DÉVELOPPEMENT D'UN MODÈLE DE CICATRISATION ÉPIDERMIQUE APRÈS UNE DÉSÉPIDERMISATION LASER

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "DÉVELOPPEMENT D'UN MODÈLE DE CICATRISATION ÉPIDERMIQUE APRÈS UNE DÉSÉPIDERMISATION LASER"

Transcription

1 UNIVERSITÉ TOULOUSE III - PAUL SABATIER TOULOUSE U.F.R MÉDECINE THÈSE POUR OBTENIR LE GRADE DE DOCTEUR DE L'UNIVERSITÉ TOULOUSE III Discipline: Ingénierie Médicale et Biologique Par M. younes FERRAQ TITRE DE LA THÈSE: DÉVELOPPEMENT D'UN MODÈLE DE CICATRISATION ÉPIDERMIQUE APRÈS UNE DÉSÉPIDERMISATION LASER Directeur de thèse: Professeur Jean-Louis GROLLEAU JURY Président Jean Louis GROLLEAU professeur des Universités & praticien Rapporteurs Hassan ZAHOUANI professeur des Universités, UMR 5513 Dominique CASANOVA PH PU, Hôpital Nord, Marseille Examinateurs Serge MORDON Directeur de recherche, INSERM- Lille Jean-Pierre CHAVOIN PH PU Membre invité Anne Marie SCHMITT Dermatologue David BLACK Docteur, IRPF/I2C

2

3 REMERCIEMENTS Je tiens d'abord à remercier le professeur Jean-Louis GROLLEAU, pour avoir accepter de diriger cette thèse, au sein du laboratoire d'anthropobiologie, sous la direction de Monsieur Eric CRUBEZY. De la même manière que je remercie le Dr Anne-Marie SCHMITT pour m'avoir accueilli au sein du Centre européen de Recherche sur la peau [Institut de Recherche Pierre Fabre], dans l'équipe d'ingénierie cutanée, et tout particulièrement M. Jean- Michel LAGARDE et le Dr David BLACK, pour m'avoir accueilli à leurs côtés, pour la confiance qu'ils m'ont accordé, pour leur enthousiasme et leur plaisir à partager leurs connaissances. Je remercie également le Pr. Serge MORDON et le Dr Serge DAHAN pour leurs aides précieuses, ainsi que G.JOSSE, G.GEORGE et N.DZIK pour leur disponibilité et leurs conseils avisés. Je suis très sensible à l honneur que m ont fait Messieurs Hassan ZAHOUANI, professeur à l'école Centrale de Lyon, le professeur Dominique CASANOVA dermatologue à l'hôpital Nord Marseille, en acceptant d être rapporteurs de ce travail et de le juger. J adresse mes remerciements à Monsieur Serge MORDON, Directeur de recherche dans une unité de recherche INSERM, d avoir accepté de faire partie de mon jury de thèse. Je remercie également les personnes du laboratoire avec qui j ai travaillé, pour la contribution qu ils ont apportée à mon travail de doctorat et spécialement le Dr J.Theunis, les membres du laboratoire de biologie cellulaire et du laboratoire de la biochimie cutanée du centre Jean Louis Alibert. Sans oublier le personnel et les étudiants du laboratoire de neuro-gastroentérologie et nutrition à l'inra-toulouse. Je tiens à remercier tous mes collègues du laboratoire et très spécialement M. Jean Louis FRERE et Madame Sabine PUTAU pour leur bonne humeur. Je n oublie pas dans mes remerciements tout le personnel du CRP (Chercheurs, Techniciens, Secrétaires) que j ai côtoyé et qui ont facilité mon intégration au sein du groupe

4 Ce manuscrit étant, pour ainsi dire, le point final à de nombreuses années d études, c est ici l occasion de remercier les deux personnes sans lesquelles ce travail n'aurai pas pu être réaliser: Mes Parents qui ont toujours étés là pour moi et qui ont su m encourager dans mes choix. Sans oublier Ma Pharmacienne, et Mon Informaticien "Privés", qui ont su me soutenir dans mon travail

5 - 4 -

6 TABLE DES MATIERES LISTE DES ABRÉVIATIONS CONTEXTE CHAPITRE I: INTRODUCTION I. LA PEAU I.A. Généralités I.B. Structure de la peau I.B.1. L'épiderme I.B.2. Le derme I.B.3. L'hypoderme I.C. Vascularisation de la peau I.D. Innervation de la peau I.E. Annexes Cutanées II. LA CICATRISATION CUTANÉE II.A. La cicatrisation normale II.A.1. phase inflammation & formation de caillot II.A.2. Phase de prolifération II.A.3. Phase de remodelage II.B. La cicatrisation pathologique II.C. cicatrisation: Méthode d'étude II.C.1. Les lésions non-contrôlées: traumatique et patho-logiques II.C.2. Lésions contrôlées: expérimentales induites II.D. Techniques d'évaluation de la cicatrisation III. LASER III.A. Généralité III.B. Notions de base III.C. Les laser: différents types III.D. Domaines d'applications III.E. Laser médicaux III.E.1. Interaction lumière-tissu III.E.2. Lasers en dérmatologie III.F. Interet de l'outil laser IV. OBJECTIFS DE LA THÈSE

7 CHAPITRE II: MESURE DE L'ÉPAISSEUR DE L'ÉPIDERME IN VIVO I. INTRODUCTION & OBJECTIFS: II. MATÉRIELS ET MÉTHODES II.A. Modèles de peau utilises II.B. Évaluation Histologique de l'épiderme II.C. Évaluation de l'épiderme par tomographie à cohérence optique III. RÉSULTATS III.A. Comparaison qualitative entre histologie et oct: structure de la peau III.B. Comparaison quantitative de l'épaisseur de l'épiderme: histologie et oct IV. DISCUSSION & CONCLUSION CHAPITRE III: PROFONDEUR D'ACTION DU LASER EN FONCTION DE LA FLUENCE APPLIQUÉE I. INTRODUCTION ET OBJECTIFS II. PARTIE 1: PEAU HUMAINE EX VIVO II.A. Matériels et méthodes II.A.1. Modèle de peau II.A.2. Ablation laser II.A.3. Évaluation topographique de la profondeur d'ablation II.B. RÉSULTATS III. PARTIE 2: PEAU DES RATS HAIRLESS IN VIVO III.A. Matériels et méthodes III.A.1. Modèle de peau III.A.2. Ablation laser III.A.3. Évaluation Topographique de la profondeur d'ablation III.A.4. Évaluation Histologique III.A.5. Déroulement de l'étude III.B. RÉSULTATS III.B.1. Évaluation Topographique III.B.2. Évaluation Histologique IV. DISCUSSION & CONCLUSION CHAPITRE IV: VALIDATION DE LA TECHNIQUE D'INDUCTION DES LÉSIONS CHEZ L'ANIMAL

8 I. INTRODUCTION II. PARTIE 1: LASER ER:YAG MONO-SPOT II.A. objectif II.B. MATÉRIELS ET MÉTHODES II.B.1. Protocole d'étude II.B.2. Modèle animal utilisé II.B.3. Laser utilisé II.B.4. Évaluation et analyse des lésions par imagerie 3D II.B.5. Évaluation de la fonction barrière (PIE) II.B.6. évaluation histologique II.C. RÉSULTATS II.C.1. Analyse des lésions induites II.C.2. Cinétique du rétablissement de la fonction barrière: III. PARTIE 2: LASER ER:YAG À BALAYAGE III.A. Contexte et objectifs III.B. Matériel et méthodes III.B.1. Réglage du système de balayage (sur papier) III.B.2. Application sur modèle animal III.C. RÉSULTATS IV. DISCUSSION CONCLUSIONS : CHAPITRE V: VALIDATION DE LA TECHNIQUE D'INDUCTION DE LÉSION CHEZ L'HOMME I. INTRODUCTION II. MATÉRIELS ET MÉTHODES III. RÉSULTATS III.A. QUALITÉ D'INDUCTION DES LÉSIONS III.A.1. Observation clinique: Photographie calibrée III.A.2. Évaluation des reliefs de la lésion par empreintes 3D & histologique: III.B. QUALITÉ DU RÉTABLISSEMENT DE LA FONCTION BARRIÈRE IV. DISCUSSION & CONCLUSION CONCLUSION GENERALE

