La consommation des ménages en Analyse du compte définitif

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1 Etab=MK2, Timbre=G422, TimbreDansAdresse=Faux, Version=W2000/Charte7, VersionTravail=W2000/Charte7 La consommation des ménages en Analyse du compte définitif 20 juin 2014 Ont contribué à la rédaction de cette note : Gaëlle Gateaud Sylvain Heck Brigitte Larochette Pierrette Launay Nathalie Morer Joan Sanchez-Gonzalez Thomas Veaulin 15 bd Gabriel Péri MALAKOFF CEDEX - FRANCE - Tél. standard : N SIRET : Code APE : 84.11Z - Service Insee Contact : (tarification "appel local") RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

2 La dépense de consommation finale des ménages ralentit à + 0,4 % en volume en, après + 1,7 % en Elle atteint ainsi 1 106,9 milliards d euros à prix courants en. Sa contribution à la croissance économique en volume (+ 2,1 %) est faible (0,2 point). Le pouvoir d achat des ménages ralentit à + 0,2 % en après + 1,2 %, car l accélération du prix de la dépense de consommation (+ 1,8 % après + 1,2 %) s ajoute au ralentissement du revenu disponible brut (+ 2,0 % après + 2,4 %). En conséquence, le taux d épargne diminue, passant de 15,8 % à 15,6 %. La douceur remarquable du climat de l année est le principal facteur explicatif du ralentissement de la consommation, les ménages réduisant leurs dépenses de chauffage. Les dépenses en services de télécommunications ralentissent, mais le dynamisme des achats de téléphones mobiles et d ordinateurs contribue à soutenir la consommation dans l économie de l information. Les achats d automobiles redémarrent timidement, tandis que les dépenses en services de transports collectifs accélèrent. Les achats de vêtements sont en recul. Contexte économique En, la dépense de consommation finale des ménages ralentit à + 0,4 % en volume, après + 1,7 % en Elle atteint 1 106,9 milliards d'euros à prix courants. Son rythme d'évolution est nettement inférieur au rythme moyen sur dix ans (+ 1,6 % en volume par an de 2001 à ). Ainsi, la dépense de consommation des ménages ne contribue que pour 0,2 point à la croissance économique en volume (+ 2,1 % en après + 2,0 % en 2010). Le revenu disponible brut des ménages progresse de 2,0 % en valeur en, après + 2,4 % en Mais son pouvoir d'achat ralentit à + 0,2 % après + 1,2 %. Le taux d épargne descend à 15,6 % après s être établi à 15,8 % l année précédente. Le taux d épargne financière continue de diminuer, atteignant 6,1 % en après 6,5 % en Tableau 1 - Consommation des ménages, revenu disponible brut (RDB) et taux d épargne Évolution de la dépense de consommation en volume (en %) 2,5 1,8 1,7 2,1 2,6 2,2 2,4 0,5 0,1 1,7 0,4 Évolution du pouvoir d achat du RDB * (en %) 3,2 3,0 0,9 2,3 1,0 2,4 3,0 0,3 1,6 1,2 0,2 Taux d épargne ** (en %) 15,3 16,3 15,6 15,8 14,5 14,6 15,1 15,0 16,2 15,8 15,6 Taux d épargne financière *** (en %) 6,2 6,9 5,9 5,4 4,1 4,0 4,4 4,2 7,1 6,5 6,1 * Déflateur : indice de prix de la dépense de consommation finale des ménages. ** Le taux d'épargne est le rapport entre l'épargne des ménages et le revenu disponible brut. *** Le taux d'épargne financière est le rapport entre la capacité de financement des ménages et le revenu disponible brut Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee. Le prix de la dépense de consommation accélère à + 1,8 %, après une hausse de 1,2 % en Cette évolution est supérieure à la moyenne de + 1,5 % par an de 2001 à. La faible hausse du prix des loyers, réels et imputés, (+ 0,9 % après + 1,3 %) contribue pourtant à modérer cette accélération, portée notamment par la remontée des prix des services d intermédiation financières indirectement mesurés (Sifim) (+ 2,2 % après - 31,0 %). Par ailleurs, les prix des produits énergétiques augmentent nettement (+ 6,5 % pour l électricité, + 9,7 % pour le gaz et + 23,1 % pour le fioul domestique qui suit la tendance des cours du pétrole brut), de même que ceux des carburants (+ 14,0 %). Page 2 / 36

3 Analyse par grandes fonctions de consommation En, la baisse de la consommation en logement, chauffage et éclairage (- 0,8 % en volume, après + 1,7 % en 2010) (tableau 2) est le principal facteur de ralentissement de la dépense de consommation des ménages. En particulier, le climat très doux de l année limite les besoins de chauffage, entraînant un recul de la consommation de biens énergétiques : les dépenses en électricité, gaz et autres combustibles reculent de 10,3 % en volume, après avoir augmenté de 5,5 % l année précédente. Le recul de la consommation est moins marqué en valeur (- 1,4 % après + 10,9 %) car les prix de ces biens accélèrent (+ 10,0 % après + 5,1 %). Par ailleurs, les prix des loyers ralentissent. Les dépenses d équipement du logement décélèrent (+ 1,3 % en volume après + 2,5 %), principalement du fait de la consommation de meubles et d articles d ameublement qui augmente moins fortement qu en Le recul marqué des achats d habillement et de chaussures (- 0,7 % après + 0,0 %) contribue notablement au ralentissement de la dépense de consommation des ménages. Dans la consommation d habillement, ce sont les achats de vêtements qui reculent le plus fortement, tandis que ceux d autres articles et accessoires d habillement sont les seuls à résister. La dépense en biens et services de communications ralentit en volume : + 3,6 % en après + 5,6 % en La consommation de services de télécommunications y contribue : elle ne progresse plus que 2,8 % après + 6,0 % en La bonne tenue des achats de matériel de téléphonie et de télécopie ne suffit pas à compenser ce moindre dynamisme. La dépense en loisirs et culture ralentit légèrement (+ 1,3 % en volume, après + 2,5 %). La consommation de biens technologiques continue de croître fortement, mais un peu moins que l année précédente. Les dépenses en matériel informatique augmentent cependant plus vite qu auparavant (+ 9,3 % après + 0,3 %) et celles en matériel photographique et de cinéma et en instruments d optique gardent un rythme soutenu (+ 9,8 % après + 10,0 %). Les dépenses en services récréatifs et sportifs (- 1,5 % après + 1,8 %) et en services culturels (- 0,7 % après + 3,0 %) contribuent également au ralentissement de la consommation en loisirs et culture. La consommation dans les hôtels, cafés et restaurants ralentit, mais reste orientée à la hausse (+ 1,3 % en volume, après + 1,7 %) alors que les prix accélèrent dans ce secteur (+ 2,0 % après + 0,6 %). Ce sont principalement les touristes français qui contribuent à la hausse de la fréquentation des hôtels et des campings. Néanmoins, l excédent touristique est en hausse, atteignant 7,1 milliards d euros en valeur en après 6,2 milliards d euros en Les dépenses d alimentation et de boissons non alcoolisées ralentissent également en volume (+ 1,1 % après + 2,1 %) dans un contexte d accélération des prix (+ 1,7 % après + 1,1 %). La consommation de poissons ainsi que celle de fruits sont en recul tandis que celle de viandes et légumes sont stables. Les achats de café, thé et cacao ralentissent (+ 0,9 % en volume, après + 4,7 %) en raison d une forte accélération des prix (+ 8,5 % après + 0,2 %). La consommation de boissons alcoolisées et de tabac stagne en volume. D une part, les achats de boissons alcoolisées n évoluent que très peu (+ 0,4 % après + 2,1 %), la chute de la consommation de bière (- 3,3 %) étant compensée par la hausse de celle en vins et champagne (+ 1,5 %). D autre part, la consommation de tabac reste stable à + 0,1 %, alors que son prix est en nette hausse (+ 5,8 %). Les dépenses de santé restant à la charge des ménages accélèrent légèrement (+ 3,8 % en volume en, après + 2,5 % en 2010), en raison notamment de mesures de déremboursement. Les services médicaux et hospitaliers (+ 3,5 % après + 2,0 %) sont autant concernés que les médicaments (+ 4,1 % après + 3,3 %). La consommation des ménages en transports se ressaisit en (+ 0,2 % en volume) après avoir reculé en 2010 (- 0,7 %). Cette dynamique provient d une part des achats de véhicules qui se stabilisent (+ 0,6 %) après le recul de l année précédente (- 1,2 %), d autre part de la consommation en services de transport qui accélère (+ 3,0 % après + 2,0 %). Les achats de voitures neuves reculent au même rythme que l année précédente (- 1,3 % après - 1,2 %), tandis que les achats de voitures d occasion se redressent de 6,7 %. Le dispositif de prime à la casse (pour l achat d un véhicule neuf faiblement émetteur de dioxyde de carbone) est supprimé en, après avoir été réduit en Page 3 / 36

