Big Data 1 (mégadonnées), une introduction.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Big Data 1 (mégadonnées), une introduction."

Transcription

1 1 Big Data 1 (mégadonnées), une introduction. - Préambule sur les caractéristiques importantes des Big Data (BD) De grandes quantités de données les Big Data, donc - sans qualité apparente, structurées ou non, mais numériquement analysées avec des outils adaptés, charrient des informations indiquant des tendances quand un échantillon, donc de petites quantités de données souvent qualitativement chargées et plus cohérentes, débouche, après analyse, sur des informations où domine la logique de précision et d exactitude. Or, aujourd hui, la majorité des acteurs, les plus puissants d entre eux au moins, assoient davantage leurs intérêts autour de la tendance. Pourquoi? Parce qu elle autorise plus souvent une meilleure mobilisation de moyens adaptés à une fin que le passage obligé par la précision et l exactitude à laquelle nous étions techniquement contraints jusque-là. La recherche de la tendance constituerait désormais un méta-objectif implicite parce que son pouvoir de prédictibilité serait supérieur. Deux mondes différents se juxtaposent: celui ouvrant sur la tendance, lequel deviendrait dominant, celui fondé sur l exactitude, lequel deviendrait récessif. D autres caractéristiques des BD apparaîtront au long de mon propos. J ai choisi, néanmoins, d insister dans ce préambule (qui constitue de fait une «introduction à l introduction») sur les premiers enseignements suivants : - De grandes quantités de données, organisées en catégories non homogènes de multiples échantillons aléatoires et de niveau granulométrique différent, ont donc le pouvoir, grâce aux nouvelles méthodes de traitement numérique, de mieux prévoir «ce qui pourrait advenir» que des petits échantillons de données à catégories homogènes. - On résume souvent les propriétés originales des BD par la formule des 3 V : volume, variété, vélocité. A l appui de cette assertion, on invoque le fait que l accroissement du nombre de données est plus important en termes de «résultat» escompté que l accroissement de la rapidité des machines et de leurs puces et plus important même que l accroissement des performances des algorithmes. Ne perdons pas de vue que ce qu on appelle «résultat» se rapporte avant tout au référentiel suivant : la rapidité d obtention d informations pour un coût minimum! 1 Le Journal officiel de la République française du 22 août 2014 publie l avis de la commission générale de terminologie et de néologie : il faudra dire désormais mégadonnées et non Big Data. Pour la commission, les mégadonnées sont des données structurées ou non dont le très grand volume requiert des outils d analyse adaptés.

2 2 - On remarquera que, par construction, les BD ne considèrent que ce qui est enregistré et ce qui fut enregistré Les nouveaux outils des BD sont issus de la révolution numérique Les machines, puis les réseaux, puis les logiciels : voilà les 3 premiers temps du développement de l ère numérique depuis 50 ans. Le 4ème temps, aujourd hui donc, serait celui des données. La puissance de nos outils cognitifs et techniques a beaucoup augmenté. Et elle ne va pas faiblir, bien au contraire! En effet, aux abaques, aux chiffres arabes, à la comptabilité en partie double, à la notion de «moyenne» (chez Quetelet et Gauss), moments majeurs de cette progression, puis, à l époque contemporaine, aux outils analogiques, s est ajouté un outil de performance : la numérisation, lato sensu ; en particulier - Des satellites en batterie qui autorisent la mise en données par géolocalisation (GPS) 3 - Des logiciels de reconnaissance optique de caractères qui autorisent le traitement par ordinateur et l analyse à l aide d algorithmes (vous savez, ces processus de calcul qui, une fois formalisés, se passent de toute instruction humaine et sociale!) ; de la sorte, la mise en données offre la possibilité d indexer lettres, mots, phrases, paragraphes à partir de l image numérique d une page. Car le grand projet qui se profile avec la numérisation, c est bien «la mise en données de tout phénomène», ce qui revient à quantifier les informations dont on dispose. Dit autrement : sera(it) écartée une représentation du monde comme suite d événements à interpréter en tant que phénomènes naturels ou sociaux et émergera(it) une représentation du monde pour l essentiel composée d informations transformées en données quantifiées. Elle devrait donc modifier notre façon d appréhender «la réalité», modification qu il n est toutefois pas aisé de qualifier. Ce que l on peut dire, c est que la commensurabilité, que permet la quantification, semble désormais ne plus avoir de limite de pénétration : elle concerne les individus, les groupes, le réseau, la masse, les organisations désormais considérés comme unités d analyse commensurables ; mais également les interactions (relations, expériences, états d âme, ) ; çà mesure, çà se mesure, parce que çà quantifie, çà 2 Logiquement, elles ne s intéressent pas à ce qui n est pas enregistré ; a fortiori, elles ne sauraient considérer ce qui n est pas enregistrable ou, en outre, ce qui n existe pas. Retenons ceci, car cela a des conséquences souvent négligées dans nos raisonnements et nos démarches d action. Mais on y reviendra. 3 GPS américain et, sauf nouveaux ennuis, Galileo européen à compter de fin 2015

3 3 se quantifie, voie royale du calcul. Le champ de cette ambition où il s agit toujours de recueillir, puis d enregistrer des informations 4, de les stocker, de les rendre disponibles, de les traiter, de les utiliser, puis de les retraiter, une ou plusieurs fois, est considérablement élargi. Ambition, je me répète un peu, qui alimente de manière originale la dynamique quantophrénique qui a pris son essor voilà 4 siècles! 2. Une révolution épistémologique également? Cette interrogation est d importance, et particulièrement dans un laboratoire comme le Cetcopra, car elle renvoie à des questions fondamentales pour des chercheurs. Je vais donc m appesantir sur 3 questions. La question de la cause, d abord. Comme source première de sens à travers la relation cause-effet, la cause - qui est sensée supporter la majeure partie de nos raisonnements, de nos analyses et de nos décisions d action - serait fortement concurrencée par la corrélation. Ah? Pour les non-familiers de la notion de corrélation, en quelques mots : la corrélation, c est ce qui quantifie la relation statistique entre deux valeurs (la corrélation est dite forte si une valeur a de fortes chances de changer quand l autre valeur est modifiée et elle est dite faible dans le cas où une valeur a de faibles chances de changer quand l autre valeur est modifiée). Aussi, quand vous analysez un phénomène par la voie des corrélations, vous n êtes pas renseigné(e) sur son fonctionnement interne ; en revanche, vous pouvez identifier les meilleures données susceptibles, à une imprécision près, de s y substituer. La corrélation va donc permettre de repérer les meilleures données substitutives à un phénomène (grâce à une analyse élaborée à partir d innombrables modèles mathématiques qu on peut passer en revue, aujourd hui très rapidement et pour pas cher, comme je l ai déjà dit) et de mettre en exergue des «phénomènes aux parties liées», c est-à-dire des phénomènes à la corrélation forte, autorisant ainsi une meilleure analyse prédictive, autrement dit la probabilité d occurrence, du phénomène qui intéresse. La question de la prise en charge prédéterminée du raisonnement, ensuite. Il s agit bien d une démarche qui suppose le compromis suivant : à condition de bien vouloir accepter de renoncer à chercher a priori quelque chose de précis en vous appuyant sur la cohérence d un sujet, vous gagnez à pouvoir envisager sans délai des questions que vous n aurez pas préalablement identifiées! La corrélation ne recherche donc pas la cause d un phénomène ; elle ne recherche pas son «pourquoi» via le détour méthodique par l exactitude, la précision et l ordre via la catégorisation a priori et la mesure. Non! En desserrant ces contraintes-là, en 4 Enregistrer est une opération dont les effets sont de grande portée. Elle accepte «le désordre naturel du monde» et elle renonce de fait à la précision sémantique pour pouvoir bénéficier des effets du processus d intégration qu elle autorise entre photos, videos, texte, musique.

