le marché du documentaire en 2012

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1 les études du CNC juin 2013 le marché du documentaire en 2012 télévision et cinéma, production, diffusion, audience

2 Cette étude a été réalisée conjointement par la Direction de l audiovisuel et de la création numérique et la Direction des études, des statistiques et de la prospective. Centre national du cinéma et de l image animée 12, rue de Lübeck Paris cedex 16 Tél : Fax : Nicolas Besson, Fanny Beuré, Marie-Gabrielle Chéron, Benoît Danard, Sylvain Dandine, Louis Gauthier, Sophie Jardillier, Caroline Jeanneau, Laurence Peyré, Cindy Pierron, Jessica Veyret. 2 Le marché du documentaire en 2012

3 Sommaire Objectifs... 6 Méthodologie... 7 Synthèse... 9 I. La production audiovisuelle de documentaire A. Le financement du documentaire audiovisuel a. Les financements français b. Les financements étrangers c. Le financement par le CNC B. Politique d investissement des chaînes en documentaire a. Les chaînes nationales gratuites b. Les chaînes payantes c. Les chaînes locales d. Les services en ligne C. Les genres de documentaires D. Le documentaire selon le coût horaire E. Les formats de documentaire F. Les dépenses de production de documentaire G. Les entreprises de production de documentaire audiovisuel II. La production française de longs métrages documentaires A. Evolution et financement de la production a. Le nombre de films produits b. Les devis des films documentaires c. Le financement des longs métrages documentaires agréés d. Les préachats des chaînes payantes e. Les investissements des chaînes en clair f. Les interventions des SOFICA g. Le soutien automatique à la production h. Les films bénéficiaires de l avance sur recettes i. Le crédit d impôt j. Le financement des collectivités territoriales k. Les financements étrangers l. Les entreprises de production de longs métrages documentaires B. Les coûts de production des films documentaires a. Répartition des coûts de production des films documentaires b. Localisation des dépenses de production des films documentaires Le marché du documentaire en

4 III. Les films documentaires en salles A. Les films documentaires en salles a. Evolution du nombre de films b. Evolution des combinaisons de sortie c. Evolution des entrées et des recettes d. Durée de vie en salles e. Les distributeurs B. Les frais de promotion des films documentaire C. Les coûts de distribution en salles des films documentaires d initiative française IV. Le public des films documentaires en salles A. Le public des films documentaires B. Le public selon la nationalité C. Le public selon la recommandation Art et Essai D. Le public selon le nombre d établissements en première semaine V. Le documentaire à la télévision A. L offre de documentaires à la télévision a. L offre de documentaires des chaînes nationales gratuites b. L offre de documentaires des chaînes thématiques B. Les films documentaires à la télévision a. L offre de films à la télévision b. Diffusion selon la nationalité sur les chaînes nationales gratuites c. Diffusion selon l horaire sur les chaînes nationales gratuites d. Saisonnalité de la diffusion C. L audience des programmes documentaires à la télévision a. L audience du documentaire sur les chaînes nationales gratuites b. L audience des chaînes thématiques dédiées au documentaire VI. L exportation de documentaires audiovisuels A. Les performances du documentaire français à l international B. Les caractéristiques de l exportation de programmes documentaires C. La géographie des préventes et des apports en coproduction de la production française de documentaires D. La géographie des ventes de documentaires français E. La concentration du secteur de l exportation de documentaire français Le marché du documentaire en 2012

5 VII. Le documentaire en vidéo physique A. Le marché de détail a. Les documentaires cinématographiques en vidéo b. Les documentaires audiovisuels en vidéo B. De la salle à la vidéo C. Concentration du marché du documentaire en vidéo VIII. Le documentaire en vidéo dématérialisée A. Le documentaire en vidéo à la demande B. Les documentaires en télévision de rattrapage a. L offre de documentaires en TVR b. La consommation de documentaires en TVR IX. Les interventions du CNC dans le documentaire A. Les aides aux œuvres audiovisuelles et à la création numérique a. Les aides au développement et à la production b. Le web COSIP c. Le Fonds d aide à l innovation audiovisuelle d. Le Fonds d aide aux projets pour les nouveaux médias B. Les aides au cinéma a. Le long métrage documentaire b. Le court métrage documentaire C. Images de la diversité D. Les aides transverses à la production, à la vidéo et aux industries techniques a. Les aides aux nouvelles technologies en production b. Les aides à la vidéo physique et à la demande c. Le soutien à la recherche et à l innovation en audiovisuel et multimédia (RIAM) E. L exportation, la promotion a. Les aides à l exportation de programmes audiovisuels b. Les aides à l exportation de films cinématographiques c. La promotion F. Le documentaire au CNC : contacts Le marché du documentaire en

6 Objectifs Le Centre national du cinéma et de l image animée a réalisé, pour la troisième fois consécutive, une étude sur le marché du documentaire en France. Cette étude analyse l évolution de la production audiovisuelle et de la production cinématographique d œuvres documentaires. Elle met en lumière les caractéristiques spécifiques de la diffusion de ces œuvres dans les salles de cinéma, à la télévision, en vidéo, en vidéo à la demande et à l exportation. Elle dresse un bilan de l ensemble des aides du CNC au secteur du documentaire. 6 Le marché du documentaire en 2012

7 Méthodologie Pour réaliser cette étude qui examine tous les segments de la production et de la diffusion des œuvres documentaires, le CNC s est appuyé sur de multiples sources d information. Les données sur la production audiovisuelle sont issues des dossiers relatifs aux aides à l audiovisuel du fonds de soutien du CNC. Elles peuvent donc présenter des écarts avec d autres sources, notamment celles présentées par les chaînes ou le Conseil supérieur de l audiovisuel. Pour cette nouvelle édition, cette étude a fait l objet de modifications méthodologiques : - les programmes aidés au titre du web COSIP (cf. page 104) sont désormais comptabilisés dans les statistiques globales de la production audiovisuelle aidée. Ce changement a modifié les données relatives à l année Les compléments d aide à la production qui peuvent être attribués après la première décision d aide sont comptabilisés de façon distincte dans le tableau de financement du documentaire audiovisuel (page 12). Cette modification implique en général une diminution de la part de financement assumée par les producteurs français ou, plus ponctuellement, une évolution des devis totaux. Les valeurs de complément d aides du CNC affichées pour 2012 correspondent à du soutien demandé non encore versé au moment du bilan de la production audiovisuelle aidée. Les données sur la production et le financement des longs métrages documentaires sont issues de l agrément des investissements. Les informations sur les coûts de production des films documentaires s appuient sur les dossiers d agrément de production de ces films. Les résultats des films documentaires dans les salles de cinéma sont issus des déclarations de recettes transmises par les exploitants au CNC. Les informations sur les coûts de distribution des films documentaires sont extraites de l étude du même nom, qui s appuie sur les données du soutien automatique à la distribution, sur celles de la contribution Canal+ à la distribution et sur une enquête ad hoc, réalisée chaque année auprès des distributeurs de films d initiative française en salles. Les analyses sur les coûts de promotion des films sont issues des piges publicitaires réalisées par Kantar Média. Les données sur la composition du public des films documentaires proviennent de Publixiné, une enquête permanente initiée par le CNC et Médiavision et réalisée par l institut Harris Interactive. Les analyses sur l offre de documentaires à la télévision n ont pas pour objet d étudier le respect des obligations de diffusion des chaînes de télévision en matière de diffusion de programmes. Elles ne sont ainsi pas comparables avec celles qui émanent du Conseil supérieur de l audiovisuel. Pour ce qui concerne les informations sur l offre télévisuelle de documentaires, les sources sont variées : Médiamétrie, Conseil supérieur de l audiovisuel (CSA), Guide des chaînes numérique, CNC. Les informations spécifiques sur la diffusion des longs métrages documentaires à la télévision sont issues d une base de données commune au CSA et au CNC. L ensemble des données d audience sont fournies par Médiamétrie. Le marché du documentaire en

8 Les résultats des programmes audiovisuels documentaires français à l exportation sont issus d une enquête conduite par le CNC et TV France International, auprès des professionnels de la production et de la vente de programmes audiovisuels. Les dépenses des ménages en achats de vidéo physique de documentaires sont évaluées par le CNC et l institut GfK. Par ailleurs, les éditeurs vidéo déclarent au CNC, pour chaque œuvre cinématographique éditée, le nombre d unités vendues et le chiffre d affaires net facturé, ce qui permet des analyses par titre. Enfin, pour ce qui concerne les données sur l offre de télévision de rattrapage (TVR), le CNC a mis en place, à partir du mois d octobre 2010, un nouveau baromètre mensuel, réalisé par TVreplay.fr. Il présente l offre de programmes des chaînes nationales gratuites (18 chaînes jusqu en novembre 2012 et 22 chaînes depuis décembre 2012) disponibles en TVR sur internet en nombre de vidéos et en volume horaire. Le CNC a également mis en place en 2011 un baromètre mensuel sur la consommation de télévision de rattrapage, réalisé par NPA Conseil et GfK. En 2011, le baromètre est constitué par les résultats concernant les chaînes suivantes : Canal+, i>télé ; 1 ère, France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô ; M6, W9, Paris Première, Teva ; TF1, LCI. En 2012, il est complété par TMC et NT1 à partir de janvier et par D8 et D17 à compter d octobre (soit 18 chaînes à fin 2012). 8 Le marché du documentaire en 2012

9 Synthèse A l occasion du marché international du documentaire Sunny Side of the Doc, le CNC a réalisé pour la quatrième fois une étude sur le marché du documentaire. Cette étude présente une analyse approfondie de la production et de la diffusion (salles de cinéma, télévision, vidéo physique, vidéo à la demande, télévision de rattrapage et exportations) des documentaires de création, qu ils soient cinématographiques ou audiovisuels heures de documentaire audiovisuel produites en 2012 Le documentaire représente un volume important de la production audiovisuelle française. Ainsi, en 2012, la production de documentaires audiovisuels progresse-t-elle de 9,6 % pour atteindre le niveau record de heures et un total des devis de 437,9 M (+12,8 %). Le coût horaire moyen de production augmente de 2,9 % à 149,9 K. Avec 223,3 M en 2012, les investissements des chaînes de télévision dans le financement du documentaire progressent de 17,9 % par rapport à l année précédente. Les diffuseurs participent à hauteur de 51,0% des devis. Les commandes des chaînes nationales gratuites progressent de 15,6 % pour atteindre heures en 2012, soit 64,5 % du volume total. Cette hausse résulte notamment des chaînes privées de la TNT gratuite, dont les commandes augmentent en volume de 57,8 % entre 2011 et 2012, et de France Télévisions (+19,0 %). Les chaînes privées de la TNT gratuite commandent 449 heures de documentaire, soit 15,4 % des volumes totaux, pour 19,0 M, soit 8,5 % des apports globaux des chaînes. Les chaînes nationales gratuites apportent 177,6 M, soit 79,5 % de l ensemble des apports des diffuseurs. Les chaînes du câble, du satellite et de la TNT payante (y compris Canal+) commandent 724 heures de documentaire, soit 24,8 % des volumes pour un montant de 35,6 M (16,0 % des apports des chaînes). Les chaînes locales jouent également un rôle important dans l économie du documentaire audiovisuel avec 294 heures initiées en 2012 (10,1 % des heures) et un investissement de 9,4 M (4,2 % des apports des chaînes). Une production dynamique de longs métrages documentaires Depuis 2005, la production de longs métrages documentaires français est particulièrement soutenue. En 2012, 42 films documentaires français sont agréés (15,1 % des films agréés) pour un devis total de 42,02 M. Le devis moyen d un film documentaire est de 1,00 M (4,81 M pour l ensemble des films agréés) et le devis médian de 0,46 M (2,94 M pour l ensemble des films). En 2012, les films documentaires mobilisent 3,1 % des investissements dans la production cinématographique agréée. Une exposition limitée dans les salles de cinéma En 2012, un film documentaire sort en moyenne dans 14 établissements cinématographiques (134 établissements pour l ensemble des films). En revanche, ces films circulent beaucoup entre les établissements ce qui explique que la durée d exploitation des documentaires est plus longue que celle des films de fiction ou d animation. Ainsi, un film documentaire sorti en 2012 réalise-t-il en moyenne 91,1 % de ses entrées au cours des 13 premières semaines de son exploitation, contre 98,9 % pour l ensemble des films. Le marché du documentaire en

10 Une promotion publicitaire modeste mais qui progresse régulièrement Même si les films documentaires bénéficient de moins d investissements publicitaires que les autres films, ils progressent de façon continue. En moyenne, l investissement publicitaire brut pour un film documentaire s élève à 162,1 K en 2012, contre 822,7 K tous genres confondus. En dix ans, la dépense publicitaire pour un film documentaire a été multipliée par 3,7. L exposition publicitaire des documentaires demeure plus modeste que pour les autres films. Ainsi, 52,2 % des films documentaires sortis en salles en 2012 bénéficient d une exposition publicitaire, contre 77,6 % de l ensemble des films. Près de 1,8 million d entrées pour les films documentaires en 2012 Les films documentaires sortis en 2012 ont réalisé 1,79 million d entrées dans les salles de cinéma, soit une hausse de 35,4 % par rapport à En moyenne sur les dix dernières années, les films documentaires réalisent 1,5 % des entrées (1,0 % en 2012). La part de marché des longs métrages documentaires français est de 43,8 % des entrées en L offre de films documentaires dans les salles est la plus abondante de la décennie avec 92 longs métrages inédits en 2012, dont 64 films français, 11 films américains et 13 films européens. Cette offre de films documentaires représente 15,0 % de l offre totale de films inédits de l année. Plus de heures de documentaires sur les chaînes nationales gratuites En 2012, le volume de documentaires proposés sur les chaînes nationales gratuites (TF1, France 2, France 3, France 5, M6, Arte, Direct 8/D8, W9, TMC, NT1, NRJ12, France 4, Gulli) s élève à heures selon Médiamétrie. Il progresse de 6,7 % par rapport à Arte est le premier diffuseur de documentaires parmi les chaînes nationales gratuites, devant France 5 et France 3. Les programmes français réalisent les meilleures audiences du genre à la télévision En 2012, les téléspectateurs âgés de quatre ans et plus consacrent 5,7 % de leur temps d écoute au genre documentaire sur les chaînes nationales gratuites, contre 4,9 % en Le documentaire est toutefois sous-consommé par rapport à son poids dans l offre de programmes. Les meilleures audiences de documentaires sont réalisées par des programmes français sur Arte (Titanic, l ultime scénario, 1,3 million de téléspectateurs), France 5 (le Grand Méchant Lait, 1,8 million) et France 3 (Au cœur de l urgence, 4,3 millions). Le documentaire : une composante importante de l exportation des programmes audiovisuels Les documentaires génèrent 24,5 % des ventes de programmes télévisuels à l étranger en Les ventes et préventes atteignent 32,9 M. En 2011, l Europe occidentale constitue le premier marché d exportation des documentaires français avec 49,2 % des ventes, devant l Amérique du Nord (15,0 %), l Asie/Océanie (13,5 %) et l Europe centrale et orientale (13,4 %). Les documentaires audiovisuels français performants en vidéo En 2012, les documentaires audiovisuels représentent 5,6 % du marché hors film en vidéo physique, avec un chiffre d affaires de 21,4 M, en recul de 3,1 % par rapport à Depuis de nombreuses années, les œuvres françaises dominent le marché du documentaire audiovisuel en vidéo physique. En 2012, les documentaires français réalisent 80,3 % du volume des ventes et 75,2 % du chiffre d affaires de ce segment. 10 Le marché du documentaire en 2012

11 I. La production audiovisuelle de documentaire En raison de changement méthodologique (cf. Méthodologie page 7), les données relatives au documentaire ont été modifiées par rapport aux publications antérieures. Avec un total de heures aidées en 2012 (+9,6 % par rapport à 2011), le documentaire poursuit sa reprise entamée en 2008 et atteint le plus haut niveau jamais atteint. Entre 2008 et 2012, heures de documentaires ont été aidées chaque année en moyenne. La hausse enregistrée en 2012 résulte notamment des commandes des chaînes de la TNT privée gratuite (+165 heures par rapport à 2011) et de France Télévisions (+161 heures). Les devis des programmes documentaires suivent la même tendance et atteignent un niveau record (+12,8 % à 437,9 M ). Le coût horaire moyen augmente de 2,9 % à 149,9 K, mais reste inférieur à celui observé sur la décennie (151,9 K par heure en moyenne). Entre 2003 et 2012, le coût horaire moyen des documentaires audiovisuels progresse de 1,1 % par an en moyenne. Le documentaire représente 56,7 % des heures de programmes audiovisuels aidées par le CNC, contre 54,9 % en 2011 et 60,8 % en Panorama de la production audiovisuelle de documentaire volume horaire (heures) devis (M ) 320,0 345,0 395,4 388,1 437,9 coût horaire (K /heure) 155,4 155,1 160,7 145,6 149,9 apports des diffuseurs (M ) 147,1 163,1 194,0 189,4 223,3 apports du CNC¹ (M ) 62,1 67,7 74,8 80,3 87,0 apports étrangers (M ) 21,5 20,6 22,6 17,0 19,5 ¹ Y compris les compléments d aide. Heures aidées de documentaire Le marché du documentaire en

12 A. Le financement du documentaire audiovisuel a. Les financements français Les engagements des diffuseurs dans le financement du documentaire augmentent de 17,9 % par rapport à 2011 à 223,3 M. Ils couvrent 51,0 % des devis totaux du genre (+2,2 points). L apport horaire moyen des diffuseurs s élève à 76,4 K en 2012, en hausse de 7,5 % par rapport à Entre 2003 et 2012, l apport horaire des diffuseurs évolue, en moyenne, de +3,4 % par an. En 2012, les apports des producteurs français augmentent de 10,9 % par rapport à 2011 à 68,4 M. Depuis 2003, leurs apports progressent de 0,5 % par an en moyenne. Le financement du documentaire audiovisuel (M ) financements français 298,5 324,5 372,7 371,2 418,3 producteurs français 53,7 55,4 66,1 61,7 68,4 préventes en France 5,8 4,2 5,5 4,6 4,5 diffuseurs 147,1 163,1 194,0 189,4 223,3 SOFICA 0,4 0,3 0,2 0,1 0,3 CNC 61,7 66,8 73,6 79,7 86,7 compléments CNC¹ 0,4 0,8 1,2 0,6 0,3 autres 29,4 33,9 32,0 35,1 34,9 financements étrangers 21,5 20,6 22,6 17,0 19,5 coproductions étrangères 15,5 12,9 13,7 11,1 15,0 préventes à l étranger 6,1 7,7 9,0 5,9 4,5 total des financements 320,0 345,0 395,4 388,1 437,9 ¹ Aides accordées après la première décision. Le financement du documentaire audiovisuel (%) autres 10,3 étranger étranger 4,4 producteurs 4,5 producteurs français autres français 15,9 9,1 15,6 Ajouter du texte CNC 1 19,9 diffuseurs 48,8 diffuseurs 51,0 1 Compléments inclus. b. Les financements étrangers Les financements étrangers dans la production française de documentaire sont en hausse de 15,2 % à 19,5 M dont 4,5 M au titre des préventes (-23,2 %) et 15,0 M au titre des apports en coproduction (+35,5 %). 365 heures de documentaire correspondent à des coproductions majoritaires françaises en 2012, pour un total d apports étrangers de 15,4 M, répartis entre 12 Le marché du documentaire en 2012

13 apports en coproduction (11,6 M ) et préventes (3,8 M ). 23 heures de programmes minoritaires français sont financés par des partenaires étrangers à hauteur de 4,2 M dont 3,5 M d apports en coproduction et 0,7 M de préventes. En 2012, la part des apports étrangers dans le documentaire atteint 4,5 % des devis totaux, contre 4,4 % en 2011 et 6,3 % en moyenne entre 2003 et c. Le financement par le CNC Les subventions versées par le CNC aux producteurs français de documentaire (compléments inclus) s élèvent à 87,0 M en 2012, soit une hausse de 8,3 % par rapport à Compte tenu de la progression du volume de production, l apport horaire du CNC est quasiment stable à 29,8 K (30,1 K en 2011). Sur les dix dernières années, il progresse en moyenne de 1,5 % par an. En 2012, les aides du CNC couvrent 19,9 % de l ensemble des financements du genre (- 0,8 point par rapport à 2011). B. Politique d investissement des chaînes en documentaire Commandes des diffuseurs en documentaire heures initiées 1 apport des diffuseurs (M ) 2 coût horaire (K ) 1 apport horaire (K ) 1 taux de financement (%) chaînes publiques nationales ,97 143,80 201,3 210,7 99,8 109,7 49,5 52,1 chaînes privées nationales gratuites ,93 33,78 105,5 94,5 64,2 56,0 60,9 59,2 chaînes payantes ,81 35,66 104,6 106,3 39,5 45,0 37,8 42,3 chaînes locales ,26 9,36 103,6 106,7 25,0 25,4 24,1 23,8 services en ligne ,20 0,62 61,1 86,1 9,5 28,9 15,5 33,6 autres chaînes 2 1 0,23 0,06 139,7 136,4 4,9 6,9 3,5 5,1 total ,40 223,29 145,6 149,9 68,1 73,7 46,8 49,2 ¹ En tant que premier diffuseur. ² Tous rangs de diffusion confondus. Source : CNC Répartition des apports des diffuseurs en documentaire selon le type de chaînes (%) chaînes payantes 17,3 chaînes locales 4,4 service en ligne 0,1 autres chaînes 0,1 chaînes payantes 16,0 chaînes locales 4,2 services en ligne 0,3 autres chaînes 0,0 chaînes privées nationales gratuites 16,9 chaînes publiques nationales 61,2 chaînes privées nationales gratuites 15,1 chaînes publiques nationales 64,4 Le marché du documentaire en

14 a. Les chaînes nationales gratuites En 2012, le niveau de commande des chaînes nationales gratuites dans le genre documentaire continue de progresser et s établit à heures (+15,6 % par rapport à 2011). Cette hausse est notamment le résultat d une très nette implication des chaînes de la TNT privée gratuite, dont les commandes augmentent de 57,8 % (+165 heures en tant que premiers diffuseurs), et de France Télévisions (+161 heures). Les chaînes nationales gratuites investissent 177,6 M dans la production de documentaires audiovisuels, soit une hausse de 20,1 % par rapport à Commandes des chaînes nationales gratuites en documentaire heures heures apport des coût horaire apport horaire taux de initiées 1 totales 2 diffuseurs (M ) 2 (K ) 1 (K ) 1 financement (%) France ,87 32,97 245,8 278,0 140,6 170,3 57,2 61,3 France ,59 36,96 214,9 239,5 122,6 145,1 57,1 60,6 France 3 Régions ,59 9,63 142,6 131,0 54,4 49,2 38,2 37,6 France ,25 1,89 94,4 94,1 50,2 55,6 53,2 59,1 France ,69 22,24 207,2 206,2 102,4 102,9 49,4 49,9 France Ô et 1 ère ,88 5,52 111,9 108,5 36,5 38,3 32,6 35,3 France Télévisions ,86 109,23 192,1 197,7 97,7 106,3 50,8 53,8 Arte ,24 33,65 244,8 269,9 115,3 129,0 47,1 47,8 LCP-AN ,62 0,59 80,4 93,3 21,3 25,1 26,5 26,9 Public Sénat ,24 0,34 81,4 84,7 16,9 33,2 20,8 39,2 chaînes publiques 3 nationales ,97 143,80 201,3 210,7 99,8 109,7 49,5 52,1 Chérie ,68-87,6-37,1-42,4 Direct 8 / D ,57 2,53 61,3 72,1 40,4 40,6 65,9 56,3 Direct Star / D ,33 0,56 83,5 80,1 34,6 39,8 41,4 49,7 Gulli ,19 0,69 103,3 81,0 47,3 38,3 45,8 47,3 NRJ ,53 7,85 72,7 70,6 35,0 40,2 48,1 56,9 NT ,83 0,90 63,7 68,5 41,8 42,9 65,6 62,5 TMC ,06 3,64 88,1 88,1 47,0 52,6 53,4 59,7 W ,78 2,19 92,8 89,1 35,2 36,6 38,0 41,0 TNT privée gratuite ,28 19,04 78,4 77,1 39,1 41,6 49,9 53,9 M ,93 12,28 141,2 145,9 98,2 99,7 69,5 68,4 TF ,71 2,46 149,4 159,3 98,5 102,9 65,9 64,6 chaînes privées 5 nationales gratuites ,93 33,78 105,5 94,5 64,2 56,0 60,9 59,2 total ,89 177,58 172,3 174,0 89,0 92,7 51,6 53,3 1 En tant que premier diffuseur. 1 En tant que premier diffuseur. 2 Tous rangs de diffusion confondus. 3 France Télévisions + Arte + LCP-AN + Public Sénat. 4 Chérie 25 + Direct 8 / D8 + Direct Star / D17 + Gulli + NRJ12 + NT1 + TMC + W9. 5 M6 + TF1 + TNT privée gratuite. Les chaînes publiques nationales Les chaînes publiques nationales sont à l origine de heures de documentaire en 2012, contre heures en 2011 (+13,6 %). Leurs investissements totaux augmentent de 24,0 % à 143,8 M tous rangs de diffusion confondus. L apport moyen est en hausse de 9,9 % par rapport à 2011 et atteint 109,7 K par heure commandée. En 2012, les chaînes publiques nationales sont à l initiative de 44,1 % des heures de documentaire aidées et de 64,4 % des apports totaux de l ensemble des diffuseurs dans le genre (respectivement 42,6 % et 61,2 % en 2011). Le taux de participation des chaînes publiques nationales s élève à 52,1 % des devis. Il est en hausse continue depuis Les programmes documentaires financés par les chaînes publiques 14 Le marché du documentaire en 2012

15 nationales affichent un coût horaire en augmentation à 210,7 K en moyenne, contre 201,3 K en Les aides versées aux producteurs pour la production de documentaires commandés par les chaînes publiques nationales en tant que premiers diffuseurs s élèvent à 43,9 M (50,7 % des aides totales versées au genre au titre de l année 2012), en hausse de 14,6 % par rapport à Toutes chaînes confondues, France Télévisions finance heures de documentaire (+17,9 % par rapport à 2011) dont en tant que premier diffuseur (+19,0 %) pour un investissement total de 109,2 M (+28,7 %). France 3 (France 3 Régions inclus) s implique dans 487 heures de documentaire dont 434 en tant que premier diffuseur (413 heures dont 356 en tant que premier diffuseur en 2011). Cette hausse des volumes (+17,8 % tous rangs de diffusion confondus) s accompagne d une croissance de 36,3 % des investissements à 46,6 M. France 3 national augmente ses commandes de programmes de plus de 90 minutes sur lesquels ses apports horaires sont les plus importants. En 2012, France 3 et ses antennes régionales assurent 14,8 % des commandes de documentaire et 20,9 % des financements des diffuseurs consacrés au genre (respectivement 13,4 % et 18,0 % en 2011). Les antennes régionales de la chaîne investissent 9,6 M dans 203 heures de programmes documentaires dont 184 en tant que premiers diffuseurs (9,6 M dans 182 heures dont 160 en tant que premiers diffuseurs en 2011). France 2 augmente le niveau de ses volumes de documentaire de 24,3 % (de 157 heures dont 155 en tant que premier diffuseur en 2011 à 195 heures dont 193 en tant que premier diffuseur en 2012) et ses investissements progressent de 50,8 % à 33,0 M. Son apport horaire sur les documentaires initiés augmente de 21,1 % à 170,3 K en moyenne. Parmi les programmes aidés figurent des documentaires onéreux : une docu-fiction (le Cerveau d Hugo), des séries à l instar d Apocalypse : la première guerre mondiale et des unitaires comme le Plus Beau Pays du monde. En 2012, France 5 finance 218 heures dont 214 en tant que premier diffuseur (243 heures dont 237 en tant que premier diffuseur en 2011). Sa participation financière recule pour la deuxième année consécutive, de 9,9 % pour atteindre 22,2 M, soit un apport horaire moyen de 102,9 K en tant que premier diffuseur (102,4 K en 2011). Arte investit dans 266 heures de documentaire en 2012 dont 261 en tant que premier diffuseur (266 heures dont 259 en tant que premier diffuseur en 2011). La chaîne investit 33,7 M dans le financement de ses programmes, soit une hausse de 11,3 % par rapport à Arte est à l initiative de 8,9 % des heures de documentaire aidées en 2012 et de 15,1 % de l ensemble des apports des diffuseurs dans le genre (respectivement 9,7 % et 16,0 % en 2011). Les chaînes privées nationales gratuites Les commandes des chaînes privées nationales gratuites progressent de nouveau en 2012 (595 heures initiées, contre 494 en 2011 et 346 en 2010). Leur participation financière affiche une hausse plus contenue (+5,8 % à 33,8 M ), induisant un recul sensible de leur niveau de financement horaire (56,0 K en moyenne, contre 64,2 K en 2011). Le coût horaire des programmes commandés par les diffuseurs privés nationaux gratuits baisse de 10,4 % à 94,5 K, soit un taux de couverture en tant que premiers diffuseurs atteignant en moyenne 59,2 % des devis de production (60,9 % en 2011). Au total, 15,3 M ont été versés par le CNC pour la production de documentaires financés par les chaînes privées nationales gratuites en 2012, soit un montant en hausse de 11,8 % par Le marché du documentaire en

16 rapport à ,7 % des aides totales au genre sont ainsi versées aux producteurs concernés. En 2012, M6 diminue son niveau de commandes à 123 heures, contre 183 heures en 2011, toutes en tant que premier diffuseur. Les investissements de la chaîne diminuent de 31,5 % pour atteindre 12,3 M. M6 finance 68,4 % des devis de production de ses programmes de documentaire (69,5 % en 2011). Le volume horaire de documentaires commandés par TF1 est en recul pour la deuxième année consécutive, à 25 heures dont 23 en tant que premier diffuseur (28 heures, toutes en tant que premier diffuseur en 2011). La chaîne apporte 2,5 M (-9,3 %), c est-à-dire 1,1 % des investissements de l ensemble des chaînes nationales gratuites en En 2012, huit chaînes de la TNT privée gratuite investissent dans des programmes documentaires, soit une de plus qu en 2011 (la nouvelle chaîne Chérie 25). Prises dans leur ensemble, ces chaînes augmentent leurs investissements de 68,8 % (19,0 M en 2012), pour un nombre d heures en hausse de 56,1 % à 460 heures dont 449 en tant que premiers diffuseurs (294 heures dont 284 heures en tant que premiers diffuseurs en 2011). Elles assurent 15,4 % des volumes horaires commandés par les diffuseurs en documentaire et 8,5 % des apports de ces derniers (respectivement 10,7 % et 6,0 % en 2011). Leur taux de financement des programmes documentaires en tant que premiers diffuseurs s élève à 53,9 % en 2012, soit 4,0 points de plus qu en En tant que premiers diffuseurs, ces chaînes apportent, en moyenne, 41,6 K par heure produite (39,1 K en 2011). Avec 7,9 M investis dans 204 heures de programmes dont 190 heures en tant que premier diffuseur (3,5 M dans 101 heures, toutes en tant que premier diffuseur en 2011), NRJ12 est la chaîne de la TNT privée gratuite la plus active dans le genre. Entre 2011 et 2012, les volumes horaires sont multipliés par plus de 4 sur Gulli (18 heures en 2012), augmentent de 63,1 % sur Direct 8 / D8 (63 heures) et de 46,4 % sur Direct Star / D17 (14 heures). TMC (+18,9 % à 3,6 M ), Direct 8 / D8 (+61,0 % à 2,5 M ) et W9 (+23,2 % à 2,2 M ) accroissent également leurs apports aux programmes documentaires en 2012 et fournissent les financements les plus importants parmi les chaînes de la TNT, après NRJ12. b. Les chaînes payantes En 2012, le niveau de commande d œuvres documentaires des chaînes payantes augmente de 3,3 % à 977 heures dont 724 en tant que premiers diffuseurs (946 heures dont 758 en tant que premiers diffuseurs en 2011). Ces chaînes financent leurs programmes à hauteur de 35,7 M, soit 8,7 % de plus qu en L ensemble des chaînes payantes est à l initiative de 24,8 % du total des heures commandées par les diffuseurs en 2012 et de 16,0 % des investissements de ces derniers (respectivement 28,4 % et 17,3 % en 2011). Leur taux de couverture en tant que premiers diffuseurs augmente de 4,5 points à 42,3 % des devis de production. En tant que premiers diffuseurs, les chaînes payantes apportent en moyenne 45,0 K par heure de documentaire (39,5 K en 2011). Les aides du CNC versées pour la production de programmes financés par les chaînes payantes baissent de 5,2 % à 19,4 M et représentent 22,4 % des aides totales accordées au documentaire. Canal+ augmente encore sensiblement son volume de documentaires, passant de 95 heures (dont 90 en tant que premier diffuseur) en 2011, à 104 heures, toutes en tant que premier 16 Le marché du documentaire en 2012

