Retour sur les émeutes de Montréal-Nord

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1 Février Volume 3, numéro Le journal du Centre de santé et de services sociaux d Ahuntsic et Montréal-Nord Centre de santé et de services sociaux d Ahuntsic et Montréal-Nord Retour sur les émeutes de Montréal-Nord par Estelle Zehler, conseillère cadre en communication En août 2008, Montréal-Nord vivait de tragiques événements. Fortement médiatisés pour ne pas dire surmédiatisés, ils étaient à la une de tous les médias. La rédaction du Cercle a alors décidé de ne pas traiter de ces faits qui secouaient pourtant le territoire desservi par des intervenants du CSSSAM-N. Elle souhaitait pouvoir porter un regard plus objectif et apaisé sur ceux-ci pour ne pas les traiter sous le seul angle de l instant. En effet, s ils se sont déroulés sur une période circonscrite dans le temps, ils sont néanmoins l expression d un mal-être et d un mal-vivre profonds qui exigent des réponses concrètes à des besoins criants. Les faits Parc Henri-Bourassa, samedi le 9 août 2008 : Freddy Villanueva, un jeune homme de 18 ans, trouve la mort suite à une intervention policière. Deux autres jeunes sont également blessés. Nord-Est de Montréal-Nord, du 10 au 11 août 2008 : une manifestation visant à dénoncer la mort de Freddy Villanueva a lieu. Des émeutes prennent place. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) recense 20 entrées par effraction et 39 méfaits, dont une vingtaine d incendies. Trois policiers, un ambulancier, un photographe et un cameraman ont été blessés. La caserne proche du parc où le jeune est décédé est prise à partie : trois camions sont endommagés et sept voitures appartenant à des pompiers sont incendiées. De nombreux feux de poubelles ponctuent le parcours des émeutiers. Une autre voiture est aussi incendiée touchant un immeuble du boulevard Rolland. Des commerces sont vandalisés et pillés. Quelque 500 policiers sont dépêchés sur les lieux, mais ils mettront un certain temps pour intervenir. Lundi le 11 août 2008 : on s affère rapidement à nettoyer les rues du secteur. La présence policière est intensifiée, des patrouilleurs d autres quartiers sont appelés en renfort. Des curieux et la presse investissent les points chauds. Des citoyens se recueillent à l endroit où Freddy Villanueva est décédé. suite à la page 2 Maturité scolaire Sommet local pour le développement des tout-petits Le 25 mars 2009 aura lieu le Sommet local sur la maturité scolaire organisé par le CSSSAM-N et ses partenaires. Cette concertation a été entreprise suite aux résultats peu reluisants de l enquête En route pour l école! publiés en février Il s est avéré par conséquent indispensable que l ensemble des intervenants s unissent pour favoriser un cadre à même de soutenir le développement de la maturité scolaire des enfants. De tous milieux - santé, bien-être des enfants, familles, services de garde, communautaire, scolaire, municipal et autres - des intervenants réfléchiront de concert pour : Aider les enfants à être bien préparés pour l école Soutenir les parents dans leur rôle Améliorer les conditions de vie des familles Les partenaires du CSSSAM-N sont : Comprendre la petite enfance de la Pointe-de-l Île Centre 1, 2, 3 GO! Table de concertation des services de garde à l enfance de Montréal-Nord Initiative 1, 2, 3 GO! Ahuntsic - Initiative 1, 2, 3 GO! Montréal-Nord Réseau Nord de la Commission scolaire de Montréal Solidarité Ahuntsic Commission scolaire de la Pointe-de-l Île Montréal-Nord en santé Bureau coordonnateur de la garde en milieu familial Ahuntsic Pour information et inscription : Hélène Pauzé, , poste 2261 Date du sommet : 25 mars 2009 Horaire : 8 h à 16 h 30 Lieu : Centre Leonardo Da Vinci, 8370 boul. Lacordaire, St-Léonard (Québec) Installations du CSSSAM-N Site web : Intranet : CLSC d Ahuntsic 1165, boul. Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H2C 3K2 Centre d hébergement Laurendeau 1725, boul. Gouin Est Montréal (Québec) H2C 3H6 Centre d hébergement de Louvain 9600, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2M 1P2 Hôpital Fleury 2180, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2B 1K3 CLSC de Montréal-Nord 11441, boul. Lacordaire Montréal-Nord (Québec) H1G 4J9 Centre d hébergement Légaré 1615, avenue Émile-Journault Montréal (Québec) H2M 2G3 Centre d hébergement Paul-Lizotte 6850, boul. Gouin Est Montréal-Nord (Québec) H3L 3T

