TRAIT D UNION TRAIT D UNION
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- Constance Grenier
- il y a 10 ans
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1 Fédération de l Éducation, de la Recherche et de la Culture Syndicat National des Personnels de l Enseignement et de la Formation Privés TRAIT D UNION TRAIT D UNION Le journal du SNPEFP-CGT ISSN Spécial 14ème congrès du SNPEFP-CGT Drôle de hasard que ce 100ème Trait d Union corresponde au numéro «spécial congrès», tant un congrès marque une étape importante dans la vie d un syndicat. Ce 14ème congrès, qui se déroulera à Montreuil du 1er au 3 avril 2010 dans les locaux de la confédération (93), est peut-être encore plus important que les précédents : le SNPEFP est à un tournant de son histoire. Le développement du syndicat, son adaptation à des secteurs en mutation, son évolution dans le respect des orientations décidées par la CGT lors de son congrès confédéral de Nantes, au mois de décembre, imposent des évolutions à ses structures. Etre plus près des salariés, mieux les entendre, mieux les défendre, renforcer la syndicalisation localement, être plus efficaces et porter haut et fort les valeurs du syndicalisme que défend la CGT sont des enjeux majeurs des prochaines années, que ce 14ème congrès devra mettre en marche. Plusieurs propositions d organisation du syndicat sont d ores et déjà avancées, très différentes les unes des autres. Le débat doit donc se dérouler entre les adhérents, afin d opter collectivement, démocratiquement, pour la structure la plus à même de faire entendre la voix des salariés de nos champs professionnels, de résister aux attaques dont nous sommes victimes dans la situation actuelle, et enfin de gagner de nouvelles conquêtes sociales, dans notre pays qui en a bien besoin. Vous trouverez ci-joint un projet de document d orientation à amender (avant le 25 mars 2010), ainsi que les modalités pratiques d organisation du congrès, de la désignation des délégués et de leur déplacement. Le congrès est l affaire de tous les syndiqués. Nous comptons sur votre participation... SOMMAIRE Organisation du congrès 2-5 planning du congrès accès au complexe CGT délégués, amendements contributions et motions fiche de renseignement des délégués modèle de demande d autorisation d absence fiche de candidature à la CEN ou à la CFC Document d orientation 6-32 partie 1 : la crise ou la mise 6 en cause d une logique économique et financière. partie 2 : état des lieux dans 6 le champ professionnel de l enseignement, de l apprentissage et de la formation privés. partie 3 : des modes d orga- 24 nisation pour la syndicalisation du plus grand nombre de salariés. partie 4 : propositions 25 d organisation N 100 spécial congrès Janvier - Février 2010 Bimestriel SNPEFP-CGT Case rue de Paris MONTREUIL Cédex Tél : Fax : Mél : [email protected] Web : Directeur de publication : Michel AMAN CPPAP 0309 S 06921
2 Organisation du 14ème congrès du SNPEFP-CGT Vous trouverez dans ce numéro du Trait d Union les informations pratiques de l organisation du 14ème congrès du SNPEFP-CGT, les modalités de participation au débat démocratique mis en place par la CEN (commission exécutive nationale) du syndicat, les documents à retourner (fiches de candidatures, de délégué...) et enfin le projet de document d orientation élaboré par l équipe dirigeante sortante. Une nouvelle équipe sera élue à la sortie de ce congrès. Elle devra mettre en œuvre les orientations décidées. La lecture, par tous les adhérents, du projet de document d orientation et le débat qu il doit susciter est donc primordiale. Chacun doit donner son avis, proposer des amendements, faire vivre ce document. Des assemblées générales seront organisées dans chaque région. La participation du plus grand nombre est nécessaire. Les dates de ces assemblées seront transmises par courrier à chaque adhérent. Les textes relatifs à ce congrès sont disponibles sur notre site internet : (rubrique «congrès», dans l espace réservé aux adhérents). Bon congrès à tous, bonne réflexion! Le 14ème congrès du SNPEFP se déroulera dans les locaux du siège de la CGT, à Montreuil (93) L accès est simple : une fois à Paris, prendre la ligne 9 du métro, direction «Mairie de Montreuil», et sortir «porte de Montreuil». Le complexe CGT se situe à 300m, de l autre côté du périphérique. Le lieu de réunion sera indiqué à l entrée du complexe, où vous devrez présenter votre convocation... Planning indicatif du congrès : Jeudi 1er avril Accueil des délégués à 9h Début des travaux à 10h : - dissolution de la CEN actuelle, - mise en place du bureau du congrès, - discours introductif, - discours responsable Ferc, - bilan général d activité, - bilan financier, - débat et votes, - réunion des commissions des amendements, des candidatures, des statuts Soirée fraternelle Vendredi 2 avril Début des travaux à 9h : - construction revendicative, - débat sur le document d orientation, - débat sur les statuts et l organisation du syndicat, - votes, - élection de la CEN et de la CFC. Samedi 3 avril (uniquement pour les membres élus à la nouvelle CEN ou à la CFC) et selon l organisation adoptée : soit séparément, soit en plénière : - réunion de la nouvelle CEN et de la CFC, - élection du bureau, - organisation générale. Clôture du 14ème congrès SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.2
3 Délégués au Congrès : Au total, 32 délégués, issus des 3 secteurs actuels du syndicat, seront porteurs de mandats pour représenter les syndiqués. La répartition des délégués, compte tenu du nombre d adhérents, est la suivante : - Enseignement initial (sous contrat, hors contrat et supérieur, agricole) : 14 délégués - Formation : 9 délégués - CFA-CMA : 9 délégués Ces 32 délégués sont désignés, soit par les régions organisées, soit par le secteur dont ils sont issus : 4 régions organisées sont identifiées, au sens géographique : Ile de France ; Midi Pyrénées ; PACA ; Bretagne-Pays de Loire Il y aura 3 délégués pour chacune de ces 4 régions ; chaque délégué représente 1 secteur. Cela représente 12 délégués. Ils seront élus en AG régionale organisée selon les modalités décidées par chaque région. Le reste de la France aura 20 délégués. Ils seront désignés par le secteur dont ils sont issus. Enseignement initial : 10 délégués Formation : 5 délégués CFA-CMA : 5 délégués Un ou deux suppléants sont à prévoir pour chaque délégué, pour faire face à une absence imprévue. Concernant la représentativité, chaque secteur peut désigner ses délégués, indépendamment de leur provenance régionale (lieu de travail), en respectant le quota de délégués imparti au secteur, et en s interdisant les doublons (dans le nombre de voix qu ils représentent). Vous souhaitez être délégué(e) au congrès? Contactez dès maintenant le responsable du SNPEFP dans votre région, ou adressez un mail à Amendements : A transmettre avant le 25 mars Le document d orientation doit être amendé par les syndiqués, soit individuellement, soit lors de réunions organisées dans le cadre de la préparation du congrès. Les amendements doivent être transmis par mail, avant le 25 mars, à l adresse suivante : Les voix prises en compte : Pour considérer le nombre de mandats, seront comptabilisés les timbres payés au SNPEFP, nominativement, entre le 1er février 2006 et le 31 décembre Le fichier de référence est celui du Trésorier national du SNPEFP. 1 timbre = 1 voix. [email protected] [email protected] Il est indispensable que vous précisiez dans votre mail le numéro de ligne où votre amendement s insère, ou le texte qu il remplace. Vous devez également préciser vos noms et coordonnées. Tous les amendements seront étudiés par la commission des amendements lors du congrès, qui soumettra au vote les amendements retenus. Les membres de la CEN sortante sont présents au congrès, en plus des 32 délégués, mais ne sont pas porteurs de mandats. Contributions et motions : Une contribution ou une motion peut être présentée au congrès si cela est prévu et possible en fonction de l ordre du jour. Les motions ou contributions ne feront pas l objet d un vote mais pourront être annexées au compte rendu du congrès. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.3
4 Délégué(e) au 14 ème congrès du SNPEFP-CGT Selon les modalités définies page précédente, les 32 délégués au congrès seront désignés par les régions ou par les secteurs. Contactez-nous par mail à l adresse [email protected], ou contactez directement les responsables des secteurs si vous souhaitez être délégué au congrès, afin que votre candidature soit proposée au secteur ou à la région dont vous dépendez. Si vous êtes délégué au congrès, vous devez photocopier et remplir la fiche ci-dessous, et la retourner impérativement avant le 25 mars 2010 par courrier à : SNPEFP CGT case rue de Paris MONTREUIL CEDEX Nom : Prénom : Adresse : Code postal : Ville : Tel. Personnel : Entreprise : Fonction : Secteur : Région : Nombre de syndiqués dans la section : Syndiqué(e) lsolé(e) : Hébergement : le jeudi 1er avril le vendredi 2 avril Participation au congrès Que votre participation au congrès soit décidée ou non, et compte tenu des délais de demande d autorisation d absence à votre employeur au titre de la formation syndicale, vous devez formuler par écrit cette demande un mois avant le début du congrès, c'est à dire avant le 28 février 2010 dernier délai. Modèle de lettre pour solliciter une autorisation d'absence A déposer auprès de l'employeur avant le 28 février 2010 NOM Prénom Adresse A Date Monsieur le Directeur, Monsieur le Directeur Etablissement J'ai l'honneur de vous demander l'autorisation de m'absenter de l'établissement du 1 er au 3 avril 2010 inclus, conformément aux dispositions : de l'article L du Code du Travail (loi du 30/12/85) (Droit privé) ou du décret du 15/6/84 (Droit public) pour les maîtres sous contrat et les personnels des Chambres de Métiers en vue de participer à une session de formation syndicale organisée par le SNPEFP-CGT. Dans l'attente d'une réponse favorable, Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur, mes salutations. Signature SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.4
5 FICHE DE CANDIDATURE A LA CEN et à la CFC Cette fiche de candidature est à retourner au syndicat par voie postale, au plus tard pour le 15 mars 2010 Quelle que soit l organisation future du syndicat, les élus à la CEN (commission exécutive nationale) ou à la CFC (Commission de Contrôle Financier) seront élus jusqu au prochain congrès, sauf démission. Une fois élue, la ou les nouvelle(s) CEN se réunira(ont) le samedi 3 avril pour élire le Bureau National du syndicat et définir le rôle de chaque élu. Le cumul CEN / CFC n est pas possible. ou Je suis candidat(e) à la CEN (commission exécutive nationale) du SNPEFP-CGT Je suis candidat(e) à la CFC (commission de contrôle financier) du SNPEFP-CGT Nom : Prénom : Fonction actuelle : Enseignant (1 er ou second degré, hors contrat ou sous contrat, de CFA ou de Chambre de métiers) Personnel des organismes de formation Personnel administratif Personnel d'éducation Région : L élection à la CEN ou à la CFC est un engagement vis-à-vis des syndiqués. Il est indispensable que les élus à la CEN et à la CFC s engagent à communiquer et à échanger rapidement par mail, et qu ils s astreignent à une présence régulière dans l instance. Fait à : le : Signature : Fiche de candidature à retourner au plus tard le 15 mars à l adresse du syndicat : SNPEFP-CGT Case Montreuil Cédex SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.5
6 Projet de document d orientations et résolutions Pour un syndicalisme au plus près des salariés de l enseignement, de l apprentissage et de la formation privés Partie 1 : La crise ou la mise en cause d une logique économique et financière. Pour le SNPEFP-CGT la crise actuelle appelle une nouvelle stratégie à l échelle mondiale, fondée sur un projet de développement humain durable, équitable et soutenable. Elle justifie une rupture avec les logiques de rentabilité financière et souligne le besoin de profondes transformations économiques et sociales. Le droit au travail et la protection du travail et des travailleurs exigent la mise en place de nouvelles garanties collectives. Le congrès de la CGT se mobilise sur une série d objectifs ambitieux : - la mise en œuvre d une «sécurité sociale professionnelle» composante d un «nouveau statut du travail salarié». - la mise en place d un «droit suspensif des licenciements» et de «conseils territoriaux pour la sécurité de l emploi». - La création d une «maison commune des régimes de retraite». - Garantir et faire progresser les salaires, le pouvoir d achat, revaloriser les retraites et les prestations sociales, élargir l indemnisation du chômage. - Renforcer la substance des services publics et de leurs missions. - Créer un «pôle public financier» et des «fonds régionaux pour l emploi». Un élargissement de la représentation et des droits d intervention des salariés à tous les niveaux de décision dans les firmes, jusqu aux conseils d administration, etc. La crise touche tous les secteurs d activité mais aussi tous les pays et ajoute ses effets à ceux passés, présents ou à venir des crises sociales, alimentaires, environnementales et climatiques. Alors que les écarts de richesses se creusent et que la pauvreté s accroit dans le monde, de nombreux Etats ont gelé leurs aides en direction des pays du sud. Les travailleurs migrants sont les premières variables d ajustement du marché du travail. Dans nos secteurs de l éducation de l apprentissage et de la formation le syndicat agit avec le réseau Education sans frontière et soutient les luttes des travailleurs émigrés avec ou sans papiers Partie 2 : Etat des lieux dans le champ professionnel de l enseignement, de l apprentissage et de la formation privés. II-1 - Etat des lieux de la syndicalisation et propositions pour un indispensable développement d un syndicalisme CGT dans nos champs professionnels. Les effectifs salariés de nombreuses structures associatives ou commerciales ne permettent pas toujours la mise en place d institutions représentatives du personnel. Cela contribue à l isolement des salariés et des syndiqués. Il appartient au SYNDICAT de veiller à la mise en place de structurations territoriales et décentralisées (sections syndicales régionales ou académiques) afin d accompagner des salariés trop souvent abandonnés à leur sort. Afin de rompre cet isolement, un effort particulier sera également consenti par le syndicat avec la mise en place d outils d information et de communication. Outre un site internet, des blogs, un journal bimestriel (le Trait d Union), une lettre d information régulière et des documents destinés à l affichage sur les panneaux syndicaux sont, aussi régulièrement que possible, adressés à l ensemble des élus et des syndiqués. Une permanence téléphonique sera, en outre, assurée les jours ouvrables afin d accueillir et d orienter les salariés du champ professionnel de l enseignement, de l apprentissage et de la formation privés. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.6
