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1 La recherche, j y participe! BULLETIN D INFORMATION de la Banque de participants du Centre de recherche de l Institut universitaire de gériatrie de Montréal

2 BULLETIN D INFORMATION de la Banque de participants du Centre de recherche de l Institut universitaire de gériatrie de Montréal Voici la deuxième édition de notre bulletin d information. La richesse des textes présentés ne fait que refléter votre dévouement à participer à nos projets. Nous vous en remercions sincèrement. Certaines études communiquent également leurs résultats pour vous informer de ce que vous avez contribué à accomplir. Grâce à vous, nous pouvons accroître nos connaissances sur la science du vieillissement et mettre en pratique des moyens pour améliorer la qualité de vie des seniors. Merci mille fois. Sylvie Belleville, Ph.D. directrice de la recherche CRIUGM.

3 AXE 1 : NEUROSCIENCES DU VIEILLISSEMENT La musique est-elle un bon moyen mnémotechnique? A. Moussard Mémoire de travail et vieillissement S. Sylvain-Roy L intégration d information chez les personnes âgées atteintes de troubles cognitifs légers F. Peters La mémoire de travail dans le trouble cognitif léger et la maladie d Alzheimer L. Gagnon L impact du fardeau vasculaire sur la cognition S. Villeneuve La plainte cognitive chez les personnes âgées A. Langlois L entraînement physique et cognitif S. Fraser Projet Mobilité N. Berryman La cognition, les hormones et le genre N. Castonguay Comprendre le vieillissement de la mémoire N. Caza Le rôle de l interdépendance sociale sur les aptitudes motrices et de mémoire chez les personnes jeunes et âgées O. Lungu et L. Monetta Les problèmes d audition : les acouphènes S. Hébert Exo-imagerie : évaluation automatique des troubles moteurs chez les personnes âgées et celles atteintes de la maladie de Parkinson C. Duval Mouvements, consolidation et reconsolidation S. Proulx Sommeil et vieillissement M. Lafortune Sommeil et cerveau au cours du vieillissement N. Martin La stigmatisation reliée à la déficience auditive K. Southall L intégration auditivo-visuelle de la parole dans le bruit : comparaison des habiletés observées chez les jeunes adultes et les personnes aînées J.-P. Gagné Vieillissement et bases neurobiologiques de l empathie cognitive : apport de l imagerie optique V. Lecluse L impact des changements physiologiques et anatomiques associés au vieillissement sur le traitement du langage M. Amiri Impact du niveau de scolarité et du niveau de difficulté d une tâche de fluence verbale sur la production de mots lors du vieillissement : étude en imagerie optique M. Maheux et K. Kahlaoui Les réseaux neuronaux du traitement sémantique pendant le vieillissement normal M. Wilson Traitement et reconnaissance des visages connus dans le vieillissement normal et pathologique J. Pineault Connaissance de personnes célèbres chez les personnes avec ou sans troubles cognitifs légers S. Brambati Jugement sociaux et vieillissement C. Éthier-Majcher Caractériser les profils cognitifs de patients atteints de la maladie d Alzheimer ou de démence à corps de Lewy D. Gandini Le cerveau et la douleur P. Rainville La santé cardiovasculaire et la santé cérébrale C. Gauthier AXE 2 : PROMOTION DE LA SANTÉ, SOINS ET INTERVENTION L impact du vieillissement sur les activités de la vie quotidienne N. Bier Influence du milieu d évaluation (domicile vs hôpital) sur la réalisation de tâches liées à la préparation de repas V. Provencher Le cerveau et la vessie : plus liés qu il n y paraît! F. Laprés Faisons avancer la recherche en santé des femmes M. Jadin Projet de vidéosurveillance J. Rousseau La vision chez la personne âgée vivant en institution H. Kergoat Création d un appartement qui évolue E. Morales L individu obèse mais métaboliquement en santé : le rôle de l attrapage des acides gras libres A. Karelis Les facteurs ayant une influence négative sur la qualité alimentaire chez les personnes âgées vivant dans la communauté au Québec M. Jabbour Nutrition et maladie d Alzheimer B. Shatenstein Élaboration d une version québécoise du Falls Behavioral Scale (FAB) et étude de ses propriétés métrologiques A.-M.Belley Contrôler la pression artérielle pour ralentir le vieillissement du cerveau H. Girouard La gestion de vos médicaments : passez à l action J. Dorais Les âgés vulnérables dans la société, vers une éthique de l humanité D. J. Roy, P. J. Durand et G. Normandeau Soutenir les aidants de personnes âgées atteintes de la maladie d Alzheimer dès le début de leur trajectoire F. Ducharme, M.-J. Kergoat, A. Legault, L. Lévesque, R. Coulombe, L. Beaudet

