Emergences - Décembre

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1 O Emergences - Décembre Voici donc un numéro d Emergences entièrement consacré à l un des ateliers que compte le Centre Reine Fabiola : l Atelier Reine Fabiola. Un atelier pas vraiment comme les autres puisqu il est reconnu comme entreprise de travail adapté (E.T.A.) et procure un emploi à plus de 150 membres du personnel parmi les quelque 500 que compte l institution dans son ensemble. Depuis le départ, c est-à-dire depuis plus de 40 ans, c est clairement une volonté de la part du Centre Reine Fabiola que de compter en son sein une entreprise telle que celle-là. Elle a tout son sens dans un système de valeurs où le travail occupe une place primordiale, étant un des vecteurs essentiels par lequel la personne handicapée peut se prendre en charge, affirmer son autonomie, accéder au statut d adulte responsable. Valorisé en tant que lieu d apprentissage de la vie sociale, activité créatrice et expression de soi, il est un des fondements de la pédagogie mise en œuvre à Neufvilles. Ces notions prennent d autant plus leur sens lorsqu elles sont examinées sous l angle de vue qui est celui de l Atelier Reine Fabiola. Les particularités qui le caractérisent : des missions distinctes, un site propre, des activités spécifiques, des exigences de production - tant quantitatives que qualitatives - qui en font un partenaire commercial à part entière dans un contexte économique incontournable et sans concession. Au fil des ans, la volonté de collaboration et d étroite imbrication de l Atelier Reine Fabiola au sein du Centre Reine Fabiola s est bien confirmée. Le Centre a grandi, aux côtés de et avec l Atelier, auquel il a toujours manifesté son appui. Tous deux ont connu de multiples évolutions. Pourtant, les liens qui les unissent sont restés bien réels et concrets. Liens institutionnels, puisque l Atelier est l une des neuf asbl qui constituent entre elles le Centre Reine Fabiola et que son directeur fait d ailleurs partie de l équipe de direction de celui-ci. Liens historiques, puisque la volonté de création de l E.T.A. est intimement liée à celle de l accompagnement des personnes handicapées accueillies à Neufvilles. Liens matériels, puisque le Centre soutient depuis toujours l Atelier en de très nombreux aspects de sa gestion. Liens pédagogiques, puisque nous sommes bien ici dans la continuité du projet prôné par l institution dans sa globalité : offrir aux travailleurs en situation de handicap un travail utile, épanouissant, valorisant et valorisé, générateur de lien social, intervenant dans la construction d une identité et ce, même si ce «travail» peut revêtir de multiples formes, depuis les activités de l atelier Eveil jusqu à celles de production commerciale que développe l E.T.A.. Liens simplement humains, aussi, entre tous ces hommes et ces femmes qui vivent et travaillent dans cette grande institution et qui font que celle-ci est ce qu elle est aujourd hui : un ensemble complexe mais riche de la multitude des individus qui la composent ; une des plus importantes entreprises de la région et ce, malgré que cette dernière soit parmi les plus défavorisées de la Belgique sur le plan socio-économique ; une entreprise qui procure situation professionnelle et salaire à du personnel motivé bien que n ayant pas nécessairement le profil idéal sur un marché de l emploi toujours plus exigeant ; un projet osé mais qui démontre avec force tout son sens et son opportunité. Je forme ici le vœu qu il en soit ainsi pendant longtemps encore. Même si nous aurons peut-être à tenir compte d une réalité économique difficile. Même si l équilibre atteint aujourd hui reste fragile. Même s il s agit d un véritable pari jamais acquis et qu il nous appartient à tous de réussir jour après jour. Michel BOURDON Directeur général du Centre Reine Fabiola

2 2 Emergences - Décembre 2005 Editorial Sommaire Le Centre Reine Fabiola Les entreprises de travail adapté en Région wallonne Petite histoire d un grand défi Collaborer, partager son expérience et défendre ses intérêts Une entreprise commerciale L équipe administrative, une plaque tournante La mission du service social Priorité à l organisation Cellule d accueil et Dispositif de maintien L emploi, un moyen d insertion à part entière Valnico : au-delà du produit, la philosophie Un travail d encadrement Une organisation irréprochable L importance du dialogue Une équipe décentralisée Artibat/Espaces verts : un service compétitif de qualité Des palettes, du standart au sur mesure L Atelier Reine Fabiola : Des chiffres et des faits Connaissance mutuelle Une grande flexibilité Souplesse et efficacité Travail accompagné «Je suis bien ici» Le goût d aller en machine Une vie en dehors du travail Amoureux des Forges de Clabecq! «Je m épanouis ici» Des projets «comme tout le monde» De l importance de se sentir utile Pages spéciales loisirs Brèves Déjà parus «Emergences» revue trimestrielle du Centre Reine Fabiola de Neufvilles réalisée au service Communication avec le concours de la Commission d avis du Conseil d Administration et du comité de lecteurs. Douzième année Coordination : Christine VAN HAUWAERT Assistante : Mélissa PIZZOLON Maquette, infographie et couverture : Frédéric OSELE Photographies : Catherine VANDERVELDE, Emmanuel PETRE (pages 11a, 23a, 24a, 25c, 25e, 31g, 31h) et Mimo DI FRANCO Sérigraphie de Fabien LASSOIE et son équipe Tous droits réservés. Toute reproduction totale ou partielle du contenu de la présente revue est interdite sans l autorisation expresse et préalable du Centre Reine Fabiola de Neufvilles. Abonnement pour 4 numéros : De Belgique : 12,50 sur le compte de l asbl Institut Reine Fabiola De France : 12,50 par chèque barré «I.R.F. Emergences» ou sur le compte «I.R.F.» Editeur responsable : Michel BOURDON 455, rue de Neufvilles 7063 Neufvilles - Belgique Tél : 067/ Fax : 067/ [email protected] Bureau de dépôt Soignies 1 - Belgique

3 Emergences - Décembre Créé en 1963 au coeur du petit village de Neufvilles, dans l entité de Soignies, en Belgique, le Centre Reine Fabiola accueille à l année longue plus de 400 personnes adultes handicapées mentales, d âges et de niveaux d autonomie variés. Pour accompagner ces hommes et ces femmes dans leur projet de vie, trois cents membres du personnel environ, dont plus des deux tiers orientés vers l action éducative, collaborent au quotidien dans le souci d offrir à chacun une qualité de vie optimale. Elaborés en concertation pluridisciplinaire, les principes essentiels qui guident notre travail se fondent sur le développement personnel, la socialisation et l intégration, la valorisation de l image de soi, la reconnaissance de toute personne handicapée comme citoyen, comme être de droits et de devoirs, mais aussi comme homme ou femme à part entière, sujet de relation ouvert à l amour et à la tendresse. Cet accompagnement fait l objet d évaluations régulières, élaborées en concertation avec les équipes éducatives et pédagogiques, la personne handicapée elle-même et sa famille ou son représentant légal. Dans un habitat disséminé en zone rurale ou urbaine se retrouvent aujourd hui une quinzaine de structures d hébergement, dont chacune développe un projet spécifique et adapté aux besoins des habitants : maisons communautaires, cités, appartements supervisés, studios individuels ou de couple, foyers orientés vers l accompagnement de personnes plus dépendantes ou vieillissantes... En journée, sur une dizaine de lieux différents, une cinquantaine d activités sont accessibles. Celles-ci sont variées, diversifiées et adaptées au rythme et aux compétences de chaque personne handicapée. Reconnu comme travailleur à part entière, chaque individu donne dans son atelier toute la mesure de sa compétence. Le Club, enfin, spécialisé dans l animation des temps libres, offre à chacun la possibilité de s adonner à des activités de loisirs, dans les domaines sportif et culturel. Il offre également un large éventail de formules de vacances individuelles ou de groupe. Aux côtés de ces trois milieux de vie que sont le foyer d hébergement, l atelier de jour et le Club, des équipes pluridisciplinaires complètent l accompagnement proposé : on y retrouve le service social, le service de psychologie, le service de formation permanente, le service médical, le service de suite, le service d Animation philosophique et religieuse, le groupe des conseillers de couple.

4 4 Emergences - Décembre 2005 les entreprises de travail adapté en région wallonne Bref historique : de l assistance publique aux ateliers protégés de la sécurité sociale, à l issue de la seconde guerre mondiale, L avènement donne une orientation décisive à l universalisation de la couverture sociale pour tous et à la rupture obligée avec un système d assistanat et de relégation pour la majorité des personnes invalides et des personnes handicapées de naissance. Entre 1946 et 1963, se développe l idée d une réadaptation fonctionnelle et professionnelle. Plusieurs projets et propositions de loi sont déposés sans réelle concrétisation. En 1963, pour accroître l efficacité de la politique de réadaptation, le gouvernement décide de constituer un organisme spécifique : le Fonds National de Reclassement Social des Handicapés (F.N.R.S.H.). Il a pour mission d assurer la réadaptation et le reclassement social des personnes handicapées qui, quels que soient leur âge, la nature et l origine de leur handicap, subissent une réduction dans leurs possibilités d emploi actuelles ou futures, par suite d une affection provoquant une insuffisance ou une diminution d au moins 30 % de leurs capacités physiques ou d au moins 20 % de leur capacité mentale. Cette loi du 16 avril 1963 place le travail au centre du dispositif imaginé par le législateur et la «remise au travail» des personnes handicapées modifie radicalement le système de représentation du handicap dans la société. En 1964, le Conseil de Gestion du F.N.R.S.H. agrée les premiers ateliers protégés (11 pour la Wallonie francophone) qui, pour la plupart, existaient déjà depuis le début des années 60 vu l absence de législation. Années 90 : du FNRSH à l AWI- PH La loi spéciale de réforme institutionnelle de 1984 transfère l intégration sociale et professionnelle des personnes handicapées vers les Communautés. En 1993, un décret attribue l exercice de certaines compétences de la Communauté française -dont la politique d aide aux personnes handicapées- à la Région wallonne. En 1995, un décret crée l Agence Wallonne pour l Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH). La même année, un autre décret modifie l appellation «Atelier Protégé» en «Entreprise de Travail Adapté» (ETA). Ce changement d appellation traduit l évolution du secteur. A vocation essentiellement sociale, les premiers ateliers protégés proposaient à leurs travailleurs des activités essentiellement occupationnelles ou des travaux très simples. Petit à petit, l aspect économique a pris une place de plus en plus importante et les entreprises de travail adapté sont aujourd hui confrontées à des critères de rentabilité, de qualité, de respect des délais de production Financement L arrêté du gouvernement wallon du 23 janvier 1997 définit les conditions auxquelles les entreprises de travail adapté sont agréées et subventionnées. Il apporte un correctif essentiel au principal défaut de l ancien système qui permettait de subsidier un travailleur au même niveau, quelle que soit la gravité de sa déficience et de son incapacité. Les ressources tirées des activités économiques constituent pratiquement les 2/3 de l ensemble des rentrées financières des ETA ; les interventions de l Agence wallonne constituent plus ou moins le dernier tiers et compensent la perte de rendement des travailleurs handicapés. Les objectifs des entreprises de travail adapté A ce jour, la Région Wallonne compte 59 entreprises de ce type, agréées et subventionnées. Au 31/12/2004, ces ETA occupaient 5813 travailleurs subsidiés. L emploi adapté porte sur un objectif fondamental : assurer aux personnes handicapées une valorisation de leurs compétences, une formation continue, une adaptation des postes de travail et un processus d évolution susceptible de permettre la promotion du travailleur au sein de l entreprise de travail adapté ou son insertion dans le milieu ordinaire de travail. L AWIPH invite ces entreprises à procéder à un repérage rigoureux des capacités de chaque personne handicapée et à mettre en place un accompagnement personnalisé pour le développement optimal de ses capacités. L important est d avoir la certitude que chacun peut faire (presque) toujours un peu plus ou un peu mieux qu il ne fait, pour peu qu on lui en donne l occasion. Sections d accueil et de formation / Dispositif de maintien Les ETA peuvent créer en leur sein une section d accueil et de formation destinée aux personnes qui,