4 4 consentant à l idée qu il s agit là non d un défaut à réparer mais bien d un compromis à accepter, elle permet de prévoir plus efficacement les tendances auxquelles ce phénomène sera soumis. «Savoir quoi, et non pourquoi, n est-ce pas largement suffisant?», clament les thuriféraires de la corrélation, lesquels n hésitent pas à proférer que la démarche par la corrélation est à même de «comprendre le monde» mieux que ne le fait la démarche par la cause et la relation cause-effet. Bref, la corrélation rapprocherait de la réalité, selon eux, en ce que celle-ci serait d une part enregistrée ou enregistrable statistiquement, d autre part, «pratique, plus plastique, impliquant de nombreux facteurs en jeu». La question de la théorie et de la vérité, enfin. Il n en fallait pas davantage, en effet pour annoncer «la fin de la théorie», donc de l approche moderne de la science fondée sur la recherche de la vérité. L un des premiers à le faire fut Chris Anderson en 2008 dans un article, fameux aujourd hui, qui donne lieu à d innombrables commentaires et exégèses 5. A ce propos, je renvoie à l analyse qu en fait une jeune agrégée de philosophie et doctorante à Paris 1, Anne Alombert, dans un article intitulé «Eléments de débat sur le rôle des Big Data dans la recherche scientifique Autour de «The end of theory» de Chris Anderson» où elle explique longuement que «la corrélation rendue visible par le traitement algorithmique des données, quelque efficacité prédictive ou descriptive qu elle puisse avoir, ne remplace en rien une hypothèse théorique» ; que les données numériques ne constituent pas le réel, qu on en passe toujours par une médiation ; enfin, que la vérité (dont elle avance les aspects qui en conditionnent les régimes) n est pas à chercher derrière cette médiation. Elle reformule la seule question pertinente à ses yeux, qui est de savoir comment produire de la vérité dans le numérique (et non pas «la vérité du numérique»), c est-à-dire comment les technologies numériques modifient les manières de construire des vérités. La possibilité d intéressantes controverses est donc ouverte. Pour terminer ce point 2, voici, pour l exemple, quelques repères possibles pour approfondir sa propre réflexion au contact de travaux de recherches en histoire des sciences et des techniques en France. Autour de l histoire du calcul des probabilités et de la statistique, et des travaux de leur ancien séminaire commun, Michel Armatte et Eric Brian. Autour de l histoire des mathématiques, et notamment de la géométrie moderne à la fin du 19è siècle, moment clé, Giuseppe Longo. Autour, enfin, de Jean Lassègue, grand spécialiste d Alan Turing et engagé dans des recherches bien intéressantes sur l écriture de l informatique. 3. La transformation de la chaîne de valeur économique 5 L article s intitule précisément : «The End of Theory : The Data Deluge Makes the Scientific Method Obsolete». Chris Anderson est physicien et journaliste américain, ancien Rédacteur en chef de Wired, magazine techno-utopiste libertarien.

5 5 Aspects et enjeux majeurs, bien sûr, mais à propos desquels je resterai volontairement plus superficiel. Ces BD, où les trouve-t-on? : dans les entreprises ; dans les puissances publiques (Etats et collectivités diverses) ; dans les ONG ; dans les objets personnels ou collectifs connectés dont le Web et les réseaux sociaux! Les données rassemblées en grand nombre ont elles une valeur? En soi, non! Ontelles néanmoins une importance implicite, latente, qui puisse leur conférer une valeur? La réponse est oui! Leurs propriétés descriptive et prédictive peuvent se transformer en avantage concurrentiel pour des organisations, surtout pour les entreprises : elles prendront alors une valeur économique 6. Comment mesurer la valeur économique des données? Les économistes ont souvent avancé la proposition selon laquelle l information constitue un «bien non rival». Tu parles, Charles! La tentation d une démarche financière est trop forte qui conduit à déterminer une «valeur d option» aux données, créant de fait un «marché de la connaissance» sur la base d opérations de «formatisation» (donc de standardisation) hautement stratégiques pour la création des marchés de base! 7 Hasardeux, ce «marché de la connaissance», bien sûr, d autant qu on ne sait pas trop bien comment les comptabiliser au bilan des entreprises, c est-à-dire en faire des catégories d actifs incorporels comme des marques, des talents, des stratégies,! Mais cela ne gêne ni les financiers ni les marketeurs! Les entreprises engagées dans le «service en BD», on peut les différencier en 3 types : 1/ celles qui collectent et/ou qui détiennent les données (et qui les gardent pour elles, ou qui les cèdent par licence) 2/ celles qui détiennent les compétences dans leur utilisation et leur maîtrise (cabinets conseils, fournisseurs de technologies, prestataires de solutions analytiques 3/ celles qui ont uniquement des idées innovantes de création de valeur économique et qui suggèrent la formation idoine et opportune de grandes quantités de données comme précieuse «matière première». En résumé : maîtrise des BD ; compétence dans leur manipulation ; idées de constitution de BD. De nouveaux métiers sont logiquement appelés. La grande presse a repéré celui, très prisé, de «data scientist», c est-à-dire de l expert scientifique des données qui réunit des compétences transversales de statisticien, de programmeur de logiciels, d infographiste et de conteur. Il y a aussi l «intermédiaire consultant» (je ne sais pas trop comment le nommer) qui fait office de manipulateur de flux d informations 6 On peut aisément montrer qu en agissant sur les conditions de la décision en général, elles peuvent, dans certains cas et dans des limites claires de leurs conditions d utilisation, servir l intérêt général, civique ou civil. Mais restons-en, pour l instant, à leur valeur économique illustrée par l émergence d un nouveau et gigantesque marché créé par et pour les entreprises. 7 Une valeur d option pour les données, c est l estimation a priori d une sorte de «vraie valeur» qu on ne pourrait mesurer dans l absolu qu ex post, c est-à-dire en tenant compte de toutes les utilisations successives effectuées des données ou de leur capacité d extensibilité à des multiples utilisations potentielles.

6 6 sur longue période en conjuguant différentes banques de données versus le «data broker» qui, lui, est généralement un financier pressé (notons qu il est susceptible de proposer des services groupés à des entreprises concurrentes qui pourraient, de ce fait, coopérer en amont). Enfin, certains observateurs (Cukier et Mayer Schönberger, notamment) pensent, et je les rejoins, qu un métier d «algorithmiste» pourrait ou devrait être envisagé : à l intérieur des organisations, dans un rôle de vérification des algorithmes, de leur utilisation à fin de prévention, de vigilance et de protection individuelles et collectives et, à l extérieur des organisations, dans un rôle d auditeur, en charge (publique?) d éthique, de contrôle, de transparence et d impulsion de «bonnes pratiques». Une mise en garde. Que l existence de ces nouveaux métiers vienne inconsciemment consacrer l idée qu on peut laisser baigner l ensemble de ces activités et systèmes dans une logique globale d autorégulation serait de la plus haute imprudence (pensons un instant aux milieux financiers qui ont amplement montré combien cette option était périlleuse)! Enfin, en deçà même de ces métiers qui incarnent cette nouvelle chaîne de valeur économique, il y a le domaine des formations supérieures : au niveau Master, MBA ou formation continue ; dans les (grandes) écoles d ingénieurs (Telecom-ParisTech, avec un mastère spécialisé, a lancé le mouvement) comme dans les (grandes) écoles de commerce ; dans les entreprises aussi, bien sûr : d IBM à AXA en France ; en formats courts ou longs. 4. L action et les acteurs, économiques avant tout Quelle est la part de réalité, d intox ou d anticipation raisonnée qui est aujourd hui mobilisée pour enclencher une dynamique d entraînement économique? Je ne sais pas bien faire écho à cette question. Mais on rapporte que le changement opéré dans les entreprises du fait de la prise en compte des BD dans leurs décisions aurait déjà des répercussions visibles sur les résultats financiers: hausse de productivité, donc source d avantage concurrentiel. Parmi les indices utiles pour apprécier cette dynamique, il y a le courtage en BD, industrie qui prospère. Bref, on aura saisi l essentiel si on comprend d une part que la valeur économique va se déplacer inexorablement de «la technicité pure à la gestion de cette technicité et à la relation client», d autre part que ce sont les grands acteurs qui sont à la manœuvre. Avant tout, c est le «technomarché» américain, comme je le nomme depuis 20 ans, qui prospère aujourd hui à l échelle planétaire autour des fameux GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), lesquels sont les «grands maîtres» des BD (mais aussi les courtiers en données du type Infos USA) 8. En 15 ans, Google surtout (mais Amazon aussi) a réussi l intégration verticale des 3 types de service que je décrivais 8 Un «technomarché» à foyer chinois est-il en train d émerger autour de Alibaba, de Baïdu ou de Xiaomi?

7 7 plus haut. Cette entreprise collecte les données ; elle les expertise, les utilise, les réutilise, les met à disposition de tiers : elle accumule donc des compétences ; enfin, elle donne à tous ses choix stratégiques une «couleur BD» 9. Si l on prédit quelquefois pour Google un avenir totipotent de future première compagnie d assurance ou de première compagnie automobile ou de première compagnie de distribution au monde ou encore d entreprise majeure dans les cyberguerres, c est en vertu de la valorisation présumée que lui confère cette matière première qu est l accumulation massive de données et la taille de ses bases de données dans sa maîtrise de «la relation client». Cette «relation client», cette «informationclient» comme on l appelle quelquefois, est centrale dans cette affaire : ainsi, quand Netflix capte le marché de la video, c est en proposant un service novateur qui sera guidé en permanence par «l esprit BD» pour fidéliser le consommateur! Le «technomarché» à foyer européen a des moyens et des stratégies plus limités. Mais les manœuvres ont commencé. A l été 2014, en France, Atos a racheté Bull et, en Allemagne, l éditeur de logiciels professionnels SAP, spécialiste du logiciel pour la comptabilité et la gestion de la «relation client», a accéléré l intégration de ses offres (solutions cloud, mobiles et externes). Dans chacun des deux cas, c était pour mieux se positionner sur les BD. De leur côté, la Commission Européenne et «le secteur européen des données», s engagent, à partir de 2015, à investir 2,5 milliards d euros dans un partenariat public-privé (PPP) qui visera à renforcer «ce secteur et à placer l Europe en tête de la course mondiale aux données», «la communauté européenne des mégadonnées», enfin, «aidera à poser les fondations de l économie prospère de demain, qui reposera sur les données». En France en particulier, on tente de résister et de s organiser de façon à échapper à un destin de «sous-traitants». Une initiative publique, un plan «Big Data» - issu des travaux de la commission Lauvergeon «Innovation 2030» - ambitionne la création «d un écosystème français du BD» où les grands groupes et le monde du service, du type Capgemini, sont appelés à coopérer, dans une logique «d innovation ouverte», avec les start-up et le monde du logiciel, pour relever ces enjeux. François Bourdoncle, co-pilote de ce «plan BD», n hésite pas à affirmer : «Le Big Data est une arme de guerre. C est le levier avec lequel le capitalisme est en train de soulever le monde». En effet, comment les BD et les techniques et pratiques qui leur seront associées pourraient échapper, dans les décennies qui viennent, au pouvoir des entreprises non financières et financières, des pouvoirs publics, mais aussi des mafias organisées. La grande complexité qui caractérise leur récente émergence obscurcit d emblée leur compréhension, leur accès et leur 9 «Il faut une concurrence équilibrée. Mais tant que Google peut éteindre un concurrent d un seul coup d algorithme, c est que cela ne va pas. Il faudra demander le dégroupage de Google, si la compétition n est pas ouverte et équitable.». Denis Olivennes, président du Directoire de Lagardère Active, le 15 mai 2014, Cité Universitaire, Paris.

