STAGE PROFESSIONNEL DE Photothérapie syntonique

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1 STAGE PROFESSIONNEL DE Photothérapie syntonique Résidence Internationale de Paris octobre 2006 La photothérapie syntonique est une forme de thérapie non-invasive, en mesure d apporter des améliorations majeures à des patients soigneusement choisis. Les patients les plus susceptibles de bénéficier de ce traitement présentent, non pas un ou deux, mais plusieurs défauts visuels. Généralement, ils ont des problèmes de mobilité oculaire, d accommodation, de discrimination visuelle, de binocularité; ils souffrent également d une incapacité à traiter l information visuelle ainsi que de rétrécissements des champs visuels. La médecine de l énergie, qui comprend également différentes formes de photothérapie, est en train de devenir rapidement un phénomène global utilisé par divers professionnels de santé, des médecins aux chiropracteurs, acupuncteurs, kinésithérapeutes et psychologues. Elle est, à notre avis, la médecine de l avenir. Les optométristes qui pratiquent une thérapie visuelle devraient faire une étude objective des thérapies lumineuses, en particulier de la photothérapie syntonique, non seulement dans le but d aider leurs patients à obtenir un meilleur fonctionnement global, mais également de tenter d inclure l optométrie dans le domaine de la photothérapie. Nous avons une situation unique nous permettant d utiliser cette thérapie lumineuse testée par le temps et que de nombreux optométristes utilisent depuis presque 70 ans. Ce stage, (la journée du samedi 14 et la matinée du dimanche 15 octobre 2006), sera animé par Ray Gottlieb O.D., PH.D, Doyen du College of Syntonic Optometry, USA et Sarah Cobb, Vision Therapist et Directrice Administrative du College of Syntonic Optometry.. Ces deux professionnels en optométrie syntonique animent des stages sur la photothérapie syntonique dans le monde entier. (Voir leur biographies). Prix du stage : Réglé avant après après 30 juin 1 er juillet 1 er Septembre Sans hébergement Avec hébergement au R.I.P. en chambre partagée Pour 1 nuit Avec hébergement au RIP, en chambre partagée Pour 2 nuits (Supplément de par nuit pour chambre individuelle) Les prix comprennent les frais du stage, deux pauses par jour, déjeuner le samedi et le dimanche, les frais de salle..lieu du stage : Résidence Internationale de Paris, 44, rue Louis Lumière, Paris, Métros : Porte de Bagnolet ou Porte de Montreuil Bulletin d inscription ci-après Pour tout renseignement : Association L Art de Voir, Téléphone ou Le bulletin d inscription peut-être téléchargé en vous rendant sur le site de l association L Art de Voir :

2 L admission à ce stage sera définitive après réception de votre bulletin d inscription dûment rempli, signé et accompagné de votre chèque. Bulletin d inscription Stage de Photothérapie Syntonique 14 et 15 octobre 2006, Paris animé par Ray Gottlieb O.D., PH.D et Sarah Cobb, Vision Therapist Mr Mme Mlle NOM... Prénom... Profession... Téléphone Fax... Adresse... Code Postal... Ville... Pays... Je choisis la formule : réglée avant après après 30 juin 1 er juillet 1 er septembre Stage sans hébergement : Stage avec hébergement 1 nuit Stage avec hébergement 2 nuits Règlement par chèque à l ordre de l Association L Art de Voir A adresser avec ce bulletin au : Hameau de Tournefort, F Rognes Date et signature :... Association L Art de Voir Hameau de Tournefort F Rognes Tel : +33 (0) / Site : N Siren : , N Siret : , Code APE : 913 E

3 Ray Gottlieb : Optométriste fonctionnel, Ray Gottlieb, O.D., PH.D., FCOVD, FCSO, est connu pour son travail innovant dans l éducation visuelle holistique, particulièrement en ce qui concerne le strabisme, l amblyopie, les problèmes visio-moteurs et visio-perceptuels, la myopie, la presbytie, les lésions cérébrales et le stress visuel. Il est leader dans le développement de la thérapie par les lumières de couleur (syntonique) pour les troubles visuels et neurologiques. Il est actuellement doyen du College of Syntonic Optometry. Son expérience dans l enseignement comprend deux écoles d optométrie, une école médicale en ophtalmologie, deux hôpitaux psychiatriques ainsi que le département de piano d une école de musique. Il était rédacteur de recherche et directeur général du Brain/Mind Bulletin, un bulletin concernant le cerveau et la société. En tant que jeune optométriste, Ray a utilisé la méthode Bates pour vaincre sa myopie, et plus tard, la presbytie. Il explore depuis de nombreuses années l aspect holistique de l amélioration visuelle en se formant à la thérapie de massage professionnel et en partageant un cabinet avec Meir Schneider au début de leurs carrières. Au cours des années, il a trouvé sa propre application de la méthode Bates, en lui apportant une originalité et une compréhension psychologique profonde. Ses nombreux articles et publications comprennent son doctorat (Ph.D) et un article sur les aspects neurologiques et psychologiques de la myopie ainsi qu un ouvrage récent «Attention and Memory Training : Stress-Point Learning on the Trampoline». Sa nouvelle méthode «Read Without Glasses Method (Lisez sans Lunettes) un programme pour vaincre la presbytie, est disponible en langue anglaise sur DVD et cassette audio. Pour plus d informations, visitez Ray intervient fréquemment dans des conférences régionales, nationales et internationales sur l optométrie fonctionnelle, la vision holistique, la santé et la psychologie. C est un enseignant d une générosité extraordinaire. Sarah Cobb : Sarah a débuté sa vie professionnelle en tant que spécialiste des problèmes de lecture. Après avoir réalisé que ces difficultés résultent souvent de problèmes visuels, elle commença une carrière en tant que thérapeute visuel optométrique qui dura 25 ans. Aujourd hui elle pratique la syntonique (la photothérapie optométrique), et enseigne sur la lumière, la vision et les problèmes de lecture. Elle a écrit plus de 20 articles sur l optométrie fonctionnelle et la lumière dans les publications de l Optometric Extension Foundation et pour le College of Syntonic Optometry. Sarah est rédactrice en chef du Journal of Optometric Phototherapy. Pendant plus de 10 ans, elle a été présidente de l association des thérapeutes visuels du Sud- Ouest des Etats-Unis. Elle a fait partie du Conseil de Rédaction du Journal of Behavioural Optometry et elle a créé de nombreuses échelles de lettres utilisées dans l éducation visuelle. Sarah a été intervenante dans plusieurs conférences internationales sur la lumière et le son, dans les conférences du College of Syntonic Optometry et dans la 19 ème Conférence Internationale de Vision Holistique à Madère. En 2004 lors d un stage de quatre jours, elle a enseigné, avec Ray Gottlieb, les utilisations thérapeutiques de la couleur pour les enseignants de la méthode Bates et en 2005 elle a animé des stages sur la mesure du champ visuel au Monocrom Institute à Londres et à la 20 ème Conférence Internationale de Vision Holistique à Gênes, Italie. Elle est également écrivain de fiction. Pour des informations sur la photothérapie syntonique en anglais, visitez : Association L Art de Voir Hameau de Tournefort F Rognes Tel : +33 (0) / Site : N Siren : , N Siret : , Code APE : 913 E