17 diffuseur en Les investissements de la chaîne dans le documentaire s élèvent à 13,5 M, soit une hausse de 22,0 % par rapport à Canal+ finance 56,5 % des devis des programmes initiés (56,6 % en 2011). 44 chaînes thématiques participent au financement d au moins un programme documentaire en 2012 (47 en 2011). Elles financent 926 heures dont 620 en tant que premiers diffuseurs, à hauteur de 22,2 M (913 heures dont 668 en tant que premiers diffuseurs pour 21,7 M en 2011). Planète+ finance 134 heures dont 38 en tant que premier diffuseur pour un investissement total de 2,8 M (154 heures dont 37 en tant que premier diffuseur pour 3,6 M en 2011). Voyage investit 2,6 M en 2012 (+49,0 % par rapport à 2011), pour un nombre d heures presque multiplié par deux (115 heures dont 79 en tant que premier diffuseur, contre 67 heures dont 60 en tant que premier diffuseur en 2011). Commandes des chaînes payantes en documentaire (1/2) heures initiées 1 heures totales 2 apport des diffuseurs (M ) 2 coût horaire (K ) 1 apport horaire (K ) 1 taux de financement (%) Canal ,09 13,52 210,6 230,7 119,2 130,3 56,6 56,5 chaînes thématiques ,73 22,15 90,3 85,5 28,7 30,7 31,8 36,0 13ème Rue Universal ,93 0,89 106,6 84,7 35,3 42,7 33,1 50,4 AB Moteurs ,04 0,36 108,0 92,3 50,8 41,1 47,0 44,5 AB ,79 0,20 131,8 151,3 41,5 34,6 31,5 22,9 Animaux ,30 0,43 85,7 104,2 26,3 46,8 30,7 44,9 BRTV ,01 0,08-93,9-25,4-27,0 Chasse et Pêche ,04 0,06 58,6 86,1 23,1 36,9 39,3 42,9 Ciné ,27 0,54 122,8 115,3 19,9 28,5 16,2 24,7 Ciné+ Classic ,86 0,38 95,5 89,5 23,9 24,6 25,0 27,5 Ciné+ Club ,06-96,4-19,0-19,7 - Ciné+ Famiz ,02 0,01 68,4-19,0-27,8 - Ciné+ Frisson ,07-80,1-27,8-34,7 Ciné+ Premier ,04 0,03 96,4 79,1 25,4 27,6 26,3 34,9 Comédie , Cuisine ,01 0,03-80,0-21,7-27,1 Demain TV ,13 0,31 82,5 75,6 22,4 25,6 27,2 33,8 Encyclo ,28 0,90 105,8 80,7 38,7 32,2 36,6 39,9 Equidia Life ,86 1,50 67,7 73,2 26,7 33,4 39,4 45,6 Escales ,46 0,33 76,7 85,8 30,6 31,1 39,9 36,3 Game one ,17 0,17 82,9 70,4 37,4 37,2 45,2 52,8 Histoire ,35 0,24 118,8 89,6 24,9 24,1 21,0 26,8 Jimmy ,08 0,45 102,4 76,1 52,9 54,3 51,7 71,4 KTO ,75 0,68 88,0 79,7 27,4 27,1 31,2 34,1 L'Equipe TV ,13 0,20 72,2 94,0 35,6 55,3 49,3 58,8 Manga ,09-115,6-50,8-43,9 - MCE , MCM ,04 0,04 112,8-40,4-35,8 - Mezzo ,31 0,14 83,4 75,7 16,7 14,6 20,0 19,4 Montagne TV ,53 0,49 72,6 73,3 23,6 22,7 32,6 31,0 Motors TV ,64 0,28 98,3 96,9 46,0 46,0 46,8 47,5 OCS ,15 0,99 85,2 137,1 28,8 39,5 33,8 28,9 Orange Sports TV ,30 0,17 78,2 106,0 24,0 33,1 30,7 31,3 Paris Première ,16 0,08 111,2 113,3 25,7 34,9 23,1 30,8 Pink TV ,01 0,08 68,5 55,7 6,5 25,2 9,6 45,2 Planète Junior , Planète ,62 2,78 206,5 142,2 75,0 56,1 36,3 39,5 1 En tant que premier diffuseur. 2 Tous rangs de diffusion confondus. Le marché du documentaire en

18 Commandes des chaînes payantes en documentaire (2/2) heures initiées 1 heures totales 2 apport des diffuseurs (M ) 2 coût horaire (K ) 1 apport horaire (K ) 1 taux de financement (%) Planète+ Justice ,63 1,27 69,3 54,9 20,6 28,4 29,7 51,8 Planète+ No Limit ,33 0,13 82,8 54,5 23,9 14,3 28,8 26,2 Planète+ Thalassa ,71 0,57 160,2 121,6 53,1 36,5 33,1 30,0 Seasons ,72 1,50 58,6 55,6 20,4 21,8 34,9 39,1 Série Club ,10 0,06 156,9 84,7 115,4 37,7 73,5 44,5 Stylia ,17 0,19 74,4 70,7 9,9 9,5 13,4 13,5 Téva ,79 0,43 71,9 70,8 32,0 26,5 44,6 37,4 TF ,35 0,13 114,1 82,4 44,5 58,5 39,0 71,0 Toute L'Histoire ,72 0,81 98,8 132,4 35,9 54,9 36,3 41,5 Trace Urban ,03 0,05 69,7 63,5 19,1 30,0 27,4 47,3 TV5 Monde ,60 0,95 89,0 104,1 10,2 12,9 11,4 12,4 Ushuaïa TV ,36 0,56 77,1 79,9 13,0 13,9 16,9 17,4 Vivolta ,03-91,1-32,0-35,1 - Voyage ,74 2,60 74,6 78,1 25,3 28,3 33,9 36,3 total ,81 35,66 104,6 106,3 39,5 45,0 37,8 42,3 1 En tant que premier diffuseur. 2 Tous rangs de diffusion confondus. c. Les chaînes locales En 2012, 43 diffuseurs locaux investissent 9,4 M dans la production de 383 heures de documentaire dont 294 en tant que premiers diffuseurs. 45 diffuseurs avaient investi 8,3 M pour 353 heures de documentaire dont 258 en tant que premiers diffuseurs en Les chaînes locales sont à l origine de 10,1 % des volumes de documentaires produits en 2012 (9,7 % en 2011). Leur taux de couverture en tant que premiers diffuseurs diminue de 0,3 point par rapport à 2011 à 23,8 % des devis de production. Les subventions du CNC versées aux producteurs pour ces programmes atteignent 7,4 M (+11,6 % par rapport à 2011) et représentent 8,7 % des aides totales accordées au documentaire (8,4 % en 2011). TV Rennes finance 36 heures dont 24 en tant que premier diffuseur, pour un investissement total de 0,8 M (61 heures dont 41 en tant que premier diffuseur pour 1,3 M en 2011). Vosges TV investit 0,7 M (+16,1 %), pour un nombre d heures en hausse de 33,2 % (36 heures dont 24 en tant que premier diffuseur en 2012, contre 27 heures dont 20 en tant que premier diffuseur en 2011). Wéo double ses investissements en 2012 (0,7 M ) pour un nombre d heure en hausse de 76,1 % (18 heures, toutes en tant que premier diffuseur). 18 Le marché du documentaire en 2012

19 Commandes des chaînes locales en documentaire heures initiées 1 heures totales 2 apport des diffuseurs (M ) 2 coût horaire (K ) 1 apport horaire (K ) 1 taux de financement (%) Alsace ,10 0,15 123,7 121,7 23,6 26,9 19,1 22,1 Armor TV ,09 0, ASTV (Grande Synthe) ,05 0,02 87,3-23,1-26,5 - BDM TV ,07-106,3-25,3-23,9 - BIP TV (Issoudun) ,12 0,29 121,9 116,6 17,3 21,1 14,2 18,1 Canal Antilles ,46 0,16 153,3 103,1 61,4 30,6 40,1 29,6 Canal Cholet ,05-110,3-27,8-25,2 - Canal Maritima (Martigues) ,06 0,06 86,4 75,6 11,8 18,8 13,7 24,8 Canal Réunion ,15 0,27 144,6 99,6 65,4 24,7 45,2 24,8 Cap Canal (Lyon) ,66 0,40 71,0 75,6 28,0 29,9 39,5 39,6 Cinaps TV (Saint-Michel-sur-Orge) ,58 0,64 107,8 108,8 21,3 21,7 19,8 19,9 Clermont 1 ère ,09 0,03 111,4 109,6 22,8 6,3 20,5 5,8 GIE Grand Ouest ,05 0,19 232,9 127,4 56,9 33,4 24,4 26,2 Huit Mont Blanc ,25 0,25 83,1 81,9 18,6 19,4 22,4 23,7 IDF ,03 0,03 270,0-9,6-3,6 - La Chaîne Normande ,03-110,6-32,5-29,4 La Locale (Paris) ,09 0,17 135,2 146,5 22,1 27,4 16,3 18,7 LCM (Marseille) ,02-73,7-23,7-32,1 - LM TV Sarthe ,08 0,16 92,0 82,6 23,9 20,8 25,9 25,1 Lyon TV ,27 0,53 91,5 76,0 18,6 15,7 20,4 20,6 Mirabelle TV ,23-154,3-37,6-24,4 Mosaïk (Sarreguemines) ,05 0,11 122,9 105,7 28,9 29,0 23,5 27,4 Normandie TV ,19 0,53 83,7 99,7 26,8 29,9 32,0 30,0 NRJ Paris ,14 0,08 58,7 133,4 13,8 16,2 23,5 12,1 Tahiti Nui TV , Tebeo ,05 0,17 104,4 121,3 17,9 30,6 17,2 25,2 Télé Bocal (Ile-de ŔFrance) ,10 0,16 88,5 105,1 25,0 28,8 28,3 27,4 Télé Grenoble ,07 0,04 94,1 94,6 27,5 17,3 29,2 18,3 Télé Locale Provence ,13 0,16 73,1 97,4 21,8 22,3 29,8 22,9 Télé Lyon Métropole ,01 0,02-73,3-9,5-13,0 Télé Paese (Corse) ,08 0,10 104,7 103,5 24,4 24,5 23,3 23,6 TéléMiroir (PACA) ,04 0,04 109,3-24,3-22,2 - TéléNantes ,09 0,13 177,2 99,5 18,3 18,7 10,3 18,8 Télessonne ,50 0,32 98,4 73,9 24,6 19,0 25,0 25,7 Télévision Val d'argent ,01-169,6-14,1-8,3 TL7 (Andrézieux-Bouthéon) ,38 0,21 81,0 88,5 27,3 40,9 33,7 46,2 TLT Toulouse ,13 0,49 98,1 116,6 25,2 28,5 25,7 24,4 TV 7 Bordeaux ,09-213,3-49,5-23,2 - TV 8 Moselle Est ,09-92,9-32,0-34,5 - TV Fil 78 (Saint-Quentinen-Yvelines) ,11-97,5-30,8-31,6 TV Rennes ,26 0,76 106,4 111,0 25,6 27,1 24,0 24,4 TV Sud Montpellier ,02 0,23 97,5 79,5 20,1 27,8 20,6 35,0 TV Tours ,29 0,36 112,6 129,3 21,3 20,6 18,9 15,9 TV77 (Seine-et-Marne) ,11 0,04 70,5 80,0 20,1 11,2 28,6 14,0 TVM Est Parisien ,28 0,32 101,4 123,3 27,2 24,4 26,8 19,8 TVPI Câble (Côte Basque et Landes) ,02 0,04 217,8-23,1-10,6 - Ty Télé (Morbihan) , Vosges TV ,58 0,67 116,5 125,4 23,8 23,8 20,5 19,0 VO'TV (Val d'oise) , Wéo(Nord-Pas-de- Calais) ,30 0,67 114,3 108,6 30,3 37,9 26,5 34,9 total ,26 9,36 103,6 106,7 25,0 25,4 24,1 23,8 1 En tant que premier diffuseur. 2 tous rangs de diffusion confondus. Le marché du documentaire en

20 d. Les services en ligne En 2012, douze services en ligne commandent des documentaires aidés par le CNC. Ils financent 26 heures, dont 18 en tant que premiers diffuseurs, pour un montant total de 0,62 M. En 2011, quatre services en ligne avaient financé 18 heures, toutes en tant que premiers diffuseurs, pour un montant trois fois inférieur (0,20 M ). Arte est le plus impliqué des services en ligne dans le financement des documentaires, via Arte.fr (0,21 M pour cinq heures de programmes toutes en tant que premier diffuseur) et Arte Live Web (0,08 M pour 12 heures de programmes dont 7 en tant que premier diffuseur). Commandes des services en ligne en documentaire heures initiées 1 heures totales 2 apport des diffuseurs (M ) 2 coût horaire (K ) 1 apport horaire (K ) 1 taux de financement (%) Arte.fr ,21-89,8-45,1-50,2 Arte Live Web ,11 0,08 61,4 63,8 7,7 7,4 12,5 11,6 Cinefeel.tv ,02-72,5-26,7-36,8 Classicall.tv ,03-133,2-24,6-18,5 Dailymotion ,02-75,7-31,0-41,0 Dramateek.tv ,03-121,3-30,3-25,0 France5.fr ,10-199,2-120,0-60,2 Francetv.fr ,06-88,3-36,8-41,7 INA , Lexpress.fr , Museec ,01-37,5-9,7-25,9 Orange France , Politis ,04-75,3-19,4-25,7 - RMN-Grand Palais ,02-42,7-10,7-25,1 - Universcience ,01 - total ,20 0,62 61,1 86,1 9,5 28,9 15,5 33,6 1 En tant que premier diffuseur. 2 tous rangs de diffusion confondus. C. Les genres de documentaires Le documentaire de société affirme sa prééminence avec 57,7 % du volume total du genre en 2012 (+336 heures par rapport à 2011, soit plus que la hausse de volume total de documentaire aidé). Sa part dans le volume des documentaires commandés augmente de 14,6 points entre 2008 et heures de documentaires traitant de géographie et de voyages sont aidées en 2012 (+40,6 % par rapport à 2011), soit 8,6 % du volume total aidé (6,8 % en 2011). La part des programmes historiques est quasi stable (6,5 % en 2012, contre 7,1 % en 2011) pour un nombre d heures en augmentation de 1,1 % (190 heures, contre 188 heures en 2011). Le spectacle vivant (musique, cirque, danse, théâtre, arts de la rue et autres spectacles) représente 4,9 % des heures de documentaires aidés en 2012, contre 5,9 % en France 3 (23 heures en 2012, contre 31 heures en 2011), Arte (21 heures en 2012 comme en 2011) et France 2 (15 heures en 2012) sont les chaînes qui sont les plus actives sur le segment. Parmi les heures de documentaires de spectacle vivant, 73,8 % sont consacrées à la musique (3,6 % du volume total de documentaires aidé). France 3 commande 21 heures de programmes de ce type en 2012 (26 heures en 2011), Arte 13 heures (17 heures) et France Ô et les chaînes premières 14 heures (comme en 2011). 20 Le marché du documentaire en 2012

21 La production de documentaires de cuisine se réduit en 2012, après une hausse entamée en Ils représentent 0,5 % des documentaires commandés en 2012 (1,1 % en 2011). La chaîne commandant des documentaires aux genres les plus variés est Arte (apparaissant 15 fois parmi les cinq chaînes les plus actives par genre de documentaire), devant France 5 (14 genres commandés en 2012). Le documentaire selon le genre (heures) société géographie / voyages histoire environnement / nature spectacle vivant dont : musique danse théâtre cirque arts de la rue autres spectacles sport arts ethnologie / sociologie cinéma animalier éducation sciences cuisine jeunesse thème non précisé total Le documentaire selon le genre (heures) thème non précisé autres thèmes arts, cinéma sport spectacle vivant environnement / nature histoire géographie / voyages société Le marché du documentaire en

22 Les documentaires de société sont peu concentrés puisque les six chaînes initiant le plus de documentaires aidés ne représentent que 45,8 % des commandes en 2012 (41,5 % en 2011). Une chaîne de la TNT apparaît pour la première fois en 2012 comme le premier commanditaire de documentaires de société : NRJ12, avec 184 heures (+95,1 %), devant France 3 avec 138 heures (+46,3 %) et France 2 avec 123 heures (+13,7 %). Les diffuseurs à l initiative de documentaire de société (heures) chaîne heures chaîne heures chaîne heures chaîne heures chaîne heures 1 France France M6 157 M6 178 NRJ France 2 82 France 2 92 France France France Arte 81 M6 75 Arte 102 France France France 3 région 62 Arte 71 France 2 91 NRJ M M6 61 France 3 région 65 France 3 69 France 3 94 France France 3 47 France 3 64 NRJ12 57 Arte 76 France 3 région 96 7 autres chaînes 415 autres chaînes 532 autres chaînes 559 autres chaînes 687 autres chaînes 914 total 888 total total total total Volume horaire de documentaire de société selon la chaîne (%) autres chaînes 50,5 M6 13,1 France 5 8,9 autres chaînes 54,2 NRJ 12 10,9 France 3 8,2 Arte 5,6 France 3 6,9 France 2 8,0 NRJ 12 6,9 France 2 7,3 M6 6,9 France 5 6,8 France 3 région 5,7 Contrairement aux documentaires de société, les documentaires de géographie/voyages sont concentrés sur quelques diffuseurs : les trois premières chaînes commandent 52,9 % des volumes totaux en 2012 (59,4 % en 2011). En 2012 comme en 2011, Arte est le premier commanditaire de documentaires de géographie/voyages, avec 56 heures de programmes (soit 22,1 % des commandes totales du genre). La chaîne thématique Voyage (48 heures) et France 5 (30 heures) suivent Arte, comme en Les trois chaînes sont les plus présentes sur ce genre depuis plus de cinq ans. A noter également, la présence de la chaîne payante Canal+ dans ce classement des principaux initiateurs de documentaires de géographie/voyages aidés par le CNC. 22 Le marché du documentaire en 2012

23 Les diffuseurs à l initiative de documentaire de géographie/voyages (heures) chaîne heures chaîne heures chaîne heures chaîne heures chaîne heures 1 Voyage 62 Arte 52 Voyage 43 Arte 43 Arte 56 2 Arte 41 Voyage 40 Arte 33 Voyage 34 Voyage 48 3 France 5 19 Canal+ 18 Canal+ 24 France 5 30 France Canal+ 17 France 5 13 France 5 21 Canal+ 28 Canal France 3 14 Planète+ 9 Escales 16 France 3 région 5 France autres 35 autres 67 autres 59 autres 40 autres chaînes chaînes chaînes chaînes chaînes 69 total 188 total 198 total 195 total 180 total 253 Volume horaire de documentaire de géographie/voyages selon la chaîne (%) autres chaînes 22,2 Arte 23,7 autres chaînes 27,3 Arte 22,1 France 3 région 3,0 Canal+ 15,4 France 5 16,9 Voyage 18,8 France 3 9,1 Canal+ 10,7 France 5 11,9 Voyage 18,9 Pour la première fois depuis 2008, Arte n est pas le premier commanditaire de documentaires historiques. France 3 commande le plus gros volume de ce genre en 2012 avec 38 heures (20 heures en 2011), soit 20,2 % du volume total. Suivent ensuite France 2 (36 heures) et Arte (24 heures, contre 41 heures en 2011). Les diffuseurs à l initiative de documentaire historique (heures) chaîne heures chaîne heures chaîne heures chaîne heures chaîne heures 1 Arte 30 Arte 27 Arte 27 Arte 41 France France 3 région 22 France 3 région 19 France 2 26 France 3 20 France France 2 22 France 5 18 France 3 19 France 5 20 Arte 24 4 France 5 19 France 3 16 France 5 18 France 3 région 19 France 3 région 23 5 France 3 11 France 2 10 France 3 région 16 AB1 15 France autres chaînes 42 autres chaînes 35 autres chaînes 69 autres chaînes 73 autres chaînes 58 total 145 total 124 total 175 total 188 total 190 Le marché du documentaire en

24 Volume horaire de documentaire historique selon la chaîne (%) autres chaînes 38,8 Arte 21,9 autres chaînes 30,7 France 3 20,2 AB1 7,8 France 3 région 10,0 France 5 10,7 France 3 10,9 France 5 5,5 France 3 région 12,1 Arte 12,6 France 2 18,9 D. Le documentaire selon le coût horaire En 2012, 63,7 % du volume total de documentaire aidé présente un coût horaire inférieur à 150 K (64,6 % en 2011). Les devis de ces programmes représentent 38,2 % des devis totaux (40,7 % en 2011). Ils captent 35,9 % des apports globaux des diffuseurs (39,2 % en 2011) et 54,0 % des financements totaux du CNC dans le genre (55,1 % en 2011). 22,3 % du volume de documentaire aidé affiche un coût horaire supérieur à 200 K (20,3 % en 2011). Ces programmes plus coûteux, en majorité destinés à la première partie de soirée, captent 45,7 % du devis total du documentaire aidé en 2012 (41,4 % en 2011) et mobilisent 45,9 % du total des apports des diffuseurs (40,2 % en 2011) et 30,0 % des aides du CNC affectées au genre (27,5 % en 2011). Production aidée de documentaire selon les tranches de coût horaire heures devis (M ) diffuseurs (M ) CNC (M ) inférieur à 70 K ,8 26,8 10,8 12,8 8,2 8,8 70 K à 90 K ,5 46,6 14,2 21,7 11,6 14,4 90 K à 120 K ,0 49,4 21,3 22,6 12,1 13,4 120 K à 150 K ,5 44,5 28,0 23,3 12,0 10,2 150 K à 170 K ,0 29,7 17,0 16,4 6,6 6,2 170 K à 200 K ,6 41,0 22,1 24,2 7,2 7,6 200 K à 300 K ,0 109,8 43,4 62,7 12,8 17,0 300 K à 450 K ,4 49,2 23,4 24,1 6,6 6,1 450 K et plus ,2 40,9 9,3 15,7 2,6 3,0 total ,1 437,9 189,4 223,3 79,7 86,7 ¹ Hors compléments d aide. 24 Le marché du documentaire en 2012

25 Heures aidées de documentaire selon le coût horaire (%) 100% 80% 60% 40% 20% 0% 21,7 22,8 23,5 20,3 22,3 17,6 17,2 17,4 15,1 14,0 60,7 60,0 59,0 64,6 63, inférieur à 150 K 150 K à 200 K supérieur à 200 K E. Les formats de documentaire En 2012, 90,8 % des projets de documentaires soutenus par le CNC sont des programmes unitaires (90,9 % en 2011). Traditionnellement, le format dominant en termes de volume horaire reste le 52 minutes. Il concerne 46,5 % du volume horaire total de documentaires produit en Les œuvres dont la durée par épisode est comprise entre 80 et 92 minutes (602 heures en 2012), composées à 82,4 % d unitaires (en volume horaire), constituent le deuxième format des programmes documentaires. Structure des formats de documentaire en volume horaire (%) minutes 15,8 plus de 92 minutes 5,1 moins de 44 minutes 12, minutes 20,6 plus de 92 minutes 6,0 moins de 44 minutes 10, minutes 9, minutes 57, minutes 7, minutes 55,6 Le marché du documentaire en

26 Volume selon les formats de documentaire (heures) moins de 44 minutes minutes plus de 60 minutes Le format minutes compte le plus grand nombre de programmes unitaires. En 2012, œuvres documentaires de ce format sont aidées dont 92,5 % d unitaires au coût horaire moyen de 140,2 K. 117 œuvres sont des séries dont le coût horaire moyen est de 154,6 K. Le volume horaire des unitaires de plus de 92 minutes se stabilise à 126 heures. Il reflète essentiellement les commandes de documentaires des chaînes nationales gratuites (67,6 % du volume total) et plus particulièrement des chaînes de France Télévisions (64,0 %). Le volume des séries de 80 à 92 minutes augmente de 243,9 % en 2012 par rapport à Les chaînes privées nationales gratuites sont les chaînes qui commandent le plus de séries de ce format (55,7 % du volume total). Les œuvres de plus de 92 minutes, principalement des unitaires, dégagent un coût horaire nettement plus important que les autres formats (253,1 K en moyenne, contre 149,9 K tous documentaires confondus). A l inverse, les œuvres de moins de 44 minutes (dont 29,3 % sont des séries), affichent un coût horaire de 125,9 K. Formats de documentaires unitaires séries total heures moins de 24 minutes minutes à 44 minutes minutes à 59 minutes minutes à 79 minutes minutes à 92 minutes plus de 92 minutes total coût horaire (K ) moins de 24 minutes 205,4-162,6 67,3 168,4 67,3 24 minutes à 44 minutes 137,0 123,6 122,4 130,5 125,8 128,7 45 minutes à 59 minutes 141,8 140,2 147,3 154,6 143,1 143,5 60 minutes à 79 minutes 163,8 188,3 175,9 137,7 167,7 179,7 80 minutes à 92 minutes 147,5 141,7 135,3 118,4 146,6 137,6 plus de 92 minutes 172,6 265,6 199,3 220,8 174,8 253,1 total 146,7 151,6 142,7 145,1 145,6 149,9 26 Le marché du documentaire en 2012

27 F. Les dépenses de production de documentaire En 2012, la part des dépenses de production de documentaire réalisées en France reste stable. Elle représente 93,5 % des devis totaux du genre, contre 94,0 % en Les coûts de personnel concentrent 28,2 % de l ensemble des dépenses de production du documentaire en 2012 (+0,2 point par rapport à 2011). Ils sont suivis par le poste «moyens techniques, laboratoires», qui capte 19,7 % des dépenses totales (19,5 % en 2011). Les charges sociales constituent le troisième poste de coût pour les producteurs de documentaire, avec une part relativement stable à 15,4 % des devis totaux (15,7 % en 2011). Postes de dépenses de production de documentaires (M ) France étranger total droits artistiques 40,2 44,9 3,7 4,1 43,9 49,0 personnel 104,9 118,0 3,8 5,4 108,7 123,4 interprétation 2,2 2,8 0,3 0,2 2,4 3,0 charges sociales 60,3 66,7 0,5 0,6 60,8 67,3 moyens techniques, laboratoires 73,6 83,0 2,2 3,2 75,8 86,1 décors et costumes 1,3 1,9 0,3 0,7 1,6 2,6 transport, défraiement, régie 26,9 31,1 10,6 12,4 37,5 43,4 assurance, divers 11,2 12,3 0,5 0,6 11,7 12,9 frais généraux 26,1 29,9 0,7 0,8 26,8 30,6 imprévus 18,2 18,9 0,7 0,6 18,9 19,5 total 364,9 409,4 23,2 28,5 388,1 437,9 Répartition des dépenses de production de documentaire par grand poste 1 (%) 100% 80% 60% 40% 20% 0% 24,6 25,8 25,3 24,9 24,9 21,7 20,8 19,6 19,5 19,7 53,6 53,5 55,1 55,6 55, rémunérations technique tournage 1 Rémunérations : droits artistiques + personnel + interprétation + charges sociales ; technique : moyens techniques, laboratoires ; tournage : décors et costumes + transport, défraiement, régie + assurance, divers + frais généraux + imprévus Le marché du documentaire en

28 Répartition des dépenses de production de documentaire selon leur localisation (%) 100% 80% 60% 40% 8,6 7,7 8,0 6,0 6,5 91,4 92,3 92,0 94,0 93,5 20% 0% France étranger G. Les entreprises de production de documentaire audiovisuel La définition de «producteurs indépendants» ou de «producteurs dépendants» des chaînes retenue est proche de celle du décret du 2 juillet En effet, sont considérées comme producteurs indépendants les entreprises individuelles indépendantes en termes de capital ainsi que les entreprises appartenant à un groupe lui-même non lié à un diffuseur. Neuf groupes indépendants ont ainsi été définis pour le secteur de la production audiovisuelle : Endemol Développement, Gaumont, Groupe Dargaud, Iris, JLA, MK2, Millimages, Telfrance et Zodiak Media. Les producteurs dépendants ou liés à des chaînes sont les entreprises dont un actionnaire ou groupe d actionnaires qui détient au moins 15 % du capital social ou des droits de vote de l entreprise de production est également actionnaire d un ou de plusieurs diffuseurs hertziens, du câble ou du satellite. Cinq groupes liés à un diffuseur ont ainsi été définis : France Télévisions, Groupe AB, Lagardère Images, M6 et Groupe TF1. En 2012, le nombre d entreprises de production de documentaire atteint presque le niveau record de 2010, avec 610 entreprises actives, contre 588 en producteurs sont indépendants et totalisent 89,9 % du volume aidé. Parmi ces entreprises indépendantes, 12 appartiennent à un groupe (3,3 % des heures de documentaire). 2,6 % des heures de documentaire sont le fait d un partenariat entre producteurs dépendants et indépendants. Entreprises actives 1 dans le documentaire Entreprise de production ayant produit au moins un programme audiovisuel aidé par le CNC en Le marché du documentaire en 2012

29 Entreprises de production actives 1 documentaire tous genres Entreprises actives Entreprises réalisant 50 % des durées Entreprises réalisant 50 % des durées (%) 9,3 8, Entreprises actives Entreprises réalisant 50 % des durées Entreprises réalisant 50 % des durées (%) 10,6 9, Entreprises actives Entreprises réalisant 50 % des durées Entreprises réalisant 50 % des durées (%) 10,1 8, Entreprises actives Entreprises réalisant 50 % des durées Entreprises réalisant 50 % des durées (%) 10,0 9, Entreprises actives Entreprises réalisant 50 % des durées Entreprises réalisant 50 % des durées (%) 9,0 8,9 1 Entreprise de production ayant produit au moins un programme audiovisuel aidé par le CNC. En 2012, les 10 premières entreprises sur le segment du documentaire produisent 20,2 % du volume total (21,4 % en 2011). Parmi les heures de documentaire aidé par le CNC en 2012, 335 font l objet d une coproduction déléguée. Les 10 premiers producteurs de documentaire en 2012 (en volume horaire 1 ) volume total volume en exclusivité volume en coproduction heures % heures % du total rang heures % du total rang 1 Capa Presse Indépendant 100 3, , , TF1 Production Groupe TF1 89 3, , ,4 1 3 Réservoir Prod Indépendant 66 2, , ,3 2 4 Patrick Spica Productions Indépendant 61 2, , , Troisième Œil Productions Indépendant 57 2, , , PMP Indépendant 57 1, , , Maria Roche Productions Indépendant 51 1, , ,0-8 Production Tony Comiti Indépendant 42 1, , , Juin Media Indépendant 42 1, , , Magneto Presse Indépendant 39 1, , ,0 - ¹ Certaines heures peuvent être comptabilisées plusieurs fois en raison de l investissement de plusieurs producteurs dans une même œuvre. France 2 collabore avec 73 producteurs de documentaire dont 71 sont indépendants et contribuent à 98,9 % du volume total commandé par la chaîne. Deux producteurs sont liés à un diffuseur et totalisent 1,1 % du volume total de la chaîne. 11 œuvres (12 heures) font l objet d une coproduction entre plusieurs entreprises. France 3 (hors France 3 Régions) collabore avec 90 producteurs de documentaire en d entre eux sont indépendants et produisent 88,4 % du volume commandé par la chaîne. Quatre producteurs indépendants appartiennent à un groupe et participent à la production de 14 heures de documentaires, soit 5,7 % du volume commandé par France 3. Au total, 17 œuvres (29 heures) sont des coproductions entre deux producteurs au moins. Le marché du documentaire en

30 France 5 travaille avec 112 producteurs différents dont 105 indépendants. Ces derniers fournissent 94,7 % (203 heures) de l ensemble des heures commandées par la chaîne en Les groupes indépendants (trois producteurs) totalisent 3,5 % des heures de documentaire de France œuvres produites par la chaîne font l objet d une coproduction entre plusieurs producteurs. Arte est la chaîne qui compte le plus de partenaires sur le segment du documentaire en Elle travaille avec 115 producteurs dont 112 indépendants. Ces derniers sont à l origine de 97,4 % des heures de documentaires commandées par la chaîne. 9,2 % des heures résultent des groupes indépendants (cinq producteurs). 15 œuvres produites par Arte font l objet d une coproduction entre deux producteurs au moins. TF1 travaille avec 13 producteurs de documentaire dont 12 indépendants à l origine de 25,8 % des heures commandées par la chaîne en 2012 (6 heures). Le seul producteur dépendant (TF1 Production, filiale de la chaîne) initie 4 heures (15,9 % du volume total commandé par TF1). 12 œuvres (14 heures) font l objet d une coproduction entre plusieurs producteurs dont 11 œuvres d un partenariat entre producteurs dépendants et indépendants. M6 travaille avec 22 producteurs dont 21 indépendants. C Productions, sa propre filiale, est à l origine de 6,5 % des heures de documentaires commandées par la chaîne en 2012 tandis que les producteurs indépendants fournissent 93,5 % des heures (dont aucune de groupes indépendants). Au total, cinq œuvres (6 heures) sont coproduites par plusieurs producteurs. En 2012, Canal+ commande 104 heures de programmes à 44 producteurs différents dont 43 indépendants. 11 œuvres (13 heures) commandées par Canal+ font l objet d une coproduction entre plusieurs entreprises en 2012 mais aucune d un partenariat entre producteurs dépendants et indépendants. 30 Le marché du documentaire en 2012

