Les cahiers de L ADAPT

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1 Les cahiers de L ADAPT #Hors-série n 2 [ HORS-SÉRIE N 2 ] Conférence européenne PARTAGER ET INNOVER POUR L INSERTION PROFESSIONNELLE En partenariat avec Actes de la conférence de clôture de la 17 e Semaine pour l emploi des personnes handicapées Vendredi 22 novembre Parlement Européen de Strasbourg L ADAPT - Association pour l insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées

2 Les cahiers de L ADAPT Hors-série n 2 L'ADAPT Siège Tour Essor - 14 rue Scandicci Pantin Cedex Directeur de la publication : Emmanuel Constans Rédacteur en chef : Éric Blanchet Coordination éditoriale : Cyrielle Claverie Comité éditorial : Henri-Pierre Lagarrigue, Valérie Paparelle Rédaction : Parlement Européen de Strasbourg Conception, réalisation : Impression : Chauveau imprimerie Commission paritaire : n Parution trimestrielle : ISSN Dépôt légal : 2 nd semestre 2014 Crédits photos : L ADAPT

3 { SOMMAIRE P5 P11 P19 P31 P39 OUVERTURE Anne Thévenet, Directrice adjointe, Euro Institut, France Luis Martinez-Guillen, Directeur du bureau du Parlement Européen de Strasbourg, France Eric Blanchet, Directeur général, L ADAPT, France Alejandro Cercas, Député Européen, Espagne Evelyne Gebhardt, Députée Européenne, Allemagne SÉQUENCE 1 Alain Faure, Membre du Forum Européen sur le handicap (EDF), Belgique Serge Ebersold, Professeur, INS HEA, France Anna Ludwinek, Directrice de recherche, Eurofound, Irlandeil SÉQUENCE 2 Anna Lawson, Professeur, Université de Leeds, Grande-Bretagne Table ronde : Des politiques nationales "handicap" au développement local inclusif, animée par Dominique Velche, avec la participation de : Edwin Luitzen De Vos, Chercheur (research & consultancy on employment and social security), Pays-Bas Katrin Fliegenschnee, Chargée de recherche, programme Clearing et Jugendcoaching, Autriche Eric Plantier-Royon, Chargé de mission Ville & Handicap, Villeurbanne, France Rolf Quick, Croix-Rouge, Allemagne SÉQUENCE 3 Table ronde 1 : L autonomisation des jeunes et actions de l environnement, animée par Cyril Coulet, avec la participation de : Michel Mercier, Docteur en psychosocial, Belgique Audrey Parron, Sociologue, France Marie-Jeanne Braunstein, Présidente, Collectif pour l inclusion scolaire individualisée, France Thierry Awner, Chef kinésithérapeute, L ADAPT, France Paul Gallard, Secrétaire adjoint, Unapei, France Table ronde 2 : Des bonnes pratiques en matière de formation et accompagnement des jeunes en situation de handicap vers l emploi, animée par Emmanuel Ronot, avec la participation de : Christian Grapin, Directeur, Tremplin, France Patricia Scherer, Chargée des relations européennes et internationales, FEGAPEI, France Pierre Hoerter, Président, la Main Verte, France Norbert Briant, Chargé de mission de coordination, CREAI-SARAH, France Karemba Darame, Jeune en situation de handicap P45 Table ronde 3 : L intégration en entreprise, animée par Valérie Paparelle, avec la participation de : Manuèle Masset, Directrice adjointe, L ADAPT/Essonne, France Stéphanie Le Dorner, Responsable diversité et égalité des chances, Malakoff Médéric, France Stéphane Forgeron, Club des jeunes cadres handicapés, L ADAPT, France Fernando Bellver Silvan, Association Européenne de l emploi accompagné (EUSE), Espagne LES CAHIERS DE L'ADAPT #175 P3

4 NOUS REMERCIONS L ENSEMBLE DE NOS INTERVENANTS Par ordre d'intervention : Anne Thévenet Directrice adjointe, Euro Institut, France Luis Martinez-Guillen Directeur du bureau du Parlement Européen de Strasbourg, France Éric Blanchet Directeur général, L ADAPT, France Evelyne Gebhardt Députée Européenne, Allemagne Alain Faure Membre du Forum Européen sur le handicap (EDF), Belgique Serge Ebersold Professeur, INS HEA, France Anna Ludwinek Directrice de recherche, Eurofound, Irlande Anna Lawson Professeur, Université de Leeds, Grande-Bretagne Dominique Velche Chercheur, EHESP-MSSH, France Edwin Luitzen De Vos Chercheur (research & consultancy on employment and social security), Pays-Bas Katrin Fliegenschnee Chargée de recherche, programme Clearing et Jugendcoaching, Autriche Éric Plantier-Royon Chargé de mission Ville & Handicap, Villeurbanne, France Rolf Quick Croix-Rouge, Allemagne Cyril Coulet Chargé de mission développement des territoires, L ADAPT, France Michel Mercier Docteur en psychosocial, Belgique Marie-Jeanne Braunstein Présidente, Collectif pour l inclusion scolaire individualisée, France Thierry Awner Chef kinésithérapeute, L ADAPT, France Paul Gallard Secrétaire adjoint, Unapei, France Emmanuel Ronot Directeur territorial Grand Est, L ADAPT, France Karemba Darame Jeune en situation de handicap Pierre Hoerter Président, la Main Verte, France Norbert Briant Chargé de mission de coordination, CREAI-SARAH, France Christian Grapin Directeur, Tremplin, France Patricia Scherer Chargée des relations européennes et internationales, FEGAPEI, France Valérie Paparelle Directrice générale adjointe, L ADAPT, France Jacques Perrier Groupe La Poste, France Stéphanie Le Dorner Responsable diversité et égalité des chances, Malakoff Médéric, France Manuèle Masset Directrice adjointe, L ADAPT/Essonne, France Fernando Bellver Silvan Association Européenne de l emploi accompagné (EUSE), Espagne) Stéphane Forgeron Club des jeunes cadres handicapés, L ADAPT, France Audrey Parron Sociologue, France P4

5 OUVERTURE Anne Thévenet Directrice adjointe, Euro Institut, France Luis Martinez-Guillen Directeur du bureau du Parlement Européen de Strasbourg, France Éric Blanchet Directeur général, L ADAPT, France Alejandro Cercas Député Européen, Espagne Evelyne Gebhardt Députée Européenne, Allemagne LES CAHIERS DE L'ADAPT #175 P5