4 Ainsi, la part des petites voitures économes (cinq chevaux fiscaux ou moins) dans les voitures neuves diminue de 57 % à 52 %. Ce phénomène bénéficie aux marques étrangères (+ 2,9 %) et se fait au détriment des marques françaises (- 6,3 %). La consommation de carburants et lubrifiants se contracte encore en (- 1,4 % en volume après - 1,6 %) dans un contexte de forte inflation (+ 14,0 % après + 12,7 %). Les autres biens et services contribuent également au ralentissement de la consommation : + 0,3 % après + 1,1 %. Les dépenses en produits d assurance-vie, qui correspondent aux frais prélevés sur ces contrats d épargne, sont stables (+ 0,4 % après + 4,7 %) ; ils sont concurrencés par le livret A dont la rémunération s accroît. La consommation d articles de bijouterie et d horlogerie recule fortement en (- 6,0 % après - 0,9 %). La part des dépenses de consommation pré-engagées 1 dans le revenu disponible brut diminue, passant de 28,5 % en 2010 à 28,3 % en. Ces dépenses contraintes augmentent moins que les autres dépenses en (+ 1,1 % en valeur contre + 2,9 %), en raison de la diminution des dépenses de chauffage et d une moindre hausse des loyers. Graphique 1 - Part des dépenses de consommation pré-engagées dans le revenu disponible brut 35 En % 3,5 30 3, ,5 2,0 1,5 1,0 0,5 Dépenses pré-engagées (échelle de gauche) Dépenses liées au logement (échelle de gauche) Assurances (hors assurance-vie) et services financiers (échelle de gauche) Services de télévision et de télécommunications (échelle de droite) Cantines (échelle de droite) ,0 Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee. 1 Les dépenses «pré-engagées» sont celles qui sont supposées réalisées dans le cadre d un contrat difficilement renégociable à court terme. Suivant les préconisations du rapport de la Commission «Mesure du pouvoir d achat des ménages» (février 2008), le périmètre retenu de ces dépenses est le suivant : - les dépenses liées au logement, y compris les loyers imputés et les dépenses relatives à l eau, au gaz, à l électricité et aux autres combustibles utilisés dans les habitations ; - les services de télécommunications ; - les frais de cantine ; - les services de télévision (redevance télévisuelle, abonnements à des chaînes payantes) ; - les assurances (hors assurance-vie) ; - les services financiers (y compris les services d intermédiation financière indirectement mesurés). Page 4 / 36

5 Tableau 2 - Évolution de la consommation des ménages par fonction 01 - Alimentation et boissons non alcoolisées Variation du volume au prix de l année précédente (en %) Moy Moy Variation des prix par rapport à l année précédente (en %) 2010 Valeurs (en milliards d euros) Coefficients budgétaires * dans la dépense de consommation des ménages en (en %) 1,1 2,1 1,1 1,6 1,1 1,7 144,4 13, Boissons alcoolisées et tabac -1,7 1,1 0,2 3,9 3,5 4,5 38,3 3, Articles d habillement et chaussures 04 - Logement, chauffage, éclairage 0,5 0,0-0,7 0,5 0,5 0,9 47,9 4,3 1,0 1,7-0,8 2,9 2,0 2,4 282,8 25, Équipement du logement 1,9 2,5 1,3 0,7 0,1 0,8 60,6 5, Santé 4,1 2,5 3,8 0,5-0,1 0,3 46,4 4, Transports 0,2-0,7 0,2 2,6 3,5 4,9 153,4 13, Communications 7,1 5,6 3,6-3,6-5,2-6,3 32,9 3, Loisirs et culture 4,1 2,5 1,3-1,6-1,4-0,8 96,6 8, Éducation 1,7 1,4-0,5 4,3 3,1 1,9 9,5 0, Hôtels, cafés et restaurants 0,8 1,7 1,3 2,3 0,6 2,0 72,1 6, Autres biens et services 1,6 1,1 0,3 1,0 1,6 1,9 129,1 11, Solde territorial ** -5,6-26,0 11,4 1,3 1,1 2,1-7,1-0,6 Dépense de consommation des ménages 13 - Dépense de consommation des ISBLSM *** 14 - Dépense de consommation des APU *** 1,6 1,7 0,4 1,5 1,2 1, , ,0 4,7 1,5 1,5-0,8 2,1 41,0 2,0 2,0 1,4 2,1 1,1 0,5 313,8 Consommation effective des ménages 1,7 1,9 0,7 1,6 1,1 1, ,7 * Le coefficient budgétaire représente la part de la dépense en valeur consacrée à un bien ou un service particulier (ou à une catégorie de biens ou services) dans la dépense de consommation des ménages. ** Le solde territorial est la différence entres les achats à l'étranger des résidents et les achats en France des non-résidents. *** Dépenses de consommation des institutions sans but lucratif au service des ménages et des administrations publiques en biens et services individualisables. Source : Comptes nationaux - Base 2005, Insee. Page 5 / 36

