Risques bancaires et transferts de risques

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Risques bancaires et transferts de risques"

Transcription

1 EXPERTISES Risques bancaires et transferts de risques par Michel Aglietta N

2 Risques bancaires et transferts de risques par Michel Aglietta Professeur des Universités-Paris X Conseiller économique de Groupama Asset Management

3 GROUPAMA ASSET MANAGEMENT Collection Expertises Directeur de la publication : Laurent Berrebi Dépôt légal : août 2003 ISSN : en cours

4 Préface Aujourd hui, dans un environnement économique et financier tourmenté à faible visibilité, les acteurs financiers ont plus que jamais besoin d analyses sur les questions fondamentales qui les préoccupent et qui ont des implications directes sur l appréciation des marchés. Pour répondre à ce besoin, Groupama Asset Management crée la collection Expertises. Les travaux de fond menés par nos équipes de recherche et notre indépendance d esprit nous permettent d apporter des réponses, même sur les sujets les plus délicats. L approche est résolument concrète et pratique et non académique, car notre volonté est de rendre la lecture de ces études accessible à la plus grande partie des lecteurs, même celles qui font appel aux notions théoriques les plus complexes. Elle se fixe donc de satisfaire les critères de ce qui fonde pour nous le travail bien fait : compétence, sérieux, impartialité et accessibilité. Nous inaugurons la collection avec un sujet brûlant pour les places financières et sur lequel nous travaillons depuis le début 2003 : les produits de transfert de risques bancaires. Même les agences de notation s y intéressent de très près, au vu de la publication début juillet d un rapport de Standard and Poor s consacré aux produits dérivés. Dans une optique de long terme, ces produits autorisent une meilleure allocation du risque entre les acteurs et préservent ainsi le système bancaire. Ne faut-il pas d ailleurs y voir l une des principales raisons pour lesquelles le système bancaire américain est toujours en excellente santé et les États-Unis absorbent jusqu à présent mieux les chocs économiques que dans le passé? 1

5 Cependant, tout n est pas rose, loin de là. Les risques de contrepartie sont en quantité bien plus importante aujourd hui qu au début de la décennie 90 du fait d une situation financière bien pire des entreprises et des ménages. Et, dans une période continue de baisse des taux longs depuis 2001, le coût de l option gratuite attribuée aux ménages américains pour leurs renégociations de leurs crédits immobiliers est considérable. Il convient alors de se poser les questions suivantes : Comment les banques se sont-elles débarrassées du risque? Où ce risque se trouve-t-il et qui le détient? Ces produits ont-ils favorisé l explosion des crédits à la fin de la décennie 90 sur des emprunteurs de mauvaise qualité? Ont-ils été suffisamment appréciés et analysés par le porteur final à la recherche de rendements plus élevés? Sontils à l origine d une instabilité plus grande des marchés, notamment en période de crise? Et les défaillances éventuelles sont-elles supportables ou peuventelles entraîner un risque systémique? Finalement, à l heure où Freddie Mac et Fannie Mae défrayent la chronique, ne sommes-nous pas dans un type de crise tout à fait nouveau où les banques seront les derniers agents économiques à être touchés, une fois que les autres investisseurs n auront plus les capacités financières suffisantes pour absorber le risque dont elles se déchargent aujourd hui? Michel Aglietta, professeur à l université Paris X Nanterre et conseiller économique de Groupama Asset Management, spécialiste de grande renommée des marchés monétaires et financiers, répond à ces questions dans son style clair et rigoureux. Nous ne doutons pas que cette étude apportera sa contribution au débat qui s ouvre. Francis Ailhaud Président du Directoire 2

6 Résumé Depuis l année 2001 les banques européennes ont subi une baisse sévère de leurs résultats nets, alors que les banques américaines ont mieux tiré leur épingle du jeu. L environnement économique bien plus favorable dans les années 1990 et les réformes prudentielles introduites aux États-Unis à la suite de la crise immobilière de expliquent seulement une partie de ces différences. La politique monétaire américaine bien plus réactive à la baisse boursière et à la dégradation de la qualité des crédits en explique une autre part. Mais les performances contrastées invitent à une réflexion sur l exposition au risque et sur l aptitude à le gérer selon les structures bancaires. On sait que le crédit intermédié domine toujours en Europe continentale et que la banque universelle est la structure dans laquelle les banques cherchent à s adapter à l essor de la finance de marché. Le système américain est, au contraire, largement fondé sur le financement direct de marché, sur la titrisation des crédits bancaires et sur le développement des techniques de transferts de risques des banques aux non-banques via les marchés dérivés. La question est alors celle de la vulnérabilité de ces deux logiques d intériorisation ou d extériorisation du risque aux fluctuations cycliques globales et à la volatilité des marchés financiers. La fragilité financière se trouve dans des processus qui entraînent l interdépendance des risques, susceptible de provoquer leur autorenforcement endogène, alors que du point de vue des établissements financiers, ce sont des techniques censées les diversifier et les disséminer. On met en évidence cette interdépendance dans le financement du logement aux États-Unis, où la titrisation par les agences spécialisées relie étroitement le financement du 3

7 logement au marché mondial des capitaux et peut ainsi entretenir des bulles spéculatives. On montre aussi que la recherche de protection bancaire contre le risque de crédit par les produits dérivés tend à dégrader la qualité de l évaluation du risque de crédit. Les chaînes de transfert qui vont essentiellement des banques aux compagnies d assurances sont vulnérables à la dégradation macroéconomique des entreprises support du risque. Car la simultanéité des événements de crédit met les preneurs de risque en difficulté et les force à vendre des titres dans des marchés baissiers, ce qui en retour réagit défavorablement sur la notation des entreprises et sur les spreads de crédit. Un cercle vicieux se noue par l incapacité des preneurs de risque à en supporter la réalisation. 4

8 INTRODUCTION Les raisons de s intéresser aux banques Depuis l automne 2002, la presse spécialisée s est fait l écho d une détérioration de la qualité du crédit porté par les banques. Les agences de notation ont dégradé des groupes bancaires de très grande taille des deux côtés de l Atlantique ou les ont placés sous surveillance. J. P. Morgan Chase aux États-Unis, les trois grandes banques allemandes (Deutsche Bank, Dresdner Bank, Commerzbank), ABN-Amro aux Pays-Bas, les banques espagnoles SCH et BBVA, le Crédit Suisse et d autres banques européennes célèbres sont dans le collimateur des agences de notation. Les marchés boursiers ont surréagi à ces migrations de notations. Les valeurs bancaires qui avaient bien résisté jusque-là au ralentissement économique et aux difficultés financières des entreprises ont chuté de manière spectaculaire et largement indifférenciée. De leur côté, les spreads de taux sur les instruments de couverture des risques bancaires ont fait des bonds, notamment parmi les banques allemandes, suisses et espagnoles. Certes ces mouvements violents des marchés s inscrivent dans un climat de pessimisme profond où les mauvaises nouvelles font immédiatement l objet d une interprétation négative commune des participants et sont donc répercutées dans des prix en baisse. Cependant, ce sont peut-être des indicateurs d une aggravation des difficultés économiques dans la phase du cycle financier que nous vivons. L expérience historique nous enseigne, en effet, que les crises bancaires ne se produisent pas (lorsqu elles se produisent) au moment du retournement des prix des actifs financiers, mais avec un retard de plusieurs trimestres, voire de plusieurs années. C est ainsi que la crise financière a débuté 5

