Le travail indépendant informel à la Réunion

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1 Le travail indépendant informel à la Réunion Rapport d étude Octobre 2008 Réalisation: Hélène Frétigné Sous la direction de!: Matthieu Barrier et Catherine Chaze Financement Direction du Travail, de l Emploi et de la Formation Professionnelle

2 Sommaire 1. CADRE, OBJECTIFS, MÉTHODOLOGIE ET DÉROULEMENT DE L ÉTUDE DES OBJECTIFS DE DIAGNOSTIC, UNE FINALITÉ PRATIQUE UNE MÉTHODOLOGIE D ENQUÊTE DE TERRAIN LE CONTEXTE SOCIO-ÉCONOMIQUE RÉUNIONNAIS ÉCONOMIE!: DES SECTEURS PORTEURS MAIS UN PROBLÈME DE SOUS-EMPLOI SOCIAL!: DES DÉPENDANCES MAIS LA MISE EN PLACE DE STRATÉGIES DE SURVIE POLITIQUES PUBLIQUES!: LA RECHERCHE DE PORTES DE SORTIE DÉFINITION, CARACTÉRISATION ET VISION DU TRAVAIL INFORMEL LES BRANCHES DU TRAVAIL AU NOIR L INVISIBILITÉ STATISTIQUE ET LA DIFFICULTÉ D UNE ÉVALUATION QUANTITATIVE LE POIDS FINANCIER DU TRAVAIL INFORMEL ET LE PROFIL DES TRAVAILLEURS LES SECTEURS D ACTIVITÉ CONCERNÉS LA VISION DU TRAVAIL INFORMEL DANS LA SOCIÉTÉ RÉUNIONNAISE ANALYSE DE LA PRATIQUE ET DE L ORGANISATION DU TRAVAIL INFORMEL PROFIL DES TRAVAILLEURS INTERROGÉS ET SECTEURS D ACTIVITÉS CONCERNÉS LE VÉCU DE L ACTIVITÉ!: 4 VÉCUS DIFFÉRENTS UNE ORGANISATION DU TRAVAIL ADAPTÉ BESOIN AU DÉMARRAGE ET INVESTISSEMENT PERSONNEL DES REVENUS SECONDAIRES DES VISIONS DE L ENTREPRISE LES MOTIVATIONS À L OFFICIALISATION!: LES LIMITES DE L INFORMEL LES FREINS À L OFFICIALISATION DES ACTIVITÉS PROPOSITIONS D ACTION

3 Synthèse de l étude Une situation économique dégradée, à laquelle la création d entreprises apparaît comme une réponse pertinente Les principaux indicateurs de la santé économique réunionnaise mettent en lumière les difficultés de l île!: économie dépendante du BTP (second secteur après le tertiaire, mais le plus dynamique), taux de chômage très supérieur à celui de la métropole (24%, dont 40% de longue durée), sous-qualification, revenus moyens inférieurs à ceux de la métropole pour un coût de la vie plus élevé, dépendance à l égard des minima sociaux (lesquels touchent plus du tiers de la population), engendrant des phénomènes de trappe à inactivité (la reprise d une activité engendre une perte de revenus) et d aversion au risque. Les contrats aidés sont nombreux (plus de bénéficiaires) mais débouchent rarement sur des embauches et créent un mécanisme de rotation des chômeurs autour de ce type d emploi. Ce contexte économique dynamise la création d entreprises dans le commerce, les services et le BTP, avec toutefois une pérennité faible. Dans le reste des cas, les stratégies de survie se structurent autour d une certaine rémanence des solidarités familiales et surtout d un recours important au travail informel. Le secteur informel : un élément accepté du système économique, qui se décline selon 4 grands profils Les données INSEE permettent d estimer les revenus du travail informel aux alentours de 120 millions d euros, dont 40 millions d euros pour le travail indépendant stricto sensu. Pourtant, à l échelle des ménages, il s agit dans la plupart des cas d un revenu secondaire!: une activité sur trois seulement assure au travailleur l équivalent d un SMIC net. Ce mode d activité touche toutes les strates de population avec toutefois quelques spécificités!: surreprésentation des jeunes (26-31 ans), des personnes moins qualifiées que la moyenne, et des habitants des quartiers classés politique de la ville. Il y a peu de pluri-activité et l intensité de l activité est très variable suivant les mois, voire les semaines. Les secteurs les plus concernés sont proches de ceux qui dominent le secteur formel!: bâtiment, mécanique, services aux particuliers et vente ambulante. Trois travailleurs informels sur quatre ont démarré leur activité sur fonds propres, l investissement de départ étant faible. Dans 90% des cas, ces travailleurs sont employés par des particuliers. Dans la société réunionnaise, cette forme de travail ne fait pas l objet d une quelconque stigmatisation!: l informel est perçu comme un mode pertinent d adaptation à un contexte où le salariat n est pas forcément rémunérateur, il favorise une consommation intermédiaire (matières premières, outils de travail) bénéfique pour l économie globale, il permet de bénéficier de services de qualité à moindre coût et se révèle un facteur de paix sociale. Les modalités d exercice dressent les contours de 4 grands profils de travailleurs informels. L activité passion (32%) a souvent été démarrée par plaisir!: la clientèle s accroissant d elle-même au fil du temps, la question se pose du choix entre officialisation et limitation volontaire de l activité. L activité test (39%) vise dès le départ l officialisation, l informel étant envisagé comme une période transitoire, le temps de consolider les bases de l entreprise. L activité rémunératrice (22%) compense l absence ou l insuffisance d emploi salarié, est menée à des fins de 3