9 BIBLIOGRAPHIE ANNEXE

10 Liste des annexes Annexe 1: Illustration des différents types cellulaires de la peau, avec ses différentes couches. (1) SC, (2) le stratum compactum, (3) la couche épineuse, (4) la couche granuleuse et (5) la couche Basale. Annexe 2: Différents types de laser utilisés en dermatologie. Annexe 3: Valeurs mesurées des épaisseurs de l'épiderme séparé thermiquement. Annexe 4: Fluences appliquées en fonction des paramètres du faisceau laser utilisée Annexe 5: Protocole et paramètres d'acquisition des images par technique de projection de frange.(protocole EoTech.) Annexe 6: Valeurs mesurées des épaisseurs de l'épiderme de peau entière Annexe 7: Protocole de réalisation et de coloration de coupes histologiques (inclusion en paraffine). Annexe 8: Valeurs des profondeurs de trois lésions réalisées au moyen de 10, 50 et 200J/cm². Annexe 9: Valeurs mesurées des différentes profondeurs réalisées par 10, 20, 30, 40 et 50 J/cm² Annexe 10: Valeurs mesurées des différentes lésions induites chez des rats Hairless. Étude de reproductibilité de l'induction des lésions (fluence=20j/cm²). Annexe 11: Valeurs mesurées des différentes lésions induites chez des rats Hairless. Étude de reproductibilité de l'induction des lésions (fluence=100j/cm²). Annexe 12: Valeurs mesurées de la PIE en fonction du temps. Annexe 13: Protocole comité de l'étude clinique de validation du laser Er:YAG. Annexe 14: Prototype de la pompe utilisée pour créer les bulles de succions Annexe 15: illustration du laser SMART 2940 (DEKA ). (a): le laser SMART 2940, (b): le scanner, (c): pièce à main pour le balayage. Annexe 16: Évaluation de la taille des lésions, après induction, par photos couleur calibrées. les lésions induites par laser et BS. Annexe 17: Mesure de profondeur d'exemple de lésions induite par laser et par bulle de succion Annexe 18: Évaluation de la taille des lésions par photos couleur calibrées en fonction du temps. Les valeurs sont des moyennes de toutes les lésions des différents volontaires. Annexe 19: Évaluation de la profondeur des différents types de lésions, après induction, par technique d empreintes cutanées couplée à la projection de frange. Annexe 20: Évaluation de la mise en place de la fonction barrière de la peau par mesure de la perte insensible en eau (PIE). Annexe 21: Mesure du flux sanguin cutané par laser doppler, au niveau des différentes lésions. Annexe 22: Mesures de la contraction des deux types de lésions

11 LISTE DES ABRÉVIATIONS

12 APTD Ar 2 CO ² CSF1 EGF Er: YAG Er 3+ HeNe IGF IR IL1 ILGF1 KGF Kr 2 KTP MCP1 MEC MMP Nd 3+ OCT PDGF PDL QS TGFα&β TNFα UV VEGF Xe 2 YAG β FGF CW ROI PIE Argon Pumped Tunable Dye Argon Dioxyde de carbone Colony-stimulating factor 1 Epidermal growth factor Erbium: Yttrium Aluminium Garnet Erbium Hélium-néon Insulin-like growth factor Infrarouge Interleukin-1 Insulin-like growth factor 1 Keratinocyte growth factor Krypton potassium-titanyl-phosphate Monocyte Chemoattractant Protein 1 Matrice extracellulaire Matrix Metalloproteinase Néodyme Optical Coherent Tomography Platelet differentiation growth factor Pulsed Dye Laser Quality-switched Transforming growth factor α & β Tumor Necrosis Factorα Ultra violet Vascular Endothelial growth factor xénon Yttrium Aluminium Garnet β fibroblast growth factor Continuous Wave Region Of Interest Perte Insensible en eau

13 CONTEXTE

14 Contexte La peau et les épithéliums sont en général les seuls tissus humains capables de se régénérer. Cette propriété confère à la peau un rôle protecteur essentiel au maintien de l'homéostasie de l'organisme. Cette régénération est normalement active pour renouveler et maintenir la fonction barrière, ou exceptionnellement active lors de la réparation suite à une lésion ou plaie cutanée. Ce processus coordonne la prolifération synchronisée de plusieurs tissus (épithélial, connectif, endothélial) afin de restituer la barrière cutanée le plus rapidement possible. Ainsi, chez des sujets sains, ce processus se déroule sans complication. En revanche, chez les personnes développant certaine maladie systémique peuvent être sujet à des complications. En effet, ce processus de régénération tissulaire est compromis et se traduit par un dysfonctionnement d'un ou plusieurs composants du processus, entraînant une cicatrice non-réparée, prolongée ou dystrophique. Un exemple d'une complication de cicatrisation est l'ulcère de jambe chez des personnes atteintes d'une insuffisance veineuse chronique. La pathologie est complexe, mais en générale, la cicatrisation est ralentie laissant exposer la plaie à des infections microbiennes, qui ralentissent encore processus. L'impacte socio-économique de telles complications est très important, notamment par le coût élevé des soins des malades en raison d'un long séjour d'hospitalisation. Il a été estimé, en 2002, aux États Unis, que sur 350 patients, 14% présentent des complications post-chirurgicales au niveau des lésions. En Europe, les dépenses engendrées par ces complications sont importante est se chiffre entre 1.45 à 19.1 milliards d'euros[1]. Ces constatations s'appliquent aussi à d'autres types de lésions, ainsi les ulcères de jambe qui touchent 3.6% de la population au Royaume-Uni et coûtent 150 à 400 millions de livres sterling par an. De la même manière, les ulcérations par pression représentent, à eux seuls, 4% des dépenses du NHS (National Health Service) au Royaume-Unis. L'augmentation de ces dépenses est d'autant plus importante que la durée des séjours hospitaliers de ces patients est prolongée. Ce problème risque de s'aggraver en raison des changements du style de vie (sédentaire, alimentation ) qui seraient à l'origine d'une augmentation de l'incidence de diabètes qui est souvent la cause des plaies chroniques sur les membres inférieures. De ce fait, il est impératif d'améliorer la prise en charge des malades avec des plaies chroniques et leurs traitements afin de prévenir ces dépenses. Les recherches portant sur la compréhension du processus de cicatrisation sont nécessaires à la définition des meilleures modalités thérapeutiques. Un des obstacles dans la recherche sur la cicatrisation est le manque d'un modèle humain du processus qui est suffisamment fiable pour permettre des études d'investigation objectives et non-invasives. La fiabilité d'un tel modèle dépend donc de plusieurs critères tels que l'endroit d'induction des plaies qui doit être standardisée afin d'être comparable

15 Le contexte L'originalité de cette thèse est la présentation d'une nouvelle technique d'induction des lésions épidermiques chez l'homme par laser, et leur évaluation par des méthodes instrumentales non-invasives

16 Le contexte

17 CHAPITRE I: INTRODUCTION

18 Chapitre I Introduction: La peau I. LA PEAU I.A. GÉNÉRALITÉS Figure 1: Représentation 3D de la peau humaine avec les structures annexes. [2] La peau est définie comme étant l'organe de revêtement extérieur du corps de l'homme et des animaux. Elle est constituée de trois tissus superposés: l'épiderme, le derme et l'hypoderme (Figure 1). Ses annexes, localisées dans le derme, sont représentées par les phanères (poils et ongles), les glandes sébacées et les sudoripares. Le derme contient aussi des récepteurs sensoriels à la pression et à la température, associé à un réseau microcirculatoire et de fibres nerveuses. L'épaisseur de la peau varie selon le sexe, l'âge et la région du corps. Elle est plus mince chez les femmes, chez les personnes âgées, au niveau des paupières et des organes génitaux (1 mm). En revanche, elle est plus épaisse au niveau de la zone palmo-plantaires (environ 4 mm). La peau possède de nombreuses fonctions impliquées principalement dans le maintien de l'homéostasie de l'organisme, et notamment dans la thermorégulation, la défense contre les agressions extérieures et les agents exogènes. Elle joue également un rôle dans les fonctions sensorielles et métaboliques tel que la synthèse de vitamine D

19 Chapitre I Introduction: La peau I.B. STRUCTURE DE LA PEAU I.B.1. L'ÉPIDERME L'épiderme est la couche la plus superficielle de la peau. Il est constitué d'un épithélium pavimenteux, stratifié et kératinisé et mesure en moyenne 0,1mm d'épaisseur. Il est constitué de quatre populations cellulaires différentes: les kératinocytes, les mélanocytes, les cellules de Langerhans et les cellules de Merkel. I.B.1.1. CELLULES DE L'ÉPIDERME Les Kératinocytes (du grec kéras, corne) sont les cellules les plus abondantes, environ 80% de la population cellulaire de l'épiderme. Leur principale caractéristique est leur capacité à se différencier en fabriquant de la kératine selon un processus appelé kératinisation. La kératine est une protéine fibreuse, qui confère à l'épiderme sa fonction de protection. Les kératines (ou cytokératines) appartiennent à une famille de protéines fibreuses à structure α-hélicoïdale. Il s'agit de dimères à six chaînes polypeptidiques s'organisant pour former des filaments de 8 nm de diamètre. Il existe vingt formes distinctes de kératine dans l'épithélium humain et dix autres dans les cheveux et les ongles [3]. Les kératinocytes naissent au niveau de la couche la plus profonde de l'épiderme (la couche basale), et migrent à la surface en se différenciant. La différentiation des kératinocytes se fait de façon centrifuge, au fur et à mesure qu'elles s'éloignent de la jonction dermo-épidermique. Ces cellules épithéliales se chargent de kératine pour se transformer de kératinocytes basaux en kératinocytes cornés (cornéocytes). Ces derniers sont caractérisés par un cytoplasme rempli de tonofilaments et un feuillet interne épaissi. Les mélanocytes (du grec melas, noir) sont des cellules capables de synthétiser la mélanine localisée dans des granules appelés mélanosomes. La mélanine possède la propriété d'absorption des rayons UV du soleil qui n'ayant pas été réfléchis par la surface de la peau. Elle absorbe les rayonnements de 200 à 2000 nm, et protège ainsi les cellules et ses organites vitaux. Seules les cellules de Langerhans localisées au niveau de l'épiderme appartiennent au système immunitaire. Ces cellules ressemblent à la famille des cellules dendritiques, et remplissent le rôle de sentinelle au niveau de l'épiderme. Elles jouent un rôle dans l'immunité non-spécifique par présentation d'antigène phagocyté aux lymphocytes T au niveau des ganglions lymphatiques.[4] Les cellules de Merkel: sont des cellules neuro-endocrines. Elles sont impliquées dans le tact et produisent des substances neuroactives tels que le VIP ( peptide intestinal

