ÉPURATION EXTRA-RÉNALE (EER)

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "ÉPURATION EXTRA-RÉNALE (EER)"

Transcription

1 Hôpital de Bicêtre Département d'anesthésie-réanimation Réanimation Chirurgicale ÉPURATION EXTRA-RÉNALE (EER) PROTOCOLE DU SERVICE 1

2 SOMMAIRE Principes de l épuration extra-rénale...3 Mise en place et surveillance du cathéter de dialyse...6 Mise en place du kit sur l appareil FRESENIUS Multifiltrate...9 Règles de prescription...11 Anticoagulation pour épuration extra-rénale...14 Surveillance et gestion des alarmes...15 Feuille de surveillance et de prescription...19 Groupe de travail...21 Protocole disponible dans le classeur de protocoles (rouge) présent dans toutes les chambres de la Réanimation Chirurgicale et dans le bureau des cadres 2

3 PRINCIPES DE L ÉPURATION EXTRA-RÉNALE 1 - Mécanismes physiques de transport des molécules La diffusion : transfert passif selon un gradient de concentration des molécules de bas poids moléculaire (urée, créatinine, ions) qui aboutit à l équilibre des concentrations entre le milieu le plus concentré et le milieu le moins concentré. La convection : transfert actif selon un gradient de pression d eau plasmatique accompagnée des molécules de poids moléculaire bas (ions) et moyen (cytokines, protéines) qui s effectue du lieu où la pression est la plus élevée vers celui où la pression est la plus basse. 2 - Mécanismes de l épuration extra-rénale Hémofiltration (CVVH : Continuous VenoVenous Hemofiltration) Méthode de filtration du sang à travers la membrane d un hémofiltre selon un gradient de pression (convection). On parle de «haut volume «pour des débits d ultrafiltration supérieurs à 50 ml/kg/h (50 à 100 ml/kg/h). L intérêt théorique au cours du choc septique est l élimination rapide des cytokines et des protéines de l inflammation. Un débit d ultrafiltration à 35 ml/kg/h est généralement admis en pratique courante. Le débit d ultrafiltration est le débit d eau plasmatique qui traverse la membrane par unité de temps. Il dépend de la perméabilité hydraulique de la membrane, de la surface de la membrane et de la pression trans-membranaire. 3

4 Hémodialyse (CVVHD : Continuous VenoVenous Hemodialysis) : Technique d épuration du sang permettant l élimination des petites molécules par diffusion à travers une membrane semi-perméable. La circulation du dialysat se fait à contre-courant du sang du patient. La clairance des petites molécules dépend de la composition du dialysat. Hémodiafiltration (CCVHDF : Continuous VenoVenous Hemodiafiltration) : Technique d épuration extra-rénale associant l hémodialyse et l hémofiltration. Elle reste indiquée pour augmenter l efficacité de l épuration en cas d impossibilité de maintenir des débits suffisants (débit sanguin et débit d ultrafiltration) 3 - Principes de pré et post-dilution : En hémofiltration, le liquide de substitution peut être réinjecté selon deux modalités qui peuvent être associées. Le liquide peut être réinjecté avant l hémofiltre : principe de la pré-dilution. Le liquide peut être réinjecté après l hémofiltre : principe de la post-dilution. Les avantages et inconvénients des deux techniques sont présentés ci-dessous. En hémodiafiltration, le liquide de substitution peut être également réinjecté en pré ou en postdilution selon l appareil utilisé. Sur l appareil FRESENIUS multifiltrate, la réinjection se fait uniquement en post-dilution. 4

5 CHU du Kremlin-Bicêtre, Département d'anesthésie-réanimation 2010 Pré-dilution Post-dilution La solution de substitution est réinjectée La solution de substitution est réinjectée avant le filtre : après le filtre : - Avantage : augmentation de la durée - Avantage : augmentation de de vie du filtre par diminution du l efficacité risque de thrombose - Inconvénient : hémoconcentration, - Inconvénient : hémodilution, baisse baisse de la durée du filtre de l efficacité de l épuration 4- Membranes de dialyse Une membrane est constituée de nombreuses fibres capillaires ( à capillaires) disposées parallèlement au sein d un cylindre en plastique. Elles sont parcourues longitudinalement par le sang du patient. L ultrafiltrat produit est recueilli autour des fibres. Dans le cas de l hémodialyse, le dialysat pénètre dans le cylindre dans le sens opposé à celui du sang et circule autour des capillaires. Les échanges se font à travers les parois des fibres. Les membranes FRESENIUS utilisées sont des membranes synthétiques en polysulfone, leur surface effective varie entre 1,4 m2 (kit 4) et 1,8 m2 (kit 7). 5

6 CHU du Kremlin-Bicêtre, Département d'anesthésie-réanimation 2010 LE CATHÉTER DE DIALYSE 1- Définition Le cathéter utilisé est un cathéter veineux central, à double lumière. La pose d un cathéter veineux profond est un acte médical non délégable. Il est réalisé par le médecin assisté par une infirmière, qui assure la préparation du patient, du matériel, l organisation du soin et la surveillance. (Décret du 29/07/04 relatif aux parties IV et V du code de la santé publique, relatif aux actes professionnels et à l exercice de la profession d infirmière) 2 - Les sites d insertion - Voie jugulaire interne de préférence (à droite si possible) après repérage échographique. Effectuer un contrôle radio systématique après la pose. Voie fémorale en deuxième intention. Pas de contrôle radiologique nécessaire. Pas de pose en territoire sous-clavier. La position de l extrémité du cathéter et le diamètre interne de celui ci sont les deux déterminants majeurs du débit sanguin obtenu. L extrémité du cathéter doit être idéalement à l entrée de l oreillette droite pour un cathéter jugulaire, et dans la veine cave inférieure pour un cathéter fémoral. 3 - Les différents cathéters de dialyse C'est un cathéter à double lumière coaxiale (Arrow ), un seul diamètre disponible : 14 F - 15 cm en voie jugulaire (diamètre 14 F) - 25 cm en voie fémorale (diamètre 14 F) A noter : Après avoir fixé le cathéter à la peau, il est possible de le faire pivoter sur son axe sans toucher à la fixation 4 - Objectifs à la pose - Respecter une asepsie rigoureuse Prévenir les risques infectieux liés à la pose d'un KTC Assurer le bon déroulement de toutes les étapes 6

7 5 - Matériel - 1 alèse roulée en guise de billot si insertion jugulaire interne - 1 protection (type carré bleu) - 1 boîte pour objets piquants / tranchants - 1 flacon individuel (125 ml) de chlorhexidine moussante Hibiscrub - 2 pipettes de sérum physiologique - 2 masques chirurgicaux - 2 charlottes - 1 casaque stérile pour le médecin - 1 brosse bétadinée pour le médecin - 1 paire de gants stériles (2 paires pour patient à risque de contamination HIV-HBV-HCV) - 1 champ de table - 5 paquets de 5 compresses - 1 flacon de Chlorhexidine alcoolique à 0,5 % et son colorant (Hibitane ). Ne pas utiliser la chlorhexidine aqueuse - 1 champ stérile troué adhésif transparent (grand modèle) - le matériel pour anesthésie locale si nécessaire (un flacon de Xylocaïne à 1% non adrénalinée, une aiguille sous-cutanée, une aiguille intra-musculaire, une seringue de 10 cc) - le cathéter (selon la zone d insertion choisie) - 1 seringue de 10 cc + 1 ampoule de 10 cc de sérum - 2 protège-robinets petit modèle - 1 scalpel n 11-1 tondeuse - 1 kit de suture avec 1 fil de suture type Ethicrin 2/0, aiguille courbe - 1 pansement type Mepore (taille 5 x 5 cm) - 2 pansements type Tegaderm (taille 10 x 12 cm) - Les bouchons sont fournis avec le cathéter 6 -Branchement du cathéter de dialyse - présence de 2 opérateurs si possible - Toute manipulation au niveau du cathéter de dialyse doit se faire dans des conditions rigoureuses d asepsie. - Matériel : o SHA o 2 masques o 2 charlottes o 1 champ stérile non troué o 1 paire de gants stérile o 2 seringues de 10 ml o 1 pipette de sérum physiologique de 20 ml o 1 seringue de 20 ml - Procédure : o Poser le matériel stérile sur le champ stérile. o Avec les seringues de 10 ml aspirer le verrou à l héparine sur chaque voie. o Avec la seringue de 20 ml de sérum physiologique, rincer chaque voie. o Cette opération permet de vérifier la perméabilité du cathéter. La vérification de la perméabilité doit se faire avant chaque utilisation. 7

