Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale Situation en Île-de-France 13/11/2013

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1 Plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale Situation en Île-de-France 13/11/2013

2 Sommaire Introduction Une démographie dynamique sur un territoire petit et dense... 6 a. Population... 8 b. Population vivant en ZUS Revenus Une pauvreté un peu moins forte qu au niveau national mais parfois plus intense et marquée par des disparités territoriales et sociales très fortes Une pauvreté qui se traduit par un recours important aux minima sociaux Des difficultés importantes au regard du logement La santé Page 2

3 Introduction La région de l Île-de-France est composée de 8 départements, communes et accueille une population de habitants : c est la première région française de par sa démographie et son économie. Attractive, elle regroupe à elle seule près de 18,7% de la population métropolitaine et présente la densité démographique la plus élevée avec 976,5 habitants/km 2 sur une surface de km 2. 57% de la population francilienne est concentrée en petite couronne et à Paris. Toutefois, la superficie de l Île-de-France est en moyenne majoritairement rurale : 80% est occupée par des espaces naturels, agricoles ou forestiers. Forte de nombreux atouts, elle pèse pour 31% du PIB métropolitain (607 milliards d euros en 2011) et 5% du PIB de l union européenne. Elle rassemble en effet des activités nombreuses et diverses et comprend parmi les plus fortes concentrations technologiques et scientifiques européennes. Elle dispose également d une main d œuvre très qualifiée puisqu elle concentre 37% des cadres français. Elle dispose par ailleurs de 21% des universités françaises et de près de 25% des écoles d ingénieurs et des écoles de commerce, gestion et comptabilité. Le niveau de vie médian francilien s élève en 2010 à contre pour la France métropolitaine. Malgré ces atouts socio-économiques, l Île-de-France continue à être un territoire de contrastes et d inégalités en termes de revenu, d emploi et de logement. Une démographie dynamique sur un territoire petit et dense. Comme le niveau national, l Île-de-France présente un taux de croissance démographique annuel moyen de +0,5% entre 2006 et 2012 provisoire. Le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans (indice de vieillissement) est inférieur à la moyenne nationale : 48,9 pour l Île-de-France contre 70,7 pour la France métropolitaine. Il est le plus bas de Métropole. Page 3

4 1 francilien sur 3 a moins de 25 ans. 56% de la population francilienne a moins de 40 ans alors que les 60 ans et plus ne représentent que 18% (niveau national : respectivement 51% et 22%). Près de 1,3 million d habitants vivent en ZUS, soit 11% de la population francilienne. Des revenus globalement élevés mais inégalement répartis L Île-de-France est marquée par un revenu moyen élevé qui résulte de son dynamisme économique et de la structuration de l emploi qui occupent 37 % des cadres franciliens. Les écarts de revenus n en sont que plus importants avec les populations aux revenus les plus faibles. Une pauvreté un peu moins forte qu au niveau national mais parfois beaucoup plus intense et marquée par des disparités territoriales et sociales Si l Île-de-France présente de nombreux atouts en termes démographiques, sociaux et de ressources, le tableau est contrasté. Ainsi, la Seine-Saint-Denis et Paris sont les deux départements franciliens qui enregistrent les taux de pauvreté les plus forts. Une pauvreté qui se traduit par un recours important aux minima sociaux L Île-de-France connaît une progression moins forte du nombre de bénéficiaires de minima sociaux que la France métropolitaine entre 2010 et 2011 mais selon les départements, les bénéficiaires peuvent représenter une part de la population plus importante que la moyenne ou nationale. Une situation de l emploi et du travail légèrement moins dégradée qu au plan national mais marquée par de très forts écarts départementaux et infradépartementaux La situation de l emploi des jeunes reste plus tendue que sur l ensemble des classes d âge. Le taux d activité des jeunes franciliens de moins de 25 ans s élève à 41,3%, soit 2 points de moins que la moyenne nationale. En 2010, le taux de chômage des jeunes est de 22,3%, avec de fortes disparités selon les départements (30,5% en Seine-Saint-Denis ; 18,5% à Paris) et selon le niveau d études : en juin 2013, 57% des jeunes de moins de 26 ans inscrits à Pôle emploi ont au plus un CAP ou un BEP. Par rapport à la moyenne nationale, la situation francilienne se caractérise par une proportion plus importante de poursuite d études, par des situations d emploi moins précaires et une proportion de chômeurs un peu plus faible. Toutefois, les valeurs constatées pour les jeunes habitant en ZUS nuance cette analyse : 20% à 25% des jeunes actifs peu diplômés, au chômage ou en emploi précaire, résident en ZUS. Page 4

5 Plus de 20% des jeunes franciliens en emploi bénéficient d un dispositif de la politique de l emploi. Des difficultés importantes au regard du logement - La région francilienne est marquée par les difficultés d accès au logement (logement social, logement privé, pour les jeunes et les plus démunis) - Cela impacte fortement le recours à l hébergement - En ce qui concerne le statut d occupation de logement, 53,7% des jeunes franciliens de moins de 25 ans habitent chez leurs parents (moyenne nationale : 45,2%) franciliens de moins de 30 ans sont inscrits au fichier régional des demandeurs de logement social. En Île-de-France, la question de l autonomie renvoie d abord à la question du logement dont le coût et la rareté relative constituent un frein à l accès à un logement autonome, pour la population francilienne en général et en particulier pour les jeunes : décohabitation tardive et contrastée selon les territoires, en fonction de l allongement des études mais également des difficultés d accès à un emploi ou à un emploi stable. La santé, des indicateurs à surveiller Les conditions de vie et les caractéristiques de la population dans ses franges les plus fragiles pèsent sur certains indicateurs comme par exemple la mortalité infantile ou l espérance de vie. Page 5

