CHAPITRE VI DISCUSSION. L objectif de cette recherche est de développer et de valider un nouveau modèle

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "CHAPITRE VI DISCUSSION. L objectif de cette recherche est de développer et de valider un nouveau modèle"

Transcription

1 CHAPITRE VI DISCUSSION L objectif de cette recherche est de développer et de valider un nouveau modèle psychosocial de l adaptation chez les personnes diagnostiquées schizophrènes. La question centrale posée est la suivante : quelles sont les variables qui influencent l adaptation sociale des personnes diagnostiquées schizophrènes? Cette question comprend deux sous-questions : 1) Comment les variables de stress et de coping influencent-elles cette adaptation sociale? 2) Y a-til des facteurs de vulnérabilité spécifiques aux personnes diagnostiquées schizophrènes qui influenceraient l adaptation sociale? Pour répondre à ces questions, un modèle de prédiction de l adaptation basé sur cinq construits est élaboré : la vulnérabilité sociale, la vulnérabilité psychologique, les stresseurs, le coping et les variables descriptives. Trois hypothèses sont ensuite formulées sur les effets directs des variables, sur l effet d interaction entre les stresseurs et le coping, et sur les relations entre les variables du modèle. Après avoir rappelé les variables du modèle qui contribuent significativement à l explication de la variance de l adaptation, la discussion des résultats suit la démarche suivante : 1) l influence des variables de stress et de coping, et leur effet d interaction sur l adaptation; 2) l influence des variables de vulnérabilité sociale et de vulnérabilité psychologique, et 3) l influence des variables socio-démographiques sur l adaptation, et enfin 4) les relations des diverses variables du modèle entre elles.

2 Les variables du modèle significativement reliées à l adaptation Le modèle développé dans cette recherche explique 60,7 % de la variance de l adaptation, pourcentage d explication le plus élevé de tous les modèles d adaptation empiriquement évalués qui sont recensés (de 5 % à 57 % selon les modèles et la variable dépendante : Denoff et Pilkonis, 1987; Tessler et Manderscheid, 1982; Tessler, Miller et Rossi, 1984). Les dimensions variables socio-démographiques et cliniques, vulnérabilité psychologique, vulnérabilité sociale, stresseurs et coping expliquent 48 % de la variance de l adaptation (Tableau 5.6). Cinq variables contribuent significativement à la variance expliquée : deux variables se retrouvent dans les construits stresseurs (fréquence des événements de vie et sévérité des symptômes négatifs); une autre dans le construit coping (accommodation), alors que les deux autres variables sont des variables socio-démographiques (scolarité et âge). Les résultats confirment les effets directs des stresseurs et du coping sur l adaptation. Toutefois, la relation entre la fréquence des événements de vie et l adaptation a une direction positive, contrairement à la prédiction qui était négative. Trois variables d interaction ajoutent 12,7 % de la variance expliquée. Ce sont : la sévérité des tracas quotidiens X accommodation, la fréquence des événements de vie X contrôlable par soi et la fréquence des événements de vie X contrôlable par soi X accommodation. Les construits vulnérabilité psychologique et vulnérabilité sociale ne contribuent pas significativement à la variance de l adaptation.

3 Les variables de stress et de coping et leur effet d interaction La recherche tente d expliquer l adaptation par l effet direct des stresseurs et du coping, et par leur effet d interaction. Les résultats appuient cette explication Le construit stresseurs La fréquence des événements de vie La fréquence des événements de vie est le plus important prédicteur de l adaptation. Le Bêta (0,388; p =0,000) indique que plus la fréquence des événements de vie est élevée, plus l adaptation des participants augmente. C est l inverse de l hypothèse formulée. Pour formuler l hypothèse d une influence négative de la fréquence des événements de vie sur l adaptation, le rationnel suivi 16 est qu un nombre élevé d événements de vie augmenterait le niveau de stress des participants à un point tel que ces derniers auraient des difficultés à actualiser leurs habiletés de vie et à maintenir leur niveau de relations dans les diverses sphères de la vie interpersonnelle (amoureuse, sexuelle, travail, familiale). Autrement dit, le nombre d événements de vie s accumulant, le seuil de stress tolérable pour les capacités des participants deviendrait dépassé, et s ensuivrait un désengagement social chez les participants. Les résultats de la recherche n appuient pas cette hypothèse. Au contraire, la fréquence des événements de vie est reliée positivement à l adaptation. Ce résultat démontre que la transposition à l adaptation des relations entre les événements et les symptômes ne va pas de soi. 16. L hypothèse sur l influence des événements de vie provient de l étude de Justice, McBee et Allen (1977) qui avait trouvé une relation significative négative entre l occurrence des événements de vie de nature hautement stressante et le fonctionnement social chez des patients qui n étaient pas en crise et qui n étaient pas psychotiques.

4 153 L analyse des corrélations univariées entre les items de l échelle «fréquence des événements de vie» mentionnés par les participants et l adaptation permet de comprendre ce résultat. Dans le tableau 6.1, les items les plus fortement corrélés à l adaptation se regroupent dans la sphère des relations interpersonnelles (items 137, 141, 181, 185), des activités (91, 149), du travail (99) et de l économie (129). Ce constat permet de formuler l hypothèse que ces items constituent l indice que les participants adaptés sont suffisamment impliqués dans un réseau social (interpersonnel, relationnel, loisirs, occupationnel et financier) pour être confrontés aux événements inhérents à une telle implication. Autrement dit, ces événements sont potentiellement dépendants du niveau d adaptation du participant et de ses capacités d autonomie relationnelle et occupationnelle. Étant donné que les participants sont plus actifs dans leur vie quotidienne et sociale, leur probabilité de vivre un événement de vie comme une relation intime, avec ses corollaires de séparation et de réconciliation par exemple, augmente. Les événements de vie sont donc dépendants du niveau d activités des participants et, de ce fait, deviennent un indice de ce niveau d activités. Un résultat de la recherche permet d appuyer cette explication : la corrélation positive entre la fréquence des événements de vie et la fréquence des tracas quotidiens (r = 0,347; p < 0,05) (Annexe B). Plus les participants reconnaissent vivre un nombre élevé de tracas quotidiens, plus ils vivent d événements de vie. Autrement dit, plus ils sont actifs dans la vie de tous les jours, plus ils vivent des événements de vie semblables à ceux inventoriés dans le Sondage sur les événements de vie (Tableau 6.1). Un autre résultat appuie cette affirmation, soit la corrélation entre les événements de vie et le type de résidence (Annexe B). Les participants qui vivent dans des conditions de vie

5 154 sociales (foyer de groupe, appartement) où ils sont davantage exposés à des événements ou à des tracas, vivent plus d événements de vie que les participants qui vivent en résidence et en pavillon Tableau 6.1 Corrélation des items du Sondage sur les événements de vie avec l adaptation Items R P 61 détention 0,009 0, changement dans habitudes de sommeil 0,199 0, décès d un ami 0,156 0, changement dans habitudes alimentaires 0,216 0, réussite personnelle remarquable 0,240 0, infraction à la loi 0,069 0, circonstances différentes au travail 0,359 0, nouvel emploi 0,172 0, membre de la famille malade 0,140 0, sœur malade 0,031 0, grand-mère malade 0,088 0, ami malade -0,006 0, ami malade 0,164 0, difficultés sexuelles 0,132 0, difficultés avec l employeur 0,019 0, changement dans la situation financière 0,208 0, changement dans les liens de la famille 0,060 0, entrée d un nouveau membre dans la famille 0,028 0, se séparer de son conjoint 0,236 0, changement dans les activités religieuses 0,115 0, réconciliation conjugale 0,204 0,040

6 155 Items R P 143 changement du nombre de disputes avec le ou 0,009 0,923 la conjoint(e) 145 changement dans le travail du conjoint 0,088 0, changement dans les activités de loisirs 0,285 0, emprunt de moins de $ 0,017 0, congédiement de son emploi -0,011 0, maladie ou blessure grave -0,020 0, changement dans les activités sociales 0,039 0, changement dans la condition de vie familiale 0,007 0, maladie ou blessure grave d un ami 0,164 0, fin des études régulières -0,025 0, rupture avec son ami 0,227 0, réconciliation avec son ami 0,220 0, autre expérience 0,113 0, autre expérience 0,062 0,538 Cela est conforme aux résultats décrits. En conformité avec la politique de soins en vigueur, les participants qui éprouvent le plus de difficultés à s adapter sont placés en résidence d accueil et en pavillon, où tous leurs besoins de base sont satisfaits sans leur participation (nourriture, ménage, lessive, etc.), et où les attentes des intervenants à leur égard sont minimales. Pour leur part, les participants qui vivent dans les autres lieux doivent eux-mêmes remplir ces tâches et performer dans les rôles correspondants. Les résultats de la recherche montrent que les participants qui vivent en résidence d accueil et en pavillon sont moins adaptés que les participants qui vivent en appartement, dans leur famille, en chambre ou dans un foyer de groupe (t = 7,32; p = 0,000). Alors, comme il peut être prévu, les participants des résidences d accueil vivent moins de tracas quotidiens que les participants vivant