20 Chapitre I Introduction: La peau vasoactif), la substance P[5], la somatostatine et la sérotonine. Ces molécules permettent probablement l'échange d'informations avec les neurones adjacents. I.B.1.2. ORGANISATION DE L'ÉPIDERME L'ensemble des cellules de l'épiderme est organisé en plusieurs strates. Les kératinocytes sont ainsi répartis en quatre ou cinq couches superposées, expliquant le caractère stratifié de l'épiderme (Figure.2): Le stratum basal appelé aussi couche germinative est la couche la plus profonde de l'épiderme, en contact avec la jonction dermo-épidermique. Ses kératinocytes, de forme cylindrique et perpendiculaire aux papilles dermiques, forment une couche monocellulaire. Comme la plupart des cellules, les kératinocytes sont reliés par des jonctions de types gap, canaux transmembranaires formés de molécules de connexines, qui permettent des échanges directs entre les cellules. La communication par ces jonctions joue un rôle essentiel dans le contrôle de l'homéostasie kératinocytaire, et l'apport de nutriments à l'épiderme. Le cytoplasme des kératinocytes de la couche basale est riche en organites cellulaires ainsi qu'en mélanosomes. Ces derniers, synthétisés par les mélanocytes voisins, migrent dans les kératinocytes pour se concentrer autour du noyau le protégeant ainsi en partie contre les UV. Au niveau de cette couche, le nombre de cellules germinatives est justifié par l'activité mitotique intense de ces cellules. En effet, ces kératinocytes se divisent activement, chacun donnant naissance à deux cellules filles identiques. L'une des cellules filles reste sur place pour se diviser à nouveau alors que l'autre peut suivre trois voies distinctes: rester quiescente, être rapidement éliminée par apoptose ou, pour la plupart d'entre elles, s'engager dans un processus de différentiation afin de reconstituer les couches suprabasales de l'épiderme. Le stratum spinosum ou couche épineuse est constitué d'une superposition d'environ 5 strates de kératinocytes. Volumineuses, elles ont une forme polygonale et ont tendance à s'aplatir dans les régions les plus superficielles. Ces cellules sont pourvues d'un gros noyau possédant souvent deux nucléoles. On y trouve de nombreux ribosomes impliqués dans la fabrication de la kératine. Ces cellules sont attachées par un nombre plus grand de desmosomes, ce qui leur donne une allure épineuse en observation histologique. Ces attaches desmosomiales assurent une grande cohésion entre les cellules et sont responsables, en partie, de la très grande résistance mécanique de cette couche cellulaire

21 Chapitre I Introduction: La peau Figure 2: Schéma d'une coupe transversale de l'épiderme avec ses 4 différentes couches. Et les différents stades de la différentiation des kératinocytes.1) couche basale, 2) couche granuleuse, 3) couche épineuse et 4) stratum corneum. [6] Le Stratum granulosum ou couche granuleuse est formée de 3 strates de kératinocytes aplatis, possédant un noyau ovale et dense, dont la chromatine se raréfie, de la même manière que les organites cellulaires. Au niveau cytoplasmique on trouve deux sortes de granulations: les premières sont des granulations de kératohyaline, volumineuses et basophiles, les secondes, plus petites, appelées kératinosomes ou corps lamellaires d'odland. Ces structures migrent vers la périphérie de la cellule, fusionnent avec la membrane plasmique et déversent leur contenu dans l'espace extracellulaire. Il s'agit de lipides qui vont jouer un rôle de ciment intercellulaire pour consolider, avec les desmosomes, les adhésions cellulaires. Le stratum corneum (SC) est constitué suivant la région du corps, de 4 à 20 couches de cellules aplaties et complètement kératinisées. Les kératinocytes appartenant au SC ne possédant plus de noyau, ni d'organites cytoplasmiques sont les cornéocytes. La cellule est remplie de kératine qui se présente sous forme de faisceaux de filaments enrobés dans une matrice dense inter-filamenteuse amorphe. Cette couche peut être subdivisée en deux sous-couches. Le stratum compactum, faisant suite à la couche granuleuse, est formé de cellules kératinisées étroitement soudées. Il assure la fonction barrière de l'épiderme. Les desmosomes sont remplacés par des structures très simplifiées, les cornéodesmosomes qui continuent à assurer une certaine cohésion entre les cornéocytes. On trouve dans les cornéodesmosomes des protéines spécifiques comme la cornéodesmosine. Cette strate est surmontée par une couche desquamante ou stratum disjonctum qui se trouve en surface et au niveau de laquelle les cellules

22 Chapitre I Introduction: La peau cornées subissent la desquamation. L'ensemble de ces couches épidermiques se renouvelle entièrement au bout de 30 à 45 jours, avec tout d'abord un renouvellement de cellules germinatives, puis une migration des cellules à travers l'épaisseur de l'épiderme. Le temps de transit d'un kératinocyte à travers la couche cornée est d'environ 14 jours. Dans un certain nombre de maladies, tel que le psoriasis, le temps de renouvellement de l'épiderme est considérablement diminué (8 jours). Au cours de la réépidermisation d'une plaie la migration cellulaire prend naissance au niveau de la marge épithéliale de la plaie, ainsi qu'au niveau des annexes cutanées, notamment la gaine épithéliale externe du follicule pileux et des canaux sudoripares. (cf.annexe.1) I.B.1.3. RÉGULATION DE L'HOMÉOSTASIE ÉPIDERMIQUE De nombreuses molécules, sécrétées localement ou circulantes, sont impliquées dans le contrôle de la balance prolifération / différenciation épidermique. Cette régulation fait appel en grande partie aux facteurs de croissance [7]. Il a été montré que les kératinocytes produisent des facteurs de croissance qui peuvent agir localement en activant ou en bloquant les mitoses et en régulant les programmes de différentiation. Ainsi le facteur EGF et le TGFα stimulent la prolifération et la migration des kératinocytes, notamment des kératinocytes basaux. Alors que le TGFβ inhibe la prolifération cellulaire et assure ainsi la sortie des kératinocytes du cycle cellulaire. Cette première étape est indispensable à leur entrée dans le processus de différenciation. Ce rôle est partagé par le TNFα, qui inhibe aussi la prolifération kératinocytaire et stimule la différentiation. Ceci est bien visible lors des altérations de la barrière cornée où la concentration en TNFα augmente brutalement, permettant ainsi d'induire un phénomène de réparation cornéocytaire rapide. D'autres éléments interviennent aussi dans cette homéostasie, les ions et les oligoéléments. Ainsi le calcium intervient dans la différentiation des kératinocytes. In vivo, on constate l'existence d'un gradient calcique croissant depuis les couches basales vers les couches superficielles de l'épiderme. D'autres oligo-éléments (zinc, cuivre, manganèse ), jouent un rôle anti-radicalaire et par conséquent participe à l'élimination des radicaux libres qui favorisent le vieillissement et la carcinogenèse. (Le zinc à un rôle anti-inflammatoire sur les kératinocytes. Le cuivre intervient dans la synthèse de la kératine). La régulation de la cicatrisation fait intervenir également des hormones et facteurs apparentés. Cependant à forte concentration (10-6 M), l'acide rétinoïque inhibe la différenciation épidermique, en se liant à des récepteurs nucléaires qui permettent la régulation de l'expression de gène codant pour des protéines épidermiques. De la même manière, les vitamines telle que la vitamine A qui stimulent la division mitotique ou encore la vitamine D qui inhibe la prolifération des kératinocytes et induit leur différentiation en stimulant la synthèse de kératines et l'activité transglutaminase