6 1. Une démographie dynamique sur un territoire petit et dense Le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans (indice de vieillissement) est de 48,9 pour l Île-de-France contre 70,7 pour la France métropolitaine IDF France Indice de vieillissement 73,7 41,9 51,8 48,7 53,8 37,5 51,6 41,1 48,9 70,7 Taux de natalité 13,3 14,8 14,0 15,1 15,8 18,5 15,7 16,6 15,3 12,5 Taux de mortalité 6,1 6,2 5,9 6,0 6,2 5,4 6,2 5,7 6,0 8,4 Espérance de vie à la naissance au 1 er janvier IDF France Hommes 80,8 78,7 80,7 79,8 80,7 78,2 79,6 79,6 79,9 78,4 Femmes 86,1 84,2 85,9 85,4 85,8 84,8 85,5 84,5 85,4 84,8 Espérance de vie à 60 ans au 1 er janvier IDF France Hommes 24,5 22,2 23,9 23,4 23,9 22,3 23,1 23,2 23,5 22,7 Femmes 28,3 26,5 28,0 27,6 27,8 27,2 27,7 26,9 27,6 27,2 Source : Insee, état civil (données domiciliées), estimations de population Fécondité selon l âge de la mère en 2011 (en nombre d enfants par femme) Année IDF France De 15 à 24 ans 0,10 0,31 0,22 0,30 0,16 0,40 0,23 0,32 0,23 0,31 De 25 à 34 ans 0,83 1,40 1,41 1,45 1,24 1,43 1,30 1,48 1,24 1,29 De 35 à 49 ans 0,62 0,43 0,52 0,49 0,60 0,60 0,55 0,53 0,55 0,41 Indicateur conjoncturel de fécondité 1,55 2,15 2,15 2,24 2,01 2,43 2,08 2,34 2,03 2,01 Source : Insee, état civil (données domiciliées), estimations de population Page 6

7 Composition des ménages en 2009 Nombre total de ménages Personnes seules Parmi les ménages, part des Familles monoparentales Couples sans enfant (1) Couples avec enfants (1) Autres formes de ménages Paris ,3 6,9 18,1 16,5 7,3 Seine-et-Marne ,8 9,0 23,8 35,6 5,9 Yvelines ,1 8,3 24,4 34,1 5,1 Essonne ,6 9,2 23,7 33,7 5,7 Hauts-de-Seine ,8 8,9 20,2 26,4 5,7 Seine-Saint-Denis ,0 11,6 17,6 30,9 8,9 Val-de-Marne ,6 10,0 20,2 28,0 7,1 Val-d'Oise ,5 10,1 21,2 35,2 6,9 Île-de-France ,7 10,0 20,6 28,0 6,7 France métropolitaine ,7 7,9 26,2 27,1 5,1 (1) : les enfants sont comptabilisés sans limite d'âge. Source : Insee, RP2009 exploitation complémentaire. La région francilienne est plus jeune que la moyenne et le restera à long terme. Avec des disparités départementales marquées, la population jeune est plus concentrée au nord de la région en petite et grande couronnes. Une part importante vit en ZUS. On notera le poids des personnes seules à Paris (51,3%) et des familles monoparentales dans plusieurs départements au regard de la moyenne francilienne et nationale. Page 7

8 a. Population Population Moins de 20 ans ans ans ans 75 ans et plus Source : Insee, RP IDF France ,0% 11,2% 12,0% 10,3% 13,3% 12,9% 11,2% 10,0% 100% ,5% 28,3% 27,4% 27,5% 25,1% 28,8% 25,7% 28,6% 25,8% 24,5% ,3% 27,4% 26,3% 27,4% 30,6% 29,9% 29,4% 27,9% 29,8% 25,6% ,5% 28,0% 27,8% 27,4% 26,0% 26,3% 26,8% 27,6% 26,8% 27,3% ,2% 10,7% 12,1% 11,6% 11,0% 9,8% 11,2% 10,4% 11,2% 13,7% ,4% 5,6% 6,4% 6,1% 7,3% 5,2% 6,8% 5,5% 6,4% 8,8% Au 1 er janvier 2009, la population d Île-de-France est estimée à 11,7 millions d habitants, soit 18,8% de la population résidant en France. D après les enquêtes annuelles de recensement, la population francilienne a augmenté de 0,7% par an en moyenne entre 1999 et En Île-de-France, elle provient uniquement du dynamisme naturel de la région, lié à la jeunesse de sa population. L excédent des naissances sur les décès, d environ par an, correspond, en effet, à une croissance démographique de 0,9% par an en moyenne au cours de la période. L augmentation totale de la population est cependant de moindre ampleur car les échanges migratoires de l Île-de-France avec les régions de province sont déficitaires. Pyramide des âges de la population en Île-de-France et en France en 2009 Hommes Femmes Population France  g e s Source: Insee RP 2009, exploitation principale Page 8

9 b. Population vivant en ZUS IDF France Population vivant en ZUS ,9% 5,9% 9,1% 13,2% 12,5% 24,0% 10,8% 14,7% 100,0% Moins de 25 ans vivant en ZUS ,9% 43,0% 43,9% 41,9% 38,9% 42,2% 39,4% 42,8% 40,6% 39,9% ans vivant en ZUS ,9% 46,2% 46,5% 48,1% 48,7% 47,1% 48,4% 46,7% 48,2% 45,4% ans vivant en ZUS ,7% 7,4% 7,5% 7,4% 8,5% 8,0% 8,9% 7,8% 8,1% 9,8% 75 ans et plus vivant en ZUS ,4% 3,5% 2,1% 2,7% 4,0% 2,7% 3,3% 2,7% 3,1% 5,0% Source : Insee RP 2006, données révisées mars ,7% de la population francilienne vit en ZUS contre 6,5% pour la France entière. La Seine-Saint-Denis, dont 19,9% des habitants vivent en ZUS, concentre 24% de la population vivant en ZUS en Île-de-France Page 9

10 2. Revenus La région est classée au 1 er rang pour le niveau de vie médian (INSEE 2012). Le niveau de vie médian est le revenu disponible après transferts, impôts et prestations sociales, par unité de consommation (UC), en deçà duquel se situe la moitié de la population. En 2010, selon l enquête Revenus fiscaux et sociaux, le niveau de vie médian francilien s élève à euros annuels, soit une diminution en euros constants de 0,5% par rapport à En France métropolitaine, seuls 29 départements se situent au-dessus de cette médiane, qui cache de fortes disparités au sein de chaque territoire. En 2010, le niveau de vie médian par département varie de dans la Seine-Saint-Denis à à Paris. Quatre départements (Paris, les Hauts-de-Seine, les Yvelines et l Essonne) bénéficient de niveaux de vie particulièrement élevés. La part des salaires dans le revenu y est aussi particulièrement importante. La composition sociodémographique de ces départements, avec une forte proportion de cadres, explique en grande partie ces résultats. Les revenus sont également élevés dans les départements limitrophes de l ouest de l Île-de-France, par effet de proximité, ainsi que dans plusieurs départements comprenant une capitale régionale. Page 10