7 156 en appartement (t = 2,99; p = 0,0104), et l examen de la corrélation entre les événements de vie et le type de résidence montre que la fréquence des événements de vie est plus élevée chez les participants qui vivent en appartement, dans la famille, en chambre et dans un foyer de groupe que chez ceux vivant en résidence d accueil et en pavillon (t = 2,57; p = 0,012). Ces données appuient l hypothèse selon laquelle les participants les plus autonomes et les plus actifs socialement vivent plus d événements de vie que les participants les moins adaptés, comme le sont ceux qui vivent en résidence d accueil et en pavillon. Une deuxième explication possible de ce résultat réside dans la constitution de l échelle des événements de vie. Il se peut que les items significativement corrélés avec l adaptation soient des items confondants avec celle-ci, comme le sont, selon certains auteurs, le changement dans les habitudes alimentaires et de sommeil avec la résurgence de symptômes (Lecomte, 1998). Cet effet confondant peut avoir pour effet de gonfler artificiellement la corrélation avec l adaptation. Pour vérifier cette explication, les huit items corrélés significativement avec l adaptation (Tableau 6.1) sont enlevés de l échelle. Cette nouvelle échelle corrèle significativement avec l adaptation (r = 0,252; p = 0,011). Dans l équation de régression refaite avec cette nouvelle échelle, cette dernière contribue encore significativement à la variance de l adaptation (B = 0,270; p = 0,000). Donc, la corrélation est moins élevée lorsque les items potentiellement confondants sont enlevés, mais la contribution de l échelle demeure encore significative. Une autre explication, reliée aussi à la nature de l échelle, réside dans la désirabilité sociale des items corrélés significativement. Il se peut que ces items soient naturellement associés à une désirabilité sociale positive, et que les participants soient, pour cette raison, portés à les rapporter davantage que des événements non désirables socialement.

8 157 En résumé, plus les participants sont impliqués dans un champ relationnel ou dans des activités sociales, plus leur probabilité d être confrontés à des stresseurs augmente. La normalisation ou l adaptation sociale intègre alors suffisamment les participants dans un réseau de relations pour que se produisent des événements de vie de la nature observée dans la recherche. Or, ces événements de vie sont dépendants ou potentiellement dépendants de l adaptation de la personne, à l inverse d un événement comme le décès d un ami, par exemple. Ils sont reliés à l état d adaptation de la personne, car vivre une relation amoureuse, avoir des activités de loisirs ou de travail, et avoir une réussite personnelle supposent un niveau de fonctionnement social élevé. Donc, les participants adaptés s exposent à vivre des événements de vie dépendants d eux-mêmes et de leurs capacités adaptatives, et ces événements deviennent alors un indice de leur niveau d adaptation. Il se peut toutefois que l échelle comporte un biais dû à la nature des événements décrits mais ce biais reste à confirmer La sévérité des symptômes négatifs La sévérité des symptômes négatifs est le troisième prédicteur en importance de l adaptation. Le Bêta (-0,344; p = 0,000) indique que l augmentation de la sévérité des symptômes négatifs s accompagne d une diminution correspondante de l adaptation. Ce résultat est conforme à ceux retrouvés dans de nombreuses études recensées sur les relations négatives entre la fréquence des symptômes négatifs et l adaptation (dans la recherche, la fréquence et la sévérité des symptômes négatifs ont une corrélation de 0,917; p = 0,000), celleci étant mesurée globalement ou à l aide de variables spécifiques, comme le chômage chronique, la quantité de travail et le manque d autosuffisance.

9 158 Il n est pas surprenant que la sévérité des symptômes négatifs soit corrélée avec l adaptation. Les trois items qui ont une corrélation univariée négative avec l adaptation sont l absence d émotion (l émoussement de l affect), le manque d intérêt (retrait émotif) et le manque d initiative (retrait social) (Tableau 6.2). Ces items font partie des éléments des forces motivationnelles de l individu et sont à l antipode de l adaptation (Cf. la théorie de Maslow in Feist, 1990). Les manques d intérêt, d initiative et d émotion sont le reflet d un état d apathie et de passivité et ne portent nullement à l action. Plus un participant est affecté par ces caractéristiques, plus il risque de manquer de motivation à entreprendre des activités de socialisation ou à y trouver intérêt. Il est alors plus inadapté. Faisant partie de la symptomatologie dans 70 % des cas de schizophrénie, les symptômes négatifs apparaissent avant l émergence des symptômes positifs. Ils apparaissent aussi de 2 à 6 ans avant la première hospitalisation des patients (Häfner, Maurer, Löffler et Riecher-Rössler, 1995). Les résultats de la recherche confirment à nouveau l importance de ces symptômes. Tableau 6.2 Corrélations entre les items de l échelle sévérité des symptômes négatifs et l adaptation Items Corrélation r p Avoir ressenti peu ou aucune émotion -0,273 0,006 Avoir manqué d intérêt ou ne pas s être senti émotivement impliqué -0,287 0,004 dans ce qui arrivait Avoir manqué d intérêt ou d initiative dans les interactions sociales -0,387 0,000 Avoir senti de l apathie, un manque de volonté, un ralentissement -0,096 0,336 N avoir senti aucun plaisir de ce qui se passait -0,133 0,185

10 159 Dans les études sur les symptômes négatifs, certains auteurs débattent de l origine de ces symptômes. Selon Carpenter, Heinrichs, et Wagman (1988), il y a plusieurs causes aux symptômes négatifs : la médication, la dépression, l institutionnalisation, la démoralisation et une variété de symptômes positifs comme, par exemple, les anxiétés paranoïdes menant au mutisme. Une distinction est alors faite entre les symptômes négatifs qui sont secondaires à ces facteurs, et les symptômes négatifs qui sont au cœur du trouble schizophrénique. Pour être inclus dans ce dernier cas, les symptômes négatifs doivent être présents depuis au moins un an, ne pas répondre aux neuroleptiques, ne pas diminuer avec la rémission de la maladie et ne pas être causés par la dépression, l anxiété, les effets des médicaments ou la sous-stimulation environnementale. Les données de la recherche permettent d apporter un certain appui à l hypothèse d une origine secondaire des symptômes négatifs. Les symptômes négatifs ont une corrélation positive avec la stigmatisation, les attitudes négatives envers la maladie, la détresse psychologique, la sévérité des tracas quotidiens, le stress perçu et les sous-échelles de menace, centralité et incontrôlabilité; leur corrélation est par contre négative avec l estime de soi et les sous-échelles du stress perçu «défi, contrôlable par soi et par autrui» (Annexe B). La sévérité des symptômes négatifs s accompagne donc d une vulnérabilité psychologique élevée (en termes de faible estime de soi, et détresse psychologique), et d une vulnérabilité sociale élevée (niveaux élevés de stigmatisation et d attitudes négatives envers la maladie). Cette sévérité est aussi reliée positivement à la sévérité des tracas quotidiens et à l évaluation du stresseur perçu comme menaçant et non contrôlable par soi. La sévérité des symptômes négatifs peut refléter un état de vulnérabilité psychologique (détresse psychologique élevée et estime de soi faible), d impuissance face aux stresseurs, et de

