12 EMES JOURNEES NATIONALES
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- Estelle Denis
- il y a 10 ans
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1 Rie ku 12 EMES JOURNEES NATIONALES POUR LA PREVENTION DU SUICIDE «Addiction et suicide» Dossier de presse Février 2008 Contacts Presse : Ogilvy PR Caroline Hirsbein Frommer - Tél : [email protected] Alexandre Milétitch Tél : [email protected] Union Nationale pour la Prévention du Suicide 4-6, place de Valois Paris Tél : Fax : [email protected]
2 SOMMAIRE I 12 ANNEES DE COMBAT POUR LA PREVENTION DU SUICIDE ET AUJOURD HUI?.p La prévention du suicide en France : une question de santé publique Le suicide en France : état des lieux : les faits marquants Les hommes, premières victimes du suicide Une souffrance invisible trop souvent ignorée 2 - L engagement de MACIF Prévention II 2008 : ADDICTION ET SUICIDE, OU FEDERER POUR MIEUX PREVENIR..p Addiction et suicide : un rapprochement nécessaire Addictions et suicide : des problématiques communes aux différents acteurs sur le terrain Mutualiser les compétences pour mieux accompagner les patients et faire reculer le suicide en France 2 - Les comportements addictifs, symptomatiques de l évolution de notre société Les facteurs de risques menant à des comportements addictifs Des comportements addictifs et suicidaires différents selon l âge III LES JNPS 2008 (A PARTIR DU 5 FEVRIER)... p Quand la prévention va à la rencontre du grand public 2 - Le colloque des 12èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide à Paris IV LES ENGAGEMENTS APRES FEVRIER p 20 ANNEXES.... p 21 2
3 «Envie de la vie» Refuser la fatalité du suicide Après une baisse continue pendant les années 1990, le nombre de décès par suicide ne diminue plus. En 2005, le suicide a de nouveau occasionné plus de morts en France. Notre préoccupation est d alerter l opinion et les pouvoirs publics sur la nécessité de poursuivre les efforts de prévention des conduites suicidaires. Car le suicide doit être pris en compte collectivement et ne se résume pas à un acte individuel : lorsqu une personne met fin à ses jours, son entourage la fratrie, les parents et les amis - en subit également l onde de choc dévastatrice. A l occasion des 12èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide, nous avons voulu montrer que le suicide n arrive pas qu aux autres et qu il n a rien d un comportement marginal. En partenariat avec des associations de prévention des addictions, nous nous mobilisons collectivement cette année autour du thème «Addiction et suicide». Avec une idée en tête : souligner que le risque suicidaire se cache parfois derrière bien des conduites qui peuvent paraître banales voire festives, en famille, entre amis ou au travail. Que la consommation excessive d alcool et de drogue n est jamais anodine. C est également l occasion de dénoncer le manque d études et de recherche sur le lien entre suicide et addiction. Principale explication : la mort par suicide n intéresse pas la direction des hôpitaux, qui considère que la médecine légale ne relève pas de ses attributions. On ne connaît généralement pas le statut toxique immédiat des personnes décédées par suicide, ni leur degré chronique de consommation. En un mot, on ne se donne pas les moyens de mieux connaître le rôle des produits psycho actifs dans le passage à l acte suicidaire. De ce fait, le sujet reste tabou pour l opinion et les pouvoirs publics. C est pourquoi je me félicite de l opération «Message pour la Vie» organisée dans l espace public pour la première fois cette année avec Macif Prévention : elle permettra aussi aux personnes en difficultés d exprimer leur malaise. Nous comptons donc aussi sur vous, journalistes et relais d opinion, pour porter notre message auprès de la population et des pouvoirs publics. Car la prévention du suicide, audelà du rôle des professionnels et des associations, dépend aussi de chacun de nous. PROFESSEUR MICHEL DEBOUT Président de l Union Nationale pour la Prévention du Suicide 3
4 I 12 ANNEES DE COMBAT POUR LA PREVENTION DU SUICIDE ET AUJOURD HUI? 1 - LA PREVENTION DU SUICIDE EN FRANCE : UNE QUESTION DE SANTE PUBLIQUE Le suicide en France : état des lieux La France est l un des pays industrialisés les plus touchés par le phénomène du suicide. Avec plus de décès par an en France, le suicide est la première cause de mortalité chez les ans, et la deuxième cause chez les ans. Ces chiffres, déjà considérables, ne prennent cependant pas en compte les suicides «déguisés» en accidents chutes et accidents de la route notamment. Chaque année, le Service d Information sur les Causes Médicales de Décès de l INSERM produit et publie la statistique des causes des décès en France. Les dernières données analysées à ce jour sont celles de l année 2005, dont voici les principaux chiffres : Total des décès par suicide : Hommes : % du total des suicides - Femmes : % du total des suicides Tranche d âge de 15 à 24 ans : 567 (5,3% du total des suicides) - Hommes : 439 (4,1% du total des suicides 5,6% des suicides masculins) - Femmes : 128 (1,2% du total des suicides 4,4% des suicides féminins) Tranche d âge de 30 à 59 ans : (60,5% du total des suicides) - Hommes : (44,6% du total des suicides 61% des suicides masculins) - Femmes : (15,9% du total des suicides 59% des suicides féminins) Tranche d âge plus de 60 ans : (33,9% du total des suicides) - Hommes : 2595 (24,2% du total des suicides 33,1% des suicides masculins) - Femmes : 1044 (9,7% du total des suicides 36,1% des suicides féminins) Pour les moins de 15 ans, 29 décès par suicide ont été enregistrés en Pour les ans, 435 décès ont été dénombrés. 4
5 : les faits marquants Alors que les chiffres des décès par suicide ont régulièrement baissé de 1993 à 1999, grâce notamment à la mobilisation des professionnels et des bénévoles pour la prévention du suicide et à l émergence de la question du suicide au sein du débat public, on observe depuis 2000 une stabilisation du nombre des décès par suicide autour de Evolution des décès par suicide Nombre de décès par suicide Toutes les catégories de population ne sont pas égales face au phénomène du suicide (voir graphiques suivants, «Evolution du suicide de 1993 à 2005 par tranche d âge» et «Taux de décès par suicide hommes/femmes en 2005»). Le taux moyen de suicide, hommes et femmes confondus, a très légèrement diminué, à 16,6 suicides pour personnes. C est le taux le plus bas enregistré depuis plus de trente ans, même si la baisse reste très faible sur les cinq dernières années. Les résultats les plus encourageants concernent les jeunes de 15 à 24 ans, dont le nombre de suicides a baissé de façon significative depuis 1993 (baisse de 41%), grâce notamment à la mise en place de structures spécifiques pour les adolescents, alliant le soin et l écoute. Cependant depuis 2000, le nombre de décès chez les jeunes ne diminue plus et s est stabilisé autour de 600 décès par an environ. Malgré une baisse de 13% par rapport à 1993, le nombre de suicides des personnes âgées de plus de 60 ans est remonté en 2005 pour dépasser la barre des Les 3639 suicides de personnes de plus de 60 ans comptabilisés en 2005 représentent le chiffre le plus important depuis l an Tout aussi préoccupant, le suicide des adultes n a pas diminué, et continue au contraire d augmenter : près de adultes entre 30 et 59 ans continuent à mourir chaque année. En 2005, le nombre de décès des 30 à 59 ans représentait plus de 60% du total des suicides. A noter que la tranche d âge des ans enregistre le nombre le plus important de suicides depuis Il est donc impératif de poursuivre les efforts sur cette catégorie de la population, et de se préoccuper notamment des comportements addictifs qui peuvent avoir un impact sur le risque suicidaire. C est l enjeu des 12èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide. 5
6 Evolution du suicide de 1993 à 2005 par tranche d'âge ans ans > 60 ans Les hommes, premières victimes du suicide En France, 3 décès par suicide sur 4 concernent des hommes. Le taux de suicide masculin continue à diminuer lentement, pour atteindre 26,3 pour hommes en Le taux de suicide féminin reste stable, à 8,4 pour femmes. Taux de suicide hommes/femmes selon l'âge Taux de décès par suicide pour habitants ,4 Hommes Femmes Age 6
