OBSERVATION ET STATISTIQUES

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1 COMMIS MMISSARIA ARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE n 393 Février 13 Conjoncture énergétique Décembre 12 OBSERVATION ET STATISTIQUES ÉNERGIE La production d énergie primaire du mois de décembre 12 augmente à peine par rapport à celle d il y a un an : +,8 %, soit un total de 11,8 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). L hydraulique progresse pour le quatrième mois consécutif, de 12 % par rapport à décembre 11, après + 21,8 % en novembre. La croissance de l éolien, entamée en avril, se poursuit : + 14 % sur un an, après + % entre octobre et novembre. Quant à la production nucléaire, elle marque une stabilité en décembre (+,2 % sur un an), après une forte hausse en novembre. Sur toute l année 12 et hors énergies renouvelables thermiques et déchets, la production d énergie primaire est en baisse de 2,6 % par rapport à 11, du fait du nucléaire (- 3,8 %), alors que l hydraulique et l éolien augmentent sensiblement, respectivement de 26 % et 23,5 %. En glissement annuel, la consommation d énergie primaire réelle est stable en décembre. Mesurée sur toute l année 12 et toujours hors énergies renouvelables thermiques et déchets, cette consommation est quasistable par rapport à 11. À 11,8 Mtep, la production nationale d énergie primaire (méthodologie) gagne,8 % entre décembre 11 et décembre 12, après + 1,5 % en novembre et + 1,3 % en octobre. Hormis les énergies fossiles, dont la production est marginale en France, le nucléaire est quasi-stable, tandis que les énergies renouvelables poursuivent leur forte croissance. En effet, l hydraulique augmente pour le troisième mois consécutif, de 12 % en décembre sur un an, après + 21,8 % en novembre. La production éolienne prolonge sa tendance haussière entamée en avril, de + 14 % en glissement annuel en décembre, après + % en novembre. Quant à la production nucléaire, elle est à peine supérieure à son niveau d il y a un an, après une nette progression, de 1,2 % en novembre. La consommation d énergie primaire réelle est stable par rapport à son niveau d il y a un an pour un total de 23,5 Mtep, après + 5,6 % en novembre et + 2,1 % en octobre. Toutes les énergies sont orientées à la hausse, du fait notamment d un recours plus important au chauffage au gaz et à l électricité (avec 1 C en moins, le mois de décembre a été plus froid en 12 qu en 11), à l exception du pétrole, dont la baisse est en grande partie liée au recul de la consommation des carburants routiers. Avec une production en légère croissance et une consommation stable, le taux d indépendance énergétique gagne,4 point en glissement annuel en décembre. Il perd en revanche un point en moyenne sur l année 12 par rapport à 11 et s établit à 48,5 %. En données brutes et en glissement annuel, les émissions de CO 2 liées à la combustion d énergie sont en légère hausse de,7 % en décembre 12, du fait de la croissance de la demande de charbon et de gaz. Mesurées en moyenne sur l année 12, ces émissions sont en baisse de 1,4 % par rapport à 11. En moyenne sur l année 12, le taux d indépendance énergétique perd un point par rapport à 11 et s établit à 48,5 %. En données corrigées des variations saisonnières, climatiques, et des jours ouvrables (CVS-CVC-CJO), la consommation d énergie primaire inverse sa tendance observée entre septembre et novembre : elle perd 3 % en décembre, après +,5 % entre octobre et novembre et + 1,9 % entre septembre et octobre. Cette évolution touche toutes les énergies, mais à un rythme plus ou moins accentué (- 6,2 % pour le charbon, - 4 % pour le pétrole, - 2,9 % pour l électricité et, enfin, -,4 % pour le gaz). La facture énergétique française du mois de novembre s allège d un demi-milliard d euros par rapport à celle d octobre et totalise 5,5 Md (- 8,1 % sur un mois). Mesurée en cumul sur douze mois, entre décembre 11 et novembre 12, elle progresse en revanche de 1,4 %, soit un montant de 67,2 milliards d euros. À eux seuls, les produits pétroliers contribuent à % du total. Consommation et production d énergie primaire*, indépendance énergétique et émissions de CO 2 En milliers de tep * Hors énergies renouvelables thermiques. Source : calcul SOeS, d après les données mensuelles disponibles par énergie Taux d indépendance énergétique (série brute en année mobile) 5, 49,5 49, 48,5 48, 47,5 47, 46,5 46, 45,5 45, Énergie primaire Quantité Décembre 12 Part en % Production nationale d'énergie primaire ,8 - charbon (produits de récupération) 9-8,,1 - pétrole 68-7,6,6 - gaz naturel 36-12,3,3 - nucléaire (brut) 1 921,2 92,8 - hydraulique et éolien (brut) ,5 6,3 Consommationn d'énergie primaire réelle , - charbon 8 22,3 3,7 - pétrole ,6 27,2 - gaz naturel ,2 21, - électricité ,2 48, Taux d'indépendance énergétique (%) 5,2,4 Émissions de CO 2 dues à l'énergie (milliers de t CO 2 ) ,7 Source : calcul SOeS, d après les données mensuelles disponibles par énergie Service de l observation et des statistiques