11 160 vulnérabilité sociale (attitudes sociétales stigmatisantes et attitudes négatives envers la maladie). Les données vont donc dans le sens de symptômes négatifs causés par des variables situationnelles, comme le soulignent Carpenter, Heinrichs et Wagman (1988). Quoique demeure la possibilité de la deuxième hypothèse, et que cette dernière soit la cause de la vulnérabilité psychologique et sociale qui vient d être décrite. Une dernière remarque s impose sur la conceptualisation des symptômes négatifs comme stresseurs. Tel que démontré dans la revue de littérature, un certain nombre de chercheurs (Böker et al., 1984; Mueser, Valentiner et Agresta, 1997; Takai, Vematsu, Karya et Inori, 1990; Wiedl, 1992), conceptualisent ces symptômes négatifs comme des stresseurs et montrent une utilisation différentielle de stratégies en leur présence. Les deux types de symptômes créent un stress chez les patients, et suscitent des efforts de coping (évaluation et stratégies de coping) comme le démontrent les recherches recensées (Brenner, Böker, Müller, Spichtig et Würgler, 1987; Cohen et Berk, 1985; Wiedl, 1992). Si les symptômes négatifs ne créent pas un stress en eux-mêmes, ils peuvent devenir une situation problème à cause de l entourage du patient. En effet, cet entourage peut avoir des réactions négatives à l égard du patient précisément à cause de ces symptômes négatifs (Leff, 1976). Ceux-ci acquièrent alors une valeur émotive négative qui, selon le principe de l homéostasie, suscite une réaction du patient en vue de retrouver son équilibre. Comme une solution doit être trouvée, les symptômes deviennent un stresseur pour le patient. Toutefois, en se basant sur certaines études qui attribuent ces symptômes à des troubles frontaux corticaux (Breier, Schreiber, Dyer et Pickar, 1991; Volkow et al., 1987), il est aussi possible de les concevoir comme un facteur de vulnérabilité biologique spécifique aux personnes affectées par la schizophrénie.

12 Le construit coping L accommodation est le septième prédicteur en importance dans l équation. Le score Bêta (B = 0,151; p = 0,03) indique que l adaptation s améliore avec l usage accru de l accommodation. Plus les participants recourent à l accommodation, c est-à-dire que plus ils modifient et adaptent leurs aspirations aux situations problèmes rencontrées, plus ils augmentent leur niveau d adaptation. Donc, face à une situation stressante, les participants préservent et augmentent leur niveau d adaptation «en modifiant leurs aspirations et en les adaptant à la situation». Rappelons que la stratégie de réduction des symptômes est aussi significativement corrélée à l adaptation. Cependant, elle n est pas retenue dans le modèle de prédiction pour une raison empirique. En effet, les deux stratégies ont été vérifiées empiriquement dans deux équations de prédiction parallèles, et l accommodation en est ressortie significativement, contrairement à la réduction des symptômes. Ce résultat est congruent avec la théorie d Edwards et de Baglioni (1993). Afin de diminuer l écart entre l état désiré et l état perçu, les participants utilisent une stratégie cognitive qui modifie leurs aspirations et les rend conformes à la situation. Cette stratégie empêche que l écart entre l état désiré et l état perçu, soit le stress, ne vienne perturber les participants euxmêmes ainsi que leur fonctionnement social. Autrement dit, ne pouvant modifier la situation stressante, les participants apprennent à vivre avec elle, et améliorent leur fonctionnement en empêchant qu il ne soit perturbé. L usage de cette stratégie est également conforme à la théorie transactionnelle laquelle stipule que, face à un stresseur qui ne peut être changé, il vaut mieux utiliser la régularisation c est-à-dire se centrer sur soi et modifier ses perceptions, attentes, etc. L accommodation est

13 162 également utilisée par les personnes dont l estime de soi est élevée, celles-ci réduisant leur aspirations lorsqu elles ne peuvent être satisfaites (Tennen et Affleck, 1993). Cette stratégie est conforme avec les notions de coping d assimilation et d accommodation de Brandstädter (1992), de maîtrise versus signification (Taylor, 1983, 1991) et de contrôle primaire versus le contrôle secondaire (Rothbaum, Weisz et Snyder, 1982). Le coping d assimilation cherche à altérer l environnement pour le rendre syntone à soi, alors que le coping d accommodation consiste à se modifier soi-même face à l environnement. Cette stratégie se retrouve aussi dans d autres champs d investigation. Calman (1984) montre bien que les patients atteints d un cancer doivent développer des stratégies pour maintenir leur qualité de vie. Une de ces stratégies est de réduire ses attentes et ses ambitions. Cette réduction ne veut pas dire nier l espoir, mais rendre les attentes plus réalistes. Pour ce, le patient est encouragé à se fixer des objectifs appropriés à sa situation. Ce mécanisme peut fonctionner comme suit : la modification des attentes réduit le stress et les préoccupations qui y sont associées, permettant au participant de déplacer son attention et de se concentrer sur d autres finalités, et d y consacrer ses habiletés. Avec la diminution de l impact négatif du stresseur, le participant déplace l usage de ses ressources vers l objectif de l adaptation. Donc, le stresseur est tenu suffisamment à distance pour que le participant soit libre de consacrer ses habiletés et capacités à augmenter son adaptation, au lieu de les mobiliser pour solutionner le stresseur. La mise à distance du stresseur maintient ainsi un niveau d activités élevé. Le mécanisme de cette stratégie peut s expliquer d une autre manière. Il est plausible que les patients aient conservé des attentes très élevées à l égard du fonctionnement social. En les réduisant par l accommodation, ils les rendent plus conformes à leurs capacités qui peuvent

14 163 mieux soutenir leurs efforts d adaptation. De plus, leurs attentes deviennent progressivement congruentes avec celles de l entourage. Constatant l amélioration du fonctionnement social des patients, l entourage ajuste à son tour ses attentes à celles des patients. Les rapports avec l entourage deviennent ainsi plus harmonieux. Les données de la recherche permettent d éclairer la dynamique d utilisation de cette stratégie et ses relations avec l évaluation L usage de l accommodation L examen des données permet de formuler certaines explications sur l usage de cette stratégie (Tableau 6.3). La stratégie de «changer la situation» est significativement utilisée plus fréquemment que les quatre autres formes de stratégies mesurées : l accommodation (t = 2,25; p = 0,027); la réduction des symptômes (t = 1,97; p = 0,052); l évitement (t = 4,67; p = 0,000) et la dévaluation (t = 3,71; p = 0,000). Pour sa part, l accommodation est utilisée aussi souvent que la réduction des symptômes mais significativement plus que les deux autres stratégies de la dévaluation (t = 3,23; p = 0,002) et de l évitement (t = 3,45; p = 0,001). Ce résultat peut signifier que les participants tentent de modifier la situation problème (coping centré sur le problème), mais la persistance du stress engendré par la situation problème les amène plutôt à modifier leurs attentes et aspirations (coping centré sur l émotion) afin d amortir les effets stressants du stresseur, de pouvoir mener une vie sociale parallèle à ces situations, et d être ainsi de plus en plus adaptés. Cette explication est congruente avec la théorie de l adaptation d Edwards et Baglioni qui stipule que les participants recourent de plus en plus à l accommodation lorsque les stratégies visant à modifier la situation stressante et les perceptions que celle-ci engendre ont échoué. Lors de l administration des questionnaires, les participants indiquaient si la situation

15 164 problème choisie leur paraissait encore stressante à ce moment précis. Quatre-vingt-treize pour cent (93 %) d entre eux ont répondu que cette situation problème leur créait encore du stress et n était donc pas résolue. Tableau 6.3 La fréquence d utilisation des stratégies de coping Les stratégies Moyenne Écart-type Changer la situation 4,00 1,49 Accommodation 3,60 1,21 Réduction des symptômes 3,69 1,21 Évitement 3,29 1,21 Dévaluation 3,16 1,61 Les données montrent aussi que l accommodation est corrélée significativement avec les quatre autres stratégies de coping (Tableau 6.4). Deux explications sont congruentes avec ces résultats : 1) la rencontre avec un stresseur engendre un stress qui perturbe les participants sous divers aspects bio-psycho-sociaux, à tel point que ces derniers sont obligés d utiliser conjointement ou simultanément diverses stratégies de coping afin de contrer le stress agissant sous ces divers volets; 2) l utilisation d une stratégie peut engendrer un problème de stress iatrogénique sur un autre volet que celui pour lequel elle est initialement utilisée, obligeant le recours à une stratégie de coping spécifique, conjointement ou postérieurement à l utilisation de la première stratégie.