31 II. La production française de longs métrages documentaires Depuis dix ans, la production française de longs métrages documentaire connait une activité régulière. Cette partie analyse le financement et les coûts de production des films documentaires français agréés par le CNC. A. Evolution et financement de la production L analyse de la production des films français documentaires s appuie sur les œuvres ayant reçu l agrément du CNC entre 2003 et Sont exclus de cette analyse : - les films financés par un producteur français mais ne pouvant être qualifiés d'œuvres européennes. - les films dits «sauvages», qui ne font pas appel à un financement encadré ou au soutien financier de l État et dont la production n'est pas terminée. a. Le nombre de films produits 42 films documentaires sont agréés en 2012, soit 6 titres de plus qu en 2011 et 22 de plus qu en Il s agit du plus haut niveau de production de la décennie. Parmi les 42 films documentaires agréés en 2012, 37 sont des films d'initiative française (30 des 36 longs métrages documentaires agréés en 2011 étaient d initiative française). En 2012, le documentaire représente 15,1 % de l ensemble des films agréés, soit 1,8 point de plus qu en 2011 et la plus forte part observée sur la période. Entre 2003 et 2012, en dépit de fortes variations annuelles, le nombre de documentaires agréés augmente en moyenne de 8,6 % par an. Au total, 287 films documentaires ont été agréés sur la période. Le documentaire représente 12,1 % de l ensemble des longs métrages agréés en dix ans. Selon les années, la part du documentaire varie entre 7,4 % (en 2004) et 15,1 % (en 2012) des films agréés. Nombre de longs métrages documentaires agréés films documentaires agréés dont films d initiative française total des films agréés part des films documentaire (%) 9,4 7,4 12,5 10,3 12,7 14,6 13,5 10,7 13,2 15,1 Parmi les films documentaires agréés en 2012, 33 productions sont 100 % françaises (28 en 2011). Neuf documentaires agréés en 2012 sont ainsi des coproductions internationales : quatre coproductions d initiative française et cinq coproductions où la France est un partenaire minoritaire. En 2011, huit coproductions internationales étaient dénombrées dont deux coproductions d initiative française et six coproductions minoritaires. La production des 42 films documentaires agréés en 2012 a engagé huit pays différents, France incluse (la production des 36 films documentaires agréés en 2011 avait également mobilisé huit pays, France incluse). Le marché du documentaire en

32 Longs métrages documentaires agréés en 2012 titre réalisateur pays coproducteurs devis (M ) African Safari 3D Ben Stassen BE 65 % / FR 25 % / IT10 % 13,12 Il était une forêt Luc Jacquet FR 100 % 6,47 Sur le chemin de l'école Pascal Plisson FR 100 % 2,28 Le Dernier des injustes Claude Lanzmann FR 75 / AT 24 2,09 L'Ombre et la lumière Wim Wenders / Juliano Ribeiro Salgado FR 100 % 1,21 Inside Out Alastair Siddons FR 100 % 1,17 La Trahison des pères Laurent Becue-Renard FR 100 % 1,07 La Ruée vers l'art Marianne Lamour FR 100 % 1,05 Connecting South, le nouveau monde selon Gilberto Gil Pierre-Yves Borgeaud CH 70 / FR 30 1,02 National Gallery Frederick Wiseman FR 100 % 0,86 La Beauté, l'art rescapé des camps nazis Christophe Cognet FR 75 % / DE 25 % 0,80 Walk Away Renée Jonathan Caouette FR 100 % 0,80 Blocher, une vie Jean-Stéphane Bron CH 85 % / FR 15 % 0,73 Le Courtil Mariana Otero FR 85 % / BE 15 % 0,69 Comment j'ai détesté les maths Olivier Peyon FR 100 % 0,63 Retour à Beyrouth Avi Mograbi FR 58 % / CH 20 % / IL 20 % 0,57 Casses Nadège Trebal FR 100 % 0,53 Tour du Faso Wilm Huygen DE 70 % / FR 30 % 0,51 Phenix Adagio Christian Zerbib FR 100 % 0,50 Braddock America Jean-Loïc Portron / Gabriella Kessler FR 100 % 0,48 Orlando Ferito Vincent Dieutre FR 100 % 0,47 André Robillard, en chemin Henri-François Imbert FR 100 % 0,44 La Dernière Fois que j'ai vu Macao Joao Pedro Rodrigues / Joao Rui Guerra Da Mata PT 50 % / FR 50 % 0,39 La Route du retour Stéphanie Gillard FR 100 % 0,36 Entre les bras, la cuisine en héritage Paul Lacoste FR 100 % 0,36 Vendanges Paul Lacoste FR 100 % 0,35 Y'a pire ailleurs Jean-Henri Meunier FR 100 % 0,33 Bleu pétrole Nadège Trebal FR 100 % 0,31 Voyage en Guédiguian Bernard Sasia FR 100 % 0,31 Le Sens de l'âge Ludovic Virot FR 100 % 0,30 La France à points Coline Serreau FR 100 % 0,30 La Chasse au Snark François-Xavier Drouet FR 100 % 0,24 Outreau, l'autre vérité Serge Gardebled FR 100 % 0,24 El Puesto Aurelien Levêque FR 100 % 0,19 Bovines ou la vraie vie des vaches Emmanuel Gras FR 100 % 0,18 Disparaissez les ouvriers! Christine Thépénier/ Jean-François Priester FR 100 % 0,15 Notre monde Thomas Lacoste FR 100 % 0,15 Tahrir, place de la libération Stefano Savona FR 100 % 0,11 Qu'ils reposent en révolte (des figures de guerre 1) Sylvain George FR 100 % 0,08 L'Hypothèse du Mokélé-Mbembé Marie Voignier FR 100 % 0,07 Sababou, l'espoir Samir Benchikh FR 100 % 0,06 La Dernière Odyssée de la Jeanne Françoise Etchegaray FR 100 % 0,06 1 AT : Autriche ; BE : Belgique; CH : Suisse ; DE : Allemagne ; FR : France ; IT : Italie ; IL : Israël ; PT : Portugal. b. Les devis des films documentaires Le total des devis des longs métrages documentaires agréés entre 2003 et 2012 s élève à 324,15 M. Le documentaire concentre 2,6 % des investissements réalisés dans la production française sur la période. Selon les années, cette part se situe entre 1,3 % (en 2003) et 5,2 % (en 2008, année marquée par Océans, au devis exceptionnel de 49,6 M ). 32 Le marché du documentaire en 2012

33 Devis des longs métrages documentaires agréés devis des films documentaires (M ) 14,85 14,22 33,57 19,80 36,38 77,13 30,03 23,03 33,12 42,02 devis totaux (M ) 1 153, , , , , , , , , ,33 part des films documentaires (%) 1,3 1,4 2,6 1,7 3,0 5,2 2,7 1,6 2,4 3,1 Le devis moyen (total des devis / nombre de films) des documentaires français agréés entre 2003 et 2012 s établit à 1,13 M (contre 5,32 M pour l ensemble des films, tous genres confondus). En excluant Océans, le devis moyen s établit à 959,9 K. Sur la période , le devis médian (montant pour lequel 50 % des films ont un devis supérieur et 50 % des films ont un devis inférieur) s élève à 568,5 K. En 2012, le devis moyen des films documentaires agréés est de 1,00 M et le devis médian de 456,1 K (contre respectivement 4,81 M et 2,94 M pour l ensemble des films agréés). Devis moyen et devis médian des longs métrages documentaires agréés devis moyen 0,74 0,95 1,12 0,94 1,25 2,20 0,97 0,82 0,92 1,00 évolution (%) - +27,8 +18,0-15,7 +33,0 75,7-56,0-15,1 +11,9 +8,7 devis médian 0,48 0,70 0,58 0,58 0,70 0,56 0,76 0,60 0,51 0,46 évolution (%) - +45,1-17,1 +0,4 20,1-19,7 +35,2-21,6-14,3-10,7 Entre 2003 et 2012, 91,3 % des documentaires agréés sont d initiative française. Dès lors, les devis moyen (1,10 M ) et médian (545,5 K ) des documentaires d initiative française sont relativement proches des devis moyen et médian de l ensemble des documentaires agréés. Devis moyen et devis médian des longs métrages documentaires d initiative française devis moyen 0,73 0,85 1,12 0,93 1,29 2,27 0,94 0,75 0,98 0,71 évolution (%) - +16,4 32,0-17,2 38,8 +76,0-58,5-20,5 30,5-27,5 devis médian 0,47 0,63 0,58 0,57 0,71 0,54 0,74 0,60 0,51 0,36 évolution (%) - +36,3-8,4-1,8 24,5-23,9 36,0-18,9-14,3-29,0 Sur la période , seuls six films documentaires présentent un devis supérieur à 5 M. Parmi eux, trois films affichent un budget supérieur à 10 M : Home (agréé en 2007), Océans (agréé en 2008) et African Safari 3D (agréé en 2012). c. Le financement des longs métrages documentaires agréés Sur l ensemble de la période , les mandats d exploitation (en salles, en vidéo ou à l étranger) représentent 15,4 % du financement des longs métrages documentaires agréés. Leur part varie entre 1,8 % (en 2003) et 26,3 % (en 2007) du financement total. Les apports des chaînes de télévision constituent également une importante source de financement (en moyenne 13,7 % du total sur la période). Ils couvrent entre 8,1 % (en 2003) et 18,0 % (en 2006) des devis. La part des apports étrangers en coproduction dans le financement de longs métrages documentaires s élève à 13,7 % entre 2003 et Le marché du documentaire en

34 En 2012, 30,4 % des sommes investies dans les longs métrages documentaires émanent des coproducteurs étrangers. Les investissements sous forme de mandats d exploitation et les apports des chaînes de télévision composent respectivement 17,1 % et 10,5 % des financements des films documentaires agréés en Les aides publiques (du CNC et des collectivités territoriales) couvrent 8,3 % du devis total de ces longs métrages. Le financement des longs métrages documentaires agréés (%) apport des producteurs français 1 40,5 45,2 36,4 34,6 45,1 55,5 57,3 33,5 41,1 29,4 apport des SOFICA 7,2 2,1 3,9 1,8 2,3 0,1 0,7 0,5 0,5 2,5 soutien automatique 2 0,8 5,1 3,7 12,8 1,1 1,6 3,9 1,6 0,7 1,8 aides sélectives et régionales 3 14,9 10,8 7,6 8,9 7,7 5,7 9,0 19,3 10,3 8,3 chaînes TV (coproductions + préachats) 8,1 12,6 17,4 18,0 12,8 14,2 10,3 16,6 15,3 10,5 mandats 1,8 8,4 20,2 16,1 26,3 18,6 5,7 7,7 11,9 17,1 apports étrangers 26,6 15,8 10,7 7,7 4,7 4,2 13,2 20,8 20,2 30,4 total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1 Le poste des apports des producteurs français est calculé par déduction : devis Ŕ somme des financements identifiés. 2 Soutien automatique mobilisé sur les films au cours de l année de leur agrément. 3 Aides régionales incluant les apports du CNC. d. Les préachats des chaînes payantes Entre 2003 et 2012, 72 des 287 longs métrages documentaires agréés (soit 25,1 %) ont bénéficié de l investissement d au moins une chaîne payante. 11 films documentaires ont reçu le financement simultané de plusieurs chaînes payantes. Longs métrages documentaires bénéficiant de l investissement d une chaîne payante Canal Ciné OCS TPS Star total Sur la période , le volume global de l investissement des chaînes payantes dans les longs métrages documentaires s élève à 24,63 M. Nonobstant de fortes variations annuelles, les apports des chaînes payantes dans le genre augmentent de 10,1 % par an en moyenne. Investissements des chaînes payantes dans les longs métrages documentaires (M ) Canal+ 0,98 1,56 2,98 2,26 0,90 5,10 1,10 1,29 2,36 1,79 Ciné , ,03 0,07 0,10 0,08 0,21 OCS ,25 0,38 0,01 0,32 TPS Star - - 0,22 0,08 0,83 0,95 0,40-0,20 - total 0,98 1,56 3,40 2,34 1,72 6,08 1,82 1,77 2,65 2,32 Entre 2003 et 2012, Canal+ investit 20,31 M dans la production de 55 documentaires (19,2 % des documentaires agréés). Sur la période, le genre représente 4,2 % des films préachetés par la chaîne et capte 1,3 % de ses investissements dans la production cinématographique française. Entre 2003 et 2012, l apport moyen de Canal+ par film documentaire s élève à 369,3 34 Le marché du documentaire en 2012

35 K, variant entre 179,4 M (en 2007) et 637,5 M (en 2008). Il s agit d un montant bien inférieur au préachat moyen par film de la chaîne tous genres confondus (1,21 M sur la période ). Entre 2005 et 2012, Ciné+ et TPS Star ont, chacun, investit dans la production de 11 longs métrages documentaires, pour des montants respectifs de et de 2,67 M. Sur la période , six documentaires ont bénéficié d apports de OCS, pour un montant total de En 2012, Canal+ investit 1,79 M dans 4 longs métrages documentaires. Le genre capte 1,0 % du total des investissements de Canal+ dans la production cinématographique française (186,43 M investis dans 130 films), contre 1,3 % en Le préachat moyen par film documentaire (0,45 M ) est largement inférieur au préachat moyen tous genres confondus (1,43 M ). En 2012, Ciné+ s engage sur trois longs métrages documentaires (un seul en 2011) pour un total de , soit un montant 2,6 fois supérieur à celui de OCS intervient dans deux longs métrages documentaires, à hauteur de e. Les investissements des chaînes en clair Entre 2003 et 2012, 49 longs métrages documentaires ont bénéficié de l investissement d une chaîne en clair (soit 17,1 % des documentaires agréés). Arte et France 2 sont les chaînes les plus actives, investissant respectivement dans 27 et 13 documentaires. France 3 investit dans six films documentaires entre 2003 et L engagement des chaînes privées est marginal. TF1 et M6 ont participé chacune au financement d un seul film au cours de la décennie (le Syndrome du Titanic, agréé en 2007, pour TF1 et le Premier Cri, agréé en 2006, pour M6). En 2011, une chaîne de la TNT gratuite, Direct 8, investissait pour la première fois dans un long métrage documentaire (Free Angela and All Political Prisoners). Sur les dix dernières années, aucun film documentaire n a bénéficié du financement simultané de plusieurs chaînes en clair. Longs métrages documentaires agréés bénéficiant de l investissement d un chaîne nationale en clair TF France France Arte M TNT total Entre 2003 et 2012, les chaînes nationales gratuites ont investi 19,78 M sous forme de préachats ou d apports en coproduction dans les longs métrages documentaires agréés. Sur la période, les investissements de ces chaînes progressent en moyenne de 27,9 % par an. Arte est le premier financeur : avec 7,55 M investis dans le genre, la chaîne est à l origine de 38,2 % des financements issus des chaînes en clair dans la production des documentaires agréés entre 2003 et Deuxième financeur, France 2 apporte 7,46 M, soit 37,7 % du montant total des investissements des chaînes en clair sur le documentaire. France 3 investit 3,85 M (19,5 % du total des apports des chaînes en clair). France Télévisions concentre ainsi Le marché du documentaire en

36 57,2 % des engagements. Les apports de TF1 et M6 composent respectivement 2,5 % et 2,0 % du total. Initiés en 2011, les investissements des chaînes de la TNT gratuite dans la production de films documentaires restent limités, représentant 0,1 % du financement total. Les investissements moyens de France 2 par film documentaire varient entre (en 2006) et (en 2008). L intervention moyenne d Arte évolue dans une fourchette comprise entre (en 2008) et par film (en 2005). Intervention des chaînes nationales en clair dans le financement des longs métrages documentaires agréés (M ) TF , France 2 0,23 0,23 0,70 0,23 1,65 2,85 0,28 0,60 0,70 - France ,50 0,30-1,60 0, ,20 Arte - - 1,25 0,30 0,78 0,42 0,75 1,45 1,70 0,90 M , TNT ,02 - total 0,23 0,23 2,45 1,23 2,93 4,87 1,28 2,05 2,42 2,10 En 2012, Arte investit dans la production de trois films documentaires, en majorité sous forme d apports en coproduction (66,7 %). Après deux années sans investir dans le genre, France 3 s engage dans la production de deux films documentaires en 2012, à hauteur de 1,20 M. Cet investissement se partage pour moitié entre préachats et apports en coproduction. Intervention des chaînes nationales en clair dans les films documentaires agréés en 2012 TF1 France 2 France 3 Arte M6 TNT total nombre de films préachats (M ) - - 0,60 0, ,90 apports en coproduction (M ) - - 0,60 0, ,20 total (M ) - - 1,20 0, ,10 f. Les interventions des SOFICA Définition Les SOFICA (sociétés pour le financement de l industrie cinématographique et audiovisuelle) ont été créées par la loi du 11 juillet Ce sont des sociétés qui collectent des fonds auprès de particuliers et qui les investissent exclusivement dans le secteur de la production cinématographique et audiovisuelle. Les personnes physiques ayant souscrit des parts de SOFICA en 2011 (investissements en 2012) ont bénéficié d une réduction d impôt sur le revenu de 43 % (les «rabots» successifs appliqués à l'ensemble des avantages fiscaux sur le revenu ont conduit à une diminution de la réduction d'impôt SOFICA de 48 % à 43 % à partir de la collecte 2011 et de 43 % à 36 % à partir de la collecte 2012), à condition que les SOFICA investissent au moins 10 % de leur collecte dans le capital de sociétés de réalisation (financement du développement de projets), et de conserver les parts souscrites 5 ans. Les investissements des SOFICA peuvent prendre la forme de versements en numéraire réalisés par contrats d association à la production (mode d intervention le plus fréquent), contrôlés par le CNC (investissements sur des œuvres agréées), et de souscription au capital de sociétés ayant pour activité exclusive la réalisation d œuvres cinématographiques ou audiovisuelles agréées (conventions de développement). Les investissements des SOFICA ne peuvent excéder 50 % de la part européenne des financements d une même œuvre. Les contrats doivent être signés avant le début des prises de vues. Les SOFICA doivent investir dans des œuvres agréées réalisées en langue française. Par ailleurs, elles 36 Le marché du documentaire en 2012

37 peuvent investir, dans la limite de 20 % de leur financement, dans des œuvres de coproduction réalisées dans la langue d un pays coproducteur majoritaire de l Union Européenne. Les SOFICA ne sont ni des coproducteurs (pas d accès au soutien automatique), ni des distributeurs, ni des diffuseurs ; en contrepartie de leurs investissements, elles bénéficient de droits à recettes sur l exploitation future des œuvres. Depuis 2005, les SOFICA signent chaque année une charte professionnelle définissant les règles d investissement dans la production indépendante. Entre 2003 et 2012, les SOFICA sont intervenues dans le financement de 23 longs métrages documentaires agréés, pour un montant total de 5,52 M. L investissement moyen par film s établit à 239,8 K. Sur la période, les apports des SOFICA couvrent 11,1 % du devis des documentaires concernés. A noter que pour l ensemble des films, tous genres confondus, bénéficiant des interventions des SOFICA, l investissement moyen s établit à 426,6 K et le taux de couverture des devis à 6,6 %. Intervention des SOFICA dans les longs métrages documentaires agréés nombre de films documentaires % du total des documentaires agréés 5,0 13,3 10,0 4,8 17,2 5,7 6,5 7,1 5,6 7,1 montant apporté (M ) 1,07 0,30 1,32 0,35 0,84 0,11 0,20 0,11 0,18 1,05 En 2012, les SOFICA interviennent à hauteur de 1,05 M dans le long métrage documentaire, soit un apport près de 6 fois supérieur à celui de Trois films documentaires bénéficient d investissements portés par des SOFICA en 2012 : Il était une forêt, la Ruée vers l'art et Vendanges. En 2012, cinq SOFICA sont intervenues dans le financement des longs métrages documentaires (deux en 2011). PALATINE ETOILE assure 58,9 % des apports des SOFICA dans ces films avec 0,62 M et COFINOVA 19,1 % avec 0,20 M. Les SOFICA finançant des longs métrages documentaires agréés en 2012 SOFICA montant (M ) % PALATINE ETOILE 0,62 58,9 COFINOVA 0,20 19,1 CINEMAGE 0,11 10,5 LA BANQUE POSTALE IMAGE 0,08 7,7 INDEFILMS 0,04 3,8 total 1,05 100,0 g. Le soutien automatique à la production Les sociétés de production ayant généré du soutien financier du fait de l exploitation commerciale (en salles, à la télévision et en vidéo) d œuvres cinématographiques peuvent le mobiliser pour la production de nouveaux longs métrages dans un délai de cinq ans à compter du 1 er janvier de l'année suivant celle au cours de laquelle elles ont été calculées. La mobilisation de soutien peut être antérieure ou postérieure à l année d agrément. Parmi les 287 longs métrages documentaires agréés entre 2003 et 2012, 77 ont mobilisé du soutien automatique pour le financement de leur production, pour un montant total de 12,88 M. Sept longs métrages documentaires agréés en 2012 mobilisent 0,76 M de soutien automatique. Le montant moyen mobilisé par film s élève à 108,5 K. Le marché du documentaire en

38 Les films documentaires mobilisant du soutien automatique mobilisation dans l année films mobilisant du soutien automatique montant mobilisé (M ) 1 0,12 0,73 1,25 2,54 0,41 1,23 1,17 0,37 0,22 0,76 mobilisation totale films mobilisant du soutien automatique montant mobilisé (M ) 1 0,19 1,02 1,93 2,56 0,44 3,75 1,32 0,58 0,33 0,76 h. Les films bénéficiaires de l avance sur recettes 85 films documentaires agréés entre 2003 et 2012 ont bénéficié de l avance sur recettes avant réalisation (soit 29,6 % des documentaires agréés sur la période), pour un montant total de 13,66 M. Le montant moyen d avance sur recettes accordé pour un long métrage documentaire agréé sur la période est de 160,7 K. Le montant des avances varie entre 90 K et 450 K (montant obtenu par Océans en 2008). Entre 2003 et 2012, l avance sur recettes avant réalisation couvre en moyenne 12,1 % des devis des films documentaires bénéficiaires. L avance sur recettes avant réalisation est accordée à 10 documentaires agréés en 2012, pour une enveloppe totale de 1,68 M. Longs métrages documentaires agréés ayant bénéficié de l avance sur recettes avant réalisation nombre de documentaires % du total des documentaires agréés 50,0 40,0 40,0 23,8 31,0 31,4 12,9 28,6 27,8 23,8 montant apporté (M ) 1,56 0,86 1,50 0,70 1,32 2,12 0,71 1,48 1,73 1,68 Compte tenu de leurs spécificités de production, les films documentaires bénéficient davantage que les autres genres des avances sur recettes après réalisation. 63 films documentaires agréés entre 2003 et 2012 obtiennent l avance sur recettes après réalisation (soit 22,0 % des films documentaires agréés sur la période). Sur l ensemble de la période, 4,85 M leur sont attribués, soit 77,0 K par film en moyenne. L avance après réalisation couvre en moyenne 14,5 % du devis de ces 63 films. 6 films documentaires agréés en 2012 bénéficient de l avance sur recettes après réalisation pour un montant total de 400,0 K. Longs métrages documentaires agréés ayant bénéficié de l avance sur recettes après réalisation nombre de documentaires % du total des documentaires agréés 20,0 13,3 13,3 14,3 27,6 22,9 41,9 28,6 19,4 14,3 montant apporté (M ) 0,33 0,15 0,33 0,21 0,60 0,44 1,13 0,57 0,70 0,40 i. Le crédit d impôt L'article 88 de la Loi de finances pour 2004 n du 30 décembre 2003 instaure un crédit d'impôt au titre des dépenses de production cinématographique. L'article 48 de la loi n du 30 décembre 2004, l'article 24 de la loi n du 30 décembre 2005 et l'article 109 de la loi n du 30 décembre 2005 viennent compléter ou modifier le dispositif législatif sur le crédit d'impôt. Ce crédit d'impôt vise à encourager les entreprises de production à réaliser principalement sur le territoire 38 Le marché du documentaire en 2012

39 français les travaux de production de leurs œuvres cinématographiques agréées. Depuis le 1 er janvier 2006, cet avantage fiscal est réservé aux entreprises de production déléguée pour les films tournés en français et est plafonné à 1 M par film. Le crédit d'impôt est égal à 20 % des dépenses éligibles. En décembre 2012, l Assemblée nationale a voté une nouvelle réforme du dispositif. Depuis le 1 er janvier 2013, le plafond de crédit d impôt est ainsi passé de 1 M à 4 M ; le périmètre des dépenses éligibles a été élargi aux acteurs de complément ainsi qu aux frais d hôtellerie et de restauration. Les effets de cette réforme pourront donc être appréhendés dans l étude relative à la production des films agréés en 2013, qui sera publiée en mars Le crédit d'impôt est imputable sur l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice au cours duquel les dépenses ouvrant droit au crédit d'impôt sont exposées. Le cas échéant, l'excédent de crédit d'impôt qui ne peut être imputé sera restitué à l'entreprise bénéficiaire. Depuis la mise en place du crédit d impôt en 2004, 91 films documentaires ont été déclarés éligibles (soit 31,7 % des documentaires agréés sur la période), pour un montant prévisionnel total de crédit d impôt estimé à 12,09 M. 13 des 42 longs métrages documentaires agréés en 2012 sont éligibles et le montant prévisionnel du crédit d impôt s élève à 1,48 M. Longs métrages documentaires bénéficiaires du crédit d impôt films éligibles % du total des documentaires agréés 26,7 30,0 33,3 34,5 42,9 48,4 25,0 30,6 31,0 montant prévisionnel (M ) 1 0,25 1,18 0,93 2,01 2,33 1,50 0,73 1,67 1,48 1 Soutien non déduit. j. Le financement des collectivités territoriales Entre 2003 et 2012, 89 longs métrages documentaires agréés ont bénéficié de l aide d au moins une collectivité territoriale (soit 31,0 % des films documentaires agréés sur la période). Le montant versé par les collectivités territoriales au documentaire entre 2003 et 2012 s élève à 7,18 M, soit un apport moyen par film de 80,7 K. En 2012, 20 longs métrages documentaires ont bénéficié de l aide d au moins une collectivité territoriale, pour un montant total de 1,15 M. Longs métrages documentaires agréés bénéficiant d aides des collectivités territoriales nombre de films % du total des documentaires agréés 15,0 6,7 20,0 42,9 27,6 34,3 25,8 39,3 30,6 47,6 montant apporté (M ) 0,06 0,14 0,39 0,68 0,69 1,32 0,56 1,38 0,82 1,15 k. Les financements étrangers Entre 2003 et 2012, la couverture des devis des documentaires agréés est assurée à 86,3 % par des financements français et à 13,7 % par des financements étrangers. En 2012, la part de financements étrangers atteint 30,4 %. Entre 2003 et 2012, 66 longs métrages documentaires agréés ont bénéficié d un financement étranger. Parmi ces films, 41 sont des coproductions majoritaires et 25 sont des coproductions minoritaires. Sur la période, les financements étrangers représentent un total de 44,49 M dont 17,94 M ont été investis dans des coproductions majoritaires et 26,55 M dans des coproductions minoritaires. Le marché du documentaire en

40 En 2012, le montant apporté par des partenaires étrangers pour la production de films minoritairement français atteint le niveau record de 11,73 M. Cela est dû au film African Safari 3D, qui concentre à lui seul 9,84 M d apports en provenance de l étranger. Longs métrages documentaires agréés bénéficiant de financements étrangers nombre de documentaires dont coproductions majoritaires dont coproductions minoritaires montant apporté (M ) 3,95 2,25 3,58 1,52 1,72 3,26 3,95 4,80 6,70 12,78 dont coproductions majoritaires 3,32 0,39 2,44 0,56 1,52 1,69 0,68 1,98 4,30 1,04 dont coproductions minoritaires 0,63 1,86 1,13 0,96 0,19 1,56 3,28 2,81 2,39 11,73 l. Les entreprises de production de longs métrages documentaires Les 287 longs métrages documentaires agréés entre 2003 et 2012 ont été produits par 207 sociétés différentes (entreprises assumant la production déléguée). Les trois quarts des entreprises ne comptent qu une seule production sur la décennie (74,4 %). 30 sociétés ont produit 2 films documentaires (14,5 %) et 23 en ont produit 3 ou plus (11,1 %). Les sociétés les plus actives dans la production de longs métrages documentaires sont : Les Films d Ici (24 films agréés entre 2003 et 2012), 13 Production, ADR Productions, Agat Films & Cie, C-P Productions et Mille et Une Productions (4 films chacune). Les 42 films documentaires agréés en 2012 sont produits par 39 sociétés différentes. B. Les coûts de production des films documentaires L analyse des coûts de production des films documentaires est construite à partir des données de l agrément de production. Elle appréhende les coûts définitifs de production. Les devis prévisionnels, communiqués au CNC dans les dossiers d agrément des investissements, avant tournage, peuvent en effet subir des évolutions non négligeables. Il convient de rappeler que l agrément de production est délivré soit lorsque l entreprise de production a reçu des sommes au titre de l agrément des investissements pour le tournage du film (il permet ainsi de rendre cet octroi définitif), soit directement au titre de la production d œuvres cinématographiques achevées, lorsque l agrément des investissements n est pas requis. Cette analyse s appuie uniquement sur les films documentaires d initiative française, c'est-à-dire financés intégralement ou majoritairement par des investissements français. a. Répartition des coûts de production des films documentaires 30 films documentaires d initiative française ont reçu un agrément de production en 2012, soit trois films de plus qu en Cependant, le coût total de ces films s élève à 14,42 M, soit une baisse de 33,1 % par rapport à l année précédente et le niveau le plus faible depuis Cette baisse des dépenses totales est liée à l absence de documentaire à budget élevé en 2012 : aucun titre à plus de 2 M n est agréé, contre trois en 2011 (dont un à plus de 4 M ). En 2012, le film documentaire au budget le plus élevé est Je suis venu vous dire (1,5 M ). En conséquence, le coût moyen des documentaires diminue fortement (-39,8 % à 0,48 M ), tout comme le coût médian (-39,1 %, à 0,33 M ). 40 Le marché du documentaire en 2012

41 Coûts de production des longs métrages documentaires d initiative française agréés (M ) droits artistiques 0,75 1,24 2,67 0,81 3,11 2,69 2,60 5,75 3,37 2,68 personnel 0,93 1,61 5,21 1,05 3,79 4,22 4,25 25,04 4,22 2,79 rémunérations rémunération producteur 0,19 0,75 1,43 0,23 0,89 0,86 1,19 2,83 1,49 1,00 interprétation 0,01 0,03 0,20 0,02 0,33 0,13 0,20 0,31 0,08 0,11 charges sociales 0,48 0,85 2,84 0,61 1,82 2,38 2,53 9,57 2,40 1,56 technique moyens techniques 0,68 2,17 3,79 1,08 3,05 2,72 3,37 15,93 3,38 2,00 pellicules-laboratoires 0,69 1,80 2,93 0,86 3,09 2,68 3,25 5,05 1,78 1,19 décors et costumes 0,01 0,03 0,59 0,21 0,09 0,16 0,11 3,60 0,21 0,26 tournage transports, défraiements, régie 0,39 0,68 2,96 0,67 1,95 2,50 3,32 11,78 2,17 1,30 assurances et divers 0,19 0,68 1,69 0,36 1,06 1,27 1,13 3,96 1,00 0,58 divers 1 0,26 1,26 1,70 0,38 0,99 1,47 1,34 3,85 1,45 0,94 total 4,60 11,10 26,00 6,29 20,19 21,09 23,29 87,68 21,56 14,42 1 Le poste «divers» comprend les frais généraux et les imprévus. Base FIF (documentaires) : 10 films (2003), 14 films (2004), 21 films (2005), 11 films (2006), 20 films (2007), 23 films (2008), 30 films (2009), 26 films (2010), 27 films (2011), 30 films (2012). Source : CNC Répartition des coûts de production des longs métrages documentaires d initiative française agréés (%) droits artistiques 16,3 11,1 10,2 12,9 15,4 12,7 11,2 6,6 15,6 18,6 personnel 20,3 14,5 20,0 16,7 18,8 20,0 18,2 28,6 19,6 19,4 rémunérations rémunération producteur 4,2 6,7 5,5 3,6 4,4 4,1 5,1 3,2 6,9 7,0 interprétation 0,3 0,3 0,8 0,3 1,6 0,6 0,9 0,4 0,3 0,8 charges sociales 10,4 7,7 10,9 9,7 9,0 11,3 10,9 10,9 11,1 10,9 technique moyens techniques 14,7 19,6 14,6 17,2 15,1 12,9 14,5 18,2 15,7 13,9 pellicules-laboratoires 15,0 16,2 11,3 13,8 15,3 12,7 13,9 5,8 8,3 8,3 décors et costumes 0,2 0,3 2,3 3,3 0,5 0,8 0,5 4,1 1,0 1,8 tournage transports, défraiements, régie 8,5 6,1 11,4 10,6 9,7 11,9 14,3 13,4 10,1 9,0 assurances et divers 4,2 6,1 6,5 5,8 5,2 6,0 4,8 4,5 4,7 4,0 divers 1 5,7 11,4 6,5 6,1 4,9 7,0 5,8 4,4 6,7 6,5 total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1 Le poste «divers» comprend les frais généraux et les imprévus. Base FIF (documentaires) : 10 films (2003), 14 films (2004), 21 films (2005), 11 films (2006), 20 films (2007), 23 films (2008), 30 films (2009), 26 films (2010), 27 films (2011), 30 films (2012). Source : CNC Coûts moyens de production par long métrage documentaire d initiative française agréé (K ) droits artistiques 75,0 88,3 126,9 73,7 155,7 116,9 86,6 221,1 124,9 89,4 personnel 93,2 114,8 248,0 95,5 189,7 183,5 141,5 963,0 156,4 93,0 rémunérations rémunération producteur 19,4 53,4 68,2 20,6 44,7 37,5 39,8 108,9 55,2 33,4 interprétation 1,3 2,2 9,5 1,7 16,6 5,8 6,7 12,0 2,8 3,7 charges sociales 47,9 61,0 135,1 55,6 91,1 103,5 84,3 367,9 88,7 52,2 technique moyens techniques 67,6 155,0 180,7 98,5 152,4 118,3 112,3 612,7 125,2 66,7 pellicules-laboratoires 68,9 128,7 139,3 78,6 154,7 116,6 108,2 194,4 66,0 39,7 décors et costumes 1,1 2,2 28,2 19,0 4,7 6,9 3,8 138,5 7,9 8,6 tournage transports, défraiements, régie 39,2 48,5 140,8 60,7 97,6 108,9 110,7 453,0 80,5 43,2 assurances et divers 19,4 48,4 80,6 33,0 52,8 55,3 37,5 152,4 37,2 19,2 divers 1 26,4 90,1 81,1 34,7 49,4 63,9 44,8 148,2 53,7 31,4 total 459,5 792, ,2 571, ,3 917,0 776, ,3 798,5 480,5 1 Le poste «divers» comprend les frais généraux et les imprévus. Base FIF (documentaires) : 10 films (2003), 14 films (2004), 21 films (2005), 11 films (2006), 20 films (2007), 23 films (2008), 30 films (2009), 26 films (2010), 27 films (2011), 30 films (2012). Source : CNC Le marché du documentaire en