8 8 orientation, écartant probablement tous autres acteurs que ceux-là. Autrement dit, la possibilité de leur «mise en culture citoyenne» du fait de groupes associés apparaît improbable, d autant que «les personnes physiques», avec leurs données personnelles, pourraient se voir embarquées dans des logiques de marchandisation individualisées fort peu civiles et civiques. De ce point de vue, on observera avec attention l activité de «l administrateur général des données», fonction créée par décret du premier Ministre en date du 16/09/2014 pour coordonner l action des administrations en matière d inventaires, de gouvernance, de production, de circulation et d exploitation des données par les administrations. 5. Les conséquences sur «le libre arbitre», «le bien commun» et «le vivre-ensemble» La montée en généralité des questions abordées dans cette contribution en termes de conséquences de l émergence du «monde des BD» sur «le libre-arbitre», sur «le bien commun» et sur «le vivre-ensemble» n est aisée qu en apparence. Nous l opérons ici, au moins en première analyse, autour de l hypothèse que les BD consacrent le passage d un monde où les causes demandent à être connues à un monde où les effets demandent à être vérifiés et contrôlés seulement (pour paraphraser Giorgio Agamben qui pense que ce changement est emblématique de la modernité). Sous forme d une série de questions à la formulation provisoire auxquelles nous tentons de donner une cohérence. «Libre arbitre»? Ici, le réflexe est sans doute de songer aux conséquences de toute nature, y compris anthropologiques, de l approfondissement d une dynamique individuelle de «quantified self» étudiée urbi et orbi. Ce réflexe n est pas dénué de sens. Pour autant, nous considérons que c est à partir de la question centrale la corrélation versus la cause que les raisonnements devraient être ré-envisagés du point de vue des effets majeurs : est-ce avant tout la dynamique d automatisation des choix (donc d expulsion de la décision humaine du domaine des choix par voie technologique) qui sera favorisée ou davantage la «sérendipité», l intuition, le «rebond» en multiples démarches exploratoires et ouvertes,? Dans le premier cas, le principe de finalité ne se trouve-t-il pas mis à mal, interroge Antoinette Rouvroy? Autre chose. Les décisions que nous prenons ont dans l ensemble une apparence causale. Pourraient-elles être incriminées au plan de la responsabilité individuelle si nos univers mentaux peu à peu «colonisés» par des représentations faites de corrélations devaient les délégitimer? Davantage encore : contrairement à ce que l on pense assez souvent, la ré-identification d un individu et de ses liens au sein d immenses masses de données anonymisées «orientées» corrélation n est pas hors de portée technique ; de sorte que tout individu pourrait se voir affublé d un statut d «auteur probable», plus précisément «d auteur d actes probables», avec, à la clé, un risque de pénalisation établie sur la base d intentions qualifiées de

9 9 probables (on pense, bien entendu, au film-culte «Minority Report»)! Problème pour les CNIL du monde entier, bien sûr! Quant aux modes de vie, la «smartification de la vie quotidienne», pour parler comme Evgeny Morozov, permettra-t-elle encore une «réflexivité» de nos actes qui puisse échapper aux effets d une alliance entre l algorithme et le technocrate tapie dans les grandes organisations tant privées que publiques? 10 Enfin, qu est-ce un «libre-arbitre» lorsqu il est considéré du point de vue des seuls choix qui auront été préalablement exprimés par des données déjà existantes? «Bien commun»? Les données s intéressent donc à ce qui est et présentent un monde déjà existant à travers un prisme d efficacité technique où le référentiel central devient l optimisation de cet existant. Dans ces conditions, la logique probabiliste que le «monde des BD» charrie marquerait-elle la fin des «temps modernes» et le début d une nouvelle phase déterministe dans l histoire des hommes? Que dire, en outre, d une possible addiction aux «univers probables» et aux jeux de comparabilité qu ils induisent exclusivement sinon qu ils ruineraient la possibilité même d univers originaux, non encore imaginés et leur incomparabilité nécessaire? Comment, en effet, le «bien commun» accueillerait-il encore l original, le non encore conçu, l informulé, le non pratiqué,? Faut-il veiller à promouvoir au service de l action tout à la fois et la qualification et la disquantification? Par ailleurs, la logique macro de «gestion des risques et des opportunités» - qui, via les BD, s accroche à tout aujourd hui! va-t-elle transformer celle de «responsabilité individuelle»? Et la carte l emportera-t-elle sur le territoire? Autre grande question, celle de l espace public. Qu est-ce qu un espace public où la publicité n a aucun coût? Serait-il le lieu d un néo-benthamisme triomphant où les Big Data offriraient au plus grand nombre la meilleure voie dans la poursuite du plus grand bonheur? (Et, bien entendu, quel rôle des Etats, là-dedans? 11 ). Doit-on prévenir les effets d un renforcement de la «gouvernementalité par les nombres», par les algorithmes? Doit-on anticiper un espace public déserté d une «connaissance publique» jusquelà appuyée sur les organismes chargés de la statistique publique? Revenons un instant à Morozov : «une réglementation algorithmique» consacrera-t-elle «la prise de pouvoir des données et la mort de la politique»? En effet, dit-il, «le désaccord et le conflit, selon ce modèle, sont considérés comme des sous-produits malheureux de l ère analogique à résoudre par la collecte des données et non comme les 10 La prise de pouvoir des données et la mort de la politique», Evgeny Morozov publié le 20/07/2014 dans The Observer, traduit par Guy Weets et repris sur son Blog par Paul Jorion le 25 août Bernard Harcourt, Université de Chicago et EHESS, rapporte qu il n en coûterait que 20 millions de dollars par an au Gouvernement américain pour «accéder aux données de Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, You Tube, Skype, Apple, et d autres» par l intermédiaire du fameux programme PRISM de la NSA, lancé en 2007 (Intervention au Colloque du Collège de France, le 2 juin 2014). Au nom d un principe d Open data, irait-il le cas échéant, jusqu à «libérer» toutes les informations en provenance des entreprises qu il aura acquises pour une bouchée de pain?

10 10 conséquences inévitables de conflits économiques ou idéologiques» 12. Last, but not least, qu est-ce qu un espace public où les sciences, sociales notamment, seraient in fine portées à faire écho avant tout à toutes les formes possibles d utilisation des données du Web? «Vivre-ensemble»? La question de la protection des données individuelles et collectives contre le vol ou la malveillance constitue une thématique importante et pertinente, médiatiquement très explorée : en effet, aujourd hui, les données personnelles n ont toujours ni propriétaires ni règles d usage, en particulier sur la façon d envisager «la gestion de la mémoire»! Elle pose, en outre, de redoutables problèmes de libertés comme l a montré, au début des années 2000, la forme de la réponse américaine d un «Patriot Act» pour assurer la sécurité 13! Plus généralement, si la tendance devait aller à la colonisation progressive de nos choix à base de sens moral par des algorithmes prédictifs, comment échapper alors à la violence des échelles industrielles et des diktats collectifs, quels que soient leur forme (Gosplan capitaliste, société autoritaire de marché, ), qui pourrait en être le corollaire? 14 Comment préserver un libre «pouvoir d agir» individuel et collectif face à la menace d une dictature des données, le cas échéant guidée par une «industrie bibliométrique» fortement concentrée? Suffirait-il d adopter des principes de transparence (des données et des algorithmes), de certification (fiabilité et validité des algorithmes) et de réfutabilité (possibilité de réfuter une prévision)? Bref, quel contrôle, quelle maîtrise à propos de la gouvernance des BD? Autorégulation par les marchands? Ou bien régulation publique fondée, par exemple, sur une redéfinition d ensemble du numérique autour d un principe général de loyauté, comme semble le recommander le CNN (Conseil National du Numérique)? Peut-on envisager également la conception d une maîtrise citoyenne des BD? Alex Pentland 15 laisse entendre avec optimisme qu un «contrat social sur les données» est possible. Mais le développement de bases et banques de données techniquement sous contrôle individuel ou mutuel est-il à l échelle des enjeux ; l open innovation ne servira-t-il pas les intérêts des entreprises plutôt qu une «société civile informée», même par des «données brutes»? Enfin, en quoi des lois antitrust suffiraient-elles pour protéger contre les «détenteurs de données», et le pouvoir asymétrique dont ils disposent? 12 Article cité. 13 La sécurité américaine dont Edward Snowden a révélé en 2013 des dimensions inconnues jusque-là. Parmi les dernières dévoilées, «MoreCowBells» est un programme de l Agence nationale de sécurité (NSA) présenté comme «de surveillance passive» qui entre en possession d une masse de métadonnées sur le trafic Internet qu il peut croiser avec d autres types de métadonnées collectées par ses programmes de surveillance : qui communique avec qui, quand, combien de fois, etc (in le Monde, 25 et 26 janvier 2015, page 8) 14 Le Conseil d Etat a produit (09/09/2014) une volumineuse réflexion (400 pages) sur le sujet de l encadrement souhaitable des algorithmes prédictifs. 15 Alex Pentland, Professeur des arts et des sciences des medias au MIT (in le Monde, 31 mai 2014)