8 7 Verrou d'anticoagulation Lors du débranchement de la dialyse ou au moment de la pose du cathéter si celui-ci n est pas branché immédiatement : réaliser un «verrou» d anticoagulation Matériel - 2 masques - 2 charlottes - 1 champ stérile non troué - 1 paire de gants stérile - 1 pipette de sérum physiologique de 20 ml - 1 seringue de 20 ml / 1 seringue de 5 ml - 1 ampoule d héparine sodique Dakota 500 UI / 5ml Procédure - Rincer chaque voie en injectant 10 ml de sérum physiologique en pression positive. - Clamper puis injecter 2,5 ml d héparine DAKOTA dans chaque voie. 8 - Entretien du cathéter de dialyse L entretien est identique à celui d un KTC (cf protocole de service) 9 Ablation du cathéter - L ablation est identique à celui d un KTC. Cependant, la compression durera 15 min. - Laisser le pansement occlusif pendant 24 h. A noter : en cas de patient insuffisant rénal chronique avec une fistule artério-veineuse, il est possible d utiliser la fistule comme accès vasculaire sans avoir à poser un cathéter de dialyse. 8

9 CHU du Kremlin-Bicêtre, Département d'anesthésie-réanimation 2010 MISE EN PLACE DU KIT FRESENIUS 1 - Matériel Pour hémofiltration ± haut débit (CVVHF et CVVHF-HD) : Kit n 7 (ref : AV 1000 S) Pour hémodiafiltration (CVVHDF) : Kit n 4 (ref : AV 600 S) Si anticoagulation au citrate : Kit citrate (cf protocole citrate) - Chaque kit comprend : o Un hémofiltre o Une cassette avec une ligne artérielle, veineuse et une ligne d ultrafiltration o Une ou deux lignes annexes (substitution ± dialysat) o Durée de vie du filtre : 72 heures (recommandations fabricant) - A rajouter : o 4 filtres pour tête de pression o 1 robinet 3 voies o 2 sacs de recueil ultrafiltration o 4 raccords pour permettre la compatibilité des poches Hémosol Hospal et tubulures Fresenius o 1 poche de sérum physiologique de 1000 ml pour amorçage + héparine Choay o 4 poches d Hemosol B0 de 5 litres o 1 seringue de 50 ml pour l anticoagulation (à brancher sur le patient) o 2 poches de sérum physiologique 100 ml o 1 tubulure 9

10 2 - Mise en route de l appareil - Avant d allumer l appareil, vérifier qu aucun objet ne soit posé sur les balances et la potence - Brancher l appareil sur le secteur si possible du même côté que le cathéter - Rajouter si besoin les électrolytes dans les poches de 5l d Hémosol B0 selon la prescription médicale - Vérifier que tous les clapets des corps de pompes et des réchauffeurs soient fermés - Vérifier que le bouton 0/1 soit enclenché au bas à l arrière de l appareil - Appuyer sur le bouton 0/1 pendant environ 3 secondes : l écran s allume et l auto test démarre - Suivre les instructions sur l écran pendant le test - Valider chaque phase du test en appuyant sur la molette (l item choisit apparaît en vert) - Choisir le mode de traitement selon la prescription médicale - Le schéma du montage s affiche - Mettre en place les 4 filtres des 4 têtes de pression avant le début du montage - Suivre les instructions sur l écran - Tourner la mollette pour faire défiler les différentes étapes (le retour aux pages précédentes est possible). 3 - Montage du circuit sanguin - Au montage du filtre pour le kit n 7 uniquement, utiliser le bouchon avec le filtre pour obturer le connecteur non utilisé sur le côté du filtre - A la connexion de la ligne artérielle (rouge) et de la poche de sérum physiologique, utiliser l adaptateur fourni dans le kit et mettre le robinet 3 voies à ce niveau - La poche de recueil du liquide d amorçage (fournie dans le kit) doit être placée sur la potence à côté du sérum physiologique. 4 - Montage du circuit : - Utiliser les raccords qui permettent la connexion entre les tubulures et les poches Hémosol B0 - Mélanger les 2 compartiments (électrolytes et tampon) des poches Hémosol B0 séparés par une soudure. Après reconstitution, la solution peut être conservée 24h à température ambiante. Elle doit rester limpide, transparente - Après connexion des tubulures et des poches, casser les obturateurs des poches - Monter la tubulure de sérum physiologique au niveau du premier robinet de la ligne artérielle (rouge) et la laisser clampée - Valider l item : démarrage rinçage - Suivre les instructions sur l écran - Régler manuellement les niveaux pour le piège à bulle central (avec filtre). Laisser 2 mm d air. Utiliser les flèches sur l écran - Pour le piège à bulle côté droit, faire de même en dévissant le bouchon et en laissant monter le liquide - A la fin du rinçage, l appareil demande le raccordement de la ligne de retour veineux (bleue) à la poche de sérum physiologique - Laisser les 2 lignes veineuse et artérielle (rouge et bleue) en relation avec la poche de sérum physiologique - Pour entrer les paramètres de traitement et accéder à la barre horizontale des items en bas de l écran, appuyer sur esc - Au moment de brancher le patient, appuyer sur stop et suivre les instructions. 10

11 RÈGLES DE PRESCRIPTIONS 1 - Quand débuter une épuration extra-rénale en réanimation? - Anurie > 6 à 12 heures - Oligurie < 250 ml depuis 12 heures (diurèse < 0,3 ml/kg/h) - Kaliémie symptomatique ou > 6,5 mmol/l - Urée > 30 mmol/l - Acidose métabolique sévère avec ph < 7,15 - OAP réfractaire - Créatininémie x 3 ou > 350 µmol/l - Complications de l urémie - Choc septique avec : o créatininémie x 2 ou diminution de clairance de + de 50 % o diurèse < 0,5 ml/kg/h sur 12 heures o ph < 7,20 - Hyperthermie > 40 C - Surdosage en agents ultrafiltrables 2 Généralités La feuille de prescription pour l épuration extra rénale est journalière et indépendante de la prescription médicale. Elle comprend au verso la feuille de surveillance infirmière. Elle comprend : - Le poids du malade - Le type d abord vasculaire : KT et son site, fistule artério-veineuse - Le choix du kit (4 ou 7) et de la technique d épuration - Le protocole d anticoagulation au départ puis ses modifications (cf chapitre anticoagulation) - Les débits souhaités : sanguin, ultrafiltration (pré et postdilution), dialysat - La perte patient souhaitée en ml/heure - L adjonction éventuelle de rinçages réguliers - L ajout d électrolytes dans la solution de substitution - La température du circuit 3 Prescription des électrolytes La composition de la solution de substitution utilisée en hémofiltration et hémodiafiltration (Hemosol B0 FRESENIUS, poche de 5 litres) est la suivante : Electrolytes Concentration (mmol//) Calcium (Ca 2+ ) 1,75 Magnésium (Mg 2+ ) 0,5 Sodium (Na + ) 140 Chlorure (Cl - ) 109,5 Lactate 3 Bicarbonate (HCO3 - ) 32 Osmolarité théorique 287 mosm/l 11

12 - La solution ne contient pas de potassium, pas de glucose, pas de phosphore. - Elle est pauvre en magnésium et en calcium - Il existe donc un risque d hypokaliémie, d hypophosphorémie, d hypomagnésémie et d hypocalcémie en l absence de complémentation - L ajout d électrolytes et de glucose dans les poches se fait uniquement sur prescription médicale et doit être prescrit avant branchement. Il doit être réévalué régulièrement en fonction du ionogramme du patient et de son contrôle glycémique. Sur la feuille de prescription, les apports «standards» proposés permettent d obtenir les concentrations en électrolytes suivantes : Quantité d électrolytes ajoutée / poche de 5 L KCl (1,5 g) Mg Cl 2 (1g) Phocytan (20 ml) G 30% (15 ml) Concentration finale dans la poche 4 mmol/l 1,47 mmol/l 1,3 mmol/l 5 mmol/l 4 - Réglages de départ en hémofiltration 1 ère étape : - Débit sanguin : 100 ml / min pour tous les patients. Au démarrage, il est conseillé de laisser circuler le sang pendant 3 minutes avant de débuter le traitement. - Débit Pré - dilution : 1000 ml/h - Débit Post - dilution : 1000 ml/h 2 nde étape : - Suspendre temporairement le traitement : o Menu : traitement données entrées/sortie Suspendre - Régler le débit sanguin pour obtenir une pression artère entre -80 et -100 mmhg (normale = -50 à -150 mmhg) en augmentant le débit sanguin par palier de 50 ml /min toutes les 2 min jusqu au débit prescrit par le médecin (en général, 150 à 250 ml/min. Prévenir si le débit ne peut être obtenu. Débit max kit 4 = 350 ml/min, kit 7 = 500 ml/min) - Régler le débit d ultrafiltration : La fonction du rein est évaluée par la clairance de la créatinine. Idéalement 35 ml/kg/h. Ex : pour un patient de 50 kg : débit de substitution = 1750 ml/h - Régler la post dilution : o Régler le débit de post dilution en respectant une Fraction Filtrée max de 20 %. La fraction filtrée apparait à l écran à chaque modification du débit sanguin ou du débit de post-dilution. Elle est calculée selon la formule suivante : Fraction Filtrée ( FF) = débit ultrafiltration (Quf) / débit sanguin + prédilution = (pré + post dilution + perte) / débit sang + prédilution o Exemple en chiffres : Débit sanguin (Qsg) = 250 ml/min, soit 250 x 60 = ml/h Débit d ultrafiltration (Quf) = prédilution ml/h + postdilution ml/h perte patient = 0 Fraction filtrée (FF) = Quf / Qsg = / = 0,2 soit 19 % Si on diminue le débit sanguin à 150 ml/min soit ml/h, sans diminuer le débit d ultrafiltration, on obtient : FF = / = 0,25 soit 30 %. On augmente ainsi le risque d hémoconcentration et de thrombose du filtre o Régler le débit de pré dilution pour obtenir environ 2/3 post-dilution, 1/3 pré-dilution 12

