Trouble de l usage avec ou sans substances Dépendance

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1 Option psychologie clinique Mme Amélie Dentz Trouble de l usage avec ou sans substances Dépendance On en parle pour tout trouble de l usage avec ou sans abus de substances. Elle n est pas liée à la quantité de substance consommée. Type de relation -incapacité de réduire sa consommation -une obligation comportementale Les signes de la dépendance : Une quantité et/ou durée de la prise plus importante que prévue, Incapacité de contrôler Augmentation du temps passé à se procurer, utiliser ou récupérer des effets. Conséquence sur activités (sociales, professionnelles, loisirs) réduites. Poursuite de l utilisation malgré un problème physiologique, physique. Les signes de tolérances et de sevrage sont des critères de dépendance. Tolérance : augmentation de la quantité nécessaire pour obtenir le même effet ou effet réduit si on garde la même dose. Des signes de sevrage : lors d un sevrage complet ou partiel -consommer pour éviter les symptômes de sevrage. Ex : jeu pathologique, nervosité et impulsions. Ex : alcool. Tremblements, anxiété, agitation, dépression nerveuse, nausées, malaise. Entre 6 à 48 heures après un sevrage Se dissipe entre 2 à 5 jours. Complications : crise toxico-chimiques Crises : contorsion au niveau des mouvements DSM-V Réalisé à partir de entretiens. Association A.P. Trouble de l usage avec ou sans substance (Substance Use Disorder). Remplace le terme de dépendance ou d addiction. Critère important de «craving» : désir impétueux de consommer. Début intégration trouble de l usage sans substance Dans le futur, une même catégorie pour les troubles liés aux substances et sans substance. Quels sont les troubles classés dans le DSMV? Substance-related Substance-Related Disorders Alcohol-Related Disorders Cafeine-Related Disorders

2 Cannabis-RD Particular marijuana Hallucinogen-RD Inhalant : troubles liés à l utilisation des solvants volatiles EX. hydrocarbures comme le toluène ou l essence Opioid Related Disorders Dérivé de l opium (morphine, codéine) Sedative, Hypnotic or Anxiolytiques TobacoRD Other SRD Non substance RD comme le gambling (jeu pathologique) 4 catégories Dépresseurs : alcool, sédatif, hypnotique, solvant volatile Stimulant : nicotine, cocaïne, amphétamine, ecstasy Opicide : morphine, héroïne Hallucinogène : LSD Par rapport au DSM IV : Début d une classification des troubles de l usage sans substance : Seulement le jeu pathologique Pas assez de recherche pour Internet, jeu vidéo, sexe, travail, achat compulsif 11 critères du DSM-V : Il faut que cela ait lieu durant 12 mois continu. Trouble de l usage Altération significative du fonctionnement Souffrance significative 1. La substance objet de l usage est souvent prise en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévu. 2. Il existe un désir persistant ou des efforts infructueux pour dominer ou contrôler l utilisation de cette substance. 3. Beaucoup de temps est passé à des activités nécessaires pour obtenir la substance, utiliser la substance objet de l usage ou récupérer de ses effets. 4. Il existe une envie intense de consommer la substance. 5. Utilisation répétée de la substance objet de l usage, incapacité de remplir des obligations majeures, au travail, à l école, ou à la maison. 6. Utilisation de la substance malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux, persistants ou récurrents causés ou exacerbés par les effets de la substance. 7. Abandon des activités importantes. 8. Consommation dans des situations dangereuses. 9. On continue à consommer même si l on sait que l on a un problème psychologique ou physique important causé ou exacerbé par la substance. 10. Il existe une tolérance définie par l un des symptômes suivants :

