RAPPORT D ACTIVITÉ 2013

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1 RAPPORT D ACTIVITÉ 2013

2 SOMMAIRE Activité opérationnelle Activité hors de Marseille Marseille-Provence 2013 Capitale de la Culture Le service mobile d urgence et de réanimation (SMUR) La prévention L entraînement et la formation Le bilan financier Ressources humaines Soutien des équipements en service Coopérations Préparation de l avenir La communication et les relations publiques RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 Ville de Marseille Bataillon de marins-pompiers de Marseille 9, boulevard de Strasbourg MARSEILLE Cedex 20 Téléphone : Site internet : Jean-Claude GAUDIN Ancien ministre - Maire de Marseille Sénateur des Bouches-du-Rhône Le bataillon de marins-pompiers présente cette année encore, son rapport d activité aux élus et plus généralement à l ensemble des marseillais. Il permet d apprécier tant le nombre et la diversité des interventions effectuées que l importance des moyens humains et financiers mis en place par la Municipalité pour les rendre possibles. L année 2013 a été marquée pour le bataillon, comme pour l ensemble des autres directions de la ville, par les manifestations de Marseille-Provence Les dispositifs de sécurité mis en place, à moyens constants, par les marins-pompiers ont permis à nos millions de visiteurs d apprécier dans les meilleures conditions de sécurité les spectacles, les expositions et les animations qui auront jalonné cette grande année. L année écoulée marque aussi le terme du mandat de Monsieur José Allégrini, adjoint au maire chargé du bataillon, du plan communal de sauvegarde, de la protection civile, des commissions de sécurité et de la gestion des risques. Depuis 2008, il a assumé cette charge lourde et exigeante avec rigueur et impartialité pour à la fois prévenir les sinistres et combiner au mieux la satisfaction des besoins du bataillon avec la nécessaire maîtrise de la dépense publique. Qu il soit ici remercié de son action essentielle pour la Ville et son maire. Il a accompli cette tâche en totale osmose avec les trois commandants du bataillon qui se sont succédés pendant son mandat. Le vice-amiral Jean-Michel L Hénaff, qui quittera prochainement son commandement, s est attaché à poursuivre la rationalisation de l unité tout en la modernisant, et à renforcer son rayonnement en France comme à l étranger. Enfin 2013 a vu le Parlement mettre fin à l anomalie, dénoncée de longue date, en matière de financement du bataillon. Désormais, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône participera aux côtés de l Etat et de la Communauté Urbaine au financement du service d incendie de sa ville centre. Depuis soixante quinze ans le bataillon veille sur la ville de Marseille et sur ses habitants qui, tout comme la Municipalité, lui en savent gré et le lui font savoir. Les marins-pompiers peuvent être légitimement fiers de cette confiance. Vice-amiral Jean-Michel L HÉNAFF Commandant le Bataillon de marins-pompiers de Marseille, Directeur des Services d Incendie et de Secours de Marseille L année 2013 restera longtemps, dans la mémoire des habitants et visiteurs de la Capitale Européenne de la Culture, une année singulière marquée par les manifestations qui l ont jalonnée du 12 janvier au 31 décembre. Pour le bataillon de marins-pompiers de Marseille, ce fut une année dense. Le statut de Marseille, Capitale européenne de la Culture en 2013, a engendré, d ailleurs bien avant 2013, un intense travail de préparation pour les préventionnistes du Bataillon afin que les nombreux ouvrages et monuments neufs ou rénovés comme les aménagements de l espace urbain, puissent ouvrir ou être mis en service aux dates prévues. Plus de 500 dossiers de toutes sortes ont été à ce seul titre examinés. Les manifestations sur la voie publique ont fait l objet d une planification rigoureuse en liaison avec les services de la ville, de la communauté urbaine, de l Etat, avec le concours des services publics de transport, de santé, et des associations agréées de sécurité civile. Je me félicite de la collaboration étroite entre tous les services. Six très grandes manifestations rassemblant plusieurs dizaines et parfois centaines de milliers de personnes ont fait l objet de dispositifs particuliers nécessitant jusqu à plus de 250 marins-pompiers, médecins et secouristes sur les lieux. C est une grande satisfaction de constater que tout s est parfaitement déroulé. Mais pendant la fête, la vie ordinaire continue, avec ses bonheurs et ses drames. L activité opérationnelle dans Marseille intra-muros a augmenté de 1 %, avec interventions. La baisse notable des interventions pour incendies (- 9 %) contraste singulièrement avec la hausse (+ 2,8 %) des missions à caractère sanitaire ( interventions), soit 83 % de