13 - Reprendre le traitement de la pompe : o Menu : traitement Données entrées /sorties Reprendre le traitement 3 ème étape : Régler la perte patient : si besoin et seulement selon la prescription médicale 4 ème étape : Régler la température : - Selon prescription médicale - L hémofiltration continue entraine une hypothermie en l absence de réchauffement du liquide de substitution du fait de la circulation extra-corporelle et des volumes de substitution importants. Un réchauffement modéré est conseillé (37-38 C) pour éviter un retentissement hémodynamique lié à une vasodilatation excessive. 5 - Réglages si hémodiafiltration - L ajout d un dialysat améliore l épuration par rapport à l hémofiltration seule, uniquement en cas d impossibilité de maintenir un débit sanguin ou d ultrafiltration élevé. - L adaptation du débit sanguin se fait comme précédemment. - Réglage du débit de dialysat : entre 500 et ml/h (idéalement égal au débit d ultrafiltration) - Avec l appareil FRESENIUS multifiltrate, la substitution n est possible qu en post dilution. Débit de à ml/h. 6 - Apports nutritionnels - Les besoins énergétiques sont peu modifiés par l insuffisance rénale aigue elle même. - L EER entraine des pertes glucidiques importantes car le glucose passe librement la membrane, au contraire de l insuline qui ne franchit pas les membranes de dialyse. Les apports glucidiques doivent donc être augmentés et les bains de dialyse enrichis en glucose devant le risque d hypoglycémie. - Il existe des arguments pour penser que les apports protidiques doivent être augmentés à 2,5 g/kg/j sans bénéfice démontré sur la survie des patients. - Le métabolisme des lipides n est pas modifié - Il est probable qu il faille augmenter les apports en vitamines (B1, B6, E, C) et en oligoéléments (sélénium, zinc, folates) 13

14 ANTICOAGULATION POUR ÉPURATION EXTRA RÉNALE EN RÉANIMATION 1 - Purge du circuit - La purge initiale peut être réalisée sans héparine avec les nouvelles membranes - Bolus préfiltre avec Héparine non fractionnée Choay : la posologie est prescrite par le médecin selon le risque hémorragique du patient (50 UI/kg) 2 - Pour tous les patients sans risque hémorragique particulier - Héparine non fractionnée Choay en IVSE à brancher sur le patient - Posologie : 200 à 300 UI/Kg/24h - Objectif : héparinémie 0.2 à 0.4 UI Pour les patients déjà sous anticoagulation efficace pour une autre indication (ACFA, thrombose veineuse.) : - Poursuivre l anticoagulation à la dose antérieure - Objectif : héparinémie 0.3 à 0.6 (adaptée à l indication sous jacente) 3 - Pour les patients à risque hémorragique - Diminuer l anticoagulation voire hémofiltration sans anticoagulation. Ajouter éventuellement des rinçages périodiques par du sérum physiologique (100 ml/2h par exemple) même si l efficacité est très discutée. - Envisager une anticoagulation régionale au citrate (cf protocole citrate). 4 - Si départ au scanner - Suspendre le traitement et mettre en circuit fermé (cf fiche sur chaque machine) - Rincer et hépariner le KT selon la fiche technique entretien du cathéter de dialyse. - Poursuivre l héparine à la même dose jusqu au rebranchement du patient pour éviter les variations. 5 - Si départ au bloc - Suspendre le traitement et mettre en circuit fermé - Rincer et hépariner le KT selon la fiche technique - Arrêt de l anticoagulation 14

15 SURVEILLANCE ET GESTION DES ALARMES 1 - Monitorage Dans tous les cas, surveillance standard par monitorage continu (scope). 2 - Surveillance de paramètres spécifiques - Température : o Vérifier la température correcte des fluides participants aux échanges (dialysat et substitution). Mesure de la température du patient et du niveau de réchauffage : objectif normothermie. La courbe thermique est ininterprétable en hémofiltration : réaliser une hémoculture /24h systématique. - Poids : quotidien. Mettre le patient sur un lit pesant. - Glycémie capillaire : o Risque d hypoglycémie. Surveillance horaire, surtout si haut volume. o Le liquide de substitution sera enrichi en glucose sauf avis médical contraire. - Bilans biologiques : sur prescription médicale. En général, GDS avec kaliémie et BES avec urée, créatinine, phosphore, magnésium / 6 à 12 heures selon la stabilité du patient. En cas d hyperkaliémie, les contrôles peuvent être plus rapprochés. 3 - Gestion des alarmes - Grands principes : - L alarme signale un dysfonctionnement du circuit. Ne pas inhiber une alarme incomprise. Limiter le temps sans traitement pour ne pas diminuer l efficacité mais suspendre le traitement permet de prendre le temps de comprendre le problème et de le résoudre. En cas d échec de gestion des alarmes, mieux vaut restituer avant la thrombose de l hémofiltre (spoliation sanguine pour le patient 200 à 300 ml de sang). L inversion des voies n est pas recommandée et constitue une solution de dernier recours en l absence d amélioration. - Si les débits initiaux ne peuvent être atteints et en l absence d urgence métabolique, mieux vaut revoir à la baisse ses objectifs plutôt que de risquer la thrombose répétée du circuit. - En cas d alarmes répétées, choisir un régime de sécurité permettant le temps de la réflexion : suspendre le traitement, diminuer le débit sanguin à 50 ou 100 ml/min - Valeurs usuelles (cf schéma) : en gras les pressions dont la surveillance est indispensable P artérielle = P d entrée = - 50 à mmhg P préfiltre = à mmhg Pression de filtration = à + 50 mmhg P transmembranaire (PTM) = Pression sang Pression ultrafiltrat = 30 à 200 mmhg P veineuse = P de sortie = + 50 à mmhg 15

16 - Alarmes de pressions : Une dysfonction précoce sera en général liée au cathéter (coude, mauvaise position, hypovolémie). Une dysfonction plus tardive après une utilisation initiale satisfaisante sera en général due à une thrombose. - P artérielle trop basse = reflet de la vitesse de la pompe à sang et des résistances sur la ligne artérielle (rouge). SITE PROBLEME CAUSE (S) C.A.T VAISSEAU Quantité de sang disponible insuffisante - Faible débit sanguin intravasculaire - Hypovolémie - Changer le site, vérifier la position du patient - Expansion volémique (sur prescription médicale) - KT coudé, clampé - Vérifier l absence de clamp CATHETER Résistance à l écoulement accrue - KT contre la paroi vasculaire - Vérifier position KT (radio) mobiliser l extrémité, tourner le KT sur son axe - Thrombose - Rincer la voie artérielle - Changement KT si échec LIGNE Résistance à l écoulement accrue - Clamp oublié, ligne coudée - Thrombose circuit - Déclamper, lever obstacle - Rinçage du circuit ± changement circuit - Rincer les voies du KT : Matériel : o 1 paire de gants stériles (avec aide, sur le chariot de soin) o 2 seringues de 10 ml / 1 pompeuse / 1 poche de 50 ml de sérum physiologique o Compresses avec Hibitane 16

17 Procédure : o Appuyer sur STOP o Clamper les lignes artérielles et veineuses du KT et du kit o Déconnecter la ligne veineuse, la donner à l aide, aspirer et rincer la voie rapidement. Si aspiration impossible, ne pas injecter o Faire de même pour la ligne artérielle o Rebrancher, déclamper les 4 clamps. Relancer le circuit o En cas d échec, inversion des 2 voies en dernier recours (efficacité de l épuration diminuée par le phénomène de recirculation) - Pression veineuse élevée = rechercher un obstacle sur la ligne de retour (bleue) SITE PROBLEME CAUSE (S) C.A.T - KT coudé, clampé - Vérifier l absence de clamp Cathéter Résistance à l écoulement accrue - KT contre la paroi vasculaire - Thrombose - Clamp oublié, ligne coudée - Vérifier position KT (radio) mobiliser l extrémité, tourner le KT sur son axe - Rincer la ligne veineuse - Vérifier l anticoagulation - Inversion des voies en dernier recours - Changement KT si échec - Déclamper, lever obstacle Ligne/circuit Résistance à l écoulement accrue - Thrombose circuit - Rinçage du circuit. Vérifier anticoagulation +/- changer le kit - Capteurs de pression - Pousser le fluide avec une seringue, changer le capteur - Pression trans-membranaire (PTM) élevée : colmatage du filtre ou contraintes excessives exercées sur la membrane SITE PROBLEME CAUSE (S) C.A.T Ligne ultrafiltrat Augmentation des pressions au démarrage - Ligne d ultrafiltrat clampée ou coudée - Vérifier l absence de clamp - Inadéquation débit sanguin et débit de substitution - Diminuer post dilution, augmenter le débit sanguin Filtre Contraintes excessives - Saturation progressive du filtre - Augmenter la prédilution, rinçages périodiques - Thrombose circuit - Rinçage du circuit. Vérifier anticoagulation ± changer le kit après restitution NB : les rinçages peuvent déclencher l alarme du détecteur colorimétrique du circuit par hémodilution. Appuyer sur Start/Reset pour inhiber l alarme 17

