Tout soin est indissociable d une communication avec le patient. L aide-soignante, interlocutrice privilégiée de celui-ci, construit une relation de qualité avec lui et avec son entourage en repérant les éléments suscitant la confiance, comme l observation et l écoute. Axel Grau SOIGNER, C EST COMMUNIQUER L un des savoir-faire de l aide-soignante est de «créer et développer une relation de confiance et d aide avec le patient et/ou son entourage» [1]. Certains professionnels pensent que communiquer et créer une relation de confiance ne s apprennent pas mais dépendent du caractère de chacun ou de capacités innées. Il n en est rien. La compétence relationnelle s acquiert au même titre que la compétence technique. z Tout soin implique une relation et une communication avec le patient 1. Le soin réalisé par l aide-soignante s inscrit dans la démarche globale du prendre soin de la personne qui répond à ses besoins physiologiques, à ceux de sécurité, de reconnaissance, de lien social, d appartenance. Une aidesoignante peut laver méticuleusement un patient ou lui donner à manger sans pour autant établir une relation interpersonnelle, c est-à-dire, sans s intéresser à la personne et à ses besoins. Peut-on alors parler de soin? z La communication est au cœur du métier d aide-soignant. Les termes soin de relation et de bien-être sont inscrits dans la définition du métier d aidesoignant(e) [1]. Dire qu une aide-soignante fait bien son travail mais qu elle ne communique pas avec les patients est donc contradictoire. Par exemple, réaliser une toilette en parlant avec sa collègue, sans intégrer le patient dans l échange, ne correspond pas aux valeurs soignantes. z Le soin repose donc sur un lien créé entre l aidesoignante et le patient. Mais la communication est parfois difficile, d une part, parce que le patient est souvent une personne inquiète ou angoissée, démunie ou agressive, et d autre part, parce que la relation est tributaire du contexte : la pathologie du patient, la charge de travail, le niveau d entraide au sein de l équipe Les soignants se plaignent fréquemment de ne pas avoir suffisamment de temps pour dialoguer avec les patients. De fait, questionner et écouter un patient ou une famille peut être chronophage. Cependant, certains soins peuvent être réalisés en échangeant avec le patient sans que cette démarche nécessite un temps supplémentaire, par exemple, lors d une toilette ou de la réfection d un lit. z Une relation de confiance instaurée assure une communication pertinente avec le patient. Par exemple, si, au cours d une hospitalisation, un patient est confronté à une situation désagréable (un soin douloureux, un repas servi en retard, un examen annulé ), l aide-soignante parviendra mieux à l apaiser et à le convaincre si la confiance est établie. RELATION ET COMMUNICATION AVEC LE PATIENT 1. Créer une relation de confiance 2. Accompagner le patient en grande détresse 3. Communiquer avec le patient âgé dépendant 4. Prévenir et apaiser 5. La famille, partenaire des soins 6. Communication et bientraitance LA FAÇON DE COMMUNIQUER EST AUSSI IMPORTANTE QUE LE MESSAGE VERBAL Lorsqu un soignant est confronté à une communication délicate avec un patient, il s interroge : que dois-je lui dire? En fait, il serait intéressant de formuler la question : comment pourrais-je le dire? ce qui est parfois plus adéquat que la question : quoi ou pourquoi? En effet, dans la communication interpersonnelle, la manière d être en relation et de s exprimer a plus d impact que le contenu du message. Par exemple, si un soignant dit : «Oui, je suis très content de travailler avec cette équipe» en baissant le regard, en soupirant, avec une voix monocorde et en pinçant les lèvres, il est probable que ses collègues comprendront l inverse car le message non verbal qu ils ont interprété est en contradiction avec le discours verbal. Développer ses compétences relationnelles consiste à s intéresser à ce qui se passe dans la relation, c est-à-dire son processus. LES ÉLÉMENTS QUI INFLUENCENT LA RELATION ET SUSCITENT LA CONFIANCE z Les éléments de la communication interpersonnelle qui font partie du processus sont choisis (techniques, familiers, alambiqués ), la mentaire (blouse blanche ou en civil ), les termes notamment : le lieu, le moment, la distance entre voix (le ton, le débit, le rythme, le volume, l accent ), sans oublier la communication non les personnes, la position physique, la tenue vesti- ver Publié par Elsevier Masson SAS SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 50 - janvier/février

3 NOTE 1. Le terme relation désigne le rapport qui lie des personnes entre elles, par des liens de dépendance, d interdépendance ou d influence réciproque. La communication définit une mise en commun, un échange. Sources : Centre national de ressources textuelles et lexicales RÉFÉRENCES [1] Direction générale de l offre de soins/ministère des Affaires sociales et de la Santé. Répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière, sante.gouv.fr/spip.php?page=fichemetier&idmet=19#ancre1. [2] Estryn-Behar M. Santé et satisfaction des soignants au travail en France et en Europe. Paris:Presses de l EHESP;2008. POUR EN SAVOIR PLUS Carillo C. Être un soignant heureux : le défi, fluidifier les relations, apprivoiser les émotions. Issy-les- Moulineaux:Elsevier Masson;2010. Curchod C. Relations soignants soignés. Issyles-Moulineaux:Elsevier Masson;2011. Hue G, Niffoi A, Barbarreau B, Daniel R, Perrichon M. Modules AS/AP 5. Relation- Communication. Issyles-Moulineaux:Elsevier Masson;2007. Fiche réalisée en partenariat avec la MNH LES ÉLÉMENTS QUI INFLUENCENT LA RELATION ET SUSCITENT LA CONFIANCE (SUITE) bale (attitude, gestes, mimiques, regard, z Second contexte : l aide-soignante s exprime en mouvements). étant seule avec Mme Fignon, qui est assise dans son z Par exemple, une aide-soignante observe que lit. L aide-soignante se tient à un mètre d elle, légèrement Mme Fignon semble triste depuis quelques jours et penchée vers elle et parle doucement en la qu elle lui adresse rarement la parole. L aide-soignante regardant. souhaite comprendre son attitude et l aider si elle en a z Dans le premier cas, la distance, la main sur la besoin. Elle lui dit :«J ai l impression que vous êtes triste. poignée, la voix forte, la présence d un tiers, sont Qu est-ce qui se passe? Souhaitez-vous m en parler?» autant de freins à la communication et transmettent z Premier contexte : l aide-soignante dit ces un message contradictoire avec la question posée. phrases avec un volume de voix fort, la main sur la z Dans le second cas, la faible distance, le ton de poignée de l a porte de la chambre, en présence d une voix, le regard seront interprétés comme une invitation patiente dans le lit, à côté. Mme Fignon est en position rassurante à l échange. Le message verbal est cohérent allongée dans son lit. avec la façon dont il est exprimé. OBSERVER ET ÉCOUTER S intéresser réellement au patient est essentiel avant de lui expliquer un soin ou de répondre à une question délicate. Le soignant cherche à connaître ce qui est vraiment important pour le patient afin de comprendre sa représentation de la maladie ou du problème. z Chaque personne a ses propres représentations. Par exemple, lors d une réunion, les professionnels présents retiennent et souvent comprennent différemment les informations transmises, en fonction de leur métier, de leur expérience et de leur vécu personnel. En s appuyant sur l observation et l écoute, l aide-soignante pourra adapter son message à chaque patient et ainsi accroître son pouvoir d influence. Son travail en sera enrichi et prendra tout son sens. z Écouter consiste à se taire et à montrer au malade l attention qu on lui porte, par son attitude : mouvements d acquiescement de la tête, expressions du visage, position dynamique du corps tourné vers la personne, regard, formulation de mots : «Oui, d accord», «Je comprends» z Poser des questions ouvertes ciblées sur un thème incite le patient à exprimer ses pensées, ses représentations ou son ressenti. Exemple : «Comment vous vous sentez ce matin?» «Qu est-ce qui vous inquiète?» «Quelles informations l infi rmière vous a-t-elle données à ce sujet?» «De quoi auriez-vous besoin pour bien dormir?» À l inverse, les questions fermées qui commencent par «Est-ce que» (très fréquentes) incitent à répondre par oui ou non et n encouragent pas le dialogue. z Reformuler ce que dit le patient est essentiel et il est utile de terminer par une question fermée pour vérifier sa bonne compréhension. Par exemple, une aide-soignante pourra dire : «Vous êtes inquiet car vous n avez pas vu le médecin depuis hier. C est bien cela?» ou «Si j ai bien compris, vous aimeriez que je vous aide à vous lever car vous êtes mal à l aise avec le bassin». Il est possible de reformuler les idées, les émotions ou les faits. La reformulation contribue à entretenir une relation de confiance car elle répond au besoin d être entendu, donc reconnu. Elle incite la personne à approfondir ou à prendre conscience de ce qu elle dit ou ressent. Elle permet de dépassionner la situation et de prendre du recul avant de répondre. L AUTEUR Claudine Carillo, formatrice consultante en relations humaines, Myriade Formation, 7 allée du Miradou, Combaillaux, France CONCLUSION Préserver une relation de qualité avec les patients est l une des sources de motivation les plus citées par les soignants [2]. L aide-soignante est la professionnelle de santé auprès de qui le patient passe le plus de temps. Sa capacité à établir une relation sécurisante et fiable joue un rôle indéniable sur l état d esprit du patient et de son entourage. L accompagnement en sera facilité et l activité de l aide-soignante enrichie. 228 SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 50 - janvier/février 2013