3 - Besoin de quantités notablement plus fortes de la substance pour obtenir une intoxication ou l effet désiré. - Effet notablement diminué en cas d utilisation continue d une même quantité de la substance 11. Il existe un sevrage caractérisé par l une ou l autre des manifestations suivantes : -syndrome de sevrage caractérisé à la substance -la substance (ou une substance proche) est prise pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage Résultats 7/11 : trouble sévère A partir de 5/11 : trouble modéré 2/11 trouble léger Rémission Rémission précoce : pas de critères depuis au moins trois mois, mais moins de 12 mois. Rémission prolongée (pas de critère depuis au moins 12 mois, sauf le critère craving. A préciser : l accès à la substance objet de l usage limité par l environnement (par exemple séjour à l hôpital) Ou traitement de substitution ex : patch. Autre classification CIM 10 Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes. OMS Troubles mentaux classés F (F10-F19) : Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psycho-actives Polyconsommation Choix des substances Dans l alcool : incapable de réduire la prise, oppression, tolérance, perte de contrôle, incapable de réduire la consommation Dans la CIM 10 : troubles mentaux et du comportement liés à l utilisation de substances psychoactives Troubles variés Tous liés à l utilisation d une ou de plusieurs substances psychoactives prescrites ou non par un médecin) Troubles liés à l utilisation de substances multiples Le troisième caractère : la substance ex. F12 cannabis Le quatrième caractère : les tableaux cliniques Diagnostic : Informations fournies par le sujet (analyse de sang, d urine) Des symptômes physiques et psychologiques Les signes et comportements cliniques Les drogues trouvées chez le patient Les renseignements de tierce personne

4 Tout cela ensemble permet d établir un diagnostic. Une intoxication Des conséquences nocives Une dépendance D autres troubles Intoxication aigüe : Des perturbations Conscience Cognitive Perceptive Affect Comportement Dissipe avec le temps Complications possibles. Ex : les convulsions. Utilisation nocive pour la santé Fatigue chronique, dépression, hépatite, abus d une substance psychoactive Syndromes de dépendance : Comportementaux Cognitifs Physiologiques Une consommation répétée Un désir puissant de prise Une difficulté à contrôler Poursuite de la consommation malgré des conséquences Troubles psychotiques liés à la prise de substance : -phénomène psychotiques survenant durant ou immédiatement après la consommation d une substance -hallucinations -une distorsion des perceptions -idées délirantes -perturbations psychomotrices (agitation ou stupeur) -affect anormaux Syndrome amnésique Troubles chroniques de la mémoire (faits récents et anciens) Perturbations de la perception du temps et de la chronologie des événements (Fini pour la CIM10) Eléments communs aux troubles de l usage Notion de plaisir et de récompense

5 Apprentissage Conditionnement Le circuit de la récompense Connections nerveuses : groupes de neurones Zones de cerveau communiquent (aire segmentale ventrale, et noyau accumbens) le messager chimique est le neurotransmetteur dopamine. Communication entre neurones. Libération de la dopamine au niveau des synapses. Ex : la cocaïne, augmentation de la dopamine au niveau du noyau accumbens (motivation et renforcement du comportement) Le noyau accumbens, est un ensemble de neurones situés à l'intérieur de la zone corticale prosencéphale. Il semble qu'il joue un rôle important dans le système de récompense, le rire, le plaisir, l'assuétude (accoutumance, dépendance ("addiction")), la peur et l'effet placebo. Motivation Le trouble de l usage active les systèmes motivationnels du cerveau normalement activé pour des besoins primaires : manger, boire, activité sexuelle. L objet de l usage, stimuli associés, devient biologiquement nécessaire. Répétition de l exposition, association est renforcée et génère une réponse comportementale neurochimique de plus en plus forte. Plus on en reprend, plus on a besoin d alcool. Apprentissage contexte Apprentissage associatif (personnage ou environnement associé à l objet de l usage), désir impérieux après une période d abstinence. C est pourquoi des personnes sevrées peuvent rechuter selon le contexte. Résumé : Le système de récompense va générer un apprentissage par association et comme le comportement entraîne une conséquence positive, on a envie de le répéter. Ex : un individu achète un gâteau, qu il apprécie. Cela active son système de récompense, Par apprentissage, on garde en mémoire la conséquence positive du comportement qu il reproduira. Agit sur les processus motivationnels. Commun aux troubles de l usage Forte comorbidités : cooccurrence (En psychiatrie, la comorbidité est la présence simultanée de plusieurs diagnostics. Elle n'implique pas nécessairement la présence de multiples maladies, mais l'impossibilité d'émettre un seul diagnostic.) -50% trouble mental trouble de l usage On a 4,5 fois de risque plus élevé d avoir un trouble de l usage si l on a déjà trouble mental. Comorbidité entre troubles de l usage : Troubles alimentaires Jeu pathologique