4 AXE 1 : NEUROSCIENCES DU VIEILLISSEMENT - COGNITION ET MOTRICITÉ - LANGAGE ET COMMUNICATION - NEUROPSYCHOLOGIE ET NEUROIMAGERIE LA MUSIQUE EST-ELLE UN BON MOYEN MNÉMOTECHNIQUE? Aline Moussard, Équipe de Sylvie Belleville Notre étude cherche à savoir si la musique peut aider à mémoriser des textes ou des séries de gestes dans le vieillissement normal et la maladie d Alzheimer. Durant 12 séances successives, 8 patients atteints de la maladie d Alzheimer à un stade léger et 8 participants témoins apprenaient différents textes ou gestes selon plusieurs conditions : textes récités ou chantés, gestes appris en musique ou en silence, etc. Les premiers résultats montrent que les gestes sont globalement mieux mémorisés dans la condition musicale plutôt que silencieuse. La musique aide également à mieux rappeler les gestes dans le bon ordre (l ordre de la séquence apprise), mais seulement pour les témoins. Nous pensons que le rythme de la musique peut favoriser la production du mouvement et la mémorisation d une séquence. Les résultats concernant l apprentissage des textes sont actuellement en cours d analyse. Nous souhaitons remercier chaleureusement les personnes qui ont participé à cette étude pour leur aide précieuse et leur investissement sans faille dans ce protocole. MÉMOIRE DE TRAVAIL ET VIEILLISSEMENT Stéphanie Sylvain-Roy Équipe de Sylvie Belleville La mémoire de travail permet le maintien et la manipulation d informations pendant une très courte durée (quelques secondes). Elle est par exemple impliquée dans la lecture et le calcul mental. Ce type de mémoire repose surtout sur les lobes frontaux du cerveau. Comme cette région cérébrale est connue pour subir certaines modifications en vieillissant, nous avons voulu examiner l impact du vieillissement normal sur la mémoire de travail. Nous avons demandé à 75 personnes âgées saines et 75 jeunes adultes d effectuer plusieurs tâches variées évaluant différents processus à la base de la mémoire de travail, ainsi que des tâches complexes utilisées en neuropsychologie clinique pour évaluer la mémoire de travail. Nos résultats indiquent que le vieillissement normal affecte les processus à la base de la mémoire de travail. Par contre, pour certaines tâches complexes de mémoire de travail, les personnes âgées réussissent aussi bien que les jeunes, alors que leur performance est inférieure pour d autres tâches. Ceci semble pouvoir s expliquer par le fait que les processus à la base de la mémoire de travail ne sont pas impliqués de la même façon lors de la réalisation des différentes tâches complexes. Ces résultats sont donc importants pour le choix des tâches utilisées en neuropsychologie clinique auprès de personnes âgées. 2 La recherche, j y participe!

5 L INTÉGRATION D INFORMATION CHEZ LES PERSONNES ÂGÉES ATTEINTES DE TROUBLES COGNITIFS LÉGERS Frédéric Peters Équipe de Sylvie Belleville On pense aujourd hui que certaines régions du cerveau, dites «multimodales», permettent d intégrer les informations provenant de différents systèmes sensoriels, tels que l audition ou la vision. En effet, dans la population en santé, on observe que le traitement d une information est plus efficace lorsqu elle est perçue simultanément par plusieurs systèmes sensoriels que lorsque celle-ci est traitée isolément par chacun de ces systèmes. Par exemple, la perception d une voiture s approchant sera plus efficace si la personne la voit arriver et qu elle entend également s intensifier le bruit de son moteur. Certaines données récentes suggèrent que les régions du cerveau responsables de cette intégration multisensorielle pourraient être affectées par la maladie d Alzheimer. L objectif de cette étude est de déterminer si l atteinte de cette capacité d intégration peut être observée également chez les personnes âgées avec troubles cognitifs légers, c est-à-dire à haut risque de développer la maladie d Alzheimer. LA MÉMOIRE DE TRAVAIL DANS LE TROUBLE COGNITIF LÉGER ET LA MALADIE D ALZHEIMER Lyssa Gagnon Équipe de Sylvie Belleville Il est bien établi que les personnes aux prises avec la maladie d Alzheimer démontrent des troubles de la mémoire dite épisodique, c està-dire la mémoire des évènements passés. Ce qui est moins connu, ce sont les problèmes de la mémoire de travail liés à cette maladie dégénérative. La mémoire de travail nous permet de maintenir des informations entête dans le moment présent, par exemple, se rappeler l adresse d un ami pendant que nous cherchons une date dans l agenda afin de fixer un rendez-vous. Notre étude a permis de montrer, à l aide d une tâche d empan complexe effectuée par soixante participants, que la mémoire de travail est affectée chez les personnes avec trouble cognitif léger, et encore plus parmi le sous-groupe de personnes qui ont développé la maladie d Alzheimer, un à deux ans plus tard. Les résultats sont sous presse dans la revue Neuropsychology. Bulletin d information

6 L IMPACT DU FARDEAU VASCULAIRE SUR LA COGNITION Sylvia Villeneuve Équipe de Sylvie Belleville Les facteurs de risque et les maladies vasculaires, tels le diabète et l hypertension, semblent avoir un impact négatif sur la cognition des personnes âgées. L objectif de nos études était d évaluer l influence du fardeau vasculaire (mesuré par le nombre de facteurs de risque et de maladies vasculaires) sur la nature et l ampleur des déficits cognitifs des personnes à risque d évoluer vers une maladie d Alzheimer. Les personnes à risque d évoluer vers une maladie d Alzheimer étaient caractérisées par des troubles de mémoire plus importants que ce qui est attendu selon l âge et la scolarité de la personne. Les résultats indiquent que les personnes qui ont plusieurs maladies vasculaires ont de la difficulté à récupérer une information en mémoire de façon volontaire (ex. : se souvenir avec qui ils ont mangé la veille). Ces dernières sont toutefois aidés lorsqu on leur donne des indices (ex. : choix de réponses). De plus, en plus des problèmes de mémoire, les personnes à risque d évoluer vers une maladie d Alzheimer qui ont un fardeau vasculaire élevé ont des problèmes exécutifs, une fonction cognitive impliquée dans la réussite d activités nouvelles et complexes. La prévention des facteurs de risque et des maladies vasculaires semble donc une avenue intéressante pour diminuer l étendue des déficits cognitifs chez les personnes à risque d évoluer vers une maladie d Alzheimer. LA PLAINTE COGNITIVE CHEZ LES PERSONNES ÂGÉES Anne-Sophie Langlois Équipe de Sylvie Belleville Beaucoup de personnes âgées rapportent que leur mémoire et leurs capacités d attention deviennent moins performantes avec le temps. Par exemple, elles estiment oublier plus souvent qu avant les noms des gens, les rendez-vous, les endroits où elles ont rangé certains objets. Nous nous sommes donc intéressés à cette plainte et avons tenté d identifier certains facteurs qui pourraient l expliquer. Les premiers résultats indiquent que la plainte serait effectivement associée à une diminution de la performance à des tâches de fonctionnement cognitif global. Par ailleurs, ceci est observé uniquement chez les plus âgés (70 à 87 ans) et pas chez les plus jeunes (45 à 69 ans), ce qui nous porte à croire que d autres variables, par exemple l anxiété, pourraient influencer la plainte. Dans l ensemble, ceci nous indique qu en clinique, lorsqu un aîné se rend chez son médecin, la plainte cognitive ne doit pas être négligée parce qu elle peut refléter des déficits cognitifs réels, surtout chez les personnes plus âgées. 4 La recherche, j y participe!