7 La loi d août 2008 et la modification des critères de représentativité (cf. les conditions nouvelles de désignation des délégués syndicaux par exemple) doivent conduire notre organisation à repenser sa structuration en vue de renforcer son implantation dans les entreprises afin d y maintenir et d y développer un syndicalisme CGT. En effet, seuls pourront être maintenus désormais les délégués syndicaux ayant recueilli 10% des suffrages au premier tour des élections professionnelles. Partout où la désignation d un délégué syndical ne pourra se faire, le syndicat veillera à la mise en place de sections syndicales en vue de la désignation de représentants de section syndicale (RSS). En ce qui concerne les Chambres de Métiers et de l Artisanat (CMA), secteur public, les dispositions légales en matière d institutions représentatives du personnel continuent à s appliquer. La désignation de ces représentants s accompagnera d une politique de formation syndicale, réalisée avec le concours des structures interprofessionnelles (Unions locales, départementales), fédérales ou propre à notre organisation. II-2 Un secteur particulièrement touché par les effets de la «marchandisation» et la remise en cause d un grand service public de l éducation et de la formation : - La baisse du pouvoir d achat et l augmentation du nombre des travailleurs pauvres. Devant la paupérisation accrue des travailleurs, le syndicat demande la mise en place d une politique salariale en adéquation avec la qualification des salariés de notre champ professionnel et les exigences d un enseignement et d une formation de qualité. Le syndicat demande la mise en place d un salaire minimum de 1600 euros net, la garantie d une véritable progression de salaire liée à l ancienneté et la revalorisation immédiate de l ensemble des salaires de la profession afin de compenser la perte de pouvoir d achat subie ces dernières années. - La remise en cause de la qualité de l éducation et de la formation : Un enseignement et une formation de qualité, nécessitent que les enseignants et les formateurs disposent du temps nécessaire à l accomplissement des tâches connexes au face à face pédagogique. La durée légale du travail doit être réduite et harmonisée pour l ensemble des salariés de nos champs professionnels. Le syndicat lutte pour l augmentation et la rémunération du temps de préparation des formateurs et des enseignants. Le syndicat demande également la rémunération du temps consacré aux déplacements, aux tâches administratives, au suivi pédagogique, au temps de concertation et aux visites dans les entreprises, etc. - La précarisation croissante des salariés de notre champ professionnel : 81 Les salariés précaires sont souvent appelés par les employeurs «non permanents» par opposition aux 82 salariés dits «permanents». 83 Ces deux types de personnels effectuent souvent le même travail mais ne bénéficient pas du tout du 84 même traitement. 85 Ce sont par exemple : les DA (maîtres délégués) dans l enseignement sous-contrat qui peinent à être 86 contractualisés. 87 Les chargés d enseignement (abusivement appelés «vacataires») dans l enseignement supérieur privé 88 hors contrat que l on oppose aux professeurs ou enseignants dits «permanents». 89 Ce sont aussi des salariés en contrat à durée indéterminée intermittent (CDII) qui se voient imposer des 90 «astreintes» pouvant aller jusqu à 10 heures par jour et 6 jours par semaine pour quelques heures de 91 formation, des salariés avec des CDD à répétition (CDD dits «d usage»), des salariés abusivement 92 qualifiés de «vacataires» Sont également considérés comme précaires, les salariés ne disposant que d un emploi à temps partiel 95 subi. Ces salariés étant souvent obligés de travailler auprès d employeurs multiples au prix de 96 conditions de travail déplorables. 97 Ce sont aussi les salariés auxquels on impose le portage salarial ou le statut d indépendant, d auto 98 entrepreneur, etc afin de les exclure du statut de salarié. 99 Le syndicat veillera à combattre ces conditions de travail dégradées (à travail égal, salaire égal, ) par 100 la conquête dans les différents accords collectifs et conventions de la reconnaissance et l effectivité de 101 la «transférabilité» de certains droits à la formation, à la protection sociale, au déroulement de carrière, 102 attachés à la personne du salarié en se référant : 103 SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.7
8 au Nouveau Statut du Travail Salarié mis en place à l occasion du 48 e Congrès de la CGT. Cela nécessite de construire un rapport de forces, avec le patronat, pour mettre en œuvre, gagner et construire notamment : o un socle commun de droits individuels transférables et garantis collectivement; o la reconnaissance des qualifications liées au métier exercé et la progression d au moins un niveau de qualification au cours de sa carrière ; o l égalité des droits, quelles que soient les entreprises et leurs tailles, la branche, le bassin d emploi, le sexe et les origines des salariés ; o le droit à la formation professionnelle tout au long de la vie. - A la Sécurité Sociale Professionnelle afin de garantir notamment : o le nouveau droit à la formation différé pour les seniors et les salariés faiblement qualifiés, créé par le dernier accord sur la formation professionnelle ; o un fonds de financement spécifique destiné aux chômeurs ; o la «transférabilité» et la «portabilité» du Dif et de la complémentaire santé introduite par l accord de janvier 2008 sur la «modernisation» du marché du travail ; o un revenu décent pour tous, notamment l indemnisation à 100 % du chômage partiel en alignant la cotisation patronale sur celle des salariés à temps plein ; o une allocation d autonomie pour les jeunes qui poursuivent une formation initiale. - Les attaques contre notre système de retraite : Le syndicat demande la mise en place d un socle commun de droits et de garanties devant conduire à plus de solidarité intergénérationnelle (retraite par répartition) afin de garantir l ouverture des droits à soixante ans pour tous les régimes (régimes général et complémentaires) avec un taux de remplacement d au moins 75 % et l indexation sur les salaires, et de reconnaître la pénibilité de nos métiers. Le syndicat demande la création d une «maison commune des régimes de retraite». - Application du statut le plus favorable au salarié : L enseignement (initial ou par alternance, sous contrat ou hors contrat), l apprentissage et la formation continue sont mis en œuvre, et ce de plus en plus, dans les mêmes établissements ou groupes d établissements. En termes de cœur de métier, il s agit toujours d activités connexes relevant de la transmission du savoir. Les secteurs Formation, CFA et Enseignement Privé Hors Contrat (EPHC) sont intimement liés de par les activités dispensées par les entreprises, le statut des salariés et les très fortes similitudes de situation. Seuls le Code du travail et les conventions collectives s appliquent. Les problématiques sont souvent communes. Une problématique de plus en plus fréquente se pose aujourd hui pour les salariés dont l activité principale de l établissement évolue. Certains établissements sous contrat ouvrent des classes hors contrat ou même des établissements hors contrat sur le même lieu géographique. Certains organismes de formation se retrouvent aujourd hui à exercer principalement une activité d enseignement initial hors contrat et inversement. Ces secteurs sont liés. Le syndicat s engage à favoriser un réel travail entre les syndiqués des champs professionnels de l enseignement initial, de l apprentissage et de la formation continue dans le seul intérêt des salariés en incitant les établissements à utiliser les conventions les plus adaptées quand elles sont plus favorables, en négociant des accords d entreprise adaptés. II-3 - Repères revendicatifs dans l enseignement, l apprentissage et la formation privés. - L enseignement. 153 o L enseignement sous-contrat L enseignement sous-contrat comprend à la fois des agents publics et des salariés de droit privé qui dépendent de diverses conventions collectives. Tous travaillent dans une même communauté de travail et sous la subordination des mêmes chefs d établissement. Les agents publics sont rémunérés directement par l Etat, les personnels de droit privé, salariés des établissements sous contrat d association sont rémunérés par le biais de subventions publiques. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.8
9 Statut : Les maîtres des établissements privés sous contrat d association sont des agents publics de l Etat. Ils ne sont pas fonctionnaires. Malgré la loi Censi de 2005 qui devait, selon d autres syndicats, aligner notre «statut» sur celui de nos collègues du public, la différence est toujours de taille : - nos salaires nets sont inférieurs d environ 100 par mois à cause des cotisations sociales plus importantes, soit près de sur une carrière, - nos retraites restent inférieures d environ 10% aux pensions de nos collègues du public, - nous n avons pas la garantie de l emploi : en cas de perte horaire, nous bénéficions juste d une priorité pour retrouver un emploi, qui n est parfois qu un temps incomplet. Le salaire est réduit d autant! - notre concours de recrutement, le CAFEP dont les épreuves sont identiques à celles du CAPES, ne nous ouvre pas la porte des établissements publics. Le SYNDICAT revendique la fonctionnarisation des maîtres sur place. Pour le SYNDICAT, seul un statut de fonctionnaire permettra aux enseignants du privé de bénéficier des conditions d exercice des maîtres du public. Ce statut est par ailleurs une nécessité pour mettre fin à la mise en concurrence entre enseignement public et privé, qui participe à la casse de l Éducation Nationale. Dans l attente de cette fonctionnarisation la CGT revendique : - l égalisation des salaires nets et des pensions, - la suppression du CAFEP et l instauration d un concours unique de recrutement, public-privé - l intégration dans le public de tous les maîtres en perte horaire qui le souhaitent, - des passerelles entre établissements publics et privés et entre ministères (Ministère de l Education Nationale et Ministère de l Agriculture). Pour les personnels de droit privé, leur statut est garanti par des conventions collectives. Le SYNDICAT demande l arrêt de la remise en cause des acquis de ces conventions et la possibilité d une fonctionnarisation sur place. Emploi : Le mouvement de l emploi des maîtres de l enseignement privé sous-contrat qui dépendent du Ministère de l Education Nationale relève de plusieurs instances : - la Commission consultative mixte académique (CCMA) ou départementale (CCMD), qui propose au recteur, pour chaque service, la nomination d un maître, et la Commission nationale d affectation ministérielle (CNA). - les Commissions académiques de l emploi (CAE), les Commissions départementales (CDE) ou nationale (CNE), internes à l enseignement privé, Le système est aujourd hui perverti par certains chefs d établissement qui, au nom de leur «liberté de choix de l équipe pédagogique», foulent aux pieds les textes internes à l enseignement privé dont ils sont pourtant signataires. De nombreuses injustices sont constatées tous les ans. Le droit à la mutation, dans les faits, est remis en cause. Le SYNDICAT exige le respect des textes en vigueur en termes d emploi en particulier en ce qui concerne les cinq priorités de mutation énoncées dans le décret (ou dans le décret pour les enseignants relevant de l'agricole) et demande la mise en place d un système de barème pour les mutations comme celui utilisé dans le public. Le préaccord imposé par l enseignement catholique avant l entrée dans le métier doit être supprimé. Cet entretien d embauche n a pas lieu d être pour des agents publics, rémunérés par l Etat. Le SYNDICAT demande la suppression de la «28 ème heure» imposée aux enseignants du premier degré dans l enseignement catholique. Aborder des considérations politiques, religieuses, philosophiques est contraire au contrat d association qui lie les établissements à l Etat. Le SYNDICAT se donne pour objectif d obtenir la disparition du préaccord. Les personnels de droit privé des établissements privés doivent pouvoir, comme leurs collègues enseignants, bénéficier de la possibilité de changer d établissement, que cela soit motivé par une convenance personnelle, ou par exemple une nécessité d ordre familial. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.9