42 En 2012, les postes liés aux rémunérations captent plus de la moitié des dépenses à 56,5 %, soit la part la plus élevée depuis la mise en place de l étude en Les coûts techniques constituent la deuxième catégorie de coûts avec 22,1 % des dépenses totales du genre en 2012, devant les dépenses de tournage (21,3 % du coût total de production). Principaux postes de coût de production des films documentaires (%) ,7 23,9 26,7 25,8 20,3 25,6 25,4 26,5 22,5 21,3 29,7 35,8 25,8 30,4 31,0 25,6 28,4 23,9 23,9 22, ,5 40,3 47,5 43,2 49,3 48,8 46,2 49,6 53,6 56, rémunérations technique tournage Base FIF (documentaires) : 10 films (2003), 14 films (2004), 21 films (2005), 11 films (2006), 20 films (2007), 23 films (2008), 30 films (2009), 26 films (2010), 27 films (2011), 30 films (2012). Source : CNC Les dépenses de personnel et de droits artistiques sont les deux postes de coût de production des documentaires les plus importants, avec respectivement 19,4 % et 18,6 % du budget total du genre en L importance du poids des dépenses de droits artistiques est en partie imputable au film Je suis venu vous dire, qui capte à lui seul plus du quart (25,4 %) des dépenses de droits artistiques des documentaires en raison d un montant élevé en droits divers sur documents et archives. Les moyens techniques pèsent également de façon significative dans le coût des documentaires (13,9 % en 2012). b. Localisation des dépenses de production des films documentaires 19 des 30 documentaires d initiative française agréés en 2012 enregistrent des dépenses à l étranger (17 en 2011), soit 63,3 % des documentaires agréés (63,0 % en 2011). Ces dépenses représentent 15,1 % des coûts totaux du genre, soit une part légèrement supérieure à celle de 2011, sans atteindre les niveaux de 2007 et 2010, années marquées par des coproductions internationales à budgets exceptionnels (en 2010, Océans et Home affichaient respectivement 13,7 M et 4,1 M de dépenses à l étranger). En valeur, les dépenses extranationales diminuent de 24,3 % par rapport à 2011, à 2,18 M en Le film Michel Petrucciani (tourné entre la France, l Allemagne et les Etats-Unis) concentre à lui seul 30,4 % des dépenses à l étranger des documentaires agréés en Le marché du documentaire en 2012

43 Part des dépenses en France pour les longs métrages documentaires d initiative française agréés (%) droits artistiques 98,4 98,7 93,2 75,2 53,9 78,9 93,0 89,4 95,4 90,6 personnel 97,7 85,6 91,0 82,6 80,3 96,5 92,2 66,5 83,2 84,7 rémunérations rémunération producteur 100,0 95,4 85,8 82,3 95,4 97,6 85,2 95,5 86,8 77,1 interprétation 100,0 97,0 88,7 95,1 22,6 100,0 97,6 86,6 47,6 56,6 charges sociales 100,0 98,3 97,8 98,0 98,5 98,3 97,2 99,6 91,1 96,1 technique moyens techniques 99,0 91,0 85,2 69,9 77,2 94,5 89,6 75,6 95,6 82,8 pellicules-laboratoires 98,8 93,1 86,0 97,5 92,0 94,9 95,7 93,9 91,6 84,2 décors et costumes 100,0 100,0 93,1 67,7 31,4 72,0 91,4 46,7 65,4 78,3 transports, tournage défraiements, régie 89,3 74,7 79,7 79,5 64,2 83,2 69,6 60,0 56,5 71,4 assurances et divers 100,0 90,7 92,3 88,3 93,7 98,9 93,8 96,7 89,8 82,9 divers1 98,3 91,7 88,6 92,6 95,7 99,6 93,4 96,5 90,2 89,5 total 97,9 91,4 89,0 83,2 78,6 92,7 89,6 76,9 86,7 84,9 1 Le poste «divers» comprend les frais généraux et les imprévus. Base FIF (documentaires) : 10 films (2003), 14 films (2004), 21 films (2005), 11 films (2006), 20 films (2007), 23 films (2008), 30 films (2009), 26 films (2010), 27 films (2011), 30 films (2012). En 2012, comme en 2011, le poste de dépenses le plus délocalisé est celui de l interprétation dont 43,4 % sont réalisés à l étranger (52,4 % en 2011). Le film Lullaby to my Father, dont le tournage s est déroulé entre la Pologne, l Allemagne, la Suisse et Israël, concentre plus de la moitié (54,4 %) des dépenses d interprétation réalisées à l étranger en En dépit d une forte baisse par rapport à 2011, le deuxième poste en proportion de dépenses à l étranger reste celui des coûts de transports, défraiements et régie (28,6 % en 2012, contre 43,2 % en 2011). Quatre titres (Impunity, Lullaby to my Father, Walk Away Renée et Michel Petrucciani) concentrent 68,3 % des dépenses effectuées à l étranger sur ce poste en Par ailleurs, la part des dépenses extranationales consacrée à la rémunération du producteur augmente de 9,7 points en 2012, à 22,9 %. Cette hausse est imputable au film Would You Have Sex with an Arab, qui capte 44,6 % des dépenses sur ce poste. Parallèlement, 21,7 % des frais de décors et costumes (34,6 % en 2011) sont délocalisés en Lullaby to my Father et Walk Away Renée concentrent 83,6 % de ces dépenses. Le marché du documentaire en

44 III. Les films documentaires en salles La diffusion des longs métrages documentaires dans les salles de cinéma présente des caractéristiques particulières, notamment en termes de performances, d exposition, de conditions de promotion et de durée de vie. A. Les films documentaires en salles Dans cette partie, sont considérés comme nouvellement sortis en France les longs métrages inédits en salles. L ensemble des films nouveaux regroupe ainsi les œuvres ayant fait l objet d une sortie commerciale nationale mais également les films inédits exploités commercialement lors d événements ponctuels (festivals et rétrospectives notamment). a. Evolution du nombre de films Entre 2003 et 2012, 682 films documentaires inédits sont sortis sur les écrans français, soit 11,9 % de l ensemble des films sortis sur la période. Parmi ces 682 films documentaires figurent 425 films français (62,3 %), 106 films américains (15,5 %), 117 films européens non français (17,2 %) et 34 films d autres nationalités (5,0 %). En 2012, 92 films documentaires font l objet d une première sortie commerciale en France. L offre de films documentaires est la plus élevée de la décennie, représentant 15,0 % de l ensemble des films inédits de l année. En dix ans, le nombre de films documentaires a progressé de 9,1 % par an en moyenne. Parmi les 425 films documentaires français sortis en salles entre 2003 et 2012, 83,5 % sont des films 100 % français. Les coproductions majoritaires composent 10,6 % des films documentaires français sortis ces dix dernières années. 25 films sont des coproductions minoritaires entre 2003 et 2012, soit 5,9 % des documentaires nationaux. Les films français représentent entre 54,5 % (en 2004) et 70,0 % (en 2012) de l offre totale de films documentaires sur ces dix dernières années. En 2012, ce poids atteint 69,6 %, contre 60,0 % en En 2012, la part des films américains dans le total des films documentaires sortis en première exclusivité atteint 12,0 %, contre 11,1 % en Le poids des films d Outre-Atlantique est relativement faible. Au maximum sur les dix dernières années, il représente 27,3 % (en 2004) des films documentaires sortis et au minimum 9,6 % (en 2006). En 2012, l offre inédite de films documentaires européens non français est en diminution (13 films, contre 20 en 2011). Ils représentent 14,1 % des films documentaires inédits en 2012 (22,2 % en 2011). Le nombre annuel de films documentaires d autres nationalités est relativement stable entre 2003 et 2012, avec un poids toujours inférieur à 10 %. Les films documentaires sud-américains et asiatiques composent la majeure partie de ces films (respectivement 32,4 % et 29,4 % sur la période). 44 Le marché du documentaire en 2012

45 Nationalité des films documentaires sortis en salles films français films américains films européens 1 autres films total Europe au sens continental, hors France. Répartition des films documentaires sortis en salles selon la nationalité (%) 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 7,1 9,1 3,5 1,5 7,7 6,9 1,4 2,6 6,7 4,3 14,0 16,4 18,3 9,1 18,4 14,1 19,0 21,2 20,7 22,2 11,9 27,3 22,8 19,4 16,9 10,5 12,0 9,6 13,8 11,1 61,9 54,5 59,6 61,5 62,7 58,6 63,4 68,4 69,6 60, films français films américains films européens* autres films * Europe au sens continental, hors France. La majorité des films documentaires sortis en salles sont recommandés Art et Essai. Depuis 2003, les films Art et Essai composent 89,6 % des films documentaires sortis en salles. En 2012, ils en représentent 95,7 % (86,7 % en 2011). Recommandation des films documentaires sortis en salles films Art et Essai films non recommandés total En 2012, 73 films documentaires inédits sont partiellement ou intégralement diffusés en numérique 2K (48 en 2011 et 13 en 2010), soit 79,3 % des films documentaires sortis en première exclusivité (53,3 % en 2011 et 17,1 % en 2010). Le marché du documentaire en

46 Au total, 93 des 144 films documentaires disposant de copies numériques 2K entre 2007 et 2012 sont français, 25 sont européens et 19 sont américains. Sur la période, cinq films documentaires sortent dans plus de 400 établissements au total tandis que 127 autres sortent dans moins de 50 établissements. Films documentaires inédits projetés en numérique 2K selon la nationalité films français films américains films européens 1 autres films total Europe au sens continental, hors France. En 2012, aucun film documentaire n est disponible en 3D. Depuis 2009, quatre films documentaires ont été projetés en salles en 3D (2 films en 2011, 1 film en 2010 et 1 film en 2009). Films documentaires inédits projetés en 3D depuis 2009 titre nationalité distributeur date de sortie Voyage sous les mers Grande-Bretagne Wild Bunch 26-août-09 Une nuit au cirque France Numevent 26-mai-10 Pina France Les Films du Losange 06-avr-11 La Grotte des rêves perdus Etats-Unis Metropolitan Film Export 31-août-11 b. Evolution des combinaisons de sortie En 2012, 91 films documentaires inédits (soit 98,9 % de l ensemble des films documentaires) sont distribués dans moins de 100 établissements en première semaine d exploitation (88 films en 2011 et 73 films en 2010) dont 63 dans moins de 10 établissements. Ils concentrent 69,6 % de l exposition totale. Un seul film documentaire est distribué dans 300 établissements ou plus : Félins (386 établissements). En dix ans, seuls 3 films documentaires sont sortis sur une combinaison de plus de 500 établissements : les Ailes pourpres, le mystère des flamants en 2008 (525 établissements), le Dernier Trappeur en 2004 (581 établissements) et Océans en 2010 (633 établissements). Films documentaires sortis en salles selon le nombre d établissements en première semaine moins de 10 établissements à 30 établissements à 50 établissements à 100 établissements à 300 établissements plus de 300 établissements total En 2012, les 92 films documentaires sortis en première exclusivité sont distribués dans points de projection au total (-11,9 % par rapport à 2011). Le nombre moyen d établissements en première semaine par film diminue : un film documentaire inédit est 46 Le marché du documentaire en 2012

47 distribué, en moyenne, dans 14 établissements en 2012 (16 établissements en 2011 et 29 établissements en 2010). Les films documentaires français concentrent entre 43,3 % (en 2008) et 80,3 % (en 2010) de l exposition en première semaine au cours des dix dernières années, alors que les films américains en captent généralement moins de 20 %. En 2012, la part des films documentaires français en nombre d établissements s élève à 49,8 % et celle des films américains à 41,9 %. Le nombre d établissements en première semaine des films documentaires européens non français représentent 7,4 % du total et celles des films d autres nationalités 0,9 %. Points de projection en première semaine selon la nationalité des films documentaires inédits films français films américains films européens 1 autres films total Europe au sens continental, hors France. En moyenne, en 2012, un film documentaire français est distribué dans 10 établissements, soit l un des plus faibles niveaux des dix dernières années (16 établissements en 2011). Le nombre moyen d établissements par film documentaire américain progresse à 48 établissements en 2012, contre 30 en Le nombre moyen d établissements en première semaine par film documentaire européen non français est relativement stable à 7 établissements en 2012, contre 8 en Un film documentaire non européen et non américain est distribué, en moyenne, dans 3 établissements (16 établissements en 2011). A leur sortie, les films documentaires Art et Essai sont programmés dans un nombre d établissements 10 fois inférieur à celui des films non recommandés. Un film documentaire Art et Essai est distribué dans 10 établissements en moyenne en 2012, contre 102 établissements pour un film non recommandé. Les films documentaires sortent, en moyenne, dans neuf fois moins d établissements (14 établissements en 2012) que les films tous genres confondus (134 établissements en 2012). Le marché du documentaire en

48 Nombre moyen d établissements en première semaine par film documentaire inédit nationalité films français films américains films européens autres films Art et Essai films Art et Essai films non recommandés copies moins de 10 copies à 30 copies à 50 copies à 100 copies à 300 copies plus de 300 copies ensemble tous genres confondus Europe au sens continental, hors France. La concentration des établissements en première semaine des films documentaires est, en tendance, moins marquée ces dernières années. Les cinq films disposant des plus larges combinaisons de sortie totalisent 46,0 % de l exposition en première semaine en 2012, contre plus de 60 % entre 2004 et 2008 et 48,8 % en Concentration des films documentaires inédits en termes d établissements en 1 re semaine (%) les trois premiers films 37,4 51,7 61,3 61,4 43,8 51,2 45,0 41,0 40,5 39,2 les cinq premiers films 49,4 65,5 66,7 73,1 48,9 60,1 56,3 48,5 48,8 46,0 c. Evolution des entrées et des recettes Avec 1,79 million d entrées, la fréquentation en salles des films documentaires sortis en 2012 représente 1,0 % des entrées de l ensemble des films inédits de l année. Les entrées réalisées par les films documentaires de 2012 sont en hausse de 35,4 % par rapport à ceux de avait été une année record : 6,45 millions d entrées avaient été réalisées, notamment grâce à Fahrenheit 9/11 et au Dernier Trappeur. En moyenne depuis dix ans, les films documentaires réalisent 1,5 % des entrées des films inédits tous genres confondus. Entrées et recettes guichets des films documentaires inédits entrées (milliers) recettes guichets (K ) recette moyenne par entrée ( ) , , , , , , , , , ,91 48 Le marché du documentaire en 2012

49 Entre 2003 et 2012, seuls trois films documentaires dépassent deux millions d entrées (le Dernier Trappeur et Fahrenheit 9/11 en 2004 et Océans en 2010) mais aucun n atteint quatre millions d entrées. La majorité des films documentaires réalisent moins de entrées (93,0 % des documentaires sortis en salles ces dix dernières années). L augmentation des entrées des films documentaires en 2012 s accompagne d une hausse des recettes correspondantes (+33,9 %). La recette moyenne par entrée diminue légèrement à 5,91 (5,98 en 2011). La recette moyenne par entrée des films documentaires français s élève à 5,71 et celle des films américains à 6,10. Depuis 2003, près de 27 millions d entrées ont été réalisées par les films documentaires inédits dans les salles. Films documentaires inédits selon le nombre d entrées en salles moins de entrées à entrées à 2 millions d'entrées plus de 2 millions d'entrées 2 1 total La part de marché des films documentaires français en entrées s établit à 43,8 % en 2012, contre 64,3 % en ,8 million d entrées sont réalisées par les films documentaires français en Les films documentaires américains de 2012 enregistrent entrées, contre entrées en La part de marché du cinéma américain progresse de 30,7 points et s établit à 51,5 %. Sur la période , la part de marché des films documentaires américains s élève à 26,8 % des entrées, contre 55,0 % pour les films français, 17,3 % pour les films européens non français et 0,9 % pour les films d autres nationalités. Les films documentaires européens non nationaux sortis en 2012 cumulent entrées, contre entrées pour ceux de 2011 (-37,5 %). Parmi les 117 films documentaires européens non français sortis en salles entre 2003 et 2012, seul Un jour sur Terre (2007) avait enregistré plus d un million d entrées. Les 4 films non européens et non américains sortis en 2012 cumulent entrées, soit 14 fois moins que ceux de l année précédente ( entrées pour 6 films). Leur part de marché s établit à 0,3 % en 2012 (5,4 % en 2011). Entrées selon la nationalité des films documentaires inédits (milliers) films français films américains films européens 1 autres films total Europe au sens continental, hors France. Le marché du documentaire en

50 Répartition des entrées des films documentaires inédits selon la nationalité (%) 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 2,1 2,3 4,5 6,4 5,0 6,5 5,4 4,4 17,2 13,1 5,6 9,5 33,8 32,9 33,8 20,8 56,8 51,5 12,0 45,1 1,3 56,7 92,6 87,8 11,9 60,0 59,9 64,3 52,1 43,8 37,5 31,0 29, films français films américains films européens* autres films * Europe au sens continental, hors France. La part de marché pour les films documentaires recommandés Art et Essai diminue sensiblement en Elle s établit à 57,4 % des entrées de l ensemble des films documentaires inédits, contre 83,9 % en 2011 et 93,4 % en Entrées selon la recommandation des films documentaires inédits (milliers) films Art et Essai films non recommandés total En moyenne, un film documentaire français sorti en 2012 réalise entrées, contre en Le nombre moyen d entrées par film pour une œuvre américaine passe de entrées en 2011 à en Un film documentaire européen enregistre, en moyenne, entrées (comme en 2011) et un film d une autre nationalité ( en 2011). Un film documentaire Art et Essai sorti en 2012 enregistre, en moyenne, entrées ( entrées en 2011), contre entrées pour un film documentaire non recommandé ( entrées en 2011). 50 Le marché du documentaire en 2012

51 Nombre moyen d entrées par film documentaire inédits (milliers) nationalité films français films américains films européens autres films Art et Essai films Art et Essai films non recommandés entrées moins de entrées à entrées à 2 millions d'entrées plus de 2 millions d'entrées ensemble Europe au sens continental, hors France. La concentration de la fréquentation des films documentaires inédits est très variable. Entre 2003 et 2012, elle oscille, pour les trois premiers films, entre 43,2 % en 2011 et 86,7 % en Les cinq films documentaires les plus performants de 2012 totalisent 66,8 % des entrées annuelles, contre 58,0 % en Ce renforcement de la concentration en 2012 apparaît également sur les trois premiers films documentaires (60,0 % en 2012, contre 43,2 % en 2011). Concentration des films documentaires inédits en termes d entrées (%) les trois premiers films 46,1 64,4 86,7 68,3 67,0 46,2 65,3 70,6 43,2 60,0 les cinq premiers films 59,0 74,5 88,7 75,3 77,3 62,9 73,0 77,7 58,0 66,8 Classement des films documentaires sortis en salles entre 2008 et 2012 (en termes d entrées) titre distributeur nationalité date de entrées 1 sortie (millions) 1 Océans Pathé Distribution France 27-janv-10 2,873 2 Mickael Jackson's This Is It Sony Pictures Releasing Etats-Unis 28-oct-09 1,547 3 Félins Walt Disney Pictures Etats-Unis 01-févr-12 0,758 4 Pina France Les Films du Losange France 06-avr-11 0,354 5 La Famille Suricate Pan Européenne Grande-Bretagne 15-oct-08 0,338 6 La Vie moderne Ad Vitam France 29-oct-08 0,334 7 Nos enfants nous accuseront CTV International France 05-nov-08 0,285 8 Bébé(s) StudioCanal France 16-juin-10 0,276 9 Le Syndrome du Titanic Mars Distribution France 07-oct-09 0, J'irai dormir à Hollywood BVI France 19-nov-08 0, Les Ailes pourpres, le mystère des flamants BVI Grande-Bretagne 17-déc-08 0, Voyage sous les mers Wild Bunch Grande-Bretagne 26-août-09 0, Les Plages d'agnès Les Films du Losange France 17-déc-08 0, Solutions locales pour un désordre global Memento Films France 07-avr-10 0, Les Rêves dansants Jour 2 Fête Allemagne 13-oct-10 0, Les Nouveaux Chiens de garde Epicentre Films France 11-janv-12 0, Tous au Larzac Ad Vitam France 23-nov-11 0, Benda Bilili! Sophie Dulac Distribution France 08-sept-10 0, L'Apprenti TFM Distribution France 03-déc-08 0, When You're Strange un film sur les Doors MK2 Etats-Unis 09-juin-10 0,142 1 Entrées arrêtées à fin Le marché du documentaire en

52 Classement des films documentaires français sortis en salles entre 2008 et 2012 (en termes d entrées) titre distributeur date de sortie entrées 1 (millions) 1 Océans Pathé Distribution 27-janv-10 2,873 2 Pina Les Films du Losange 06-avr-11 0,354 3 La Vie moderne Ad Vitam 29-oct-08 0,334 4 Nos enfants nous accuseront CTV International 05-nov-08 0,285 5 Bébé(s) StudioCanal 16-juin-10 0,276 6 Le Syndrome du Titanic Mars Distribution 07-oct-09 0,265 7 J'irai dormir à Hollywood BVI 19-nov-08 0,244 8 Les Plages d'agnès Les Films du Losange 17-déc-08 0,240 9 Solutions locales pour un désordre global Memento Films 07-avr-10 0, Les Nouveaux Chiens de garde Epicentre Films 11-janv-12 0, Tous au Larzac Ad Vitam 23-nov-11 0, Benda Bilili! Sophie Dulac Distribution 08-sept-10 0, L'Apprenti TFM Distribution 03-déc-08 0, Home EuropaCorp 03-juin-09 0, La Danse, le ballet de l'opéra de Paris Sophie Dulac Distribution 07-oct-09 0, Tabarly Pathé Distribution 11-juin-08 0, Bonobos Société Nouvelle de Distribution 30-mars-11 0, Chomsky & Cie Les Mutins du Pangée 26-nov-08 0, Cleveland contre Wall Street Les Films du Losange 18-août-10 0, La Vida Loca Ciné Classic 30-sept-09 0,084 1 Entrées arrêtées à fin d. Durée de vie en salles La durée de vie des films en salles est examinée au regard de la répartition hebdomadaire des entrées des films dans le temps. Les analyses portent sur les 682 films documentaires sortis en salles entre 2003 et Elles s appuient sur les entrées réalisées par chaque œuvre au cours des 26 premières semaines de son exploitation en salles (s1 à s26), soit sur la totalité de la durée d exclusivité de la salle (jusqu au 1 er juillet 2009, date à laquelle la durée d exclusivité est passée à quatre mois, soit 17 semaines), et inclut également les éventuelles entrées réalisées lors des avant-premières (s0). Rappel : 682 films documentaires sortis entre 2003 et total nombre de films Une fréquentation de plus en plus concentrée sur les premières semaines D une manière générale, les longs métrages documentaires bénéficient d une durée de vie en salle supérieure à celle de l ensemble des films. Ainsi, en 2012, les films documentaires réalisent-ils 91,1 % de leurs entrées au cours des treize premières semaines de leur exploitation, contre 98,9 % pour l ensemble des films. En moyenne, pour les films documentaires sortis entre 2003 et 2012, 70,4 % des entrées sont réalisées au cours des cinq premières semaines d exploitation (87,3 % tous films). Ce taux se situe à 85,6 % après 10 semaines (96,0 % tous films) et à 92,0 % après quatre mois (97,7 % tous films). A l issue des six premiers mois d exploitation en salles, 5,3 % des entrées en moyenne n ont toujours pas été réalisées par les films documentaires sortis entre 2003 et 2012, contre seulement 1,7 % pour les films tous genres confondus. 52 Le marché du documentaire en 2012

53 Cumul des entrées des films documentaires sortis entre 2003 et 2012 au fil des semaines d exploitation (% des entrées totales) s0 s2 s4 s6 s8 s10 s12 s14 s16 s18 s20 s22 s24 s26 semaines films documentaires tous films Cumul des entrées des films documentaires inédits au fil des semaines d exploitation (% des entrées totales) moyenne moyenne tous films s0 2,0 0,7 0,6 0,9 1,3 4,6 1,3 2,3 2,3 2,4 1,6 1,1 s1 22,6 23,1 20,3 23,6 25,1 25,8 43,0 26,2 26,4 24,2 26,1 36,6 s2 36,6 41,5 36,2 37,1 41,5 40,8 65,3 44,0 41,2 40,3 43,3 58,9 s3 46,2 54,9 49,5 46,0 54,9 51,0 76,7 56,9 50,6 52,3 55,5 72,9 s4 53,5 64,4 60,5 51,4 64,2 56,6 82,7 67,8 58,2 61,3 64,2 81,8 s5 58,7 71,5 68,0 55,9 70,9 60,8 86,0 75,3 63,8 68,3 70,4 87,3 s6 63,4 77,3 73,1 59,8 75,9 64,7 87,8 80,1 68,6 73,3 75,1 90,7 s7 67,5 81,6 76,8 63,1 79,7 67,7 89,3 83,3 72,4 77,2 78,6 92,9 s8 70,6 84,8 79,1 66,3 82,4 70,5 90,6 85,9 75,9 80,3 81,3 94,3 s9 73,5 87,4 81,0 69,3 84,4 73,4 91,4 88,0 78,9 83,0 83,6 95,3 s10 75,7 89,5 82,6 71,6 86,9 76,3 92,2 89,5 81,6 85,5 85,6 96,0 s11 77,5 91,0 83,9 73,2 89,1 78,3 92,8 90,6 83,2 87,6 87,1 96,4 s12 79,0 92,3 85,0 74,3 89,7 80,1 93,3 91,4 84,6 89,6 88,3 96,8 s13 80,6 93,1 86,0 75,7 90,2 82,4 93,7 92,1 85,9 91,1 89,2 97,1 s14 82,1 93,7 86,7 77,7 90,9 83,7 94,0 92,7 87,0 92,7 90,1 97,3 s15 83,2 94,2 87,2 79,5 91,4 84,9 94,5 93,2 88,0 94,0 90,8 97,4 s16 84,1 94,6 87,6 81,2 91,8 85,9 94,9 93,7 88,8 95,0 91,5 97,5 s17 85,0 94,9 88,1 82,6 92,1 86,8 95,3 94,0 89,4 95,8 92,0 97,7 s18 85,9 95,2 88,5 83,8 92,3 87,8 95,5 94,4 90,0 96,4 92,4 97,8 s19 86,9 95,4 88,8 84,7 92,6 88,7 95,7 94,7 90,5 96,8 92,8 97,8 s20 87,6 95,6 89,1 85,5 92,8 89,3 95,9 95,0 90,9 97,1 93,2 97,9 s21 88,3 95,8 89,3 86,1 93,0 90,0 96,1 95,2 91,3 97,4 93,5 98,0 s22 88,7 95,9 89,6 86,7 93,3 90,9 96,3 95,5 91,8 97,6 93,8 98,1 s23 89,2 96,0 89,7 87,4 93,6 91,4 96,4 95,7 92,0 97,8 94,0 98,1 s24 89,7 96,2 89,9 88,1 93,8 91,8 96,6 95,8 92,3 98,0 94,2 98,2 s25 90,1 96,3 90,1 89,1 94,1 92,3 96,7 96,0 92,6 98,1 94,5 98,2 s26 90,5 96,4 90,3 89,9 94,4 92,6 96,9 96,2 92,9 98,3 94,7 98,3 Base : 682 films documentaires sortis entre 2003 et Lecture : En 10 semaines d exploitation, un film documentaire sorti en 2012 réalise en moyenne 85,5 % de ses entrées totales. Le marché du documentaire en

54 L étalement des entrées dans le temps semble se restreindre d année en année. En moyenne, 58,7 % des entrées des films documentaires sortis en 2003 avaient été enregistrées après cinq semaines d exploitation. Cette moyenne passe à 60,8 % pour les films documentaires sortis en 2008 et à 68,3 % pour les films sortis en Après dix semaines d exploitation, le même phénomène de contraction peut être constaté : les films documentaires de 2003 ont réalisé 75,7 % de leurs entrées, ceux de ,3 % et ceux de ,5 %. Après quatre mois (17 semaines) d exploitation en salles, le même phénomène est observé. Evolution du cumul des entrées réalisées par les films documentaires inédits après 5 à 17 semaines d exploitation (% des entrées totales) s5 s6 s7 s8 s9 s10 s11 s12 s13 s14 s15 s16 s17 semaines Etalement des entrées selon la nationalité des films documentaires La durée de vie des films documentaires américains est, en moyenne, plus courte que celle des films documentaires européens non français, elle-même plus restreinte que celle des films documentaires français. A noter que 90,1 % des films documentaires français sortis entre 2003 et 2012 sont recommandés Art et Essai et 91,8 % sont sortis dans moins de 50 établissements en première semaine (critères caractéristiques d un nombre d entrées moins concentré sur les premières semaines de leur exploitation). Rappel : nombre de films documentaires sortis entre 2003 et 2012 selon la nationalité total films français films américains films européens autres films total Europe au sens continental, hors France. La concentration des entrées est ainsi plus forte sur les premières semaines d exploitation pour les films américains sortis entre 2003 et 2012 que pour les films français et européens. Après 12 semaines de programmation, un film documentaire américain a réalisé en moyenne 90,3 % 54 Le marché du documentaire en 2012

55 de ses entrées, contre 87,7 % pour un film français et pour un film européen et 79,7 % pour un film d une autre nationalité. Il faut attendre 15 semaines pour les films documentaires français et européens pour qu ils atteignent en moyenne le seuil de 90 % de leurs entrées totales. Parallèlement, les films documentaires d autres nationalités ne parviennent pas à ce seuil après vingt-six semaines d exploitation en salles. Cumul des entrées des films documentaires sortis entre 2003 et 2012 au fil des semaines d exploitation selon la nationalité (% des entrées totales) films français films américains films européens 1 autres films total s0 1,8 0,6 2,4 2,2 1,6 s1 24,7 31,1 23,5 32,4 26,1 s2 41,4 50,7 39,1 49,5 43,3 s3 53,4 62,7 52,0 57,8 55,5 s4 62,5 70,4 61,2 62,6 64,2 s5 69,1 75,9 67,3 65,7 70,4 s6 74,2 79,6 72,3 68,7 75,1 s7 77,8 82,4 76,1 71,5 78,6 s8 80,6 84,7 79,2 74,2 81,3 s9 83,0 86,7 81,9 76,3 83,6 s10 84,9 88,3 84,6 77,8 85,6 s11 86,4 89,5 86,7 78,9 87,1 s12 87,7 90,3 87,7 79,7 88,3 s13 88,7 91,1 88,7 80,5 89,2 s14 89,6 91,9 89,7 80,9 90,1 s15 90,3 92,7 90,5 81,5 90,8 s16 90,9 93,4 91,2 81,8 91,5 s17 91,4 93,8 91,7 82,3 92,0 s18 91,9 94,2 92,2 83,3 92,4 s19 92,3 94,6 92,6 84,0 92,8 s20 92,7 94,8 92,8 84,6 93,2 s21 93,0 95,1 93,1 84,9 93,5 s22 93,3 95,3 93,4 85,1 93,8 s23 93,6 95,6 93,7 85,8 94,0 s24 93,8 95,8 93,9 86,5 94,2 s25 94,1 96,1 94,2 87,2 94,5 s26 94,2 96,3 94,5 88,3 94,7 1 Europe au sens continental, hors France. Base : 682 films documentaires sortis entre 2003 et Etalement des entrées selon le nombre d établissements en première semaine Sur la période , 95,9 % des films documentaires sont distribués dans moins de 100 établissements en première semaine d exploitation dont 92,1 % sur une combinaison inférieure à 50 établissements et 62,5 % sur une combinaison inférieure à 10 établissements. Seuls 4,1 % des documentaires sortent dans un minimum de 100 établissements. Rappel : nombre de films documentaires sortis entre 2003 et 2012 selon le nombre d établissements en première semaine total moins de 10 établissements à 30 établissements à 50 établissements à 100 établissements à 300 établissements plus de 300 établissements total Le marché du documentaire en