7 Différents facteurs peuvent expliquer cette sur-mortalité masculine : - les hommes sont moins enclins que les femmes à exprimer un mal-être ou un état dépressif, - un recours aux soins moins fréquent que chez la femme, - les hommes se suicident de façon plus violente que les femmes. La pendaison et l arme à feu sont les moyens les plus souvent à l origine des suicides masculins. Les femmes utilisent davantage la tentative de suicide comme un appel à l aide, et privilégient le recours aux médicaments, qui laissent une chance de survie plus importante. Il est à ce titre important de noter que les femmes (tous âges confondus) font 4 à 5 fois plus de tentatives de suicide que les hommes. Une souffrance invisible trop souvent ignorée La souffrance qui mène au suicide ne se voit pas, ce qui rend le phénomène suicidaire d autant plus difficile à appréhender et à prévenir. Alors que sont dénombrés environ cas d hospitalisation par an liés à une tentative de suicide 1 et qu 1 personne sur 4 déclare avoir été directement concernée par le suicide d un membre de sa famille ou d un ami proche 2, le fait suicidaire est encore sous-estimé par la société française et insuffisamment étudié. Ainsi, le décès par suicide est nettement associé à l adolescence un fait lié à la forte médiatisation des cas de suicides chez les jeunes ces dernières années alors que les ans représentent moins de 6% des suicides. De même, la gravité du fait suicidaire chez les hommes de 30 à 59 ans commence seulement à préoccuper l opinion publique. Il existe en fait une réelle différence entre les personnes qui tentent de se suicider et celles qui meurent par suicide : - une différence de sens, la tentative étant le plus souvent vue comme un appel à l aide, - une différence de population : le taux de tentatives de suicide diminue depuis l adolescence jusqu à la vieillesse, alors qu inversement le taux de décès par suicide augmente avec l âge, devenant de cinq à onze fois supérieur après 65 ans comparé aux ans. Par ailleurs, les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez les femmes, alors que la mort par suicide est trois fois plus fréquente chez les hommes. La mortalité par suicide a cessé de décroître. La préoccupation de l UNPS est d accentuer les efforts de prévention, en particulier sur les populations jusque-là trop négligées que sont les adultes de 30 à 60 ans. 1 Etude menée par la Direction de la recherche, des études, de l évaluation et des statistiques du Ministère de l emploi, de la cohésion sociale et du logement (mai 2006) 2 Source : Enquête UNPS - Macif Prévention - Anacom sur l attitude des Français face au suicide (janvier 2006) 7
8 2 - L ENGAGEMENT DE MACIF PREVENTION Entreprise solidaire et citoyenne, la Macif s est depuis longtemps engagée dans la prévention du suicide. En 1974, elle devient la première mutuelle d assurances à reconnaître le suicide comme un accident de la vie. Depuis, elle indemnise en moyenne chaque année plus de 700 familles de sociétaires. Cette démarche se poursuit en 2001, avec le partenariat conclu entre la Macif et l UNPS, qui a donné lieu à de nombreuses actions communes. L opération «Un message pour la vie» En 2004 et 2005, sur proposition et en partenariat avec l UNPS, l opération «un message pour la vie» est lancée par la Macif. Elle propose à ses 4,5 millions de sociétaires et à leur entourage d adresser à l UNPS des messages d espoir pour soutenir les personnes tentées par un acte suicidaire. Pour chaque message reçu, la Macif a reversé 1 à l UNPS pour favoriser ses actions de terrain. L objectif final de cette opération était de lever le tabou et le silence qui pèsent sur la question du suicide. Le protocole pour les familles endeuillées En 2005, la Mutuelle signe un protocole d actions en collaboration avec l UNPS, «Familles Endeuillées», avec un double objectif : développer et organiser l accompagnement et le soutien psychologique des sociétaires Macif, traumatisés par le suicide d un proche. Ce protocole se traduit par la mise en place d un réseau national d écoutants bénévoles et de psychologues cliniciens recrutés et formés par l UNPS à la problématique du deuil après un suicide. Ce réseau unique en France a été lancé en 2006 auprès de 4 régions Macif (Centre, Centre Europe, Nord-Pas-de-Calais et Rhône-Alpes). En 2008, il sera opérationnel dans 3 régions supplémentaires : Centre-Ouest Atlantique, Gâtinais-Champagne et Ile-de-France. Le soutien aux familles s effectue de la façon suivante : - après réception d une déclaration de suicide, la Macif informe par courrier les membres de la famille du soutien psychologique dont ils peuvent bénéficier et leur communique un numéro vert dédié, réservé aux sociétaires ou ayants droits Macif, - 9 écoutants bénévoles, issus de 5 associations* affiliées à l UNPS et partenaires du projet sont à la disposition des familles de sociétaires endeuillées par un suicide pour leur apporter une écoute personnalisée et anonyme, - le soutien aux familles endeuillées peut se poursuivre par des consultations chez un psychologue clinicien. A cet effet un réseau a été créé en collaboration avec l'unps. Ces consultations sont prises en charge dans le cadre du contrat familial accident couvrant les accidents de la vie privée (contrat RPFA). Dans le dispositif national, une centaine de salariés habituellement en relation avec les familles endeuillées est sensibilisée à la problématique du suicide afin d optimiser la relation avec le sociétaire. Depuis juin 2007, le centre téléphonique a reçu des appels de 10 sociétaires (4 de la région Nord- Pas-de-Calais, 4 de Centre Europe et 2 de Rhône-Alpes). La moitié des appels a eu lieu dans le mois qui a suivi le sinistre et l autre moitié dans un délai de 2 à 3 mois. Au total, 4 sociétaires ont fait une demande de prise en charge de soutien psychologique. Le guide de conseils pratiques «Envie de la vie» Pour toucher plus largement le grand public et le sensibiliser à la question de la dépression et du suicide, l UNPS et la Macif se sont associées en 2007 pour réaliser un guide de conseils pratiques («Envie de la vie») destiné à la lutte contre le suicide. Ce livret, à la fois pédagogique et optimiste, a pour but d informer le grand public sur les situations à risques et les bonnes attitudes à adopter face à une personne dépressive : - identifier les comportements et signes d alerte chez l adolescent, l adulte ou la personne âgée (tristesse, isolement, distribution d objets personnels, consommation excessive de tabac ou d alcool, ) ; 8
9 - savoir mettre en place les facteurs de protection (rôle de la famille, des amis, de la parole, investissement dans le travail, reconnaissance de la souffrance, ) ; - adopter le bon comportement : que dire et que faire lorsque l on est confronté à une personne dépressive? A qui se confier quand on est soi-même en dépression? Qui contacter en cas de besoin après la mort d un proche par suicide? Les associations de l UNPS distribuent ce guide lors de leurs actions de prévention du suicide destinées au grand public. Il est par ailleurs téléchargeable sur le site Internet rubrique «prévention» et sur le site de l UNPS * Phare Enfants/Parents, Jonathan Pierres Vivantes, Vivre son Deuil, Courbevoie Ecoutes Jeunes, Relais Famille 78 et bientôt SOS Suicide Phoenix 9
10 II 2008 : ADDICTION ET SUICIDE, OU FEDERER POUR MIEUX PREVENIR Que ce soit dans le cadre familial ou le milieu professionnel, le malaise qui conduit aux comportements addictifs ou suicidaires est tabou. Il relève d une intimité que les personnes en difficulté ne souhaitent pas dévoiler et dans laquelle l entourage hésite à entrer. La question n est traitée qu au moment où la crise devient visible, à un moment où la personne suicidaire et/ou dépendante est déjà en danger. «Pour permettre une meilleure prévention conjointe du suicide et des addictions, il est primordial d inciter les personnes à parler de ce qu elles ressentent lorsque tout va bien ou quand les premiers signes avant-coureurs apparaissent, souligne Jean-Pierre Couteron, président de l ANIT (Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie). Il ne faut pas attendre d être au bord du gouffre pour contacter une équipe d écoute et de prise en charge.» C est tout l objectif de la démarche de prévention de l UNPS (Union Nationale pour la Prévention du Suicide), de l ANIT (Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie) et de l A.N.P.A.A (Association Nationale de Prévention en Addictologie et Alcoologie) avec les 12èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide : libérer la parole pour mieux soigner et accompagner les personnes en difficulté. 1 - ADDICTION ET SUICIDE : UN RAPPROCHEMENT NECESSAIRE Les comportements suicidaires sont complexes à appréhender. Les facteurs qui engendrent le passage à l acte diffèrent d une personne à une autre : réaction au produit (drogue, alcool ), présence ou absence de la famille et des amis, antécédents familiaux, problèmes affectifs ou professionnels. Parmi ces facteurs, le niveau d addiction (à l alcool, aux drogues ou au jeu) varie également d un patient à un autre. De plus, certains sont dépendants d une substance, d autres de plusieurs simultanément. Les associations de prise en charge et de prévention des addictions et les structures de prévention du suicide doivent donc réfléchir et travailler ensemble. Addictions et suicide : des problématiques communes aux différents acteurs sur le terrain Les personnes dépendantes, plus exposées au risque suicidaire. Parmi les grandes catégories de comportements addictifs, seront développés ici les trois principales : l alcoolisme, la toxicomanie et la pratique des jeux pathologiques. Les produits psycho actifs, comme l alcool et le cannabis, ont un effet direct sur l acte suicidaire : dans un premier temps, ils provoquent une levée du contrôle de soi. Le consommateur relâche son attention et s habitue progressivement à être constamment sous l emprise de la substance. Dans un deuxième temps, les produits engendrent une désinhibition du consommateur, favorisant ainsi son passage à l acte suicidaire. Ils peuvent aussi avoir un effet immédiat et provoquer le geste suicidaire. Les substances psychoactives produisent également un effet chimique sur le cerveau et la psychologie de la personne qui les consomme. «L effet chimique des produits psycho actifs reste encore mal connu, c est pourquoi il faut continuer la recherche», recommande Michel Debout. Une étude de 1997 a démontré que la consommation conjointe de drogues et de sédatifs multiplie le risque de suicide par 40, tandis que la consommation d opiacés seuls multiplie le risque de suicide par Une autre étude, publiée en 2002, a montré que les consommateurs d héroïne enregistrent un taux de suicide 14 fois supérieur à celui des populations non-consommatrices 4. Des recherches menées auprès d héroïnomanes absorbant de la méthadone 3 Harris et Barraclough, Darke et Ross, 2002 : Suicide among heroin users : rates, risk factors and methods 10
