Jean-Marc Lemelin LA VIOLENCE ET SA REPRÉSENTATION. Notes de cours. Domination Détermination. Surdétermination. (sous-détermination)

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Jean-Marc Lemelin LA VIOLENCE ET SA REPRÉSENTATION. Notes de cours. Domination Détermination. Surdétermination. (sous-détermination)"

Transcription

1 Jean-Marc Lemelin LA VIOLENCE ET SA REPRÉSENTATION Notes de cours Domination Détermination Surdétermination (sous-détermination) Description Compréhension (comment) (quoi) Explication (pourquoi) Montrer Démontrer Dé/monter

2 INTRODUCTION Mouvement Violence Pouvoir Force La force est physique, animale, voire bestiale ; elle est gravitation : traction ou pulsion, attraction ou répulsion. La force est mécanique [Aristote, Archimède] ; elle est technique et dynamique [Newton, Einstein]. Dans un corps animal, elle est biologique, physiologique, musculaire. La force surdétermine le pouvoir et la violence. Le pouvoir est l exercice de la force, surtout par l État, qui peut le concentrer dans l armée, la police, la milice. Le pouvoir détermine la violence. La violence, dont le pouvoir ou le biopouvoir peut avoir le monopole, est à la fois conflit, contrainte et contact :

3 Violence Conflit Contrainte Contact [tact (toucher et doigté) et tactique] La violence fait peur et fait mal [Yves Michaud]. Dans l antagonisme, la violence domine ; elle est polémique [«polemos» : guerre] et agonique [«agon» : angoisse et agonie, lutte]. L oppression est la violence du pouvoir. La destruction est le pouvoir de la violence. Le gouvernement est la force du pouvoir. L autorité est le pouvoir de la force. L agressivité est la force de la violence. La puissance est la violence de la force. Il n y a pas de domination sans violence et pas de violence sans domination ; la domination ne se confond pas avec l autorité ou le gouvernement. La violence n est pas nécessairement l agressivité ou la cruauté (brutalité, dureté, férocité) ; c'est-à-dire que la violence peut être physique ou symbolique : l évaluation scolaire ou universitaire est symbolique

4 La violence verbale n est ni physique ni symbolique ou elle est les deux, selon les situations. Dans ce cours, il ne sera pas question de la violence naturelle (catastrophes, calamités, maladies, «loi de la jungle») et de la violence accidentelle (accidents, incidents, malchances, hasards). Il sera question de la violence volontaire ou intentionnelle, où il y a donc : 1. un bourreau : agent, sujet, 2. un acte : projet, trajet, 3. une victime : patient, objet. Mais il est vrai qu une victime peut devenir bourreau à son tour. Il y a une vérité de la violence ; elle est du côté de la victime : c est la violence de la vérité. La violence attaque le corps, d abord dans son animalité ou sa sexualité. Toutefois, ce n est pas à la victime de juger, mais à un tiers : témoin, jury ou juge ; sinon on est victime de l idéologie victimaire, qui est l idéologie religieuse du martyr : «témoin (de Dieu)». Par ailleurs, il n y a pas de vie sans violence : la violence (de la force) est l origine de la vie. Peut-être qu il n y a pas de sexualité non plus sans un minimum de violence, la sexualité ayant à voir avec et la vie et la mort : l orgasme n estil pas une «petite mort» [Georges Bataille]?

5 En outre, il n y a guère de représentation de la violence, dans l art et la littérature par exemple, sans violence de la représentation, comme nous le verrons avec Lautréamont et Aquin. Enfin, il y a technique de la violence en même temps qu il y a violence de la technique : la technique est à la fois représentée (montrée) et représentante.

6 I LA CLASSIFICATION DE LA VIOLENCE A. La violence physique Contre les choses : la propriété Contre les corps : la personne La violence symbolique Pour l évaluation culturelle Pour la sélection sociale B. La violence individuelle (privée, domestique) La violence collective (publique, étatique, institutionnelle, rituelle)

7 II LE SPECTRE DE LA VIOLENCE PHYSIQUE A. La violence carnivore : la violence contre les animaux L humain est (un) animal, mais l animal n est pas (un) humain. Chasse Pêche Domestication Élevage Abattage Combat (coqs, chiens) Course (lévriers, chevaux) Corrida (taureaux) Cirque Zoo

8 Zoophilie Cannibalisme non rituel Spécisme Il y a parfois massacre de bétail, comme en pays xhosa au Cap, en Afrique du Sud, en : bêtes ont été abattues et humais en sont morts de faim ou d épuisement. Il en a été de même lors des épidémies : «vache folle», grippe ovine ou porcine. Malheureusement, c est encore pire actuellement dans les abattoirs industriels, où l on tue même à la naissance des dizaines de millions d animaux, surtout la volaille (poussins, canettes), que l on ne mange même pas, parce qu ils n ont pas été sélectionnés pour leur chair ou parce qu ils n ont pas le foie qu il faut pour être gavés Cependant, s il n y avait pas eu la chasse et la pêche, s il n y avait pas eu la viande et le foyer pour la cuire, nous ne serions pas ici aujourd hui : Homo sapiens ne serait jamais apparu! - Mais c est un «alibi historique», selon l «animalisme» (éthique animale ou environnementale). [Nécrophilie : violence contre les cadavres]

9 B. La violence interlope (mafieuse ou autre) 1. La violence contre les choses ou les biens : Vol Violation (vandalisme, délinquance, «contrevenance») Fraude 2. La violence contre les personnes : Trafic de drogues Trafic d armes Protection Crime organisé Banditisme Gangs [Les «grands bandits» (des westerns aux films policiers) ou les tueurs en série comme Gilles de Rais sont sans doute des pervers ; c est-à-dire qu ils se considèrent au-dessus de la Loi ; ce sont des transgresseurs et ils détruisent les sociétés, alors que les obsessionnels les construisent.]

10 C. La violence quotidienne : domestique, scolaire Foyer École (bizutage : initiation) (harcèlement) D. Les violences sexuelles 1. La violence contre les enfants (violence générationnelle) Punition Coup Blessure Abus Inceste Pédérastie Pédophilie Viol Meurtre

11 2. La violence contre les femmes Misogynie Chauvinisme Machisme Sexisme Harcèlement Voyeurisme Exhibitionnisme Pornographie Délits Agressions Proxénétisme Traite Viol Meurtre 3. La violence contre les homosexuels ou les transsexuels Homophobie Transphobie Viol Meurtre Sadisme

12 E. Les violences religieuses (sectaires, rituelles) Sacrifice Inquisition Chasse aux sorcières Sectes (fondamentalisme, intégrisme) Cannibalisme rituel Rites de passage Initiations Mutilations Douleur («douleur infligée») Circoncision Excision Subincision Scarification Amputation d un doigt Limage ou arrachage de dents Perçage Tatouage Brûlure Bastonnade

13 Brimade Autres épreuves L initiation est de la torture, mais la torture n est pas de l initiation. Peine Douleur Mal (être mal, avoir mal, faire mal) (se faire mal, se sentir mal, se donner du mal) Souffrance F. Les violences politiques (étatiques ou non) et sociales 1. La violence génocidaire Génocide Tutsis Juifs (judéocide : «Shoah», «holocauste») Tsiganes Arméniens

14 Héréros Amérindiens Démocide /Politicide (URSS, Chine, Cambodge) Pogrom Massacre Carnage Antisémitisme Négationnisme 2. La violence ethnocidaire Ethnocide «nettoyage ethnique» «purification ethnique» «épuration ethnique» «ethnic cleansing» (Balkans) Nationalisme ethnique

15 3. La violence raciale Esclavage (servitude, asservissement) Afro-Américains (Non-Blancs) Lynchage Apartheid (Afrique du Sud) Ségrégation (USA) Racisme 4. La violence militaire Guerre Guerres de religions Guerre de cent ans Guerre de Trente ans Guerres mondiales Guerres Civiles Crimes de guerre Crimes contre l humanité

16 5. La violence révolutionnaire Révolution 1776 : Révolution américaine 1789 : Révolution française 1917 : Révolution soviétique 1949 : Révolution chinoise Guérilla (Bolivie, Colombie) 6. La violence contestataire Contestation Manifestation Émeute Révolte Grève Attentat Insurrection ( révolution?)