6 Analyse par durabilité En, la consommation effective 2 ralentit en volume (+ 0,7 %, après + 1,9 % en 2010). Ce ralentissement est principalement dû aux biens non durables (- 0,7 % après + 2,1 %) (tableau 3). Le recul marqué de la consommation de biens énergétiques, lié au climat doux de l année, explique à lui seul ce recul des biens non durables. La consommation effective en biens semi-durables (- 0,2 % en volume en, après + 0,8 % en 2010) contribue également au ralentissement, en raison notamment du recul des achats de vêtements. Il en est de même pour la consommation de services (+ 1,1 % après + 1,6 %), du fait du rythme un peu moins rapide de la consommation pour certains postes : les hôtels, cafés et restaurants, ou encore les services de télécommunications. La consommation de biens durables accélère en volume en (+ 2,5 % après + 2,0 % en 2010), bénéficiant d une année globalement moins défavorable que la précédente sur le marché des achats d automobiles. Tableau 3 - Évolution de la consommation effective des ménages classée par durabilité 3 Variation du volume au prix de l année précédente (en %) Moy Moy Variation des prix par rapport à l année précédente (en %) 2010 Valeurs (en milliards d euros) Coefficients budgétaires dans la consommation effective des ménages en (en %) 1 - Biens durables 4,1 2,0 2,5-1,9-1,5-0,2 107,4 7,3 2 - Biens semi-durables 1,3 0,8-0,2 0,1-0,2 0,6 85,5 5,9 3 - Biens non durables 0,8 2,1-0,7 2,1 2,6 3,7 358,3 24,5 4 - Services 1,6 1,6 1,1 2,1 1,0 1,0 917,6 62,8 5 - Solde territorial -5,6-26,0 11,4 1,3 1,1 2,1-7,1-0,5 Consommation effective des ménages 1,7 1,9 0,7 1,6 1,1 1, ,7 100,0 2 La consommation effective des ménages est la somme de la dépense de consommation des ménages et des consommations individualisables des administrations publiques (APU) et des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM). La dépense de consommation des ménages se limite aux dépenses que les ménages supportent directement. Elle comprend la part des dépenses de santé et d éducation restant à leur charge. Les consommations individualisables des APU et des ISBLSM sont celles qui bénéficient directement aux ménages tout en étant prises en charge par la collectivité. C est le cas en particulier de dépenses pour l éducation, la santé, l action sociale et le logement. 3 La nomenclature par durabilité oppose les biens durables aux biens fongibles. Elle distingue les biens des services. Si l automobile est naturellement classée dans les biens durables, l habillement est considéré comme un bien semi-durable et l énergie comme un bien non durable. Page 6 / 36

7 Sommaire Fiche 1 : La consommation alimentaire ralentit légèrement en... 8 Fiche 2 : Les dépenses de consommation en habillement et chaussures sont en repli Fiche 3 : La dépense en logement se contracte en lien avec des températures moyennes élévées Fiche 4 : Ralentissement de la consommation pour l'équipement du logement Fiche 5 : Les dépenses de santé sont contenues grâce à la baisse des prix Fiche 6 : Reprise timide du marché des transports Fiche 7 : Succès croissant pour le téléphone portable Fiche 8 : Le secteur des loisirs et de la culture maintient sa progression en Fiche 9 : La consommation dans les hôtels, cafés et restaurants reste orientée à la hausse Fiche 10 : Stabilité de la consommation pour les biens et services divers Page 7 / 36

8 Fiche 1 : La consommation alimentaire 4 ralentit légèrement en En, la dépense des ménages en produits alimentaires (hors boissons alcoolisées et tabac) enregistre une hausse de 1,1 % en volume, après + 2,1 % en L évolution de la consommation en produits alimentaires s inscrit dans la moyenne observée au cours des dix dernières années (+ 1,1 % en moyenne chaque année). En, les prix des produits alimentaires subissent une hausse de 1,7 %, après + 1,1 % en Seul le prix des légumes baisse en, la qualité des produits ayant pâti des conditions climatiques. La consommation de boissons alcoolisées et de tabac stagne en (+ 0,2 %) dans un contexte de fortes augmentations des prix. Tableau 4 : Évolution de la dépense de consommation alimentaire des ménages 01 - Produits alimentaires et boissons non-alcoolisées dont : Variation du volume au prix de l année précédente en % Moy Variation des prix par rapport à l année précédente en % Moy Valeur en en milliards d euros Coefficient budgétaire de la dépense de consommation des ménages en en % 1,1 2,1 1,1 1,6 1,1 1,7 144,4 13, Produits alimentaires 0,9 2,0 0,9 1,6 1,1 1,5 132,0 11, Pain et céréales 1,2 1,6 3,7 1,9 0,0 2,0 22,7 2, Viande 0,3 3,0 0,5 1,8 0,3 2,5 36,1 3, Poisson et fruits de mer 0,2 1,2-2,7 1,9 2,0 3,6 8,5 0, Lait, fromage et œufs 1,8 2,7 1,7 1,2-1,5 2,4 19,5 1, Huiles et graisses -1,0-2,1 1,2 2,3-2,0 4,8 3,0 0, Fruits 0,8 1,3-4,2 1,5 5,1 1,5 8,7 0, Légumes 0,9 0,8 0,4 1,3 6,6-3,7 17,3 1, Sucre, confiture, miel, chocolat et confiserie Sel, épices, sauces et produits alimentaires n.c.a. 1,6 1,4 2,8 1,5-0,1 1,8 11,2 1,0 2,0 3,3 1,2 1,5-0,2 0,6 5,1 0, Boissons non alcoolisées 2,9 3,7 3,4 1,6 0,3 3,9 12,4 1, Café, thé et cacao 1,7 4,7 0,9 2,0 0,2 8,5 3,6 0, Autres boissons non alcoolisées 02 - Boissons alcoolisées et tabac dont : 3,4 3,3 4,4 1,5 0,4 2,2 8,8 0,8-1,7 1,1 0,2 3,9 3,5 4,5 38,3 3, Boissons alcoolisées 0,2 2,1 0,4 1,6 1,3 3,2 18,8 1, Alcools 0,6 2,6 0,3 0,9 1,7 0,7 6,7 0, Vin, cidre et champagne 0,2 1,8 1,5 1,8 0,9 1,5 9,3 0, Bière -1,3 1,9-3,3 3,1 1,7 16,3 2,8 0, Tabac -3,7 0,1 0,1 6,5 5,8 5,8 19,5 1,8 Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee. 4 La fonction «alimentation» ne prend en compte que la consommation à domicile. Les repas et boissons pris dans les cafés, restaurants et cantines sont comptabilisés avec les services fournis par ces établissements. Page 8 / 36