9 en octobre 1929, d une manière classique par l éclatement de la crise boursière. À la mi-1930, la récupération de l activité économique semblait en bonne voie lorsqu une première vague de faillites bancaires est intervenue, accentuant fortement les forces récessives. Deux autres vagues de faillites bancaires à l automne 1931 et à l hiver ont transformé la récession en dépression catastrophique. Plus près de nous, le Japon offre un exemple éloquent. Les banques japonaises détenaient d importants portefeuilles d actions et de crédits avec des collatéraux immobiliers à la fin des années Les cours boursiers se sont retournés au dernier trimestre 1989 et les prix immobiliers quelques mois plus tard. Mais la première grande contraction du crédit bancaire n est apparue qu au cours du second semestre de l année 1992 et surtout en La deuxième phase, qui a enfoncé l économie dans le marasme et la déflation dont elle est encore prisonnière, a commencé fin 1997 en même temps que la crise asiatique. Il y a de multiples raisons au retard de la perception des difficultés bancaires. La sensibilité des banques aux variations du prix des actifs n est pas facile à estimer, parce que la plus grande partie du bilan bancaire n est pas en valeur de marché. L appréciation d une trop grande vulnérabilité des banques au risque de crédit est pratiquement impossible de l extérieur, parce qu on ne sait pas définir a priori un seuil de surendettement des débiteurs, avant qu il ne se révèle dans les difficultés à honorer les engagements sur les crédits passés et à les renouveler dans de bonnes conditions. Ainsi, l asymétrie d information dont disposent les banques à l égard de leurs clients vis-à-vis des autres investisseurs joue en leur faveur tant que les prêts à problème ne sont pas révélés publiquement. Ces difficultés à évaluer la situation financière des banques se sont récemment amplifiées avec l usage des techniques de transfert de risques. Ces techniques consistent à dissocier les financements (flux de fonds) 6

10 INTRODUCTION et les risques supportés par les crédits. Il en résulte que les bilans sont trompeurs quant au niveau et à la nature des risques portés par les banques. Corrélativement, des chaînes de transfert du risque de crédit se sont répandues dans les systèmes financiers. Elles font porter par des non-banques des risques de crédit qu elles n ont pas elles-mêmes évalués, sans que l on connaisse bien la capacité de ces institutions financières à les absorber sans dommage pour l économie globale. Ces questions nouvelles ont des conséquences pour estimer l ampleur et la durée de l ajustement financier en relation étroite avec l orientation de la politique monétaire. Car les crises bancaires doivent être stoppées dès leur amorce sous peine de dégrader fortement la situation économique. En effet, des banques en mauvaise santé deviennent très restrictives dans la distribution des crédits. Elles réduisent sensiblement l efficacité de la politique monétaire et augmentent les coûts de l intermédiation financière. Tels sont en tous cas les enseignements des crises bancaires. Il n est pas sûr que les innovations dans la gestion du risque modifient sensiblement ce constat. Nous nous attacherons donc à dresser un état de la situation des banques américaines et européennes dans une première partie. Nous nous intéresserons aux transferts de risque entre banques et non-banques et à leurs conséquences possibles dans une seconde partie. 7

11 Situation des banques américaines et européennes : regards croisés Il n est pas facile d avoir un point de vue synthétique sur la situation du secteur bancaire tant les banques sont hétérogènes par leur taille et par leur participation aux activités financières. Aux États-Unis toutefois, la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation) dresse des bilans trimestriels. En Europe, l information est plus dispersée. Elle vient des banques centrales ou des organes de supervision et de la profession elle-même. On cherchera à mettre en évidence les facteurs macroéconomiques qui affectent la situation financière des banques à des degrés différents selon les pays, puis les différences structurelles qui expliquent les disparités de rentabilité, enfin les risques latents qui motivent le regain d inquiétude actuel. Les facteurs macroéconomiques Le retournement du cycle économique et financier depuis le second semestre 2000 n a pas été homogène entre les États-Unis et l Europe. La corrélation la plus forte s observe entre les indices boursiers. Le coefficient de corrélation entre le S&P 500 et l Euro Stoxx 50 est passé de 0.60 à la fin 2000 à un plateau élevé entre 0.75 et 0.77 de fin avril 2001 à fin juin 2002, pour atteindre 0.83 à la fin octobre La corrélation de la production industrielle entre les États-Unis et les principaux pays de l UEM (Allemagne, France, Italie) a atteint 0.80 en moyenne dans les années Mais le secteur des ménages a connu un dynamisme supérieur aux États-Unis, de sorte que le PIB a crû plus vite en 2002 après un fléchissement plus accusé au cours de Il s ensuit que l évolution du crédit aux sociétés privées a subi un très fort ralentissement 8

12 Situation des banques américaines et européennes : regards croisés des deux côtés de l Atlantique et même une baisse absolue aux États-Unis, tandis que le crédit aux ménages et aux petites entreprises a été influencé par les conditions locales de la demande. En outre, le financement par titres étant beaucoup plus développé aux États-Unis, des substitutions entre crédit bancaire et dette de marché bénéficient à un plus grand nombre d agents non financiers qu en Europe. CRÉDITS À LA CONSOMMATION (CA, en %) ROYAUME-UNI ÉTATS-UNIS ZONE EURO D M J S D M J S D M J S D M J S D M CRÉDITS IMMOBILIERS (CA, en %) ZONE EURO ÉTATS-UNIS ROYAUME-UNI 2 0 D M J S D M J S D M J S D M J S D M

13 CRÉDITS AUX ENTREPRISES (CA, en %) ROYAUME-UNI ZONE EURO ÉTATS-UNIS D M J S D M J S D M J S D M J S D M Les banques ont donc été affectées différemment selon la répartition de leurs activités en banque de détail, financement des sociétés, banque d affaires et de marché, gestion d actif et assurance-vie. Entre les principaux pays européens, la croissance des prêts accordés par les systèmes bancaires est fortement contrastée : la décélération a été très forte en France, en Italie et surtout en Allemagne depuis le retournement conjoncturel de 2000, le dynamisme du crédit s est maintenu au contraire, en Espagne et au Royaume-Uni (tableau 1). TABLEAU 1. LA CROISSANCE DES PRÊTS ANNUELS ACCORDÉS PAR LES SYSTÈMES BANCAIRES (en %) Pays France Allemagne Italie Espagne Royaume-Uni Zone euro Source : Schroder Salomon Smith Barney, Industry report, janvier

14 Situation des banques américaines et européennes : regards croisés L opposition entre les deux catégories de pays se trouve essentiellement dans la banque de détail. La vigueur du marché immobilier en Espagne et au Royaume-Uni a soutenu le volume du crédit. La baisse du crédit en Allemagne vient de la mauvaise situation financière des PME qui s ajoute à des dépenses des ménages atones. Les banques françaises et italiennes sont dans des positions intermédiaires. Mais les revenus des banques dépendent aussi directement des marchés boursiers. C est dans l année 2002 que les revenus des banques européennes se sont fortement détériorés. La baisse a été de 3% en tenant compte du Royaume-Uni et de 5% pour la zone euro. Ce sont les revenus de la banque d affaires qui ont le plus souffert de la baisse boursière, laquelle a laminé les commissions en stoppant les fusions et les introductions nouvelles en Bourse. Plus généralement, toutes les activités des banques dépendant des variations des prix de marché ont été affectées. Or, les banques universelles européennes qui détiennent et négocient des actions y sont plus sensibles que les banques américaines qui, hormis les plus grandes, n en détiennent pas. Enfin les profits des banques peuvent être plus affectés que leurs revenus si la qualité des crédits se dégrade. Aux États-Unis, les prêts non performants se sont multipliés depuis 2001 dans les entreprises industrielles et commerciales. La combinaison de la baisse des profits et de l endettement excessif a accru sensiblement les taux de perte sur ce type de prêts. Mais d après la FDIC, ces pertes concernent essentiellement la répercussion sur les grandes banques (de plus de un milliard de dollars d actifs) de la dégradation des situations financières des grandes entreprises. À la fin du premier semestre 2002, cette catégorie de prêts représentait 25% du total des prêts bancaires et 32% des pertes sur crédits. Les pertes ont été concentrées parmi les firmes notées dans les échelons speculative grade 11