17 7. La violence policière Police Milice (Brésil) Sécurité 8. Le terrorisme ou le «terrolitarisme» Le rapt ou l enlèvement La rançon 9. La torture («douleur infligée») Torture physique (physique, physiologique) Torture psychologique («torture blanche» : sans taches ou traces) 10. La violence concentrationnaire Centres d extermination ou de mise à mort Camps de concentration Camps de réfugiés Camps de prisonniers de guerre

18 Ghettos G. Les violences juridiques ou judiciaires 1. La violence pénitentiaire Orphelinats Asiles Prisons Pénitenciers Travaux forcés 2. Le bâton ou le fouet : la flagellation 3. La peine de mort (supplice) Lapidation Crucifixion Bûcher Écartèlement (Exécution du régicide Damiens le 2 mars 1757) [voir Foucault : Surveiller et punir au début]

19 Epée Hache Guillotine Pal Fusillade (peloton d exécution) Pendaison (Potence) Injection Électrocution (chaise électrique) Asphyxie (gaz) [chambre à gaz : Zyklon B] Autres outils ou armes de meurtre : couteau, poignard, marteau, masse, grenade, bombe, fusée, torpille, poison, mains (étranglement). Meurtres : Homicide Infanticide Parricide Matricide Fratricide

20 Régicide Tyrannicide Déterminer si c est un meurtre et juger si ce meurtre est un crime : justice. H. La violence martiale : combat corps à corps Querelle Bagarre Bataille Duel Arts martiaux I. La violence sportive Le sport est la ritualisation de la violence, contrairement à la chasse (qui est une manifestation de la force) et à la guerre (qui est la concentration, l extension ou l expansion du pouvoir) ; c est-à-dire que la violence y est réglée par des normes ; mais il y a transgression des règles qui conduit à la punition ou à la suspension des acteurs (joueurs). Les spectateurs peuvent succomber à la violence du spectacle ou s abandonner au spectacle de la violence («hooligans», bandes).

21 Violence du/dans le spectacle Arène Joute Lutte Gladiateurs vs gladiateurs Esclaves de Rome Violence du rituel Affranchissement Vie ou mort Arène Corrida Combat Torero vs taureau Violence de la ritualisation Rite/mythe Cérémonie Stade Jeu Sport Joueurs (athlètes) vs joueurs USA (surtout basketball, football et boxe) Afro-Américains : descendants d esclaves Ritualisation de la violence Fortune et/ou gloire Victoire ou défaite Spectateurs Spectacle de/sur la violence

22 J. La violence médicale La violence médicale résulte de la violence scientifique, de la violence de la science. Lobotomie (en finir avec le passé) Euthanasie (en finir avec le présent) Vasectomie (en finir avec le futur) Laboratoires Prothèses Greffes d organes Chirurgie (plastique, esthétique, génitale) Transsexualisme Alors que la chirurgie plastique cherche à rétablir la nature (passée), la chirurgie génitale ou sexologique cherche à établir par la culture (future).

23 K. L autoviolence («violence affligée») Automutilation (transsexualisme, psychose, autisme) Masochisme Suicide et conduites suicidaires (alcoolisme, toxicomanie) (conduites à risques : alpinisme, parachutisme, acrobatie, vitesse) * Si la violence de la nature est exclue ici, on pourrait inclure la violence de la misère : chômage, pauvreté, famine, épidémie ; c est une violence causée par la culture.

24 Pour conclure cette section : Humanité Gestualité Oralité Animalité (sexualité) Sensibilité Entendement Imagination Action Raison Passion Nature Culture Posture Il y a donc surdétermination par l animalité ou la sexualité et donc par la castration, la finitude, la mort.

25 III LA REPRÉSENTATION DE LA VIOLENCE La violence est représentée depuis très longtemps : L art paléolitique Mobilier Immobilier Rupestre Pariétal (extérieur) (intérieur) [rochers] [grottes] L art préhistorique est peut-être structuré par deux principes : le principe femelle de vie (cueillette, femme, proie, blessure ; cheval et bison) et le principe mâle de mort (chasse, homme, prédateur, arme ; lion et ours). La scène du puits de Lascaux ( années) [Picard] L art mésolithique et néolithique (céramique, poterie) [Otte]

26 Les textes sacrés La Bible Le Coran Les Védas Religieux Profane Sacré Divin La mythologie Grecque Latine Nordique Celtique La sculpture [Giacometti, Bernier] La peinture La littérature La tragédie ne montre pas la violence ; elle la raconte.

27 La bande dessinée La musique Rock Punk Rap La performance Orlan Le cinéma Le dessin animé Il n y a pas de cinéma sans violence ; le cinéma montre ce que la tragédie ne montre pas. La presse (écrite, parlée, télévisée) La télévision Les jeux vidéo L internet La propagande peut faire passer la guerre pour du travail, c est-à-dire pour la production ou la fécondité.

28 Le sport américain (football, basketball, baseball, boxe, etc.) est un «fruit», un résidu ou un résultat de l esclavage.

29 IV L UNIVERS CONCENTRATIONNAIRE DU JUDÉOCIDE Alors que dans Les Chants de Maldoror du comte de Lautréamont et dans Neige noire d Hubert Aquin, nous avons affaire à la représentation de la violence fictionnelle, avec le judéocide, il s agit de la violence factuelle. Juifs (avec une majuscule) : peuple sémite, peuple hébreu, parlant souvent le yiddish (ashkénazes); juifs (avec une minuscule) : de religion juive ou israélite. Le judaïsme est le premier monothéisme (Abraham, Moïse) ; c est la religion du Père, alors que le christianisme est la religion du Fils. Le judéocide («Holocauste» aux États-Unis, «Shoah» en Europe) est le génocide de cinq à six millions de Juifs par les Allemands et leurs alliés pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Avant le judéocide, les Juifs ont été victimes de l antisémitisme : ils ont été les esclaves des Égyptiens, ils ont été les victimes de pogroms ou de massacres ; ils ont été entassés dans des ghettos. Les Juifs ont été accusés d avoir tué le Christ, qui était un Juif ; or, ce sont les Romains qui l ont tué sur le Golgotha, le calvaire. Au Moyen Âge, on les a accusés d empoissonner l eau des puits, d enlever de jeunes filles chrétiennes pour les sacrifier, de répandre des maladies comme la peste ou la lèpre, etc. L antisémitisme était répandu en Russie tsariste, en Europe de l Est et en Europe de l Ouest ; les Juifs ont été expulsés d Espagne en

30 1492 et refoulés en Afrique du Nord (séfarades) ou convertis (marranes). Au XXe siècle en Allemagne, les Juifs ne dépassaient pas 1% de la population. Partout dans le monde, il y en avait quinze ou seize millions, dont trois millions ou plus en Pologne, surtout à Varsovie, Cracovie et Lotz, où les nazis ont établi des ghettos. Le nazisme 1. Ses origines. Au XIXe siècle : - Empire austro-hongrois - La Prusse réunie par Bismarck : guerre entre la Prusse et la France. Au XXe siècle : - Première Guerre Mondiale : défaite - Traité de Versailles en 1919 exigeant toutes sortes de compensations / rôle du président américain Wilson - Inflation galopante - Krach de Faiblesse économique et politique de la République de Weimar, malgré sa force culturelle (Bauhaus, expressionnisme) - Opposition au communisme - Montée du sionisme

31 2. Ses composantes comme folie et violence collective :. Le parti national-socialiste (nazi) - L élite du parti : les SS ( en 1942) - La Gestapo - Les SA - Hitler, Himmler et Heydrich (éliminé en 1942). Le totalitarisme : Pays = État = parti unique ou dictature fascisme. Le nationalisme, surtout populiste [«Volk»] de l espace vital, avec l esprit guerrier de l Aryen.. Un soi-disant socialisme, qui est plutôt un capitalisme d État, comme en URSS sous Staline à la même époque.. L antisémitisme VS le «judéo-bolchévisme» Les camps Il y a eu des camps de concentration ou, tout au moins, des camps de travail en Russie au XIXe siècle : voir F. Dostoïevski Souvenirs de la maison des morts, qui est un témoignage. Ailleurs, il y avait la peine des galères (abolie en France en 1748) ou les travaux forcés. En Allemagne, les camps sont apparus en 1933, avec l arrivée de Hitler et de son parti au pouvoir, et Dachau en est le modèle ; ils ont d abord été conçus pour enfermer et isoler les adversaires du régime nazi : communistes,