7 L ENTRAÎNEMENT PHYSIQUE ET COGNITIF Sarah Fraser Équipe de Louis Bherer Faire deux choses en même temps demande de l attention. De plus, dans une situation de marche ou d équilibre, la capacité de gérer deux tâches en même temps devient importante pour éviter une chute. Dans le cadre d une étude sur la mobilité, nous avons évalué les personnes âgées lors d une tâche d équilibre. Nous avons demandé à nos participants de garder l équilibre sur un pied avec et sans une série de chiffres qu ils devaient mémoriser. Au début de l étude, certains participants ont rapporté des pertes d audition. Nous avons comparé ces participants à d autres qui ne rapportaient pas de problèmes auditifs (groupe contrôle). Au début de l étude dans la condition équilibre seule, nos participants ayant des pertes d audition ont démontré un équilibre moins stable que ceux du groupe contrôle. Après 12 sessions d entraînement (cognitif et physique), la mesure d équilibre était semblable entre nos deux groupes, ce qui suggère qu un entraînement peut améliorer l équilibre chez les personnes âgées avec des pertes d audition. Reste à voir si ces améliorations aident la mobilité générale et la capacité de gérer deux choses en même temps. Bulletin d information

8 PROJET MOBILITÉ Nicolas Berryman Équipe de Louis Bherer Le projet MOBILITÉ, financé par les Instituts de Recherche en Santé du Canada (IRSC), est dirigé par le professeur Louis Bherer. Ce projet vise à évaluer les effets d un programme de stimulation cognitive combiné à un entraînement physique sur la mobilité des personnes âgées fragiles. Depuis mars 2010, près de 60 participants ont été inclus dans ce projet qui implique 12 semaines d entraînement à raison de 3 séances hebdomadaires. Les effets de l intervention sont évalués dans 3 domaines spécifiques : la condition physique, les fonctions cognitives et la qualité de vie. À cet égard, les premiers résultats obtenus démontrent que cette intervention est très prometteuse. De nouvelles cohortes de participants seront invitées à débuter ce programme dès le mois d août prochain. LA COGNITION, LES HORMONES ET LE GENRE Nathalie Castonguay Équipe de Louis Bherer Au laboratoire d étude de la santé cognitive des aînés (LES- CA), nous menons actuellement un projet chez des personnes âgées entre 55 et 65 ans qui porte sur les différences entre les hommes et les femmes en attention divisée, c est-à-dire la capacité à porter attention sur plusieurs tâches en même temps. En demandant aux participants d effectuer différentes tâches d attention, de mémoire et d autres types d épreuves, nous cherchons à décrire davantage les profils cognitifs masculin et féminin. De plus, en faisant apprendre aux participants des nouvelles tâches d attention, nous essayons de vérifier si ces profils cognitifs peuvent être modifiés par la pratique. Dans cette même étude, nous nous intéressons également aux effets de l hormonothérapie (prise d œstrogènes) sur le fonctionnement cognitif des femmes ménopausées. Ainsi, nous espérons mieux comprendre le lien qui existe entre la cognition et l œstrogène chez les femmes après la ménopause. 6 La recherche, j y participe!

9 COMPRENDRE LE VIEILLISSEMENT DE LA MÉMOIRE Nicole Caza En vieillissant, les personnes rapportent fréquemment des changements au niveau de leur mémoire. Cependant, ces changements varient d une personne âgée à l autre. Au Laboratoire sur la mémoire et le vieillissement de Nicole Caza, Ph.D., un des projets de recherche, réalisé par Alexandra Fortin étudiante au doctorat en neuropsychologie de l Université de Montréal, vise à comprendre pourquoi certaines personnes âgées ont une meilleure mémoire que d autres. Pour ce faire, nous mesurons le profil cognitif général (p. ex. : les capacités d attention et de calcul mental, le raisonnement logique, etc.) de chaque individu et tentons de le mettre en lien avec les capacités de mémoire de la personne. Nous examinons la capacité à récupérer correctement les informations en mémoire, appelée «vrais souvenirs», mais aussi les erreurs ou distorsions appelées «faux souvenirs». Les résultats préliminaires de cette recherche indiquent que même si certaines personnes âgées ont de très bonnes capacités mnésiques en lien avec leur profil cognitif général, elles sont particulièrement vulnérables à la production de faux souvenirs. D autres études sont en cours pour expliquer ces derniers résultats. Bulletin d information