4 subsistance et n a guère de perspectives de déboucher sur l officialisation. Enfin, l activité traditionnelle (7%), souvent agricole, est menée dans le cadre d une tradition familiale. Les freins à l officialisation sont surtout liés à l accès au crédit et au besoin d accompagnement dans la création d entreprise Les freins financiers sont liés au besoin d investissement, corrélatif de la professionnalisation de l activité, et à la nécessité de payer les cotisations sociales. Les freins psychologiques résultent d une crainte de devoir gérer les aspects administratifs de l entreprise. Il existe aussi des freins techniques!: complexité perçue des démarches administratives, officialisation soumise à diplôme pour certains métiers, nécessité de trouver et louer un local. Enfin, les freins à l officialisation peuvent être liés à une santé insuffisante de l activité. L officialisation passe par le développement du microcrédit, l accompagnement des créateurs et l amélioration de l environnement réglementaire Développer le microcrédit!: deux travailleurs informels sur trois sont concernés ou intéressés par le microcrédit. Le développement de la notoriété de l Adie (Microcrédit Réunion) s effectuera en particulier à travers des partenariats avec les prescripteurs de proximité!: responsables d équipement de proximité, chargés d accompagnement des chantiers d insertion. Accompagner pour lever les craintes!: concevoir un simulateur de charges permettant de chiffrer les cotisations, mener une action pédagogique proactive sur les démarches administratives pour les dédramatiser, communiquer sur la création via des success stories, organiser des rencontres entre créateurs d entreprise et aspirants à l officialisation. Améliorer l environnement réglementaire!: soutenir l action de l Adie visant à promouvoir le statut de l auto-entrepreneur auprès de ses clients, communiquer sur les modes alternatifs d officialisation, en particulier le TTS. 4

5 1. Cadre, objectifs, méthodologie et déroulement de l étude L Adie est une institution de microfinance qui cherche, par le microcrédit et l accompagnement à la création d entreprise à lutter contre l exclusion. Les personnes n ayant pas accès au crédit bancaire et se trouvant dans une situation sociale difficile constituent son cœur de cible. Pourtant, consciente qu une partie importante de ce public reste encore en dehors des circuits classiques de la création d activité, et ce, notamment dans les DOM-TOM, l Adie a souhaité réaliser une étude sur le travail informel à La Réunion. Menée d avril à septembre 2008, les résultats et conclusions de cette étude constituent le présent rapport. Le potentiel de création de son propre emploi est plus important à La Réunion qu en métropole, le marché de l emploi salarié étant plus restreint tant d un point de vue géographique (faible possibilité de mobilité) que numérique (forte croissance démographique). Dans les interstices de l économie formelle, de nombreuses personnes mènent donc des activités génératrices de revenus. Ces activités, non déclarées, contribuent cependant à la richesse nationale et soutiennent la consommation des ménages. 1.1 Des objectifs de diagnostic, une finalité pratique Les objectifs de cette étude sont!:! d évaluer l importance et le rôle du travail indépendant informel dans l économie réunionnaise! d identifier les barrières à l officialisation des activités génératrices de revenus! d analyser la stratégie et les besoins des travailleurs informels Ce diagnostic, puisqu il vise à atteindre à la fois une compréhension globale du phénomène du travail informel et une compréhension de l expérience particulière des travailleurs, s effectue à deux niveaux!: - à un niveau macro!: Quel est le poids humain et financier de ce secteur dans l économie locale!? Comment s organise et se justifie le système de l informel? Quelles perceptions et quels avis circulent dans la société sur ces pratiques!? Quels secteurs d activités sont les plus concernés? Quels sont les freins à l officialisation de toutes ces activités génératrices de revenus!? - à un niveau plus micro!: Qui sont les travailleurs informels!? Quel est leur vécu!? Comment s organisent-il au quotidien!? Quelles stratégies de survie ou de développement de leurs activités mettent-ils en place!? Quels revenus tirent-ils de ces activités!? 5