32 socialistes, criminels, etc. À partir du début de la guerre en 1939, ils vont se multiplier en Allemagne et dans l Europe occupée : Pologne, Tchécoslovaquie, Autriche et France (le Struthof près de Strasbourg). Il y a une grande variation dans le nombre de détenus : quelques centaines, quelques milliers, plusieurs dizaine de milliers (plus de à Buchenwald, de 180 à à Auschwitz-Birkenau en mai 1944). Certains camps sont de véritables villes, avec des villas pour les SS et les baraques pour les prisonniers ; il y a des ateliers, un hôpital ou une infirmerie [«Revier»] et parfois même un bordel. Y régnaient la bureaucratie et la technocratie, les numéros et les statistiques, le calcul et la terreur. Si les camps de concentration n avaient pas d abord été conçus pour le judéocide, ils le sont devenus avec la «Solution Finale» du problème des Juifs en Europe, à partir de 1941 ou L organisation administrative. Himmler. Les SS. Les Kapos. Les chefs ou les doyens de blocks. Les Kommandos - Construction - Réparation des toits - Coupe du bois - Routes - Fossés et égouts - Cuisines

33 - Toilettes - Carrières - Bagages [«Canada» à Auschwitz-Birkenau] - Fausse monnaie. Les Sonderkommandos [Le nom polonais d Auschwitz est Oswiecin.] 2. Les prisonniers ou les détenus [«Verfüghar»] Les détenus étaient identifiés par des triangles de différentes couleurs. a) Avant et pendant la guerre : Allemands. Les prisonniers de droit commun ou les criminels : les Verts (souvent kapos ou informateurs). Les prisonniers politiques, surtout des communistes, ou d anciens nazis : les Rouges. Les délinquants : les Noirs. Les Témoins de Jéhovah (objecteurs de conscience, pacifistes : interdits en 1933, arrêtées en 1939) : les Violets. Les homosexuels : les Roses b) Pendant la guerre. Les prêtres polonais ( à Dachau en 1942). Les Tziganes d Europe de l Est : les Bruns. Les Juifs : les Jaunes (étoile de David + lettre identifiant la nationalité)

34 . Les prisonniers de guerre : France, Belgique, Pays Bas, Europe de l Est (Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie), Russie ( prisonniers russes éliminés en quelques mois) Que la décision ait été prise en 1941 ou en 1942, on peut considérer que la «Solution finale» des Juifs en Europe a commencé en pratique en juin 1941 avec l invasion de l URSS par l Allemagne ; avec parfois la collaboration des Ukrainiens, les groupes d intervention [«Einsatzgruppen»] ont commencé à exécuter les Juifs et les commissaires communistes derrière la Wehrmacht, l armée allemande n étant pas elle-même étrangère au judéocide ; Juifs auraient ainsi été éliminés, ce qui est plus qu à Auschwitz-Birkenau ( ) et que dans les ghettos ( ). 3. Les principaux camps Parmi les camps de concentration, Dachau, Buchenwald (avec Dora) et Sachsenhausen étaient dominés par les Rouges ; Mauthausen, Flossenbürg et Gross-Rosen étaient dominés par les Verts ; Ravensbrück était un camp de femmes, où il y avait peut-être une chambre à gaz en construction. Auschwitz-Birkenau et Maïdanek ont été des camps de concentration et d extermination. Belzec, Chelmno, Sobibor et Treblinka ont été des centres d extermination, des «centres de mise à mort» [Hilberg], en : les chambres à gaz son venues après les camions de gazage. Cette technique était venue du gazage de 60 à aliénés mentaux ou handicapés, au début de la guerre.

35 4. Le chemin de la mort La déportation des Juifs a donc connu deux trajets : un trajet direct, de la déportation aux centres d extermination, ces camps de la mort, après la confiscation des biens ; un trajet indirect, de la déportation aux camps de concentration, ces camps de travail menant - lentement ou non et avec ou sans sélection - à la chambre à gaz et aux fours. Après le regroupement dans des ghettos ou dans des stades, comme le Vélodrome d Hiver à Paris à la mi-juillet 1942 (vers Drancy), il y avait la séparation des hommes valides d un côté, des femmes, des enfants et des vieillards de l autre ; puis venait le transport : les convois de wagons à bestiaux, où étaient entassées de 60 à 80 personnes. A l arrivée à un camp comme Auschwitz-Birkenau, il était procédé au marquage, au tatouage et au rasage après la confiscation, avant l attribution des vêtements et l assignation à une baraque, puis à un kommando, où il fallait essayer d échapper à la sélection effectuée par les médecins ; les Sonderkommandos s occupaient de faire entrer les gens dans les chambres à gaz, de les sortir, d arracher les dents en or et de couper les cheveux avant de les enfourner et de disposer de leurs cendres. Enfin, à l hiver 1945, il y a eu l évacuation des camps et l élimination des plus faibles, achevés à la mitraillette sur les routes. Diviser, séparer, pour régner : mettre des prisonniers de différentes catégories, de diverses nationalités ou de diverses langues dans une même baraque pour ne pas qu ils s allient et même, au contraire, pour qu ils se combattent. Ne pas traiter les détenus comme des individus

36 humains, mais comme des animaux que l on mène à l abattoir Les chambres à gaz ont été un moyen pour les SS, ainsi épargnés d aller se battre sur le front de l Est et de risquer d y mourir, de ne plus faire face directement au meurtre, à la mort : il est plus facile de tuer à distance avec la bomme atomique à Hiroshima et à Nakazaki en août 1945, par exemple que de tuer en contact. Les nazis eux-mêmes ont pu craquer après avoir tué ; Himmler lui-même se serait évanoui après avoir assisté à une exécution ou à un gazage. Tuer n est pas la règle humaine. 5. La violence et la souffrance. La discipline en vue des humiliations. La soi-disant propreté (rasage, nettoyage). La routine (cérémonial, rituel) - Les appels - Les saluts aux SS - Les sélections en vue des transports. Le contrôle - L interception du courrier et des colis - Les fausses cartes postales - La confiscation des biens. Le travail : les kommandos «Le travail rend libre» - Le travail inutile - Le travail utile pour la guerre (Dora, mais les fusées V1 et V2 n ont guère fonctionné ou ont mal fonctionné)

37 . La misère - La soif - La faim - Le froid - Fatigue - La maladie (dysenterie, typhus transmis par les poux) - La faiblesse : les «musulmans» comme mortsvivants ou vivants-morts. La saleté et la promiscuité - La vermine (rats, poux, punaises) - La crasse, la boue, la merde, le sang - Les vêtements et les chaussures dépareillées - Les baraques surpeuplées. La brutalité - Les chiens entraînés à tuer - Les coups - Le bâton ou le fouet. La cruauté - La torture (brûlures, torsions, électrochocs) - Les expériences médicales (soi-disant scientifiques) / Stérilisation / Endurance à l eau froide / Eugénisme / Injection de virus (cancer, malaria, typhus) / drogues / Josef Mengele et les jumeaux - Les exécutions / Garrot

38 / Balle dans la nuque / Pendaison / Injection létale au Revier / Gaz et four : la machine à tuer - Les suicides sur les barbelés. Le cynisme - Les concerts - Les jeux 6. La résistance et la survivance. Ralentissement du travail. Sabotage. Révolte. Évasions. Insurrections : Sobibor, Treblinka, Birkenau, ghetto de Varsovie (avril 1943). «Organiser» : chance, vol. Les cigarettes comme monnaie. La collaboration et le mouchardage. L homosexualité Survivre pour témoigner. Témoigner pour survivre.