5 Emergences - Décembre en raison de leur handicap et bien que possédant les aptitudes physiques, mentales et professionnelles requises, nécessitent une période d adaptation à l emploi en ETA pour améliorer leur possibilités professionnelles et atteindre un rendement suffisant. Elles peuvent aussi mettre en place un dispositif de maintien pour les travailleurs handicapés, lorsque leurs aptitudes physiques, sensorielles et mentales ne correspondent plus aux exigences du poste de travail auquel ils sont occupés. Organisation Les ETA doivent être gérées par une association sans but lucratif, une société à finalité sociale ou une personne morale de droit public et posséder une autonomie technique, budgétaire et comptable ainsi qu une gestion administrative permettant tant l exécution de leur mission que le contrôle de celle-ci par l AWIPH. Les personnes handicapées occupées sont classées selon une répartition professionnelle, des travaux qualifiés aux travaux simples. L ETA ne peut pas occuper plus de 20 % de travailleurs valides par rapport au nombre de travailleurs handicapés engagés dans le cadre d un contrat de travail ou de la réglementation relative aux chômeurs difficiles à placer. Les ETA accueillent prioritairement les personnes reconnues handicapées par les organismes officiels. Au sein de ceux-ci, une équipe pluridisciplinaire évalue les besoins de la personne handicapée et détermine l opportunité d une intégration professionnelle en ETA. En Région wallonne, l accès est subordonné à une autorisation de l AWIPH, via le bureau régional AWIPH en fonction du domicile (7 bureaux régionaux en Wallonie). La commission paritaire 327 : l exercice du dialogue social entre partenaires sociaux La loi du 5 décembre 1968 relative aux conventions collectives de travail et aux commissions paritaires excluait les travailleurs des ateliers protégés de son champ d application. Dès les années 70, les organisations syndicales vont plaider en faveur de la création d une commission paritaire spécifique pour les ateliers protégés. Une commission paritaire propre aux entreprises de travail adapté et aux ateliers sociaux (C.P. 327) est finalement installée le 14 février L une de ses missions principales est de conclure des conventions collectives de travail concernant les conditions de travail et de rémunération. Elle est notamment amenée à proposer les salaires horaires minima applicables aux catégories professionnelles des travailleurs. Depuis le 1 er janvier 1999, les ETA doivent appliquer à leurs travailleurs au moins le taux horaire minimum : 100 % du Revenu Minimum Moyen Garanti. Les entreprises de travail adapté entre économique et social Insérées dans le circuit économique, les entreprises de travail adapté doivent assurer leur viabilité en mettant en place une infrastructure et des techniques de gestion éprouvées et surtout adaptées aux contraintes et réalités du marché. Elles sont aussi organisées de manière à tenir compte des possibilités professionnelles de chacun des travailleurs qui y sont occupés et ce, notamment, par une répartition particulière des tâches et par une adaptation appropriée du rythme de travail. Le succès de la mise en activité d une ETA réside dans la recherche constante d activités compétitives et rentables, la motivation et l intégration des travailleurs et le choix judicieux de leur encadrement. Les domaines d activité Les ETA ont plusieurs domaines d activités passant de l artisanat aux technologies de pointe. Plusieurs d entre elles concluent des contrats de sous-traitance industrielle ou de fourniture de produits. Les principaux secteurs d activités dans lesquels les ETA sont actives sont le conditionnement (38% des travailleurs handicapés occupés), le travail du bois (13%), l assemblage d appareils électriques (4%), le travail des métaux (4%) et l horticulture (4%). De plus en plus d ETA effectuent des travaux de sous-traitance au sein même des entreprises clientes. Elles concluent un contrat d entreprise avec leur client, celui-ci devant néanmoins faire l objet d une autorisation préalable de l AWIPH. Certaines ETA ont une production propre, ce qui demande un investissement sur le plan de la commercialisation et implique la gestion de l entièreté du processus de production. Souvent, cette option n est que partielle, l ETA travaillant également en sous-traitance. Selon des informations publiées par l AWIPH dans la brochure «Les Entreprises de Travail Adapté en Région Wallonne»

6 6 Emergences - Décembre 2005 petite histoire d un grand défi au cours de l année 1963 que l actuelle entreprise de travail adapté C est «Atelier Reine Fabiola» voit le jour. L asbl «Atelier Protégé Reine Fabiola» est ainsi créée juste après que naissait l asbl «Institut Reine Fabiola», l une des autres associations de ce qui allait constituer plus tard le Centre Reine Fabiola 1. Pour l anecdote, sachez que cet atelier porte alors le numéro d agréation n 1 : une presque coïncidence car il est effectivement un des premiers - mais non pas le premier - des ateliers protégés à s ouvrir en Wallonie. L atelier neufvillois offre à l époque une activité professionnelle uniquement destinée aux personnes handicapées internes hébergées au Centre Reine Fabiola : exclusivement des hommes présentant un niveau de handicap relativement important. C est pour eux qu il a été créé, afin de leur proposer un statut de «travailleur» à part entière. Il est alors situé sur le site même du siège social de l association, au 455 rue de Neufvilles à Neufvilles. Premières activités développées : une chaîne de fabrication de dynamos, des travaux mécaniques et électromécaniques, le meulage de rondelles pour rails de chemin de fer Fin des années 60 et début des années 70, la plus grosse activité de l atelier est l échantillonnage, avec ses découpes de tapis plain agencées en catalogues d échantillons et de nuanciers. En 1972 survient un événement imprévu : un incendie d origine criminelle réduit en cendres les nouveaux locaux de l atelier, qui se voient donc reconstruits. Tant qu à faire, on rebâtit plus grand. C est aussi à cette époque de changement que la population de l atelier évolue : les premiers travailleurs externes (c est-à-dire des personnes avec un handicap mental, physique ou sensoriel mais ne résidant pas au Centre Reine Fabiola) sont engagés. Peu après, ils sont suivis par les premières jeunes femmes, qui accèdent au monde du travail en même temps que certaines d entre elles sont également admises comme internes au Centre Reine Fabiola. La mixité des bénéficiaires est bien alors officiellement instaurée dans l institution. 1 Rappelons en effet que le Centre Reine Fabiola constitue l appellation commune d un ensemble de neuf associations sans but lucratif (asbl) dont l asbl Atelier Reine Fabiola, ayant toutes leur siège au 455 rue de Neufvilles à 7063 Neufvilles.

7 Emergences - Décembre Les années 70 voient naître de nouvelles activités, dont une d importance : la section Mise sous Film est créée. A ses côtés, une section horticole et espaces verts, d abord chargée de l entretien et de la création des propriétés du Centre Reine Fabiola avant de s orienter vers le marché des particuliers. Puis c est l apparition d une section de confection et la naissance de Thermoferm, spécialisé dans la réalisation et le placement de châssis. L échantillonnage, lui, est en perte de vitesse. Les années 80 seront celles d un tournant : celui de l évolution du travail d accompagnement des personnes handicapées mentales vers la création et le développement croissant d activités occupationnelles. Au Centre Reine Fabiola, les personnes handicapées internes sont peu à peu orientées, selon leurs degrés d autonomie, vers des ateliers dits occupationnels, tandis que de plus en plus de travailleurs externes, dont le niveau de compétences et de savoir-faire est supérieur à celui de la population de départ, rejoignent les équipes de l Atelier Reine Fabiola. Les tendances s inversent : la population de travailleurs internes, qui était depuis le début en forte augmentation au sein de l atelier, diminue peu à peu. À l inverse, le nombre de travailleurs externes explose en quelques années. Fin des années 80, pour implanter l atelier sur un site mieux adapté à ses besoins, décision est prise de déménager bureaux et activités vers l actuel site de la rue du Clypot, au n 3, situé à environ 2 kilomètres de son siège social qui reste quant à lui inchangé. Innovations encore dans les activités : fabrication de palettes, enseignes lumineuses, menuiserie, peluches, bourrage de coussins. La section Espaces verts se développe, Thermoferm est en pleine croissance tandis que la Mise sous Film connaît à ce moment quelques difficultés. Puis ce sont les années 90 qui voient se déployer réellement, après plusieurs tentatives antérieures, toute une activité de prospection commerciale à part entière. Les conséquences en seront palpables. Depuis lors, c est-à-dire au cours des 15 dernières années, l Atelier Reine Fabiola a constamment réajusté ses activités en fonction des réalités de son environnement. Débitage et montage du bois sont arrêtés, de même que l échantillonnage et, plus récemment, Thermoferm. La Mise sous Film retrouve un nouvel essor, toujours bien confirmé aujourd hui puisque cette section est désormais la plus importante de l atelier. Elle est suivie par la Paletterie, qui a bien grandi depuis ses débuts, puis par le Conditionnement, qui a lui aussi connu une belle croissance. Les investissements en infrastructures et en machines évoluent en parallèle : nouveaux quais de chargement, nouveaux bureaux, extensions de sections, nouvelles machines. Les conditions de travail s améliorent encore suite à un changement de cadre légal important survenu en 1998, lorsqu un Décret du Gouvernement Wallon modifie les barèmes légaux en vigueur dans les ETA pour les ajuster au salaire minimum garanti. En 1969, viste de Sa Majesté la Reine Fabiola

8 8 Emergences - Décembre 2005 Ce bref historique de l Atelier Reine Fabiola serait incomplet sans l évocation du résultat de ses activités. L entreprise a en effet connu des hauts et des bas au cours de ses plus de 40 ans d existence : une rentabilité insatisfaisante dans les débuts, puis des hausses épisodiques de l activité économique mais avec beaucoup de variations et des difficultés financières revenant de manière récurrente. Ce n est que depuis une décennie environ que ses résultats se sont assainis et équilibrés, sous l impulsion de la Direction actuelle et de son équipe, répondant dès lors au défi de ces entreprises de concilier production, viabilité économique, adaptation du travail à l homme et intégration des personnes handicapées. Une gageure qui reste toutefois un pari de tous les instants, un projet en devenir constant, un aboutissement jamais acquis mais signe de l existence d un dynamisme bien réel pour cet atelier qui occupe aujourd hui 153 membres du personnel, dont 132 inscrits à l AWIPH. Propos de Michel BOURDON Directeur général du Centre Reine Fabiola et d Arlette VANBECELAERE Assistante de direction de l Atelier Reine Fabiola recueillis par Waudru VAN DE CAUTER Photos d archives prises entre 1963 et 1974.

9 Emergences - Décembre collaborer, partager son expérience et défendre ses intérêts fait la force, l adage est bien connu. Pour les entreprises de travail adapté, L union c est également le cas et c est pour cette raison que deux fédérations aux missions multiples ont vu le jour. A l échelon provincial et à l échelon régional. Les contacts entre ETA se tissent également en dehors de ces rencontres officielles et des liens privilégiés se développent. Plusieurs fois par an, l Atelier Reine Fabiola (ARF) se réunit avec d autres ETA hennuyères au sein de la FETAH, la Fédération des Entreprises de Travail Adapté du Hainaut. C est pour les différents directeurs l occasion d une rencontre pour discuter de grands thèmes comme l avenir des ETA, les réponses apportées aux demandes des clients ou l évolution du marché. Des sous-groupes abordant des sujets plus spécifiques à une fonction particulière ont également été créés ; ainsi les cadres commerciaux, les conseillers en prévention ou les assistants sociaux de différentes ETA peuvent partager leurs expériences. Au niveau régional, l ARF fait partie de l EWETA, l Entente Wallonne des Entreprises de Travail Adapté. Cet organisme a été créé en 1978, compte actuellement les 59 ETA agréées en Région Wallonne et représente ainsi plus de travailleurs. En tant que fédération d employeurs, l EWETA siège à la Commission Paritaire 327. Elle négocie donc avec les organisations syndicales l ensemble des relations de travail et des conventions collectives de travail relatives au secteur. Elle siège également en tant qu employeur dans les différents fonds créés par cette commission paritaire où elle est également amenée à négocier avec les organisations syndicales, à savoir : le Fonds de Sécurité et d Existence Wallon (FSEW), qui traite des matières comme la prépension, le complément en matière de chômage économique, la formation ; le Fonds Social pour la Promotion de l Emploi en Entreprise de Travail Adapté où elle gère avec les partenaires sociaux les programmes MARIBEL en matière de développement d emplois et le Fonds Intersectoriel de la Formation Francophone qui, comme son nom l indique, est chargé des formations au niveau intersectoriel. L EWETA représente les intérêts des ETA auprès des Ministres fédéraux, régionaux et communautaires et des interlocuteurs sociaux. A ce titre, elle siège notamment à l AWI- PH - Agence Wallonne pour l Intégration des Personnes Handicapées où elle a des sièges au Conseil de Gestion et au Conseil d Avis. Parmi les très vastes missions et vocations de l EWETA, on peut encore citer : la réflexion et la promotion des ETA, la collecte et la diffusion d informations concernant le travail des personnes handicapées tant sur le plan national qu international, l organisation de réunions et de groupes de travail sur des thèmes précis, etc. «Le principal avantage pour nous de faire partie de l EWETA est de rencontrer des collègues qui ont les mêmes préoccupations que nous et de voir comment ils résolvent leurs problèmes. Les ETA ont tout intérêt à être les plus nombreuses possibles au sein de groupements comme ceux-là, ça leur donne plus de poids et les débats sont plus riches», explique Michel Jospin, directeur de l Atelier Reine Fabiola. Une solidarité nécessaire Chaque ETA a tout intérêt à établir et maintenir des contacts durables avec les autres. Au fil des années, des relations spontanées de partenariat se sont tissées. Des ETA n hésitent ainsi plus à travailler en commun afin d accepter à plusieurs des marchés qu une seule ETA ne pourrait assumer. Les relations entre ces entreprises sont caractérisées par une certaine solidarité et le respect des règles éthiques, ce n est pas la concurrence sauvage qui fait loi. «Au début, dans la gestion du planning de l ARF, on n acceptait que la charge de travail qu on pouvait assumer. Si le client annulait sa commande, les ouvriers se retrouvaient sans travail. Alors nous avons décidé d accepter des commandes plus importantes avec l accord d ETA partenaires et, en cas de