18 4 - Comment changer les poches d Hémosol? - Appuyer sur ESC pour accéder à la barre en bas de l écran. - Avec la mollette, sélectionner le mode TRAITEMENT. Puis choisir «changement de poche ou de seringue» et le sélectionner. Procéder au changement. - Enfin valider l item «terminer le changement de poche» surligné en vert. - NB : Le changement peut se faire à tout moment du traitement. 5 - Comment accéder à l historique du traitement? - Appuyer sur ESC pour accéder à la barre en bas de l écran. Avec la mollette, sélectionner le mode TRAITEMENT. Choisir «données E/S», puis «détails données E/S». Sélectionner «l heure de début et de fin» souhaités. Noter sur la pancarte. Remettre à zéro le matin à 8 heures pour faciliter le bilan entrées/sorties des 24h. Noter les pertes sur la feuille de surveillance. Enfin revenir au menu traitement. 6 - Comment avoir les courbes de pressions sur le graphique? - Appuyer sur ESC pour accéder à la barre en bas de l écran. Avec la mollette sélectionner le mode TRAITEMENT. Choisir «courbes de pression», sélectionner l intitulé de la courbe souhaité à l aide de la mollette (une ou toutes) et appuyer sur OK. 7 - En cas de départ du patient au bloc, scanner (cf. descriptif sur chaque machine) - Il existe une procédure permettant de conserver le kit en circuit fermé jusqu au retour du patient. L intérêt est à évaluer en fonction de la durée du bloc et de la durée d utilisation du cathéter au moment du départ du patient. Pas de limite définie par le fabricant en dehors de celle de la durée de vie du filtre (72h max). - Matériel : une poche de sérum physiologique, un raccord en Y ou un robinet 3 voies - Réduire le débit sanguin à 100 ml/min. Suspendre le traitement - Appuyer sur STOP pendant 2 sec afin d arrêter la pompe à sang - Brancher le sérum physiologique sur la voie entrée Rouge. Appuyer sur Start/Reset pour restituer. L alarme du détecteur colorimétrique se met en route. Fin de restitution - Brancher la voie de retour Bleue avec la voie d entrée Rouge sur la poche de sérum physiologique afin de réaliser un circuit fermé - Valider en appuyant sur Start/Reset. Ne pas oublier de reprendre le traitement lors du rebranchement. 8 - Pendant le nursing (soins, changes, pansements ) : - Les manipulations du patient au cours des soins entrainent des coudures du KT ou des lignes du circuit. Le débit sanguin ne peut être maintenu facilitant ainsi les thromboses du filtre. Pour prévenir ces réductions de débit, il est préférable de choisir un régime de «sécurité» pendant la durée du soin : - Suspendre le traitement avant le nursing - Diminuer temporairement le débit sang à 50 ou 100 ml/min avant de tourner le patient - Ne pas oublier de reprendre le débit sanguin initial et le traitement après le nursing. 18

19 19

20 20

21 GROUPE DE TRAVAIL IDE : - Vincent Appa - Karine Blanc - Emilie Broquerie - Françoise Chauvin - Myrtille Denninger - Guillaume Falcoff - Christophe Gouya - Sylvie Hanzard - Sarah Huot - Gwenaelle Krafft - Karine Yonkeu Médecins : - Pr Jacques Duranteau - Dr Olivier Huet - Dr Emmanuelle Hammad Cadre : - Aurélie Royer 21

Prévenir et gérer les alarmes en épuration extra-rénale

Prévenir et gérer les alarmes en épuration extra-rénale Prévenir et gérer les alarmes en épuration extra-rénale Drs Clarisse Blayau et Christophe Ridel Urgences néphrologiques et Transplantation rénale Réanimation Fresenius Medical Care Hôpital Tenon L auteur

Plus en détail

HEMODIAFILTRATION AVEC LE SYSTEME PRISMAFLEX

HEMODIAFILTRATION AVEC LE SYSTEME PRISMAFLEX Service de Néphrologie Avalisation : - Prof. P.Y. Martin Chef de Service Visa - Mme M. G. Droulez IRUS Visa - M P. Cornuau Responsable des soins Visa HEMODIAFILTRATION AVEC LE SYSTEME PRISMAFLEX Cadre

Plus en détail

Comprendre et résoudre les problèmes infirmiers de l épuration extra rénale en réanimation

Comprendre et résoudre les problèmes infirmiers de l épuration extra rénale en réanimation Comprendre et résoudre les problèmes infirmiers de l épuration extra rénale en réanimation C.Simonetti M.Castanier (Marseille) A.Moreau (Hospal France) Epuration extra rénale (EER) en réanimation 1. Améliorer

Plus en détail

SOINS INFIRMIERS EN HEMODIALYSE

SOINS INFIRMIERS EN HEMODIALYSE SOINS INFIRMIERS EN HEMODIALYSE PLAN I) Rappels d anatomie physiologie II) IRC: Définition Traitement: hémodialyse, dérivation péritonéale, greffe III) Hémodialyse Définition Principes Législation IV)

Plus en détail

Hémofiltration continue en réanimation, des aspects très pratiques

Hémofiltration continue en réanimation, des aspects très pratiques Hémofiltration continue en réanimation, des aspects très pratiques Didier Journois Service d Anesthésie-Réanimation, HEGP, 20 rue Leblanc, 75015 Paris 1. Rappel des principes de l hémofiltration 1.1. Le

Plus en détail

Introduction W ZLe service d hémodialyse à l hôpital civil de Charleroi (infirmière en chef Mme Lothier)

Introduction W ZLe service d hémodialyse à l hôpital civil de Charleroi (infirmière en chef Mme Lothier) Introduction ZLe service d hémodialyse à l hôpital civil de Charleroi (infirmière en chef Mme Lothier) Nombres de postes : 24 Nombres de patients chroniques : 96 ZLe service d hémodialyse à l hôpital André

Plus en détail

I. La perfusion par gravité : Dispositifs médicaux de perfusion en 2008. Session ide. Hervé MENU 1, Muriel WALLARD 2

I. La perfusion par gravité : Dispositifs médicaux de perfusion en 2008. Session ide. Hervé MENU 1, Muriel WALLARD 2 Session ide Dispositifs médicaux de perfusion en 2008 Hervé MENU 1, Muriel WALLARD 2 1 Pôle d Anesthésie Réanimation Hôpital Salengro 2 SAMU 59 CHRU Lille La perfusion est un acte courant dans tous les

Plus en détail

RESEAU REGIONAL DOULEUR EN BASSE NORMANDIE

RESEAU REGIONAL DOULEUR EN BASSE NORMANDIE Page 1/9 LE MATERIEL 2 piles 1.5 volts AA Une pompe CADD LEGACY Une sacoche Une clé RESEAU REGIONAL DOULEUR EN BASSE NORMANDIE FICHE TECHNIQUE FT3 09/11/2012 Version 2 Page 2/9 PREPARATION DE LA CASSETTE

Plus en détail

Chambres à cathéter implantables

Chambres à cathéter implantables Chambres à cathéter implantables Pas de conflits d intérêt avec le sujet traité APHAL Formation PPH Jeudi 19 mars 2015 Sébastien GEORGET Pharmacie Centre Psychothérapique de Nancy Définition (1) Définition

Plus en détail

Utilisation et surveillance d une pompe à PCA de type pharmacia cadd

Utilisation et surveillance d une pompe à PCA de type pharmacia cadd Utilisation et surveillance d une pompe à PCA de type pharmacia cadd 1- Principe de soin La PCA (ou Patient Controlled Analgesia), est une technique qui permet au patient de s administrer lui-même, à l

Plus en détail

Chapitre 2 : Les compartiments liquidiens de l organisme. Professeur Diane GODIN-RIBUOT

Chapitre 2 : Les compartiments liquidiens de l organisme. Professeur Diane GODIN-RIBUOT UE3-2 - Physiologie rénale Chapitre 2 : Les compartiments liquidiens de l organisme Professeur Diane GODIN-RIBUOT Année universitaire 2011/2012 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits réservés.