39 Les causes du nazisme et donc du judéocide 1. Une cause historique Chez les historiens, il y a un débat qui oppose les intentionnalistes et les fonctionnalistes. Pour l intentionnalisme, l antisémitisme est la cause de la guerre et du judéocide. L intention d exterminer les Juifs existait depuis la fondation du parti-nationaliste, depuis Mon combat d Adolf Hitler en 1925 (après le putsch raté du 9 novembre 1923 à Munich), depuis la prise du pouvoir en 1933 et a fortiori avec le début de la guerre. Il est vrai aussi qu il y a une «idéologie allemande», de l idéalisme en philosophie au romantisme en littérature, depuis au moins le XVIIIe siècle, sinon depuis la Réforme de Luther, à l effet que l Allemagne ou la Germanie avait la mission civilisatrice de sauver l Europe contre la «barbarie» de l Asie. Le nazisme serait donc passé de l euphorie de la victoire à la dysphorie de la défaite en 1942 ; à moins que la «Solution finale» n ait été décidée au contraire dans l euphorie même de la victoire à l été 1941, avec l opération Barborossa Pour le fonctionnalisme, ladite solution est un effet de la guerre et des défaites ; le génocide est le résultat de la dégringolade ou de la débandade de l Allemagne en URSS ; il est le dérapage de l appareil nazi, qui est plein d incohérences et de contradictions, d absence de décisions ou de décisions contradictoires, d intérêts contraires entre l économie de la guerre et l idéologie de la race, de luttes de

40 pouvoir (Himmler, Göring, Goebbels, etc.) autour de la personne du chef, du guide. Il faudrait voir comment se départagent ainsi les historiens selon qu ils sont Juifs ou non. 2. Une cause sociologique ou socio-historique Pour Nicos Poulantzas et le socialisme, le nazisme est l aboutissement du développement impérialiste dans une économie de guerre. Lénine avait déjà entrevu que l impérialisme conduisait à la guerre, mais cela n explique pas les camps de concentration et les centres d extermination ; c est-à-dire que même si les SS ont fait de l argent avec les camps, ceux-ci ont fini par avoir un caractère particulièrement antiproductif, destructif. Il aurait sans doute été plus productif de mieux nourrir les détenus pour les faire travailler davantage. Les intentionnalistes y verraient un argument en faveur de leur thèse : le judéocide n était pas un moyen mais une fin, le but de la guerre. 3. Une cause psycho-historique Pour Wilhem Reich, qui a essayé de concilier Marx et Freud, il s agit de la dérive des masses, qui s identifient à un chef, au guide, au Führer. On ne saurait minimiser la forte personnalité et la figure charismatique d Adolf Hitler [Kershaw] ; mais seul, il n aurait rien pu faire et il avait déjà raté son coup d État avant de se retrouver en prison. La folie individuelle ne peut expliquer la folie collective, même s il n y a pas de violence collective sans violence individuelle. S il n y avait pas eu la

41 collaboration des Allemands et d autres peuples (les Polonais, les Ukrainiens, les Lituaniens, les Roumains, les Français, les Hongrois), les nazis n auraient pas pu déporter et exterminer les Juifs : quand Adolf Eichmann est arrivé à Budapest en 1944 pour procéder à la déportation de 300 ou Juifs hongrois en quelques mois, il n avait avec lui que 250 SS 4. Une cause psycho-religieuse Pour Robert Lifton, qui s inspire librement de Freud, il s agit avec le nazisme d une nouvelle religion, de la sécularisation de la religion pour contrecarrer l angoisse de la mort et aspirer à l immortalité ; il s agirait du double caractère de la pulsion de mort. Lifton a analysé des témoignages et il a rencontré des médecins nazis qui, d un côté ont soigné, de l autre ont torturé ou expérimenté ; il en conclut que ces bourreaux souffrent d un dédoublement de personnalité ou d une personnalité double : de la main droite, ils font le bien ; de la main gauche, ils font le mal. Ils sont donc psychotiques, comme Hitler, Staline ou Mao Pour Patrick Bruneteaux, qui s inspire de Lifton, de la théorie de la civilisation de Norbert Elias et de nombreux témoignages de rescapés, il s agit d un dédoublement institutionnel et individuel, le «dédoublement négatif» étant celui des bourreaux dans les camps : des sadiques aspirant à la divinité et à l éternité - le Reich de mille ans! Selon lui, c est le même dédoublement chez les tueurs en série, les guerriers colonisateurs, les minorités racistes comme le KKK et les maniaques ou les fanatiques des faits divers

42 Éric Michaud, lui, considère le nationalsocialisme comme un «national-christianisme» s opposant à un christianisme universel et le Führer étant un Christ, un Messie, un Sauveur ; il s agit donc de dépasser le christianisme (la civilisation) pour surpasser le judaïsme (la barbarie), ainsi trépassé : dépasser la civilisation même par la culture [«Kultur»]. Pour Hitler, il s agissait d opposer l obsession des «fondateurs de culture» (les Aryens ou l Esprit : le peuple, la race - le visible), qui sont des architectes et des artistes ou des créateurs en leur souveraineté spirituelle, à la perversion des «destructeurs de culture» (les Juifs ou le Père : l anti-peuple, l anti-race - l invisible), qui sont des iconoclastes en leur souveraineté matérielle, en se fondant sur la technique des «porteurs de culture» (les Chrétiens ou le Fils), qui sont des iconolâtres ou des (re)producteurs en leur fécondité - même si ce ne sont que des «peuples inférieurs» (humbles ou soumis, tout au plus fiers) Le Reich de mille ans : le nouveau millénarisme indoeuropéen s incarne dans une «Communauté d artistes soldats travailleurs» (soit les trois fonctions ou les trois ordres de ladite civilisation indo-européenne : la guerre, la souveraineté et la fécondité) et les cortèges de l art, la pureté de l art égalant la pureté de la race et l image se substituant au langage ou le visible au lisible ; le langage est ainsi éconduit à son essence qui est le contact de la voix : l interjection, l exclamation, le cri l invective, qui est la voie de Hitler. En les termes de la psychanalyse, cela signifie : élever une obsession au rang d une religion, une religion individuelle au rang d obsession

43 collective, dans la «constante négation de toute perte de l objet aimé». Dans l esthétisation de la politique, par la propagande et par l art, par la photographie et le cinéma, par la peinture et la sculpture, Hitler et Himmler - qui étaient loin d être beaux - considéraient que les Juifs étaient laids, comme leurs costumes et leurs coutumes, et qu ils ne pouvaient donc pas représenter le bien et la beauté de l enfance et des jeunes filles blondes, car le beau est le bien (selon Amos Shouv et Michel Prazan). 5. Une cause «pédagogique» Selon Alice Miller, il n y a pas lieu de chercher les sources ou les racines de la violence dans un instinct agressif (inné) ou dans une pulsion de mort (enquise/conquise), mais plutôt dans l éducation (acquise/requise), dans la pédagogie, qu elle qualifie de «pédagogie noire», où on enseigne aux parents comment et pourquoi punir les enfants ou aux instituteurs comment contrôler les élèves : les enfants qui sont victimes de sévices ou de châtiments corporels à la maison ou à l école deviennent des bourreaux à leur tour. Selon elle, toutes les victimes ne deviennent pas des bourreaux, mais tous les bourreaux ont été des victimes. La «pédagogie noire» enseigne la haine, qui conduit à la colère et à la violence. Elle parle de Jurgen Bartsch ( ), qui serait un nouveau Gilles de Rais et qui a tué au moins quatre enfants quand il avait entre seize et dix-neuf ou vingt ans : des infanticides d une extrême violence avec jouissance sexuelle ; il aurait voulu en tuer une centaine. En 1971, il a

Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement

Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement Chanson : Nuit et brouillard de Jean Ferrat http://www.youtube.com/watch?v=94yoxycqo6s

Plus en détail

I) La politique nazie d extermination

I) La politique nazie d extermination I) La politique nazie d extermination La Seconde guerre mondiale a été marquée par l extermination de 10 millions de personnes par les nazis. Les Juifs en particulier ont été les victimes d un génocide

Plus en détail

CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème

CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème LE NAZISME (1933-1945) DU TRAITE DE VERSAILLES A L ARRIVEE D HITLER AU POUVOIR PAGES 4-5 Comment Mussolini, nouveau dirigeant de l Italie est-il mis en valeur

Plus en détail

Glossaire 3 : 3 Ressources :

Glossaire 3 : 3 Ressources : Le vocabulaire concernant l extermination des Juifs d Europe par les nazis Le régime nazi a, de 1941 à 1945, mis en œuvre sa décision planifiée de destruction des populations juives d Europe. L objectif

Plus en détail

MAUS par Art SPIEGELMAN

MAUS par Art SPIEGELMAN HISTOIRE DES ARTS MAUS par Art SPIEGELMAN I. IDENTIFIER ET PRESENTER L ŒUVRE L œuvre présentée ici est une bande-dessinée intitulée Maus, l intégrale, un survivant raconte réalisée par Art Spiegelman en

Plus en détail

Dossier VI. Le XX ème siècle et le monde actuel (1 ère partie) Questions appelant des réponses concises

Dossier VI. Le XX ème siècle et le monde actuel (1 ère partie) Questions appelant des réponses concises 1 Dossier VI Le XX ème siècle et le monde actuel (1 ère partie) Questions appelant des réponses concises A/ Les guerres au XX ème siècle 1 La Première Guerre mondiale (la «Grande Guerre») a) Quelles sont

Plus en détail

III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides?