23 Chapitre I Introduction: La peau I.B.2. LE DERME Le derme, couche sous-jacente à l'épiderme, est innervé et très vascularisé et renferme les glandes annexes (glande sudoripares, glandes sébacées et des follicules pileux). Cette couche est ainsi divisée en deux parties: le derme papillaire (ou superficiel) riche en cellules, et en profondeur le derme réticulaire (ou profond). Ces couches sont riches en fibres (fibre de collagène et d'élastine) et représente environ 4/5 du derme. La limite entre les deux parties n'est pas toujours visible au microscope. Le derme est séparé de l'épiderme par une membrane basale, bien visible sur la coloration PAS (Periodic acid-schiff) délimitant les papilles dermiques par ses ondulations. Cette structure permet d'augmenter considérablement la surface d'échange dermo-épidermique et de s'adapter à ses étirements. La présence de replis dermoépidermique (à l'origine du réseau micro-dépressionnaire de surface) compense ainsi le peu d'élasticité de l'épiderme. I.B.2.1. CELLULES DU DERME Les cellules présentent dans le derme sont regroupées en deux groupes. Le premier est composé de fibroblastes ces cellules fusiformes dont le rôle principal est la synthèse des composantes de la matrice extracellulaire (MEC) tel que: le collagène, l'élastine, la substance fondamentale et des glycoprotéines. Le deuxième groupe est composé des cellules migratrices, impliquées dans les mécanismes de défense et de réponse immunitaire: leucocytes, mastocytes, macrophages. I.B.2.2. ORGANISATION DU DERME La Matrice ExtraCellulaire désigne tous les composants matriciels de l'espace extracellulaire de tous les tissus, dont le tissu conjonctif de la peau. Il s'agit de macromolécules produites par des cellules, et sécrétées dans l'espace extracellulaire où elles sont immobilisées par des interactions avec d'autres molécules. Le volume relatif de la MEC dans le derme reflète son rôle assez important. L'ensemble de ce réseau fibrillaire baigne dans la substance fondamentale. Les fibres sont en grande partie du type collagène ou élastine. Le rôle essentiel des 25 types de collagène est d'absorber les forces de tension. Le derme est particulièrement constitué de fibres de collagène de types I et de type III (fibres de réticuline). Les fibres d'élastine mises en évidence par la coloration d'orcéine, s'organisent en réseau. Elles sont constituées d'une protéine, l'élastine, qui possède des propriétés mécaniques exceptionnelles car elle peut s'allonger ou se rétrécir

24 Chapitre I Introduction: La peau La substance fondamentale est formée d'eau (20 à 40% d'eau totale du corps), de sels minéraux et de macromolécules tels que les glycosaminoglycanes et les glycoprotéines de structure. Le derme papillaire est formé de fibres de réticuline et de fibres élastiques lâches et fines baignant dans une substance fondamentale abondante. Une couche de derme papillaire se prolonge autour des annexes. Le derme réticulaire est un tissu conjonctif plus dense dont les fibres sont mieux organisées. Cette couche présente une épaisseur variable en fonction de l'âge (augmentation au cours de l'enfance et l'adolescence, puis stabilisation et diminution après 50 ans), et de la région (le derme du dos est plus épais que ce lui des membres). I.B.3. L'HYPODERME L'hypoderme est le tissu graisseux sous-cutané. C'est la couche la plus profonde de la peau. Il est composé de tissus conjonctifs spongieux parsemés d'adipocytes qui emmagasinent l'énergie. Ces cellules graisseuses sont groupées en un gros amas en forme de coussins. I.C. VASCULARISATION DE LA PEAU La vascularisation cutanée est très abondante et liée aux nombreuses fonctions de la peau. Elle assure non seulement l'oxygénation et la nutrition des différentes structures de la peau, mais aussi le contrôle de la thermorégulation, le maintien de la pression artérielle et de l'équilibre hydrique de l'organisme. Boucle capillaire Plexus superficiel Plexus profond Figure 3: Schéma de la vascularisation de la peau, montrant les 2 plexus et les boucles papillaire[6, 8]

25 Chapitre I Introduction: La peau L'apport du sang provient des artères sous cutanées qui cheminent en profondeur parallèlement à la surface cutanée et envoie des collatérales dans le "septa" de l'hypoderme. À la base du derme ce réseau forme le plexus profond. De ce plexus partent des artérioles plus fines qui forment au niveau de jonction du derme réticulaire et derme papillaire, le plexus superficiel. De ce dernier naissent les capillaires artériels qui se distribuent dans les papilles dermiques et se prolongent par les capillaires veineux en formant une anse capillaire. Cette circulation sanguine n'atteint pas l'épiderme, d'où sa non vascularisation. (Figure.3) La circulation veineuse est parallèle à la circulation artérielle constituant les capillaires papillaires, plexus superficiel, plexus profond, veine sous cutanée. Les vaisseaux lymphatiques ont un trajet pratiquement parallèle au réseau sanguin. Il existe un capillaire en doigt de gant au niveau de chaque papille. Cette distribution permet la mise en place d'anastomoses capables de court-circuiter une partie du réseau vasculaire. Au niveau de la peau, existent des anastomoses pré-capillaires (entre artérioles précapillaires et veinules post-capillaires) et artério-veineuses au niveau du derme. Cellesci, entouré de fibres nerveuses et musculaires lisses, forment le glomus de Masson. Lorsque les fibres musculaires sont relâchées, le glomus s'ouvre, permettant un retour rapide du sang. Enfin, la régulation du débit sanguin est assurée de façon directe par le système nerveux sympathique (dont la stimulation entraîne une vasoconstriction), et de façon indirecte par différents stimuli: mécanique (le grattage), physique (la température) ou chimique (la pression partielle en oxygène, en gaz carbonique ou le ph). I.D. INNERVATION DE LA PEAU La peau constitue l'organe du toucher, où se distinguer l'innervation sensitive et végétative. La première est formée d'un réseau dermique de fibres nerveuses et des récepteurs. Ces récepteurs sont sensibles aux stimulations mécaniques, thermiques et douloureuses. Les fibres nerveuses forment le plexus dermique profond à la jonction dermo-hypodermique et le plexus superficiel du derme papillaire et réticulaire. Les terminaisons nerveuses issues de ces plexus forment deux types de récepteurs sensoriels, libres en majorité ou encapsulés (corpuscules spécialisés, mecanothermorécepteurs). Les corpuscules les plus connus sont les corpuscules de Meissner, situés dans les papilles dermiques des zones sensibles à la friction (paume, plante, peau glabre, lèvre et organe génitaux), et les corpuscules de Pacini, stimulés par les fortes pressions, situés dans le derme profond, particulièrement au niveau des doigts (Figure.4)

DYNAMIQUE DE LA CICATRISATION NORMALE. O DEREURE Service de Dermatologie CHRU Montpellier

DYNAMIQUE DE LA CICATRISATION NORMALE. O DEREURE Service de Dermatologie CHRU Montpellier DYNAMIQUE DE LA CICATRISATION NORMALE O DEREURE Service de Dermatologie CHRU Montpellier INTRODUCTION Processus à la fois bien et trés incomplétement connu! ensemble des phénomènes de détersion, prolifération,

Plus en détail

Atelier Pansements. Hélène Bachelet Isabelle Maachi Bénedicte Schmit

Atelier Pansements. Hélène Bachelet Isabelle Maachi Bénedicte Schmit Atelier Pansements Hélène Bachelet Isabelle Maachi Bénedicte Schmit PROCESSUS DE CICATRISATION Etapes de la cicatrisation Le traitement d une plaie n est pas standardisé mais personnalisé Quelque soit

Plus en détail

Psoriasis 2005 Psoriasis Plus de 5 millions de patients souffrent de psoriasis aux USA Ils dépensent entre 1,6 et 3,2 milliards de dollars par an pour traiter leur maladie Entre 150000 et 260000 nouveaux

Plus en détail

COSMETOLOGIE. Dr Pasquini Bernadette

COSMETOLOGIE. Dr Pasquini Bernadette COSMETOLOGIE Dr Pasquini Bernadette COSMETOLOGIE ET MEDECINE Pour entretenir une peau jeune : = hygiène de vie saine et équilibrée, riche en vitamines et antioxydants, bonne hydratation per os = cosmétologie,

Plus en détail

Pathologie Générale. Pathologie Générale. Cicatrisation

Pathologie Générale. Pathologie Générale. Cicatrisation Pathologie Générale Pathologie Générale Cicatrisation Pr. A. Gérard ABADJIAN Hotel-Dieu de France Faculté de Médecine USJ 2012 Références: Robbins: Basic Pathology, 9th Ed. PP Saint-Maur: Anatomie Pathologique

Plus en détail

LES TISSUS CONJONCTIFS

LES TISSUS CONJONCTIFS LES TISSUS CONJONCTIFS UE2 Les tissus conjonctifs (TC) sont un mélange en proportion variable de : Cellules + fibres + substance fondamentale Ils permettent de faire le lien entre les tissus et les organes.

Plus en détail

BRÛLURES. Circonstances. Risques

BRÛLURES. Circonstances. Risques Les patients ne viennent consulter le généraliste que pour des brûlures limitées en étendue et douloureuses. Dans la majorité des cas, des conseils simples donnés par le généraliste sont utiles et efficaces.