10 Le SYNDICAT demandera aux réseaux de l enseignement privé la mise en place d une procédure permettant aux salariés de connaître les opportunités d emploi, et d y postuler. Le mouvement des maîtres de l'enseignement privé agricole doit être harmonisé avec celui des enseignants de l'éducation nationale et des procédures de contrôle doivent être mises en place ainsi que des passerelles entre ministères. Pratiquement, une commission de l emploi doit également être mise en place nationalement et régionalement et rassembler tous les partenaires. Le SNPEPF-CGT revendique un contrat à temps plein pour tous, et demande la transformation des heures supplémentaires en emplois pérennes et définitifs. Pour répondre aux besoins du système éducatif, le SYNDICAT demande une augmentation significative du nombre de postes mis aux concours dans toutes les disciplines. Salaire et avancement : Les personnels de droit privé de nos établissements ont perdu en 2008, malgré la résistance de la CGT, «l indexation», modeste garantie que leurs salaires suivent la même évolution que ceux de la fonction publique. Depuis, toujours à l initiative des organisations patronales, leurs grilles indiciaires sont remises en cause : les salaires vont être laissés pour une bonne part à l appréciation de l employeur et le critère d ancienneté ne garantira plus l avancement. La CGT demande le maintien du critère de l ancienneté pour la revalorisation des salaires et la mise en place de critères d évaluation plus objectifs négociés et intégrés dans les conventions collectives. Aujourd hui, un jeune enseignant lauréat de concours touche moins de 1,2 fois le SMIC, ce qui ne reflète pas le niveau des diplômes requis pour enseigner. La reconnaissance de la qualification et du travail des enseignants passe par une plus juste rémunération. La situation actuelle est scandaleuse. Nombre d enseignants commencent comme délégués auxiliaires avec moins de 1200 net, la hors classe n est pas accessible à tous, le début de carrière n est pas à la hauteur de la formation initiale requise. Le recrutement futur de professeurs d ici 2020, à bac +5, et la qualité du service public d Éducation Nationale nécessitent la revalorisation des salaires et plus généralement du métier. Dans l'enseignement agricole, le recrutement majoritaire d'enseignants en catégorie 3 et classés sur une échelle d'adjoint d'enseignement est une injustice qui entraîne des différences de salaires inacceptables. Le SYNDICAT revendique un salaire de début de carrière à 2600 net, un déroulement de carrière de 1 à 2, un avancement plus rapide pour tous à travers une grille unique applicable y compris aux suppléants et aux délégués auxiliaires, et demande pour les salariés de droit privé qu aucun salaire ne soit inférieur à 1500 net. Aux manquants, liés à la différence de salaire net avec les collègues du public, s ajoutent les d écart entre un passage au «grand choix» ou à «l ancienneté» à tous les échelons sur l ensemble de la carrière, ce qui constitue déjà un avancement au «mérite». La CGT s oppose aux projets gouvernementaux qui veulent aller plus loin encore et demande que l ancienneté garantisse à tous une rapide progression de carrière. Prévoyance : Concernant les personnels de droit privé : ils bénéficient, au sein de l enseignement catholique, d un régime de prévoyance cadre et non-cadre prévu par un accord de branche. Le SYNDICAT demandera l extension de cet accord afin qu il puisse s appliquer à tous les salariés des établissements sous contrat. D autre part, notre syndicat demandera l égalisation des garanties en matière de prévoyance pour les personnels cadres et non-cadres. Concernant les enseignants : jusqu en 2005 les enseignants étaient couverts par un régime de prévoyance exclusivement à la charge des établissements. L enseignant doit cotiser, actuellement, à hauteur de 0,2% de son salaire. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.10
11 291 L accord de 2005, contesté par la CGT, prévoyait la participation des enseignants au financement de ce 292 régime et aboutissait notamment à une diminution d un an de salaire pour le capital décès des délégués 293 auxiliaires Contre l avis des autres syndicats ayant signé cet accord et après une longue bataille juridique, la CGT 296 a finalement obtenu sa renégociation et le retour à une égalité de situation pour le capital décès entre 297 les titulaires et les délégués auxiliaires. 298 Le SYNDICAT se fixe comme objectif l égalisation complète des prestations de prévoyance entre les 299 délégués auxiliaires et les enseignants titulaires Le financement d une partie de la prévoyance par les enseignants n a pas pu être remis en cause, faute 302 d une pression syndicale suffisante. 303 La CGT veillera à ce que la participation des maîtres à hauteur de 0,2% n augmente pas La retraite : Le SYNDICAT demande pour les personnels de droit privé la prise en compte de la pénibilité des 308 métiers, la garantie de l ouverture des droits à soixante ans au plus tard, avec un taux de remplacement 309 d au moins 75 % et l indexation sur les salaires Quant aux maîtres de l enseignement privé, ils ne sont pas fonctionnaires. Ils ne bénéficient pas du 312 même régime de pension que leurs collègues du public. La différence est de taille : 10% en moyenne 313 sur le montant perçu. 314 Nos retraites sont remises en cause très régulièrement. 315 La volonté de diminuer l avantage octroyé aux femmes (une bonification de 2 ans par enfant) aurait des 316 conséquences très lourdes, notamment dans une profession très féminisée. Ce projet, finalement 317 repoussé par la mobilisation des organisations syndicales en octobre 2009, reste bien un objectif du 318 gouvernement La CGT demande que le régime additionnel (7% jusqu au 1er septembre 2010 du montant de la 321 retraite, 8% ensuite) soit renforcé afin de permettre une véritable égalisation de la retraite des maîtres 322 du privé avec la retraite des maîtres du public Précarité : Plus de de nos collègues, délégués auxiliaires (DA) ou suppléants, travaillent dans la plus totale 327 précarité. 328 Ils assurent à moindre frais les besoins en remplacement des collègues absents ou enseignent depuis 329 plusieurs années sur des services vacants, faute de postes suffisants aux concours Dans l'enseignement agricole, la mise a disposition de 15% de la dotation globale (article 44) auprès 332 des employeurs privés doit être réduite et transparente. Elle doit être accompagnée de mesures de 333 contrôle strictes de l'administration. L'administration se doit, de plus, de participer aux séances du 334 conseil d'administration des établissements Pour la CGT, la lutte contre les statuts précaires dans l Éducation nationale, comme dans le monde du 337 travail en général, est une des priorités principales. 338 Le SYNDICAT a obtenu du Ministère le droit de vote pour les délégués auxiliaires de nos 339 établissements. A présent reconnus, et représentés en CCM, ils peuvent faire entendre leur voix Le SNPEPFP-CGT veillera à ce que les non-titulaires soient mieux représentés dans toutes les 342 instances et demande : la création d un statut de contractuels remplaçants, un allègement des conditions d obtention d un CDI pour les DA en place, la transformation automatique de tous les CDI en contrats définitifs à temps complet, l arrêt définitif de tout recrutement en CDD sur des emplois pérennes. 348 Cette précarité touche également les personnels de droit privé de nos établissements. 349 Ils sont nombreux à être embauchés sous le régime des contrats aidés. 350 Sous-payés, ils bénéficient rarement d un CDI à l issue du contrat. 351 Notre syndicat demande pour eux - comme pour les délégués auxiliaires - l arrêt définitif de tout 352 recrutement en CDD lorsqu il s agit d emplois pérennes Afin de résorber l emploi précaire et de répondre aux besoins du système éducatif, le SYNDICAT 355 demande une augmentation significative du nombre de postes mis aux concours dans toutes les 356 disciplines. 357 SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.11
12 Droit syndical : Les enseignants des établissements privés bénéficient d une partie du droit syndical de la fonction publique. Grâce à l action résolue du SYNDICAT, les maîtres des établissements privés continuent à bénéficier du droit syndical prévu par le Code du Travail et assuré par un financement public. Il s agit notamment : - de la possibilité d être désigné délégué syndical, d être élu délégué du personnel, ou au Comité d Entreprise ainsi qu au CHSCT, - du paiement des crédits d heures liés aux mandats cités plus haut, - du maintien de la contribution de l établissement au fonctionnement du Comité d Entreprise (0,2% de la masse salariale, enseignants compris), de la prise en compte des enseignants dans le budget social, - de la possibilité d organiser des réunions syndicales, en dehors du temps de travail, au sein de l établissement. Par ailleurs, tous les maîtres du privé bénéficient du régime des fonctionnaires pour les autorisations d absence, les droits à congés ou à formation... Nous revendiquons également la mise en place, dans les conseils d'administration, d un collège représentant tous les personnels. Le SYNDICAT se donne pour objectif d utiliser ou d obtenir : - L accès libre aux établissements scolaires (au même titre que dans les bâtiments administratifs), pour les représentants mandatés. - La possibilité d organiser, sur le temps de travail, l heure mensuelle d information syndicale. 386 o L enseignement privé hors contrat - EPHC Respect et amélioration de la convention collective La concentration des EPHC (Ecoles Privées Hors Contrat) en France est importante. Cependant, notre implantation syndicale est des plus fragile, même si la signature de la convention collective de l enseignement privé hors contrat (applicable au 1 er septembre 2008) permet d accélérer les adhésions quand il s agit de faire appliquer la convention ou simplement le droit du travail dans les écoles. Le SYNDICAT s engage à utiliser tous les moyens syndicaux et juridiques pour obliger les employeurs à appliquer la convention et à respecter les droits des salariés. Ces moyens sont : la mise en place des élections des délégués du personnel quand il n y a pas d élus ; le rappel par les délégués du personnel de l obligation de l employeur d appliquer la convention collective ; les sollicitations pour intervention des inspections du travail ; les manifestations devant les écoles récalcitrantes ; la saisine de la commission paritaire nationale d interprétation et de conciliation pour rappel des obligations de l employeur ; les actions en justice pour application de la convention collective ; le tout en communiquant, notamment par le biais des blogs liés à l enseignement hors contrat. Le SYNDICAT s engage à participer à l amélioration de la convention collective, notamment dans la partie couvrant l enseignement supérieur et principalement en agissant pour diminuer le temps de face à face pédagogique prévu par la convention, temps largement supérieur aux pratiques. Précarité Il existe une situation de très grande précarité, dans le hors contrat supérieur, des chargés d enseignements (abusivement appelés «vacataires») dont la situation devrait tendre à s améliorer suite à la parution de la convention collective prévoyant une égalité de traitement entre les enseignants dits «permanents» et les chargés d enseignements dits «non permanents», tels que les employeurs les distinguent souvent dans les écoles. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.12