2 suite de la page 1 L après événement Une question a longuement taraudé les esprits : «Était-ce prévisible?». Plusieurs intervenants impliqués sur le territoire de Montréal-Nord, et cela, depuis plusieurs années, ont déclaré ne pas avoir été surpris que quelque chose se produise, Montréal-Nord se distinguant par une importante concentration de problèmes sociaux dans un petit territoire densément peuplé. Ils l ont toutefois tous été par l ampleur des événements. «Le quartier, souligne Jacques Dubois, organisateur communautaire, était comme un volcan dont la pression augmente sans cesse. Deux événements avaient déjà engendré une importante présence policière quelques semaines auparavant, bouclant le quartier pour quelques heures.» En mai 2008, une voiture de patrouilleur avait essuyé des tirs et au mois de juin des fusillades survenaient dans la nuit à St-Léonard et dans le nord-est de Montréal-Nord, probablement des règlements de compte entre membres de gangs de rue et la mafia. Toutefois, les émeutes du mois d août semblent se détacher du crime organisé «Ce qui est particulier, estime Danièle Fréchette, chef d administration des programmes Accueil, Évaluation, Orientation et Équipe Quartier, ce n était pas uniquement le fait de jeunes liés aux gangs de rue, mais davantage un mouvement plus large de colère fondé sur une multitude de problèmes, pauvreté, manque d espoir, Une prise de parole maladroite et désespérée de la population, en quelque sorte.» Yvon Delorme, chef du Service de police de la Ville de Montréal, soulignait pour sa part la présence de provocateurs venus de l extérieur de Montréal-Nord dans le but précis de faire du vandalisme alors que les manifestations se déroulaient dans le calme. La présence policière qui s est intensifiée dans les semaines suivantes a été entourée de perceptions très paradoxales. Alors que certains citoyens craignaient toujours pour leur sécurité, d autres en voulaient aux policiers. D autres encore se disaient exaspérés par le travail des policiers trop nombreux qui chamboulaient en outre les habitudes de vie du quartier. Une forte mobilisation du milieu Chaque intervenant s est senti touché personnellement. «Dès le lundi, des représentants d organismes se sont spontanément contactés et donnés rendezvous aux Fourchettes de l espoir en plein cœur du secteur où avaient eu lieu les événements de la veille, témoigne Richard Vallée, organisateur communautaire. Il s agissait de trouver rapidement des moyens de soutenir les familles ou les personnes touchées et d exercer un travail terrain de nature à rassurer la population. Il importait aussi de leur faire savoir qu au-delà du travail des policiers, il y avait également des gens prêts à les entendre, à les aider et, au besoin, les orienter vers les ressources appropriées.» Tous les intervenants du secteur se sont serrés les coudes pour s organiser malgré l absence de nombreux collègues en congé du fait de la période estivale. Divers représentants du milieu institutionnel (arrondissement, milieu scolaire, CSSS, corps policiers, etc.) se sont joints aux intervenants d organismes communautaires pour tenter d organiser l aide et coordonner les actions à déployer. «Pour parler d une même voix des réalités touchant le Nord-Est de Montréal-Nord et des efforts déployés par le milieu pour soutenir les gens du quartier et leur permettre de se faire entendre, une sorte de coalition appelée Solidarité Montréal- Nord a été formée dans les jours qui ont suivi», poursuit Richard Vallée qui y représentait le CSSSAM-N. Un travail acharné a été