15 qui ont rencontré de grosses difficultés à refinancer leurs dettes à cause du durcissement des conditions de crédit (hausse des primes de risque accompagnée de rationnement). Néanmoins, la rentabilité globale du système bancaire a résisté parce que les banques ont su gérer activement leurs risques et parce qu elles ont bénéficié d un environnement monétaire favorable. La réaction a porté sur la diminution des coûts opérationnels et le transfert des risques. Le soutien de la politique monétaire a permis à la fois la progression du crédit aux ménages, et l augmentation du PNB bancaire grâce à l accroissement de la pente de la courbe des taux. Enfin, les banques américaines étaient solidement capitalisées grâce aux profits accumulés pendant les années fastes de la décennie 1990 et aux nouvelles dispositions de l assurance des dépôts (Federal Deposit Insurance Corporation Improvement Act) qui ont incité les banques à renforcer leurs fonds propres. C est pourquoi le système bancaire dans son ensemble est bien plus robuste que lors de la récession du début des années À l époque, le ratio des prêts non performants au total des prêts du système bancaire était passé de 3% à 4.1%. Entre 2000 et 2002, il est passé de 1% à 1.55%. Les données américaines sur les prêts non performants permettent une analyse comparée de la détérioration de la qualité des prêts dans les deux périodes par taille de banque et par origine de la variation. Elle distingue, en effet, la dégradation du ratio global due aux changements de la qualité des prêts au sein des banques (effet interne) de la dégradation due à la modification des parts de marché entre les banques (effet de réallocation). Ce second effet résulte de ce que les banques qui prennent plus de risques peuvent accroître leur part dans le total des prêts bancaires. Le tableau 2 ci-après montre que l effet interne a dominé dans les deux périodes. 12

16 Situation des banques américaines et européennes : regards croisés TABLEAU 2. DÉCOMPOSITION DE L AUGMENTATION DU RATIO DES PRÊTS NON PERFORMANTS DES BANQUES AMÉRICAINES DANS DEUX PÉRIODES DE DÉTÉRIORATION DE LA QUALITÉ De 1988 à 1991 De 1999 à 2002 Variation en % 1988 : : : : 3 Variation totale Effet de réallocation Effet interne Dont : Grandes banques Banques moyennes Petites banques Source : FRB of NY, Current Issues, vol. 9, n 4, avril La concentration du risque sur les grandes banques est très nette dans les difficultés financières contemporaines. Elles font surtout des prêts industriels et commerciaux (domestiques et étrangers) qui ont été au cœur du retournement économique depuis l an La baisse de qualité sur cette catégorie représente 85% de l accroissement des prêts non performants des grandes banques. En revanche l absence de retournement immobilier résidentiel et la croissance maintenue de la consommation ont préservé les autres catégories de banques d une baisse significative de la qualité de leurs prêts. Cela contraste avec la récession de 1991 qui avait été déclenchée par le retournement du marché immobilier sur lequel les banques régionales moyennes étaient très engagées. En Europe, on ne dispose pas d informations aussi fines sur la qualité des prêts bancaires. Lorsque l accroissement du risque est mesuré par l augmentation des provisions pour mauvaises dettes, la plus forte détérioration s est produite en Italie et surtout en Allemagne à cause des faillites nombreuses des PME. Les grandes banques allemandes ont le plus souffert parce que les pertes sur les mauvaises dettes ont été amplifiées par la fonte des gains en capital sur leurs détentions d actions. 13

17 Le tableau 3A récapitule les changements dans les comptes d exploitation bancaires et les provisions, aboutissant aux variations du résultat net du premier semestre 2001 au premier semestre On remarque surtout l opposition entre les États-Unis et l Allemagne en terme de PNB et l effort énorme de compression des coûts des banques allemandes qui leur permet de conserver une augmentation du RBE voisine de la moyenne des banques américaines. Mais la dégradation de la qualité des crédits et les moins-values sur les actions détenues sont telles en Allemagne que le quasi-doublement des provisions fait plus qu absorber le RBE, provoquant une baisse sévère du résultat net. Aux États-Unis, les revenus évoluent de manière assez homogène entre les grandes banques et la moyenne du système bancaire. C est la rationalisation des coûts qui permet aux grandes banques d avoir un RBE supérieur. Des données plus récentes peuvent être rassemblées dans le tableau 3B pour les grandes banques européennes en La baisse sévère des Bourses au cours de l année 2002 a provoqué une contraction généralisée des revenus dépendant des performances des marchés d actions. Cela a affecté défavorablement le PNB des banques européennes qui, hormis les anglaises, sont des banques universelles. Cependant, les grandes banques françaises continuent à bénéficier de prêts soutenus dans leurs réseaux de clientèle de détail couplés à la rémunération non concurrentielle des comptes de dépôts. En revanche, les banques des autres grands pays de la zone euro ont subi à la fois la contraction des crédits et l érosion des marges d intérêts avec la diminution des taux courts. Cette situation française particulière a dû justifier le retard pris dans la chasse aux coûts d exploitation, alors que les banques allemandes et espagnoles ont poursuivi leurs efforts de rationalisation. Les conséquences sur le RBE en sont spectaculaires, puisque les banques allemandes enregistrent la meilleure progression et les banques françaises la plus grande détérioration. 14

18 Situation des banques américaines et européennes : regards croisés La baisse des revenus des banques allemandes a été la plus importante. Elle s est produite sur une rentabilité déjà faible dans les années On sait que les banques allemandes jouent un très grand rôle dans le financement des PME industrielles qui sont traditionnellement le fer de lance de l économie allemande. Elles ont noué des relations de long terme qui garantissent des lignes de crédit aux entreprises au-delà des avatars de la conjoncture. Or, les PME allemandes ont beaucoup souffert de la surévaluation du change et des difficultés d ajustement de l économie allemande après la Réunification. Lorsque le cycle financier global s est retourné en 2001, ces entreprises ont subi une contraction de leur marché qui a mis leur solvabilité en doute. Les banques ont dû renoncer à leurs relations coutumières avec ces entreprises. Il en a résulté une forte contraction à la fois de la demande et de l offre de crédit, qui ont provoqué une réduction massive des revenus d intérêt. Comme le produit net bancaire, les provisions pour pertes potentielles ou réalisées sur les crédits et pour dépréciation d actifs ont été très inégales selon les pays. Les banques dont les provisions ont le plus progressé et dont les montants sont hauts par rapport au RBE ont subi un effet dévastateur sur le résultat net. Les baisses sont généralisées, mais provoquées par des causes différentes : pertes en Amérique latine pour les banques italiennes et surtout espagnoles, défauts d entreprises et contre-coup de la débâcle des filiales d assurance-vie et de réassurance en Allemagne. Pour préserver le ratio de capital, les établissements qui ont enregistré des très fortes réductions du résultat net ont cédé des actifs et procédé à des restructurations d activités. La Banque centrale européenne apporte des informations complémentaires pour le système bancaire agrégé de la zone euro dans un rapport récent (février 2003) sur la stabilité du système bancaire en Europe. L étude montre comment le ralentissement de la croissance des prêts, la détérioration de leur 15