3 l activité dans la ville. Les prises en charge de blessés et malades, principalement à domicile, représente 85 % de ces missions, ce qui est à la fois considérable et inquiétant sur l état de santé des marseillais. Entre 2002 et 2013, elles ont crû de 35 % alors que la population marseillaise n a augmenté que de 7,8 %. Cette situation est à l évidence la combinaison de causes diverses. Mais sans mesures énergiques, les services de secours comme les urgences des hôpitaux seront bientôt asphyxiés par la demande de nos concitoyens. En 2013 le bataillon a continué de se moderniser et de préparer l avenir. L infrastructure du futur centre opérationnel a été livrée, et les travaux sur le futur système de gestion des opérations se sont activement poursuivis. Le nouveau centre opérationnel, le COSSIM 3, a été mis en service en quelques minutes dans la nuit du 18 au 19 mars 2014 sans aucune discontinuité des opérations de secours. Il est entré dans une phase de vérification de service régulier pour s assurer de son parfait fonctionnement en situation opérationnelle. Le chantier du futur centre de secours de La Valbarelle a démarré au mois de novembre. Cette nouvelle caserne devrait ouvrir au printemps Parallèlement, une augmentation progressive des effectifs est amorcée pour en assurer l armement en personnel. Le renouvellement des engins nautiques s est matérialisé par la livraison de 4 engins dont l un est capable d intervenir dans les ports sur des feux de bateaux de plaisance. Le financement du bataillon a fait l objet de débats au Parlement. La loi sur les métropoles a rendu obligatoire la participation du Conseil Général des Bouches-du-Rhône au financement du Bataillon. Le CG13 a par ailleurs contribué en 2013 au financement du futur centre opérationnel et du renouvellement de certains moyens dans le cadre de l aide de 100 M sur 3 ans accordée à la ville de Marseille. Ainsi, le Bataillon a eu l honneur de contribuer aux succès de cette année Il s attache à s adapter du mieux possible aux évolutions que connaît la ville, sans mésestimer les contraintes économiques. Pour ma part, je quitterai le commandement du bataillon l été prochain, après 3 années passionnantes au service d une ville attachante, parfois irritante, mais riche d une personnalité et de potentialités uniques. José ALLEGRINI Adjoint au maire délégué au Bataillon de marins-pompiers Livrer à la lecture, à l examen, voire à l étude un rapport d activité est toujours une épreuve... de vérité! Combien seraient en capacité d une telle transparence? Derrière les chiffres, fruits d une «éloquence objective» s articulent toutes les activités, tous les efforts, tous les dévouements qui ont fait de l année 2013 une année capitale. L accompagnement de grandes manifestations populaires, le contrôle en amont de toutes les structures qui ont permis à Marseille de revendiquer sans forfanterie le titre de «Capitale Européenne de la Culture» l accueil efficace et paisible de millions de visiteurs, amateurs d art, croisiéristes ou simples touristes ont transformé l image d une ville à laquelle on ne pardonne RIEN. Simultanément, avec un professionnalisme et un dévouement toujours reconnus, le Bataillon de marins-pompiers de Marseille a assuré ses missions «ordinaires» dont le nombre et la nature sont des indicateurs alarmants du délitement d un certain lien social et de la paupérisation caractérisée d une frange de la population à laquelle il est l une des rares institutions à tendre une main permanente et secourable. Le bataillon éteint tous les feux, y compris certains sinistres sociaux et humains qu il serait inconséquent de ne pas prendre en charge par ailleurs. Il faut reconstituer d urgence le maillage social et sociétal qui permettra à Marseille de pérenniser sa tradition d accueil, d intégration et de générosité. Il faut garantir au Bataillon de marins-pompiers de Marseille les moyens de son adaptation permanente à la gestion des risques et conserver précieusement l âme de cette unité forgée par trois quart de siècle d exigence, de dévouement et d abnégation. Je quitte la responsabilité exaltante que le Maire de Marseille m a confiée pour la durée d un mandat, enrichi d une expérience parfois tragique, toujours absorbante, astreignante mais unique. Merci le Bataillon! LE BATAILLON EN QUELQUES CHIFFRES AU 31 DÉCEMBRE Nombre d habitants de la ville de Marseille 30 Nombre de structures BMPM sur l ensemble de la zone de compétences (dont 25 centres d incendie et de secours) Nombre total de militaires au BMPM dont 160 Recrutés en Personnels civils (hors vacataires) 42 Métiers représentés 41 Nombre de délibérations votées en 2013 au cours des conseils municipaux de Marseille Supportés par la ville de Marseille issus des participations et remboursements 241 km 2 Surface totale de la ville de Marseille Nombre total d interventions pour l année Transports par carence

4 307 interventions quotidiennes, soit près d une intervention toutes les 5 minutes... L ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE 4 BILAN GÉNÉRAL DE L ACTIVITÉ EN 2013 Sur l ensemble de ses zones de compétence le Bataillon a réalisé interventions en 2013, soit une augmentation de 1,3 % de son activité opérationnelle par rapport à Le volume d appels traités par le Centre Opérationnel des Services de Secours et d Incendie de la ville de Marseille (COSSIM) est également en légère hausse (1,7 %), avec un total de appels décrochés. Origine des appels traités par le COSSIM appels autres Délai d attente avant décroché 19 s appels appels traités appels des lignes directes Temps de traitement par l opérateur 1 min 18 s appels 112 Arrivée sur les lieux Délai moyen d arrivée sur les lieux depuis l appel 9 min 22 s L ensemble de ces appels ne donne pas systématiquement lieu à une intervention des services de secours. Ainsi le rapport entre le nombre d interventions et le nombre d appels traités est d une intervention déclenchée pour un peu plus de trois appels traités. Outre les appels redondants car liés à un même sinistre ou besoin, certains appels sont soit transférés vers un autre service (Centre 15, police, etc.) soit classés sans suite lorsque la demande de secours n est pas justifiée ou ne requiert qu un simple renseignement (pharmacie de garde, plombier, serrurier, etc.). 1 BILAN PAR GRANDES CLASSES D INTERVENTION En 2013, le nombre de missions de «lutte contre les incendies» diminue légèrement. Désormais, les incendies ne représentent plus que 5 % de l activité opérationnelle du BMPM (6 % en 2012). La baisse du nombre d incendies en 2013 concerne toutes les catégories de feu et en particulier celle des «feux de végétation» (- 12 %). Plusieurs facteurs expliquent cette dernière évolution parmi lesquels la météorologie de l année avec un printemps pluvieux et un été peu venté. S agissant de la surface de végétation brûlée, elle est de 87 hectares en 2013 (3 fois supérieure à 2012). Cette augmentation est en grande partie imputable au feu de la calanque de Marseilleveyre (février 2013) qui a détruit à lui-seul 55 hectares. Il est à noter également un recul significatif des feux de véhicules (voitures et motos) ainsi que des feux de poubelles/détritus qui baissent de 10 % en La part des «interventions diverses» (reconnaissance, surveillance, etc.) décroît de 6 % par rapport à Les missions de «secours à personnes», et plus particulièrement celles catégorisées en «blessés et malades» augmentent de 4 % en 2013 (3000 interventions supplémentaires). Les «accidents de circulation» poursuivent leur baisse (- 4 % en nombre d accidents). Les accidents qui génèrent le plus de victimes sont ceux qui impliquent deux voitures ou une voiture et un deux-roues motorisé (plus de victimes pour chacun). Au final, le bilan de l année 2013 fait apparaître une inversion de tendance après cinq années de baisse consécutive du nombre d interventions. Plus de interventions supplémentaires par rapport à 2012 ont été réalisées. Le nombre important de touristes attirés par les diverses manifestations liées à l événement Marseille-Provence 2013 «Capitale de la culture» est l une des explications possibles de la hausse observée en particulier au travers de l augmentation des missions de «secours à personnes» (été et fin 2013). Mais l augmentation continue de la demande de type «secours à personnes» de la population marseillaise reste la principale cause.