4 2/6 Accompagner le patient en grande détresse Face au patient témoignant une grande détresse, l aide-soignante adoptera une démarche d accompagnement ajustée au contexte. Pour permettre au patient de retrouver ses ressources, elle saura accueillir ses émotions en l aidant à les définir et, au besoin, en l orientant vers un relais. Axel Grau.jpg ACCOMPAGNER, C EST PERMETTRE À L AUTRE DE DÉCOUVRIR SES RESSOURCES z Seule la personne qui ressent une émotion seul sait ce qui est possible ou bénéfique pour lui. peut la qualifier de détresse 1, tristesse, inquiétude «Accompagner ne veut pas dire faire à la place de ou angoisse. Les nuances sont multiples et les ressentis l autre mais permettre à l autre de découvrir ses associés infi nis. L émotion est l expression d une propres possibles pour aller vers une dynamique de tension intérieure. Ce stress déclenche un déséquilibre respect de ses besoins», précise le psychologue physiologique et psychique. Jacques Salomé [2]. Le rôle de l aide-soignante est d accompagner le z La relation d aide est un savoir-faire qui est au patient, avec des techniques de relation d aide dans carrefour de plusieurs métiers : aide-soignante, infi r- les limites de sa fonction [1]. L accompagnement peut mière, psychologue, assistante sociale, psychiatre être défini comme la capacité de : La difficulté pour l aide-soignante est de repérer se décentrer de soi pour accueillir la personne jusqu où elle peut ou doit accompagner le patient. dans sa singularité, sans a priori et sans vouloir la guérir Quand outrepasse-t-elle ses fonctions? La réponse à à tout prix ; cette question sera à trouver dans la fiche de poste de renoncer à vouloir donner une bonne image de l aide-soignante dans son service, par une vision d ensemble soignant qui apporte la bonne réponse ; de l activité du service où la situation se pré- proposer une présence et une écoute qui incitent sente et par les échanges en équipe pluridisciplinaire. la personne à trouver en elle une réflexion et des z L accompagnement réalisé par l aide-soisente solutions. gnante n a pas la même ampleur dans un service de z Aider un patient en détresse ne veut pas toujours long séjour, de consultation ou en soins palliatifs. Dans dire donner un conseil. Il s agit plutôt de per- tous les cas, il s apprend et la bonne volonté ne suffit mettre au patient de retrouver ses ressources 2, car lui pas. RELATION ET COMMUNICATION AVEC LE PATIENT 1. Créer une relation de confi ance 2. Accompagner le patient en grande détresse 3. Communiquer avec le patient âgé dépendant 4. Prévenir et apaiser 5. La famille : partenaire des soins 6. Communication et bientraitance SE CONNAÎTRE SOI-MÊME POUR BIEN ACCOMPAGNER z Il est primordial de prendre soin de soi pour accompagner un autre en souffrance, afin d éviter la confusion par l effet miroir et l épuisement professionnel. Une réflexion sur ses pratiques professionnelles, ses difficultés, ses sources de motivation et d épanouissement, le sens de son travail et la connaissance de ses limites participent à maintenir la bonne distance dans la relation avec le patient en détresse. L équilibre est à construire chaque jour : trop d investissement émotionnel est le symptôme d une confusion entre le vécu du patient et celui du soignant par le jeu de l identification 3. Inversement, trop de distance traduit la peur de souffrir en miroir. z Connaître ses propres limites, c est oser s interroger sur ses peurs, ses résistances et ses Zely/Lilapik comportements d évitement. Dans un premier temps, il s agit de les reconnaître et de les accepter sans jugement afin de repérer en quoi l expression de l émotion du patient fait écho au vécu douloureux, parfois inconscient du soignant. z La peur d être débordé par l émotion conduit certains à quitter la chambre ou feindre l indifférence dans une distance pseudo-professionnelle. Être touché ne serait pas professionnel. Une aide-soignante attentive au patient, même si elle a les larmes aux yeux, sera plus aidante qu une aide-soignante en fuite! La relation d aide ne peut pas s accommoder avec l image idéalisée du soignant tout-puissant. Elle n est possible que dans une relation d authenticité, d humilité et de simplicité. NOTES 1. Angoisse, grande peine d esprit, de cœur, causée par la pression excessive de difficultés, de circonstances douloureuses, dramatiques. Étymologie : du latin destrece ( situation désespérée, angoisse ) et districtia ( serré ). Source : Centre national de ressources textuelles et lexicales, 2. Ressources, dans le sens ses capacités d analyse et de prise de décision. 3. L identification consiste à s approprier des caractéristiques (qualité, pensée, comportement ) appartenant à une autre personne. On se met à la place de l autre, on se confond avec l autre Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 51 - mars/avril

5 RÉFÉRENCES [1] Arrêté du 22 octobre 2005 relatif à la formation conduisant au diplôme d État d aide-soignant, module 5 relation et communication, affichtexte.do?cidtexte=jorf TEXT [2] Salomé J. Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE. Paris: Albin Michel; POUR EN SAVOIR PLUS Carillo C. Être un soignant heureux : le défi. Fluidifier les relations, apprivoiser les émotions. Issy-les- Moulineaux: Masson; Carillo C. Stress et émotions, entre débordement et hyperprotection. Soins 2011;754:61-2. De Hennezel M. Le souci de l autre. Paris: Pocket; Poletti R, Dobbs B. La philosophie du coquelicot. Prendre soin de soi pour prendre soin de l autre. Saint-Julien-en-Genevois: Éd. Jouvence; Rogers C. Le développement de la personne. Paris: Interéditions; Fiche réalisée en partenariat avec la MNH DÉMARCHE DE L ACCOMPAGNEMENT z L empathie est le socle de l accompagnement du patient en détresse. Elle est la capacité de comprendre les ressentis, les émotions de l autre, d y être sensible, sans être emporté émotionnellement et sans porter de jugement. À l inverse, la sympathie engendre de la confusion entre ses propres émotions et celles de l autre, par une trop grande proximité affective. L aptitude à comprendre et à accompagner en est alors amoindrie. L empathie sous-entend la reconnaissance de la personne dans sa différence et la capacité d éprouver de l attention et des attitudes bienveillantes envers elle. z Observer, écouter, reformuler les paroles ou l expression du ressenti du patient lui permettent de se sentir reconnu dans son humanité, respecté, accueilli dans sa souffrance. Parfois l action adaptée sera de rester en silence, dans une proximité physique : une main sur l épaule, la main ou l avant-bras du patient. Une qualité de présence associée à un toucher respectueux et un espace de silence chargé de tous les possibles engendreront l apaisement. z Accueillir l expression de l émotion du patient, mettre des mots ou l aider à verbaliser son ressenti, sans vouloir changer immédiatement son état intérieur, lui permettent de se sentir accueilli sans jugement. Par exemple, l aide-soignante, évitera de dire : «Mais non, ne pleurez pas! Ça va aller!», elle s enquerra plutôt : «Qu est-ce qui se passe pour vous?» ou «Qu est-ce que vous ressentez?», «Êtes-vous inquiet suite à ce que le médecin vous a dit?» ou «J ai l impression que vous êtes triste, c est cela?». Zely/Lilapik Un patient qui s autorise à exprimer par des pleurs ou des mots son émotion en présence d une aidesoignante dévoile souvent un signe de confi ance. Il en ressentira un soulagement et une reconnaissance. z L usage de questions ouvertes aide le patient à cheminer, à trouver ses propres réponses : «Qu est-ce qui pourrait vous aider à dormir?», «Comment pourrais-je vous aider?», «Qu est-ce qui pourrait vous aider dans cette situation?», «De quoi avez-vous besoin?». Cette démarche peut aboutir à orienter, informer, proposer : «Souhaitez-vous que j en parle à la psychologue du service et que je lui demande de venir vous voir?», «L infirmière pourrait demander l avis du médecin. Qu en pensez-vous?», «Dès que j ai 5 minutes, je reviens vous tenir compagnie un petit moment. Cela vous aidera à vous apaiser et vous endormir. Cela vous convient-il?». z Échanger avec d autres professionnels s inscrit dans cette démarche. Osez demander un avis, un conseil. La relation d aide implique un travail en équipe comme tout soin pratiqué. L aide-soignante peut parfois s interroger : «Que faire des informations données par ce patient? Comment ne pas trahir sa confiance sans mettre en danger sa sécurité, et respecter la continuité des soins et le travail en équipe?». Toute information qui concerne la sécurité (physique ou psychique) du patient ou d une autre personne devra être communiquée à l infi rmière ou à un professionnel en ayant pris soin d expliquer au patient pourquoi on est dans l obligation de le faire. Il est préférable d obtenir son assentiment. Déclaration d intérêts : l auteur déclare ne pas avoir de conflits d intérêts en relation avec cet article. CONCLUSION Dans l accompagnement du patient en grande détresse, la posture de l aide-soignante est à ajuster en tenant compte des paramètres en jeu. La démarche et les techniques de la relation d aide commencent par le prendre soin de soi afi n de jouer pleinement sa partition auprès du patient en complémentarité avec l équipe pluridisciplinaire. L AUTEUR Claudine Carillo, formatrice consultante en relations humaines, Myriade Formation, 7 allée du Miradou, Combaillaux, France 30 4 SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 51 - mars/avril 2013

6 3/6 Communiquer avec le patient âgé dépendant L aide-soignante a besoin de connaissances et de compétences spécifiques pour prendre soin des personnes âgées désorientées. Son objectif est de découvrir les clés pour établir une communication sensible, parfois ténue mais toujours possible et indispensable au bien-être de la personne. Axel Grau ORIGINES DE LA DÉPENDANCE z Les personnes âgées peuvent devenir dépendantes suite à des diffi cultés physiques ou/et psychiques ou neurologiques. Elles peuvent être atteintes d une démence dégénérative de type Alzheimer ou non dégénérative causée par un problème vasculaire ou une affection générale. La démence n est pas une maladie en soi, mais un syndrome. z La maladie d Alzheimer est une maladie neurodégénérative. Elle se caractérise par une série de symptômes : détérioration des fonctions cognitives, troubles de l orientation dans l espace et dans le temps, troubles émotionnels (anxiété, peur, dépression ) et du comportement (agressivité, agitation, déambulation), idées délirantes, troubles du langage et praxiques 1 ainsi que troubles neurovégétatifs affectant, entre autres, la sexualité, le rythme veille-sommeil et le comportement alimentaire. z La démence sénile de type Alzheimer présente des symptômes similaires à la maladie d Alzheimer. Elle survient chez des personnes plus âgées, évolue plus lentement et par paliers. RELATION ET COMMUNICATION AVEC LE PATIENT 1. Créer une relation de confi ance 2. Accompagner le patient en grande détresse 3. Communiquer avec le patient âgé dépendant 4. Prévenir et apaiser 5. La famille : partenaire des soins 6. Communication et bientraitance COMMENT ÉTABLIR UNE RELATION AVEC UNE PERSONNE ÂGÉE DÉSORIENTÉE? Rechercher les capacités résiduelles Une personne âgée désorientée peut avoir perdu la capacité de mémorisation, à court ou moyen terme, mais ses souvenirs anciens subsistent longtemps. Sa capacité à éprouver des émotions, à ressentir du bienêtre ou un malaise, à apprécier une qualité relationnelle est toujours présente. La personne peut être confuse à certains moments de la journée et ne plus l être à un autre. Par exemple, une patiente peut dire dans quel service elle se trouve en début d après-midi et se croire chez sa fille en fin de journée. Observer les changements et adapter le soin Les troubles liés aux pathologies du vieillissement n évoluent de façon ni continue ni linéaire. Par exemple, un patient qui ne mangeait plus seul peut retrouver un certain dynamisme et être en capacité de le faire de nouveau. L aide-soignante doit s adapter au jour le jour à chaque patient. Cet ajustement constant prévient la routine et l usure professionnelle en enrichissant son expérience. Pour cela, elle s appuie sur les techniques soignantes acquises, sur des savoirs (des connaissances, des savoir-faire et des savoir-être) indispensables à une pratique professionnelle. Allier technique, expérience et attention pour humaniser le soin La technique seule est insuffisante à prodiguer un soin humanisant et une qualité bienveillante. À la technique doit être jointe l intuition, c est-à-dire la capacité à sentir ce qui doit être fait pour tel patient à tel instant. L intuition sera d autant plus féconde si l aide-soignante développe la confi ance en elle, d une part, et l analyse réflexive, d autre part, c est-à-dire se questionner sur le sens de ses actions. Cette démarche prend tout son sens si le plaisir de prendre soin de la personne âgée constitue le moteur de la professionnelle. Dans beaucoup d établissements d hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou maisons de retraite en France, la charge de travail est telle pour les soignants que l obsession de la rapidité abolit en partie la satisfaction du travail bien fait. S informer de l histoire de la personne âgée Dans les services où l hospitalisation est longue, l aide-soignante peut s adapter à chaque personne, si elle connaît son histoire : ses origines, sa culture, ses expériences professionnelles, sa vie personnelle, ses centres d intérêts, ses habitudes NOTES 1. L apraxie est l incapacité à effectuer des gestes volontaires adaptés à une situation. 2. Le syndrome de glissement est une dégradation rapide de l état général d une personne très âgée qui s accompagne d une dépression sévère. 3. Tendre la main n est pas l usage en milieu hospitalier, mais ce rituel social rassure et stimule la réminiscence du contact à l autre Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 52 - mai/juin