9 La consommation de viande fléchit en après la légère reprise amorcée en 2010 Dans un contexte économique défavorable pour ce secteur, les achats des ménages en viandes de boucherie affichent une faible croissance (+ 0,5 %) en volume en après une hausse de 3,0 % en À l exception du rayon charcuterie et des plats préparés à base de viande (respectivement + 3,9 % et + 2,2% en ), toutes les viandes subissent un repli de leur consommation. La nette progression des prix (+ 2,5 % en ) a particulièrement pesé sur la consommation. Les achats des ménages en viandes de lapins enregistrent la plus forte baisse (- 8,3 % en volume en ). Le prix, en nette hausse (+ 4,5 %), est la cause principale de la désaffection de la part des consommateurs. La consommation de viandes de veau et de mouton enregistre également des baisses, un peu moins marquées, avec respectivement - 4,6 % et - 4,1 %. Leurs prix sont toujours orientés à la hausse (respectivement + 1,9 % et + 3,5 %). La viande ovine pâtit également d un manque de disponibilité. De même, la consommation de viande de bœuf diminue, mais de façon moins marquée (- 2,5 % en après + 1,1 % en 2010). La douceur du climat au printemps n a pas profité aux viandes à bouillir ou à braiser. La viande hachée de bœuf qui tire habituellement ce secteur à la hausse a été victime de l affaire de la contamination de la viande hachée par la bactérie Escherichia Coli de l été jusqu en novembre. Dans un contexte de baisse générale de la consommation de viandes, la viande de volailles est celle qui résiste le mieux : elle ne se replie que de 0,8 % en volume après une année faste en 2010 (+ 6,4 %). Malgré une forte hausse des prix de 7,0 % liée à celle des prix de l alimentation animale, la viande de volailles reste tout de même la deuxième viande, après celle de porc, la moins chère au kilogramme et les consommateurs français en font leur viande préférée. Le rayon charcuterie reste dynamique : après une hausse en volume de 4,4 % en 2010, il progresse à nouveau en (+ 3,9 % en volume). Les consommateurs trouvent dans ce rayon une source de protéines moins onéreuse qu au rayon boucherie. Les prix sont relativement stables (+ 1,0 %). Toujours une bonne tenue de la consommation de pain et de céréales La consommation des ménages en pain et céréales accélère nettement en (+ 3,7 % en volume après + 1,6 %). Ce dynamisme est lié à celui de la consommation de pain (+6,0 % après + 2,3 %), principalement en raison de nombreuses innovations dans le secteur des pains de mie. Les achats de pain frais se font principalement dans les boulangeries artisanales où 8 français sur 10 achètent leur pain. Les féculents, pâtes alimentaires et riz, sont toujours appréciés des consommateurs en période de crise : ils enregistrent respectivement une hausse de 2,6 % et 2,7 %. En revanche, la consommation en farines (en sachet «farine ménàgère» ou «prêtes à l emploi») se contracte nettement (- 4,8 %), dans un contexte de hausse des prix (+ 4,4 %) causée par l envolée des cours du blé. Maintien de la croissance pour le secteur du lait, des fromages et des œufs La consommation intérieure de produits laitiers et d œufs continue d augmenter en volume en, mais à un rythme moins prononcé (+ 1,7 % en après + 2,7 % en 2010). Après avoir bénéficié d un repli des prix en 2010 (- 1,5 %), le marché pâtit de la hausse des prix en (+ 2,4 %). En, la consommation de crème enregistre la meilleure progression de ce secteur. Elle poursuit sa croissance en volume (+ 5,8%) et ceci malgré la hausse des prix (+ 1,7 % après - 0,6 %). Les crèmes fraîches progressent plus vite que les crèmes UHT. La consommation de fromages continue de bien se porter avec une hausse en volume de 2,9 % après + 3,7 % en La hausse des prix de 2,2 % après une baisse de 1,0 % en 2010 ne pénalise pas le marché. Les leviers de croissance dans ce secteur sont les produits servant à cuisiner et les produits de consommation à toutes heures (râpés, bouchées, tranches, cubes, frais). Le fromage en libre-service Page 9 / 36

10 a le vent en poupe contrairement au rayon «fromage à la coupe» qui est en pleine érosion depuis plusieurs années. La hausse de la consommation en yaourts et desserts lactés est moins marquée en avec une progression de 1,0 % en volume après + 1,9 % en Ce segment pâtit en du rebond des prix qui s étaient repliés en 2010 (+ 1,7 % après - 2,1 %). En raison d une forte hausse des prix en (+ 4,5 %), la consommation de laits liquides baisse de 2,3 % en volume. Les laits standards et les laits spécifiques enrichis en vitamine ont été les plus délaissés. En revanche, les laits issus de l agriculture biologique enregistrent une forte croissance, mais les volumes restent marginaux. Les laits secs sont en retrait (- 3,7 % en volume). Les prix ont également subi une hausse de 3,5 %. En, la consommation commercialisée d œufs continue sa progression avec + 2,1 % en volume, après + 3,3 % en Les œufs restent une source d alimentation privilégiée par les ménages, car elle reste la protéine la moins chère du marché en comparaison de la viande ou du poisson. Depuis 2009, les œufs alternatifs (plein air, label rouge, label AB, etc.) connaissent une très forte croissance, notamment les œufs issus de l agriculture biologique. La hausse des prix est relativement faible (+ 1,0 %), malgré la crise sur l alimentation animale et les nouvelles directives de l Union européenne visant à aménager et moderniser les cages pour l élevage en batterie traditionnelle (la mise au norme devant être effectutée pour le 1 er janvier 2012). Rebond global de la consommation de légumes Après une hausse en 2010, la consommation de légumes augmente plus faiblement en (+ 0,4 % en volume après + 0,8 % en 2010), soutenue par un repli marqué des prix qui avaient été très dynamiques en 2010 (- 3,7 % après + 6,6 %). En, la consommation de légumes frais diminue (- 0,9 %), malgré une chute des prix (- 8,8 %). En effet, les marchés saisonniers ont subi de plein fouet les caprices de la météo : moins abondants, les légumes frais étaient aussi souvent de qualité moindre. La légère reprise à la fin de l été, sans grand dynamisme, n a pas permis de relancer la consommation. A cela s est ajoutée la crise de la bactérie E.Coli qui a affecté la consommation de concombres et de tomates, suspectés à tort d être à l origine de la contamination. est une année morose en ce qui concerne la consommation de légumes en conserve ou surgelés. La consommation des légumes en conserve est en repli de 0,8 % en volume. De plus, les consommateurs sont de plus en plus méfiants en raison de la présence de bisphénol A dans les revêtements intérieurs des boîtes. Leur préférence s oriente vers d autres emballages. Les consommateurs ont dirigé leur choix vers les féculents. Le marché des produits de confiseries diverses toujours bien orienté à la hausse Le marché des produits de confiseries accélère nettement en : il progresse de 2,8 % en volume après + 1,4 % en Au sein de ce secteur, la consommation de glaces et sorbets est en hausse de 4,7 % en volume. La mauvaise période estivale a largement été compensée par de très belles avant et arrière saisons. L innovation importante en est un facteur clé de la progression au sein de ce marché : 108 nouvelles références après 92 en Afin de toucher plus de clients, les industriels se sont diversifiés en développant les produits d impulsions (création de mini-pots, mini-glacés, nouveaux parfums ). La consommation des ménages en bonbons divers et chocolat conserve son dynamisme en, elle enregistre une progression de 2,9 % en volume. Cette performance est essentiellement due à de nombreuses innovations et d importantes campagnes publicitaires. La consommation des confitures et compotes augmente de 3,3 % en, mais moins fortement qu en 2010 (+ 3,8 %). Les prix ont fortement augmenté dans ce secteur (+ 3,6 %). Page 10 / 36

