4 Scénarios prospectifs

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "4 Scénarios prospectifs"

Transcription

1 4 Scénarios prospectifs 4.1 Les éléments du puzzle Avant de développer les scénarios, il est important de revenir sur quelques points clés pour leur construction et leur compréhension Le numérique : système nerveux, moteur et lien vers le citoyen de chacune des infrastructures locales Le numérique a profondément modifié les usages et comportements des citoyens. Il a progressivement touché ce qui fait le quotidien de chacun d entre nous : les modes d échange entre les personnes, l accès à l information et à la culture, les loisirs, l achat de biens et de services, etc. Les services publics ne sont pas restés en retrait de cette évolution. Les collectivités ont progressivement développé des services en ligne s élargissant peu à peu l ensemble de leurs compétences. Opérations Déchets Eclairage Opérations Capteurs Compteurs Interfaces Transports Opérations Capteurs Compteurs Interfaces Gestion des Opérations Sécurité Capteurs Compteurs Interfaces Gestion des Electricité Opérations Capteurs Compteurs Gestion des Interfaces Opérations Eau Capteurs Compteurs Interfaces Gestion des Opérations Gaz Capteurs Compteurs Interfaces Gestion des Capteurs Opérations Compteurs Interfaces Gestion des Capteurs Compteurs Gestion des Interfaces Gestion des TACTIS - ITEMS International Figure 27 : Numérisation des infrastructures et services des villes et du territoire L évolution en cours qui est connue sous les termes de villes ou territoires intelligents est un pas d une autre ampleur. Les technologies de l information et de la communication ne sont plus simplement des outils qui participent à la gestion des infrastructures, des équipements, des services et des ressources humaines : elles en constituent à la fois le système nerveux, le système de gestion et le lien vers le citoyen. D autres secteurs ont connu de telles transformations. Le cas des voyages, de la musique ou les médias en sont quelques illustrations. D abord outil, le numérique s est peu à peu imposé comme le composant fédérateur à partir duquel se pensent les modèles de production et se définissent les services proposés aux consommateurs. Cette transformation est celle que s apprête à vivre l électricité. Elle touche aussi le gaz, l eau, les transports, les déchets Tout ce qui a trait aux infrastructures et équipements des villes et territoires. L électricité occupe probablement une place particulière. Au-delà du compteur déjà évoqué, le numérique va occuper une place majeure dans le fonctionnement des réseaux électriques du fait de la 57

2 croissance des énergies décentralisées. Celles-ci ont la double caractéristique d être intermittentes et décentralisées. Les conséquences en sont que : 1. le numérique va devoir régler de plus en plus, l ensemble des composants du réseau en se rapprochant du temps réel. Il sera nécessaire pour cela de disposer d informations sans cesse mises à jour sur la consommation réelle, 2. les réseaux vont devoir passer d un mode de fonctionnement unidirectionnel en mode bidirectionnel. L investissement nécessaire à l adaptation des réseaux est estimé à environ 40 milliard d euros sur une période de 40 ans (ou peut-être moins). De fait, le numérique va devenir le véritable moteur du fonctionnement des réseaux électriques de demain. Si on associe cette évolution majeure à celle qui concerne le devenir du compteur électrique, on comprend alors pourquoi le numérique va véritablement transformer le secteur de l électricité. La numérisation que connaît à chacune des infrastructures publiques modifie progressivement, en profondeur, la nature du lien qui prévalait jusqu à présent avec l usager citoyen d un côté et avec les collectivités d autre part. l usager bénéficie de nouveaux services en ligne, lesquels deviennent de plus en plus mobiles. Ces derniers bénéficient notamment des technologies de géolocalisation qui ne cessent de s enrichir dans le cas des services publics, la collectivité peut, en théorie, disposer d un niveau d information plus fin sur la gestion des infrastructures gérées en régie ou déléguées. Ceci étant posé, chacun a bien conscience que de telles perspectives présentent un potentiel réel mais que nous ne sommes qu au début d un processus de long terme Territoire intelligents et transversalité La relation entre les collectivités et les gestionnaires d infrastructures est au cœur de la problématique du territoire intelligent. Cette relation s articule autour de niveaux d attente qui pourraient devenir progressivement des exigences. > Connaître Les collectivités entendent avoir la connaissance des infrastructures et équipements disponibles sur leur territoire. Ces informations sont essentielles pour la gestion du territoire, pour les travaux qui peuvent y être prévus ou également pour la gestion de situations de crise. Anticiper Savoir Contrôler Connaître Etre en situation de prendre des décisions sur le court ou le long terme Disposer de données sur l usage des services publics par les citoyens Etre informé de tous les évènements importants affectant la qualité de service Disposer des données SIG relatives aux infrastructures et services publics existants TACTIS - ITEMS International Figure 28 : Connaître, Contrôler, Savoir et Anticiper Il s agit essentiellement des données permettant de géolocaliser les infrastructures, les équipements sur le domaine public. Ces données peuvent également être composites, en croisant avec des lieux (horaires des moyens de transport, horaires d ouvertures, adresses techniques des sites pour l accès des services incendies ) On pourra parler de Métadonnées pour les données composites 58