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 octobre 2011

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 octobre 2011 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 19 octobre 2011 PEDIAVEN AP-HP G15, solution pour perfusion 1000 ml de solution en poche bi-compartiment, boîte de 4 (CIP: 419 999-0) PEDIAVEN AP-HP G20, solution pour

Plus en détail

Pompes et Pousse-seringues seringues : Caractéristiques ristiques et limites

Pompes et Pousse-seringues seringues : Caractéristiques ristiques et limites Pompes et Pousse-seringues seringues : Caractéristiques ristiques et limites Laurent Gattlen CMD SMIA / CHUV 29.09.2009 MAITRISE UNIVERSITAIRE D'ETUDES AVANCEES EN PHARMACIE HOSPITALIERE (MAS) SEMINAIRE

Plus en détail

PROTOCOLE d utilisation de la MORPHINE en PCA, hors traitement postopératoire

PROTOCOLE d utilisation de la MORPHINE en PCA, hors traitement postopératoire Comité de lutte contre la douleur PROTOCOLE d utilisation de la MORPHINE en PCA, hors traitement postopératoire Référence : CLUD 18 Version : 2 Date de diffusion Intranet : 23-10-2007 Objet Ce protocole

Plus en détail

Guide d utilisation rapide CADD -Solis

Guide d utilisation rapide CADD -Solis Guide d utilisation rapide CADD -Solis Pour des instructions détaillées, mises en garde et précautions d utilisation, se reporter au manuel de l opérateur. Choix d un protocole (traitement, critère qualificatif

Plus en détail

CORRECTION EVALUATION FORMATIVE TEST DE NIVEAU Date : PROMOTION :

CORRECTION EVALUATION FORMATIVE TEST DE NIVEAU Date : PROMOTION : CORRECTION EVALUATION FORMATIVE TEST DE NIVEAU Date : PROMOTION : OJECTIFS : 1/ Evaluer le degré des connaissances acquises nécessaires à l administration des médicaments à diluer. 2/ Evaluer les capacités

Plus en détail

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé Document destiné aux professionnels de santé Agence relevant du ministère de la santé La maladie rénale chronique Un risque pour bon nombre de vos patients Clés pour la dépister et ralentir sa progression

Plus en détail

Protocole d Utilisation des Opioïdes Par PCA en HAD

Protocole d Utilisation des Opioïdes Par PCA en HAD Protocole d Utilisation des Opioïdes Par PCA en HAD 1) Objet. Ce protocole a pour objet de décrire les modalités d utilisation des opioïdes injectables en PCA, en traitement symptomatique d une douleur,

Plus en détail

LE SCOPE 1 BUT 2 DOMAINE D APPLICATION

LE SCOPE 1 BUT 2 DOMAINE D APPLICATION Procédures en réanimation 29/10/2007 Page 1/7 Rédaction : IDE Séverine Marmilloud Vérification :IDE Thomé C. Chable J-B Approbation : Dr Sirodot Michel 1 BUT Moniteur permettant la surveillance continue

Plus en détail

Protocole Réalisation d un prélèvement urinaire pour examen Cytobactériologique - ECBU

Protocole Réalisation d un prélèvement urinaire pour examen Cytobactériologique - ECBU + Hôpital de Soultz N S PT.S.036.1 Protocole Réalisation d un prélèvement urinaire pour examen Cytobactériologique - ECBU SERVICES DESTINATAIRES CLASSEUR 2 : CLASSEUR 3 : CLASSEUR 4 : CLASSEUR 5 : CLASSEUR

Plus en détail

DÉRIVATION VENTRICULAIRE EXTERNE (DVE)

DÉRIVATION VENTRICULAIRE EXTERNE (DVE) Hôpital de Bicêtre Département d Anesthésie-Réanimation Service de Neurochirurgie DÉRIVATION VENTRICULAIRE EXTERNE (DVE) Mise à jour 2008 1 SOMMAIRE Points essentiels...3 Définitions et généralités...4

Plus en détail

*pompe P.C.A.ou A.C.P. : Analgésie contrôlée par le patient

*pompe P.C.A.ou A.C.P. : Analgésie contrôlée par le patient POSE D UNE POMPE P.C.A.* DE MORPHINE SUR VOIE VEINEUSE CENTRALE *pompe P.C.A.ou A.C.P. : Analgésie contrôlée par le patient VERSION N 1 Page 1/13 Date de validation : 20/03/2007 I. Définition Soins infirmiers

Plus en détail

La filtration glomérulaire et sa régulation

La filtration glomérulaire et sa régulation UE3-2 - Physiologie rénale Chapitre 4 : La filtration glomérulaire et sa régulation Professeur Diane GODIN-RIBUOT Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits réservés.

Plus en détail

PICCO2. PROTOCOLE DE SERVICE Année 2010 MISE À JOUR 2012. Hôpital de Bicêtre Département d'anesthésie-réanimation Réanimation Chirurgicale

PICCO2. PROTOCOLE DE SERVICE Année 2010 MISE À JOUR 2012. Hôpital de Bicêtre Département d'anesthésie-réanimation Réanimation Chirurgicale Hôpital de Bicêtre Département d'anesthésie-réanimation Réanimation Chirurgicale PICCO2 PROTOCOLE DE SERVICE Année 2010 MISE À JOUR 2012 1 PROTOCOLE PICCO2 DAR BICETRE DEPARTEMENT D ANESTHESIE REANIMATION

Plus en détail

Montage, démontage, test et suivi des respirateurs

Montage, démontage, test et suivi des respirateurs 04/10/2007 Page 1/10 Rédaction : JB. CHABLE (IDE) Vérification : C. Thomé (IDET) Approbation : Dr. M. Sirodot 1 BUT Ce document a pour but de s assurer du bon fonctionnement des appareils de ventilation

Plus en détail

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES QU EST-CE QUE LE MDRD? Il s agit d une formule permettant d estimer le débit de filtration glomérulaire et donc la fonction rénale La formule est la suivante :

Plus en détail

Fiche d information aux parents L HEMODIALYSE

Fiche d information aux parents L HEMODIALYSE Fiche d information aux parents L HEMODIALYSE L hémodialyse est ce qu on appelle une méthode de suppléance rénale, c est à dire une technique permettant de survivre avec des reins qui ne fonctionnent plus

Plus en détail

MODES D EMPLOI DES APPAREILS

MODES D EMPLOI DES APPAREILS MODES D EMPLOI DES APPAREILS POMPE CADD Prizm VIP MODE PCA S:\00 Direction\Mes documents\site internet\docus word et pdf\appareils emploi\mode d'emploi Proximos CADD PCA.doc/27/10/ 1/23 TABLE DES MATIERES

Plus en détail

POMPE HOSPIRA GEMSTAR

POMPE HOSPIRA GEMSTAR POMPE HOSPIRA GEMSTAR La pompe Gemstar est équipée d une batterie rechargeable ayant environ 5 jours d autonomie. La pompe fonctionne avec une batterie, un voyant vert clignotte. La réserve de batterie

Plus en détail

SPES / NEPALE. Date : Protocole validé et réactualisé le 13/12/2013 ETAPES PRELIMINAIRES A LA PRESCRIPTION

SPES / NEPALE. Date : Protocole validé et réactualisé le 13/12/2013 ETAPES PRELIMINAIRES A LA PRESCRIPTION RECOMMANDATION POUR LA PRESCRIPTION DE MORPHINE EN PERFUSION CONTINUE MODE PCA SPES / NEPALE Date : Protocole validé et réactualisé le 13/12/2013 N hésitez pas à utiliser les modèles d ordonnances, Pour

Plus en détail

Gestion de l insuline iv. : version pour les Soins continus de médecine

Gestion de l insuline iv. : version pour les Soins continus de médecine CENTRE HOSPALIER UNIVERSAIRE VAUDOIS - 1011 Lausanne Service de médecine Centre des Maladies Cardio-vasculaires et métaboliques Service d endocrinologie, diabétologie et métabolisme Gestion de l insuline

Plus en détail

Atelier hémophilie et chirurgie. Pr Claude Negrier Hôpital Edouard Herriot Université Claude Bernard Lyon 1 claude.negrier@chu-lyon.