11 montrent qu un tiers d entre eux ont déjà fait une tentative de suicide 5. En France, les données ESPAD (European School Survey on Alcohol and Other Drugs) montrent que le risque de faire plusieurs tentatives de suicide est multiplié par trois chez les consommateurs réguliers de cannabis 6. Le cannabis étant également une des substances la plus souvent consommée par les personnes suicidaires de moins de 35 ans et de moins de 25 ans 7. Une étude menée aux Etats-Unis a constaté que plus de 35% des personnes dépendantes à l alcool souffrent également de troubles d ordre psychopathologique, comme la dépression par exemple 8. Il existe parallèlement une concomitance des risques suicidaires et des risques d addiction, puisqu environ la moitié des suicides masculins se font sous l emprise de l alcool. Certains travaux ont également mis en évidence que l alcoolo-dépendance joue un rôle dans 15 à 40% des suicides 9. De nombreuses études mettent en évidence la corrélation entre addictions et comportements suicidaires. 48 à 70% des joueurs pathologiques envisagent le suicide 10 et entre 13 à 40% d entre eux ont fait des tentatives de suicide 11. Or, ces tentatives, quand elles sont multiples, sont réalisées quand les sujets se sentent déprimés, et sont sous l influence de l alcool ou d autres produits. Le seul facteur qui distingue les joueurs pathologiques ayant eu des idées suicidaires de ceux qui ont fait des tentatives est l abus de substances (cocaïne, stimulants, hallucinogènes, cannabis). La polyaddiction constitue un facteur indéniable d augmentation du risque suicidaire. Les professionnels et les associations de prévention des addictions et du suicide ont donc des préoccupations communes : prévenir, prendre en charge et soigner des personnes en difficulté. Par ailleurs, les publics concernés sont souvent communs aux structures spécialisées dans l addiction et à celles spécialisées dans le suicide. C est pour souligner la nécessité de faire travailler ensemble les différents acteurs que les 12èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide ont pour thème cette année «Addiction et Suicide». Mutualiser les compétences pour mieux accompagner les patients et faire reculer le suicide en France Souhaité par l UNPS pour les Journées Nationales pour la Prévention du Suicide 2008, ce travail de collaboration entre l'anit, l'unps et l'anpaa pour organiser ces manifestations constitue le premier pas dans la prise en compte de cette problématique. Initié en 2007 par l Etat entre les acteurs spécialisés en toxicomanie et en alcoologie, ce rapprochement a pour objectif d apporter aux personnes en difficulté une prise en charge plus simple, plus efficace et plus cohérente, tout au long du parcours de soin. «Les phénomènes addictifs seront mieux pris en compte par les professionnels de la prévention du suicide, et le risque suicidaire mieux appréhendé par les experts des addictions, commente Michel Debout, président de l UNPS. C est avant tout une question de vigilance des uns à la problématique des autres». Cette étroite collaboration doit permettre de décloisonner les secteurs de l addiction et du suicide pour faciliter les itinéraires des personnes en difficulté, en les orientant vers les bonnes structures au moment adéquat, en fonction de leurs besoins. «Il sera désormais possible de mieux repérer les risques suicidaires chez les personnes victimes d addictions, ce qui rendra plus efficace leur accompagnement», précise Françoise Facy, viceprésident de l A.N.P.A.A. et membre du conseil d administration de l UNPS. 5 Etude réalisée par l ANPAA, en partenariat avec l INSERM (1997) 6 Choquet et coll., Casadebaig et Philippe, Epidemiologic catchment area program du National institute of mental health (1990) 9 Favre, Alcool et suicide: comment comprendre les liens? (23 e matinée de l IREB, 20 mai 2003) 10 Thompson, Gazel et Rickman, 1996 ; Lesieur et Anderson, DeCaria et al., 1996 ; Frank, Lester et Wexler, 1991 ; Kausch, 2003) 11
12 Autrement dit, être au plus près des situations réelles, où addictions et conduites suicidaires sont bien souvent associées. «Si l on constate qu une personne suicidaire a besoin de consulter un addictologue, nous serons en mesure de lui indiquer la marche à suivre et de la rediriger vers la structure qui lui correspond le mieux», résume Michel Debout. «Lors de la création de leur dossier, les personnes qui viendront consulter des associations pour des problèmes d addiction seront interrogées sur leurs antécédents suicidaires, et réciproquement, explique Jean-Pierre Couteron, président de l ANIT. Et leurs réponses seront intégrées dans leur prise en charge, ce qui n est pas toujours le cas aujourd hui.» Mais rapprochement ne signifie pas pour autant dilution des compétences des différents professionnels, bien au contraire. Pour Françoise Facy, «chaque structure devra délimiter ses rôles, ses missions et ses partenariats pour que les professionnels puissent mieux exercer leur métier et assurer un meilleur suivi des patients. Pour cela, les professionnels doivent être mobilisés collectivement, et c est tout le sens du rapprochement ANIT-A.N.P.A.A-UNPS et des 12èmes Journées Nationales de Prévention du Suicide». 12
13 2 - LES COMPORTEMENTS ADDICTIFS, SYMPTOMATIQUES DE L EVOLUTION DE NOTRE SOCIETE La consommation de produits psycho actifs est en perpétuelle évolution. Au cours des deux dernières décennies, le produit droguant (qui renvoie à une démarche de plaisir) a cédé du terrain au produit dopant, qui renvoie à une démarche de performance. Même si ce comportement n est pas nouveau, il ne concerne plus seulement certains étudiants en période d examen. Il s est étendu et concerne désormais d autres catégories de personnes, comme les hommes et femmes d âge moyen. Ce constat est un révélateur des mutations de la société française, qui peuvent lourdement peser sur les individus. Les facteurs de risques menant à des comportements addictifs Depuis plusieurs années, le comportement addictif progresse. Il va désormais au-delà de la toxicomanie et de l alcoolisme. Il concerne désormais le jeu, mais aussi certains comportements d achat. Les scénarios de la vie courante présentant un risque d addiction se multiplient et exposent de plus en plus de personnes aux risques de conduite suicidaire. Une société qui fait la promotion de l individu, mais le rend vulnérable L évolution de la société, qui fait la part belle à l individu (au détriment de la communauté), constitue un premier facteur de risque. Elle fait endosser à l individu une quantité croissante de responsabilités, sans qu il puisse s appuyer sur la communauté pour les assumer. Résultat : les personnes en difficultés se retrouvent désarmées pour régler les problèmes qu ils rencontrent. «Lorsque l individu réussit, il se trouve dans une dynamique de succès personnel très forte, estime Jean-Pierre Couteron. Mais lorsqu il échoue, il est confronté à une dynamique d échec personnel toute aussi forte, ce qui explique la multiplication des conduites addictives qui peuvent amener à des gestes suicidaires.» La quête permanente de la performance : une pression sociale et professionnelle La société d aujourd hui est également marquée par une recherche permanente de performance. La vie de couple, la vie de famille et la vie professionnelle sont toutes les trois impactées par cette nouvelle donne sociale : l individu doit assurer de front le rôle de bon époux, bon père ou mère de famille tout en satisfaisant une exigence permanente de performance au travail. «Pour faire face à ces contraintes, certaines personnes ont recours à une pratique proche du dopage sportif, estime Michel Debout. La consommation de produits psycho actifs ne correspond plus à une recherche de plaisir ou d évasion, mais bien à une recherche de performance pour tenir le coup». Mais bien plus grave encore, la consommation de substances peut agir comme un facteur aggravant. «Les produits jouent un rôle essentiel dans le cycle addiction suicide, détaille Françoise Facy. Une personne en difficulté va consommer des produits pour répondre aux attentes sociales fortes. Or, la réponse apportée par les produits est souvent inadaptée, ce qui accentue encore le malaise. A son tour, ce malaise incite à une consommation de produits en plus grande quantité, qui provoque des accidents à répétition et installe le produit comme seul mode de réponse aux difficultés. La personne se retrouve dans une situation d enfermement et d exclusion sociale, qui la rend plus vulnérable aux problèmes psychopathologiques et, en définitive, aux conduites suicidaires». Inégaux devant les addictions et le suicide Les facteurs de risques relèvent aussi du métabolisme et du réseau social de chacun. Certains ressentent plus fortement les effets du produit que d autres, et la présence d amis ou d une famille peut jouer un rôle primordial pour prévenir les conduites à risque. «Une personne ayant un terrain physique propice aux drogues ou à l alcool, mais qui est bien entourée, sera moins déstabilisée par la consommation des produits, ajoute Jean-Pierre Couteron. En revanche, si cette personne est désocialisée, son risque de dépendance est accru. C est d ailleurs le rôle d associations telles que les nôtres que d épauler et d écouter les personnes en difficulté pour maintenir le lien avec la société qui les entourent.» 13