6 Grâce aux divers éléments de réponse fournis, nous pouvons en conclusion de ce rapport proposer des mesures et des outils de soutien pertinents. 1.2 Une méthodologie d enquête de terrain Afin d atteindre ces objectifs, l étude s est déroulée en deux temps. Tout d abord, nous avons effectué une collecte d informations à l échelle du département. Nous avons cherché des statistiques et recensé les rapports qui pouvaient exister sur ce thème. Nous avons rencontré des responsables d organismes dont les missions principales sont l insertion et le développement économique et nous avons recueilli leurs avis sur les problématiques liées au secteur informel. Dans un deuxième temps, nous avons réalisé un travail d analyse statistique sur le portefeuille de clients de Microcrédit Réunion (237 personnes en 2007). Un peu plus de la moitié des clients ayant déclaré avoir exercé en informel avant la création de leur entreprise, nous avons comparé leur profil à celui de ceux qui n avaient pas eu ce parcours en informel. Dans un troisième temps, et après avoir mis au point un questionnaire reprenant toutes les interrogations précédemment citées, nous avons mené une enquête de terrain plus qualitative. Nous avons rencontré une quarantaine de personnes " des travailleurs exerçant actuellement dans l informel " des chefs d entreprises - anciens travailleurs informels Ces derniers ont été interrogés sur leur parcours dans l informalité, sur les motivations à l officialisation, sur les démarches à faire et sur les changements constatés entre les deux types de situation. Ils nous ont permis d avoir une vision plus large, de mieux comprendre les facteurs déclencheurs de l officialisation et de faire une sorte de comparaison entre l avant et l après, entre une situation informelle et une situation formelle. Les travailleurs informels interrogés ont été rencontrés à travers!: - les stands de Microcrédit Réunion installés sur la place principale dans les 3 plus grandes villes du département pour la semaine du microcrédit en juin. Les personnes passaient, s arrêtaient, discutaient. Cela a permis des contacts très fructueux. - les associations de quartier des Camélias-Vauban à St Denis, et de La Cressonnière-Ravine Creuse à St André où nous nous rendions régulièrement et qui nous servaient de portes d entrée pour une étude micro, menée à l échelle d un quartier. Les chefs d entreprise anciens travailleurs indépendants sont des clients de Microcrédit Réunion. 6

7 Les entretiens d une durée de une heure à une heure trente se sont déroulés au domicile des personnes ou dans les locaux des associations de quartier. Au final, nous avons interrogé 41 personnes, parmi lesquelles 25 travaillent en informel et 16 l ont fait mais ont aujourd hui créé leur micro-entreprise. Ce sont leurs remarques, leurs réflexions, reprises en italique dans le texte, qui ont nourri ce rapport. 2 Le contexte socio-économique Réunionnais 2.1 Économie!: des secteurs porteurs mais un problème de sous-emploi La population active réunionnaise compte personnes en Suivant la croissance démographique, elle est en augmentation régulière!: environ 5000 personnes supplémentaires arrivent sur le marché de l emploi chaque année. Le taux d activité des ans, de 58%, reste stable ces dernières années. Il demeure inférieur au taux d activité de métropole, 1 femme réunionnaise sur 2 seulement travaillant ou souhaitant travailler. " Une économie portée par le BTP En observant la répartition de l emploi salarié par secteur d activité, on constate l importance du secteur du BTP dans l économie réunionnaise, juste derrière les activités tertiaires. C est dans le BTP que s effectue le plus de création d emplois, +17% en Structure de l'emploi salarié par secteur d'activité Tertiaire 42% agriculture 5% industrie 24% BTP 29% L emploi non salarié représente quant à lui environ 11% de l emploi total à La Réunion, ce qui correspond ni plus ni moins au chiffre de métropole. 7

8 Focus sur le développement des Services à la personne Le secteur des services à la personne (SAP) est en pleine croissance à la Réunion. Aujourd hui il existe 37 organismes agréés de SAP. Même si 70% de ces organismes sont des entreprises et malgré une ouverture progressive vers le secteur marchand, la quasi totalité des heures travaillées (97% en 2007) reste assurée par le secteur associatif. Celui-ci prend surtout en charge l assistance aux personnes âgées ou personnes handicapées. Les entreprises, quant à elles, se tournent davantage vers des services tels que le ménage, les petits travaux, le soutien scolaire particuliers ont eu recours au Titre de Travail Simplifié (TTS= Equivalent du chèque emploi service) pour le paiement d un employé de maison en On compte en moyenne 230 ouvertures de nouveaux comptes par mois. (Source!:DTEFP) " 1 actif sur 4 au chômage Si certains secteurs d activité se portent très bien, un des problèmes majeurs de l île reste cependant le chômage. Fin 2007, le taux de chômage est de 24,2 %. En baisse depuis 2004 (33,2% à l époque), il reste toutefois trois fois supérieur à celui de la métropole et il est le plus élevé des Départements d Outre Mer (DOM). Ce taux de chômage connaît des disparités fortes selon!l âge!et selon les communes. - 1 jeune actif (15-24 ans) sur 2 est au chômage, contre un peu plus d 1 sur 5 pour les ans et moins d 1 sur 7 pour les plus de 50 ans.! - certaines communes du Sud (St Louis, St Joseph) et de l Est (St André, St Benoît) ont des taux de chômage supérieurs à ceux de communes comme St Denis ou St Paul. La typologie des chômeurs étudiée par l INSEE fait apparaître deux groupes principaux parmi les chômeurs!: les personnes d âge moyen qui restent cantonnées dans des emplois précaires et les jeunes sans diplôme qui n arrivent pas à entrer sur le marché du travail. Le phénomène de sous-emploi est aussi étroitement lié au phénomène de sousqualification. Ainsi, «!au niveau communal, la carte du RMI se superpose presque exactement à celle du taux de chômage, comme à celle des faibles niveaux scolaires.!» 1 1 Le RMI entre survie et insertion, N.Roinsard, Économie de la Réunion, 4ème trimestre