13 Le SYNDICAT s engage à informer les chargés d enseignements sur leurs droits et à veiller à ce que ces droits soient respectés par les employeurs en utilisant tous les moyens syndicaux et juridiques disponibles. La situation des personnels des entreprises sous traitantes (ménage, restauration, maintenance, ) est également préoccupante. Ces salariés présents à temps plein pour nombre d entre eux peuvent difficilement se tourner vers leurs délégués du personnel qui sont souvent sur des sites différents. La loi ayant évolué pour les personnels des entreprises sous traitantes, ces derniers sous seules conditions d ancienneté, pourront voter et élire leurs délégués du personnel. Le SYNDICAT s engage à informer et former les camarades responsables dans les régions et dans les écoles afin que ces personnels soient effectivement pris en compte lors des prochaines élections professionnelles, pour assurer la défense de leurs droits les plus élémentaires. 421 o L enseignement supérieur Le SNPEFP-CGT (Syndicat National des personnels de l enseignement et de la formation privés) regroupe les secteurs de la formation, de l enseignement privé et des chambres des métiers et CFA. Chacun des secteurs pouvant être organisé en sous-secteurs. Ainsi pour l enseignement privé (ou enseignement initial), on compte 5 sous secteurs : l enseignement privé de la maternelle au secondaire sous contrat, l enseignement agricole, l enseignement supérieur privé régi par des conventions collectives (FESIC, UDESCA ), le secteur du hors contrat (de la maternelle au supérieur), les personnels OGEC. Le supérieur privé est géré par des associations gestionnaires toutes indépendantes les unes des autres. Elles sont réunies dans des conventions collectives ou faute d en avoir adopté une appartiennent au secteur du hors contrat. Il s en suit une grande variété de situations, tant sur le plan des statuts, des rémunérations, que sur celui des charges de travail et de la définition de celles-ci. Pourtant, la précarité et le non-respect des droits caractérisent l ensemble de ce secteur de droit privé. Trop souvent les salariés du Supérieur privé connaissent et spécialement les «vacataires» ou chargés d enseignement des difficultés en matière de : - Accès à la mutuelle - Accès à la prévoyance - Précarité des «non» permanents (chargés d enseignement, vacataires ou intérimaires) - Niveau de rémunération - Evolution de carrières des personnels enseignants et administratifs - Alourdissements des charges de travail pour toutes les catégories de personnel. Ceci est du, notamment, à la mise en place du dispositif LMD (Licence, Master, Doctorat) et aux souseffectifs chroniques des établissements. Cet accroissement de la charge de travail rend parfois impossible pour les enseignants-chercheurs l exécution de leur double mission d enseignement et de recherche - Pression sur les syndiqués de plus en plus vive C est pourquoi le SNPEFP-CGT fait pression auprès des employeurs, des organismes paritaires, des pouvoirs publics, des directions départementales du travail et de l emploi afin que soient reconnus le droit des salariés. Par ailleurs, il mène un combat auprès des instances juridiques (Tribunal d instance, prud hommes, cours de cassation ), pour la reconnaissance du droit syndical et la lutte contre la précarité. Nos objectifs prioritaires sont de - Mettre fin à la précarité des salariés, notamment des chargés d enseignement à qui, au mépris de toute légalité, on propose des CDD d usage à répétition, sans garantie d une année sur l autre. Cette précarité sous-entend, des conduites discriminatoires de la part des employeurs qui excluent cette catégorie de salariés de l accès à la mutuelle ou ne cotisent pas pour eux à la prévoyance. Elle passe également par une absence de reconnaissance de la participation des chargés d enseignement à la vie des établissements, (représentation dans les IRP, possibilité d être électeurs et éligibles) SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.13
14 En conséquence le SNPEFP-CGT, demande que le droit du travail soit appliqué. Ceci implique l intégration des chargés d enseignement comme personnel «permanent», disposant des CDI avec les mêmes avantages conventionnels que tous les autres salariés. Le SNPEFP-CGT exige la fin des pratiques discriminatoires écartant les chargés d enseignement des IRP et bafouant leurs droits en matière de prévoyance et de mutuelle - Aligner au minimum, les salaires des personnels de l enseignement supérieur privé sur les salaires pratiqués dans l enseignement public en refondant et rénovant les grilles de qualification et en tenant compte des activités annexes (responsabilités pédagogiques, de coordination ou de recherche) ouvrant droit dans le public à des primes. Il est nécessaire de réfléchir à une redéfinition des métiers, trop souvent obsolète, et d abandonner un système privilégiant l avancement au mérite, au détriment de l ancienneté. - Améliorer les conditions de travail, d accomplissement de la mission de recherche et les services rendus aux étudiants. Pour ce faire, les associations gestionnaires devront renoncer à une vision comptable des métiers de l enseignement supérieur, notamment en termes d encadrement des étudiants et d économie à réaliser. Ceci implique, l embauche dans les services administratifs et gestionnaires ainsi que l intégration des personnels précaires. - Attribuer aux enseignants chercheurs un temps de recherche équivalent au temps hors recherche dans la définition de leur charge de travail pour ceux qui disposent d un doctorat - Permettre aux titulaires d une HDR de prendre des responsabilités d encadrement et de développement de la recherche qui conduirait à ce que leurs charges de cours soient allégées. - Reconnaître les savoirs faire des salariés en intégrant leurs efforts de formation dans les grilles indiciaires, faisant ainsi évoluer leurs rémunérations Le ministère de l enseignement supérieur a lancé une campagne de contractualisation visant à pérenniser les financements des établissements d enseignement supérieur privés, avec en contrepartie, nous l espérons, une tutelle et un contrôle sur la qualité des formations et de la recherche. Nous constatons que les organisations syndicales représentant les salariés de ces entités sont curieusement absentes des consultations et souffrent d une carence d information. Le SNPEFP-CGT s est toujours prononcé en faveur de la contractualisation parce qu à nos yeux, elle est synonyme de qualité accrue des formations dispensées (mutualisation des moyens, reconnaissance de la recherche développée au sein de ces établissements en lien avec la recherche publique) et permet une stabilité des salariés indispensable à la qualité de l'enseignement. La contractualisation ne peut donc pas se faire en dehors de tout dialogue avec les partenaires sociaux qui ont des questions légitimes notamment dans les domaines de la «diplomation», du contrôle des formations, des habilitations, de la gouvernance sociale et du statut des salariés de ces établissements. Nous attirons l attention du ministère sur les manquements graves de certains établissements en matière de respect du droit social. Enfin, le secteur supérieur privé souffre de son éparpillement et de l isolement de bon nombre de ses salariés, c est pourquoi nous pensons que son développement et son efficacité passent par quelques moyens d actions simples mais ambitieux : - Intensifier notre communication au plus près du tissu social local par la création de blog au niveau des établissements, des régions, du national - Se tisser un réseau de presse - Etre entendu à tous les niveaux décisionnaires en identifiant des interlocuteurs (c est le cas par exemple pour la Région pays de Loire et de son conseil régional). - L apprentissage. 517 o Les CFA La Constitution définit un droit à l Education et à la formation professionnelle : «La Nation garantit l égal accès de l enfant et de l adulte à l instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L organisation de l enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l Etat». SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.14
15 La CGT s est toujours positionnée pour un grand service public de formation professionnelle continue, d orientation et de certification. L apprentissage est une voie de formation professionnelle initiale par alternance pour les jeunes de 16 à 26 ans, après la tentative avortée de l apprentissage junior. Depuis 1971 une multitude de lois et de décrets ont régi, façonné et transformé le dispositif, tant au niveau de son financement qu au niveau de son rapport avec le territoire. Il y a eu d abord la loi de Modernisation Sociale de 2002 qui a instauré les CCREFP (Comités de Coordination Régionaux pour l Emploi et la Formation Professionnelle), et les PRDF (Plans Régionaux de Développement des Formations professionnelles). Avec la loi de décentralisation du 13 août 2004, relative aux libertés et responsabilités locales, qui marque le désengagement de l Etat en matière de financement, la Région est devenue le centre de décisions en matière de formation professionnelle et par conséquent, d apprentissage. Le gouvernement, suivi des présidents de région, prône le développement de l apprentissage et la commission Hirsch, dans son «livre vert», rendu cet été, propose de doubler le nombre des jeunes en apprentissage d ici Sans toutefois proposer des solutions pour une égalité d accès à la formation, ni des mesures pour l amélioration des conditions de rémunération, de travail et de formation des jeunes. Effectivement, le nombre d apprentis en 2007/2008 est de ( en 2005, + 14% en 3 ans). Répartition par niveau : Niveau II et I : 9,5 % Niveau III : 11 % Niveau IV : 22,5 % Niveau V : 57 % La gestion des C.F.A. est assurée par différents types organismes gestionnaires (près de 1000 organismes différents) : 50 % par des organismes privés 28,5 % par les chambres de commerce et d industrie ou les chambres de métiers 14,9 % par des établissements d enseignement (lycées, universités, sections d apprentissage). En théorie, ce dispositif devrait répondre à des besoins de qualification, d insertion professionnelle et sociale et viser à l obtention de diplômes nationaux ou homologués du niveau V au niveau I. Il devrait être complémentaire aux formations des lycées professionnels, en évitant toute mise en concurrence. S il est vrai que l apprentissage offre une bonne voie d accès à l emploi, la situation des apprentis, à l image de l ensemble des jeunes salariés d aujourd hui, est marquée par une forte précarité. Le patronat utilise souvent les apprentis comme une main d œuvre bon marché et au lieu d embaucher le jeune à la fin de la formation, préfèrent reprendre un autre apprenti et bénéficier des aides à l embauche, de diverses primes, de l exonération des charges sociales et des crédits d impôts. Les revendications de la CGT pour les apprentis, sont : - Proposition systématique d un CDI au jeune, à la fin de son cycle de formation en CFA. - Poursuite de la formation au CFA même en cas de rupture du contrat à l initiative de l employeur - Gratuité totale des outils pédagogiques et professionnels pour les jeunes apprentis - Ouverture des possibilités d effectuer un apprentissage dans tous les métiers, meilleur choix du cursus de formation et du métier. - Réduction du temps du travail pour les apprentis pour l assimilation des acquis, pour leur travail scolaire et pour leur repos. - Réévaluation des salaires. I / L apprenti et sa formation Malgré un besoin important de personnel qualifié ; salariés, repreneurs et créateurs d entreprises dès 2006, lié au phénomène du papy-boom, nous observons un tassement du nombre de jeunes en niveau V (+1,7 % en 2007/2008) et en niveau IV (+4,1 %). Et même une baisse en 2008/2009 du nombre de jeunes se dirigeant vers la formation par l apprentissage. Il est à noter que des milliers de jeunes sortis du système scolaire, souvent suivis par des Missions Locales, ne trouvent pas une voie d accès à une formation qualifiante par l alternance. Le patronat reste toujours très réticent vis-à-vis de ce public et quelques initiatives de partenariat entre les Conseils régionaux et les Chambres Consulaires, restent SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.15
16 très marginales. Le taux de rupture de contrats d apprentissage reste très élevé (25% env. en 1 ère année), et est même largement supérieur pour certains métiers, comme la restauration où les conditions de travail et de suivi sont extrêmement difficiles. Améliorer le dispositif, c est : 1- Assurer un meilleur suivi et du contrat liant l apprenti à l entreprise. L apprentissage relevant du code de l éducation et du code du travail, les contrôles des ces deux ministères doivent être renforcés aussi bien au niveau des CFA qu au niveau des entreprises qui emploient des apprentis. Les Inspecteurs du Service Académique de l Inspection de l Apprentissage (SAIA) et de la DDTEFP devraient intervenir fermement chaque fois que des abus sont signalés. Ils devraient également participer à l information des maîtres d apprentissage, en rappelant constamment les droits et obligations des parties. 2- Les CFA aussi devraient assurer un meilleur suivi de la formation des apprentis, y compris sur la partie «entreprise». La liaison CFA-entreprise doit être renforcée ainsi que la participation des parents d apprentis et des associations des parents d élèves qui ont rarement l occasion d intervenir dans les CFA. 3- Les CFA doivent disposer des moyens pour une réelle pédagogie de l alternance, adaptés au double statut du jeune. Les objectifs pédagogiques du CFA et de l entreprise, doivent être clairement définis, les référentiels doivent être suivis, les volumes conventionnels d heures de formation au CFA scrupuleusement respectés, adapté aux nouveaux référentiels. 4- Les CFA doivent être dotés d une structure d accueil correspondant aux besoins des jeunes et à leurs problèmes sociaux, capable de répondre aux questions qui découlent de l exécution de leur contrat de travail. Cette même structure devrait aider les apprentis à bénéficier des multiples aides qui leur sont attribuées par les collectivités territoriales ou par l Etat (aides au transport, à l hébergement, la restauration, l acquisition du matériel professionnel etc.). II / Les partenaires et le financement L état favorise l apprentissage par des incitations financières auprès des entreprises (primes à l embauche, exonérations de charges et aides à la formation). Pour les CFA, 4 sources de financement : 1- taxe d apprentissage, en millions d euros ont été reçus par les CFA. La taxe moyenne par apprenti s est élevée à Mais avec des disparités géographiques importantes : 3929 pour Paris, 3743 pour Versailles mais 725 pour Nice, 995 pour Nantes. 2- les branches professionnelles qui devraient renforcer leur financement. 3- participation des organismes gestionnaires. 4- participation des conseils régionaux, en hausse constante dans presque toutes les Régions. Les mécanismes des financements restent complexes. Cette organisation financière ne permet pas le développement qualitatif et quantitatif des CFA. La collecte de la TA est très coûteuse en prospection et très inégale dans sa redistribution. Cette source structurellement et conjoncturellement fluctuante met en péril le fonctionnement de nombreux CFA et notamment les CFA interprofessionnels. Il est à noter que les organismes consulaires n orientent pas toujours la taxe vers les CFA. Améliorer le dispositif, c est : 1- Diriger réellement la Taxe d Apprentissage vers les CFA. La collecte, la redistribution et le contrôle assuré devraient être assurés par les Conseils Régionaux. 2- Elaborer les budgets de fonctionnement des CFA en concertation avec les partenaires : organisme gestionnaire, conseil régional et partenaires sociaux. 3- Clarifier la participation des conseils régionaux sur la mission qu ils ont d assurer l équilibre financier des CFA. 4- La participation effective des conseils régionaux dans les conseils d administration des CFA en tant que principal financeur. 5- Réévaluer et contrôler les participations des Organismes gestionnaires et des Organisations professionnelles. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.16