19 qualité et la baisse des bourses, ont affecté la profitabilité des banques selon leur taille. Le tableau 4 indique les revenus, les coûts et les profits (en % du total des actifs) par classe de taille. On remarque que les petites banques, avec leurs clientèles de ménages et de PME, bénéficient d avantages de proximité qui leur donnent des marges d intérêts et des commissions élevées. Leur taux de revenu est très supérieur à celui des autres banques. Mais on remarque que, conformément à la théorie, il y a des rendements d échelle limités dans la banque. Les charges d exploitation sont à peu près les mêmes pour les banques moyennes et pour les grandes banques. Ils sont plus élevés dans les petites banques qui ont donc moins de possibilités de rationaliser leurs coûts. Surtout, les provisions pour risques, pèsent beaucoup plus lourd dans les petites banques lorsque la qualité des crédits se dégrade. En l espèce, c est surtout la détérioration financière des PME allemandes qui se reflète sur les provisions des banques régionales allemandes. Ce sont pourtant les grandes banques qui provisionnent le plus. Mais à l opposé de la situation américaine, ce sont les petites banques qui portent une part plus élevée des risques de mauvaise qualité par rapport au total des crédits ou des fonds propres (tableau 5). La comparaison des incidences sur les banques de la dégradation des conditions macroéconomiques fait donc apparaître l importance des structures financières dans l absorption des pertes liées aux excès antérieurs du crédit. On s attachera ci-dessous à évaluer l efficacité des actions sur les structures qui s attachent à diminuer le niveau de risque. Les transferts de risque des banques aux non-banques seront étudiés dans une seconde partie. 16

20 Situation des banques américaines et européennes : regards croisés TABLEAU 3A. REVENUS ET PROFITS BANCAIRES (variation 1 er semestre 2002 / 1 er semestre 2001 en %) Pays Intérêts Autres PNB Coûts RBE Provisions Résultat nets revenus net France Allemagne Italie Espagne Royaume-Uni États-Unis (FDIC) États-Unis (big14) Source : FDIC et CA. TABLEAU 3B. ÉVOLUTION DU COMPTE D EXPLOITATION DES GRANDES BANQUES EUROPÉENNES (variation fin d année 2002 / fin d année 2001 en %) Pays (nombre Intérêts Autres PNB Coût RBE Provisions Résultat de banques) nets revenus d exploitation net France (4) Allemagne (4) Italie (6) Espagne (3) Royaume-Uni (7) Europe (48) Source : CA, Rémy Contamin, Perspectives n 67, mai

21 TABLEAU 4. REVENUS, COÛTS ET PROFITS DE BANQUES EUROPÉENNES PAR TAILLE (en % du total des actifs au 31 décembre 2001) Banques Revenus Dépenses RBE Provisions Profits avant impôts Grandes Moyennes Petites Total Source : EU banking sector fragility, ECB, février TABLEAU 5. ACTIFS NON PERFORMANTS ET PROVISIONS DES BANQUES EUROPÉENNES (en % au 31 décembre 2001) Banques Total Grandes Moyennes Petites Actifs non performants et douteux/prêts et avances Actifs non performants et douteux/fonds propres Provisions/Actifs non performants et douteux Source : BCE, op.cit. Les différences structurelles En résumé, le contraste entre les banques européennes et américaines concerne à la fois la profitabilité, la capitalisation et la qualité du crédit (tableau 6). Les ensembles étudiés sont peut-être hétérogènes, mais les différences sont très significatives. La profitabilité est deux à trois fois plus forte, la capitalisation rapportée à l actif total deux fois plus forte, l importance relative des prêts non performants quatre à cinq fois plus faible dans les banques américaines. 18

22 Situation des banques américaines et européennes : regards croisés Les réserves pour pertes sont supérieures aux prêts non performants dans les banques américaines, inférieures dans les banques européennes. On a vu l avantage que les banques américaines en ont tiré sous forme d une hausse forte de leur marge d intérêts. Le comportement des banques dans une conjoncture macroéconomique hostile dépend ainsi de leur accès à la liquidité, donc de l orientation de la politique monétaire. Mais il dépend aussi de leur structure financière qui conditionne leur réaction à la baisse de la demande de crédit. On s attend généralement que des banques bien capitalisées ne cherchent pas à prendre des risques excessifs en basse conjoncture, contrairement à des banques fragiles qui recherchent des sources de profit immédiat lorsqu elles n ont pas de réserves suffisantes. On a vu cependant que les cessions d actifs ont permis aux grandes banques européennes de préserver un ratio de capital honorable. Néanmoins le renforcement des fonds propres est bien supérieur dans les banques américaines. La théorie financière considère que, pour préserver un profil de risque robuste aux fluctuations de la conjoncture, trois orientations structurelles sont envisageables : la diversification fonctionnelle, la diversification géographique, le renforcement des fonds propres. Grosso modo les banques de la zone euro se sont orientées dans les deux premières, les banques anglo-saxonnes dans la troisième. Dans la phase descendante du cycle financier atypique qui se poursuit depuis l an 2000, ces stratégies ne paraissent pas être équivalentes. 19

Comment caractériser la crise financière internationale de 2007-2008? La double origine de la crise financière internationale

Comment caractériser la crise financière internationale de 2007-2008? La double origine de la crise financière internationale JOURNEES DE L ECONOMIE DE LYON UNE CRISE À FACETTES MULTIPLES Session Histoire des crises financières 21 novembre 28 Comment caractériser la crise financière internationale de 27-28?! Crise immobilière

Plus en détail

Les Fonds en Euros des compagnies d Assurance Vie

Les Fonds en Euros des compagnies d Assurance Vie Les Fonds en Euros des compagnies d Assurance Vie Résumé: - Les Fonds en Euros des compagnies d assurance assurent un couple sécurité / rendement optimal notamment dans l optique d une épargne en vue de

Plus en détail

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 Mars 2015 1/12 D ANS une conjoncture internationale marquée par une reprise globale fragile, une divergence accrue de croissance

Plus en détail

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Licence AES, Relations monétaires internationales 2000-2001 Feuille de Td N 1 : La balance des paiements. ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Sources : Extraits d'articles publiés par : Recherche

Plus en détail

Stabilité macroéconomique et financement bancaire de la

Stabilité macroéconomique et financement bancaire de la Alger, le 11 Juin 2015 Stabilité macroéconomique et financement bancaire de la croissance 1. Stabilité macroéconomique et financière Contrairement aux années 1990 marquées par l ajustement structurel (1991

Plus en détail

Quel est l impact d une hausse du taux d intérêt? Situation et perspectives de la politique monétaire de la BCE.

Quel est l impact d une hausse du taux d intérêt? Situation et perspectives de la politique monétaire de la BCE. Groupe : Politique monétaire 23/11/2007 Beaume Benoît, Aboubacar Dhoiffir, Cucciolla Francesca Quel est l impact d une hausse du taux d intérêt? Situation et perspectives de la politique monétaire de la

Plus en détail

Dettes et Fonds Propres, banques et marchés ; des financements complémentaires

Dettes et Fonds Propres, banques et marchés ; des financements complémentaires Dettes et Fonds Propres, banques et marchés ; des financements complémentaires SEPL Lyon, 6 octobre 2014 Banque de France Pierre du Peloux directeur régional 1 Peut on répondre à ces quelques questions?