2 Émissions de CO 2 liées à la combustion d énergie (série brute, en moyenne sur 12 mois) Indice base en Note : en moyenne sur les douze derniers mois de l année 12, les émissions sont à 9 % de leur niveau de référence de 5. Source : calcul SOeS, d après les données mensuelles disponibles par énergie Évolution de la consommation d énergie primaire*, par énergie, et des émissions de CO 2 Énergie primaire M/M-1 M-1/M-2 M-2/M-3 Consommation d'énergie primaire -3,,5 1,9 -,5 - charbon -6,2-5,7 22,3 22,3 - pétrole -4, -3,4,1-4, - gaz naturel -,4 2,1,6-4,4 - électricité -2,9 3,6 1,8 1,5 Émissions de CO 2 liées à la combustion d'énergie -3,7-1,4 4,6,3 * Énergie primaire mesurée en tep. Source : calcul SOeS, d après les données mensuelles disponibles par énergie Corrigées des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables, les émissions de CO 2 liées à la combustion d énergie reculent pour le deuxième mois consécutif (- 3,7 % entre novembre et décembre), après avoir été en hausse durant trois mois de suite. Les combustibles minéraux solides Corrigée des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables, la consommation d énergie primaire inverse sa tendance, après avoir été en hausse durant trois mois consécutifs (- 3 % sur un mois en décembre, après +,5 % entre octobre et novembre et + 1,9 % entre septembre et octobre). Par type d énergie et après conversion en tonne équivalent pétrole, la tendance baissière touche toutes les énergies. La consommation de charbon recule de 6,2 % sur un mois, essentiellement du fait d une moindre sollicitation des centrales électriques au charbon. La consommation de produits pétroliers diminue également, pour le deuxième mois consécutif (- 4 %, après - 3,4 % en novembre), du fait des carburants routiers, et plus précisément des ventes de supercarburants, et de l ensemble fioul domestique et gazole non routier. La consommation de gaz naturel est en léger retrait, de,4 % sur un mois en décembre, après + 2,1 % en novembre et +,6 % en octobre, en lien avec la diminution de la demande des petits clients reliés au réseau de distribution. Enfin, la consommation primaire d électricité baisse de 2,9 % sur un mois en décembre, après trois mois consécutifs de hausse. Consommation d énergie primaire, par énergie Indice base en 5 La consommation totale de charbon (combustibles minéraux solides) est nettement supérieure à son faible niveau de décembre 11 (+ 21,8 %). Avec un peu plus de 1,4 million de tonnes (Mt), elle reste cependant très en deçà des niveaux atteints en décembre 9 et 1 (près de 1,8 Mt). Sur l ensemble de l année 12, la consommation de charbon progresse d environ 14 % par rapport à 11, essentiellement du fait d une sollicitation accrue des centrales électriques au charbon. Bilan mensuel des combustibles minéraux solides En milliers de tonnes Combustibles minéraux solides Quantité Décembre 12 Part en % Importations totales ,7 Production nationale * 23-8, Variations de stocks 12 Exportations totales 15-68,1 Consommation totale réelle ,8, dont : - centrales électriques ,7 48, - sidérurgie 3-8,8 28,3 * Produits de récupération provenant des anciennes mines de charbon (schistes des terrils houillers du Nord et du Gard, schlamms issus de bassins de décantation en Moselle). Source : calcul SOeS d après EDF, Snet, FFA et Douanes La consommation de charbon vapeur pour la production d électricité (684 milliers de tonnes - kt) est en forte progression par rapport à décembre 11 (+ 61,7 %) comme elle l a été quasiment tout au long de l année 12 (+ 36 % en cumul annuel). En dépit d une réduction de l appel aux centrales thermiques classiques, les baisses de prix du charbon vapeur et des quotas d émission de CO 2 ont renforcé la compétitivité du charbon par rapport au gaz. Charbon Pétrole Gaz naturel Électricité Source : calcul SOeS, d après les données mensuelles disponibles par énergie 2 Commissariat général au développement durable - Service de l observation et des statistiques