6 Trouble des conduites Dépression Anxiété trouble du déficit de l attention avec ou sans hyperactivité POURQUOI? Cela implique des zones similaires dans le cerveau. Trouble de l usage car trouble mental comme la dépression. Mais le trouble de l usage peut accélérer la survenue d un trouble mental (ex : cocaïne donc symptôme psychotique) Le sevrage peut également entraîner des modifications d humeur, qui conduisent à la dépression. Egalement commun aux troubles de l usage : Altération cognitive (inhibition, mémoire, prise de décision, anticipation, planification, raisonnement) OMS (2004) Facteurs de risque Environnementaux, facilité de se procurer la substance, pauvreté, changement sociaux, influence de la culture des pairs, normes et attitudes culturelles, politiques Facteurs individuels Prédisposition génétique possible, maltraitance pendant l enfance, troubles de la personnalité, personnalité dépendante, structure familiale perturbée, mauvais résultats scolaires, exclusion sociale, dépression et comportement suicidaire Difficulté d inhibition, impulsivité, faible tolérance au stress, faible estime de soi, isolement, inactivité Traits de personnalité : Recherche de sensation, nouveauté, forte impulsivité, décision rapide, manque de planification, anticipation, névrosisme (=Prédisposition d'un individu à ressentir des émotions négatives. Une personne ayant un névrosisme important est facilement encline à la colère, à l anxiété ou encore à la dépression. ), introversion, alexithymie (difficulté pour communiquer verbalement les émotions et discours répétitif) recoder, exprimer des émotions, hostilité, trouble du comportement, attention, persistance persévérance ou comportement en dépit de la frustration ou fatigue. Hérédité La cocaïne ou stimulants (70%), alcool ou tabac (60%, hallucinogènes (40% d hérédité) La part génétique est associée à des sous-groupes : Age de début précoce avant 20 ans Sévérité Une tolérance initiale à l alcool Des traits psychopathiques associés Recherche de sensation : besoin nouveauté, se lasse vite Dans ce cas, héritabilité estimée à 88%. L environnement peut favoriser ou réprimer une vulnérabilité génétique.

7 Les règles morales et religieuses familiales Un climat familial Facteur de protection : Famille, définition de règle claire, support familial, expression des émotions, cohésion familiale, adaptabilité Facteur protecteur OMS : environnement (situation économique, maîtrise des situations, soutien social, intégration sociale, événements positifs de la vie) Facteurs protecteurs individuels (surmonter les difficulté, efficacité personnelle, perception des risques, optimisme, comportements favorables à la santé, résister à la pression sociale) Rapport de l OMS substance abuse publications neuroscience. Cours du 23/09/2014 Trouble de l usage : la semaine dernière, nous avions étudié cela avec deux manuels (DSM5 et CIM10) Substances psychoactives Notion d évitement (on en consomme pour s empêcher de penser à quelque chose de désagréable. Cela peut être lié aux rapports sociaux (on se sent désinhibé). On va trouver une perturbation du fonctionnement cérébral. Circuit de la récompense. IMPACTS : L abus va avoir un impact sur la perception (visuelle ou auditive). Au niveau cognitif, aura un impact sur la mémoire (difficulté à retenir de nouvelles informations) Aura aussi un impact sur l émotion. Aussi sur la motivation (on a envie de consommer la substance, on est motivé pour cela, et on se démotive pour d autres activités). On a des données différentes selon les pays. Les comparaisons sont difficiles, les critères sont différents. Les résultats sont difficiles à comparer, les questions posées dans les études sont différentes). Le moyen pour comparer, va être de s appuyer sur les données de l OMS : même méthodologie Pays les plus consommateurs en matière de substances psychoactives : Ukraine (6,5%) Etats-Unis (4%) Pays-Bas (3%) France 12 ème position (0,7%)