Plus en détail

4. LE PORTEFEUILLE-TITRES DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LES RISQUES LIÉS À SON ÉVOLUTION

4. LE PORTEFEUILLE-TITRES DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LES RISQUES LIÉS À SON ÉVOLUTION 4. LE PORTEFEUILLE-TITRES DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LES RISQUES LIÉS À SON ÉVOLUTION L ensemble du portefeuille-titres 34 des établissements de la place a connu une croissance très importante au

Plus en détail

Le présent chapitre porte sur l endettement des

Le présent chapitre porte sur l endettement des ENDETTEMENT DES MÉNAGES 3 Le présent chapitre porte sur l endettement des ménages canadiens et sur leur vulnérabilité advenant un choc économique défavorable, comme une perte d emploi ou une augmentation

Plus en détail

Rapport semestriel au 30 juin 2015

Rapport semestriel au 30 juin 2015 A nthologie Rapport semestriel au 30 juin 2015 Le fonds 1. L environnement économique et financier 2015 Au premier semestre 2015, l économie mondiale a globalement évolué à des niveaux légèrement inférieurs

Plus en détail

Partie 1 De la crise des subprimes à la crise de la dette

Partie 1 De la crise des subprimes à la crise de la dette Partie 1 De la crise des subprimes à la crise de la dette Quelques mois avant le déclenchement de la crise financière, rien ne laissait présager un tel retournement de situation. La crise financière de

Plus en détail

La crise financière internationale. 1- Les raisons du déclenchement et de la propagation de la crise financière

La crise financière internationale. 1- Les raisons du déclenchement et de la propagation de la crise financière Tunis, 10 octobre 2008 La crise financière internationale 1- Les raisons du déclenchement et de la propagation de la crise financière Le déclenchement de la crise financière est en grande partie attribué

Plus en détail

Les financements et placements des ménages et des entreprises en 2002

Les financements et placements des ménages et des entreprises en 2002 Les financements et placements des ménages et des entreprises en 22 Après une phase de croissance soutenue et de forte valorisation boursière, l année 22, plus encore que 21, a été marquée par le ralentissement

Plus en détail

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux Module 6 : Comprendre comment l'activité économique est financée et analyser les conséquences de la globalisation financière 6.1 : Identifier les modes de financement de l'activité économique et analyser

Plus en détail

Les dépenses et la dette des ménages

Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses des ménages représentent près de 65 % 1 du total des dépenses au Canada et elles jouent donc un rôle moteur très important dans l économie. Les ménages

Plus en détail

Ce chapitre est une synthèse de Documents et débats n 2 : la crise financière

Ce chapitre est une synthèse de Documents et débats n 2 : la crise financière Les grandes étapes de la crise financière Ce chapitre est une synthèse de Documents et débats n 2 : la crise financière (Banque de France, février 2009), qui a pour objet d expliquer le passage d une crise

Plus en détail

BANQUE HSBC CANADA RÉSULTATS DU PREMIER TRIMESTRE DE 2010

BANQUE HSBC CANADA RÉSULTATS DU PREMIER TRIMESTRE DE 2010 abc Le 13 mai 2010 BANQUE HSBC CANADA RÉSULTATS DU PREMIER TRIMESTRE DE 2010 Le bénéfice net présenté attribuable aux actionnaires ordinaires s est élevé à 84 millions de $CA pour le trimestre terminé

Plus en détail

L EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM à fin Juillet

L EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM à fin Juillet L EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM à fin Juillet En juillet, le marché français de la gestion collective a enregistré une légère hausse de +1,2%. Le total des actifs sous gestion atteint désormais 761,2 milliards

Plus en détail

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS L objet de ce document est de vous présenter un panorama des principaux instruments financiers utilisés par CPR AM dans le cadre de la fourniture d un service

Plus en détail

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie parle de la crise financière internationale : Ses origines, ses répercussions sur le plan

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie parle de la crise financière internationale : Ses origines, ses répercussions sur le plan Le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie parle de la crise financière internationale : Ses origines, ses répercussions sur le plan nationalinternational et ses enseignements I -Quelles sont les origines

Plus en détail

Sous la direction de Laurent Faibis avec la collaboration de Jean-Michel Quatrepoint. Actes du Colloque Xerfi

Sous la direction de Laurent Faibis avec la collaboration de Jean-Michel Quatrepoint. Actes du Colloque Xerfi Sous la direction de Laurent Faibis avec la collaboration de Jean-Michel Quatrepoint Finance emploi relocalisations Actes du Colloque Xerfi Michel Aglietta Eric Bourdais de Charbonnière Jérôme Cazes Louis

Plus en détail

Changement de moteur

Changement de moteur (CEPII) Présentation de l économie mondiale 2008 On l attendait depuis longtemps! Le déséquilibre de la croissance et les global imbalances Chaque année, commentaire du creusement continu du déficit courant

Plus en détail

ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1993

ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1993 ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1993 Dans un contexte marqué par un repli général des taux d intérêt (d une fin d année à l autre, les taux directeurs ont baissé de près de 300 points

Plus en détail

Petits déjeuners investisseurs

Petits déjeuners investisseurs Résolument actifs Résolument actifs Petits déjeuners investisseurs Juin 28 Perspectives économiques Mars 27 Petits déjeuners investisseurs Juin 28 2 2 Petits déjeuners investisseurs Juin 28 Résolument

Plus en détail

Banque Zag. Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation. 31 décembre 2013

Banque Zag. Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation. 31 décembre 2013 Banque Zag Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation 31 décembre 2013 Le présent document présente les informations au titre du troisième pilier que la Banque Zag (la «Banque») doit communiquer

Plus en détail

Obligations. Brochure destinée aux investisseurs particuliers BASIC. Société du groupe KBC. Publié par KBC Securities en collaboration avec Euronext

Obligations. Brochure destinée aux investisseurs particuliers BASIC. Société du groupe KBC. Publié par KBC Securities en collaboration avec Euronext Brochure destinée aux investisseurs particuliers Publié par KBC Securities en collaboration avec Euronext p. 2 Index 1. Qu est-ce qu une obligation? 3 Définition 3 Différences entre actions et obligations

Plus en détail

ESSEC. Cours «Management bancaire» Séance 3 Le risque de crédit

ESSEC. Cours «Management bancaire» Séance 3 Le risque de crédit ESSEC Cours «Management bancaire» Séance 3 Le risque de crédit Plan de la séance 3 : Le risque de crédit (1) Les opérations de crédit Définition d un crédit La décision de crédit Les crédits aux petites

Plus en détail

Norvège. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

Norvège. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Norvège Merci de citer ce chapitre comme

Plus en détail

ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1994

ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1994 ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1994 L année 1994 a été marquée par la poursuite de la baisse des taux d intérêt, mais à un rythme plus modéré et de manière moins continue qu en 1993

Plus en détail

Informations financières sur le fonds de stabilisation

Informations financières sur le fonds de stabilisation Informations financières sur le fonds de stabilisation SNB StabFund Société en commandite de placements collectifs (fonds de stabilisation) constitue, avec ses filiales, un placement collectif fermé au

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Premier Trimestre 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Premier Trimestre 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Premier Trimestre 215) Banque Centrale de Tunisie Avril 215 1- Environnement International 1-1. Croissance Economique - Selon les prévisions du Fonds monétaire international

Plus en détail

Allianz, un groupe solide

Allianz, un groupe solide Allianz, un groupe solide Rédaction achevée le XX / 01 /2012 Rédaction achevée le XX / 01 /2012 Direction de la Communication - Allianz France Achevé de rédiger le 19 mars 2014 AVERTISSEMENT: Ce document

Plus en détail

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES le Financement des entreprises, un soutien indispensable à l économie parlons de la banque... LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES UN SOUTIEN INDISPENSABLE À L ÉCONOMIE Mars 2014 Retrouvez les chiffres actualisés

Plus en détail

QUELQUES REFLEXIONS SUR L EVOLUTION DU SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL par Jacques de Larosière

QUELQUES REFLEXIONS SUR L EVOLUTION DU SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL par Jacques de Larosière 16/11/1999 QUELQUES REFLEXIONS SUR L EVOLUTION DU SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL par Jacques de Larosière Concours du Meilleur Mémoire Financier - 1999 Paris, Novembre 1999 Ayant assisté, depuis plus

Plus en détail

CAHIERS GRAPHIQUE MACROBOND WS/BSI

CAHIERS GRAPHIQUE MACROBOND WS/BSI UNE APPROCHE PEDAGOGIQUE DE L EVOLUTION DES AGREGATS MACROECONOMIQUES ET FINANCIERS Page 2. Le Risque de change dans les pays émergents Page 3. Les Rôles des Taux d Intérêts des Banques Centrales Page