3 Consommation de combustibles minéraux solides (séries brutes*) Indice base en 5 1 Total Centrales électriques Sidérurgie * Pour les combustibles minéraux solides, les tests n ont révélé aucune saisonnalité ou effet climatique marqués. En conséquence, rien ne distingue ces séries brutes de séries CVS-CVC-CJO. Source : calcul SOeS d après EDF, Snet et FFA La consommation de charbon dans la sidérurgie (3 kt) recule de nouveau. Elle atteint son niveau le plus bas depuis la crise de la fin 8 et baisse de près de 9 % par rapport à décembre 11, en lien avec la diminution de la production de fonte. La conjoncture reste défavorable dans les principaux secteurs consommateurs d acier (BTP, mécanique, automobile). En 12, la consommation dans la sidérurgie a diminué de 4 % environ. Avec la reprise de la demande dans les centrales électriques, les importations de charbon ont progressé de plus de 12 % en 12, totalisant 18,5 Mt. Les opérateurs ont également puisé dans leurs stocks pour répondre à l augmentation de la demande : - 7 kt sur toute l année 12, soit un niveau de 5,8 Mt au total, majoritairement du charbon à destination des centrales électriques. La totalité de ce charbon, répartie entre les centrales et les ports, représente une autonomie d un peu plus de sept mois au rythme actuel de la consommation, contre plus de douze mois fin 11. Les produits pétroliers La consommation totale réelle de produits pétroliers (6,4 Mt) est particulièrement faible. Elle baisse fortement (- 6,6 % par rapport à décembre 11) et se situe très en deçà des niveaux atteints auparavant en décembre (6,8 Mt en 1 et autour de 8 Mt les années précédentes). Cette tendance touche notamment les carburants routiers (- 6,5 % sur un an), en lien particulièrement avec les deux jours ouvrés en moins que compte décembre 12 par rapport à décembre 11. Elle est plus prononcée pour les supercarburants que pour le gazole (respectivement de - 11,5 % et - 5,4 %). Les livraisons de fioul domestique sont un peu plus élevées en décembre 12 qu en décembre 11. Elles sont favorisées par des températures un peu plus basses que l an dernier. Sur l ensemble de l année 12, la consommation de produits pétroliers poursuit sa tendance baissière : - 2,4 % par rapport à 11. Pour les seuls carburants routiers, ce recul atteint 1,1 % et semble résulter notamment de la hausse des prix et de la faiblesse de l activité économique. Production et consommation de produits pétroliers En milliers de tonnes 1 Hors soutes maritimes. 2 Pétrole brut et hydrocarbures extraits du gaz naturel. 3 Le gazole non routier remplace obligatoirement le fioul domestique depuis le 1 er mai 11 pour certains engins mobiles non routiers et depuis le 1 er novembre 11 pour les tracteurs agricoles, avec les mêmes spécifications que celles du gazole routier, exceptée sa coloration. Sources : calcul SOeS d après CPDP et DGEC Évolution mensuelle de la consommation des produits pétroliers Source : calcul SOeS d après CPDP Corrigée des variations saisonnières, climatiques, et des jours ouvrables, la consommation de produits pétroliers recule de nouveau : - 4 % sur un mois, après - 3,4 % entre octobre et novembre. Cette évolution est notamment liée à la baisse en décembre de l ensemble fioul domestique et gazole non routier (- 14,2 %) et à celle des carburants routiers (- 1,6 % pour le total, dont -,4 % pour le gazole et 6,9 % pour les supercarburants). En glissement mensuel en décembre, comme en octobre, les ventes de carburéacteurs sont quasi-stables, alors qu elles perdaient 2,4 % en novembre. En revanche, la forte chute des livraisons de bases pétrochimiques en novembre (- 19,1 %) est suivie par un rattrapage en décembre (+ 18,4 %). Consommation de produits pétroliers Indice base en 5 Produits pétroliers (1) Production nationale (2) Consommation totale réelle dont : - total carburants routiers dont : supercarburants gazole - fioul domestique et gazole non routier (3) - carburéacteurs - GPL - bases pétrochimiques Décembre 12 Quantité Part en % 68-7, ,6, ,5 5, ,5 8, ,4 42, ,5 15, ,9 7, ,7 3,6 5-28,3 8,1 Produits pétroliers M/M-1 M-1/M-2 M-2/M-3 Consommation totale -4, -3,4,1-4, dont : - total carburants routiers -1,6 1,6,5,1 dont : supercarburants -6,9 3,,6-7,9 gazole -,4 1,3,5 1,9 - fioul domestique et gazole non routier -14,2 1,1 5,8,7 - carburéacteurs -,1-2,4 -,1-3,6 - GPL,5-1,3 5,4 3,9 - bases pétrochimiques 18,4-19,1-8,1-26,8 janv-9 janv-1 janv-11 janv-12 janv-13 Total Gazole Carburants routiers Supercarburants Source : calcul SOeS d après CPDP Commissariat général au développement durable - Service de l observation et des statistiques 3