3 > Contrôler Le numérique permet de disposer de données au sujet des engagements d un délégataire ou d un fermier dans le cas d une concession. Dans le cas d une régie, il permet de partager ce même niveau d information au sein de l administration locale et avec les élus. Les collectivités entendent bien profiter de plus en plus de ce levier. Le récent rapport de Jacques AUXIETTE sur le transport ferroviaire en est une illustration 32, en réclamant la fourniture de «données comptables ou de données physiques sur le service produit, ou encore des informations sur les personnels nécessaires à sa production». Certaines informations sont également rendues impératives par des dispositions réglementaires, et peuvent donc être exigées par le maître d ouvrage ou l autorité organisatrice : leur production est généralement à la charge du délégataire. > Savoir Au-delà des informations qui portent sur le contrôle, les collectivités veulent savoir ce qui se passe sur le territoire. Elles veulent de plus en plus être informées en temps réel qu un service est interrompu ou subit un dysfonctionnement (que ce soit pour l eau, le gaz, les transports, l éclairage ) et non pas l apprendre par la presse. Elles veulent aussi disposer de données sur les usages, les trafics, afin d apprécier les résultats des investissements consentis dans les infrastructures, dans le souci d évaluer le succès des politiques publiques, d adapter la consistance ou les modalités de réalisation des services, ou encore d engager des schémas directeurs et autres études prospectives. > Anticiper Le traitement des données doit permettre aux collectivités de prendre des décisions : soit sur le court terme pour faire face à des situations ayant un impact sur la vie des citoyens ou le fonctionnement de la collectivité. Par exemple dans le cas d évènements exceptionnels (alertes météo, impact d un mouvement social ), soit sur le long terme par l analyse et le recoupement de données qui permettraient alors de mieux qualifier les nouveaux besoins d infrastructures ou de prévoir des améliorations. Ces quatre niveaux correspondent à des critères de qualification de données qui sont différents. Certaines des données peuvent avoir vocation à être ouvertes (Open Data). D autres ont vocation à être traitées en interne par les collectivités ou les autorités organisatrices. Nous sommes alors dans le champ du Big Data. On a ainsi un éventail de données : plus ou moins accessibles par les collectivités, qui peuvent ou non, pour celles disponibles, faire l objet d une publication en vertu des règles rappelées dans la feuille de route du gouvernement publiée le 28 février

4 Anticiper Savoir Contrôler Connaître Données issues des équipements, capteurs Données vidéosurveillance Données personnelles Données de gestion détaillées Données détaillées sur le fonctionnement réel et sur la Qualité de service Données issues des équipements, capteurs Données de gestion détaillées Données détaillées sur le fonctionnement réel et sur la Qualité de service Données de gestion générales Données générales sur le fonctionnement réel Qualité de service Parcours, adresses, horaires BIG DATA GLOBAL (données des délégataires) BIG DATA INTERNE (données en gestion directe) OPEN DATA EN DEBAT OPEN DATA TACTIS - ITEMS International Données non accessibles par les collectivités Données potentiellement accessibles par les collectivités Figure 29 : De l'open data au big data Ce schéma de principe s applique à chacune des infrastructures. On a donc potentiellement autant de moyens techniques qu il y a d infrastructures ou d équipements sur le territoire. Les débats sur l ouverture des données ou sur l accès à certaines d entre elles sont distincts et peuvent donner lieu à des prises de positions très différentes que ce soit sur la disponibilité des données pour les collectivités ou l ouverture de certaines d entre elles Données et interfaces au cœur de la transversalité Dans la compréhension que nous pouvons avoir de cette place que tend à occuper le numérique sur l ensemble des infrastructures, équipements et services publics, il est important de relever les trois composants de base : les briques techniques, les interfaces et les données. Données Interfaces Données techniques Données de fonctionnement Données clients Données comptables Objet de la standardisation La clé de l interopérabilité Briques techniques Propriété des industriels (qu il peuvent ouvrir ou non) TACTIS - ITEMS International Figure 30 : Données, interfaces et briques techniques 60