Plus en détail

LE SYSTÈME TÉGUMENTAIRE ET L HOMÉOSTASIE

LE SYSTÈME TÉGUMENTAIRE ET L HOMÉOSTASIE LE SYSTÈME TÉGUMENTAIRE ET L HOMÉOSTASIE Le système tégumentaire joue un rôle essentiel dans l homéostasie; en effet, il protège le corps et contribue à sa régulation thermique. Il nous permet également

Plus en détail

LA CICATRISATION. I - Reconstitution tissulaire. Cicatrisation primaire - Cicatrisation secondaire

LA CICATRISATION. I - Reconstitution tissulaire. Cicatrisation primaire - Cicatrisation secondaire LA CICATRISATION I - Reconstitution tissulaire La cicatrisation d'une plaie est un phénomène biologique naturel. Les tissus humains et animaux sont capables de réparer des lésions localisées par des processus

Plus en détail

LA PEAU Structure et types. DR MSEDDI Madiha Service de Dermatologie Sfax

LA PEAU Structure et types. DR MSEDDI Madiha Service de Dermatologie Sfax LA PEAU Structure et types DR MSEDDI Madiha Service de Dermatologie Sfax INTRODUCTION La peau recouvre tout le corps les formes extérieures Surface (fonction: poids et taille) sujet (70 Kg - 1,70 m - 1,80

Plus en détail

POILS ET CHEVEUX. Un phanère est une production protectrice apparente de l épiderme des vertébré (poils, plume, ongles, griffes,

POILS ET CHEVEUX. Un phanère est une production protectrice apparente de l épiderme des vertébré (poils, plume, ongles, griffes, POILS ET CHEVEUX Un phanère est une production protectrice apparente de l épiderme des vertébré (poils, plume, ongles, griffes, sabots ) CARACTERISTIQUES MORPHOLOGIQUES DES POILS ET DES CHEVEUX Les cheveux

Plus en détail

Atomes. Molécules. Tissu : Cellules. Ensemble de cellules dotées d une structure et d une fonction communes. Tissus. Organes.

Atomes. Molécules. Tissu : Cellules. Ensemble de cellules dotées d une structure et d une fonction communes. Tissus. Organes. Atomes Molécules Tissu : Ensemble de cellules dotées d une structure et d une fonction communes. Cellules Tissus Organes Systèmes 1. Le tissu épithélial: Les épithéliums Membrane basale Formés de cellules

Plus en détail

La peau : enveloppe de revêtement de l'organisme. poids : 4 kg ; épaisseur : 0,5 à 5 mm. couleur : pigmentation vascularisation

La peau : enveloppe de revêtement de l'organisme. poids : 4 kg ; épaisseur : 0,5 à 5 mm. couleur : pigmentation vascularisation La peau : enveloppe de revêtement de l'organisme. poids : 4 kg ; épaisseur : 0,5 à 5 mm. couleur : pigmentation vascularisation 3 régions : * épiderme : à la surface. * derme : tissu conjonctif réseau

Plus en détail

Évaluations formatives. 1. Donnez la différence entre le système de défense spécifique et non spécifique?

Évaluations formatives. 1. Donnez la différence entre le système de défense spécifique et non spécifique? Évaluations formatives Module 1 Introduction 1. Donnez la différence entre le système de défense spécifique et non spécifique? Le système de défense spécifique est en fait le système immunitaire. C est

Plus en détail

A. GUERIN REUSSIR LA BIOLOGIE EN CAP ESTHETIQUE-COSMETIQUE

A. GUERIN REUSSIR LA BIOLOGIE EN CAP ESTHETIQUE-COSMETIQUE A. GUERIN REUSSIR LA BIOLOGIE EN CAP ESTHETIQUE-COSMETIQUE Pour bien utiliser ce livre. Au cours de la formation et lors de l'examen du CAP esthétique-cosmétique, la biologie tient une place importante.

Plus en détail

ANATOMIE PATHOLOGIQUE ET INFLAMMATION CONCEPTION D ENSEMBLE

ANATOMIE PATHOLOGIQUE ET INFLAMMATION CONCEPTION D ENSEMBLE ANATOMIE PATHOLOGIQUE ET INFLAMMATION CONCEPTION D ENSEMBLE 1. Définition L'inflammation ou réaction inflammatoire est la réponse des tissus vivants, vascularisés, à une agression. 2. Causes des réactions

Plus en détail

Les Tissus Dentaires

Les Tissus Dentaires Les Tissus Dentaires L'émail L'émail, qui recouvre les couronnes dentaires, est le tissu le plus minéralisé de l'organisme. L'émail est essentiellement constitué de cristaux d'hydroxyapatite, et dans une

Plus en détail

TECHNIQUES D AVENIR LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING

TECHNIQUES D AVENIR LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING TECHNIQUES D AVENIR Jonathan LONDNER, Aurélie HAUTIER Centre Régional de Traitement des Grands Brûlés Service de chirurgie Plastique, Hôpital de la Conception, Marseille. DIAGNOSTIC DÉTERSION BOURGEONNEMENT

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DES PLAIES CHRONIQUES DR JEAN-PAUL LEMBELEMBE GERIATRE CLINIQUE DES AUGUSTINES MALESTROIT

PRISE EN CHARGE DES PLAIES CHRONIQUES DR JEAN-PAUL LEMBELEMBE GERIATRE CLINIQUE DES AUGUSTINES MALESTROIT PRISE EN CHARGE DES PLAIES CHRONIQUES DR JEAN-PAUL LEMBELEMBE GERIATRE CLINIQUE DES AUGUSTINES MALESTROIT POINTS COMMUNS -La prise en charge est globale et interdisciplinaire. - La connaissance et la maîtrise

Plus en détail

Chapitre I La réaction inflammatoire, une manifestation de l immunité innée. - I - Approche globale des réactions immunitaires

Chapitre I La réaction inflammatoire, une manifestation de l immunité innée. - I - Approche globale des réactions immunitaires Chapitre I La réaction inflammatoire, une manifestation de l immunité innée - I - Approche globale des réactions immunitaires Mécanismes de défense de l organisme en réponse à la pénétration de microorganismes

Plus en détail

SOMMAIRE (ouvrage physiologie)

SOMMAIRE (ouvrage physiologie) SOMMAIRE (ouvrage physiologie) Partie 1 : Organisation cellulaire et tissulaire des êtres vivants Chapitre 1 : Ultrastructure des cellules humaines A définition et généralités sur la cellule B membrane

Plus en détail

L adhérence cellulaire

L adhérence cellulaire UE2 : Biologie cellulaire Migration cellulaire, domiciliation et cancer Chapitre 2 : L adhérence cellulaire Pierre CAVAILLES Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits

Plus en détail

LE PLACENTA. Arrondi ou ovalaire

LE PLACENTA. Arrondi ou ovalaire LE PLACENTA UE 8 : UNITÉ FŒTO-PLACENTAIRE I. Généralités Le placenta est une annexe fœtale indissociable de l embryon. permet la survie du blastocyste connecte physiquement et biologiquement l embryon

Plus en détail

Chapitre 2: Les mécanismes de

Chapitre 2: Les mécanismes de Chapitre 2: Les mécanismes de l immunité I-Les anticorps: agents du maintien de l intégrité du milieu extracellulaire 1- La réaction antigène- anticorps et l élimination du complexe immun Les anticorps:

Plus en détail

Mécanismes d'action de l'immunothérapie spécifique de l allergène

Mécanismes d'action de l'immunothérapie spécifique de l allergène Mécanismes d'action de l'immunothérapie spécifique de l allergène Cyrille Hoarau, Frédéric Bérard I-Introduction... 2 II-Principe et modalités de l'immunothérapie spécifique de l'allergène... 2 II-1.Principe

Plus en détail

II.5. l inflammation protumorale

II.5. l inflammation protumorale II.5. l inflammation protumorale L une de ses missions est de favoriser la reconstruction des tissus lésés. Les macrophages sécrètent des : enzymes MMP Facteurs de croissance EGF Cet aspect de l inflammation

Plus en détail

Photos des différents ingrédients

Photos des différents ingrédients 14 globules blancs (2 cuillères à soupe farine) participent à la défense contre les bactéries. plaquettes (2 cuillères à café pigment jaune) participent à la coagulation = bouchent les trous Photos des

Plus en détail

La cellule cancéreuse et son microenvironnement

La cellule cancéreuse et son microenvironnement UE 5 Cours du 8 Novembre 2012 La cellule cancéreuse et son microenvironnement I/ Cancer : Généralités Du au dérèglement de la division de quelques unes des milliards de cellules qui constituent les êtres

Plus en détail

Que sait-on déjà? Que reste-t-il encore de secret? Quelles perspectives offrent les nouveaux traitements?