11 En 2010 Revenus fiscaux mensuels par unité de consommation Nombre de ménages fiscaux Part des ménages imposés Médiane ( ) 1 er décile ( ) 9 è décile ( ) Rapport interdécile Paris , ,5 Hauts-de-Seine , ,5 Seine-Saint-Denis , ,5 Val-de-Marne , ,9 Petite couronne , ,3 Seine-et-Marne , ,8 Yvelines , ,5 Essonne , ,4 Val-d'Oise , ,1 Grande couronne , ,5 IDF , ,4 Province , ,2 France métropolitaine , ,6 Sources : Insee et DGFIP, dispositif Revenus fiscaux localisés des ménages. En 2010, selon l enquête Revenus fiscaux et sociaux, le niveau de vie médian s élève à euros annuels en France métropolitaine, soit une diminution en euros constants de 0,5% par rapport à La région francilienne offre globalement un contraste en termes d écart de revenus entre 1 er décile et 9 ème décile. Un examen de la situation des départements montre également des écarts à la moyenne forts et contrastés qu il s agisse des revenus les plus bas ou de ceux les plus hauts et du revenu fiscal mensuel médian (1 257 en Seine-Saint-Denis, dans les Hauts-de-Seine). De tels écarts sont également constatées entre communes. Page 11

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13 3. Une pauvreté un peu moins forte qu au niveau national mais parfois plus intense et marquée par des disparités territoriales et sociales très fortes Le taux de pauvreté correspond à la proportion de ménages dont le niveau de vie est inférieur à un seuil, dénommé seuil de pauvreté (exprimé en euros). L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou l'australie) ont une approche absolue. Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Ce seuil est généralement fixé à 60% du niveau de vie médian. Plus de 1,5 million de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en 2010, soit 13,3% de la population (14,1% au plan national) Taux de pauvreté (en%) IDF France Taux de pauvreté à 60 % 14,4 10,1 8,0 10,1 10,6 24,1 13,7 13,9 13,3 14,1 Intensité de la pauvreté 24,1 18,6 18,4 18,7 20,7 21,5 20,4 20,0 20,9 19,3 Niveau de vie médian des personnes sous le seuil de pauvreté Source : Insee, Revenus disponibles localisés, données IDF France Niveau de vie médian Source : Insee, Revenus disponibles localisés, données 2010 En 2010, selon l enquête Revenus fiscaux et sociaux, le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage de France métropolitaine est de euros, soit euros par mois. Par construction, tous les membres d un même ménage ont le même niveau de vie. Il correspond au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d unités de consommation de celui-ci. En Île-de-France, 13,3% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté en Le niveau de vie médian des personnes pauvres est plus faible en Île-de- France qu en province (9 150 contre ). Autrement dit, l intensité de la pauvreté, c est à dire l écart entre le niveau de vie médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté, est plus élevé en Île-de-France qu en province. Page 13

14 Niveau de vie médian par type de ménage en IDF France Famille monoparentale Couple sans enfant Couple avec enfant Ménage complexe Femme seule Homme seul Source : Insee, Revenus disponibles localisés 2010 Revenu disponible par type de ménage correspondant au seuil de pauvreté à 60 % Euros 2010/mois Personne seule 964 Famille monoparentale, un enfant de moins de 14 ans Famille monoparentale, un enfant de 14 ans ou plus Couple sans enfant Couple avec un enfant de moins de 14 ans Couple avec un enfant de 14 ans ou plus Couple avec deux enfants de moins de 14 ans Couple avec deux enfants, dont un de moins de 14 ans Couple avec deux enfants de 14 ans ou plus Source : Insee ; DGFiP ; Cnaf-Cnav-CCMSA, enquête Revenus fiscaux et sociaux 2010 Champ : Ménages fiscaux (hors ménages en communauté et sans-abri) dont le revenu déclaré est positif ou nul Page 14

15 Taux de pauvreté selon âge (en%) IDF France de 0 à 19 ans 21,4 14,7 11,4 15,3 14,6 33,3 19,9 20,2 19,1 20,1 de 20 à 24 ans 24,0 13,2 11,1 13,3 16,4 29,3 19,5 16,9 18,3 19,0 de 25 à 29 ans 12,8 9,3 7,9 9,6 9,1 20,0 12,5 12,0 11,9 13,4 de 30 à 64 ans 13,4 8,4 6,9 8,5 9,6 21,4 12,0 11,9 11,7 12,5 65 ans ou plus 7,2 5,3 3,8 4,2 6,0 11,2 6,2 6,5 6,4 9,3 Source: Insee, Revenus disponibles localisés, données 2010 Le taux de pauvreté a augmenté de 0,8 point entre 2009 et La Seine-Saint-Denis et Paris sont les deux départements franciliens qui enregistrent des taux de pauvreté de leur population, âgée de 0 19 ans, ans et ans, les plus élevés. En revanche, le taux de pauvreté des 65 ans est lui, inférieur à celui de France métropolitaine : 6,4% contre 9,3%. Pauvreté selon type de ménage (en%) IDF France Famille monoparentale 24,0 23,5 18,4 21,5 20,5 33,5 23,6 23,9 24,1 31,5 Couple sans enfant 5,9 3,5 2,8 3,3 4,6 10,5 5,2 4,7 5,0 6,3 Couple avec enfants 12,9 8,8 6,9 9,0 9,4 23,8 12,7 12,4 11,9 12,4 Ménage complexe 37,9 19,3 20,2 23,9 26,5 38,9 29,0 30,7 30,6 24,7 Femme seule 11,3 10,8 7,5 8,3 8,1 12,8 9,3 9,3 10,0 17,0 Homme seul 14,3 11,3 9,0 10,2 10,6 18,0 13,0 11,8 12,7 18,1 Champ : ménages fiscaux (hors ménages en communauté et sans-abri) dont le revenu déclaré et positif ou nul Source : Insee, Revenus disponibles localisés, Données ,1% des familles monoparentales disposent de revenus inférieurs au seuil de pauvreté à 60% du revenu médian contre 11,9% des personnes vivant en couple avec enfants en IDF (contre 31,5% et 12,4% en France). Les ménages complexes (ménages comptant plus d une famille ou plusieurs personnes isolées, ou toute autre combinaison de familles et personnes isolées) représentent 30,6% en IDF contre 24,7% en France. Page 15