III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides? III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides? Dans les régions occupées par l URSS, des divisions SS les Einsatzgruppen) massacrent systématiquement les Juifs à partir de 1941. Ils sont gazés

Plus en détail

L antisémitisme et les premières actions contre les juifs

L antisémitisme et les premières actions contre les juifs L idéologie nazie Basée sur l idée d une race aryenne supérieure, l idéologie nazie s imposera à tous les niveaux dans l état allemand. Le parti nazi se base sur toute une série de principes. L ensemble

Plus en détail

La IIe Guerre mondiale, une guerre d anéantissement et génocides Introduction : «radicalisation de la violence» une guerre d anéantissement

La IIe Guerre mondiale, une guerre d anéantissement et génocides Introduction : «radicalisation de la violence» une guerre d anéantissement H2.1 : Guerres mondiales et espoirs de paix. La II e Guerre mondiale, une guerre d anéantissement et génocides. Introduction : Si la 1 ère guerre mondiale fut la première guerre totale, la 2 ème GM, par

Plus en détail

Chapitre 4 LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Chapitre 4 LA SECONDE GUERRE MONDIALE Chapitre 4 LA SECONDE GUERRE MONDIALE Pourquoi la Seconde guerre mondiale est-elle une guerre d anéantissement? I. Un affrontement planétaire A. Les grandes phases de la guerre ...................... 1

Plus en détail

Fiche de travail n 1 : la mise en place des régimes totalitaires (corrigé)

Fiche de travail n 1 : la mise en place des régimes totalitaires (corrigé) Fiche de travail n 1 : la mise en place des régimes totalitaires (corrigé) Activité n 1 : compléter la chronologie en s appuyant sur les extraits de K7 vidéo Le MONDE L URSS L Italie L Allemagne 1914 Début

Plus en détail

La Seconde Guerre mondiale : guerre d anéantissement et génocide des Juifs et des Tziganes.

La Seconde Guerre mondiale : guerre d anéantissement et génocide des Juifs et des Tziganes. Première S, histoire LMA, 2011-2012 Thème 2 La guerre au XXe siècle Question 1 Guerres mondiales et espoirs de paix Cours 2 La Seconde Guerre mondiale : guerre d anéantissement et génocide des Juifs et

Plus en détail

27 janvier 2015 Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l Humanité

27 janvier 2015 Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l Humanité Monsieur le Maire, Eric LEJOINDRE Mesdames et Messieurs Les enseignants et représentants de l Education Nationale Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants d associations patriotiques Mesdames

Plus en détail

Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) Dates : 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche

Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) Dates : 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche Septembre 1939 : début de la deuxième guerre mondiale Anschluss : annexion

Plus en détail

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important?

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important? Pages 77-78. Passage en italique. «Je crois devoir attirer votre attention sur le fait qu en exécution des ordres reçus du commandeur des SS, les arrestations ont été opérées uniquement par la police française

Plus en détail

Où et quand cette photo a-t-elle été prise? Comment le devinez-vous?

Où et quand cette photo a-t-elle été prise? Comment le devinez-vous? Les textes de l exposition «Dictature et démocratie» et le questionnaire pédagogique sont assez longs. Nous vous conseillons donc de répartir les fiches de travail entre vos élèves et de mettre les réponses

Plus en détail

La politique d'extermination nazie. Les ghettos

La politique d'extermination nazie. Les ghettos La politique d'extermination nazie Les ghettos Le regroupement des Juifs dans les ghettos (ici : le ghetto de Varsovie) Vivre dans le ghetto de Varsovie Les plus pauvres ne pouvaient se protéger du froid

Plus en détail

CHAPITRE 2 La Seconde Guerre mondiale : Guerre d anéantissement et génocide des juifs et des Tziganes.

CHAPITRE 2 La Seconde Guerre mondiale : Guerre d anéantissement et génocide des juifs et des Tziganes. CHAPITRE 2 La Seconde Guerre mondiale : Guerre d anéantissement et génocide des juifs et des Tziganes. INTRODUCTION ET RAPPELS Comme la Première Guerre mondiale, la seconde est une Guerre Totale qui implique

Plus en détail

Dans nos classes. La Résistance et la Déportation dans les manuels. Classe de troisième. Les leçons : Collection. Auteurs (sous la direction de)

Dans nos classes. La Résistance et la Déportation dans les manuels. Classe de troisième. Les leçons : Collection. Auteurs (sous la direction de) Dans nos classes La Résistance et la Déportation dans les manuels Classe de troisième Les leçons : Belin, avril 2003. Eric Chaudron, Remy Knafou. Leçons La 2 guerre mondiale. * Les grandes phases de la

Plus en détail

La seconde guerre mondiale

La seconde guerre mondiale CM2 Découverte du monde Histoire Compétences : La violence du XXe siècle : les deux conflits mondiaux La seconde guerre mondiale - À partir de l étude de cartes et de documents statistiques, comprendre

Plus en détail

COMPTE RENDU DU STAGE ACADEMIQUE AU MEMORIAL DE LA SHOAH A PARIS ET A CRACOVIE (I)

COMPTE RENDU DU STAGE ACADEMIQUE AU MEMORIAL DE LA SHOAH A PARIS ET A CRACOVIE (I) COMPTE RENDU DU STAGE ACADEMIQUE AU MEMORIAL DE LA SHOAH A PARIS ET A CRACOVIE (I) du 11 au 14 février 2010 G. Sabatier, Lycée Claude Fauriel et IUFM de Saint-Etienne (42) L objectif de ce compte-rendu

Plus en détail

27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste

27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste 27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste "Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli" (Elie Wiesel) Quand ils ont arrêté les communistes,

Plus en détail

C était la guerre des tranchées

C était la guerre des tranchées C était la guerre des tranchées Jacques Tardi Format 23,2 x 30,5 cm 128 pages C et album consacré, comme son titre l indique, à la vie dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale est constitué

Plus en détail

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS?

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? Pourquoi vivons-nous des émotions? Voilà une excellente question! Avez-vous pensé: «Les émotions nous rendent humains» ou : «Elles nous permettent de sentir ce qui

Plus en détail

1 ère partie - Avant la libération, le contexte historique

1 ère partie - Avant la libération, le contexte historique A l'est - En janvier 1944, débute l'offensive soviétique qui entraîne la retraite de la Wehrmarcht de ses alliés. En juillet 1944, l'armée rouge, désormais supérieure en effectifs et en armements, pénètre

Plus en détail

Thème 3 : La Seconde Guerre mondiale, une guerre d anéantissement (1939-1945)

Thème 3 : La Seconde Guerre mondiale, une guerre d anéantissement (1939-1945) Proposition de mise en œuvre des nouveaux programmes d histoire-géographie en 3 ème 2 ème partie : guerres mondiales et régimes totalitaires (1914-1945) Thème 3 : La Seconde Guerre mondiale, une guerre

Plus en détail

TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS. Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale

TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS. Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale Qu est-ce que ce film nous apprend sur l évolution de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale en France?