4 Le gaz naturel Les importations nettes de gaz 1 s élèvent à 41,5 TWh en décembre 12, soit une forte hausse par rapport au mois de décembre 11 (+ 7,9 %). Avec un total de,5 TWh, la production nationale de gaz poursuit sa baisse (- 12,3 % sur un an) pour le huitième mois consécutif. Bilan mensuel du gaz naturel En TWh PCS Décembre 12 Gaz naturel Quantité Part en % Importations nettes 41,5 7,9 Production nationale,5-12,3 Soutirages des stocks* 22,8-4,2 Consommation totale (hors pertes) réelle 64,1 3,2, dont : - gros clients reliés au réseau de transport 17, -7, 26,5 dont clients CCCG** 1,4-33, 2,2 - résidentiel-tertiaire, petite industrie 47,1 7,4 73,5 * Positif quand on soutire des quantités des stocks pour les consommer, négatif quand on remplit les stocks. ** Centrales à cycle combiné au gaz. Source : SOeS, d après GRT-gaz, TIGF, Storengy, Elengy et FOSMax LNG À 22,8 TWh, le soutirage saisonnier des stocks est moindre qu au même mois l an dernier, mais le niveau des stocks atteint fin décembre 12 (92,3 TWh) est nettement inférieur à celui observé un an plus tôt (12,2 TWh). Variations de stocks et livraisons aux consommateurs En TWh réseau de transport continue de baisser (- 7 %), et plus particulièrement la consommation des centrales à cycle combiné au gaz (CCCG, - 33 %), toujours moins sollicitées, en raison d une meilleure compétitivité prix du charbon. Hors CCCG, la consommation des clients reliés au réseau de transport recule en effet de 3,6 %. Corrigée des variations saisonnières, climatiques, et des jours ouvrables, la consommation totale est stable, à -,4 % par rapport à novembre, après avoir progressé un mois auparavant et stagné en octobre (respectivement de + 2,1 % et +,6 %). Cette tendance masque une évolution contrastée. D une part les gros clients reliés au réseau de transport voient leur consommation augmenter pour le deuxième mois consécutif (+ 5, % sur un mois, après + 1,4 % entre octobre et novembre et - 3,6 % entre septembre et octobre). D autre part la consommation des petits clients reliés au réseau de distribution baisse de 3,1 % en décembre par rapport à novembre, après - 1,6 % entre octobre et novembre et + 2,6 % un mois auparavant. Consommation totale (hors pertes) de gaz naturel Gaz naturel M/M-1 M-1/M-2 M-2/M-3 Consommation totale (hors pertes) -,4 2,1,6-4,4 dont : - gros clients reliés au réseau de transport 5, 1,4-3,6-2,1 - résidentiel-tertiaire, petite industrie -3,1-1,6 2,6-5,6 Source : SOeS, d après GRT-gaz et TIGF Consommation totale (hors pertes) de gaz naturel Indice base en mars-8 mars-9 mars-1 mars-11 mars-12 Livraisons sur le réseau de distribution Déstockage net Stocks utiles 9 Consommation totale Gros clients reliés au réseau de transport Résidentiel-tertiaire, petite industrie Source : SOeS, d après GRT-gaz et TIGF Source : SOeS, d après GRT-gaz, TIGF, Storengy, Elengy et FOSMax LNG La consommation totale réelle 2 de gaz atteint 64,1 TWh en décembre 12, en hausse de 3,2 % par rapport à décembre 11. Cette hausse est liée à la progression de la consommation des petits clients reliés au réseau de distribution (+ 7,4 % par rapport à décembre 11), en raison notamment d un plus fort recours au chauffage dans le secteur résidentiel-tertiaire, décembre 12 ayant été plus froid que décembre 11 (1 C de moins en moyenne). À l inverse, la consommation des gros clients reliés au 1 Il s agit des entrées nettes de gaz sur le territoire français, donc exportations déduites et hors transit. 2 Il s agit de la consommation totale hors pertes (transport, distribution, stockage ). 4 Commissariat général au développement durable - Service de l observation et des statistiques

5 L électricité En décembre 12, la production totale d électricité s élève à 54,4 TWh, en hausse de 1,5 % par rapport au mois de décembre 11. La production nucléaire est stable en décembre (+,2 % en glissement annuel), à environ TWh, après avoir été en forte hausse en novembre. Sa part dans la production totale d électricité perd néanmoins un point sur un an (73,4 %), du fait d une plus forte contribution des énergies renouvelables. La production hydraulique progresse fortement sur la même période (+ 12, %), en raison à la fois des importantes précipitations enregistrées en décembre 12 et d une faible hydraulicité des cours d eau en décembre 11. Sa part atteint 11,6 % de la production totale d électricité contre 1,5 % un an plus tôt. La production éolienne prolonge sa hausse entamée en avril (+ 14, % en glissement annuel en décembre), du fait à la fois d une progression du parc raccordé et d un mois plus venteux qu il y a un an. Sa part dans la production totale d électricité