9 En 2006, les chômeurs de longue durée représentent 40% des chômeurs recensés à La Réunion par l ANPE. Selon plusieurs de nos interlocuteurs, ce taux de chômage est tout de même à prendre avec du recul. Même si les offres d emploi dans certains secteurs d activité sont rares, le chômage cache aussi d autres réalités telles que le travail informel. 2.2 Social!: des dépendances mais la mise en place de stratégies de survie " La faiblesse des revenus des ménages La faiblesse des salaires combinée à un coût de la vie plus élevé qu en métropole provoque chez les ménages réunionnais des difficultés financières. En effet, excepté pour les cadres qui bénéficient pour certains de prime d éloignement ou de prime de vie chère, le salaire moyen annuel réunionnais reste bien inférieur au salaire métropolitain. Ainsi, un responsable de Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) nous a expliqué lors d un de nos entretiens, que des employés de la mairie posent des congés chaque année à la même saison, pour aller couper la canne à sucre, afin d avoir un complément de revenu. Pourtant les revenus d activité (revenus salariaux et de professions non salariées) représentent près de 83% des revenus déclarés, contre 73% en métropole, où la part des pensions et retraites est presque 2 fois plus élevée. (INSEE 2004) En 2003, le revenu disponible brut des ménages réunionnais est de ", soit l équivalent de seulement 70% de la moyenne nationale. La faiblesse des revenus disponibles entraîne logiquement un phénomène de non-imposition des ménages. Ainsi, à la Réunion, seuls 30% des ménages fiscaux sont imposés contre le double en métropole. Enfin, 10 % de la population vit en dessous du seuil de bas revenus estimé à 360 euros par mois en moyenne par unité de consommation. " La dépendance aux minima sociaux En 2006, près de Réunionnais perçoivent au moins un des minima sociaux!: Allocation de Solidarité Spécifique (ASS), Revenu Minimum d Insertion (RMI), Revenu de solidarité (RSO, allocation spécifique aux DOM, pour les plus de 50 ans) Allocation Supplémentaire Vieillesse (FSV, pour les plus de 65 ans), Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), Allocation de Parent Isolé (API). Au total, on estime que plus du tiers de la population est concernée par un minimal social et qu un Réunionnais sur cinq dépend du RMI qu il soit lui même allocataire, ou bien conjoint ou enfant d allocataire. 9

10 «!Alors que la population de la Réunion ne représente qu 1% de la population nationale, elle représente 10% de la population des allocataires français et 50% des allocataires domiens.!» 2 La part des prestations sociales dans le revenu des ménages demeure stable. Elle est estimée par l INSEE à 28%. Elle serait seulement de 5% en métropole. Mais la dépendance au RMI ne paraît pas seulement financière. Son instauration sur l île en 1988 a eu des répercussions sur le rapport au travail des réunionnais. «!Le RMI a révélé la fonction purement utilitaire du travail pour tout un ensemble d individus pour qui le RMI joue désormais le rôle de revenus primaire. De leur point de vue, les revenus sociaux sont une sécurité qui s oppose au chômage et au sous-emploi caractérisé de l économie locale.!» 3 QUELQUES CHIFFRES POUR RÉSUMER La Réunion Métropole Source et date Revenu salarial annuel moyen " " INSEE, 2003 Taux de chômage (au sens du BIT) 24,2% 8,1 % INSEE, 2007 Nombre d allocataires du RMI CNAF, fin 2005 Part des allocataires du RMI dans la population des ans 17% 3,5 % DREES, fin 2005 Part des foyers imposés 30% 60% INSEE, 2003 En résumé, on est forcé de constater que malgré un développement progressif de l économie, la plupart des ménages réunionnais n ont pas l autonomie financière souhaitée. Cela peut expliquer, pour une bonne part, la présence et la prégnance du travail informel sur l île. " La trappe à inactivité Le phénomène de trappe à inactivité est explicite à La Réunion. La trappe à inactivité, c est lorsqu il est plus avantageux pour une personne en termes de revenus de continuer à bénéficier de prestations sociales que de reprendre une activité professionnelle rémunérée. En effet, dans certains cas, l écart monétaire entre le nouveau salaire perçu (souvent équivalent au SMIC) et le montant de l allocation est tellement faible qu il ne couvre pas les dépenses engendrées par la reprise d activité telles que les frais d essence, de déjeuner, de garde d enfants,etc. Concrètement, la personne perdrait de l argent en reprenant un travail. Ce calcul comparatif est fréquemment fait par les réunionnais. Beaucoup ne voient aucun intérêt à avoir un emploi, d autant que cet emploi est le plus souvent à temps partiel, à durée déterminée et rémunéré au SMIC lorsqu ils peuvent pour le même niveau de revenus au final ne pas travailler. 2 Le RMI entre survie et insertion, N.Roinsard, Économie de la Réunion, 4ème trimestre idem 10