56 Plus les films documentaires bénéficient d une large combinaison de sortie, plus la concentration des entrées est forte sur les premières semaines d exploitation. Pour les films exploités sur des combinaisons restreintes en première semaine (1 à 10 établissements), l étalement des entrées est particulièrement prononcé. A l inverse, les performances des films distribués dans plus de 300 établissements révèlent une forte concentration de leurs entrées en début d exploitation. Après sept semaines d exploitation, un film documentaire sorti dans plus de 300 établissements a réalisé en moyenne 90,1 % de ses entrées, contre 80,9 % pour les films sortis dans 100 à 300 établissements, 75,6 % pour les films sortis dans 50 à 100 établissements, 70,5 % pour les films sortis dans 30 à 50 établissements, 61,5 % pour les films sortis dans 10 à 30 établissements et 57,8 % pour les films sortis dans moins de 10 établissements. A l issue des six premiers mois d exploitation, 14,7 % des entrées totales n ont toujours pas été enregistrées par les films documentaires distribués dans moins de 10 établissements, contre seulement 2,1 % pour les films documentaires distribués dans plus de 300 établissements. Cumul des entrées des films documentaires sortis entre 2003 et 2012 au fil des semaines d exploitation selon le nombre d établissements en première semaine (% des entrées totales) moins de à à à à 300 plus de 300 total s0 3,0 2,0 2,1 1,8 1,0 1,4 1,6 s1 22,5 20,7 22,4 24,4 28,3 29,0 26,1 s2 34,1 33,3 36,9 40,7 46,8 49,2 43,3 s3 41,4 41,8 46,9 51,6 59,6 64,1 55,5 s4 46,7 48,3 54,6 60,4 67,3 74,9 64,2 s5 51,0 53,3 60,7 66,7 73,0 82,1 70,4 s6 54,5 57,8 66,1 71,8 77,4 86,9 75,1 s7 57,8 61,5 70,5 75,6 80,9 90,1 78,6 s8 60,6 64,8 74,3 78,8 83,7 92,2 81,3 s9 63,3 67,7 77,3 81,4 86,3 93,9 83,6 s10 66,0 70,4 79,8 83,7 88,6 95,2 85,6 s11 68,5 72,7 81,6 85,4 90,0 96,1 87,1 s12 70,9 74,8 83,1 87,2 91,0 96,5 88,3 s13 72,8 76,7 84,4 89,0 91,7 96,8 89,2 s14 74,7 78,4 85,8 90,0 92,5 97,0 90,1 s15 76,4 79,7 87,1 90,9 93,3 97,2 90,8 s16 77,8 80,9 88,2 91,6 94,1 97,3 91,5 s17 79,0 82,1 89,0 92,3 94,6 97,4 92,0 s18 80,1 83,2 89,5 92,7 95,0 97,5 92,4 s19 81,1 84,2 90,0 93,2 95,3 97,5 92,8 s20 81,9 85,1 90,4 93,6 95,5 97,6 93,2 s21 82,6 85,9 90,7 93,8 95,7 97,7 93,5 s22 83,3 86,8 91,1 94,2 96,0 97,7 93,8 s23 83,8 87,4 91,3 94,4 96,3 97,8 94,0 s24 84,4 87,9 91,6 94,6 96,5 97,8 94,2 s25 84,8 88,6 91,9 94,9 96,8 97,9 94,5 s26 85,3 89,0 92,3 95,1 97,1 97,9 94,7 Base : 682 films documentaires sortis entre 2003 et La durée de vie des films documentaires sortis dans moins de 50 établissements se réduit d année en année. En 2003, ces films enregistraient seulement 90,3 % de leurs entrées après six mois d exploitation. Cette part atteint 91,0 % en 2011 et 97,5 % en Etalement des entrées selon la recommandation Art et Essai Entre 2003 et 2012, 89,6 % des films documentaires inédits sont recommandés Art et Essai, contre 62,9 % des films tous genres confondus. En moyenne, les films documentaires 56 Le marché du documentaire en 2012

57 recommandés Art et Essai présentent un étalement de leurs entrées dans le temps plus important que les autres films documentaires. Cette caractéristique est notamment liée à leur combinaison de sortie (97,7 % des films documentaires Art et Essai sortent sur une combinaison inférieure à 100 établissements). Rappel : nombre de films documentaires sortis entre 2003 et 2012 selon la recommandation Art et Essai total films Art et Essai films non recommandés total Après huit semaines d exploitation, les films documentaires non recommandés ont, en moyenne, déjà atteint le seuil de 90 % de leurs entrées totales (90,5 % pour les films sortis entre 2003 et 2012) tandis que les films Art et Essai n atteignent pas 80 % (78,0 %). En moyenne, les films documentaires recommandés atteignent le seuil de 90 % de leurs entrées totales à la 17 e semaine d exploitation en salles (quatre mois), soit neuf semaines plus tard que les films documentaires non recommandés. Après six mois d exploitation en salles, 6,4 % des entrées des films documentaires Art et Essai sortis entre 2003 et 2012 n ont en moyenne pas encore été réalisées, contre seulement 2,1 % pour les films non recommandés. Cumul des entrées des films documentaires sortis entre 2003 et 2012 au fil des semaines d exploitation selon la recommandation Art et Essai (% des entrées totales) films Art et Essai films non recommandés total s0 1,5 1,9 1,6 s1 23,9 32,2 26,1 s2 40,1 52,2 43,3 s3 51,5 66,8 55,5 s4 60,1 75,7 64,2 s5 66,4 81,5 70,4 s6 71,3 85,7 75,1 s7 75,0 88,6 78,6 s8 78,0 90,5 81,3 s9 80,5 92,3 83,6 s10 82,6 94,1 85,6 s11 84,2 95,3 87,1 s12 85,6 95,8 88,3 s13 86,8 96,1 89,2 s14 87,8 96,4 90,1 s15 88,7 96,7 90,8 s16 89,5 96,9 91,5 s17 90,2 97,0 92,0 s18 90,8 97,1 92,4 s19 91,3 97,3 92,8 s20 91,6 97,4 93,2 s21 92,0 97,5 93,5 s22 92,4 97,6 93,8 s23 92,7 97,7 94,0 s24 93,0 97,7 94,2 s25 93,3 97,8 94,5 s26 93,6 97,9 94,7 Base : 682 films documentaires sortis entre 2003 et Le marché du documentaire en

58 e. Les distributeurs Entre 2003 et 2012, 236 distributeurs participent à la sortie des 682 films documentaires inédits sortis en salles. Les dix plus actifs assurent la distribution de 11,9 % de ces films. Bac Films, Ad Vitam et les Films du Losange en distribuent plus de dix chacun et totalisent 7,9 % des films diffusés pour la première fois en salles entre 2003 et Sur ces dix dernières années, Walt Disney Pictures France prend la tête du classement des distributeurs en termes d encaissements sur les films documentaires inédits. La distribution de la Marche de l empereur (2005) et Félins (2012), entre autres succès, lui permet de réaliser une part de marché de 11,7 % sur la période. Pathé Distribution capte 10,3 % des encaissements distributeurs sur les films documentaires entre 2003 et 2012, notamment grâce au succès de Océans (2010). Mars Distribution enregistre également une part de marché relativement importante (8,0 % entre 2003 et 2012), en raison notamment du succès de Fahrenheit 9/11 (2004). TFM Distribution occupe la quatrième place du classement, notamment grâce au Dernier Trappeur, sorti en salles en Sur ces dix dernières années, les dix premiers distributeurs concernés réalisent 65,2 % de l ensemble des encaissements sur les films documentaires inédits. Les cinq premiers en captent 43,8 %. Les 10 premiers distributeurs de films documentaires inédits entre 2003 et distributeurs part de marché films inédits (%) distribués 1 Walt Disney Pictures France 11,7 8 2 Pathé Distribution 10,3 6 3 Mars Distribution 8,0 2 4 TFM Distribution 7,0 2 5 Bac Films 6, Sony Pictures Releasing 6,3 3 7 Gaumont 4,3 2 8 Ad Vitam 4, Les Films du Losange 3, Paramount Pictures France 2,9 4 1 En termes d encaissements distributeurs. B. Les frais de promotion des films documentaire Les résultats présentés dans cette partie concernent uniquement les films inédits, c est-à-dire les films sortis pour la première fois sur les écrans français. Les œuvres cinématographiques pour lesquelles l écart entre l année de sortie commerciale et l année de dépense publicitaire est supérieure à deux ans ont volontairement été exclues de l analyse. Les publicités qui regroupent plusieurs films ne sont pas prises en compte. Kantar Média pige la publicité sur les six grands médias : affichage, cinéma, presse, radio, télévision et internet. En 2004, l institut a intégré de nouveaux médias : les médias tactiques. Ces derniers regroupent les publicités sur supports non conventionnels tels que les voitures ou les tables de cafés et brasseries. 58 Le marché du documentaire en 2012

59 Les montants mentionnés ci-après correspondent à la valorisation financière de l exposition des publicités sur les sept médias détaillés ci-dessus. Ce sont, par conséquent, des investissements bruts tarifés qui ne tiennent pas compte des rabais, remises ou ristournes propres à chaque média et à chaque support. Les données concernant la nationalité des films et les entrées proviennent du CNC. Celles concernant le genre des films sont issues de la presse professionnelle. Faible exposition publicitaire pour les films documentaires En 2012, parmi les 92 films documentaires inédits sortis en salles, 42 films, soit 52,2 %, font l objet d une campagne de publicité sur au moins un des sept grands médias. 47,8 % des films documentaires n ont ainsi fait l objet d aucune publicité à l occasion de leur sortie en salles. A titre de comparaison, 77,6 % des 615 films inédits sortis en salles en 2012 tous genres confondus font l objet d une campagne publicitaire. Films documentaires ayant fait l objet d une campagne publicitaire films ayant fait l objet d une publicité films sortis dans l année , , , , , , , , , ,2 Source : CNC Ŕ Kantar Média Ŕ Données brutes. % La presse : premier support de promotion des films documentaires En 2012, l ensemble des investissements publicitaires bruts tarifés pour la promotion des films documentaires s élèvent à 8,1 M, en progression de 13,6 % par rapport à En dix ans, les investissements publicitaires bruts en faveur des films documentaires ont été multipliés par 7,1. En 2012, les investissements publicitaires dans les films documentaires représentent 1,7 % des investissements tous genres confondus, soit 0,3 point de plus qu en La presse est le premier support de communication publicitaire pour les films documentaires. Avec 3,3 M de recettes brutes en 2012, ce média capte 40,8 % des investissements publicitaires totaux (34,2 % en 2011). Les salles de cinéma constituent le deuxième média utilisé après la presse pour la promotion des films documentaires en Elles bénéficient d une hausse de 3,5 % des investissements publicitaires par rapport à 2011 et s établissent à 1,8 M de recettes brutes. En 2012, les salles de cinéma captent 21,6 % des investissements publicitaires bruts totaux en faveur des films documentaires, contre 23,7 % en Les investissements publicitaires consacrés à la promotion des films documentaires sur internet diminuent de 11,2 % entre 2011 et 2012, pour atteindre 1,3 M de recettes brutes en 2012, soit le troisième média le plus utilisé (15,7 % des investissements totaux en 2012). Le marché du documentaire en

60 Investissements publicitaires bruts tarifés en faveur des films documentaires selon le média (K ) affichage cinéma internet média tactique presse radio télévision total Source : CNC Ŕ Kantar Média Ŕ Données brutes. Les films documentaires bénéficient d investissements publicitaires bruts inférieurs à ceux de l ensemble des films. En moyenne, l investissement publicitaire brut tarifé d un film documentaire s élève à 162,1 K en 2012, contre 822,7 K pour l ensemble des films. En dix ans, la dépense publicitaire brute pour un film documentaire a été multipliée par 3,7. Les salles de cinéma sont les médias sur lesquels les investissements publicitaires moyens par film documentaire sont les plus importants malgré une faible part de films ayant fait l objet d une campagne sur ces médias en 2012 (2,0 % des films documentaires promus). Les investissements publicitaires moyens par film documentaire dans les salles de cinéma enregistrent une hausse par rapport à Ils ont été multipliés par 2,1 en un an, pour atteindre 1 752,0 K en L investissement publicitaire dans la presse (70,4 K en moyenne par film en 2012) est très fréquemment utilisé. Il concerne 94,0 % des films documentaires pigés en En moyenne, la valorisation publicitaire brute d un film documentaire sur internet est de en ,0 % des films pigés ont recours à ce type de publicité. Investissements publicitaires moyens par film documentaire selon le média (K ) affichage 27,0 166,3 133,3 174,2 456,4 279,8 219,9 76,4 213,7 91,3 cinéma 66,0 332,0 51,0 440,8 481,7 146, ,3 129,0 846, ,0 internet - 13,0-68,5 88,8 115,4 134,6 87,9 110,4 67,1 média tactique presse 35,2 86,7 50,9 90,9 64,9 69,5 104,0 89,3 64,2 70,4 radio 27,1 43,6 50,0 122,7 40,6 48,7 60,1 47,8 22,0 57,1 télévision 6,0 62,0 8, ,0 4,0 - - total 44,0 142,1 70,0 224,1 199,5 167,7 276,1 149,8 151,8 162,1 Source : CNC Ŕ Kantar Média Ŕ Données brutes. Une pression publicitaire corrélée au nombre d établissements en première semaine De façon générale, plus le nombre d établissements en première semaine est important, plus les investissements publicitaires moyens par film documentaire sont élevés. L investissement moyen d un film documentaire sorti dans moins de 50 établissements s élève à 75,6 K en 2012, celui d un film documentaire sorti dans 200 à 500 établissements s élève à 2 137,0 K. Le budget promotionnel d un film documentaire distribué dans moins de 50 établissements progresse en 2012 (+27,0 % par rapport à 2011). Les investissements publicitaires moyens des films sortis dans 50 à 100 établissements enregistrent la plus forte augmentation. Ils ont été multipliés par 2,5 par rapport à Le marché du documentaire en 2012

61 Investissements publicitaires moyens par film documentaire selon le nombre d établissements en première semaine (K ) moins de 50 établissements 45,0 54,2 56,3 43,7 76,5 63,0 76,1 85,5 59,5 75,6 50 et 99 établissements 134,0 240,8 18,0 355,5 64,7 273,4 171,5 220,2 112,7 281,0 100 et 199 établissements 9,5 218,0-897,0 32,0 880, ,0 291, ,0-200 et 499 établissements - 702,5 254, , ,8 99, , , ,0 500 établissements ou plus - 509,0 31, , , ,0 - - total 45,8 142,1 70,0 224,1 199,5 167,7 329,3 186,5 149,9 162,1 Source : CNC Ŕ Kantar Média Ŕ Données brutes. En 2012, la plus forte progression des investissements publicitaires concerne les films documentaires sortis dans moins de 50 établissements (+45,5 % par rapport à 2011). En revanche, les investissements publicitaires sur les films documentaires diminuent de 16,9 % pour les films sortis dans 50 à 100 établissements. Investissements publicitaires bruts tarifés selon le nombre d établissements en première semaine (K ) moins de 50 établissements et 99 établissements et 199 établissements et 499 établissements établissements ou plus total Source : CNC Ŕ Kantar Média Ŕ Données brutes. La publicité selon la nationalité des films documentaires En 2012, le nombre de films documentaires français sortis dans l année ayant fait l objet d une publicité est en hausse (+9 films). De fait, la part de ces films dans l ensemble des sorties de documentaires de l année progresse, passant de 35,2 % en 2011 à 43,8 % en Par rapport à 2003, cette part a diminué de 6,2 points. Le nombre de films documentaires américains «promus» est très variable sur la période, au même titre que le nombre de films sortis. Au cours des dix dernières années, la part annuelle des documentaires ayant fait l objet d une publicité varie entre 38,5 % (en 2007) et 90,9 % (en 2012). Films documentaires ayant fait l objet d une campagne publicitaire selon la nationalité ayant fait l objet d une publicité films français sortis dans % l année ayant fait l objet d une publicité films américains sortis dans % l année , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,9 Source : CNC Ŕ Kantar Média Ŕ Données brutes. Le marché du documentaire en

62 En 2012, les films américains captent 67,4 % des investissements publicitaires bruts tarifés consacrés aux films documentaires, soit la part la plus élevée des dix dernières années. Leur poids dans l ensemble du marché varie fortement d une année à l autre, représentant entre 2,9 % (en 2007) et 67,4 % (en 2012) des investissements totaux. Le poids des films documentaires français dans l ensemble des investissements publicitaires est, de manière générale, plus important. Sur la période , il représente toujours plus de 44 % des investissements totaux, à l exception de 2003 (37,6 %), 2011 (37,6 %) et 2012 (24,9 %). Entre 2003 et 2012, les investissements publicitaires dans les films documentaires français ont été multipliés par 4,7. Investissements publicitaires bruts tarifés selon la nationalité des films documentaires (K ) films français films américains films européens autres films total Europe au sens continental, hors France. Source : CNC Ŕ Kantar Média Ŕ Données brutes. En moyenne, la publicité pour un film documentaire français est valorisée à 72,2 K bruts en Les films documentaires français disposent de budgets promotionnels un à cinq fois plus importants que les films américains en 2004, 2007 et A l inverse, en 2003, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011 et 2012, les films américains disposent de budgets promotionnels plus élevés que les films français (un à six fois supérieurs). En 2012, la campagne publicitaire d un film documentaire américain est valorisée à 455,0 K en moyenne et celle d un film documentaire européen non français à 69,0 K. Investissements publicitaires moyens par film documentaire selon la nationalité (K ) films français 30,7 174,4 69,4 241,8 199,3 130,4 242,4 173,3 141,1 72,2 films américains 45,4 84,7 79,7 351,8 161,8 34,2 609,0 242,0 480,6 455,0 films européens 1 81,2 247,4 58,6 90,4 241,7 318,9 76,3 59,8 26,7 69,0 autres films 1,0 8,5 32,0 47,0 12,0 280,0 123,0 63,0 52,0 4,0 total 44,0 142,1 70,0 224,1 199,5 167,7 276,1 149,8 151,8 162,1 1 Europe au sens continental, hors France. Source : CNC Ŕ Kantar Média Ŕ Données brutes. La répartition des investissements par média est contrastée selon la nationalité des films documentaires. Alors que les films documentaires français ne sont représentés que sur quatre médias parmi les sept disponibles, les films américains sont exposés sur cinq supports différents en La presse constitue le média de prédilection pour la publicité des films français (62,7 % des investissements totaux, contre 27,2 % pour les films américains en 2012), devant internet (13,0 %, contre 18,4 % pour les films américains). En 2012, les salles de cinéma sont le média de promotion privilégié pour les films américains (32,1 %), alors qu il n a pas du tout été utilisé pour les documentaires français. 62 Le marché du documentaire en 2012

63 Répartition des investissements publicitaires bruts tarifés selon le média en 2012 films documentaires français films documentaires américains radio 12,8 affichage 11,5 radio 9,9 affichage 12,5 internet 13,0 presse 27,2 cinéma 32,1 presse 62,7 internet 18,4 Source : CNC Ŕ Kantar Média Ŕ Données brutes. C. Les coûts de distribution en salles des films documentaires d initiative française Le CNC réalise chaque année une étude sur les coûts de distribution des films d initiative française agréés. Il convient d être prudent dans l analyse des évolutions constatées compte tenu du faible nombre de films concernés certaines années. Pour effectuer une analyse homogène des coûts de distribution, ces derniers sont regroupés au sein de quatre catégories : les frais de laboratoire qui comprennent le tirage de copies, le stockage, le transport de copies et les frais liés à la conception et à la fabrication du film annonce. Ces frais incluent les dépenses liées à la distribution des films en numérique et notamment les DCP (Digital Cinema Package) et les KDM (Key Delivery Message). les achats d espaces publicitaires pour l affichage, la radio, internet, la presse, le cinéma et la télévision ; la conception et la fabrication du matériel publicitaire, c est-à-dire la conception et la fabrication de l affiche (photos d exploitation, infographie, frais de fabrication divers), la création et la réalisation de spots radio, de clips vidéo, de sites internet, etc. ; les frais divers liés notamment aux relations presse : fabrication de cartons d invitation, location de salles de projection, organisation d avant-premières, frais de festival et de représentation, rémunération de l attaché de presse, voyages et déplacements, etc. Il convient de signaler que les dépenses liées au paiement des contributions numériques (VPF, Virtual Print Fee) sont exclues des coûts de distribution. Elles font cependant l objet d une première analyse en Il existe une forte disparité des frais d édition des films d initiative française. En 2011, un film documentaire bénéficie en moyenne de 205,1 K de dépenses de distribution, un film de fiction de trois fois plus (687,7 K ) et un film d animation de cinq fois plus (1 185,0 K ). Le marché du documentaire en

64 Coût moyen de distribution selon le genre des films d initiative française sortis entre 2007 et 2011 (K ) fiction animation documentaire ensemble Le documentaire d initiative française est un genre à l économie maîtrisée avec une combinaison de sortie moyenne de 49 copies en 2011 (42 en 2010), pour un montant moyen de frais d édition de 205,1 K (197,6 K en 2010). Le nombre de documentaires d initiative française diminue fortement en 2011 et retrouve un niveau comparable à celui des années 2005 et 2006 (11 titres, contre 34 en 2010). Le budget total alloué à la sortie des documentaires affiche une baisse significative par rapport à l année précédente. Moins prégnant qu en 2010 avec Océans, un film documentaire présente néanmoins une envergure commerciale en Il s agit de Bonobos, distribué sur 300 copies avec un budget de distribution relativement important pour le genre. La structure des coûts de distribution des documentaires révèle une part plus importante des frais divers de promotion (17,8 % en 2011) par rapport à l ensemble des films (16,3 %). Ce phénomène est lié à la nature même du genre dont l économie plus restreinte impose davantage un travail de proximité avec les salles et la presse plutôt que des achats d espaces publicitaires coûteux. Coûts de distribution des films d initiative française films documentaires coûts totaux de distribution (M ) 5,19 2,42 4,23 5,66 4,05 3,14 6,72 2,26 coûts moyens de distribution par film (K ) 288,54 219,82 423,46 217,53 202,42 130,87 197,58 205,12 nombre moyen de copies par film ensemble des films coûts totaux de distribution (M ) 108,49 100,49 114,49 106,16 112,89 114,04 95,98 109,08 coûts moyens de distribution par film (K ) 641,96 669,92 720,04 643,36 664,08 647,97 539,22 673,32 nombre moyen de copies par film Par rapport à 2010, cette tendance est moins marquée, avec une part des dépenses publicitaires pour les documentaires qui progresse (36,9 % en 2011, contre 34,1 % en 2010) mais reste inférieure à l ensemble des films (45,9 %). Cette hausse de la part des dépenses 64 Le marché du documentaire en 2012

65 publicitaires est due à Bonobos qui capte 57,6 % des achats d espaces totaux des films documentaires de Par copie, les frais d édition des documentaires diminuent, après une forte hausse en 2010 (+23,0 %), pour atteindre 4 170,6 en 2011 (-11,9 %). Parallèlement, les frais moyens d édition par film documentaire baissent de façon continue depuis 2006 pour atteindre leur niveau le plus bas en 2009 (130,9 K ), en raison notamment d une diminution du nombre moyen de copies par film. Depuis 2010, les frais moyens d édition par film documentaire progressent de nouveau à 205,1 K en Coûts moyens de distribution par film documentaire d initiative française nombre de films nombre moyen de copies par film coûts moyens de distribution par copie ( ) 3 855, , , , , , , ,6 coûts moyens de distribution par film (K ) 288,54 219,82 423,46 217,53 202,42 130,87 197,58 205,12 frais de laboratoire (%) 34,1 31,5 24,6 28,7 32,6 38,5 30,6 32,7 achats d'espaces (%) 40,4 40,3 57,7 38,1 35,5 26,1 34,1 36,9 matériel publicitaire (%) 6,6 14,0 6,6 9,3 10,2 11,0 11,8 12,6 frais divers (presse ) (%) 19,0 14,2 11,0 23,9 21,7 24,4 23,5 17,8 Pour les films documentaires d initiative française sortis en 2010 et 2011, le CNC dispose des coûts détaillés de distribution. Le tirage des copies représente le premier poste de dépenses de distribution des documentaires en 2011 (25,4 % des dépenses totales, contre 20,7 % tous genres confondus). Les documentaires étant diffusés sur des combinaisons de sortie plus réduites, le coût unitaire des copies est plus élevé pour ces films, leurs distributeurs bénéficiant rarement d économie d échelle. Les dépenses d achat d espaces d affichage et de presse constituent les deuxième et troisième postes de dépenses, captant respectivement 23,5 % et 7,3 % de l ensemble des coûts de distribution en Au total, 30,8 % de l ensemble des coûts sont consacrés aux affiches (création, impression, achat d espaces). En 2011, cette part s élève à 28,7 % tous genres confondus. Le marché du documentaire en

66 Répartition détaillée des frais d édition des films d initiative française (%) documentaire tous films dépenses tirage de copies 21,1 25,4 23,5 20,7 films annonces 5,3 4,6 5,2 3,9 transport de copies 1,4 1,6 1,3 1,7 frais de laboratoire stockage de copies 1,1 0,6 0,7 1,1 sous-titrage 1,0 0,4 0,2 0,1 doublage - 0,0 0,3 0,3 autres frais d édition 0,7 0,1 0,1 0,0 affichage 15,4 23,5 23,5 24,1 cinéma 7,0 2,4 9,0 9,2 internet 2,4 1,4 3,5 4,1 achats d espaces presse 8,4 7,3 5,7 4,7 radio 0,5 1,3 1,4 1,2 télévision 0,1 0,4 0,5 0,9 autres achats d espaces 0,3 0,5 0,4 1,7 création d affiches 3,9 2,9 2,8 2,4 frais techniques affiches (impression ) 2,4 4,4 2,3 2,2 matériel publicitaire création film annonce 0,3 2,0 0,1 0,6 création site internet 1,5 0,1 0,7 0,7 photos exploitation 0,1 0,6 0,0 0,1 divers matériel 3,7 2,6 3,5 4,2 animations & réceptions 3,1 2,7 3,4 3,4 documentation 2,3 0,3 0,5 0,3 honoraires attaché de presse 6,0 4,8 3,0 2,7 impression dossiers de presse 1,1 1,0 1,0 0,8 frais promotionnels invitations avant-première 2,6 2,8 1,1 1,1 invitations presse 0,3 0,2 0,4 0,4 location salles de projection 1,1 1,3 0,9 0,8 photos de presse 0,2 0,1 0,1 0,1 frais de tournée - déplacements 0,4 1,2 1,0 3,4 divers 6,5 3,4 3,6 3,3 total 100,0 100,0 100,0 100,0 Base : 178 films sortis en 2010 dont 34 films documentaires et 162 films sortis en 2011 dont 11 documentaires. L affichage est le premier poste d achats d espaces publicitaires des films documentaires (63,8 % des dépenses en achat d espaces publicitaires du genre en 2011). Après l affichage, la presse est le deuxième support de publicité des documentaires (19,8 % des achats d espaces publicitaires). Son poids est nettement plus important que pour l ensemble des films (10,2 %). Compte tenu des contraintes économiques liées au genre documentaire, les distributeurs privilégient en effet une communication qualitative sur des cibles plus identifiées en affinité avec le contenu des films. Les salles de cinéma captent 6,5 % des investissements en espaces publicitaires des documentaires en 2011 (20,1 % tous genres confondus). Répartition détaillée des achats d espaces publicitaires (%) documentaire tous films affichage 45,2 63,8 53,4 52,6 cinéma 20,4 6,5 20,4 20,1 Internet 7,2 3,9 8,0 8,9 presse 24,6 19,8 13,0 10,2 radio 1,4 3,4 3,1 2,5 télévision 0,4 1,2 1,1 1,9 autres achats d espaces 1,0 1,4 1,0 3,8 total 100,0 100,0 100,0 100,0 Base : 178 films sortis en 2010 dont 34 films documentaires et 162 films sortis en 2011 dont 11 documentaires. 66 Le marché du documentaire en 2012

67 Premières données sur les contributions numériques Parmi les 162 films d initiative française agréés sortis en salles en 2011, 7 films n ont pas été diffusés en numérique. Ces 7 films ont une combinaison moyenne de sortie de 8 copies. Les contributions numériques ou VPF (Virtual Print Fee) versées aux exploitants sont disponibles pour 147 films sortis en salles en numérique en 2011 dont les 8 films documentaires d initiative française de l année. Les contributions numériques cumulées des 8 films documentaires d initiative française agréés sortis en salles en 2011 s élèvent à 85,2 K, soit en moyenne par film ( tous films confondus). La part des contributions numériques dans les coûts de distribution (VPF compris) de ces films est estimée à 3,9 % (6,7 % tous genres). Les contributions numériques identifiées en 2011 documentaire tous films nombre de films nombre de copies (argentique + numérique) contributions numériques totales (K ) 85, ,7 contributions numériques par film ( ) coûts moyens de distribution par film (VPF inclus) (K ) 259,8 772,5 part des contributions numériques dans les coûts de distribution (VPF inclus) (%) 3,9 6,7 Base : 147 films sortis en 2011, dont 8 films documentaires. Le marché du documentaire en

68 IV. Le public des films documentaires en salles Le CNC et Médiavision se sont associés pour mettre en place une enquête sur le public du cinéma : Publixiné. Mise en œuvre par l institut Harris Interactive, l enquête est administrée par internet auprès de 800 à individus deux fois par mois. Elle permet de recueillir des données sur les spectateurs de 3 ans et plus. Opérationnel depuis le début de l année 2005, cet outil barométrique a pour principal objectif la mesure de la composition hebdomadaire de l audience du cinéma en général et de celle du public d environ 300 films par an (films dont la combinaison de sortie excède 50 copies). Par définition, les spectateurs assidus vont au moins une fois par semaine au cinéma, les spectateurs réguliers y vont au moins une fois par mois (et moins d une fois par semaine) et les occasionnels au moins une fois par an (et moins d une fois par mois). Les habitués du cinéma regroupent les assidus et les réguliers. L analyse du public des films documentaires en salles met en évidence une réelle segmentation par rapport aux autres genres de films. Cependant, en raison du faible nombre de films analysés, les résultats qui suivent sont à considérer avec précaution. Parmi les 563 films documentaires sortis en salles entre 2005 et 2012, seuls 7,8 %, soit 44 films (1 film en 2005, 5 films en 2006, 7 films en 2007, 9 films en 2008, 7 films en 2009, 9 films en 2010, 4 films en 2011 et 2 films en 2012) composent l échantillon de films dont le public peut être analysé. En effet, 92,2 % des films documentaires sortis en salles sur la période ont une combinaison inférieure à 50 copies, seuil en deçà duquel les films ne sont pas analysés dans l enquête Publixiné. A. Le public des films documentaires Entre 2005 et 2012, le public des films documentaires est composé à 68,5 % d adultes (36,3 % de ans et 32,2 % de 50 ans et plus). La part des moins de 25 ans est donc relativement faible dans le public de ces films (31,5 %, contre 38,2 % tous films confondus), en raison des sujets généralement traités dans les documentaires, qui sont moins ciblés vers un public jeune. En termes d activité professionnelle, la population inactive est la plus largement représentée dans le public des films documentaires (plus de 50 % entre 2005 et 2012), notamment les retraités. Parallèlement, les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) représentent près de 30 % du public des films documentaires (26,0 % tous films confondus), alors que les catégories socioprofessionnelles inférieures (CSP-) en composent 21,0 % (25,3 % tous films confondus). Entre 2005 et 2012, la part des spectateurs occasionnels dans le public des films documentaires est légèrement plus élevée que celle des assidus. Ces derniers composent 24,6 % du public des films documentaires, contre 26,2 % tous films confondus, tandis que les occasionnels en composent 25,7 % (24,7 % tous films confondus). Les spectateurs réguliers représentent près de la moitié du public des documentaires (49,7 %, contre 49,1 % tous films confondus) entre 2005 et Le marché du documentaire en 2012

69 Public des films documentaires sortis entre 2005 et 2012 (%) public des documentaires public tous films nombre de films sexe hommes 49,9 49,4 femmes 50,1 50,6 âge enfants (3-14 ans) 13,3 11,2 jeunes (15-24 ans) 18,1 27,1 adultes (25-49 ans) 36,3 38,1 seniors (50 ans et plus) 32,2 23,6 profession CSP+ 28,5 26,0 CSP- 21,0 25,3 inactifs 50,6 48,7 habitat région parisienne 30,7 29,5 autres régions 69,3 70,5 habitudes de fréquentation cinéma assidus 24,6 26,2 réguliers 49,7 49,1 occasionnels 25,7 24,7 total 100,0 100,0 Base : films documentaires sortis en salles sur plus de 50 copies : 1 film en 2005, 5 films en 2006, 7 films en 2007, 9 films en 2008, 7 films en 2009, 9 films en 2010, 4 films en 2011 et 2 films en Source : Publixiné Ŕ Harris Interactive. B. Le public selon la nationalité Entre 2005 et 2012, les hommes sont majoritaires dans le public des films documentaires européens non français (52,8 %) et dans celui des documentaires d autres nationalités (62,9 %). A titre de comparaison, tous genres confondus, les films européens et les films français attirent un public davantage féminin (respectivement 50,2 % et 52,0 %) que masculin (respectivement 49,8 % et 48,0 %). Les plus de 25 ans sont particulièrement sur-représentés au sein du public des films documentaires français. Entre 2005 et 2012, ils constituent ainsi 73,5 % des spectateurs (70,9 % toutes nationalités confondues) dont 38,1 % sont des seniors (21,9 % de seniors pour les films documentaires américains). Les spectateurs réguliers composent la plus grande partie du public des films documentaires français (50,3 %, contre 48,5 % toutes nationalités confondues). La part du public occasionnel dans les films documentaires américains (24,1 %, contre 25,7 % toutes nationalités confondues) est plus faible que celle des films d autres nationalités. Cette sous-représentation des occasionnels pour les documentaires américains s opère au profit des assidus qui composent ainsi 26,7 % du public de ces films entre 2005 et 2012 (24,6 % toutes nationalités confondues). Sur la période, les films documentaires européens non français présentent un public plus jeune (40,2 % de moins de 25 ans) que les films d autres nationalités (26,5 % pour les films français, et 38,4 % pour les films américains). De ce fait, les inactifs sont davantage représentés dans le public des documentaires européens non nationaux (56,1 %, contre moins de 50 % pour les autres nationalités). Le public des films documentaires européens non français se compose à Le marché du documentaire en