11 Baisse de la consommation de fruits frais ou en conserve En, la consommation des ménages en fruits diminue fortement en volume (- 4,2 % après + 1,3 % en 2010), avec une chute prononcée des volumes pour les fruits frais des climats tempérés (- 4,7 %) et pour les fruits frais tropicaux (- 4,4 %). Après une bonne année 2010 (+ 7,9 %) la consommation des fruits en conserve est moins dynamique et ne progresse que de 0,4 % en. Les prix continuent de progresser (+ 1,5 %), mais à un rythme bien plus faible qu en 2010 (+ 5,1 %). Comme pour les légumes, les fruits ont subi les caprices de la météo. Celle-ci est néanmoins moins défavorable aux fruits qu aux légumes, grâce à un début de saison précoce. Pour 15 % des marchés, la moitié des achats se font en saison et jusqu à 80 à 90 % pour les fruits à noyaux, les melons, les fruits rouges, etc., année de baisse pour la consommation des poissons et crustacés, seuls les plats préparés à base de poisson affichent une évolution positive En, les achats de poissons et de crustacés (y compris les produits préparés) diminuent de 2,7 % en volume, après avoir augmenté en 2010 de 1,2 %. L accélération des prix est sans doute une des principales causes (+ 3,6 % en, après 2,0 % en 2010). Depuis quelques années, le poisson frais souffre d une «réputation» de cherté par rapport à la viande. D après les professionnels, celle-ci provient d une trop grande variété des espèces mises en ventes, en plus d une grande saisonnalité. En, les deux tiers des achats de poissons frais s effectuent en grandes surfaces car elles proposent une offre beaucoup plus standardisée et à meilleur prix. Les achats de coquillages et crustacés frais sont beaucoup moins nombreux cette année. Au-delà des moules, huîtres et St Jacques qui sont moins prisées par les consommateurs, ce sont surtout les tourteaux, les gambas et les langoustines dont les ménages se sont le plus détournés 5. Seuls les bulots et les noix de pétoncles sont en croissance en volume. Après une croissance historique en 2010 (+5,3 % en volume), la consommation des ménages en produits de la mer transformés (poissons en morceaux, surgelés ou congelés, séchés, fumés ou en conserve) se replie en volume de 1,7 % en. Le poisson frais en morceaux est fortement touché par le repli de la consommation (- 4,5 %) alors que les poissons fumés, séchés et en conserve et les poissons surgelés ou congelés enregistrent des reculs limités (respectivement - 0,4 % et - 0,9 %). Le saumon fumé reste toujours le produit les plus consommé parmi les poissons séchés, fumés et en conserve, les ventes de saumon bio et de saumon de marques sont en progression contrairement aux ventes de produits premiers prix. Le surimi, qui fait l objet d innovations (bâtonnets fourrés, allégés en sel et en produits chimiques), est toujours apprécié des consommateurs et limite le repli des poissons surgelés et congelés. Les conserves de poisson doivent faire face à des difficultés d approvisionnement (sardine et thon) qui ont également entrainé une forte hausse des prix (+ 3,1 %), les ventes en volume en ont souffert. De faibles promotions dans ce secteur et une météo estivale défavorable n ont pas profité à ce secteur en. Les steaks de la mer et les produits panés sont très appréciés des enfants : les volumes sont en augmentation. Au contraire, le marché des terrines de la mer s essouffle, seul les formats deux tranches sont en progression. Faible progression du thé et du café Après une bonne année 2010 (+ 4,7 %), la consommation des boissons chaudes progresse plus légèrement en (+ 0,9 %). L hiver très doux n a pas permis à ce marché de se développer. De plus, la hausse du prix des matières premières telles que le café a pénalisé ce secteur (+ 9,3 %). Le café en dosette est toujours un moteur de la croissance de ce secteur. La consommation des boissons non alcoolisées enregistre une hausse de 4,4 % en, après + 3,3 % en Les prix ont fortement augmenté par rapport à 2010 (+ 2,2 %). Les jus de fruits 5 Source : France Agrimer Page 11 / 36

12 accusent la plus forte hausse des prix (+ 4,9 %), mais la consommation des jus de fruits n a pas été freinée par cette hausse, les jus réfrigérés retrouvent la santé après trois années difficiles. Tous les produits de ce secteur tels que les jus «ambiants» (par opposition aux jus vendus au rayon frais), les boissons lactées et les smoothies sont en progression. Seuls les nectars perdent du terrain. Les boissons gazeuses allégées (principalement les limonades lights et les tonics lights) ne progressent plus. Malgré la crise économique et la météo maussade à l été, les boissons plates à base de fruits enregistrent une forte croissance. Les produits de marques ont fortement contribué à la bonne performance de ce marché grâce à de nombreuses innovations s adressant aussi bien aux enfants qu aux adultes. En revanche, les marques des distributeurs sont en recul. La consommation des eaux de table enregistre une hausse de 3,6 % en volume en et de 1,6 % en prix. Les eaux plates réalisent la meilleure progression contrairement aux eaux aromatisées qui sont en déclin. Qu elles soient natures ou aromatisées, les eaux gazeuses se portent toujours bien. Elles progressent plus vite que les eaux plates. Faible augmentation pour les boissons alcoolisées La consommation des alcools en enregistre une légère hausse de 0,4 % en volume après + 2,1 %. en Elle a été soutenue par les ventes de champagnes et de vins alors que celles de bière et cidre sont en repli. Les ventes de champagne ont encore été dynamiques en : elles progressent de 2,5 % en volume en, même si le rythme est plus modéré qu en 2010 (+ 5,9 %). Les prix ont subi une augmentation de 0,9 % et les consommateurs, désormais habitués aux bas prix, boudent les champagnes haut de gamme et dirigent leur préférence vers les premiers prix et les marques de distributeurs. Les vins d appelation d origine contrôlée sont également en progression de 1,7 %. en, leurs prix évoluent à un rythme proche de celui de 2010 (+ 1,1 % après + 1,2 % en 2010). La récolte vinicole est toujours en hausse, 50,2 millions d hectolitres en après 45 millions d hectolitres en Pourtant, cette hausse de la récolte ne profite pas à la consommation de vin de consommation courante (- 0,6 % en volume en ). Les prix des vins de consommation courante s accélèrent par rapport à 2010 : ils progressent de 3,7 % après + 1,2 % en La consommation des vins rosés poursuit son développement en ; près de 9 consommateurs sur 10 boivent du vin rosé. La France est le premier consommateur de vins rosés au monde et consomme plus que sa production. Les vins avec indication géographique protégée (IGP) aussi bien en vins blancs qu en vins rouges restent les préférés des consommateurs français. La consommation de bières se contracte en (- 3,3 % en volume en ) dans un contexte de hausse des prix. Depuis plusieurs années, les consommateurs préfèrent les bières de spécialités et les bières blondes, bières de haut de gamme. La météo estivale du printemps a fortement contribué à limiter le recul du marché malgré des prix en hausse. La consommation de cidre poursuit sa chute : - 3,8 % en volume en après une baisse de 5,0 % en Le prix toujours en augmentation (+ 4,7 % en ) n est pas un facteur de croissance. La consommation des apéritifs et des vins doux naturels est toujours en baisse. Ce sont les vermouths et les apéritifs à base de vin - à l exception du pineau - qui souffrent le plus. Les apéritifs anisés se maintiennent. La consommation de tabac reste stable en volume. La hausse de la consommation de tabac en valeur (+ 5,9 % en ) reflète en, comme en 2010, intégralement l augmentation du prix du tabac (+ 5,8 %). La consommation de tabac en volume est atone (+ 0,1 % en volume en, comme en 2010). Les hausses régulières du prix du tabac, comme celle d octobre, y contribuent probablement. Page 12 / 36