Atelier hémophilie et chirurgie. Pr Claude Negrier Hôpital Edouard Herriot Université Claude Bernard Lyon 1 claude.negrier@chu-lyon. Atelier hémophilie et chirurgie Pr Claude Negrier Hôpital Edouard Herriot Université Claude Bernard Lyon 1 claude.negrier@chu-lyon.fr Quelles chirurgies? Les chirurgies spécifiques Les chirurgies extra

Plus en détail

CLINIMIX AVIS DE LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

CLINIMIX AVIS DE LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE CLINIMIX AVIS DE LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE BAXTER_CLINIMIX N9G15 E et N12G20E_Avis CT_14-02-2007.pdf BAXTER_CLINIMIX N9G15E N12G20E N14G30 N17G35_Avis CT_12-12-2001.pdf BAXTER_CLINIMIX changement

Plus en détail

journées chalonnaises de la thrombose

journées chalonnaises de la thrombose Nos connaissances certaines et notre pratique journalière : Les Nouveaux Anticoagulants dans la thromboprophylaxie de la chirurgie prothétique du MI Benoit Cots et Jean Marc Royer le 29/11/12-1 Recommandations

Plus en détail

Perfusions de corticoïdes à domicile

Perfusions de corticoïdes à domicile Perfusions de corticoïdes à domicile Livret Infirmier Copyright France 2009 Physiopathologie de la SEP La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique inflammatoire, caractérisée par la destruction

Plus en détail

1 Prendre un médicament à l aide d un perfuseur portable

1 Prendre un médicament à l aide d un perfuseur portable Prendre un médicament à l aide d un perfuseur portable Cathéter veineux central sans valve (irrigation avec héparine) Vous devez prendre un médicament à l aide d un perfuseur portable. Cette fiche vous

Plus en détail

E04a - Héparines de bas poids moléculaire

E04a - Héparines de bas poids moléculaire E04a - 1 E04a - Héparines de bas poids moléculaire Les héparines de bas poids moléculaire (HBPM) sont un mélange inhomogène de chaînes polysaccharidiques obtenues par fractionnement chimique ou enzymatique

Plus en détail

La technique des pompes pour l administration en ambulatoire

La technique des pompes pour l administration en ambulatoire La technique des pompes pour l administration en ambulatoire BOPPAss 19 et 24 novembre 2009 Brigitte Geubelle (Clinique St Luc Bouge) et France Duvivier (CHPLT Verviers) 1 PLAN A. Perf. continue / diffuseur

Plus en détail

SOINS/SDGURI/PRCD/001 Procédure de sondage urinaire Version 2 : 15/01/2010 p.1/7

SOINS/SDGURI/PRCD/001 Procédure de sondage urinaire Version 2 : 15/01/2010 p.1/7 p.1/7 1. OBJET Description des différentes étapes et des règles d asepsie nécessaires à la réalisation du sondage urinaire qui est un geste invasif. 2. DOMAINE D APPLICATION Ce protocole s applique à tous

Plus en détail

Titre : «CYCLISME ET DIABETE DE TYPE 1» Auteur(s) : Docteur Karim BELAID. Catégorie : Médecine du Sport - Diaporama, 20 vues.

Titre : «CYCLISME ET DIABETE DE TYPE 1» Auteur(s) : Docteur Karim BELAID. Catégorie : Médecine du Sport - Diaporama, 20 vues. Titre : «CYCLISME ET DIABETE DE TYPE 1» Auteur(s) : Docteur Karim BELAID Catégorie : Médecine du Sport - Diaporama, 20 vues. Date de présentation : 2014 Lieu : Roubaix. Mis à disponibilité sur le site

Plus en détail

Le VIH et votre cœur

Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Le VIH et votre cœur Que dois-je savoir au sujet de mon cœur? Les maladies cardiovasculaires représentent une des cause les plus courante de décès, elles incluent: les maladies coronariennes,

Plus en détail

L ACCÈS VEINEUX DE COURTE DURÉE CHEZ L ENFANT ET LE NOUVEAU-NÉ

L ACCÈS VEINEUX DE COURTE DURÉE CHEZ L ENFANT ET LE NOUVEAU-NÉ L ACCÈS VEINEUX DE COURTE DURÉE CHEZ L ENFANT ET LE NOUVEAU-NÉ Plan de la présentation Introduction L enfant Le cathéter court La voie veineuse centrale La voie intra-osseuse Plan de la présentation Le

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail

EPURATION EXTRARENALE CONTINUE EN REANIMATION (à l'exclusion de la dialyse péritonéale)

EPURATION EXTRARENALE CONTINUE EN REANIMATION (à l'exclusion de la dialyse péritonéale) EPURATION EXTRARENALE CONTINUE EN REANIMATION (à l'exclusion de la dialyse péritonéale) 17e Conférence de Consensus en Réanimation et Médecine d'urgence Jeudi 13 novembre 1997 Centre Hospitalier Universitaire

Plus en détail

CONCOURS DE L INTERNAT EN PHARMACIE

CONCOURS DE L INTERNAT EN PHARMACIE Ministère de l enseignement supérieur et de la recherche Ministère de la santé et des sports CONCOURS DE L INTERNAT EN PHARMACIE Valeurs biologiques usuelles Edition de Novembre 2009 (6 pages) Conseil

Plus en détail

HYGIENE et ASEPSIE les principes de base exemple : réalisation d un pansement

HYGIENE et ASEPSIE les principes de base exemple : réalisation d un pansement Les règles d 'hygiène dans la réalisation d un pansement HYGIENE et ASEPSIE les principes de base exemple : réalisation d un pansement Objectif Règles visant à prévenir les risques de transmission croisée

Plus en détail

Semaine Sécurité des patients

Semaine Sécurité des patients Bienvenue dans le «mystère de la chambre des erreurs»! Découvrez le tableau de synthèse des réponses du matériel nécessaire à la mise en place de la chambre des erreurs ainsi que les réponses attendues

Plus en détail

1 Prendre un médicament à l aide d un perfuseur portable

1 Prendre un médicament à l aide d un perfuseur portable Prendre un médicament à l aide d un perfuseur portable Cathéter veineux central avec valve antireflux Vous devez prendre un médicament à l aide d un perfuseur portable. Cette fiche vous explique comment

Plus en détail

MANUEL D UTILISATION

MANUEL D UTILISATION ė Système d autosurveillance glycémique 12 l :24 10 mg dl 93 13. pel Rap s ion Opt pas re ant Av SANS CODAGE MANUEL D UTILISATION Contour Next USB s utilise uniquement avec les bandelettes réactives Contour

Plus en détail

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation. LASER DOPPLER INTRODUCTION La technique qui utilise l effet Doppler à partir d un faisceau laser est l une des seules qui permette d enregistrer en continu le reflet de la perfusion superficielle de tissus

Plus en détail

Semaine Sécurité des patients «Le mystère de la chambre des erreurs!»

Semaine Sécurité des patients «Le mystère de la chambre des erreurs!» Semaine Sécurité des patients «Le mystère de la chambre des erreurs!» Vous avez été X à prendre le risque d entrer dans notre chambre des erreurs, à présent découvrez les erreurs ou risques potentiels

Plus en détail

ANESTHESIE ET ANALGESIE LOCO REGIONALE DU MEMBRE SUPERIEUR

ANESTHESIE ET ANALGESIE LOCO REGIONALE DU MEMBRE SUPERIEUR ANESTHESIE ET ANALGESIE LOCO REGIONALE DU MEMBRE SUPERIEUR Dr A. PULCINI CHU NICE ANESTHESIE LOCO REGIONALE DU MEMBRE SUPERIEUR 1 - RAPPELS 2 - PRINCIPES GENERAUX 3 - BLOCS DU MEMBRE SUPERIEUR 4 - BLOCS

Plus en détail

24/01/ 2014 EQUIPE «REFERENTE» POUR L UTILISATION DES CATHETERS VEINEUX PERIPHERIQUES ET CENTRAUX : QUELLE PLACE POUR L INFIRMIERE?

24/01/ 2014 EQUIPE «REFERENTE» POUR L UTILISATION DES CATHETERS VEINEUX PERIPHERIQUES ET CENTRAUX : QUELLE PLACE POUR L INFIRMIERE? 24/01/ 2014 EQUIPE «REFERENTE» POUR L UTILISATION DES CATHETERS VEINEUX PERIPHERIQUES ET CENTRAUX : QUELLE PLACE POUR L INFIRMIERE? I. Kriegel, C. Thinlot, M. Arsicault, A. Mauduit, M. Varenne, A.-B. Knoche,

Plus en détail

Votre guide du traitement PICO

Votre guide du traitement PICO Votre guide du traitement PICO PICO *smith&nephew Système de traitement par pression négative à usage unique Chère patiente, cher patient, Ce guide vous apporte toutes les informations importantes pendant

Plus en détail

Ablation de sutures. Module soins infirmiers

Ablation de sutures. Module soins infirmiers Ablation de sutures Module soins infirmiers Equipe enseignante de l IFSI du Centre Hospitalier de ROUBAIX Diaporama réalisé par : Stéphane Dubus, Formateur I. Définition Il s agit d ôter les sutures cutanées

Plus en détail

Formation sur le glucomètre Accu-Chek Inform II

Formation sur le glucomètre Accu-Chek Inform II Formation sur le glucomètre Accu-Chek Inform II 1 Introduction Lorsque vous aurez complété les 3 modules de formation (durée de 20 minutes), vous devrez faire l examen. Une fois débuté, l examen doit être