dépasse la barre des 4 % pour la première fois. Production d électricité, échanges et énergie appelée En GWh * Estimation fragile pour le dernier mois. Source : SOeS, d après RTE, ErDF, EDF, Snet et CNR Avec des conditions météorologiques favorables aux énergies renouvelables électriques, les centrales thermiques classiques sont moins sollicitées dans l ensemble et leur production diminue par rapport à décembre 11 (- 4,2 %). Production d électricité par filière En TWh Décembre 12 Électricité Quantité Part en % Production d'électricité nette ,5, dont : production primaire ,2 89,1 dont : - nucléaire ,2 73,4 - hydraulique (yc pompages) , 11,6 - éolienne (*) , 4,1 production thermique classique ,2 1,9 Solde : exportations - importations ,4 Pompages (énergie absorbée) 679 1,5 Énergie appelée réelle (yc pertes) ,4, dont : - basse tension , 48, - moyenne tension ,9 28,7 - haute tension ,8 13,4 L énergie appelée réelle s établit à 49,2 TWh en décembre 12, en hausse de 2,4 % en glissement annuel, en raison de la forte augmentation de la consommation en basse tension (+ 1, %), davantage sensible aux aléas climatiques (la température moyenne de décembre 12 est inférieure de 1 C par rapport à celle enregistrée en décembre 11). Sur toute l année 12, l énergie appelée réelle croît de 1,9 % par rapport à 11. Le solde des échanges, à 4,5 TWh, baisse de 7,4 % par rapport à décembre 11. Corrigée des variations saisonnières, climatiques, et des jours ouvrables, l énergie appelée diminue a contrario de,7 % par rapport à novembre. Les consommations en haute tension progressent pour le quatrième mois consécutif en glissement annuel en décembre (+ 2,9 %, après + 9,4 % en novembre et + 2,6 % en octobre), tandis que les consommations en basse tension baissent de 1,9 % après deux mois de hausse modérée. Enfin, les consommations en moyenne tension régressent au même rythme que le mois précédent (- 1,2 % par rapport à novembre). Énergie appelée (séries CVS-CVS-CJO) Électricité M/M-1 M-1/M-2 M-2/M-3 Énergie appelée réelle (yc pertes) -,7 1,9,7-1, dont : - basse tension -1,9 1,2,2,5 - moyenne tension -1,2-1,1,4-3,5 - haute tension 2,9 9,4 2,6,5 Source : SOeS, d après RTE, ErDF et EDF Énergie appelée Indice base en 5 Énergie appelée Moyenne tension Source : SOeS, d après RTE, ErDF et EDF Basse tension Haute tension janv-8 janv-9 janv-1 janv-11 janv-12 Éolienne Hydraulique Nucléaire Thermique classique Source : SOeS, d après RTE, ErDF, EDF, Snet et CNR Commissariat général au développement durable - Service de l observation et des statistiques 5

6 Les prix et les cotations des énergies Au mois de décembre, le cours du pétrole brut (Brent daté) est quasi-stable, après deux mois consécutifs de baisse. Il s établit à 19,5 $ en moyenne mensuelle, soit +,3 % par rapport à novembre, après - 2,3 % entre octobre et novembre. Mesuré en euros, le prix du baril affiche sa quatrième baisse consécutive : - 1,9 % en décembre par rapport à novembre, du fait de la dépréciation du dollar par rapport à la monnaie européenne depuis la fin de l été (- 2,2 % en glissement mensuel en décembre), même si novembre fait exception. En moyenne sur 12, le brent atteint ainsi un nouveau record historique, à peine supérieur à son niveau de 11 (+,4 % à 111,7 $). Il progresse en revanche nettement en euros : + 8,6 % en moyenne sur 12 par rapport à 11, à 86,8 /baril, en raison de l appréciation du dollar vis-à-vis de l euro sur cette période (+ 8,2 %). Exprimé en dollar, le prix spot du gaz naturel sur le marché NBP à Londres baisse de 3,5 %, après avoir été orienté à la hausse durant quatre mois consécutifs. Il s établit à 1,8 US$/MBtu en moyenne sur 12, soit une stagnation par rapport à 11. À 42 /MWh en décembre, le prix moyen spot de l électricité affiche sa deuxième baisse consécutive, encore plus prononcée que celle connue le mois précédent (respectivement de - 11,6 % et - 3,5 %). En moyenne sur 12, il s établit à 47,1 /MWh, soit un retrait de 3,8 % par rapport à 11. Prix et cotations des énergies Décembre 12 Novembre 12 Moyenne des 12 derniers mois Valeur Valeur % Valeur %* Cotation US$ en (courant),763,8-2,2,778 8,2 Brent daté ($/bl) 19,5 19,1,3 111,7,4 Brent daté ( /bl) 83,5 85,1-1,9 86,8 8,6 Gaz - Spot NBP (US$/MBtu) 1,8 11,2-3,5 9,8, Électricité - Spot Base EPEX** ( /MWh) 42, 47,5-11,6 47,1-3,8 Charbon vapeur - Spot NWE*** (US$/t) 9, 89,5,6 92,6-23,8 Prix à la consommation SP95 ( /l) 1,5 1,5,6 1,57 4,5 Gazole ( /l) 1,35 1,4-1,1 1, 4,6 Fioul domestique ( /l),95 1, -1,8,97 9,3 * Variation par rapport à la période similaire de l année