5 ZOOM SUR... MARSEILLE INTRA-MUROS Dans Marseille intra-muros, interventions ont été réalisées en 2013, soit une moyenne de 282 interventions journalières interventions génèrent sorties opérationnelles d engins L analyse de l activité opérationnelle de l année 2013 fait apparaître deux périodes distinctes. Si les cinq premiers mois mettent en exergue une activité «moins intense» que lors des années précédentes (267 interventions par jour en moyenne), le mois de juin marque indéniablement le début d une inversion de tendance. Durant les 7 derniers mois de l année, la moyenne journalière atteint 293 missions. Juillet 2013 : un mois record qui a vu les marins-pompiers effectuer plus de interventions (325 missions par jour), soit un niveau jamais atteint depuis Au jour le jour : le dimanche (246 interventions en moyenne par jour) reste la journée la moins active de la semaine. Les vendredis et désormais les lundis se démarquent avec des moyennes journalières respectives de 292 et 290 interventions. 18 Répartition jounalière du nombre moyen d interventions par tranche horaire en h-01h 01h-02h 02h-03h h-04h 04h-05h 05h-06h 06h-07h 07h-08h h-09h 09h-10h 10h-11h 11h-12h 12h-13h h-14h 14h-15h 15h-16h 16h-17h 17h-18h 18h-19h 19h-20h FEUX INTERVENTIONS DIVERSES SECOURS A PERSONNES 16 20h-21h 21h-22h 22h-23h 23h-24h La plage horaire la plus «active» se situe entre 10 et 22 heures, marquée par des pics d intensité aux heures de pointe entre 12 h et 14 h et entre 17 h et 19 h (sorties d école et du travail) L ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE 5

6 ZOOM SUR... DES «MARINS DU FEU» QUI INTERVIENNENT TRÈS MAJORITAIREMENT POUR DU SECOURS À PERSONNES Répartition des interventions par catégorie sur Marseille intra-muros Nombre d interventions Evolution 2012/2013 Moyenne par jour (2013) Synthèse 2013 Blessés et malades % 200 Secours à personnes Assistance à personnes % % Accidents de circulation % 17 Feux en lieux clos % 3 Incendie Feux extérieurs % 9 5 % Feux de végétation % 3 Interventions diverses % 17 Divers SSI* et reconnaissance % % Activité de surveillance = 3 TOTAL % 282 * Sorties sans intervention L ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE 6

7 En 2000, les sorties pour «blessés et malades» représentaient un peu plus de la moitié de l activité du Bataillon. Aujourd hui, elles représentent 7 interventions sur 10. Bien que les secours à domicile restent majoritaires, les missions de secours à victimes dans les lieux et voies publics n ont jamais été aussi élevées (+ 5 % par rapport à 2012) probablement dues à l afflux touristique généré par les évènements de l année Ce sera à confirmer les années à venir. Détail des interventions «Blessés et malades» traités par les VSAV dans Marseille intra-muros (hors carence) Domicile Voie et lieu publics DÉTAILS DES INTERVENTIONS POUR «BLESSÉS ET MALADES» Pour faire face aux besoins, vingt ambulances (VSAV) sont armées en permanence (24 h/24) par 3 marinspompiers secouristes. S y aujoutent neuf ambulances supplémentaires afin d absorber l activité soutenue de la plage horaire 10 h - 22 h. Ce renforcement du dispositif est mis en place hors jours fériés du lundi au samedi. Pour mémoire, le coût annuel d une ambulance armée 24 h/24 et 7 jours/7 est estimé à (personnel, produits consommables et amortissements du véhicule et des matériels de soins). L augmentation continuelle des missions à caractère para-médical à domicile devient préoccupante (35 % de l activité totale du Bataillon dans Marseille intra-muros). Plusieurs raisons expliquent cette forte augmentation, en particulier l adéquation insuffisante du dispositif de permanence des soins, des difficultés économiques, l isolement des personnes âgées, etc. De surcroît, une partie de ces missions est demandée par le Centre 15 au Bataillon faute pour celui-ci de disposer d un nombre suffisant d ambulances privées. Ces missions ont été multipliées par 2,6 en 4 ans, passant de en 2010 à en La ville est certes indemnisée pour cette action à un tarif fixé au plan national. Il n est cependant pas représentatif des frais réellement engagés (115 remboursés au titre de la dernière révision tarifaire sur 173 dépensés, soit un déficit global de en année pleine). L ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE 7

8 ÉVÈNEMENT MARQUANT INCENDIE AU 9 RUE DU PLAN FOURMIGUIER (7 e arrondissement) L ACTIVITÉ OPÉRATIONNELLE 8 Les Faits Jeudi 19 décembre 2013 vers 13 h 25, un violent feu d appartement au dernier niveau d un immeuble qui en comporte trois mobilise d importants moyens du Bataillon. Arrivés rapidement sur les lieux, les marins-pompiers sont confrontés à un feu virulent, avec la présence possible de victimes dans l immeuble. En phase d investigation, la sécurité des intervenants est menacée par la présence d arcs électriques et un risque d effondrement d une partie de la toiture. Pour autant, l ensemble des logements accessibles est visité alors que le feu se propage dans les combles, puis à l immeuble attenant situé au numéro 8 de la rue du Chantier. En dépit de la mise en œuvre de 3 lances à débit variable, dont deux à partir des échelles aériennes déployées par le Bataillon, la partie du toit ravagée par le feu (côté rue du Plan Fourmiguier) s effondre. En parallèle de l attaque du feu, l électricité et le gaz sont coupés par les techniciens d ERDF et de GRDF. L isolement d un transformateur menacé par les eaux de ruissellement nécessite sa coupure. Cette manœuvre prive alors d énergie l ilot d habitation situé autour des bâtiments sinistrés et nécessite la mise en œuvre de moyens d éclairage mobile fournis par le Bataillon et la Protection Civile Urbaine. Afin de limiter le risque d effondrement des planchers soumis aux poids des eaux d extinction, des trouées sont effectuées, les délestant ainsi de leur charge. Une fois le feu éteint et l immeuble visité par la section cynophile pour rechercher d éventuelles victimes, le commandant des opérations de secours (COS) confirme l absence de personne sous les décombres. La nuit suivante, des rondes sont mises en place pour éviter toute reprise du feu au niveau des poutres. Le lendemain à 15 h, le dispositif de surveillance est levé. Les Moyens engagés 82 marins-pompiers, 4 fourgons d incendie (FI) et 3 échelles aériennes ont été mis en œuvre pour vaincre l incendie, sécuriser et surveiller les lieux. Le Bilan Deux appartements sont complètement détruits par l incendie et douze autres impactés par les fumées, les eaux de pluie et d extinction. La destruction d une grande partie de la toiture nécessite la prise en charge et le relogement de 22 personnes par les services de la Direction de la Gestion Urbaine de Proximité (DGUP).