10 10 Emergences - Décembre 2005 trop-plein, nous nous répartissons la charge de travail.» L ARF collabore ainsi régulièrement avec des ETA de Namur, d Enghien et de Heppignies. Le salon EmPack, qui se tenait en octobre dernier à Brussels sels Expo et regroupait les professionnels de l industrie de l emballage, est également un bel exemple de collaboration. Trois ETA, dont l ARF, y occupaient un stand commun. Une solution qui leur a permis de partager les frais. Quecesoitvialesrencontresof officielles ou de manière informelle, la communication et la solidarité se doivent de régner entre les ETA. Pour leur propre intérêt. Propos de Michel JOSPIN Directeur de l Atelier Reine Fabiola recueillis par Mélissa PIZZOLON une entreprise commerciale Jusqu en 1993, l Atelier Reine Fabiola n a pas dû avoir recours aux services d un «commercial» pour procurer du travail aux différentes sections. De nombreux travaux s effectuaient encore manuellement et beaucoup d entreprises étaient à la recherche de main d œuvre. Les activités d échantillonnage étaient notamment nettement plus intensives en travail manuel qu aujourd hui : plusieurs dizaines de personnes travaillaient quotidiennement à l Atelier pour découper des échantillons de vinyle et de tapis plain pour la confection des catalogues. D autre part, la concurrence des pays à bas salaires (pays de l Est et de l extrême Orient) n était pas encore aussi présente. Enfin, les subsides plus élevés permettaient d être moins attentif à l aspect économique, de se concentrer plus exclusivement sur l aspect social. On parlait encore d ateliers protégés et non d entreprises de travail adapté. Il faut aujourd hui relever un défi : concilier l économique et le social. A l époque, un constat fut posé : le potentiel de l Atelier et les machines dont il disposait n étaient pas toujours utilisés de manière optimale. La priorité a donc été de prendre son bâton de pèlerin et de chercher des nouveaux clients, du travail en rapport avec les atouts existants de l Atelier. Des supports publicitaires ont été élaborés (nouveau logo, plaquette descriptive, marquage des véhicules ). Des feuillets toutes-boîtes, des insertions publicitaires dans les journaux locaux et des participations à des salons régionaux (Mons, Nivelles, Charleroi ) ont été effectués pour promouvoir la section Menuiserie et Artibat/ Espaces Verts. En 1999 un site Internet a été créé. Il permet aux visiteurs de visualiser les possibilités de l Atelier, de demander un devis pour la section Espaces verts ou de commander des obstacles Agility (comparables au jumping mais pour les chiens). Le site a notamment permis de vendre un parcours complet d Agility à Michael Schumacher en personne! Les technologies évoluant rapidement et le site ayant déjà six ans, un tout nouveau portail sera sur la «toile» début Chaque année, l Atelier Reine Fabiola participe au Salon professionnel de l emballage EmPack au Palais des Expositions de Bruxelles. Cela permet de rencontrer les clients, de renforcer l image professionnelle de l entreprise et d obtenir de nouveaux contacts. Il occupe un stand commun avec deux autres entreprises de travail adapté dont les activités et/ou le potentiel de production sont complémentaires. Le temps importe beaucoup car l évolution du marché veut qu en affaires, on ne puisse plus attendre. D emblée la remise rapide d une offre sera un atout dans la toute

11 Emergences - Décembre première perception que le client aura de l entreprise. La rapidité et la qualité d exécution sont aussi aujourd hui des armes primordiales notamment face à la concurrence de continents ou pays dans lesquels la main d œuvre est de loin meilleure marché qu en Belgique, à savoir l Asie et les pays de l Est. La démarche commerciale ne se limite pas à la seule promotion, prospection. Tout doit être mis en œuvre pour satisfaire le client et ainsi le fidéliser. Tous les membres de l entreprise ont un rôle important à jouer! En effet, de l accueil téléphonique (prise de message et transmission des informations, orientation efficace des appels ) jusqu aux contacts avec les contremaîtres qui apportent leur professionnalisme aux clients, en passant par la motivation et la qualité du travail des ouvriers, l aspect commercial est présent à tous les niveaux et il ne faut jamais le négliger. Grâce à ce travail d équipe, l Atelier peut aujourd hui compter sur des clients, partenaires fidèles. Le rôle de commercial dans une entreprise de travail adapté est en fait très proche de celui que l on retrouve dans le secteur traditionnel à deux nuances près. D une part, il faut régulièrement expliquer aux nouveaux clients que l organisation interne de l Atelier est adaptée mais que le respect des délais, la flexibilité, la qualité restent prioritaires. L autre nuance, et elle est fondamentale, c est que les travailleurs sont chaque jour reconnaissants du travail qu on leur procure! Nicolas BUCHKREMER Responsable commercial

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13 l Équipe administrative, une plaque tournante Emergences - Décembre chargée de la partie administrative de l Atelier L équipe Reine Fabiola peut être décrite comme une plaque tournante de communication entre les différentes sections et la Direction. Chaque membre de l équipe a des tâches précises et définies à réaliser mais connaît aussi le travail des autres. Lorsque quelqu un est absent, on peut ainsi pallier à son travail au pied levé. Pour que cela soit possible, une attention toute particulière est portée à la communication au sein de l équipe. Chaque journée commence par un bref topo du travail de chacun et des problèmes à résoudre ou à soumettre à la Direction. Les tâches sont multiples et concernent différents aspects de la vie de l Atelier. Il y a tout d abord le suivi des commandes : réception des commandes, confirmation, encodage des devis, facturation, gestion du planning de transport des marchandises qui retournent chez les clients. Il y a ensuite la gestion des stocks pour chaque section : encodage des commandes passées par les contremaîtres tout en exerçant un travail de contrôle et de suivi, ce qui permet de signaler les éventuelles anomalies qui peuvent parfois subvenir. C est aussi un membre de l équipe qui a en charge la partie achat de ces fournitures : recherche des fournisseurs offrant le meilleur rapport qualité/prix, commandes, aiguillage des livraisons vers les bonnes sections, vérification des factures Toute la comptabilité est ensuite transférée vers les services comptables du Centre Reine Fabiola. L équipe administrative gère aussi le personnel de l Atelier : maladies, absences, demandes de congé et deux fois par mois communique toutes ces informations au service de la Gestion des Ressources Humaines du Centre Reine Fabiola. Un membre de l équipe est également secouriste et un autre s occupe de la prévention. Il s agit du même fonctionnement qu un service administratif dans n importe quelle entreprise si ce n est que, même si le rythme de travail est soutenu et la rigueur quotidiennement de mise, on trouve à l Atelier Reine Fabiola un esprit humain et social ainsi qu une culture d entreprise. Sophie RANS Responsable de l Administration

14 14 Emergences - Décembre 2005 la mission du service social Le Service Social a vu officiellement le jour le 1 er mars L AWIPH en définit ainsi les fonctions : «assurer un rôle effectif d aide, de conseil et de suivi auprès des travailleurs handicapés en garantissant, si nécessaire, un relais vers des services extérieurs. élaborer un programme visant la promotion du travailleur au sein de l E.T.A. ou son insertion dans le milieu ordinaire de travail 1.» Porter «également une attention particulière à la formation continuée des travailleurs handicapés au sein de l E.T.A 1 Enfin, élaborer, «si nécessaire, un programme de préparation à la retraite ou à la préretraite 1.» Sa création provoque un certain chambardement des «habitudes antérieures» et nécessite l instauration et le développement d une relation de confiance entre les travailleurs, tous niveaux hiérarchiques confondus, et moi-même. Les demandes émanent des travailleurs, de leur famille, de la Direction et du personnel encadrant de l Atelier, du service du personnel et du service social du Centre Reine Fabiola et aussi de multiples intervenants extérieurs (services d accompagnement, avocats ). Elles sont d abord ponctuelles et principalement de type administratif : remplir divers documents d allocations familiales, de mutuelle Et l accueil des nouveaux travailleurs est notamment assuré par le service social. Progressivement, la confiance et la reconnaissance du travail social accompli génèrent un accroissement des demandes d intervention, notamment du personnel encadrant et une évolution de leur nature. Les entretiens menés portent davantage sur l analyse et la recherche de solutions à des problèmes plus essentiels tels que des soucis relationnels internes ou externes à l E.T.A., des situations de surendettement Le «mal-être» d un travailleur peut perturber le bon déroulement de sa production et aussi celle des autres qui l entourent. Son expression peut revêtir de multiples facettes et sa cause, être totalement différente de ce qui apparaît au premier abord. Indispensable donc d en être conscient et d y être attentif pour y répondre adéquatement. Depuis le début 2005, les travailleurs sociaux des E.T.A. du Hainaut se réunissent régulièrement pour réfléchir à certaines problématiques actuelles ou à court ou moyen terme, telles que le vieillissement de la population, des questions liées à l hygiène et au bien-être, la mise en œuvre de 1 Note n 010 de l A.W.I.P.H. Charleroi du 16 janvier 2003

15 Emergences - Décembre la loi contre le tabagisme sur le lieu de travail Ce partage des mêmes préoccupations et cette réflexion commune ne peuvent être que profitables à l ensemble de ces entités et surtout de leurs travailleurs handicapés. Particulièrement sensible à l isolement social et professionnel des travailleurs sourds et/ou muets ou malentendants, inhérent à leur handicap physique, j apprends la langue des signes depuis plusieurs années. Cette connaissance et, parallèlement, celle du monde des sourds-muets, a eu un double effet positif : une perception et une considération différentes de ces travailleurs, et une meilleure communication entre tous. En conclusion, sans oublier le contexte socio-économique dans lequel il est inscrit, tant au niveau du contenu que de sa forme, et bien que «non-productif «, le Service Social participe activement à la «production» de l Atelier en veillant au bien-être au travail de la personne handicapée. Pour ce faire, une bonne collaboration, tant interne qu externe est indispensable. C est ainsi qu un tissu relationnel professionnel et pluridisciplinaire s est tissé au fil du temps et continue à se développer. Le tout dans l intérêt de la personne handicapée et donc aussi de son environnement de travail! Bernard VERAST Assistant social

16 16 Emergences - Décembre 2005 priorité À l organisation Contremaître : personne qualifiée responsable d une équipe d ouvriers, d ouvrières. Les contremaîtres gèrent tous les aspects liés à la production de leur section. Chaque nouvelle demande de prix passe bien entendu par leurs mains pour étudier la faisabilité du travail demandé et proposer un devis. Ils établissent et gèrent le planning de travail de leur section en donnant constamment la priorité à la qualité du produit ou du service ainsi qu au respect des délais annoncés aux clients. Ils jouent aussi le rôle de tampon ou de filtre entre le stress généré par les tensions du marché et leurs équipes. Ils transmettent à l administration de l Atelier les commandes de fournitures et de matières premières tout en gérant le stock dont ils disposent. Ils suivent l évolution du chiffre d affaires qu ils ont à respecter annuellement par rapport aux objectifs fixés. Ils peuvent aussi être en contact avec les clients auxquels ils apportent leurs compétences techniques. Les qualités principales d un contremaître sont assez évidentes : la gestion, l organisation, l observation, la communication Il faut aimer décider, superviser, diriger des hommes et parfois savoir persuader et convaincre. Christine VAN HAUWAERT Responsable du service Communication Ils sont huit à l Atelier Reine Fabiola, responsables chacun d une section offrant des productions et services spécifiques. De la qualité du travail fourni par leurs équipes dépend la crédibilité de l entreprise. Leurs responsabilités sont multiples. Même s ils exercent leur métier dans une technique différente et chacun avec leur personnalité, leurs missions et leurs objectifs comportent de grands traits communs. Ils assurent la gestion du personnel au quotidien et sont les premiers référents d une équipe de travailleurs qui occupent chacun un poste spécifique en complémentarité avec les autres. Ils ont, avec ces travailleurs, des contacts humains et professionnels dans une mesure propre à chacun, selon les nécessités et le temps dont ils disposent : distribution et organisation du travail, supervision du déroulement du travail, contrôle de la qualité, formation ponctuelle de certains ouvriers pour des tâches précises Pour des questions d ordre plus personnel, c est par contre plutôt à l assistant social que les travailleurs s adresseront. Chaque ouvrier a sa personnalité et ses atouts, le contremaître essaye d en tenir compte. Une fois par mois, une réunion d équipe permet d encourager les travailleurs, de les tenir au courant du chiffre d affaires et de soulever d éventuels problèmes.

17 cellule d accueil et dispositif de maintien Emergences - Décembre L entrée dans le monde du travail et les dernières années d activité sont des moments déterminants dans une carrière professionnelle. L AWIPH (Agence Wallonne pour l Intégration des Personnes Handicapées) a créé deux types de structures qui accompagnent les travailleurs handicapés lors de ces moments clés. Reine Fabiola entretient des contacts L Atelier privilégiés avec différentes écoles, des centres Psycho-médicosociaux, des Centres Publics d Aide Sociale. Le but : orienter au mieux des jeunes susceptibles de travailler dans une entreprise de travail adapté. Il existe pour eux deux manières d arriver à ce résultat : les plus autonomes proposeront spontanément leur candidature qui sera, comme pour tout autre travailleur, traitée par le service des Ressources Humaines et la Direction ; les autres, pour lesquels l adaptation au monde du travail risque de s avérer plus difficile, seront pris en charge, après avoir été orientés par l AWIPH ou un service d accompagnement agréé, vers une Cellule d accueil. «Durant cette période de deux ans, je dois mener un vrai travail de fond pour amener chez le jeune une culture du travail qui ne coule pas toujours de source, lui inculquer le respect des collègues, le souci du travail bien fait. Pour cela, un apprentissage personnalisé, adapté à ses facultés de progression est fondamental. Une partie importante de mon travail consiste à développer une synergie autour du projet afi n que chaque intervenant se responsabilise», explique le responsable. Plus tôt ce travail de sensibilisation envers les adolescents et leurs parents commence, plus grandes seront les chances de réussite de l insertion professionnelle. C est pourquoi l Atelier Reine Fabiola collabore avec des écoles de l enseignement spécial pour accueillir, une fois par semaine, une classe d insertion. Durant les deux dernières années de leur scolarité, les jeunes ont également la possibilité d effectuer des stages de trois semaines en immersion totale en entreprise ; dans ce cas, avec le respect des mêmes règles que tous les autres travailleurs. Au terme de ce stage, ceux et celles montrant le plus de qualités utiles à l insertion professionnelle sont susceptibles d intégrer la Cellule d accueil. Celle-ci compte au maximum six personnes handicapées. Après deux années passées à se familiariser avec différentes tâches et le rythme du travail en entreprise, les jeunes ont en principe les compétences suffisantes pour se lancer dans la vie active. Néanmoins, tous ne franchissent pas cette étape puisque le taux de réussite est de 60%. La collaboration des parents, de l école et des services d accompagnement est primordiale. Quand le stage se termine positivement, le jeune travailleur intègre l Atelier Reine Fabiola. Après un contrat à durée déterminée, il se voit proposer un contrat à durée indéterminée.