16 La moitié des personnes pauvres a moins de 30 ans. La pauvreté touche en premier lieu les enfants et adolescents, ainsi que les jeunes adultes. En 2009, enfants vivent dans des foyers disposant de moins de 942 euros par unité de consommation par mois. Ces enfants représentent plus d'un enfant francilien sur cinq. Ils vivent souvent dans des familles monoparentales et nombreuses (quatre enfants ou plus). Leurs parents sont davantage exposés à des difficultés professionnelles (chômage, précarité, inactivité...) et ont donc plus souvent recours au Revenu de solidarité active (Rsa). Les enfants de familles pauvres ont, par ailleurs, des risques de devenir des adultes pauvres. A partir de 16 ans, ils sont plus souvent déscolarisés et inactifs que les autres enfants. Part des enfants (1) dont les parents (2) ne sont ni en emploi, ni retraité, ni étudiant en IDF France Parmi l'ensemble des enfants 8,5% 6,7% 4,8% 6,6% 5,9% 15,1% 8,5% 8,6% 8,2% 9,5% Parmi les enfants vivants dans une famille monoparentale Parmi les enfants vivant dans une famille constituée d'un couple 23,3% 24,0% 17,9% 21,4% 18,8% 35,2% 23,2% 24,7% 24,2% 31,1% 4,2% 3,2% 2,5% 3,4% 2,9% 9,1% 4,6% 5,1% 4,4% 4,7% Source : Insee, RP2010 exploitation complémentaire. (1) : il s'agit ici des enfants de moins de 18 ans. (2) : le "parent" dans le cas d'une famille monoparentale. Ce chiffre masque des contrastes importants entre les territoires franciliens qui concentrent l extrême richesse et la plus grande pauvreté, des Hauts-de- Seine à la Seine-Saint-Denis. (Source : « enfants vivent dans des familles pauvres en Île-de-France». Insee, Ctrad et Mipes, nov.2011.) Page 16

17 Décomposition du revenu disponible moyen pour les ménages sous le seuil de pauvreté en 2010 Pauvreté Revenus déclarés Prestations familiales Minima sociaux Prestations logement Ensemble des Prestations sociales Impôt Revenus disponibles en % en % en % en % en % en % en % Paris Pauvres 66,0 9,1 14,5 13,8 37,4-3,4 100,0 Paris Ensemble 117,0 1,1 0,9 0,7 2,7-19,7 100,0 Seine-et-Marne Pauvres 68,0 13,4 11,0 9,6 34,0-2,0 100,0 Seine-et-Marne Ensemble 107,3 2,5 0,8 0,6 3,9-11,2 100,0 Yvelines Pauvres 70,2 13,0 10,2 9,6 32,8-3,0 100,0 Yvelines Ensemble 111,9 1,9 0,5 0,4 2,8-14,7 100,0 Essonne Pauvres 66,7 14,6 10,9 9,9 35,4-2,1 100,0 Essonne Ensemble 108,9 2,3 0,7 0,6 3,6-12,5 100,0 Hauts-de-Seine Pauvres 67,8 10,7 11,8 12,1 34,6-2,4 100,0 Hauts-de-Seine Ensemble 113,9 1,5 0,7 0,6 2,8-16,7 100,0 Seine-Saint-Denis Pauvres 61,3 15,6 13,6 11,2 40,4-1,7 100,0 Seine-Saint-Denis Ensemble 102,3 4,0 2,2 1,7 8,0-10,3 100,0 Val-de-Marne Pauvres 64,9 12,7 13,0 11,4 37,1-2,1 100,0 Val-de-Marne Ensemble 109,3 2,2 1,1 0,9 4,2-13,5 100,0 Val-d'Oise Pauvres 66,0 15,1 11,3 9,5 35,9-1,9 100,0 Val-d'Oise Ensemble 106,9 2,8 1,1 0,8 4,7-11,6 100,0 IDF Pauvres 65,6 12,8 12,6 11,3 36,8-2,4 100,0 IDF Ensemble 111,2 2,0 0,9 0,7 3,7-14,9 100,0 France métropolitaine Pauvres 68,8 10,2 12,6 10,2 33,0-1,8 100,0 France métropolitaine Ensemble 106,9 2,1 1,1 0,9 4,2-11,0 100,0 Source : Insee, Revenus disponibles localisés 2010 Page 17

18 Surendettement Répartition du nombre de dossiers de surendettement traités selon l'issue de la procédure en IDF Dossiers recevables Dossiers déposés Dossiers traités par les commissions Plans conventionnels conclus Dossiers clôturés Mesures de rétablissement personnel avec ou sans liquidation judiciaire Mesures imposées et recommandées élaborées Dossiers irrecevables Source : Banque de France - Région Île-de-France Le nombre total de dossiers déposés en 2010 s'élève à en Île-de-France, soit une légère augmentation de 1,8% par rapport à 2009, contrastant avec la hausse importante intervenue entre 2008 et 2009 (16,1 %). Depuis 2004, année de l'entrée en vigueur de la nouvelle procédure de rétablissement personnel, le nombre total de dossiers déposés s'élève à , soit en moyenne un peu moins de dossiers par an. En Île-de-France, le plan conventionnel reste la solution la plus adoptée (4 dossiers sur 10 se concluent ainsi). Page 18

19 4. Une pauvreté qui se traduit par un recours important aux minima sociaux En 2011, on dénombre allocataires des 4 principaux minima sociaux (Revenu de Solidarité Active, Allocation Adulte Handicapés, Allocation de Solidarité Spécifique, Allocation de Solidarité aux personnes âgées) en IDF, soit 17,5% des allocataires de France métropolitaine La hausse du nombre d allocataires est de 6% entre 2008 et 2011 Page 19