6 CONFÉRENCE EUROPÉENNE PARTAGER ET INNOVER POUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES HANDICAPÉES OUVERTURE Anne Thévenet.- Nous allons commencer. Je vous prie de prendre place. Je laisse la parole à Luis Martinez-Guillen, chef du bureau du Parlement européen à Strasbourg. Luis Martinez-Guillen.- Au nom du président du Parlement européen, j aimerais vous souhaiter la bienvenue dans notre institution, dans votre institution, le Parlement européen est l année des citoyens. Un citoyen est quelqu un qui a des droits ; le droit à la protection diplomatique, le droit à la protection consulaire, le droit de participer aux élections municipales, le droit de participer aux élections européennes, et surtout, le droit à la mobilité à l intérieur de l'union. Il peut s établir dans le pays de son choix et peut y devenir étudiant ou travailleur. Par ailleurs, il y a quelque chose qui est clair, c est l égalité entre les citoyens de l'union européenne. Cette égalité doit se traduire dans tous les domaines d activité. Cette semaine, le Parlement européen a voté une résolution dans laquelle il est demandé aux entreprises cotées en bourse que 40 % de leurs postes-clés soient occupés par des femmes, car il faut promouvoir l égalité hommes-femmes. Cette égalité doit s étendre à tous les domaines d activité des citoyens. Par exemple, un citoyen qui a un handicap, est un citoyen qui a besoin d une aide spéciale. Il a besoin de compenser ce handicap, et c est la société, ce sont les institutions européennes, qui doivent se charger de cette compensation. Dans une année comme celle-ci, celle des citoyens européens, il est très important de le rappeler. Être citoyen européen signifie que l on a une série de qualités et d avantages, mais le plus important d entre eux est peut-être cette égalité. Tous les citoyens doivent être égaux et considérés de la même façon. C est pourquoi l année prochaine sera encore l année des citoyens appelés à aller voter. Je ne vais pas faire une description de la campagne du Parlement européen, mais j aimerais quand même attirer votre attention sur un point. Dans la campagne que nous allons mener, nous allons organiser des débats autour de cinq sujets, dans toutes les villes de l'union européenne. Un des grands thèmes sera celui de la qualité de vie, dont nous avons la charge. Dans le cadre de ces débats, nous allons rappeler quelles sont les avancées réalisées par le Parlement européen pour améliorer cette qualité de vie. La personne handicapée doit bénéficier de ces initiatives, qui tendent à rendre les citoyens européens égaux dans l'union européenne. Aussi, à l occasion de ces débats auxquels vous serez sûrement appelés à participer, je vous prierais d exprimer ce point de vue, c est-à-dire de demander à l Union européenne d aller plus loin. Et la meilleure façon de faire, sera de veiller à ce que ces exigences soient entendues par les différents candidats. J espère que le message sera clair. Je voulais juste vous rappeler qu il faut avoir cette exigence politique au moment de choisir nos représentants. Je vous souhaite un bon travail et une bonne fin de semaine à Strasbourg. Anne Thévenet.- Merci de nous accueillir pour nos travaux d aujourd hui. Je passe la parole à Eric Blanchet, directeur général de L ADAPT. Eric Blanchet.- Merci. "Préparer l avenir des jeunes avec les jeunes" est l un des axes du projet associatif de L ADAPT. Il s agit d un axe important, car c est l avenir qui se joue, celui de l évolution du regard sur le handicap, c est-à-dire la façon dont la société traitera demain les personnes en situation de handicap. L ADAPT a élargi ce sujet au niveau de l'europe. Au moment où la radicalisation, le racisme et l intolérance sont en train de gagner un espace malheureux dans certains pays, et alors que les élections européennes approchent, il semble important de réaffirmer le vivre ensemble ; tous ensemble, personnes valides et personnes handicapées. C est quelque chose qui est évident mais qui n est pas toujours simple à réaliser lors d une crise économique. Aujourd hui, l'europe est en état d urgence par rapport à l emploi, en particulier l emploi des jeunes et, bien évidemment, des jeunes en situation de handicap. Quelques chiffres : 80 millions de personnes sont concernées par le handicap en Europe, 5,6 millions de jeunes sont au chômage, 14 millions si l on intègre les jeunes en déscolarisation ou en décrochage, c est-à-dire éloignés de l emploi et par conséquent d un avenir. Parmi eux, les jeunes en situation de handicap sont deux fois plus touchés. Mais il est impossible de construire l Europe sans tenir compte de l avenir de ces jeunes. Il y a 17 ans, L ADAPT a créé la Semaine pour l emploi des personnes handicapées. Et quand on met en perspective cette semaine-là, notre projet associatif et le projet de l'union européenne, on constate qu il existe une dynamique identique : celle qui consiste à préparer un avenir pour les futures générations. C est pour cela que la Semaine pour l emploi a débuté à Bruxelles, et qu aujourd hui, nous avons la chance d être accueillis ici, à Strasbourg. Je pense que c est un symbole fort et qu il est important de pouvoir évoquer ces sujets au niveau de l ensemble des pays de l'union européenne. Probablement allons-nous vers la construction de Semaines pour l emploi européennes d ici P6

7 deux ans. Nous espérons que la Commission européenne et le Parlement soutiendront cette démarche. La jeunesse, c est le symbole de demain, de l avenir. C est aussi un facteur de paix pour l'union européenne. Aujourd hui, la mobilité est également une question essentielle pour se rencontrer et se connaître, pour avoir un regard bienveillant par rapport à la différence et par rapport à l autre. Cela dépasse largement la question de l emploi. Il s agit d une communauté de vision et d acceptation. Et il est essentiel que, dans une période compliquée politiquement dans certains pays, nous affichions cette capacité à monter des projets sur des sujets de solidarité. En France, 9 millions de personnes sont concernées par le handicap. 2 millions d entre elles ont la possibilité d aller vers l emploi, mais sont actuellement au chômage. La crise économique en France ne favorise pas, à ce moment précis, l emploi des personnes handicapées. Cela est évident au moment où la France connaît de nombreux licenciements dans quasiment tous les secteurs d activités. Cette journée autour de l'europe et des jeunes en situation de handicap est faite pour réfléchir ensemble, mais aussi pour trouver des pistes de travail et voir comment nous allons porter et penser l avenir sur différents sujets. La France fait beaucoup de lois, de textes. Parmi eux, il y a tout de même une loi qui a marqué un espace très important : la loi du 11 février 2005 sur l égalité des chances et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle a notamment permis une prise de conscience quant à la nécessité de considérer enfin chaque personne, quelle que soit sa situation, comme un citoyen à part entière. Bien évidemment, quand on fait le point sur la mise en œuvre de cette loi, on s aperçoit qu il existe une marge de progrès importante. L accès à l école n est pas évident, l accès aux bâtiments des services publics n est toujours pas complètement réglé. L accès aux transports, même s il commence à s améliorer, est encore théorique dans beaucoup d endroits. Tout comme les normes d accessibilité universelles : par exemple, un certain nombre de personnes en situation de handicap ne peuvent toujours pas disposer d Internet, être dans les réseaux sociaux ou tout simplement avoir accès à l information ou aux sites commerciaux Autre point important : la vie démocratique. Est-ce que les personnes handicapées peuvent tout simplement aller voter en France? Par exemple, à l occasion des élections municipales, est-ce que toute personne en situation de handicap, quel que soit son handicap, aura un accès au bureau de vote et un bulletin de vote qui lui permettront d émettre son avis? Tant que ces questions-là ne seront pas réglées au niveau national, il sera difficile de passer à d autres étapes. L ADAPT milite pour que cela reste un véritable objectif, non négociable. Il est inacceptable que des personnes handicapées soient toujours considérées comme des citoyens de seconde zone. Le thème de l emploi et de l insertion professionnelle qui nous réunit aujourd hui est en relation étroite avec tous ces sujets-là. En amont, s il n y a pas de scolarisation, il n y a pas d accès à l emploi. Sans transport ou sans accessibilité du bâti, il n y a pas non plus d accès à l emploi. Or, on voit qu il existe un décalage entre une volonté politique française et le temps nécessaire pour que les avancées soient effectives pour les citoyens. À travers son regard sur la citoyenneté et son action sur ce levier, L ADAPT veut sensibiliser le grand public et avoir une démarche active, car nous ne pouvons rester dans cette zone d ambiguïté. Il faut aller jusqu au bout de la loi et l appliquer. Cela ne sert à rien de sortir de nouveaux textes qui, parfois, brouillent les objectifs à atteindre. Au sujet de la formation des personnes handicapées par exemple, on entend souvent que les personnes handicapées sont moins formées que les valides. Pourquoi? Pour les jeunes, l explication réside dans l accès à l école et le parcours scolaire. Qu ils soient nés en situation de handicap ou que le handicap soit survenu durant leur jeunesse, leur projet de vie et leur accès aux diplômes s en trouvent bouleversés. En ce qui concerne les adultes, on oublie souvent que ceux que l on accueille par exemple dans nos centres de rééducation et de formation professionnelle, se sont retrouvés en situation de handicap suite à un accident ou à une maladie, autour de ans, après avoir vécu une vie de valide. Donc, parler d un défaut de formation des personnes handicapées, c est parler d un manque d accès à la formation pour les personnes valides. Quand une personne se retrouve en situation de rupture en lien avec le handicap, elle sera beaucoup plus armée pour pouvoir rebondir si elle est formée. Or, les gens que l on accueille aujourd hui sont de plus en plus perdus car ils n ont jamais été dans cette dynamique. Cette fragilité s ajoute malheureusement à la montée de la précarité et des problèmes sociaux. Depuis la loi de 2005, il y a une véritable prise de conscience au sein des entreprises, même si on est encore aujourd hui en dessous de 3% de taux d emploi des travailleurs handicapés. En 17 ans de Semaine pour l emploi, on constate que ça n avance pas vite. Car en effet, il y a une chose que l on avait sous-estimée, c est l état d esprit dans lequel la France se trouvait par rapport aux personnes handicapées. La population avait une totale LES CAHIERS DE L'ADAPT #175 P7