18 18 Emergences - Décembre 2005 A l autre bout du parcours Si les débuts dans le monde professionnel sont une étape importante, les dernières années, qui peuvent être marquées par une baisse de la productivité, le sont tout autant. Le Dispositif de maintien a été créé pour permettre aux travailleurs handicapés de l Atelier Reine Fabiola dont, selon la définition de l AWIPH, «les aptitudes physiques, sensorielles ou mentales ne correspondent plus aux exigences du poste de travail auquel ils sont occupés», de continuer à travailler à un rythme moins soutenu. L AWIPH subventionne ainsi ces travailleurs sous certaines conditions liées à l âge, à l ancienneté, à la perte objective de capacités, au type d activités. A l ARF, la section de ce type, baptisée Valnico, existe depuis un peu plus de deux ans. Elle a été créée quand l AWIPH a annoncé la possibilité d agréation du Dispositif de maintien et celui-ci est maintenant effectivement agréé depuis environ un an. Cinq travailleurs en font partie, ils ont entre 40 et 50 ans. Comment ont-ils vécu ce changement professionnel? Comme l explique Perrine, contremaître, de manière très variable : «Il est parfois diffi cile pour les travailleurs plus âgés d accepter de ralentir le rythme. Mais parfois, cela peut se faire suite à une demande de la personne qui se rend compte qu elle n a plus les capacités physiques pour assurer son travail.» Le nombre restreint de travailleurs dans la cellule permet néanmoins de leur garantir un suivi personnalisé, ce qui facilite aussi grandement la transition. De l entrée à l Atelier Reine Fabiola à la fin de carrière, la boucle est bouclée Propos de Cesare DUMINUCO et de Perrine LADRIERE Contremaîtres de la Cellule d accueil et du Dispositif de maintien recueillis par Mélissa PIZZOLON

19 Emergences - Décembre l emploi, un moyen d insertion À part entière Le service social de l Atelier Reine Fabiola collabore avec différents services d accompagnement. Ces derniers peuvent être répartis en deux catégories selon que leur action concerne plutôt l insertion professionnelle ou l aide sociale et familiale. Le CFCS (Centre de Formation Continuée Spécialisé) est l un d eux. Focus. Selon ses termes, le CFCS a pour objectifs de «favoriser l insertion sociale et professionnelle d adultes présentant une défi cience sensorielle, motrice et/ou intellectuelle par la formation continuée et l éducation permanente» mais aussi de «contribuer à la résorption du chômage et lutter contre l exclusion sociale par la mise à l emploi des personnes défi cientes». L organisme permet ainsi à des personnes inscrites à l AWIPH de découvrir des employeurs potentiels comme l Atelier Reine Fabiola qu elles ne connaissent pas forcément. «C est nous-mêmes qui faisons une action de prospection pour faire découvrir les compétences de la personne handicapée à l employeur», explique Pierre Gauthier, coordinateur. Au bout du parcours d insertion, il y a parfois un emploi parfois pas. «Ça dure parfois plusieurs années pour qu il y ait une embauche défi nitive parce que, dans certains cas, la personne a d abord dû prendre confi ance en elle par le biais de diverses expériences. La réussite pour nous n est d ailleurs pas toujours synonyme d emploi mais peut par exemple se traduire par une activité bénévole qui lui permet de s épanouir.» Le Centre de Formation Continuée Spécialisé propose également du «jobcoaching», c est-à-dire qu un collaborateur de ce service d accompagnement se rend directement dans l entreprise pour soutenir l apprentissage de la personne handicapée. La collaboration établie avec l Atelier Reine Fabiola apporte au CFCS une pleine satisfaction. Depuis 1997, plus de 20 personnes y ont en effet été engagées. «Nous ne pouvons qu être contents car l ARF fait preuve d une réelle honnêteté dans sa démarche. Lorsque le demandeur d emploi correspond à la fonction, nous savons qu il sera engagé, à court ou moyen terme. Je n ai jamais connu le cas d une personne qui n a pas été prise alors qu elle avait les qualités pour l emploi. C est évidemment motivant.» Selon le degré d autonomie de la personne handicapée, cette dernière sera orientée vers la Cellule d accueil (voir p. 17) ou débutera plus rapidement à un poste précis. La collaboration entre l ARF et le CFCS se traduit également par une politique d ouverture de la part de l Atelier ; une personne handicapée peut ainsi y faire, sous l accompagnement du CFCS, un stage qui permettra de cerner ses compétences et ses faiblesses sans pour autant viser un engagement à terme. «Je pense que c est une collaboration dans laquelle chaque partie est gagnante. De notre côté, quand quelqu un qui s est adressé à nous est engagé à l ARF, son projet d insertion est en voie de réussite. Du côté de l ARF, ils ont la garantie que les personnes handicapées que nous leur proposons sont motivées et disposent d un moyen de transport. Et je pense que c est très apprécié», conclut Pierre Gauthier. Propos de Pierre GAUTHIER Coordinateur au sein du CFCS Recueillis par Mélissa PIZZOLON

20 20 Emergences - Décembre 2005 valnico : au-delà du produit, la philosophie qualité et que les clients ne doivent plus se déplacer pour se les procurer. Leur démarche d achat conjugue ainsi les aspects pratique et social. Mélissa PIZZOLON Assistante en communication Valnico est la section de l Atelier Reine Fabiola qui accueille les travailleurs bénéficiant du Dispositif de maintien (voir page 17). Son activité : le conditionnement et la vente de fournitures de bureau, de produits d hygiène et d entretien nécessaires aux entreprises et aux professions libérales. Valnico propose des produits de qualité conditionnés de manière pratique, y appose son logo et les expédie chez le client. Valnico travaille en collaboration avec le call-center d une autre ETA, l asbl ENTRA, qui prospecte les clients potentiels. Les ventes se font exclusivement par téléphone. La clientèle de Valnico accepte un coût supérieur à celui du marché et ce, pour deux raisons. D une part, d abord parce qu elle sait que ses commandes fournissent du travail à des personnes handicapées ne sachant plus suivre le rythme de production des autres sections de l ETA. Les opérateurs téléphoniques proposent d ailleurs aux clients d acheter «des heures de production». D autre part, parce que les produits vendus sont de

21 Emergences - Décembre un travail d encadrement principale de la section Confection L activité est la fabrication de coussins, avec un rythme qui peut atteindre mille coussins par jour. Ceux-ci peuvent être entièrement confectionnés à l atelier. Des rouleaux de tissus sont découpés, la housse est cousue à plat, retournée puis remplie de fibre à la machine ou à la main (selon la demande du client). Le coussin est pesé pour vérifier que la quantité de fibre est bien correcte. Certains clients fournissent les housses déjà confectionnées qui sont alors simplement remplies et pesées. Les coussins sont enfin refermés et conditionnés dans des cartons rangés sur palettes. Une partie de ce marché ayant été attiré par des propositions venant des pays de l Est et de Chine, la section réalise aussi occasionnellement des travaux de conditionnement manuel particuliers : découpage et collage d échantillons de tissus, vérification de la qualité et étiquetage de produits divers, comptage et conditionnement de papiers spéciaux pour imprimantes en sachets puis en enveloppes en carton, tri de livres par références avec contrôle de qualité, mise en sachets d échantillons Le travail de contremaître, de mon point de vue, consiste tout d abord à encadrer les ouvriers : connaître les capacités de chacun, répartir les compétences dans chaque équipe de travail, expliquer le travail à effectuer et s assurer qu il soit bien compris, faciliter le travail (par exemple disposer les palettes en hauteur pour éviter les maux de dos ), veiller à l ordre de l espace occupé et à la sécurité de chacun. La deuxième part importante du rôle de contremaître consiste à contrôler régulièrement la qualité du produit et à garantir la rentabilité de la section par une production suffisante. Béatrice SPITAELS Contremaître de la section Confection

22 22 Emergences - Décembre 2005 une organisation irréprochable Occupant 27 travailleurs il y a dix ans, la section Mise sous film compte aujourd hui 81 ouvriers. Tout au long de la journée, des produits, alimentaires ou non, sont conditionnés pour le secteur de la grande distribution, Colruyt étant le client principal. Les produits sont déconditionnés, mis sous film, fardelés, mixés et mis sur palettes. Cinq camions sont ainsi déchargés et rechargés chaque jour. Pour deux d entre eux, la marchandise doit impérativement repartir le lendemain à la même heure et est donc prioritaire, ce qu on appelle le «juste à temps». En ce qui concerne les trois autres camions, le délai de livraison est d une semaine. La section Mise sous film ressemble à une véritable fourmilière où l organisation et l efficacité sont impressionnantes. Le rythme de travail est soutenu et chaque chaîne exécute un ballet où chacun connaît précisément la responsabilité qui lui incombe et l assume sans sourciller. Ayant travaillé durant 22 ans comme contremaître dans le secteur privé, Michel est, depuis une dizaine d années, le chef d orchestre de cette section. Il est aidé dans son travail par deux moniteurs. L organisation, la connaissance du personnel et une certaine connaissance technique des machines sont les éléments-clés qui, au quotidien, permettent de respecter des objectifs où priment la productivité et la rentabilité. Lorsqu un camion arrive, il est immédiatement déchargé et vérifié. Ses marchandises sont soit stockées sur une aire d attente soit acheminées vers le départ d une chaîne de mise sous film ou de conditionnement. Le contremaître donne des conseils sur la manière de réaliser le travail à l opérateur qui se trouve en début de chaîne, puis la production est lancée. Un contrôle est opéré, une heure après, pour voir si la manière adoptée est bien la meilleure. Nous avons des procédures de travail avec des fiches explicatives. On y retrouve des indications sur

23 la façon dont les produits sont conditionnés, le code-barre qui y est apposé et la manière de les ranger ensuite sur les palettes. Lorsqu une palette est complète, elle est entièrement filmée et on y indique l heure à laquelle elle sera rechargée dans un camion ; puis elle est transportée à proximité des quais de chargement. Tout est question d organisation. «Il faut parfois adapter le travail en fonction de la connaissance que l on a des ouvriers à qui on le confi e. Il est important qu au sein d une chaîne de travail on retrouve des travailleurs de niveaux de compétences différents de manière à ce que les plus forts tirent les autres vers le haut! Il faut aussi essayer de varier le travail, lorsque c est possible.», explique Michel. Les contacts avec les ouvriers sont essentiels pour lui et sa porte est toujours ouverte mais il dispose de peu de temps à consacrer aux problèmes d ordre privé qui sont pris en charge, depuis quelque temps, par l assistant social de l entreprise. Sa devise? «Une main de fer dans un gant de velours, car on ne peut pas gérer 80 travailleurs comme on gère une équipe de cinq personnes!». Emergences - Décembre Propos de Michel BURGEON Contremaître de la section Mise sous film Recueillis par Christine VAN HAUWAERT

24 24 Emergences - Décembre La Menuiserie de l Atelier Reine Fabiola travaille aujourd hui principalement pour des entreprises et peut réaliser sur mesure tout objet en bois. De la fabrication en grande série de coins en bois servant à caler les tranches de pierre bleue dans les carrières environnantes jusqu à la réalisation sur mesure d un meuble de bureau en chêne, tout est possible. Les réalisations sont multiples et diversifiées : échantillons de lames de parquet, chevalets de présentation de tranches de pierre bleue, e, vitrines de bijouterie, tourets pour tuyauteries de cheminées, petites boîtes en bois servant à ranger des échantillons, parcours pour chiens destinés à des clubs ou des particuliers rs Les exemples de réalisation ne manquent pas pour cette section l importance du dialogue qui enchaîne commandes sur commandes. Au départ d une idée et d un échange avec le client, une première proposition est faite sur base d un dessin en 3D réalisé par Raymond, le contremaître. Le projet est discuté et éventuellement modifié à la demande du client et, s il s agit d une quantité importante, un prototype est réalisé. Celui-ci peut encore être modifié et c est en donnant son feu vert sur un objet concret que la commande sera exécutée.