Plus en détail

LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE

LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE LE REFINANCEMENT PAR LE MARCHE HYPOTHECAIRE J O U R N É E S A J B E F N I A M E Y M A I 2 0 1 2 P R É S E N T É P A R M R D A O B A B A ( F G H M. S A / M A L I ) Préambule L objectif de la présente communication

Plus en détail

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Royaume du Maroc L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Constituant une sélection mensuelle des travaux menés par les cadres de

Plus en détail

UNE ÉVALUATION DU SEUIL DE RENTABILITÉ DE LA PRODUCTION DE CRÉDIT

UNE ÉVALUATION DU SEUIL DE RENTABILITÉ DE LA PRODUCTION DE CRÉDIT UNE ÉVALUATION DU SEUIL DE RENTABILITÉ DE LA PRODUCTION DE CRÉDIT Le seuil de rentabilité de la production de crédit est défini comme le taux en deçà duquel les établissements vendraient à perte leur production

Plus en détail

LE Fonds EN EUROS DE Cardif assurance vie. DONNÉES au 30 juin 2014

LE Fonds EN EUROS DE Cardif assurance vie. DONNÉES au 30 juin 2014 LE Fonds EN EUROS DE Cardif assurance vie DONNÉES au 30 juin 2014 La garantie d un groupe solide AEP - Assurance épargne Pension AEP - Assurance épargne Pension, marque commerciale de BNP Paribas Cardif,

Plus en détail

COMBIEN NOUS COÛTE L APPRÉCIATION DE L EURO?

COMBIEN NOUS COÛTE L APPRÉCIATION DE L EURO? COMBIEN NOUS COÛTE L APPRÉCIATION DE L EURO? Département analyse et prévision de l OFCE L année 2003 aura été assez désastreuse pour la zone euro sur le plan des échanges extérieurs, qui ont contribué

Plus en détail

RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE OCTOBRE 2015. Amélioration de la stabilité financière dans les pays avancés

RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE OCTOBRE 2015. Amélioration de la stabilité financière dans les pays avancés 7 octobre 2015 RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE OCTOBRE 2015 RÉSUMÉ ANALYTIQUE Amélioration de la stabilité financière dans les pays avancés Depuis la publication de l édition d avril

Plus en détail

États financiers consolidés intermédiaires résumés de. L Office d investissement du régime de pensions du Canada

États financiers consolidés intermédiaires résumés de. L Office d investissement du régime de pensions du Canada États financiers consolidés intermédiaires résumés de L Office d investissement du régime de pensions du Canada 30 septembre 2015 Bilan consolidé intermédiaire résumé Au 30 septembre 2015 (en millions

Plus en détail

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Mai 2005 Rapport de OEE-Etudes pour la F.F.S.A. TABLE DES MATIÈRES I. COMPORTEMENTS D'EPARGNE ET D'INVESTISSEMENT DES MENAGES EUROPÉENS

Plus en détail

LE FONDS GENERAL DE SPIRICA Reporting au 31 décembre 2014

LE FONDS GENERAL DE SPIRICA Reporting au 31 décembre 2014 LE FONDS GENERAL DE SPIRICA Reporting au 31 décembre 2014 Objectif de gestion Style de gestion Modalités de gestion L objectif de gestion du fonds euros de Spirica est de dégager, sur la durée, une performance

Plus en détail

1 les mécanismes de la crise financière

1 les mécanismes de la crise financière De la crise financière à la crise économique Michel Husson, 2009 1. Les mécanismes de la crise financière 2. les canaux de transmission à l économie réelle 3. les deux racines de la crise 4. les perspectives

Plus en détail

Quels indicateurs pour la dette des entreprises françaises?

Quels indicateurs pour la dette des entreprises françaises? Quels indicateurs pour la dette des entreprises françaises? Un excès d endettement constitue un risque pour une entreprise. Confrontée à l imprévu, celle-ci risque de ne pouvoir faire face à ses remboursements

Plus en détail

Agence France Locale

Agence France Locale Agence France Locale BSI Economics Résumé : L Agence France Locale (AFL) a été créée afin de permettre aux collectivités locales, même les plus petites, d obtenir des conditions de financement avantageuses.

Plus en détail

Pilier 3 des normes de Bâle II Règles de transparence applicables à la Fiducie de la Financière Sun Life inc.

Pilier 3 des normes de Bâle II Règles de transparence applicables à la Fiducie de la Financière Sun Life inc. Pilier 3 des normes de Bâle II Règles de transparence applicables à la Fiducie de la Financière Sun Life inc. Introduction Les normes de Bâle II constituent un accord international sur les fonds propres

Plus en détail

La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux

La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux OCP Policy Center Seminar series La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux Pierre-Richard Agénor, Hallsworth Professor, University of Manchester and Senior Fellow, OCP

Plus en détail

La demande reste bien orientée, l activité progresse par à-coups La croissance des économies avancées est restée

La demande reste bien orientée, l activité progresse par à-coups La croissance des économies avancées est restée INSEE CONJONCTURE POINT DE CONJONCTURE OCTOBRE 2015 La demande reste bien orientée, l activité progresse par à-coups La croissance des économies avancées est restée solide au deuxième trimestre 2015. L

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 3 ème Trimestre 2014

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 3 ème Trimestre 2014 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 3 ème Trimestre 2014 I. L ensemble des marchés I.1. L environnement des marchés : les conditions de

Plus en détail

Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel

Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel Obligations Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel AUTEUR : LAETITIA TALAVERA-DAUSSE Tout au long de l année en Europe, plusieurs événements ont

Plus en détail

Quelques réflexions sur la crise des crédits structurés. Michel Aglietta Univ Paris X et Cepii

Quelques réflexions sur la crise des crédits structurés. Michel Aglietta Univ Paris X et Cepii Quelques réflexions sur la crise des crédits structurés Michel Aglietta Univ Paris X et Cepii 1. Le processus qui a conduit à la crise est générique, le détail est spécifique La dynamique du crédit et

Plus en détail

CM-CIC ASSOCIATIONS COURT TERME

CM-CIC ASSOCIATIONS COURT TERME Fonds commun de placement CM-CIC ASSOCIATIONS COURT TERME Exercice du 01/07/2013 au 30/06/2014 Commentaires de gestion Rapport du Commissaire aux Comptes sur les comptes annuels 1 L'objectif de gestion

Plus en détail

Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie

Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie Objectif Les informations concernant les flux de trésorerie d une entité sont utiles aux utilisateurs des états financiers car elles leur

Plus en détail

Allianz, un groupe solide

Allianz, un groupe solide Allianz, un groupe solide Rédaction achevée le XX / 01 /2012 Rédaction achevée le XX / 01 /2012 Direction de la Communication - Allianz France Achevé de rédiger le 21 mars 2013 AVERTISSEMENT: Ce document

Plus en détail

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro?