produit durant plusieurs semaines. Par ailleurs, la table de quartier Montréal-Nord en santé a entrepris une énorme opération comportant sept chantiers. Au niveau du CSSSAM-N, de l aide psychosociale a été proposée sur place dès de lundi matin. Plus largement, les intervenants de tous les programmes ont pris contact avec leurs clients pour vérifier s ils requéraient du support. L Équipe Quartier a intensifié ses actions et c est ce que la population attendait. Grâce à la confiance construite jour après jour au fil de leurs interventions, à leur connaissance du terrain et au réseau communautaire tissé, les gens sont venus vers eux. Un feuillet rédigé en français, en anglais, en créole et en espagnol a été distribué dans plusieurs milliers de foyers de Montréal-Nord et remis aux divers intervenants du quartier. Il indiquait le numéro de téléphone où appeler en cas de peur, d isolement, de crainte de sortir à l extérieur, de menaces, en fait pour tout besoin d aide. Agir au présent et pour le futur Si bien des actions ont déjà été posées par le passé, il s agit aujourd hui de bouger encore plus et avec une obligation de résultats. «La population, estime Jean-Claude Richard, membre de l Équipe Quartier, ressent une certaine lassitude, elle ne veut plus être étudiée, participer à des tables de concertation, être l objet de recherches. On devine une espèce de sourde impatience. Elle attend des actions et surtout des résultats.» Des orientations qui tiennent compte du contexte social, notamment la pauvreté ambiante du secteur et le profilage racial vécu par les jeunes, préoccupent particulièrement Montréal-Nord en santé, dont le plan d action a par ailleurs été commenté par La Presse du 9 janvier Sept chantiers auxquels ont activement participé les organismes communautaires du territoire ont été consacrés aux thèmes suivants : Aménagement et équipements collectifs Économie et emploi Éducation et réseau scolaire Famille et aînés Jeunesse Logement Prévention et sécurité publique Pour l ensemble des partenaires concernés, la démarche de lutte contre la pauvreté, l exclusion et la discrimination passe par : Un parti pris pour les jeunes Un environnement paisible et sécuritaire Un milieu de vie de qualité Une communauté solidaire «La population veut des actions et que de tels événements ne se reproduisent plus, conclut Jacques Dubois. Des citoyens ont identifié des éléments très concrets, en demandant que l on s occupe prioritairement des jeunes.» Equipements sportifs, décrochage scolaire, emploi Si, aujourd hui, Montréal-Nord fait moins la manchette des journaux, les besoins ne sont pas moins nombreux et les attentes pas moins importantes. L ensemble du milieu, qu il soit institutionnel ou communautaire aura fort à faire et devra pouvoir s appuyer sur une table de quartier solide, mobilisatrice, rassembleuse et surtout en lien constant avec la population. 2Le Cercle - volume 3 numéro 7 - février 2009 Une fête pour lutter contre l isolement par Gaétanne Rioux, coordonnatrice professionnelle à l Accueil psychosocial Le 22 décembre 2008 avait lieu au CLSC d Ahuntsic la neuvième édition de la fête organisée par le Service d accueil psychosocial pour les personnes isolées et connues de ses services. Des intervenants de divers programmes ont mis joyeusement la main à la pâte, que ce soit pour la préparation de petits plats, pour recueillir ou solliciter des dons, participer aux réunions Soixante-dix personnes ont participé à la fête dont l animation est grandement redevable aux huit musiciens dirigés par Laurent Crête et à l énergie joyeuse de Mère Noël que nous remercions ici. Le comité organisateur remercie également le CSSSAM-N, les syndicats de l APTS et interprofessionnel d Ahuntsic et Montréal-Nord, l Association des marchands de la Promenade Fleury, la Fondation Louis-Philippe- Pinel, la Pizzaria SALERNO, le traiteur Ducasse, un donateur bénévole qui se reconnaîtra ici, et toutes les bonnes volontés qui ont fait de cette fête un succès.