4 La Photothérapie Syntonique Ray Gottlieb O.D., Ph.D et Larry Wallace, O.D., 2001 Journal of Behavioral Optometry, Vol. 12 / 2001, n 2, p.11 Introduction La photothérapie syntonique peut être un ajout significatif à l éventail thérapeutique de l optométrie fonctionnelle. Utilisée de façon appropriée, conjointement aux approches traditionnelles de l optométrie fonctionnelle, elle permet une augmentation spectaculaire de l efficacité, de la vitesse et du taux de succès de la thérapie visuelle. 1-5 Les optométristes utilisent également la photothérapie syntonique seule, pour soulager des douleurs oculaires, des maux de tête et une sensibilité à la lumière qui ne peuvent être traités par les moyens classiques. 4 Cet article constitue une synthèse de la photothérapie syntonique et un résumé des recherches concernant l impact de la lumière sur les processus de la vie. La médecine de l énergie, qui comprend également différentes formes de photothérapie, est en train de devenir rapidement un phénomène global utilisé par divers professionnels de santé, des médecins aux chiropracteurs, acupuncteurs, kinésithérapeutes et psychologues. Elle est, à notre avis, la médecine de l avenir. Les optométristes qui pratiquent une thérapie visuelle devraient faire une étude objective des thérapies lumineuses, en particulier de la photothérapie syntonique, non seulement dans le but d aider leurs patients à obtenir un meilleur fonctionnement global, mais de tenter également d inclure l optométrie dans le domaine de la photothérapie. Nous avons une situation unique nous permettant d utiliser cette thérapie lumineuse testée par le temps et que de nombreux optométristes utilisent depuis presque 70 ans. La photothérapie syntonique La photothérapie syntonique est une forme de thérapie noninvasive, capable d apporter des améliorations majeures à des patients soigneusement choisis. Les patients les plus susceptibles de bénéficier de ce traitement présentent, non pas un ou deux, mais plusieurs défauts visuels. Généralement, ils ont des problèmes de mobilité oculaire, d accommodation, de discrimination visuelle, de binocularité; il souffrent également d une incapacité à traiter l information visuelle ainsi que de rétrécissement des champs visuels. 1

5 Un protocole de traitement type demande une séance de 20 minutes sur un minimum de trois jours consécutifs par semaine, pour un total de 20 séances. Les lampes utilisées dans la thérapie projettent de la lumière blanche à travers des filtres (un appareil utilise des filtres à bande étroite d interférence) sur une lentille de verre opaque. Dans une pièce sombre, le patient regarde un cercle de lumière rayonnante d un diamètre de 50mm, à une distance d environ 50cm. Des filtres spécifiques sont prescrits pour chaque condition oculaire. Le protocole de fréquence du traitement sera décrit plus loin. Le diagnostic est posé en fonction de l histoire du patient, de ses symptômes actuels et de l évaluation clinique. Le succès du traitement s évalue selon le changement des symptômes, du comportement (humeur/attitude, capacité de gérer et habilité verbale et sociale), de la performance (académique, athlétique et expressive) et des changements au niveau des tests optométriques. L évaluation syntonique donne une grande importance aux réactions pupillaires et aux champs visuels. L Evaluation de la pupille L examen optométrique de la pupille fait partie de la routine, tenant compte particulièrement des différences de taille, des réflexes directs et consensuels et des réactions de Marcus-Gunn. Nous proposons d inclure l observation soignée du relâchement excessif de la pupille. Quand un patient dans une pièce sombre, regarde une cible distante en vision binoculaire et que la lumière d une lampe-stylo tenue à 7-8cm est dirigée vers la pupille d un oeil, il est normal que la pupille se contracte et reste contractée pendant au moins dix secondes. La relâchement pupillaire a lieu quand la pupille se dilate en quelques secondes. Le relâchement pupillaire est fréquent, particulièrement chez les enfants qui manifestent une faiblesse dans plusieurs aspects de l examen optométrique ou chez les patients souffrant de stress émotionnel, ou encore d un état toxique ou traumatique. L importance du relâchement correspond souvent à un rétrécissement des champs visuels et à un déséquilibre du système nerveux autonome. L Evaluation fonctionnelle du champ visuel. Les champs sont mesurés avant le traitement et après six à huit séances syntoniques afin de mesurer le progrès et de déterminer s il est nécessaire de changer les filtres à la fin du traitement et lors d un suivi trois à six mois plus tard. La réduction des champs s améliore aisément par le traitement syntonique et cette amélioration se traduit par des bénéfices souvent observés au niveau du confort, de l efficacité, et de la confiance en soi du patient, ainsi qu au niveau de sa vision binoculaire/fonctionnelle. Le rétrécissement des champs visuels périphériques est considéré traditionnellement comme le résultat de déficits anatomiques au niveau de la rétine, des voies optiques ou du cortex. Toutefois, ils peuvent également être provoqués par la fatigue, la détresse émotionnelle ou une 2

6 inflammation autour du nerf optique. Les mesures des champs visuels de patients atteints du syndrome de Tourette montrent des déficits singuliers et inconstants des champs. 6 Un rétrécissement fonctionnel des champs chez les enfants n est pas rare. Des études faites depuis 1927 montrent que 9 à 20% d enfants scolarisés ont des champs de moins de 15 de diamètre. Certains enfants perdent tout sauf 1 ou 2 de la partie centrale de la vision. Nous avons observé qu en général, un rétrécissement des champs visuels était lié à des capacités visuelles fonctionnelles insuffisantes et à des déficits généraux de l apprentissage et de la performance. Strabiques et amblyopes ont souvent des champs visuels rétrécis dans un oeil ou dans les deux yeux. Nous émettons également l hypothèse qu un rétrécissement des champs peut être lié à une instabilité binoculaire, puisqu il est difficile de maintenir la fusion si les champs n ont que 2, 3, ou même 10 de diamètre. Parfois les taches aveugles (papilles) sont deux ou trois fois plus grandes que normal. Les optométristes syntoniques utilisent le «campimètre», un appareil qui permet de mesurer manuellement l étendue du champ visuel. Ils mesurent soigneusement la partie centrale de 60 avec une cible blanche de 1.5 sur fond noir Pendant que le patient fixe un point central, la cible est déplacée à partir de la périphérie, depuis le non-vu jusqu à ce qui est perçu dans le champ. L optométriste se place de façon à pouvoir vérifier la fixation du patient et reste en communication rapprochée avec lui. Les méthodes de seuil de mesure du champ visuel ne révèlent pas toujours une perte fonctionnelle dans le champ. Une étude récente qui comparait les champs visuels de seuil et kinestésiques, montrait que les simples champs visuels kinestésiques donnaient une meilleure corrélation avec les symptômes cliniques et étaient plus faciles à utiliser chez les enfants. 11 Le «frequency doubling field plotter» un instrument automatisé d introduction récente et conçu pour mesurer une perte de substance nerveuse magnocellulaire chez les patients souffrant de glaucôme, montre une forte corrélation avec les mesures effectuées par le campimètre en syntonique. 12 Les champs colorés anormaux peuvent également être améliorés par le traitement syntonique. On mesure les champs colorés en marquant la position à laquelle une cible rouge, bleue ou verte de 3, déplacée de la périphérie vers le centre, passe d une couleur indistincte à une couleur de la même forte saturation que celle perçue par le patient quand il regarde la couleur directement. Le champ bleu est le plus grand. Ensuite vient le rouge, suivi par le vert qui est le plus petit. Quand cet ordre est modifié ou que les champs sont excessivement réduits, on soupçonne une détresse physiologique ou fonctionnelle. Les anomalies des champs 3