11 " L aversion au risque Selon Nicolas Roinsard, sociologue, les trappes à inactivité peuvent aussi être «!assimilées à des trappes de sécurité!» dans le contexte socio-historique de la Réunion.!La régularité et la faiblesse des revenus est préférée à la maximisation et à l irrégularité des ressources. En résumé, une personne choisira de se suffire de peu si ce peu est sûr plutôt que de tenter d avoir plus de manière plus ponctuelle. Pour beaucoup de réunionnais, le RMI est ainsi un filet de sécurité. Le RMI «!s est imposé pour beaucoup tel un revenu primaire, un revenu garanti qui contraste avec l incertitude de percevoir des revenus du travail.!» 4 De manière générale, nous avons noté une aversion au risque dans les discours des personnes rencontrées. Cette aversion au risque aura tendance à paralyser la culture d entreprise!: «!peur de me lancer, de me casser la gueule!», «!peur de pas pouvoir nourrir ma famille!», «!peur des responsabilités!», «!peur que ça ne marche pas.!» " Les stratégies de survie La stagnation des salaires, le chômage de masse et l inflation vont provoquer des difficultés financières chez les ménages qui vont tenter de les réguler par la mise en place de stratégies de survie. STAGNATION DES SALAIRES PROBLÈME DE SOUS EMPLOI INFLATION DIFFICULTÉS FINANCIÈRES SOLIDARITÉS FAMILIALES RECOURS TRAVAIL INFORMEL RECOURS AU CRÉDIT Les solidarités familiales jouent encore un rôle important. Elles permettent d économiser des dépenses de loyer ou de menus travaux!: hébergement à titre gratuit dans les cases familiales, services rendus. Cependant, la force de ces solidarités diminue face à la montée en puissance du capitalisme et de l individualisme. Or, le travail informel et le crédit, notamment le crédit à la consommation, sont des stratégies de survie plus personnalisées, plus individualisées. C est pourquoi on peut estimer que les personnes en difficultés ont aujourd hui davantage recours à ce type de solution pour compléter leurs revenus composés de 4 Le RMI entre survie et insertion, N.Roinsard, Économie de la Réunion, 4ème trimestre

12 minima sociaux ou de faibles salaires. Les revenus issus du travail informel ne sont pas négligeables pour les travailleurs pauvres. 2.3 Politiques publiques!: la recherche de portes de sortie " La précarité des politiques publiques d insertion Pour favoriser l insertion des personnes éloignées de l emploi, le système des contrats aidés, par lequel l État prend en charge une grande partie de la rémunération du salarié, a été mis en place. A la Réunion, le dispositif est bien exploité puisque dans le secteur non marchand, personnes bénéficient d un contrat aidé en décembre 2006, soit 14% de plus qu en décembre Ce sont principalement!: - des contrats d avenir!: CDD de 2 ans renouvelable dans la limite d un an avec une durée de travail hebdomadaire égale à 26 h - des contrats d accompagnement dans l emploi!: CDD de 6 à 24 mois, renouvellement compris, renouvelable 2 fois Dans le secteur marchand, en 2006, près de personnes sont en contrat d apprentissage, contrat de professionnalisation, contrat d accès à l emploi ou en contrat d insertion- revenu minimum d activité. Si cette mesure semble positive au premier abord, la dérive de son utilisation à la Réunion crée presque autant de précarité qu elle n essaie d en résorber. La question de l emploi précaire dans les collectivités réunionnaises a d ailleurs intéressé le Centre National de la Fonction Publique Territoriale. En 2002, plus d un salarié nontitulaire des collectivités territoriales sur 2 était en contrat aidé. Les personnes en contrats aidés appartiennent souvent à la catégorie des travailleurs pauvres ayant besoin de compléter leur salaire insuffisant, puisque correspondant à un temps de travail de 26 heures rémunéré au SMIC. Ce travail n est d ailleurs bien souvent que temporaire et ne débouche que rarement sur des embauches, l idée de cette politique d insertion étant de faire bénéficier un nombre maximum de personnes de ce type de contrats. Cela a donc créé «!un phénomène de rotation des chômeurs autour de ce type d emploi.!» " La création d entreprises comme alternative Avec l emploi aidé, la création d entreprises est perçue par la société réunionnaise comme la solution face au chômage de masse. Faute de postes disponibles, les réunionnais cherchent à se créer leur propre emploi, en travaillant pour eux-mêmes. Depuis 2004, plus de 5000 entreprises sont créées chaque année à La Réunion. Le taux de création de La Réunion est parmi les plus élevés des régions françaises. Plus de 4 entreprises sur 10 sont créées dans les services et plus de 3 sur 10 dans le commerce. Mais c est le secteur de la construction qui garde le taux de création le plus élevé. 12

13 Le profil type de l entrepreneur est sensiblement le même que celui de la métropole!: c est plutôt un homme d âge moyen (30-45 ans) création et faible taux de survie!» 5. Ce boom de la création entraîne l apparition d un nouvel enjeu!:améliorer la pérennité des entreprises créées. En effet, le taux de survie des entreprises réunionnaises reste l un des plus faible de France puisque seulement 56% atteignent leur troisième anniversaire et 43% leur cinquième anniversaire. Comme le conclut un article d Économie de la Réunion en 2007, «!le parc productif est donc en constant renouvellement!: fort taux de L engouement pour l entreprenariat est directement lié au contexte économique difficile de l île mais aussi à la panoplie de dispositifs d aides qui poussent le chômeur à créer son propre emploi. La loi de programme pour l Outre-mer du 21 juillet 2003 permet l allégement des charges des entreprises. Le dispositif d Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d entreprises (ACCRE) consiste en l exonération des cotisations sociales la première année (voire la seconde et éventuellement la troisième sous certaines conditions de montant de revenus professionnels) et au maintien des minima sociaux éventuellement perçu par le créateur pour une durée déterminée. Différents types de financement sont possibles!soit sous forme de subventions, soit sous forme de prêts... 5 Forte création d emplois salariés et aides publiques importantes, Claude Parain, in Économie de la Réunion, Hors Série n 2, juillet