précédente. ** European Power Exchange. *** North West Europe. Source : DGEC / Reuters, Epex (électricité), McCloskey (charbon vapeur) Concernant les prix moyens mensuels à la consommation, l évolution est contrastée : +,6 % en décembre par rapport à novembre pour le SP95, qui s établit à 1,5 le litre. Le gazole perd en revanche 2 c sur un mois et retrouve, à 1,35 /l, un niveau comparable à celui du mois de juin. Cette évolution des prix des carburants prend en compte le relèvement graduel de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, + 2 c /l), qui avait été abaissée de 3 c /l à la fin août. Enfin, le fioul domestique cède 1 c sur un mois et s établit à,95 le litre en moyenne sur décembre. Prix à la consommation En /l 2, 1,8 1,6 1,4 1,2 1,,8,6,4 janv-8 mai-8 sept-8 Source : DGEC janv-9 mai-9 sept-9 janv-1 Prix moyen* mensuel du baril de pétrole, en $US et en et prix spot du gaz en $US $US ou euro/bl mai-1 * Prix courants. ** Mbtu : million British termal unit (1 Mbtu = 293 kwh). *** National Balancing Point pour livraison dans un mois (bourse de Londres). Source : DGEC / Reuters sept-1 janv-11 mai-11 sept-11 SP95 Gazole FOD janv-5 janv-6 janv-7 Prix du baril du Brent daté en $US/bl Prix du baril de Brent en euro Prix spot du gaz NBP*** (US$/MBtu, échelle de droite) janv-12 mai-12 sept-12 janv-13 $US/Mbtu** Commissariat général au développement durable - Service de l observation et des statistiques

7 La facture énergétique (novembre 12) À 648 la tonne, le prix moyen du pétrole brut importé en France progresse légèrement, de,7 % entre octobre et novembre. Le prix des produits pétroliers raffinés est en baisse pour le troisième mois consécutif, mais à un rythme moins prononcé que les deux mois précédent (-,5 % en novembre, après - 1,1 % en octobre et - 3,1 % en septembre). Prix moyens mensuels des énergies importées En /t Les quantités importées de pétrole brut se replient de 8 % entre octobre et novembre et affichent un faible niveau en dessous de la barre de 5 Mt. Le solde importateur des produits pétroliers quant à lui est en baisse pour le deuxième mois consécutif (- 6,5 % entre octobre et novembre). Au total, la facture pétrolière (brut et produits raffinés) du mois de novembre est en retrait de 6 % par rapport à celle d octobre et s établit à 4,3 milliards d euros. Pour les autres énergies, la facture gazière diminue de 13 % sur la même période, pour un total de 1,1 milliard d euros. Quant à l électricité, son excédent commercial reste stable en cumul sur douze mois à la fin novembre, à un peu moins de 2 milliard d euros. Quantités importées de pétrole, de combustibles minéraux solides et de gaz naturel Indice base en Pétrole brut Produits pétroliers raffinés CMS Pétrole brut Produits pétroliers raffinés Gaz naturel CMS Quantités exportées de produits pétroliers raffinés et d électricité Indice base en Facture énergétique mensuelle de la France En M courants Pétrole brut CMS Electricité Produits pétroliers raffinés Electricité (exportations nettes) Produits pétroliers raffinés Gaz naturel Total Au total, la facture énergétique mensuelle du mois de novembre s allège d environ un demi-milliard d euros par rapport à celle du mois d octobre et affiche un montant de 5,5 milliards d euros. Mesurée en cumul sur les douze mois, entre décembre 11 et novembre 12, elle dépasse les 67 milliards d euros, soit une hausse de 1,4 % par rapport à la même période de l année précédente. Facture énergétique et prix moyens à l importation en France Facture énergétique (Md ) Novembre 12 Octobre 12 Cumul des 12 derniers mois Valeur Valeur % Valeur %* Importations totales (I) 7, 7,7-8,5 85,4 7,9 dont : - CMS (combustibles minéraux solides),2,2-3,4 2,4 4,1 - pétrole brut 3,1 3,3-7,4 36,6 -,1 - produits pétroliers raffinés 2,4 2,7-9, 3,9 18,3 - gaz naturel 1,2 1,3-1,7 14,1 9,1 Exportations totales (E) 1,5 1,7-9,8 18,2 -,5 dont : - produits pétroliers raffinés 1,2 1,4-14,9 13,7 5,1 - électricité,3,3 4, 3,3-8,2 Facture énergétique (I-E) 5,5 6, -8,1 67,2 1,4 dont : - pétrole brut et produits raffinés 4,3 4,6-6, 53,5 8,3 - gaz naturel 1,1 1,3-13, 13,2 14,1 - électricité -,2 -,2 17,4-1,9-21,9 Moyenne des 12 Novembre 12 Octobre 12 Prix moyens à l'importation (US$ ou ) derniers mois Valeur Valeur % Valeur %* Pétrole brut importé ($/bl) 113,4 114, -,5 113,7 2,2 Pétrole brut importé ( /t) 648,2 643,9,7 648,5 1,6 Produits pétroliers raffinés importés ( /t) 729,5 732,8 -,5 724,6 15,6 * Variation par rapport à la période similaire de l année précédente. Commissariat général au développement durable - Service de l observation et des statistiques 7