8 CONFÉRENCE EUROPÉENNE PARTAGER ET INNOVER POUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES HANDICAPÉES OUVERTURE méconnaissance de la situation de ces personnes. Il y a encore aujourd hui des gens qui disent qu une personne handicapée est une personne en fauteuil roulant. Nous avions donc très mal évalué le temps nécessaire pour changer le regard et notamment, le regard de l entreprise sur le handicap. Car qui compose l entreprise? Les citoyens français. Or, le levier du grand public n a pas été suffisamment utilisé pour modifier ce regard. Néanmoins, l entreprise a évolué. D une contribution de 6% à payer, on est passé, chez certaines d entre elles, à un véritable projet d entreprise. Un projet qui utilise le levier de l insertion professionnelle des personnes handicapées pour améliorer les relations sociales et tirer vers le haut, en fin de compte, la façon dont les équipes travaillent ensemble. Les témoignages des entreprises sont souvent à peu près les mêmes, par rapport à ce que produit l arrivée d une personne en situation de handicap. D abord, il est à noter qu on ne recrute pas une personne en situation de handicap parce qu elle est handicapée, mais parce qu elle a une compétence. Ensuite, au-delà de sa compétence dans le projet, son recrutement génère un regard différent et de nouvelles solidarités. Et souvent, les chefs d équipe, après avoir passé la première étape du regard un peu affolé face à la situation de handicap, comprennent que c est un apport à long terme par rapport au projet d entreprise et à leurs propres équipes. Donc oui, au bout de 17 ans, on pourrait dire : ça suffit. On peut laisser tomber. Eh bien c est au moment où les choses prennent, où l entreprise bouge, au moment où la citoyenneté des personnes handicapées en France prend corps, que L ADAPT y participe. En effet, on commence à faire des opérations de rencontre, de sensibilisation, et on sent que les gens interprètent le mot "handicap" à leur propre façon. Quand Mme X parle du handicap, elle parle de son propre handicap. C est un changement de posture et un changement de société. C est un changement qui va permettre de passer à quelque chose de différent de ce qu on a fait il y a 17 ans. Il faut qu on se dise : qu estce qu on va faire dans dix ans? Quelle sera la relation entre le handicap, l entreprise et le travail? Pour ça, il faut se projeter. À L ADAPT, on a décidé de s allier autour de ce sujet-là. Pour se dire : demain, quelles pistes apporter pour soutenir d une part les personnes en situation de handicap, et d autre part l entreprise avec ses contraintes et l ensemble de l environnement? Nous espérons qu en 2014, lors de la 18 e édition de la Semaine pour l emploi, nous serons en mesure de vous présenter un peu ces conclusions. Pour terminer, L ADAPT n aurait pas pu monter la Semaine pour l emploi depuis 17 ans si elle n avait pas de partenaire. Nous avons la chance d avoir des partenaires nationaux comme Airbus, Athos, le groupe Caisse d Epargne, Generali, Malakoff, la Société Générale, etc., mais aussi d autres partenaires associatifs comme l association Tremplin, qui travaille également avec les jeunes et qui leur permet de pouvoir évoluer. La Chambre de commerce et d industrie de France fait aussi partie de nos partenaires : cette année, elle a ouvert ses portes pour sensibiliser les PME et les petites entreprises. Les Cap emploi, les Missions locales, les Pôle emploi sont également indispensables, tout comme L AGEFIPH et le FIPHFP. Citons enfin un certain nombre d experts qui sont là aujourd hui, et que l on remercie. Bien évidemment, nous sommes une association. Une association, en France, c est quelque chose d important, car sans association, il n y aurait pas eu de progrès dans le monde du handicap. Les hommes et les femmes politiques se nourrissent du projet d un certain nombre d associations, des professionnels, des familles, des personnes qui les composent, de cette force de conviction qui fait que nous portons et faisons évoluer un certain nombre de sujets comme l insertion des personnes handicapées. Comme l a dit Monsieur Martinez-Guillen, 2013 est l année des citoyens européens. En France, nous n en avons pas beaucoup entendu parler, excepté à L ADAPT, qui a sensibilisé sur le sujet. La citoyenneté est essentielle pour demain : c est ce qui fédérera les peuples. Et dans des moments compliqués, c est la citoyenneté qui préservera certainement la paix dans nos pays et dans l'union européenne. Nous sommes une association à but non lucratif. Et nous avons besoin de soutien, c est-àdire de relais qui parlent de notre action. C est essentiel. C est ensemble que nous gagnerons la bataille de l emploi des personnes handicapées, en France et en Europe. Ensemble que nous renverrons aux personnes concernées un message de confiance et d avenir. Merci. Anne Thévenet.- Merci, Monsieur Blanchet. Aujourd hui, nous avons l honneur d être dans les locaux du Parlement européen, et l honneur d être soutenus notamment par deux députés : d abord Madame Gerhardt et Monsieur Cercas, qui n a pas pu être présent, mais qui nous a envoyé une petite vidéo que je vous propose de regarder. Alejandro Cercas.- Bonjour, mes amis du forum européen des personnes handicapées. Merci beaucoup pour votre invitation. Malheureusement, parce que j ai d autres meetings loin de Strasbourg, je ne peux être avec vous. Mais sachez qu avec moi, beaucoup de députés travaillent pour faire face à un problème de justice et de rationalité. Un problème de justice qui demande que 80 millions de citoyens européens qui souffrent de handicap ne soient pas écartés de la vie citoyenne et du travail P8

9 Il y a beaucoup de difficultés pour lever toutes les barrières qui, aujourd hui, empêchent la pleine intégration de tous les citoyens européens. L'Europe ne doit écarter personne. Elle a besoin de tout le monde. Elle a besoin aussi de justice en termes d efficacité. Continuons notre combat. Nous ne sommes pas seuls. Nous continuerons à vos côtés. Et je suis sûr que nous remporterons notre bataille. Anne Thévenet.- Je passe maintenant la parole à Evelyne Gebhardt. Evelyne Gebhardt.- Merci beaucoup. Avec votre engagement, vous contribuez à ce que les personnes en situation de handicap soient considérées comme des Hommes. Je veux vous présenter une expérience personnelle que j ai faite il y a quelques mois lorsque, dans ma circonscription, j ai visité une maison dans laquelle étaient regroupées des personnes en situation de handicap pour vivre ensemble. Il y avait un jeune homme qui m a fait la visite guidée. Il a dit une phrase qui m est restée en mémoire : "Madame Gebhardt, nous sommes ici, et ici nous sommes les gens normaux. Mais vous, vous ne l êtes pas, ici, dans cette enceinte.". Cette phrase m a fait réfléchir. D abord, je me suis réjouie du fait que ce jeune homme s assume avec son handicap et qu il essaie de faire au mieux avec ce handicap. D un autre côté, je me suis dit que c était quand même dommage : un Homme est un Homme. Il y a juste des Hommes avec leurs diverses facettes. Cela m amène à évoquer la Charte des droits fondamentaux de l Union européenne, qui dit en préambule que la dignité de l Homme est intouchable. Cette charte a été transposée dans le traité de Lisbonne et constitue la base de notre travail au sein de la communauté européenne. Ce principe nous lie dans notre engagement, parce que nous représentons les citoyens européens. Le Parlement européen, en ce sens, a déjà écrit un bout d histoire. Ainsi, nous avons contribué à ce qu il y ait déjà un socle de droit dans le domaine de la lutte contre la discrimination. C était ça aussi la base de la loi de 2005, Monsieur Blanchet vient de l évoquer : une bonne base, mais insuffisante. Il ne suffit pas seulement d établir des lois bien intentionnées. Il faut ensuite agir pour les réaliser, les mettre en pratique. Aujourd hui, en temps de crise économique et financière, beaucoup de personnes se retrouvent dans des situations difficiles, et cela est causé en partie par la politique à l échelle européenne, une politique qui a fait que le chômage des jeunes est en croissance. Et cela concerne particulièrement les jeunes personnes handicapées. Je n arrête pas de le répéter : les jeunes n ont déjà pas la vie facile. Si en plus ils ont un handicap, c est d autant plus difficile pour eux. Et si en plus ce sont des femmes, c est un triple handicap. Cela n est plus possible. Cela n est plus acceptable pour nous. C est pourquoi nous devons agir pour changer les choses, pour que cette phrase que nous avons couchée sur papier - la dignité de l Homme est intouchable - soit une réalité pour tout le monde. Peu importe que ces personnes soient bien portantes ou qu elles aient un handicap. C est ça notre mission. Vous avez évoqué d autres choses qui m interpellent. J ai par exemple feuilleté cette brochure, Tremplin vers l emploi, elle contient beaucoup de pistes, beaucoup de phrases intéressantes. Pour moi une chose est claire, l éducation est fondamentale. Sans l accès à une bonne éducation, il n y a pas de perspective pour les jeunes, d autant plus pour les jeunes en situation de handicap. Je pense que c est le point central pour nous, le cœur de notre travail, qui est loin d être terminé. L éducation, la formation : c est ça l avenir. Je pense aussi que nous devrons fournir plus de résultats pour proposer à tout jeune une perspective sans perdre personne en cours de route. Je voudrais également dire une chose qui me guide dans ma vie personnelle. Il faut regarder à chaque fois jusqu où nous pouvons aller, non seulement pour reconnaître nos limites personnelles, mais aussi pour voir quelles possibilités, quel potentiel nous avons. Cela est également lié à la question de l éducation. Et c est là aussi qu il faut progresser. Donc le travail de L ADAPT, de Tremplin et des autres associations qui se sont consacrées à cette tâche primordiale m a incitée à venir aujourd hui vous dire merci pour votre travail. Sans ce travail, il y aurait beaucoup de choses qui ne seraient pas possibles. Il reste beaucoup à faire, tout le monde le sait. Il faut faire changer les mentalités dans la société, dans le domaine politique, chez les décideurs, dans l économie, dans les entreprises. Il faut faire comprendre à tout le monde que nous sommes tous des Hommes, et que tout le monde mérite d avoir une chance de s épanouir et d avoir une perspective dans sa vie. Voilà. Encore merci à vous. Anne Thévenet.- Merci à vous, malgré votre emploi du temps très chargé, qui ne vous permettra pas d assister au débat. Mais un grand merci pour vos messages, merci aussi à Monsieur Luis Martinez Guillen, au niveau du Parlement européen de Strasbourg. De mon côté, je vous souhaite évidemment la bienvenue. Et je vais me permettre de dérouler un petit peu le programme pour que vous puissiez voir ce qui va nous occuper aujourd hui. On va avoir une journée assez dense, assez chargée, mais qui se veut aussi être le lancement de cette dynamique, de cette ouverture européenne de la Semaine pour l emploi des personnes handicapées. LES CAHIERS DE L'ADAPT #175 P9