Plus en détail

Capteur à CO2 en solution

Capteur à CO2 en solution Capteur à CO2 en solution Référence PS-2147CI Boîtier adaptateur Sonde ph Sonde température Sonde CO2 Page 1 sur 9 Introduction Cette sonde est conçue pour mesurer la concentration de CO 2 dans les solutions

Plus en détail

AUTOPORTE III Notice de pose

AUTOPORTE III Notice de pose AUTOPORTE III Notice de pose Vous avez acquis le système AUTOPORTE, nous vous en remercions. Veuillez lire attentivement cette notice, vous serez à même de faire fonctionner correctement ce système. FONCTIONNEMENT

Plus en détail

SOINS DE PRATIQUE COURANTE. Prélèvement aseptique cutané ou de sécrétions muqueuses, prélèvement de selles

SOINS DE PRATIQUE COURANTE. Prélèvement aseptique cutané ou de sécrétions muqueuses, prélèvement de selles NOMENCLATURE GENERALE DES ACTES PROFESSIONNELS INFIRMIERS (Arrêté du 25 mars 1993) (Arrêté du 21 avril 1994) (Arrêté du 1er mars 1999) (Arrêté du 8 Décembre 1999) (Arrêté du 12 Octobre 2000) (Arrêté du

Plus en détail

Mise en service et entretien d un surpresseur incendie

Mise en service et entretien d un surpresseur incendie Mise en service et entretien d un surpresseur incendie Lire attentivement cette notice avant l installation. A conserver à proximité de l équipement pour son fonctionnement et entretien. www.calpeda.com

Plus en détail

Livret des nouveaux anticoagulants oraux. Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation

Livret des nouveaux anticoagulants oraux. Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation Livret des nouveaux anticoagulants oraux Ce qu il faut savoir pour bien gérer leur utilisation DONNÉES DU PATIENT Nom Adresse Tél MÉDECIN TRAITANT Nom Adresse Tél SPÉCIALISTE Nom Hôpital Tél MÉDICAMENT

Plus en détail

Recueil des plaquettes/plasma sur UPP (Universal Platelet Protocol) à l EFS-Alsace Dr Frédéric BIGEY Congrès de la SFH 11/12/14

Recueil des plaquettes/plasma sur UPP (Universal Platelet Protocol) à l EFS-Alsace Dr Frédéric BIGEY Congrès de la SFH 11/12/14 Recueil des plaquettes/plasma sur UPP (Universal Platelet Protocol) à l EFS-Alsace Dr Frédéric BIGEY Congrès de la SFH 11/12/14 Principe Super-surge : dernier cycle de retraitement des plaquettes prélevées

Plus en détail

L ANALGESIE AUTOCONTROLEE PAR LE PATIENT (PCA)

L ANALGESIE AUTOCONTROLEE PAR LE PATIENT (PCA) L ANALGESIE AUTOCONTROLEE PAR LE PATIENT (PCA) METHODE DE CONTROLE DE LA DOULEUR AIGUE EFFICACE ET SURE. OSWALT KE 1990 OBJECTIF : METTRE EN PLACE LA PCA CHEZ LE PLUS GRAND NOMBRE DE PATIENTS SANS AUGMENTER

Plus en détail

La gestion du diabète lors des sports : apports des nouvelles technologies

La gestion du diabète lors des sports : apports des nouvelles technologies U S D Union Sports & Diabète La gestion du diabète lors des sports : apports des nouvelles technologies Journées nationales des diabétiques qui bougent, Vichy 17-18-19 mai 2013 Docteur Muriel TSCHUDNOWSKY

Plus en détail

Ballon tampon DUO-E avec ballon ECS immergé

Ballon tampon DUO-E avec ballon ECS immergé Manuel d installation et d utilisation Ballon tampon DUO-E avec ballon ECS immergé 600/150-750/200-1000/220-1500/300 V 1.3 SOMMAIRE 1 Description du dispositif... 3 1.1 Série type... 3 1.2 Protection du

Plus en détail

NETTOYAGE ET CONDITIONNEMENT DU MATERIEL DE SOINS EN VUE DE LA STERILISATION

NETTOYAGE ET CONDITIONNEMENT DU MATERIEL DE SOINS EN VUE DE LA STERILISATION NETTOYAGE ET CONDITIONNEMENT DU MATERIEL DE SOINS EN VUE DE LA STERILISATION OBJECTIFS SPECIFIQUES : ENUMERER SANS ERREUR LES ELEMENTS QUI COMPOSENT LE MATERIEL COURANT DE SOINS EXPLIQUER CHACUNE DES TECHNIQUES

Plus en détail

POOL CONTROL. VERSION : ph +/- MANUEL D UTILISATION

POOL CONTROL. VERSION : ph +/- MANUEL D UTILISATION POOL CONTROL VERSION : ph +/- MANUEL D UTILISATION Copyright 2009 WELTICO. Tous droits réservés. Aucun extrait de ce manuel, incluant les produits et logiciels qui y sont décrits, ne peut être reproduit,

Plus en détail

Insulinothérapie et diabète de type 1

Insulinothérapie et diabète de type 1 Insulinothérapie et diabète de type 1 Introduction: la molécule d insuline L instauration de l insulinothérapie Dispositif d administration de l insuline Les propriétés de l insuline Insuline et schémas

Plus en détail

MÉDICAMENTS DE L HÉMOSTASE

MÉDICAMENTS DE L HÉMOSTASE MÉDICAMENTS DE L HÉMOSTASE Dr HAFIDI POLE ANESTHESIE RENAIMATION CHU DE NICE Antiagrégants gants plaquettaires Ticlopidine (TICLID) clopidogrel (PLAVIX) S opposent à l ag. Plaq. Effets indésirables: hémorragies,

Plus en détail

Professeur Diane GODIN-RIBUOT

Professeur Diane GODIN-RIBUOT UE3-2 - Physiologie rénale Chapitre 5 : Mesure de la fonction rénale : la clairance rénale Professeur Diane GODIN-RIBUOT Année universitaire 2011/2012 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits

Plus en détail

Les anticoagulants. 22 février 2011 B. LORTAL-CANGUILHEM Pharmacien Institut Bergonié Bordeaux

Les anticoagulants. 22 février 2011 B. LORTAL-CANGUILHEM Pharmacien Institut Bergonié Bordeaux Les anticoagulants 22 février 2011 B. LORTAL-CANGUILHEM Pharmacien Institut Bergonié Bordeaux Traitements I. Héparine et HBPM II. Antivitamines K (AVK) III. Hirudines recombinantes IV. Inhibiteurs sélectifs

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR A DOMICILE. PAR les infirmières libérales

PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR A DOMICILE. PAR les infirmières libérales PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR A DOMICILE PAR les infirmières libérales Pour un suivi bien orchestré de l hôpital à la ville Prise de conscience par les équipes que tout ne s arrête pas à la porte de l

Plus en détail

Fiche technique. Vannes thermostatiques à eau de refroidissement Type AVTA. Septembre 2002 DKACV.PD.500.A4.04 520B1429

Fiche technique. Vannes thermostatiques à eau de refroidissement Type AVTA. Septembre 2002 DKACV.PD.500.A4.04 520B1429 Fiche technique Vannes thermostatiques à eau de refroidissement Septembre 2002 DKACV.PD.500.A4.04 520B1429 Table des matières Page Introduction... 3 Caractéristiques techniques... 3 AVTA pour fluides neutres...

Plus en détail

Observation. Merci à l équipe de pharmaciens FormUtip iatro pour ce cas

Observation. Merci à l équipe de pharmaciens FormUtip iatro pour ce cas Cas clinique M. ZAC Observation Mr ZAC ans, 76 ans, 52 kg, est admis aux urgences pour des algies fessières invalidantes, résistantes au AINS. Ses principaux antécédents sont les suivants : une thrombopénie

Plus en détail

PATCH, ANNEAU, IMPLANT LES NOUVELLES CONTRACEPTIONS HORMONALES

PATCH, ANNEAU, IMPLANT LES NOUVELLES CONTRACEPTIONS HORMONALES PATCH, ANNEAU, IMPLANT LES NOUVELLES CONTRACEPTIONS HORMONALES Rémy SCHMIED Mai 2005 CHU_ Hôpitaux de Rouen - page 1 INTRODUCTION Offres plus ou moins récentes 3 produits disponibles : Patch contraceptif

Plus en détail

MODES D EMPLOI DES APPAREILS

MODES D EMPLOI DES APPAREILS MODES D EMPLOI DES APPAREILS MEDELA VARIO S:\00 Direction\Mes documents\site internet\docus word et pdf\appareils emploi\mode d'emploi Proximos Vario.doc/27/10/2011 1/7 En cas de questions ou de problèmes,

Plus en détail

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs B06-1 B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs L ischémie aiguë est une interruption brutale du flux artériel au niveau d un membre entraînant une ischémie tissulaire. Elle constitue

Plus en détail

Les anticoagulants. PM Garcia Sam Hamati. sofomec 2008

Les anticoagulants. PM Garcia Sam Hamati. sofomec 2008 Les anticoagulants PM Garcia Sam Hamati sofomec 2008 1 Les anticoagulants sofomec 2008 point de vue HAS AVK = 13% des hospitalisations pour accidents iatrogènes 17 000 hospitalisations / an /France pas

Plus en détail

FICHE ETABLISSEMENT. A remplir par l EOH (praticien ou IDE hygiéniste) Nom de la personne qui remplit le questionnaire :...