8 Méthodologie Champ et sources L énergie primaire et la correction climatique (voir définitions) : L énergie primaire est calculée à partir de toutes les données mensuelles disponibles des énergies, c est-à-dire hors énergies renouvelables thermiques et déchets (bois-énergie, déchets urbains renouvelables, ). Source SOeS - Météo-France pour les températures moyennes journalières. Les combustibles minéraux solides : Importations et exportations : DGDDI jusqu au mois précédent, estimation SOeS pour le mois le plus récent. Production : Snet (Société nationale d électricité et de thermique, filiale d EON-France). Consommation des centrales électriques : Snet et EDF. Consommation de la sidérurgie : FFA (Fédération française de l acier), estimation SOeS pour le mois le plus récent. Consommation des autres secteurs industriels : estimation SOeS. Stocks : EDF, Snet, FFA. Les produits pétroliers : Production nationale : MEDDE / DGEC (Direction générale de l énergie et du climat). Consommation : CPDP (Comité professionnel du pétrole). Le gaz : Les données proviennent de l enquête mensuelle sur la statistique gazière du SOeS, effectuée auprès des opérateurs d infrastructures gazières et des principaux fournisseurs de gaz naturel sur le marché français. L électricité : Les données de production proviennent des principaux producteurs en France : EDF, CNR et Snet. Les données d échanges extérieurs proviennent de RTE. Les données de consommation proviennent d EDF (ERDF), et de RTE. Prix et cotations DGEC - Reuters et NBP (National Balancing Point) pour les cotations du pétrole et du gaz. DGEC pour les prix à la consommation. EPEX pour les prix spot de l électricité et McCloskey pour les prix spot du charbon. La facture énergétique : DGDDI (Prodouane) pour la valeur des importations et exportations. Banque de France pour la parité du dollar. Nota : Les données du dernier mois sont provisoires et peuvent donner lieu à des révisions, parfois importantes. Définitions L énergie primaire est l énergie tirée de la nature (du soleil, des fleuves ou du vent) ou contenue dans les produits énergétiques tirés de la nature (comme les combustibles fossiles ou le bois) avant transformation. Par convention, l énergie électrique provenant d une centrale nucléaire est également une énergie primaire (convention internationale AIE). La consommation d énergie primaire correspond à la consommation d énergie de tous les acteurs économiques. Elle s oppose à la consommation d énergie finale, qui correspond à la consommation des seuls utilisateurs finals, ménages ou entreprises autres que celles de la branche énergie. L énergie finale peut être une énergie primaire (consommation de charbon de la sidérurgie par exemple) ou non. L écart entre les consommations d énergie primaire et secondaire correspond à la consommation de la branche énergie. Il s agit pour l essentiel des pertes de chaleur liées à la production d électricité. Le taux d indépendance énergétique est le ratio de la production nationale d énergie primaire sur la consommation d énergie primaire réelle (non corrigée du climat). Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) donne le dégagement maximal théorique de chaleur lors de la combustion, y compris la chaleur de condensation de la vapeur d eau produite lors de la combustion. À l inverse, le pouvoir calorifique inférieur (PCI) exclut de la chaleur dégagée la chaleur de condensation de l eau supposée rester à l état de vapeur à l issue de la combustion. En pratique, le rapport PCI/ PCS est de l ordre de 9 % pour le gaz naturel, de 91 % pour le gaz de pétrole liquéfié, de % pour les autres produits pétroliers et de 95 % à 98 % pour les combustibles minéraux solides. Combustibles minéraux solides (CMS) : dans le présent «Chiffres & statistiques», le terme «charbon» est utilisé pour désigner l ensemble des CMS qui regroupent le charbon à l état brut et les produits solides issus de sa transformation. Les produits bruts couvrent les produits de récupération, le lignite et la houille, dont le charbon vapeur est une variété utilisée pour la production d électricité et/ ou de chaleur. Les produits solides transformés à partir du charbon sont le coke et les agglomérés. 8 Commissariat général au développement durable - Service de l observation et des statistiques