7 POUR EN SAVOIR PLUS Carillo C. Être un soignant heureux : le défi. Fluidifier les relations, apprivoiser les émotions. Issy-les-Moulineaux: Elsevier Masson; Darnaud T. Papé et sa maison de retraite : Regards croisés sur le quotidien. Lyon: La Chronique sociale, Dujardin K, Lemaire P. Neuropsychologie du vieillissement normal et pathologique. Issy-les- Moulineaux: Elsevier Masson; Duponchelle A, Elschner G. Pages de vie en maison de retraite. Témoignages et réflexions. Lyon: La Chronique sociale; Gineste Y, Pellissier J. Humanitude. Comprendre la vieillesse, prendre soin des hommes vieux. Paris: Bibliophane; Ploton L. Maladie d Alzheimer : à l écoute d un langage. Lyon: La Chronique sociale; COMMENT ÉTABLIR UNE RELATION AVEC UNE PERSONNE ÂGÉE DÉSORIENTÉE? (SUITE) Au cours des actes de la vie quotidienne, l aide-soignante pourra faire référence à ces moments de vie. Par exemple, elle pourra dire : «Léontine, vous souvenez-vous quand vous étiez institutrice?» Après un temps de silence pour laisser la personne se remémorer, elle enchaîne sur les détails : «Il vous fallait de la patience avec tous ces élèves?», «Vous souvenez-vous des grandes cartes de géographie? De l odeur de la craie?» Si la personne âgée ne répond pas, l aide-soignante aiguise ses facultés d observation pour repérer les signes non verbaux qui l informeront sur la réceptivité de la patiente : regard attentif, expression du visage, mouvements des lèvres ou des mains, tension ou détente musculaire Identifier le mode de communication z Chaque personne désorientée recrée son mode de communication en lien avec son vécu. Elle peut aussi répondre, ne serait-ce que par des mouvements de tête ou des sourires ou des phrases courtes. Dans tous les cas, l aide-soignante, en recréant un lien avec son passé, stimule la mémoire, donne de la valeur à sa vie, lui offre des repères de temps et d espace. Dans les soins de la vie quotidienne, elle pourra prendre en compte ses goûts, ses habitudes, favoriser les liens avec la famille et ainsi prévenir le repli sur soi et le syndrome de glissement 2. z Il n est pas aisé de parler à une personne qui ne répond pas ou n échange pas verbalement. Dans les relations habituelles, il est d usage d encourager la personne à s exprimer. Si l interlocuteur ne réagit pas, celui qui parle a envie de se taire. Il est donc difficile pour l aide-soignante de se déconditionner des modes de relations usuels. Elle doit apprendre à maintenir un contact par la parole sans retour. Sa voix posée, au débit lent sera un bain sonore, une caresse réconfortante, même si le patient ne comprend pas ou partiellement le sens des mots. En effet, les personnes très âgées ou dépendantes sont très réceptives au climat relationnel et la coloration de la voix y contribue. Fiche réalisée en partenariat avec la MNH Déclaration d intérêts : l auteur déclare ne pas avoir de conflits d intérêts en relation avec cet article. L AUTEUR Claudine Carillo, formatrice consultante en relations humaines, Myriade Formation, 7 allée du Miradou, Combaillaux, France STIMULER TOUS LES SENS POUR OUVRIR LA PORTE DE LA RELATION z L aide-soignante, tout en parlant, rentre dans et reprenne contact avec la réalité environnante. La le champ de vision du patient pour capter son professionnelle évitera de parler de loin, rapidement, attention, l appelle par son nom (ou par son prénom, avec un ton de voix fort, aigu et infantilisant. s il y réagit plus, en accord avec l équipe et la famille), z Elle observe les réactions, même imperceptibles, lui tend la main 3 ou lui touche l avant-bras, lui dit bonjour. du patient. Si le patient dit quelques phrases Elle se présente et explique ce qu elle va faire, lui ou quelques mots, l aide-soignante les répète pour lui donne des repères de temps. montrer qu il est entendu et pour l inciter à poursuivre. Elle pourra répéter plusieurs fois la même information S il manifeste des émotions, elles sont accueillies simplement courte pour que la personne sorte de son assoupissement : «Oui, vous êtes ému». CONCLUSION Le risque est grand, dans les services accueillant des personnes âgées dépendantes, de s installer dans la routine des soins et de perdre de vue le sens des actes réalisés. Conjointement à la technique, l observation fine, la patience, le respect du rythme, la sollicitation de tous les sens, une voix douce sont les clés pour créer une relation singulière. Un autre mode de relation très riche peut s établir. Au-delà des apparences, chaque personne est un univers à découvrir à travers les actes de la vie quotidienne. Un sourire, une main qui se décrispe, des mots de remerciement murmurés sont des joyaux précieux pour l aide-soignante qui sait les apprécier. 630 SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 52 - mai/juin 2013

8 4/6 Prévenir et apaiser Face à un comportement agressif, l objectif de l aide-soignante est d aider le patient à apaiser la tension émotionnelle. Pour cela, elle tentera d établir une relation de confi ance sécurisante. Si elle cherche à comprendre les motivations du comportement agressif, il lui sera plus facile d agir sans se laisser envahir par le stress. Axel Grau LA VIOLENCE À L HÔPITAL : DE QUOI S AGIT-IL? L Organisation mondiale de la santé défi nit la violence comme «l usage délibéré ou la menace d usage délibéré de la force physique ou de la puissance contre soi-même, contre une autre personne ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fort d entraîner un traumatisme, un décès, un dommage moral, un mal-développement ou une carence.» [1] Quelles sont les principales causes d un comportement agressif? Un mode de communication inadapté ou non personnalisé ou toute expression d un jugement négatif peut engendrer de l agressivité (tel que toucher un patient agité sans l en avertir). D autres facteurs peuvent être déclencheurs d un comportement d agressivité ou de violence 1. La douleur physique, le sentiment d insécurité, l incompréhension, la peur, l angoisse, le manque de respect de l intimité, la fatigue, l inconfort, l attente, l addiction (tabac, alcool, psychotrope, médicament), la perte d autonomie (par exemple, lorsqu un patient est attaché dans son lit, sur un fauteuil), la dépendance affective ou physique, l atteinte à l identité de la personne, de sa culture ou de sa religion. Quelles conséquences pour l aide-soignante? Les situations de violence sont éprouvantes pour les équipes. À la peur, voire à la sidération succède un sentiment d impuissance et de colère. La répétition de paroles blessantes et d attitudes agressives peuvent entamer la motivation de l aide-soignante, engendrer démobilisation et méfiance. RELATION ET COMMUNICATION AVEC LE PATIENT 1. Créer une relation de confi ance 2. Accompagner le patient en grande détresse 3. Communiquer avec le patient âgé dépendant 4. Prévenir et apaiser 5. La famille : partenaire des soins 6. Communication et bientraitance COMMENT AGIR FACE À UN COMPORTEMENT AGRESSIF? Un comportement agressif est, généralement, la manifestation d une colère qui elle-même cache un ressenti, la peur. Tout comme les autres mammifères, l être humain qui a peur réagit soit par la fuite, soit par la lutte, soit par l inhibition 2. L agressivité manifestée par un patient traduit donc une souffrance et la tentative de se protéger contre ce qui le fait souffrir. Pour ne pas se sentir blessé par un comportement ressenti comme agressif, l aide-soignante peut se questionner et comprendre que est la manifestation d une souffrance. Ainsi, l aide-soignante n en fait pas une affaire personnelle et cesse d en être affectée. Elle se sent calme intérieurement. Elle reste disponible pour agir efficacement en adéquation avec la situation et les besoins du patient. L interprétation est une des sources de conflit. Il est fréquent que l aide-soignante interprète le message verbal ou non verbal du patient sans en vérifier le véritable sens. Exemple : un patient refuse que sa toilette soit réalisée par une jeune aidesoignante et demande l aide d une autre personne plus âgée. La jeune professionnelle pense que le patient la croit incompétente et se sent blessée. En fait, elle a l âge de la petite-fi lle du patient. Ce dernier étant pudique, il préfère être aidé par une personne plus âgée. Le professionnalisme de la jeune soignante n est pas remis en question Publié par Elsevier Masson SAS SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 53 - juillet/août