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Document 1. L évolution des taux d intérêt directeurs de la Banque centrale européenne

Plus en détail

LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 30 SEPTEMBRE 2011

LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 30 SEPTEMBRE 2011 LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 30 SEPTEMBRE 2011 La garantie d un groupe solide AEP - Assurance Epargne Pension AEP - Assurance Epargne Pension, marque commerciale de BNP Paribas

Plus en détail

Tendance de long terme. Joachim GANACHAUD - Lycée Pasteur - Le Blanc

Tendance de long terme. Joachim GANACHAUD - Lycée Pasteur - Le Blanc Tendance de long terme PIB Crise PIB Crise Reprise Reprise Temps Temps Croissance potentielle (dépend de facteurs d offres) Variations conjoncturelles de la croissance (dépendent de la demande) Tensions

Plus en détail

Capital réglementaire, économique et simulations de crise au Mouvement Desjardins

Capital réglementaire, économique et simulations de crise au Mouvement Desjardins Capital réglementaire, économique et simulations de crise au Mouvement Desjardins Présentation dans le cadre de l événement «Journée carrière PRMIA» 17 mars 2015 Mathieu Derome, M.Sc. Directeur Principal

Plus en détail

Henri Houben Université marxiste d été 20 août 2008

Henri Houben Université marxiste d été 20 août 2008 La crise des subprimes Henri Houben Université marxiste d été 20 août 2008 La crise des subprimes 1. Qu est-ce qu un subprime? 2. Le mécanisme de la crise 3. La gravité de la crise 4. Conclusions 2 La

Plus en détail

LE FONDS GENERAL DE SPIRICA Reporting au 30 juin2015

LE FONDS GENERAL DE SPIRICA Reporting au 30 juin2015 LE FONDS GENERAL DE SPIRICA Reporting au 30 juin2015 Objectif de gestion Style de gestion Modalités de gestion L objectif de gestion du fonds euros de Spirica est de dégager, sur la durée, une performance

Plus en détail

Crises financières et de la dette

Crises financières et de la dette Institut pour le Développement des Capacités / AFRITAC de l Ouest / COFEB Cours régional sur la Gestion macroéconomique et les questions de dette Dakar, Sénégal du 4 au 15 novembre 2013 S-2 Crises financières

Plus en détail

C O M M U N I Q U É D E P R E S S E

C O M M U N I Q U É D E P R E S S E C O M M U N I Q U É D E P R E S S E Information réglementée* Bruxelles, Paris, 13 mai 2009 7h00 Résultat net de EUR 251 millions au 1 er trimestre 2009 Ratio Tier 1 de 10,7 % et core Tier 1 de 9,8 % Faits

Plus en détail

Performance des grands groupes bancaires français au 31 mars 2012

Performance des grands groupes bancaires français au 31 mars 2012 Performance des grands groupes bancaires français au 31 mars 2012 Mercredi 16 mai 2012 Sommaire : Introduction > Un premier trimestre 2012 impacté par des éléments exceptionnels > Une dynamique commerciale

Plus en détail

2014-2015. Perspectives économiques

2014-2015. Perspectives économiques 2014-2015 Perspectives économiques Publié par : Ministère des Finances Province du Nouveau-Brunswick Case postale 6000 Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3B 5H1 Canada Internet : www.gnb.ca/0024/index-f.asp

Plus en détail

Licence d Economie et de Gestion Licence MASS Cours de Manon Domingues Dos Santos. Introduction Générale

Licence d Economie et de Gestion Licence MASS Cours de Manon Domingues Dos Santos. Introduction Générale Licence d Economie et de Gestion Licence MASS Cours de Manon Domingues Dos Santos Politique Economique Introduction Générale 1. Crise des «subprimes» et politique économique 1.1.Une explosion des crédits

Plus en détail

ÉVOLUTION DES TAUX D INTÉRÊT ET COLLECTE DE L ÉPARGNE

ÉVOLUTION DES TAUX D INTÉRÊT ET COLLECTE DE L ÉPARGNE ÉVOLUTION DES TAUX D INTÉRÊT ET COLLECTE DE L ÉPARGNE Cette étude fait le point sur l incidence que les évolutions récentes de taux d intérêt, dont elle rappelle l ampleur, ont pu avoir ou auront sur la

Plus en détail

Guidés par les politiques monétaires expansionnistes, l année 2013 est marquée par une reprise modeste de la croissance.

Guidés par les politiques monétaires expansionnistes, l année 2013 est marquée par une reprise modeste de la croissance. PARAMETRES DE MARCHE Rapport au 31 décembre 2013 Paramètres de marché au 31 décembre 2013 Guidés par les politiques monétaires expansionnistes, l année 2013 est marquée par une reprise modeste de la croissance.

Plus en détail

Décision trimestrielle de la Banque nationale de Belgique concernant le taux du coussin contracyclique (1 janvier 2016): 0 %

Décision trimestrielle de la Banque nationale de Belgique concernant le taux du coussin contracyclique (1 janvier 2016): 0 % Décision trimestrielle de la Banque nationale de Belgique concernant le taux du coussin contracyclique (1 janvier 2016): 0 % Conformément à l'article 5, 2, de l'annexe IV à la loi bancaire, la Banque nationale

Plus en détail

Situation et perspectives de l économie mondiale 2015. asdf

Situation et perspectives de l économie mondiale 2015. asdf Situation et perspectives de l économie mondiale 2015 asdf Nations Unies New York, 2015 Résumé Perspectives du développement macroéconomique au niveau mondial La croissance mondiale progressera légèrement

Plus en détail

Déflation financière et adaptations économiques

Déflation financière et adaptations économiques Déflation financière et adaptations économiques Michel Aglietta, Bronka Rzepkowski * p. 58-70 Par son ampleur et sa durée, la chute des cours boursiers depuis mars 2000 est comparable à celle de la grande

Plus en détail

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL En dépit d un léger ralentissement de l activité en rapport principalement avec le renchérissement du pétrole et la survenue de catastrophes naturelles, la croissance

Plus en détail

La conjoncture immobilière peut être schématisée à

La conjoncture immobilière peut être schématisée à 56 6 LA CONJONCTURE IMMOBILIÈRE EN ITALIE Extrait de : Osservatorio sul Mercato Immobiliare n 2/2011, Nomisma, juillet 2011. 6.1 / Prix et volumes des transactions La conjoncture immobilière peut être

Plus en détail

UN FONDS GÉNÉRAL QUI SERA MUTUALISÉ AVEC CELUI DE CARDIF ASSURANCE VIE EN 2011 DONNÉES AU 31 DÉCEMBRE 2010

UN FONDS GÉNÉRAL QUI SERA MUTUALISÉ AVEC CELUI DE CARDIF ASSURANCE VIE EN 2011 DONNÉES AU 31 DÉCEMBRE 2010 UN FONDS GÉNÉRAL QUI SERA MUTUALISÉ AVEC CELUI DE CARDIF ASSURANCE VIE EN 2011 DONNÉES AU 31 DÉCEMBRE 2010 La garantie d un groupe solide Antin Epargne Pension Compagnie d assurance vie créée en 2001,

Plus en détail

Chapitre 20. Les options

Chapitre 20. Les options Chapitre 20 Les options Introduction Les options financières sont des contrats qui lient deux parties. Les options existent dans leur principe depuis plusieurs millénaires, mais elles connaissent depuis

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2014

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2014 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2014 I. L ensemble des marchés I.1. L environnement des marchés : les conditions de

Plus en détail

LES FONDS D INVESTISSEMENT. La façon la plus accessible de diversifier vos placements

LES FONDS D INVESTISSEMENT. La façon la plus accessible de diversifier vos placements LES FONDS D INVESTISSEMENT La façon la plus accessible de diversifier vos placements Gestion professionnelle, diversification et liquidité De plus en plus de gens prennent conscience de la différence entre

Plus en détail

2. Une rentabilité confortée par la hausse du produit net bancaire PNB et la baisse du coût du risque

2. Une rentabilité confortée par la hausse du produit net bancaire PNB et la baisse du coût du risque . Une rentabilité confortée par la hausse du produit net bancaire PNB et la baisse du coût du risque Après une année 9 encore impactée par la crise pour certains établissements, l amélioration en 1 de

Plus en détail

Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat

Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat Allocution de Monsieur Abdellatif JOUAHRI Gouverneur de Bank Al-Maghrib Messieurs les Secrétaires Généraux, Messieurs