7 colorés rapportées par les chercheurs cliniques depuis 150 ans, représentent une variété de problèmes systémiques tels que toxémies endogènes ou exogènes, problèmes cardiovasculaires ou déséquilibre métabolique/endocrinien. Les praticiens de syntonique peuvent utiliser les champs colorés pour établir un diagnostic et pour choisir des filtres et le plus souvent, pour évaluer le progrès 13. A cause de la prédominance apparente de ces types de déficit des champs chez les enfants, les optométristes qui traitent les strabismes et les problèmes d apprentissage dans cette population, devraient sérieusement considérer l utilisation des tests de mesure fonctionnelle du champ visuel. Les Thérapeutiques Syntoniques La thérapie syntonique traditionnelle exige au moins trois jours consécutifs de traitement par semaine pour un total de 20 séances. L évaluation du progrès est faite après six à huit séances. On teste les champs visuels, la binocularité, la mobilité oculaire, l acuité visuelle et l accommodation et on enregistre tout changement de symptôme. Les diamètres des champs rétrécis doublent souvent de surface après six à huit traitements et continueront de s élargir jusqu au diamètre normal. Des changements impressionnants dans la qualité des résultats des tests, de la réduction des symptômes, de l amélioration des performances, du comportement et de l humeur, sont observés en conséquence de la syntonique, surtout quand elle est utilisée en parallèle avec d autres thérapies visuelles optométriques. L approche traditionnelle de la syntonique à la prescription des filtres prend en compte l histoire médicale, les symptômes et les données cliniques qui permettent de classifier les patients en syndromes «Aigu», «Chronique», «Fatigue émotionnelle» et «Paresse oculaire». 13 Les individus étiquetés «Syndrome Aigu» ont une histoire ou des symptômes liés à un début récent de problèmes tels que : infection, blessure, traumatisme crânien, anoxie, accident vasculaire cérébral ou hyperthermie élevée. Ils souffrent souvent de maux de tête, d hypersensibilité ou de douleurs. La palliation du syndrome devra permettre de soulager les symptômes. Les filtres bleu/vert sont utilisés afin de réduire l inflammation corticale et rétinienne, les rougeurs et oedèmes, ainsi que la douleur par diminution de son seuil. Les symptômes comprennent : diplopie binoculaire ou monoculaire (368.2), mal de tête (784.0), vision floue transitoire (368.12), asthénopie (368.3), douleur orbitale (379.91) anomalie de la posture (781.9), vertige (780.4), mal des transports (994.6). Les facteurs diagnostiques comprennent : forte exophorie (378.42), exotropie (387.00), insuffisance de convergence (398.83), élargissement de la tache aveugle (368.42), rétrécissement du champ visuel (368.45), déficits du champ visuel (368.4), insuffisance accommodative (367.5), déficience dans les mouvements réguliers de poursuite (379.58), relâchement pupillaire (794.14). Les facteurs 4

8 pathologiques comprennent : traumatismes aigus tels que : abrasion de la cornée (918.10), accidents vasculaires cérébraux et syndrome de traumatisme crânien, conjonctivite (372.30), irite (364.3), mais aussi cataracte (sénile) (366.9), opacités cornéennes et dégénérescence maculaire exsudative (362.50). Les cas de «Syndrome Chronique» regroupent des individus souffrant de problèmes de santé chroniques dus à des déséquilibres endocriniens, métaboliques or organiques, à des conditions toxiques ou à un évènement traumatique passé. On utilise un filtre Jaune/vert comme stabilisateur physiologique et pour désintoxiquer. Les symptômes comprennent : fatigue générale (780.7), perte de l énergie et de la rapidité du système visuel, vision périphérique réduite, asthénopie (368.13), mal de tête (784.0), douleur orbitale (379.91), photophobie et flou transitoire. Les patients qui se réveillent avec un mal de tête sont suspects. Les facteurs diagnostiques comprennent : rétrécissement des champs visuels (368.45), relâchement pupillaire, ésophorie (378.41), récupération faible des ductions surtout l abduction, ésotropie (378.00), excès de convergence (378.84), insuffisance accommodative (367.5), et excès (367.53), motricité oculaire réduite (794.14), rétrécissement des champs rouge et vert, rétrécissement du champ bleu indiquant une atteinte hépatique (toxémie), carence en calcium. Le jaune/vert est souvent combiné avec le filtre indigo/rouge, à raison de 10 minutes chacun, dans les cas où existent des symptôme d instabilité émotionnelle. Le besoin de jaune/vert s accroît avec l âge. 13 Dans le «Syndrome de Fatigue Emotionnelle», les individus ont tendance à l épuisement émotionnel, à des sautes d humeur, à des affects émotionnels négatifs et un affaiblissement de la capacité à gérer. Ce syndrome s observe le plus souvent chez l enfant. Les symptômes comprennent : photophobie (368.13), vision floue transitoire ( ), asthénopie (368.13), fatigue anormale (780.7), mal de tête (784.0) vertige (780.4) frustration, allergies, asthme et rétention liquidienne. Les facteurs diagnostiques comprennent : contraction pupillaire lente, diminution du seuil et faible récupération des ductions, surtout dans les abductions (368.33) et fatigue exophorique (378.42). Les filtres indigo et rouge sont combinés pour stimuler l équilibre sympathique/ parasympathique et la fonction surrénale. La combinaison indigo/rouge peut être utilisée pendant 20 minutes seule mais en général, elle est s utilise avec le jaune/vert à raison de 10 minutes chacune. 13 Dans le cas du «Syndrome de Paresse Oculaire», on utilise la lumière rouge/orange. Selon Spitler, le rouge/orange stimule le système nerveux sympathique et accroît la capacitance des membranes cellulaires (accumulation de la charge électrique avant la décharge), qui augmente la charge nerveuse cellulaire, permettant de forcer la résistance synaptique pour vaincre l amblyopie. 4 5