9 NOTES 1. Rapport annuel du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, présenté le 22 mars 2011 à l invitation du président du Conseil économique, social et environnemental (CESE ) www. lecese.fr/newsletter/archives/ newsmars11.html 2. Blocage physique ou psychologique. RÉFÉRENCE [1] violence/fr/ POUR EN SAVOIR PLUS Carillo C. Être un soignant heureux : le défi. Fluidifier les relations, apprivoiser les émotions. Issy-les- Moulineaux: Elsevier Masson; Curchod C. Relations Soignants-Soignés. Prévenir et dépasser les conflits. Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson; Gbézo BE. Les soignants face à la violence. Rueil- Malmaison: Lamarre; Guerrieri F. Bilan national des remontées des signalements d actes de violence en milieu hospitalier Observatoire national des violences en milieu hospitalier. Paris: Ministère du Travail et de l Emploi et de la Santé; 2012, www. sante.gouv.fr/img/pdf/bilan_ national_des_remontees_ des_signalements_d_actes_ de_violence_en_milieu_ hospitalier_-_annee_2011.pdf. Fiche réalisée en partenariat avec la MNH Déclaration d intérêts : l auteur déclare ne pas avoir de conflits d intérêts en relation avec cet article. L AUTEUR Claudine Carillo, formatrice consultante en relations humaines, Myriade Formation, 7 allée du Miradou, Combaillaux, France COMMENT AGIR FACE À UN COMPORTEMENT AGRESSIF? (SUITE) Entendre les non-dits, les sous-entendus, les demandes implicites Exemple : Une aide-soignante pleine d enthousiasme s adresse à une patiente quinquagénaire qui a subi une intervention chirurgicale au sein après plusieurs chimiothérapies. «Je vous aide à vous lever pour aller à la salle de bain. Vous pourrez vous laver et vous faire belle». La patiente, visage fermé yeux baissés, répond d un ton sec : «Laissez-moi tranquille. Je n ai pas envie.» «Mais si, cela vous fera du bien!» «Non! À quoi bon?» «Faites un petit effort.» «Je n ai plus de jambes!» «C est le manque d exercice. Si vous voulez, l infi r- mière en parlera au kiné. Vous ne pouvez pas rester sans vous laver. Je vous aide.» La patiente hurle :«Foutez le camp!» Suite à cet échange, il est probable que l aide-soignante se sente agressée injustement car elle a fait au mieux pour encourager la patiente. Or, cette dernière, comme l indique sa réaction, ne souhaitait pas être encouragée. Son attitude et ses paroles font penser qu elle est en colère et révoltée par sa maladie et la violence du traitement. Elle ne parle pas de la toilette mais de son manque d envie de vivre, de son désarroi. La stimulation de l aide-soignante est vécue comme une agression, un déni de sa souffrance, et l expression se faire belle a sonné comme une provocation. Dans la communication, les sous-entendus sont fréquents, il est essentiel de les entendre pour éviter les incompréhensions qui entraînent des situations de blocage. Reformuler et mettre des mots sur les tensions émotionnelles du patient. Plutôt que d évoquer l intervention du kinésithérapeute, l aide-soignante peut répéter ce que la patiente a dit pour lui montrer qu elle a entendu la force de l expression et donc la détresse, puis lui demander ce qu elle a voulu dire. Par exemple : «vous n avez plus CONCLUSION L aide-soignante peut éviter l engrenage de l agressivité en développant la confi ance en elle pour être moins vulnérable aux critiques. Voir la détresse et la de jambes, que voulez-vous dire?» ou «vous vous sentez découragée?». En verbalisant l émotion de la patiente, l aide-soignante lui permet de se sentir entendue et respectée. La patiente peut acquiscer ou exprimer son ressenti, ou se taire. Ce silence n est pas obligatoirement un refus de communiquer. Au contraire, il peut être compris comme l expression d une émotion ressentie qui a besoin de temps pour être apaisée. Favoriser l expression verbale du patient agressif Si une personne exprime verbalement colère, désaccord, déception ou peur, la tension émotionnelle qu elle ressent diminue. En revanche, toute tentative de raisonner un patient sous l emprise d une forte colère sera vaine. Pour quiconque, il est impossible d écouter ou de raisonner sous le coup de l émotion. Quand le trop plein émotionnel est vidé, l aide-soignante peut reprendre la parole pour proposer une solution ou pour orienter le patient vers un autre professionnel. De plus, l expression verbale apaise la tension émotionnelle et donc réduit les risques de violence physique. L aide-soignante peut ressentir de l empathie pour un patient très en colère parce qu elle comprend les raisons de son incapacité à garder son calme. Cela ne veut pas dire pour autant de ne pas intervenir pour stopper les injures ou un comportement insolent. Il est possible d être ferme et respectueux. Par exemple : «Oui Monsieur, vous êtes très en colère. Mais je ne suis pas d accord pour que vous m injuriiez. Quand vous hurlez, je ne peux plus vous aider.» Soit le patient réussit à se calmer, soit la soignante peut lui proposer de le laisser tranquille et de revenir dans un petit moment. Toutefois, si le malade est sous l emprise de l alcool ou d une drogue, lui dire «ne m injuriez pas» ne sera pas efficace. De même, dire à une personne en colère «calmez-vous!» ou «ne vous énervez pas» provoquera l effet inverse. peur derrière la colère et y répondre avec empathie, assurance et respect désamorcent de nombreuses situations critiques. 830 SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 53 - juillet/août 2013

10 5/6 La famille : partenaire des soins L aide-soignante informe, conseille et accompagne les familles dans le moment particulier de l hospitalisation d un proche. Elle valorise leur rôle et leurs compétences auprès du patient. En collaboration avec l infirmière, elle les implique dans le projet de soins dans la limite de leurs possibilités et de leur souhait. Axel Grau UNE DÉFINITION EN ÉVOLUTION CONSTANTE Dans une société qui évolue, la notion de famille est à définir continuellement car son entité n est pas clairement identifi ée. La plupart des services prennent en compte les liens de parenté, mais la représentation de sa famille par le patient peut être tout autre. Les familles nombreuses (parfois une vingtaine de membres) côtoient les familles monoparentales et les foyers recomposés. Lors de leur admission dans un service hospitalier, certains patients nomment une personne de confiance qui devient l interlocuteur privilégié [1] de l équipe soignante au détriment de la famille. La prise en charge globale du patient comprend l intégration de l entourage à la démarche de soins. Une présence réconfortante de la famille contribue à la guérison. Les services de néonatalogie mettent en place des moyens pour accueillir 24 heures/24 les parents. Cette approche est également essentielle pour les patients atteints de maladies chroniques. Par exemple, la famille peut être intégrée dans un programme d éducation à la santé du patient et ainsi contribuer à la compliance 1 du traitement au long court. À l inverse, l équipe soignante peut être amenée à écarter la famille. Par exemple, dans un service de pédopsychiatrie accueillant des adolescents, les proches peuvent être interdits de visite temporairement pour le protéger ou créer une rupture dans un but thérapeutique. Dans les services de réanimation et de soins intensifs, la durée de visites est courte et très réglementée. RELATION ET COMMUNICATION AVEC LE PATIENT 1. Créer une relation de confi ance 2. Accompagner le patient en grande détresse 3. Communiquer avec le patient âgé dépendant 4. Prévenir et apaiser 5. La famille : partenaire des soins 6. Communication et bientraitance INFORMER, CONSEILLER ET ACCOMPAGNER LES FAMILLES Les informations médicales Les informations relatives aux diagnostic médical, pronostic et traitement sont données par le médecin et repris par l infirmière. Comme l aide-soignante est en contact fréquent avec le patient et sa famille, ces derniers lui adressent de nombreuses questions dont la réponse n est pas toujours de son ressort. Par exemple, le mari d une patiente demande à l aide-soignante : «Qu est-ce que ma femme a exactement? En quoi consiste cette intervention?» Celle-ci pourra répondre : «Que vous a dit le médecin?», «Comment comprenez-vous ces termes?», «Souhaitez-vous en parler avec l infirmière?» Les familles savent que l aide-soignante n est pas autorisée à formuler un diagnostic ou un conseil médical. Leur demande masque un besoin d exprimer une inquiétude par rapport à la maladie et d en parler, une peur de s adresser directement au médecin ou encore une angoisse face à la vérité. Écouter, reformuler, mettre des mots sur le ressenti, expliquer ce qui peut l être et orienter si nécessaire, avec des phrases courtes et précises, apporte du réconfort. L implication des familles Le rôle de la famille doit être valorisé dans le processus de maintien qui garantit la qualité de vie du patient. La famille peut être considérée par l aide-soignante comme un partenaire dans la démarche de soin. Il ne s agit pas de lui imposer une conduite à tenir ou un rôle qu elle ne pourrait assumer. Chaque membre de la famille s investit à sa mesure. Son implication peut évoluer au cours de l hospitalisation. Par exemple, un fils adulte vient rarement rendre visite à son père vieillissant et désorienté. L aide-soignante remarque également que le fils ne s attarde jamais. Elle explique alors à ce fils ce qui a été entrepris pour le confort de son père. Puis, la relation établie, elle le questionne sur son métier ou ses enfants. Elle valorise son rôle de père et reformule ses propos concernant son emploi du 2013 Publié par Elsevier Masson SAS SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 54 - septembre/octobre

11 NOTE 1. Fait de prendre strictement et complètement un traitement tel qu il a été prescrit. RÉFÉRENCES [1] Loi n du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, affichtexte.do?cidtexte=jorf TEXT [2] Guerrieri F. Bilan national des remontées des signalements d actes de violence en milieu hospitalier Paris: Observatoire national des violences en milieu hospitalier; [3] Carillo C. Prévenir et apaiser. Soins Aides-soignantes 2013;53: POUR EN SAVOIR PLUS Carillo C. Être un soignant heureux : le défi, fluidifier les relations, apprivoiser les émotions. Issy-les- Moulineaux: Elsevier Masson; Thibault-Wanquet P. Les aidants naturels auprès de l adulte à l hôpital. Issy-les- Moulineaux; Fiche réalisée en partenariat avec la MNH INFORMER, CONSEILLER ET ACCOMPAGNER LES FAMILLES (SUITE) temps très chargé. Elle l interroge alors : «Comment trouvez-vous votre père?» (Question ouverte ciblée, neutre, sans jugement). Tout en l écoutant, elle observe le non-verbal : sourcils froncés, respiration courte, temps de silence, hésitations. Elle verbalise l émotion qu elle perçoit : «J ai l impression que vous êtes inquiet». Le fi ls va pouvoir exprimer son ressenti : tristesse de voir son père atteint de démence, colère ou sentiment d impuissance, culpabilité de ne pas savoir quoi dire ou quoi faire, peur de la maladie et de ses conséquences. L aide-soignante l écoute et le rassure sur son rôle de fils. Elle lui conseille de parler à son père de l époque où il était jeune. Elle lui suggère de lui montrer quelques photos ou objets qu il aimait bien. Quelques semaines plus tard, elle remarque que le fi ls vient plus souvent et qu il parle avec son père du passé. Quelquefois, l aide-soignante repère un membre de la famille qui s investit au-delà de ses ressources. Par exemple, une maman est omniprésente depuis plusieurs semaines auprès de son enfant atteint d une pathologie chronique. L aide-soignante, avec l infi rmière, pourra lui proposer de rentrer chez elle en fi n d après-midi pour se reposer et consacrer du temps à ses autres enfants afi n de ne pas déstabiliser la famille. Dans les services où les familles sont très présentes, l aide-soignante travaille continuellement sous leur regard, parfois bienveillant, parfois inquiet, méfiant, voire inquisiteur. Si elle manque de confiance en elle, elle ressent une pression qui peut engendrer des gestes indécis, des réponses évasives et en retour, une méfiance accrue de la famille. Elle peut détendre l atmosphère en expliquant et décrivant ce qu elle fait ou en mobilisant les compétences de la famille. Par exemple, lors de la toilette d un jeune enfant, elle pourra demander au parent présent comment il procède à la maison, quand et avec qui a lieu la toilette. Elle s adressera tour à tour à l enfant et au parent pour capter leur attention, détourner le regard des gestes réalisés et créer une complicité. Dans certains cas, elle informera la mère ou le père qu ils peuvent, s ils le souhaitent, réaliser la toilette, mais elle n insistera pas. L acte peut être source d angoisse si l enfant est perfusé. Pour respecter l intimité, l aide-soignante demande aux proches de sortir de la chambre lors d un change ou une toilette si le patient semble gêné par la présence d une tierce personne ou si la chambre accueille deux patients. Déclaration d intérêts : l auteur déclare ne pas avoir de conflits d intérêts en relation avec cet article. L AUTEUR Claudine Carillo, formatrice consultante en relations humaines, Myriade Formation, 7 allée du Miradou, Combaillaux, France RELATIONS DIFFICILES Les incivilités et les impolitesses sont fréquentes dans certains services. Les passages à l acte sont moins nombreux mais ils restent déstabilisants pour les équipes. Les accompagnants en sont l origine dans une proportion non négligeable (20 % au niveau national [2]). L aide-soignante assiste parfois à des querelles CONCLUSION Dans leur grande majorité, les accompagnants apprécient les relations avec les aides-soignantes. Ils coopèrent soit en apportant des informations qui facilitent la prise en charge, soit par leur présence rassurante auprès entre des parents divorcés ou une fratrie au chevet du malade. Elle tente d apaiser les tensions [3]. Elle peut les inviter à poursuivre leurs échanges autour d un café à la cafeteria pour permettre au patient de se reposer ou faire appel à l infi rmière ou au cadre de santé. du patient, soit en participant avec l aide-soignante aux soins de nursing. Cette coopération entre la famille et l aide-soignante est un baume réconfortant pour le patient, quel que soit son âge SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 54 - septembre/octobre 2013