13 Fiche 2 : Les dépenses de consommation en habillement et chaussures sont en repli Après une stabilité des dépenses en 2010, la consommation en articles d habillement et chaussures est en retrait de 0,7 % en volume en. Ce secteur représente 4,3 % des dépenses de consommation des ménages. Dans un contexte économique incertain, les ménages, touchés par le ralentissement de leur pouvoir d'achat, arbitrent à nouveau en défaveur de ce poste de dépenses : acheter des vêtements pour se faire plaisir n'est plus à l'ordre du jour. Malgré la hausse du coût des matières premières, les distributeurs augmentent peu les prix en magasin ; pour autant, cela ne suffit pas à inciter les consommateurs à l achat. Dans ces conditions, la baisse des dépenses de consommation au rayon vêtements pèse sur le secteur. En revanche, les dépenses au rayon des articles et accessoires de l'habillement ainsi que celles effectuées dans le secteur de la chaussure (y compris la réparation), maintiennent leur croissance en volume, avec respectivement + 4,0 % et + 0,4 %. Cependant, les dépenses des consommateurs en service de nettoyage et réparations de vêtements, reculent nettement. Tableau 5 : Évolution de la dépense de consommation des ménages en articles d habillement et chaussures 03 - Articles d'habillement et chaussures dont : Articles d'habillement dont : Fournitures pour habillement Variation du volume au prix de l'année précédente en % Moyenne Variation des prix par rapport à l'année précédente en % Moyenne Coefficient Valeur budgétaire de la en dépense de en milliards consommation d'euros des ménages en courants en % 0,5 0,0-0,7 0,5 0,5 0,9 47,9 4,3 0,5-0,2-1,0 0,4 0,3 0,8 38,7 3,5-7,9-27,9-16,4 1,5 2,4 4,5 0,3 0, Vêtements 0,3-0,2-1,7 0,2 0,1 0,4 30,7 2, Autres articles et accessoires d'habillement Nettoyage, réparation et location de vêtements Chaussures, y.c. réparation Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee 2,3 1,4 4,0 0,9 1,3 2,1 6,7 0,6-2,1-0,3-6,4 2,2 2,1 1,7 1,1 0,1 0,8 1,2 0,4 1,0 1,4 1,2 9,2 0,8 La conjoncture morose freine la consommation d'habillement Les dépenses de consommation en articles d'habillement (comprenant les vêtements, les accessoires et fournitures d'habillement, le nettoyage, la réparation et la location de vêtements) sont en recul de 1,0 % en volume par rapport à Avec les fournitures pour l'habillement 6 (- 16,4 %), ce sont les services d entretien et de réparation de vêtements qui pâtissent le plus des arbitrages des consommateurs, avec un retrait de 6,4 %. Le rayon des accessoires d'habillement (comprenant les articles de voyage et de maroquinerie, les foulards, les chapeaux ) tire son épingle du jeu avec des dépenses toujours en progression. Recul très net des dépenses des consommateurs en prêt-à-porter Après s être stabilisées en 2010 (- 0,2 % en volume), les dépenses de consommation de vêtements diminuent en (- 1,7 %). Ce poste représente 2,8 % de la dépense des ménages. La baisse des dépenses en volume reste moins importante pour le rayon des femmes que pour celui des hommes, le prêt à porter féminin ayant bénéficié d un recul des prix. 6 comprend les tissus et étoffes à maille. Page 13 / 36

14 Les consommatrices restreignent à nouveau leur budget de vêtement Après avoir marqué le pas en 2010, les dépenses au rayon du prêt-à-porter féminin reculent à nouveau de 1,6 % en volume en. Les consommatrices resserrent leur budget et choisissent plutôt des robes, des leggings et des jupes ainsi que les jeans et les pantalons de ville 7. En revanche, sans doute pour des raisons de coût, elles se détournent des grosses pièces comme les manteaux, les parkas, etc. Les dépenses aux rayons des sous-vêtements et de la lingerie subissent le même sort et diminuent nettement. Baisse des dépenses en prêt-à-porter masculin Les dépenses de consommation en prêt-à-porter masculin, après une baisse de 0,4 % en volume en 2010, n'échappent pas aux restrictions que s'imposent les consommateurs : elles reculent de 3,2 % alors que les prix sont en hausse. Les consommateurs, moins dépensiers en, sélectionnent des articles comme les pantalons de ville, les jeans, les shorts. En revanche, ils négligent les vêtements de protection, à l'exception des manteaux et anoraks. En outre, la coupe du monde de rugby les incite à acheter des petites pièces comme les tee-shirts de sport 8. Le rayon layette subit aussi les arbitrages défavorables des consommateurs En, les achats des consommateurs au rayon de la layette sont en recul (- 6,6 % en volume, après - 2,3 % l'année précédente), bien que le nombre de naissances reste élevé. De plus, les prix augmentent légèrement (+ 0,8 %, après - 0,6 % en 2010), subissant la hausse des prix des matières naturelles comme le coton. Succès des articles et accessoires de mode auprès des consommateurs Le succès des articles et accessoires de l habillement (comprenant les foulards, les cravates, mais aussi les articles de voyage et de maroquinerie) ne se dément pas avec une augmentation des dépenses de consommation de 4,0 % en volume en, après + 1,4 % en Ce résultat est dû à l'essor de la consommation d'articles de maroquinerie et de bagages et de l intérêt des consommateurs pour les marques de luxe. Le rayon de la chaussure marque le pas Après l'embellie de 2010, les dépenses de consommation de chaussures sont stables avec + 0,4 % en volume en, après une progression de 1,2 % l'année précédente. 7 source : Institut français de la mode (IFM). 8 source : IFM. Page 14 / 36

15 Fiche 3 : La dépense en logement se contracte en lien avec des températures moyennes élévées En, la dépense consacrée au logement, au chauffage et à l éclairage représente plus du quart de l ensemble des dépenses de consommation des ménages, soit le premier poste de dépenses des ménages devant les transports et les produits alimentaires. La dépense diminue de 0,8 % en volume après avoir augmenté en 2010 (+ 1,7 %). En, les prix progressent à un rythme plus soutenu qu en 2010 (+ 2,4 % après + 2,0 % en 2010), en lien avec la nette remontée des prix énergétiques atténuée légèrement par le ralentissement des prix des loyers. Même si les dépenses de loyers effectifs et imputés sont les principaux postes de la consommation, c est la consommation de biens énergétiques pour le chauffage et l éclairage qui explique l évolution de la dépense globale en logement aussi bien en volume qu en prix. En, la dépense de biens énergétiques diminue fortement en volume, en raison du climat doux de l année. Cette baisse est contrebalancée par la forte hausse des prix, notamment celles des biens énergétiques liés au cours du pétrole tels que le gaz et le fioul. Tableau 6 : Évolution de la dépense de consommation des ménages en logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles dont : Variation du volume au prix Variation des prix par rapport de l'année précédente en % à l'année précédente en % Moyenne Moyenne Valeur en en milliards d'euros Coefficient budgétaire de la dépense de consommation des ménages en en % 1,0 1,7-0,8 2,9 2,0 2,4 282,8 25,5 041 Loyers effectifs 1,3 1,6 1,5 2,7 1,5 0,9 47,7 4,3 042 Loyers imputés 1,2 1,0 1,1 2,7 1,2 0,8 156,6 14,2 043 Entretien et réparation des logements 044 Autres services liés au logement 045 Électricité, gaz et autres combustibles Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee Poursuite du ralentissement des prix des loyers 0,7 1,6 1,1 3,3 2,2 2,4 17,1 1,5 1,2-1,7-0,8 2,8 2,3 3,2 17,1 1,5 0,0 5,5-10,3 3,7 5,1 10,0 44,3 4,0 En, la masse de l ensemble des loyers, effectifs et imputés 9, progresse de 2,1 % en valeur après + 2,4 % en C est le ralentissement des prix qui explique ces évolutions avec une progression de 0,9 % en après + 1,3 % en En, la dépense consacrée aux loyers (effectifs et imputés) représente 18,5 % du budget des ménages. Pour la sixième année consécutive, le prix des loyers réels freine (+ 0,9 % après + 1,5 % en 2010). Le prix des loyers du secteur privé et des loyers imputés progresse de 0,8 % (après + 1,2 % en 2010) sous l effet du ralentissement de l indice de référence des loyers, qui sert à indexer les loyers des locataires du parc privé. L indice de référence des loyers servant également à la révision des loyers 9 En comptabilité nationale, on estime des loyers «imputés», que les propriétaires auraient à payer s ils étaient locataires du logement qu ils habitent. Le prix des loyers imputés est directement repris du compte du logement. Les dépenses de loyers, effectifs ou imputés, sont établies par le compte du logement à partir des enquêtes nationales logement, effectuées par l Insee. Ces enquêtes fournissent un montant de loyer par m², par filière (bailleurs personnes physiques, HLM, ) et par type d habitat (individuel ou collectif) et permettent de calculer les loyers imputés. Page 15 / 36