9 L investigation porte sur : amblyopie (368.00), ésotropie (378.00), ésophorie (378.41, suppression de la vision binoculaire (368.31), rétrécissement des champs (368.45), correspondance rétinienne anormale (368.34) ou défauts de capacité de vergence (368.33). Ces patients sont souvent des individus à dominance parasympathique manifestant des schémas de tension musculaire généralisée (stylo tenu excessivement serré, mâchoire serrée, pieds tournés vers l intérieur). 13 Alors que le choix des fréquences de couleur appropriées au traitement reste un art, l expérience clinique permet de donner des recommandations de base pour les syndromes ci-dessus. Récemment, diverses approches à l utilisation de la lumière de couleur en optométrie ont évolué. Vasquez engage les patients dans un dialogue thérapeutique, changeant la couleur ou la vitesse des flash selon le déroulement de la séance. 14 Liberman lui aussi suggère le dialogue afin d aider les patients à acquérir une conscience plus profonde de leur résistance à des couleurs spécifiques, obtenant ainsi une plus grande réceptivité et plus de confort avec ces couleurs et avec eux-mêmes dans la vie quotidienne. 15 Downing a conçu des tests afin de déterminer le «profil constitutionnel» du patient, utilisant différentes combinaisons de filtres pour les types «rapides» ou «lents» (bleu et rouge respectivement). 16 Albalas combine le principe syntonique à la médecine chinoise et à la kinésiologie appliquée (en sélectionnant le filtre produisant la plus grande force musculaire) afin de déterminer les fréquences de traitement. 17 Searfoss utilise un éventail de filtres d interférence de bande étroite, regardés pendant une minute chacun. Ensuite il demande aux patients de choisir la(les) couleur(s), la(les) plus relaxante(s) ou curative(s), qu il regarderont pendant ce qui reste du temps de la séance de 20 minutes. 18 Trois études de contrôle récentes effectuées par des optométristes ont tenté de mesurer l impact de la photothérapie syntonique sur l apprentissage et la vision des enfants. En 1983, Kaplan a décrit l utilisation de la stimulation syntonique dans le traitement de troubles de l apprentissage chez l enfant. 2 Trois ans plus tard, Liberman a publié un article sur l application de la thérapie syntonique en cabinet d optométrie et ses effets sur la vision et la cognition des enfants. 3 De 1989 à 1999, Ingersoll a étudié les effets de la syntonique intégrée au cursus scolaire primaire et utilisée conjointement à la thérapie visuelle. 1 Ces études montrent à l évidence qu un traitement syntonique relativement court peut considérablement améliorer les capacités visuelles, la vision périphérique, la mémoire, le comportement, l humeur, la performance générale et la réussite académique. De plus, elles confirment que les enfants ayant des troubles d apprentissage ont une sensibilité réduite de leur vision périphérique. Pendant et après la photothérapie, ils ont manifesté une amélioration de leur vision périphérique et de leurs capacités visuelles. Ces trois études ont montré une amélioration profonde chez les enfants qui avaient bénéficié de la 6

10 photothérapie syntonique, par rapport à ceux de même âge et même niveau académique qui n en avaient pas bénéficié. Les sujets du groupe de contrôle soit regardaient de la lumière blanche 2, soit recevaient une thérapie visuelle optométrique 3, soit recevaient la thérapie visuelle d optométrie combinée à une aide académique individuelle. Ces enfants ne manifestaient aucune amélioration ou une bien moindre amélioration, de leur vision périphérique, de leurs symptômes ou de leur performance que le groupe traité par syntonique. De plus, Ingersoll constata que le groupe qui recevait aide académique, thérapie visuelle et syntonique, avait des résultats considérablement supérieurs à celui qui n avait reçu que l aide scolaire et la thérapie visuelle sans la syntonique. Les optométristes fonctionnels qui utilisent la syntonique, traitent avec succès enfants et adultes présentant des troubles de l apprentissage, de la lecture et de l attention, ainsi que des personnes souffrant de traumatismes crâniens, d accidents vasculaires cérébraux, de maladies rétiniennes, de strabisme, de maux de tête et de sénilité. Nous avons inclus ci-après des résumés de deux de ces cas. Une patiente de 78 ans vient consulter pour un cas de diplopie. Huit semaines auparavant, ses yeux se sont soudainement bloqués en strabisme convergent. De plus, elle souffrait de confusion mentale et de détresse émotionnelle depuis la mort de son mari dix mois auparavant. L examen neurologique ne concluait à rien. Après douze séances de 20 minutes de traitement, ses yeux avaient retrouvé leur alignement et elle avait recouvré équilibre mental et émotionnel et cohérence. Quand on lui demanda ce qui, selon elle, l avait aidé à se remettre, elle dit : «La lumière verte. Chaque fois que je regardais la lumière verte, je sentais des vagues et des clapotis à l intérieur de ma tête. Finalement un jour pendant une séance de lumière, j ai senti une sorte de clic dans ma tête et tout est redevenu clair.» Une autre patiente, une fillette de 6 ans, était sur le point d être renvoyée de son école privée parce qu elle n arrivait pas à suivre et était hyperactive. Diagnostiquée autiste et mentalement retardée depuis sa petite enfance, son hyperactivité était telle que même un examen objectif d optométrie était impossible. Dans son anamnèse : grossesse toxique (pré-éclamptique) de la mère, cordon ombilical enroulé autour du cou à la naissance, père percuté et tué sur un passage clouté, quelques mètres devant elle quand elle avait deux ans. Elle a commencé la thérapie syntonique avec des filtres jaune/vert, l objectif étant d éliminer toute toxémie restante depuis la grossesse. En cinq traitements, pour la première fois de sa vie, elle devint une petite fille calme, coopérative et communicative, qui pouvait apprendre et participer dans la classe correspondant normalement à son âge. La syntonique montre quelques-uns de ses effets les plus profonds dans le traitement des traumatismes cérébraux. Une étude informelle sur 46 7