17 III / Les personnels La disparité des organismes gestionnaires et des statuts pose le problème de la précarité des personnels des CFA : abus de CDD et de temps partiel imposé, de vacation, sous prétexte de la saisonnalité de la fonction et du manque d argent, énormes disparités au niveau du temps de travail, du Face à Face Pédagogique, des congés, de rémunérations, etc. Autoritarisme des organismes gestionnaires et des directions qui ont pour principal objectif l adaptation des CFA aux contraintes des entreprises et non la pédagogie. La formation continue des personnels est insuffisante voire inexistante. Les statuts et les conditions de travail sont trop variables d un CFA à l autre. Le suivi des Inspections Académiques du Rectorat n est pas toujours assuré Importantes difficultés à mettre en œuvre des projets pédagogiques et d établissement, les personnels y sont rarement associés. Améliorer, c est : 1- Mettre fin à la précarité des personnels. 2- Reconnaître les qualifications et les compétences des personnels de CFA (accès aux concours internes de l Education Nationale, possibilité de mobilité professionnelle, formations qualifiantes ). Dès 2010, les conditions de titre ou de diplôme exigées pour obtenir l agrément d enseigner vont changer : Pour l enseignement général, la maitrise ou équivalent Pour l enseignement professionnel, niveau III et 5 années de pratique professionnelle Pour l enseignement des métiers, le niveau IV et 7 années de pratique professionnelle 3- Créer une plate-forme régionale des personnels de CFA, dans le but de mutualiser les pratiques, les innovations, les pédagogies et assurer une formation continue des enseignants. 4- Les syndicats des personnels des CFA associatifs doivent siéger aux CCREFP (Comités de Coordination régionaux pour l emploi et la formation professionnelle) et au PRDF (plan régional de développement des formations). Ce sont les véritables acteurs de l apprentissage! 5- Lors des renouvellements des conventions quinquennales, les conseils régionaux doivent exiger que les organismes gestionnaires garantissent a minima le rattachement des personnels des CFA à un statut existant (CCI, CMA, municipaux et agricole). A terme une convention collective nationale des personnels des CFA devra exister. Plusieurs régions ont déjà engagé une réflexion sur un statut régional des personnels. La démarche doit être étendue au niveau national et les négociations doivent avoir lieu au niveau de l ARF (Association des Régions de France). IV / Le développement du syndicat Nous avons toujours beaucoup de difficultés à nous organiser dans toutes les régions, beaucoup de militants adhèrent à leurs UL ou UD et n ont pas vraiment de contact avec notre syndicat. L hétérogénéité des statuts n est pas la seule cause de cet isolement. La communication avec les UD et UL n a pas apporté ses fruits, dans bon nombre de CFA la CGT est absente des Conseils de Perfectionnement. Pour que nos actions soient efficaces et trouvent un écho sur le terrain, nous avons besoin de moyens pour créer un réseau de syndiqués sur tout le territoire. Pour cela nous avons besoin : De nous appuyer davantage sur les réseaux de la FERC, des UL des UD et des Comités Régionaux. D identifier les camarades isolés et d établir des contacts permanents. D identifier un correspondant syndical CGT des personnels de CFA associatifs, dans chaque région Conclusion Les personnels des CFA privés associatifs qui travaillent en dehors de toute convention collective, sans véritables garanties pour leur emploi, leur rémunération et leurs conditions de travail, doivent mieux s organiser pour défendre leur droit et travailler sur des revendications communes, tant au niveau régional qu au niveau national. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.17
18 691 o Les chambres de métiers et de l artisanat Préalable : Le syndicat ne peut considérer le statut des personnels de chambres de métiers que dans la perspective d un progrès social, de véritables avancées pour les salariés. Après deux ans de négociations chaotiques, le nouveau statut est entré en vigueur le 6 janvier Malgré sa volonté, sa détermination et son implication le syndicat n a pas signé ce nouveau Statut. Certes, des améliorations notables concernent : - L application du statut pour tous les personnels (titulaires, CDI, CDD) - La prévoyance - Les questions sociales et médicales - Le renforcement de l exercice du droit syndical - La mise en place du DIF - L indemnité de fin de carrière Mais, d autres éléments restent inacceptables en l état actuel. - Le déroulement de carrière fondé sur le mérite - La faiblesse de la progression à l ancienneté en classe 1 - La mise en place du licenciement pour insuffisance professionnelle et abandon de poste - La réduction des indemnités de licenciement - La faiblesse de l indice de base pour les employés - Le rôle consultatif des Commissions paritaires locales et nationales - L absence de transparence pour l octroi des primes, pour l avancement, le déroulement de carrière - L absence d indemnité de précarité pour les CDD de moins de 6 mois - La régression sur la CPA (Cessation progressive d activité) Le syndicat est attaché au statut public des chambres de métiers et souhaite donc que sa gestion relève plus des établissements publics que de celle des entreprises privées. C est pourquoi notre syndicat réaffirme les principes fondamentaux et les axes prioritaires de son action. Ces axes représentent les souhaits et les aspirations du syndicat. Ils ne sont ni exhaustifs, ni définitifs. Ces principes sont les suivants : LE DROIT A L EMPLOI - Le contrat à temps plein et statutaire doit être la règle d embauche. Le recours au contrat à durée déterminée doit être limité au remplacement des salariés momentanément absents ou empêchés. - Le travail à temps partiel est un droit pour les salariés qui le souhaitent, avec la garantie du retour au temps plein. - Les CDD liés à la convention quinquennale régionale, les emplois jeunes, et autres contrats précaires souvent répétitifs concernant les personnels des Chambres de métiers, doivent être titularisés avec récupération intégrale de l ancienneté. - Le licenciement abusif, la mise au placard, doivent être proscrits. LE DROIT A L EDUCATION, A LA FORMATION - Tout au long de sa carrière, le temps passé en formation par l agent doit être constitutif du temps de travail effectif, rémunéré comme tel et déboucher sur une procédure de validation des acquis de l expérience, et ainsi pris en compte dans le carnet du salarié. - La formation doit être un des éléments d évolution automatique de la carrière de l agent. - La prise en charge des frais de formation professionnelle continue doit être renforcée et uniformisée, et permettre le remboursement des frais réels pour tous les salariés. LE DROIT A LA RECONNAISSANCE, AU DEROULEMENT DE CARRIERE Le personnel des chambres de métiers a droit à un salaire conforme aux besoins pour 744 maîtriser sa vie Assurer son indépendance, sa couverture sociale, sa retraite, réaliser ses projets, bâtir son 746 avenir professionnel, familial et social est un droit fondamental. Les salariés des chambres 747 de métiers ont vu leur pouvoir d achat se détériorer d année en année. Il est essentiel de 748 revaloriser les rémunérations de tous, avec pour priorité essentielle les bas salaires de la 749 grille qui doivent être significativement relevés. 750 SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.18
19 indice minimum indexation de la valeur du point à l inflation. - La qualification doit être reconnue et rémunérée, la formation doit faire progresser la rémunération des salariés et leur évolution dans une grille prenant en compte, la qualification, les responsabilités et les tâches effectives de ceux-ci, l ancienneté dans le poste et /ou l entreprise, l expérience acquise.. - La grille des emplois doit intégrer la permanence des postes par rapport aux besoins de missions et non par rapport au financement de ces missions. Le caractère temporaire des financements ne doit pas influer sur la pérennisation des postes. - La fonction d enseignant doit être confortée et revalorisée, le rôle social et éducatif de celui-ci doit être considéré comme un élément fondamental de l apprentissage. - Chaque salarié doit avoir en fin de carrière, au minimum, doublé son salaire d embauche. - L ancienneté doit être déplafonnée, et s appliquer jusqu à la fin de la carrière du salarié. - Les salariés doivent pouvoir évaluer par écrit leur encadrement eux aussi, et donner leur avis sur les capacités de management, de gestion des ressources humaines et relationnelles de leur encadrement. - Une gestion paritaire des promotions et des carrières LE DROIT A LA REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL - La réduction du temps de travail doit être intégrée au statut sans remise en cause des acquis sociaux locaux ou nationaux précédents, sans intensification du travail. - Les périodes de référence ne peuvent être que mensuelles. - Le temps de travail des enseignants doit être de 18H par mois sans «saucissonnage» de leur temps de travail en trois parties distinctes. LE DROIT A UNE RETRAITE SOLIDAIRE - Le droit à la retraite doit être au minimum égal à 75 % du salaire brut et calculé sur les meilleures années de carrière, tous éléments de rémunération confondus. - La CPA doit permettre dans les mêmes conditions d attribution que dans le statut actuel, une réversion de 75 % du salaire. LE DROIT A UNE VERITABLE DEMOCRATIE SOCIALE - La mise en place de moyens de communication moderne pour les représentants du personnel et les délégués syndicaux. - Le renforcement du rôle des Commissions paritaires locales et nationales avec un véritable pouvoir de négociation. - - La création d une commission nationale et locale de Concertation et de propositions (CNLCP) afin d éviter tout conflit - La mise à disposition des représentants du personnel de tous les éléments de connaissance sur la gestion de l établissement (bilan social, budgets, conventions, tableau des promotions, etc.). - Des droits nouveaux pour combattre toute forme de discrimination basée sur l origine, la religion, la sexualité, l âge, la santé, l opinion politique, philosophique, ainsi que l activité syndicale. - Le droit de tout salarié à être informé des projets de restructuration de l établissement et le droit de consultation - L éligibilité de tous les agents en fonction dans l établissement depuis 6 mois au moins. - Le financement des congés de formation économique sociale et syndicale doit être porté à 0,25/000 SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.19