9 LE GRAND PORT MARITIME DE MARSEILLE LES BASSINS OUEST Depuis 1972, une convention entre le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) et la ville de Marseille définit le cadre d emploi des marins-pompiers dans la zone des bassins Ouest «secteur extérieur» de Port de Bouc, qui compte 125 personnels. A ce titre, le Bataillon est responsable des actions de sécurité civile dans les chenaux d accès et les darses de la zone de Fos, Port de Bouc et Lavéra, ainsi que sur certains terminaux portuaires de la zone. Cette compétence est aujourd hui fixée par la loi. L activité du secteur de Port de Bouc Secours à personnes 119 Incendies 6 Divers (rondes, reconnaissances, surveillances de travaux) ZOOM SUR... LE BATEAU-POMPE LOUIS COLET : UN OUTIL DE SÉCURITÉ ET DE CONFIANCE Classé en 3 e catégorie de la marine marchande (capacité à naviguer jusqu à 20 nautiques des côtes), le Louis Colet dispose de puissants moyens d intervention : une réserve d émulseur (42 m 3 ) couplée à un système de mélange qui lui permet de projeter de la mousse sur les feux d hydrocarbures ; Performances et Lutte contre l incendie Face aux risques d incendie des navires de commerce au mouillage ou à quai ainsi que des installations portuaires et pétrochimiques des bassins ouest du premier port français, les marins-pompiers du secteur de Port de Bouc mettent en œuvre un bateau pompe de 49 mètres de long, le Louis Colet (mis en service le 9 juillet 1974). Propriété du Grand Port Maritime de Marseille, il dispose de deux pompes totalisant m 3 /h (soit 100 tonnes d eau par minute), soit une puissance équivalente à celle de 50 fourgons incendie de type FI. L activité du secteur de Marignane L AÉROPORT DE MARSEILLE-PROVENCE Secours à personnes 839 Incendies 19 Divers (rondes, reconnaissances, animaux) l ensemble des moyens nécessaires à l intervention et l investigation sur un feu de navire (échelle aérienne, bras élévateur, magasin de matériel incendie, infirmerie, diverses lances et canons spécifiques, appareils respiratoires à circuit fermé pour réaliser des investigations de longues durées en sécurité). L équipage comprend 7 marins en charge de la manœuvre du bateau-pompe et de la mise en œuvre des pompes auxquels s ajoutent jusqu à 17 marins-pompiers chargés de la lutte contre l incendie. Les installations spécifiques (cuisine, chambres et sanitaires) permettent d intervenir en totale autonomie et sur une longue durée. Depuis le 1 er janvier 1963, l Etat confie au Bataillon (secteur de Marignane) la sécurité de l aéroport de Marignane exploité par la Chambre de Commerce et d Industrie de Marseille-Provence (CCIMP). Cette mission a été confirmée par la loi du 13 août 2004 portant modernisation de la Sécurité Civile. Soixante-six marins-pompiers (qualifiés pompiers d aéroport) assurent la sécurité de la plateforme aéroportuaire, des aérogares et de ses dépendances. L ACTIVITÉ HORS MARSEILLE 9

10 MARSEILLE-PROVENCE 2013 CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE TROIS «SAISONS» POUR LES MARINS-POMPIERS Première saison «Marseille-Provence accueille le monde» du 12 janvier au 31 mai ; Deuxième saison «Marseille-Provence à ciel ouvert prend l air» du 1 er juin au 15 septembre ; Troisième saison «Marseille-Provence aux cent visages» du 15 septembre au 31 décembre. Quelques grandes manifestations MP janvier Cérémonie d ouverture 3 et 4 mai Flammes et flots 9 juin Transhumance 21 juin Concert de la fête de la musique 14 juillet Feu d artifice du 14 juillet 20 juillet Euro Pride 7 septembre Parade nautique 31 décembre 8 e Révélation du 31 décembre L ANALYSE LES RISQUES L analyse de risques liés aux différentes manifestations porte plus particulièrement sur : la sécurité du public au regard des divers aménagements (structures, scènes, etc.), du lieu concerné (densité, surface, possibilité d évacuation, capacité d un parc public à recevoir un concert, etc.) et des risques particuliers inhérents à l évènement (feux d artifices lors de la cérémonie d ouverture, animation à feux nus lors de «Flammes et Flots») ; la circulation et les accès des secours (transhumance, Euro Pride, etc.) ; le dimensionnement du dispositif prévisionnel de secours (DPS) à mettre en place durant l évènement. Toutes ces vérifications sont en premier lieu réalisées sur la base d étude de dossiers puis par des visites sur le terrain. Ces visites permettent : une analyse de chacun des lieux accueillant un évènement (structure) ; une vérification de l accessibilité pour les secours des façades d immeubles bordant les évènements ; une délivrance d attestation de solidité de chaque implantation et les vérifications des installations techniques par les organismes agréés; une dernière visite de chaque site avant la tenue de la manifestation. Lors de ce type d événement qui concentre un public important, la sécurité représente un enjeu majeur et nécessite une analyse opérationnelle (en particulier dans le domaine «secours / santé») menée en collaboration avec tous les services de l Etat, de la communauté urbaine, du conseil général et de la mairie. Cette réflexion conduit à la mise en place d une organisation spécifique à la manifestation en intégrant les capacités des différents services concernés (collectivités, Etat, associations agréées).