70 moins de 20 % de spectateurs assidus (contre 24,6 % toutes nationalités confondues), contrairement à celui des documentaires d autres nationalités. Public des films documentaires sortis entre 2005 et 2012 selon la nationalité (%) France Etats-Unis Europe 1 autres tous films nombre de films sexe hommes 49,8 47,9 52,8 62,9 49,9 femmes 50,2 52,1 47,2 37,1 50,1 âge enfants (3-14 ans) 11,2 11,5 24,1 14,7 13,3 jeunes (15-24 ans) 15,3 26,9 16,1 12,3 18,1 adultes (25-49 ans) 35,4 39,7 33,6 52,7 36,3 seniors (50 ans et plus) 38,1 21,9 26,3 20,3 32,2 profession CSP+ 30,1 27,5 24,5 13,3 28,5 CSP- 20,3 22,6 19,3 45,4 21,0 inactifs 49,6 49,8 56,1 41,3 50,6 habitat région parisienne 31,5 31,6 26,1 28,7 30,7 autres régions 68,5 68,4 73,9 71,3 69,3 habitudes de fréquentation cinéma assidus 25,2 26,7 19,5 20,7 24,6 réguliers 50,3 49,2 47,9 53,5 49,7 occasionnels 24,6 24,1 32,6 25,8 25,7 total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1 Europe au sens continental, hors France. Base : films documentaires sortis en salles sur plus de 50 copies : 1 film en 2005, 5 films en 2006, 7 films en 2007, 9 films en 2008, 7 films en 2009, 9 films en 2010, 4 films en 2011 et 2 films en Source : Publixiné Ŕ Harris Interactive. C. Le public selon la recommandation Art et Essai Le public des films documentaires recommandés Art et Essai présente des caractéristiques moins marquées que celles des autres films documentaires. Entre 2005 et 2012, les CSP+ (30,9 %), les habitants de Paris et sa région (32,7 %) et les spectateurs assidus (27,9 %) représentent une part plus importante du public des films documentaires Art et Essai que de celui des films documentaires non recommandés. Contrairement aux films documentaires Art et Essai, les documentaires non recommandés présentent un public plus féminin (52,8 %, contre 48,1 % pour les documentaires recommandés). Le public de ces autres films est également légèrement plus jeune : il compte 35,9 % de moins de 25 ans, contre 28,2 % pour les films recommandés. La part des habitués dans le public des films documentaires Art et Essai est plus importante (78,6 %) que dans celui des documentaires non recommandés (68,4 %). 70 Le marché du documentaire en 2012

71 Public des films documentaires sortis entre 2005 et 2012 selon la recommandation (%) films films non Art et Essai recommandés tous films nombre de films sexe hommes 51,9 47,2 49,9 femmes 48,1 52,8 50,1 âge enfants (3-14 ans) 9,9 18,0 13,3 jeunes (15-24 ans) 18,3 17,9 18,1 adultes (25-49 ans) 35,1 37,9 36,3 seniors (50 ans et plus) 36,7 26,2 32,2 profession CSP+ 30,9 25,2 28,5 CSP- 19,2 23,4 21,0 inactifs 50,0 51,4 50,6 habitat région parisienne 32,7 27,9 30,7 autres régions 67,3 72,1 69,3 habitudes de fréquentation cinéma assidus 27,9 20,1 24,6 réguliers 50,7 48,2 49,7 occasionnels 21,4 31,6 25,7 total 100,0 100,0 100,0 Base : films documentaires sortis en salles sur plus de 50 copies : 1 film en 2005, 5 films en 2006, 7 films en 2007, 9 films en 2008, 7 films en 2009, 9 films en 2010, 4 films en 2011 et 2 films en Source : Publixiné Ŕ Harris Interactive. D. Le public selon le nombre d établissements en première semaine D une manière générale, la structure du public d un film dépend de sa combinaison de sortie. Il en va de même pour les films documentaires. L âge du public d un film documentaire sorti entre 2005 et 2012 varie selon son exposition en première semaine d exploitation. Le public des documentaires distribués dans moins de 100 établissements intègre plus de seniors (39,6 %) que de moins de 25 ans (22,0 %), le rapport s inversant pour les documentaires à plus de 200 établissements : 30,8 % de seniors et 33,9 % de moins de 25 ans. Globalement, la proportion de moins de 25 ans dans le public d un film documentaire croît à mesure que sa combinaison de sortie augmente. A l inverse, la part des seniors, celle des CSP+ et celle des habitants de la région parisienne diminuent. Les habitudes de fréquentation du public diffèrent également selon les combinaisons de sortie : jusqu à 200 établissements en première semaine, les assidus composent une part plus importante du public des films documentaires que les occasionnels (34,5 % pour les documentaires sortis dans moins de 100 établissements et 34,3 % pour ceux sortis dans 100 à 200 établissements). A partir de 200 copies, la part des assidus décroit (19,8 %). Pour les spectateurs occasionnels, le constat est opposé : ils sont sous-représentés au sein du public des films dont la sortie est inférieure à 200 établissements et figurent plus largement dans le public des films documentaires à large combinaison (29,8 % pour les films sortis sur plus de 200 copies). Le marché du documentaire en

72 Public des films documentaires sortis entre 2005 et 2012 selon le nombre d établissements en première semaine (%) moins de 100 à 200 plus de 100 étab. étab. 200 étab. tous films nombre de films sexe hommes 48,7 54,4 49,3 49,9 femmes 51,3 45,6 50,7 50,1 âge enfants (3-14 ans) 4,7 4,5 17,6 13,3 jeunes (15-24 ans) 17,2 27,7 16,3 18,1 adultes (25-49 ans) 38,5 38,1 35,3 36,3 seniors (50 ans et plus) 39,6 29,8 30,8 32,2 profession CSP+ 33,2 29,6 26,9 28,5 CSP- 19,4 23,8 20,8 21,0 inactifs 47,3 46,6 52,3 50,6 habitat région parisienne 36,5 36,7 27,8 30,7 autres régions 63,5 63,3 72,2 69,3 habitudes de fréquentation cinéma assidus 34,5 34,3 19,8 24,6 réguliers 49,0 47,5 50,3 49,7 occasionnels 16,5 18,2 29,8 25,7 total 100,0 100,0 100,0 100,0 Base : films documentaires sortis en salles sur plus de 50 copies : 1 film en 2005, 5 films en 2006, 7 films en 2007, 9 films en 2008, 7 films en 2009, 9 films en 2010, 4 films en 2011 et 2 films en Source : Publixiné Ŕ Harris Interactive. 72 Le marché du documentaire en 2012

73 V. Le documentaire à la télévision La diffusion du documentaire à la télévision, notamment en première partie de soirée, est majoritairement concentrée sur les chaînes publiques. L offre est composée de programmes audiovisuels et de films cinématographiques. A. L offre de documentaires à la télévision a. L offre de documentaires des chaînes nationales gratuites En 2012, le volume de documentaires proposés sur les chaînes nationales gratuites (TF1, France 2, France 3, France 5, M6, Arte, Direct 8/D8, W9, TMC, NT1, NRJ12, France 4, Gulli) s élève à heures selon Médiamétrie. Il progresse de 6,7 % par rapport à Le documentaire compose 11,5 % de l offre de programmes des chaînes nationales gratuites en 2012, contre 10,8 % en Il convient de préciser que la notion de documentaire utilisée par Médiamétrie recouvre un périmètre plus large que le seul documentaire de création. Arte est le premier diffuseur de documentaires parmi les chaînes nationales gratuites, devant France 5 et France 3. Le documentaire dans l offre de programmes des chaînes nationales gratuites 1 (%) doc. 10,8 doc. 11,5 autre 89,2 ¹ TF1, France 2, France 3, France 5, M6, Arte, Direct 8/D8, W9, TMC, NT1, NRJ12, France 4, Gulli. Nota bene : le genre documentaire tel que défini par Médiamétrie recouvre un périmètre plus large que le seul documentaire de création. Source : Médiamétrie-Médiamat. autre 88,5 b. L offre de documentaires des chaînes thématiques A l offre des chaînes nationales gratuites, s ajoute l offre de documentaires des chaînes thématiques diffusées sur le câble, le satellite et l ADSL. Le documentaire est l un des genres les mieux représentés dans l univers des chaînes thématiques. Dix-neuf chaînes couvrent la thématique documentaire d après l édition 2013 du Guide des chaînes numériques (disponible sur En septembre 2012, Discovery Science a remplacé Discovery HD Showcase. En fin d année 2012, le groupe Discovery a acquis une participation de 20 % dans le capital des chaînes thématiques du groupe TF1. Les Le marché du documentaire en

74 chaînes documentaires proposent des thématiques variées : le monde animalier pour Animaux et Nat Geo Wild, la science pour Encyclo et Discovery Science, les voyages pour Escales et Voyage, l histoire pour Histoire et Toute l Histoire, la nature pour Ushuaïa TV, la police et la justice pour Planète+ Justice, l art de vivre pour Stylia, etc. Chaînes thématiques documentaires par groupe groupe AB groupe Canal+ groupe Discovery Animaux Chasse et Pêche Planète+ Planète+ Justice Discovery Channel Encyclo Planète+ No Limit Escales Toute l Histoire Planète+ Thalassa Seasons Discovery Science groupe Fox International Channels groupe TF1 autres chaînes Nat Geo Wild Histoire Montagne TV National Geographic Channel Stylia Voyage Ushuaïa TV Source : Guide des chaînes numériques - mars Le marché du documentaire en 2012

75 B. Les films documentaires à la télévision Cette partie analyse exclusivement les longs métrages documentaires ayant préalablement fait l objet d une sortie commerciale en salles de cinéma. a. L offre de films à la télévision En 2012, l offre de films documentaires à la télévision (chaînes nationales gratuites et Canal+) est stable à 94 œuvres cinématographiques diffusées (95 en 2011). 75,5 % de ces films sont programmés par les chaînes nationales gratuites qui diffusent 71 œuvres, soit 5 titres de moins qu en Les chaînes nationales publiques (France Télévisions, Arte et LCP-AN) diffusent 67 films documentaires en 2012 (-3 films par rapport à 2011) et les chaînes nationales privées gratuites (TF1, M6 et les chaînes privées gratuites de la TNT) seulement 4 films (-2 films par rapport à 2011). Le nombre de films documentaires diffusés sur les chaînes du groupe France Télévisions (hors France Ô) est stable par rapport à 2011 à 7 œuvres cinématographiques en Au total, 7,4 % de l offre de films documentaires est proposée par France Télévisions en 2012 (8,4 % en 2011). L offre cinématographique d Arte en films documentaires est la plus importante de l ensemble des chaînes avec 58 films en A elle seule, Arte propose 61,7 % de l offre de films documentaires en Entre une et quatre œuvres cinématographiques documentaires sont diffusées chaque année depuis 2005 sur les chaînes de la TNT privée gratuite (2 films en 2012). L offre de ces chaînes représente 2,1 % de l offre totale de films documentaires à la télévision en NT1, TMC et W9 n ont jamais programmé de film documentaire depuis leur arrivée sur la TNT en mars Depuis le 12 décembre 2012, six nouvelles chaînes Haute Définition sont arrivées sur la TNT privée gratuite : 6ter, Chérie 25, HD1, l Equipe 21, Numéro 23 et RMC Découverte. A fin 2012, seules trois de ces chaînes ont programmé des œuvres cinématographiques, dont une des œuvres documentaires (6ter : 1 film pour 2 diffusions). TF1 et M6 n ont pas une offre cinématographique documentaire importante. Au cours des dix dernières années, TF1 a diffusé trois fois le même documentaire (Serbie, année zéro ; une fois en 2009, une fois en 2011 et une fois en 2012). En 2012, la chaîne programme également la Marche de l empereur. Après avoir diffusé, pour la première fois, trois films documentaires en 2011, M6 n en programme aucun en Après deux années consécutives de baisse, l offre de Canal+ progresse. La chaîne programme 23 films documentaires en 2012, soit 4 titres de plus qu en ,2 % des films documentaires diffusés par les chaînes nationales gratuites sont inédits (42 films en 2012, 50 en 2011), c est-à-dire programmés pour la première fois en clair. La part de films documentaires inédits atteint 62,7 % sur les chaînes nationales publiques et 100 % sur Canal+. Aucun des 4 films diffusés sur les chaînes nationales privées gratuites n est inédit. Au total, 69,1 % des documentaires diffusés à la télévision sont inédits (70,5 % en 2011). L ensemble des chaînes nationales gratuites programme 12 films documentaires français en Le marché du documentaire en

76 première diffusion (11 films en 2011), soit 42,3 % de l offre totale de films documentaires français. En 2012, les films inédits représentent 72,7 % de l offre de films documentaires américains sur les chaînes nationales gratuites. Nombre de films documentaires diffusés à la télévision France France France France France Télévisions Arte LCP-AN chaînes nationales publiques ter Chérie D8/Direct D17/Direct Star Gulli HD NRJ NT TMC W TNT privée gratuite TF M chaînes nationales privées gratuites chaînes nationales gratuites Canal total A partir de 2005, les films diffusés sur France 5 et Arte sont comptabilisés sur l ensemble de la journée. Début de la diffusion sur les chaînes gratuites de la TNT le 31 mars Début de la diffusion sur les nouvelles chaînes gratuites de la TNT le 12 décembre 2012 : 6ter, Chérie 25 et HD1. 3 France Télévisions + Arte + LCP-AN. 4 Au 7 octobre 2012, Direct 8 est devenue D8 et Direct Star est devenue D17. 5 TNT privée gratuite + TF1 + M6. 6 Chaînes nationales publiques + chaînes nationales privées gratuites. Note : Les films diffusés sur des chaînes différentes la même année sont comptabilisés plusieurs fois. Sur Arte, Canal+ et les chaînes gratuites de la TNT, si un film est diffusé sur la même chaîne plusieurs fois au cours d une même année, il est comptabilisé une seule fois. Par ailleurs, un même film faisant l objet d une multidiffusion qui s étend sur deux années consécutives sera comptabilisé à la fois en année n et en année n+1. Source : CNC-CSA. France 5, Arte, Canal+ et l ensemble des chaînes de la TNT pratiquent la multidiffusion. Au total, elles programment 86 films documentaires qui donnent lieu à 215 diffusions en Un film documentaire est diffusé en moyenne 2,5 fois (2,3 fois en 2011). Canal+ et LCP-AN sont les chaînes rediffusant le plus. Chaque film documentaire est programmé en moyenne 4,2 fois sur Canal+ et 5,0 fois sur LCP-AN. 76 Le marché du documentaire en 2012

77 Nombre de diffusions des films documentaires sur les chaînes pratiquant la multidiffusion France France Arte LCP-AN ter Chérie D8/Direct D17/Direct Star Gulli HD NRJ NT TMC W chaînes nationales gratuites Canal total A partir de 2005, les films diffusés sur France 5 et Arte sont comptabilisés sur l ensemble de la journée. Début de la diffusion sur les chaînes gratuites de la TNT le 31 mars Début de la diffusion sur les nouvelles chaînes gratuites de la TNT le 12 décembre 2012 : 6ter, Chérie 25 et HD1. 3 Au 7 octobre 2012, Direct 8 est devenue D8 et Direct Star est devenue D17. Source : CNC-CSA. b. Diffusion selon la nationalité sur les chaînes nationales gratuites Sur les chaînes nationales gratuites (toutes chaînes sauf Canal+), 20 films documentaires français sont programmés en 2012, comme en Par ailleurs, ces chaînes diffusent 11 films américains (+6 films par rapport à 2011), 37 films européens (-14 films) et 3 films d une autre nationalité (+3 films). Sur la période , 56,8 % de la programmation de films documentaires est européenne. Les films documentaires français représentent 27,8 % de l offre et les films américains 13,0 %. Les films d autres nationalités sont nettement moins représentés (2,3 %). Films documentaires diffusés sur les chaînes nationales gratuites selon la nationalité (sans double compte) films français films américains films européens autres films nombre % nombre % nombre % nombre % total ,4 3 8, ,9 2 5, ,0 6 14, ,4 1 2, ,6 5 13, ,2 1 2, , , ,7 1 1, ,1 6 11, ,4 0 0, ,8 8 13, ,2 2 3, ,3 5 6, ,1 0 0, , , ,1 3 4, Début de la diffusion sur les chaînes gratuites de la TNT le 31 mars Début de la diffusion sur les nouvelles chaînes gratuites de la TNT le 12 décembre 2012 : 6ter, Chérie 25 et HD1. Note : Les films diffusés sur des chaînes différentes la même année sont comptabilisés une seule fois. Si un film est diffusé sur la même chaîne plusieurs fois au cours d une même année, il est comptabilisé une seule fois. Par ailleurs, un même film faisant l objet d une multidiffusion qui s étend sur deux années consécutives sera comptabilisé à la fois en année n et en année n+1. Source : CNC-CSA. Le marché du documentaire en

78 Répartition des films documentaires sur les chaînes nationales gratuites selon la nationalité ( ) (%) autres films 2,3 films français 27,8 films européens 56,8 films américains 13,0 Note : Les films diffusés sur des chaînes différentes la même année sont comptabilisés une seule fois. Sur Arte et les chaînes gratuites de la TNT, si un film est diffusé sur la même chaîne plusieurs fois au cours d une même année, il est comptabilisé une seule fois. Par ailleurs, un même film faisant l objet d une multidiffusion qui s étend sur deux années consécutives sera comptabilisé à la fois en année n et en année n+1. Source : CNC-CSA. c. Diffusion selon l horaire sur les chaînes nationales gratuites La majorité des films documentaires est programmée la nuit. Ainsi, 44,9 % des films documentaires diffusés en 2012 sur les chaînes nationales gratuites sont-ils programmés entre minuit et 07h00. Cette part s élève à 37,5 % sur la période La programmation en deuxième partie de soirée et en journée est également importante. 24,7 % des diffusions de films documentaires sont programmées en deuxième partie de soirée entre 2005 et 2012 et 23,8 % en journée. En 2012, les chaînes nationales gratuites diffusent 14 films documentaires en première partie de soirée, soit 1 film de moins qu en Les films documentaires en première partie de soirée composent 14,0 % de l offre de ces huit dernières années. Diffusions des films documentaires sur les chaînes nationales gratuites selon l horaire 1 jour 1 re partie de soirée 2 e partie de soirée nuit nombre % nombre % nombre % nombre % total ,8 8 18, , , , , , , ,1 7 9, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , Jour : de 07h00 à 20h29 ; 1 re partie de soirée : de 20h30 à 22h20 ; 2 e partie de soirée : de 22h21 à 23h59 ; nuit : de 00h00 à 06h59. 2 Début de la diffusion sur les chaînes gratuites de la TNT le 31 mars Début de la diffusion sur les nouvelles chaînes gratuites de la TNT le 12 décembre 2012 : 6ter, Chérie 25 et HD1. Source : CNC-CSA. 78 Le marché du documentaire en 2012

79 Répartition des diffusions des films documentaires sur les chaînes nationales gratuites selon l horaire 1 ( ) (%) jour 23,8 nuit 37,5 2 e partie de soirée 24,7 1 Jour : de 07h00 à 20h29 ; 1 re partie de soirée : de 20h30 à 22h20 ; 2 e partie de soirée : de 22h21 à 23h59 ; nuit : de 00h00 à 06h59. Source : CNC-CSA. 1 re partie de soirée 14,0 d. Saisonnalité de la diffusion La diffusion des films documentaires sur les chaînes nationales publiques est relativement homogène. Les films documentaires représentent entre 6 % (novembre) et 10 % (mars) de l offre totale selon les mois de diffusion, alors qu ils en représentent entre 0 % (juin) et 16 % (décembre) sur les chaînes nationales privées gratuites. Sur Canal+, les mois de novembre, décembre et janvier concentrent 33,7 % des diffusions des films documentaires entre 2005 et Diffusions mensuelles de films documentaires à la télévision sur la période chaînes nationales publiques 1 chaînes nationales privées gratuites 2 Canal+ nombre % nombre % nombre % janvier 72 9,3 2 4, ,2 février 56 7,2 5 11,1 38 7,9 mars 77 9,9 4 8,9 38 7,9 avril 67 8,7 5 11,1 32 6,7 mai 67 8,7 6 13,3 45 9,4 juin 68 8,8 0 0,0 39 8,1 juillet 70 9,0 4 8,9 28 5,8 août 61 7,9 4 8,9 26 5,4 septembre 54 7,0 4 8,9 30 6,2 octobre 61 7,9 1 2,2 43 8,9 novembre 47 6,1 3 6, ,8 décembre 74 9,6 7 15, ,6 total , , ,0 1 France Télévisions + Arte + LCP-AN. 2 TNT privée gratuite + TF1 + M6. Source : CNC Ŕ CSA. Le marché du documentaire en

80 C. L audience des programmes documentaires à la télévision a. L audience du documentaire sur les chaînes nationales gratuites En 2012, les téléspectateurs âgés de quatre ans et plus consacrent 5,7 % de leur temps d écoute au genre documentaire sur les chaînes nationales gratuites (TF1, France 2, France 3, France 5, M6, Arte, Direct 8/D8, W9, TMC, NT1, NRJ12, France 4, Gulli). Cette proportion progresse de 0,8 point par rapport à Le documentaire est sous-consommé par rapport à son poids dans l offre de programmes. Le documentaire dans la consommation des téléspectateurs¹ (%) doc. 4,9 doc. 5,7 autre 95,1 autre 94,3 ¹ Sur les chaînes nationales gratuites : TF1, France 2, France 3, France 5, M6, Arte, Direct 8/D8, W9, TMC, NT1, NRJ12, France 4, Gulli. Nota bene : le genre documentaire tel que défini par Médiamétrie recouvre un périmètre plus large que le seul documentaire de création. Source : Médiamétrie-Médiamat. Les meilleures audiences annuelles des documentaires diffusés entre 2003 et 2012 à la télévision sont enregistrées par France 2 ou France 3. Quatre docu-fictions occupent la première place au cours de la période : l Odyssée de l espèce en 2003, le Dernier Jour de Pompéi en 2004, Homo Sapiens en 2005 et le Sacre de l homme en En 2012, un nouvel épisode de la collection documentaire Rendez-vous en terre inconnue, avec Zabou Breitman chez les Nyangatom, diffusé en première partie de soirée sur France 2, réalise la meilleure audience des documentaires à la télévision avec près de 8,5 millions de téléspectateurs. Sur France 3, la meilleure audience des documentaires diffusés en 2012 est enregistrée par un épisode de la série documentaire Au cœur de l urgence (4,3 millions de téléspectateurs). 80 Le marché du documentaire en 2012

81 (millions) (%) Les meilleures audiences annuelles des documentaires diffusés à la télévision ,2 32,5 8,8 8,8 30,4 29,4 8,2 7,3 22,7 21,3 5,5 5,9 33,0 29,5 27,4 29,3 8,3 8,1 8,0 8, téléspectateurs (millions) part d'audience (%) Source : Médiamétrie-Médiamat (4 ans et plus). Les meilleures audiences annuelles des documentaires diffusés à la télévision année diffuseur titre date de diffusion téléspectateurs (millions) 2003 France 3 L'Odyssée de l'espèce 7 janvier 8,798 34, France 2 Le Dernier Jour de Pompéi 22 février 8,843 32, France 3 Homo Sapiens 11 janvier 8,201 30, France 2 11 septembre : dans les tours jumelles 4 septembre 7,344 29, France 2 Le Sacre de l'homme 10 avril 5,498 22, France , le bruit et la fureur 11 novembre 5,893 21, France 2 Home 5 juin 8,301 33, France 2 Rendez-vous en terre inconnue 14 décembre 8,111 29, France 2 Rendez-vous en terre inconnue 1 novembre 8,048 27, France 2 Rendez-vous en terre inconnue 8 mai 8,482 29,3 ¹ pda : part d audience. Source : Médiamétrie-Médiamat (4 ans et plus). pda¹ (%) Sur France 5, le documentaire français de société le Grand Méchant Lait, diffusé le 23 octobre en première partie de soirée, réalise la meilleure audience des documentaires en 2012 (1,8 million de téléspectateurs et 6,2 % de part d audience). Il se place en troisième position du classement des meilleures audiences annuelles de la chaîne. Meilleures audiences de documentaires sur France 5 année titre date de diffusion heure téléspectateurs (millions) 2010 Voyage aux origines de la Terre 27 décembre 20h39 1,144 4, minutes qui ont changé le monde 11 septembre 20h40 1,591 6, Le Grand Méchant Lait 23 octobre 20h41 1,788 6,2 ¹ pda : part d audience. Source : Médiamétrie-Médiamat (4 ans et plus). pda¹ (%) Sur Arte, Titanic, l ultime scénario constitue la meilleure audience des documentaires diffusés en Ce programme français est suivi par 1,3 million de téléspectateurs (5,3 % de part d audience) le 31 mars en première partie de soirée. Le marché du documentaire en

82 Discovery Channel Planète+ Discovery Science National Geographic Channel Planète+ Justice Planète+ Thalassa Histoire Nat Geo Wild Planète+ No Limit Ushuaïa TV Voyage Animaux Chasse et Pêche Encyclo Escales Stylia Toute l Histoire Meilleures audiences de documentaires sur Arte année titre date de diffusion heure téléspectateurs (millions) , la guerre des images 16 juin 20h35 1,420 5, Looking for Nicolas Sarkozy 21 décembre 20h40 1,348 4, Titanic, l ultime scénario 31 mars 20h45 1,299 5,3 ¹ pda : part d audience. Source : Médiamétrie-Médiamat (4 ans et plus). pda¹ (%) b. L audience des chaînes thématiques dédiées au documentaire D après les derniers résultats d audience des chaînes thématiques diffusées sur le câble, le satellite et l ADSL, les chaînes documentaires recueillent 2,8 % de part d audience entre septembre 2012 et février 2013 parmi les abonnés à une offre payante, contre 2,3 % un an plus tôt. Discovery Channel et Planète+ se partagent la place de première chaîne documentaire avec 0,4 % de part d audience. Elles devancent Discovery Science, National Geographic Channel Planète+ Justice et Planète+ Thalassa (0,3 % chacune). En évolution annuelle, trois chaînes enregistrent une augmentation de leur part d audience (de 0,1 point) : National Geographic Channel, Nat Geo Wild et Planète+ Thalassa. Planète+ No Limit est la seule chaîne dont la part d audience est en baisse (-0,1 point). Les autres chaînes présentent une part d audience stable. Le groupe Canal+ est le premier groupe sur la thématique documentaire avec 1,2 % de part d audience, devant le groupe Discovery (0,7 %) et le groupe Fox International Channels (0,6 %). Part d audience des chaînes thématiques documentaires sept févr (%) 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0,4 0,4 0,3 0,3 0,3 0,3 0,2 0,2 0,2 0,1 0,1 0 <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 Source : Médiamétrie Ŕ MédiaCabSat et Médiamat Thématik (univers payant) Ŕ ensemble de la journée, 4 ans et plus. 82 Le marché du documentaire en 2012

83 Part d'audience des chaînes thématiques documentaires (%) sept févr sept févr sept févr sept févr sept févr groupe AB <0,5 <0,5 <0,5 <0,5 <0,5 Animaux <0,1 <0,1 0,1 <0,1 <0,1 Chasse et Pêche <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 Encyclo <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 Escales <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 Toute l Histoire <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 groupe Canal+ 1,3 1,2 1,2 1,2 1,2 Planète+ 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 Planète+ Justice 0,3 0,2 0,3 0,3 0,3 Planète+ No Limit 0,3 0,3 0,3 0,3 0,2 Planète+ Thalassa 0,3 0,3 0,2 0,2 0,3 groupe Discovery 0,5 0,6 0,3 0,4 0,7 Discovery Channel 0,5 0,6 0,3 0,4 0,4 Discovery Science ,3 groupe Fox International Channels 0,4 0,5 0,3 0,4 0,6 Nat Geo Wild 0,1 0,1 0,1 0,1 0,2 National Geographic Channel 0,1 0,2 0,1 0,2 0,3 Voyage 0,2 0,2 0,1 0,1 0,1 groupe TF1 <0,3 <0,3 <0,3 <0,4 <0,4 Histoire 0,1 0,1 0,1 0,2 0,2 Stylia <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 <0,1 Ushuaïa TV 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 total 2,4 2,5 2,1 2,3 2,8 Groupe AB : Animaux, Chasse et Pêche, Encyclo, Escales, Toute l Histoire. Groupe Canal+ : Planète+, Planète+ Justice, Planète+ No Limit, Planète+ Thalassa. Groupe Discovery : Discovery Channel, Discovery Science. Groupe Fox International Channels : Nat Geo Wild, National Geographic Channel, Voyage. Groupe TF1 : Histoire, Stylia, Ushuaïa TV. Source : Médiamétrie Ŕ MédiaCabSat et Médiamat Thématik Ŕ Ensemble de la journée, 4 ans et plus. Le marché du documentaire en

84 VI. L exportation de documentaires audiovisuels Les résultats des programmes audiovisuels français à l exportation présentés ci-après sont issus d une enquête conduite à l échelon national par le CNC et TV France International, auprès des professionnels de la production et de la vente de programmes audiovisuels. Pour plus de détails, consulter l édition 2012 de L exportation des programmes audiovisuels en 2011, publiée par le CNC en collaboration avec TV France International. Les données relatives aux ventes de programmes audiovisuels pour l année 2012 ne sont pas encore disponibles au moment de la publication de la présente étude. En 2011, malgré une crise économique qui pèse encore sur les recettes publicitaires des chaînes, le marché renoue avec la croissance. Les ventes de programmes audiovisuels atteignent 110,6 M (+4,8 % par rapport à 2010). Cette progression s explique par la hausse des ventes de l ensemble des genres et plus particulièrement des formats de fiction, jeux et variétés (+15,4 %), de la fiction (+4,5 %) et du documentaire en augmentation de 2,6 %. En 2011, les préventes de programmes audiovisuels français sont en croissance de 40,9 % à 43,0 M, en raison de la hausse significative de la fiction (+116,4 % à 18,9 M ) et de l animation (+54,6 % à 17,4 M ). En parallèle, les apports étrangers en coproduction dans la production française progressent pour la troisième année consécutive (+23,3 % à 77,4 M ). Les exportations de programmes audiovisuels français (M ) évol. 12/11 ventes¹ 104,3 108,2 112,5 115,0 118,8 110,0 100,4 105,6 110,6 nd - préventes² 32,3 38,6 38,1 42,0 34,0 40,4 35,1 30,5 43,0 38,9-9,5% total ventes et préventes 136,6 146,8 150,6 157,0 152,8 150,4 135,5 136,1 153,6 nd - coproductions² 111,5 86,5 67,7 61,3 63,7 53,6 58,6 62,8 77,4 76,5-1,2% 1 Y compris les ventes réalisées auprès de TV5 et CFI. 2 A partir de 2003, les préventes et les coproductions intègrent le spectacle vivant. 3 Données corrigées. nd : les données sur les ventes en 2012 seront disponibles à partir de septembre Source : CNC Ŕ TV France International. A. Les performances du documentaire français à l international Pour la deuxième année consécutive, les ventes de documentaire français à l international progressent à 27,1 M en 2011 (+2,6 %). Le genre capte 24,5 % des recettes des programmes audiovisuels français à l étranger, contre 25,0 % en Cette progression est à mettre en parallèle avec la croissance du volume de production observée en France. Les exportations de programmes audiovisuels de documentaire (M ) évol. 12/11 ventes¹ 24,1 26,5 27,9 28,5 30,2 28,7 23,2 26,4 27,1 nd - préventes 7,0 8,7 6,7 9,1 6,5 6,1 7,7 9,0 5,9 4,5-23,2% total ventes et préventes 31,1 35,2 34,6 37,6 36,7 34,8 30,9 35,4 32,9 nd - coproductions 22,2 15,9 17,7 15,8 9,5 15,5 12,9 13,7 11,1 15,0 +35,5% 1 Y compris ventes à TV5 et CFI. nd : les données sur les ventes en 2012 seront disponibles à partir de septembre Source : CNC Ŕ TV France International. 84 Le marché du documentaire en 2012

85 Poids du documentaire dans l exportation de la production audiovisuelle française 35% 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% ventes préventes coproductions Source : CNC Ŕ TV France International. Les financements étrangers dans la production française de documentaire sont en hausse de 15,2 % à 19,5 M en 2012 dont 4,5 M au titre des préventes (-23,2 %) et 15,0 M au titre des apports en coproduction (+25,5 %). 365 heures de documentaire aidées par le CNC correspondent à des coproductions majoritaires françaises en 2012, financées par un total d apports étrangers de 15,4 M, répartis entre apports en coproduction (11,6 M ) et préventes (3,8 M ). Parallèlement, 22 heures de programmes minoritaires français sont financées par des partenaires étrangers à hauteur de 4,2 M dont 3,5 M d apports en coproduction et 0,7 M de préventes. En 2012, la part des apports étrangers dans le documentaire atteint 4,5 % des devis totaux, contre 4,4 % en Entre 2002 et 2011, les ventes et préventes de programmes de documentaire ont faiblement progressé (+0,3 % par an en moyenne) tandis que les ventes et préventes de programmes tous genres confondus diminuaient en moyenne de 0,1 % par an. Les préventes de documentaire représentent 13,6 % des préventes de programmes audiovisuels en 2011, contre 19,9 % en moyenne sur la période Parallèlement, les apports étrangers en coproduction dans les programmes français de documentaire ont diminué entre 2002 et 2011 (-6,4 % par an en moyenne), tandis que tous genres confondus ils reculaient de 2,9 % par an en moyenne. En 2011, le documentaire capte 14,3 % des apports étrangers totaux en coproduction, contre 21,3 % en moyenne sur la période Financements étrangers dans les coproductions majoritaires audiovisuelles de documentaires heures apports en coproduction (M ) 8,6 7,9 9,9 8,3 11,6 préventes (M ) 4,6 6,3 8,1 4,5 3,8 Le marché du documentaire en