20 La formation. A/ REPERES REVENDICATIFS concernant les SALARIES et leur METIER Le SYNDICAT revendique la reconnaissance du corps social et de l identité professionnelle des salariés de la formation privée. Le SYNDICAT s engage à construire une plate forme revendicative sur : La structuration des métiers du secteur par des règles légales, déontologiques et éthiques La construction et l'instauration d'un " Statut collectif du formateur», un cadre statutaire du travail et de la rémunération du formateur pour intégrer et valoriser les nouveaux savoir-faire L élaboration d une convention collective unique pour les personnels de l insertionaccompagnement-formation dans les secteurs marchands et non marchands La professionnalisation du secteur par la reconnaissance des qualifications, des compétences et de l expérience acquise L aménagement de passerelles entre les secteurs pour permettre aux personnels de d exercer leur activité à la fois dans le public et dans le privé marchand ou associatif (sécurisation des parcours, transférabilité des droits, CQPI interprofessionnels) a- L organisation du temps de travail des formateurs Il est de notre devoir, en tant qu organisation syndicale, en tant que CGT, de nous assurer que le formateur n est pas sollicité au delà du tolérable et que sa santé et sa vie personnelle sont préservées. Le contrat doit rester entre le client et l entreprise, le salarié et son employeur. La CCN OF doit rester une norme sociale et ne doit pas être guidée par les cahiers des charges imposés par les clients (financeurs, donneurs d ordre, prescripteurs, stagiaires). Le salarié n est pas qu un ETP. De même que les gestionnaires calculent le coût direct et le coût complet d un service ou d un produit, il nous paraît essentiel de ne pas isoler le temps de travail de son évaluation, de son organisation, de son calcul, de son suivi. Il doit être mesurable et mesuré. b- Les emplois du temps Nous demandons La formalisation écrite et le suivi strict, sur les emplois du temps des formateurs, des tâches diverses et variées accomplies pour exercer leur métier, sans oublier les déplacements La mesure et la comptabilisation exacte du temps de travail effectif. Une visibilité partagée du calcul effectué pour la rémunération du temps de travail ; la pleine connaissance par le salarié de toutes ces / ses composantes, des calendriers, envois d instructions sur des missions (annulations, reprogrammation, modification de lieu ou de durée ) par mails, appels et qu ils soient datés. L information et la consultation de chacun à tout moment sur sa charge de travail, l organisation de son planning à venir c- La santé au travail Nous proposons de réécrire les articles de la CCN sur le temps de travail des formateurs sous l angle de la santé et de la sécurité. Nous demandons : L équilibre de ces temps entre ces différentes activités. Une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée pour tous les salariés. Le respect du délai de prévenance. L application de la règle des 11 heures de repos consécutifs obligatoires. La ventilation de toutes les heures effectuées sur la fiche de paie. Ce dernier point est essentiel pour que les salariés ne soient pas spoliés en matière de protection sociale : ouverture des droits à l assurance maladie et à la retraite, prime à l emploi SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.20
21 d- Le ratio des formateurs Nous exigeons : Que le patronat abandonne ses intentions néfastes de faire disparaître notre ratio, seule véritable garantie de la qualité du travail des formateurs (Face à face 72 % / préparation 28 % du temps de travail). Le retour au ratio 70/30 et 60/40, voire 50/50 pour les formations diplomantes et pour toute nouvelle prestation de formation. Pour les cadres effectuant des activités de formation (AF), la garantie du minimum conventionnel de temps de préparation (PR) lié à l intervention. e- Les conditions de travail Nous demandons l arrêt de la course au rendement, à la productivité, des mauvaises conditions de travail génératrices de stress, de détérioration de la santé des salariés. Nous voulons la mise en place d un droit de refus des techniciens et cadres confrontés à une consigne violant l éthique professionnelle dans l entreprise dès lors qu il s agit d intensifier le travail, d augmenter la productivité, de diriger des équipes en sous effectif, d encadrer des formateurs occasionnels parfois insuffisamment informés et manquant de moyens matériels. f- Les garanties collectives Nous exigeons l arrêt des manipulations de notre convention collective et les accords d entreprise toujours revus à la baisse. g- L emploi Nous exigeons l arrêt de l utilisation des emplois précaires (CDD d usage) ou illégaux (vacataires). l indemnisation des 9 à 11 jours fériés (en %) pour les salariés non mensualisés une prime d intermittence de 15 % pour les CDII. la prime de précarité des CDDs d usage portée à 10% h- L évolution de carrière - les classifications Le SYNDICAT demande : L automaticité d accès de l échelon 1 à l échelon 2 L élaboration paritaire d un guide d entretien d évaluation dans le cadre de la mission centrale de la CPNEF La construction d une nouvelle grille de classification et de salaires intégrant les modifications suivantes : Supprimer la part variable appliquée aux salariés en catégories A1 à B2 de la CCN ; Fixer le point de départ de la grille au Smic revendiqué à 1600 euros pour 151,67hs. Ce point de départ correspond au salaire minimum de 1ère embauche d un salarié sans qualification (en accord avec la fiche n des repères revendicatifs CGT) ; Définir des modalités de progression et d'automaticité de passage dans les différents échelons en fonction d'étapes calendaires ; Mettre en perspective les 5 niveaux de qualification de tous les personnels de formation (et non des seuls formateurs) dans l annexe spécifique ; Intégrer les emplois liés à l'évolution des métiers dans la branche Formation (avec une priorité pour secrétaire de formation et responsable planning) ; Aménager 2 échelons pour les catégories Cadres (F, G, H, I) ; Donner à l'échelon supérieur de chaque niveau hiérarchique un coefficient plus élevé que celui du niveau conventionnel immédiatement supérieur ; Assurer au salarié la progression de son échelon automatiquement selon des règles calendaires précises, de son ancienneté et de l expérience professionnelle avant embauche. En l absence d entretien, l'accès à l'échelon 2 de sa catégorie est automatique au bout de 5 ans. L'automaticité de son passage à l'échelon supérieur, de D2 à E1 s'effectuera au bout de 8 années d'expérience professionnelle, si le salarié le souhaite. Le salarié doit être informé officiellement et systématiquement de cette progression de carrière. 908 La reconnaissance de la spécificité du travail des professionnels intervenants dans le cadre de 909 l insertion SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.21
22 Des formations adaptées débouchant sur des qualifications reconnues dans la grille de classification La reconnaissance du statut de cadre pour les responsables pédagogiques La reconnaissance de la spécificité du métier de pédagogique et sa classification au moins à la catégorie D. i- Le développement des compétences Le SYNDICAT demande la mise en place de CQPI (Certificat de Qualification Professionnelle Inter- Industries) formateur, secrétaire pédagogique et responsable planning. Le CQPI présente un avantage et un intérêt pour tous les acteurs (entreprises, salariés, branches) : il apporte à son détenteur une reconnaissance au-delà de la branche où le métier est exercé. Comme il est co-construit par plusieurs fédérations, sa validité est reconnue qu elle que soit la fédération d'origine du certificat, qu elle que soit la branche émettrice du certificat dès lors que les activités professionnelles sont identiques ou proches d'une branche à l'autre et que les capacités ou compétences nécessaires à la conduite de ces activités reposent sur un socle commun. (cf. Fiche n 14 des repères revendicatifs CGT : Toutes les certifications doivent avoir une valeur nationale; elles doivent être transférables entre les différentes conventions collectives et statuts.) B/ REPERES REVENDICATIFS pour le DROIT SYNDICAL Nous revendiquons pour toutes les entreprises : L abaissement du seuil de calcul de l effectif à 9 salariés pour la mise en place des IRP. L instauration d un CE à partir de 20 salariés. La suppression du calcul ETP (équivalent temps plein) pour le remplacer par 1 homme = 1 voix. Tout salarié à temps partiel doit compter pour un salarié à temps plein dans l effectif de l entreprise. La mise en place systématique du droit d expression des salariés dans tous les organismes de formation à raison de 6 heures par an. L usage des moyens de communication électronique en tant que moyens de communication supplémentaires dans l entreprise (et non en substitution de certains acquis. L utilisation de la messagerie de l entreprise pour l envoi de tracts, comptes-rendus de réunions, information sur les droits et disposition sociales. Le financement des congés de formation économique, sociale et syndicale porté de 0,25 pour mille actuellement à 1 pour mille. La possibilité pour les sections syndicales d entreprises de se réunir une fois par mois dans la salle mise à leur disposition par l employeur sur leur temps de travail. Des moyens mis à la disposition des syndiqués pour qu ils puissent se rencontrer au moins une fois par an dans les organismes de formation atomisés et géographiquement dispersés. Nous pouvons aussi, compte tenu de la précarité et du fort turn-over du personnel dans notre secteur, mettre en chantier la sécurité sociale et professionnelle du salarié afin de garantir une égalité de droits pour tous les salariés dans tous les organismes qui les emploient, quelle que soit la taille des établissements. Afin de renforcer l effectivité de la représentation du personnel dans les TPE (de 1 à 8 salariés) et le moyen d y mesurer notre audience, le SYNDICAT demande : La mise en place de comités inter-entreprises ; Droit et compétence des élus de porter les réclamations individuelles vers les employeurs à la demande des salariés ; Possibilité de mettre en place, par accord négocié, un DRH mutualisé sur les entreprises du périmètre de l IRP ; Elaboration d un Plan de formation inter-entreprises ; plan de reclassement des salariés licenciés par la GPEC territoriale ; Information et consultation en cas de changement important dans l emploi. Négociation de dispositions inter-entreprises (complémentaire santé, prévoyance ) par zone d activité, dans le respect de la hiérarchie des normes et du principe de faveur ; Attributions générales prévues par les articles à 7 du code du travail, notamment le droit d inspection ; Consultation obligatoire en cas d introduction de nouvelles technologies, information sur les documents transmis aux autorités publiques en matière de protection de l environnement ; SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.22
23 Négociation d accords avec les entreprises en matière d activités culturelles, sportives, vacances et de restauration collective Des élections sur une liste syndicale, à 1 tour (le 2 ème tour avec candidatures individuelles non syndicales n a ni sens ni faisabilité dans le cadre d élections inter-entreprises) ; Présentation des listes selon les critères de la loi du 20 août 2008 ; Répartition des sièges selon les dispositions identiques aux IRP (proportionnelle à la plus forte moyenne) ; C/ REPERES REVENDICATIFS concernant la REGLEMENTATION des ORGANISMES de FORMATION Le SYNDICAT exige : Un meilleur contrôle des organismes de formation qui ne se fonde pas uniquement sur une déclaration d activité ou sur un bilan pédagogique et financier. Une politique nationale de la formation et une réglementation qui protègent les actions d intérêt général contre les forces du marché. Un système de conventionnement pluriannuel qui évite précarité et concurrence à outrance. Un engagement de l Etat accru sur les dispositifs qui garantit des droits transférables, des emplois stables et pérennes, un statut et une reconnaissance professionnelle des salariés de la formation privée. Le développement d une démarche qualité paritaire qui assure et défende des actions centrées sur la personne. Le renforcement des moyens de contrôle des services régionaux de la formation professionnelle pour permettre une évaluation de l organisme en amont, pendant et en aval de la prestation. L obligation d une procédure d agrément aux petites structures filiales de gros organismes afin de contrer la volonté de ceux-ci de soustraire une partie de leur activité au droit du travail. L enregistrement d un organisme de formation qui réponde à des critères socio-économiques de qualité ; l habilitation ne doit intervenir qu après avoir répondu au cahier des charges. La déclaration d activité soumise non pas à la signature d une convention mais au démarrage effectif de l action de formation. La transparence des financements publics, qui doivent être conditionnés par des garanties sur le statut des personnels de la Formation. La mention dans les labellisations d organismes et les appels d offre de formation régionaux, nationaux et européens, publics comme privés, des critères sociaux et conventionnels prenant en compte les conditions de travail et de rémunération des salariés destinés à être employés sur ces dispositifs. L amélioration du contenu du bilan pédagogique et financier ; il doit intégrer les formations menées en interne par les entreprises, par les administrations ainsi que les formations subventionnées par l Etat. L introduction de critères sociaux et conventionnels dans les labellisations d organismes et les appels d offre de formation régionaux, nationaux et européens, publics comme privés. Un examen des moyens nécessaires à la réalisation du service fourni par l organisme de formation ; celui-ci doit prendre en compte les conditions matérielles offertes au personnel pour mener à bien leur mission, la gestion RH, les conditions de travail et de rémunération des salariés destinés à être employés sur ces dispositifs. La représentation des acteurs de la formation professionnelle (formateurs, personnels des structures d accueil stagiaires, jeunes et adultes ) afin qu ils soient partie prenante de l élaboration de l offre publique de formation. La représentation des salariés au sein des Conseils d Administration avec voix délibérative. Le SYNDICAT œuvrera dans les régions à la mise en place d un Comité Régional Paritaire de Première Certification des organismes de formation, instance garante du respect de la procédure d agrément. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.23