11 Cette démarche a permis d assurer : la sécurité de la manifestation ; une montée en puissance du dispositif de sécurité pour faire face à un afflux éventuel de victimes ; les interventions périphériques à l évènement dans des délais convenables ; la coordination des différents services concernés par la chaîne «secours / santé». LE BATAILLON ET MARSEILLE-PROVENCE 2013 Quelques chiffres liés aux évènements Marseille-Provence 2013 Capitale de la Culture Effectifs ayant contribué aux dispositifs prévisionnels de secours (DPS) Dossiers étudiés Lieux culturels et espaces publics analysés Pour les manifestations se déroulant sur la voie publique et ayant attiré plusieurs centaines de milliers de personnes, un suivi spécifique a été mis en place. Ce fut le cas pour la Cérémonie d ouverture, Flammes et Flots, la Grande transhumance, le concert de la fête de la musique, les festivités du 14 juillet, l Euro Pride, la Folle histoire des arts de la rue, Métamorphose, le tour de France, la Ville en carton et la 8 e révélation le 31 décembre (dont marins-pompiers, médecins, infirmiers et personnels de soutien du Bataillon) Emploi du Budget ( ) alloué dans le cadre des évènements liés à Marseille-Provence 2013 Alimentation 9 % Carburants 4 % Dispositifs de Premiers Secours 30 % La ville en carton Fournitures petits équipements 55 % Réparations matériels & véhicules 2 % QUELQUES DPS DÉTAILLÉS Cérémonie d ouverture Flammes et flots Transhumance Concert du 21 juin Feu d artifice du 14 juillet Euro Pride Parade nautique 8 e Révélation Public Jauge réalisée personnes (concentrées au moment des spectacles autour du Vieux-Port sur le cours d Estienne d Orves) Jauge réalisée personnes durant 4 heures Jauge réalisée personnes sur le parcours avec un point de concentration autour du Vieux-Port Jauge réalisée personnes concentrées essentiellement sur le Quai de la Fraternité Jauge réalisée personnes autour du Vieux-Port Jauge réalisée de à personnes (défilé) et personnes (plages) Jauges réalisées de personnes (parcours) et personnes (en mer) Jauge réalisée personnes Effectifs «sécurité» 400 personnes (170 BMPM, 7 PCU, 167 CRF, 56 SDIS13 et UIISC) 239 personnes (144 BMPM, 7 PCU, 84 CRF, 4 ERM) 147 personnes (87 BMPM, 60 CRF / ERM) 254 personnes (120 BMPM, 58 CRF, 10 EMC, 40 CR blanche, 26 SDIS13) 185 personnes (100 BMPM, 7 PCU, 72 CRF et 6 EMC) 542 personnes (400 BMPM, 13 CR blanche, 3 PCU, 42 CRF / EMC et 84 SDIS) 66 personnes (47 BMPM, 19 CRF / ERM) 115 personnes (67 BMPM, 3 PCU, 42 CRF, 3 EMC) MARSEILLE-PROVENCE 2013 CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE 11

12 6 728 interventions médicalisées en 2013 LE SERVICE MOBILE D URGENCE ET DE RÉANIMATION (SMUR) 12 Le Bataillon participe au Service Mobile d Urgence et de Réanimation (SMUR) de l AP-HM par la mise en œuvre de moyens en personnels et en matériels. Le BMPM fournit 3 des 6 ambulances de réanimation mises en place quotidiennement à Marseille par le SMUR avec leurs équipes médicales constituées d un médecin urgentiste, d un infirmier et d un conducteur. Ces moyens sont «régulés» par le Centre 15 du SAMU des Bouchesdu-Rhône où un médecin et un opérateur du Bataillon sont présents 24 h/24 et 7 j/7. Ce dispositif est complété par 3 moyens identiques relevant des hôpitaux de Marseille. Les trois ambulances de réanimation du Bataillon stationnent dans les CIS de Plombières (PLB), Louvain (LVN) et Endoume (END). En 2013, les ambulances de réanimation du Bataillon ont réalisé interventions (en hausse de 6,7 %) et transporté victimes (5 998 transports primaires* et 502 transports inter-hospitaliers). Ces chiffres s intègrent dans l activité «secours à personnes» du Bataillon. * Du lieu de détresse à l hôpital LES VICTIMES Répartition : 58 % d hommes et 42 % de femmes ; 58 ans : âge moyen des personnes prises en charge. Les patients de plus de 80 ans représentent un patient sur quatre ; lieux de prise en charge : domicile (62 % des interventions), milieu hospitalier (11,2 %), voie publique (10,1 %), lieux et espaces publics (5,4 %), maisons de retraite (4,8 %), autres (4,5 %) et lieux de travail (2 %). Inconnues 79 (1 %) Agressions 108 (2 %) Autolyses 149 (2 %) Accidents 650 (10 %) Répartition des circonstances Devenir immédiat des victimes prises en charge 84 % des victimes ont été transportées à l hôpital et médicalisées pour plus de la moitié ; 6 % ont été soignées sur place ; Affections médicales (85 %) 1 % a refusé les soins ou le transport vers l hôpital ; 9 % sont décédées avant l arrivée des secours ou en dépit des actions de réanimation. Répartition des interventions : 70 % entre 10 h et 22 h.