25 Emergences - Décembre «Les objectifs poursuivis par le contremaître sont multiples : la qualité du travail fourni, un dialogue avec le client, le chiffre d affaires, le respect que les travailleurs de l équipe ont les uns envers les autres, l échange établi avec eux, l ambiance de travail et l entente au sein de l équipe.» explique Raymond. Aidé par un chef d atelier, il consacre à peu près la moitié de son temps à la menuiserie proprement dite et l autre moitié au travail administratif et à la conception des nouveaux projets. En atelier, son travail consiste à distribuer les différentes tâches aux ouvriers, à montrer le cas échéant comment surmonter une difficulté rencontrée par l un ou l autre, à réaliser des calibres qui facilitent le travail, le rendent plus efficace ou plus sécurisé et à trouver des solutions avec les travailleurs pour optimiser la qualité. Côté administratif, comme pour toutes les sections, il y a la planification du travail, les commandes de matières premières, les livraisons, la gestion des stocks Ajoutons enfin que quelques ouvriers de la section travaillent à l année longue à l extérieur dans d autres entreprises où ils réalisent aussi des travaux de menuiserie dans le cadre de l exécution d un contrat d entreprise. Propos de Raymond POLLET Contremaître de la section Menuiserie Recueillis par Christine VAN HAUWAERT

26 26 Emergences - Décembre 2005 une Équipe décentralisée Depuis un an, la section Conditionnement travaille chez Dupuis, au sein de l entreprise de Fleurus, où elle réalise des travaux de sous-traitance. Douze ouvriers, ainsi qu Anne- Marie, contremaître, exécutent quotidiennement deux types de travaux : le montage et le garnissage de boxes de présentation de bandes dessinées ainsi que la mise sous film de packs de bandes-dessinées destinés aux librairies et aux grandes surfaces. D autres travaux de conditionnement s intercalent en fonction des nécessités de l entreprise, comme du tri avec contrôle de qualité de BD ou la préparation de commandes d éléments servant au montage de boxes pour d autres sous-traitants. L équipe de base est donc constituée de treize personnes mais peut être agrandie ponctuellement si le travail le nécessite. Il est alors fait appel à d autres ETA ou à des travailleurs des autres sections de l Atelier Reine Fabiola. Pour Anne-Marie, le travail de contremaître est principalement un travail de gestion : «Il faut veiller à ce que chaque ouvrier trouve sa place et ait un travail adapté à ses compétences, tout en favorisant la polyvalence. Si au sein de notre groupe il y a plusieurs équipes de production, il y a dans chacune d elles un ouvrier qui sera le garant d un travail bien exécuté. Mon rôle consiste bien sûr à vérifi er régulièrement la qualité de la production, à voir ce qui fonctionne moins bien et à trouver des solutions adéquates. Je vais là où c est nécessaire, là où il y a un absent ou quelqu un qui a un coup de fatigue et je m arrange pour redonner du courage. Je suis aussi directement à l écoute du client, tout en évaluant la charge de travail et la possibilité de respecter ou non les délais demandés.» Les avantages de ce travail exécuté sur place sont multiples pour Anne-Marie : si certains livres sont abîmés et qu il en manque pour clôturer la commande, ceux-ci sont directement disponibles ; la surface de travail est plus importante ; si un renseignement est nécessaire pour l exécution du travail, comme par exemple l agencement des livres dans un présentoir, le client a la possibilité de visualiser et d apporter la réponse sans avoir à se déplacer. «Cette formule, souligne enfin Anne-Marie, fonctionne très bien. Et même si nous avons eu quelques

27 Emergences - Décembre craintes au début par rapport au mélange d ouvriers d une entreprise traditionnelle avec ceux d une entreprise de travail adapté, nous pouvons constater que les relations sont très bonnes, tout autant entre les ouvriers qu entre les membres du personnel chargés de l encadrement». Interview d Anne-Marie CHRISTIAENS Contremaître de la section Conditionnement Réalisée par Christine VAN HAUWAERT

28 28 Emergences - Décembre 2005 artibat/espaces verts : un service compétitif de qualité La section Artibat/Espaces Verts porte un double nom, double comme son activité. Il y a tout d abord Artibat où cinq personnes réalisent différents travaux de peinture et de décoration, détapissent et tapissent ou posent de la moquette. Actuellement, Artibat travaille principalement pour le Centre Reine Fabiola et assure avec l équipe des peintres de ce dernier l entretien des différents bâtiments ainsi que les travaux de peinture dans les nouveaux locaux. L ampleur du travail leur laisse pour l heure peu de possibilités de répondre aux demandes d autres clients.

29 Emergences - Décembre L équipe Espaces Verts est, comme son nom le suggère, spécialisée dans l entretien et l aménagement de jardins. Tonte, plantation, taille d arbres, création de gazon n ont plus de secret pour ces neuf travailleurs. Et cela peut aller de l intervention ponctuelle au contrat d entretien annuel et ce, pour les particuliers et les sociétés. Pour se faire connaître, la section fait la publicité de ses activités dans quelques journaux locaux lors des périodes clés : au printemps et à l automne. Et le bouche-à-oreille fonctionne également très bien. Yves, contremaître, souligne : «Nos clients de longue date sont contents de nos services. Je pense que nous avons une bonne image de marque.» Il faut dire que la qualité du travail d Artibat/Espaces Verts n a rien à envier à celle d une entreprise traditionnelle. Trois équipes de trois travailleurs se répartissent les différents chantiers qui peuvent s étendre sur un rayon de plus de 50 kilomètres. Yves, quant à lui, se charge des relations avec la clientèle, établit des devis, organise les plannings de travail et assure la gestion des équipes. 42 contrats d entretien à l année longue ont ainsi été honorés en 2005, auxquels s ajoutent tous les travaux ponctuels. Durant les mois plus creux, de décembre à février, les travailleurs apportent un soutien aux autres sections. Propos d Yves PARDONCE Contremaître de la section Artibat/Espaces Verts Recueillis par Mélissa PIZZOLON

30 30 Emergences - Décembre 2005 des palettes, du standard au sur mesure La section Paletterie de l Atelier Reine Fabiola compte quinze travailleurs, y compris Francis, contremaître de son état. Le bois y est livré sous forme de planches et de chevrons, coupés à mesure, et, ensuite, place aux travailleurs pour en faire, au choix, des palettes ou des caisses. Les commandes sont de quantité très variable : de quelques dizaines à plusieurs milliers, suivant la demande du client. En fonction de la quantité souhaitée, le mode de fabrication des palettes sera différent : du «tout automatisé» au «tout manuel». Pour les grandes séries, le travail sur des machines automatiques est privilégié. Pour ce faire l atelier dispose de différents types de machines. L une réalise intégralement la palette : clouage, marquage, coins coupés. Une autre assemble les planches de bois en les clouant pour former uniquement le plateau. Cette cloueuse est préalablement programmée et fixe ensuite automatiquement les planches aux bons endroits. Elle est alimentée en planches par un ou deux opérateurs qui en contrôlent le bon fonctionnement et font également le plein de clous chaque fois que c est nécessaire. Le reste de l assemblage se fait ensuite manuellement. Les commandes moins importantes sont le plus souvent réalisées avec des cloueuses manuelles pneumatiques. Programmer la machine pour cent ou deux cents pièces s avèrerait en effet une perte de temps et de productivité. «Il y a des postes qui pourraient être encore automatisés mais ce n est pas dans notre optique car cela enlèverait du travail aux ouvriers moins spécialisés. Cela n est envisagé que lorsque la tâche à réaliser s avère trop dure physiquement ou lorsque le marché l exige en raison du prix de la concurrence par exemple «, explique Francis, contremaître. Les palettes doivent répondre aux besoins spécifiques du client : dimensions, épaisseurs, nombre de planches, essence du bois, types de clous Tout dépend de l usage

31 Emergences - Décembre auquel est destinée la palette, de la charge qu elle aura à supporter. À la section Paletterie, tous les souhaits (ou presque) peuvent être exaucés! Les palettes terminées sont généralement stockées à l extérieur sauf quand le client demande à ce qu elles soient sèches, auquel cas elles sont mises à l abri en entrepôt. En outre, la section Paletterie offre deux possibilités à ses clients : soit la réalisation et la livraison de palettes sur base d une commande ponctuelle, ce qui nécessite alors un certain délai ; soit la fourniture sur base d un contrat qui garantit la disposition d un stock permanent dont la quantité correspond à une consommation de plusieurs mois à un an. Dans ce cas, la marchandise devra être livrée rapidement «sur appel», dans les 24 ou 48 heures. Des palettes déjà terminées doivent donc être maintenues en stock pour pouvoir honorer la commande dans ces délais. Ce stock doit toujours être géré de manière à disposer d un nombre suffisant de palettes d avance. Propos de Francis GUERLEMENT Contremaître de la section Paletterie Recueillis par Mélissa PIZZOLON

32 32 Emergences - Décembre 2005 l atelier reine fabiola : des chiffres et des faits 153 membres du personnel dont 132 personnes handicapées. Chiffre d affaires en 2004 : Progression du chiffre d affaires : doublé en 10 ans. Investissements annuels : Surface totale des bâtiments : 7000 m² sur un terrain d 1 hectare et demi. Autre donnée significative : il y a dix ans, l ARF emballait 150 palettes de marchandises par semaine ; aujourd hui ce chiffre est passé à plus de 1000! «Il y a dix, quinze ans, c est le client qui venait de lui-même vers l ETA. A l heure actuelle, nous sommes une entreprise comme les autres, nous devons aller vers le client. Et s il nous confi e un marché, c est avant tout parce que nous répondons à ses besoins», affirme Michel Jospin, directeur de l Atelier Reine Fabiola. Au niveau commercial, il faut aussi savoir anticiper, évoluer et rester attentif aux éventuelles opportunités. Une certaine flexibilité est ainsi demandée aux ouvriers de manière à ce qu ils puissent par exemple se réorienter vers une tâche autre que leur travail habituel. «Nous sommes cependant fi ers de pouvoir affi rmer que notre fi bre sociale est intacte et que nous engageons toujours des personnes de faible autonomie mais il nous a fallu nous donner les moyens de cette politique.» Propos de Michel JOSPIN Directeur de l Atelier Reine Fabiola Recueillis par Mélissa PIZZOLON

33 Emergences - Décembre connaissance mutuelle Pour quels services Colruyt s adresse-t-il à l Atelier Reine Fabiola? De nombreuses marchandises vendues chez Colruyt sont proposées aux clients en packs de plusieurs produits. Nous avons notre propre département de conditionnement et de mise sous film. Nous y emballons nos propres marchandises mais certains fournisseurs de marques «nationales» nous demandent de nous occuper du conditionnement de leurs produits. Nous devons donc sous-traiter avec plusieurs ateliers dont l Atelier Reine Fabiola pour faire face au volume que cela génère. Nous travaillons avec quelques entreprises de travail adapté. L ARF réalise pour nous des emballages ouverts (fardelages) ainsi que des emballages fermés, et depuis quelques années des assortiments de produits de différents parfums. Notre collaboration est quotidienne et fonctionne sur deux types de délais. Il y a tout d abord un service «24 heures» : ce qui part de chez nous le matin ou l après-midi revient le lendemain matin ou le lendemain après-midi. Cela concerne plusieurs camions par semaine. Le solde est traité dans un délai d une semaine. Ce travail demande une très grande organisation de part et d autre, comment se passe cette collaboration? Nous travaillons ensemble depuis à peu près 10 ans maintenant. Avec Nicolas, le responsable commercial, on se connaît bien mutuellement et on connaît aussi les nécessités de chacun. Quand on se parle, on se comprend vite! La personne chargée de la planification chez nous est en contact avec Michel, le contremaître de la mise sous film. C est une réelle collaboration qui tient compte des nécessités et possibilités de chaque partenaire avec comme objectif commun le respect des engagements. Les rapports sont très francs, on joue «cartes sur table». Chaque année, nous venons visiter l atelier et dans nos prévisions, nous essayons de respecter ses capacités en quantité de travail, sachant que celles-ci sont liées aux machines dont il dispose. Et puis tout au long de l année, les plannings sont envoyés à l avance pour faciliter l organisation. Les firmes pour lesquelles nous travaillons et qui veulent stopper un conditionnement, doivent le signaler au minimum deux mois à l avance de manière à prévenir l ARF et à lancer, si possible, un autre type de conditionnement (j ai plusieurs idées en attente) pour que le travail demandé ne diminue pas. Pour chaque nouvelle demande, je donne toujours des échantillons afin d éviter toute erreur due à un manque de communication.