10 LE RÔLE DE L INTERDÉPENDANCE SOCIALE SUR LES APTITUDES MOTRICES ET DE MÉMOIRE CHEZ LES PERSONNES JEUNES ET ÂGÉES Ovidiu Lungu Laura Monetta Dans notre vie quotidienne, nous sommes très influencés par nos interactions sociales; nous recherchons la compagnie des autres, nous nous préoccupons des conséquences de nos actions sur ceux qui nous entourent et nous sommes également touchés par les actions des autres. Entre nous et les gens autour de nous il existe une situation d interdépendance sociale, ce qui signifie que notre comportement peut influencer les autres et, à leur tour, leur comportement peut nous influencer. Dans ce contexte, il est surprenant que ce phénomène de l interdépendance sociale soit très peu étudié en ce qui concerne ses effets sur nos performances motrices et cognitives. Des études ont montré qu un grand nombre d interactions sociales et un bon soutien social contribuent à la prévention et au retard du déclin moteur et cognitif qui apparaît normalement avec l âge. Il semble que le contexte social peut avoir des effets bénéfiques sur notre motricité et sur les performances cognitives, et que ces effets semblent être plus importants dans le vieillissement. Cette étude est la première dans une programmation de recherche visant à étudier l effet de l interdépendance sociale sur les habiletés motrices et sur la performance cognitive chez les jeunes et les personnes âgées. Les participants auront à effectuer une tâche motrice et une tâche cognitive seul ou en coopération avec un partenaire du même âge et sexe. En comparant les performances chez ces deux groupes, nous pourrons évaluer dans quelle mesure l interdépendance sociale a des effets bénéfiques sur les habiletés motrices et la performance cognitive. LES PROBLÈMES D AUDITION : LES ACOUPHÈNES Sylvie Hébert Si vous avez déjà eu des bourdonnements, des sifflements, ou des tintements dans les oreilles, vous avez fait l expérience d acouphène. Environ 25 à 30% de la population âgée souffre d acouphène, et celui-ci peut engendrer une grande détresse. Actuellement, il n existe aucune façon d en démontrer objectivement la présence. Or, une mesure objective est essentielle afin de pouvoir diagnostiquer et traiter l acouphène. Une de nos études a donc pour but de développer une mesure objective de l acouphène utilisée chez l animal et de l appliquer à l humain. Jusqu à présent, nos résultats sont encourageants et suggèrent qu il est possible de démontrer la présence de l acouphène en utilisant un paradigme simple. 8 La recherche, j y participe!

11 EXO-IMAGERIE : DÉVELOPPEMENT D UN NOUVEL INSTRUMENT POUR L ÉVALUATION AUTOMATIQUE DES TROUBLES MOTEURS CHEZ LES PERSONNES ÂGÉES ET CELLES ATTEINTES DE LA MALADIE DE PARKINSON Christian Duval Les personnes âgées et celles atteintes de maladies neurodégénératives, telles que le Parkinson, nécessitent un suivi médical de longue durée. Dû au vieillissement de la population, le ratio de médecins par patients est à la baisse. Il est primordial d améliorer l efficacité des soins de santé afin de contrer cette iniquité. Dans notre laboratoire du CRIUGM, nous développons un système automatisé permettant d évaluer les problèmes de mouvement chez les personnes âgées et celles atteintes de la maladie de Parkinson. En utilisant ce système révolutionnaire, le professionnel de la santé pourra obtenir un rapport détaillé de la condition motrice de la personne en quelques minutes. Ce qui devrait permettre un suivi de qualité plus régulier pour un plus grand nombre de personnes. Le développement d un tel outil demandera l apport de sujets de recherche âgés, mais en bonne santé, ainsi que des patients ayant la maladie de Parkinson. MOUVEMENTS, CONSOLIDATION ET RECONSOLIDATION Sébastien Proulx Équipe de Julien Doyon Il est difficile de s imaginer à quel point notre vie est compliquée. Pensez seulement à la simple tâche de vous préparer un café le matin. Le contrôle de tous vos muscles à chaque instant est complexe au point que même les meilleurs ordinateurs n arrivent pas à le faire aussi bien que votre cerveau. De plus, ce dernier en est capable même s il est occupé à autre chose comme écouter la radio ou penser aux bons moments de la veille. On peut dire dans ce cas que la séquence des mouvements nécessaires à cette tâche est automatisée, probablement suite à toutes ces années à faire votre café à peu près de la même manière. Nos recherches portent précisément sur comment, par la pratique, le cerveau arrive à l exécution fluide et rapide d une séquence de mouvements initialement difficile à faire. Nous appelons cela la «consolidation» et la «reconsolidation» et cherchons à déterminer ce qui peut favoriser ou nuire à ces processus. Un des derniers résultats de ces recherches est que, dans le cas de l apprentissage d une séquence de mouvement des doigts ressemblant à un tout petit morceau de pièce de piano, la consolidation et la reconsolidation sont plus difficiles lorsqu on tente d apprendre une seconde séquence de mouvement quelques minutes après avoir pratiqué la première. Mais rassurez-vous, ces effets sont très minimes et ne suggèrent surtout pas que, pour ne pas oublier comment faire, il faille rester immobile après avoir préparé votre café! Bulletin d information