10 CONFÉRENCE EUROPÉENNE PARTAGER ET INNOVER POUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES HANDICAPÉES OUVERTURE Notre volonté est de vous faire voir différentes pratiques, différentes approches, différentes façons de faire ces projets. Les différentes interventions vont vous donner des éléments, du dynamisme : c est en tout cas ce qu on espère aujourd hui. On va commencer par une première session avec des interventions qui poseront les bases à travers des études scientifiques. Puis Anna Lawson interviendra sur les enjeux de la CIDPH pour l insertion professionnelle. Nous enchaînerons avec une table ronde sur le parcours des politiques nationales "handicap" au développement local inclusif, puis trois tables : sur l autonomisation des jeunes et les actions de l environnement, sur les bonnes pratiques en matière de formation et d accompagnement des jeunes en situation de handicap vers l emploi et la troisième et dernière, sur l intégration dans les entreprises. Ces nombreuses interventions laisseront peut-être peu de place pour la discussion dans la salle. Mais les différentes pauses vous permettront d avoir cet échange. Nous souhaitons aujourd hui créer ce réseau, cette dynamique. C est pour cela que vous trouverez dans vos pochettes des documents, mais aussi la liste des inscrits à la journée d aujourd hui avec leurs coordonnées pour que justement vous puissiez vous dire, même en rentrant chez vous ce soir : ah, j ai parlé avec cette personne, je vais la recontacter, ça peut être intéressant pour développer de nouveaux projets Vous avez aussi dans cette pochette plusieurs documents et l intégralité des débats que nous aurons aujourd hui seront sur le site de L ADAPT à l issue de la manifestation. Donc vous pourrez, le cas échéant, revenir sur tout cela. Maintenant, je vous propose de rentrer dans le vif du sujet, je remercie encore une fois les intervenants pour cette ouverture, pour leur présence et leur soutien qui vont nous donner le dynamisme nécessaire pour poursuivre nos travaux d aujourd hui. Merci à tous. Retrouvez cette vidéo sur notre chaîne YouTube L'ADAPT - ECHANGES EUROPÉENS : PARTAGER ET INNOVER P10

11 SÉQUENCE 1 Anna Ludwinek Directrice de recherche, Eurofound, Irlande Alain Faure Membre du Forum Européen sur le handicap (EDF), Belgique Serge Ebersold Professeur, INS HEA, France LES CAHIERS DE L'ADAPT #175 P11

12 CONFÉRENCE EUROPÉENNE PARTAGER ET INNOVER POUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES HANDICAPÉES SÉQUENCE 1 J invite tout de suite les intervenants de la première session à venir me rejoindre. Je demanderai à Monsieur Faure, à Monsieur Ebersold, ainsi qu à Madame Ludwinek de venir me rejoindre. Je vous propose de commencer cette journée avec une intervention de Monsieur Alain Faure, du Forum européen des personnes handicapées. Je lui cède la parole. Alain Faure.- Merci, Madame. Mesdames, Messieurs, bonjour. J interviens devant vous au nom du Forum européen des personnes handicapées, organisation comprenant les 28 Conseils nationaux des personnes handicapées, et les associations de personnes handicapées qui défendent les droits de ces personnes. Mon sujet concerne l impact de l austérité sur les personnes handicapées en Europe. Le droit au travail est un droit fondamental. La Déclaration universelle des droits de l Homme reconnaît que chaque personne a droit au travail, dans des conditions équitables, et à la protection contre le chômage. Le droit au travail fait naturellement partie intégrante de la dignité humaine. Le travail constitue généralement le moyen de subsistance d une personne et de sa famille. Qu il soit choisi ou accepté, il contribue à sa reconnaissance au sein de la communauté. Ce droit au travail a été codifié dans de nombreux instruments juridiques et internationaux, en particulier dans l article 27 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Au niveau de l'europe, la politique de l emploi n est pas directement une compétence de l'union. Néanmoins, en vertu de l article 13 du traité d Amsterdam, une directive européenne emploi a été transcrite dans la législation des États membres, la loi française de 2005 ayant participé à cette transcription. Si chaque État membre définit sa propre politique de l emploi, il doit le faire en conformité avec les orientations européennes. Celles-ci ont été formalisées dans deux documents : la stratégie 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive, et s agissant des personnes handicapées, la stratégie 2020 en faveur des personnes handicapées, qui fournit un cadre favorisant des actions concertées entre l'union européenne et les États membres afin d améliorer la situation des personnes handicapées. Les actions concertées doivent se faire dans huit domaines : l accessibilité, la participation, l égalité, l emploi, l éducation, la protection sociale et l inclusion, la santé et les actions externes. Pour cela, l'union européenne s appuie sur deux instruments financiers : les fonds structurels et le programme européen Progress. Au niveau européen, la législation est bien en place, et depuis 2010, les personnes handicapées devraient bénéficier d actions pour améliorer leur situation en particulier dans le domaine de l emploi, sauf que la crise est passée par là. Et la situation de 80 millions de personnes handicapées en Europe - un Européen sur quatre compte une personne handicapée au sein de sa famille - s en est trouvée terriblement aggravée. Je ne pourrais pas vous donner de statistiques fiables sur l impact de ces politiques. Compte tenu de la rareté des statistiques sur l emploi des personnes handicapées, il est difficile de prendre des mesures pour remédier à leur faible représentation sur le marché du travail. Dans de nombreux pays, l immense majorité des personnes handicapées ne sont enregistrées ni comme travailleurs, ni comme chômeurs, ce qui les rend invisibles dans les initiatives prises sur le marché du travail. Dans d autres pays, les informations sur le handicap sont considérées comme des données personnelles sensibles ; leur collecte est par conséquent interdite. Nous avons quand même quelques statistiques mais elles sont d autant plus difficiles à analyser que nous n avons pas une définition unique du handicap. Nous avons dans l'union européenne des pays qui revendiquent 25% de personnes handicapées, quand d autres en revendiquent 4%. Où est le curseur? Toutefois, en 2011, le Forum européen des personnes handicapées a créé un observatoire de l impact de la crise économique sur les droits des personnes handicapées. L objectif était de recueillir des exemples nationaux pertinents et de contrôler les mesures d austérité prises par les États membres de l'union européenne, les institutions de l'union européenne et les organismes financiers internationaux. En 2012, un questionnaire a permis de recueillir de nouvelles données. L impact de la crise économique sur les personnes handicapées varie à travers l'europe. Cet impact est d autant plus important que plusieurs facteurs peuvent se cumuler et rejeter les personnes handicapées hors du marché du travail. Si une personne n a plus les aides nécessaires, comment peut-elle faire pour se lever, se préparer, aller sur son lieu de travail, arriver à l heure, etc.? Il résulte de nos observations que l impact de la crise économique sur les personnes handicapées se situe au moins dans deux domaines : la participation économique et la participation politique et sociale, avec quelques tendances fortes qui se développent en Europe. S agissant de la participation économique, les taux de chômage ont augmenté dans toute l'europe, touchant la population générale. Néanmoins, les conditions de travail sont souvent radicalement différentes pour les personnes handicapées : le chômage les touche davantage car elles font face à beaucoup plus d obstacles. Au niveau de la main-d œuvre, le taux moyen de participation des personnes qui ont besoin d un soutien important représente moins de la moitié de celui des travailleurs non handicapés. L emploi joue un rôle primordial en garantissant que les personnes handicapées ne soient pas frappées par la pauvreté et l exclusion sociale. P12