13 LES VÉHICULES MÉDICAUX SPÉCIAUX Véhicule Médical de Soutien (VMS) Le VMS est un moyen médicalisé dédié aux marinspompiers lors des interventions et au soutien médical lors des grands rassemblements de personnes. Ponctuellement, il est engagé en renfort des équipes du SMUR de la ville. VMS : Répartition des types d intervention AVP (accidents voie publique) 6 % DPS (dispositifs prévisionnels de secours) 9 % Divers 12 % Activité des équipes de réanimation du Bataillon AR PLB ZOOM SUR AR LVN AR END 300 Feux 37 % SMUR 36 % VMS Nb de sorties (6 728) Nb de victimes (6 500) La carence est avérée lorsque les transporteurs sanitaires privés sont dans l impossibilité de répondre aux demandes du SAMU - Centre 15 (pas d ambulance privée mobilisable dans des délais compatibles avec l état de santé du patient). Ce transport est alors assuré par un VSAV du Bataillon. En 2013, plus de transports par carence ont été effectués, soit une augmentation de 26 % par rapport à 2012 et % par rapport à Les transports par carence sont très fréquents le lundi, les week-ends et jours fériés et de manière générale entre 16 h et 22 h. 58 LES TRANSPORTS «PAR CARENCE» Véhicule de Détection, Identification et Prélèvement (VDIP) 269 interventions en 2013 Sur le territoire marseillais, le VDIP est déployé lors de certaines interventions pour évaluer les risques de toxicité, de pollution des eaux, identifier les agents chimiques présents dans les fumées ou ressentis dans l atmosphère et apporter une aide à la décision du commandant des opérations de secours (COS). Lié par une convention datant de 2013 avec le ministère de l Intérieur, le VDIP du Bataillon fait partie du «pool» des 5 engins de ce type mobilisables sur le territoire national lors d évènements de type NRBC-E (Nucléaire, Radiologique, Biologique, Chimique, Explosif) causés par un accident industriel ou un acte terroriste. A ce titre, l Etat a financé une partie de ses équipements. Répartition des missions effectuées par le VDIP en 2013 Odeurs suspectes 37 % Risques technologiques 13 % Evolution du nombre de transports par carence ( ) Feux 50 % JANV. MARS MAI JUIL. SEPT. NOV Répartition des carences en 2013 Source BMPM Source BMPM LE SERVICE MOBILE D URGENCE ET DE RÉANIMATION (SMUR) 13

14 PRÉVENIR Le domaine d action de la prévention englobe l ensemble des mesures propres à limiter, autant que possible, l existence d un risque et le cas échéant, à en réduire les effets. La division prévention du Bataillon de marinspompiers de Marseille est chargée d assurer la sécurité des personnes, permettre l engagement des secours dans des conditions optimales et limiter les pertes matérielles. Son domaine d action englobe les établissements recevant du public (ERP), les immeubles de grande hauteur (IGH), les bâtiments d habitation (HAB), les établissements industriels, les installations classées, les tunnels, les établissements relevant du code du travail et les aménagements sur l espace public. La division prévention représente l amiral, commandant le Bataillon, au sein du comité «Risques et urbanisme de la ville de Marseille» et dans les différentes commissions de sécurité centrale, départementale et communale. Elle anime ces deux dernières en qualité de rapporteur. Elle assure la représentation du Bataillon au sein du «Groupe d Evaluation des Implantations Illicites» (GE2I) piloté par le préfet des Bouches-du-Rhône. Elle est chargée de la gestion et du suivi de l entretien des hydrants (bouches et poteaux d incendie) installés sur la commune de Marseille, des extincteurs et des 428 robinets d incendie armés (RIA) implantés dans les bâtiments communaux. Elle procède à l étude de tous les plans de prévention des risques (PPR) et de tous les permis de construire situés en zones à risques. Elle définit les besoins en eau pour la lutte contre les incendies. DES RESPONSABILITÉS La division est chargée de la recherche des causes et circonstances d incendie (RCCI) pilotée par le ministère de la Justice. Elle est responsable de la formation en prévention et assure les présidences de jury SSIAP (personnels civils travaillant dans les Services de Sécurité Incendie et d Assistance à Personnes au sein des entreprises privées). Actions Variation Commissions départementales % LA PRÉVENTION 14 Commissions communales et comité «risques et urbanisme» % Dossiers étudiés % Réunions et études hors commissions % Visites de sites ou réunions de travail hors commissions % Nombre total de dossiers archivés % Actions de formation (en heures) % Présidences de jury SSIAP % Visites GE2I (Groupe d Evaluation des Implantations Illicites) %

15 L ACTIVITÉ EN 2013 La division a été fortement impliquée dans la préparation de l évènement Marseille-Provence 2013 «Capitale européenne de la Culture» pour lequel plus de 500 dossiers ont été étudiés et suivis. Sur le plan bâtimentaire, le Bataillon étant rapporteur de toutes les commissions de sécurité, son action a consisté à préparer les avis des commissions de sécurité et à permettre l ouverture de grands établissements recevant du public (le Mucem, le fort Saint-Jean, le FRAC, le hangar J1, le musée Longchamp, la friche Belle de Mai et la Villa Méditerranée). LES PRIORITÉS POUR 2014 Etude et suivi du chantier de la L2 ; finalisation des travaux du Stade Vélodrome ; chantier de construction du centre commercial du Prado ; réalisation de la ligne de tramway Rome / Castellane ; extension de la ligne 2 du métro ; E.R.P. I.G.H. Tunnels Espaces publics Les grands dossiers de 2013 Grandes manifestations Marseille- Provence 2013 Stade Vélodrome Hangar J1 et ses deux expositions Hôpital Européen Palais Lonchamp et l exposition «Le grand atelier du Midi» Ilot 3 de la friche Belle de Mai Mucem Pavillon M Fort Saint-Jean Villa Méditerranée Hôtel intercontinental Musée «Regards de Provence» Le FRAC (musée) Suivi post sinistre et mise en sécurité de l IGH Le Corbusier Tunnel Prado Sud Réhabilitation du tunnel du Vieux-Port Semi piétonisation du Vieux-Port Aménagement du J4 ouverture du centre commercial des «Terrasses du port» ; travaux liés au BHNS (bus à haut niveau de service) ; dossier relatif à la deuxième tranche de la piétonisation du Vieux-Port ; construction des IGH SAS Suède. LA PRÉVENTION 15