12 SOMMEIL ET VIEILLISSEMENT Marjolaine Lafortune Équipe de Julie Carrier Le sommeil se modifie de manière significative au cours du vieillissement normal. En effet, les personnes âgées se couchent plus tôt et se réveillent aussi plus tôt que les jeunes. De plus, leur sommeil est, en général, plus léger et plus entrecoupé de périodes d éveil. Notre programme de recherche vise à comprendre les mécanismes qui expliquent les changements du sommeil avec l âge. Plus précisément, cette étude vise à évaluer les relations entre le sommeil, la cognition et les structures du cerveau au cours du vieillissement. Le recrutement, qui est toujours en cours, progresse bien. Les résultats préliminaires suggèrent un lien entre le sommeil et la mémoire chez les personnes âgées. SOMMEIL ET CERVEAU AU COURS DU VIEILLISSEMENT Nicolas Martin Équipe de Julie Carrier Récemment, la recherche en neuroimagerie a montré que le sommeil n est pas un état passif de silence cérébral, mais plutôt un état actif pendant lequel les neurones du cerveau communiquent de manière synchronisée. L objectif de notre étude est d étudier l impact du vieillissement sur ce phénomène afin de mieux comprendre pourquoi la qualité et la quantité du sommeil diminuent avec l âge. Pour ce faire, nous enregistrerons une heure de votre sommeil dans l appareil de résonance magnétique fonctionnelle. Dormir dans un tel appareil représente tout un défi, mais une quinzaine de participants l ont fait avec brio jusqu à maintenant, et 15 autres en feront autant dès cet été. En comprenant mieux comment le fonctionnement du cerveau endormi évolue avec l âge, nous pourrons mieux aider la population à pallier aux difficultés de sommeil au cours du vieillissement. 10 La recherche, j y participe!

13 LA STIGMATISATION RELIÉE À LA DÉFICIENCE AUDITIVE Kenneth Southall Équipe de Jean-Pierre Gagné Le grand public associe souvent la perte d audition à des comportements indésirables, au vieillissement et à une capacité intellectuelle réduite. Ces stéréotypes affectent négativement la participation des personnes ayant une perte auditive à diverses activités. Malgré ces impacts évidents et importants, on constate une pénurie relative de recherche sur le stigmate lié à la perte d audition. Cette thèse regroupe trois articles déjà publiés. Le premier article tentait de placer le stigmate lié à la perte d audition dans un modèle de menace à l identité induite par le stigmatisation (stigma-induced identity threat model). L objectif de la deuxième étude était de mieux comprendre comment le stigmate affecte les comportements de recherche d aide des adultes ayant une perte d audition acquise. L idée de la dernière étude était d examiner et de mieux comprendre les facteurs qui poussent les travailleurs à cacher ou révéler leur perte d audition dans leur lieu de travail. L INTÉGRATION AUDITIVO-VISUELLE DE LA PAROLE DANS LE BRUIT : UNE COMPARAISON DES HABILETÉS OBSERVÉES CHEZ LES JEUNES ADULTES ET LES PERSONNES AÎNÉES. Jean-Pierre Gagné Notre projet vise à étudier la capacité des personnes à utiliser les indices auditifs (les sons) et les indices visuels (les mouvements de lèvres de la personne qui vous parle) de la parole présentée dans un contexte bruyant. Plus précisément, nous visons à décrire et comparer les performances des jeunes adultes et des personnes aînées ayant une audition normale et une acuité visuelle normale (si nécessaire corrigée par des verres). En particulier, nous voulons comparer deux différentes manières de mesurer l intégration des indices auditifs et des indices visuels de la parole. De plus, un des buts ultimes de la recherche est de déterminer si les capacités d intégration de la parole se modifient en fonction de l âge. Un autre but est de développer une épreuve clinique qui permettrait de vérifier de manière efficace les habiletés d intégration auditivo-visuelle de la parole chez les personnes éprouvant de la difficulté à comprendre la parole lorsque celle-ci est présentée dans un environnement bruyant. Les tâches à effectuer lors de la participation sont des tâches de perception de la parole. Plus spécifiquement, le participant doit identifier les mots d une phrase qu il a entendue. Le participant doit appuyer avec le doigt sur un écran tactile afin d identifier, dans un choix de réponses, le sujet, le verbe et le complément de la phrase qu il vient d entendre à travers un bruit de fond. Le bruit utilisé pour cette étude est un bruit appelé «Speech babble». Il s agit d un bruit ressemblant à un bruit de cocktail, où plusieurs personnes parlent en même temps. Selon la tâche, le participant est amené à écouter la personne disant les phrases dans le bruit de fond, à l écouter et la regarder lorsqu elle dit les phrases dans le bruit de fond, ou à la regarder seulement sans entendre sa voix et sans bruit de fond. En effet, dans notre projet, nous comparons les performances des jeunes adultes et des personnes aînées à ces différentes tâches afin de déterminer si les habiletés d intégration des indices visuels et auditifs de la parole présentée en contexte bruyant sont amenées à changer en fonction de l âge. Bulletin d information