34 34 Emergences - Décembre 2005 Quels sont les aspects positifs ou négatifs de cette collaboration? S il y avait du négatif, on ne travaillerait plus ensemble! Bien sûr, il y a parfois de petits problèmes, mais comme je l ai dit, on les règle au fur et à mesure de manière très franche. Les aspects positifs sont multiples. Mon premier critère lorsque je cherche un sous-traitant est de savoir s il ferme ou pas pendant les congés car, pour nous, le travail ne peut pas s interrompre ; et l Atelier Reine Fabiola maintient une permanence en juillet pour assurer le travail de Colruyt. Il y a aussi le prix, qui varie peu en général dans les entreprises de travail adapté ; je le connais, à peu de choses près, et cela me permet d anticiper et de prévoir plus facilement. La qualité de l emballage est importante, mais ça, on peut l avoir partout. Le respect des délais est primordial : il est facilité par le fait que les entreprises de travail adapté ont des accords entre elles pour s entraider lorsqu un travail est trop important. Je soulignerais aussi comme avantage le peu d erreurs commises lorsque les codes-barre sont collés et la gestion des stocks d étiquettes qui se fait aussi en collaboration. Un dernier aspect positif de notre collaboration s est révélé au fil du temps : nous cherchons ensemble des solutions pour gagner du temps et diminuer les prix et l ARF n hésite pas, si nécessaire, à réaliser des investissements dans des machines plus performantes. Une fois que je suis satisfait d une entreprise, mon souci est de diminuer le plus possible les coûts de transports, qui sont assez importants, et donc de remplir au maximum les camions. Ainsi, l avantage pour l Atelier Reine Fabiola est d être quasi assuré d une certaine quantité de travail, même s il y a de petites fluctuations. Nous essayons aussi de laisser ce que nous appelons un «stock tampon», c est-àdire un stock de marchandises à emballer dans un délai plus long, pour que l atelier ne doive pas stopper les chaînes de travail lorsqu un camion a du retard. Interview de Jacques VAN LENT Responsable emballage et conditionnement chez Colruyt Réalisée par Christine VAN HAUWAERT

35 Emergences - Décembre une grande flexibilité Pour quels services l entreprise Mactac est-elle cliente de l Atelier Reine Fabiola? Mactac est une entreprise qui fabrique de l auto-adhésif. L usine européenne et le siège social de Mactac Europe se trouvent à Soignies. Nous achetons à l Atelier Reine Fabiola entre et palettes par an. Les matières produites découpées en bobines ou en feuilles sont palettisées et stockées sur ces palettes et ensuite expédiées dans le monde entier sur ces mêmes palettes. Etes-vous satisfaits de cette collaboration? Oui. D ailleurs, nous travaillons avec l Atelier depuis la création de Mactac à Soignies en J occupe la fonction d acheteuse chez Mactac et je suis donc l interlocutrice directe ; je traite avec Nicolas, le responsable commercial de l Atelier Reine Fabiola. Nous sommes très satisfaits de la réponse donnée aux exigences du cahier de charges qui est souvent bien rempli. Le travail nous semble toujours être très bien préparé par le personnel qui encadre les travailleurs. Nous sommes aussi très contents des délais et surtout de la flexibilité. Les commandes passées en urgence sont quasi toujours satisfaites et la rupture de stock est très rare. Nous avons aussi très peu de soucis au niveau de la qualité et si occasionnellement un problème se pose, une équipe de l Atelier vient chez nous se rendre compte du problème sur place, ce qui facilite sa résolution. Il y a un réel échange dans les deux sens ; il arrive que certaines adaptations de fabrication soient proposées par l Atelier et il est même arrivé que Nicolas nous fasse des propositions pour réduire les coûts, en diminuant par exemple l épaisseur du plancher en aggloméré de la palette. Vous êtes-vous déjà rendue à l Atelier Reine Fabiola? Oui, j ai visité l Atelier avec un contremaître de Mactac. Nous avions un petit problème : les palettes étaient humides lorsqu elles arrivaient chez nous. C est en visitant les locaux de l Atelier que nous avons ensemble trouvé la solution. Les palettes sont maintenant rentrées un jour ou deux dans une chaufferie avant de nous être livrées! Etes-vous satisfaits des prix? Les prix ne sont ni plus ni moins élevés qu ailleurs mais la flexibilité est plus grande que dans les autres entreprises. Lorsqu on veut modifier quelque chose au niveau de la fabrication, cela ne prend pas des mois comme c est parfois le cas ailleurs, cela va très vite On ne sent pas de lourdeur administrative. Si j ai besoin d un renseignement, j obtiens une réponse très rapidement. Si Nicolas n est pas là, et bien qu il soit mon interlocuteur principal, on me passe Francis, le contremaître, alors que dans d autres entreprises,c est parfois très difficile d être mis en contact direct avec le responsable production! C est pourtant important pour nous d avoir aussi des contacts avec ceux qui sont directement impliqués dans la fabrication. Et puis, il nous arrive régulièrement de faire des demandes de dernière minute car c est parfois lorsqu une production est terminée qu on se rend compte qu on ne dispose plus de suffisamment de palettes. Il ne faut alors pas plus de deux heures pour qu on nous livre ce dont nous avons besoin. Interview de Pina LO RE Acheteuse chez Mactac Réalisée par Christine VAN HAUWAERT Site de Mactac à Soignies.

36 36 Emergences - Décembre 2005 souplesse et efficacité Cela fait de nombreuses années que nous faisons de la sous-traitance avec l Atelier Reine Fabiola dans le domaine du conditionnement. Nous avions un petit entrepôt à Marcinelle et travaillions à l époque avec sept ou huit sous-traitants, ETA ou autres entreprises. Il y a un an, Dupuis a repris Le Ballon qui édite des livres pour enfants et le travail de conditionnement a beaucoup augmenté. Nous avons construit le nouveau bâtiment à Fleurus et nous y avons prévu directement des locaux dédiés au sous-traitant, une formule sans doute peu courante. Nous accueillons donc quotidiennement une équipe de l ETA dans une surface de travail de 1600 m2. Les travailleurs disposent aussi de toilettes, de douches et d un réfectoire qui leur sont propres. Au lieu d assumer 30% de notre travail de conditionnement comme c était le cas avant, cette équipe en assume aujourd hui 70% alors que la quantité totale de travail a, elle aussi, considérablement augmenté. Elle assemble entre et présentoirs par an et confectionne à peu près un demi-million de packs de bandes dessinées. Cette manière de collaborer nous convient très bien car nous avons conservé les avantages du coût des ouvriers tout en augmentant la souplesse et l efficacité. Cela nous permet aussi de mieux contrôler la qualité du travail, étant sur place. La distance provoquait avant une certaine inertie pour le flux des marchandises qui devaient faire un aller-retour et aussi pour les flux complémentaires, comme par exemple une augmentation des quantités en cours de travail. Je tiens aussi à souligner l aspect humain de cette formule. Nous avions des craintes, au départ, à propos de la cohabitation des deux publics des deux entreprises. Nous avions d ailleurs conseillé de maintenir une certaine séparation entre les ouvriers, craignant un manque de compréhension. Nous pouvons dire aujourd hui que cette séparation a été tout à fait gommée car les choses se passent très bien et je pense que les yeux des ouvriers de Dupuis se sont ouverts. C est une réussite, secondaire mais importante. Le dialogue avec Nicolas s établit aussi très bien. C est un travail de collaboration mutuelle qui apporte une grande sécurité. Nous avons des projets d amélioration pour début 2006 : nous comptons installer des rouleaux transporteurs sur lesquels on mettra les présentoirs, ce qui permettra aux ouvriers de charger les boxes sans bouger de place. Propos de Jean-Baptiste BRIARD Manager distribution chez Dupuis Réalisée par Christine VAN HAUWAERT

37 En quoi consiste ton travail à l Atelier Reine Fabiola? Je travaille en Menuiserie. Je fais un peu de tout : on découpe des panneaux de bois, on met en peinture, on découpe des parquets qu on met ensuite en liasses, on répare des châssis chez des clients Aujourd hui, par exemple, je mets un meuble en peinture. Le matin, on voit notre chef et il nous dit ce qu on doit faire. Si on a besoin de lui dans la journée, on va le voir, si on a mal compris ce qu on devait faire ou si on ne sait pas comment faire quelque chose. Dans notre section, l ambiance est vraiment très bonne. Tout le monde s entend bien avec tout le monde. C est comme ça depuis que je suis là. Qu est-ce qui te plaît dans ce travail? Tout me plaît, tout ce que j ai à faire. J ai toujours aimé travailler dans le bois. Et puis, on apprend parfois de nouvelles choses. Tu vis chez tes parents? Avant oui, mais depuis trois ans je travail accompagné vis seul. Je loue une maison et je voudrais en acheter une. Vivre seul ça change beaucoup. Je dois faire attention à tout, à mon budget. Je dois apprendre à gérer mon argent. Il y en a d autres qui jettent leur argent par les fenêtres! J ai encore beaucoup de contacts avec mes parents qui habitent de l autre côté de la rue. Pour toi, quelles sont les particularités du travail dans une entreprise de travail adapté? Avant, je travaillais dans une entreprise qui s occupait d isolation. C était très diffi cile et très différent d ici. On était plus indépendant, on travaillait tout seul et j en ai vu qui ne parvenaient pas à démonter une machine et qui avaient leur C4. Il y avait un contremaître mais qui était beaucoup plus sévère qu ici. Tu n avais pas le temps de respirer. On faisait des plafonds et on devait porter toute la journée des plaques de laine de roche qui pesaient 50 kg. On devait parfois monter quatre étages à pied. J ai arrêté parce que c était trop dur. Ici, on travaille sérieusement, mais «je suis bien ici» Emergences - Décembre si tu as un problème tu vas voir Fabio et il te conseille! On n est pas seuls dans le travail. Depuis que je suis ici, cela fait treize ans, il y a une autre entreprise qui m a proposé du travail, mais je n ai pas accepté! Je me plais vraiment bien ici. Interview de Vincent RICHARD Section Menuiserie Réalisée par Christine VAN HAUWAERT «Je travaille à la Mise sous film, chez Michel, à la pose d étiquettes. Ça m est déjà arrivé d aller remplacer quelqu un à l emballage aussi. J aime bien changer de temps en temps. Michel est juste comme chef, quand il fait une remarque à un ouvrier qui ne fait pas bien son boulot, c est pour lui faire comprendre et qu il s améliore. Ça m est déjà arrivé et je ne le prends pas mal, je sais que c est pour un mieux. Travailler, ça me permet de gagner de l argent, de faire des connaissances, ça fait passer le temps aussi : quand je colle les étiquettes, je ne vois pas la journée passer. Je me suis fait copain avec d autres ouvriers de l atelier. Daniel, mon meilleur ami, travaille à la machine de mise sous film. De temps en temps, je vais chez lui. Moi, j habite au Centre Reine Fabiola, à la Maladrée. Avant, j habitais chez mes parents mais c est moi qui ai demandé à entrer au Centre. Je suis interne depuis J aime bien aller faire mes courses au Carrefour. Pour mon repas du soir, j ai le plat de la Cuisine centrale que je réchauffe et, parfois, je l améliore, je rajoute un petit quelque chose. J écoute beaucoup de musique : Claude François, Mike Brant, Joe Dassin, un peu de tout. Mais mon préféré c est quand même Claude François. J ai beaucoup de loisirs : le lundi, je fais du badminton avec ma copine Catherine ; le mardi du tricot 1 avec elle aussi ; le jeudi, piscine et le samedi, je fais mon nettoyage chez moi. Je suis bien ici à l ARF, je n ai pas envie de changer.» Propos de Daniel GOBERT Section Mise sous film Recueillis par Mélissa PIZZOLON 1 Activité proposée par le service des loisirs du Centre Reine Fabiola

38 38 Emergences - Décembre 2005 Depuis quand travailles-tu à l Atelier Reine Fabiola? J ai un contrat de six mois qui se terminera le 31 décembre. Avant j avais fait une formation en boulangerie puis j ai fait des stages mais ça n a pas marché. J ai accumulé de la fatigue et j ai dû arrêter parce que ce travail ne me convenait pas. Après, je suis venu ici et j ai fait un essai d une semaine, puis de deux semaines, puis d un mois. Ils ont vu que ça allait et j ai pu faire les six mois. Normalement, si tout va bien, et c est le cas pour l instant, j aurai mon contrat défi nitif. En quoi consiste ton travail? Ça dépend des jours. Je suis dans la section Mise sous film. On travaille sur table, on déballe des shampoings et on les remet en caisses. Puis on passe au suivant qui refait une palette et ça part vers les différentes machines. Parfois, je travaille de l autre côté, sur les chaînes et je déballe ou je mets en machine, par exemple par six. Qu est-ce qui te plaît dans ce travail? Ca me plaît beaucoup car c est simple comme travail mais il faut avoir un certain rythme. Au début, le goût d aller en machine j ai eu diffi cile mais maintenant ça commence à aller. J ai pris le goût d aller en machine c est agréable L ambiance est bonne et avec le contremaître, ça se passe bien. J aimerais bien rester. Tu vis chez tes parents? Oui mais j ai une copine et je vais chez elle souvent le week-end. Je l ai connue lorsque je faisais la formation en boulangerie. Elle, c était en informatique. Maintenant, elle cherche du travail. Elle voudrait venir ici, mais il n y a plus de place pour l instant. Quels sont tes hobbies? Avec ma copine, on va parfois au cinéma. Sinon, je regarde le foot et le tennis à la télé. J aime bien la musique aussi ; je ne sais pas si vous connaissez mais j aime bien Jenifer, je la trouve très naturelle! Tes parents sont contents que tu aies trouvé du travail à l Atelier? Oui parce que j ai certaines limites et pour eux, c est vraiment important que je trouve du travail. Ils ont bien compris que ça ne pouvait pas aller en boulangerie ; d ailleurs, je suis resté en bons termes avec le boulanger. Ça a été très dur pour moi qu on me dise que je ne pouvais pas travailler dans ce domaine-là car j aimais vraiment beaucoup! J avais surtout pris goût à la pâtisserie et maman m avait expliqué qu il n existait pas de formation rien qu en pâtisserie, qu il fallait que je fasse la boulangerie. De temps en temps, je fais encore des gâteaux, par exemple pour la fête des mères. Que fais-tu avec l argent que tu gagnes? Je mets tout de côté sur un compte pour plus tard, pour ma sécurité. Car il ne faut pas jouer avec l argent. Je trouve que mes parents m ont bien éduqué! Interview de Grégory MICELI Section Mise sous film Réalisée par Christine VAN HAUWAERT une vie en dehors du travail Colette Rousies travaille à la section Confection de l Atelier Reine Fabiola depuis Avant cela, elle était ouvrière dans une entreprise «classique» : «Je ne m y plaisais pas, je n aimais pas le travail que je faisais.» Son entrée à l ARF est le résultat d un petit coup de pouce du destin : «Mon frère travaillait ici à l époque et il m a dit qu on embauchait des couturières. Ce n était pas ma formation mais j ai quand même fait un essai, ça s est bien passé et j ai été engagée.» Colette habite Soignies et vient travailler en bus ou, plus original en moto! Son mari possède en effet un de ces engins à deux roues et c est parfois à deux qu ils prennent la route de l Atelier. Hé oui, car comme un grand nombre de couples, Colette et son mari se sont rencontrés sur leur lieu professionnel. C était il y a dix ans. Ils ont aujourd hui deux enfants : une grande fille et un petit garçon de six ans. A l arrivée de celui-ci, Colette a cessé de travailler pendant deux années. Une période où l ambiance et les collègues lui manquaient. «Quand j étais à la maison, il y avait un manque par rapport à mon travail. Je me demandais ce qui se passait au même moment à l Atelier. On s attache à ses collègues ; on passe fi nalement autant de temps, si pas plus, avec eux qu avec sa famille. Ici, on connaît pratiquement les prénoms de chacun.» Cette relation particulière, elle la ressent également avec Béatrice, la contremaître. «Ici, il y a un lien affectif avec les contremaîtres plus important que dans les autres entreprises, même si on garde le respect pour le chef. C est comme une amitié mais en

