Généralités. Bactéries à développement intracellulaire obligatoire
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- Christine René
- il y a 9 ans
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1 Chlamydia
2 Généralités Bactéries à développement intracellulaire obligatoire = > Importance de l hypersensibilité retardée => Nécessité de cultures cellulaires pour les cultiver => Utilisation d antibiotiques à pénétration cellulaire Forment 1 inclusion intra-cytoplasmique caractéristique
3 Taxonomie 2 genres et 9 espèces - Genre Chlamydia: 3 espèces - 1 seule rencontrée chez l Homme: C. trachomatis principal agent bactérien responsable d IST en France 2 biovars Trachoma 14 sérovars Lymphogranuloma venereum 4 sérovars (L1,L2,L2a et L3) - 2 espèces rencontrées chez l animal: C. muridarum et C. suis - Genre Chlamydophila: 6 espèces 2 espèces rencontrées chez l Homme: C. pneumoniae C. psittaci:souches aviaires, occasionellement rencontrées chez l Homme
4 Caractéristiques biologiques La bactérie existe sous 2 formes:corps élémentaire (CE) et corps réticulé (CR) Cycle de multiplication complexe -corps élémentaire (0,3 µl) élément virulent: incapable de se multiplier, adapté au transit extracellulaire, constitue la forme infectieuse - corps réticulé (0,5 µl à 1 µl) assure la multiplication: adapté au milieu intracellulaire, forme métaboliquement active
5 Cycle de multiplication Entrée dans la cellule hôte Différenciation des CE en CR Corps élémentaire Multiplication des CR et différenciation en CE Relargage des CE infectieux Lyse cellulaire
6 Chlamydia trachomatis Pouvoir pathogène
7 1) Trachome - sérovars A à C - Réservoir: Homme - Infections par contacts étroits - Une des premières causes de cécité dans le monde - Touche les PVD à bas niveau d hygiène: Moyen-Orient, Afrique du Nord et sub-saharienne, Asie du Sud, Chine, Amérique latine - OMS: 6 millions d aveugles dans le monde du fait du trachome - Kérato-conjonctivite chronique, contagieuse, aggravée par les réinfestations successives.
8 2) Infections sexuellement transmissibles Lymphogranulomatose vénérienne (LGV ou maladie de Nicolas Favre) - sérovars L (L1, L2 et L3): tropisme réticulo-endothélial et gglionnaire - IST, répandue dans les régions tropicales, rare en France - 3 stades: lésion primaire cutanée: 1 à 3 semaines après le contage - papule non indurée, souvent érosive, indolore, rapidement résolutive (micro-chancre) - passe inaperçue dans 50% des cas Atteinte ganglionnaire (2 à 6 semaines) - adénite inguinale, indolore, devient inflammatoire puis se fistulise - signes généraux Phase tertiaire tardive (lésions destructrices, trbles drainage lymph)
9 Infections urogénitales non spécifiques - sérovars D à K - IST, répandue dans les pays industrialisés (prévalence (5 à 10%) - Représente 30 à 50% des urétrites non gonococciques chez l homme et autant de salpingites chez la femme - Portage asymptomatique => urétrite mucopurulente pouvant se compliquer d épididymite => cervicite peut passer inaperçue, salpingites => proctites, endométrites, salpingites => Syndrome de Fitz-Hugh-Curtis: péritonite localisée - Complications possibles: stérilité, GEU
10 3) Infections à localisation extra-génitale - sérovars D à K - homme et femme: conjonctivite par auto-inoculation à partir d un foyer génital - Infection peut disséminer et donner un syndrome de Fiessinger- Leroy-Reiter qui associe conjonctivite + urétrite + polyarthrite
11 Infections néonatales - 2 à 5% des femmes enceintes seraient porteuses de C. trachomatis - transmission ascendante possible mais rare - Risque de contamination au moment de l accouchement = 25 à 70% en cas de cervicite - Incubation: 1 à 2 semaines - > 50% des cas: conjonctivite mucopurulente - Dans 3 à 18% des cas: pneumopathie
12 Chlamydophila pneumoniae et Chlamydophila psittaci Pouvoir pathogène
13 C. pneumoniae - transmission interhumaine - bronchites, sinusites, pharyngites - pneumonies atypiques - prévalence faible chez l enfant, atteint 25 à 50% chez l adulte C. psittaci - réservoir animal (oiseaux, mammifères) => zoonose - ornithose - psittacose - maladie sporadique, souvent professionnelle - incubation: 1-2 semaines - pneumopathie atypique
14 1) Direct Diagnostic - Prélèvements doivent être riches en cellules - Milieu de transport doit être adapté à la technique de détection (conditions strictes de transport, délai et température car germes fragiles) - Méthodes de diagnostic direct: culture cellulaire: nécessite techniques spécialisées mais reste la technique de référence autres techniques: pour C. trachomatis - C. pneumoniae et C. psittaci: sérologie +++
15 Prélèvements - Le siège du prélèvement est fonction de la localisation de l infection - infection génitale à C. trachomatis chez l homme :. prélèvement urétral. urine du premier jet chez la femme :. Prélèvement vaginal, endocervical,. Sphère génitale haute. urine du premier jet - localisations extra génitales à C. trachomatis conjonctives : éliminer les exudats purulents. trachome : grattage de la conjonctive supérieure. pneumopathies du nouveau-né et adulte : - écouvillonage pharyngé - aspiration endotrachéale
16 Méthodes Culture cellulaire : méthode de référence pour C. trachomatis - cellules Mac Coy ou Hela 229 puis recherche d inclusions caractéristiques en immunofluorescence après 48 H d incubation (laboratoires spécialisés). Diagnostic «rapide»: détection des antigènes peu sensible - réalisation de frottis et mise en évidence des corps élémentaires par Immunofluorescence directe (lecture délicate) - ELISA: automatisable donc reproductible mais peu sensible
17 Biologie moléculaire PCR - Kits commerciaux - développement sur urines 1er jet mais adaptable sur tout type de prélèvement pour C. trachomatis (PCR en temps réel) - PCR multiplexe pour la recherche de pathogènes respiratoires (C. pneumoniae)
18 2) Indirect Microimmunofluorescence (MIF) - Technique de référence - utilise des suspensions de CE et CR cultivés. -Titre toutes les classes d Ig ou spécifiquement les IgG, IgA,IgM Techniques immunoenzymatiques
19 Intérêts et interprétation des sérologies Intérêt limité car réaction croisées entre espèces et persistance des anticorps:difficile de distinguer cicatrice sérologique et infection aigue C. Trachomatis - Infections génitales basses et trachome: peu d intérêt - Infections profondes seuil > 128 titre élevé => en faveur d une infection profonde C. pneumonia - seuil > 1/512 - séroprévalence élevée C. psitacci - seuil > 1/256
20 Traitements C. trachomatis: - doxycycline 14 à 21 jours - azithromycine: dose unique 1g pour urétrites et cervicites - fluoroquinolones Prévention +++ C. pneumoniae, C. psittaci: doxycycline ou macrolides jours
Item 95 Maladies sexuellement transmissibles : infections urogénitales à gonocoque et Chlamydia trachomatis (en dehors de la maladie de Nicolas-Favre)
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