14 SUBVENTIONS PROJET INITIATIVE JEUNE Subvention de la DDTEFP Aide de 7 317! max. Réservé au ans 779 aides accordées (2006) OPARCAT Subvention de l ARIPRAC Aide de 53000! max. (50% max./montant dép. éligibles) Réservé aux projets artisanat et commerce dans les hauts de l île AGEFIPH Subvention de l agefiph de ! max. Réservé aux personnes en situation de handicap PRÊTS MICROCRÉDIT RÉUNION Prêts jusqu à 5500! Taux d intérêt : 9,71% 240 prêts décaissés (2007) RÉUNION ENTREPRENDRE Prêts de 4500 à 15000! Sans caution personnelle 69 prêts décaissés (2007) OSÉO Prêts PCE de 2000 à 7000! Sans caution personnelle mais en plus du concours bancaire gestion EDEN: dispositif d Etat Prêt taux 0% / 6098! max 116 prêts accordés (2007) gestion ADEN: dispositif du CG Prêt taux 0% / 6000! max 50 prêts accordés (2007) Au niveau de l accompagnement, le créateur peut s adresser à un organisme du réseau Points Chances, réseau favorisant la création d entreprises à La Réunion. Pour le montage de projets, la boutique de gestion et l Association pour le Développement Rural de la Réunion (AD2R) proposent gratuitement leurs services. En 2007, la Boutique de gestion a accompagné 1267 projets. Les chambres consulaires ou des consultants privés peuvent aussi intervenir mais en se faisant rémunérer par les chèques conseils. Enfin, la Couveuse Réusit fournit un hébergement juridique aux personnes qui veulent tester leur activité avant de s immatriculer. La couveuse accueille les personnes pendant 6 mois renouvelables deux fois, soit 18 mois au maximum. En 2007, la couveuse Réusit a suivi 30 projets. Son activité est en nette augmentation puisqu en août 2008, elle accompagnait 49 projets. Globalement, ces dispositifs permettent la création et le développement de nombreuses entreprises mais ils ne paraissent pas répondre efficacement aux problématiques liées au travail informel, faute probablement de connaissance (de)ce secteur économique souterrain. 14

15 3 Définition, caractérisation et vision du travail informel 3.1 Les branches du travail au noir Le secteur informel regroupe toutes les personnes salariées ou non salariées travaillant dans des petites unités non déclarées. Définition du secteur informel Le secteur informel, tel qu on le définit dans cette étude, est l ensemble des activités professionnelles (uniques ou secondaires), génératrices de revenus, exercées à titre indépendant, ne faisant pas l objet des déclarations obligatoires. Elles sont donc distinctes du travail illégal qui consiste à l emploi, par une entreprise, de personnels non déclarés. Elles n intègrent pas non plus bien entendu les activités illégales telles que la prostitution, la vente d objets volés, le trafic de stupéfiants etc. Schéma des branches du travail au noir Travail au noir Emploi non déclaré dans entreprise déclarée =«!travail illégal!»= 33 % Emploi non déclaré dans entreprise non déclarée = «!travail informel!» 67 % Emploi salarié Dans les bulles en couleur, les estimations INSEE de 1995 pour la Réunion. Emploi indépendant 67 % 33 % Les entreprises informelles ne tiennent généralement pas de comptes et ne constituent pas des personnes morales distinctes des ménages dont elles dépendent. Ainsi, les actifs de l entreprise, les dépenses et les engagements sont difficilement dissociables de ceux du ménage de leur propriétaire. 3.2 L invisibilité statistique et la difficulté d une évaluation quantitative Il est très difficile d évaluer le nombre de travailleurs informels car par définition ceux-ci sont statistiquement invisibles. De même, dresser un profil du travailleur informel n est pas aisé. Pour y parvenir, nous avons utilisé principalement deux sources d informations!: 15