16 165 Tableau 6.4 Les intercorrélations des stratégies de coping Changer 1 2. Accommodation 0,377*** 1 3. Dévaluation -0,087 0,414*** 1 4. Réduction 0,353*** 0,486*** 0,254** 1 5. Évitement -0,002 0,255** 0,708*** 0,302** 1 < 0,05, ** < 0,01, *** < 0, Les relations évaluation-stratégie Enfin, une autre explication possible à partir des résultats de la recherche concerne le volet évaluation. Dans la théorie de Lazarus, il y a une évaluation primaire et une évaluation secondaire. L évaluation primaire porte sur le degré de stress de la situation problème, et l évaluation secondaire porte sur les stratégies de coping. Lorsque l évaluation primaire conclut à une menace (degré de stress élevé) pour la personne, l évaluation secondaire peut pondérer cette menace. Ainsi, les stratégies de coping permettent de faire face au stresseur menaçant en le transformant en défi. L évaluation primaire se trouve ainsi modifiée après coup. Les résultats montrent que la stratégie de l accommodation a une corrélation positive avec le défi 17 (r = 0,256; p = 0,010). Cette corrélation peut s interpréter dans le sens que 17 La sous-échelle défi n est pas retenue pour des raisons empiriques. Pour respecter un nombre maximal de variables indépendantes dans le modèle, l échelle de la variable évaluation, qui a la corrélation univariée la plus élevée avec l adaptation, est retenue. Comme elle est moins élevée que le contrôle par soi, elle n est pas retenue. De plus, des équations de régression parallèles avec l échelle défi ont été faites et aucun effet d interaction n en est ressorti avec les stresseurs.

17 166 l utilisation de l accommodation peut changer l évaluation menaçante du stresseur en un défi (la sous-échelle défi a une corrélation négative avec la sous-échelle menace : (r = -0,289; p = 0,003), puisque les participants ont trouvé ainsi une stratégie qui maintient et augmente leur adaptation par le contrôle des effets négatifs de la situation. Cette explication est congruente avec la corrélation positive entre l impact des événements de vie et l accommodation (r = 0,328; p = 0,001), cette dernière permettant d évaluer l impact des événements de vie comme positif pour l adaptation des participants La fréquence d utilisation des stratégies de coping L analyse de la fréquence d utilisation des cinq stratégies de coping mesurées montre que cette fréquence a une corrélation positive avec l adaptation (r = 0,287; p = 0,004). Cette relation positive s accorde avec le résultat selon lequel le nombre de stratégies est prédicteur de l efficacité du coping et, par extension, de l adaptation définie comme une généralisation du coping (Lazarus et Folkman, 1984) (Carter, Mackinnon et Copolov, 1996; Mueser, Valentiner et Agresta, 1997). En plus de l explication stipulant que plus le répertoire des habiletés de vie est riche, plus les personnes ont accès à des stratégies différentes pour répondre aux situations rencontrées, une autre explication possible est qu il y a utilisation de toutes les stratégies par essai et erreur jusqu à l obtention du résultat désiré Les effets d interaction Comme le cadre théorique transactionnel suppose des relations entre les divers stresseurs et le coping (évaluation et stratégies), l analyse des effets d interaction dans l équation de régression du modèle est effectuée. Trois effets d interaction se confirment : 1) sévérité des

18 167 tracas quotidiens X accommodation; 2) Fréquence des événements de vie X contrôlable par soi; 3) événements de vie X contrôlable par soi X accommodation Effet d interaction «sévérité des tracas quotidiens X accommodation» La sévérité des tracas quotidiens est formée de la somme des scores de sévérité accordée par le participant à chacun des tracas quotidiens qu il rapporte avoir vécus durant le mois précédant l entrevue. L accommodation est une stratégie de coping par laquelle le participant adapte ou modifie ses aspirations à la situation stressante vécue. Chez les participants qui utilisent peu l accommodation (moins que la moyenne), la relation entre la sévérité des tracas quotidiens et l adaptation est nulle. Chez le groupe de participants qui utilisent beaucoup l accommodation (plus que la moyenne), la relation entre la sévérité des tracas quotidiens et l adaptation est négative (p = 0,016), à savoir que l augmentation croissante de cette sévérité diminue l adaptation. Une explication congruente avec ces résultats est celle du seuil de tolérance. Les participants qui utilisent l accommodation fonctionnent au maximum de leurs capacités. Ils font un usage varié des stratégies de coping pour faire face au stress, comme le démontrent les corrélations significatives positives de l accommodation avec les quatre autres stratégies de coping. Pour ces participants, la sévérité des tracas quotidiens constitue un stress supplémentaire par rapport à celui qu ils vivent habituellement. Ce stress est suffisamment intense pour dépasser les capacités de coping des participants ainsi que le seuil de tolérance au stress que leur procure l accommodation. Autrement dit, les participants s adaptent aux tracas quotidiens en modifiant leurs aspirations par l accommodation. Mais à un certain seuil, l ajout de tracas quotidiens

19 168 déséquilibre les participants, car les tracas quotidiens constituent une surcharge pour eux. Le fonctionnement de l accommodation se trouve entravé, et le niveau d adaptation diminue. Toutefois, une autre explication possible est que l usage élevé de la stratégie de l accommodation face aux tracas quotidiens devienne une stratégie inefficace qui mènerait à l inadaptation. L augmentation des tracas quotidiens hausserait alors le stress qui ne serait plus tenu à distance et perturberait progressivement le fonctionnement social des participants. Le problème ainsi posé est que les participants ne peuvent plus adapter leur stratégie au type de stresseur. Ils en viennent à supporter un stress de plus en plus élevé qui finit par les perturber par le phénomène d accumulation de stress. Dans ce cas, l utilisation de l accommodation n est pas la bonne stratégie, car les participants utilisent cette stratégie pour faire face à une série de situations quotidiennes et à un nombre de tracas quotidiens qui s accumulent et finissent pas constituer trop de stress Effet d interaction «fréquence des événements de vie X contrôlable par soi» La fréquence des événements de vie est le nombre d événements de vie que les participants rapportent avoir vécus durant les six mois précédant l entrevue. La variable contrôlable par soi est une des sous-échelles de l évaluation secondaire qui porte sur la perception du contrôle du stress. Elle désigne le niveau où la personne estime pouvoir contrôler le stresseur par ses stratégies de coping. Chez les participants qui ont un niveau de contrôle par soi plus faible que la moyenne, la fréquence des événements de vie est reliée positivement à l adaptation (p = 0,000), à savoir que l augmentation de la fréquence des événements de vie accroît le niveau d adaptation. Chez le

20 169 groupe de participants qui ont un niveau de contrôle par soi plus élevé que la moyenne, la relation entre la fréquence des événements de vie et l adaptation est nulle. Une explication de ce résultat est celle du facteur de protection. Avoir la conviction de pouvoir contrôler le stresseur par ses stratégies peut exercer un effet de résilience au changement, (Rütter, 1985; 1987; Schissel, 1993), c est-à-dire permettre la résistance au stress engendré par le stresseur, et empêcher que ce stresseur ne vienne influencer l adaptation. Le fait de ne pas avoir ce facteur de protection permettrait au stresseur d influencer l adaptation. Cet effet de protection, qui correspond au postulat de base du coping - le coping médiatise l effet négatif des stresseurs sur l adaptation - peut expliquer en partie l absence d effet significatif de la fréquence d événements de vie sur l adaptation. Mais si on se demande pourquoi l effet de la fréquence des événements de vie est plus significatif à un faible niveau de perception de contrôle par soi qu à un niveau plus élevé, cette explication se révèle incomplète. Pour en obtenir une réponse plus satisfaisante, il faut revenir à la conceptualisation du construit adaptation. Ce construit est un score composé du score global des habiletés de vie de la personne et du score de l adaptation générale. Les habiletés de vie sont évaluées par la personne elle-même alors que l adaptation l est par un juge externe. Dans ce cas, l évaluation est faite en fonction des normes et des standards de l environnement de la personne et non en fonction de ses antécédents. L adaptation est ainsi la réponse de la personne aux attentes sociétales en termes de rôle, réponse qui dépend de ses propres capacités et des attentes de la société. Autrement dit, l adaptation est l ajustement entre les habiletés de vie de la personne et les attentes sociétales. Cet ajustement peut se concevoir en termes d écart. Plus cet écart est grand, moins l adaptation est élevée; plus cet écart est faible, plus l adaptation est élevée.