11 11 - En guise de conclusion (provisoire) à cette introduction. Instruments, outils, dispositifs, terrains d enquêtes, métiers, industries en émergence, Les mégadonnées ou «Big Data», nouveau jalon de la dite «société de l information», interrogent donc nos représentations, nos façons de penser et de réfléchir, de croire et de valoriser ; elles les modifient ; elles modifient aussi nos autres instruments et outils. Enfin, elles modifient nos façons d envisager l action en général, nos anticipations, nos démarches, nos intentions, nos décisions, nos usages : l action économique, l échange et la transmission, et l action politique, sa rationalité, son organisation. Les BD illustrent l irruption d un univers nouveau fait de cartes, de comptes, de sites qui créeront de l autorité et de la norme et où nous pourrions avoir tendance à détacher «les traces nativement digitales» de leurs conditions de production, pourtant souvent autoréférentielles! 16 La «performativité» marque la capacité de glissement du prédictif au prescriptif. Celle des BD, que nous avons tenté de caractériser sous de nombreux angles de vue, apparaît inédite, inouïe et durable parce que mise au service de logiques puissantes, avant tout économiques, mais aussi militaires. Or, dans moins de 10 ans, le monde pourrait être et la source et le produit d un univers peuplé de 100 ou 200 milliards d objets connectés, dont 9 milliards d hommes! Le cas échéant, Big Data aidant il pourrait n être plus que la projection de l extension du domaine des mathématiques en laboratoire, illustrant la prise de pouvoir du in silico sur le dialogue séculaire entre le in vitro et le in vivo. Jean-Paul Karsenty, Cetcopra, Paris 1 10 février J emprunte la formule et le raisonnement qui l accompagne à Dominique Boullier, lequel décrit surtout dans une intervention au Collège de France, le 2 juin 2014, les enjeux pour la 3è génération de sciences sociales qui s annonce, et les démarches idoines pour les considérer.

12 12 Références. «Big data, entreprises et sciences sociales Usages et partages des données numériques de masse», Pierre-Michel Menger (Chaire de sociologie du travail créateur ), Collège de France, Colloque du 2 juin 2014 (avec 3 sessions : 1/ «Big data», entre usages instrumentaux et usages académiques : un panorama des évolutions ; 2/ «Les «Big data» comme terrain d enquêtes en sciences sociales» ; 3/ Les «Big data», nouvel outil de recherche en sciences sociales?»). «Big Data - La révolution des données est en marche», Victor Mayer-Schönberger et Kenneth Cukier - ouvrage traduit de l anglais (Etats-Unis) et paru chez Robert Laffont janvier 2014 «Eléments de débat sur le rôle des Big Data dans la recherche scientifique Autour de «The end of theory» de Chris Anderson», Anne Alombert, doctorante à Paris 1, article à paraître «Peut-on créer un écosystème français du Big Data?», François Bourdoncle, in Le journal de l Ecole de Paris du Management, n 108, juillet/août 2014 «Des données sans personne : le fétichisme de la donnée à caractère personnel à l épreuve de l idéologie des Big Data», Antoinette Rouvroy, juillet «Pour tout résoudre, cliquez ici - l aberration du solutionnisme technologique», Evgeny Morozov, traduction de Marie-Caroline Braud, Editions Fyp, septembre 2014 «Les marches de l aléa», Michel Armatte, Prisme n 21, février 2012, Centre Cournot pour la Recherche en Economie La Revue du Digital de «l info du Business Connecté», plusieurs n. Un «Guide des utilisateurs 2014 du Big Data 2014/2015 L annuaire de référence à destination des utilisateurs -», réalisé par la société Corp (que m a signalé Françoise Roure)

13 13 Sommaire Big data (mégadonnées), une introduction. - Préambule sur les caractéristiques importantes des Big Data (BD) 1. Les nouveaux outils des BD sont issus de la révolution numérique 2. Une révolution épistémologique également? 3. La transformation de la chaîne de valeur économique 4. L action et les acteurs, économiques avant tout 5. Les conséquences sur «le libre arbitre», «le bien commun» et «le vivre-ensemble» - En guise de conclusion (provisoire) à cette introduction. Références.

L humain et ses données, le «quantified self»

L humain et ses données, le «quantified self» Chapitre 1 L humain et ses données, le «quantified self» L explosion de la quantité des données disponibles et le perfectionnement de nos capacités d analyse bouleversent les rapports que l Homme entretient

Plus en détail

Vision prospective et obstacles à surmonter pour les assureurs

Vision prospective et obstacles à surmonter pour les assureurs smart solutions for smart leaders Le «Big Data» assurément Rédigé par Pascal STERN Architecte d Entreprise Vision prospective et obstacles à surmonter pour les assureurs Un avis rendu par la cour de justice

Plus en détail

L algorithme : une notion info-documentaire à didactiser?

L algorithme : une notion info-documentaire à didactiser? L algorithme : une notion info-documentaire à didactiser? Par Julien Rousseau, professeur documentaliste, le 29 novembre 2015 Dans un autre article intitulé «Dominique Cardon dévoile les rêves des algorithmes»

Plus en détail

Une stratégie efficace et pragmatique pour les

Une stratégie efficace et pragmatique pour les Cercle Leprince-Ringuet www.cerclelpr.fr Think tank du Corps des Mines sur le Numérique Une stratégie efficace et pragmatique pour les Objets Connectés Industriels en Europe Auteurs Daniel NABET Président

Plus en détail

MesInfos Santé. Une relation rééquilibrée avec sa santé, grâce au pouvoir des données DOSSIER DE PARTENARIAT - MARS 2015 *****

MesInfos Santé. Une relation rééquilibrée avec sa santé, grâce au pouvoir des données DOSSIER DE PARTENARIAT - MARS 2015 ***** MesInfos Santé Une relation rééquilibrée avec sa santé, grâce au pouvoir des données DOSSIER DE PARTENARIAT - MARS 2015 ***** Le projet MesInfos explore depuis 2012 ce qu'il se passerait si, demain, les

Plus en détail

Un monde de données. comprendre l implication sociale et politique des banques de données et leur accès

Un monde de données. comprendre l implication sociale et politique des banques de données et leur accès Un monde de données comprendre l implication sociale et politique des banques de données et leur accès Hubert Guillaud, éditeur de formation, vit à Romans-sur-Isère (Drôme). Il est rédacteur en chef d

Plus en détail

Un nouvel enjeu pour l emploi!

Un nouvel enjeu pour l emploi! Un nouvel enjeu pour l emploi! On estime que l humanité produit toutes les 2 heures autant de données qu elles en avait produit au total jusqu en 2003! (source : IDC) L univers numérique est en pleine

Plus en détail

Le Big Data s invite dans nos vies, faut-il en avoir peur?

Le Big Data s invite dans nos vies, faut-il en avoir peur? Le Big Data s invite dans nos vies, faut-il en avoir peur? Du Big Data au Smart Data Fernando IAFRATE, Sr Manager BI & Data Architecture Disneyland Paris 1 L EVOLUTION DU DIGITAL Notre monde se transforme

Plus en détail

Big Data et le droit :

Big Data et le droit : Big Data et le droit : Comment concilier le Big Data avec les règles de protection des données personnelles? CRIP - Mercredi 16 Octobre 2013 Yann PADOVA, avocat Baker & McKenzie SCP est membre de Baker

Plus en détail

JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE. Compte-rendu de l atelier 5 : Santé et numérique

JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE. Compte-rendu de l atelier 5 : Santé et numérique JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE CONCERTATION NATIONALE SUR LE NUMÉRIQUE 4ème journée Compte-rendu de l atelier 5 : Santé et numérique Thème de la journée contributive : Junior ESSEC 04/02/2015

Plus en détail

Les 25 ans de l Espace Mendes France jeudi 30 janvier 2014, Poitiers

Les 25 ans de l Espace Mendes France jeudi 30 janvier 2014, Poitiers 1 Les 25 ans de l Espace Mendes France jeudi 30 janvier 2014, Poitiers Mon introduction au débat prendra la forme de coups de projecteurs autour de 3 questions, lesquelles reviendront ultérieurement dans

Plus en détail

VOUS AVEZ DIT LOGIQUE?