14 VIEILLISSEMENT ET BASES NEUROBIOLOGIQUES DE L EMPATHIE COGNITIVE : APPORT DE L IMAGERIE OPTIQUE Valérie Lecluse Équipe de Yves Joanette L empathie est une habileté qui comporte à la fois une dimension affective et cognitive. Les régions cérébrales responsables pour le comportement empathique se situent principalement au niveau de la partie frontale du cerveau. Or, plusieurs changements s opèrent au niveau des lobes frontaux lors du vieillissement, avec lesquels s accompagne typiquement un déclin du fonctionnement cognitif. Ainsi, l empathie cognitive, ou plutôt la compréhension de l état émotionnel vécu par autrui est une habileté pour laquelle le risque d éprouver un déclin augmente lors du vieillissement. Toutefois, il existe un phénomène permettant le maintien de certaines habiletés cognitives lors du vieillissement, notamment par l activation de régions cérébrales additionnelles. La présente étude a donc comme objectif de déterminer l évolution avec l âge des régions cérébrales responsables pour l empathie cognitive à l aide de l imagerie optique. L imagerie optique est une technique d imagerie qui permet de déterminer l activation cérébrale à l aide de la lumière infrarouge qui est captée par l hémoglobine (sang) oxygénée. Or, le niveau d oxygène augmente à la région cérébrale qui est active lors d une tâche quelconque. Si l empathie cognitive est une habileté qui demeure intacte lors du vieillissement, il serait bénéfique de l utiliser dans les interventions auprès des personnes âgées souffrant par exemple de dépression ou d autres maladies, si ce n est que pour améliorer leur qualité de vie. L ÉTUDE DE L IMPACT DES CHANGEMENTS PHYSIOLOGIQUES ET ANATOMIQUES ASSOCIÉS AU VIEILLISSEMENT SUR LE TRAITEMENT DU LANGAGE Mahnoush Amiri Équipe de Yves Joanette Notre compréhension du cerveau a beaucoup évolué au cours des dernières décennies grâce à de nouvelles techniques en imagerie cérébrale. Pourtant, l interprétation de ces données reste un défi. Les modalités d imagerie fonctionnelle comme la résonance magnétique (IRM) ou l imagerie optique (par la lumière proche-infrarouge), nous permettent de mesurer une activité cérébrale. L activation des neurones dans notre cerveau, provoquée par une tâche (le langage dans le cas de notre étude), est sujette à de interactions complexes du métabolisme, du volume et du débit sanguin. Dans le cas des études en vieillissement, ces paramètres sont de plus modifiés par l âge. La caractérisation des facteurs impliqués dans le processus du vieillissement (atrophie du cerveau, diminution du volume et du débit sanguins, ralentissement du métabolisme) est donc primordiale à la compréhension du vieillissement normal et la capacité diagnostique des méthodes d imagerie cérébrale. Étant donné le vieillissement rapide de la population, cette recherche ouvre des perspectives cliniques intéressantes en termes de diagnostic et d amélioration de la qualité de vie, en proposant notamment des axes de réflexion pour traiter les déficits cognitifs. 12 La recherche, j y participe!

15 IMPACT DU NIVEAU DE SCOLARITÉ ET DU NIVEAU DE DIFFICULTÉ D UNE TÂCHE DE FLUENCE VERBALE SUR LA PRODUCTION DE MOTS LORS DU VIEILLISSEMENT : ÉTUDE EN IMAGERIE OPTIQUE LES RÉSEAUX NEURONAUX DU TRAITEMENT SÉMANTIQUE PENDANT LE VIEILLISSEMENT NORMAL Maximiliano Wilson Équipe de Yves Joanette Manon Maheux et Karima Kahlaoui Équipe de Yves Joanette Le projet avait pour but d étudier la réorganisation cérébrale pour le langage, une habileté fondamentale pour un vieillissement cognitif réussi. Des participants âgés de 65 ans et plus, divisés selon leur niveau de scolarité (avec ou sans études universitaires) ont été soumis à une tâche de fluence verbale sémantique ou orthographique pour 2 niveaux de difficulté différents (facile vs difficile) lors d un enregistrement du fonctionnement de leur cerveau à l aide de l imagerie optique. D un point de vue comportemental, les participants ayant un plus haut niveau de scolarité ont produit le plus de mots. De plus, les deux groupes de participants ont produit plus de mots pour les catégories et les lettres «faciles» que «difficiles». Cette différence se révèle plus marquée pour la tâche sémantique que pour la tâche orthographique. Du côté des activations cérébrales, on observe que les participants ayant un niveau de scolarité moins élevé ont des activations plus importantes au niveau de l hémisphère gauche du cerveau. Par contre, les participants ayant un niveau de scolarité plus élevé montrent des activations cérébrales qui varient selon la tâche (sémantique ou orthographique) et son niveau de difficulté (facile ou difficile). Notre connaissance du monde et des concepts (par exemple, qu est-ce qu une table?), c est-à-dire, notre mémoire sémantique, s améliore au fur et à mesure que nous vieillissons. Alors, est-ce que le cerveau des jeunes traite de la même façon l information sémantique par rapport à celui des personnes âgées? Pour juger si deux mots sont liés sémantiquement entre eux, quand ils ont une association forte, comme chien et chat, les jeunes utilisent seulement l hémisphère gauche. Par contre, pour les mots ayant une association faible, comme chien et loup, ils recrutent aussi l hémisphère droit. Ça veut dire que les mots sont traités différemment par notre cerveau selon le type de liens entre eux. Pour savoir si cette différence existe aussi chez les personnes âgées, cette étude vise à décrire les aires du cerveau qui s activent chez les jeunes et chez les personnes âgées pendant des tâches sémantiques en utilisant des mots avec différents types d association sémantique. Bulletin d information