Plus en détail

De l Etat français à la IVème République (1940-1946)

De l Etat français à la IVème République (1940-1946) De l Etat français à la IVème République (1940-1946) Introduction : Présentation de la défaite : -En juin 1940, la chute de la IIIème République (1875-1940) accompagne la déroute militaire. -Le 10 juillet

Plus en détail

HISTOIRE / FRANCAIS CYCLE 3 TITRE : L UNION FAIT LA FORCE (1915), LA FRANCE ET SES ALLIÉS

HISTOIRE / FRANCAIS CYCLE 3 TITRE : L UNION FAIT LA FORCE (1915), LA FRANCE ET SES ALLIÉS HISTOIRE / FRANCAIS CYCLE 3 TITRE : L UNION FAIT LA FORCE (1915), LA FRANCE ET SES ALLIÉS DOCUMENT : 1979. 29489 (1). «L'Actualité. L'union fait la force. Jeu stratégique». Sans éditeur. Vers 1915. PLACE

Plus en détail

Chronologie comparée de la Shoah

Chronologie comparée de la Shoah Chronologie comparée de la Shoah Cadre général Le sort des Juifs en Europe En France 1933 1933 1933 30 janvier : Adolf Hitler chancelier 1 avril : journée de boycott des magasins juifs 7 avril : révocation

Plus en détail

L'Holocauste. Table des matières. L Holocauste : aperçu

L'Holocauste. Table des matières. L Holocauste : aperçu L'Holocauste Table des matières The Holocaust: Theme Overview 1 Objets personnels Helena Zaleska 2 Auschwitz-Birkenau, 1944 3 Étoile de David 4 Gobelet de métal 5 Chaussure d enfant 6 L Holocauste : aperçu

Plus en détail

Dr Marcel Tenenbaum rescapé de la Shoah

Dr Marcel Tenenbaum rescapé de la Shoah D ix questions à Dr Marcel Tenenbaum rescapé de la Shoah La Caserne Dossin en bref... La Caserne Dossin est située à Malines en Belgique. C est à cet endroit que l on regroupa les Juifs de ce pays avant

Plus en détail

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir Annie Claude Sortant-Delanoë L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir À sa naissance, l enfant est un organisme dont le cri exprime un besoin. Ce cri n a aucune intention de signification.

Plus en détail

II. La mise en place d un régime totalitaire, fasciste et raciste. 1. Comment Hitler met en place un État totalitaire et raciste?

II. La mise en place d un régime totalitaire, fasciste et raciste. 1. Comment Hitler met en place un État totalitaire et raciste? II. La mise en place d un régime totalitaire, fasciste et raciste 1. Comment Hitler met en place un État totalitaire et raciste? Extrait du film de propagande réalisé par Leni Riefenstahl, Le Triomphe

Plus en détail

Ancienne gare de déportation de Bobigny. Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales 05.12.2012

Ancienne gare de déportation de Bobigny. Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales 05.12.2012 Ancienne gare de déportation de Bobigny Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales 05.12.2012 Sommaire : 1. Bobigny, une gare entre Drancy et Auschwitz 2. Après la guerre,

Plus en détail

Présentation du DVD Une petite fille privilégiée Un témoignage de Francine Christophe Une histoire dans l Histoire

Présentation du DVD Une petite fille privilégiée Un témoignage de Francine Christophe Une histoire dans l Histoire Présentation du DVD Une petite fille privilégiée Un témoignage de Francine Christophe Une histoire dans l Histoire Ce témoignage de Francine Christophe, expérience douloureuse d une partie de sa vie, «croise»

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

TESMOING Le spectre du témoignage

TESMOING Le spectre du témoignage Jean-Marc Lemelin TESMOING Le spectre du témoignage De la violence ESSAI 6 avril 6 août 2013 9 août - 8 octobre 2013 1 SOMMAIRE INTRODUCTION I) LE TÉMOIGNAGE : L ARCHIGENRE Les spectres Les récits de survie

Plus en détail

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Ecole d Application STURM Janvier-Février 2012 CM2 Salle 2 Mme DOUILLY DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Sujet proposé par les élèves et choisi par la majorité. 1 ère séance : définitions et explications Réflexion

Plus en détail

CORRECTION BREVET BLANC 2015 PREMIER PARTIE/HISTOIRE

CORRECTION BREVET BLANC 2015 PREMIER PARTIE/HISTOIRE CORRECTION BREVET BLANC 2015 PREMIER PARTIE/HISTOIRE 1/ en 1804 2/ le second empire 3/JULES FERRY 4/régime de Vichy : 1940/1944 La collaboration caractérise ce régime. Par exemple, la milice française

Plus en détail

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle CONTRE-VALEURS 7 octobre 2014 Les contre-valeurs représentent ce que l on cherche à fuir. Elles nous motivent négativement en ce sens où elles incarnent des situations que nous évitons ou que nous cherchons

Plus en détail

Épreuves du concours

Épreuves du concours Épreuves du concours 1. Quelle est l épreuve écrite d admissibilité? 2. Quelle est l épreuve orale d admission? 3. Quel est le programme des épreuves? Les épreuves de sélection du concours d entrée en

Plus en détail

Ne vas pas en enfer!

Ne vas pas en enfer! Ne vas pas en enfer! Une artiste de Corée du Sud emmenée en enfer www.divinerevelations.info/pit En 2009, une jeune artiste de Corée du Sud qui participait à une nuit de prière a été visitée par JésusChrist.

Plus en détail

LES MECANISMES DE DEFENSE

LES MECANISMES DE DEFENSE LES MECANISMES DE DEFENSE Table des matières Table des matières 3 I - GENERALITES, DEFINITION 7 A. GENERALITES, DEFINITION...7 II - LES PRINCIPAUX MECANISMES DE DEFENSE 9 A. le refoulement :...9 B. la

Plus en détail

Les 100 plus belles façons. François Gagol

Les 100 plus belles façons. François Gagol Les 100 plus belles façons d'aimer François Gagol Les 100 plus belles façons d Aimer François Gagol François Gagol, 2003. Toute reproduction ou publication, même partielle, de cet ouvrage est interdite

Plus en détail

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Sarah CAILLOT, Psychologue Réseau Breizh IMC- Pôle MPR St-Hélier (Rennes)- Journée Inter-régionale

Plus en détail

«La prison est la seule solution pour préserver la société.»

«La prison est la seule solution pour préserver la société.» «La prison est la seule solution pour préserver la société.» Nous n enfermons rien d autre en prison qu une partie de nous-mêmes, comme d autres abandonnent sur le bord de la route leurs souvenirs encombrants

Plus en détail

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent 1 Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent Mini livre gratuit Sherpa Consult Bruxelles, Mai 2012 Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction

Plus en détail

CONCOURS DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION 2 005

CONCOURS DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION 2 005 CONCOURS DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION 2 005 Le Comité creusois du concours de la Résistance et de la Déportation se propose, cette année encore, de vous aider à préparer le concours dont le thème

Plus en détail

De la discrimination à l extermination

De la discrimination à l extermination De la discrimination à l extermination La crise des années trente a réveillé en France l antisémitisme qui sommeillait depuis l affaire Dreyfus. Les groupes d extrême-droite mènent des campagnes dont la

Plus en détail

Brève histoire de l Holocauste aux Pays-Bas

Brève histoire de l Holocauste aux Pays-Bas Brève histoire de l Holocauste aux Pays-Bas La présence juive aux Pays-Bas En 1579, l abolition de l Inquisition par la République hollandaise fait de ce pays une terre d accueil par excellence pour les

Plus en détail

Souvenir de la nuit du 4 1

Souvenir de la nuit du 4 1 SUJET COMPLET NOUVEAU BREVET 2 : SOUVENIR DE LA NUIT DU 4 1 / 5 Souvenir de la nuit du 4 1 Conforme aux nouvelles dispositions de l épreuve du nouveau brevet des collèges [...] Est-ce que ce n est pas

Plus en détail

COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION

COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION Stephen Wang COMMENT DÉCOUVRIR SA VOCATION Mariage, sacerdoce, vie consacrée, diaconat permanent, célibat «Petits Traités Spirituels» Série III «Bonheur chrétien» éditions des Béatitudes Ava n t-p r o

Plus en détail

CONTACT: Donald Lehr The Nolan/Lehr Group FOR RELEASE: (212) 967-8200 / mob +1 (917) 304-4058 Wednesday, March 11, 2015

CONTACT: Donald Lehr The Nolan/Lehr Group FOR RELEASE: (212) 967-8200 / mob +1 (917) 304-4058 Wednesday, March 11, 2015 CONTACT: Donald Lehr The Nolan/Lehr Group FOR RELEASE: (212) 967-8200 / mob +1 (917) 304-4058 Wednesday, March 11, 2015 dlehr@templetonprize.org 10:30 AM GMT (London) www.templetonprize.org 6:30 AM EDT

Plus en détail

Communiqué de presse. Les Voies de la Liberté. Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc

Communiqué de presse. Les Voies de la Liberté. Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc Les Voies de la Liberté Du 15 septembre 2015 au 28 mai 2016 Communiqué de presse Mémorial de la Shoah, CDLV82017 Le Mémorial En 2009,