Stress des soignants et Douleur de l'enfant

Stress des soignants et Douleur de l'enfant 5e rencontre francophone Suisse et France voisine de la douleur chez l enfant Stress des soignants et Douleur de l'enfant Céline ROUSSEAU-SALVADOR Psychomotricienne - Psychologue Clinicienne Service d

Plus en détail

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite Guide à l intention des familles AU COEUR du trouble de personnalité limite À propos du trouble de personnalité limite Ce document a été élaboré en 2001 par madame France Boucher, infirmière bachelière,

Plus en détail

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie Etudes cliniques dans l autisme Marie-Christine Picot Congrès Epsylon 5 avril 2013 Introduction Mesurer la Qualité de Vie liée à la Santé : Evaluer les

Plus en détail

RAPPORT SYNTHÈSE. En santé après 50 ans. Évaluation des effets du programme Les médicaments :

RAPPORT SYNTHÈSE. En santé après 50 ans. Évaluation des effets du programme Les médicaments : S A N T É P U B L I Q U E RAPPORT SYNTHÈSE Évaluation des effets du programme Les médicaments : Oui Non Mais! En santé après 50 ans Depuis janvier 1997, la Direction de santé publique s est associée à

Plus en détail

Compétences de gestion et leadership transformationnel : les incontournables liés au nouveau contexte environnemental

Compétences de gestion et leadership transformationnel : les incontournables liés au nouveau contexte environnemental Compétences de gestion et leadership transformationnel : les incontournables liés au nouveau contexte environnemental Natalie Rinfret, Ph.D. Colloque de l Association des directeurs généraux des services

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

Deux pairs aidants, plusieurs milieux d intervention pour le rétablissement

Deux pairs aidants, plusieurs milieux d intervention pour le rétablissement Deux pairs aidants, plusieurs milieux d intervention pour le rétablissement Dans cet atelier, nous verrons plusieurs façons d intervenir en tant que pair aidant. Anne-Marie Benoit présentera son travail

Plus en détail

Climat scolaire. Marc Thiébaud. mars 2005

Climat scolaire. Marc Thiébaud. mars 2005 Climat scolaire mars 2005 Le climat d école La notion de climat scolaire renvoie à la qualité de vie et de communication perçue au sein de l école. On peut considérer que le climat d une école correspond

Plus en détail

Le référentiel RIFVEH www.rifveh.org La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation. Septembre 2008

Le référentiel RIFVEH www.rifveh.org La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation. Septembre 2008 Le référentiel RIFVEH www.rifveh.org La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation Septembre 2008 Louis Plamondon Centre de recherche de l institut universitaire de gériatrie

Plus en détail

LE STRESS PROFESSIONNEL

LE STRESS PROFESSIONNEL LE STRESS PROFESSIONNEL DES DIRECTEURS D ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE EN SUISSE ROMANDE Communication donnée lors des Doctoriales des EDSE 2012, tenu à Genève le 4 mai 2012 Carl Denecker Université de Genève

Plus en détail

4720.5560.46 (septembre 2009) 30 %

4720.5560.46 (septembre 2009) 30 % 4720.5560.46 (septembre 2009) 30 % Prévenir le jeu excessif chez les adolescents C est toujours gagnant! Pourquoi ce dépliant? [ ] Le rôle des parents est déterminant dans la prévention du jeu excessif

Plus en détail

Une échelle d évaluation semistructurée. B. Gravier

Une échelle d évaluation semistructurée. B. Gravier Une échelle d évaluation semistructurée : la HCR-20 B. Gravier Exemple de jugement clinique structuré: The Historical Clinical Risk Management 20 item scale HCR - 20 Echelle utilisée par les cliniciens

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

LES ÉLÈVES INSCRITS EN FORMATION PROFESSIONNELLE ET LEURS BESOINS SPÉCIFIQUES DE SOUTIEN À LA PERSÉVÉRANCE ET À LA RÉUSSITE. QUI SONT-ILS VRAIMENT?

LES ÉLÈVES INSCRITS EN FORMATION PROFESSIONNELLE ET LEURS BESOINS SPÉCIFIQUES DE SOUTIEN À LA PERSÉVÉRANCE ET À LA RÉUSSITE. QUI SONT-ILS VRAIMENT? LES ÉLÈVES INSCRITS EN FORMATION PROFESSIONNELLE ET LEURS BESOINS SPÉCIFIQUES DE SOUTIEN À LA PERSÉVÉRANCE ET À LA RÉUSSITE. QUI SONT-ILS VRAIMENT? Élisabeth Mazalon et Sylvain Bourdon Université de Sherbrooke

Plus en détail

FORMATION THÉORIQUE. Trait d Union TM

FORMATION THÉORIQUE. Trait d Union TM TM FORMATION THÉORIQUE Laurier Fortin, titulaire de la chaire CSRS Marie-France Bradley, Amélie Plante et Marielle Thibaudeau, psychoéducatrices et professionnelles de recherche PLAN DE LA PRÉSENTATION

Plus en détail

9.11 Les jeux de hasard et d argent

9.11 Les jeux de hasard et d argent 9.11 Les jeux de hasard et d argent Maud Pousset, Marie-Line Tovar 288 Les jeux de hasard et d argent (JHA) constituent une activité ancienne et répandue, mais longtemps interdite. Leur offre s est étoffée,

Plus en détail

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009 L aide aux aidants Aude Comberieu Psychologue clinicienne Hôpital Émile Roux Capacité de gériatrie mars 2009 Définition L aidant naturel L aidant non professionnel L aidant familial «L aidant familial

Plus en détail

Comment la proposer et la réaliser?

Comment la proposer et la réaliser? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment la proposer et la réaliser? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les professionnels de santé dans la mise en œuvre d un programme

Plus en détail

Le guide s articule autour de quatre thèmes, qui sont incontournables pour bien documenter une situation d aliénation parentale ou de risque:

Le guide s articule autour de quatre thèmes, qui sont incontournables pour bien documenter une situation d aliénation parentale ou de risque: GUIDE D ENTREVUE TROUSSE DE SOUTIEN À L ÉVALUATION DU RISQUE D ALIÉNATION PARENTALE Véronique Lachance Marie-Hélène Gagné Ce guide d entrevue a été conçu pour vous aider à documenter les situations familiales

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

À retenir... 1. Ce qu en disent les acteurs communautaires

À retenir... 1. Ce qu en disent les acteurs communautaires 1 Volet 4 : Ainé-e-s Table des matières À retenir... 1 Ce qu en disent les acteurs communautaires... 1 1. Un portrait des aîné e s du quartier... 2 1.1 Répartition des personnes âgées de 65 ans et plus...

Plus en détail

Guide d utilisation en lien avec le canevas de base du plan d intervention

Guide d utilisation en lien avec le canevas de base du plan d intervention Guide d utilisation en lien avec le canevas de base du plan d intervention Guide d utilisation en lien avec le canevas de base du plan d intervention À moins d indications contraires, toutes les définitions

Plus en détail

Assurance médicaments 2.0

Assurance médicaments 2.0 PRINCIPES ET PRIORITÉS Assurance médicaments 2.0 Avant-propos Objectif Pour renouveler les discussions nationales sur un cadre pancanadien d assurance médicaments, il faut présenter des preuves claires

Plus en détail

Petite enfance : investir très tôt dans l apprentissage non cognitif

Petite enfance : investir très tôt dans l apprentissage non cognitif Petite enfance : investir très tôt dans l apprentissage non cognitif La recherche du lauréat du prix Nobel de Sciences économiques James Heckman et sa pertinence pour les communautés francophones en milieu

Plus en détail

Préoccupations en matière de retour au travail chez les personnes confrontées à un cancer et les personnes qui leur prodiguent des soins

Préoccupations en matière de retour au travail chez les personnes confrontées à un cancer et les personnes qui leur prodiguent des soins Préoccupations en matière de retour au travail chez les personnes confrontées à un cancer et les personnes qui leur prodiguent des soins Sommaire de gestion À la demande du Groupe de travail national sur

Plus en détail

Sondage sur le phénomène de la cyberintimidation en milieu scolaire. Rapport présenté à la

Sondage sur le phénomène de la cyberintimidation en milieu scolaire. Rapport présenté à la Sondage sur le phénomène de la cyberintimidation en milieu scolaire Rapport présenté à la Mars 2008 Tables des matières Contexte et objectifs.... 2 Page Méthodologie.3 Profil des répondants...6 Faits saillants..10

Plus en détail

Événements de vie, pathologie réactionnelle et stress. Dr N. Lafay

Événements de vie, pathologie réactionnelle et stress. Dr N. Lafay Événements de vie, pathologie réactionnelle et stress Dr N. Lafay Introduction Stress = événements de vie Stress, bases physiologiques Événements de vie, bases épidémiologiques Adaptation du sujet à une