11 patients atteints de traumatismes crâniens, a révélé chez chacun des 46 sujets une amputation du champ visuel. 70% d entre eux ont vu leur champ élargi après traitement par la photothérapie syntonique. 19 Bien qu il soit vrai que tous les patients ne répondent pas aussi favorablement que dans les exemples décrits ci-dessus, on possède néanmoins un nombre croissant de preuves de l efficacité de la syntonique. On pourrait donc se demander pourquoi, alors que la lumière du soleil contient toutes les fréquences du spectre, l exposition au soleil ne procure pas tous les bienfaits de la syntonique? Une réponse à la question est que notre style de vie moderne limite notre temps d exposition à la lumière naturelle et que nous sommes victimes de malillumination, un syndrome de conditions fonctionnelles et médicales décrites par John Ott, un pionnier dans ce domaine. 20 Une étude californienne récente a montré que dans les salles de classes éclairées majoritairement par de la lumière naturelle, les élèves montraient dans les tests standard, des résultats supérieurs de 25% à ceux des élèves éclairés artificiellement dans des établissements du même quartier. 21 Synthèse de l histoire de la photothérapie et de la syntonique Il y a toujours eu, à travers l histoire, des rapports sur l usage de la lumière pour la guérison. Les Egyptiens utilisaient des pierres précieuses, les Grecs construisaient des solariums en haute montagne pour capter la lumière ultra-violette et guérir la tuberculose, et on utilisait la lumière rouge pour calmer les effets du virus de la variole. Les praticiens de la fin du 19 ème et du début du 20 ème siècle tels que que Babbitt, Pleasanton, Pancoast et Dinshah avaient découvert que la couleur, appliquée sur la peau, pouvait avoir un effet non-invasif et curatif sur les affections du corps. De même, l utilisation de la lumière verte ou bleue sur la peau est actuellement le traitement médical préférentiel dans la jaunisse néonatale. Au début de ce siècle, on a découvert que la lumière entrant par les yeux ne servait pas uniquement pour la vision, mais allait également vers d autres régions importantes du cerveau.23 L application clinique de fréquences sélectionnées de la lumière dans la pratique optométrique a commencé dans le début des années H. Riley Spitler proposait une théorie sur le rôle des yeux dans la phototransduction et sur les rôles de la lumière et de la couleur dans la fonction biologique et le développement. Il élabora la science clinique qu il appela Syntonique qui vient du mot syntonie, c est à dire équilibration. La conclusion de Spitler était que de nombreuses affections corporelles, mentales/émotionnelles et visuelles trouvent leur cause initiale dans le déséquilibre des systèmes nerveux autonome et endocrinien. Il fut le premier à proposer une réflexion sur cette fonction des voies rétinohypothalamiques. Spitler avait émis l hypothèse que l application de certaines fréquences de lumière à travers les yeux pouvait restaurer 8

12 l équilibre au niveau des centres régulateurs du corps, en corrigeant ainsi les dysfonctionnements visuels directement à leur source. Son protocole suggère que le rouge (faible énergie, longueur d onde étendue) situé à une extrémité du spectre visible, stimule le système nerveux sympathique, le vert (fréquences moyennes) permet l équilibre physiologique, et l indigo (énergie forte, fréquences rapides) active le système nerveux parasympathique. 4 En 1933, Spitler fonda le «College of Syntonic Optometry» dont l objectif était la recherche dans l application thérapeutique de la lumière sur le système visuel. En 1941, il publia sa thèse, The Syntonic Principle, dans laquelle il inclut un sondage des résultats cliniques recueillis par des praticiens syntoniques, intitulé L efficacité syntonique : Une compilation statistique des anomalies oculaires traitées par le Principe Syntonique. Cette étude a montré une réponse positive chez 2791 (90.7%) des 3067 sujets traités par la syntonique. 4 Dans les années 1960, Charles Butts a mis au point un protocole de diagnostic et de traitement qui a ajouté une autre dimension à la thérapie visuelle. Le diagnostic reposait sur des symptômes recueillis au cours d une investigation médicale spécifique, les 21 points de l Optometric Extension Program, les réponses pupillaires, les champs visuels centraux et d autres tests pour l évaluation de la binocularité et la mobilité visuelle. 13 Les Découvertes Scientifiques sur l Impact de la Lumière en Biologie La mesure des effets biologiques de la lumière est une démarche complexe. Les résultats dépendent de la longueur d onde, de l intensité, de la durée, du temps et du nombre des répétitions. Il y a des effets à court terme, mesurés quelques secondes ou minutes après l irradiation, et des effets à long terme observés quelques heures ou jours après irradiation. Les effets dépendent aussi du type d organisme étudié, de sa phase de croissance et du paramètre mesuré. On peut trouver une discussion intéressante sur les difficultés rencontrées dans la thérapie par la lumière dans : Tuner-Hode s «Low Level Laser Therapy, Chapitre 13 sur le site La thérapie laser en basse intensité Ce n est que récemment que les scientifiques ont commencé à prêter une attention sérieuse à la photobiologie. Il y a une explosion dans ce domaine, aussi bien dans la recherche de base que dans la clinique. L étude de la guérison par laser a été initiée par Endre Mester à Budapest en Hongrie en L objectif était de déterminer si les lasers rouges (ruby) pouvaient aider les victimes de cancer. Il a trouvé que l irradiation laser augmentait la taille et le taux de reproduction des organismes monocellulaires et stimulait la repousse du poil chez les rats rasés. Un certain éventail de taux d intensité du dosage entraînait une repousse la 9

13 plus rapide, tandis qu un dosage un peu plus faible ou un peu plus fort n avait aucun effet. Un taux d intensité encore plus élevé avait un effet inhibiteur qui retardait la croissance. Une expérience similaire a été faite sur la guérison des blessures. On retrouvait la même efficacité de la lumière, sur l accélération de la guérison de la blessure, mais seulement dans un cadre précis d intensité. Les doses plus ou moins élevées étaient néfastes à la guérison. 23 Ces découvertes ont été ignorées pendant des années après que l article ait été publié dans une revue hongroise dans les années Depuis, environ 2000 articles ont été publiés sur les effets de la thérapie laser basse intensité (Low Level Laser Therapy, LLLT). 24 Jusqu à une période récente, la plus grande partie de la recherche sur la LLLT s est faite en ex Union Soviétique et Europe de l Est. Pendant 20 ans, la biophysicienne russe, Tiina Karu et son équipe du Centre de Recherche sur la Technologie Laser à Troitzk, en Russie, ont poursuivi une étude systématique sur les effets biologiques de l irradiation par laser basse intensité. Leur recherche montre que la lumière utilisée pour la thérapie n a pas besoin d être cohérente (laser). La lumière rouge incohérente présente la même efficacité dans la guérison des ulcères peptiques, que la lumière laser cohérente de même longueur d onde. Selon Karu, on utilise les lasers parce qu ils sont plus faciles à contrôler. Ses données prouvent que des dosages d irradiation relativement faibles ( J/M2) et de courte durée ( secondes), stimulent des changements permanents dans les chaînes de respiration cellulaire ainsi que dans la synthèse des ARN et ADN. Jusqu à sept jours après la stimulation, le nombre de cellules, leur taille et activité respiratoire surpassaient ceux des tissus non stimulés. La recherche sur divers organismes et types de cellules démontre invariablement que la lumière modifie le métabolisme cellulaire, incitant les processus de synthèse cellulaire à prédominer sur les processus cataboliques. 35 Dans un article récent, Karu émettait l hypothèse que les changements primaires induits par la lumière sont suivis d une cascade de réactions biochimiques dans la cellule ne nécessitant plus la poursuite de l activation lumineuse. Ces réactions sombres sont liées aux changements dans les paramètres d homéostase cellulaire dus à la modification de l état redox cellulaire. 26 Quelles sont les longueurs d ondes du spectre qui stimulent ces modifications? Elle constate une capacité de réaction dans presque chaque bande de lumière visible. Cependant, les cellules stimulées d abord avec de la lumière rouge, puis avec de la lumière bleue, montraient une modification plus importante qu avec la lumière rouge ou bleue seules. Le rouge suivi par la bande large (blanche) de la lumière visible ne stimulait aucune accélération de croissance. 27 La recherche de Karu explique comment la lumière trouve exactement les endroits à guérir dans le corps. Elle a découvert que les tissus privés de 10