3 C ÔTÉ PARTENAIRES Centre des ressources éducatives et communautaires pour adultes (CRÉCA) par Claude Ampleman, directrice du CRÉCA Le CRÉCA est un centre d éducation populaire autonome qui a pour mission de développer des ressources éducatives répondant aux besoins de la population adulte et particulièrement des personnes socialement et économiquement défavorisées, des analphabètes fonctionnels, des immigrants et des allophones. Son intervention est basée sur le respect et l autonomie des individus. Les apprenantes et apprenants ont acquis beaucoup de connaissances et d expériences dans leur vie, aussi le CRÉCA est un outil mis à leur disposition afin d apprendre ou consolider leurs connaissances et d acquérir une plus grande confiance en leurs capacités. Les interventions visent toujours la prise en charge des personnes par elles-mêmes. Formation Des formations en alphabétisation, en alpha-francisation (francisation pour les immigrants allophones qui sont analphabètes dans leur langue d origine) et en informatique de base sont dispensées ainsi que régulièrement en pré-employabilité pour les personnes peu scolarisées et hors du marché du travail depuis plus de 2 ans. Le CRÉCA favorise le goût de la lecture par la visite de la bibliothèque Ahuntsic et par la création de sa mini-bibliothèque des apprenants qui comprend à ce jour près de 500 livres. Tous les apprenants vont lire une heure par semaine et emprunter des livres à la mini-bibliothèque. Des ateliers d éducation populaire sont donnés en collaboration avec nos partenaires comme les capsules santé par le CSSSAM-N, les Normes du travail, la violence conjugale, la sécurité, ainsi que des activités thématiques lors de la Journée des femmes ou de la Journée de l alphabétisation familiale. Soutien Le CRÉCA s est doté d une halte-garderie afin de répondre prioritairement aux besoins de ses apprenants, mais a toujours eu des places disponibles pour du répit famille. Le service étant de plus en plus connu, nous recevons des enfants référés de plusieurs organismes. Il faut appeler 24 heures d avance pour réserver une place, car celles-ci sont limitées. Depuis trois ans, nous participons au programme SIPPE pour les familles vulnérables en partenariat avec le CSSSAM-N et les organismes Pause-Famille et Repère. Du soutien psychosocial est aussi dispensé. Pour l année , l intervenante du CRÉCA a répondu à demandes. Elle a élaboré une trousse de références pour les femmes enceintes comprenant entre autres le livre Grossesse en santé de Santé Canada, les références au programme OLO dans leur secteur, les coordonnées de Jeunesse au soleil pour les jours de distribution spécialement pour elles, une liste des ressources de leur quartier et des magasins de couches pas chères. Côté administratif, elle supervise également l inscription et la vérification des demandes d aide financière auxquelles ont droit plusieurs participants, par exemple : le supplément au revenu, les allocations au transport et en frais de garde, et si nécessaire, le soutien dans ces demandes. Il ne faut pas non plus oublier l écoute dispensée à ces hommes et ces femmes qui sont loin de leur famille et n ont pas de support ni de repères. Du support individuel ou en petits groupes est offert par des bénévoles. Pour l année , il y a eu heures de bénévolat de réaliser grâce à une quarantaine de bénévoles. Soutien à l apprentissage au primaire (aide aux devoirs) Depuis cinq ans, le CRÉCA dessert dix écoles du Regroupement Nord de la Commission scolaire de Montréal. Son action, là également, vise le développement de l autonomie de l enfant. Des outils pédagogiques ont été développés autour des critères d autonomie. Le «SAP à outils» a été conçu pour les moniteurs afin qu ils puissent avoir accès à des trucs pratiques en tout temps. Voici les quatre étapes qui mènent l enfant à réaliser ses leçons et ses devoirs par lui-même : Organiser son espace de travail Apporter son matériel Gérer son temps et ses tâches Sur le traversier de Lévis, lors d une sortie à Québec Utiliser les ressources disponibles Chacune des étapes est travaillée avec l enfant sur une période définie, entre 4 et 8 semaines, selon la complexité des aptitudes à acquérir pour l enfant. Vivre ensemble L art de vivre ensemble constitue également une préoccupation pour le CRÉCA; un projet fait en partenariat avec le Centre de Bénévoles Ahuntsic-Sud (CBAS) qui vise à favoriser les relations multiculturelles par le biais de l apprentissage des arts. Plusieurs activités sont organisées, entre autres, anniversaires, fêtes pour Noël