12 6/6 Communication et bientraitance L aide-soignante s interroge avec curiosité et constance sur ses objectifs, ses valeurs et ses pratiques professionnelles. Elle sollicite les échanges avec les autres soignants pour que le bien-être du patient soit au cœur des pratiques soignantes. Elle contribue ainsi à la bientraitance du patient. Axel Grau.jpg DÉFINITIONS La maltraitance et la bientraitance sont des notions difficiles à définir. Le Conseil de l Europe définit la maltraitance comme «tout acte ou omission commis par une personne s il porte atteinte à la vie, à l intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d une autre personne ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière» [1]. Le rapport du professeur Michel Debout s appuie sur deux concepts pour décrire la maltraitance : la négligence et l abus. «La négligence est le défaut de subvenir aux besoins d une personne tant au niveau physique, psychologique, affectif que spirituel. ( ) L abus est un mode de contrainte volontaire qui peut faire du mal sur le plan physique, psychologique, sexuel ou faire du tort sur le plan financier.» 1 Risques de maltraitance Les risques de maltraitance sont liés à des facteurs multiples. Facteurs institutionnels : nombre insuffisant de personnel pour réaliser un travail de qualité (par exemple, dans certains services de gérontologie, les patients sont levés tous les deux ou trois jours par manque de personnel), manque de formation et de connaissances des pathologies des personnes soignées, embauche de personnes non qualifi ées ou peu qualifiées, manque de moyens matériels, entre autres. Facteurs liés au style de management et au travail d équipe, tels que manque de cohésion et de cohérence au sein des équipes et entre équipes pluriprofessionnelles, manque d objectif de soins, de réflexion, de projets, de démarche qualité. Facteurs liés aux professionnels : épuisement, lassitude, absence de réfl exion sur le sens du travail réalisé, routine, perte des valeurs soignantes, souffrance et frustration du soignant. Facteurs liés à la pathologie du patient : fragilité psychologique, isolement, grande dépendance, agressivité due à l addiction, à une pathologie neurologique ou psychiatrique. La bientraitance n est pas le contraire de la maltraitance La bientraitance s inscrit dans une démarche d amélioration continue des pratiques soignantes à travers des échanges et des réflexions. Elle questionne les valeurs de respect, de justice, de solidarité, de liberté, de dignité et d humanité. «La bientraitance vise à promouvoir le bien-être de l usager en gardant présent à l esprit le risque de maltraitance. ( ) La bientraitance ne se réduit ni à l absence de maltraitance, ni à la prévention de la maltraitance. Elle n est ni le contraire logique, ni le contraire pragmatique de la maltraitance.» 2 Les frontières entre bientraitance et maltraitance sont parfois floues. Ce qui peut être jugé comme bientraitant pour un soignant peut être considéré comme maltraitant par un autre. Par exemple, deux aides-soignantes sont en désaccord sur la façon de procéder pour la toilette d une patiente âgée. Elles se reprochent mutuellement d être maltraitante, en étant trop stimulante pour l une et pas assez soucieuse de préserver l autonomie pour l autre. En effet, l une réalise entièrement la toilette de la patiente, estimant qu elle est fatiguée et éprouvée par son arrivée récente dans cette unité de soin ; l autre l incite à se laver seule le visage et le haut du corps pour maintenir son autonomie. RELATION ET COMMUNICATION AVEC LE PATIENT 1. Créer une relation de confi ance 2. Accompagner le patient en grande détresse 3. Communiquer avec le patient âgé dépendant 4. Prévenir et apaiser 5. La famille : partenaire des soins 6. Communication et bientraitance 2012 Publié par Elsevier Masson SAS SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 55 - novembre/décembre

13 NOTES 1. Debout M, Albert H, Anghelou D. Prévenir la maltraitance envers les personnes âgées. Paris : Ministère de l Emploi et de la Solidarité ; Agence nationale de l évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médicosociaux. Recommandations de bonnes pratiques professionnelles. La bientraitance : définition et repères pour la mise en œuvre. Juin 2008:14. RÉFÉRENCE [1] POUR EN SAVOIR PLUS Carillo C. Être un soignant heureux : le défi, fluidifier les relations, apprivoiser les émotions. Issy-les- Moulineaux: Elsevier Masson; Darnaud T. De la maltraitance à la relation de traitance. Un autre regard sur la relation d aide. Lyon: La Chronique Sociale; Poletti R, Dobbs B. Philosophie du coquelicot. Prendre soin de soi pour prendre soin de l autre. Saint- Julien-en-Genevois: Jouvence; Fiche réalisée en partenariat avec la MNH Déclaration d intérêts : l auteur déclare ne pas avoir de conflits d intérêts en relation avec cet article. L AUTEUR Claudine Carillo, formatrice consultante en relations humaines, Myriade Formation, 7 allée du Miradou, Combaillaux, France LES ACTIONS POUR CULTIVER LA BIENTRAITANCE Échange et réflexion en équipe interdisciplinaire Le métier d aide-soignante implique un travail en collaboration avec les infirmières et les autres professionnels. L aide-soignante a tout intérêt à participer activement aux relèves et aux réunions d équipe, aux groupes de travail et de réfl exion. Ainsi, elle peut contribuer à clarifier les objectifs de soins, à choisir des actions appropriées, à encourager une culture de l entraide et de la solidarité. Elle concourt à créer des ponts intergénérationnels et interprofessionnels. Elle questionne l équipe sur les situations complexes relevant de l éthique comme, par exemple quand un patient refuse de s alimenter. Analyse réflexive sur sa pratique professionnelle L aide-soignante, en se questionnant positivement sur le sens de ses actions, anticipe le risque d usure lié à la routine et enrichit continuellement son expérience. Elle réfléchit sur sa manière d agir en lien avec le contexte de soin. Par son analyse, elle met à distance son vécu et développe ses savoirs grâce à l enseignement acquis par l expérience. Exemple de questions : Comment améliorer ma façon d accueillir et d accompagner les patients et les familles? Quels sont mes points forts dans ma relation avec les patients? Quelles sont les compétences relationnelles que j aimerais développer ou acquérir? Suis-je capable d éprouver des attitudes positives envers le patient : écoute bienveillante, attention, intérêt? Puis-je asseoir ma confiance en moi? Quelle est ma manière de me comporter dans l équipe pluridisciplinaire? CONCLUSION La qualité des soins auprès du patient constitue la boussole de l aide-soignante. Dans cette optique, elle multiplie les échanges avec le patient, l infirmière Comment puis-je participer pleinement aux transmissions des informations et au suivi lors des relèves et réunions? Comment puis-je contribuer à maintenir ou créer une entraide et un esprit d équipe? Formations et groupes d analyse des pratiques En participant à des formations et à des groupes d analyse des pratiques professionnelles, l aide-soignante nourrit sa propre réflexion dans un contexte de soin en constant changement. Se ressourcer, prendre soin de soi pour prendre soin du patient L aide-soignante doit prendre soin d elle. Par exemple, elle respecte ses aspirations et tente d y répondre si possible. Elle augmente la confiance et l estime d elle-même, avec la conviction d avoir des valeurs et développe une juste évaluation de ses compétences. Elle s accepte dans ses hauts et dans ses bas, se reconnaît en tant que personne, avec ses doutes et ses ombres. Elle cultive la capacité d aller de l avant et de décider. Elle prend en compte ses besoins (de détente, de repos, de reconnaissance et de relations sociales). Elle participe à des activités créatives ou corporelles ou d expression, à des groupes de parole et d échange. Elle apprend le lâcher prise, c est-à-dire à décompresser toutes les tensions après le travail. Elle se remémore toutes les petites actions positives réalisées au cours de la journée. Elle cultive l humour, profi te de la moindre occasion pour rire et faire rire avec respect et bienveillance. et les autres professionnels. Elle conduit sa réfl exion afi n que les balises de la bientraitance éclairent son horizon SOiNS AIDES-SOIGNANTES - n o 55 - novembre/décembre 2013

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

Comité ou groupe de réflexion éthique pour la gestion des risques de maltraitance dans les établissements et services pour personnes âgées

Comité ou groupe de réflexion éthique pour la gestion des risques de maltraitance dans les établissements et services pour personnes âgées Comité ou groupe de réflexion éthique pour la gestion des risques de maltraitance dans les établissements et services pour personnes âgées Définition de la maltraitance En 1987, le Conseil de l Europe

Plus en détail

Objectifs : Connaître les grands principes de la relation médecin-malade. Connaître les principes de l annonce d une maladie grave.