16 Former et entraîner : une mission essentielle La formation et l entraînement des marins-pompiers du Bataillon s appuient sur les référentiels «emplois formation» de la Sécurité Civile à l instar des sapeurs-pompiers. La formation initiale et continue des marins-pompiers de Marseille (MAPOM) est réalisée par l Ecole des Marins-Pompiers de la Marine (EMPM) qui forme également les marinspompiers (MARPO) des bases navales et aéronavales de la Marine nationale. L entraînement est dispensé au Centre d Entraînement aux Techniques d Incendie et de Survie (CETIS) et lors d exercices, de différents niveaux selon les buts poursuivis. Les formations de spécialité et l entraînement dispensés aux MAPOM dépendent de la division entraînement-formation du Bataillon qui dispose pour cela des agréments nécessaires délivrés par la Sécurité Civile. FORMATIONS EMPM 31 formateurs Bilan Formation Nb d élèves formés Initiale Continue Nombre de stages/cours Initiale Continue L ENTRAÎNEMENT ET LA FORMATION 16 CETIS 16 formateurs Bilan 2013 Stagiaires BMPM (formation initiale) 243 Stagiaires BMPM (recyclage) Stagiaires EMPM 767 Stagiaires extérieurs payants 801 Stagiaires extérieurs gratuits 175 BMPM 5 % Stagiaires extérieurs gratuits 4 % Stagiaires extérieurs payants 16 % EMPM 16 % Total stagiaires Jours-stagiaires Origine des stagiaires du CETIS Formation à la conduite EPTCES 5 moniteurs MAE BMPM 59 % Bilan 2013 Permis de conduire validés (VL, PL, SPL, TC) 115 Stagiaires en perfectionnement 97 Sensibilisation en sécurité routière 400 ZOOM SUR... FORMATIONS OPITO Avec l obtention de l agrément «Offshore Petroleum Industry Training Organization» (OPITO), le Bataillon (CETIS) a franchi une étape majeure dans l évolution des formations qu il dispense. En juillet 2013, il devient le premier centre francophone à acquérir cet agrément pour ses formations liées à la survie en mer. A ce jour, 135 centres de formation, répartis sur tous les continents, dispensent des formations agréées OPITO. Le CETIS est devenu le 136 e fournisseur de formation agréée (approved training provider) au standard OPITO. Le Bataillon, dispose aujourd hui de 3 des agréments gérés par OPITO : BOSIET (Basic Offshore Safety Induction & Emergency Training) : formation à la lutte contre un début d incendie et aux techniques d évacuation et de survie en mer ; FOET (Further Offshore Emergency Training) : formation à la lutte contre un début d incendie, au secours à personne et à l évacuation en urgence d un hélicoptère immergé ; HUET (Helicopter Underwater Escape Training) : évacuation en urgence d un hélicoptère immergé. Depuis l obtention de l agrément, 109 diplômes de formations OPITO ont été délivrés.

17 Formation de spécialités 220 marins-pompiers ont reçu une formation de spécialité en 2013 au travers de 23 stages organisés par le Bataillon dans les domaines d action de ses sections opérationnelles spécialisées (secours en mer, lutte contre la pollution, NRBC-E, etc.). Stages d «aguerrissement» En qualité d unité opérationnelle, le Bataillon a accueilli 456 stagiaires en 2013, des personnes extérieures (médecins et infirmiers civils et militaires, personnels de la Marine nationale et de l Armée de terre, etc.) qui prennent place à bord des moyens opérationnels (AR ou VSAV) en tant que stagiaires en «aguerrissement». Cette immersion place le stagiaire en situation d urgence qui favorise le développement de qualités nécessaires à celui-ci dans l exercice de ses futures fonctions (capacité de réaction face à un évènement imprévu, adaptation aux situations complexes et préservation du potentiel humain dans l action). Formation au secourisme 8 moniteurs La plus importante activité de formation liée aux premiers secours délivrée par le CMFTPS est générée par les marinspompiers en formation ou recyclage - issus du Bataillon ou de l EMPM (67 % du volume des formations délivrées). Une part non négligeable (31 %) est consacrée au grand public (élèves infirmiers, internes, psychologues, fonctionnaires de la ville de Marseille, etc.) en ce qui concerne la prévention et secours civiques de niveau 1. Temps de formation (journée/stagiaire) 61 % BMPM 6 % 31 % 2 % EMPM 70 % Origine des stagiaires VDM 3 % 10 % 17 % Autres ENTRAÎNEMENT 14 exercices majeurs réalisés en 2013 impliquant les grands acteurs institutionnels de la Zone de défense sud réalisés en environnement urbain, maritime ou naturel. Répartition des thèmes d exercices en 2013 Risques technologiques / NRBC-E 21 % Risques naturels 14 % Ce chiffre est en diminution par rapport à 2012 car la priorité opérationnelle a été donnée aux dispositifs prévisionnels de secours (DPS) liés à l organisation des grands évènements de Marseille-Provence Disciplines pratiquées Rugby Natation Futsal Football Escalade Judo Cross country Course d orientation Entraînement physique Entraînement physique et sportif 10 moniteurs Résultats marquants (participations individuelles ou en équipes) Rugby Club Marine vs ROYAL NAVY Championnat interarmées Championnat de France militaire 1 médaille d or et 1 d argent Champion Marine nationale Championnat de France militaire - 4 e Challenge international - 7 e Championnat de France militaire - 1 médaille d argent Championnat de France militaire 3 e masculin et 2 e féminin - Tournoi international en Tunisie Cross court hommes et femmes - 3 e par équipe - Cross long seniors et vétérans - 2 e par équipe Championnat marine 1 médaille d or en senior Championnat de France militaire Interventions sur navire 14 % Nombreuses victimes / sanitaire 14 % Le niveau de préparation physique des militaires du BMPM est mesuré par le taux de réalisation de l épreuve annuelle de Contrôle de la Condition Physique du Militaire (CCPM). Les marins-pompiers de Marseille se distinguent dans différentes disciplines sportives, tant sur le plan collectif qu individuel. Marseille/Cassis Marathon de Marseille Marathon de Paris Voile 50 participants 60 participants 1 participant 5 e Championnat marine 19 rencontres internes 803 participants BMPM APTISPORT Recyclage BNSSA Formation BNSSA 30 sessions de recrutement / 5 FCA Tunnels 37 % 60 formations 30 personnes 10 personnes 418 candidats testés L ENTRAÎNEMENT ET LA FORMATION 17