20 Le RSA Le Revenu de solidarité active, entré en vigueur le 1 er juin 2009 en France métropolitaine, remplace le Revenu Minimum d'insertion (RMI), l'allocation de Parent Isolé (API) et certaines aides forfaitaires temporaires comme la prime de retour à l'emploi. Il garantit un supplément de revenu aux personnes sans ressources ou à faibles revenus d'activité. C'est une prestation dégressive cofinancée par le département et l'état. La part financée par le département est appelée RSA socle, la part financée par l État, RSA activité. Le RSA socle peut être majoré pendant une période déterminée pour les personnes isolées. Les autres allocataires (dont les revenus dépassent le montant forfaitaire) perçoivent le RSA activité seul qui s apparente plutôt à un revenu garanti. Le RSA activité est versé aux personnes déjà en activité mais ayant des ressources modestes. Les allocataires en activité ayant les plus bas revenus d activité (inférieurs au montant forfaitaire intervenant dans le calcul du montant de la prestation et dépendant de la composition du foyer) reçoivent le RSA socle et activité. Le RSA socle est destiné aux personnes sans activité, notamment aux ex-bénéficiaires du RMI ou de l API. Il décroît progressivement à mesure que les revenus du travail augmentent. Le montant forfaitaire du RSA (valable jusqu'au 31/12/2013), déterminé en fonction de la composition du foyer, est de : 483 par mois pour une personne seule sans enfant, et de 725 pour un couple sans enfant ; 725 par mois pour une personne seule avec un enfant, et de 870 pour un couple avec un enfant ; 193 par enfant en plus pour une personne seule ou un couple. Page 20

21 Le RSA socle non majoré (ex RMI) Répartition des allocataires du RSA socle non majoré par département au 31 décembre Evolution 2010/2011 Paris ,7% Seine-et-Marne ,0% Yvelines ,1% Essonne ,1% Hauts-de-Seine ,1% Seine-Saint-Denis ,9% Val-de-Marne ,9% Val-d'Oise ,5% IDF ,2% France métropolitaine ,6% Sources: CNAF, MSA Part de la population couverte par le RSA socle non majoré en 2011 Paris 5,3% Seine-et-Marne 3,5% Yvelines 2,7% Essonne 3,4% Hauts-de-Seine 3,5% Seine-Saint-Denis 10,1% Val-de-Marne 5,6% Val-d'Oise 4,8% IDF 5,0% France métropolitaine 4,7% Sources: CNAF, MSA Page 21

22 Le RSA socle majoré (ex API) Répartition des allocataires du RSA socle majoré par département au 31 décembre Evolution 2010/2011 Paris ,3% Seine-et-Marne ,4% Yvelines ,7% Essonne ,3% Hauts-de-Seine ,2% Seine-Saint-Denis ,8% Val-de-Marne ,1% Val-d'Oise ,3% IDF ,3% France métropolitaine ,5% Sources: CNAF, MSA Part de la population couverte par le RSA socle majoré en 2011 Paris 0,6% Seine-et-Marne 1,0% Yvelines 0,5% Essonne 0,8% Hauts-de-Seine 0,6% Seine-Saint-Denis 1,9% Val-de-Marne 1,0% Val-d'Oise 1,0% IDF 0,9% France métropolitaine 1,0% Sources: CNAF, MSA Page 22

23 L Allocation Adulte Handicapé (AAH) L allocation aux adultes handicapés, instituée en 1975, s adresse aux personnes handicapées ne pouvant prétendre ni à une allocation vieillesse ni à une rente d accident du travail. Le titulaire doit justifier d un taux d incapacité d au moins 80%, ou d au moins 50% si la CDAPH (Commission des Droits et de l Autonomie des Personnes Handicapées) reconnaît qu il lui est impossible de travailler en raison de son handicap. Le montant maximum de l'aah, en 2013, est de 790,18 par mois pour une personne handicapée. L AAH est le 2 ème minimum social le plus distribué après le RSA 46% des bénéficiaires sont des femmes Le nombre de bénéficiaires a augmenté de 4,4% en 2011 Répartition des allocataires de l'aah par département au 31 décembre Evolution 2010/2011 Paris ,5% Seine-et-Marne ,7% Yvelines ,1% Essonne ,4% Hauts-de-Seine ,6% Seine-Saint-Denis ,9% Val-de-Marne ,9% Val-d'Oise ,2% IDF ,4% France métropolitaine ,6% Sources: CNAF, MSA Page 23

24 L Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) L'allocation de solidarité spécifique bénéficie aux allocataires de Pôle emploi ou du secteur public cessant d'être indemnisés, qu'ils aient ou non épuisé les durées maximales. Elle peut être attribuée, sous certaines conditions d'activité antérieure et de ressources, aux : travailleurs privés d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'allocation de Retour à l'emploi (ARE) ou à l'allocation de Fin de Formation (AFF) ; bénéficiaires de l'are, âgés d'au moins 50 ans, qui choisissent cette allocation, si son montant est supérieur à celui de l'are ; artistes non salariés, non bénéficiaires de l'assurance chômage. Le montant de l'allocation de solidarité spécifique est fixé à 15,37 par jour. Selon le montant des ressources du bénéficiaire, elle est versée à taux plein ou à taux réduit par Pôle emploi. L'ASS est versée à taux plein lorsque les ressources de l'allocataire sont inférieures à : 614,80 par mois pour une personne seule ; 1 229,60 par mois pour un couple. Fin 2011, l ASS a été versée à plus de demandeurs d emplois en IDF On constate une évolution de +1,3% d évolution entre 2010 en 2011 Répartition des allocataires de l'ass par département au 31 décembre Evolution 2010/2011 Paris ,3% Seine-et-Marne ,6% Yvelines ,5% Essonne ,7% Hauts-de-Seine ,2% Seine-Saint-Denis ,0% Val-de-Marne ,3% Val-d'Oise ,5% IDF ,3% France métropolitaine ,9% Source : Pôle Emploi; fichier national des assedic Page 24

25 L Allocation de Solidarité aux personnes âgées (AS-ASPA) L'allocation de solidarité aux personnes âgées, qui a remplacé le minimum vieillesse au 1 er janvier 2007, est destinée aux personnes de plus de 65 ans qui n ont pas cotisé suffisamment aux régimes de retraite pour pouvoir bénéficier d un revenu d existence à l âge de la retraite. Le montant maximum de l'aspa (valable jusqu'au 31/12/2013) est de 787,26 par mois pour une personne seule, ou lorsqu'un seul membre d'un couple en bénéficie. Elle est de 1 222,27 par mois lorsque les deux conjoints, concubins ou partenaires pacsés en bénéficient. Fin 2011, plus de retraités bénéficient de l AS-ASPA A noter une hausse des allocataires depuis 2008 : +1,8% en 2011 Répartition des allocataires de l'as-aspa par département au 31 décembre Evolution 2010/2011 Paris ,6% Seine-et-Marne ,5% Yvelines ,3% Essonne ,8% Hauts-de-Seine ,1% Seine-Saint-Denis ,5% Val-de-Marne ,0% Val-d'Oise ,3% IDF ,8% France métropolitaine ,0% Source : estimation DRESS, FSV, CNAV, RSI Page 25