14 nutrition et d oxygène répondent à l irradiation. Cette réponse ne se trouve pas dans les tissus sains. Elle constate peu de changement chez les bactéries qui se reproduisent déjà exponentiellement, mais l application de la lumière provoque d énormes augmentations à la fois dans la reproduction et la masse cellulaire de colonies initialement stagnantes. Des cellules lésées, sièges d une inflammation chronique ou d une ischémie sont caractérisées par leur état acidique, hypoxique et inhibé. La lumière y induit l oxydation, un ph équilibré et un regain de vitalité. 27 Les articles et les livres écrits par Karu fournissent sans équivoque la preuve que la lumière stimule transformation biologique et guérison. Ses travaux ont encouragé des cliniciens partout dans le monde à utiliser LLLT pour la guérison de diverses pathologies humaines Un nombre croissant de cliniciens occidentaux montre de plus en plus d intérêt en la photothérapie. L organisation North American Laser Therapy Association (NALTA), a organisé la première Conférence NALTA près de Washington DC, en octobre Cette réunion a été organisée en partenariat avec la FDA afin de clarifier les règlements concernant la photostimulation et l acupuncture au laser, et d éduquer les dirigeants des organisations gouvernementales sur les applications cliniques de LLLT. LLLT a été appliqué avec succès dans les expériences en laboratoire et en clinique pour le soulagement de la douleur, la résolution du problème d inflammation, l amélioration des mécanismes de réparation des tissus, la stimulation de la fonction immunitaire, le combat contre l infection et l amélioration des tissus neurologiques endommagés. La thérapie au laser est utilisé également dans la prévention des caries dentaires, dans les pathologies cardio- et cérébrovasculaires liées au stress, ainsi que dans la guérison du cancer, l asthme, l herpes simplex, la polyarthrite, les blessures réfractaires (ulcères), les lésions nerveuses, tendineuses, musculaires et osseuses et pour réduire l infection, l inflammation et la tennite. 24,31 LLLT pour les troubles visuels Une étude de contrôle, d un intérêt spéciale pour les optométristes, démontre l utilisation de la lumière pour contrôler la myopie et accroître l accommodation. Des enfants, présentant une myopie récente avec une insuffisance d accommodation, étaient stimulés à l aide d un spot de 2mm de lumière infra-rouge d intensité basse sur la sclérotique limbiale pendant 12 minutes par jour. Un total de 10 séances a été exécuté sur des jours consécutifs. Un mois après le traitement, l éventail accommodatif chez les enfants traités avait doublé par rapport au groupe des enfants myopes non traités. Après trois ans, l augmentation annuelle moyenne de la myopie progressive pour les patients traités par la thérapie laser était égal à 0.43D, tandis que ce paramètre pour le groupe de référence était égal à 1.6D. 32 D autres chercheurs russes utilisant des traitements transclérotiques similaires, ont réduit avec succès les symptômes des 11

15 ouvriers souffrants d une fatigue oculaire extrême après de longues heures de tâches visuelles stressantes. 33 D autres affections oculaires plus graves ont été traitées avec succès par la lumière. Vingt trois patients souffrant de glaucome primaire à angle ouvert et avec une tension intra-oculaire contrôlée ont reçu dix séances de laser rouge (longueur d onde 0.63 microns, diamètre du rayon lumineux 5mm, énergie 2 mwt, durée de la séance 240 secondes). Dixsept yeux de ces patients avec glaucome bilatéral servaient de contrôles. Les champs visuels avaient été définis avant le traitement, immédiatement après et de 3 à 3 ½ mois plus tard en utilisant le champ complet à 120 points de seuil sur le test d analyse de champ du Humphrey et d autres tests similaires. Le traitement avait réduit de 10% la perte des champs dans 75% des 28 yeux. L amélioration moyenne de la réduction du déficit du champ visuel étaient 22.4%. Au bout de 3 à 3 ½ mois, la perte de champ visuel présentait toujours une amélioration de 19.7% par rapport aux tests initiaux. Le déficit des champs des yeux du groupe de contrôle avait augmenté pendant la même période. Aucun effet secondaire n a été observé chez les sujets de l expérience. 34 Un autre chercheur a traité des patients souffrant de glaucome primaire par la thérapie laser endovasculaire (laser rouge de faible puissance envoyé directement dans le sang par la veine cubitale). Les patients de contrôle ont reçu la thérapie traditionnelle pour le glaucome. Les patients traités par la lumière ont manifesté une amélioration notable de l acuité visuelle, une réduction de la tache aveugle et des angio-scotômes, une réduction de la tension intraoculaire et une amélioration des paramètres tonographiques. 35 L exposition du sang au laser rouge de puissance faible est également utilisé dans le traitement de diverses autres pathologies oculaires y compris les dystrophies choriorétinales centrales non exudatives, les opticopathies vasculaires, la kératite et l uvéite associées aux troubles de l immunité. Tous les cas ont vu une amélioration de l acuité visuelle, l élargissement du champ visuel, une normalisation des paramètres électro-physiologiques, la résorption rapide du précipité cornéen, une diminution de l injection du globe oculaire et des opacités du corps vitré, une épithélialisation cornéenne plus rapide et la normalisation des immunogrammes sanguinaires et lacrymaux, comparés aux patients de mêmes pathologies, traités traditionnellement sans lumière. 36 L ajout de la lumière pour le traitement des lésions cornéennes a permis des résultats considérablement supérieurs à ceux des méthodes classiques. Le traitement consistait en des séances d exposition au laser rouge ( MicroW/cm2) de 3 minutes quotidiennement sur la cornée, pendant une durée de 6 à 10 jours. Les 512 patients présentant des affections cornéennes telles que des blessures perforantes, brûlures, ulcères et dystrophie endothéliale-épithéliale, manifestaient une réduction 12