8 La consommation peut-elle varier selon le sexe? Oui. Risque est plus bas chez la femme, mais tend d être moins important pour la tranche ans. Là, la consommation commence à se rapprocher entre hommes et femmes, surtout en Europe, Japon et Chine pour l alcool. Dans une moindre mesure pour le Cannabis. Augmentation du nombre de consultations pour troubles de l usage. Polyconsommation : étude de cas Livre psychopathologie des addictions : 12 cas cliniques. Addictions et dépression : le double diagnostic. Cas de Melle S. Il faut savoir répertorier le motif de la consultation, les troubles mentaux associés, la consommation, le motif de la consommation, le facteur risque (famille ou social, travail ) Description clinique : exemple : tremblements, se gratte etc Motif consultation : symptômes de sevrage, dépression. Sa demande concerne un sevrage héroïne et alcool Troubles mentaux associés : dépression réactionnaire, suite à échec du CAP, départ du conjoint, décès de la mère Consommation : commence tôt, dès 14 ans, tabac, alcool, cannabis, médication (héroïne à 25 ans) un paquet de cigarette par jour, alcool parfois, cannabis début de soirée ou matin, médicament (accès facile) Motif consommation : Pour diminuer les émotions négatives qu elle ressent. Envie irrésistible de consommer, aussi pour s évader, se relaxer, pour dormir (médicament), pour éviter des pensées négatives, combattre l anxiété et augmenter l estime de soi. Facteur risque : famille environnement familial «insécure», antécédents alcooliques, problème de communication, violence, grands-parents et parents se battent. Facteur risque social, travail, célibataire, frère distant, a quand même une amie, échec scolaire avant CAP, travail précaire (petits boulots, AAH, est sous curatelle) Description clinique : signe de dépression, visage figé, dos courbe, mains crispées, tremblement, peut-être lié au sevrage. BILAN : début de consommation festive mais vulnérabilité individuelle. Fonctionnement intellectuel dans la moyenne. Attention, peut-être idées suicidaires. Entretien avec la patiente : Anamnèse Information santé : quel est le produit consommé? Evaluation questionnaire, évaluation intellectuel, projectif. Attention, certains patients mentent.

9 Données de l HAS et OFDT importantes pour faire des études Qu est-ce que la polyconsommation? Def : Au moins deux substances de façon simultanée ou rapprochée, pour au moins l une de ces substances, la conduite doit être d un usage nocif ou de dépendance. Association à des troubles de l usage sans substance possible. Usage concomitant : c est consommer plusieurs produits à une même occasion. (On boit de la bière et on fume). N inclut pas la dépendance. En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l'état de santé d'une population à un instant donné. Pour une affection donnée. Prévalence de la polyconsommation : 15% de la population des ans. Polyconsommation prévalence (en France) ans (11%) ans (9%) 65 ans (5%) En France, on consomme le plus souvent ensemble l alcool et le tabac pour un usage concomitant. (5,9%) Ensuite, c est le tabac et le cannabis (1,6%). La tranche d âge la plus touchée c est les ans (11,6%) Troisième, encore plus rare, c est l alcool et cannabis (0,1%) Tabac, alcool, cannabis (0,7%) Polyconsommation incluant le cannabis est très rare au-delà de 34 ans. Le cannabis est plus lié à l ecstasy (51%). En France : Association chez les femmes de l alcool/tabac est en légère diminution, alors que le tabac/cannabis est en augmentation. Association chez les hommes de l alcool-tabac et alcool/tabac/cannabis augmente, alors que le tabac/cannabis baisse. Adolescents : facteur risque Absentéisme scolaire. On préconise dans ce cas des thérapies familiales pour l aider à s en sortir. Il faut aller chercher les implications sociales et les comorbidités connues et en rechercher d autres. Entretien