14 Le milieu du travail, à la fois facteur aggravant et lieu de parole 33% des salariés et des dirigeants interrogés par l A.N.P.A.A. 12 déclarent être confrontés à des problèmes liés à l alcool. Certaines conditions de travail peuvent en effet inciter à la consommation : rythmes de travail décalés ou difficiles, travail de nuit ou le week-end et/ou pression constante sur les salariés pour une productivité accrue. «Le milieu professionnel est générateur d anxiété, d angoisse, voire de dépression, qui peuvent conduire à des gestes suicidaires, analyse Françoise Facy. Nos études montrent que les responsables des ressources humaines se sentent démunis face aux comportements addictifs et/ou suicidaires de leurs salariés. D où la nécessité pour les entreprises et les médecins du travail de nouer des liens avec les associations spécialisées comme les nôtres». Pour les entreprises, la prise en compte des problématiques de suicide et d addictions n est pas qu une question de santé, c est aussi un enjeu économique. L Inserm estime ainsi que l alcool est responsable de 15 à 20% des accidents professionnels et un pourcentage similaire d absentéisme et d incidents entre salariés 13. D une manière générale, la consommation régulière de produits psycho actifs comme l alcool et le cannabis dégrade les capacités de travail du salarié, ce que l entreprise ne peut ignorer. Fortes de ce constat et sous la pression des règlements introduits dans le droit européen et français, les entreprises ont commencé à mettre en place des démarches de prévention comme des sessions de formation et de sensibilisation. «Les risques suicidaires et psychosociaux au travail doivent être abordés comme une problématique managériale et organisationnelle par les entreprises», recommande Michel Debout. «La hausse des suicides parmi les ans peut en témoigner. La mobilisation doit donc être collective : les entreprises doivent mettre en place des protocoles de suivi des risques professionnels et des conditions de travail. Et les associations comme les nôtres pourront les y aider.» Dans le cadre des 12èmes Journées Nationales pour la Prévention du Suicide, un colloque sera organisé à Saint-Etienne le mercredi 6 février sur le thème «Les risques psychosociaux au travail : addictions et suicide» (voir p 30). Cependant, le milieu professionnel peut aussi être un révélateur du mal-être de personnes qui adoptent des conduites addictives pour des raisons familiales ou personnelles. «Il peut ainsi être un lieu d écoute, par l intermédiaire du médecin du travail, qui écoutera et, si besoin, orientera le patient vers les structures de prise en charge.» 12 Résultats de l étude menée par l A.N.P.A.A. auprès de PME-PMI de Midi-Pyrénées (2004) 13 Inserm, Alcool, dommages sociaux, abus et dépendance,
15 Des comportements addictifs et suicidaires différents selon l âge Il n existe pas un profil-type de personne dépendante, ni un seul profil-type de personne suicidaire. Certaines catégories de personnes ou certains types de comportements se dégagent malgré tout : l âge et le sexe sont en effet des éléments déterminants dans les différentes pratiques addictives et suicidaires. Les adolescents et les jeunes : polyaddictions et surconsommation Les études montrent que les adolescents et les jeunes adultes consomment de plus en plus plusieurs produits simultanément : tabac, alcool ou cannabis (poly consommations). Les consommations peuvent prendre des formes variées, usage simple, usage à risques, usage avec dépendance. Une de ces consommations suscite beaucoup de réactions c'est le "binge drinking" alcoolisation aiguë. La pratique du jeu (jeux de hasard, jeux vidéo) se fait aussi sous des formes variées : une fréquence plus espacée que pour les adultes, mais plus longue et intense. Derrière ce mode de consommation, se cachent deux logiques bien différentes : - la consommation comme recherche de plaisir ou de sensations fortes. Les adolescents qui la pratiquent sont particulièrement exposés au risque suicidaire, car ce type de consommation a pour but la désinhibition et la perte de contrôle, qui peuvent être à l origine d un passage à l acte suicidaire. - la consommation pour écarter des idées noires, la peur de l avenir. Grâce aux produits, l adolescent s extrait des problèmes qu il rencontre (manque d argent, solitude, sentiment d incompréhension ). Mais dès qu il interrompt sa consommation, les problèmes réapparaissent, souvent aggravés car l adolescent a dû se procurer plus d argent pour acheter ses substances (dans les cas extrêmes, vol, prostitution) et a menti à son entourage pour cacher sa dépendance, creusant davantage le fossé de la désocialisation. Cet engrenage ne fait qu aggraver l image négative qu il a de lui-même et sa culpabilité, ce qui peut le conduire au suicide. «La prévention des comportements addictifs et suicidaires des jeunes passe d abord par un dialogue à l intérieur du cercle familial, commente Jean-Pierre Couteron. Et pour les cas où le dialogue est rompu, les associations comme les nôtres sont des lieux qui permettent de renouer l échange et d éviter la rupture parent-enfant.» Âge moyen : la vie active au cœur des risques addictifs et suicidaires. Chez les personnes d âge moyen (entre 30 et 60 ans), on constate plutôt une forte consommation de tabac ainsi qu une consommation de vin quotidienne (même si elle a fortement baissé depuis plusieurs décennies). Dans cette tranche d âge, les comportements addictifs sont davantage le fait des hommes que des femmes, en particulier ceux liés à l alcool. «Ces personnes sont souvent confrontées à des problématiques professionnelles, explique Françoise Facy. En fonction de leur âge, elles rentrent sur le marché du travail ou souhaitent y consolider leur statut. La consommation de produits psycho actifs s inscrit donc dans une recherche de performance. De plus, dans certains cas, l alcool fait partie de la vie professionnelle, à travers les repas d affaires ou les pots d entreprise. Ce qui fait des salariés concernés une catégorie de population particulièrement exposée au risque suicidaire.» Des personnes âgées qui peinent à trouver leur place Enfin, les plus de 60 ans souffrent d addiction aux médicaments psychotropes (en particulier les femmes) et/ou à l alcool (surtout les hommes). Les personnes âgées constituent une population exposée au risque d addiction et de suicide : elles peinent à trouver leur place et s en trouvent fragilisées. Cette perte de repères est de nature professionnelle, avec un taux d emploi de seulement 38% pour les ans en France 14, mais aussi familiale, dans la mesure où certains se sentent comme un poids pour leur famille. Elle est enfin sociale, avec une société de l individu et de la performance qui ne correspond pas aux valeurs des personnes âgées. L allongement de la durée de la vie, qui est parfois synonyme d incapacité physique et/ou intellectuelle, rend encore plus fragiles les personnes âgées. 14 Source : EUROSTAT,
16 III Les JNPS 2008 (à partir du 5 février) 1 - QUAND LA PREVENTION VA A LA RENCONTRE DU GRAND PUBLIC A l occasion des Journées Nationales pour la prévention du suicide, l UNPS et Macif Prévention organisent une opération inédite afin d aller à la rencontre des Français. Le 5 février prochain de 9h à 18h, cinq espaces «Envie de la vie» seront mis à la disposition du grand public dans deux villes sur des lieux de grand passage : o o à Paris : Gare du Nord, station du RER A «Auber», Place Edmond Michelet près de Beaubourg et à la médiathèque de la Cité des Sciences à Brest : sur les campus de l université (UFR de Lettres) L objectif est de montrer que le suicide ne doit pas être tabou : en donnant pignon sur rue aux problématiques du suicide le temps d une journée, le dispositif met tout en œuvre pour renforcer la proximité nécessaire entre le public et les acteurs de la prévention. Ces espaces ouverts au grand public se présenteront sous forme de chapiteaux. Ils permettront aux personnes qui le souhaitent de s'informer sur la prévention du suicide en rencontrant des représentants de l'unps et de Macif Prévention, ou en se procurant le guide «Envie de la Vie». Une borne interactive sera disponible sous chaque chapiteau. A partir de celle-ci, le grand public pourra réaliser plusieurs tests : - "Connaître l'état de votre humeur", qui permet d évaluer son degré de «dépressivité» à l'aide d'un questionnaire de 20 questions - "Evaluer votre consommation d'alcool " (9 questions) - "Evaluer votre tendance addictive au cannabis" (6 questions) Ces questionnaires ont été élaborés sérieusement par des professionnels > les citer, voir avec Michel Debout Après la saisie des réponses, le questionnaire sort imprimé. L interprétation des résultats peut être immédiatement donnée par le psychologue présent sur place. Les entretiens se déroulent dans un espace discret du chapiteau et aménagé à cet effet afin respecter toute confidentialité Ces mêmes bornes serviront également à saisir des messages pour la vie. Le grand public aura enfin la possibilité d écrire un message sur un leaflet disponible sur place et le déposer ou l envoyer par voie postale à l adresse suivante : Opération «Un message pour la vie» UNPS 4-6 Place de Valois PARIS 16