VOUS AVEZ DIT LOGIQUE? N 263 - DURAND-GUERRIER Viviane VOUS AVEZ DIT LOGIQUE? Il est fréquent de considérer que la logique formelle qui gouverne le raisonnement mathématique s oppose de manière radicale à la logique de sens

Plus en détail

Le passage à l open source, une nouvelle priorité

Le passage à l open source, une nouvelle priorité Le passage à l open source, une nouvelle priorité acquia.com I 888 922 7842 I +01 79 97 25 70 I John Eccles House, Robert Robertson Avenue, Oxford, UK, OX4 4GP Le passage à l open source, une nouvelle

Plus en détail

TABLE RONDE - COLLECTIF DE RECHERCHE EN GESTION DES ORGANISATIONS DE LA SANTE ET DE L ASSISTANCE

TABLE RONDE - COLLECTIF DE RECHERCHE EN GESTION DES ORGANISATIONS DE LA SANTE ET DE L ASSISTANCE TABLE RONDE - COLLECTIF DE RECHERCHE EN GESTION DES ORGANISATIONS DE LA SANTE ET DE L ASSISTANCE INSTITUT CATHOLIQUE DE RENNES France LE CHAMP A EXPLORER Longtemps monopole de l univers public et associatif,

Plus en détail

Sylvie Guessab Professeur à Supélec et responsable pédagogique du Mastère Spécialisé en Soutien Logistique Intégré des Systèmes Complexes

Sylvie Guessab Professeur à Supélec et responsable pédagogique du Mastère Spécialisé en Soutien Logistique Intégré des Systèmes Complexes Préface Toute personne est un jour confrontée à devoir prendre une décision, qu il s agisse de l étudiant qui réfléchit à son orientation académique, du chercheur qui doit privilégier une option scientifique

Plus en détail

Institut Mines-Télécom. Chaire de recherche Valeurs et politiques des informations personnelles

Institut Mines-Télécom. Chaire de recherche Valeurs et politiques des informations personnelles Chaire de recherche Valeurs et politiques des informations personnelles 1- L ère des données massives 2 Un déluge de données devenu réalité quotidienne 3 + 1 Zettabytes en 2011 médias Contenus des utilisateurs

Plus en détail

Informatique et création numérique

Informatique et création numérique Enseignement d exploration en classe de seconde 30 septembre 2015 Groupe de Formation-Action EE ICN Lycée Koeberlé de Sélestat Horaire Objectifs de l enseignement Une dimension interdisciplinaire Perspectives

Plus en détail

MASTER RECHERCHE MEDIATIONS DES SCIENCES. Mention HISTOIRE, PHILOSOPHIE ET. Histoire et Philosophie des Sciences. Année 2007/2008

MASTER RECHERCHE MEDIATIONS DES SCIENCES. Mention HISTOIRE, PHILOSOPHIE ET. Histoire et Philosophie des Sciences. Année 2007/2008 Année 2007/2008 Domaine LETTRES ET SCIENCES HUMAINES MASTER RECHERCHE Mention HISTOIRE, PHILOSOPHIE ET MEDIATIONS DES SCIENCES Spécialité Histoire et Philosophie des Sciences Unités de Formation et de

Plus en détail

CANDIDATURE AUX FONCTIONS DE DIRECTEUR GENERAL DE L ENSAM

CANDIDATURE AUX FONCTIONS DE DIRECTEUR GENERAL DE L ENSAM CANDIDATURE AUX FONCTIONS DE DIRECTEUR GENERAL DE L ENSAM 1 ère partie Déclaration d intention JEAN-PAUL HAUTIER ADMINISTRATEUR PROVISOIRE ET DIRECTEUR DE LA RECHERCHE DE L ENSAM DIRECTEUR ES QUALITE DE

Plus en détail

LA SÉCURISATION DE L OBJET CONNECTÉ

LA SÉCURISATION DE L OBJET CONNECTÉ Chapitre 6 LA SÉCURISATION DE L OBJET CONNECTÉ 127. La sécurisation appliquée aux objets connectés s intéresse au premier chef aux données qu ils émettent ou qu ils reçoivent. Aussi nous interrogerons-

Plus en détail

Big data et protection des données personnelles

Big data et protection des données personnelles Big data et protection des données personnelles Séminaire Aristote Ecole Polytechnique 15 octobre 2015 Sophie Nerbonne Directrice de la conformité à la CNIL La CNIL : autorité en charge de la protection

Plus en détail

UNION POSTALE UNIVERSELLE

UNION POSTALE UNIVERSELLE UPU UNION POSTALE UNIVERSELLE CEP C 2 2014.1 Doc 6b Original: anglais CONSEIL D EXPLOITATION POSTALE Commission 2 (Développement des marchés) Questions intéressant le Groupe «Economie postale appliquée

Plus en détail

GT Big Data. Saison 2014-2015. Bruno Prévost (Safran), Marc Demerlé (GDF SUEZ) CRiP Thématique Mise en œuvre du Big Data 16/12/14

GT Big Data. Saison 2014-2015. Bruno Prévost (Safran), Marc Demerlé (GDF SUEZ) CRiP Thématique Mise en œuvre du Big Data 16/12/14 GT Big Data Saison 2014-2015 Bruno Prévost (Safran), Marc Demerlé (GDF SUEZ) Sommaire GT Big Data : roadmap 2014-15 Revue de presse Business Education / Promotion Emploi Sécurité / Compliance Cuisine:

Plus en détail

Rapport du pays ou de la juridiction FRANCE. Site Web : http://www.cnil.fr

Rapport du pays ou de la juridiction FRANCE. Site Web : http://www.cnil.fr Rapport du pays ou de la juridiction FRANCE Site Web : http://www.cnil.fr 1. Mesure de la diversité, «statistiques ethniques», égalité des chances La CNIL engage le débat La question de la lutte contre

Plus en détail

Education numérique. Savoir

Education numérique. Savoir Moteur de recherche Education numérique Réseau social Savoir-Faire Savoir Faire-Savoir INNOOO : PROXY FRANCAIS LIBRE GRATUIT INDEPENDANT ET SANS PUBLICITE MOTEUR DE RECHERCHE DE LA PERSONNALITE NUMERIQUE

Plus en détail

INTERNET ET SANTÉ. Proposition de titre : La certification : un moyen d améliorer la qualité des sites dédiés à la santé

INTERNET ET SANTÉ. Proposition de titre : La certification : un moyen d améliorer la qualité des sites dédiés à la santé QUESTIONS REPONSES INTERNET ET SANTÉ Proposition de titre : La certification : un moyen d améliorer la qualité des sites dédiés à la santé LE CONTEXTE Dispose t-on de données relatives à la fréquentation

Plus en détail

POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET?

POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET? 61 POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET? L école de Pinay est connectée depuis deux ans et demi à l Internet. Cela laisse suffisamment de recul pour une réflexion sur cette pratique. Il convient pour

Plus en détail

Concours externe du Capes et Cafep-Capes. Section langues vivantes étrangères : anglais

Concours externe du Capes et Cafep-Capes. Section langues vivantes étrangères : anglais Concours externe du Capes et Cafep-Capes Section langues vivantes étrangères : anglais Notes de commentaires (Épreuves d admissibilité et d admission) À compter de la session 2014, les épreuves du concours

Plus en détail

Concours externe du Capes et Cafep-Capes. Section langues vivantes étrangères : anglais

Concours externe du Capes et Cafep-Capes. Section langues vivantes étrangères : anglais Concours externe du Capes et Cafep-Capes Section langues vivantes étrangères : anglais Notes de commentaires (Épreuves d admissibilité et d admission) À compter de la session 2014, les épreuves du concours

Plus en détail

Qu est-ce qu une problématique?

Qu est-ce qu une problématique? Fiche méthodologique préparée par Cécile Vigour octobre 2006 1 Qu est-ce qu une problématique? Trois étapes : 1. Définition de la problématique 2. Qu est-ce qu une bonne problématique? 3. Comment problématiser?

Plus en détail

LE NUMERIQUE DEMAIN. Nouveaux pouvoirs Nouveaux métiers Nouveau management

LE NUMERIQUE DEMAIN. Nouveaux pouvoirs Nouveaux métiers Nouveau management LE NUMERIQUE DEMAIN Nouveaux pouvoirs Nouveaux métiers Nouveau management AGENDA Introduction Le numérique : source de croissance Le numérique : nouveaux pouvoirs Le numérique et l emploi QUELS METIERS?