16 - Les résultats de l enquête emploi INSEE de 1995 dans lequel un volet était consacré à l emploi informel. Nous n avons pas pu obtenir d estimations plus récentes car depuis cette date, l INSEE préfère ne publier et ne divulguer aucun résultat lié à ce volet informel. Observant une grande fluctuation du nombre de personnes travaillant en informel (du simple au septuple selon les années), qu elle impute à l incohérence des réponses, l INSEE juge ces données non exploitables. - Le fichier des clients de Microcrédit Réunion. Sur les 237 clients dont Microcrédit Réunion a financé le projet en 2007, les conseillers ont estimé que près d 1 sur 2 travaillait auparavant de manière informelle. Ces estimations sont basées sur les informations recueillies auprès des créateurs pendant les rendez-vous d instruction. Ceux-ci avouent assez fréquemment posséder déjà une petite clientèle ou travailler à gauche à droite lorsque l occasion se présente. Nous avons donc comparé le profil des créateurs ayant été en informel et celui des créateurs n ayant pas travaillé auparavant dans l informel. 3.3 Le poids financier du travail informel et le profil des travailleurs A la Réunion, en 1995, l INSEE estime les revenus issus du travail au noir à 1,2 milliard de francs (environ 180 millions d euros). Ces revenus proviennent autant de salaires non déclarés versés par des entreprises officielles que de chiffres d affaires d entreprises non déclarées. Les revenus du secteur informel correspondraient alors à 120 millions d euros, dont 40 millions d euros pour la partie travail indépendant du secteur informel. En 1995, l INSEE évalue à le nombre de travailleurs non déclarés, soit, à l époque, 1 pour 6 salariés enregistrés selon les diverses procédures administratives. Les 2/3 d entre eux travaillent pour des particuliers dans des entreprises familiales ou des micro entreprises. Le tiers restant travaille dans des entreprises déclarées officiellement. La proportion de personnes qui travaillent à leur compte est plus importante que dans le secteur formel (33% contre 11% dans le formel). Les hommes sont plus souvent à leur compte que les femmes. Mais, même si les femmes sont minoritaires, il faut quand même noter que leur proportion dans l économie informelle est plus importante que dans l économie formelle en Le fichier clients Microcrédit Réunion de 2007 laisse quant à lui voir le contraire, probablement car en 10 ans les femmes ont gagné en accès au monde du travail. D après l INSEE, il n y a pas d âge privilégié pour travailler dans le secteur informel. La structure par âge est sensiblement identique dans les secteurs formels et informels. Le fichier clients Microcrédit Réunion indique toutefois une surreprésentation des ans dans la part des travailleurs informels. Il montre aussi 16

17 un moindre niveau de formation chez les travailleurs informels. Ceux ci sont moins nombreux à avoir été au lycée ou à avoir fait des études supérieures. Par contre, ils possèdent souvent des diplômes de formation professionnelle type BEP-CAP. A la Réunion, le travail informel n est pas particulièrement le fait de la population migrante comme cela peut être le cas par exemple à Mayotte. A Mayotte, où l immigration influence nettement le marché du travail, les travailleurs informels sont pour la plupart d origine Comorienne et sont des sans papiers. A la Réunion, les travailleurs informels sont à plus de 90% français. Le fichier clients Microcrédit Réunion nous apprend que les travailleurs informels sont davantage issus des quartiers placés en politique de la ville. La proportion de travailleurs informels issus des quartiers ruraux est identique à celle des travailleurs formels. Selon l INSEE, la moitié des travailleurs du secteur informel travaillent toute l année et à temps plein. Les autres travaillent de manière plus ponctuelle, c est-à-dire moins de 250 jours par an ou moins de 7 heures par jour. Toujours selon l INSEE, la pluri-activité est peu développée puisque seulement 11% des emplois de l économie informelle constituent une seconde activité. 3.4 Les secteurs d activité concernés Les secteurs d activité les plus souvent cités en ce qui concerne le travail informel sont le bâtiment, la mécanique (garage), les services aux particuliers (entretien espaces verts, ménage, repassage, les gardes d enfants ), les ventes ambulantes (snack, fruits et légumes). Les commerces semblent moins touchés car la nécessité d avoir un local et d avoir pignon sur rue est en contradiction avec la discrétion que requiert le travail informel. Ci dessous, la comparaison des fréquences des activités exercées par les clients Microcrédit Réunion selon qu ils ont travaillé ou non de manière informelle auparavant. Les secteurs touchés par l emploi informel sont surtout les services domestiques, le bâtiment, le commerce, le petit artisanat. 17

18 Activités des créateurs Adie 2007 informel global Agriculture Artisanat Bâtiment Transports Commerce alimentaire Autre commerce Entretien espaces verts Services aux particuliers Services aux entreprises Restauration On peut dire que, de manière générale, les secteurs d activité prisés par le marché du travail informel sont les mêmes que ceux prisés par le secteur formel et sont ceux où se font le plus de créations d entreprise. Seul les profils et les logiques des travailleurs peuvent être différentes. Les personnes qui créent leur entreprise de bâtiment auront déjà travaillé en informel avant pour 90% d entre elles. Ils auront déjà bien souvent une clientèle. Le bâtiment et la mécanique sont des secteurs particulièrement en tension où la demande, très forte, permet la création d un marché parallèle au marché formel. Les activités sont sexuées!: les femmes font davantage de travaux domestiques (ménage, garde d enfants) ou de l entretien de beauté (coiffure, esthétique, cours de gym) à domicile. Les hommes sont sur les secteurs du bâtiment (construction et bricolage) et travaillent davantage en plein air (entretiens espaces verts et cours, gardiennage). 3.5 La vision du travail informel dans la société réunionnaise " Un impératif économique Le travail informel correspond avant tout à un calcul économique. Il est plus avantageux pour une personne de cumuler les minima sociaux et ses droits connexes (Couverture Maladie Universelle, facilité d accès au logement social, ticket modérateur pour les transports ) avec les revenus du travail informel que d accepter un emploi salarié rémunéré faiblement. Il y a chez les travailleurs informels une logique de maximisation des revenus à court terme. Le fait de ne pas cotiser pour la retraite n apparaît pas vraiment comme un problème. 18