Objectifs : Connaître les grands principes de la relation médecin-malade. Connaître les principes de l annonce d une maladie grave. CHAPITRE 1 LA RELATION MÉDECIN-MALADE L ANNONCE D UNE MALADIE GRAVE. L INFORMATION DU PATIENT ATTEINT DE MALADIE CHRONIQUE. LA PERSONNALISATION DE LA PRISE EN CHARGE MÉDICALE Module 1 : «Apprentissage

Plus en détail

Maltraitance? Sur le chemin de la bientraitance

Maltraitance? Sur le chemin de la bientraitance Maltraitance? Sur le chemin de la bientraitance Introduction Qu est-ce que l AGY? C est une Association de Loi 1901 qui développe la promotion de la gérontologie en Yvelines. Plusieurs activités dont un

Plus en détail

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée»

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» «SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» intéresser, l entendre, et transformer en soins de vie ce qu elle veut nous dire qu elle soit atteinte

Plus en détail

La souffrance totale des personnes en fin de vie.

La souffrance totale des personnes en fin de vie. LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE. I) Concept de souffrance globale En Soins Palliatifs, on parle de souffrance totale, «total pain», c'est-à-dire qu il s agit d une approche globale de

Plus en détail

SEMINAIRE SSF DU 19 AU 23 MAI 2015 TARGU MURES (ROUMANIE) Jean-Paul WACK (France)

SEMINAIRE SSF DU 19 AU 23 MAI 2015 TARGU MURES (ROUMANIE) Jean-Paul WACK (France) SEMINAIRE SSF DU 19 AU 23 MAI 2015 TARGU MURES (ROUMANIE) Jean-Paul WACK (France) LES PERSONNES TRES AGEES EN SITUATION D ISOLEMENT Au préalable, quelle est la définition de «solitude» dans le petit Larousse

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Les besoins et les attentes de la personne

Les besoins et les attentes de la personne CHAPITRE Les besoins et les attentes de la personne aux différents âges Les rythmes de vie > Les besoins et les attentes de la personne TDmémo OBJECTIFS > Repérer et justifier les besoins et les attentes

Plus en détail

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles St Malo 5 février 2010 Audrey Lesieur Psychologue Le dispositif d annonce Plan Cancer 2005 ( Mesure 40) Apporter une information

Plus en détail

BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE

BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE Dr Marie Florence PERARD-BAH Bonjour à tous, Pour ceux qui ne me connaissent pas: Je suis le Dr PERARD-BAH Gériatre responsable du pôle gériatrique du Centre Hospitalier

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel d activités du Diplôme

Plus en détail

La dimension sociale en soins palliatifs, à domicile et en institution

La dimension sociale en soins palliatifs, à domicile et en institution Annick SOUDANT-ROQUETTE (DUSP Lille 1996-97, DIUSP Lille 2004-05) La dimension sociale en soins palliatifs, à domicile et en institution Table des matières 1.Ses missions...2 2. Le patient...3 3. La famille,

Plus en détail

Le rôle des aides-soignantes et la place des aidants naturels dans le soin

Le rôle des aides-soignantes et la place des aidants naturels dans le soin Tiré à part 2011 Ce livret vous est offert par la 1 re mutuelle des professionnels de la santé www.em-consulte.com/produit/sasoi Le rôle des aides-soignantes et la place des aidants naturels dans le soin

Plus en détail

la maladie d Alzheimer

la maladie d Alzheimer Prévenir... les difficultés de vie avec un proche atteint de la maladie d Alzheimer 27 La maladie d Alzheimer n est pas la maladie d une seule personne 800 000 français sont atteints par la maladie d Alzheimer

Plus en détail

56, place du Coudert 63116 BEAUREGARD L EVEQUE Tel : 04-73-68-02-83 Fax : 04-73-68-00-30. Projet de vie

56, place du Coudert 63116 BEAUREGARD L EVEQUE Tel : 04-73-68-02-83 Fax : 04-73-68-00-30. Projet de vie 56, place du Coudert 63116 BEAUREGARD L EVEQUE Tel : 04-73-68-02-83 Fax : 04-73-68-00-30 Projet de vie PROJET DE VIE ACCUEIL DE JOUR Lorsqu il apparaît, le syndrome démentiel transforme dramatiquement

Plus en détail

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LE DOMICILE LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LEGISLATION LOI DU 4 MARS 2002:définition des réseaux de santé : «Ils ont pour objet de favoriser l

Plus en détail

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu-

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu- Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu- Accompagnement de fin de vie: un travail d équipe Fin de vie en EHPAD Quel que soit le lieu de la «toute fin de vie» et du décès des résidents d Ehpad, l accompagnement

Plus en détail

Troubles psychiques et travail

Troubles psychiques et travail Troubles psychiques et travail Dr Dominique PHAM Médecin-chef SDIS 29 ANXIETE DEPRESSION STRESS ETAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE BURNOUT RISQUES PSYCHOSOIAUX ANXIETE DEPRESSION STRESS ETAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE

Plus en détail

DÉFICIENCE INTELLECTUELLE

DÉFICIENCE INTELLECTUELLE DÉFICIENCE INTELLECTUELLE DÉFICIENCE INTELLECTUELLE La personne ayant une déficience intellectuelle rencontre des défis au niveau cognitif, psychomoteur ou social qui limitent souvent son développement

Plus en détail

Comprendre les différentes formes de communication

Comprendre les différentes formes de communication Chapitre 2 Communiquer de façon professionnelle 2. Lisez la mise en situation ci-dessous. Ensuite, nommez les attitudes favorisant la communication qui n ont pas été mises en pratique et expliquez votre

Plus en détail

La charte des professionnels de la. Maison de Retraite Debrou

La charte des professionnels de la. Maison de Retraite Debrou La charte des professionnels de la Maison de Retraite Debrou M A I S O N D E R E T R A I T E D E B R O U 3 rue debrou, 37 300 Joué les Tours Téléphone: 02.47.68.41.41 Télécopie: 02.47.68.41.55 Site internet:

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

Posséder les habiletés pour établir une relation aidante

Posséder les habiletés pour établir une relation aidante 6. 7. Faites une mise en commun en partageant le résultat de votre travail avec le reste de la classe. Remplissez la fi che Regard sur l exercice (fi gure 3.13). Figure 3.13 Regard sur l exercice Autoévaluation

Plus en détail

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Les soins palliatifs Contacts presse : Secrétariat d Etat chargée des Aînés Service

Plus en détail

Vous avez été victime de viol ou de tentative de viol

Vous avez été victime de viol ou de tentative de viol Vous avez été victime de viol ou de tentative de viol À donner à la victime Violences sexuelles Tout le monde peut être victime d une agression sexuelle n importe où. La violence sexuelle peut toucher

Plus en détail

La bientraitance est une culture inspirant les actions individuelles et

La bientraitance est une culture inspirant les actions individuelles et Synthèse Recommandations de bonnes pratiques professionnelles La bientraitance : définition et repères pour la mise en œuvre OBJET Cette recommandation a pour but de traduire la vision de la bientraitance

Plus en détail

Formations spécialisées maladie d Alzheimer et maladies apparentées

Formations spécialisées maladie d Alzheimer et maladies apparentées Formations spécialisées maladie d Alzheimer et maladies apparentées Passer d un regard qui dévisage à un regard qui envisage J. Cocteau Formations destinées aux professionnels Accompagner une personne

Plus en détail

Formation. Des cours Croix-Rouge vaudoise pour les proches aidants

Formation. Des cours Croix-Rouge vaudoise pour les proches aidants Formation Des cours Croix-Rouge vaudoise pour les proches aidants A qui s adressent ces formations? Cours de sensibilisation Ces cours s adressent à vous, proches aidants, qui consacrez temps et énergie

Plus en détail

Le bonheur au travail

Le bonheur au travail Programme d aide aux employés Jacques Lamarre et associés Le bonheur au travail Présenté par Anne Gauvin et Marie-Véronique Matte «Le plus beau destin que puisse connaître un être humain, c est d être

Plus en détail

Le Projet de soins. c a l m e. Première formalisation dans le cadre du Projet d établissement. Fondements du Projet de Soins

Le Projet de soins. c a l m e. Première formalisation dans le cadre du Projet d établissement. Fondements du Projet de Soins Le Projet de soins c a l m e Première formalisation dans le cadre du Projet d établissement. L article L.6143-2 du CSP prévoit que le Projet d établissement «comporte un projet de prise en charge des patients

Plus en détail

Préparé par : ERIC GIRARDOT, -diplômé en Haptonomie. -diplômé en Sensitive Gestalt Massage (R)

Préparé par : ERIC GIRARDOT, -diplômé en Haptonomie. -diplômé en Sensitive Gestalt Massage (R) L Accompagnement des personnes âgées et des personnes atteintes de la maladie d Alzheimer par différentes approches: - l haptonomie - le Sensitive Gestalt Massage)R( - la Réflexologie plantaire Préparé

Plus en détail

APPROCHES PSYCHOTHERAPEUTIQUES DU PATIENT DOULOUREUX CHRONIQUE

APPROCHES PSYCHOTHERAPEUTIQUES DU PATIENT DOULOUREUX CHRONIQUE APPROCHES PSYCHOTHERAPEUTIQUES DU PATIENT DOULOUREUX CHRONIQUE GENERALITES Douleur chronique = douleur qui évolue depuis plus de 6 Mois. Douleur «maladie» qui évolue par elle même Douleur «traumatisme»:

Plus en détail

Formation à l approche Snoezelen. Ordre de Malte France, une force au service du plus faible

Formation à l approche Snoezelen. Ordre de Malte France, une force au service du plus faible Formation à l approche Snoezelen Ordre de Malte France, une force au service du plus faible Qu est-ce que l approche Snoezelen? C est une approche de l autre dans un environnement sécurisant, basée sur

Plus en détail

L affirmation de soi. Docteur Dominique Servant Unité stress et anxiété CHRU de Lille

L affirmation de soi. Docteur Dominique Servant Unité stress et anxiété CHRU de Lille L affirmation de soi Docteur Dominique Servant Unité stress et anxiété CHRU de Lille S affirmer «Communiquer de façon affirmée, c est exprimer ses sentiments et ses façons de voir, par des mots, des gestes,

Plus en détail

Dix valeurs pour les soins infirmiers

Dix valeurs pour les soins infirmiers Dix valeurs pour les soins infirmiers La valeur n attendant pas le nombre des années, deux étudiantes en soins infirmiers se sont interrogées sur les valeurs dont l infirmière a besoin pour mieux adapter

Plus en détail

Choisir et décider ensemble

Choisir et décider ensemble Choisir et décider ensemble Catherine Ollivet Présidente de l'association France Alzheimer 93, coordinatrice du groupe de réflexion et de recherche "éthique et vieillesse", Espace éthique/ap-hp, membre