16 plus rapide de l inflammation, un rétablissement de la sensibilité et de l épithélialisation cornéenne et nécessitaient des séjours plus courts à l hôpital.37 Les tissus sanguins, oculaires et cérébraux étaient examinés avant et après l irradiation des yeux de lapin au laser He-Ne (rouge). Les effets locaux comprenaient une augmentation de la perméabilité cornéenne, une activité réduite de la péroxidation lipidienne et une augmentation dans les tissus oculaires de l activité défensive des enzymes antiradicaux. Les changements du sang et des tissus apparaissaient également dans l hémisphère cérébral correspondant. Les chercheurs suggèrent que ces effets non-locaux dans le sang et le cerveau se manifesteraient parce que le nerf optique fonctionnerait comme conducteur de certaines fréquences lumineuses. 38 Effets de la lumière sur le sang. Les constituants du sang sensibles à la lumière transportent l information et l énergie photoniques pour affecter différentes fonctions corporelles. De la lumière bleue projetée sur la peau derrière les genoux, par exemple, a eu comme résultat d altérer considérablement le rythme circadien humain. 39 Oren et Therman constatent que des constituants du sang tels l hémoglobine et la bilirubine chez les animaux pourraient être l équivalent de la chlorophylle et des phytochromes, les pigments sensibles à la lumière chez les plantes. L hémoglobine est similaire à la chlorophylle dans sa structure. Tous les deux sont modifiés de façon réversible par la lumière. 40 D autres recherches ont trouvé que les hémoxygénases sont modifiées de manière réversible par des longueurs d ondes spécifiques de la lumière visible. 41 Les hémoxygénases, HO-1 et HO-2, sont des enzymes qui contrôlent l échange entre oxygène et dioxyde de carbone et régulent également la vasodilatation, la neurotransmission, l anti-oxydation, l expression génétique anti-inflammatoire et virale et d autres fonctions physiologiques de base. 42 Le HO-1 agit comme le système nerveux sympathique en protégeant l organisme du stress aigu environnemental tandis que le HO-2 agit plutôt comme le système nerveux parasympathique. L oxyde nitrique (NO) est un autre constituant important du sang dont le rôle est de contrôler les réactions corporelles au stress. Un effet physiologique bien connu des fréquences visibles de la lumière sur le sang est la relaxation des parois des vaisseaux sanguins par l augmentation du NO libre. Les chercheurs russes ont confirmé que le NO lié à l hémoglobine peut se libérer de manière réversible quand le sang est irradié par le laser faible puissance He-De (441.6 nm) ou le He-Ne (623.8 nm)

17 Stimulation directe du Cerveau par la Lumière. Dans les premières années du 20 ème siècle, des chercheurs ont mis en évidence l existence de photorécepteurs dans le cerveau des animaux. Jusque-là, on avait pu détecter des opsines rétiniennes et pinéales dans des régions électives du cerveau des vertébrés inférieurs, mais pas chez les mammifères. Des publications récentes suggèrent la présence de pigments photoniques semblables à ceux que l on trouve dans les cônes et les bâtonnets, et aussi des types de pigments non-visuels, dans au moins deux sortes de cellules photoréceptrices présentes dans des cerveaux de mammifères, au niveau des ventricules, ainsi que dans des neurones neuro-secrétoires classiquement décrits dans les centres préoptiques. Ces photorécepteurs sont impliqués dans la régulation des rythmes circadiens et dans la réponse photosensible de la reproduction dans toutes les espèces testées. 44 Jusque 1999, on pensait que, chez les mammifères, les opsines ne se rencontraient de façon spécifique que dans la rétine et la glande pinéale. Mais à présent, des chercheurs du NIH (National Health Institute) ont découvert ce qui pourrait être une opsine primaire, l encéphalopsine, trouvée exclusivement dans le cerveau des mammifères. Jusqu à présent, la fonction de l encéphalopsine demeure mystérieuse, mais puisque les opsines ont toujours été liées à la détection lumineuse, nous devons considérer la possibilité que l encéphalopsine participe de ce processus. 45 Des travaux récents suggèrent une stimulation lumineuse directe du tissu cérébral des mammifères. Des coupes de cortex de rats stimulées par de faibles intensités de lumière visible, libéraient une plus grande quantité de GABA (acide gamma-aminobutyrique), un neuroinhibiteur impliqué dans l énergie sexuelle, l anxiété, la sénescence, l inflammation et l épilepsie. Une augmentation de l intensité lumineuse supprimait l accroissement de cette libération. Le niveau lumineux efficace était le même que celui du soleil qui pénètre jusqu au cerveau du rat à travers son crâne. 46 Une recherche russe fait état d une certaine activité neuroprotectrice par irradiation au laser infra-rouge basse intensité dans le stress oxydatif. L irradiation au laser infra-rouge faisait baisser les niveaux excessifs d hyperoxydes et de dialdéhyde malonique et augmentait l activité dismutasique lors d accidents ischémiques, repefusion et œdème aigu du cerveau. 47 Ces constatations ont de vastes implications dans les domaines de l immunologie et de la médecine réhabilitatrice et suggèrent que la lumière possède un impact biologique sur le cerveau, par un moyen encore à découvrir. 14

18 Les Biophotons Il est désormais reconnu que tous les systèmes vivants émettent un flux photonique faible, mais permanent, dans le spectre visible et ultraviolet. Cette émission biophotonique peut être corrélée à de nombreuses, sinon à l ensemble des fonctions biologiques et physiologiques. Les biophotons peuvent déclencher la réactivité chimique dans les cellules, contrôler la croissance, participer à la différenciation et à la communication intercellulaires, c est à dire aux rythmes biologiques. La communication biophotonique pourrait prouver que les champs électromagnétiques ont plus d impact sur la biologie que n a la chimie. 48 Informations Récentes sur les Systèmes de Contrôle Circadiens Les effets de la thérapie syntonique par les couleurs pourraient être dûs à une modification des rythmes circadiens. Ces oscillations des fonctions biochimiques, physiologiques et comportementales des organismes se constatent selon une périodicité d environ 24 heures. Elles sont générées par des horloges moléculaires, synchronisées avec le jour solaire par l intermédiaire de la lumière ambiante. Les diverses horloges oscillent selon des relations de phase aux réglages complexes. Elles peuvent se déphaser, et c est alors qu apparaît la maladie physique et mentale. Si donc l accident de santé résulte d un trouble du rythme, il semble logique d agir sur le rythme et non pas sur le symptome. 49 Les cellules individuelles suivent elles-mêmes des cycles d activité et de repos, à la manière d organismes entiers. Les oscillations quotidiennes des niveaux enzymatiques et hormonaux modifient le rythme physiologique de la cellule, sa division et sa croissance. La température du corps, les réponses immunitaires, la digestion, la réaction aux anesthésiques et le seuil de douleur dentaire (le meilleur moment pour aller chez le dentiste est l après-midi), subissent tous des variations cycliques présentant des pics à des horaires fixes de la journée. L acuité visuelle et mentale fluctuent elles aussi dans la journée. Le dysfonctionnement du rythme circadien est responsable des troubles chroniques du sommeil chez les gens âgés, de désordres maniaco-dépressifs et gastro-intestinaux et de la dépression saisonnière. 50 La recherche psychiatrique montre que la photothérapie appliquée aux yeux constitue le moyen le plus efficace et le mieux accepté dans le traitement des troubles affectifs saisonniers (TAS). 51,52 Cette recherche s applique maintenant à utiliser la photothérapie dans le traitement d autres désordres, tels que des manifestations mineures de la dépression saisonnière, la dépression non saisonnière, la dépression prémenstruelle, les déphasages du sommeil, les insomnies, le décalage horaire, et les problèmes découlant du travail posté Un psychiatre du nom de Kripke, a fait une étude comparative systématique de l utilisation de la lumière, par rapport à une médicalisation anti-dépressive dans le traitement des dépressions majeures non-saisonnières. Il suggère que l on 15