5 > Les données Elles constituent à la fois le carburant et le résultat de tout ce qui concerne le numérique : elles sont en effet à la source des traitements en tant qu informations brutes relatives aux systèmes divers, mais sont également présentes à l autre extrémité de la chaîne de traitement, sous la forme d indicateurs pertinents pour le pilotage des activités et territoires. Si la transversalité est difficilement appréhendable pour ce qui est des données de base, elle peut néanmoins transparaître dans les questions de formatage, en particulier pour ce qui est des métadonnées. > Les interfaces Les interfaces concernent à la fois la manière dont les briques interagissent les unes avec les autres et également la manière dont l utilisateur interagit avec un système. Les interfaces occupent une place particulière pour l acheteur ou pour l utilisateur : c est là qu opère la standardisation. On parle alors de Standard Ouvert 34. C est aussi par-là que s introduit la concurrence. L interface est en effet le «lieu» identifié par un tiers qui lui permet de proposer ses propres équipements ou services en prétendant faire mieux que celui qui est en place. L interface est enfin identifiable à une fonction ou à un service. Elle est totalement technique lorsqu il s agit d interface entre les briques. Elle intéresse directement la relation contractuelle lorsqu il s agit du service pour l utilisateur. > Les briques techniques La manière dont sont conçues les briques techniques constitutives des systèmes dépend de la responsabilité de l industriel. Les procédés peuvent être ouverts (cas des logiciels libres ou open source) ou au contraire très protégés. La conception et la réalisation de ces briques techniques ne concernent normalement pas l acheteur ou l utilisateur. Des briques peuvent devenir des «standards» de fait mais le mot standard n est pas normalement approprié dans ce cas. Si on fait la comparaison avec une voiture, chaque constructeur fait son affaire de concevoir chacune des briques techniques (alternateur, carburateur, allumage ). Plus globalement, l ensemble de la voiture constituait un système où le constructeur concevait l ensemble des composants et la manière dont ils interagissaient entre eux. La notion même de donnée en était absente. Avec le développement de l électronique dans l automobile, on assiste à une standardisation progressive. Celle-ci concerne essentiellement à ce jour la fonction diagnostic, laquelle nécessite des données de plus en plus pointues sur chacun des équipements et sur leurs interactions. On notera avec intérêt le processus de cette standardisation (OBD 35 ) contre l avis initial des constructeurs mais imposée au départ, pour contrôler les émissions des véhicules, par l Etat de Californie dans les années 80. Celle-ci 34 La notion de Standard Ouvert est au cœur de polémiques très vives. Elle est définie en France par la Loi sur l Economie Numérique de 2004 : «On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre.». Un standard ouvert est souvent compris comme gratuit et libre de droits. Ce n est pas le cas. Il répond en Europe à des règles résumées par l acronyme FRAND (Fair, Reasonnable and Accessible in Non Discriminatory terms). Elles sont soumises la plupart du temps à des brevets et les industriels doivent payer des droits pour les utiliser. Cette approche est cependant contestée par les communautés proches de l Open Source qui considèrent qu un standard est nécessairement gratuit (Royalty Free). Les normes de l Internet standardisées par le W3C sont par exemple toutes libres de droit. Ce n est pas le cas des normes des organismes européens (CEN, CENELEC, ETSI) qui peuvent reconnaître des standards soumis à des droits ou non selon le cas. Les industriels s inscrivent généralement dans cette perspective alors que le secteur de la recherche publique est bien plus partagé sur cette question

6 s est progressivement étendue aux Etats-Unis 36 avant d être reprise par la Commission Européenne en L exigence est la même pour la collectivité. C est la fonction de monitoring et de diagnostic qui pousse à obtenir de plus en plus de données. Cela nécessite de faire pression pour disposer d interfaces d accès à celles-ci en recherchant à différencier les informations clés, celles qui peuvent être utiles et celles qui sont d ordre technique et qui ne concernent que l industriel ou l opérateur. Cette exigence est renforcée dans le cas des infrastructures publiques dans la mesure où l opérateur tiers lorsqu il existe, n agit que par délégation de l autorité publique. Celle-ci est donc en droit d exiger la mise à disposition de données directement liées au contrôle du service rendu, mais aussi des données comptables lorsque la collectivité intervient dans le montage financier. Elle ne peut normalement pas intervenir dans la conception des briques techniques. Cette restriction peut être cependant levée pour des considérations de sécurité et de maintenabilité. C est le cas dans le secteur du logiciel où les tenants des logiciels ouverts considèrent que les collectivités (les acteurs publics en général) doivent pouvoir disposer de la totale accessibilité au code du logiciel pour ces deux raisons Le défi du traitement des données dans les collectivités Le volume des données générées à l échelle mondiale va prendre de telles proportions qu une pénurie potentielle des capacités de stockage n est pas à exclure. Figure 31 : Evolution de la production de données à l'échelle mondiale 38 C est un nouveau marché, celui du Big Data, qui repose sur des données et des services de natures différentes. Les deux grandes familles des applications permises sont le Marketing et les pour les collectivités. Les données qui seront générées dans le futur pourront provenir massivement des bornes, compteurs ou capteurs installés par les collectivités elles-mêmes ou par les opérateurs des infrastructures publiques