39 Emergences - Décembre tenant compte du fait que c est notre chef et que quand elle nous dit que c est comme ça, c est comme ça!» Colette est fière de son travail et s offusque parfois de la vision que peut avoir une personne lambda de l entreprise de travail adapté. «Pour beaucoup de gens, un atelier protégé, c est un endroit où il n y a que des personnes handicapées mentales alors que nous sommes mélangés, handicapés physiques et mentaux. Ils ne se rendent pas compte non plus qu on fait un vrai travail. Ils s imaginent parfois qu on fait du bricolage ici! Je le vois bien quand des clients ou des gens extérieurs viennent à l Atelier, ils sont étonnés de voir ce qu on sait faire et de la quantité qu on peut produire en une journée. Souvent aussi, ils n imaginent pas qu on n est pas tous internes dans une institution ou qu on a une vie à l extérieur du travail.» Propos de Colette ROUSIES Section Confection Recueillis par Mélissa PIZZOLON amoureux des forges de clabecq! Peux-tu me parler de ton travail? Ça fait deux ans que je travaille à Artibat. Je fais les peintures, je ponce, je gratte, je retire la moquette avec les autres. J ai découvert ce métier ici parce qu à l école j avais suivi une formation de plomberie/ zinguerie. Et comment, de plombier/zingueur, es-tu passé à la peinture? En fait, j ai commencé, quand j étais encore à l école, par faire des stages à Artibat et ça s est bien passé. Après ça, j ai failli travailler chez un plombier indépendant mais il n a pas pu m engager. Mon prof connaissait des gens à l ETA et il m a appris qu il y avait une place en peinture. Il m a demandé si j étais intéressé et j ai dit oui parce que du boulot, c est du boulot. Il y a certaines choses que je ne savais pas faire en arrivant et que je fais mieux maintenant. J ai appris à poncer convenablement, à bien préparer les pièces, à bien poser la première couche. Qu est-ce que ça a changé dans ta vie, le travail? Je suis content parce que maintenant je gagne ma vie. Depuis que je travaille, j ai passé mon permis, j ai une voiture et je vis dans un studio. Avant, j ai habité dans une maison communautaire pendant deux ans. C était pour commencer à découvrir la vie seul et apprendre à se débrouiller. J étais suivi par le SAPHO (NDLR : Service d Accompagnement pour Personnes Handicapées), un service d accompagnement et comme ils ont vu que ça se passait bien, j ai pu prendre un studio. Maintenant, je vis à Mons, je continue à être suivi mais je me sens beaucoup mieux depuis que j habite seul. Je fais mes courses moi-même, je cuisine, je vais au lavoir. J essaie toujours que ce soit bien en ordre chez moi. Gérer ton budget ne te pose pas trop de difficultés? Depuis le début, mon argent est géré par le SAPHO et placé sur un compte et je reçois une certaine somme par semaine. L assistant social voit comment je me débrouille avec et on augmente petit à petit cette somme. Ce n est pas toujours facile parce que j aime bien faire des achats dans les magasins. Au travail, ça se passe bien avec l équipe? Oui, il y a une bonne ambiance, c est détendu. J ai fait un stage chez un indépendant et ce n était pas pareil. Quand je faisais un truc de travers, je me faisais crier dessus. Avec Thierry, je peux parler, je sais qu il sera toujours là pour m écouter. Tu as des loisirs, des passions dans la vie? Je suis un passionné d aviation, je suis membre du Musée du Cinquantenaire à Bruxelles. On restaure des anciens avions, on ponce, on repeint. Sinon, j aime aussi aller faire des magasins pour m acheter des jeux vidéos, des CD. Quels sont tes projets ou tes rêves pour l avenir? Plus tard, j aimerais avoir ma petite maison avec mon petit atelier pour bricoler. Sinon, j ai un autre projet un peu fou en tête en ce moment : en me baladant, j ai découvert le site des Forges de Clabecq et j en suis tombé amoureux. Plusieurs fois, je suis entré pour jeter un œil et j y suis retourné souvent. J ai fait une demande pour pouvoir faire des photos. Et ce qui me plairait, c est de recréer ce site avec une maquette en bois pour que ça y ressemble vraiment, faire des traînées rouges pour la «lave». La machinerie est tellement énorme, moi, ça m impressionne. J aimerais garder une trace de tout ça. Ça, c est original comme projet! Oui (sourire radieux) Interview de David MILET Section Artibat/Espaces Verts Réalisée par Mélissa PIZZOLON

40 40 Emergences - Décembre 2005 «je m Épanouis ici» Alain Maton est entré à l Atelier Reine Fabiola il y a 17 ans. Très vite, c est à la section Paletterie qu il trouve sa place. Pour ne plus la quitter. «J ai un diplôme de menuisier. Ici, je m occupe des palettes et je fabrique les caisses. Je suis un des plus anciens de la section. Je fais mon boulot et je n ai pas à me plaindre : mon chef, Francis, est très sympathique. Le courant passe très bien entre nous et je m épanouis ici. Mon boulot me plaît bien, je fais un peu de tout. Il y a quelque temps, j ai passé mon permis B. J aime bien conduire et ça me permet d avoir des contacts avec l extérieur. Et dernièrement j ai demandé à Francis de pouvoir suivre la formation pour apprendre à conduire un clarck et il a accepté. J habite à Soignies depuis dix ans, c était plus près de l Atelier. Avant, je venais travailler en transports en commun mais maintenant j ai une voiture. Une fois ou deux par semaine, avec Philippe, un collègue, je vais boire un verre, discuter un peu. On parle d autre chose que du travail, de tout et de rien comme n importe qui. Je suis quelqu un qui ne sait pas rester à rien faire. Même pendant la pause. Je mange ma tartine puis je m embête vite alors je bricole un peu. Quand je suis chez moi, c est la même chose, il faut toujours que je m occupe. Je suis marié avec quelqu un qui a résidé au Centre Reine Fabiola. Au début, quand on a commencé à vivre seuls, il y avait quand même un suivi du Centre puis on a acquis de l expérience dans la vie à deux et maintenant ça se passe bien. Claudine me demande parfois comment ça se passe à mon travail et je lui raconte. J ai un frère qui est commissaire de police. Sa femme vient d avoir un bébé. Moi, j ai un petit neveu de plus et je suis tonton pour la troisième fois! On loue une maison mais on aimerait bien en acheter une. Une petite mais avec un établi où je pourrais travailler et avec une deuxième chambre pour que les amis qui viennent passer une soirée puissent rester dormir.» Propos d Alain MATON Section Paletterie Réalisée par Mélissa PIZZOLON des projets «comme tout le monde» En quoi consiste ton travail à Valnico? C est moi qui m occupe des colis. Je prépare les commandes avec la quantité qu il faut de chaque produit et je mets en boîte. Je vérifi e toujours bien mes commandes. Ça va faire trois ans et demi que je fais ça ; avant j étais à la Paletterie où je suis resté 19 ans et demi. J ai dû arrêter à cause de problèmes de dos. Tu habites la région de Soignies? Non, je vis à Mons, dans un appartement. Je pars de chez moi à 6h le matin et je prends le train jusqu à la gare de Soignies, puis le bus. Je préfère Mons à Soignies parce qu il y a plus d activités à faire et les magasins sont ouverts plus tard. Quand je rentre le soir, je prends une douche et je ne bouge plus, je me fais à manger et je regarde les informations. Pendant mes loisirs, j aime bien jouer au tennis. Avant, je faisais beaucoup de basket et de foot. J ai une copine. On a chacun notre appartement mais, le weekend, on dort une fois chez elle, une fois chez moi. C est important pour toi de travailler? Oui, c est important. Ça permet de gagner de l argent. Il faut savoir gérer son budget : d abord il faut payer les factures et s il reste des sous, on peut s offrir un petit extra! Pour moi, ça n a pas été trop dur parce que je suis allé à l école loin de mes parents, à Namur, donc j ai appris à me débrouiller. Je dormais là-bas la semaine et je revenais le samedi. T arrive-t-il de parler de ton travail avec des amis ou ta famille? Oui avec mes deux frères ou mes deux sœurs. Avec mon père aussi. Que fais-tu pendant ton temps libre? Parfois, je vais au restaurant avec ma copine ou on va voir sa famille ou la mienne. Quand j étais petit, je voulais être jardinier ; alors, j aime bien tondre la pelouse, couper les haies et nettoyer les bordures quand je vais chez mes parents. Par contre, le bricolage, ce n est pas ma tasse de thé. Tu as des projets? Oui, comme tout le monde. Je voudrais acheter une petite maison avec ma copine. Ce serait bien. Je crois que c est possible, je ne suis pas dépensier, je suis économe. Interview de Jean-Pierre DELIGNIES Section Valnico Réalisée par Mélissa PIZZOLON

41 Emergences - Décembre de l importance de se sentir utile Travailler avec des personnes handicapées, une vocation, un hasard? Un peu des deux pour Thierry. Il aimait transmettre son savoir-faire de peintre et, un jour, «l occasion a fait le larron» Thierry est depuis maintenant 8 ans chef d équipe d Artibat. Il gère un groupe de quatre travailleurs. Ses missions : la gestion du chantier de A à Z, en ce compris les commandes de matériel, la répartition du travail entre chacun et le suivi du travail. Il doit aussi évaluer l évolution de chaque ouvrier, tenter de cerner ses points forts et ses faiblesses. Un rôle à forte composante pédagogique car il l avoue : «Je dois parfois répéter 10 fois ou 20 fois la consigne et de différentes façons.» Car le travail ne manque pas, il faut suivre la cadence tout en assurant la qualité. Mais l aspect éducatif de son métier ne le rebute pas, au contraire! Sinon comment expliquer qu un peintre indépendant vienne travailler dans une entreprise de travail adapté et se montre aussi enthousiaste pour son «nouveau» métier? Son parcours n est cependant pas totalement le fruit du hasard. «Quand j étais indépendant, j avais souvent des stagiaires envoyés par l IOS (Ndlr : Intercommunale des Œuvres Sociales) et ça me plaisait beaucoup de pouvoir leur apprendre des choses, je me sentais dans mon élément.» Alors le jour où il voit une annonce de peintre pour l Atelier Reine Fabiola, il n hésite pas et se lance. «Je recherchais le contact avec les personnes handicapées, j avais envie de leur apprendre ce que je savais de mon métier. J ai appris assez vite comment leur expliquer les tâches à faire, ça a été très naturel. C est très différent du travail d indépendant. Ici, j ai vraiment l impression de donner, de partager avec des personnes motivées qui veulent travailler et s insérer socialement. Ça peut paraître prétentieux mais ça me fait du bien de savoir que je les aide à avancer, je me sens utile et c est très important pour moi!» Entre Thierry et les membres de son équipe, ce sont des liens très forts qui se sont tissés. «Ils me demandent parfois conseil, me confi ent ce qui ne va pas parce qu ils savent que je ferai ce que je peux pour les aider. Je me sens clairement une responsabilité envers eux.» Si sa motivation, en venant travailler à l ARF, n avait rien de financier, Thierry est certain d y avoir trouvé un enrichissement personnel Interview de Thierry DECHAMPS Responsable d Artibat Réalisée par Mélissa PIZZOLON Bureaux et ateliers 3, rue du Clypot B-7063 Neufvilles Tel. 067/ Fax : 067/ [email protected] Entreprise de Travail Adapté Siège social 455, rue de Neufvilles B-7063 Neufvilles

42 42 Emergences - Décembre 2005 Baléares Le séjour aux Baléares, malgré un programme impeccablement rôdé, réserve toujours au moins une incertitude : «Que va nous réserver la météo?». Cette année, elle a été plus que clémente : il a fait un temps splendide à Majorque et les vacanciers sont rentrés avec de belles couleurs! Les températures étaient si douces qu ils ont même pu profiter de la piscine de l hôtel. Les animations en soirée ont fait l unanimité et, notamment, les jeux scéniques où les résidants ont pu juger du talent de comédiens de leurs éducateurs, chargés d interpréter des situations cocasses entre un animal et son dompteur. Parmi les classiques des classiques, citons notamment la visite à la caserne, la célèbre balade en petit train et l excursion en bateau. Relevée par de nombreux participants : la journée détente à la plage avec sa mémorable partie de foot durant laquelle beaucoup de joueurs ont montré leur adresse, ballon au pied. Après le match, il faut récupérer! Courir dans le sable, ça use, ça use Le partage et l échange étaient, comme chaque année, au centre de ce séjour et c est ce qui en fait une réussite! par sympathie 078/ Entretien et gestion d installations techniques Agence de Mons Tél. 065/ Emergences 45 Fax 065/ septembre 2005 PROTHÈSE - ORTHÈSE BANDAGISTERIE Cewalor sprl rue de la Neuville, 70 B Charleroi Tél. 071/