13 Le fait d avoir un emploi n est pas qu une question de sécurité financière. Au Royaume-Uni, en raison de la crise, plus de personnes handicapées perdront toute assistance en dehors du travail à cause de la limitation de l allocation d emploi et de soutien. En introduisant des réformes d austérité dans les nouveaux systèmes de pension, les gouvernements doivent être conscients que la majorité des personnes handicapées vivent déjà sous le seuil de pauvreté et que leurs revenus ne peuvent être réduits sans provoquer l augmentation du nombre de personnes en situation de pauvreté. En Belgique, plus de personnes demandeuses d un budget d assistance personnelle sont inscrites sur une liste d attente en vue du soutien nécessaire. Les personnes handicapées seront deux fois plus susceptibles de vivre sous le seuil de pauvreté. Les taux de pauvreté augmentent d au moins 15% si on inclut les personnes handicapées à la population. Il s agit d un fait très sensible et important à prendre en considération, en particulier face aux objectifs de réduction de la pauvreté, fixés par la stratégie UE On doit diminuer de 20 millions les pauvres en Europe. On peut toujours penser faire mieux. En 2011, le gouvernement des Pays-Bas avait proposé de réduire le plan de budget personnel de 90%. Heureusement, les nouvelles autorités politiques ont voulu réexaminer le plan d austérité de l époque. Cependant, les décideurs néerlandais débattent des moyens de faire face à la crise qui, entre temps, s aggrave dans leur pays. Ils réfléchissent aux moyens de réduire les indemnités et/ou le nombre de personnes qui y ont droit. Cela est à l origine de tensions au sein des associations de personnes handicapées, qui craignent que de nombreuses personnes ne soient confrontées à une réduction de leurs droits de participer pleinement à la communauté. Trop souvent, les services publics et sociaux ne sont pas accessibles aux personnes handicapées, et dans certaines régions, pas du tout disponibles. La disponibilité et l accessibilité des services sont très importants pour permettre aux personnes handicapées de vivre de façon autonome au sein de la communauté et d avoir une participation active dans leur société. Dans plusieurs pays, la Grèce et la Pologne par exemple, la crise économique a inversé les tendances positives comme des processus de désinstitutionalisation. Le développement de service de soutien a été réduit en raison de manque de ressources financières, et la transition d un mode de soins institutionnels à un mode communautaire a été interrompue. D autres exemples, en Espagne, en France, en Italie, au Royaume-Uni, montrent que la crise économique a eu des effets négatifs sur l état de santé mentale des personnes handicapées, au niveau psychologique. La crise n augmente pas nécessairement l incidence des maladies mentales, mais elle provoque des troubles de l anxiété et du stress. La crise peut donc affecter les services de santé qui sont importants pour les personnes handicapées. Il est prouvé que les personnes en situation de pauvreté, de chômage et d exclusion sociale courent plus de risques de développer des troubles de santé mentale. Il devient fondamental d améliorer l enseignement et de développer les services de soutien spécialisés pour les adolescents en crise. Il faut développer les programmes d emplois, les services de soutien aux familles, les mesures pour réduire la consommation d alcool, notamment. S agissant de mobilité et de relation sociale, la liberté de mouvement des personnes handicapées est aussi mise en péril par la crise et les restrictions budgétaires. Au Royaume- Uni, résidents handicapés en maison de soins ont perdu leur soutien à la mobilité, rendant difficile la visite aux familles et amis, et la participation à d autres activités communautaires. La réduction des réseaux empêche les personnes handicapées de participer de façon autonome à leur société, et cela constitue une perte pour l économie du pays dans lequel elles vivent. En ayant accès au marché du travail, elles peuvent payer les taxes grâce à leur salaire et les autorités locales versent moins de pensions d invalidité pour remédier au chômage. Face à ces problèmes, on relève aussi un certain nombre de tendances, notamment la réévaluation des personnes handicapées qui sont peut-être, pour certains gouvernements, trop nombreuses. On assiste à une dangereuse distorsion de la réalité dans certains pays, avec certains médias, pour récupérer des millions d euros ; comme si dans certains pays, il y avait trop de personnes handicapées. Cette affirmation porte d autre part l accusation selon laquelle des personnes fraudent le système, pour avoir le droit à une allocation Ce phénomène insidieux se retrouve dans quasiment tous les pays européens avec plus ou moins d importance. Même dans des pays qui ont toujours été désignés comme étant très favorables au soutien aux personnes handicapées. Je veux citer certains pays de l'europe du Nord, dont la Suède, qui connaît des changements dans l évaluation des besoins des personnes handicapées. Dans ce pays, le maintien à domicile des personnes handicapées, par un choix qu elles ont elles-mêmes effectué, permettait à beaucoup de vivre chez elles. Or, le fait de diminuer les allocations ne leur garantit plus d avoir une aide 24h/24. Pour des personnes trachéotomisées, cela peut être très difficile et pose d énormes problèmes. LES CAHIERS DE L'ADAPT #175 P13

14 CONFÉRENCE EUROPÉENNE PARTAGER ET INNOVER POUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES HANDICAPÉES SÉQUENCE 1 En Italie, la loi établit que toutes les enquêtes doivent être menées en présence d un médecin. Est-ce que l on ne revient pas vers un accompagnement plutôt sanitaire que social du handicap? Dans le programme économique croate de 2013, une révision de l évaluation du statut d invalidité est prévue. Au moment où l on va réduire le nombre, on va essayer de réduire aussi les allocations et les prestations d invalidité. Les restrictions constituent une tendance commune à de nombreux pays : il y a de nouvelles réductions. D autres effets de la crise concernent la réduction générale des dépenses publiques. Il y a moins d argent pour les services spécialisés, et des restrictions au niveau des services sociaux. Pour certains pays où la prise en charge se fait au niveau des autorités locales, on observe la réduction de leurs budgets. En 2011, nous avons assisté à d importantes réductions dans le financement des autorités locales, limitant la quantité et la qualité des services éducatifs, l attribution gratuite d aide pour le transport et les subventions aux étudiants handicapés. Par ailleurs, les fonds publics se trouvent réduits ou ne sont tout simplement plus accordés. Les offres annuelles destinées à financer les projets ont été reportées ou clôturées. En Espagne, la réduction de l emploi assisté en faveur des personnes ayant un handicap mental pourrait se traduire par une réduction de l emploi de à personnes. Face à ces quelques problèmes, le Forum propose un certain nombre de recommandations, je vais juste les citer. Le Forum appelle à l application effective du cadre législatif existant et au développement d une nouvelle législation dans la lutte contre les discriminations. Les organisations de personnes handicapées militent beaucoup pour la directive sur l accessibilité. Ce n est pas encore gagné, mais tant qu il y a de la vie, il y a de l espoir. Les États membres ont pour responsabilité de fournir des services et devraient maintenir des services de soins de santé adéquats. Il faut recueillir des données cohérentes à propos des personnes handicapées et de leur participation à la formation, à l emploi, dans les différents axes de la vie. Nous devons évaluer les bonnes pratiques en matière de développement des compétences pour en faire profiter les uns et les autres. En conclusion, je voulais vous donner une note qui se veut un peu plus optimiste. Les mesures d austérité commencent à être remises en cause par ceux-là même qui les ont mises en place : le FMI, l OCDE, et même hier un éminent économiste de la Commission européenne. Mais il reste encore à convaincre la dame de Berlin. Je vous remercie. Anne Thévenet.- Merci pour cette intervention qui a su nous montrer la diversité des situations en Europe, et la difficulté qui existe parfois à parvenir à des définitions communes ou à obtenir des éléments de comparaison. C est toujours très difficile, car les situations sont différentes, les législations et les impacts également. Je passe maintenant à un autre sujet : la sociologie des jeunes handicapés en Europe. Et je me tourne vers Serge Ebersold, qui est professeur et chercheur, à l Institut national supérieur de formation et de recherche, pour l éducation des jeunes handicapés, et des enseignements adaptés. Serge Ebersold.- Merci beaucoup de m avoir invité à échanger avec vous sur la question du passage à l âge adulte des personnes dites handicapées. Pourquoi? Parce que c est une question qui se pose en des termes relativement différents lorsqu il s agit de personnes qui présentent une déficience, et ce pour plusieurs raisons. Si le passage à l âge adulte renvoie à certaines dimensions communes à tout un chacun, c est un peu plus compliqué en ce qui concerne l insertion professionnelle ou l accès à l enseignement supérieur, dans la mesure où les définitions du handicap ne sont pas les mêmes lorsqu on parle de scolarité que lorsqu on parle d emploi. Ce qui revient à dire que le passage à l âge adulte peut exposer certains jeunes à un ensemble de difficultés parce que leur particularité n est plus reconnue, ou l est différemment, ou alors parce que ce changement de critères d éligibilité fait que la transition vers l emploi ou vers l enseignement supérieur peut prendre un peu plus de temps. Pour l enseignement supérieur, s inscrire en juin peut être compliqué si la MDPH intervient en décembre. Autre facteur important : les responsabilités légales imposées aux organisations ne sont pas les mêmes. Dans la plupart des pays de l OCDE, les établissements scolaires ont une injonction d accessibilité durant la scolarité. Et dans certains pays comme les États-Unis par exemple, cette injonction d accessibilité inclut la question des résultats. Donc les établissements scolaires sont tenus de mettre les élèves à égalité des chances en termes de résultats. Quand il s agit de l emploi ou de l accès à l enseignement supérieur, ce n est pas le cas, car les établissements sont tenus d effectuer des aménagements raisonnables. Pour l enseignement supérieur, cela revient à dire que l injonction d accessibilité dépend de l aptitude du jeune à signifier son besoin éducatif, ce qui peut être problématique lorsque les jeunes ne se considèrent pas comme handicapés. C est notamment le cas de ceux qui présentent un trouble de l apprentissage ou de ceux qui présentent un trouble psychique. Mais d une manière générale, c est également le cas des jeunes adultes qui, notamment lorsqu ils ont un bac, se considèrent comme des survivants, et pas comme des handicapés. Il est paradoxal de leur demander de faire valoir quelque chose qui concerne le handicap alors qu ils ont passé leur P14