18 LES FINANCES du service d incendie et de secours Un coût de 84 par habitant pour la ville de Marseille LE BILAN FINANCIER 18 LE BUDGET EN 2013 Les dépenses du Bataillon (fonctionnement et investissement) restent contenues (+ 1,2 %, moyenne des évolutions annuelles depuis 2009 hors Marseille-Provence 2013 et reports de charges dûs au délai de déploiement du logiciel financier Pégase). A noter en 2013 : le fonctionnement (personnel et courant) comprend le budget principal, les dépenses particulières liées à l évènement Marseille-Provence 2013 Capitale de la Culture et le report lié à Pégase ; en investissement, les crédits de paiement alloués ont permis d assurer les échéances du système des alertes (Mistral) et le renouvellement du matériel Ventilation du budget Charges personnel Fonctionnement courant Investissement LES DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT EN 2013 Diminution des dépenses de fonctionnement : baisse de 1,8 % par rapport à 2012 après retraitements (Pégase et Marseille-Provence 2013) ; Répartition des dépenses hors investissements Charges à caractère général 16 % Economies réalisées par rapport à 2009 (charges à caractère général) Rémunérations et charges sociales 84 % une masse salariale contenue avec pour perspective le ralliement en trois tranches annuelles des effectifs supplémentaires (marins-pompiers) dédiés au nouveau centre d incendie et de secours (CIS) La Valbarelle ; une politique d optimisation des crédits poursuivie depuis 2009 permettant sur des postes significatifs de fonctionnement courant, de gager les évolutions dues à la dynamique spontanée de certaines dépenses (dont personnel) Carburants Missions Frais Habillement Réparations Frais de Médicaux automobiles transport externalisées Dépenses Ressources Charges personnel Ville de Marseille Remboursements de Fonctionnement courant (dont liés à Pégase et MP2013) Etat (FCTVA, TSCA, etc.) concours et prestations Investissement (dont liés à Pégase) CUMPM Conseil Général 13

19 LES DÉPENSES D INVESTISSEMENT Ont été privilégiés en 2013 : la réalisation du programme d investissement MISTRAL ( ) ainsi que les travaux d infrastructure, qu ils soient dédiés au nouveau poste de commandement COSSIM 3 ( ) ou aux travaux de rénovation des autres bâtiments du Bataillon. Un effort (7 M ) a été consenti pour le renouvellement du matériel et des véhicules vieillissants ou à la reconstitution des stocks (pièces et équipements). Répartition des investissements (CP) COSSIM 3 infrastructures, systèmes d exploitations, matériels 28 % Outillage Incendie, Matériels spécifiques et équipements opérationnels 36 % LES RESSOURCES La ville de Marseille a de nouveau mobilisé en 2013 la majorité des ressources, complétée d une part de la dotation de l Etat dans le cadre de subventions allouées au titre du Fonds de Compensation de la TVA (FCTVA) et de la Taxe Spéciale sur les Conventions d Assurance (TSCA), d autre part de la participation versée par la Communauté Urbaine de Marseille-Provence Méditerranée (CUMPM). Le remboursement de concours et de prestations fournis par le Bataillon représente de l ordre de 5 % des ressources (ascenseurs, SMUR, carences, CETIS, etc.). Suite à la loi de finance rectificative (LFR 2013), la part contributive du Conseil Général des Bouches-du-Rhône de 0,6 % en 2013, est attendue à hauteur de 6 à 7 % en Pour partie, elle financera le système Mistral et le CIS de la Valbarelle. Evolution projetée de la part contributive du Conseil Général 13 au budget du Bataillon Infrastructures, générales 11 % Matériels et mobiliers courants 25 % Investissement Fonctionnement Prévision 2014 ZOOM SUR... L ÉVOLUTION EN POURCENTAGE DE LA MISE EN CAUSE DU BATAILLON DANS LES ACCIDENTS IMPLIQUANT SES VÉHICULES (de la simple rayure, aux dégâts plus conséquents) L évolution favorable du ratio d accidents classés «à tort*» en 2013 est à mettre en perspective avec les 3,8 millions de kilomètres parcourus par l ensemble des véhicules du Bataillon A tort 50/50 A raison 74 Actions permanentes du Bataillon : un bureau contentieux qui s attache à fournir les éléments pertinents permettant à l assureur de mettre hors de cause le Bataillon dès que cela est juridiquement recevable ; une prévention des accidents de circulation qui s appuie sur des actions pédagogiques continues (pratiques et théoriques) au profit de l ensemble du personnel. * La catégorie «à tort» rassemble les accidents pour lesquels le Bataillon est pleinement responsable. LE BILAN FINANCIER 19

20 Les chiffres-clés de l année 2013 Effectifs au 31 décembre 2013 Effectifs militaires Effectifs civils hors vacataires (ETPT) Nombre de réservistes opérationnels (durée moyenne d activité de 34 jours/an) Données sur le corps social militaire du Bataillon Recrutements et départs définitifs de marins-pompiers Nombre de marins-pompiers recrutés en 2013 Nombre de départs définitifs de marins-pompiers en 2013 Provenance des marins-pompiers recrutés en 2013 (ratio région PACA / autres régions françaises) / 75 Nombre de métiers 42 Moyenne d âge 33,4 ans (hommes) 28 ans (femmes) Promotions de grade Nombre de promotions au sein des corps d officiers 31 Taux de féminisation 4,86 % (global) 1,16 % (marins-pompiers) Nombre de promotions au sein des corps de personnel non officier 490 Taux d encadrement en officiers (hors service de santé) Statut du personnel militaire (ratio militaires de carrière / militaires contractuels) Lieu de résidence du personnel militaire (ratio personnel résidant dans le département des Bouches-du- Rhône /autres départements) 3,80 % 29 / / 70 Mobilité hors BMPM (nombre de mutations) Mobilité vers le BMPM (nombre de mutations) Mobilité Mobilité géographique et fonctionnelle interne au BMPM (nombre de mouvements) Le personnel du BMPM par catégorie statutaire Service de santé 2 % RESSOURCES HUMAINES 20 Officiers (hors santé) 4 % Civils 4 % Equipages de la flotte 10 % ZOOM SUR... L ACTIVITÉ DU CENTRE DE RESSOURCES PARTAGÉES (CRP) EN 2013 Rapports au Conseil Municipal 41 Conventions préparées et suivies 14 Arrêtés municipaux préparés et suivis 3 Dossiers réels de recrutement ou de renouvellement de contrat (personnel civil) 43 Recrutements pour ordre (gardes SMUR des médecins d active, encadrants cadets, etc.) 5 Bulletins de paie préparés et liquidés (personnel civil) 934 Actes de gestion et de saisie dans le SI-RH (personnel militaire) Messages électroniques reçus et émis par le BARH* (personnel militaire) Personnels reçus par le BARH (personnel militaire) * Bureau administratif et RH en charge du personnel militaire Marins-pompiers 80 %

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