26 La Couverture Maladie Universelle (CMU) Fin 2011, plus de personnes bénéficient de la CMU de base et plus de de la CMU complémentaire On constate une baisse de 4,9% de la CMU de base entre 2010/2011 et une hausse de +2,7% de la CMU complémentaire 3,5% de la population est couverte par la CMU de base Répartition des bénéficiaires de la CMU par département au 31 décembre Evolution 2010/2011 Taux de couverture de la CMU de CMU CMU de CMU CMU de CMU population par CMU de base base complémentaire base complémentaire base complémentaire Paris ,4% -11,0% 4,6% Seine-et-Marne ,9% +8,0% 2,0% Yvelines ,3% +8,6% 2,3% Essonne ,5% +7,1% 2,9% Hauts-de-Seine ,8% +2,8% 2,4% Seine-Saint-Denis ,2% +7,6% 6,3% Val-de-Marne ,1% +6,4% 2,4% Val-d'Oise ,4% +8,0% 4,2% IDF ,9% +2,7% 3,5% France métropolitaine ,5% +2,7% 3,4% Sources : CCMSA; CNAMTS; RSI Page 26

27 5. Une situation de l emploi et du travail moins dégradée qu au plan national mais marquée par de très forts écarts départementaux et infra-départementaux, notamment chez les jeunes. Au 4 ème trimestre 2012, 8,8% de la population active de l Île-de-France est au chômage (10,2% en France métropolitaine) IDF France 4 ème trimestre ,5% 8,0% 7,2% 7,5% 7,8% 12,7% 8,6% 10,2% 8,8% 10,2% Sources : Insee, taux de chômage localisés Le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est de 22,3% en IDF, en 2010 Le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans de Seine-Saint-Denis est élevé (30,5%), de plus 8 points supérieur à la moyenne francilienne et de près de 6 points par rapport au taux de chômage national. NB : Les chômeurs sont les personnes de 15 ans et plus, privées d'emploi et en recherchant un. Page 27

28 Page 28

29 Au 31 décembre 2012 Demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) IDF Hommes (en nombre) Moins de 25 ans (en %) 6,6 18,2 14,6 16,1 10,2 11,9 12,2 15,6 12,2 25 à 49 ans (en %) 70,5 61,7 64,4 63,6 67,8 66,3 66,1 63,9 66,3 50 ans ou plus (en %) 22,9 20,0 21,1 20,3 22,0 21,8 21,6 20,5 21,5 Femmes (en nombre) Moins de 25 ans (en %) 7,1 16,6 13,0 14,8 9,3 13,0 12,3 14,7 11,9 25 à 49 ans (en %) 71,5 63,3 65,1 65,7 68,8 67,2 67,5 64,6 67,4 50 ans ou plus (en %) 21,4 20,1 21,9 19,5 21,9 19,8 20,2 20,7 20,8 Total (en nombre) Moins de 25 ans (en %) 6,8 17,4 13,8 15,4 9,8 12,4 12,2 15,2 12,0 25 à 49 ans (en %) 71,0 62,5 64,7 64,7 68,3 66,7 66,8 64,2 66,8 50 ans ou plus (en %) 22,2 20,1 21,5 19,9 21,9 20,9 20,9 20,6 21,2 Source : Pôle emploi ; Dares Taux d'activité IDF France Ensemble 76,2% 75,2% 74,7% 74,7% 77,4% 72,5% 75,5% 74,1% 75,2% 71,9% Jeunes -25ans 37,6% 46,6% 40,5% 42,1% 38,9% 42,4% 41,4% 43,9% 41,3% 43,6% Source : Insee RP 2009 Le taux d activité des jeunes de moins de 25 ans de Seine-et-Marne (46,6%) est supérieur à celui de tous les autres départements (de 9 points en comparaison avec Paris à 2,7 points par rapport au Val-d Oise) et à celui de la région francilienne (41,3%) et de la France (43,6%). Page 29

30 Page 30

31 La part des jeunes de moins de 26 ans avec CAP/BEP demandeurs d emploi est la plus importance en Île-de-France (33%), suivie de ceux qui ont le BAC (30%) et des diplômés BAC +2 et plus (29%). En France, elle est de 41% pour les jeunes de moins de 26 ans avec CAP/BEP demandeurs d emploi, suivie de ceux qui ont le BAC (29%) et des diplômés BAC +2 et plus (20%). Page 31

32 6. Des difficultés importantes au regard du logement Lorsque l on s intéresse au statut d occupation du logement, on constate qu en Île-de-France, il y a plus de locataires que de propriétaires, contrairement aux régions françaises. La part des HLM dans le champ locatif est plus importante que dans le reste du pays (44,6% contre 36,8%), Paris faisant exception (27,5%) IDF France Propriétaire Locataire Part des locataires en HLM Logé gratuitement Source : Insee, RP2010 exploitation principale. La situation du logement en Île-de-France se distingue également par une forte pression de la demande qui se traduit par un coût d accès au logement élevé, que ce soit en location ou en acquisition. Ces phénomènes retardent l accès des jeunes franciliens à un logement autonome. Page 32

33 Résidence principale selon l âge de la personne de référence Moins de 20 ans 20 à 24 ans 25 à 39 ans 40 à 54 ans 55 à 64 ans 65 à 79 ans 80 ans ou plus IDF France ,1% 0,4% 0,4% 0,4% 0,6% 0,5% 0,5% 0,3% 0,6% 0,9% ,9% 3,3% 2,5% 3,0% 3,8% 3,2% 3,6% 2,9% 4,1% 4,4% ,9% 27,0% 25,5% 26,5% 30,2% 29,3% 27,9% 26,7% 28,7% 23,4% ,6% 32,0% 31,1% 31,4% 28,7% 31,1% 29,8% 32,0% 29,3% 27,7% ,1% 17,7% 18,0% 17,3% 15,5% 16,7% 16,6% 18,1% 16,6% 17,4% ,3% 13,7% 15,7% 15,3% 13,7% 13,4% 14,4% 14,0% 14,1% 17,5% ,2% 5,8% 6,8% 6,2% 7,5% 5,8% 7,2% 6,1% 6,7% 8,6% Ensemble Source : Insee, RP2010 exploitation principale Page 33