15 jeunesse à démontrer qu ils n étaient pas handicapés. Les barrières fonctionnent comme des marqueurs sociaux au travers desquels se révèle quelque chose qui est de l ordre du handicap. Le temps que l on met à accéder à l emploi ou à l enseignement supérieur et à s inscrire socialement n est pas uniquement déstructurant d un point de vue social, comme c est le cas des chômeurs en général, c est aussi ce à travers quoi les jeunes se voient révéler ce que signifie le fait d être handicapé. Je crois que ce qui est de l ordre du handicap passe notamment par les obstacles et les barrières qui fonctionnent comme des révélateurs du handicap. Ils fonctionnent d autant plus comme cela que, un peu comme une râpe, ils interrogent les jeunes dans leur rapport à eux-mêmes, dans leur épaisseur sociale. Aussi, ces jeunes qui se trouvent interrogés dans leur identité sociale et personnelle par toutes ces barrières, d une certaine manière, jugent que la formulation d un projet n a pas de sens. On est déjà content de ne pas avoir d ennuis aujourd hui. Alors formuler un projet apparaît risqué, surtout quand on sait que ses chances de réussite peuvent être minces. Les données de l OCDE montrent que dans la plupart des pays, l écart entre personnes handicapées et non handicapées en termes d emploi a augmenté, et ceci bien avant la crise. C est parce qu on s est rendu compte que l écart en termes d éducation entre les personnes handicapées et les personnes non handicapées, loin de s être restreint, s est accru dans un certain nombre de pays, notamment la France. Si l on regarde le différentiel en termes de bas niveau de qualification entre la population totale et les personnes handicapées, on voit qu il est plus important pour les jeunes que pour les personnes plus âgées. C est vrai que quand les personnes sont confrontées à une déficience suite à un accident, elles sont généralement plus qualifiées que les jeunes. Mais si on prend le cas de la France qui se situe à peu près au milieu, on voit que l écart est quand même relativement substantiel : cela signifie que les politiques inclusives développées ces 20 dernières années ne sont pas arrivées à pallier le différentiel en termes de qualification. C est pour ça que je me suis intéressé à une recherche sur le devenir des lycéens qui étaient en Terminale en Notre enquête montre que les jeunes reconnus handicapés dans l'union européenne sont surexposés à la pauvreté et à l exclusion. Et l on sait que la surexposition à la pauvreté remet singulièrement en cause les chances d accès ou de retour à l emploi. La recherche que j ai menée sur le devenir des lycéens - à laquelle participaient le Danemark, la France, les Pays-Bas, la République Tchèque - montre que d une manière générale, les jeunes accèdent le plus souvent à l enseignement supérieur comme tout un chacun, à l issue de la Terminale. Néanmoins, ce devenir varie singulièrement selon le type de cursus suivi. On voit que les jeunes qui ont suivi une formation professionnelle sont plus nombreux à accéder à l emploi à l issue de la Terminale que ceux qui ont suivi un enseignement général. Accès à l emploi, mais aussi inactivité. Ce qui est intéressant dans les analyses secondaires que j ai menées, c est de constater qu en France, la probabilité d accéder à l emploi en suivant une formation professionnelle est moindre qu au Danemark. C est-à-dire qu un même type de cursus, que l on juge a priori plus propice à l emploi, à savoir la formation professionnelle, peut avoir des effets totalement différents selon la manière dont on pense le lien formation/emploi d une part, mais aussi selon la manière dont on pense la démarche de l accompagnement. L enquête montre que lorsqu on est inactif à l issue de la Terminale, on se trouve en difficulté. Ceux qui sont inactifs estiment avoir un moindre contrôle sur leur vie que ceux qui exercent un emploi ou suivent une formation. Ils sont également moins nombreux que la moyenne à se juger d égale valeur aux autres, ce qu il faut avoir à l esprit compte tenu des nouvelles stratégies de recrutement des entreprises. Ils sont également moins nombreux que la moyenne à se juger aussi capables que les autres. C est en cela que l inactivité peut avoir un effet invalidant, car les personnes, dans leur représentation d elles-mêmes, se trouvent en difficulté face aux stratégies de recrutement qui demandent de se positionner en termes d apport au niveau de l entreprise. L enquête montre que, d une manière générale, le devenir varie selon le type de déficience, puisqu on se rend compte que les jeunes présentant un trouble cognitif sont proportionnellement plus nombreux à être inactifs, que ceux qui présentent un trouble de l apprentissage. On se rend compte également que ceux qui présentent un trouble locomoteur sont proportionnellement plus nombreux à être inactifs, ce qui pose clairement la question de l articulation entre compensation et accessibilité. Cela revient à dire qu aujourd hui, dans la plupart des pays, on ne raisonne pas en termes de transition, c est-à-dire en termes de cheminement de l éducation vers l emploi. Aussi, on a du mal à penser ce qui est de l ordre de l accessibilité, qui dans la plupart des pays relève de la compensation. Le résultat de cela est que si on ne prend pas en considération la compensation et l accessibilité, on risque de fragiliser tous ceux pour qui l accessibilité universelle ne joue pas. Si la déficience est importante, on se rend compte que les propriétés sociales et scolaires jouent aussi. Ce qui est intéressant à observer si l on prend les personnes en emploi, c est qu en France, l accès à l emploi se fait par LES CAHIERS DE L'ADAPT #175 P15

16 CONFÉRENCE EUROPÉENNE PARTAGER ET INNOVER POUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES HANDICAPÉES SÉQUENCE 1 défaut, à la différence du Danemark. L emploi est par ailleurs moins synonyme d indépendance en France et aux Pays-Bas qu au Danemark. Ceci notamment parce que dans les deux premiers pays, on est peut-être moins dans une logique de transition que dans le troisième, où dès la Seconde, on demande aux jeunes de formuler un projet, vis-à-vis duquel ils sont accompagnés. Ce qui est intéressant, c est que la transition vers l âge adulte n est pas synonyme d indépendance ou d autonomie. On se rend compte que les jeunes qui ont participé à l enquête vivent beaucoup plus souvent que la moyenne chez leurs parents. Par exemple, au Danemark, 5% des jeunes au-delà de 18 ans vivent chez leurs parents. Selon notre l enquête, cette proportion est de 67% pour les jeunes adultes handicapés. Ce qui revient à dire que la décohabitation familiale, que l on observe chez les jeunes en général, ne s opère pas vraiment. En France, on voit que les jeunes ont une indépendance financière bien moindre que l ensemble de la population et se jugent également moins autonomes. L accès à l emploi n est pas forcément source de reconnaissance. L enquête nous apprend que les jeunes adultes handicapés ayant un accès à l emploi sont plus nombreux que la moyenne à juger que les obstacles les empêchent de progresser dans la vie, et que les projets n aboutissent pas, ce qui revient à dire que l accès à l emploi n est pas synonyme d indépendance. C est d autant plus vrai que les jeunes handicapés sont plus nombreux que la moyenne à être exposés aux discriminations. Par exemple, l enquête HSM en France montre que les jeunes de ans s estimant confrontés à la discrimination du fait d une moquerie sont 29% lorsqu ils présentent une déficience, et 3% quand ce n est pas le cas. Ils se jugent mis à l écart pour 15% d entre eux quand ils ont une déficience et 1% quand ce n est pas le cas. D une certaine manière, on peut alors considérer que dans maints cas de figure, le passage à l âge adulte a un caractère invalidant. Plutôt que de rapprocher les jeunes de la citoyenneté, on a tendance à les maintenir à l écart, et peut-être à les en éloigner comme le suggèrent les chiffres. Il y a peut-être là un triple enjeu. Le premier, c est d accorder plus d importance au devenir des jeunes lorsqu ils sont en formation ou en scolarisation, ce qui permet de penser quelque chose qui est de l ordre du cheminement et de la mise en compétences. L autre dimension importante à souligner, c est qu on est peut-être encore trop souvent dans une logique d aide et d assistance, notamment dans les pays qui ont une vision du handicap limitée au diagnostic, et pas suffisamment dans une logique de mise en compétences. Résultat, on délègue aux familles. J aimerais insister sur les données statistiques. On se rend compte que peu de pays ont des données relatives aux jeunes incluses dans les données générales, de telle manière qu ils sont invisibilisés. Le risque étant qu on ne possède aucun élément permettant de cerner l effet des législations non-discriminatoires, et de penser la qualité des soutiens et des aménagements. Je vous remercie. Anne Thévenet.- Merci pour vos travaux. Je me tourne vers Anna Ludwinek, qui représente la Fondation européenne sur l amélioration des conditions de vie et de travail, qui va nous parler de l inclusion des jeunes ayant une déficience ou un trouble de la santé. Anna Ludwinek.- Merci beaucoup. Peut-être quelques mots sur Eurofound pour commencer. Nous sommes une agence de l'union européenne, notre principale mission consiste à réunir des éléments factuels que nous soumettons aux décideurs européens. Mais l une des caractéristiques qui nous distinguent d autres agences, c est que nous avons des représentants des partenaires sociaux, employeurs et syndicats au sein de notre conseil. Ceux-ci sont représentés sur un pied d égalité et ont un rôle important pour définir l agenda. Ce rôle est particulièrement important lorsque nous abordons par exemple des questions comme l inclusion sur le marché du travail des personnes handicapées. Avant de passer à l essentiel de mon intervention, c està-dire l inclusion active des jeunes, je voudrais dire rapidement quelques mots en écho à ce qu ont dit les deux intervenants précédents sur les défis que représentent la situation des jeunes et le problème des statistiques. Nous savons quelle est la situation très difficile des jeunes sur le marché du travail. Mais comme l a dit Serge, nous n avons pas une idée complète de la véritable situation du chômage des jeunes. Evidemment, beaucoup de jeunes ne sont pas sur le marché du travail, mais ils n apparaissent pas du tout dans les statistiques, ils sont invisibles. Nous avons vu dans le débat politique une attention accrue portée à ces catégories de personnes qui ne sont ni dans la formation, ni dans l emploi, ni dans l éducation. Et je crois que l on a aujourd hui une idée plus juste de toute cette population de jeunes, qui est totalement en dehors du marché du travail. Si l on observe les données de 2012, dans les différents États membres, on s aperçoit qu il y a plus de 14 millions de jeunes de moins de 30 ans qui ne sont ni dans l éducation, ni dans la formation, ni au travail. Nous avons essayé d examiner les tendances, les caractéristiques du phénomène : le risque d être confronté à ces difficultés particulières d insertion augmente évidemment si l on présente un handicap. Mais il y a d autres facteurs de risque, le fait d être migrant par exemple. Donc évidemment, on a des difficultés particulières qui vont également demander des réponses politiques différentes. P16