Que sait-on déjà? Que reste-t-il encore de secret? Quelles perspectives offrent les nouveaux traitements? LA RECHERCHE SUR LE PSORIASIS INAUGURE UNE NOUVELLE ÈRE (*) (*) raduction d un article du docteur Wim Pollet paru dans le trimestriel Psoriant de l association belge de patients psoriasiques Psoriasis

Plus en détail

Physiologie du Muscle Strié Squelettique

Physiologie du Muscle Strié Squelettique Module Appareil Locomoteur DFGSM S4 Physiologie du Muscle Strié Squelettique «Notions de Physiologie Appliquée» Docteur Fabien PILLARD, MCU-PH Service d Exploration de la Fonction Respiratoire et de Médecine

Plus en détail

Chapitre 4 : le tissu cartilagineux

Chapitre 4 : le tissu cartilagineux Chapitre 4 : le tissu cartilagineux Les tissu cartilagineux sont des tissus conjonctifs qui sont d origine mésenchymateuse, ils sont constituées de cellules appelées les chondrocytes. Ces chondrocytes

Plus en détail

6.1.- LA CIRCULATION PULMONAIRE 6.2.- LA CIRCULATION GENERALE

6.1.- LA CIRCULATION PULMONAIRE 6.2.- LA CIRCULATION GENERALE Edwige TROHEL 1 SOMMAIRE 1.- DE QUOI EST COMPOSE LE SYSTÈME CARDIO-VASCULAIRE 2.- LE SYSTÈME CARDIO-VASCULAIRE EST SOLLICITE EN PLONGEE, POURQUOI? 3.-LE CŒUR 3.1.- DESCRIPTION et ROLE 3.2.- SON FONCTIONNEMENT

Plus en détail

La cicatrisation après lésion du tendon et de la fibre musculaire. Déductions thérapeutiques. Dr C.J.Arnal CRF Pasteur 10 000 TROYES

La cicatrisation après lésion du tendon et de la fibre musculaire. Déductions thérapeutiques. Dr C.J.Arnal CRF Pasteur 10 000 TROYES La cicatrisation après lésion du tendon et de la fibre musculaire Déductions thérapeutiques Dr C.J.Arnal CRF Pasteur 10 000 TROYES PLAN Les collagènes Le tendon, la jonction musculo-tendineuse et ostéotendineuse

Plus en détail

Tableau récapitulatif : composition nutritionnelle de la spiruline

Tableau récapitulatif : composition nutritionnelle de la spiruline Tableau récapitulatif : composition nutritionnelle de la spiruline (Valeur énergétique : 38 kcal/10 g) Composition nutritionnelle Composition pour 10 g Rôle Protéines (végétales) 55 à 70 % Construction

Plus en détail

Partie II : Maintien de l intégrité de l organisme

Partie II : Maintien de l intégrité de l organisme Partie II : Maintien de l intégrité de l organisme Chapitre I : Mécanismes de l'homéostasie Introduction : exemple de la régulation de la glycémie Chez un sujet en bonne santé, la glycémie est d environ

Plus en détail

Chapitre 4 Cycle cellulaire. Le cycle cellulaire comprend 2 périodes : L interphase, constituée de 3 phases :

Chapitre 4 Cycle cellulaire. Le cycle cellulaire comprend 2 périodes : L interphase, constituée de 3 phases : SYNTHESE Chapitre 4 Cycle cellulaire Le cycle cellulaire comprend 2 périodes : L interphase, constituée de 3 phases : G1 : phase de croissance cellulaire et d activités métaboliques normales. S : phase

Plus en détail

Prise en charge des cicatrices en Kinésithérapie

Prise en charge des cicatrices en Kinésithérapie Prise en charge des cicatrices en Kinésithérapie D.U. cicatrisation Paris 7. Mai 2012 Pr Marc REVOL Plan de la présentation Pierre Ruelle Kinésithérapeute / Orthésiste 06 Antibes 1 les différentes cicatrices

Plus en détail

Soleil et peau. UV, vieillissement & cancers cutanés. Syndicat National des Dermato-Vénéréologues avec le soutien des Laboratoires La Roche-Posay

Soleil et peau. UV, vieillissement & cancers cutanés. Syndicat National des Dermato-Vénéréologues avec le soutien des Laboratoires La Roche-Posay Soleil et peau UV, vieillissement & cancers cutanés L exposition solaire : définition Toutes les façons de recevoir les rayons du soleil sur sa peau. Pour les patients "s'exposer au soleil" = bronzage

Plus en détail

Figure 3-4 Fonction du nucléole dans la synthèse des ribosomes.

Figure 3-4 Fonction du nucléole dans la synthèse des ribosomes. III.1.6 Le Nucléole Ce sont des structures fibrillaires sphériques denses du noyau interphasique et prophasique des organismes supérieurs. Les nucléoles qui sont le site de formation des ribosomes fixent

Plus en détail

Mort cellulaire. Lara Chalabreysse

Mort cellulaire. Lara Chalabreysse Mort cellulaire Lara Chalabreysse 1 1/ Apoptose 2 Définition Forme de mort cellulaire Eliminer les cellules indésirables Étapes coordonnées programmées Gènes dédiés à cette tache Implications Développement

Plus en détail

HISTOLOGIE DU TUBE DIGESTIF (2) INDEX(Clickez sur un sujet)

HISTOLOGIE DU TUBE DIGESTIF (2) INDEX(Clickez sur un sujet) HISTOLOGIE DU TUBE DIGESTIF (2) INDEX(Clickez sur un sujet) 1) Introduction 2) Structure générale 3) Oesophage 4) Jonction oeso-gastrique 5) Estomac 6) Jonction gastro-duodénale Pressez «Page Down» pour

Plus en détail

4/5. www.physiologie.staps.univ-mrs.fr

4/5. www.physiologie.staps.univ-mrs.fr 4/5 Tissus et Organes Les Tissus Un ensemble de cellules qui ont une structure semblable et qui remplissent la même fonction constitue un tissu. Quatre tissus primaires s enchevêtrent pour former la «trame»

Plus en détail

Si active. Fragment ( si fragment ) Dans le cas de complexe, on écrit le complexe sous un seul nom. Ex : complexe des molécules 1, 4 et 2 : C 1,4,2

Si active. Fragment ( si fragment ) Dans le cas de complexe, on écrit le complexe sous un seul nom. Ex : complexe des molécules 1, 4 et 2 : C 1,4,2 Le complément I_ Généralités A. Découverte Les anticorps ont été découverts en 1890. La fixation d'anticorps ne suffit pas à détruire l'antigène. Pfeiffer et Bordet ont démontré qu'un système complémentaire

Plus en détail

Brûlures de l enfant

Brûlures de l enfant Brûlures de l enfant Epidémiologie 3 e rang des accidents de l enfant 0-4 ans ; moyenne 2 ans ; garçons +++ Etiologies Brûlures thermiques : o Ebouillantage ; projection ; immersion ; flammes, incendies,

Plus en détail

CHAPITRE 9 COMMUNICATION NERVEUSE. Le système nerveux forme dans l organisme un réseau de communication qui permet à la fois :

CHAPITRE 9 COMMUNICATION NERVEUSE. Le système nerveux forme dans l organisme un réseau de communication qui permet à la fois : CHAPITRE 9 COMMUNICATION NERVEUSE Le système nerveux forme dans l organisme un réseau de communication qui permet à la fois : De recueillir des informations en provenance de l environnement et des structures

Plus en détail

Les sens. L anatomie de l œil

Les sens. L anatomie de l œil Les sens Sens Récepteur Perceptions perçues Goût langue Saveurs (salée, sucrée, acide et amer) chaud et froid Odorat nez Odeurs et la douleur Vue yeux couleurs, relief, lignes, luminosité, mouvements et

Plus en détail

Le processus de cicatrisation cutanée apparaît lorsque la peau présente une plaie récente (plaie aigüe) ou

Le processus de cicatrisation cutanée apparaît lorsque la peau présente une plaie récente (plaie aigüe) ou D OSSIER C i c atrisation cutanée Pré-requis la coagulation sanguine la structure de la peau INTRODUCTION Le processus de cicatrisation cutanée apparaît lorsque la peau présente une plaie récente (plaie

Plus en détail

Chapitre 4. Génotype, phénotype et environnement

Chapitre 4. Génotype, phénotype et environnement Chapitre 4 Génotype, phénotype et environnement Comment s établit le phénotype macroscopique? Le phénotype ne se résume pas toujours à la simple expression du génome, les relations entre génotypes et phénotypes

Plus en détail

Résumé. Delphine Théard

Résumé. Delphine Théard Delphine Théard Département de Biologie Cellulaire, section Biologie Cellulaire des Membranes, Centre Medical Universitaire de Groningue, Université de Groningue, 9713 AV Groningue, Pays-Bas - 135 - Résumé

Plus en détail

LES JONCTIONS D ANCRAGE

LES JONCTIONS D ANCRAGE LES JONCTIONS D ANCRAGE 1. Généralités Liées au cytosquelette (microfilaments, filaments intermédiaires= FI). Connexion entre les cellules. Connexion à la matrice extracellulaire. transmission des forces

Plus en détail

traitement de la SEP *

traitement de la SEP * 4 Le traitement de la SEP * * Sclérose en plaques Cette brochure fait partie d'une série de brochures sur la Sclérose En Plaques (SEP). Bien qu'il n'existe pas à l'heure actuelle de traitement capable

Plus en détail

ITEM 201 a. LES BRULURES Pr J.P. Chavoin

ITEM 201 a. LES BRULURES Pr J.P. Chavoin ITEM 201 a LES BRULURES Pr J.P. Chavoin 1 DEFINITIONS ET CAUSES La brûlure est une destruction du revêtement cutané, voire des tissus sous-jacents, consécutive à l action d agents : - thermiques, - électriques,

Plus en détail

Machines professionnels de santé

Machines professionnels de santé Catalogue 2014 Machines professionnels de santé Adéquation s occupe de votre bien-être et de votre budget. Notre société vous assure le meilleur compromis prix/performance/service du marché car notre approvisionnement

Plus en détail

LABORATOIRE D ANALYSES DE BIOLOGIE MEDICALE. Glycémie.0.75 g/l N: 0.70 1.10 4.16 mmol/l

LABORATOIRE D ANALYSES DE BIOLOGIE MEDICALE. Glycémie.0.75 g/l N: 0.70 1.10 4.16 mmol/l La régulation de la glycémie Introduction : Qu est ce que la glycémie? Quelles sont les valeurs normales de la glycémie? Document 1: bilan sanguin d une personne non diabétique (à jeun) Docteur P Pharmacien

Plus en détail

Plan de la présentation LE LYMPHOEDÈME ET LA THÉRAPIE DÉCONGESTIVE COMBINÉE. Différentes causes provoquant un lymphoedème secondaire.