34 Les ménages pauvres franciliens plus pauvres qu ailleurs Une forte dispersion des revenus par UC, doublée par une forte spécialisation sociale des territoires : En 2009, les 10 % des ménages franciliens les plus pauvres ont des revenus par UC inférieurs à ceux de province (6510 contre 6705 ). Le rapport interdécile pour l Île-de-France est de 7,3, contre 5,2 pour la province (Source : INSEE-DGFIP) Page 34

35 La crise du logement renforce la spécialisation sociale des territoires sous l effet : - De la déconnexion entre l évolution des revenus des ménages Et de évolution des loyers et prix de vente des logements : Ces dernières années, la croissance des prix des logements a été beaucoup plus rapide que celles des revenus. En Île-de-France, les prix moyens de vente des appartements anciens ont été multipliés par 2,5 entre 1999 et 2010, tandis que dans le même temps le revenu moyen des foyers fiscaux a été multiplié seulement par 1,2. - De l augmentation de la dépense logement dans le budget des ménages : Le taux moyen d effort brut s élève à 25,9% dans le parc locatif privé contre 16,1% en moyenne dans le parc social. Après déduction des aides au logement (APL ou AL), ce taux est ramené à 23,5% dans le parc privé et 12,6% dans le parc social, soit un effet solvabilisateur des aides plus important dans le parc social (3,5%) que dans le privé (2,4%) (Source : OLS/DRIHL-OLAP) Page 35

36 - Des effets d éviction des ménages : Les évolutions des prix de l immobilier et des loyers contraignent les choix résidentiels des ménages aussi bien du point de vue du statut d occupation que de la localisation souhaitée. Page 36

37 Quelles alternatives pour les ménages à faibles revenus? Accéder au parc social : Un parc qui reste dédié aux plus défavorisés, 17% des ménages ont des revenus représentant moins de 20% des plafonds PLUS et 62% des ménages ont des revenus inférieurs à 60% des plafonds PLUS. Les emménagés récents sont plus précarisés que les ménages en place : 70% des ménages ayant emménagé entre 2006 et 2009 ont des ressources inférieures à 60% des plafonds PLUS, 20% des emménagés récents sont en grande précarité (ressources inférieures à 20% des plafonds PLUS) (Source : OPS 2009) Page 37

38 Cependant, malgré l augmentation de financements PLAI sur les dernières années, on constate un déficit structurel de logements pour les ménages à faibles ressources. Page 38

39 Se loger dans le parc privé : Pour les ménages les plus pauvres se loger dans le parc locatif privé conduit à un arbitrage entre les prestations offertes (confort, surface, localisation ) et le loyer dû. La qualité et les conditions d occupation du logement sont très liées au niveau de revenu des ménages. Néanmoins, les taux d effort consentis dans le parc privé restent très supérieurs à ceux du parc social. Page 39

40 Parc Privé Potentiellement Indigne (PPPI) Taux d effort des ménages Page 40

41 Dans ces conditions défavorables, les ménages les plus pauvres doivent faire face aux risques inhérents de «décrochage» dans un contexte de reste à vivre qui s amenuise (risques d impayés, surendettements). Entre 1999 et 2010, les différents stades de la procédure d expulsion concernent un nombre croissant de ménages (+20% pour les assignations à comparaître et quasi-doublement du nombre d interventions effectives de la force publique). Accéder à la propriété : Malgré l allongement des durées d emprunts et des taux d intérêts faibles, l accession coûte globalement cher. Le montant de l achat représente quatre années de revenu en moyenne pour les accédants récents de contre trois années pour ceux de (Source : Insee, ENL 1996 et 2006). L accession à la propriété comporte des risques élevés pour ces ménages (logements de faible qualité, copropriétés vulnérables...) Un parcours résidentiel des ménages à faibles revenus contraint : les difficultés de transition d un statut d occupation à l autre pour les ménages à faibles revenus (faible rotation dans le parc social, parc privé abordable inaccessible ) se répercutent sur les plus démunis Pour les plus précaires, un recours contraint au tiers secteur ou à l hébergement dans un contexte de tension sur le dispositif d accueil Le taux d équipement global, c est-à-dire le nombre de places d hébergement en structure en Île-de-France rapporté à la population francilienne est de 2,25 places pour habitants, ratio qui reste supérieur à celui des autres régions métropolitaines. Page 41

42 Malgré des capacités globales d hébergement en forte augmentation depuis plusieurs années, la tension sur le dispositif reste patente et renforcée par l inégale répartition de l offre d hébergement entre les départements franciliens. Page 42

43 Hébergement pérenne seul 41.42% 8.02% 10.90% 10.80% 7.43% 7.23% 6.35% 7.85% Hébergement et nuitées hôtelières 25,92% 7,86% 21,67% 11,76% 8,98% 5,52% 8,87% 9,42% Sources : Finess au 01/01/2013, enquête relative à la localisation des places d hôtel mobilisées par l'etat pour la nuit du 5 au 6 septembre 2012 (yc demandeurs d'asile) En 2008 (Source : ES 2008), les structures toutes catégories confondues (hors hôtel) hébergent un peu plus de personnes parmi lesquelles adultes majeurs et mineurs, avec une part à peu près équivalente d hommes et de femmes parmi les adultes. Cependant la part des hommes augmente avec l âge (72,8% des 60 ans ou plus). Une population qui reste jeune avec une moyenne d âge de 28,3 ans. Six hébergés sur 10 sont des isolés mais les personnes accompagnées d enfants représentent près de 30% de cette population, soit, pour les deux tiers, des familles monoparentales. Source : Observatoire du samu social de Paris, mai 2013 (isolés : hors LHSS) Plus de 20% du public accueilli ne dispose d aucune ressource. Les motifs d admission sont multiples, 22,4% sortent d une autre structure et 18,2% de la rue. La durée moyenne de séjour en établissement est de 11 mois. Page 43