17 Pour en revenir à notre étude, ce que nous avons cherché à savoir, c est de quelle manière la stratégie d inclusion active a été mise en œuvre au niveau des États membres pour les jeunes souffrant de handicap. La tranche d âge que nous avons retenue est celle des moins de 30 ans ; des jeunes avec des problèmes de santé particuliers, qui n étaient pas dans l emploi au moment de l étude et qui reçoivent un certain nombre de prestations, des allocations chômage, des pensions d invalidité Nous avons travaillé sur 11 pays. Ce que nous avons constaté d abord, c est qu il y a deux groupes bien distincts. D abord, les jeunes qui ont quitté l école, qui ont déjà souffert d un handicap et qui n ont jamais été employés, et d autre part, des personnes un peu plus âgées, qui ont déjà occupé un emploi, qui ont développé une maladie ou subi une blessure pendant cette période d emploi et qui ne sont plus sur le marché de l emploi suite à ce handicap ou cette invalidité. C est quelque chose que l on constate aussi dans d autres pays, pas seulement en Europe. Il y a évidemment des handicaps physiques, mais aussi des troubles de santé mentale, et on s aperçoit que c est un facteur de risque énorme dans l exclusion sociale. Je voudrais évoquer ici cette tendance assez inquiétante que l on constate : les jeunes sont de plus en plus nombreux à prétendre à différents systèmes d aide dans certains pays comme les Pays-Bas. Une augmentation attribuable à différents problèmes d ordre de santé mentale. Cette partie des entrants représentait 40% en 98, elle est passée à plus de 60% en Les Pays-Bas se sont dit que si cette tendance devait se poursuivre au même rythme, sur le plan financier, ce serait une situation intenable. Cette situation n existe pas uniquement aux Pays-Bas : il y a un certain nombre de pays où l entrée dans les systèmes de bénéfice ou d allocation pour invalidité ou pour handicap est en augmentation, particulièrement chez les jeunes. C est assez frappant au Danemark, mais aussi en Suède, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Norvège et en Australie. On constate que cet afflux concerne particulièrement la catégorie des jeunes âgés de 18 à 34 ans. Lorsque nous avons réalisé cette étude, nous nous sommes posé une question : quelles sont les raisons qui expliquent cette augmentation? Il n y a pas de réponse toute faite, mais il y a des facteurs systémiques qui contribuent à cette augmentation. De plus en plus de personnes souffrent de troubles mentaux dans certains pays. Est-ce qu un diagnostic plus fin est à l origine de cette situation? Est-ce que les diagnostics médicaux se font mieux? Estce dû à des différences dans les conditions d attribution de certaines allocations et prestations? Il faut prendre en compte l impact de la crise économique : les jeunes sont particulièrement défavorisés sur le marché du travail. Et les gens qui souffrent de problèmes mentaux et qui sont jeunes souffrent d un double handicap par rapport à l intégration. On constate beaucoup de réticence de la part des employeurs, qui ne souhaitent pas donner leur chance à des jeunes sans expérience, qui souffrent peutêtre d un handicap. Cette situation a été exacerbée par la crise. Connaissez-vous la stratégie de l inclusion active, que la Commission européenne a adoptée en 2008, en coopération avec les États membres? Elle a été considérée comme étant la plus adaptée pour les gens les plus éloignés du marché du travail, y compris les personnes souffrant de handicap. Cette stratégie repose sur différents piliers qui doivent être coordonnés, appliqués ensemble. On parle de marché du travail inclusif, mais cela ne peut pas fonctionner sans accès à des services de qualité qui vont soutenir cette inclusion. Un autre pilier est le soutien en termes de revenus pour les gens qui ne peuvent pas travailler, mais aussi pour les personnes en transition. Il y a cependant un élément qui nous semble manquer à cette stratégie - et nous l avons fait valoir auprès de la commission - il s agit de l éducation. L éducation et l apprentissage tout au long de la vie sont essentiels pour soutenir un marché du travail inclusif. Nous avons commencé par étudier la façon dont la stratégie était mise en œuvre, ou souvent non mise en œuvre dans les États membres, et notre rapport contient une analyse pour chaque pays. Nous avons constaté qu un certain nombre d observations pouvaient être faites. Il faut étudier l interface entre l emploi et d autres services, l importance de l éducation, les services sociaux, mais aussi les services de transport par exemple, qui doivent contribuer à l inclusion sur le marché du travail. Nous avons aussi examiné la durabilité des différentes politiques dans les différents pays. Il existe un financement disponible pendant une période de temps X pour un programme donné, mais est-ce que ce financement va continuer au-delà? Que se passe-t-il à la fin du programme? Est-ce que tout s arrête? Il faut aussi des relations fonctionnelles entre les différents services. C est essentiel pour l inclusion des jeunes. La deuxième partie du rapport, à laquelle nous avons consacré beaucoup de temps, a consisté à analyser quatre exemples de bonnes pratiques dans chaque pays. Nous avons essayé de mettre en lumière l inclusion active dans chacun des cas. Par exemple aux Pays-Bas, il faut souligner l importance du rôle des coachs pour l emploi. Cela semble être un système coûteux, mais néanmoins très efficace, car il ne s arrête pas aux portes de l emploi. Le jeune est accompagné, y compris une fois qu il a commencé à travailler. LES CAHIERS DE L'ADAPT #175 P17