16 TRAITEMENT ET RECONNAISSANCE DES VISAGES CONNUS DANS LE VIEILLISSEMENT NORMAL ET PATHOLOGIQUE Jessica Pineault Équipe de Sven Joubert La mémoire sémantique (MS) englobe les connaissances générales que nous avons sur les objets et individus qui composent notre environnement. Ces connaissances influencent notre capacité à reconnaître les visages et à déterminer l identité de personnes familières. Des déficits liés à la reconnaissance des visages connus apparaissant au cours du vieillissement sont associés à certaines formes de démence telle que la maladie d Alzheimer (MA). Notre laboratoire tente d investiguer les régions du cerveau associées au déclin de la MS chez des individus présentant un trouble cognitif léger (TCL) sans atteindre les critères diagnostics de démence. Des personnes âgées saines et d autres avec TCL ont complété une tâche de jugement sémantique sur les personnes célèbres en magnétoencéphalographie (MEG). La MEG est un instrument qui permet de mesurer l activité du cerveau lorsqu un participant est en train de réaliser une activité cognitive. Les résultats préliminaires démontrent que des régions spécifiques impliquées dans le traitement sémantique sont activées différemment chez des individus ayant un TCL. Cela représente un pas important vers la compréhension des mécanismes neurobiologiques opérant dans le stade précoce de la maladie d Alzheimer. CONNAISSANCE DE PERSONNES CÉLÈBRES CHEZ LES PERSONNES AVEC OU SANS TROUBLES COGNITIFS LÉGERS Simona Brambati Équipe de Sven Joubert Notre étude visait à étudier la connaissance de personnes connues chez les personnes âgées en santé ou avec des troubles légers de mémoire. Pendant la tâche les participants devaient établir si le nom apparaissant sur l écran appartenait à des personnes célèbres ou pas. Les noms qui devaient être jugés étaient précédés à la fois d un nom d une personne célèbre de la même profession, à la fois d un nom d une personne inconnue. Les résultats ont montré que les participants âgés sans troubles de mémoire répondaient plus vite quand le nom cible est précédé par le nom d une personne de la même profession. Par contre, les participants avec troubles légers de mémoire ne montrent pas cet effet de facilitation en conséquence de leur perte de connaissance des personnes célèbres. Ce test pourrait être utilisé pour évaluer des patients avec troubles de mémoire plus sévères comme la maladie d Alzheimer. 14 La recherche, j y participe!

17 CARACTÉRISER LES PROFILS COGNITIFS DE PATIENTS ATTEINTS DE LA MALADIE D ALZHEIMER OU DE DÉMENCE À CORPS DE LEWY. Delphine Gandini Équipe de Sven Joubert JUGEMENTS SOCIAUX ET VIEILLISSEMENT Catherine Éthier-Majcher Équipe de Sven Joubert Déterminer si quelqu un est digne de confiance constitue une décision à la base de nos interactions sociales quotidiennes. Des études récentes ont montré que, chez les jeunes adultes, ce type de jugement fait sur un visage pouvait être effectué spontanément et rester stable dans le temps. Cependant, aucune étude n a cherché à savoir s il en était de même chez les adultes plus âgés. Le but du présent projet est d étudier les différences qui pourraient exister entre les jeunes adultes et les adultes plus âgés lorsqu on leur demande de reconnaître des expressions faciales (peur, tristesse, colère, joie) ou d effectuer des jugements sociaux (juger si quelqu un est digne de confiance) à partir d un visage. À l heure actuelle, l un des enjeux majeurs des recherches sur le vieillissement consiste à mieux caractériser les profils cognitifs associés aux différentes démences dites neurodégénératives, c est-à-dire aux différentes maladies qui affectent le fonctionnement du cerveau de manière progressive. La démence entraîne généralement une détérioration chronique des fonctions intellectuelles assez grave pour nuire à la capacité à se livrer aux activités de la vie quotidienne. Les deux formes de démence les plus répandues sont la maladie d Alzheimer (MA) et la démence à corps de Lewy (DCL), survenant toutes deux majoritairement après 65 ans. Un corps grandissant de la littérature démontre que le traitement de l information de nature visuelle (images, objets) est également affecté chez ces patients. Ces troubles qui affectent le traitement visuel se manifestent quotidiennement dans des tâches variées. L une d elles, constituant l objet d étude central de ce projet de recherche, est le traitement des visages. Son étude est importante, car la reconnaissance des visages constitue un puissant vecteur des interactions sociales. En effet, nous adaptons notre comportement selon que nous connaissons ou non la personne avec laquelle nous interagissons, ou bien encore selon que cette personne soit gaie ou triste. Un trouble de cette capacité peut donc avoir des répercussions majeures sur le fonctionnement au quotidien des personnes qui en souffrent. Ainsi, ce projet de recherche vise à déterminer dans quelle mesure les troubles visuels observés chez des populations MA et des populations DCL ont un effet sur le traitement des visages. En particulier, nous cherchons à savoir quels indices du visage (yeux, nez, bouche) sont utilisés par les patients déments pour reconnaître des visages. D un point de vue clinique, une meilleure connaissance des capacités et déficits des patients MA et DCL dans ce type de tâche permettra à terme de construire de nouveaux outils à visée diagnostique et d adapter la prise en charge de ces patients à la nature précise de leurs déficits. Bulletin d information