7 Figure 32 : Evolution du nombre de nœuds de l'internet des Objets Le volume des données générées par les compteurs et autres dispositifs risque d être tel qu il dépassera les compétences techniques de chacune des collectivités : Les moyens nécessaires pour le stockage des données qui vont être produites risquent d amener les collectivités à engager des investissements surdimensionnés par rapport à l usage qui en sera fait. Si en effet le volume augmente, le taux d utilisation d une unité de donnée diminue. Pourquoi dès lors investir dans du stockage de données pour un usage unitaire très limité. L utilisation des données va requérir le développement de nouvelles applications relevant de ce qu on appelle l informatique décisionnelle. Il existe d ores et déjà des applications de ce type dans toutes les grandes organisations et donc dans les grandes collectivités. La complexité de ces systèmes va néanmoins connaître une croissance importante. Les collectivités risquent de ne pas avoir les capacités techniques et financières pour engager des investissements de manière individuelle afin de tirer une réelle valeur du potentiel disponible. Les DSI sont souvent des directions de moyens dans les collectivités. Le traitement des données au sens Big Data nécessite un positionnement qui n est traditionnellement pas celui qu occupent les DSI dans la plupart des collectivités. De la même manière que se pose la question de la collecte déjà évoqué, les collectivités seront conduites à se fédérer pour : stocker les données collectées, définir les règles de traitement de ces données, développer les applications de traitement et de publication, fournir les services qui seront disponibles à partir du traitement, assurer les investissements nécessaires ainsi que les charges d exploitation. Les technologies de Cloud Computing seront mises à contribution, notamment pour prendre en compte les gros volumes de données et répondre aux problèmes de pointes de traitement et d accès. 63

8 Les syndicats pourraient être ici bien placés pour mettre en place les infrastructures adéquates et offrir les services correspondants aux collectivités. Le niveau régional pourrait être le plus pertinent pour une mutualisation. Les collectivités pourront avoir la tentation de sous-traiter les fonctions de stockage et de traitement. Elles n éviteront pas en procédant ainsi les questions sur les investissements nécessaires en agissant individuellement. Les syndicats, ainsi que les structures qui les accompagnent, risquent de devoir fortement s impliquer dans ces nouveaux savoir-faire : la gestion de moyens techniques partagés avec un recours probable aux techniques du Cloud Computing, le développement de services communs permettant d exploiter les données stockées Le SIG, moteur de la transversalité Le système d information géographique est en train de prendre une importance considérable dans les collectivités. Ce mouvement a été engagé dans les grandes agglomérations il y a déjà une vingtaine d années. Reposant au départ sur des systèmes lourds et complexes, les SIG connaissent depuis dix ans un essor considérable : du fait de la multiplication des initiatives locales et notamment de la création des centres régionaux d information géographiques, d une plus grande souplesse des outils, de l apport d outils orientés grand publics comme Google Maps et Open Street Maps, du développement exceptionnel des services de géolocalisation sur les Smartphones. Le SIG peut être considéré comme le futur cœur du système d information des territoires. Parce que tout se rapporte directement ou indirectement au territoire, la géolocalisation des infrastructures, des équipements ou de tout dispositif sur le domaine public est un point qui devient structurant dans le pilotage et la gestion de la collectivité. Les sociétés privées ont connu une évolution similaire : à l origine, les systèmes d information couvraient les fonctions comptables et la gestion du personnel. Petit à petit, les d Information se sont rapprochés des métiers, et de tout ce qui en dépend en amont et en aval. On a ainsi conçu les PGI (Progiciels de Gestion Intégrée ou ERP) et les fonctions comptables et RH (Personnel) ne sont que des extensions de l ERP. Dans les collectivités, il n y a pas encore nécessairement de PGI 39. La plupart des éditeurs développent des solutions destinées à répondre aux problématiques métiers, avec des solutions basées ou fortement connectées à des bases SIG (exemple : Aigle 40, Oxygis 41 ). La maîtrise du territoire passera demain par la maîtrise des d Information, qui inclura la maîtrise des d Information Géographique. En eux-mêmes, les SIG sont porteurs de l ensemble des questions de bases sur l accès et le traitement des données : 1- Droit d accès aux données,