avec des chants et des danses traditionnels, l Halloween avec les décorations de citrouilles, la fête nationale du Québec. Des sorties permettent de connaître le Québec (cabane à sucre, les pommes, la ville de Québec, le Salon des Métiers d art qui est précédé du petit Salon des métiers d art des apprenants et travailleurs du CRÉCA). Concours : sécurité de l information! Sondage sur les habitudes et les comportements des utilisateurs des technologies de l information par Richard Bois, adjoint à la Direction des ressources financières et informationnelles système d information de gestion PRIX Un certificat-cadeau de 40 $ chez Renaud-Bray POUR PARTICIPER Remplissez avant le 3 mars 2009 le sondage que vous trouverez sur l intranet du CSSSAM-N. À partir du menu «Technologies de l information», cliquez sur le lien «Sécurité» et remplissez le sondage ci-dessous directement en ligne pour ensuite l enregistrer à votre nom. Pour chacun des quatre énoncés ci-dessous, veuillez cocher la case qui correspond le mieux à votre opinion ou votre habitude. N oubliez pas d inscrire votre nom et votre numéro de poste téléphonique pour avoir une chance de gagner Si vous n avez pas accès à l intranet, vous pouvez demander un questionnaire à Aude Laferrière, soit par courriel ou par téléphone au poste 5000 en laissant clairement votre nom, l installation où vous travaillez et le numéro de poste téléphonique, nous vous enverrons le document par courrier interne. 1. L envoi de cartes de souhaits virtuelles en utilisant le courriel Notes du CSSSAM-N est-il permis? 2. Puis-je donner mon mot de passe à une personne de confiance lorsque je dois m absenter? 3. Je reçois d un de mes amis un courriel m informant d un nouveau virus particulièrement dangereux. Est-ce que je fais suivre cette alerte à tous mes contacts? 4. Puis-je utiliser la messagerie instantanée Windows Live Messenger (MSN) sur mon poste de travail? Oui Non Le Cercle - volume 3 numéro 7 - février Il est important pour nous que vous donniez VOTRE opinion ou VOTRE habitude et non pas que vous répondiez ce que vous pensez être la bonne réponse. Merci pour votre participation et BONNE CHANCE! Le gagnant sera tiré au sort parmi les participants. Date limite de participation : 3 mars 2009

4 CÔTÉ FONDATION par Catherine St-Amour, directrice générale intérimaire et Martin Strauss, commis LA PHILANTHROPIE LE CŒUR DE VOTRE FONDATION La Fondation a pour mission de soutenir le CSSSAM-N dans son engagement à maintenir et à améliorer le bien-être et la santé de la population de son territoire. Toutes ses activités découlent d un seul précepte : la philanthropie. Mais que signifie ce terme et qu implique-t-il concrètement? Du grec philos (ami) et anthropos (homme), la philanthropie est la philosophie ou doctrine de vie qui met l humanité au premier plan de ses priorités, et ce, de manière généralement désintéressée. L action philanthropique peut donc se manifester sous diverses formes de dons, que ce soit en termes de temps, d argent, de services ou de matériel. Elle constitue ainsi un moyen palliatif et complémentaire à l économie de marché pour améliorer la qualité de vie des gens visés. Dans cette optique, la Fondation se veut un catalyseur des gestes charitables provenant de la population, autant des particuliers que d autres organismes, dont la mise en commun permet d atteindre des résultats d envergure profitant directement à la communauté. La philanthropie ne parviendra à ses fins que si elle est organisée sous forme de réseau et arrimée aux besoins actuels ou à venir des bénéficiaires desservis. Pour ce faire, la Fondation propose divers moyens visant à susciter l intérêt et l implication des donateurs. Puisque tout cela peut sembler bien théorique, allons-y maintenant d un exemple. En novembre 2008, la Fondation a organisé son concert-bénéfice annuel en présentant Robert Charlebois au Centre Leonardo da Vinci. Cet événement se voulait donc le moyen préconisé pour mobiliser des philanthropes de tout acabit. D abord, des volontaires ont bénévolement fait don de leur temps pour former un comité organisateur chargé de trouver un artiste attrayant, une salle adéquate et pour attirer des commanditaires prêts à débourser pour supporter notre cause. D autres bénévoles, essentiellement des employés du CSSSAM-N, se sont ensuite proposés pour assurer le bon déroulement de la soirée, que ce soit en faisant le service durant le cocktail dînatoire, en tenant le comptoir de produits promotionnels ou en se chargeant de l accueil au vestiaire. Tous ces efforts combinés visaient un