FICHE ETABLISSEMENT. A remplir par l EOH (praticien ou IDE hygiéniste) Nom de la personne qui remplit le questionnaire :... Feuille n FICHE ETABLISSEMENT A remplir par l EOH (praticien ou IDE hygiéniste) Nom de la personne qui remplit le questionnaire :... Date : / / Nom de l établissement : CCLIN de rattachement Code établissement

Plus en détail

Club Périfoetologie, Paris, 21 novembre 2008 pnguyen@chu-reims.fr

Club Périfoetologie, Paris, 21 novembre 2008 pnguyen@chu-reims.fr Limites et intérêt de l activité anti-xa pour la surveillance des traitements au long cours Club Périfoetologie, Paris, 21 novembre 2008 pnguyen@chu-reims.fr Suivi biologique des traitements anticoagulants

Plus en détail

L APPAREIL CIRCULATOIRE

L APPAREIL CIRCULATOIRE L APPAREIL CIRCULATOIRE L appareil circulatoire se compose de 3 grandes parties : - Le cœur - Les vaisseaux - Le sang I / Le Cœur : a) Description : Le cœur est un muscle, myocarde, gros comme un poing

Plus en détail

Mode de perfusion PCA (analgésie auto-contrôlée par le patient)

Mode de perfusion PCA (analgésie auto-contrôlée par le patient) Mode de perfusion PCA (analgésie auto-contrôlée par le patient) CADD -Solis VIP Pompe à perfusion ambulatoire Modèle 2120 Guide d information du patient Votre médecin : Nom : Numéro de téléphone : Instructions

Plus en détail

Mesure du débit et volume sanguins. Cause des décès au Canada

Mesure du débit et volume sanguins. Cause des décès au Canada Mesure du débit et volume sanguins Damien Garcia Damien.Garcia@ircm.qc.ca Laboratoire de génie biomédical IRCM, Montréal Cause des décès au Canada Autres ( 16% ) Respiratoire ( 9% ) Diabète ( 3% ) Cancer

Plus en détail

SYSTÈME DE CONTRÔLE SOLAIRE LX-220 Installation et mode d emploi

SYSTÈME DE CONTRÔLE SOLAIRE LX-220 Installation et mode d emploi SYSTÈME DE CONTRÔLE SOLAIRE LX-220 Installation et mode d emploi IMPORTANTES CONSIGNES DE SÉCURITÉ LISEZ ET OBSERVEZ TOUTES LES CONSIGNES CONSERVEZ CES CONSIGNES EN LIEU SÛR AVERTISSEMENT Avant d installer

Plus en détail

Traitement des plaies par pression négative (TPN) : des utilisations spécifiques et limitées

Traitement des plaies par pression négative (TPN) : des utilisations spécifiques et limitées BON USAGE DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ Traitement des plaies par pression négative (TPN) : des utilisations spécifiques et limitées Les systèmes de traitement des plaies par pression négative (TPN) sont des

Plus en détail

RC030/RC035 Appareil d aspiration de liquide à air comprimé (manuel) Instructions. Celui-ci peut être utilisé pour l aspiration de :

RC030/RC035 Appareil d aspiration de liquide à air comprimé (manuel) Instructions. Celui-ci peut être utilisé pour l aspiration de : RC030/RC035 Appareil d aspiration de liquide à air comprimé (manuel) Instructions Celui-ci peut être utilisé pour l aspiration de : Huile de moteur Huile de boîte de vitesses et du système de transmission

Plus en détail

Appareils spécifiques guidés par microprocesseurs et unités d aspiration puissantes pour la gynécologie et l obstétrique

Appareils spécifiques guidés par microprocesseurs et unités d aspiration puissantes pour la gynécologie et l obstétrique Appareils spécifiques guidés par microprocesseurs et unités d aspiration puissantes pour la gynécologie et l obstétrique ATMOS S 351 Natal ATMOS C 451 ATMOS Appareils d aspira l extraction par 2 tion innovants

Plus en détail

Stat Profile Prime Analyseur pour soins intensifs

Stat Profile Prime Analyseur pour soins intensifs Stat Profile Prime Analyseur pour soins intensifs La nouvelle orientation axée sur les cartouches utilisant la microélectronique et une nouvelle technologie de microcapteurs a permis de réaliser un analyseur

Plus en détail

Chapitre VI : Gestion des risques épidémiques

Chapitre VI : Gestion des risques épidémiques Chapitre VI : Fiche n VI.1 : Gale Fiche n VI.2 : Tubeculose pulmonaire (accessible dans la prochaine version) Fiche n VI.3 : Gastro-entérite Fiche n VI.4 : Infection respiratoire aigüe basse Sommaire Sommaire

Plus en détail

Activité 38 : Découvrir comment certains déchets issus de fonctionnement des organes sont éliminés de l organisme

Activité 38 : Découvrir comment certains déchets issus de fonctionnement des organes sont éliminés de l organisme Activité 38 : Découvrir comment certains déchets issus de fonctionnement des organes sont éliminés de l organisme 1. EXTRAITS REFERENTIELS DU BO Partie du programme : Fonctionnement de l organisme et besoin

Plus en détail

Etude clinique pilote. du taux de cholestérol

Etude clinique pilote. du taux de cholestérol Etude clinique pilote sur la diminution naturelle du taux de cholestérol Documentation sur les applications réussies des recommandations du Dr Rath pour une meilleure Santé cellulaire Editeur: MR Publishing

Plus en détail

NOTICE TECHNIQUE SSC : Système Solaire Combiné eau chaude sanitaire / appui chauffage maison / appui eau chaude piscine

NOTICE TECHNIQUE SSC : Système Solaire Combiné eau chaude sanitaire / appui chauffage maison / appui eau chaude piscine NOTICE TECHNIQUE SSC : Système Solaire Combiné eau chaude sanitaire / appui chauffage maison / appui eau chaude piscine «Capteur autonome eau chaude» Choix de la gamme ECOAUTONOME a retenu un capteur solaire

Plus en détail

Les clés pour entretenir facilement votre spa. SpaTime la gamme d entretien pour les spas

Les clés pour entretenir facilement votre spa. SpaTime la gamme d entretien pour les spas Les clés pour entretenir facilement votre spa SpaTime la gamme d entretien pour les spas Equilibre de l eau Votre spa est un lieu de détente et de bien-être par excellence. Il est donc essentiel que l

Plus en détail

PEGA PCA L excellence dans le traitement de la douleur!

PEGA PCA L excellence dans le traitement de la douleur! PEGA PCA L excellence dans le traitement de la douleur! Plus de 20 années d expériences font des pompes à perfusion PEGA des produits de pointe dans le domaine de la technologie de perfusion tout à fait

Plus en détail

Décret relatif. Sur le rapport du ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées,

Décret relatif. Sur le rapport du ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, Décret relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements de santé qui exercent l activité de traitement de l insuffisance rénale chronique par la pratique de l épuration extrarénale

Plus en détail

Effets des hormones sur la glycémie du rat

Effets des hormones sur la glycémie du rat UNIVERSITE MONTPELLIER II Sciences & Techniques du Languedoc Licence Biologie des Organismes Travaux Pratiques de Physiologie Animale : Effets des hormones sur la glycémie du rat . La glycémie est une

Plus en détail

Tableau récapitulatif : composition nutritionnelle de la spiruline

Tableau récapitulatif : composition nutritionnelle de la spiruline Tableau récapitulatif : composition nutritionnelle de la spiruline (Valeur énergétique : 38 kcal/10 g) Composition nutritionnelle Composition pour 10 g Rôle Protéines (végétales) 55 à 70 % Construction

Plus en détail

LCD COLOR MONITOR (English French Translation)

LCD COLOR MONITOR (English French Translation) LCD COLOR MONITOR (English French Translation) Front page : -1 Manuel d Utilisation -2 Système Vidéo Couleur LCD Table of contents : Table des Matières 1. Précautions 2. Accessoires 3. Fonctions 4. Télécommande

Plus en détail

Méthode d analyse prospective des risques : exemple en pharmacie hospitalière. Prof. Pascal BONNABRY

Méthode d analyse prospective des risques : exemple en pharmacie hospitalière. Prof. Pascal BONNABRY Méthode d analyse prospective des risques : exemple en pharmacie hospitalière Prof. Pascal BONNABRY Formation des cadres au management «Gérer les incidents en milieu hospitalier» Genève, 19 novembre 2012

Plus en détail