Les épilepsies. Réalisé par: TASNIME CHERGUI

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2 Les épilepsies Réalisé par: TASNIME CHERGUI

3 PLAN I.Introduction /définition II.Epidemiologie III.Classification internationale des épilepsies IV.Mécanisme physiopathologique V.Examens complémentaires VI.Diagnostic différentiel VII.Prise en charge

4 I.Introduction-définition Crise épileptique: Manifestations cliniques d un dysfonctionnement cérébral lié a une décharge soudaine et hyper synchrone d un groupe de neurones cérébraux (hyperactivité) Épilepsie maladie: Affection chronique de causes diverses, caractérisées par la répétition spontanée de crises épileptiques.

5 Une crise d épilepsie peut être la symptôme d une agression cérébrale aigue. Elle ne constitue pas une maladie épileptique. L épilepsie maladie peut avoir un retentissement familial,social et professionnel prise en charge a plusieurs niveaux. Sa heurte encore aux croyances populaires.

6 Y a-t-il beaucoup d épileptique au MAROC???

7 II.EPIDEMIOLOGIE Affection neurologique la plus fréquente qui peut être invalidante. Incidence: en moyenne 50 n.c/ habitant/an. Prévalence=0.5-2% ( 1 épileptique pour 200hab). Taux plus élevé aux ages extrêmes de la vie:. avant 10 ans et après 60 ans. environ 50% des épilepsies débutent avant l age de 10 ans. Elle touche les personnes sans distinction d age, de sexe,de milieu social ou de race.

8 III.CLASSIFICATION INTERNATIONALE DES EPILEPSIES Basée sur deux paramètres:.sémiologie des crises (interrogatoire+++).étiologie

9 A.Semiologie de la crise EPILEPSIE GENERALISEE : décharge d emblée de l ensemble du cortex cérébrale. EPILEPSIE PARTIELLE: décharge focale d une partie du cortex cérébrale.

10 1.Epilespie généralisée: La sémiologie des crises ne renvoie pas à des structures anatomiques précises. Décharge neuronale concerne l ensemble du cortex cérébral. Les anomalies EEG sont:.bilatérales.symétriques.synchrone sur les 2 hémisphères.

11 2.EPILEPSIE PARTIELLE Crises ont un point de départ focal. Sémiologie peut renvoyer à une ou des structures anatomiques précises. On distingue: 1. Crises partielles simples: : se déroulent sans altération de conscience. 2. Crises partielles complexes: : comportent d emblée ou secondairement une altération de conscience. 3. Crises partielles simples ou complexes secondairement généralisées.

12 B.En fonction de l étiologie EPILEPSIE IDIOPATHIQUE EPILEPSIE SYMPTOMATIQUE EPILEPSIE CRYPTOGENIQUE PROBABLEMENT SYMPTOMATIQUE

13 sujet normal, sans lésions cérébrales, sans déficit neurologique ou intellectuel, sans ATCD significatifs. 2.epilepsie symptomatique: conséquences de lésions cérébrales variées, anciennes, cicatricielles ou évolutives. Type de crise en fonction de la région atteinte ( épilepsie temporale, frontale, pariétale ) 3.epilepsie cryptogénétique (probablement symptomatique): on suspecte des lésions cérébrales causales

14 IV.Mécanismes physiopathologiques Plusieurs facteurs interviennent dans les mécanismes des crises épileptiques. A.Mécanisme de la décharge épileptique: Trouble de l excitabilité neuronale: altération des courants ioniques membranaires responsables de la dépolarisation/repolarisation. Déséquilibre entre les mécanismes inhibiteurs et excitateurs à deux niveaux ( cellulaire et synaptique).

15 B.Facteurs génétiques: ATCD familiaux d épilepsie. Mode de transmission variable dominante au récessive. Gènes connus de certaines formes(épilepsies myocloniques). C.Facteurs acquis: toute agression cérébrale: traumatique,infectieuse,tumorale,systémiqu e,toxique.

16 EEG:+++ V.Examens complémentaires Indispensable au diagnostic positif EEG de routine: enregistre l activité électrique du cerveau au moyen d électrodes de surface sur le scalp, activité au repos, épreuve d hyperpnée, stimulation lumineuse intermittente(sli). Imagerie morphologique (TDM, IRM): pas nécessaire au diagnostic positif diagnostic étiologique +++ Imagerie fonctionnelle: dans le cadre du bilan préopératoire, pour localiser avec exactitude le foyer épileptogène.

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18 VI.Diagnostic différentiel Devant une crise généralisée tonico- clonique: lipothymie (Malaise bénin, de courte durée, avec sensation de perte de connaissance imminente, correspondant au premier degré de la syncope), syncope (Arrêt( ou ralentissement des battements du coeur avec perte de connaissance ), hypoglycémie, crises hystériques. Devant une crise partielle simple: Migraine accompagnée Devant une crise partielle complexe: Troubles psychiatriques, pathologie du sommeil,ictus amnésique(la manifestation pathologique (maladie) se définissant par une diminution ou une perte totale de la mémoire de survenue brutale.)