Plus en détail

LA SOUFFRANCE DU MALADE EN FIN DE VIE. LES COMPORTEMENTS FACE A LA PERTE : vécu de la mort

LA SOUFFRANCE DU MALADE EN FIN DE VIE. LES COMPORTEMENTS FACE A LA PERTE : vécu de la mort LA SOUFFRANCE DU MALADE EN FIN DE VIE LES COMPORTEMENTS FACE A LA PERTE : vécu de la mort relation SRLF Paris, 11-12-13 mai C.LE BRIS BENAHIM Psychothérapeute - Formatrice Quimper CHIC Comment le vécu

Plus en détail

Juifs de Salonique en 1917

Juifs de Salonique en 1917 Témoignage de Mada adame ATTAS-DECALO Nous avons rencontré Madame Estelle DECALO, Estelle ATTAS de son nom de jeune fille, à son domicile de la rue de Grézan à Nîmes, le 9 juin 2009. Âgée de 88 ans, Madame

Plus en détail

Action de l UE : défendre les droits des victimes

Action de l UE : défendre les droits des victimes défendre les droits des victimes Quel est le problème? Chaque année dans l UE, plus de 75 millions de personnes sont victimes de délits graves et 40 000 meurent dans des accidents de la route. Ces événements

Plus en détail

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? Source: DUMONT, Nicole. Femmes d aujourd hui, Vol. 1 No. 8., janvier 1996. On dit de certaines personnes qu elles n ont pas de tête ou qu elles n ont pas de

Plus en détail

J ai droit, tu as droit, il/elle a droit

J ai droit, tu as droit, il/elle a droit J ai droit, tu as droit, il/elle a droit Une introduction aux droits de l enfant Toutes les personnes ont des droits. Fille ou garçon de moins de 18 ans, tu possèdes, en plus, certains droits spécifiques.

Plus en détail

LES BASES DE LA MÉTAPSYCHOLOGIE

LES BASES DE LA MÉTAPSYCHOLOGIE Chapitre 1 LES BASES DE LA MÉTAPSYCHOLOGIE I. RAPPEL THÉORIQUE Le terme Métapsychologie désigne le cadre théorique que Freud a élaboré et enrichi tout au long de sa vie. La métapsychologie constitue la

Plus en détail

RENCONTRES EFFRAYANTES

RENCONTRES EFFRAYANTES RENCONTRES EFFRAYANTES Vampire ou loup-garou? Un frisson me saisit soudain, non pas un frisson de froid, mais un étrange frisson d angoisse. Je hâtai le pas, inquiet d être seul dans ce bois, apeuré sans

Plus en détail

Éléments des crimes *,**

Éléments des crimes *,** des crimes *,** * Note explicative: La structure des éléments des crimes de génocide, des crimes contre l humanité et des crimes de guerre suit celle des dispositions correspondantes des articles 6, 7

Plus en détail

DISCOURS MADAME SIMONE VEIL. Présidente de la FONDATION POUR LA MEMOIRE DE LA SHOAH

DISCOURS MADAME SIMONE VEIL. Présidente de la FONDATION POUR LA MEMOIRE DE LA SHOAH DISCOURS DE MADAME SIMONE VEIL Présidente de la FONDATION POUR LA MEMOIRE DE LA SHOAH Athènes, le 30 janvier 2006 Journée nationale à la mémoire des héros et des martyrs de l Holocauste en Grèce Monsieur

Plus en détail

CHAP. I : LA PREMIÈRE GUERE MONDIALE, VERS UNE GUERRE TOTALE (1914-1918)

CHAP. I : LA PREMIÈRE GUERE MONDIALE, VERS UNE GUERRE TOTALE (1914-1918) FICHE DE PRÉSENTATION DE LA LEÇON PARTIE I : GUERRES MONDIALES ET RÉGIMES TOTALITAIRES CHAP. I : LA PREMIÈRE GUERE MONDIALE, VERS UNE GUERRE TOTALE (1914-1918) Pourquoi dit-on de la Première Guerre mondiale

Plus en détail

03 Contexte historique

03 Contexte historique 03 Contexte historique Samuel Robitchek, sa femme Ida, Mitzie Sicher et son mari Ernest posent devant le magasin de Samuel Robitchek, dans les années 1920. République Tchèque. Les communautés juives avant

Plus en détail

Extrait de l'ouvrage Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. éditions A.Pedone EAN 978-2-233-00653-0 AVANT-PROPOS

Extrait de l'ouvrage Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. éditions A.Pedone EAN 978-2-233-00653-0 AVANT-PROPOS Extrait de l'ouvrage Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. éditions A.Pedone EAN 978-2-233-00653-0 AVANT-PROPOS «Charbonnier est maître chez soi. Nous traiterons comme nous l'entendons nos

Plus en détail

Kétèls Sophie 6LS Le 10 février 2010 Van Melkebeke Mary 6LG3. Le génocide des Hereros

Kétèls Sophie 6LS Le 10 février 2010 Van Melkebeke Mary 6LG3. Le génocide des Hereros Le génocide des Hereros 1 Introduction Avant de commencer à parler du génocide des Hereros, peut-être vaudrait-il la peine de définir ce qu est un génocide. Un génocide vise à l'extermination d une minorité

Plus en détail

Le Journal d Anne Frank. De Julian Y. Wolf et Nagaoka Akiyoshi 1999. France/Grande-Bretagne/Irlande/Japon. 89 min. Animation. Couleurs.

Le Journal d Anne Frank. De Julian Y. Wolf et Nagaoka Akiyoshi 1999. France/Grande-Bretagne/Irlande/Japon. 89 min. Animation. Couleurs. Le Journal d Anne Frank De Julian Y. Wolf et Nagaoka Akiyoshi 1999. France/Grande-Bretagne/Irlande/Japon. 89 min. Animation. Couleurs. En juin 1942, Anne Frank fête ses 13 ans à Amsterdam. Son père lui

Plus en détail

C est quoi l intimidation?

C est quoi l intimidation? C est quoi l intimidation? Définition de l intimidation (Olweus, 1996) : «Un élève est intimidé ou victimisé lorsqu il est exposé de façon répétée et soutenue à des gestes négatifs de la part d un ou de

Plus en détail

AZ A^kgZi Yj 8^idnZc

AZ A^kgZi Yj 8^idnZc Bienvenue à l âge de la majorité! l État vous présente vos droits et devoirs ainsi que les principes fondamentaux de la République à travers «Le Livret du Citoyen» Nom... Prénom... Date de naissance...

Plus en détail

SÉNAT PROPOSITION DE LOI

SÉNAT PROPOSITION DE LOI N 711 SÉNAT SECONDE SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2009-2010 Enregistré à la Présidence du Sénat le 15 septembre 2010 PROPOSITION DE LOI visant à limiter la production de viande provenant d animaux abattus

Plus en détail

LA RESPONSABILITE DES DIRIGEANTS CLAP SUD-OUEST/VA

LA RESPONSABILITE DES DIRIGEANTS CLAP SUD-OUEST/VA LA RESPONSABILITE DES DIRIGEANTS RESPONSABILITE PEDAGOGIQUE JURIDIQUE MORALE CIVILE PENALE ETHIQUE TRIBUNAUX TRIBUNAUX MORALE CIVILS REPRESSIFS - Conscience du devoir - Instance - Police - Grande Instance

Plus en détail

Révision de l ombudsman du texte sur le camp d extermination nazi de Sobibor en Pologne, diffusé au Téléjournal le 30 novembre 2009.

Révision de l ombudsman du texte sur le camp d extermination nazi de Sobibor en Pologne, diffusé au Téléjournal le 30 novembre 2009. Révision de l ombudsman du texte sur le camp d extermination nazi de Sobibor en Pologne, diffusé au Téléjournal le 30 novembre 2009. SOMMAIRE Un plaignant estime que le Téléjournal du 30 novembre a commis

Plus en détail

HARCÈLEMENT CRIMINEL. Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer!

HARCÈLEMENT CRIMINEL. Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer! HARCÈLEMENT CRIMINEL Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer! Qu est-ce que c est? Le harcèlement criminel est un crime. Généralement, il s agit d une conduite répétée durant une période de temps qui

Plus en détail

Dix valeurs pour les soins infirmiers

Dix valeurs pour les soins infirmiers Dix valeurs pour les soins infirmiers La valeur n attendant pas le nombre des années, deux étudiantes en soins infirmiers se sont interrogées sur les valeurs dont l infirmière a besoin pour mieux adapter

Plus en détail

Symphonie n 13. ou «Babi Yar» Dimitri Chostakovitch sur un poème de Evgueni Evtouchenko.