10 Recommandations : ne jamais refuser la prise en charge de l usage problématique d une seule SPA (substance psychoactive). Interventions privilégiées : de type pluridisciplinaire interventions psychologiques, psychiatrie, psychothérapiques, socio-éducatif, association entraide ou groupe de parole Cas sévère : traitements résidentiels sur plusieurs mois (hospitalisation). Population sensible : -femmes enceintes, prendre en charge la femme dès le début de la grossesse, après le départ de la maternité, projet de soin pour la femme et l enfant. -Egalement les personnes âgées. Compliqué car c est tabou. Il peut y avoir des troubles associés, comme la dépression, l isolement, la vie en institution, perte des liens familiaux, les médicaments. -Egalement les sportifs (produits dopants ) -Population carcérale Exemple de questionnaire que l on peut utiliser questionnaire ADOSPA Usage nocif de substances psychoactives chez l adolescent. Auto-questionnaire, rapide (1mn), réponse par oui ou non, score supérieur ou égal à 2 = risque modéré, 3 ou plus = risque élevé. Exemples de questions : «Êtes-vous déjà monté(e) dans un véhicule (auto, moto, scooter) conduit par quelqu un (vous y compris) qui avait bu ou qui était défoncé(e)?» «Utilisez-vous de l alcool ou d autres drogues pour vous détendre, vous sentir mieux ou tenir le coup?» «Avez-vous oublié des choses que vous deviez faire (ou fait des choses que vous n auriez pas faites) quand vous utilisez de l alcool ou d autres drogues?» «Consommez-vous de l alcool et d autres drogues quand vous êtes seul(e)?» «Avez-vous déjà eu des problèmes en consommant de l alcool ou d autres drogues?» «Vos amis ou votre famille vous ont-ils déjà dit que vous deviez réduire votre consommation de boissons alcoolisées ou d autres drogues? Cours du 30/09/2014 Que se passe-t-il quand on boit? Quelle est la consommation à risque? PLAN du cours : Facteurs de risque Décès Fonction cognitive Ivresse Binge Drinking ALCOOL

11 Population sensible DSMV Deux questionnaires Traitements Molécule chimique : éthanol (alcool éthylique est un psychotrope) Un psychotrope est une substance qui agit principalement sur l'état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux, sans préjuger de sa capacité à induire des phénomènes de dépendance, ni de son éventuelle toxicité 1. En altérant de la sorte les fonctions du cerveau, un psychotrope induit des modifications de la perception, des sensations, de l'humeur, de la conscience (états modifiés de conscience) ou d'autres fonctions psychologiques et comportementales. L alcool pénètre d abord dans la muqueuse buccale, œsophage, intestin et intestin grêle. Il passe directement dans le sang et il est éliminé à 95% par le foie, et dans l urine à 5%. Qu est-ce qui accélère le passage dans le sang? La chaleur, le gaz carbonique, le sucre, la vitesse d absorption, (cf. «eating is cheating»), à jeun, l alcool circule plus vite dans le sang, les facteurs individuels (maladies, fatigue, poids et masse graisseuse et musculaire). Consommation à risque 2 verres par jour en moyenne chez les femmes et 3 verres pour les hommes. 21 verres/ semaines pour les hommes et 14 verres par semaine pour les femmes ou bien une fois 4 verres. 3 types d usagers : Expérimentateurs (déjà essayé) Usagers réguliers (3 verres par semaine.) Usagers quotidiens Equivalences en verre : Un verre standard Une chope de bière à 5) (25cl) = une coupe de champagne à 12 (10cl) = un verre de vin à 12 (cl) = un verre de whisky à 40 (13cl) Mais le verre est plus important à la maison, chez des amis qu au restaurant. Où la personne a-t-elle consommé? Précision pour les cocktails ou le whisky, le goût est dilué mais pas l alcool. Les bières n ont pas le même taux d alcool. Certaines sont à 2 ou 3 et d autres jusqu à 65 Calcul du taux d alcoolémie