19 VII.Prise en charge Les premières mesures d'urgence : Si l'on est en présence d'une crise de convulsion, il faut s'assurer que la personne ne puisse pas se blesser par ses mouvements (on la protège) : on écarte les objets autour d'elle, et on peut poser un linge plié ou un coussin sous sa tête. Il faut tenter d'éloigner la personne de la "possible" source de son épilepsie. Une fois que la crise source de son épilepsie. Une fois que la crise est passée (elle dure rarement plus de quelques dizaines de secondes, même si ce temps paraît plus long), on s'approche de la victime pour lui poser des questions.

20 on contrôle sa respiration et on agit en conséquence : mise en position latérale de sécurité et alerte aux secours si elle respire (dans la plupart des cas), ou bien alerte puis réanimation cardio-pulmonaire si elle ne respire plus. En général, la personne va reprendre conscience après la crise convulsive, la conduite à tenir face à un malaise est de mettre la personne au repos, de l'interroger sur les circonstances de son malaise, notamment si c'est la première fois, si elle est sous

21 On demandera un avis médical auprès d'un médecin, par exemple en appelant les services d' aide médicale d'urgence en précisant tous les éléments constatés. Important : phase1:chute, muscles raides : ne rien mettre dans la bouche de la victime phase2: : convulsion : ne pas tenter de stopper les mouvements phase3:perte de conscience : lorsque la personne reprend

22 L'emploi d'un anticonvulsivant est recommandé dès la dixième minute de convulsions, par voie intraveineuse si possible, par voie anorectale sinon. L'état de mal convulsif, c'est-à-dire lorsque la crise se prolonge au-delà de 10 mn (ou lorsque trois crises se succèdent), nécessite un transfert en réanimation médicale (urgence médicale car le pronostic vital est en jeu). Un EEG en urgence ainsi qu'un bilan médical devront être effectués, sans retarder la mise en œuvre des méthodes de réanimation et le

23 Maintien d'une bonne fonction respiratoire : mise en place d'une canule de Guedel, ventilation au masque, aspiration des sécrétions bronchiques, intubation et ventilation mécanique au maximum. Surveillance cardio-vasculaire : scopage cardio-tensionnel avec surveillance du rythme cardiaque, de la pression artérielle, de la saturation sanguine en oxygène. Pose d'une voie veineuse pour équilibration hydro électrolytique et

24 En cas de mal convulsif, le traitement anticonvulsivant repose en première intention sur une benzodiazépine injectée par voie intraveineuse lentement sur 2 minutes (diazépam), et sur un anticonvulsivant d'action prolongée (phénytoïne, fosphénytoïne ou phénobarbital). En cas d'échec à 10 minutes, une deuxième injection est effectuée.

25 Traitements médicaux de l'épilepsie Quand la crise éclate, il y a rarement moyen de l'arrêter, il faut donc agir en prévention. Dans les années 1980 il existait seulement 4 médicaments ; aujourd'hui, une vingtaine de molécules antiépileptiques sont à disposition des médecins, toutes plus efficaces et avec moins d'effets secondaires sur la vigilance et la mémoire des patients. Aujourd'hui, 7 malades sur 10 ne sont suivis qu'avec un seul médicament, et peuvent mener une vie normale sans crises, moyennant cependant quelques précautions

26 Traitement chirurgical Les patients candidats à la chirurgie sont donc soumis à un bilan pré chirurgical complet mené par une équipe pluridisciplinaire. Il est composé d investigations à la fois neurologiques, électrocliniques et neuropsychologiques. Des données cruciales sont également recueillies en électrophysiologie (enregistrement EEG, SEEG) et lors d examens d imagerie cérébrale (IRM morphologique et fonctionnelle, étude du métabolisme ). Il s agit d apprécier le rapport bénéfice/risque de l'éventuel traitement chirurgical.

27 Traitement par stimulation Pour les autres, les crises entraînent une détresse psychologique générée par la peur qu'une crise advienne n'importe quand et n'importe où. Depuis quelques années, dans le cas de formes persistantes de la maladie il est possible d'envisager la pose d'un stimulateur sous clavicule, relié au nerf vague, dont la fonction sera d'envoyer des stimulations au cerveau. Le traitement par stimulation a l'avantage d'être une bonne alternative dans le cas où l'opération chirurgicale n'est pas envisageable.

28 Malgré le peu de recul, cette technique présente des résultats encourageants pour l'avenir de ces personnes. Certains effets secondaires peuvent se faire ressentir, notamment une contraction de la gorge pendant les périodes de stimulation, entraînant parfois une légère modification de la voix, et un essoufflement pendant les périodes d'effort (en particulier en altitude).

29 Traitement par la modification de l'alimentation Dans certains cas, surtout chez les enfants, la diète cétogène peut être essayée. La diète cétogène est un régime thérapeutique rigide et strictement calculé, prescrit par un neurologue pour traiter l épilepsie réfractaire chez les enfants. La diète est riche en lipides et très pauvre en protéines et glucides.

30 Merci pour votre attention

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