Plus en détail

De la détresse émotionnelle à l actualisation du potentiel des membres de l entourage. La vision familiale. Série 1, numéro 1

De la détresse émotionnelle à l actualisation du potentiel des membres de l entourage. La vision familiale. Série 1, numéro 1 De la détresse émotionnelle à l actualisation du potentiel des membres de l entourage La vision familiale Série 1, numéro 1 En l espace de 25 ans, le profil de la famille québécoise s est transformé de

Plus en détail

Etude MIKE - Abstract

Etude MIKE - Abstract www.zhaw.ch/psychologie Etude MIKE - Abstract L étude MIKE a examiné de manière représentative le comportement en matière d utilisation des médias des enfants en âge d aller à l école primaire vivant en

Plus en détail

Guide de distribution protection prêt personnel scotia Nom du produit d assurance :

Guide de distribution protection prêt personnel scotia Nom du produit d assurance : Guide de distribution protection prêt personnel scotia Nom du produit d assurance : Protection prêt personnel Scotia Type de produit d assurance : Assurance collective de crédit Protection en cas de décès

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

RISQUE, COMPORTEMENT ET CONVICTIONS DES INVESTISSEURS RÉSUMÉ

RISQUE, COMPORTEMENT ET CONVICTIONS DES INVESTISSEURS RÉSUMÉ RISQUE, COMPORTEMENT ET CONVICTIONS DES INVESTISSEURS RÉSUMÉ Rédigé par Edwin L. Weinstein, Ph.D., C.Psych. The Brondesbury Group Résumé Le présent sondage a pour objectif premier de cerner les facteurs

Plus en détail

Le couple en contexte du cancer: Soutenir ses défis et ses espoirs

Le couple en contexte du cancer: Soutenir ses défis et ses espoirs Le couple en contexte du cancer: Soutenir ses défis et ses espoirs Louise Picard, Ph.D., t.s. Professeure agrégée École de service social Faculté des sciences sociales Université Laval Chercheure au sein

Plus en détail

L'usager est prêt. L'usager n'est pas prêt. Outil d évaluation 1 : L usager est-il prêt à s engager dans une démarche pour mieux gérer son énergie?

L'usager est prêt. L'usager n'est pas prêt. Outil d évaluation 1 : L usager est-il prêt à s engager dans une démarche pour mieux gérer son énergie? Outil d évaluation 1 : L usager est-il prêt à s engager dans une démarche pour mieux gérer son énergie? Nom de l usager L'usager est prêt L'usager vit un malaise par rapport à la fatigue ; il identifie

Plus en détail

L engagement et le désengagement des jeunes dans le sport. Le projet européen PAPA et l Empowering Coaching TM

L engagement et le désengagement des jeunes dans le sport. Le projet européen PAPA et l Empowering Coaching TM L engagement et le désengagement des jeunes dans le sport. Le projet européen PAPA et l Empowering Coaching TM Tenero, 25-26.01.2013 Prof. Philippe Sarrazin Laboratoire Sport et Environnement Social Université

Plus en détail

Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique

Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique Les ateliers de pratique réflexive lieu d intégration des données probantes, moteur de changement de la pratique Préparé par: Rose-Anne Buteau, Inf. Ph D. (c) Sylvie Garand-Rochette, M.Sc.. Monique Thibault,

Plus en détail

Qu est-ce que la maladie de Huntington?

Qu est-ce que la maladie de Huntington? Qu est-ce que la maladie de Huntington? Description sommaire Qu est-ce que la maladie de Huntington? La maladie de Huntington (MH) est une maladie neurodégénérative longtemps connue sous le nom de Chorée

Plus en détail

Enquête 2014 de Manuvie / Ipsos Reid sur la prospérité et la santé

Enquête 2014 de Manuvie / Ipsos Reid sur la prospérité et la santé Enquête 2014 de Manuvie / Ipsos Reid sur la prospérité et la santé Introduction Des employés engagés et productifs ont à cœur la réussite de leur employeur. Par leur attitude et leur confiance en eux,

Plus en détail

La psychothérapie. Se poser les bonnes questions

La psychothérapie. Se poser les bonnes questions La psychothérapie Se poser les bonnes questions? LA PSYCHOTHÉRAPIE Au Québec, la psychothérapie est une activité réservée par la loi * depuis juin 2012, ce qui signifie que seules les personnes autorisées,

Plus en détail

Diabète : le Canada à l heure de la remise en question Le point de vue du public

Diabète : le Canada à l heure de la remise en question Le point de vue du public Diabète : le Canada à l heure de la remise en question Le point de vue du public ENQUÊTE NATIONALE SUR LA POPULATION CANADIENNE Document destiné à l Association canadienne du diabète Préparé par Environics

Plus en détail

Établir des relations constructives avec les parents en services de garde à l enfance

Établir des relations constructives avec les parents en services de garde à l enfance Établir des relations constructives avec les parents en services de garde à l enfance Colloque QuébecStrasbourg Octobre 2008 Présenté par Gilles Cantin, Ph.D. Département d éducation et pédagogie UQAM

Plus en détail

Vingt-cinq questions posées lors d une entrevue

Vingt-cinq questions posées lors d une entrevue Vingt-cinq questions posées lors d une entrevue Cette section vous propose une synthèse des questions les plus susceptibles d être posées en entrevue de sélection. Cette section peut vous aider lors de

Plus en détail

Repérage de la perte d autonomie

Repérage de la perte d autonomie Repérage de la perte d autonomie France Morissette, MSc. Inf Directrice, Opérations soins 24 novembre 2014 LE GROUPE MAURICE PROFIL CORPORATIF, EN BREF Fondé en 1998 Un seul créneau : l habitation pour

Plus en détail

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire Pierre Jacquet Pierre Jacquet est chef économiste de l Agence Française de Développement (AFD). Il est membre du Conseil économique pour le développement durable (CEDD). Définir le collectif : retour d

Plus en détail

DESCRIPTION DE FONCTIONS AGENT D INTERVENTION SOCIO-PROFESSIONNEL

DESCRIPTION DE FONCTIONS AGENT D INTERVENTION SOCIO-PROFESSIONNEL DESCRIPTION DE FONCTIONS AGENT D INTERVENTION SOCIO-PROFESSIONNEL Description sommaire Sous l encadrement clinique de la chef d équipe SI et dans un contexte interdisciplinaire, la titulaire du poste assume

Plus en détail

QUESTIONNAIRE SUR LA REPRÉSENTATION DE VOTRE CONDITION DE SANTÉ ACTUELLE

QUESTIONNAIRE SUR LA REPRÉSENTATION DE VOTRE CONDITION DE SANTÉ ACTUELLE Nom : # Dossier : Date : QUESTIONNAIRE SUR LA REPRÉSENTATION DE VOTRE CONDITION DE SANTÉ ACTUELLE Dans le questionnaire suivant, nous nous intéressons à votre propre vision de votre condition actuelle,

Plus en détail

Laurier Fortin, Ph. D., professeur, Université de Sherbrooke Titulaire de la Chaire de recherche de la Commission Scolaire de la Région de Sherbrooke.

Laurier Fortin, Ph. D., professeur, Université de Sherbrooke Titulaire de la Chaire de recherche de la Commission Scolaire de la Région de Sherbrooke. Engagement scolaire et persévérance rance au secondaire : Modèle théorique, types, évaluation et intervention Laurier Fortin, Ph. D., professeur, Université de Sherbrooke Titulaire de la Chaire de recherche

Plus en détail

LA PRISE EN CHARGE COGNITIVE ET COMPORTEMENTALE DU JOUEUR PATHOLOGIQUE (Jeux de hasard et d argent)

LA PRISE EN CHARGE COGNITIVE ET COMPORTEMENTALE DU JOUEUR PATHOLOGIQUE (Jeux de hasard et d argent) LA PRISE EN CHARGE COGNITIVE ET COMPORTEMENTALE DU JOUEUR PATHOLOGIQUE (Jeux de hasard et d argent) Colloque Européen et International THS 10, le 14 octobre 2011 Marthylle LAGADEC Marie GRALL-BRONNEC,

Plus en détail

Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise*

Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise* INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC Les approches de réduction des méfaits trouvent un certain appui dans la population québécoise* Denis Hamel, statisticien Unité Connaissance-surveillance MISE

Plus en détail

Le Modèle Conceptuel de Virginia Henderson. P. Bordieu (2007)