Plus en détail

Je travaille à la Télé-université ou la TÉLUQ. Je crois que c est bien là toujours son nom officiel.

Je travaille à la Télé-université ou la TÉLUQ. Je crois que c est bien là toujours son nom officiel. Permettez-moi de me présenter brièvement. Je travaille à la Télé-université ou la TÉLUQ. Je crois que c est bien là toujours son nom officiel. J appartiens à la direction des Services d édition. J y ai

Plus en détail

La RSE au service de la stratégie de l entreprise et de la création de valeur

La RSE au service de la stratégie de l entreprise et de la création de valeur La RSE au service de la stratégie de l entreprise et de la création de valeur La RSE est aujourd hui un enjeu de première importance pour les entreprises : il reflète la prise de conscience grandissante

Plus en détail

VERS UNE ECONOMIE CIRCULAIRE. Accélérer son adoption à travers les chaînes d approvisionnement mondiales

VERS UNE ECONOMIE CIRCULAIRE. Accélérer son adoption à travers les chaînes d approvisionnement mondiales VERS UNE ECONOMIE CIRCULAIRE Accélérer son adoption à travers les chaînes d approvisionnement mondiales 2 Vers une économie circulaire Introduction Depuis l avènement de l ère industrielle au XIXe siècle,

Plus en détail

Les nouveaux tableaux de bord des managers

Les nouveaux tableaux de bord des managers Alain Fernandez Les nouveaux tableaux de bord des managers Le projet Business Intelligence clés en main Sixième édition Tableaux bord NE.indd 3 26/03/13 15:22 Le site www.piloter.org, dédié au pilotage

Plus en détail

RECOMMANDATION DU CONSEIL SUR LES BONNES PRATIQUES POUR AMELIORER LA SENSIBILISATION AUX RISQUES ET L'EDUCATION SUR LES QUESTIONS D'ASSURANCE

RECOMMANDATION DU CONSEIL SUR LES BONNES PRATIQUES POUR AMELIORER LA SENSIBILISATION AUX RISQUES ET L'EDUCATION SUR LES QUESTIONS D'ASSURANCE RECOMMANDATION DU CONSEIL SUR LES BONNES PRATIQUES POUR AMELIORER LA SENSIBILISATION AUX RISQUES ET L'EDUCATION SUR LES QUESTIONS D'ASSURANCE RECOMMANDATION DU CONSEIL Ces Bonnes Pratiques ont été approuvées

Plus en détail

«Une approche globale de la protection des données à caractère personnel dans l'union européenne» Contribution du Groupe Carrefour - Janvier 2011

«Une approche globale de la protection des données à caractère personnel dans l'union européenne» Contribution du Groupe Carrefour - Janvier 2011 «Une approche globale de la protection des données à caractère personnel dans l'union européenne» Contribution du Groupe Carrefour - Janvier 2011 Numéro au registre des représentants d intérêts : 2921139621-18

Plus en détail

Comité aviseur sur les mesures de performance en médias numériques À DES FINS DE DISCUSSION

Comité aviseur sur les mesures de performance en médias numériques À DES FINS DE DISCUSSION FONDS DES MÉDIAS DU CANADA Comité aviseur sur les mesures de performance en médias numériques Date : Le 28 juin 2011 Présentatrices : C. Briceno et J. Look À DES FINS DE DISCUSSION OBJET : Indicateurs

Plus en détail

LES ENJEUX DE LA GRH PUBLIQUE LOCALE

LES ENJEUX DE LA GRH PUBLIQUE LOCALE Convention sectorielle 2005-2006 Pacte pour une fonction publique locale et provinciale solide et solidaire Formation du personnel des pouvoirs locaux et provinciaux LES ENJEUX DE LA GRH DANS L ADMINISTRATION

Plus en détail

Les clients puissance cube

Les clients puissance cube LETTRE CONVERGENCE Les clients puissance cube L intelligence artificielle au service du marketing des services N 28 To get there. Together. A PROPOS DE BEARINGPOINT BearingPoint est un cabinet de conseil

Plus en détail

Sommaire. Première partie

Sommaire. Première partie Sommaire Introduction... XIX Première partie Pour bien piloter, il faut mieux mesurer Chapitre 1 Vos tableaux de bord ne sont plus efficaces... 3 Rôle du tableau de bord...3 Le modèle conducteur, automobile

Plus en détail

SOMMAIRE. La dématérialisation de la production comptable : Théorie. AVANT / APRES la mise en place d une solution de dématérialisation

SOMMAIRE. La dématérialisation de la production comptable : Théorie. AVANT / APRES la mise en place d une solution de dématérialisation SOMMAIRE Préambule P. 3 La dématérialisation de la production comptable : Théorie Définition Enjeux Objectifs Investissements Processus de dématérialisation AVANT / APRES la mise en place d une solution

Plus en détail

1 De la logique de l entreprise au projet managérial

1 De la logique de l entreprise au projet managérial De la logique de l entreprise au projet managérial Caisse à outils du manager en quête de performances managériales!. Rappel de ce qu est la logique de l entreprise Une entreprise se définit comme la somme

Plus en détail

Conseils pratiques pour la gestion des risques fiscaux de l entreprise. Jean-Luc Wuidard Droit de rencontres 4 mai 2011 Liège Airport

Conseils pratiques pour la gestion des risques fiscaux de l entreprise. Jean-Luc Wuidard Droit de rencontres 4 mai 2011 Liège Airport Conseils pratiques pour la gestion des risques fiscaux de l entreprise Jean-Luc Wuidard Droit de rencontres 4 mai 2011 Liège Airport Le facteur fiscal = Un coût inhérent à l'activité de l'entreprise qu'il

Plus en détail

Consolider le doctorat

Consolider le doctorat Consolider le doctorat Éléments de travail pour l élaboration de positions sur le système doctoral Texte adopté par le Conseil d Administration de l ANDèS en mai 2007 Les recommandations qui suivent s

Plus en détail

Une charte éthique pour le Big Data

Une charte éthique pour le Big Data Une charte éthique pour le Big Data Primavera De Filippi To cite this version: Primavera De Filippi. Une charte éthique pour le Big Data. Documentaliste - Sciences de l Information, ADBS, 2013, pp.8-9.

Plus en détail

Méthode universitaire du commentaire de texte

Méthode universitaire du commentaire de texte Méthode universitaire du commentaire de texte Baptiste Mélès Novembre 2014 L objectif du commentaire de texte est de décrire la structure argumentative et de mettre au jour les concepts qui permettent

Plus en détail

L analyse stratégique des projets

L analyse stratégique des projets L analyse stratégique des projets Mise à jour du 12 mars 2013 Rémi Bachelet La version la plus récente de ce cours est disponible ici : l analyse stratégique des projets Cette formation est également enregistrée

Plus en détail

Bref, on a, à l égard de l éducation, la critique facile.

Bref, on a, à l égard de l éducation, la critique facile. Allocution de Mme Françoise Bertrand Présidente directrice générale Fédération des chambres de commerce du Québec Le partenariat entre les systèmes d éducation et les entreprises Au personnel de la Direction

Plus en détail

La fonction d audit interne garantit la correcte application des procédures en vigueur et la fiabilité des informations remontées par les filiales.

La fonction d audit interne garantit la correcte application des procédures en vigueur et la fiabilité des informations remontées par les filiales. Chapitre 11 LA FONCTION CONTRÔLE DE GESTION REPORTING AUDIT INTERNE Un système de reporting homogène dans toutes les filiales permet un contrôle de gestion efficace et la production d un tableau de bord

Plus en détail

Recherche d emploi et gestion de carrière : Les clés du succès.

Recherche d emploi et gestion de carrière : Les clés du succès. Recherche d emploi et gestion de carrière : Les clés du succès. Qu il s agisse de trouver ou de garder un emploi ou encore d optimiser votre évolution professionnelle, il apparaît que le succès est lié

Plus en détail

Jean-Paul Bouchet. Le rôle du manager La finalité de l entreprise en question

Jean-Paul Bouchet. Le rôle du manager La finalité de l entreprise en question Jean-Paul Bouchet Le rôle du manager La finalité de l entreprise en question Le cadre juridique ne peut pas tout régler. Pour permettre aux managers de tenir leur rôle, il faut s interroger sur la finalité

Plus en détail

Les Histoires de demain par TNP REVUE DE PRESSE

Les Histoires de demain par TNP REVUE DE PRESSE Les Histoires de demain par TNP REVUE DE PRESSE 4 novembre 2015 Les Echos Business - 04/11/2015 http://business.lesechos.fr/directions-numeriques/digital/transformation-digitale/021450570757-s-adapter-ou-se-transformer-les-hesitations-des-entreprises-pre-numeriques-204380.php

Plus en détail

Big Data: les enjeux juridiques

Big Data: les enjeux juridiques Big Data: les enjeux juridiques J O S Q U I N L O U V I E R, A V O C A T S C P L E C L E R E & L O U V I E R J O U R N É E R N B «BIG D A T A» C L U S T R N U M E R I Q U E 2 8 / 0 4 / 2 0 1 5 INTRODUCTION

Plus en détail

Mention : Géopolitique

Mention : Géopolitique UNIVERSITE PARIS 8 VINCENNES SAINT-DENIS 2 rue de la Liberté - 93526 - SAINT-DENIS cedex Année 2015-2016 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Géopolitique Parcours en M2 : - Géopolitique locale

Plus en détail

IBM Software Business Analytics. IBM Cognos FSR Automatisation du processus de reporting interne

IBM Software Business Analytics. IBM Cognos FSR Automatisation du processus de reporting interne IBM Software Business Analytics IBM Cognos FSR Automatisation du processus de reporting interne 2 IBM Cognos - FSR Automatisation des processus de reporting interne IBM Cognos Financial Statement Reporting

Plus en détail

En 2003, la Fédération française des sociétés d assurance et la

En 2003, la Fédération française des sociétés d assurance et la L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE : LE POINT DE VUE D UNE MUTUELLE SPÉCIALISTE EN ASSURANCE VIE L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE : LE POINT DE VUE D UNE MUTUELLE SPÉCIALISTE EN ASSURANCE

Plus en détail

Baccalauréat STG Sciences et technologies de la gestion Document d accompagnement de l épreuve d économie droit.