Plan de la présentation LE LYMPHOEDÈME ET LA THÉRAPIE DÉCONGESTIVE COMBINÉE. Différentes causes provoquant un lymphoedème secondaire. LE LYMPHOEDÈME ET LA THÉRAPIE DÉCONGESTIVE COMBINÉE MICHEL EID, MASSOTHÉRAPEUTE CLINIQUE DU LYMPHOEDÈME DU QUÉBEC ET PHYSIO EXTRA Plan de la présentation Définition de différents types de lymphoedème.

Plus en détail

UNIVERSITÉ DE NANTES FACULTÉ DE PHARMACIE ANNÉE 2011 N 2. THÈSE pour le DIPLÔME D ÉTAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE. par.

UNIVERSITÉ DE NANTES FACULTÉ DE PHARMACIE ANNÉE 2011 N 2. THÈSE pour le DIPLÔME D ÉTAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE. par. UNIVERSITÉ DE NANTES FACULTÉ DE PHARMACIE ANNÉE 2011 N 2 THÈSE pour le DIPLÔME D ÉTAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE par Aurélie Trochu Présentée et soutenue publiquement le 23 mars 2011 LES «ANGIOMES» ET LEURS

Plus en détail

THESE. Pour le DIPLÔME D ETAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE

THESE. Pour le DIPLÔME D ETAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE UNIVERSITE DE NANTES FACULTE DE PHARMACIE ANNEE 2004 N 30 THESE Pour le DIPLÔME D ETAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE par Mademoiselle Nathalie ORAIN ------------------- Présentée et soutenue publiquement le

Plus en détail

Stage de formation 17 & 18 mars 2014. NetBioDyn et la modélisation des réactions immunitaires. Conférences. Ateliers. Institut français de l Éducation

Stage de formation 17 & 18 mars 2014. NetBioDyn et la modélisation des réactions immunitaires. Conférences. Ateliers. Institut français de l Éducation Stage de formation 17 & 18 mars 2014 Conférences Institut français de l Éducation Ateliers École normale supérieure de Lyon (site Monod) nihil est sine ratione NetBioDyn et la modélisation des réactions

Plus en détail

L APPAREIL CIRCULATOIRE

L APPAREIL CIRCULATOIRE L APPAREIL CIRCULATOIRE L appareil circulatoire se compose de 3 grandes parties : - Le cœur - Les vaisseaux - Le sang I / Le Cœur : a) Description : Le cœur est un muscle, myocarde, gros comme un poing

Plus en détail

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE SUJET 1 La phase symptomatique du sida est caractérisée par un taux très faible de lymphocytes T cytotoxiques et de lymphocytes T4. Les patients qui rentrent

Plus en détail

28 Complément et inflammation

28 Complément et inflammation 28 Complément et inflammation Introduction Le complément est un système de protéines sériques qui comporte une trentaine de constituants, solubles et membranaires. Il est impliqué dans la réponse innée

Plus en détail

les protéines et le fonctionnement des cellules

les protéines et le fonctionnement des cellules les protéines et le fonctionnement des cellules marcel.dellanoce@free.fr 1 / 9 marcel.dellanoce@free.fr les protéines et le fonctionnement des cellules 1 assurer la structure et l'organisation des tissus

Plus en détail

INFORMATION CHAPITRE 3 GÉNÉTIQUE CE QUE JE SAIS...

INFORMATION CHAPITRE 3 GÉNÉTIQUE CE QUE JE SAIS... GÉNÉTIQUE CHAPITRE 3 INFORMATION Fœtus de trois mois (il mesure environ 10 cm). La division cellulaire est indispensable au développement embryonnaire mais aussi à la croissance de l enfant, de l'adolescent

Plus en détail

Thème Approche du monde médical

Thème Approche du monde médical La peau Structure de la peau La peau est une membrane d aspect souple et résistant. Elle est élastique et se plisse facilement. Elle recouvre totalement notre corps et elle est prolongée par des muqueuses

Plus en détail

SAÉ LES BOISSONS ÉNERGISANTES, et les effets sur les systèmes du corps humain

SAÉ LES BOISSONS ÉNERGISANTES, et les effets sur les systèmes du corps humain SAÉ LES BOISSONS ÉNERGISANTES, et les effets sur les systèmes du corps humain A) Les composants d une boisson énergisante populaire : Composition (par canette) : taurine (1000 mg), caféine (80 mg) sucre

Plus en détail

1 - GENERALITES. 2 - ÉPIDERME

1 - GENERALITES. 2 - ÉPIDERME LA PEAU. 1 - GENERALITES. Plus qu une simple enveloppe, la peau est un organe à part entière qui recouvre complètement le corps et qui possède une superficie variant entre 1,5 et 2 m 2. Selon la région

Plus en détail

Chapitre 5 La présentation du système tégumentaire

Chapitre 5 La présentation du système tégumentaire 93 Chapitre 5. La présentation du système tégumentaire Chapitre 5 La présentation du système tégumentaire I. Le système tégumentaire : des chiffres Le système tégumentaire est le système le plus étendu

Plus en détail

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SESSION 2014 SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE Série S Durée de l'épreuve : 3h30 Coefficient : 6 ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE L'usage de la calculatrice n'est pas autorisé Dès que le sujet

Plus en détail

D 0 S_20 Sommaire : Anatomie de la peau II. Epidémiologie des brûlures III. Etiologie des brûlures IV. Estimation de la gravité Complications

D 0 S_20 Sommaire : Anatomie de la peau II. Epidémiologie des brûlures III. Etiologie des brûlures IV. Estimation de la gravité Complications Référence Référence : : Version : Date : Les brûlures DOSSIER Sommaire : I. Anatomie de la peau II. III. IV. Epidémiologie des brûlures Etiologie des brûlures Estimation de la gravité V. Complications

Plus en détail

TD La régulation de la glycémie

TD La régulation de la glycémie TD La régulation de la glycémie Comme nous l avons vu dans le chapitre 1, le milieu intérieur subit en permanence des modifications dues à l activité cellulaire ou aux apports extérieurs. Cependant, un

Plus en détail

Chapitre II La régulation de la glycémie

Chapitre II La régulation de la glycémie Chapitre II La régulation de la glycémie Glycémie : concentration de glucose dans le sang valeur proche de 1g/L Hypoglycémie : perte de connaissance, troubles de la vue, voire coma. Hyperglycémie chronique

Plus en détail

Créateur de la Cosmétique Végétale ANTI-FATIGUE. Marque déposée par Yves Rocher

Créateur de la Cosmétique Végétale ANTI-FATIGUE. Marque déposée par Yves Rocher Créateur de la Cosmétique Végétale Dossier scientifique ANTI-FATIGUE Le facteur perçu par les femmes N 1: la FATIGUE. La Recherche en Cosmétique Végétale Yves Rocher a mis en lumière l importance d une

Plus en détail

LA PEAU INTRODUCTION. Biologie 6/01/09

LA PEAU INTRODUCTION. Biologie 6/01/09 LA PEAU INTRODUCTION La peau, nommé tégument, est l enveloppe qui recouvre et protège le corps humain et se continue au niveau des orifices naturels par les muqueuses. C est l organe le plus lourd et le

Plus en détail

Chapitre 3 - Mécanismes de surveillance contrôlant les transitions G1/S, G2/M et Métaphase/Anaphase

Chapitre 3 - Mécanismes de surveillance contrôlant les transitions G1/S, G2/M et Métaphase/Anaphase site ressources sciences de la vie ENS-DESCO Chapitre 3 - Mécanismes de surveillance contrôlant les transitions G1/S, G2/M et Métaphase/Anaphase L'existence de mécanismes de surveillance En plus des Cdk,

Plus en détail

L'ectoderme va faire le tour de la blastula, tandis que le mésoderme et l'endoderme vont entrer à l'intérieur par le blastopore.

L'ectoderme va faire le tour de la blastula, tandis que le mésoderme et l'endoderme vont entrer à l'intérieur par le blastopore. I_ Introduction Le revêtement cutané C'est la peau, l'organe le plus volumineux du corps, formé du derme et de l'épiderme. Son rôle est de protéger l'organisme contre des agressions biologiques et chimiques,

Plus en détail

Le Système Vasculaire

Le Système Vasculaire Le Système Vasculaire II/ Les différentes portions du système vasculaire 1. Les artères 2. Les capillaires 3. Les veines 4. Les lymphatiques : un système à part. LES ARTERES I. Anatomie des artères II.