17 2 - LE COLLOQUE DES 12EMES JOURNEES NATIONALES POUR LA PREVENTION DU SUICIDE REUNISSANT DES PROFESSIONNELS A PARIS. Le 5 Février 2008, au Conseil Régional d Île-de-France (57, rue de Babylone PARIS) 8H30 : ACCUEIL DES PARTICIPANTS 9H00 : OUVERTURE ALLOCUTION D OUVERTURE par : Roselyne BACHELOT NARQUIN*, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports Jean-Paul HUCHON*, Président de la Région Île-de-France INTRODUCTION DE LA JOURNEE par : Michel DEBOUT, Président de l Union Nationale pour la Prévention du Suicide ETAT DES LIEUX "Addiction et suicide : données épidémiologiques " présenté par Françoise FACY, Directeur de Recherche INSERM, épidémiologiste -UNPS Avec la participation de : Éric JOUGLA, Directeur, Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès - INSERM Représentant(e) de la DREES 10H00 : ADDICTION ET SUICIDE : LES ADULTES PROJECTION DU FILM «La Promotion» TABLE RONDE : "Consommation d alcool et risque suicidaire", animée par Nadia CHERKASKY, Vice-présidente de l UNPS Avec la participation de : Michel CRAPLET, Psychiatre, Alcoologue Hôpital Saint Cloud, ANPAA Vincent de GAULEJAC, Professeur de sociologie, Université Paris 7, Directeur du Laboratoire de Changement Social Éric HISPARD, Médecin, Alcoologue, ANPAA TABLE RONDE : "Jeux et tentation suicidaire", animée par Pierre SATET, Vice-président de l UNPS Avec la participation de : Albert AZOULAY, Auteur de «Brûlures d un flambeur» Céline BONNAIRE, Psychologue, Centre Départemental d Aide aux Toxicomanes 78 - ANIT Marc VALLEUR, Psychiatre, Addictologue, Chef de service Hôpital Marmottan de Paris 14H30 : ADDICTION ET SUICIDE : LES JEUNES PROJECTION DU FILM «Marie» TABLE RONDE : "Toxicomanie et suicide", animée par Thérèse HANNIER, Vice-présidente de l UNPS Avec la participation de : Roselyne CRÉTÉ, Directrice de l Association «La Corde Raide», ANIT Jean-Michel DELILE, Psychiatre, Directeur du Comité d Étude et d Information sur la Drogue Bordeaux, ANIT Marie-Pia HUTIN, Avocate, Présidente du Droit à l enfance, Jeux en ligne et Internet Denis VALLEE, Psychiatre, Thérapeute familial, Coordinateur du CSST au Centre Monceau 17
18 PERSPECTIVES TABLE RONDE : "Politiques santé mentale, santé publique : stratégies et actions territoriales, nationales et européennes" Animée par Jean-Pierre SOUBRIER, Psychiatre, Expert OMS, UNPS GEPS Avec la participation de : Pénélope KOMITES, Conseillère technique chargée de la santé, Région Île-de-France Représentant(e)de la Direction Générale de la Santé Représentant(e) de la Commission européenne Santé mentale 17H00 : CONCLUSIONS Jean-Pierre COUTERON, Président de l'association Nationale des Intervenants en Toxicomanie Alain RIGAUD, Président de l Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie Michel DEBOUT, Président de l Union Nationale pour la Prévention du Suicide L échange avec la salle est prévu à l issue de chaque table ronde Deux films, créés pour inviter à la réflexion et au débat, seront diffusés pour dynamiser les échanges : La Promotion et Marie. Ils abordent respectivement les questions de la consommation d alcool liée au milieu professionnel et de la polyaddiction à l alcool et aux produits stupéfiants au moment de l adolescence. - La Promotion (2008) Durée : 11 mn Suite à une promotion, Patrick doit quitter le Qatar pour rejoindre un poste à haute responsabilité au sein de la société mère. Promotion ou désillusion? Ce film est suivi d une table ronde réunissant Jean-Claude Aguerre, psychanalyste et thérapeute familial, Muriel Delhomme-Machard, médecin du travail et Eric Hispard, médecin alcoologue. «Tout le monde a un jour ressenti les mêmes angoisses, les mêmes doutes que Patrick, le personnage que j interprète. En interprétant ce rôle, j ai ressenti l écart qui peut exister entre la force qu une personne dégage et le malaise qu elle ressent réellement. J ai moi-même vécu des suicides dans mon entourage proche, donc j étais réticent à participer au film La Promotion. Mais j'ai finalement accepté en espérant aider les personnes en souffrance.» Alexandre Gallicot, comédien, interprète de Patrick. - Marie (2008) Durée : 10mn Confrontée à des problèmes familiaux, Marie se réfugie dans les paradis artificiels. Fuite ou autodestruction? Ce film est suivi des réactions de Nadia Cherkasky, psychologue clinicienne, et de Frédéric Rouillon, professeur en psychiatrie. «Le rôle de Marie comporte peu de texte. Tout a donc été une question de ressenti, de transparence des sentiments. N'ayant pas été confrontée de près à de telles situations, je me suis inspirée de musiques pour travailler l'interprétation. Ca a été un vrai défi pour moi, qui ai essentiellement joué des rôles comiques. Par la même occasion, interpréter Marie m'a permis de réaliser qu'il ne fallait pas minimiser le moindre signe de détresse et que l'écoute était très importante.» Anne-Sophie Picard, comédienne, interprète de Marie. Une version courte de ces deux films est consultable sur le site de l UNPS, 18
19 IV Les engagements après février 2008 PERSPECTIVES ET PROPOSITIONS D ACTIONS DE PREVENTION Bien qu ayant beaucoup évolué depuis l époque des premiers réseaux d écoutants bénévoles, il y a 50 ans, la prévention du suicide reste le parent pauvre de la santé publique : alors que 7 millions d euros sont dépensés chaque année pour les campagnes d affichage de la Sécurité Routière, aucune campagne publique de communication n a encore été organisée pour la prévention du suicide. L année 2006 a cependant vu une avancée importante dans la prévention du suicide en France, avec la création en octobre 2006 du Comité d observation et de prévention du suicide, sous l égide du Ministre de la Santé et des Solidarités, Monsieur Xavier BERTRAND, de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l Evaluation et des Statistiques et de la Direction Générale de la Santé. Ce comité, composé des Directions concernées, de représentants de l UNPS et de personnalités qualifiées, a pour mission de contribuer à une meilleure connaissance du fait suicidaire en France : quelles sont les personnes qui passent à l acte, quel est leur parcours de vie médical et social et quels événements ont pu les conduire à accomplir ce geste? Mais les efforts de prévention doivent être poursuivis ; en 2008, l UNPS renouvelle son souhait d inscrire la prévention du suicide comme priorité de santé publique, autour de trois grandes propositions : Créer un observatoire des violences et de leurs effets sur la santé. Le rapport de l OMS intitulé «Rapport mondial sur la violence et la santé», paru en 2002, qualifie la violence de «défi planétaire» dont le coût serait considérable en termes de répercussion sur la santé des victimes et de fardeau pour les établissements de santé. Aujourd hui, on ne dispose pas en France de sources d informations permettant de quantifier globalement l impact de la violence en termes de santé publique. Cet observatoire rassemblerait des médecins légistes et psychiatres, des associations d aide aux victimes, des associations d écoutants et des familles. Il s intéresserait à l ensemble des violences criminelles, accidentelles et suicidaires, intimement liées. Doté des outils épidémiologiques, sociologiques, anthropologiques et cliniques nécessaires à ses investigations, il pourrait mettre en œuvre les recherches et les thèmes d actions utiles aux politiques de prévention. Consacrer 1 million d euros par an au développement du réseau de prévention (professionnels de santé, associations d écoutants et de familles) et aux recherches en lien avec l Observatoire des violences. Inviter les Ministères de la Santé, de la Justice et la Sécurité Sociale à réfléchir à une harmonisation des pratiques des parquets et des services de médecine légale en cas de suicide, de façon à préciser les examens et études à réaliser en cas de mort par suicide (dosage toxicologique notamment). A l encontre des recommandations du Comité expert de l INSERM concernant l autopsie psychologique après une mort par suicide, les pratiques pénales actuelles privilégient le seul point de vue judiciaire et ne permettent pas de réaliser une épidémiologie du suicide. Il est par ailleurs impératif de souligner l importance de la prise en compte des familles après le suicide d un proche, par les différents acteurs : policiers, gendarmes, procureurs, médecins légistes, et tous les professionnels amenés à intervenir dans ces situations. Lutter contre la «dépressivité sociale» vécue par nombre de nos concitoyens, ne pas se résoudre à une société qui n arrive pas à répondre au désarroi : voici la priorité de l UNPS. Le suicide ne doit plus être la traduction de la souffrance de la société ; nous pouvons tous contribuer à donner à chacune et à chacun, jeune ou moins jeune, l envie de la vie. 19
20 L UNPS continue par ailleurs d appeler de ses vœux la mise en place de mesures qui ont fait leurs preuves dans d autres pays : Des mesures matérielles visant à restreindre l accès aux moyens létaux : - construction de barrières anti-saut sur certains ponts, dispositifs de protection dans les transports en commun, à l exemple de la ligne 14 de la RATP, - réduction de l accessibilité aux armes à feu, - contrôle de la diffusion des médicaments psychotropes. Des mesures ciblées à destination des adultes : la tentation suicidaire intervient souvent lorsque la personne est dans une situation de rupture (licenciement, divorce, surendettement ou deuil). Des actions communes avec les structures en charge de ce type de situations maisons pour l emploi, ordre des avocats, commissions de surendettement et mutuelles ont déjà été engagées pour aller à la rencontre de ces «populations à risque». 20