objectif direct : maximiser l affluence de dons monétaires pour notre Fondation. Par l achat de billets pour le spectacle, des employés du CSSSAM-N, des membres du CMDP et des résidants du territoire ont fait leur part financièrement. De plus, des sommes considérables ont été offertes par des commanditaires, que ce soit des commerçants d Ahuntsic et de Montréal- Nord, des fournisseurs de notre CSSS ou des personnalités politiques. Ils ont ainsi pu bénéficier en retour d une certaine visibilité lors de l événement, mais ils ont surtout fait montre d engagement dans leur communauté. Mentionnons en particulier l implication de la Fondation Charitable O.E. Dorais qui a fait don, ce soirlà, de $ à notre Fondation, devant être remis sur les 5 prochaines années. Tous ces dons de temps, de services et d argent ont convergé vers la Fondation tandis que son conseil d administration, encore des personnes bénévoles, s assurait de leur bonne utilisation au profit de la clientèle du CSSSAM-N. En somme, nous constatons que ce que nous pourrions appeler la «chaîne philanthropique» est en fait un vaste rassemblement de personnes altruistes qui partagent une philosophie commune et qui jouent un rôle particulier et interdépendant dans cette chaîne. Indéniablement, nous pouvons en conclure une chose : La philanthropie, c est réellement l affaire de tout le monde et c est bon pour tout le monde! M. Louis Dorais, gestionnaire de la Fondation Charitable O.E. Dorais, M. Denis Cloutier, directeur général de la Caisse Desjardins du Sault-au-Récollet et président de la Fondation du CSSSAM-N Coordonnées de la Fondation du CSSSAM-N : Hôpital Fleury Rez-de-chaussée 2180, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2B 1K3 Tél. : La prochaine session de formation pour la préparation à la retraite se tiendra sur deux fins de semaine soit : Les vendredis soirs 3 et 17 avril de 17 h 30 à 20 h 30 Les samedis 4 et 18 avril de 9 h à 16 h 4Le Cercle - volume 3 numéro 7 - février 2009 Pour y participer, vous devez : Être admissible à la retraite et prévoir la prendre d ici les 3 prochaines années. Pour être admissible à la retraite, vous devez répondre aux conditions suivantes : Être âgé(e) de 55 ans et plus ou avoir accumulé 35 ans ou plus de service reconnu par la CARRA Pour vous inscrire, veuillez compléter le formulaire disponible sur l intranet du CSSSAM-N, section Ressources humaines/ Préparation à la retraite et le faire parvenir d ici le 27 février 2009 à l attention de Nicole L. Bélanger au Service de formation et du développement organisationnel au CLSC d Ahuntsic. Vous trouverez également la programmation détaillée de la session de formation sur l intranet. Pour plus d information : Marie-Lise Leclerc, poste 2251 À VOS AGENDAS PRÉPARATION À LA RETRAITE Kotsovos Grinstead Melo Hamel Fabrizio Haidar C EST PLUS QU C EST DESJARD HAMEL, FABRI

5 Un milieu de travail exempt de violence et de harcèlement : une responsabilité partagée par Diane Latendresse, conseillère clinique harmonie sécurité discrétion Le 28 janvier 2008, le CSSSAM-N se dotait d une politique «Violence et harcèlement au travail» en conformité avec la Loi de la Commission des normes du travail afin de favoriser un milieu de travail harmonieux, sain et sécuritaire. Ses trois grands objectifs sont : 1 Favoriser un climat de travail exempt de violence ou de harcèlement dans le but de sauvegarder la dignité et de protéger l intégrité physique ou psychologique des personnes. 2 Traiter avec discrétion, impartialité et dans les meilleurs délais possibles les plaintes formulées ou les situations rapportées. 3 Fournir le soutien nécessaire aux personnes mises en cause et aux témoins de violence et de harcèlement au travail par la mise en place de mécanisme d aide et de traitement des plaintes accessibles, simples et efficaces. Cette politique touche l ensemble des personnes qui participent aux activités de l organisation : employés, gestionnaires, médecins, résidents, pharmaciens, dentistes, étudiants, stagiaires, bénévoles, personnels des agences, contractuels, membres de comité ainsi que les relations du personnel avec des tiers soit les fournisseurs, sous-traitants, ambulanciers. Avant de déposer une plainte, il est suggéré que le plaignant tente de régler son différend en parlant avec la personne impliquée tout en demandant l intervention de son supérieur immédiat. Si ces tentatives ne s avéraient pas concluantes, il pourra s adresser à la personne responsable du dossier Violence et harcèlement. Le dépôt d une plainte de harcèlement en milieu de travail ne