9 Le coefficient de disponibilité nucléaire (Kd) : ratio entre la capacité de production réelle et la capacité de production théorique maximale. Le Kd, qui ne prend en compte que les indisponibilités techniques, à savoir les arrêts programmés, les indisponibilités fortuites et les périodes d essais, caractérise la performance industrielle d une centrale. Émissions de CO 2 liées à la combustion d énergie Les émissions de CO 2 calculées dans ce «Chiffres & statistiques» sont celles issues de la combustion d énergie fossile. Elles représentent près de 95 % des émissions totales de CO 2 et environ 7 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le calcul du SOeS consiste à appliquer des facteurs d émissions moyens aux consommations d énergies fossiles (produits pétroliers, gaz et combustibles minéraux solides), hors usages non énergétiques des produits pétroliers (pour le gaz naturel, il n est pas possible d estimer ces usages en mensuel). En revanche, les inventaires officiels (données annuelles) en matière d émissions de GES, et de CO 2 en particulier, font appel à une méthodologie beaucoup plus complexe, nécessitant des données plus détaillées. Comparées à un inventaire officiel, ces estimations présentent d autres différences de périmètre, tel que la non prise en compte des DOM, des énergies renouvelables thermiques ou encore la prise en compte des soutes aériennes internationales. Correction des variations saisonnières, climatiques, et des jours ouvrables (CVS-CVC-CJO) Bien souvent, les séries sont sensibles aux saisons, à la météorologie et au nombre de jours ouvrables. Ainsi la consommation des énergies utilisées pour le chauffage est plus élevée l hiver que l été et augmente d autant plus que les températures sont basses. L énergie consommée pour le chauffage au cours d une journée est proportionnelle au nombre de «degrés-jours», c est-à-dire à l écart entre la température moyenne de la journée et un seuil fixé à 17 C, lorsque la température est inférieure à ce seuil. À titre d exemple, en dessous de 17 C, une baisse d un degré de la température conduit à une consommation supplémentaire de gaz distribué de l ordre de 1,25 TWh par mois. La série corrigée des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables (CVS-CVC-CJO), construite à partir de la série initiale dite «série brute», permet de neutraliser l effet des saisons, de la météorologie et des jours ouvrables pour faire ressortir à la fois les tendances de fond et les évolutions exceptionnelles. Contrairement au «glissement annuel» où pour éliminer la saisonnalité, on compare un mois avec le même mois de l année précédente, la série CVS-CVC permet de comparer directement chaque mois avec le mois précédent. Cela lui confère deux avantages. D une part, l interprétation d un mois ne dépend que du passé récent et non d événements survenus jusqu à un an auparavant. D autre part, on détecte tout de suite les retournements et on mesure correctement les nouvelles tendances sans retard. La série CJO permet de neutraliser l impact des nombres inégaux de jours ouvrables d un mois à l autre, de la même façon que la série CVS-CVC neutralise l impact des différentes saisons et du climat. La combinaison des CVS-CVC-CJO permet de fournir une information sur l évolution instantanée des phénomènes économiques, abstraction faite des phénomènes calendaires explicables naturels. Pour en savoir plus, consulter le site rubrique Glossaire (au pied de la page d accueil). La nouvelle valeur de la série brute est intégrée chaque mois dans le calcul des profils historiques. Les coefficients saisonniers ainsi que les coefficients climatiques et la correction des jours ouvrables sont donc réestimés chaque mois, ce qui peut faire réviser très légèrement la série CVS-CVC-CJO. La structure des modèles est validée une fois par an. Les séries CVS-CVC-CJO sont désaisonnalisées par le SOeS. Certaines séries ne présentent pas de saisonnalité, de sensibilité au climat ou aux jours ouvrés détectable. C est le cas pour les combustibles minéraux solides notamment. La correction des variations saisonnières, climatiques et des jours ouvrables est faite au niveau le plus fin des séries, les séries d ensemble étant obtenues par agrégation des séries élémentaires. Diffusion Les séries longues sont disponibles dans la base de données Pégase accessible sur le site rubrique Données en ligne / Énergies et climat / Pégase Didier CADIN Bernard KORMAN Sami LOUATI Chiffres & statistiques Commissariat général au développement durable Service de l observation et des statistiques Tour Voltaire 955 La Défense cedex Mel : developpementdurable.gouv.fr Télécopie : (33/) Directeur de la publication Sylvain MOREAU ISSN : SOeS 13

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