21 ANNEXES Annexe 1 - Les événements en région (Programme, dates et lieux.) Annexe 2 - L UNPS historique de l association, son statut, ses missions et son organisation Annexe 3 - Macif Prévention historique et missions Annexe 4 - L ANIT historique, statut, mission et organisation Annexe 5 - L A.N.P.A.A - historique, statut, mission et organisation 21
22 ANNEXE 1 - LES EVENEMENTS EN REGION AQUITAINE Jeudi 7 février 2008, Bordeaux (Pessac) Manifestation organisée par le Collectif de prévention du suicide (SOS Amitié, SOS Suicide Phénix, Jonathan Pierres Vivantes) dans le cadre des 12 èmes Journées Nationales sur le thème«addictions et suicide» à 20h00 au Cinéma Jean Eustache à Pessac. Projection du film "Lonesome Jim" de Steve Buscemi, suivie d un débat animé par : Dr Xavier POMMEREAU, responsable du Centre ABADIE Véronique GARGUIL, Psychologue CH Perrens, ANIT Dr Benoît FLEURY, Médecin addictologue, ANPAA SOS Amitié Bordeaux tél AUVERGNE Mardi 12 février 2008, (63) Conférence-débat sur le thème "Addiction et suicide" à la Salle Multimédia G.CONCHON (rue Léo Lagrange Clermont-Ferrand) à partir de 19h45. Avec la participation de : Mme Yvette AURIOL, UNAFAM Dr Georges BROUSSE, Service des Urgences psychiatriques, CHU Clermont-Ferrand Dr Annie MOSSER VIDAL, Coordonnatrice du Programme Suicide, GRSP Mr Claude BOUCHARD, Coordinateur du Collectif Interassociatif 63 pour la prévention du suicide Collectif Interassociatif Puy De Dôme pour la Prévention du Suicide ADMF 63 Mme Dominique DUVERT 2 bis Impasse Bonnabaud B.P Clermont-Ferrand Cedex 1 tél [email protected] BRETAGNE Mardi 5 février 2008 Rennes (35700) Colloque 9h30, Espace «Anne de Bretagne» Samedi 9 février 2008 Redon (35600) Rencontre Citoyenne 14h30 CoEPS 35 (Collectif «Ensemble Prévenons le Suicide» Ille-et-Vilaine) 22
23 Mutualité Française Bretagne Service Prévention 20 Square de Broglie CS RENNES Cedex tél. : / [email protected] BOURGOGNE Mardi 5 février 2008, Dijon (21) Colloque sur le thème : "Tristesse et mal-être, mal de vivre?", au Centre Européen des Sciences et du Goût à Dijon, Campus Universitaire de Bourgogne (15, rue Hugues Picardet) à partir de 14h00. CHU Dijon Dr Pierre BESSE Service de Psychiatrie et d Addictologie tél. : Jeudi 7 février 2008, Dijon (21). Conférence-débat, au Conseil Général de la Côte d Or, Salle Henri Berger (1, rue J.Tissot ) à partir de 18h30, dans le cadre du thème UNPS "Addiction et Suicide". Avec la participation de: Mme Françoise BLAISE-KOPP- Psychologue Clinicienne, Comité Scientifique et d'éthique de l'unps, Dr Jean-Michel PINOIT- Pédopsychiatre, CHU Dijon Mr Gérard WETZEL- Président de SYNERGIE 71, Mr Etienne GRUILLOT- Philosophe. SOS Amitié Dijon Bourgogne tél. : CENTRE Mardi 5 février 2008, Orléans Colloque Régional sur le thème national "Addiction et suicide "à l Hémicycle de l hôtel de région (9, rue Pierre Lentin). Réseau de Prévention du suicide ter, rue Ste Catherine Orléans tél [email protected] Mercredi 6 février 2008, Tours (37) Représentation théâtrale interactive sur le thème du suicide des personnes âgées par le théâtre du Chaos, à la Salle polyvalente du Quartier des Fontaines (Espace Jacques Villeret) de 14h à 16h00. 23
24 Conférence-débat à partir de 20h00 à l Université François Rabelais, Salle Thélème (rue des Tanneurs), qui sera animée par Daniel BOISSAYE, Président de SOS Amitié France, avec la participation de: Françoise FACY, Directeur de Recherche à l INSERM, Épidémiologiste Élisabeth ROSSE, Psychologue au Centre Médical Marmottan V.I.E.S. 37 (Vivre et Intervenir Ensemble contre le Suicide) Direction de la coopération sanitaire CHU de Tours Tours Cedex 9 tél [email protected] CHAMPAGNE-ARDENNES Mardi 5 février 2008, Reims (51) Du 2 au 30 janvier, vous pourrez déposer vos textes sur le thème du suicide dans une urne, dans le hall de la médiathèque Jean Falala, ou les envoyer par mail à [email protected]. Pour vous aider à concevoir ces textes, vous pouvez participer à un atelier d écriture dédié à ce thème le jeudi 10 janvier à la bibliothèque Carnegie de 18h à 20h (sur réservation au ). Les textes tirés au sort seront lus en public dans l auditorium de la médiathèque Jean Falala par des bibliothécaires et des slameurs de l association Slam Tribu : - le mardi 5 février de 9h à 11h30 (séance réservée aux collèges et lycées). Cette lecture sera ponctuée d échanges avec Olivia BACHET, psychologue-psychothérapeute et formatrice à SOS-Amitié Reims. - le samedi 9 février à partir de 14h pour tout public. Cette lecture sera suivie d une projection de films documentaires puis d une table ronde / débat, animée par le philosophe Didier MARTZ.] SOS Amitié Reims tél : [email protected] FRANCHE COMPTE Mardi 5 février 2008, Besançon (25) Théâtre interactif par la Compagnie du Chaos à 10h00 et 14h00, au Lycée Pergaud de Besançon. Réseau Bisontin de Prévention du suicide (SOS Amitié, La Porte Ouverte, UNAFAM, FAVEC, Vivre son deuil) Mardi 5 février 2008, Sochaux (25600) Conférence sur le thème "Addiction et suicide" à partir de 20h00, avec la participation du Mme Marie-Laure BESANCON, psychothérapeute. au Musée Peugeot (Carrefour de l Europe). Auprès des Associations organisatrices ( LA PORTE OUVERTE, SOS AMITIE, VIVRE SON DEUIL, FAVEC, UNAFAM) 24
25 HAUTE NORMANDIE EURE Jeudi 7 février 2007, Vernon (27) Le Centre Hospitalier Eure-Seine organise le 7 février 2008 à partir de 20h, une soirée débat avec le public à l'espace Philippe Auguste à Vernon (12 avenue Victor Hugo) : "Drogues, alcool et suicide", en présence du Professeur Philip Gorwood et du Dr Amine Benyamina. L'entrée est libre. Dr Mohammed TALEB Pavillon Calmette Hôpital de Vernon 5, rue du Dr Burnet BP Vernon Cedex Tel : [email protected] Mardi 5 février 2008, Le Havre (76) Colloque organisé dans les locaux de la CPAM (222, Bd de Strasbourg) du Havre, et présidé par le Dr Jean-Marc LIMARE, président de l ARPS. Association du Réseau Prévention Suicide 76 (ARPS) Bâtiment Hygiène Santé CODAH 83, rue de Tourneville Le Havre [email protected] Site: ILE DE FRANCE Mardi 5 février 2008, Paris (75) Colloque régional sur le thème national «Addiction et suicide». Manifestation en présence et sous le haut patronage de Roselyne BACHELOT- NARQUIN, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. La manifestation aura lieu au Conseil régional Île-de-France, Hémicycle (57 rue de Babylone Paris - Métro : Saint-françois Xavier-ligne 13) UNPS - Union Nationale pour la Prévention du Suicide 4 Place de Valois Paris tél [email protected] LANGUEDOC ROUSSILLON Mardi 5 février 2008, Palavas-les-flots Colloque en matinée à la Mairie salle des Congrès du phare de Palavas-les-flots, avec l intervention de spécialistes en addictologie et en toxicomanie sur le risque suicidaire. Avec la participation de : Denis CETTOUR, Philosophe, Président du Comité scientifique UNPS Ouverture par Monsieur le Maire Jean JEAN Introduction de la journée par Bernard BONNEVILLE, vice président de PSLR, administrateur de l UNPS 25
26 Pièce de théâtre l après-midi, suivie d une séance de témoignages, et d un débat grand public avec la participation de Robert CECCONI, psychothérapeute. Groupement de Prévention Suicide Languedoc-Roussillon Faculté de médecine 2, rue École de médecine Montpellier Cedex 2 tél LIMOUSIN Vendredi 8 février 2008, Limoges (87) Les manifestations, avec la participation de Pr Michel DEBOUT, se dérouleront simultanément sur 2 sites : à LIMOGES : dans les locaux du Conseil régional du Limousin (27, boulevard de la corderie) à BRIVE (Corrèze) : au Château de LACAN, salle polyvalente municipale (Rue Jean Macé ) Une conférence de presse est prévue dans les locaux du Conseil Régional le 31 janvier Centre Écoute et Soutien 1, avenue du 11 novembre Brive tél [email protected] LORRAINE Mardi 5 février 2008, Metz (57). - Théâtre interactif (l Effiloche) par la compagnie Théâtre du Chaos à 14h00, salle Braun (18, avenue de Mozart à Metz), pièce à destination de lycéens. - Conférence-débat à 18h00, dans les locaux du Conseil Régional (salle des délibérations), sur le thème de l addiction et suicide. Avec la participation du Dr Xavier POMMEREAU. Collectif : SOS Amitié Metz et SOS Amitié Nancy, Jonathan Pierres Vivantes, UNAFAM, FAVEC. SOS AMITIE METZ LORRAINE tél MIDI PYRENEES Mardi 5 février 2008, Toulouse (31) Colloque à l Hôtel de la Région Midi-Pyrénées (22, boulevard du Maréchal Juin ), de 9h00 à 17h30 sur le thème "Addiction et suicide", organisé par le Collectif régional de prévention (Centre de Prévention du Suicide Recherche et Rencontres, SOS Amitié, La Porte Ouverte, Accueil Soutien Présence ASP Deuil, ÂLMA, Lions Club) 26
27 Centre Recherche et Rencontres 34, rue des Paradoux Toulouse tél [email protected] NORD PAS DE CALAIS Mardi 5 février 2008, Lille Colloque organisé par le Collectif régional de prévention du suicide au «Nouveau Siècle», 8 place Mendès France. Le Collectif régional est composé par : PHARE Enfants-Parents, CIPD, ASTREE, SOS Amitié, Vivre son deuil, Jonathan Pierres Vivantes, CRES, CMP Faches- Ronchin, CHTU Lille, Hôpital Jardon. Vendredi 1 er février 2008 à Ronchin Rencontre à 19h00 à l hôtel de ville, salle du conseil (650 av. Jean Jaurès) Lundi 4 février 2008 à Wattignies Rencontre à 19h00 à la salle Marcel Hugot (2, rue de l Yser) Mercredi 6 février 2008 à Lesquin Rencontre à 19h00 à la salle des fêtes (39, rue Faidherbe) Jeudi 7 février 2008 à Faches-Thumesnil Rencontre à 19h00 à la Médiathèque (199, rue Carnot) CIPD Point Accueil Oxygène 1, avenue Charles St Venant Faches-Thumesnil tél [email protected] PAYS DE LA LOIRE Vendredi 1 er février 2008, Angers Conférence de presse organisée en partenariat avec la CPAM par le Collectif (Au cœur des flots, SOS Amitié, Re-vivre, Atlas, AAVAS) pour promouvoir les structures et les acteurs locaux investis dans la prévention du suicide. SOS Amitié Angers. Mardi 5 février 2008, Laval (53) Expositions interactives sur tout le département sur le thème "Vivre ensemble les événements de la vie, créer des liens". Collectif pour la Prévention du Mal-être et du Suicide en Mayenne Tél cops53@ asso.net 27