16 du parc HLM depuis le 1 er janvier (et jusqu au 31 décembre 2013), les prix des loyers du secteur social décélèrent également (+ 1,1 % après + 2,0 % en 2010). En, plus de trois quarts des dépenses en loyers sont des dépenses en loyers imputés, reflétant la part importante de ménages propriétaires de leur logement. La dépense en loyers imputés augmente sur le même rythme qu en 2010 (+ 1,1 % en volume après + 1,0 % en 2010). Les évolutions des loyers en volume sont traditionnellement peu heurtées. Elles traduisent l évolution du parc de logements, mais aussi de sa structure (type d habitat, localisation et confort des logements) et de la surface moyenne des logements. Le nombre de logements achevés diminue pour la troisième année consécutive, limitant ainsi très légèrement la progression du parc de logements. La dépense de loyers des locataires, aides personnelles non déduites, évolue à un rythme similaire à celui de 2010 (+ 1,4 % en volume). Une fois déduites les aides personnelles au logement prises en charge par les administrations publiques, les loyers des locataires progressent à un rythme légèrement inférieur à celui de 2010 (+ 1,5 % en volume après + 1,6 %). Les aides personnelles progresse en effet en de manière soutenue aussi bien en valeur (+ 2,3 % en, comme en 2010) qu en volume (+ 1,3 % après + 0,8 %). La croissance de ces aides s explique par la hausse du montant moyen versé, consécutive à l augmentation du nombre de chômeurs donnant lieu à neutralisation ou abattement de ressources dans le calcul des aides personnelles. Chauffage et éclairage : baisse marquée de la consommation En, la consommation en volume de l électricité, du gaz et des autres combustibles subit une forte baisse de 10,3 % après la hausse de 5,5 % en Cette diminution de la consommation s explique principalement par les conditions météorologiques. Selon Météo-France, après une année 2010 particulièrement fraîche en France métropolitaine (la plus froide de ces deux dernières décennies à égalité avec 1996), l'année est l année la plus chaude que l Hexagone ait connu depuis Avec une température moyenne annuelle supérieure à la normale de 1,5 C, l année détrône ainsi l année 2003 qui détenait le précédent record (avec un écart de température de + 1,3 C). La poursuite des travaux de maitrise de l énergie (isolation, équipements plus économes) dans l habitat existant et la construction de logements neufs de moins en moins énergivores ont pu contribuer également à diminuer la consommation d énergie moyenne d année en année. En, la consommation d électricité en volume subit une forte baisse de 11,7 % par rapport à 2010, après une forte hausse (+ 7,7 %) en La consommation de gaz est en chute libre avec un volume inférieur de 12,7 % à celui de Suivant les prix du pétrole avec décalage, le prix du gaz subit une hausse importante de 9,7 %, et cela malgré le gel des tarifs décidé en fin d année par le gouvernement. La consommation de fioul domestique est également en baisse de 8,9 % après la baisse de 6,7 % de Le prix augmente de 23,1 % après la hausse de 23,2 % en 2010, le prix du fioul suivant le prix du pétrole. La consommation de bois poursuit sa forte progression : + 31,6 % en après + 14,9 % en La France possède un important parc forestier permettant de répondre à la demande en bois de chauffage sans augmentation forte des prix (+ 1,9 %). Le bois de chauffage reste l énergie la moins chère du marché et sans risque de pénurie. Modération de la baisse en volume des dépenses en services liés au logement La consommation d autres services liés au logement 10 se contracte à nouveau en (- 0,8 % en volume) mais dans une moindre mesure qu en 2010 (-1,7 %). Cette baisse est tirée par le repli de la distribution d eau. La baisse de la consommation des ménages relative à la distribution d eau s amplifie en : elle diminue de 5,0 % en volume après - 1,6 % en Les prix continuent de progresser, mais à un rythme moins soutenu qu en 2010 (+ 2,5 % après + 3,5 % l année précédente). 10 comprend la distribution d eau, les services d assainissement, l enlèvement des ordures ménagères, le ramonage, le gardiennage et l entretien des ascenseurs. Page 16 / 36

17 En revanche, après la forte baisse enregistrée en 2010 (- 6,1 % en volume), les dépenses des ménages liées à l enlèvement des ordures ménagères rebondissent en (+ 3,2 %) dans un contexte de prix toujours très dynamiques (+ 5,7 % après + 6,0 % en 2010). La consommation des ménages en services d assainissement se stabilise en (- 0,2 % en volume après + 1,4 % l année précédente). Dans le même temps, les prix progressent fortement (+ 4,2 % après + 0,3 % en 2010). L entretien et la réparation des logements toujours en hausse Après la hausse de 2010 (+ 1,6 %), la consommation en volume de services d entretien et de réparation liés au logement continue d augmenter en, mais à un rythme plus lent (+ 1,1 %). Les prix évoluent à un rythme plus soutenu qu en 2010 (+ 2,4 % après + 2,2 %). Page 17 / 36