Plus en détail

BANQUE POPULAIRE GESTION PRIVÉE. Investissez. dans l immobilier d entreprise et diversifiez votre patrimoine FRUCTIPIERRE

BANQUE POPULAIRE GESTION PRIVÉE. Investissez. dans l immobilier d entreprise et diversifiez votre patrimoine FRUCTIPIERRE BANQUE POPULAIRE GESTION PRIVÉE Investissez dans l immobilier d entreprise et diversifiez votre patrimoine FRUCTIPIERRE Investissez dans l immobilier d entreprise et diversifiez votre patrimoine L ordonnance

Plus en détail

NORME IAS 32/39 INSTRUMENTS FINANCIERS

NORME IAS 32/39 INSTRUMENTS FINANCIERS NORME IAS 32/39 INSTRUMENTS FINANCIERS UNIVERSITE NANCY2 Marc GAIGA - 2009 Table des matières NORMES IAS 32/39 : INSTRUMENTS FINANCIERS...3 1.1. LA PRÉSENTATION SUCCINCTE DE LA NORME...3 1.1.1. L esprit

Plus en détail

DORVAL FLEXIBLE MONDE

DORVAL FLEXIBLE MONDE DORVAL FLEXIBLE MONDE Rapport de gestion 2014 Catégorie : Diversifié International/Gestion flexible Objectif de gestion : L objectif de gestion consiste à participer à la hausse des marchés de taux et

Plus en détail

Cap sur L investissement

Cap sur L investissement éclairage Cap sur L investissement MAtHilde lemoine Économiste, membre du Conseil d analyse économique Les orientations prises par les politiques budgétaire et monétaire pour faire face à la crise pourraient

Plus en détail

BANQUE ZAG TROISIÈME PILIER DE BÂLE II et III EXIGENCES DE DIVULGATION. 31 décembre 2014

BANQUE ZAG TROISIÈME PILIER DE BÂLE II et III EXIGENCES DE DIVULGATION. 31 décembre 2014 BANQUE ZAG TROISIÈME PILIER DE BÂLE II et III EXIGENCES DE DIVULGATION 31 décembre 2014 Le présent document présente les informations au titre du troisième pilier que la Banque Zag (la «Banque») doit communiquer

Plus en détail

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 Septembre 2015 Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 L objet de cette revue est de présenter les principaux éléments qui caractérisent l évolution de la situation de la position

Plus en détail

relatif aux règles comptables applicables aux fonds communs de créances

relatif aux règles comptables applicables aux fonds communs de créances COMITE DE LA REGLEMENTATION COMPTABLE Règlement n 2003-03 du 2 octobre 2003 relatif aux règles comptables applicables aux fonds communs de créances (Avis n 2003-09 du 24 juin 2003 du compte rendu CNC)

Plus en détail

Résultat net 2008 : - 2 milliards. Retraité des éléments exceptionnels, le résultat avant impôt s élève à + 2,2 milliards d euros.

Résultat net 2008 : - 2 milliards. Retraité des éléments exceptionnels, le résultat avant impôt s élève à + 2,2 milliards d euros. COMMUNIQUE DE PRESSE Année 2008 : une perte exceptionnelle de 2 milliards d euros dans un contexte de crise aggravé Un Groupe qui reste solide avec un ratio Tier 1 satisfaisant Résultat net 2008 : - 2

Plus en détail

Stratégie de placement

Stratégie de placement Très défensif ingsstrategie Climat d investissement Taux directeur : évolution et prévisions États-Unis 1,5 UEM 0,5 10-2010 10-2011 10-2012 10-2013 10-2014 10-2015 Taux à dix ans : évolution et prévisions

Plus en détail

Le 4 ème trimestre 2013 et les tendances récentes

Le 4 ème trimestre 2013 et les tendances récentes Le 4 ème trimestre 2013 et les tendances récentes Le tableau de bord trimestriel Les marchés du neuf et de l ancien au 4 ème trimestre 2013 Les données caractéristiques du marché selon le type de marché

Plus en détail

1. PÉRIODE DE SOUSCRIPTION... 3 2. PRIME... 3 3. DATE DE PAIEMENT... 3 4. DATE D INVESTISSEMENT... 3 5. PÉRIODE D INVESTISSEMENT...

1. PÉRIODE DE SOUSCRIPTION... 3 2. PRIME... 3 3. DATE DE PAIEMENT... 3 4. DATE D INVESTISSEMENT... 3 5. PÉRIODE D INVESTISSEMENT... Sommaire 1. PÉRIODE DE SOUSCRIPTION... 3 2. PRIME... 3 3. DATE DE PAIEMENT... 3 4. DATE D INVESTISSEMENT... 3 5. PÉRIODE D INVESTISSEMENT... 3 6. DESCRIPTION DU FONDS D INVESTISSEMENT INTERNE... 3 Date

Plus en détail

L OBSERVATOIRE. des marchés de l ancien L ENVIRONNEMENT DU MARCHÉ. Lettre de conjoncture - N 48. Avril 2007 +6.5 % DE HAUSSE

L OBSERVATOIRE. des marchés de l ancien L ENVIRONNEMENT DU MARCHÉ. Lettre de conjoncture - N 48. Avril 2007 +6.5 % DE HAUSSE L OBSERVATOIRE des marchés de l ancien Avril 2007 Lettre de conjoncture - N 48 E N B R E F +6.5 % DE HAUSSE DES PRIX DE L ANCIEN AU 1 ER TRIMESTRE 2007. Doucement, le rythme annuel de progression des prix

Plus en détail

L Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Octobre 2009

L Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Octobre 2009 L Tableau de bord mensuel Octobre 2009 Avertissement : les indications mensuelles reprises dans le «Tableau de bord» ne deviennent définitives qu avec la publication des résultats trimestriels : exemple

Plus en détail

Encadré 3 : L ENDETTEMENT DES MÉNAGES AU LUXEMBOURG

Encadré 3 : L ENDETTEMENT DES MÉNAGES AU LUXEMBOURG Encadré 3 : L ENDETTEMENT DES MÉNAGES AU LUXEMBOURG Au Luxembourg, deux associations (la Ligue médico-sociale et Inter-Actions ) fournissent des informations et conseils financiers aux ménages en matière

Plus en détail

Intervention de Grégory DAMY, Professeur associé à l Université de Nice Sophia-Antipolis et avocat au barreau de Nice

Intervention de Grégory DAMY, Professeur associé à l Université de Nice Sophia-Antipolis et avocat au barreau de Nice Intervention de Grégory DAMY, Professeur associé à l Université de Nice Sophia-Antipolis et avocat au barreau de Nice Journées de droit économique Samedi 7 juin 2008 «D une crise à l autre : regards croisés

Plus en détail

Le renouveau de la conception de la politique monétaire : le cas de la Turquie

Le renouveau de la conception de la politique monétaire : le cas de la Turquie Le renouveau de la conception de la politique monétaire : le cas de la Turquie Irem Zeyneloglu * L article présente le nouveau mode d intervention adopté par la Banque centrale turque en 2010 et le compare

Plus en détail

LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D INTERÊT

LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D INTERÊT LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D INTERÊT Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier 1 Pour les investisseurs, le risque de taux d intérêt est celui : - d une dévalorisation du patrimoine - d

Plus en détail

Commission financière de l AFEP. Structure de l épargne et financement des économies européennes 21 juin 2000

Commission financière de l AFEP. Structure de l épargne et financement des économies européennes 21 juin 2000 Commission financière de l AFEP Structure de l épargne et financement des économies européennes 2 juin 2000 Jacques de Larosière Président de l Observatoire de l Epargne Européenne Le bouclage classique

Plus en détail

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux chocs importants ont affecté le comportement des prix de détail des principaux pays

Plus en détail