9 2- Information sur la mise à jour des données, 3- Interopérabilité : o o entre les directions au sein d une collectivité. Il est fréquent de voir des directions comme par exemple la culture ou le tourisme utiliser les services de Google Maps alors même qu il existe un SIG au sein de la collectivité, entre collectivités. Comment en effet homogénéiser la représentation géographique d un territoire tel que le département dès lors que chaque collectivité locale utilise un système différent. A cette question, il est fréquent de constater un empilement de systèmes différents, chacun souhaitant conserver son autonomie. On retrouve ici la problématique spécifique aux relations entre les collectivités et les gestionnaires d infrastructures et de services publics. On peut dire en ce sens que le SIG est le socle sur lequel vont se construire les plateformes de la ville et du territoire intelligent. A ce jour les SIG se superposent entre collectivités alors que des infrastructures communes sont censées les utiliser. C est souvent le cas entre départements et collectivités locales. C est aussi très souvent le cas à l intérieur d une communauté de communes lorsque la compétence n a pas été transférée. Les cas typiques où se pose le problème d interopérabilité sont : la voirie et le recollement des infrastructures qui les utilisent, les transports, la sécurité civile (les services de pompiers doivent de plus en plus avoir leur propres SIG sur leurs zones de compétences), l environnement (le cas typique des bassins versants), les travaux d urbanisme et d aménagement, la tenue du cadastre (en cours de vectorisation à l échelle nationale) L échelle départementale pourrait être pertinente en tant que maille de standardisation. On se gardera cependant ici de généraliser tant le sujet est complexe. Il est essentiel de favoriser une prise de conscience de la part des décideurs, au sein des collectivités et des organismes publics vis-à-vis : du rôle que les SIG vont jouer, de la situation actuelle d empilement des SIG, qui sera amenée à poser des problèmes de complexité croissante alors même qu il sera de plus en plus difficile de revenir en arrière, tout en nécessitant des investissements de plus en plus conséquents, la mise en œuvre d un programme SIG qui pourra s appuyer sur les initiatives engagées par les syndicats. Des travaux ont déjà été menés par la FNCCR, qui pourrait jouer un rôle en relation avec les pouvoirs publics pour impulser une réelle volonté publique de priorisation de ce sujet Des plateformes de pilotage pour les territoires Le développement des besoins de pilotage centralisé du territoire participe à l émergence d un concept «d hyper-plateformes» qui serait en mesure : d accéder aux différents systèmes techniques ou systèmes de gestion des différents métiers, d agréger les données de ces différents systèmes, 65

10 de produire un monitoring global du territoire, d offrir des services d aide à la décision. Cette approche devient possible dès lors que les standards s imposent dans les différents systèmes techniques, qui sont avant tout très dépendant des métiers auxquels ils s adressent. Tableau de bord et pilotage - Aide à la décision Hypervision - Outils de contrôle de performance - Information des décideurs - Aide à l élaboration de Hyper infrastructure projets - Diffusion des informations Supervision (SI, données) Mesure, capteurs Energie Eau Transports Sécurité Eclairage public Télécoms Infras métiers Diversité de métiers Tactis Items international Figure 33 : L'hyper-plateforme Cette «hyper-plateforme» constituerait ainsi un moyen technique pour la consolidation d indicateurs permettant un pilotage du territoire ou de services sélectionnés. Si cette solution suppose une centralisation de données (potentiellement agrégées) de secteurs divers, elle n entraîne pas nécessairement un croisement de ces données : celui-ci doit respecter une logique afin de produire des indicateurs pertinents (ex : croisement entre des données météo et les données relatives au réseau de collecte des eaux pluviales). Deux axes peuvent ainsi être poursuivis pour la définition d un système cohérent et intégré : Adapter progressivement les composantes métiers pour permettre une remontée d information. Cette adaptation pourrait consister à installer de nouveaux capteurs, de nouveaux dispositifs de collecte, ou encore à l adoption d un standard pour la transmission des données. Concevoir une plateforme transversale adaptée aux services publics existants. Les systèmes métiers existants seraient inchangés, de nouvelles couches seraient développées et rajoutées à partir du système central, pour s adapter aux systèmes métiers. Cette perspective est celle dans laquelle s inscrivent aujourd hui plusieurs acteurs du marché. Elle se heurte cependant encore à deux réalités de nature différente : L organisation des marchés : chaque direction disposant d un budget propre définit ses besoins et les moyens qu elle retient pour les satisfaire. La partie hypervision ou tableau de bord global n est pas dans son champ de compétence et n est donc pas mécaniquement pris en compte dans un cahier des charges, 66