signifie pas automatiquement qu il y aura enquête. Il y a des étapes préalables comme la médiation et l analyse de la recevabilité. Il est souvent proposé aux personnes impliquées d avoir recours à la médiation, ou à toute autre forme de processus comme démarche de résolution de conflit, permettant un retour à un environnement de travail acceptable pour toutes les parties en cause. Enfin, si une enquête s imposait, elle sera soit interne ou externe. Comme le rapportent maîtres Rivest et Poirier, il n est pas toujours facile de distinguer le simple conflit ou même une gestion malhabile créant un certain inconfort des véritables cas de harcèlement psychologique au travail. Cependant, on constate clairement à la lecture des récentes décisions que le harcèlement psychologique, finalement constaté, découle dans bien des cas d un conflit mal géré au départ. Dans ce sens, il a semblé opportun d offrir aux gestionnaires des sessions de formation en gestion des conflits ainsi qu une formation sur la civilité. De même, des stratégies de sensibilisation seront organisées cet hiver pour l ensemble du personnel. Pour qualifier une situation de harcèlement psychologique, on doit nécessairement y retrouver les quatre éléments qui composent sa définition (M e Robert Rivest et M e Guy Poirier) 1 Une conduite vexatoire manifestée par des comportements, des paroles, des actes ou des gestes répétés. Le terme vexatoire s entend d une conduite humiliante, inopportune, méprisante, offensante, dégradante, avilissante ou abusive pour la personne qui la subit et fait référence à son résultat. Ceci implique qu elle blesse quelqu un dans son amour propre, le contrarie, lui cause du tourment. Et sauf dans les cas d inconduite grave (viol, agression, violence.) l élément de répétition sera fondamental. 2 Une conduite vexatoire qui est soit hostile, soit non désirée. La conduite, même si elle peut ne pas apparaître hostile en apparence, peut ne pas être désirée par la personne qui la subit. Ce sont les faits reprochés qui doivent pouvoir être perçus comme non désirables. 3 Une conduite vexatoire qui porte atteinte à la dignité ou à l intégrité psychologique ou physique. Le concept de dignité humaine réfère au respect et à l estime de soi d une personne et relève de son intégrité psychologique ou physique. La dignité humaine n est pas une question de statut ou de position d une personne dans son milieu de travail, c est plutôt la manière dont une personne se sent devant une situation donnée. Il est clair qu il y aura atteinte lorsqu il y aura marginalisation, mise de côté ou dévalorisation. 4 Une conduite vexatoire qui crée un milieu de travail néfaste pour la victime. On parle ici d un milieu nuisible, dommageable, mauvais ou malsain qui pourra provoquer l isolement de la victime dans un milieu où il est normal que la col laboration et la coopération soient la base des relations dans le milieu de travail. Pour porter plainte : Téléphonez au numéro 7545 ou remplissez le formulaire disponible au Service des relations de travail ou au local de votre syndicat. En CLSC Quelques photos des dîners et cocktails de Noël du CSSSAM-N. En CLSC Le Cercle - volume 3 numéro 7 - février 2009 En centre d hébergement 5 À l hôpital UNE BANQUE. INS, KOTSOVOS, MELO, IO, HAIDAR, NGUYEN... Caisse Desjardins du Sault-au-Récollet Caisse populaire Desjardins du Centre d Ahuntsic Caisse Desjardins Domaine Saint-Sulpice Caisse populaire Desjardins Saint-Simon-Apôtre de Montréal Caisse populaire Saint-André-Apôtre Caisse populaire Desjardins de Montréal-Nord Caisse populaire Saint-Camille de Montréal-Nord

6 L ÉTHIQUE DE LA RECHERCHE ET L ÉTHIQUE APPLIQUÉE AU CSSSAM-N par Chantal Ferland, psychologue, présidente du comité d éthique de la recherche et du comité d éthique appliquée Au sein d un établissement comme le nôtre, les questions éthiques soulevées par l intervention, la distribution de soins et services et autres sont monnaie courante. Beaucoup de gens se sentent concernés et ont des réflexions à ce niveau, soit dans le cadre de leurs discussions de cas, des réunions d équipe ou d échanges entre collègues. Quelle place peut alors prendre la question éthique, et de surcroît, un comité d éthique? Certainement une place de continuité plutôt qu une place d experts. Avant la fusion des établissements en 2004, un comité d éthique de la recherche existait depuis quelques années à l Hôpital Fleury. Depuis, ce comité a poursuivi ses travaux et a été scindé en janvier 2009 pour un comité d éthique de la recherche et un comité d éthique appliquée. Chacun des