12 Alcool pur ingéré (en gramme) / poids x coefficient de diffusion Coefficient de diffusion est à 0,7 pour un homme et 0,6 pour une femme. En fonction de cela, on détermine le taux d alcoolémie (de 0,1 à max 5g.) 5g = coma et mort Une bouteille de vin qui contient 72 g d alcool pour une femme de 50 kg, bu en deux heures, cela donne 2,25 g/litre dans le sang. Il lui faudra 11 heures pour revenir à 0,5 g/l et 15 heures pour avoir évacué tout l alcool. Idées reçues sur le taux d alcoolémie. Le café ou la douche froide. Le seul moyen, c est d attendre l évacuation. Pourquoi boit-on? - Pour se relaxer, pour apaiser une tension, le stress quotidien, pour se désinhiber dans une soirée, cela a un effet sur la souffrance psychologique et éprouver un sentiment de toute puissance. - Dans le cas de douleurs chroniques, (fibromyalgie, arthrose ) - Pour des notions de plaisir, prise de risque, recherche de sensations et transgresser des interdits. En France, c est la substance la plus consommée en France en matière de substance psychoactive. Il y a 6,4 millions d usagers quotidiens. Avant, il existait une forte consommation de vin de table et légère baisse de la bière. Toujours autant de consommation pour les spiritueux. 5 ème pays européen en terme de consommation. Parmi les facteurs à risque : Les jeunes actifs ont tendance à consommer davantage que les étudiants. Le chômage Les ans, épisode dépressif majeur peut être un facteur de précipitation. Tentative de suicide et personne bipolaires (oscillation entre différents états : dépression et maniaque) Chez les ans, côté anxiolytiques de l alcool. Phobie, trouble panique. Suicide : 10-15% des suicides sont pratiqués sous alcool. Isolement social, et troubles mentaux associés (dépression) Personnalité antisociale (mépris, transgression) Personnalité antisociale : elle a des comportements qui enfreignent la loi, elle trompe autrui de manière intentionnelle, avec de la manipulation, une préoccupation pour autrui est réduite. Trouble des conduites ou un TOP (trouble oppositionnel et provocation) avant 15 ans. On peut poser ce diagnostic chez les adultes. Manque d empathie, difficulté de se mettre à la place d autrui, difficulté à être responsable, et beaucoup d impulsivité et beaucoup de recherche de sensations.

13 Répartition de la consommation d alcool dépend de beaucoup de facteurs. Chez les jeunes, plus de consommation dans les pays de la Loire, par exemple. Si la variable est ivresse répétée : très important en Bretagne. La prévalence (pourcentage maladie) 10% usage problématique 15% hommes vs 5% pour les femmes et 4-5 % alcoolo-dépendants Hospitalisation en 2007 : séjours Décès : sur l ensemble des décès en France, 7 % sont liés à l alcool, 3 ème position en terme de mortalité, complications/an et 30% décès accident de la route ( )- 0,20g/l -travail (10-20%) -Accidents domestiques (20%) Délits et violences Délits et crimes : 40% Violences conjugales : 30% Complications possibles Cancers, cirrhose du foie et psychose alcoolique (3000 décès par an) Décès selon l âge et le sexe 1 personne sur deux va décéder avant 65 ans pour les alcooliques importants Diminue l espérance de vie de 10 à 15 ans, surtout chez l homme. Fonctionnement cognitif : 50 % des alcooliques vont avoir des troubles (mémoire, raisonnement, planification ) Cela peut s aggraver (syndrome de Wernicke et de Korsakoff), liés à une carence en thiamine (vitamines B1) Syndrome de Wernicke : trouble oculaire, trouble cognitif, altération de la conscience, trouble moteur (titube, a du mal à marcher) Syndrome Korsakoff est un syndrome plus grave -L'amnésie antérograde est un trouble de la mémoire caractérisé par l'incapacité à se rappeler d'événements qui suivent le début de l'amnésie. L'amnésie antérograde se distingue de l'amnésie rétrograde, qui désigne l'incapacité à se rappeler des événements survenus avant le début de l'amnésie), - Désorientation spatio-temporelle (quel jour on est, où l on est), - parfois délire, parfois coma Ivresse : (video sur binge drinking et ivresse) Première ivresse : 14,9 ans chez les hommes 15,3 chez les femmes Au moins une fois dans leur vie pour les gens en général: 59,8%, environ 17 ans.