24 Partie 3 : Des modes d organisation pour la syndicalisation du plus grand nombre de salariés. Résolution n 4 du 49 ème congrès de la CGT. SYNDICATS Offrir le cadre de syndicalisation nécessaire pour les salariés dans toutes leurs diversités. Le syndicat est l organisation de base de la CGT. Pour répondre au défi de la syndicalisation sur l ensemble du salariat d aujourd hui, la CGT doit se doter de syndicats capables d offrir un véritable cadre de syndicalisation pour les salariés dans toutes leurs diversités. Le périmètre de chaque syndicat doit être défini selon sa capacité à remplir plusieurs fonctions : - élaborer avec les salariés les revendications dans toutes leurs dimensions. - Construire un rapport de force avec les salariés. - Animer les négociations sur l ensemble des catégories et établissements sur lequel il rayonne. - Mettre en œuvre la démocratie syndicale sur l ensemble de son périmètre. Pour parvenir à ces objectifs, le congrès décide de rendre effectif le rattachement de tout syndiqué à un syndicat et de toutes sections syndicale ou base organisée à un syndicat. Chaque syndicat de la CGT tiendra avant le 31 décembre 2011, un congrès ou une assemblée générale afin, notamment, d examiner s il convient de modifier son périmètre professionnel et territorial. Conformément aux orientations du 49 e congrès confédéral, l objectif n est pas de répartir autrement les adhérents actuels mais de créer ensemble les conditions d une véritable progression du nombre de syndiqués dans toutes les catégories de salariés, les secteurs professionnels et sur tout le territoire. Un nombre croissant de salariés a des garanties collectives diverses tout en relevant des mêmes champs d activité professionnelle. Tel est le cas de notre syndicat. Lutter contre les stratégies de mise en concurrence des salariés suppose de dépasser, par une élaboration revendicative concrète avec eux, les périmètres de ces conventions et statuts. La Fédération (FERC) à laquelle notre syndicat est affilié contribuera à prendre en compte les dispositions résultant du dispositif d impulsion décidé par le CCN. Elle créera les conditions de concertation pour que notre syndicat puisse examiner les défis qu il a en commun, les hypothèses de constituer des syndicats professionnels locaux, des syndicats de site etc. Des dispositions particulières seront mises en œuvre auprès de notre syndicat pour une contribution effective de son organisation territoriale. Souvent, quand un salarié se syndique, c est pour sortir de l isolement, trouver un lien, de la solidarité, des lieux de débats et d actions. Le maintenir dans une situation «d isolé» est l antithèse de ce que la Cgt devrait lui proposer. Sortir de cette situation dans laquelle sont confinés un très grand nombre de syndiqués est impératif. Tout l effort d organisation doit être orienté dans ce sens. Pour faciliter et pérenniser la syndicalisation, il faudra développer une démarche de transformation de notre organisation, cohérente quant à ses finalités et ses ambitions, coordonnée dans ses mises en œuvre et diversifiée pour tenir compte à la fois des réalités et des spécificités. Le syndicat s appliquera à mettre en œuvre des modes de vie Cgt partagés à travers le cadre commun de référence, de pratiques et de démarches communes à toutes les organisations de la Cgt que sont : - la charte de la vie syndicale, - la charte des élus et mandatés, - la charte de l égalité femmes/hommes Le syndicat s attachera, à partir des orientations arrêtées par le congrès, à rendre plus fluides, plus directes les relations entre les organisations de la Cgt et éviter les doublons qui absorbent inutilement une bonne partie des moyens dont nous disposons SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.24
25 Partie 4 : Propositions d organisation. Vous trouverez ci-dessous quatre propositions de structuration pour l organisation future de notre syndicat : Propositions d organisation des différents secteurs : SECTEUR ENSEIGNEMENT INITIAL Les camarades de l enseignement initial font la proposition - en accord avec les orientations du 49 e congrès confédéral qui se fixe pour objectif de ne pas répartir autrement les adhérents actuels, mais de créer ensemble les conditions d une véritable progression du nombre de syndiqués dans toutes les catégories de salariés, les secteurs professionnels et sur tout le territoire - d un syndicat unique, le SNPEFP-CGT, représentant l ensemble des personnels des champs professionnels définis ci-dessous : - l apprentissage (Chambres de métiers et CFA). - l enseignement initial (sous-contrat, hors contrat, à distance, supérieur, agricole). - la formation. En effet, de plus en plus d établissements dispensent dans une seule et même structure des activités d enseignement et de formation relevant des trois champs professionnels définis ci-dessus. Les salariés relevant de ces champs professionnels sont confrontés à des problématiques communes ce qui doit nous conduire à élaborer des revendications convergentes et au plus près des salaries afin d aider à construire un rapport de force indispensable à la satisfaction de ces revendications. Cette démarche qui vise à redéfinir les modes de fonctionnement et les structures du SNPEFP-CGT devra permettre de mutualiser les moyens matériels et humains au niveau territorial. Les moyens et certaines prises de décisions devront être décentralisés pour développer la vie des sections syndicales (campagnes de syndicalisation, désignations des représentants locaux, élections, négociations d entreprise, actions syndicale, activités interprofessionnelles, ). Pour ce faire il conviendra de mettre en place la structuration décrite ci-dessous : Les sections syndicales territoriales : Devront représenter l ensemble des trois champs professionnels que sont : - l apprentissage (Chambres de métiers et CFA) - l enseignement initial (sous-contrat, hors contrat, à distance, supérieur, agricole) - la formation Le syndicat national, à l occasion de son congrès, définira des statuts type afin que les sections syndicales territoriales puissent bénéficier d une reconnaissance et d une existence légale leur permettant de bénéficier d une réelle autonomie de décision (mandatements, ouverture de comptes bancaires, capacité à mener localement des actions en justice,.). Commission Exécutive Nationale (CEN) : Une CEN, assurera la direction nationale du syndicat et aura pour mission de coordonner et d impulser le développement de notre syndicat au niveau territorial : - la CEN aidera à l organisation des sections territoriales émergentes, déjà organisées ou à créer. - La CEN veillera à favoriser le travail entre les sections territoriales. - La CEN aura pour priorité la mise en place d une politique de formation syndicale, réalisée avec le concours des structures interprofessionnelles (Unions locales, départementales), fédérales ou propre à notre syndicat national. - La CEN désignera les négociateurs auprès des différentes instances nationales (statuts et conventions collectives, accords nationaux, ) sur propositions des sections syndicales territoriales et des commissions techniques. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.25
26 La CEN devra mettre en place, sur proposition des sections syndicales territoriales et des commissions techniques, des référents identifiés nationalement (retraite, prévoyance, élections professionnelles,...) ayant pour objectifs de rassembler, de diffuser les informations techniques et de former des correspondants dans les territoires. - La CEN est responsable de la mise en place de la communication (TU, site Internet, ). La CEN qui est garante de l unité du syndicat intervient dans les questions d ordre national. Elle sera composée de 25 membres issus des différents champs professionnels et territoriaux. La CEN étant l organe directeur du syndicat national, les camarades n y siègeront pas en tant que représentants de leur champ professionnel ou territorial, mais pour diriger le syndicat dans l intérêt collectif des tous les adhérents. Le travail de décision de la CEN s appuiera sur le travail des commissions techniques décrites cidessous. Commissions techniques Une commission technique est créée pour chacun des trois champs professionnels (enseignement initial, formation et CFA). Ces commissions seront au nombre de trois (3). Chaque commission technique est composée d au moins un membre de la CEN qui sera le rapporteur des travaux effectués auprès de la CEN. Ses membres, proposés par les sections syndicales territoriales, sont désignés par la CEN. A ces trois commissions techniques s ajouteront deux commissions : une commission juridique et une commission financière de contrôle. La commission juridique est constituée selon les mêmes modalités que les commissions décrites cidessus. Elle aura pour mission de monter les dossiers juridiques qui lui seront confiés par les sections territoriales, la CEN et les commissions techniques. La commission juridique veillera à travailler en lien avec les structures fédérales et confédérales. La commission financière de contrôle (CFC) est constituée de 3 membres qui n appartiennent pas à la CEN. Les membres de la CFC, proposés par les sections syndicales territoriales, sont élus par la CEN. Les commissions techniques sont chargées d élaborer les revendications propres à leurs champs professionnels et ont pour rôle de contribuer au travail de la CEN et du BN, décrit ci-dessous. Le Bureau National Le Bureau National dont les membres sont élus au sein de la CEN aura la responsabilité de l animation et de la coordination des activités du syndicat sous la responsabilité de la Commission Exécutive Nationale. La proposition de l enseignement initial implique la disparition des secrétaires nationaux : le secrétaire national à l enseignement initial le secrétaire national à la formation le secrétaire national des chambres de métier et des CFA Cette proposition d organisation est représentée dans l annexe «organisation» sous le titre de «Projet 1». Cette proposition s accompagnera d une refonte des statuts du syndicat. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.26
27 STRUCTURE ACTUELLE PROJET 1 PROJET 2 PROJET 3 FERC FERC SYNDICAT NATIONAL général à l'organisation FERC UNION DE SYNDICATS DE SECTEURS général Trésorier National Syndicat EI général EI Secteur associatif SYNDICATS FEDERES FERC Syndicat Formation général Formation UNSEN syndicat CMA / CFA général CMA / CFA SYNDICAT NATIONAL général BN CEN Trésorier National Trésorier National Trésorier National à l'organisation Trésorier National CEN (EI + FORMATION + CMA/CFA) général EI général Formation général CMA/CFA à l'organisation à l'organisation à l'organisation national EI national Formation national CMA / CFA Trésorier National Trésorier National Trésorier National CEN CEN CEN EI Formation CMA / CFA Commissions techniques à l'organisation à l'organisation à l'organisation Syndicat EI Syndicat Formation syndicat CMA / CFA EI Formation CMA / CFA Juridique CEN CEN CEN CFC Syndicat EI Syndicat Formation syndicat CMA / CFA Sections territoriales EI + FORMATION + CMA/CFA Ce schéma ne doit pas être interprété comme une représentation hiérarchique. Les organes décisionnels sont représentés en noir. En effet, les sections territoriales sont un organe directeur ce qui n est pas le cas des commissions techniques. Etc. CEN BN