comités relève directement du conseil d administration à qui il rend compte annuellement de ses travaux. Il en est ainsi pour qu ils puissent conserver toute l indépendance voulue pour leur mandat. Cependant, la mise en place de la transversalité de l éthique au sein de notre établissement, qu il s agisse de l éthique de la recherche ou de l éthique appliquée et de toutes les activités reliées à ce sujet, est chapeautée par Agnès Boussion, directrice des communications, de la qualité, de l enseignement et de la recherche, le tout sous la coordination d Isabelle Gagné, conseillère cadre en communication. La majorité des personnes siège aux deux comités, soit comme membre régulier ou membre substitut; elles représentent, entre autres, les différents conseils professionnels du CSSSAM-N et la population du territoire. Les membres des comités ont été sélectionnés dans le but de tenir compte de plus de professions, d installations et de clientèles desservies possibles. On y retrouve des médecins, des infirmières, une psychologue, un travailleur social, un auxiliaire familial et social ou un préposé aux bénéficiaires, une ergothérapeute, un conseiller cadre et des représentants de la population. Une personne versée en éthique devrait joindre les rangs du comité sous peu. Au besoin, les comités éthique pourront s adjoindre les services d un expert externe, tel qu un juriste. protection njeux Entente pour la petite enfance par Luc Tremblay, chef de programme Jeunes en difficultés à la Direction des programmes d adaptation sociale, des services multidisciplinaires, des services généraux Le 9 décembre 2008, le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau des centres de la petite enfance (CPE) formalisaient à nouveau un partenariat. En effet, le CSSSAM-N et deux CPE, Les abeilles bricoleuses et les Marmousets, signaient un protocole d entente. Grâce à cet accord, des places seront réservées dans ces CPE et profiteront essentiellement aux familles du programme «Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance» (SIPPE) et pour toute famille ayant un enfant avec des besoins particuliers. En échange, des services spécialisés tels que travail social, psychoéducation, soins infirmiers, orthophonie, hygiène dentaire et même des conseils en nutrition sur les menus seront offerts. L expérience a vu officiellement le jour sur notre territoire en 2005, année où un premier protocole a été signé à Montréal-Nord. Les services y sont délivrés par une équipe dédiée en interventions éducatives précoces (IEP) grâce à un financement de la Santé publique. Le CSSSAM-N aspire à mettre en place une seconde équipe de ce type à Ahuntsic. De gauche à droite, au premier rang : Louise Descarie du CPE Les Marmousets, Carole Doré du CSSSAM-N, Sophie Poulin du CPE Les abeilles bricoleuses, Lucie Séguin du CSSSAM-N et au second rang, Lucie Desjardins et Luc Tremblay du CSSSAM-N 6Le Cercle - volume 3 numéro 7 - février 2009 cliniques Chaque comité possède des mandats bien distincts. Le comité d éthique de la recherche a pour mission l évaluation éthique de tout projet de recherche qui se fait au sein de notre établissement dans l objectif premier de protéger les sujets de recherche. Le comité d éthique appliquée a comme mandat premier d être un support pour cerner les enjeux éthiques soulevés par l intervention clinique au sein de notre établissement. Ce dernier comité est actuellement à l étape de mise en place alors que le premier est quant à lui en activité depuis plusieurs années. D autre part, si à ce jour ces comités vous sont possiblement moins familiers, cela est principalement dû au fait que leurs membres ont jusqu à maintenant davantage travaillé au niveau du comité d éthique de la recherche. Ils ont enclenché les travaux visant à mettre sur pied le comité d éthique appliquée au début de l automne Des rencontres ont eu lieu au cours des derniers mois avec l exécutif de chacun des conseils professionnels du CSSSAM-N pour présenter les travaux effectués et échanger sur les besoins de leurs membres, surtout en regard de l éthique appliquée. Sachez que chacun de nos membres est un ambassadeur de l éthique au sein de son installation. Vous pouvez joindre le comité en communiquant avec Dominique Débrosse, secrétaire du comité, soit par courriel à ou par téléphone au poste Au cours d articles ultérieurs, nous reviendrons sur ce que signifie l éthique, le rôle et le fonctionnement de chacun des comités ainsi que sur la présentation des membres qui les composent.

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