44 Si un sortant sur quatre accède à un logement (pour les deux tiers vers un logement HLM), 3% des sortants se retrouvent à la rue, en hébergement d urgence ou sans destination connue. L enquête dite «une nuit donnée», réalisée par la DRIHL et la FNARS dans la nuit du 21 au 22 février auprès des personnes présentes dans les centres d hébergement, les abris de nuit et les gymnases franciliens, de renfort hivernal continu ou exceptionnel, améliore la connaissance de publics les plus précaires. Sur personnes enquêtées, sept personnes accueillies sur dix sont des isolées, les familles monoparentales représentent 12,7% de la population accueillie dans ces structures. L ancienneté de la précarité de leur situation est de moins d un an pour plus de la moitié des ménages enquêtés mais elle dépasse les 5 ans pour 13,4% d entre eux. Plus de la moitié des ménages enquêtés ne bénéficie d aucune ressource financière. Les ressources perçues sont le plus souvent issus de minimas sociaux ou d allocations. Les motifs d admission les plus fréquents sont, dans l ordre : sortir «de la rue, d un hébergement de fortune ou d un squat» (36,8%), une arrivée récente en région parisienne ou en France (9,5%), une perte de logement (8,1%), une sortie de structure d hébergement (8,0%) ou encore une rupture familiale (6,8%). Au cours du mois précédent l enquête, plus de la moitié des ménages étaient dans le même lieu d accueil que le jour de l enquête. Quant aux autres ménages, 12,1% se trouvaient dans un autre centre d hébergement et 9,3% dans la rue, un squat ou un abri de fortune. Page 44

45 7. La santé Sans qu il y ait des «pathologies» de la pauvreté, les conditions de vie, l éducation à la santé, l accès aux droits et aux soins influent sur l état de santé des personnes. On constate ainsi que certains indicateurs de santé méritent attention en ce qu ils s apparentent à des indicateurs de précarité. Mortalité infantile Le taux de mortalité infantile francilien est aujourd hui supérieur à la moyenne nationale (4,0, contre 3,6 en France métropolitaine) ; le taux de mortalité néonatale (au premier mois de la vie) est de 2,7, contre 2,4 en France. Pour ces deux taux, on observe de fortes disparités entre départements ; la Seine-Saint-Denis conjugue les taux les plus élevés pour la mortalité infantile (5,4 ) et néonatale (3,6 ), la mortalité des 28 premiers jours dans ce département étant équivalente à la mortalité sur l ensemble de la première année en France. Page 45

46 Obésité des enfants Si le nombre d enfants obèses ou en surpoids en grande section de maternelle a baissé sur les périodes considérées, il n en reste pas moins que ce nombre est significativement plus élevé en Île-de-France qu en France. Ce constat se vérifie en CM2. Une étude récente de l Observatoire Régionale de la Santé et de la Mairie de Paris (2009) ne permet pas d affirmer que la prévalence de l excès de poids est en réelle diminution. Cette étude souligne par ailleurs des disparités infrarégionales importantes. Si les enfants de Paris se caractérisent par une prévalence d excès de poids moindre que ceux de la région Île-de-France et de la France (3,3% d enfants en grande section de maternelle en surpoids ou obèses en moins par rapport à la moyenne régionale et 1,7% en moins par rapport à la moyenne nationale), l étude met en évidence de fortes disparités entre quartiers prioritaires (défavorisés) et quartiers non prioritaires. Le taux d obésité infantile est 2 fois supérieur dans les quartiers prioritaires (5,5% des enfants en CE2) que dans les autres quartiers (2,7% des enfants en CE2). Grande section de maternelle En CM2 IDF France IDF France Surpoids 11,3% 9,9% 11,0% 9,0% 15,7% 15,8% 15,8% 16,0% Obésité 4,7% 3,7% 3,4% 3,1% 3,6% 3,8% 4,1% 3,7% Source : DREES, cycle triennal en santé scolaire en grande section de maternelle et en CM2 Saturnisme Le saturnisme infantile frappe prioritairement Paris et la Seine-Saint-Denis qui comptent le plus grand parc de logements anciens et dégradés où subsiste encore une proportion importante de peinture au plomb. Répartition des nouveaux cas de saturnisme chez les jeunes de moins de 18 ans en ,0 1,0 4,0 0,0 30,0 99,0 16,0 11,0 Page 46

47 Santé mentale et risques suicidaires La région francilienne diffère de la province par un risque plus élevé de tentatives de suicide : la proportion de jeunes filles déclarant avoir fait une tentative de suicide a fortement augmenté et est passée de 6% à 8% entre 1997 et 2005 en Île-de-France. (Source : ORS, «La mortalité des jeunes de 10 à 29 ans en en Île-de-France», 2000) Les consommations d alcool, de tabac et de cannabis La consommation d alcool concerne davantage les garçons que les filles, elle augmente avec l âge qu elle soit quotidienne ou hebdomadaire. 3,1% des garçons de 15/24 ans consomment de l alcool tous les jours (contre 0,1% des filles). Les jeunes franciliens de 15/30 ans ont une pratique d alcoolisation ponctuelle importante : Ils sont près de 8,4% des ans à avoir eu une Consommation Ponctuelle Importante (CPI) une fois par semaine. Les niveaux de consommation sont globalement inférieurs à ceux des autres régions. (Source : Baromètre INPES exploitation par l ORS IDF) En Île-de-France, les jeunes franciliens de 15/24 ans sont nombreux à déclarer fumer, (29,6% des jeunes de ans sont des fumeurs quotidiens (contre 35,2% hors IDF). En France, l âge médian de la première cigarette fumée est de 15 ans. Parmi les fumeurs quotidiens, 43% des garçons en IDF ont une dépendance moyenne ou forte au tabac, taux comparable hors IDF, les filles sont moins nombreuses à avoir une dépendance moyenne ou forte qu en province (25% contre 40%). (Source : Baromètre INPES exploitation par l ORS IDF) Consommé par 37,2% des 15/24 ans, le cannabis vient en tête des drogues expérimentées par les jeunes de cette tranche d âge, devant le poppers (9,5%), puis la cocaïne (4,8%), les champignons hallucinogènes (3,1%) et l ecstasy/mdma (2,4%). Les hommes sont plus nombreux que les femmes à consommer des drogues. Mais, l écart de consommation entre les hommes et les femmes tend à se resserrer chez les 15/24 ans. L expérimentation du cannabis est évoquée par 40,4% des hommes et 34,2% des femmes. La contraception, les IVG, les IST et le VIH Chez les jeunes de 15/29 ans, le taux de jeunes femmes n utilisant pas de contraception est deux fois plus important que dans les autres régions (11,2% contre 5,4%). Page 47

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