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance FONDATION NATIONALE DE GERONTOLOGIE Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance La vieillesse est une étape de l existence pendant laquelle chacun poursuit

Plus en détail

AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE. ANNEXE I RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention

AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE. ANNEXE I RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE ANNEXE I RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention L aide médico-psychologique (A.M.P.) exerce une fonction d accompagnement

Plus en détail

Catalogue des formations intra entreprise 2015/2016 ****************

Catalogue des formations intra entreprise 2015/2016 **************** Catalogue des formations intra entreprise 2015/2016 ****** Communication /Efficacité professionnelle AF1 - S affirmer dans ses relations professionnelles : Initiation à l assertivité Durée AF2 Maîtriser

Plus en détail

FORMATION PROFESSIONNELLE POUR ADULTES

FORMATION PROFESSIONNELLE POUR ADULTES PROGRAMMATION DES FORMATIONS 2015 NOM DE LA FORMATION DURÉE DATES SESSION N Formation des tuteurs de stage 2 jours 19/20 janvier 24/25 septembre session 1 session 2 1 Approche de développement de la personne

Plus en détail

SEMENT DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX. e des matières. Table des matières

SEMENT DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX. e des matières. Table des matières SEMENT DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX e des matières CODE D ÉTHIQUE Table des matières JANVIER 2013 TABLE DES MATIERES PRÉAMBULE 3 Pourquoi un code d éthique? 3 À qui s adresse le code d éthique? 3 LA

Plus en détail

Mardi de la parentalité le 2 juin 2015 St Jean de la porte. Paroles et gestes au quotidien

Mardi de la parentalité le 2 juin 2015 St Jean de la porte. Paroles et gestes au quotidien Mardi de la parentalité le 2 juin 2015 St Jean de la porte Paroles et gestes au quotidien Intervenante : Marilyne TEXIER : Educatrice de jeune enfant. Formatrice à L Ecole des Parents 74 + Médiatrice familiale.

Plus en détail

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Les souffrances des adolescents sont réelles et conséquentes, dans une période du développement de la personne, empreinte de bouleversements.

Plus en détail

Illustrations Aurélie Blard-Quintard

Illustrations Aurélie Blard-Quintard Devenir parent Groupe de travail et auteurs Sylvie COMPANYO (directrice de l École des Parents et des Éducateurs de la Région Toulousaine*) Nathalie COULON (maître de conférences en psychologie à l université

Plus en détail

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS ANNEXE II

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS ANNEXE II ANNEXE II DIPLÔME D ÉTAT D INFIRMIER RÉFÉRENTIEL DE COMPÉTENCES Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

LIVRET DE LA BIENTRAITANCE

LIVRET DE LA BIENTRAITANCE LIVRET DE LA BIENTRAITANCE EHPAD «Les Jardins du Castel» 12 rue Alexis Garnier 35410 Châteaugiron Mise à jour : 2 janvier 2012 1 Mesdames, Messieurs, Vous avez entendu parler de maltraitance en institution

Plus en détail

Note de synthèse de l étude qualitative

Note de synthèse de l étude qualitative Note de synthèse de l étude qualitative Colloque interrégional de Marseille «Accueil et accompagnement des personnes âgées» 7 Juin 2011 TNS Sofres Emmanuel Rivière Laure Salvaing Clément Nicola Gwennaig

Plus en détail

APPREHENDER LES RISQUES PSYCHO-SOCIAUX

APPREHENDER LES RISQUES PSYCHO-SOCIAUX APPREHENDER LES RISQUES PSYCHO-SOCIAUX Comment définir les RPS? Plus simple alors!!!! L agent demande, au travail aussi, à être considéré comme «une personne globale». La socialisation dans les relations

Plus en détail

L anxiété à l école. Présentation au colloque des TES 31 mai 2013

L anxiété à l école. Présentation au colloque des TES 31 mai 2013 L anxiété à l école Présentation au colloque des TES 31 mai 2013 Par Jacinthe Beaulieu Conseillère pédagogique en adaptation scolaire Commission scolaire des Samares Objectifs de la rencontre Comprendre

Plus en détail

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009 L aide aux aidants Aude Comberieu Psychologue clinicienne Hôpital Émile Roux Capacité de gériatrie mars 2009 Définition L aidant naturel L aidant non professionnel L aidant familial «L aidant familial

Plus en détail

L ENFANT ET LE DIVORCE Conseils aux parents et à l entourage

L ENFANT ET LE DIVORCE Conseils aux parents et à l entourage LES ACCOMPAGNEMENTS PROPOSÉS As trame propose différentes formes de soutien aux familles concernées par un divorce, une séparation parentale ou une recomposition familiale. Pour les enfants et les adolescents

Plus en détail

Accompagner le changement et mieux communiquer

Accompagner le changement et mieux communiquer Accompagner le changement et mieux communiquer Catalogue Formations 2009/2010 Dédiées aux acteurs du monde de la communication Management opérationnel des équipes de communication Manager efficacement

Plus en détail

Préface Page 3. La maladie en quelques mots Page 4 à 5. 1 - Doutes et interrogations Page 6 à 7. 2 - Le diagnostic. Page 8

Préface Page 3. La maladie en quelques mots Page 4 à 5. 1 - Doutes et interrogations Page 6 à 7. 2 - Le diagnostic. Page 8 SOMMAIRE Préface Page 3 La maladie en quelques mots Page 4 à 5 1 - Doutes et interrogations Page 6 à 7 2 - Le diagnostic. Page 8 3 - Les aides Page 9 à 11 3.1 - Le soutien à domicile (ménage, courses,

Plus en détail

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! rétablissement et psychose / Fiche 1 JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! JJérôme s énerve : «Je ne suis pas psychotique! Vous ne dites que des conneries! Je suis moi, Jérôme, et je ne vois pas le monde comme vous,

Plus en détail

Évaluation. Mots-clés de l aide à l autonomie

Évaluation. Mots-clés de l aide à l autonomie Mots-clés de l aide à l autonomie Évaluation évaluation de la situation et des besoins de la personne est au cœur du droit à compensation. Pluridisciplinaire et multidimensionnelle, elle envisage tous

Plus en détail

PRESENTATION DE NOS PRESTATIONS 2013/2014 Bien-être et efficacité au travail

PRESENTATION DE NOS PRESTATIONS 2013/2014 Bien-être et efficacité au travail PRESENTATION DE NOS PRESTATIONS 2013/2014 Bien-être et efficacité au travail Corinne Allouche Dirigeante CBA Formation - Consultante en entreprise Dr. en Psychologie et Formatrice Expert RH - Communication

Plus en détail

I. Qu est ce qu un SSIAD?

I. Qu est ce qu un SSIAD? 1 Plan Introduction I. Qu est ce qu un SSIAD? II. L accompagnement du SSIAD III. Présentation du SSIAD de Meyssac et de Beynat IV. Les personnes prises en soin dans le SSIAD V. Présentation d une situation

Plus en détail

IDÉAGE FORMATION FORMATIONS, AUDITS ET ACOMPAGNEMENTS DES EHPAD ET STRUCTURES D AIDE À DOMICILE CATALOGUE DE FORMATION 2015

IDÉAGE FORMATION FORMATIONS, AUDITS ET ACOMPAGNEMENTS DES EHPAD ET STRUCTURES D AIDE À DOMICILE CATALOGUE DE FORMATION 2015 IDÉAGE FORMATION FORMATIONS, AUDITS ET ACOMPAGNEMENTS DES EHPAD ET STRUCTURES D AIDE À DOMICILE CATALOGUE DE FORMATION 2015 09.71.00.01.85 - contact@ideage-formation.com www.ideage-formation.com Idéage

Plus en détail

Mise en place d activités de stimulation et maintient du lien social. Accompagnement de la vie aide aux repères temps et espace

Mise en place d activités de stimulation et maintient du lien social. Accompagnement de la vie aide aux repères temps et espace Mise en place d activités de stimulation et maintient du lien social. Accompagnement de la vie aide aux repères temps et espace Circuit de l'émotion Fonctions Cognitives Définition : Ensemble des processus

Plus en détail

«Ce n est pas correct!»

«Ce n est pas correct!» Pour de plus amples renseignements Pour vous renseigner sur ce que fait le gouvernement du Canada pour les aînés ou pour trouver des services et des programmes de soutien offerts dans votre province ou

Plus en détail

Gestion du stress et de l anxiété par les TCC. Dr Dominique SERVANT dominique.servant@chru-lille.fr Unité stress et anxiété CHRU de Lille

Gestion du stress et de l anxiété par les TCC. Dr Dominique SERVANT dominique.servant@chru-lille.fr Unité stress et anxiété CHRU de Lille Gestion du stress et de l anxiété par les TCC Dr Dominique SERVANT dominique.servant@chru-lille.fr Unité stress et anxiété CHRU de Lille Rappel sur les bases du modèle cognitif du stress Définitions du

Plus en détail

Conférence Les deuils situationnels

Conférence Les deuils situationnels Conférence Les deuils situationnels Sylvie Dufresne, psychothérapeute Les étapes de résolution du deuil Choc Négation déni Expression des émotions Prise en charge des tâches liées au deuil Découverte d

Plus en détail

Compte rendu de la conférence sur la prévention des conduites à risques chez l adolescent (05/12/2003)

Compte rendu de la conférence sur la prévention des conduites à risques chez l adolescent (05/12/2003) Compte rendu de la conférence sur la prévention des conduites à risques chez l adolescent (05/12/2003) INTERVENTION DE MARIE CHOQUET Le suicide est la 2 ième cause de mortalité des 16/25 ans. On compte

Plus en détail

L aidant principal, de A à Z

L aidant principal, de A à Z L aidant principal, de A à Z Basé sur des informations simples, ce livret a pour objectif de présenter le rôle de l aidant au cours de la maladie d Alzheimer, et le soutien dont il peut bénéficier pour

Plus en détail

Service Enfance Ville de Vénissieux 19/10/2013

Service Enfance Ville de Vénissieux 19/10/2013 Service Enfance Ville de Vénissieux 19/10/2013 La maltraitance, qu est-ce que c est pour vous? Formation Maltraitance. 19/10/13. Intervenante : Claire Singer, Psychologue & Ph.D La maltraitance, qu est-ce

Plus en détail

Aspects déontologiques en santé mentale

Aspects déontologiques en santé mentale Aspects déontologiques en santé mentale Nancy Guilbeault Conseillère en soins infirmiers France Ouellet Conseillère clinicienne en soins infirmiers, Santé mentale Juin 2012 Plan de la présentation Introduction

Plus en détail

L ENFANT EN DEUIL Conseils aux parents et à l entourage

L ENFANT EN DEUIL Conseils aux parents et à l entourage LES ACCOMPAGNEMENTS PROPOSÉS As trame propose différentes formes de soutien aux familles concernées par une situation de deuil. Pour les enfants et les adolescents : suivis en groupe, en individuel, en

Plus en détail

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient Catherine Tourette-Turgis Maître de conférences en sciences de l éducation Responsable du master en éducation thérapeutique à l université

Plus en détail

COMPETENCES INFIRMIERES 1

COMPETENCES INFIRMIERES 1 COMPETENCES INFIRMIERES 1 Evaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine des soins infirmiers Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins Concevoir et conduire

Plus en détail

F o r m a t i o n. Promotion de la bientraitance de la personne âgée à domicile

F o r m a t i o n. Promotion de la bientraitance de la personne âgée à domicile M é t a F o r F o r m a t i o n Promotion de la bientraitance de la personne âgée à domicile Public ciblé : 2014 tout professionnel de l aide à domicile aux personnes âgées Objectifs principaux : La formation

Plus en détail

Qu est-ce que la maladie d Alzheimer? Repérer les premiers signes. Envisager ou établir un diagnostic. Comment évolue la maladie?