19 devrait systématiquement prescrire la lumière pour traiter les dépressions non-saisonnières, au moins comme complément au traitement médical. 55 La lumière est le signal principal permettant de réaligner les rythmes endogènes à la contrainte des conditions extérieures. Par exemple, selon le moment de la nuit où l on administre une brève impulsion lumineuse, on peut enregistrer une avance ou un retard de phase dans le rythme circadien. En contrôlant le moment du traitement lumineux, on peut accélérer la récupération du décalage horaire dû au voyage ou au travail. 50 La qualité de la santé et de la performance humaines dépend de la synchronisation des rythmes quotidiens majeurs (température centrale de base, durée du sommeil paradoxal et taux de cortisol plasmatique), avec l alternance de 90 minutes de repos-activité ou veille-sommeil (sommeil à rythme lent, température cutanée, taux d hormone de croissance dans le plasma). Ces deux cycles majeurs se rephasent ou se déphasent selon des critères externes (lumière-obscurité, chaud-froid) et fonctionnels/sociaux (repas, répartition du travail dans la journée et la semaine). Certains individus maintiennent une coordination saine et stable à l intérieur de ces cycles. D autres manifestent rapidement des rythmes modulés en phases d organisation et désorganisation. 49 On continue de découvrir des horloges dans le corps tout entier. On a constaté que les mouches ont des horloges biologiques dans leur cœur, poumon, foie, rein et testicules : ces horloges sont mises à l heure individuellement par la lumière et suivent un programme indépendant du 51, 52 programme directeur du cerveau. Chez les mammifères, un sous-groupe de cellules ganglionnaires rétiniennes est directement branché sur l horloge centrale située dans le noyau suprachiasmatique (NSC), par l intermédiaire des voies rétinohypothalamiques (VRH). Diverses horloges cellulaires du NSC suivent des rythmes de resynchronisation différents les uns des autres : il en est de même pour les horloges périphériques des différents tissus du corps. 53 L on n est pas certain de la nature des molécules photosensorielles qui détectent le signal lumineux. La section du nerf optique abolissant la possibilité de stimulation lumineuse chez le mammifère, pourrait faire conclure que l œil lui-même contiendrait les photopigments qui permettent l image et le rythme circadien. Les animaux chez qui le nerf optique a été sectionné perdent la faculté de synchronisation lumineuse, alors que chez des souris souffrant d un syndrome dégénératif de la rétine et dont toutes les cellules photoréceptrices en bâtonnet ont été détruites, ainsi que la plupart des cellules en cônes, l entraînement du rythme circadien est normal. De même, bien des personnes aveugles et sans perception consciente de la lumière, manifestent un rythme d entraînement photonique circadien normal. Cet entraînement ne se retrouve pas chez d autres aveugles

20 Chez l être humain, la mélanopsine ne se trouve que dans l œil, limitée chez le primate aux cellules des couches ganglionnaire et amacrine. Elle est remarquablement absente des cellules photoréceptrices rétiniennes, les cellules de la rétine périphérique qui contiennent des opsines et qui sont à la base de la vision. La localisation exclusive de la mélanopsine dans les cellules ganglionnaires de la rétine suggère qu elle n est pas impliquée dans la formation de l image, mais qu elle pourrait jouer un rôle médiateur dans des fonctions photoréceptrices non-visuelles, telles que la régulation des rythmes circadiens et la suppression aiguë de la mélatonine pinéale. La distribution anatomique des cellules rétiniennes ayant une réaction positive à la mélanopsine est similaire au groupement cellulaire joignant la rétine aux noyaux suprachiasmatiques hypothalamiques et qui constituent un pacemaker circadien primaire. 60 Les différentes longueurs d onde de la lumière présentent une variété de capacités d entraînement liées à la régulation hormonale de fonctions vitales telles que la reproduction, la croissance, la température corporelle, la tension artérielle, l activité motrice, le sommeil et la fonction immunitaire ; ainsi que de conditions pathologiques telles que le diabète, l ostéoporose, la maladie cardio-vasculaire, le cancer, la maladie de Parkinson, d Alzheimer, ou la sénescence en général. 61 On a constaté que, chez les humains, la lumière verte supprimait très efficacement la mélatonine. Ce mécanisme, encore inexpliqué, semble différent de celui de la remise à l heure des horloges circadiennes. 62 On a identifié récemment chez l humain, deux gènes photorécepteurs à la lumière bleue, les cryptochromes 1 et 2 (CRY1 et CRY2). Connus pour leur activité modificatrice sur le rythme végétal, ces pigments pourraient également fonctionner comme des photorécepteurs, en réglant l horloge circadienne chez l humain et les autres mammifères. Certaines études ont montré que la lumière pénétrait en quantités non négligeables à travers le cerveau et d autres organes internes, générant une autre perception lumineuse et temporelle que celle de la vision. Il est donc plausible que la lumière puisse atteindre le NSC (noyau suprachiasmatique) directement pour y exciter le CRY1, après avoir excité les CRY1 et CRY2 rétiniens. 63 Quelle fonction physiologique fondamentale pourrait découler de cette activation, demeure à être élucidé. Certains chercheurs suggèrent l hypothèse suivante : plutôt qu une seule horloge centrale dans le cerveau, responsable de la coordination de tous les rythmes corporels, pourquoi la véritable maîtrise de toutes les autres horloges ne résideraitelle pas dans la lumière ambiante? 64 Non seulement l intensité lumineuse et la longueur du jour changent au cours de l année, mais les couleurs du jour changent radicalement de l aube au coucher du soleil et selon les saisons. 17

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