11 L idée d un «chapeau» global n est pas naturellement vue sous un angle positif par chacun des services. 4.2 Scénarios prospectifs A partir des éléments décrits précédemment, nous tentons maintenant de comprendre la forme que pourrait prendre la ville ou le territoire intelligent dans les années à venir. Ce sont des scénarios prospectifs : ils décrivent ce qui pourrait se passer. Ils ne sont pas des propositions de ce qui pourrait être fait par la FNCCR. Nous proposons d examiner d abord les deux scénarios extrêmes (scénario tendanciel et scénario de rupture) avant d examiner deux scénarios intermédiaires (l un poussé par les collectivités, l autre par les industriels) Scénario tendanciel Le scénario tendanciel s entend comme le prolongement naturel des interactions visibles aujourd hui entre les acteurs. Le numérique est progressivement intégré dans les différents métiers par la modernisation des infrastructures et par le déploiement de compteurs communicants dédiés. Opérations Déchets Capteurs Compteurs Opérations Eclairage Interfaces Capteurs Compteurs Opérations Transports Interfaces Gestion des Capteurs Compteurs Opérations Sécurité Interfaces Gestion des Capteurs Compteurs Opérations Electricité Interfaces Gestion des Capteurs Compteurs Opérations Interfaces Eau Gestion des Capteurs Compteurs Opérations Interfaces Gaz Gestion des Capteurs Compteurs Opérations Interfaces Gestion des Capteurs Gestion Compteurs des Interfaces Gestion des TACTIS - ITEMS International Usager Client Citoyen Autorités politiques, organisatrices, et/ou concédantes Figure 34: Scénario tendanciel Dans ce schéma, le territoire intelligent vient de la numérisation de chacun des métiers. Il ne faut pas mésestimer les résultats positifs qu en tireront progressivement les collectivités et les citoyens. Parmi les évolutions inéluctables, on assistera pour chacun des métiers à : une modernisation des différents métiers, de leur fonctionnement et de leur gestion, une évolution progressive de la relation client avec la création de services en lignes, de services mobiles, etc., 67

12 la constitution de bases de bases de données techniques ou de gestion ainsi que des mesures sur les usages, la possibilité de disposer d indicateurs synthétiques (a minima par l exploitant). Ces évolutions sont néanmoins réalisées en silo, à l image de l organisation des collectivités. Ce mode de fonctionnement en silo n est pas simplement imputable à des habitudes culturelles. Il tient à l organisation des compétences et la logique d exécution budgétaire (et de contrôle) qui s y rattache. La délégation de la gestion d infrastructures et de services publics à des tiers amplifie les conséquences de cet état de fait. Avant d y revenir, nous nous intéressons au pilotage des systèmes d information au sein des collectivités. > Silos et pilotage des d Information dans les collectivités La conséquence de cette logique en silo amène à un paradoxe auquel sont confrontées les Directions des d Information (DSI) des collectivités : d un côté, chaque direction est amenée à répondre à ses propres besoins fonctionnels et ne peut avoir des exigences sur les moyens techniques qu au travers de la manière dont ceux-ci répondent aux dits besoins, de l autre, une nécessité d harmoniser les systèmes d informations, pour rationaliser les coûts d investissements, les coûts de maintenance et de formation de ses agents. La collectivité ne peut en effet se permettre de gérer un parc technique totalement hétérogène. A la différence des autres structures, les DSI ont une fonction transversale et doivent dans le même temps connaître les besoins fonctionnels de chacune des autres structures. Le choix des moyens qu elles mettent en œuvre doit prendre en compte la réponse aux exigences fonctionnelles et la nécessité de rationalisation. On notera également que les DSI peuvent être confrontées aux préférences des directions métiers qui peuvent souhaiter faire des choix différents, soit pour des raisons fonctionnelles réelles, soit parce qu au-delà des justifications fonctionnelles, elles y voient la garantie de leur indépendance. Les DSI des administrations, qu elles soient locales ou centrales, ont recours à des référentiels techniques qui sont basés sur des standards. La notion de marque est interdite (sauf dérogation encadrée) dans les marchés publics 42. Les CCTP peuvent être accompagnés d annexes précisant l environnement existant, faisant état de référentiels potentiellement en contradiction avec cette obligation de non référence aux marques. Conscient de cette problématique, l Etat a élaboré un Référentiel Général d Interopérabilité (RGI). Celui-ci a été approuvé en novembre au terme de nombreuses controverses. Les collectivités territoriales s y étaient opposées en considérant que le RGI favorisait trop le recours au logiciel libre 44. Si le RGI est formellement reconnu, son usage reste dans les faits assez limité, probablement du fait d une trop forte complexité et d une absence de mise à jour depuis Au-delà des difficultés rencontrées par le RGI, le besoin d interopérabilité n a fait que se renforcer pour les collectivités. Les principales raisons en sont les suivantes : développement des portails internet et des services en ligne. Les portails internet étaient auparavant gérés par les directions de la communication comme une sorte de vitrine de la Les éditeurs s étaient fortement mobilisés à l époque auprès des collectivités 45 Le site officiel du RGI n est plus accessible à la date de rédaction du rapport 68