14 15 minutes entre le moment où l on boit et celui on l on mesure les effets. Binge drinking : consommer beaucoup d alcool en peu de temps. Faire cela régulièrement a des effets neurologiques. Phase de l ivresse : désinhibition, vomissement, endormissement progressif et phase de coma. Si coma position latérale de sécurité, afin qu elle ne ravale pas le vomis. Ivresse devient problématique quand elle se répète (10 ivresses/an). Cela concerne plus les hommes. Qu est-ce que l ivresse exactement? 3 phases : 1. Phase de l excitation, fonctionnement intellectuel renforcé, bien-être psychologique, on se sent désinhibé (ex : logorrhée, on parle beaucoup) Ensuite, changement d humeur, irritabilité 2. Phase de l ébriété troubles moteurs (maladresse), on devient obsessionnel, on a des difficultés d élocution, incohérence, instabilité émotionnelle on rit puis on pleure. 3. Parfois : paralysie, anesthésie, coma (différente intensité possible) Ivresse à risque si l on commence tôt, beaucoup d ivresses conduisent aussi à la dépendance. Être à jeun. Troubles organiques et mentaux accentuent encore les risques, froid ou chaleur (hydratation). Quand on est en sevrage, quand on est polyconsommateur ou lorsque l on prend des médicaments. Cours du 06/10/2014 Petit rappel avec questions sur le cours précédent : Consommation à risque : 2 verres pour les femmes et 3 verres pour les hommes Calcul du taux d alcoolémie? Pourquoi boit-on? Décès? Syndrome de Wernicke Syndrome de Korsakoff 3 phases de l ivresse? BINGE DRINKING C est le fait de consommer beaucoup d alcool en peu de temps. Ce n est pas un trouble mental, pas un diagnostic, c est un phénomène de société. Elle n est pas de l alcoolo-dépendance. Car elle peut se suivre d une période d abstinence. Critères : 5 consos rapides pour un homme et 4 pour une femme. En une fois : au moins 0,80g en deux heures, plus de trois fois sur les deux dernières semaines. Cela peut avoir des effets neurologiques importants si l on fait cela pendant plusieurs années, même si pas de dépendance. Seuil de risque? On n a pas assez d études. C est pourquoi il est conseillé aux femmes enceintes la tolérance et la recommandation alcool : 0.