18 Fiche 4 : Ralentissement de la consommation pour l'équipement du logement La dépense de consommation en volume pour l'équipement du logement ralentit en avec une croissance de 1,3 %, après le rebond de + 2,5 % l'année précédente. Les prix augmentent à un rythme proche de celui observé au cours des dix dernières années (+ 0,8 % contre + 0,7 %). Les dépenses effectuées pour l'équipement du logement représentent 5,5 % de la dépense de consommation des ménages. La crise de la dette et les restrictions budgétaires qui s'annoncent, ne favorisent pas la consommation. Les ménages, plus prudents, limitent leurs dépenses. Ils font jouer la concurrence et profitent des prix avantageux au rayon de l'électroménager. Par ailleurs, la météo assez favorable en (températures élevées) les incite à s'équiper en matériels de bricolage et de jardinage. Tableau 7 : Évolution de la dépense de consommation des ménages en meubles, articles de ménage et entretien courant de l habitation 05 - Meubles, articles de ménage et entretien courant de l'habitation dont : Meubles, articles d'ameublement, tapis et autres revêtements de sol Articles de ménage en textile Variation du volume au prix de l'année précédente en % Moyenne Variation des prix par rapport à l'année précédente en % Moyenne Coefficient Valeur budgétaire de en la dépense de en milliards consommation d'euros des ménages en en % 1,9 2,5 1,3 0,7 0,1 0,8 60,6 5,5 1,1 1,4 0,6 1,5 0,8 1,2 16,8 1,5 1,4 7,9 0,4 0,1-3,3 1,8 3,5 0, Appareils ménagers 4,6 4,5 2,3-2,0-2,2-1,9 9,0 0, Verrerie, vaisselle et ustensiles de ménage Outillage et autre matériel pour la maison et le jardin Biens et services liés à l'entretien courant de l'habitation dont : Biens d équipement ménager non durables Services domestiques et services ménagers Source : Comptes nationaux - Base 2010, Insee 0,7-0,4 1,6 1,5 0,8 0,9 6,5 0,6 2,1-0,3 2,9 1,2 1,1 0,9 4,2 0,4 1,8 3,3 1,1 1,0 0,8 1,4 20,6 1,9 2,0 2,7 1,8 1,1 1,0 1,3 14,8 1,3 1,3 4,7-0,6 0,8 0,3 1,7 5,8 0,5 Les dépenses liées à l'entretien courant du logement se maintiennent. Les dépenses de consommation en volume en biens et services pour l entretien courant de la maison ralentissent en après l'embellie de 2010 (+ 1,1 % après + 3,3 % en 2010). Cette progression modeste cache pourtant deux tendances opposées : une progression des biens d équipement ménager non durables 11, (+ 1,8 % en après + 2,7 % en 2010) limitée par le repli de la consommation en services domestiques (- 0,6 % en volume après + 4,7 %). 11 comprend les emballages en matières plastiques, les articles en papier à usage sanitaire ou domestique, les savons de ménages et détergents, les produits d'entretien, etc. Page 18 / 36

19 La baisse des dépenses en services domestiques est concomitante à l accélération des prix (+ 1,7 % après + 0,3 % l'année précédente). Le dynamisme des prix est dû à la hausse des cotisations employeurs en lien avec la suppression de l exonération de 15 points du taux de cotisations patronales pour les cotisants déclarant les revenus de leur salarié au réel, à dater du 1 er janvier, et dans une moindre mesure, à la revalorisation du Smic horaire. Au total, les prix des dépenses liées à l entretien courant du logement progressent légèrement (+ 1,4 % après + 0,8 % en 2010). La literie et les meubles de cuisine tiennent à flot les dépenses en meubles. En, la consommation des ménages en meubles, articles d ameublement, tapis et autres revêtements de sol augmente de 0,6 %. Cette évolution reste plus faible qu en 2010 (+ 1,4 %), mais ce secteur résiste plutôt bien malgré un contexte de crise. Comme depuis quelques années, ce sont les meubles de cuisine qui tirent le marché du meuble vers le haut (+ 4,6 % en volume) ainsi que la literie (matelas et sommiers, + 2,2 % en volume). En, la consommation de meubles meublants est atone : sa croissance reste faible ( + 0,1 % en volume), tandis que celle de sièges de bureau et d ameublement d intérieur diminue fortement (- 2,7 % après + 0,5 % l année précédente). Mais en, ce sont les meubles de bureau qui ont été le plus durement touchés, avec une perte de volume de 3,8 %. Si le contexte économique n est pas étranger à ce constat, il existe d autres explications. Le marché est devenu très erratique. La fréquentation des magasins est en baisse et est de plus en plus irrégulière. Seuls les prix bas et la possibilité de faire de bonnes affaires semblent être en mesure d attirer le consommateur. Pour la 4 ème année consécutive, les dépenses des consommateurs au rayon des tapis et autres revêtements de sol se resserrent à nouveau. La baisse est cependant, moins marquée qu en 2010 (- 6,4 % en après - 8,9 %). Les ménages, tentés par des prix bas, s'équipent en électroménager En, la consommation au rayon des «produits blancs» progresse encore avec une évolution de + 2,3 % des dépenses en volume après + 4,5 % en Les ménages profitent de la baisse tendancielle des prix ( - 2,0 % en moyenne sur dix ans), grâce à la baisse des prix des importations, et du marché ultra-concurrentiel entre les distributeurs. Le rayon du gros électroménager se porte bien avec une évolution des dépenses en volume de + 3,3 % en après + 7,2 % l'année précédente. Il est soutenu par les ventes, toujours croissantes, des réfrigérateurs et congélateurs (+ 4,3 %) et celles des appareils de cuisson électriques (+ 4,4 %). Les ménages recherchent les produits basiques à prix avantageux, mais également de marque. La nouvelle étiquette «énergie» est un critère de sélection pour un consommateur plus éco-responsable. Après une année morose (- 2,8 % en 2010), le petit électroménager se redresse en (+ 1,5 % en volume). Ce rayon est soutenu par l innovation et le renouvellement des gammes et le faire «soimême» avec un résultat professionnel, est la tendance de. Les produits à succès sont cette année, selon le Gifam 12, les «kitchen machines», les aspirateurs-robots et les centrales vapeur. Le rayon des arts de la table se stabilise Les dépenses des ménages au rayon des arts de la table progressent de 1,6 % en volume après - 0,4 % en 2010, malgré la baisse du nombre de listes de mariage. L équipement culinaire (vaisselle, verrerie, coutellerie, ustensiles de cuisine) reste un achat plaisir relativement peu coûteux. Ce segment profite du succès des préparations culinaires via les cours ou les émissions de cuisine. De plus, les consommateurs, en quête des produits «tendance» à bas prix, renouvellent plus souvent leurs achats. 12 Gifam : Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager. Page 19 / 36

20 Les consommateurs retrouvent le plaisir du bricolage et du jardinage Les rayons des matériels de bricolage et de jardinage retrouvent les faveurs des consommateurs en. Les dépenses de consommation en volume repartent à la hausse après trois années de repli (+ 2,9 % après une baisse de - 0,3 % en 2010). Les ménages, dont près de 60 % sont propriétaires, s'impliquent à nouveau dans la décoration et l'aménagement de leur logement, poste qui avait été négligé les deux années précédentes. En outre, compte tenu d une météo particulièrement clémente en, ils s'équipent en outillage électrique pour le jardin et achètent des tondeuses à gazon. La consommation en articles textile pour la maison recule de nouveau Après un rebond en 2010 consécutif à deux années de contraction, les dépenses de consommation en volume d'articles de ménages en textile 13 se stabilisent en (+ 0,4 %). La progression de la consommation en linge de maison et voilages (+ 1,7 % et + 2,1 %) est limitée par le net repli des dépenses de consommation en petits textiles de literie (- 5,7 %). A l'inverse des dépenses en volume, les prix des articles textile pour la maison augmentent sensiblement en (+ 1,8 % après la baisse non négligeable en 2010, - 3,3 %). La hausse des prix des matières premières a fini par être répercutée sur les prix de vente en boutique. Ces derniers limitent l attrait de ces articles. 13 comprend le linge de maison, les voilages et autres produits en textile. Page 20 / 36

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