13 collectivité. Ils permettent aujourd hui l accès à un éventail très large de données et de services, ce qui a progressivement amené les DSI à reprendre la responsabilité technique des portails. Cela induit une nécessité de standardiser les échanges avec les différents systèmes d information des métiers, o o pour rationnaliser techniquement les modes d échanges entre le portail et les différents systèmes d information des métiers, pour offrir aux citoyens un mode d accès relativement homogène. application de règles comptables liées à la mise en place de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui impose un suivi plus analytique des coûts d investissement et d exploitation. Bien que cela ne touche que la partie comptable des différents systèmes, l établissement de règles communes nécessite de disposer de plus en plus de nomenclatures communes sur l ensemble des objets achetés, ainsi que de données interprétables de manière commune sur l exploitation des différents systèmes, la multiplication des échanges entre les systèmes d informations pour le traitement de dossiers qui se font maintenant au travers de processus informatisés (exemple : permis de construire, dossiers de demandes de travaux, dossiers d aides sociales, contrôles de légalité, etc.), la sécurité qui exige de mettre en place des moyens communs parfois complexes. Les systèmes d information géographiques occupent une place particulière dans cette évolution. De nombreux travaux ont été menés sur la question de la standardisation, notamment ces dernières années dans le cadre de la Covadis (Commission de Validation des Données pour l Information Spatialisée). Le document «Standard de données COVADIS - Plan local d'urbanisme Plan d'occupation des sols - version juin » est présenté, comme son nom l indique, en tant que Standard. Cette question va se poser avec de plus en plus d acuité dans les années à venir. Plus les années passeront et plus il sera délicat de remettre en cause des systèmes dans lesquels des investissements considérables auront été consentis. > Difficultés des relations avec les régies et les délégataires Les questions d interopérabilité sont plus aigües avec les délégataires : du fait que la délégataire s applique à un secteur nécessairement très délimité. C est donc bien de ce point de vue un silo, parce l indépendance du délégataire existe de fait vis-à-vis de la collectivité et qu il ne doit pas y avoir d ambiguïté à ce sujet, comme vecteur d une transparence qu ils voudront limiter aux seules exigences contractuelles (voire règlementaires). Or c est bien sur ce dernier point que les collectivités se trouvent face à une difficulté majeure, à savoir les contraintes imposées contractuellement aux délégataires. Le scénario tendanciel tend à laisser supposer que cet état de fait ne changera pas si aucune action spécifique n est entreprise en ce sens

14 > Perspectives du scénario tendanciel Dans le scénario tendanciel, il est considéré qu un panel minimal de données pourra progressivement être fédéré, notamment un certain niveau de données ouvertes. Ces données resteront néanmoins limitées et seront probablement agrégées sur des plateformes propres, loin de l idée d une interopérabilité qui serait la règle. De ce point de vue, les données agrégées dans un processus Open Data seraient gérées par une nouvelle plateforme. Bilans annuels Compétences internalisés (exemple) Compétences externalisées (exemple) OpérationsDéchets Capteurs Compteurs Opérations Eclairage Interfaces Capteurs Compteurs Opérations Transports Interfaces Gestion des Capteurs Gestion Compteurs Opérations Sécurité des Interfaces Capteurs Gestion Compteurs Opérations des Interfaces Capteurs Gestion Compteurs des Interfaces Gestion des Electricité Opérations Eau Capteurs Compteurs Opérations Interfaces Gaz Capteurs Compteurs Opérations Interfaces Gestion des Capteurs Gestion Compteurs des Interfaces Gestion des Plateforme Open Data? Contrôles publics Usages Autorités politiques, organisatrices et/ou concédantes Usager Client Citoyen administratifs Formalités ITEMS International - TACTIS Figure 35 : Scénario tendanciel - Transversalité limitée à une ouverture partielle de données ouvertes La ville intelligente se traduira dans le scénario tendanciel par : une numérisation progressive des infrastructures et services publics au gré des avancées technologiques dont chacun des secteurs bénéficiera. Les citoyens tireront un bénéfice en termes d amélioration des services, la publication d une partie des données en mode open data. Cette mise à disposition ayant un coût, elle restera limitée et ne se fera pas sous des formats standards mais sous des formats bruts (ex : numérisation de brochures papier existantes, fichiers en format d origine, ), une prise de conscience modérée des contraintes de l interopérabilité. Au gré des besoins, elle sera progressivement perçue comme une nécessité à long terme. La mise en application de critère d interopérabilité sera néanmoins limitée. 70