28 SECTEUR FORMATION PRIVEE Nous sommes pour une démarche démocratique et syndicale digne qui : surmonte toute intolérance (pensée linéaire, présupposés, jugements de valeurs ) admet, apprécie, accepte et intègre la complexité et la spécificité de nos structures, dans une perspective de respect pluridisciplinaire, transversal et interprofessionnel développe un regard critique envers elle-même et reconnaît le pouvoir créateur du conflit répond de ses actes lorsqu ils s avèrent douteux Nous souhaitons faire vivre nos droits syndicaux, notre droit d opposition, la démocratie directe et la transparence des débats. Nous sommes contre une conception ethnocentrique et hégémonique qui : classe l autre dans un sous secteur, nie les différences, craint les autres visions du monde résiste au changement, qu elle vit comme une menace identitaire passe sous silence les dysfonctionnements (paralysie des structures, non-respect des procédures, interrogations d'ordre financier ), minimise le poids des écueils passés, réduit les conflits à «un problème de personnes affamées de pouvoir que le congrès résoudra en les faisant partir» Nous voulons un système de représentativité qui donne à toutes et à tous le pouvoir d intervenir dans les changements statutaires ou organiques du SNPEFP. C est pourquoi, au final, la convergence de vues sur une perspective de séparation des secteurs nous satisfait. Elle va dans le sens d une meilleure équité et de la représentation de tous les syndiqués. Pour un Syndicat de la Formation Privée Nous fonctionnons déjà comme un syndicat, en termes de réponse aux besoins des salariés, en termes politiques, financiers et juridiques. Notre périmètre d action remplit les fonctions essentielles que toute organisation syndicale doit couvrir : 1202 Nous élaborons avec les salariés les revendications dans leurs dimensions professionnelle, locale, 1203 nationale ou interprofessionnelles. L ancrage des membres de la CEN dans les différentes 1204 instances CGT départementales, régionales, paritaires, nationales, intersyndicales, inters secteurs, 1205 associatives contribue à faire rayonner notre secteur et lui donne une visibilité incontournable Nous construisons un syndicalisme rassembleur avec les camarades de l AFPA et avec nos 1207 sections syndicales importantes (comme les AEFTI, l ADEF, l AFT IFTIM, CESI, ), à partir de nos 1208 diversités et spécificités que nous savons respecter. Cette démarche nous permet de créer des 1209 convergences. Ces solidarités sont nécessaires à la conquête de nouveaux acquis. Rassembler les 1210 différents acteurs, c est faire évoluer le débat Nous participons à la réussite des initiatives à travers nos prises de position et nos appels de 1212 soutien et de solidarité Nous animons les négociations de branche en lien avec les syndiqués dans le cadre d une 1214 démarche syndicale démocratique Ces principaux indicateurs viennent confirmer la réalité du fonctionnent de notre secteur Deux constructions sont possibles : 1217 Soit le congrès est en capacité de rassembler les différents secteurs dans une Union des Syndicats qui 1218 conserve ce contact autour des problématiques spécifiques à l acquisition des savoirs de l individu tout 1219 au long de sa vie, et préserve des moyens communs pour développer de nos actions Soit le congrès entérine les difficultés multiples de vie commune qui ont ralenti nos actions durant ans. Le Congrès décide alors la dissolution du SNPEFP en se proclamant Congrès Extraordinaire, et 1222 s engage dans la voie de la création de plusieurs syndicats réellement autonomes L Union des Syndicats des Personnels de l Education, de l Enseignement, de l Apprentissage, de 1224 l Action Educative, de la Formation (U.S.P.E.A.F.) représenterait alors le mieux notre réalité, notre 1225 vision, notre urgence Dans l une ou l autre des options, le Secteur Formation Privée prend ses responsabilités. Notre future 1227 organisation en syndicat national de la formation ne signifie pas un repli. Bien au contraire : 1228 collaboration, travail en commun, réflexions partagées, contributions avec nos instances CGT sont, 1229 pour nous, indispensables. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.28
29 1230 Nous l avons initié lors du dernier mandat, dans la mesure de nos moyens Projet du secteur formation SYNDIQUES DE Structure actuelle FERC FORMATION CFA/CMA AUTRE REGION,.. AUTRE SECTORIEL,... SYNDICAT NATIONAL SNPEFP BUREAU NATIONAL COMMISSION EXECUTIVE TRANSVERSALE SYNDICATS BUREAU EI BUREAU FA BUREAU CFA/CMA STRUCTURE DE COORDINATION Union de syndicats ou Collectif ou Coordination ou Conseil syndical, - Un Bureau - Deux membres de chaque syndicat - Des statuts, un règlement intérieur CEN EI CEN FA CEN CFA/CMA FEDERATION SYNDIQUES SYNDIQUES SYNDIQUES F/ LE RENFORCEMENT DU SYNDICAT DE LA FORMATION Parce que nous appartenons à la première force syndicale française, la CGT, parce que nous savons être efficaces dans la défense des droits des professionnels de la formation, et pertinents dans nos revendications, nous avons contribué à ce que le secteur formation du SNPEFP soit un partenaire incontournable dans les négociations. Nous continuerons à le faire. Nous continuerons à : participer activement aux négociations de revalorisation des salaires, à l'amélioration des termes de la convention collective des OF en matière de temps de travail, des grilles et des statuts de tous les personnels organiser et participer à des groupes de travail de réflexion et d'élaboration de propositions concrètes à soumettre à nos partenaires sociaux accompagner et informer les salariés et syndiqués grâce à notre expérience et à nos connaissances en matière de droit du travail et des conventions professionnelles enrichir notre veille informative et juridique analyser l'évolution du monde de la formation pour adultes et des métiers de la formation. Le principal enjeu du mandat à venir, conforme à notre conception, c est un syndicalisme de rassemblement et d adhérents actifs. Cela est une nécessité pour assurer notre pérennité et augmenter notre poids dans toutes les régions. Renforcer la dimension régionale du syndicat Initier des camarades relais par régions pour animer la vie syndicale. Maintenir et/ou construire les liens de continuité syndicale avec les référents régionaux du SYNDICAT et de la FERC. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.29
30 Développer le partenariat Confédération : Continuer à prendre toute notre place en apportant nos contributions aux négociations sur la réforme de la formation professionnelle. FERC : Continuer à participer à l élaboration de l action revendicative nationale par notre participation à la CEF et aux groupes de travail. Interpro (UL, UD et Comités Régionaux, Collectifs) : Continuer à tisser des liens et répondre aux sollicitations. Branche: Continuer à participer aux délégations nationales des Commissions, développer une lisibilité de notre syndicat vis à vis des Pouvoirs Publics, de la presse. Secteurs voisins : Continuer à les rencontrer et à soutenir les actions. Organisations syndicales : Continuer à être force de proposition. Fédérations patronales : Continuer à nous faire entendre comme interlocuteurs majeurs dans les négociations Participer à l action revendicative régionale En lien avec nos camarades siégeant dans les instances (Copire, Cesr, OPCA, Commissions Emploi Formation ), nous continuerons à : nous intégrer aux collectifs FERC existants participer aux Commissions Formation de la région être vigilants vis à vis de la mise en oeuvre de la politique de formation des Conseils Régionaux demander aux financeurs, donneurs d ordre et commanditaires de ne financer que des prestataires appliquant et respectant la CCN et/ou les textes conventionnels équivalents. veiller à ce que les Services Publics Régionaux de Formation se développent et qu ils permettent un rapprochement entre l offre et les besoins locaux. dénoncer, partout où c est notoire, les lobbies et le clientélisme. exiger la transparence dans la prise de décisions, l achat d actions de formation à des organises de formation dont c est l activité principale, le prix juste afin d éviter le dumping social et la concurrence sauvage. porter nos revendications, nos réflexions auprès des élus territoriaux (intercommunalité, Conseil général, Conseil régional). Renforcer et outiller les sections syndicales La présence syndicale dans les organismes de formation est insuffisante. Pour faire vivre le SYNDICAT, les militants des sections syndicales sont les plus appropriés. Issus du terrain, ils connaissent (et subissent) les réalités concrètes vécues dans les organismes, ils animent et nourrissent le champ revendicatif. Nous favoriserons les échanges, les remontées, les mises en contact, les mises en commun des bonnes pratiques Organiser et recentrer notre action pour l application et/ou le maintien du droit (Convention Collective, accords d entreprise existants plus favorables ) La dégradation des conditions d exercice du métier, d emploi et de travail de la majorité des salariés de notre secteur nous incite à : repérer et dénoncer tous les cas de non application ; inciter les salariés à monter des dossiers de saisine auprès de la CPN ; favoriser la promotion des avantages acquis ; accompagner et soutenir les DS et RSS qui négocient avec leur employeur ; former systématiquement les DS et IRP ; soutenir et élaborer des plans stratégiques dans les entreprises. Développer 10 nouvelles sections syndicales, les accompagner dans leur constitution Pour cela, il est prévu avant l été 2010, un travail de repérage et classement sur le fichier, par régions, sections, DS Mettre en place des Commissions spécifiques avec un référent national pour les enjeux suivants : retraités, FLE - langues, Europe. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.30
31 Les Instances Elles seront une représentation sans faille de la parité, de la diversité : hommes / femmes, grosses sections / syndiqués isolés, salariés à temps complet/salariés multi employeurs, filières langues/métier/éducation populaire/enseignement classique, associatif/privé, régions organisées/déserts syndicaux Nous voulons faire de notre Bureau et de notre CEN, le lieu privilégié d échanges, de débats, là où se décide l action revendicative. Nos travaux seront axés sur les objectifs fixés dans notre document. Une présence de tous est impérative. Nous inviterons systématiquement chaque D.S. aux réunions de la CEN et nous soutiendrons leur participation régulière dès qu il leur sera possible d y assister, en accord avec le budget, leur disponibilité et les thèmes traités. L'efficacité de l'action syndicale dépend des compétences et de l'engagement de l'ensemble de ses syndiqués. La vie d un syndicat est enrichissante et nous sommes sollicités sur de nombreux terrains et thèmes. Nous demandons à tous les syndiqués qui en ont le temps et l envie de s'investir au degré qu'ils choisissent et de donner leur temps et leur expertise à : la stratégie d'intervention (productions d'écrits, campagnes, actions...) la veille juridique et l'analyse des textes et situations (pour mieux comprendre et défendre les intérêts des salariés) ; s'informer pour ensuite informer les autres syndiqués ; participer à des groupes de travail de réflexion et d'élaboration de propositions d'amélioration des lois et des droits des salariés ; participer aux rassemblements, négociations et actions collectives. L équipe des mandatés Le Général du SYNDICAT, garant politique du syndicat, appliquera, sous le contrôle du BN et de la CEN, les orientations définies par le Congrès. Il veillera au développement de l activité, au renforcement de nos forces organisées. Il coordonnera l activité du syndicat. Il assurera la représentation du syndicat. Trésorerie : Un membre du Bureau aura la responsabilité de la trésorerie Communication : Un membre du Bureau aura la responsabilité de la communication, l enrichissement périodique du blog et l augmentation du nombre de documents téléchargeables. Formation : Un membre du Bureau aura la responsabilité de la formation syndicale. Suivi des adhérents isolés: Un membre du Bureau aura la responsabilité du suivi des adhérents Juridique : Un membre du Bureau aura la responsabilité du juridique. SECTEUR CHAMBRES DE METIERS SECTEUR CFA Le développement du syndicat Les dysfonctionnements du SNPEFP, depuis le congrès de Batz sur mer, ont pesé lourdement sur le fonctionnement de notre secteur. L absence de coordination et de direction générale a été néfaste à notre développement et a souvent semé le trouble parmi nos militants. L immixtion du secrétaire général dans notre secteur et dans le dossier des frais illégaux payés par les apprentis, a provoqué une confusion et de blocages inadmissibles. Pour que notre action soit efficace et trouve un écho sur le terrain, nous avons besoin de moyens pour créer un réseau de syndiqués sur tout le territoire. Quelle que soit la configuration du syndicat après le congrès de Montreuil, il est évident que notre secteur aura du mal à vivre et fonctionner seul. Toutefois, aujourd hui, il nous parait impossible de continuer de fonctionner sous l hégémonie du secteur Enseignement Initial en supportant une direction qui a fait preuve de son incompétence et de son incapacité à rassembler pendant les quatre dernières années. Pour nous, la proposition ci-jointe semble être la meilleure solution, parce qu elle garantit l indépendance politique de chaque secteur en même temps qu elle permet la survie des «petits secteurs». Elle permet aussi la mutualisation des moyens, conformément aux principes de la CGT et la coordination entre les différents syndicats, tout en ouvrant des perspectives d évolution tant au niveau régional que national. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.31
32 1369 PROJET 4 : FERC SYNDICAT 1 SYNDICAT 2 SYNDICAT 3 SYNDICAT 4 Ex : EI Ex : formation Ex : CMA - CFA Agricole, Supérieur, MFR? Chaque Syndicat est une entité morale régie par un statut propre. 2- Chaque syndicat dispose d une indépendance : - politique - juridique - financière 3- Le collectif administratif a pour mission la gestion des charges nationales communes (loyers, téléphone, matériels, copies, impôts..) 4- Une organisation fonctionnelle TRANSVERSALE est envisagée sur plusieurs niveaux : PROJET 5 : COLLECTIF ADMINISTRATIF ( trésorier + 1 membre mandaté de chaque syndicat, responsables régionaux), - régional (Syndicalisation, finances, communication, représentation auprès des instances académiques et régionales et tout autre objectif commun identifié ) - national ( inter syndicats : synd. 1, synd. 2, synd. 3, 4..et inter fédérations ) FERC EI Organisation autonome FA Organisation autonome CMA/CFA Organisation autonome Autonomie de fonctionnement et de gestion des secteurs «Structure (nom?)» gère la mutualisation du SNPEFP Sous le contrôle des secteurs et de la plénière CEN PLENIERE 3 fois/an Assure un lien entre les secteurs Proposition qui tient compte des choix de notre CEN : ne pas éclater le SNPEFP, acquérir une autonomie, ne pas revivre les blocages d un BN. Il faut tenir compte que dans les six mois puis 3 ans, vont se redessiner les fédérations et les champs professionnels de la CGT (49eme congres), nous construisons certainement pour du temporaire. SNPEFP-CGT - Trait d Union N P.32
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