15 Alcool chez les personnes âgées : Facile d accès. C est ce qui est le plus consommé par les aînés avec les benzodiazépines (anesthésiants). C est compliqué car c est tabou, caché. Paradoxe entre image de la sagesse, expérience, dignité et alcool. Elles en ont honte et ne vont pas demander de l aide. Personne âgée tolère moins l alcool, parfois elle a moins de tissu adipeux et moins de masse musculaire. Donc le taux d alcoolémie est plus élevé, l élimination est plus lente (foie, reins fonctionnent moins bien, donc mettent plus de temps à éliminer) Ils tolèrent moins car la maladie, les troubles du sommeil font qu ils sont moins tolérants à l alcool, et également l alimentation et les médicaments. Vin, bières : hausse de consommateurs réguliers et les dépendants sont en hausse chez les plus de 60 ans. Consommation à risque : Plus de 65 ans : 1 à 2 verres par jour pour les hommes et les femmes (21 verres/semaine), pas plus de 3 verres en une seule occasion, ans moins d un ou zéro verre. Pourquoi boivent-elles? Dernier plaisir, désir de mort inconscient (conduite presque suicidaire avec l alcool), si l alcool est présent depuis longtemps, que faire? Changement des habitudes quotidiennes. Le deuil, la solitude, l isolement : difficulté à le gérer, donc on boit. Ce qui est difficile, c est qu elles ne vont pas demander de l aide. Elles viennent consulter, mais pour d autres raisons (chute, malaise, trouble de l humeur, conscience?) Ou bien pour intoxication. On en doute car les conséquences sont faibles : pas de travail, peu de famille, les quantités sont faibles, les critères de dépendance sont non-présents. Critères du DSM-5 : Alcohol Intoxication : Chez les ans survenue de l intoxication arrive au moins par an. 44% en fin d étude, 70% au lycée. Cela induit des changements comportementaux et psychologiques (humeur ) Difficulté motrice, d élocution, nausée, maux de tête, mouvements involontaires Au niveau cognitif : difficultés à se concentrer, trouble de la mémoire, perte de conscience, distorsion du jugement, comportement sexuel à risque, changement d humeur, comas. Traitement en urgence, ils viennent car ils viennent d avoir un accident ou un trouble chronique. Alcohol Withdrawal (sevrage) Syndrome de sevrage chez 50% des dépendants

16 Présence de délire associé ou non? Delirium Symptômes mineurs de 6 à 12 heures après la prise d alcool. Etat de stupeur, anxiété, agitation et vomissement. Ce sont les premiers symptômes qui apparaissent. Craving. On peut également avoir des maux de tête, de la sueur, des palpitations, de l anorexie de la dépression, du craving (désir impérieux de consommer). C est ce désir qui est très important dans le sevrage. Il faut avoir au moins 2 symptômes : Répercussion : souffrance, sociale, professions, loisir : Arrêt de l alcool, mais par d autres troubles mentaux ou autres substances. Delirium associé, s il y a hallucination (c est un cas sur 20), elles apparaissent 24 à 48 heures après la consommation d alcool, et delirium tremens (48 à 72 heures) Si on arrête soudainement, le syndrome de sevrage peut mal se passer, si l on réduit la consommation trop rapidement, si l on ne mange pas assez, si l on a un traumatisme crânien, une maladie, infection. Des patients viennent pour autre chose, ils sont hospitalisés et souffrent d un symptôme de sevrage. Donc il faut gérer le symptôme de sevrage Alcohol-Induced Persisting Dementia On boit régulièrement pendant une longue période et la prise d alcool va perturber le fonctionnement cognitif (planification, pensée, jugement). On retrouve les deux syndromes Wernicke-Korsakoff. C est difficile de déterminer si c est dû à l alcool. Difficile d apprendre de nouvelles informations, confusion mentale, problème de langage et apraxie, (incapacité à effectuer un mouvement, on ne sait plus quel est le but d un mouvement (faire ses lacets)) On ne reconnaît plus un objet, on est désorienté, on souffre d agitation et de paranoïa, des troubles oculaires, changements d humeur et de personnalité, peur d être seul, ce qui est important, c est les troubles de la mémoire et tout ce qui y est attaché. Ce type de démence est lié à une carence en vitamine B1 (thiamine), fonctionnement cérébral, c est grave et cela peut se poursuivre plusieurs années Alcohol-Induced Persisting Amnestic Trouble important, qui concerne les plus de 40 ans, quand c est un alcoolisme prolongé. Trouble transitoire de la mémoire chez les plus de 50 ans. Demande des proches. Elles disent qu elles sont malades, mais elles ont du mal à ressentir de l émotion, elles sont détachées de ce trouble. On retrouve des changements de personnalité, de l apathie (indifférence à l envie, la motivation, l émotion), confabulation (Trouble de la mémoire se manifestant comme une fabulation dite «compensatrice» des lacunes amnésiques intéressant surtout le

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