Baccalauréat STG Sciences et technologies de la gestion Document d accompagnement de l épreuve d économie droit. Baccalauréat STG Sciences et technologies de la gestion Document d accompagnement de l épreuve d économie droit. I - AVANT-PROPOS II - DÉFINITION DE L ÉPREUVE DU BACCALAURÉAT III - QU EST-CE QUE DÉMONTRER

Plus en détail

Elles abordent les sujets d actualité et les questions clés et donnent lieu à un débat ouvert et enrichissant entre participants.

Elles abordent les sujets d actualité et les questions clés et donnent lieu à un débat ouvert et enrichissant entre participants. Tables Rondes LES INCONTOURNABLES TABLES RONDES INDUSTRIELLES Elles abordent les sujets d actualité et les questions clés et donnent lieu à un débat ouvert et enrichissant entre participants. Agro-Alimentaire

Plus en détail

Big- Data: Les défis éthiques et juridiques. Copyright 2015 Digital&Ethics

Big- Data: Les défis éthiques et juridiques. Copyright 2015 Digital&Ethics Big- Data: Les défis éthiques et juridiques. 1 Big- Data: Les défis éthiques et juridiques. Digital & Ethics Ce que change le Big Data Les questions éthiques et juridiques Les réponses possibles 2 Digital

Plus en détail

Les actuaires face au choc technologique et sociétal du numérique:

Les actuaires face au choc technologique et sociétal du numérique: Les actuaires face au choc technologique et sociétal du numérique: travaux en cours à l Institut des Actuaires CHOC NUMÉRIQUE ET MAÎTRISE PROSPECTIVE DES RISQUES Solvabilité 2: prise en compte prospective

Plus en détail

Big data* et marketing

Big data* et marketing Catherine Viot IAE de Bordeaux Maître de conférences HDR Responsable pédagogique du Master 2 Marketing Equipe de Recherche en Marketing - IRGO catherine.viot@u-bordeaux4.fr Big data* et marketing 2006

Plus en détail

Dossier de presse mardi 14 janvier 2014 FUN FRANCE UNIVERSITÉ NUMÉRIQUE. enseignementsup-recherche.gouv.fr @ministereesr @universite_num

Dossier de presse mardi 14 janvier 2014 FUN FRANCE UNIVERSITÉ NUMÉRIQUE. enseignementsup-recherche.gouv.fr @ministereesr @universite_num Dossier de presse mardi 14 janvier 2014 FUN FRANCE UNIVERSITÉ NUMÉRIQUE enseignementsup-recherche.gouv.fr @ministereesr @universite_num DOSSIER DE PRESSE - 14 JANVIER 2014 SOMMAIRE CONTEXTE...........

Plus en détail

L innovation numérique

L innovation numérique ç ç 2ème Colloque ISD «Information Systems Dynamics» Programme International de Recherche L innovation numérique au service de la transformation des entreprises Chapitre 5 Colloque jeudi 23 septembre 2010

Plus en détail

DE L ÉVALUATION DES ACQUIS DE LA FORMATION À LA

DE L ÉVALUATION DES ACQUIS DE LA FORMATION À LA Présentation au Colloque pédagogie et professionnalisation- ADIUT- 20, 21 et 22 mars 2013, IUT Lumière Lyon 2 DE L ÉVALUATION DES ACQUIS DE LA FORMATION À LA CERTIFICATION DES ACQUIS DE L EXPÉRIENCE :

Plus en détail

Talents. 7 pratiques RH à la loupe. Performances. Mobilité. Evaluation. Numérique. Compétences. Réseaux sociaux. Engagement

Talents. 7 pratiques RH à la loupe. Performances. Mobilité. Evaluation. Numérique. Compétences. Réseaux sociaux. Engagement COLLECTION > PRATIQUES RH IN THE BUSINESS OF YOUR SUCCESS TM 7 pratiques RH à la loupe Indicateurs Analyses Expertises Perspectives Evaluation Business intelligence Formation Performances Masse salariale

Plus en détail

Etudes de Marché à l Internationale

Etudes de Marché à l Internationale Etudes de Marché à l Internationale Hofstede / Mesurer la culture via 5 indices : - Individualisme vs. Collectivisme - Masculinité vs. Féminité - Incertainty avoidance - Power distance - Court terme vs.

Plus en détail

Les solutions SAS pour les Petites et Moyennes Entreprises

Les solutions SAS pour les Petites et Moyennes Entreprises BROCHURE SOLUTION Les solutions SAS pour les Petites et Moyennes Entreprises Sur un marché aussi compétitif que celui des Petites et Moyennes Entreprises, le temps et l efficacité sont deux valeurs prioritaires

Plus en détail

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques 2328 DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques I ENJEU SOCIAL : UN DEBAT DANS LE CHAMP PROFESSIONNEL Il existe un débat récurrent

Plus en détail

L ÂGE EN TANT QUE DÉTERMINANT DE LA CLASSE TARIFAIRE EN ASSURANCE

L ÂGE EN TANT QUE DÉTERMINANT DE LA CLASSE TARIFAIRE EN ASSURANCE L ÂGE EN TANT QUE DÉTERMINANT DE LA CLASSE TARIFAIRE EN ASSURANCE Robert L. Brown Professeur d actuariat Darren Charters Professeur adjoint de droit commercial Sally Gunz Professeure de droit commercial

Plus en détail

Filière d études sanctionnée par un diplôme pour les enseignant-e-s de culture générale exerçant dans les écoles professionnelles (DCG)

Filière d études sanctionnée par un diplôme pour les enseignant-e-s de culture générale exerçant dans les écoles professionnelles (DCG) Filière d études sanctionnée par un diplôme pour les enseignant-e-s de culture générale exerçant dans les écoles professionnelles (DCG) Description des modules Modules Module 1 Identifier le contexte de

Plus en détail

Architecture des calculateurs

Architecture des calculateurs Chapitre 1 Architecture des calculateurs 1.1 Introduction Ce paragraphe n a pas la prétention de présenter un cours d informatique. D une manière générale, seuls les caractéristiques architecturales qui

Plus en détail

Stella-Jones pilier du secteur grâce à IBM Business Analytics

Stella-Jones pilier du secteur grâce à IBM Business Analytics Stella-Jones pilier du secteur grâce à IBM Accélération et précision des rapports, budgets et prévisions au service d une entreprise en plein essor En bref Les besoins À la suite de plusieurs acquisitions

Plus en détail

Open Data. Enjeux et perspectives dans les télécommunications

Open Data. Enjeux et perspectives dans les télécommunications Open Data Enjeux et perspectives dans les télécommunications Orange Labs 28/09/2012 Patrick launay, Recherche & Développement, Orange Labs - Recherche & Développement Printemps de la Recherche EDF Open

Plus en détail

FD/YMC N 1-5961 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Yves-Marie Cann POUR

FD/YMC N 1-5961 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Yves-Marie Cann POUR FD/YMC N 1-5961 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Yves-Marie Cann POUR Enquête sur la responsabilité sociale du scientifique Résultats détaillés Février 2007 Annexes La publication des données qui fondent

Plus en détail

Ambiguïtés, opportunités et défis pour les syndicats

Ambiguïtés, opportunités et défis pour les syndicats NOTES NOTES ÉDUCATION ÉDUCATION PERMANENTE PERMANENTE N N 18 7 OCTOBRE - AVRIL 2006 2005 ASSOCIATION ASSOCIATION POUR POUR UNE UNE FONDATION FONDATION TRAVAIL-UNIVERSITÉ CHAUSSÉE DE HAECHT, 579 B-1031

Plus en détail

Indications pour traiter les cas de gestion des ressources humaines

Indications pour traiter les cas de gestion des ressources humaines Indications pour traiter les cas de gestion des ressources humaines 1 DEFINITION Un cas est une histoire racontée à propos d un ou plusieurs problèmes de gestion qui appelle une réflexion à propos des