28 Mercredi 6 février 2008, Nantes (44) Action de sensibilisation et d'information sur le thème de l'estime de soi ( "je compte sur toi?") de 10h à 17h, stands situés sur la Place du Change au centre ville à NANTES. Cette action tout public sera animée par les équipes du Réseau Nantais de Prévention du Suicide (Recherche et Rencontres, SOS Amitié, L'Ancre, SOS Dépression 44, Unité Espaces, CHS Montbert) Centre Social Spécialisé RECHERCHE ET RENCONTRES 23 rue Adolphe Moitié NANTES tél. : , Fax : [email protected] Mercredi 6 février 2008, Luçon Journée d action en Vendée de : - 13h à 17h00 au CCAS de Luçon (11, rue Neuve des Capucins) : mise à disposition de documentation sur les structures d accueil et d écoute. Permanence/ Écoute par des professionnels. - à partir de 18h00, à l Espace Plaisance (route des sables) à Luçon, Conférence sur le thème : «Quelle réponse donnée à la tentative de suicide de l adolescent?» animée par le Dr ROYER, pédopsychiatre de la Maison départementale des Adolescents de la Roche sur Yon. CCAS 11, rue Neuve des Capucins LUCON POITOU CHARENTES Mardi 05 Février 2008, St Benoît (Vienne 86) 7 ème Colloque de la Coordination de la Vienne du Plan Régional de Santé «Prévention du Suicide et Promotion de la Santé Mentale» organisé dans le cadre de la 12 ème Journée Nationale pour la Prévention du Suicide 2008 «Alcool, drogue, dépendances, dépression et suicide. Secrétariat PRS Pavillon P.Janet Entrée N 6 CH H.Laborit BP Poitiers Cedex tél. : Fax : [email protected] PROVENCE ALPES CÔTES D AZUR Mercredi 6 février 2008, Marseille ( 13) Colloque régional sur le thème national suicide et addiction, qui se déroulera dans l Hémicycle à l hôtel de région, (27 place Jules Guesde ) de 8h30 à 18h00. Association CHRISTOPHE Hôpital Sainte Marguerite Pavillon SOLARIS 270 Boulevard Sainte Marguerite MARSEILLE tél : (mardi et jeudi) [email protected] Site : 28
29 DEPARTEMENT DU VAUCLUSE (84) : Jeudi 31 janvier 2008, Isle sur la Sorgue Débat «Écouter, être écouter à SOS Amitié» à Ciné Strada à 20h00. En partenariat avec Cinéval, Conseil Régional, Conseil Général 84. SOS Amitié tél. : Mardi 5 février 2008, Carpentras Au Logis des jeunes du Comtat Venaissin, ateliers-conférences de 14h00 à 18h00, suivis de 16h30 à 18h00 débat au Cinéma LE RIVOLI autour du film «Virgin Suicides»de Sophia Coppola sur la prévention du suicide. Point Accueil Écoute Jeunes «Le Passage» 99, rue Moricelli Carpentras tél fax : Mardi 5 février 2008, Avignon Salle de l antichambre de la Mairie d Avignon, Conférence-débat : «Souffrance et suicide des personnes obèses» en présence de Mme Marie CITRINI, de 13h à 17h. SOS Obèses et Surpoids Tél Mercredi 6 février 2008, Avignon Salle des Conférences de la Mutuelle NOVALIA (25 Route de Montfavet) Conférencedébat «La précarité et le suicide» de 10h00 à 12h30. Tél Mercredi 6 février 2008, Avignon Débat à l UTOPIA «Parler, écouter, pour qui, pour quoi?» à partir de 20h00. Tél Jeudi 7 février 2008, Orange Hôpital de Jour «Les Chamailles» (162, avenue des thermes), rencontre avec un public de professionnels. Tél Jeudi 7 février 2008, Apt Centre Hospitalier du Pays d Apt, Ateliers «Éthique et suicide» à 20h00. CLIC PRES AGE Tél
30 Jeudi 7 février 2008, Valréas Hôpital de Valréas deux rencontres sont prévues : de 14h30 à 16h30 «Rencontre avec la population», de 20h à 21h30 «Repérage, évaluation et prise en charge de la crise suicidaire chez l adolescent et le sujet âgé». Tél Jeudi 6 Mars 2008, Camaret À la Salle des fêtes, un débat est organisé sur «Écouter, être écouter à SOS Amitié», à 20h30. Tél Lundi 11 février 2008, Avignon Salle polyvalente de Monfavet, Agroparc, rencontre avec le Pr Michel DEBOUT à 17h30. Tél Mardi 12 février 2008, Avignon Mairie Ouest, 30 avenue Monclar, projection débat autour du film «Être et se vivre homo», à 18h00. Tél RHÔNE ALPES Mardi 5 février 2008, Annecy (Haute-Savoie 74) Soirée débat sur le thème de l «Addiction et suicide» qui aura lieu à l amphithéâtre de l IMUS Site Universitaire d'annecy-le-vieux (Domaine Universitaire - 5, chemin de Bellevue), de 17h00 à 19h00. Avec la participation de : Dr LACAILLE D ESSE, patricien au CH d Annecy Dr CAGNET, psychiatre au Lac d Argent. SOS Amitié Annecy Mercredi 6 février 2008, St Etienne (Loire 42) Colloque régional à l Auditorium de l École Supérieure de Commerce 51/53 Cours Fauriel, de 9 h à 17 h 30, sur le thème "Les Risques psychosociaux au travail : addictions et suicide" Réseau des Associations de Prévention du Suicide de la Loire (Loire Prévention Suicide, Association RIMBAUD, SOS Amitié Loire, ANPAA 42, VTE, AGRH) Loire prévention Suicide 16 rue Badouillère St Etienne tél ( sauf le mercredi) [email protected] 30
31 Jeudi 7 février 2008, Grenoble (38) Colloque sur le suicide chez la personne âgée au Alpexpo - Alpes Congrès (avenue d'innsbruck). Avec une table ronde et débat de 9h00 à 12h30 sur la «Prévention chez les seniors» et de 14h30 à 16h30 une conférence «Vivre âgé» par le Pr Michel DEBOUT. Intervenants : Jean Claude BLOND, médecin psychiatre - Pierre CHEZEL, Président de la commission sociale CAPICAF, Prémalliance - Albert CARREL, Président de SOS Amitié Grenoble Dauphiné - Marc DUBUC, médecin psychiatre - Agnès de GALBERT, médecin gériatre - Geneviève HERBELIN, responsable de l action sociale, Prémalliance - Jacques LAPORTE, psychologue - Alain SAGNE, psychologue - Floris THOUMELIN, CCAS direction sociale personnes âgées - Monique VANIN, médecin psychiatre. Conférence de 20h30 à 22h30 du Pr Michel DEBOUT sur le thème «le suicide n a pas d âge», à la Maison du tourisme (14 rue de la République ). SOS Amitié Grenoble Dauphiné. Vendredi 8 février 2008, Bourg en Bresse Conférence-débat tous publics sur le thème : «Après 60 ans d un certain mal-être au mieux être : quelle prévention possible?», à 14h00. Salle de conférence d Alimentec (rue Henri de Boissieu). Cellule de Prévention des Situations de Détresse de la Personne âgée 70, Bld de Brou Bourg en Bresse tél [email protected] Les programmes connus et les bulletins d inscriptions sont téléchargeables sur le site 31
32 ANNEXE 2 L UNION NATIONALE POUR LA PREVENTION DU SUICIDE : SORTIR DU SILENCE En France, le suicide fait deux fois plus de morts que la route. Dès 1993, un rapport du Conseil économique et social qualifie le suicide de «grave problème de santé publique». Le Haut Comité de la santé publique confirme ce mouvement l année suivante en classant le suicide au rang des «priorités nationales de santé». Malgré ce début de reconnaissance officielle du problème et la mobilisation de milliers de professionnels et de bénévoles, le phénomène du suicide reste encore largement sous-estimé par les Français. En 1996, des associations agissant dans le domaine de la prévention du suicide décident de créer ensemble une association pour promouvoir une journée nationale pour la prévention du suicide. Cette association régie par la loi de 1901 prend le nom de Journée Nationale pour la Prévention du Suicide. Regroupant au départ le Centre de recherche et d intervention sur le suicide, le Groupement d étude et de prévention du Suicide, Phare Enfants-Parents, Recherche et Rencontres, SOS Amitié, SOS Suicide Phénix et Suicide Ecoute, l association s est peu à peu ouverte à d autres personnes morales et physiques. Elle rassemble aujourd hui plus de 30 associations et a pris en 2000 le nom d Union Nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS). L objet premier de l UNPS est d alerter et de sensibiliser l opinion publique à la problématique du suicide et d informer sur la possibilité de prévenir le suicide et sa tentative. Les associations fondatrices ont retenu la date du 5 février pour instituer une journée nationale pour la prévention du suicide et faire qu à Paris comme en régions, là où elles ont des relais ou des antennes, puissent être organisés autour de cette date des colloques, conférences et actions sur la prévention du suicide. L UNPS est dotée d un Conseil d Administration présidé par le Professeur Michel Debout, et d un Comité d Ethique et Scientifique. La charte de l UNPS précise par ailleurs que l association est laïque, respectueuse des convictions personnelles et s interdit toute attache à un parti, un syndicat ou une confession. Elle est multi-référentielle, c est-à-dire qu elle ne peut ni ne veut être réservée à une profession définie, ni se référer à une idéologie, une théorie, une méthodologie ou une pratique de manière exclusive. L UNPS entend rester ouverte à toute personne et à tout point de vue, dans les limites de son objet, de sa Charte et de ses statuts. 32