Le Modèle Conceptuel de Virginia Henderson. P. Bordieu (2007) Le Modèle Conceptuel de Virginia Henderson P. Bordieu (2007) Postulats qui l étayent (= fondements) Valeurs qui le justifient Éléments qui le composent: - But poursuivi - Cible - Rôle de l infirmière -

Plus en détail

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire :

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : une expérience vécue dont la personne est parfaitement consciente : Exemple : «J ai besoin de me divertir»; La notion de besoin peut décrire : 2. «une exigence née de

Plus en détail

Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant

Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant Page1 Volume 4, numéro 1 Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant Extraits de «Endettement étudiant : État des lieux, déterminants et impacts», Fédération étudiante universitaire

Plus en détail

Les relations intergé né rationnelles

Les relations intergé né rationnelles 5 Les relations intergé né rationnelles Rencontre avec Claudine Attias-Donfut 1, directrice de recherche, Ehess Les changements dans les relations intergénérationnelles La mutation importante observée

Plus en détail

Éléments sur l évolution et la représentation de la sexualité en France. Nathalie Beltzer, ORS Île-de-France

Éléments sur l évolution et la représentation de la sexualité en France. Nathalie Beltzer, ORS Île-de-France Éléments sur l évolution et la représentation de la sexualité en France Nathalie Beltzer, ORS Île-de-France 08/06/2013 1 Nouveau contexte de la sexualité Depuis les années 1960 : nombreux changements dans

Plus en détail

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Questions / Réponses Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Quelques chiffres sur les troubles du sommeil et la consommation de benzodiazépines

Plus en détail

SOMMAIRE. AVRIL 2013 TECHNOLOGIE ÉTUDE POINTS DE VUE BDC Recherche et intelligence de marché de BDC TABLE DES MATIÈRES

SOMMAIRE. AVRIL 2013 TECHNOLOGIE ÉTUDE POINTS DE VUE BDC Recherche et intelligence de marché de BDC TABLE DES MATIÈRES AVRIL 2013 TECHNOLOGIE ÉTUDE POINTS DE VUE BDC Recherche et intelligence de marché de BDC TABLE DES MATIÈRES Faits saillants du sondage 2 Contexte et méthode de sondage 3 Profil des répondants 3 Investissements

Plus en détail

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance FONDATION NATIONALE DE GERONTOLOGIE Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance La vieillesse est une étape de l existence pendant laquelle chacun poursuit

Plus en détail

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? Source: DUMONT, Nicole. Femmes d aujourd hui, Vol. 1 No. 8., janvier 1996. On dit de certaines personnes qu elles n ont pas de tête ou qu elles n ont pas de

Plus en détail

AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION

AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION AVIS DE LA FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE L AUTISME DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA LUTTE CONTRE L INTIMIDATION NOVEMBRE 2014 La Fédération québécoise de l'autisme (FQA) est un regroupement

Plus en détail

L IMPACT DE LA MUTUALISATION SUR LES RESSOURCES HUMAINES

L IMPACT DE LA MUTUALISATION SUR LES RESSOURCES HUMAINES ANNEXES L ISTE DES ANNEXES ANNEXE I : ANNEXE II : ANNEXE III : ANNEXE IV : ÉVOLUTION DES DEPENSES DES COMMUNES ET DES EPCI DE 2006 A 2013 OUTILS JURIDIQUES DE MUTUALISATION A DISPOSITION DES ACTEURS LOCAUX

Plus en détail

Mesurer l état de. La mesure. Une définition de la santé mentale

Mesurer l état de. La mesure. Une définition de la santé mentale Vivre avec un problème de santé mentale Un aperçu de l état de santé mentale de la population lanaudoise Résultats de l Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes «Les troubles mentaux peuvent

Plus en détail

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES 327 Allaitement maternel inefficace (00104) 327 Allaitement maternel interrompu (00105) 328 Motivation à améliorer l allaitement maternel (00106) 329 Tension dans l exercice

Plus en détail

Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2. Novembre 2013. This document is also available in English.

Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2. Novembre 2013. This document is also available in English. Note d orientation : La simulation de crise Établissements de catégorie 2 This document is also available in English. La présente Note d orientation s adresse à toutes les caisses populaires de catégorie

Plus en détail

Mémoire présenté au Comité sénatorial permanent des finances nationales concernant le Programme de péréquation

Mémoire présenté au Comité sénatorial permanent des finances nationales concernant le Programme de péréquation Mémoire présenté au Comité sénatorial permanent des finances nationales concernant le Programme de péréquation M. Peter Mesheau Ministre des Finances Gouvernement du Nouveau-Brunswick Le 17 octobre 2001

Plus en détail

Insuffisance cardiaque

Insuffisance cardiaque Insuffisance cardiaque Connaître son évolution pour mieux la vivre Guide d accompagnement destiné au patient et ses proches Table des matières L évolution habituelle de l insuffisance cardiaque 5 Quelles

Plus en détail

Mes parents, mon éducatrice, mon éducateur, partenaires de mon développement! Parce que chaque enfant est. unique. mfa.gouv.qc.ca

Mes parents, mon éducatrice, mon éducateur, partenaires de mon développement! Parce que chaque enfant est. unique. mfa.gouv.qc.ca Mes parents, mon éducatrice, mon éducateur, partenaires de mon développement! Parce que chaque enfant est unique mfa.gouv.qc.ca Les services de gardes éducatifs, un milieu de vie stimulant pour votre enfant

Plus en détail

L INTÉGRATION SOCIALE, UN CADRE CONCEPTUEL PORTEUR DE CHANGEMENTS

L INTÉGRATION SOCIALE, UN CADRE CONCEPTUEL PORTEUR DE CHANGEMENTS L INTÉGRATION SOCIALE, UN CADRE CONCEPTUEL PORTEUR DE CHANGEMENTS Pierre KEABLE Centre jeunesse de Montréal - Institut Universitaire pierre.keable@cjm-iu.qc.ca INTRODUCTION C est avec grand plaisir que

Plus en détail

Sondage auprès des employés du réseau de la santé et des services sociaux du Québec - Rapport sommaire -

Sondage auprès des employés du réseau de la santé et des services sociaux du Québec - Rapport sommaire - Sondage auprès des employés du réseau de la santé et des services sociaux du Québec - Rapport sommaire - Juin 2009 1 Objectifs Réalisée par CROP pour le compte de l Association québécoise d établissements

Plus en détail

L expérience du patient partenaire au suivi intensif dans la communauté à Sherbrooke. Daniel Boleira Guimarães; Luce Côté

L expérience du patient partenaire au suivi intensif dans la communauté à Sherbrooke. Daniel Boleira Guimarães; Luce Côté L expérience du patient partenaire au suivi intensif dans la communauté à Sherbrooke Daniel Boleira Guimarães; Luce Côté 27e Entretiens Jacques Cartier Sherbroke, le 6 octobre 2014 Le suivi intensif dans

Plus en détail

d évaluation de la toux chez l enfant

d évaluation de la toux chez l enfant Validation d un questionnaire d évaluation de la toux chez l enfant Mémoire présenté par Caroline TROCCY Pour l obtention du diplôme de master(e) en kinésithérapie Promoteur: Monsieur G. Reychler Année

Plus en détail

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS?

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? Pourquoi vivons-nous des émotions? Voilà une excellente question! Avez-vous pensé: «Les émotions nous rendent humains» ou : «Elles nous permettent de sentir ce qui

Plus en détail

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.»