Plus en détail

"Les médecins seront les infirmières de 2030"

Les médecins seront les infirmières de 2030 RECHERCHE par Laure Martin le 25-09-2014 38 RÉACTION(S) "Les médecins seront les infirmières de 2030" Afficher sur plusieurs pages Chirurgien-urologue et neurobiologiste de formation, le Dr Laurent Alexandre

Plus en détail

LE COMMISSAIRE AUX COMPTES CRÉATEUR DE CONFIANCE

LE COMMISSAIRE AUX COMPTES CRÉATEUR DE CONFIANCE LE COMMISSAIRE AUX COMPTES CRÉATEUR DE CONFIANCE se former à son rythme Dans un monde de plus en plus ouvert et réactif, nos économies réclament des informations comptables et financières les plus fiables

Plus en détail

Dossier de presse. Urbanisme et urbanité au XXI e siècle

Dossier de presse. Urbanisme et urbanité au XXI e siècle Urbanisme et urbanité au XXI e siècle Smart cities, les cités ouvertes au savoir numérique Les smart cities ou villes intelligentes matérialisent l entrée de la cité dans la société de l information, de

Plus en détail

Séminaire OPTIMA 16 avril 2014. Optimod Lyon, une coopération public/privée pour la mobilité urbaine et l innovation

Séminaire OPTIMA 16 avril 2014. Optimod Lyon, une coopération public/privée pour la mobilité urbaine et l innovation Séminaire OPTIMA 16 avril 2014 Optimod Lyon, une coopération public/privée pour la mobilité urbaine et l innovation Contexte de la mobilité urbaine Besoins Population Politiques Publiques Besoins Contrainte

Plus en détail

Utilisation des «Health Apps» en biologie Serge Payeur. jeudi 21 mai 2015 Health App et Biologie 1

Utilisation des «Health Apps» en biologie Serge Payeur. jeudi 21 mai 2015 Health App et Biologie 1 Utilisation des «Health Apps» en biologie Serge Payeur Health App et Biologie 1 Sommaire Quantified Self, objets connectés et Health App Contenu, structuration et Big Data Nouvelles opportunités pour la

Plus en détail

La feuille de route du Gouvernement en matière d ouverture et de partage des données publiques

La feuille de route du Gouvernement en matière d ouverture et de partage des données publiques La feuille de route du Gouvernement en matière d ouverture et de partage des données publiques L ouverture des données publiques, liberté publique et levier d innovation L ouverture des données publiques

Plus en détail

MASTER 1 MANAGEMENT PUBLIC ENVIRONNEMENTAL CONTENU DES ENSEIGNEMENTS

MASTER 1 MANAGEMENT PUBLIC ENVIRONNEMENTAL CONTENU DES ENSEIGNEMENTS MASTER 1 MANAGEMENT PUBLIC ENVIRONNEMENTAL CONTENU DES ENSEIGNEMENTS Le Master 1 : Management Public Environnemental forme aux spécialités de Master 2 suivantes : - Management de la qualité o Parcours

Plus en détail

Michèle Costard Professeur documentaliste Lycée Jules Verne de Mondeville (14)

Michèle Costard Professeur documentaliste Lycée Jules Verne de Mondeville (14) Au cours de mon année de stage au sein du lycée professionnel et technique Jules Verne de Mondeville (Calvados), j ai eu l opportunité de réfléchir à l éducation à la citoyenneté des élèves face à Internet,

Plus en détail

La Relation Président-Directeur

La Relation Président-Directeur Journée des Présidents Mercredi 8 Novembre 2000 Assemblée Nationale La Relation Président-Directeur Quelle répartition des compétences au sein des associations? Jean-François PEPIN Consultant en Management

Plus en détail

Mobilités : connaître pour mieux agir. Présentation du projet Octobre 2014 Projet co-financé par l Ademe

Mobilités : connaître pour mieux agir. Présentation du projet Octobre 2014 Projet co-financé par l Ademe Mobilités : connaître pour mieux agir Présentation du projet Octobre 2014 Projet co-financé par l Ademe 1 A propos mobi-lise est un projet de recherche qui vise à : Accroître la compréhension des pratiques

Plus en détail

Réponse de la COFACE à la Consultation de la Commission européenne à propos du Livre vert sur les retraites

Réponse de la COFACE à la Consultation de la Commission européenne à propos du Livre vert sur les retraites Confédération des Organisations Familiales de l Union européenne Réponse de la COFACE à la Consultation de la Commission européenne à propos du Livre vert sur les retraites Commentaire général Le premier

Plus en détail

ENTREPRENEURS : misez sur la propriété industrielle!

ENTREPRENEURS : misez sur la propriété industrielle! ENTREPRENEURS : misez sur la propriété industrielle! ENTREPRENEURS : MISER SUR LA PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE! Novatrices, les start-up, PME et ETI omettent parfois d établir une stratégie de propriété industrielle.

Plus en détail

Changement dans les achats de solutions informatiques

Changement dans les achats de solutions informatiques Changement dans les achats de solutions informatiques Ce que cela signifie pour l informatique et les Directions Métiers Mai 2014 Le nouvel acheteur de technologies et la nouvelle mentalité d achat Un

Plus en détail

BIG DATA VOUS N Y ÉCHAPPEREZ PAS!

BIG DATA VOUS N Y ÉCHAPPEREZ PAS! BIG DATA VOUS N Y ÉCHAPPEREZ PAS!! PHILIPPE NIEUWBOURG @NIEUWBOURG! COLLOQUE ITIS BIG DATA / OPEN DATA QUÉBEC, 29 AVRIL 2014 1 Bonjour, Bienvenue dans le monde des données volumineuses ou massives.! Qui

Plus en détail

Le projet Sitra : où en sommes-nous en avril 2013?

Le projet Sitra : où en sommes-nous en avril 2013? Le projet Sitra : où en sommes-nous en avril 2013? Sommaire 1) Sitra : un projet qui vit au rythme des mutations du monde numérique... 1 2) Sitra s adresse à tous les acteurs du territoire... 2 3) Les

Plus en détail

SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique

SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique DOMAINE P3.C3.D1. Pratiquer une démarche scientifique et technologique, résoudre des

Plus en détail

Le Collège de France crée une chaire pérenne d Informatique, Algorithmes, machines et langages, et nomme le Pr Gérard BERRY titulaire

Le Collège de France crée une chaire pérenne d Informatique, Algorithmes, machines et langages, et nomme le Pr Gérard BERRY titulaire Communiquédepresse Mars2013 LeCollègedeFrancecréeunechairepérenned Informatique, Algorithmes,machinesetlangages, etnommeleprgérardberrytitulaire Leçoninauguralele28mars2013 2009avait marquéunpas importantdans

Plus en détail

Université Lyon 2 CHAIRE «ENTREPRENEURIAT EN ECONOMIE SOCIALE»

Université Lyon 2 CHAIRE «ENTREPRENEURIAT EN ECONOMIE SOCIALE» Université Lyon 2 CHAIRE «ENTREPRENEURIAT EN ECONOMIE SOCIALE» MASTER 2 PROFESSIONNEL Mention Economie & Société Spécialité : Entrepreneuriat Social et culturel Parcours Economie Sociale et Solidaire,

Plus en détail

MASTER PROFESSIONNEL

MASTER PROFESSIONNEL Année 2010/2011 Domaine LETTRES ET SCIENCES HUMAINES MASTER PROFESSIONNEL (cohabilitation des Universités BORDEAUX 1, BORDEAUX 2, BORDEAUX 3 et Sciences-Po Bordeaux) Mention HISTOIRE, PHILOSOPHIE ET MEDIATIONS

Plus en détail

Puisse, cette caisse à outils, vous apporter autant d efficacité qu elle en a apporté à ceux avec qui, et pour qui, nous les avons rassemblés ici.

Puisse, cette caisse à outils, vous apporter autant d efficacité qu elle en a apporté à ceux avec qui, et pour qui, nous les avons rassemblés ici. Introduction Cet ouvrage a été conçu à partir de sollicitations exprimées par des managers de terrain soucieux de donner une dimension plus opérationnelle à leur management au quotidien. Il rassemble des

Plus en détail

Avant-propos. bruylant

Avant-propos. bruylant Avant-propos Éric Savaux Professeur à la Faculté de droit et des sciences sociales de l Université de Poitiers, Directeur de l équipe de recherche en droit privé Les 13 et 14 décembre 2013, s est tenu,

Plus en détail

Les RH à l ère du Big Data: faites parler vos données! Mesurez et optimisez la performance de vos programmes RH 18 septembre 2013

Les RH à l ère du Big Data: faites parler vos données! Mesurez et optimisez la performance de vos programmes RH 18 septembre 2013 Les RH à l ère du Big Data: faites parler vos données! Mesurez et optimisez la performance de vos programmes RH 18 septembre 2013 Qui nous sommes Firme québécoise (bureaux à Québec et Montréal) Spécialisée

Plus en détail