43 Emergences - Décembre MAISON MAETENS vous propose des fruits, légumes, pommes de terre, fleurs et plantes. Chaussée de Braine, 58 B Soignies Tél. 067/ MENU & Fils Viande et charcuteries en gros pour collectivités 069/ rue Catherine B Naast Tél. 067/

44 44 Emergences Simpélourd 2005, - Décembre 2005 spectacle assuré! «Simpélourd», ce personnage du ufolk-!laconfrériedesgéantsaébloui a ébloui géantsontremportéunfrancs succès lore sonégien qui, selon les versions de la légende, est un mari trompé «simple et lourd» ou un habitant qui s était attiré les moqueries de ses camarades après leur avoir joué un mauvais tour, est bien connu des habitants de Soignies. Un public nombreux était venu, le samedi 15 octobre 2005, applaudir «Simpélourd» ainsi que de nombreux groupes, fanfares ou majorettes qui assuraient l animation. Et, parmi les différents cortèges, celui du Centre Reine Fabiola n avait pas à rougir de la comparaison! Bien au contraire tous les spectateurs avec ses personnages hauts en couleurs : l»oracle de Lumière», un cracheur de feu, des échassiers, des «Longs Bras», des «Ballonmans», le «Maître de Musique» et ses «Radiomans», des percussionnistes, des «Grosses têtes» et un Géant, des Ambassadeurs, une Papamobile et le terrible «Ogre des bandes sonores» tracté par ses galériens. Bref, le public ne savait plus où donner de la tête! Le costume de l Oracle de Lumière et son masque, scintillant de mille feux, ont attiré tous les regards. Les ballons auprès des enfants qui se bousculaient pour pouvoir les faire rebondir. Les Longs Bras ont montré un bel exemple de proximité avec le public. Les résidants qui incarnaient ces personnages ont pris de véritables bains de foule. Le cortège s est dispersé sur la place de Soignies non sans avoir enchaîné farandoles et pas de danse au rythme endiablé de la fanfare. C est sûr, la troupe du Centre Reine Fabiola a mis de l ambiance! La soirée s est clôturée par un grand feu d artifice. Ets Hugues Dujardin Mons Tél : 065/ Matériel d alimentation Epices - Boyaux CLIM ATELIER REINE FABIOLA A.S.B.L. Entreprise de Travail Adapté Menuiserie - vitrines, présentoirs caisses spéciales, coins, chevalets échantillonnage - rue du Clypot 3, B Neufvilles Tél.: 067/ Fax : 067/ Cafés Zone industrielle rue du Plavitout 166 a B Mouscron Tél. 056/ Fax : 056/

45 Emergences - Décembre SA par sympathie Charpente - Zinguerie - Cheminées Isolation - Plates-formes & Bardage Route de la Boule, Quaregnon Tél. : 065/ rue Chanoine Scarmure, 36 B-7060 Soignies Tél. 067/

46 46 Emergences - Décembre 2005 Derrière le tableau Ce fut une soirée très intéressante que celle du 26 octobre 2005 où Angelica Ferrant, artiste peintre et maman de Marc-Olivier, décédé en 2004, a convié les résidants à un échange sur l émotion que peut susciter une œuvre d art. L approche fut toute simple puisque nous avons eu l occasion de «El vieil citrouille» au Masy projeter des reproductions d œuvres de grands maîtres et que chacun a pu expliquer lors de la séance ce qu il y voyait et en ressentait. Les discussions furent très riches et intéressantes. Ce débat faisait suite à l exposition d huiles sur toiles d Angelica Ferrant qui s est tenue au mois de septembre dernier, sur La fête de la «vieille citrouille» organisée par le Masy a rassemblé 165 résidants qui ont fêté comme il se doit la cinquième édition de cet événement toujours d actualité. Cette année, les organisateurs n ont pas manqué d idées et ont imaginé un concours de «mise en valeur de la saveur de la citrouille». Pour cela, il fallait des éducateurs de foyers d hébergement et des résidants présentant quelques affinités avec l activité culinaire. A cela, ajoutez un soupçon de créativité et d imagination, une grosse poignée de plaisir et de bonne humeur et vous obtenez de délicieuses recettes. Cinq juges ont accepté de mettre leurs papilles à disposition pour savourer les fabuleux mets confectionnés par onze foyers d hébergement. Comme dans tout concours, un gagnant a été élu! Cette année, ce fut le Godimont, suivi de très près par la Motte. les sites de la Villa, de l Aubade et du Hameau. Ces toiles y étaient réunies sous le titre «A mon fils Marco. Tout le visible tient à l invisible.». Une expo qui restera dans les mémoires. Yves Poelman La soirée s est poursuivie par le traditionnel souper aux fromages et, bien sûr, la fameuse soupe à la citrouille, recette secrète du Masy. Vint ensuite le gâteau tant attendu. Mais les convives n ont pas eu le temps d emmagasiner les kilos car, dès le début de la soirée dansante, tous se sont précipités sur la piste. La super ambiance de cette «vieil citrouille» ne donnait qu une envie : recommencer dès l année prochaine! Petit potiron deviendra grand Toujours dans le domaine du potiron En parcourant un journal de la région, un des éducateurs du Jardin du Plantin est tombé sur l annonce d une foire au potiron à Braine L Alleud. Au programme de cette foire, un concours qui récompensait le plus gros spécimen de la famille des cucurbitacées. Une aubaine pour Jean- Marie, un des travailleurs de l atelier, qui, du semis à la récolte, chouchoute avec soin ses potirons. C est décidé, il participera au concours et a remportera haut la main le prix du plus gros potiron! Alors que ceux des autres participants approchaient péniblement les 60 kilos, le sien affichait allègrement 64 kilos sur la balance! Jean-Marie a ainsi remporté une coupe dont il est très fier! Repas aux boudins aux Résidences Les barbecues ont chauffé le samedi 1 er octobre aux Résidences! Toute l équipe du foyer a mis la main à la pâte pour faire du traditionnel repas aux boudins une réussite et ce fut assurément le cas. 150 résidants tous foyers confondus se sont régalés de boudins blancs ou noirs, compote et frites. Un repas bien copieux qui leur a donné des forces pour se trémousser sur la piste de danse et pour pousser la chansonnette au karaoké. Une excellente ambiance régnait ce jour-là et tous les participants se sont formidablement bien amusés. Que demander de plus?

47 Emergences - Décembre «Étrangers parmi nous», apprendre pour comprendre Partant du constat qu il existe des origines culturelles diverses au sein des personnes accueillies du Centre Reine Fabiola et de la volonté que la différence ne soit pas une source de rejet, le groupe Agora (Animation philosophique et religieuse) proposait au mois d octobre «Étrangers parmi nous». Cette animation s inscrivait dans la lignée de la précédente «Visite des maisons de Dieu» qui avait pour but la découverte d autres religions que le catholicisme mais aussi celle des valeurs laïques. Le Perron-Grenier-Castel entretient depuis quelques années des relations privilégiées avec l institution pour enfants «Le Gai Logis». Le foyer organise en effet tous les ans une récolte de jouets, de livres et d articles de décoration destinée à ces enfants. Cette fois, c est une après-midi ludique qui réunissait les résidants du Centre Reine Fabiola et ceux du «Gai Logis». Elle Des thèmes assez ardus mais qui n en sont pas moins accessibles aux personnes handicapées pourvu qu ils soient abordés de manière simple - mais non simpliste - et avec pédagogie. Des stands d information sur les trois croyances de la famille chrétienne : protestante, orthodoxe et catholique renseignaient tous les curieux. A la demande générale des participants a aussi été programmée ce jourlà une introduction au bouddhisme. De multiples intervenants étaient présents et ont répondu Journée Mondiale des Sourds «Abracadabra» comportait trois parties : des jeux et des chants, ensuite un spectacle de magie et, enfin, un conte vivant. C est Yves Fleuri qui, sous sa casquette de magicien, a fait apparaître et disparaître ses foulards et a effectué quelques tours avec des cartes à jouer. Pour le conte vivant, les éducateurs du Perron- Grenier-Castel se sont glissés dans la peau des personnages pour donner aux nombreuses questions. Les mots d ordre de cette rencontre : tolérance, dialogue et respect de l autre. Le petit goûter qui a suivi a été fort apprécié et dégusté au son de la musique orientale jouée par deux des éducateurs présents. Une conclusion sympathique à une journée instructive Au mois de septembre, le groupe de résidants qui suit la formation en langue des signes au Sefope, accompagnés d un formateur et de deux éducatrices, a pris part à la Journée Mondiale des Sourds. Cet événement, qui se déroulait à Bruxelles, compte parmi les plus importants de l année pour la communauté sourde parce qu elle y trouve l occasion de sensibiliser le grand public à la surdité. L entrée était gratuite et ouverte à tous, «entendants» ou malentendants. L ambiance était incontestablement conviviale avec des stands tenus par diverses associations, des conférences-débats et de nombreuses animations. Ce jour-là, un cortège a également sillonné le centre de Bruxelles. Il était facile d en reconnaître les participants ; leur signe particulier : ils portaient tous des gants blancs, symbole de la langue des signes. Cette Journée Mondiale vie à une histoire qui a fait s écarquiller les yeux des plus petits. Ce fut une expérience très riche en émotions pour les personnes handicapées. Yves a d ores et déjà manifesté son intention de resigner pour une autre démonstration de ses talents de magicien! Clôture en beauté avec un goûter : cacao et cougnolles pour tout le monde! des Sourds ne se limitait pas, comme son nom l indique, à la Belgique puisqu elle était organisée simultanément dans de nombreux pays sous l égide de la Fédération Mondiale des Sourds. Cette participation était une grande première pour les personnes malentendantes résidant au Centre Reine Fabiola mais elles sont déjà partantes pour renouveler l expérience l année prochaine!

48 48 Emergences - Décembre 2005 DÉJÀ PARUS REVUE TRIMESTRIELLE DU CENTRE REINE FABIOLA n 1 - Mars (numéro épuisé) n 2 - Juin (numéro épuisé) n 3 - Septembre Spécial 30 ème anniversaire n 4 - Décembre 1993 n 1 - Mars Des hommes et des femmes n 2 - Juin Droit de cité n 3 - Septembre Carrefour des parents n 4 - Décembre (numéro épuisé) n 1 - Mars 1995 n 2 - Juin Image et estime de soi Cassette vidéo : «Les traces dans le miroir» (19 min.) n 3 - Septembre Carrefour des parents n 4 - Décembre Spécial fête n 13 - Mars Les passions n 14 - Juin Droits et devoirs Cassette vidéo : «Je peux, tu dois, nous avons des droits» (28 min.) n 15 - Septembre Carrefour des parents n 16 - Décembre Voisins, voisines n 17 - Mars La formation Cassette vidéo : «Le champ des possibles» (31 min.) n 18 - Juin Les loisirs n 19 - Septembre Carrefour des parents n 20 - Décembre L art de la fête n 21 - Mars Vive les vacances Cassette vidéo : «Tout à loisir» (35 min.) n 22 - Juin De la demande à l accueil n 23 - Septembre Carrefour des parents n 24 - Décembre De l accueil à l intégration n 25 - Mars Les signes du lien (1) (amours, mixités) n 26 - Juin Les signes du lien (2) (parcours à deux) Cassette vidéo : «Les signes du lien» (37 min.) n 27 - Septembre Carrefour des parents n 28 - Décembre Temps composés n 29 - Mars Le Centre Reine Fabiola de Neufvilles n 30 - Juin Expressions n 31 - Septembre Carrefour des parents Cassette vidéo : «Le Centre Reine Fabiola» (33 min.) n 32 - Décembre Campagn Art n 33 - Mars La conquête de l espace n 34 - Juin Numéro vert n 35 - Septembre L accompagnement de aînés (1) n 36 - Décembre L accompagnement de aînés (2) n 37 - Mars Raisons d être n 38 - Juin Un mental de vainqueur n 39 - Septembre Petit traité de l art d être bien en sept leçons n 40 - Décembre Spécial Baléares n 41 - Mars Le Centre Reine Fabiola de Neufvilles n 42 - Juin Sens dessus dessous n 43 - Septembre Petit traité de navigation en eaux profondes de rêve et de réalité n 44 - Décembre En route! déplacements et mobilité n 45 - Mars La Fratrie a 18 ans n 46 - Juin Je suis moi Hors-série - Août Le Centre Reine Fabiola de Neufvilles n 47 - Septembre Petit traité d exploration du monde n 48 - Décembre Actualités 2005 n 49 - Mars Bâtir un projet pas à pas n 50 - Juin Question de savoir-faire n 51 - Septembre Le bonheur dans tous ses états n 52 - Décembre L Atelier Reine Fabiola Si vous désirez vous procurer un ancien numéro de la revue Emergences (3,50 euros) ou une cassette vidéo VHS Pal (12,50 euros), envoyer votre commande par courrier à Christine Van Hauwaert Service Communication du Centre Reine Fabiola rue de Neufvilles - B 7063 Neufvilles

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