Plus en détail

Jonctions Intercellulaires et Adhérence. Jonctions Intercellulaires et Adhérence. Organismes multicellulaires. Organismes multicellulaires

Jonctions Intercellulaires et Adhérence. Jonctions Intercellulaires et Adhérence. Organismes multicellulaires. Organismes multicellulaires Jonctions Intercellulaires et Adhérence Licence de Biologie Cellulaire (L2) Module Biologie Moléculaire de la Cellule II Arnauld Sergé Organismes multicellulaires L émergence des organismes multicellulaires

Plus en détail

Diabète et obésité. Un état qui progresse constamment

Diabète et obésité. Un état qui progresse constamment Diabète et obésité Un état qui progresse constamment Dans nos sociétés industrielles, l obésité, naguère exceptionnelle, puis plus courante, suit une telle progression qu elle pourrait bien, à terme, constituer

Plus en détail

Chapitre 3 : La réaction inflammatoire. Les inflammations. En savoir plus : Les médiateurs chimiques

Chapitre 3 : La réaction inflammatoire. Les inflammations. En savoir plus : Les médiateurs chimiques Chapitre 3 : La réaction inflammatoire. Les inflammations En savoir plus : Les médiateurs chimiques Les médiateurs de l inflammation De multiples médiateurs chimiques, provenant du plasma ou des cellules,

Plus en détail

La maladie de Huntington, une maladie du cerveau

La maladie de Huntington, une maladie du cerveau Actualités à propos de la recherche sur la maladie de Huntington. Expliqué simplement. Écrit par des scientifiques. Pour la communauté mondiale HD. La greffe de moelle osseuse dans la maladie de Huntington

Plus en détail

LES MÉCANISMES MOLÉCULAIRES DE LA CARCINOGENÈSE

LES MÉCANISMES MOLÉCULAIRES DE LA CARCINOGENÈSE LES MÉCANISMES MOLÉCULAIRES DE LA CARCINOGENÈSE TOUT D ABORD UN PETIT HISTORIQUE 1910: Peyton ROUS découvre le virus qui porte son nom 1976: les oncogènes de certains virus ont une contrepartie cellulaire

Plus en détail

Chapitre 8 : Circulation : Contrôle local du débit sanguin. Professeur Christophe RIBUOT

Chapitre 8 : Circulation : Contrôle local du débit sanguin. Professeur Christophe RIBUOT UEMPSfO - Physiologie Chapitre 8 : Circulation : Contrôle local du débit sanguin Professeur Christophe RIBUOT Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits réservés.

Plus en détail

L APPAREIL TÉGUMENTAIRE. N de TALANCE

L APPAREIL TÉGUMENTAIRE. N de TALANCE N de TALANCE Surface :2 m 2 Poids moyen :15 % de celui d un adulte 2 principaux tissus: L épiderme Le derme L hypoderme 1 STRUCTURE: Epiderme:tissu composé de multiples couches,en perpétuel renouvellement

Plus en détail

Mécanisme des réactions inflammatoires

Mécanisme des réactions inflammatoires 01/04/2014 THOMASSIN Guillaume L2 Revêtement Cutané Dr. Sophie Deplat-Jégo Relecteur 4 8 pages Revêtement cutané Mécanisme des réactions inflammatoires cutanés Mécanisme des réactions inflammatoires Plan

Plus en détail

Système non invasif innovant pour le raffermissement de la peau et la réduction de la cellulite à l aide de la technologie HF innovante TriPollar TM

Système non invasif innovant pour le raffermissement de la peau et la réduction de la cellulite à l aide de la technologie HF innovante TriPollar TM 1 Système non invasif innovant pour le raffermissement de la peau et la réduction de la cellulite à l aide de la technologie HF innovante TriPollar TM Alex Levenberg, docteur en médecine, Doctor s House,

Plus en détail

BIOLOGIE CAP COIFFURE. copyright Les Ateliers du Bien-Etre by Mme MAUCHAUSSE Sylvie

BIOLOGIE CAP COIFFURE. copyright Les Ateliers du Bien-Etre by Mme MAUCHAUSSE Sylvie BIOLOGIE CAP COIFFURE La cellule La cellule est l'élément fondamental de toute matière vivante, elle est la petite unité fonctionnelle de l'organisme et assure toutes les fonctions nécessaires au bon déroulement

Plus en détail

Hydratation : Les besoins essentiels de ma peau

Hydratation : Les besoins essentiels de ma peau Hydratation : Les besoins essentiels de ma peau Quel est votre type de peau? Peau grasse La peau grasse est caractérisée par une sécrétion importante de sébum (la substance grasse ayant pour but de protéger

Plus en détail

Les bases de la transduction du signal des lymphocytes T

Les bases de la transduction du signal des lymphocytes T Frédéric VELY frederic.vely@ap-hm.fr MCU-PH Laboratoire d Immunologie - Hôpital de la Conception Lab of NK cells and Innate Immunity - Centre d Immunologie de Marseille-Luminy Les bases de la transduction

Plus en détail

Le cancer de la peau. Causes. Symptômes. Diagnostic. Traitement. Pronostic. Une information de la Ligue suisse contre le cancer

Le cancer de la peau. Causes. Symptômes. Diagnostic. Traitement. Pronostic. Une information de la Ligue suisse contre le cancer Le cancer de la peau Causes Symptômes Diagnostic Traitement Pronostic Une information de la Ligue suisse contre le cancer Le cancer de la peau Les cancers de la peau se présentent sous diverses formes.

Plus en détail

récurent, un marché en progression!

récurent, un marché en progression! En 2013,1 Français sur 3 a + de 50 ans En 2025,1 français sur 2 aura + de 50 ans L anti-âge un besoin récurent, un marché en progression! 2 LES APPLICATIONS ESTHETIQUES DES ONDES DE CHOC STORZ MEDICAL

Plus en détail

Chapitre 2 : Organisation de la cellule

Chapitre 2 : Organisation de la cellule Partie 1 : notions de biologie cellulaire DAEU- Cours Sciences de la Nature & de la Vie- Marc Cantaloube Chapitre 2 : Organisation de la cellule La cellule est l unité de base des êtres vivants. Il existe

Plus en détail

LA DIGESTION I. L APPAREIL DIGESTIF.

LA DIGESTION I. L APPAREIL DIGESTIF. LA DIGESTION Les aliments ingérés ne peuvent être utilisés tels quels par l organisme. Ils doivent être simplifiés par l appareil digestif en nutriments assimilables, et ce au cours de la digestion. Digestion

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

Stress osmotique et activation des MAP Kinases ERK1/2 chez les hépatocytes de turbot, Scophthalmus maximus

Stress osmotique et activation des MAP Kinases ERK1/2 chez les hépatocytes de turbot, Scophthalmus maximus Stress osmotique et activation des MAP Kinases ERK1/2 chez les hépatocytes de turbot, Scophthalmus maximus : implication des voies de signalisation intracellulaire du processus de RVD. Audrey Fouchs Confrontées

Plus en détail

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus.

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus. AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne Les dons de cellules & de tissus. Introduction : Une greffe (don) de cellules consiste à administrer à un patient dont un organe vital ne fonctionne plus correctement, une

Plus en détail

BL01 : Environnement agro-industriel et cancer

BL01 : Environnement agro-industriel et cancer Note : ce document n est qu une prise de note rédigée pendant le cours de BL01. Il ne peut donc se substituer au cours d autant plus qu il est souvent incomplet (la 2 ème heure était souvent celle de la

Plus en détail

LES NEURONES : APPROCHES

LES NEURONES : APPROCHES LES NEURONES : APPROCHES STRUCTURELLE ET FONCTIONNELLE I Généralités Un neurone est une cellule dite «excitable» qui est la brique élémentaire du systèm nerveux. Ces cellules possèdent deux propriétés

Plus en détail

Module d auto-observation de la peau

Module d auto-observation de la peau Module d auto-observation de la peau Ce module d auto-observation servira de fondement aux cliniciens pour bénéficier d un apprentissage continu dans les domaines de la peau et du traitement des plaies.

Plus en détail

PEMPHIGOÏDE DES MUQUEUSES

PEMPHIGOÏDE DES MUQUEUSES PEMPHIGOÏDE DES MUQUEUSES ( pemphigoïde cicatricielle, épidermolyse bulleuse acquise, dermatose à IgA linéaire avec atteinte muqueuse) deuxième fiche d'information pour les patients Les fiches d'informations

Plus en détail

TABLEAU COMPARATIF CAP ESTHETIQUE / BAC PRO/BTS ESTHETIQUE COSMETIQUE PARFUMERIE

TABLEAU COMPARATIF CAP ESTHETIQUE / BAC PRO/BTS ESTHETIQUE COSMETIQUE PARFUMERIE TABLEAU COMPARATIF CAP ESTHETIQUE / BAC PRO/BTS ESTHETIQUE COSMETIQUE PARFUMERIE CAP BAC PRO BTS S1 - Biologie S1 - Biologie humaine appliquée C) BIOLOGIE 1. ORGANISATION GENERALE DU CORPS HUMAIN 1. Les

Plus en détail