86 Financements étrangers dans les coproductions minoritaires audiovisuelles de documentaires heures apports en coproduction (M ) 6,9 5,0 3,8 2,8 3,5 préventes (M ) 1,5 1,4 0,8 1,3 0,7 B. Les caractéristiques de l exportation de programmes documentaires Malgré la visibilité des programmations exceptionnelles de documentaires événementiels en première partie de soirée, les chaînes historiques limitent la programmation de documentaire. Le genre fait progressivement l objet de transferts vers des chaînes dédiées, diffusées sur la TNT, par câble ou par satellite. Ce phénomène fait baisser le prix d acquisition horaire des documentaires et conduit les diffuseurs à privilégier l achat en volume de séries ou de collections. Parallèlement, les diffuseurs ont développé un intérêt pour les séries de docu-réalité et autres formes d écriture innovante permettant la récurrence de programmation et la fidélisation du public. S agissant des thématiques documentaires, les sujets «art de vivre» (mode, cuisine, ), voyage et découverte continuent de représenter une part importante des exportations. En raison de la faiblesse de la production française inédite et de la concurrence accrue des programmes étrangers, le genre animalier s exporte moins, bien qu il reste très demandé par les chaînes étrangères. La science et l investigation sont des genres documentaires également de plus en plus sollicités car ils répondent à une demande de la société pour mieux comprendre les problèmes mondiaux actuels. A cela s ajoute des programmes liés à un anniversaire ou à l actualité tels que Kadhafi, notre meilleur ennemi (Illégitime Défense / France 5 / Planète) ou Ballade pour une reine (PMP / Arte). Avec, notamment, le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre, le printemps arabe et la catastrophe de Fukushima, ce type de programmes aura été particulièrement demandé en En termes de durée, les 52 minutes, et plus accessoirement les 26 minutes sont les formats documentaires les plus vendus à l international. Ces formats plus courts correspondent aux nouveaux modes de consommation. Les cases documentaires de 90 minutes existent mais elles sont dédiées à des programmes familiaux comme les grandes aventures humaines ou les grands programmes animaliers. Les acheteurs privilégient les séries longues leur permettant d alimenter leurs grilles en fidélisant leur audience. Pour répondre à cette demande, les vendeurs n hésitent pas à développer des productions à coût réduit sur des thèmes «art de vivre», découverte et voyage, qui s achètent dans le monde entier. La quasi-totalité des programmes sont vendus en HD. C. La géographie des préventes et des apports en coproduction de la production française de documentaires En 2012, 71,5 % des préventes de documentaires français sont réalisés en Europe (64,8 % en 2011). Le montant des préventes européennes s élève à 3,2 M, contre 3,8 M en La Belgique demeure le premier partenaire étranger des producteurs français de documentaire grâce à une hausse de ses apports aussi bien en préachats (+22,1 % à 1,0 M ) qu en apports en coproduction (+6,5 % à 2,1 M ). Les territoires européens francophones (Belgique et Suisse) apportent au total 1,5 M sous forme de préachats (1,4 M en 2011), soit 33,7 % des préachats 86 Le marché du documentaire en 2012

87 totaux de 2012 (24,1 % en 2011). Les apports en coproduction des pays de la zone Europe diminuent pour atteindre 7,0 M en 2012 (5,5 M en 2011), couvrant ainsi 46,6 % de l ensemble des apports en coproduction alloués au documentaire français en 2012 (49,2 % en 2011). Les territoires européens francophones sont à l initiative de 23,6 % de ces financements (22,9 % en 2011). Le Canada double ses apports en coproduction à hauteur de 2,9 M (1,5 M en 2011), notamment avec une participation financière dans le programme Apocalypse : la première guerre mondiale. En 2012, les apports des pays nord-américains accordés au documentaire sous forme de préachats sont de nouveau en baisse à 0,9 M (1,2 M en 2011). La zone génère désormais 19,0 % des préachats totaux de documentaires audiovisuels français (21,2 % en 2011). Les investissements nord-américains s effectuent essentiellement sous forme d apports en coproduction, avec 3,9 M investis en 2012, contre 3,0 M en Le Canada redevient le premier partenaire des producteurs français de documentaire audiovisuel, devant la Belgique. L ensemble «reste du monde» enregistre une diminution de ses investissements dans les programmes documentaires français en préachats, passés de 0,8 M en 2011 à 0,4 M en 2012, et une augmentation des apports en coproduction qui progressent de 2,4 M en 2011 à 2,9 M en Répartition des préventes étrangères de programmes français de documentaire par zone géographique (%) reste du monde 14,0 reste du monde 9,5 Amérique du Nord 21,2 Amérique du Nord 19,0 Europe 64,8 Europe 71,5 Le marché du documentaire en

88 Répartition des apports étrangers en coproduction sur les programmes français de documentaire par zone géographique (%) reste du monde 23,6 reste du monde 27,5 Amérique du Nord 26,8 Europe 49,6 Amérique du Nord 25,9 Europe 46,6 1 Données corrigées. D. La géographie des ventes de documentaires français En 2011, l Europe de l Ouest reste le premier marché étranger pour les documentaires hexagonaux, avec une part stable à 49,2 % des recettes totales. Parmi tous les genres de programmes, le documentaire est celui qui réalise la plus forte proportion de son chiffre d affaires hors d Europe de l Ouest. A l exception des territoires francophones (Belgique et Suisse) et de la Scandinavie, les achats de documentaire progressent dans toute la zone. L Allemagne devient le premier acheteur étranger et le Royaume-Uni connait une progression importante (+86,0 %) grâce à la vente de quelques programmes évènementiels. Les ventes de documentaires en Amérique du Nord progressent de 1,4 % à 4,1 M. Le Canada francophone demeure un acteur essentiel pour de nombreuses sociétés françaises. Des chaînes éducatives et culturelles comme TFO se tournent vers les programmes français. Les Etats-Unis achètent peu de documentaires français ; seules deux chaînes se fournissent en documentaires sous-titrés : POV, chaîne de documentaire de PBS (une douzaine d achats par an en moyenne) et Sundance Channel. En Europe centrale et orientale, les achats de documentaires connaissent une augmentation en 2011 (+23,2 % à 3,6 M ), soit une part de marché en hausse de 2,2 points à 13,4 % des ventes totales. La Russie augmente ses achats avec de nombreuses chaînes payantes qui prennent des documentaires en exclusivité. Malgré une baisse des tarifs, les pays de l Est comme la République Tchèque ou la Slovénie achètent des volumes toujours aussi importants. La Bulgarie, la Roumanie et la Hongrie marquent le pas dans leurs acquisitions. En Asie, les ventes de documentaires français progressent de 4,8 % pour atteindre 3,6 M en Le Japon et la Corée du Sud demeurent des partenaires privilégiés. L Australie reste un client important via sa chaîne SBS. Celle-ci a néanmoins diminué ses achats en réduisant ses cases réservées au documentaire. 88 Le marché du documentaire en 2012

89 Au Moyen-Orient, les ventes de documentaires français s élèvent à 1,4 M en 2011, contre 1,5 M en Les sujets d investigation en rapport avec l actualité politique restent privilégiés dans la région. Avec des recettes à 0,8 M en 2011 (0,7 M en 2010), l Amérique latine demeure une zone marginale pour l exportation de documentaires français. Répartition des ventes de documentaire français par zone géographique en 2011 (%) Europe centrale et orientale 13,4 Moyen-Orient 5,0 Afrique 1,0 Amérique du Nord 15,0 Amérique latine 2,9 Asie / Océanie 13,5 Europe de l'ouest 49,2 Source : CNC Ŕ TV France International. E. La concentration du secteur de l exportation de documentaire français Le degré de concentration relatif à l exportation de documentaire est en diminution, puisque les cinq sociétés les plus actives captent 42,1 % des ventes internationales du genre en 2011 (-1,4 point). Le poids des dix premières sociétés est en léger recul à hauteur de 59,0 % des ventes totales (-3,9 points). Concentration du secteur de la vente de programmes français de documentaire à l étranger recettes des 5 premières sociétés (M ) 14,1 15,4 10,2 11,5 11,4 part des recettes totales (%) 46,9 53,6 44,1 43,5 42,1 recettes des 10 premières sociétés (M ) 19,8 20,8 15,1 16,6 16,0 part des recettes totales (%) 65,5 72,7 65,3 62,9 59,0 recettes de l ensemble des sociétés¹ (M ) 30,2 28,7 23,2 26,4 27,1 part des recettes totales (%) 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 ¹ Hors ventes à TV5 et CFI. Source : CNC-TV France International. Le marché du documentaire en

90 VII. Le documentaire en vidéo physique Les documentaires, qu ils soient cinématographiques ou audiovisuels, représentent un segment réduit du marché de la vidéo physique. A. Le marché de détail Les dépenses des ménages en vidéo physique sont évaluées par l institut GfK à partir des ventes réalisées dans les grandes surfaces alimentaires et les grandes surfaces spécialisées, de la vente par correspondance et des ventes sur internet. Ces chiffres n incluent ni les ventes en kiosques ni dans les stations services. Ils excluent également le segment de la location. A chaque support (DVD, Blu-ray) sont associés un genre (film ou hors film, fiction, animation, documentaire, humour, ) et une nationalité. Ce rapprochement est effectué à partir des données du CNC. Sont considérées comme «films» toutes les œuvres ayant fait l objet d une exploitation en salles de cinéma préalable à l exploitation sur le marché de la vidéo. Les nationalités et les genres retenus pour les œuvres cinématographiques sont ceux enregistrés par le CNC. a. Les documentaires cinématographiques en vidéo En 2012, les longs métrages documentaires réalisent 0,7 % du chiffre d affaires du cinéma en vidéo physique, contre 0,9 % en Les recettes associées au genre baissent de 27,5 % par rapport à 2011 à 4,83 M. Sur les cinq dernières années, 2012 enregistre la plus faible performance du genre en valeur, en recul de 40,5 % par rapport à La baisse annuelle moyenne s élève ainsi à 12,2 % (-10,5 % entre 2008 et 2012 tous genres confondus, soit -2,7 % par an en moyenne). En 2012, vidéogrammes de longs métrages documentaires sont vendus au grand public, soit 0,6 % du volume total des films cinématographiques. Les volumes de longs métrages documentaires reculent de 24,4 % par rapport à 2011 et de 21,4 % par rapport à 2008 (-5,8 % en moyenne par an, contre +0,5 % tous genres confondus). Résultats des films en vidéo physique selon le genre volume (milliers) chiffre d'affaires (M ) fiction ,72 681,33 720,82 615,89 566,71 animation ,71 118,48 118,16 130,99 120,19 documentaire ,13 8,59 10,61 6,66 4,83 total ,56 808,40 849,60 753,55 691,73 volume (%) chiffre d'affaires (%) fiction 87,5 86,5 86,6 84,7 83,8 84,7 84,3 84,8 81,7 81,9 animation 11,6 12,1 12,4 14,5 15,5 14,2 14,7 13,9 17,4 17,4 documentaire 0,8 1,5 1,0 0,8 0,6 1,1 1,1 1,2 0,9 0,7 total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source : CNC Ŕ GfK. En 2012, 84,5 % des films documentaires achetés en vidéo physique le sont sur DVD (-3,0 points par rapport à 2011). Bien que le DVD domine toujours le marché, les supports haute définition (Blu-ray), commercialisés depuis 2006, assurent 15,5 % des ventes en volume en 90 Le marché du documentaire en 2012

91 2012. Bien qu en forte augmentation par rapport à 2008 (+132,9 %, soit +23,5 % par an en moyenne), les ventes de films documentaires sur Blu-ray reculent en 2012 par rapport à 2011 (- 36,8 %). Une des raisons de cette évolution est probablement l absence de sortie majeure de films documentaires en vidéo physique en En hausse en volume, la part de marché du DVD recule en valeur sur le segment du film documentaire. Le support capte 79,3 % du chiffre d affaires total en 2012, contre 80,7 % en Ce phénomène s explique notamment par la hausse importante du prix moyen d un film documentaire en Blu-ray : +23,1 % à 16,97 en 2012 (tous conditionnements confondus). Dans le même temps, le prix moyen d un documentaire en DVD recule (-9,0 % à 11,93 ). Résultats des documentaires cinématographiques en vidéo physique selon le support volume (milliers) chiffre d'affaires (M ) DVD ,43 7,46 8,35 5,37 3,83 Blu-ray ,70 1,13 2,26 1,29 1,00 total ,13 8,59 10,61 6,66 4,83 volume (%) chiffre d'affaires (%) DVD 94,8 91,3 84,4 81,4 84,5 91,4 86,9 78,7 80,7 79,3 Blu-ray 1 5,2 8,7 15,6 18,6 15,5 8,6 13,1 21,3 19,3 20,7 total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1 Ce support, développé par Sony, s est imposé en 2008 comme le support de référence pour la haute définition. Source : CNC Ŕ GfK. Le marché du long métrage documentaire en vidéo physique est dominé par les œuvres européennes (France comprise). Ces dernières représentent 72,0 % des ventes en volume et 65,2 % du chiffre d affaires en En 2012, la part de marché du documentaire français baisse tant en valeur qu en volume. Ils représentent ainsi 58,0 % des ventes en volume (62,6 % en 2011) et 49,3 % du chiffre d affaires du documentaire cinématographique en vidéo physique (56,3 % en 2011). Le chiffre d affaires des documentaires américains et des documentaires non européens et non américains progressent en 2012 par rapport à 2011 (respectivement +86,0 % et +102,3 %). Dans le même temps, les ventes en valeur des documentaires français reculent de 36,5 % et celles des documentaires européens non français de 61,6 %. En 2012, le volume des documentaires non européens et non américains vendus en vidéo physique augmentent de 145,6 % par rapport à 2011, celui des documentaires américains de 49,1 %. A l inverse, le nombre de supports de documentaires français vendus baisse de 30,0 % et celui des documentaires européens non français de 55,0 %. Le marché du documentaire en

92 Résultats des documentaires cinématographiques en vidéo physique selon la nationalité volume (milliers) chiffre d'affaires (M ) films français ,02 5,95 7,86 3,75 2,38 films américains ,06 1,12 1,28 0,87 1,62 films européens ,03 1,41 1,43 2,01 0,77 autres films ,01 0,10 0,05 0,03 0,06 total ,13 8,59 10,61 6,66 4,83 volume (%) chiffre d'affaires (%) films français 39,8 78,8 72,1 62,6 58,0 37,1 69,3 74,0 56,3 49,3 films américains 27,7 8,2 12,8 13,5 26,7 25,4 13,1 12,0 13,1 33,5 films européens 1 32,4 12,0 14,6 23,4 13,9 37,3 16,4 13,5 30,1 16,0 autres films 0,1 0,9 0,5 0,4 1,3 0,1 1,2 0,4 0,4 1,2 total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1 Europe au sens continental, hors France. Source : CNC Ŕ GfK. b. Les documentaires audiovisuels en vidéo En 2012, le segment des documentaires audiovisuels réalisent 5,6 % des ventes en valeur du hors film en vidéo physique (5,1 % en 2011). Il affiche un chiffre d affaires en baisse de 3,1 % par rapport à 2011 (-11,2 % tous programmes audiovisuels confondus). Sur les cinq dernières années, le chiffre d affaires dégagé par les ventes de documentaires audiovisuels recule de 29,3 % (-8,3 % par an en moyenne). Tous programmes audiovisuels confondus, les ventes en valeur baissent de 33,9 % entre 2008 et 2012 (-9,8 % par an en moyenne). Le documentaire enregistre une diminution relativement moins importante en volume qu en valeur sur la même période : -24,6 % (-6,8 % par an en moyenne), contre -15,9 % tous programmes audiovisuels confondus (-4,2 % par an en moyenne). Chiffre d affaires du hors film en vidéo physique selon le genre volume (milliers) chiffre d'affaires (M ) documentaire ,26 34,26 25,62 22,09 21,39 enfants ,16 101,08 97,03 85,87 73,90 fiction ,96 266,70 248,64 222,23 206,04 humour ,80 50,19 42,93 38,40 35,95 musique ,69 71,54 72,82 54,01 37,98 autres ,56 8,97 7,96 6,67 5,92 total ,44 532,74 495,00 429,27 381,19 volume (%) chiffre d'affaires (%) documentaire 4,6 5,5 4,1 4,1 4,1 5,3 6,4 5,2 5,1 5,6 enfants 16,7 17,3 17,5 18,7 17,6 18,1 19,0 19,6 20,0 19,4 fiction 61,4 62,0 64,3 63,9 66,0 49,3 50,1 50,2 51,8 54,1 humour 7,6 5,9 5,3 5,3 5,0 12,6 9,4 8,7 8,9 9,4 musique 8,2 8,1 7,6 6,8 6,0 12,8 13,4 14,7 12,6 10,0 autres 1,5 1,3 1,2 1,2 1,3 2,0 1,7 1,6 1,6 1,6 total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source : CNC Ŕ GfK. Le DVD capte la quasi-totalité des ventes de documentaires audiovisuels en vidéo physique. Le support représente 94,1 % des ventes en volume et 90,4 % du chiffre d affaires du genre. La part de marché des supports haute définition est nettement moins élevée sur le segment du hors film que sur celui du film. 92 Le marché du documentaire en 2012

93 Résultats des documentaires audiovisuels en vidéo physique selon le support volume (milliers) chiffre d'affaires (M ) DVD ,79 32,97 24,65 20,41 19,35 Blu-ray ,48 1,29 0,97 1,68 2,05 total ,26 34,26 25,62 22,09 21,39 volume (%) chiffre d'affaires (%) DVD 99,0 98,0 97,8 95,5 94,1 98,4 96,2 96,2 92,4 90,4 Blu-ray 1 1,0 2,0 2,2 4,5 5,9 1,6 3,8 3,8 7,6 9,6 total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1 Ce support, développé par Sony, s est imposé en 2008 comme le support de référence pour la haute définition. Source : CNC Ŕ GfK. Le segment du documentaire audiovisuel est nettement dominé par les programmes français. En effet, ils représentent 80,3 % des ventes en volume et 75,2 % du chiffre d affaires total du documentaire hors film en Toutefois, la part de marché des programmes nationaux est en léger recul par rapport à Résultats des documentaires audiovisuels en vidéo physique selon la nationalité volume (milliers) chiffre d'affaires (M ) programmes français ,25 29,21 20,54 17,67 16,09 autres programmes ,01 5,06 5,08 4,42 5,31 total ,26 34,26 25,62 22,09 21,39 volume (%) chiffre d'affaires (%) programmes français 93,0 88,9 84,8 82,7 80,3 90,0 85,2 80,2 80,0 75,2 autres programmes 7,0 11,1 15,2 17,3 19,7 10,0 14,8 19,8 20,0 24,8 total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source : CNC Ŕ GfK. B. De la salle à la vidéo Pour effectuer les analyses qui suivent, un échantillon de films cinématographiques a été défini. Il est constitué des films sortis en salles entre 2002 et 2011 et édités en vidéo physique à fin décembre L échantillon compte ainsi films dont fictions, 628 documentaires et 257 films d animation. Au total, œuvres sont sorties en vidéo avant le 31 décembre 2012, soit 83,1 % de l ensemble des films sortis en salles entre 2002 et La proportion de documentaires sortis en vidéo est moins élevée. En effet, 62,3 % des documentaires sortis en salles entre 2002 et 2011 sont disponibles en vidéo physique à fin 2012, contre 85,2 % des fictions et 95,3 % des œuvres d animation. Sur la période de sorties cinématographiques , les documentaires représentent 11,2 % des films sortis en salles et 8,4 % des sorties vidéo. Les deux marchés sont largement dominés par la fiction (84,2 % des films en salles et 86,3 % des films en vidéo). Le marché du documentaire en

94 Films selon l année de sortie en salles et le genre films sortis en salles animation documentaire fiction total films édités en vidéo animation documentaire fiction total films non édités en vidéo animation documentaire fiction total Parmi les 628 documentaires sortis en salles entre 2002 et 2011, 391 sont français (62,3 % du total), 97 sont américains (15,4 %), 108 sont européens non français (17,2 %) et 32 sont non européens et non américains (5,1 %). 391 de ces films sont disponibles en vidéo physique dont 58,1 % de films français, 19,4 % de films américains, 16,6 % de films européens non français et 5,9 % de films non européens et non américains. Le poids des œuvres documentaires nationales est sensiblement plus faible sur le marché de la vidéo physique que sur celui de la salle. Ces œuvres dominent toutefois le marché du documentaire, tant en salles qu en vidéo. En moyenne, 58,1 % des films documentaires français sortis en salles sur la période sont édités en vidéo au 31 décembre 2012, contre 78,4 % des films américains, 60,2 % des films européens non français et 71,9 % des films non européens et non américains. Films documentaires selon l année de sortie en salles et la nationalité films sortis en salles films français films américains films européens autres films total films édités en vidéo films français films américains films européens autres films total films non édités en vidéo films français films américains films européens autres films total Europe au sens continental, hors France. Les résultats présentés ci-après concernent les films de l échantillon dont les éditeurs vidéo ont fourni les documents justificatifs au CNC (déclaration, pour chaque œuvre éditée, du nombre d unités vendues et du chiffre d affaires net facturé) films sont dans ce cas, soit 85,2 % 94 Le marché du documentaire en 2012

95 des films sortis en salles entre 2002 et 2011 et édités en vidéo à fin décembre Comme les précédents, les tableaux ci-après sont présentés selon l année de sortie du film en salles. Parmi les films examinés, 297 sont des documentaires, soit 7,5 % du total. Peu nombreux, les documentaires enregistrent des résultats limités en termes d unités éditées et de chiffre d affaires éditeurs dégagé. Ils représentent respectivement 1,6 % et 1,5 % des totaux tous genres confondus. En moyenne sur la période , un documentaire est édité en vidéo sur supports et génère 219 K de chiffre d affaires, contre supports et 1,07 M pour une fiction et supports et 1,11 M par film tous genres confondus. Résultats des films édités en vidéo selon l année de sortie en salles et le genre titres animation documentaire fiction total unités éditées (milliers) animation documentaire fiction total chiffre d'affaires éditeurs (M ) animation 112,02 71,69 107,62 60,82 90,74 64,25 32,12 41,93 48,01 26,76 655,95 documentaire 4,51 2,17 17,61 14,23 4,32 5,13 2,99 2,90 10,12 1,10 65,07 fiction 536,81 511,58 526,67 416,82 357,83 329,11 320,87 291,63 249,93 140, ,78 total 653,34 585,43 651,89 491,87 452,88 398,49 355,98 336,45 308,05 168, ,80 Base : films sortis en salles entre 2002 et 2011, sortis en vidéo à fin décembre 2012 et dont les éditeurs vidéo ont fourni les documents justificatifs. 99,7 % des documentaires de l échantillon sont édités sur DVD. Un seul film documentaire sorti en salles en 2002 n a pas été édité sur DVD à fin Il a fait l objet d une commercialisation en VHS. Au total, 93,0 % des unités éditées et 92,7 % du chiffre d affaires éditeurs résultent de la vente des documentaires cinématographiques sur DVD. Le Blu-ray capte 10,8 % des unités éditées sur la période et génère 5,1 % du chiffre d affaires éditeurs pour 10,8 % des titres commercialisés. Le marché du documentaire en

96 Résultats des films documentaires édités en vidéo selon l année de sortie en salles et le support titres VHS DVD Blu-ray total unités éditées (milliers) VHS DVD Blu-ray total chiffre d'affaires éditeurs (M ) VHS 0,91 0,05 0,24 0,24 0,00 1,44 DVD 3,60 2,12 17,33 13,95 4,28 4,50 2,98 2,41 8,15 1,00 60,31 Blu-ray 1 0,00 0,00 0,04 0,05 0,03 0,62 0,01 0,49 1,97 0,10 3,32 total 4,51 2,17 17,61 14,23 4,32 5,13 2,99 2,90 10,12 1,10 65,07 1 Ce support, développé par Sony, s est imposé en 2008 comme le support de référence pour la haute définition. Base : 297 films documentaires sortis en salles entre 2002 et 2011, sortis en vidéo à fin décembre 2012 et dont les éditeurs vidéo ont fourni les documents justificatifs. 180 documentaires français sortis en salles entre 2002 et 2011 sont disponibles en vidéo à fin 2012 dans l échantillon étudié (60,6 % du total), cumulant 5,3 millions d unités éditées (75,3 %) et 47,72 M de chiffre d affaires éditeurs (73,3 %). En moyenne sur la période, un documentaire français est édité sur supports ( supports toutes nationalités confondues) et génère 265 K de chiffre d affaires pour son éditeur (219 K toutes nationalités confondues). Les documentaires américains, malgré leur nombre relativement important (61 films, soit 20,5 % de l échantillon) enregistrent de faibles résultats : 0,7 million d unités éditées (9,8 %) et 8,52 M de chiffre d affaires éditeurs (13,1 %). Un documentaire américain sorti en salles entre 2002 et 2011 est édité, en moyenne, en exemplaires. Il génère 140 K de chiffre d affaires éditeur. En moyenne, un documentaire américain est édité sur près de trois fois moins de supports qu un documentaire français. Le support vidéo d un documentaire d Outre-Atlantique rapporte en moyenne plus à son éditeur que celle d un documentaire français (12,42, contre 9,08 en moyenne). Les films européens non français sortis en salles entre 2002 et 2011 et édités en vidéo à fin 2012 représentent 13,5 % des titres documentaires de l échantillon, 14,5 % des unités éditées et 13,1 % du chiffre d affaires. Un film européen compte, en moyenne, supports et génère 214 K de chiffre d affaires pour son éditeur. Parmi les 297 documentaires considérés, 16 sont non européens et non américains (5,4 % des titres). Ils totalisent 0,4 % des unités éditées et du chiffre d affaires. En moyenne, ils sont édités sur supports et génèrent 18 K de chiffre d affaires éditeur. 96 Le marché du documentaire en 2012

97 Résultats des films documentaires édités en vidéo selon l année de sortie en salles et la nationalité titres films français films américains films européens autres films total unités éditées (milliers) films français films américains films européens autres films total chiffre d'affaires éditeurs (M ) films français 2,82 0,49 10,53 13,56 3,47 2,31 2,14 2,42 9,40 0,56 47,72 films américains 1,63 0,93 4,53 0,49 0,27 0,07 0,12 0,03 0,43 0,02 8,52 films européens 1 0,05 0,72 2,45 0,15 0,56 2,74 0,65 0,44 0,28 0,51 8,55 autres films 0,00 0,02 0,09 0,02 0,02-0,09 0,01 0,02 0,00 0,28 total 4,51 2,17 17,61 14,23 4,32 5,13 2,99 2,90 10,12 1,10 65,07 1 Europe au sens continental, hors France. Base : 297 films documentaires sortis en salles entre 2002 et 2011, sortis en vidéo à fin décembre 2012 et dont les éditeurs vidéo ont fourni les documents justificatifs. Parmi les 297 films documentaires de l échantillon sortis en salles entre 2002 et 2011 et édités en vidéo à fin 2012, 13 le sont sur plus de supports vidéo (4,4 % de l offre) et 111 sur plus de supports (37,4 %). Moins de 38 % des films (édités sur plus de supports) captent ainsi 97,7 % des unités éditées et génèrent 96,2 % du chiffre d affaires. Moins de 6,0 % des titres (édités sur plus de supports) totalisent 67,6 % des volumes et 66,4 % des recettes éditeurs. Résultats des films documentaires édités en vidéo selon l année de sortie en salles et le nombre d unités vendues titres plus de plus de plus de plus de plus de total unités éditées (milliers) plus de plus de plus de plus de plus de total chiffre d'affaires éditeurs (M ) plus de ,18 11,75 12,80 2,39 2,53 1,59 7,96 43,19 plus de ,18 0,45 14,05 12,80 3,44 3,21 0,76 1,59 7,96 48,43 plus de ,18 1,56 15,69 13,40 3,94 4,13 2,12 2,63 9,27 0,76 57,68 plus de ,18 1,78 16,34 13,55 3,97 4,50 2,55 2,63 9,68 0,94 60,11 plus de ,32 1,90 17,17 14,01 4,19 4,77 2,63 2,85 9,83 0,94 62,61 total 4,51 2,17 17,61 14,23 4,32 5,13 2,99 2,90 10,12 1,10 65,07 Base : 297 films documentaires sortis en salles entre 2002 et 2011, sortis en vidéo à fin décembre 2012 et dont les éditeurs vidéo ont fourni les documents justificatifs. Le marché du documentaire en

98 C. Concentration du marché du documentaire en vidéo Au total, 121 éditeurs sont actifs sur le marché des œuvres cinématographiques sortis en salles entre 2002 et 2011 et édités en vidéo à fin éditeurs sont actifs sur le segment du documentaire. Le marché du documentaire est relativement moins concentré que l édition de films en vidéo physique tous genres confondus. En moyenne, 10 % des éditeurs réalisent près de 89 % du chiffre d affaires tous genres confondus sur la période. Sur le segment du documentaire, les 10 % d éditeurs les plus actifs génèrent 71,3 % du chiffre d affaires total du genre. 88,3 % des recettes éditeurs sur le documentaire sont captés par 20 % des sociétés les plus actives (97,6 % tous genres confondus) et 95,2 % par 30 % des sociétés les plus actives (99,3 % tous genres confondus). Concentration des éditeurs en fonction du chiffre d affaires réalisé sur les films (%) documentaire tous genres 10 % des éditeurs 71,3 88,9 20 % des éditeurs 88,3 97,6 30 % des éditeurs 95,2 99,3 Base : films sortis en salles entre 2002 et 2011, sortis en vidéo à fin décembre 2012 et dont les éditeurs vidéo ont fourni les documents justificatifs. Sur le périmètre des films sortis en salles entre 2002 et 2011, les 10 premiers éditeurs vidéo totalisent 80,4 % du chiffre d affaires réalisés sur les documentaires. Buena Vista Home Video capte à lui seul plus de 19 % des recettes éditeurs notamment grâce à l édition de la Marche de l empereur (1 er au classement des meilleures ventes sur la période). Avec 13,5 % de part de marché, Pathé Vidéo est deuxième au classement des éditeurs de documentaires. La société commercialise entre autres Océans (2 e au classement des meilleures ventes). Classement des éditeurs vidéo selon le chiffre d affaires réalisés sur les films documentaires éditeur part de marché 1 (%) Buena Vista Home Video 19,1 Pathé Distribution 13,5 TF1 Vidéo 13,5 Editions Montparnasse 9,0 France Télévision Distribution 6,3 StudioCanal 5,3 Wild Side Vidéo 4,5 Gaumont Vidéo 3,9 Universal Pictures Video 2,7 EuropaCorp Diffusion 2,5 1 En termes de chiffre d affaires Base : 297 films documentaires sortis en salles entre 2002 et 2011, sortis en vidéo à fin décembre 2012 et dont les éditeurs vidéo ont fourni les documents justificatifs. 10 % des films documentaires sortis en salles entre 2002 et 2011 et édités en vidéo à fin 2012 génèrent 80,2 % des recettes des éditeurs vidéo sur le genre. Tous genres confondus, les 10 % de films les plus performants génèrent 67,9 % du chiffre d affaires des éditeurs. La concentration est nettement plus forte sur le segment des films documentaires que sur le marché du cinéma en vidéo physique dans son ensemble. 98 Le marché du documentaire en 2012

99 Concentration des films selon le chiffre d affaires des éditeurs vidéo documentaire tous genres 10 % des films 80,2 67,9 20 % des films 91,4 84,4 30 % des films 95,3 92,2 Base : films sortis en salles entre 2002 et 2011, sortis en vidéo à fin décembre 2012 et dont les éditeurs vidéo ont fourni les documents justificatifs. La Marche de l empereur se place en tête du classement des films sortis en salles entre 2002 et 2011 et édités en vidéo à fin 2012, avec 17,1 % de part de marché devant Océans (12,2 %) et le Dernier Trappeur (11,5 %). Classement des films documentaires selon le chiffre d affaires des éditeurs vidéo titre éditeur sortie vidéo part de marché 1 (%) 1 La Marche de l'empereur Buena Vista Home Vidéo ,1 2 Océans Pathé Distribution ,2 3 Le Dernier Trappeur TF1 Vidéo ,5 4 Etre et Avoir Arte France Développement / Editions Montparnasse / France Télévision ,4 Distribution / TF1 Vidéo 5 Un jour sur Terre Gaumont Vidéo ,9 6 La Planète bleue Editions Montparnasse ,9 7 Fahrenheit 9/11 StudioCanal ,6 8 Zidane, un portrait du XX ème siècle Universal Pictures Vidéo ,0 9 Bowling for Columbine Hachette Filipacchi Films / SND ,7 10 Home EuropaCorp Diffusion / TF1 Vidéo ,5 1 En termes de chiffre d affaires Base : 297 films documentaires sortis en salles entre 2002 et 2011, sortis en vidéo à fin décembre 2012 et dont les éditeurs vidéo ont fourni les documents justificatifs. Le marché du documentaire en