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» «Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» Moins je me connais, mieux je me porte. Clément Rosset, Loin de moi, 1999 Faut-il tout «psychiatriser»? Tout événement de vie difficile tel qu une rupture

Plus en détail

Profils COMPÉTENCE D IDENTITÉ PERSONNELLE ET CULTURELLE POSITIVE ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche

Profils COMPÉTENCE D IDENTITÉ PERSONNELLE ET CULTURELLE POSITIVE ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche Profils COMPÉTENCE D IDENTITÉ PERSONNELLE ET CULTURELLE POSITIVE ÉBAUCHE ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche Profils COMPÉTENCE D IDENTITÉ PERSONNELLE ET CULTURELLE POSITIVE APERÇU Pour avoir

Plus en détail

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés

Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés Stratégie d intervention auprès des élèves présentant des comportements et attitudes scolaires inappropriés IEN/CTR ASH 2011-2012 Comportements inappropriés / Troubles de la conduite et du comportement

Plus en détail

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient Catherine Tourette-Turgis Maître de conférences en sciences de l éducation Responsable du master en éducation thérapeutique à l université

Plus en détail

LE MARKETING SOCIAL ET

LE MARKETING SOCIAL ET LE MARKETING SOCIAL ET LA PRÉVENTION DE LA MALTRAITANCE MARIE-HÉLÈNE GAGNÉ 6ème Colloque québécois sur la maltraitance envers les enfants et les adolescents Montréal, 29 octobre 2013 LE FARDEAU DE LA MALTRAITANCE

Plus en détail

LES HABITATIONS NOUVEAU DÉPART 251-2 pointe-gatineau Gatineau,Qc J8t2c8. Code de vie du «137»

LES HABITATIONS NOUVEAU DÉPART 251-2 pointe-gatineau Gatineau,Qc J8t2c8. Code de vie du «137» LES HABITATIONS NOUVEAU DÉPART 251-2 pointe-gatineau Gatineau,Qc J8t2c8 Code de vie du «137» Bienvenue parmi nous! Ce code de vie est conçu pour expliquer le fonctionnement du «137». Étant donné que cet

Plus en détail

d évaluation Objectifs Processus d élaboration

d évaluation Objectifs Processus d élaboration Présentation du Programme pancanadien d évaluation Le Programme pancanadien d évaluation (PPCE) représente le plus récent engagement du Conseil des ministres de l Éducation du Canada (CMEC) pour renseigner

Plus en détail

Pour diffusion immédiate. Nouveau sondage CROP : LES AIRES PROTÉGÉES, UNE PRIORITÉ SELON LES QUÉBÉCOIS

Pour diffusion immédiate. Nouveau sondage CROP : LES AIRES PROTÉGÉES, UNE PRIORITÉ SELON LES QUÉBÉCOIS COMMUNIQUÉ Pour diffusion immédiate Nouveau sondage CROP : LES AIRES PROTÉGÉES, UNE PRIORITÉ SELON LES QUÉBÉCOIS Montréal, le 6 mars 2007 Un sondage réalisé du 28 février au 4 mars 2007 par la maison CROP

Plus en détail

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Note d orientation Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Évaluer comment l adaptation aux changements climatiques contribue à la réduction de la pauvreté

Plus en détail

C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S. Des attitudes des Européens face aux risques

C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S. Des attitudes des Européens face aux risques C R É D I T A G R I C O L E A S S U R A N C E S Observatoire Ipsos-LogicaBusiness Consulting/Crédit Agricole Assurances Des attitudes des Européens face aux risques Fiche technique Ensemble : 7245 répondants

Plus en détail

Communication IV ème Congrès de l AFS Grenoble 5-8 juillet 2011 Réseau thématique 20 Méthodes

Communication IV ème Congrès de l AFS Grenoble 5-8 juillet 2011 Réseau thématique 20 Méthodes Communication IV ème Congrès de l AFS Grenoble 5-8 juillet 2011 Réseau thématique 20 Méthodes «Une association de l analyse des réseaux sociaux à une perspective clinique des histoires et du contexte de

Plus en détail

Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants. Premiers résultats. Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE

Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants. Premiers résultats. Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE Entre mal-être et bien être : comment vont les étudiants Premiers résultats Damien BERTHILIER Président La Mutuelle des Étudiants LMDE-EPSE Objectifs de l enqul enquête Mieux identifier la souffrance psychique

Plus en détail

LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL: DES PRATIQUES À VISAGE HUMAIN

LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL: DES PRATIQUES À VISAGE HUMAIN LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL: DES PRATIQUES À VISAGE HUMAIN JEAN-PIERRE BRUN PROFESSEUR CHAIRE EN GESTION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL UNIVERSITÉ LAVAL http://cgsst.fsa.ulaval.ca Dans quatre

Plus en détail

Pourquoi la durabilité et l équité?

Pourquoi la durabilité et l équité? Comment peut-on : Pourquoi la durabilité et l équité? Poursuivre le progrès de manières équitables qui ne nuisent pas à l environnement? Répondre aux aspirations de développement des pauvres dans le monde

Plus en détail

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d

Plus en détail

Intervention de M. de Lamotte, président de la section sur l école et son interdépendance avec le marché

Intervention de M. de Lamotte, président de la section sur l école et son interdépendance avec le marché XXIII ème Assemblée régionale Europe Erevan, Arménie 3 au 7 mai 2010 Intervention de M. de Lamotte, président de la section sur l école et son interdépendance avec le marché Section Belgique/Communauté

Plus en détail

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES CONTEXTE 1. Pourquoi avoir élaboré un guide sur l éducation thérapeutique du En réponse à la demande croissante des professionnels de santé

Plus en détail

Il y a trois types principaux d analyse des résultats : l analyse descriptive, l analyse explicative et l analyse compréhensive.

Il y a trois types principaux d analyse des résultats : l analyse descriptive, l analyse explicative et l analyse compréhensive. L ANALYSE ET L INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS Une fois les résultats d une investigation recueillis, on doit les mettre en perspective en les reliant au problème étudié et à l hypothèse formulée au départ:

Plus en détail

PERCEPTION ET PERCEPTION SOCIALE

PERCEPTION ET PERCEPTION SOCIALE GOBERT 1 PERCEPTION ET PERCEPTION SOCIALE 1. Perception et perception sociale Perception = processus par lequel l individu organise et interprète ses impressions sensorielles de façon à donner un sens

Plus en détail

Les critères d identification des pays les moins avancés

Les critères d identification des pays les moins avancés Les critères d identification des pays les moins avancés Vue d ensemble Ce document reprend les éléments présentés sur le site du Comité des politiques de développement http://www.un.org/en/development/desa/policy/cdp/ldc/ldc_criteria.shtml

Plus en détail

Les Français ais et l assurance l

Les Français ais et l assurance l Mai 2013 Contacts: 01 45 84 14 44 Jérôme Fourquet Magalie Gérard prénom.nom@ifop.com Les Français ais et l assurance l santé pour Note méthodologique Etude réalisée pour : Groupama Assurances Echantillon

Plus en détail

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ 3. Les crédits 3.1 Les crédits en cours 3.1.1 Les ménages ayant au moins un crédit en cours Un peu plus du quart, 31%, des ménages en situation de déclarent avoir au moins un crédit en cours. Il s agit

Plus en détail

Le case management de transition (CMT) Une illustration de pratique avancée en soins infirmiers

Le case management de transition (CMT) Une illustration de pratique avancée en soins infirmiers XIIe Congrès Européen Lausanne, le 22 novembre 2013 Le case management de transition (CMT) Une illustration de pratique avancée en soins infirmiers Cécile Morgan & Patricia Jaunin, Infirmières spécialisées

Plus en détail

Expertis. Étude Stress. Stress. sur le Éléments statistiques. Dr Brigitte Lanusse-Cazalé. Production : Le Laussat.

Expertis. Étude Stress. Stress. sur le Éléments statistiques. Dr Brigitte Lanusse-Cazalé. Production : Le Laussat. Expertis Étude Stress Stress sur le Éléments statistiques Dr Brigitte Lanusse-Cazalé Production : Le Laussat. Les réactions au stress Les phases de stress + le stress dure, + le capital d adaptation s

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel d activités du Diplôme

Plus en détail

PERSONNEL PROFESSIONNEL DES COMMISSIONS SCOLAIRES FRANCOPHONES. Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires francophones

PERSONNEL PROFESSIONNEL DES COMMISSIONS SCOLAIRES FRANCOPHONES. Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires francophones PERSONNEL PROFESSIONNEL DES COMMISSIONS SCOLAIRES FRANCOPHONES Comité patronal de négociation pour les commissions scolaires francophones Édition de février 2011 Réalisé par le Comité patronal de négociation

Plus en détail

Document du 11 février 2014. Contacts : Dr. Sophie Dartevelle, Présidente de l UFSBD. sophiedartevelle@ufsbd.fr / 0144907280

Document du 11 février 2014. Contacts : Dr. Sophie Dartevelle, Présidente de l UFSBD. sophiedartevelle@ufsbd.fr / 0144907280 Document du 11 février 2014. Contribution de l Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire à la réflexion préparatoire au projet de loi d adaptation de la société au vieillissement Contacts : Dr. Sophie

Plus en détail

Les préoccupations des enseignants en 2014

Les préoccupations des enseignants en 2014 Les préoccupations des enseignants en 204 Une profession en quête de valorisation Date Rapport rédigé par : Jean-Daniel Lévy, Directeur du Département Politique Opinion Magalie Gérard, Directrice de clientèle

Plus en détail