18 LE CERVEAU ET LA DOULEUR Pierre Rainville Le laboratoire de Pierre Rainville, Ph.D., s intéresse aux mécanismes neurologiques et psychologiques de la douleur chez l humain dans une perspective d intégration corps-esprit. Ces recherches examinent les mécanismes impliqués dans l augmentation de la douleur par différents facteurs psychologiques (p. ex. : anxiété) et/ou la diminution de la douleur par différentes interventions non pharmacologiques (hypnose, placebo, etc.). Les champs d intérêt incluent également la représentation mentale et cérébrale de la douleur (mémoire, communication, empathie, etc.), les interactions entre le cerveau et la moelle épinière impliquées dans la régulation de la douleur, et les facteurs psychologiques qui contribuent à la douleur persistante. Les membres de ce laboratoire ont étudié, entre autres, l effet de la méditation zen, de l hypnose, de la fatigue mentale et des émotions positives et négatives sur la douleur. Une étude en cours cherche également à comprendre les changements dans les mécanismes de contrôle de la douleur qui surviennent avec l âge dans le but d améliorer la gestion de la douleur chez nos aînés. LA SANTÉ CARDIOVASCULAIRE ET LA SANTÉ CÉRÉBRALE Claudine Gauthier, Équipe de Rick Hodge Notre étude explore le lien entre la santé cardiovasculaire et la santé cérébrale dans le vieillissement normal. Les résultats préliminaires montrent que le vieillissement et un mode de vie sédentaire sont associés au durcissement des artères, au niveau de l aorte (donc dès la sortie du coeur) et du cerveau. De plus, nous observons une réduction de la quantité de sang qui monte au cerveau et du métabolisme au repos dans tout le cerveau chez les personnes âgées. Le durcissement des artères dans les zones du cerveau utilisées lors de tâches cognitives affectées par le vieillissement semble être lié plus étroitement à la santé cardiovasculaire générale (santé au niveau des artères du coeur et la capacité à fournir un effort physique). Ceci tend à montrer que ces zones du cerveau pourraient être plus sensibles et donc plus affectées par le vieillissement et le mode de vie. 16 La recherche, j y participe!

19 AXE 2 : PROMOTION DE LA SANTÉ, SOINS ET INTERVENTION - FACTEURS DE RISQUE ET HABITUDES DE VIE - SYNDROMES ET SERVICES GÉRONTO-GÉRIATRIQUES - RÉADAPTATION ET ENVIRONNEMENT L IMPACT DU VIEILLISSEMENT SUR LES ACTIVITÉS DE LA VIE QUOTIDIENNE Nathalie Bier Nathalie Bier, ergothérapeute, est une nouvelle chercheuse au CRIUGM et professeure adjointe à l École de réadaptation de l Université de Montréal. Elle s intéresse à l impact du vieillissement sur les activités de la vie quotidienne. Plus spécifiquement, elle effectue actuellement un projet de recherche sur l agenda électronique et les téléphones intelligents dans la maladie d Alzheimer, afin de voir si ces aides techniques peuvent améliorer le fonctionnement des personnes dans leur quotidien. Elle s intéresse aussi à différentes méthodes pour favoriser les nouveaux apprentissages dans cette maladie ainsi qu à l évaluation des activités quotidiennes dans le vieillissement cognitif normal et pathologique. INFLUENCE DU MILIEU D ÉVALUATION (DOMICILE VS HÔPITAL) SUR LA RÉALISATION DE TÂCHES LIÉES À LA PRÉPARATION DE REPAS Véronique Provencher Équipe de Louise Demers Avant de retourner à domicile, les personnes âgées hospitalisées sont souvent évaluées pour connaître leur capacité à réaliser certaines tâches de la vie de tous les jours (ex.: préparer un déjeuner). Cette évaluation, qui est généralement faite à l hôpital, aide à identifier les services nécessaires, une fois à la maison. Cependant, vous est-il déjà arrivé de devoir préparer un repas dans une cuisine que vous ne connaissez pas? Ne trouvez-vous pas qu il est plus difficile de se rappeler comment fonctionne la cuisinière, où se trouve le matériel, tout en vous assurant que la cuisson de vos aliments est adéquate? Notre projet cherche donc à savoir jusqu à quel point il est plus facile de préparer un déjeuner lorsqu on est à la maison plutôt qu à l hôpital. On tente également de connaître ce qui peut expliquer les difficultés plus marquées à réaliser cette tâche dans un environnement qui nous est moins familier. Nous espérons que cette étude aidera ultimement à s assurer que les services offerts aux personnes âgées au congé de l hôpital correspondent à leurs besoins réels à domicile. Bulletin d information

20 FAISONS AVANCER LA RECHERCHE EN SANTÉ DES FEMMES Muriel Jadin Équipe de Chantale Dumoulin LE CERVEAU ET LA VESSIE : PLUS LIÉS QU IL N Y PARAÎT! France Laprés, Équipe de Cara Tannenbaum L action d uriner se déclenche par la libération volontaire par le cerveau d une molécule, nommée l acétylcholine, qui permet à la vessie de se contracter et de se vider en temps opportun. Quand le système se détraque, l acétylcholine est libérée de façon involontaire ce qui entraîne des symptômes comme des envies soudaines et irrépressibles d uriner et même des fuites urinaires. L incontinence urinaire (fuites d urine) touche une femme sur deux après 60 ans et constitue un problème de santé dont les causes précises demeurent méconnues. Pour remédier à cette situation, le laboratoire Incontinence et vieillissement s est équipé d instruments de mesure à la fine pointe de la technologie. À l ordre du jour : mieux comprendre l incontinence urinaire, la prévenir, la traiter, et déterminer quelles sont les femmes susceptibles de tirer profit de la rééducation des muscles du plancher pelvien. Grâce au recrutement de plus de 300 participantes, le laboratoire a pu étudier plus spécifiquement les liens existant entre l incontinence urinaire et l activité dans le cerveau, entre l incontinence et l équilibre et entre l incontinence et la réalisation d exercices physiques précis. L intérêt de mener une recherche sur le lien entre cerveau et vessie s explique par le fait que l acétylcholine est également impliquée dans la mémoire. L incontinence urinaire et la mémoire : même combat? C est ce que l étude Le cerveau et la vessie tente d élucider. 18 La recherche, j y participe!

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