Qu est-ce que la maladie d Alzheimer? Repérer les premiers signes. Envisager ou établir un diagnostic. Comment évolue la maladie? LA MALADIE D ALZHEIMER Que savons-nous en 2010? Dans le cadre de la XVIIème journée de mobilisation internationale organisée le 21 septembre, l Equipe Mobile d Intervention Gériatrique du Centre Hospitalier

Plus en détail

Maintenir des seniors en activité professionnelle : du diagnostic au plan d action

Maintenir des seniors en activité professionnelle : du diagnostic au plan d action Maintenir des seniors en activité professionnelle : du diagnostic au plan d action Enjeux Fiche 1 À partir du 1 er janvier 2010, les entreprises et les établissements employant au moins 50 salariés risquent

Plus en détail

CONSIGNES D APPLICATIONS A L ATTENTION DES COLLABORATEURS/TRICES

CONSIGNES D APPLICATIONS A L ATTENTION DES COLLABORATEURS/TRICES COLLABORATEURS/TRICES ETRE CHEZ SOI Les collaborateurs de L EMS viennent travailler au domicile du résident Le terme de «résident» est utilisé par tous les collaborateurs de l EMS. Les visites sont les

Plus en détail

Vers une écoute des émotions de votre enfant

Vers une écoute des émotions de votre enfant Vers une écoute des émotions de votre enfant A. Solter I.Filliozat Présenté par : Xavier MEIGNEN, Kinésiologue, Consultant en Éducation Kinesthésique Formateur et Directeur du Centre de Formation ECAP

Plus en détail

Pour mieux vivre avec la colère Se préparer pour le retour à domicile

Pour mieux vivre avec la colère Se préparer pour le retour à domicile Conseils Pour mieux vivre avec la colère Se préparer pour le retour à domicile www.douglas.qc.ca Le retour Le retour Votre proche a eu des gestes ou des propos agressifs. Vous êtes inquiet pour lui et

Plus en détail

L'annonce du handicap visuel : pistes et réflexions

L'annonce du handicap visuel : pistes et réflexions L'annonce du handicap visuel : pistes et réflexions L annonce est un service rendu Importance d un travail d équipe Importance de la temporalité Importance dans la justesse des mots employés Une annonce

Plus en détail

CATALOGUE DES ACTIVITÉS DE FORMATION POUR LES ORGANISMES ÉDUCATION POPULAIRE CREP

CATALOGUE DES ACTIVITÉS DE FORMATION POUR LES ORGANISMES ÉDUCATION POPULAIRE CREP CATALOGUE DES ACTIVITÉS DE FORMATION POUR LES ORGANISMES ÉDUCATION POPULAIRE CREP 1 CATALOGUE DES ACTIVITÉS DE FORMATION pour les organismes ÉDUCATION POPULAIRE Le catalogue des activités de formation

Plus en détail

Guy Dudzinski Responsable activité promotion de la santé. Éviter l épuisement. Causes et conséquences de l épuisement Renforcer les ressources

Guy Dudzinski Responsable activité promotion de la santé. Éviter l épuisement. Causes et conséquences de l épuisement Renforcer les ressources Guy Dudzinski Responsable activité promotion de la santé Éviter l épuisement Causes et conséquences de l épuisement Renforcer les ressources Contexte L évolution d un personne devenue dépendante dépend

Plus en détail

PRESENTATION DE NOS PRESTATIONS 2014/2015 Bien-être et efficacité au travail

PRESENTATION DE NOS PRESTATIONS 2014/2015 Bien-être et efficacité au travail MANAGEMENT - CONSEIL - COACHING - THERAPIE Une expertise unique en Psychologie et Communication PRESENTATION DE NOS PRESTATIONS 2014/2015 Bien-être et efficacité au travail Corinne Allouche Dirigeante

Plus en détail

Procédure de prévention et d intervention Gestion des crises de colère et d agressivité

Procédure de prévention et d intervention Gestion des crises de colère et d agressivité Procédure de prévention et d intervention Gestion des crises de colère et d agressivité Un service de garde de qualité est un service qui est capable de reconnaître les besoins des enfants et d y répondre.

Plus en détail

DEFINITION DE LA FONCTION INFIRMIER(E)

DEFINITION DE LA FONCTION INFIRMIER(E) Mai 2002 DEFINITION DE LA FONCTION INFIRMIER(E) Réalisation : Direction Département infirmier A. DESCRIPTION DU CONTENU DE LA FONCTION 1. Utilité de la fonction - Mission générale Participer à la prise

Plus en détail

LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE.

LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE. 1 LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE DU SP Février 2015 LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE. I) Concept de souffrance globale Comment comprendre la personne malade, sans l appréhender

Plus en détail

SALESIEN PROJET POUR L INTERNAT. Introduction

SALESIEN PROJET POUR L INTERNAT. Introduction PROJET POUR L INTERNAT SALESIEN Introduction L e projet éducatif proposé dans l internat du réseau salésien s enracine sur le texte de référence «Pour un projet éducatif et pastoral salésien». Il repose

Plus en détail

palliatifs accompagnement

palliatifs accompagnement palliatifs & accompagnement Sommaire PAGE 4 PAGE 5 PAGE 8 PAGE 11 PAGE 12 Définition des soins palliatifs En pratique, que sont les soins palliatifs? À qui s adressent les soins palliatifs? Quelles aides

Plus en détail

Programmes (ouverts à tous) Bien-être et Développement personnel appliqué

Programmes (ouverts à tous) Bien-être et Développement personnel appliqué Programmes (ouverts à tous) Bien-être et Développement personnel appliqué FORMATION DÉVELOPPEMENT PERSONNEL APPLIQUÉ Mieux GERER son stress (fondamentaux) Acquérir ses propres réflexes et habitudes pour

Plus en détail

Ateliers de formation

Ateliers de formation Ateliers de formation Donnez de la hauteur à vos managers et commerciaux! Efficacité managériale Efficacité individuelle Intelligence relationnelle Efficacité commerciale Efficacité managériale S ADAPTER

Plus en détail

INVENTAIRE DES SYMPTÔMES DE STRESS

INVENTAIRE DES SYMPTÔMES DE STRESS 1 INVENTAIRE DES SYMPTÔMES DE STRESS Ce questionnaire a pour but de vous faire prendre conscience de votre niveau de stress actuel. Je vous conseille vivement de la garder et de le refaire régulièrement

Plus en détail

La Fondation des maladies mentales

La Fondation des maladies mentales La Fondation des maladies mentales Fondée en 1980 par Dr Yves Lamontagne, psychiatre Mission: la prévention des maladies mentales Programmes de sensibilisation et de prévention Pour les jeunes des écoles

Plus en détail

Fiche descriptive : DEAMP

Fiche descriptive : DEAMP Fiche descriptive : DEAMP FICHE METIER L'aide médico-psychologique (AMP) exerce une fonction d'accompagnement et d'aide dans la vie quotidienne. A ce titre, il intervient auprès d'enfants, d'adolescents,

Plus en détail

Un petit livret pour accompagner le cours Le sommeil et l enfant

Un petit livret pour accompagner le cours Le sommeil et l enfant Un petit livret pour accompagner le cours Le sommeil et l enfant Pourquoi comprendre la physiologie du sommeil? Pour respecter le rythme et les besoins de chaque enfant de la naissance jusqu à l adolescence

Plus en détail

DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement.

DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement. DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement. Centre - Pays de Loire CHRU Tours COMMUNICATION «Conflits internes et Cohérence personnelle» SOMMAIRE Introduction page 3 Communication Page 4 Les paramètres d

Plus en détail

Stages : Ateliers pratiques

Stages : Ateliers pratiques Stages : Ateliers pratiques ***** Pour nous contacter ou pour vous inscrire : Tel : 06 68 65 20 20 ou mail : dforcari@gmail.com Stages Automne/Hiver 2015/2016 1 - Savoir se relaxer, s entraîner au lâcher-prise

Plus en détail

La gestion d une équipe vie scolaire. Quelques petits conseils pour être un super manager!

La gestion d une équipe vie scolaire. Quelques petits conseils pour être un super manager! La gestion d une équipe vie scolaire Quelques petits conseils pour être un super manager! Les facteurs de stress Dans une équipe, on peut repérer différents facteurs de stress Une direction trop autoritaire

Plus en détail

en établissement sanitaire, médico-social et à domicile Promotion de l amélioration des pratiques professionnelles

en établissement sanitaire, médico-social et à domicile Promotion de l amélioration des pratiques professionnelles en établissement sanitaire, médico-social et à domicile Promotion de l amélioration des pratiques professionnelles 1 La bientraitance : le socle du programme MobiQual La «trousse de bientraitance» est

Plus en détail

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin CONTRAT D ACCUEIL Parents Assistant(e)s Maternel(le)s Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin Parents, assistant(e) maternel(le), L enfant est au cœur de vos préoccupations, la qualité

Plus en détail

1) DES OBJECTIFS PARTAGÉS : partir d une vision commune Pour créer du lien il est essentiel d avoir une vision commune.

1) DES OBJECTIFS PARTAGÉS : partir d une vision commune Pour créer du lien il est essentiel d avoir une vision commune. Formation des enseignants et des personnels d éducation à la prévention des violences et à la résolution non-violente des conflits 10 et 11 mars 2015 à l ESEN Poitiers Titre de l intervention : CONSTRUIRE

Plus en détail

Diplôme professionnel aide-soignant Référentiel d activités

Diplôme professionnel aide-soignant Référentiel d activités Annexe IV à l arrêté du 25 janvier 2005 relatif aux modalités d organisation de la validation des acquis de l expérience pour l obtention du diplôme professionnel d aide-soignant Diplôme professionnel

Plus en détail