19 En plus du bénéfice économique, le travailleur informel aura le loisir de s organiser comme il l entend au niveau des horaires et jours de travail. Il fonctionne à la demande, qu il peut accepter ou refuser, et n a pas de contraintes fixe établies. Le travail informel est ainsi perçu comme un mode intelligent d adaptation à un contexte économique difficile. " L élément dynamique d un système On n observe pas de stigmatisation des travailleurs non déclarés. Souvent, le travail informel est considéré comme «!normal!». Il est même plutôt bon signe!: signe du dynamisme de la personne qui ne se laisse pas aller et ne profite pas sans rien faire des minima sociaux.. On note une tendance à montrer du doigt celui qui profite à fond du RMI (qui ne travaille pas) plutôt que celui qui cumule RMI et activité (alors même que le profit est plus grand, ou en tout cas qu il apparaît alors moins nécessaire de toucher le RMI). «!Il est généralement admis que les RMIstes arrondissent leur fin de mois par quelques services rendus à des proches!» 6. Certains estiment même que faire travailler les personnes au RMI en leur donnant des petits boulots relève de la solidarité, de l entraide. «!Le contexte de rareté de l emploi légal justifie dans l ensemble le recours aux activités non déclarées.» 7 Quand nous avons demandé à un chef de projet de politique de la ville ce qu il pensait du travail informel, il a répondu «!ça dérange pas plus que ça!». Nous y avons vu un euphémisme, comme l a confirmé rapidement la suite de la conversation!: non seulement ça ne dérange pas plus que ça, mais ça arrange même. Plusieurs justifications!: - Les activités informelles ne sont pas isolées du circuit de commercialisation formel. «!Les commerçants ou artisans informels paient des taxes sur une partie de leurs achats, même s ils ne paient pas d impôts sur la valeur qu ils ajoutent ou sur leurs revenus. 8!» Par exemple, les couturières travaillant en informel sont consommatrices de mètres et de mètres de tissus. De ce point de vue, la limitation du travail informel provoquerait un manque à gagner et mettrait à mal une économie déjà fragile. - Le travail informel avantage aussi les particuliers employeurs,qui trouvent ainsi de la main d œuvre moins chère et plus arrangeante!: «!c est plus facile d avoir quelqu un que l on connaît et ça coûte moins cher!». La personne embauchée au noir est «!plus disponible!». Un animateur de quartier nous confie que «!souvent, les gens attrapent les employés communaux qui taillent [coupent les herbes]sur la route et leur demandent pendant leur pause de midi de faire leur 6 Rapport du CREAI de la Réunion, N.Roinsard, La Réunion face au chômage de masse 8 B.Lautier, L'économie informelle dans le Tiers Monde 19

20 cour. Tout ça pour 10 ou 15 "». Ainsi, si le travail informel «!permet aux individus de compenser une exclusion du marché classique de l emploi, il permet aussi bien souvent au consommateur de s offrir un service qu il n aurait pu acheter à un artisan déclaré.!» - Enfin, le travail au noir est souvent décrit comme un des gardiens de la paix sociale. Il garantit un complément de revenus qui permet de boucler le budget des familles. C est aussi une «!soupape de l économie!» formelle, un soustraitant idéal, à la flexibilité reconnue. Focus sur le vocabulaire de l informel - les expressions créoles Une personne qui travaille en informel «!travaille!» avant tout, même si parfois ce n est «!qu un peu à gauche, à droite!». Elle «!donne un coup de main!» lorsque c est nécessaire, fait des «!ptits travaux!» pour gagner la «!ptite monnaie!». La logique d échange, d aide mutuelle est encore présente. On dit aussi que les travailleurs informels «!beke la klé!», la «!k l é!» étant l opportunité à saisir. Enfin, le travail au noir change de couleur puisqu à La Réunion on parlera plutôt d entreprises marron!: un travailleur non déclaré pourra ainsi être un garagiste marron ou un pêcheur marron " Un fait culturel, une norme, un signe de solidarité «!Alors que le terme créole fait appel à une tradition réunionnaise, à une pratique culturelle transmise de génération en génération, le terme français renvoie quant à lui à une conception plus moderne du travail et plus précisément à la législation qui l encadre. Ainsi l action de «!béké la klé!» paraît souvent naturelle et légitime là où le travail au noir évoque un interdit, une pratique illégale et condamnable.!» Nicolas Roinsard, La Réunion face au chômage de masse Il existe à la Réunion la tradition du coup de main. Il s agit d aider, de mettre son savoir faire au service d une personne de son réseau (amis, famille, amis de la famille) en échange d un coup de main dans un autre domaine ou en échange d une petite rémunération. Cette pratique culturelle qui se confond souvent avec du travail non déclaré est perçue comme innocente, voire même elle est perçue comme quelque chose de positif. «!Le travail au noir fait partie de la culture du travail à la Réunion!» 9. Une des personnes rencontrées constate l opposition entre le facteur culturel qui valorise socialement l échange de bons procédés, et le facteur réglementaire!qui le réprouve : «!Face au normal, il y a la législation qui nous dit c est pas bien.!» 9 Rapport du CREAI,

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