33 ANNEXE 3 MACIF PREVENTION : ASSURER C EST AUSSI PREVENIR Depuis 1980, convaincue que les accidents ne sont pas une fatalité et qu un comportement préventif permet d en éviter beaucoup, la Macif fait de la prévention l une de ses priorités. En 2003, la mutuelle va plus loin et met en place une structure dédiée à la prévention, Macif Prévention, ainsi que des relais dans chacune des onze Directions Régionales. Macif Prévention a pour objectif de prévenir les risques au-delà des contraintes légales et réglementaires. Grâce à un budget global de 4,6 millions d euros, Macif Prévention organise chaque année plus de actions de prévention sur le terrain, locales ou nationales, soit près de personnes sensibilisées. Elaborées par une commission nationale d élus et mises en oeuvre par les Directions Régionales de manière autonome, les actions de sensibilisation s inscrivent dans cinq domaines : sécurité routière, prévention des accidents de la vie courante, sécurité en mer, prévention du suicide, prévention des risques naturels majeurs. Dans chacun de ces domaines, Macif Prévention développe des outils innovants spécialement adaptés pour sensibiliser les personnes à risque notamment les enfants, les adolescents et les seniors ainsi que leur entourage. Sur le terrain, elle agit en milieu professionnel et scolaire mais également lors de grandes manifestations telles que les salons, la semaine de la sécurité routière ou encore des opérations de prévention organisées par les collectivités locales. Depuis juin 2004, la Macif a mis en place sur son site Internet un espace «La Vie plus Sûre», entièrement consacré à la prévention à la maison, sur la route, face au suicide et aux éléments naturels. Des informations et conseils pratiques sont donnés afin d éviter les risques dans les différents domaines. Enfin, dans le but d optimiser ses actions de prévention, la Macif a créé en avril 2005 l Observatoire de la Prévention Macif, un outil inédit qui a pour vocation d étudier chaque année le comportement des Français face aux risques encourus dans leur vie quotidienne. Couvrant les 3 grands domaines d intervention sécurité routière, santé et accidents de la vie courante l Observatoire permet à la Macif d acquérir une réelle expertise de la prévention. 33
34 ANNEXE 4 L'ASSOCIATION NATIONALE DES INTERVENANTS EN TOXICOMANIE L'association nationale Créée en 1980, l'anit, association loi 1901, a pour buts : d'offrir des lieux d'échanges, de confrontation, d'expression pour les intervenants en toxicomanie qui s'inscrivent dans des champs et des pratiques très diversifiées (soins, réduction des risques, prévention, recherche, éducation, insertion, justice...) de veiller à la reconnaissance des toxicomanes en tant que personnes libres et citoyennes dans tous les lieux décisionnels où il en est question d'affirmer et de défendre la conception selon laquelle le phénomène de la toxicomanie ne peut être isolé du contexte social, idéologique et économique dans lequel il est inscrit de représenter les intervenants et les institutions spécialisées, adhérents à l'anit, auprès de toutes les instances publiques et privées de la population de faire valoir auprès de ces instances les problèmes et les besoins rencontrés par le dispositif de réduction des risques, de prévention, et de soins des toxicomanies. Ces objectifs amènent l'association à être une force de proposition et un interlocuteur pour les pouvoirs publics qu'elle rencontre régulièrement et un partenaire pour de nombreuses associations nationales ou internationales intervenant dans le secteur de l'addictologie. Le Conseil d'administration de l'anit est composé de 30 membres élus pour trois ans par l'assemblée générale. Il élit chaque année son bureau. Les membres sont des personnes morales ou physiques agréées par le bureau. L'action de l'association repose essentiellement sur l'engagement et l'implication militante et bénévole de ses adhérents. L'ensemble des documents encadrant l'activité de l'association est disponible sur simple demande au siège de l'association basée à Paris. Les actions de l'anit Depuis la création de l'association, des Journées Nationales sont organisées chaque année sur un thème général sous le haut patronage du ministre de la Santé et du président de la MILDT. Des colloques nationaux ou régionaux permettent d'explorer des thèmes plus spécifiques au secteur. Deux journées réunissant les membres personnes morales sont organisées par an, elles sont l'occasion de faire le point sur des questions d'actualité en facilitant la rencontre avec des représentants des institutions ou administrations nationales (ministères...) Plusieurs groupes de travail sont en place. Ils sont ouverts à tous les adhérents. Sous la responsabilité d'un membre du CA de l'association, ils sont tenus de produire une publication ou d'organiser un colloque faisant ainsi bénéficier à l'ensemble des adhérents du fruit de leur réflexion. Les dossiers servent de support technique lors des rencontres avec les pouvoirs publics. Les adhérents reçoivent une lettre trimestrielle qui leur permet d'être en lien avec l'association. 34
35 UF-ANIT : l'unité de formation de l'anit L'unité de formation de l'association, l'uf-anit, programme chaque année des sessions de formation à partir des besoins exprimés par le secteur. Elle offre une aide pédagogique et technique à la mise en place de formations sur sites et est le partenaire des institutions régionales, nationales pour la formation des professionnels. Vous trouverez toutes les informations complémentaires sur ces actions en visitant ce site qui présente au public les activités, les démarches et prises de position de l'anit. Une section est réservée aux adhérents. Les unions régionales Dès la première année de fonctionnement de l'anit, des groupes régionaux ont été créés. Réorganisés en Unions Régionales en 1988, ils bénéficient d'une structuration homogène et ont adopté un réglement intérieur commun. Les Unions Régionales de l'anit ont pour objectifs d'impulser des rencontres entre intervenants d'une même région dans un esprit de complémentarité et de pluridisciplinarité d'analyser les réalités locales d'élaborer un travail théorique et d'analyse des pratiques de relayer les travaux nationaux de l'association ainsi que de l'alimenter ces travaux en y apportant les contributions régionales. Les Unions régionales sont animées par un délégué et un délégué adjoint élus annuellement. Interlocuteurs des différentes instances administratives, éducatives, sociales et médicales, ils répondent aux demandes d'information émanant de leurs régions par l'organisation de rencontres, de colloques. 35
36 ANNEXE 5 L ASSOCIATION NATIONALE DE PREVENTION EN ALCOOLOGIE ET ADDICTOLOGIE L A.N.P.A.A. est une association loi 1901, reconnue d utilité publique et agréée d éducation populaire. Le fondement de ses actions s inscrit dans les valeurs d humanisme afi n de développer une politique globale de prévention des risques et des conséquences de l alcoolisation et des autres toxicomanies. Soutenue par l Etat et les collectivités territoriales, l A.N.P.A.A. a ainsi pu acquérir un statut d acteur de référence. L A.N.P.A.A. est membre fondateur d Eurocare, alliance d associations non gouvernementales soucieuses des conséquences du développement économique et politique de la Communauté européenne sur la prévention du risque alcool dans les Etats membres. Les objectifs de l Association Développer dans tous les milieux une stratégie globale de prévention des risques et des conséquences liés à la consommation d alcool ou aux toxicomanies. Favoriser l accès aux soins, au suivi thérapeutique et à la réinsertion pour toute personne en diffi culté avec l alcool, le tabac, le cannabis et autres produits psycho actifs. Promouvoir la formation de groupes relais dans tous les milieux afi n de permettre à chacun de s approprier la démarche préventive. Créer des conditions juridiques et socio-économiques favorisant l autonomie, les possibilités d expression et d épanouissement grâce à une meilleure qualité de vie et de respect de l individu. Jouer un rôle promoteur et novateur en alcoologie et addictologie. L A.N.P.A.A. s attache à faire évoluer les représentations à l égard de l alcool et des autres pratiques addictives. Ses actions, centrées sur l individu et son environnement, s appuient sur la participation active de chacun dans la démarche éducative pour faire émerger les bons choix et prévenir le passage du simple usage à l usage à risque. Quelques repères sur l A.N.P.A.A. 15 L A.N.P.A.A. emploie professionnels organisés en équipes départementales pluridisciplinaires (médecins, psychologues, travailleurs sociaux, formateurs, animateurs de prévention ) qui interviennent dans les 150 centres d alcoologie, les 60 consultations de tabacologie, les 20 consultations cannabis et les 7 centres de soins spécialisés en toxicomanie répartis sur tout le territoire. Elle est assistée de plus d un millier de bénévoles. Elle intervient sur trois missions : - La prévention : démarche globale de prévention des risques auprès de tout public (information, sensibilisation, éducation). - La formation : formation à l alcoologie, à la relation d aide et à la mise en place de plans de prévention en milieu professionnel. - Le soin : accompagnement des personnes en difficulté avec l alcool et les autres produits, et de leur entourage. La spécificité de l A.N.P.A.A. se situe dans la continuité d action entre soin, prévention et formation. 15 L A.N.P.A.A. est un organisme national de formation enregistré auprès de la Délégation Formation Professionnelle de la préfecture de la région Ile-de-France. 36
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