18 CONFÉRENCE EUROPÉENNE PARTAGER ET INNOVER POUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES HANDICAPÉES SÉQUENCE 1 Au Danemark, il existe un cas devenu relativement célèbre en matière d inclusion des jeunes : le père d un enfant porteur du syndrome d Asperger était très frustré car son fils ne trouvait pas d emploi. En tenant compte des caractéristiques particulières de son fils, il a lancé une société informatique qui s est avérée extrêmement profitable. Puis, une fondation a été créée pour soutenir d autres sociétés informatiques et une coopération importante s est mise en place avec Microsoft afin de promouvoir l insertion des jeunes souffrant de handicap dans les sociétés d informatique. On peut citer un autre exemple très réussi en Finlande. Une initiative régionale qui a été prise à l origine par le ministère des Affaires sociales et de l emploi. Il s agit d une sorte d agence de recrutement pour différentes sociétés qui cherchent des travailleurs temporaires. Des jeunes porteurs de handicap y sont employés et formés. Ils sont ensuite à même d occuper un emploi à durée déterminée. Puis, ils se tournent vers des banques pour l emploi, où ils peuvent bénéficier d une autre formation. Il existe également quelques exemples au Portugal : notamment la reconnaissance des qualifications informelles ou non formelles, ce qui est très important dans le cadre de l apprentissage tout au long de la vie. Notons enfin une initiative prise par les employeurs en Pologne, pays dans lequel il existe beaucoup d emplois assistés pour les jeunes. Néanmoins, nous pensons qu il est important de pouvoir s éloigner de ces emplois assistés pour que les jeunes aient accès au marché du travail traditionnel. Encore quelques exemples : nous avons mené une étude sur le niveau et la qualité de vie des personnes souffrant de handicap. Pour cela, nous avons comparé les conditions de vie des personnes en situation de handicap et les personnes qui ne sont pas dans ce cas. Les personnes ayant un problème de santé ou un handicap sont plus nombreuses - plus de 60% - à souffrir de privations matérielles, en comparaison des personnes qui ne présentent aucun handicap ou problème de santé. Nous avons aussi effectué des comparaisons intéressantes entre l état de santé plus ou moins bon et le niveau de revenu. On a voulu dire que la crise n avait pas eu d impact sur l état général de santé de la population. Mais ce n est pas tout à fait le cas si on approfondit l étude. La situation est beaucoup moins rose si on prend les gens qui ont les revenus les plus faibles entre 2007 et Les gens qui ont un mauvais état de santé se déclarent beaucoup plus nombreux entre 2008 et 2011, et ce sont aussi ceux qui ont les revenus les plus faibles. pertinents. On a beaucoup dit que les jeunes devaient être responsabilisés à leur propre vie. Nous sommes d accord, mais nous voudrions faire valoir aussi qu il faut pouvoir les autonomiser pour qu ils puissent prendre les rênes de leur propre vie. Par ailleurs, les employeurs ont eux aussi besoin de soutien, on a tendance parfois à l oublier. Ce n est pas simplement une affaire de recrutement ou de formation. Il faut former évidemment des jeunes en situation de handicap, mais aussi former leurs collègues, c est très important, particulièrement si on parle de handicap mental. La sensibilisation des collègues est extrêmement importante. Voici mon dernier point : nous avons différents partenaires, qui doivent être associés et intervenir. Evidemment, il y a les pouvoirs locaux, centraux, qui vont appliquer les différentes stratégies, mais n oublions pas que ce sont aussi des employeurs. Il faut, je crois, les considérer comme tels, c est-à-dire qu ils peuvent employer aussi des jeunes handicapés. Quant aux partenaires sociaux, malheureusement, ils ne jouent qu un rôle assez modéré et pourraient jouer un rôle plus important, particulièrement les syndicats. Les services d aides à l emploi enfin, qui ont un rôle parfaitement essentiel. Néanmoins, on peut se demander dans quelle mesure le personnel de ces agences publiques pour l emploi est préparé et formé à accueillir une population très diverse. Citons enfin les ONG, dont le financement est crucial, évidemment. Je vous remercie. Anne Thévenet.- Je vous remercie pour cette présentation. La deuxième partie de cette matinée sera divisée en deux sous-parties : une première avec Anna Lawson, qui nous parlera de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et ses enjeux dans le champ de l insertion professionnelle. Et une deuxième avec la première table ronde : des politiques nationales "handicap" au développement local inclusif. Retrouvez cette vidéo sur notre chaîne YouTube L'ADAPT - ECHANGES EUROPÉENS : PARTAGER ET INNOVER En guise de conclusion, je voudrais vous donner quelques autres résultats de nos recherches et de nos études. Une approche intégrée est essentielle pour une réelle inclusion. L emploi doit être accessible le plus vite possible après la formation, pour que les apprentissages restent P18

19 SÉQUENCE 2 Anna Lawson Professeur, Université de Leeds, Grande-Bretagne Rolf Quick Croix-Rouge, Allemagne Eric Plantier-Royon Chargé de mission Ville & Handicap, Villeurbanne, France Dominique Velche Chercheur, EHESP-MSSH, France Katrin Fliegenschnee Chargée de recherche, programme Clearing et Jugendcoaching, Autriche Edwin Luitzen De Vos Chercheur (research & consultancy on employment and social security), Pays-Bas LES CAHIERS DE L'ADAPT #175 P19

20 CONFÉRENCE EUROPÉENNE PARTAGER ET INNOVER POUR L INSERTION PROFESSIONNELLE DES PERSONNES HANDICAPÉES SÉQUENCE 2 Anna Lawson.- Merci beaucoup. C est un grand honneur d être aujourd hui parmi vous, et d entendre parler de toutes ces choses extrêmement intéressantes qui se font ici. Je crois que l idée d une Semaine européenne pour l emploi des personnes handicapées est vraiment une idée fantastique. Mon intervention portera sur l autonomisation et l insertion professionnelles des jeunes personnes handicapées en Europe, et la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Est-ce que cette Convention peut aider? Je veux répartir mon intervention en plusieurs chapitres : d abord je parlerai brièvement de la Convention elle-même. Je dirai ensuite quelques mots de ses objectifs, puis du contenu qui est pertinent pour nous, avant d envisager la façon dont cette convention pourrait être mieux utilisée. Depuis le Traité des Nations unies sur les droits de l Homme, adopté par l assemblée générale des Nations unies en 2006, ce texte a été en grande partie signé et/ou ratifié, et ce par un grand nombre de pays, y compris quasiment tous les États membres de l'union européenne, l'union européenne elle-même étant signataire. C est donc un traité qui a été rédigé avec la participation pour la toute première fois de la société civile. Les Nations unies ont abandonné leurs pratiques habituelles, qui consistaient à ne dialoguer qu avec certains organes bien désignés de la société. Pour la première fois, le processus a été élargi avec la prise en compte des organisations des personnes handicapées et d autres éléments de la société civile qui avaient un intérêt pour la question. 70% de la Convention a été rédigée par des organisations de personnes handicapées. Il y a eu un accord des représentants des États, et les associations de personnes handicapées et les personnes handicapées elles-mêmes ont joué un rôle de premier plan pour ce qui est du contenu de ce traité. C est donc un nouveau traité des droits de l Homme qui est parfaitement innovant. Mais aussi un texte d actualité sur les droits de l Homme, qui repousse les frontières traditionnelles à bien des égards. Les frustrations qu on a pu éprouver vis-à-vis des textes précédents des Nations unies ne sont probablement plus de mise avec ce nouveau texte. Il est plus facile à lire que beaucoup de traités des Nations unies, en partie en raison de la participation des organisations de personnes handicapées qui ont contribué à sa rédaction. Si vous ne l avez pas encore examiné, je vous invite à le faire sur Internet. Lisez le texte. Je suis sûre qu il vous parlera. Ce n est pas un traité qui a été rédigé pour des juristes seuls. Outre la Convention elle-même, il existe un protocole additionnel, un protocole facultatif que beaucoup d États, y compris la France, ont ratifié. Ce protocole permet d autres méthodes d application, y compris la possibilité d introduire des requêtes individuelles ou collectives une fois épuisés les mécanismes internes, les mécanismes judiciaires nationaux. On peut ainsi présenter une requête individuelle ou collective au comité des Nations unies. Il est également envisageable de demander une enquête générale sur un problème particulier qui se présente dans un pays et qui semble correspondre à un non-respect du traité. Comme je l ai dit, la France a ratifié à la fois la Convention et le protocole optionnel. L'Union européenne a ratifié la Convention, mais pas encore le protocole. Et c est une première pour l'union européenne. C est le premier traité des droits de l Homme qui a été ratifié par l'union européenne, ce qui est vraiment enthousiasmant à beaucoup d égards. Cela crée aussi de nouvelles possibilités au plan national, comme je l expliquerai tout à l heure. Les efforts que chaque État déploie pour mettre en œuvre ces obligations au titre de ce traité font l objet d une vérification, d un contrôle, et ceci de façon double. D abord au niveau du comité des Nations unies sur les droits des personnes handicapées. Des rapports sont ainsi soumis à ce comité par les gouvernements nationaux, puis un dialogue s engage entre le comité, les représentants des gouvernements et les représentants de la société civile. Sur la base de ce processus de rapport, le comité tire des observations et des conclusions qui sont toutes disponibles sur le site Internet du comité et qu on peut trouver facilement avec un moteur de recherche. Je vous recommande de prendre connaissance de ces observations et conclusions, qui ne prennent que quelques pages et qui donnent une idée claire de ce que pense le comité et de la façon dont il interprète les différentes dispositions de la Convention. Le deuxième mécanisme de contrôle se situe au plan national, puisqu au terme du traité lui-même, chaque pays signataire doit mettre en place un mécanisme de contrôle qui doit comprendre au moins un organe indépendant. Il s agit donc d évaluer ce que fait le gouvernement, les progrès qu il accomplit pour s acquitter de ses obligations au titre de la Convention, et pour identifier d éventuelles lacunes ou déficiences. Quels sont les objectifs de la Convention? L article 1 définit un objectif qui est de promouvoir, protéger et assurer le respect plein et égal de tous les droits de l Homme et des libertés fondamentales pour les personnes souffrant de handicap. Il s agit donc de veiller à ce que les droits existants, qui sont censés être universels, soient réellement accessibles aux personnes handicapées, sur un pied d égalité avec les personnes valides. L article 3 prévoit les principes généraux de la Convention ; des principes qu il est important de citer pour bien comprendre toutes les autres dispositions. Sans entrer dans les détails, voici quelques idées-clés que j aimerais P20

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