100 VIII. Le documentaire en vidéo dématérialisée A. Le documentaire en vidéo à la demande En février 2013, 75 éditeurs de services de VàD actifs sont recensés en France. Le nombre d éditeurs s entend hors hébergeurs de services de VàD, hors services de télévision de rattrapage et hors plates-formes spécialisées dans les films ou programmes pour adultes. Si les services sont accessibles par plusieurs types d accès ou sur plusieurs sites internet en marque blanche, ils ne sont comptabilisés qu une seule fois. La composition du catalogue d un même éditeur peut varier selon son mode de distribution. Certaines plates-formes proposent des documentaires cinématographiques en VàD : Acetrax Movies, Arte VOD, BBox VOD, CanalPlay VOD, Clapfeeder, Dissidenz, Filmo TV, Harmattan TV, Iguane, Iminéo, la VOD d Orange, MegaVOD, MySkreen, MyTF1VOD, Pluzz VAD, UniversCiné, Videounlimited, Vidéo@Volonté, Virgin Mega, Vodeo.tv, Warner Bros VOD, Xbox Video. D autres plates-formes proposent des documentaires audiovisuels en VàD : Acetrax Movies, Arte VOD, BBox VOD, CanalPlay VOD, Carlotta VOD, Cinémas@lademande, Clapfeeder, Dissidenz, Europa Film Treasures, Filmo TV, Films & Documentaires.com, Harmattan TV, Iguane, Iminéo, INA, la VOD d Orange, Lardux, Medici TV, MegaVOD, MySkreen, MyTF1VOD, Pluzz VAD, Pointligneplan, Pure Screens, Tennis Play, Universciné, Vidéo Futur, Vidéo@Volonté, Viewster, Virgin Mega, VOD Mangas, Vodeo.tv, Warner Bros VOD, XBox Video. Même si le genre est souvent accessible dès le menu de base, certaines plates-formes se positionnent de manière significative sur le segment du documentaire en offrant à leurs utilisateurs un découpage thématique très fin de documentaires. C est le cas pour Arte VOD, Iminéo, la VOD d Orange, MySkreen, Pluzz VAD, Vidéo@volonté. Généralement, la catégorie documentaire regroupe aussi bien les œuvres cinématographiques que les programmes audiovisuels. Mais s y trouvent également des séries de documentaires / reportages (C est pas sorcier, Rendez-vous en terre inconnue, Grandeur Nature, Thalassa, etc.) et des docu-fictions. Cinq plates-formes mettent à disposition des internautes une offre large de documentaires audiovisuels, voire ne proposent que des documentaires : Films & Documentaires.com, Harmattan TV, Medici TV, Purescreens et Vodeo.tv. B. Les documentaires en télévision de rattrapage a. L offre de documentaires en TVR Remarques méthodologiques L étude de l offre de télévision de rattrapage, réalisée par pour le CNC depuis octobre 2010, présente l offre de programmes des chaînes nationales gratuites disponible en TVR sur internet, en nombre de vidéos et en volume horaire. L analyse de l offre porte sur 18 chaînes jusqu en novembre 2012 (TF1, France 2, France 3, Canal+ en clair, France 5, M6, Arte, D8, W9, TMC, NT1, 100 Le marché du documentaire en 2012

101 NRJ12, LCP Assemblée Nationale, Public Sénat, France 4, D17, Gulli et France Ô) puis 22 chaînes à partir de décembre 2012 (les quatre chaînes supplémentaires étant HD1, 6ter, RMC Découverte et Chérie 25). La télévision de rattrapage (TVR) correspond à l ensemble des services permettant de voir ou revoir des programmes après leur diffusion sur une chaîne de télévision, gratuitement ou sans supplément dans le cadre d un abonnement. L offre de TVR sur internet des chaînes nationales gratuites est composée en moyenne de 418 heures de documentaires par mois en 2012, contre 311 heures en 2011 (+34,3 %). Le documentaire constitue ainsi 3,2 % de l offre de programmes mis à disposition en TVR sur internet par les chaînes nationales gratuites (3,0 % en 2011). Les deux principaux diffuseurs de documentaires à la télévision sont ceux qui affichent l offre la plus riche en TVR. En 2012, Arte propose en effet l offre de documentaires la plus développée (163 heures par mois en moyenne) devant France 5 (80 heures). Ils sont suivis par trois autres chaînes publiques : France 3 (47 heures), France 2 (36 heures) et LCP Assemblée Nationale (21 heures). Principales offres de documentaires en TVR (volume horaire moyen mensuel) Arte France 5 France 3 France 2 LCP AN Source : CNC Ŕ b. La consommation de documentaires en TVR Remarques méthodologiques L analyse de la consommation, en nombre de vidéos vues, est réalisée depuis janvier 2011 à la demande du CNC par NPA Conseil et GfK, associées à Canal+ Régie, France Télévisions Publicité, M6 Publicité Digital, TF1 Publicité Digital et TMC Régie à partir des données de Médiamétrie estat streaming, Comscore Digital Analytix, Omniture, Flurry Analytics et des données des opérateurs. En 2011, le baromètre était constitué par les résultats concernant 14 chaînes dont les 6 chaînes nationales historiques : Canal+, i>télé pour le groupe Canal+ ; 1 ère, France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô pour le groupe France Télévisions ; M6, W9, Paris Première, Teva pour le groupe M6 ; TF1, LCI pour le groupe TF1. En 2012, l analyse de la consommation est complétée par les résultats des chaînes TMC et NT1 à partir de janvier, de D8 et D17 à partir d octobre. Fin 2012, le baromètre est donc constitué des résultats de 18 chaînes. Le marché du documentaire en

102 En 2012, les documentaires totalisent 50,3 millions de vidéos vues (soit 1,7 % de la consommation totale de télévision en ligne), contre 30,2 millions en 2011 (1,5 %). Consommation de télévision en ligne selon le genre 1 (%) doc. 1,5 doc. 1,7 autre 98,5 autre 98,3 ¹ En nombre de vidéos visionnées. Source : CNC - NPA - GfK - Canal+ Régie - France Télévisions Publicité - M6 Publicité Digital - TF1 Publicité Digital - TMC Régie. 102 Le marché du documentaire en 2012

103 IX. Les interventions du CNC dans le documentaire Sur l'ensemble de l'année 2012, le montant total des interventions du CNC dans le secteur du documentaire s'élève à 98,85 M 1. Ces interventions se répartissent entre les aides aux œuvres audiovisuelles et à la création numérique, les aides au cinéma, les aides aux industries techniques, au multimédia et à la vidéo et enfin les aides à l exportation et à la promotion. A. Les aides aux œuvres audiovisuelles et à la création numérique S agissant des documentaires audiovisuels, le CNC intervient aux étapes de l écriture, du développement et de la production via plusieurs mécanismes : les soutiens sélectifs et automatiques au développement et à la production et les soutiens sélectifs du fonds d aide à l innovation audiovisuelle. a. Les aides au développement et à la production En 2012, les aides apportées aux documentaires audiovisuels augmentent de 8,1 % à 89,4 M (82,7 M en 2011). Ces aides au documentaire représentent 38,2 % des apports totaux du CNC aux programmes audiovisuels (tous genres confondus). Aides audiovisuelles au développement et à la production de programmes documentaires 1 (M ) évol. 12/11 aides au développement 1,9 2,1 1,7 2,4 2,4 +0,0% aides à la production 62,1 67,7 74,8 80,3 87,0 +8,3% aides totales 64,0 69,8 76,5 82,7 89,4 +8,1% ¹ Y compris les compléments de subvention et les aides au titre du «web COSIP», hors aides à la production du fonds d aide à la création pour les nouveaux médias. Les aides au développement (sélectives et automatiques) Les aides au développement sont destinées aux producteurs en vue de favoriser les travaux de préparation et de développement préalables à la mise en production. En 2012, 263 projets ont bénéficié de l'aide au développement pour un montant total de 2 397,9 K. En 2011, 279 projets avaient été aidés à hauteur de 2 393,3 K. Les aides audiovisuelles sélectives et automatiques au développement évol. 12/11 nombre de projets ,7% montant attribué (K ) 2 080, , , , , , , ,9 +0,2% 1 A l exception du soutien sélectif à la production de long métrage cinéma (avance sur recettes avant réalisation) et des aides du RIAM, toutes les aides au documentaire décrites dans ce chapitre ont été prises en compte dans ce total. Le marché du documentaire en

104 Les aides à la production (sélectives et automatiques) En 2012, les aides du CNC à la production de documentaires audiovisuels s élèvent à 87,0 M et ont bénéficié à projets différents. Ces aides à la production se répartissent entre 8,8 M d aides sélectives, 60,9 M d aides automatiques et 17,3 M d avances. Elles représentent 38,5 % du total des aides à la production audiovisuelle (tous genres confondus). En moyenne, les aides à la production de documentaire couvrent 19,9 % du devis des œuvres en 2012 (20,7 % en 2011). b. Le web COSIP A la faveur du décret n du 1 er avril 2011 modifiant le décret n régissant le fonds de soutien audiovisuel, le CNC a étendu le soutien automatique audiovisuel aux productions financées exclusivement par un site web ou un diffuseur internet sans diffuseur télévisuel. Ce décret permet de financer les programmes destinés à des services web et d accompagner le développement et la production d œuvres audiovisuelles sur internet (web doc, web fiction, captation pour internet, etc.). Le «web COSIP» permet aux producteurs disposant d un compte automatique audiovisuel de le réinvestir sur des œuvres audiovisuelles préachetées par une ou plusieurs plates-formes internet seules, selon des modalités proches de celles des projets déjà aidés par le soutien audiovisuel du CNC, à partir du même compte de soutien du producteur et pour les mêmes genres audiovisuels éligibles qu au soutien automatique. Les œuvres aidées par le «web COSIP» peuvent être «linéaires» ou «non linéaires» dans leur construction ou leur cheminement. Elles sont caractérisées par une durée cumulée, définie comme la «durée de l ensemble des séquences d images animées, sonorisées ou non, composant l œuvre unitaire ou chacun de ses épisodes tels que mis à disposition du public». En 2012, 11 programmes de genre documentaire ont été aidés au titre du «web COSIP» (19 heures). Ils ont reçu un soutien financier s élevant à 284,5 K. Programmes documentaires aidés au titre du «web COSIP» en 2012 Bielutin, la fabuleuse histoire d'une collection Producteur : Seppia Diffuseurs : arte.fr, lexpress.fr Les Artistes contemporains et le chamanisme Producteur : Shoot Again Productions Diffuseur : Dailymotion Tout est vrai Producteur : La Blogothèque Productions Diffuseur : arte.fr Chine : les nouveaux dissidents Producteur : Premières Lignes Télévision Diffuseur : Arte, LCP-AN Happy Inde Producteur : Interscoop Diffuseur : cinefeel.tv Le Destin des Halles de Paris Producteur : Kien Productions Diffuseur : francetv.fr J ai rêvé du Président Producteur : Quark Productions Diffuseur : arte.fr Classic Archives - Martha Argerich Plays Tchaikovsky Producteur : Idéale Audience Diffuseur : Museec (medici.tv) Une heure avant la date Producteur : Point du Jour Diffuseur : arte.fr Viol, les voix du silence Producteur : PMP Diffuseur : france5.fr Ici Séoul, on prépare un nouveau Nord Producteur : Hikari Films Diffuseur : arte.fr 104 Le marché du documentaire en 2012

105 c. Le Fonds d aide à l innovation audiovisuelle Le fonds d aide à l innovation audiovisuelle a été mis en place afin de favoriser la création d œuvres à caractère innovant pour la télévision. Le caractère innovant des projets est apprécié en considération notamment de leur format, de leur dramaturgie et de leur réalisation. L'aide à l écriture s adresse aux auteurs. Elle concerne des projets d œuvres audiovisuelles destinées à la télévision, à l exclusion des courts métrages. L aide au développement est destinée aux entreprises de production dans le but de développer conjointement avec un ou plusieurs auteurs un projet d œuvre télévisuelle à caractère innovant. Les aides à l écriture En 2012, 52 projets de documentaires ont bénéficié d une aide à l écriture pour un montant forfaitaire de par projet (54 projets aidés pour un montant forfaitaire de en 2011). Les aides au développement En 2012, 44 projets de documentaires ont bénéficié d une ou plusieurs aides au développement pour un montant total de (43 projets aidés pour en 2011). Les aides au développement renforcé Ces aides, adressées et versées au producteur, ont pour objectif de soutenir les projets les plus créatifs et les plus singuliers qui, pour rencontrer l adhésion de partenaires financiers et notamment de diffuseurs, ont besoin d aller au-delà du stade du scénario. Elles leur permettent de concourir au financement du tournage et du pré-montage d un nombre limité de projets. En 2012, aucun projet n a été aidé. d. Le Fonds d aide aux projets pour les nouveaux médias Le fonds «nouveaux médias» accompagne les projets les plus innovants portés par des auteurs et des producteurs qui souhaitent intégrer les spécificités de l'internet et/ou des écrans mobiles dans leur démarche artistique. Sa vocation est double. Sur le plan artistique, il s agit d encourager l exploration de nouvelles écritures et de changer le rapport à l image, dans la mesure où le spectateur joue un rôle moteur dans la narration. Sur le plan économique, le fonds incite les nouveaux diffuseurs à investir dans les projets en amont et il permet d imaginer de nouveaux modes de financement et de nouveaux modes de diffusion en adéquation avec les nouveaux usages des médias numériques. A travers des dispositifs d aide à l écriture et au développement ou d aides à la production, le fonds «nouveaux médias» soutient des projets d œuvres audiovisuelles interactives présentant une dimension transmédia (dont la narration est pensée pour différents supports incluant la télévision ou le cinéma) ou exclusivement destinées à des nouveaux écrans connectés (internet et/ou écrans mobiles). En 2012, 71 projets documentaires ont été soutenus (56 en 2011) pour un montant total de 1 919,7 K (1 592,0 K en 2011) dont 17 projets documentaires multisupports. Parmi les 66 projets spécifiquement destinés à internet et / ou aux écrans mobiles, 54 sont des documentaires. Ces chiffres confirment l émergence du web documentaire. Le marché du documentaire en

106 B. Les aides au cinéma Les aides à la production cinématographique de long métrage (aide au développement, avance sur recettes, soutien automatique) ainsi que les aides à la distribution (soutien automatique et aide sélective) sont susceptibles d'être accordées pour les longs métrages documentaires. a. Le long métrage documentaire Les aides au scénario En 2012, concernant le soutien au scénario, trois aides à l'écriture ont été attribuées, pour un montant total de : - L Image manquante, de Rithy Panh - Carré 35, de Eric Caravaca et Arnaud Cathrine - Princesse Zapi, de Laurent Chevallier Les aides au développement Cette aide est destinée à soutenir les producteurs dans cette phase d'investissement à risque que constitue le travail d'écriture sous ses différents aspects : option ou achat de droits d'adaptation cinématographique, écriture, bible graphique. En 2012, deux projets de long métrage documentaire ont été soutenus dans le cadre de l'aide au développement pour un montant total de (un projet pour en 2011) : - Bourdieu, le retour, de Pierre Carles et Annie Gonzalez produit par C-P Productions - Les Bruts, de Philippe Lespinasse produit par C-P Productions Les aides à la production Soutien sélectif (avances sur recettes) Pour l'avance sur recettes avant réalisation, neuf aides ont été attribuées en 2012 à des projets de films documentaires, il s'agit de : - premier collège : Esto es lo que hay, de Léa Rinaldi Comment les chèvres de ma mère sont devenues européennes, de Sophie Audier Zona Franca, de Georgi Lazarevski - deuxième collège : Le Courtil, de Mariana Otero Le Dernier des injustes, de Claude Lanzmann Vendanges, de Paul Lacoste Une histoire birmane, d Alain Mazars Forbach For Ever, de Marie Dumora La Règle du jeu, de C. Bories et P. Chagnard Pour l'avance sur recettes après réalisation, neuf aides ont été attribuées en 2012 à des projets de films documentaires pour un montant moyen de , il s'agit de : - troisième collège : Tahrir place de la liberation, de Stéfano Savona La Nuit nomade, de Marianne Chaud Une fusée dans l'espace, de Khalil Joreige et Joana Hadjithomas 106 Le marché du documentaire en 2012

107 La Dernière Fois que j'ai vu Macao, de Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra da Mata Traviata et nous, de Philippe Béziat Une révolution africaine, de Samir Benchikh Tempête sous un crane, de Clara Bouffartigue Free Angela and All Political Prisoners, de Shola Lynch Sarajeviens, de Damien Fritsch Soutien automatique Le soutien automatique généré par la production cinématographique est calculé au prorata du nombre d entrées du film en salles de cinéma, du montant des ventes de droits de diffusion sur les chaînes de télévision et du chiffre d'affaires généré par son édition sur support vidéo physique. Le montant calculé sur les résultats de ces différents modes d exploitation est pondéré par un coefficient fixé en fonction des dépenses en France, appréciées par l application d un barème de 100 points. Le montant du soutien ainsi généré est destiné à être réinvesti dans la production d'autres films de long métrage de cinéma. Le calcul de ce soutien est déclenché par l'agrément dont les conditions d'octroi (qualification européenne et barème de calcul du soutien financier) ont été adaptées aux conditions de fabrication des films documentaires. 42 films documentaires dont 37 d'initiative française sont agréés en 2012 (37 films documentaires dont 30 d'initiative française en 2011). Le nombre de films documentaires n a jamais été aussi important depuis le début de la décennie. Parmi les 42 documentaires agréés en 2012, sept ont mobilisé du soutien automatique pour le financement de leur production, pour un montant total de 759,3 K. Longs métrages documentaires agréés en 2012 ayant mobilisé du soutien automatique Braddock America Réalisateurs : Gabriella Kessler etjean-loïc Portron Producteur : Program 33 Il était une forêt Réalisateur Luc Jacquet Producteur : Bonne Pioche Cinéma Casses Réalisateurs: Nadège Trebal Producteur : Maia Cinéma La Route du retour Réalisateur Stéphanie Gillard Producteur : Rouge International Le Courtil Réalisateur Mariana Otero Producteur : Archipel 33 Walk Away Renée Réalisateur Jonathan Caouette Producteur : PMP La France à points Réalisateur : Coline Serreau Producteur : Thelma Films Le marché du documentaire en

108 b. Le court métrage documentaire Le CNC attribue, de manière sélective via des commissions spécialisées, des aides financières à la production de films de court métrage (films d'une durée inférieure à une heure destinés à une diffusion en salles), soit à l état de projets (contributions financières), soit après leur réalisation (prix de qualité). Les contributions financières Les contributions financières sont attribuées avant réalisation, en jugeant de la qualité artistique du projet. 12 aides sélectives avant réalisation ont été accordées à des courts métrages documentaires en 2012, pour un montant moyen de par film. 12 aides avant réalisation avaient été accordées à des courts métrages documentaires en Contributions financières accordées à des courts métrages documentaires en 2012 Barak Réalisateur : Producteur : Je fais souvent ce rêve étrange Réalisateur : Producteur : Brûle la mer (titre provisoire) Réalisateurs : L Echappée, à la poursuite d Annie Le Brun Réalisatrice : Producteur : Député Réalisateur : Producteur : La Traversée Réalisateur : Producteur : Le Fils étranger Réalisateur : Pesaro symphonia Réalisateur : Producteur : Sur les pas d Elise Réalisatrices : Producteur : Tirana Réalisateur : Producteur : Les Films de Force Majeure Le Bruit du temps, Messaoud Réalisatrice : Producteur : Un conte de Michel de Montaigne Réalisateur : Producteur : En 2012, 2 courts métrages documentaires ont reçu une aide sélective à la réécriture, pour un montant de par projet Le Temps de vie de l objet dans le cadre Réalisateur : Newsreels : du cinéma anonyme vers des luttes nommées Réalisateurs : Producteur : Les aides au programme d entreprise Les aides au programme d entreprise ont pour objectif de favoriser le développement d'entreprises qui produisent régulièrement, assurent la meilleure diffusion possible des films de court métrage et prennent les risques inhérents à l'activité de découverte et d'accompagnement de nouveaux talents. 108 Le marché du documentaire en 2012

109 En 2012, aucun court métrage documentaire n a reçu cette aide. Un programme a été aidé en Les aides complémentaires à la musique originale Cette aide a pour but de donner à la musique originale la place qui doit être la sienne dans le processus de création cinématographique. Elle associe un réalisateur et un compositeur suffisamment en amont du tournage pour leur permettre une véritable collaboration artistique. En 2012, un court métrage documentaire a bénéficié d une aide complémentaire à la musique originale, pour un montant de : Le Dos rouge, d Antoine Barraud, avec une musique de Bertrand Bonello. Les prix de qualité Les prix de qualité sont délivrés après réalisation et permettent de distinguer les œuvres qui n ont pas bénéficié d aides en tant que projet (contribution financière) et de récompenser la prise de risque du producteur. En 2012, huit courts métrages documentaires ont bénéficié d une aide après réalisation pour un montant moyen de par projet. Aides après réalisation (prix de qualité) accordées à des courts métrages documentaires en 2012 Searching for Hassan Réalisateur : Producteur : Un autre rêve américain / Somewhere to Disappear Réalisateurs : Producteur : Les Bosquets Réalisatrice : Producteur : Novembre Productions Jours de poussière Réalisateur : Producteur : Le Jeune Homme et la mort Réalisateur : Samuel Producteur : Productions Aka Ana Réalisateur : Producteur : La Ligne brune Réalisateur : Producteur : Le Pêcheur de lune Réalisateur : Producteur : En rouge dans la marge C. Images de la diversité La Commission Images de la diversité est un pont entre les missions artistiques et culturelles du CNC et les missions plus sociales de l Agence nationale pour la cohésion sociale et l égalité des chances (l Acsé). Elle ambitionne de repérer et de soutenir des œuvres cinématographiques et audiovisuelles qui, à la faveur d un scénario singulier et d une réalisation de qualité, témoignent de la diversité de notre société et la valorisent. En 2012, une seule commission Images de la diversité s est tenue. 15 projets ont été soutenus pour un montant total de (130 projets pour en 2011). 9 sont des projets de documentaires (67 en 2011) : - 6 documentaires audiovisuels pour un total de documentaires cinématographiques totalisant un soutient de Le marché du documentaire en

110 D. Les aides transverses à la production, à la vidéo et aux industries techniques a. Les aides aux nouvelles technologies en production L'aide aux nouvelles technologies en production accompagne la prise de risque des producteurs d'œuvres cinématographiques ou audiovisuelles qui produisent des œuvres en relief ou qui font appel à des technologies numériques innovantes (effets spéciaux numériques, images de synthèse, mises au point de procédés spécifiques). De manière générale, les subventions sont accordées en considération du caractère innovant des techniques auxquelles il est fait appel et de l adéquation de l utilisation de ces techniques au projet artistique proposé. En 2012, 61 projets ont été soutenus pour un montant global de 5,66 M. 19 projets concernent des documentaires aidés pour un montant global de 1,65 M. b. Les aides à la vidéo physique et à la demande Le soutien financier à l'édition de vidéogrammes destinés à l'usage privé du public est accordé sous deux formes : automatique ou sélective. Le soutien automatique à la vidéo physique Le soutien automatique à l édition vidéo vise à soutenir les bénéficiaires pour l achat de droits d exploitation vidéo de films français récents. Il est généré au prorata du chiffre d affaires (avec un taux de génération de 4,5 %) que l éditeur a précédemment réalisé sur des films dits «générateurs», c est-à-dire des films de long métrage français agréés et sortis en salles depuis moins de six ans ou des programmes de courts métrages. Un projet de documentaire a mobilisé du soutien automatique à l édition vidéo en 2012 (comme en 2011) : Grandpuits et petites victoires (Les Mutins de Pangée), pour un montant de Le soutien sélectif à la vidéo physique Le soutien sélectif à la vidéo physique encourage l'édition vidéo sur DVD et Blu-ray. Il vise à favoriser l édition d œuvres à caractère culturel, tous genres et formats confondus (fiction, documentaire, animation, captation de spectacle vivant, long métrage de cinéma, court métrage, etc.) et quelle que soit la nationalité de l œuvre. Le soutien financier sélectif à la vidéo physique comprend deux volets : l aide unitaire, qui permet aux éditeurs de présenter des projets spécifiques d édition répondant au mieux aux principaux critères d attribution de l aide et l aide au programme éditorial, qui permet aux éditeurs d obtenir un soutien financier pour l ensemble de leur ligne éditoriale annuelle. En 2012, 822 projets d édition ont bénéficié d une aide sélective à la vidéo (unitaires et programmes confondus) pour un montant total de 4,22 M. 214 sont des projets d édition d œuvres documentaires. Le soutien financier relatif à ces dossiers s élève à 691 K. Le soutien sélectif à la vidéo à la demande (VàD) En cohérence avec le soutien sélectif à la vidéo physique, le CNC encourage désormais le développement du marché de la vidéo à la demande (VàD) à travers deux dispositifs de soutien 110 Le marché du documentaire en 2012

111 : une aide sélective au programme éditorial VàD destinée aux détenteurs de droits VàD et aux éditeurs de services de VàD et une aide sélective unitaire à l'exploitation en VàD, uniquement pour les détenteurs de droits VàD. En 2012, 5 dossiers d aide au programme éditorial d un détenteur de droits VàD (9 dossiers en 2011) et 14 dossiers d aide au programme éditorial d un éditeur de service de VàD (23 dossiers en 2011) ont été soutenus pour un montant global de 0,7 M (1,2 M en 2011). Parmi ces projets, 13 concernaient des catalogues contenant exclusivement ou pour partie des documentaires (15 projets en 2011). Ils ont été aidés pour un montant global de 423 K (501 K en 2011). 17 documentaires ont fait l objet d une aide unitaire à la VàD dans le cadre de l aide sélective unitaire à l édition vidéo physique en 2012 pour un montant total de Par ailleurs, 50 documentaires ont bénéficié en 2012 d'un complément d'aide à la VàD dans le cadre du soutien sélectif au programme éditorial vidéo physique, pour un montant total de (complément d aide qui a depuis été remplacé par l aide au programme éditorial VàD). c. Le soutien à la recherche et à l innovation en audiovisuel et multimédia (RIAM) Le soutien à la recherche et à l innovation dans les secteurs de l audiovisuel et du multimédia s est développé avec la mise en place du réseau RIAM (Réseau recherche et innovation en audiovisuel et multimédia) en Depuis juillet 2007, l'action du réseau RIAM s'appuie sur un appel à projets commun entre le CNC et OSEO, qui a vocation à soutenir les projets de R&D portés par les PME du secteur sur l ensemble des thématiques de l audiovisuel et du multimédia, et en particulier les traitements innovants des images et du son, le jeu vidéo, la distribution numérique, la vidéo à la demande et la télévision interactive. Le RIAM permet de soutenir toutes les phases d un projet d innovation, depuis l étude de faisabilité jusqu à la phase finale de développement. Les projets retenus bénéficient généralement d un financement mixte en avance remboursable sur fonds OSEO et en subvention sur fonds CNC. En 2012, 33 projets ont été soutenus par le RIAM (22 projets en 2011) dont un documentaire (un projet en 2011). E. L exportation, la promotion En 1995, le CNC a mis en place une aide permettant aux producteurs et aux distributeurs d utiliser des outils performants pour commercialiser leurs programmes à l étranger. Cette aide est accordée à des œuvres audiovisuelles de fiction, d animation, à des documentaires et à des enregistrements de spectacles éligibles au compte de soutien. Elle est destinée à financer en partie le doublage, le sous-titrage et éventuellement le reformatage des œuvres ainsi que la fabrication d instruments de promotion (plaquettes, bandes de démonstration, etc.). a. Les aides à l exportation de programmes audiovisuels Ces aides sont attribuées de manière sélective. Elles concourent notamment au financement des frais de doublage, de sous-titrage en version étrangère, de fabrication de bandes de Le marché du documentaire en

112 démonstration et de supports promotionnels y compris sous forme électronique, d achat d espaces publicitaires dans la presse professionnelle spécialisée ainsi qu aux frais de reformatage et de transcodage des œuvres audiovisuelles. En 2012, les projets de documentaires présentés par 41 sociétés de production ou de distribution ont bénéficié de ce mécanisme pour un montant total de 544 K (40 sociétés pour 532 K en 2011). b. Les aides à l exportation de films cinématographiques Les aides sélectives à l exportation de films cinématographiques s articulent autour de quatre dispositifs : l aide à la prospection à l étranger, l aide à la distribution, les aides au doublage et au sous-titrage et l aide aux «overlays» (sous-titrage en espagnol). L'aide à la prospection des marchés étrangers a pour objectif de soutenir la promotion à l international des films français mise en place par les exportateurs. L aide à la distribution a pour vocation de contribuer au renforcement de la qualité des stratégies de distribution des films français à l étranger. Selon le film distribué et le territoire concerné, l aide a vocation à offrir un effet de levier commercial et financier à la présence des films français et à favoriser leur émergence. Les aides au doublage et au sous-titrage ont pour objet de soutenir la réalisation d un soustitrage ou d un doublage en anglais afin de favoriser la prospection des marchés à l étranger pour un film donné. Enfin, l aide aux «overlays» consiste à prendre en charge, pour un film exporté en Amérique latine hispanophone, la fabrication de l overlay band (bande grande longueur) en espagnol neutre. Cette aide est plafonnée à par overlay. Entre 2003 et 2012, films cinématographiques ont bénéficié d une ou plusieurs aides sélectives à l exportation, pour un montant total de 28,20 M, soit en moyenne par film. Les aides à l exportation de films cinématographiques total 1 films aidés aides accordées (M ) 2,82 2,97 2,77 2,00 2,15 2,80 2,98 2,77 3,23 3,72 28,2 aide moyenne par film ( ) Le nombre total de films est différent de la somme des nombres annuels car certains films sont soutenus au titre de plusieurs années. Parmi les films aidés à l exportation entre 2003 et 2012, 121 sont des longs métrages documentaires, soit 8,7 % de l ensemble. Ces films reçoivent plus de 1,07 M sur la période. Ils captent ainsi 3,8 % du total des aides distribuées. En moyenne, les documentaires sont soutenus à hauteur de par titre entre 2003 et 2012, soit moins de la moitié de l aide moyenne tous genres confondus. En 2012, 20 longs métrages documentaires ont bénéficié d une aide à l exportation pour un montant total de 82,2 K. Le poids du documentaire dans l attribution des aides à l exportation recule tant en nombre de films (7,6 %, contre 10,3 % en 2011) qu en subventions accordées (2,2 %, contre 3,1 % en 2011). 112 Le marché du documentaire en 2012

113 Les aides à l exportation de documentaires cinématographiques total 1 films aidés % du nombre tous genres 2,6 6,5 6,5 4,4 7,4 8,4 10,5 11,3 10,3 7,6 8,7 aides accordées (K ) 132,9 75,1 178,1 22,7 39,3 102,7 144,9 193,6 99,0 82,2 107,1 % des aides tous genres 4,7 2,5 6,4 1,1 1,8 3,7 4,9 7,0 3,1 2,2 3,8 aide moyenne par film ( ) Le nombre total de films est différent de la somme des nombres annuels car certains films sont soutenus au titre de plusieurs années. c. La promotion Pour aider à faire connaître les œuvres françaises et soutenir la présence des producteurs français sur les marchés du film documentaire, le CNC participe à plusieurs manifestations. Une aide est également apportée à TV France International et Unifrance Films pour faciliter la présence des producteurs et distributeurs français sur les marchés internationaux, ainsi que les contacts avec les diffuseurs étrangers. F. Le documentaire au CNC : contacts Direction de l audiovisuel et de la création numérique Directeur : Guillaume BLANCHOT Directeur adjoint : Ludovic BERTHELOT Service du soutien au documentaire Chef de service : Claudine MANZANARES 3 rue Boissière Ŕ Paris Cedex 16 Téléphone : Télécopie: Service du jeu vidéo et de la création numérique Chef de service : Valérie BOURGOIN 3 rue Boissière Ŕ Paris Cedex 16 Téléphone : Télécopie: Direction du cinéma Directeur : Olivier WOTLING Directeurs adjoints : Valérie LEPINE-KARNIK, Lionel BERTINET Service du soutien à la production et à la distribution Chef de service : Jean-Luc DOUAT 12 rue de Lübeck Ŕ Paris cedex 16 Téléphone : Télécopie : Le marché du documentaire en

114 Service des aides sélectives à la production et à la distribution Chef de service : Rafaële GARCIA 11 rue Galilée Ŕ Paris cedex 16 Téléphone : Télécopie : Direction de l innovation, de la vidéo et des industries techniques Directeur : Igor PRIMAULT Service des industries techniques et de l innovation Chef de service : Baptiste HEYNEMANN 11 rue Galilée Ŕ Paris cedex 16 Téléphone : Télécopie : Service de la vidéo physique et en ligne Chef de service : Laëtitia FACON 11 rue Galilée Ŕ Paris cedex 16 Téléphone : Télécopie : Direction de la création, des territoires et des publics Directrice : Anne COCHARD Service de la création Chef de service : Valentine ROULET 11 rue Galilée Ŕ Paris cedex 16 Téléphone : Télécopie : Département réalisation et production (courts métrages) Chef du département : Morad KERTOBI 11 rue Galilée Ŕ Paris cedex 16 Téléphone : Télécopie : Direction des affaires européennes et internationales Directeur adjoint : Michel PLAZANET Département exportation Catherine JOUEN 3 rue Boissière Ŕ Paris Cedex 16 Téléphone : Télécopie : Le marché du documentaire en 2012

115 les études du CNC le marché du documentaire en 2012 télévision et cinéma, production, diffusion, audience une publication du Centre national du cinéma et de l image animée 12 rue de Lübeck Paris Cedex 16 direction des études, des statistiques et de la prospective 3 rue Boissière Paris Cedex 16 tél fax : édité par la direction de la communication conception graphique couverture Anaïs Lancrenon & Julien Lelièvre impression Stipa juin 2013

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