Symphonie n 13. ou «Babi Yar» Dimitri Chostakovitch sur un poème de Evgueni Evtouchenko. Symphonie n 13. ou «Babi Yar» Dimitri Chostakovitch sur un poème de Evgueni Evtouchenko. Né en 1906 et mort à Moscou en 1975, Dimitri Chostakovitch est un compositeur russe et un pianiste majeur du 20

Plus en détail

Guide d intervention sur. l intimidation. destiné aux intervenants - 1 -

Guide d intervention sur. l intimidation. destiné aux intervenants - 1 - Guide d intervention sur l intimidation destiné aux intervenants - 1 - Rédaction Linda Laliberté : Mélanie Blais : Michèle Gariépy : Joanie Charrette : Espace Bois-Francs InterVal Pacte Bois-Francs organisme

Plus en détail

LA SHOAH. Document du Mémorial de la Shoah. 2007

LA SHOAH. Document du Mémorial de la Shoah. 2007 LA SHOAH Document du Mémorial de la Shoah. 2007 Au cours de la Seconde Guerre mondiale, 5 à 6 millions de Juifs européens ont été assassinés par l Allemagne nazie et ses complices. Le nombre des victimes,

Plus en détail

«Longtemps, j ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance.»

«Longtemps, j ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance.» Métonymie : image désuète de l instrument servant à écrire. Représentation traditionnelle et glorieuse du travail de l écrivain. Allusion à une époque révolue. Idée de durée, de permanence. edoublée dans

Plus en détail

Le deuil au féminin. Maria Tuiran Rougeon. Introduction

Le deuil au féminin. Maria Tuiran Rougeon. Introduction Le deuil au féminin Maria Tuiran Rougeon Introduction Lors du séminaire à l étude 1 il y a trois ans, nous avons pris la mesure de la cure analytique en tant qu acte. Acte qui est censé nous mener à un

Plus en détail

UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE

UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE ÉCOLE DOCTORALE 2 HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE UMR 8138 Identités, Relations internationales et civilisation de l Europe T H È S E pour obtenir le grade de DOCTEUR DE L UNIVERSITÉ

Plus en détail

Sans remettre en cause le fait de punir les criminels, les psychiatres. s intéressent de plus en plus à la prise en charge des pédophiles.

Sans remettre en cause le fait de punir les criminels, les psychiatres. s intéressent de plus en plus à la prise en charge des pédophiles. 1 Peut-on soigner les pédophiles? Sans remettre en cause le fait de punir les criminels, les psychiatres s intéressent de plus en plus à la prise en charge des pédophiles. Une prévention est même envisagée.

Plus en détail

Documents et pistes d utilisation sur le thème «les mémoires de la Seconde Guerre Mondiale.

Documents et pistes d utilisation sur le thème «les mémoires de la Seconde Guerre Mondiale. Documents et pistes d utilisation sur le thème «les mémoires de la Seconde Guerre Mondiale. Approfondissement en accompagnement personnalisé T L / ES. Il s agit de deux journaux de la Résistance et d un

Plus en détail

SOMMAIRE 2. LE «NOUVEAU MONDE INDUSTRIEL ET SOCIÉTAIRE» REPOSE SUR L ASSOCIATION CONCRÈTE DE TOUS LES INDIVIDUS

SOMMAIRE 2. LE «NOUVEAU MONDE INDUSTRIEL ET SOCIÉTAIRE» REPOSE SUR L ASSOCIATION CONCRÈTE DE TOUS LES INDIVIDUS Marxisme, socialisme utopique et Le nouveau monde industriel et sociétaire Fiche 36 CHARLES FOURIER Cet ouvrage, paru en 1845, est à l image de son auteur, en marge de la culture traditionnelle et du pouvoir.

Plus en détail

concours sois intense au naturel

concours sois intense au naturel concours sois intense Tu veux participer? Rends-toi sur le site, réponds au jeu-concours et cours la chance de gagner le grand prix, d une valeur approximative de 2 000 $, ou encore l une des nombreuses

Plus en détail

Je viens vous préparer à cet évènement : L illumination des consciences

Je viens vous préparer à cet évènement : L illumination des consciences Je viens vous préparer à cet évènement : L illumination des consciences Cette révélation est donnée en français à Sulema, une femme née en 1954 au Salvador. Depuis plus de 30 ans, elle vit au Canada avec

Plus en détail

A u t e u r : P e r s o n n a g e s :

A u t e u r : P e r s o n n a g e s : Damien L. 3éme1 Auteur : Anne Frank Livre de poche. Edition Définitive. Personnages : - Anne Frank - Mr Otto Frank ou Pim : son père - Mme Frank ou Edith Hollander : sa mère - Margot : sa soeur - Mr Van

Plus en détail

MÉDECINE PSYCHANALYSE DROIT JURISPRUDENCE QUESTIONS À FRANÇOIS-RÉGIS DUPOND MUZART. première partie

MÉDECINE PSYCHANALYSE DROIT JURISPRUDENCE QUESTIONS À FRANÇOIS-RÉGIS DUPOND MUZART. première partie MÉDECINE PSYCHANALYSE DROIT JURISPRUDENCE QUESTIONS À FRANÇOIS-RÉGIS DUPOND MUZART première partie Alessandra Guerra En France il y a des jugements sur la question psychothérapiepsychanalyse J ai entendu

Plus en détail

CAPES externe d histoire et de géographie

CAPES externe d histoire et de géographie Cette banque de données a été réalisée initialement avec la participation de Laurent Carroué, Rachid Azzouz, Martin Fugler, Claire Mondollot, Claude Ruiz et Jean-Louis Leydet. Son objectif est de disposer

Plus en détail

Sebastian Haffner. «Histoire d un allemand- Souvenirs 1914-1933»

Sebastian Haffner. «Histoire d un allemand- Souvenirs 1914-1933» Sebastian Haffner «Histoire d un allemand- Souvenirs 1914-1933» Ed. Actes Sud, 2002. Introduction : L ouvrage de Sebastian Haffner a eu un curieux destin. Ecrit entre 1938 et 1939 pour une commande de

Plus en détail

Résister aux tentations et aux accusations

Résister aux tentations et aux accusations Résister aux tentations et aux accusations Jésus est venu détruire toute dette Exode 20.17 «Tu ne convoiteras pas!» Satan structure sa dette et travaille avec la tentation essentiellement à travers les

Plus en détail

Déclaration universelle des droits de l'homme

Déclaration universelle des droits de l'homme Déclaration universelle des droits de l'homme Préambule Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue

Plus en détail

Oficina d Accés a la Universitat Pàgina 1 de 6 PAU 2015 Criteris de correcció ALERTE AUX «BIG MOTHERS»

Oficina d Accés a la Universitat Pàgina 1 de 6 PAU 2015 Criteris de correcció ALERTE AUX «BIG MOTHERS» Oficina d Accés a la Universitat Pàgina 1 de 6 SÈRIE 2 Comprensió escrita ALERTE AUX «BIG MOTHERS» 1. Oui, leur utilisation augmente progressivement. 2. Pour savoir si sa fille est rentrée à l heure prévue.

Plus en détail

DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME ONU - 10 Décembre 1948. Texte intégral

DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME ONU - 10 Décembre 1948. Texte intégral DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME ONU - 10 Décembre 1948 Texte intégral Préambule : Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de

Plus en détail

Témoignages recueillis lors de nos rencontres VATICAN II à Richebourg et Laventie. Le

Témoignages recueillis lors de nos rencontres VATICAN II à Richebourg et Laventie. Le Témoignages recueillis lors de nos rencontres VATICAN II à Richebourg et Laventie. Le 22/10/2012. I Souvenirs. - d un grand renouveau dans l Eglise- l église. Les chrétiens aspiraient à ce renouveau. On

Plus en détail

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Estime de soi MOI Affirmation de soi AUTRES Confiance en soi ACTION Contexte Règles fondamentales de la communication 1) On ne peut pas décider, par

Plus en détail

Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici».

Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici». 1. Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici». Près d un enfant sur cinq est victime de violence sexuelle, y compris d abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant. Apprenez

Plus en détail

Professeur Thierry BOUGEROL

Professeur Thierry BOUGEROL UE7 - Santé Humanité Société Chapitre 2 : Développement psychologique : personnalité et tempérament Professeur Thierry BOUGEROL Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous

Plus en détail