15 une pression non coordonnée sur les délégataires pour délivrer des données. Ces derniers pourront en tout état de cause mettre en place des barrières techniques pour en limiter la portée, l absence de solution globale à l empilement des SIG, la difficulté à mettre en place des tableaux de bord au niveau de la collectivité. Le scénario tendanciel comporte des aspects positifs : il laisse entrevoir une numérisation qui est en marche dans les différents secteurs au sein desquels intervient directement la collectivité ou ses délégataires. Outre le fait qu il conserve les silos tels qu ils sont, ce scénario ne répond pas aux exigences progressives des collectivités qui sont rappelées dans le modèle «Connaître, Contrôler, Savoir, Anticiper». Il ne répond notamment pas aux questions posées sur : l empilement des SIG, le manque de connaissance des infrastructures du territoire notamment en cas de crise, l absence des données réelles sur les moyens de contrôle dont peut disposer la collectivité, l accès aux données qui pourraient être publiées en mode ouvert, les besoins de transversalité que requiert l établissement de tableaux de bord réguliers (par exemple mensuels ou demain quotidiens) Scénario de rupture Ce scénario repose sur l idée que la transversalité va devenir une réalité. Plusieurs facteurs agissant de concert peuvent y concourir : la pression des acteurs publics pour développer l interopérabilité et l accès aux données, la réglementation, le développement d offres du marché à l échelle internationale, qui va amener les acteurs intervenant dans les collectivités territoriales à s adapter progressivement. On peut alors imaginer que se mettent en place des modèles tendant à l hyper-plateforme présentée précédemment. > Ouverture et interopérabilité Le mode de fonctionnement par spécialisation des directions et des services ne disparaît pas dans le scénario de rupture. Comme indiqué précédemment, la différenciation des compétences et les contraintes de marchés publics conduisent à traiter chaque sujet de manière individuelle. L interopérabilité permet cependant de créer des ouvertures qui facilitent les échanges entre systèmes. Elle facilite par voie de conséquence les interactions entre les process de directions ou les différents services. Les échanges entre systèmes les rendent possibles. Plus encore, l interopérabilité rend nécessaire le dialogue entre les représentants des différentes structures. > Évolution du concept d interopérabilité dans les systèmes d information 71

16 Un système informatique est fréquemment décrit en couches successives qui vont des infrastructures de communications jusqu aux applications métiers. Jusqu à il y a quelques années, l interopérabilité entre applications nécessitait que l ensemble des couches puisse communiquer d un système à l autre. La généralisation de l internet a permis d uniformiser l usage des couches IP dans les systèmes d information. Au-dessus, les DSI des organisations qu elles soient publiques ou privées se sont lancées dans de grandes opérations de rationalisation des systèmes de gestion technique intermédiaire (connue dans l informatique sous le nom de Middleware). Cette gestion technique couvre les modes d accès aux bases de données, la gestion des transactions, les échanges entre applications, la sécurité Cette rationalisation est ce qu on appelle l urbanisation des systèmes d information. Figure 36: L'interopérabilité centrée sur l'urbanisation des systèmes Cette urbanisation s est souvent révélée complexe. Elle correspondait à une recherche d homogénéisation des systèmes dans une période qui était au contraire marquée par la décentralisation de l informatique et une plus forte répartition des centres de décision. Elle se traduisait par une nécessité de retenir les mêmes bases de données et plus généralement les mêmes cadres techniques (ou Frameworks). Les années plus récentes ont vu se développer une nouvelle génération de systèmes qui n imposent plus du tout ce type de contraintes. Une nouvelle couche est apparue (les d Applications Internet ou Web Applications). Elle permet de dissocier les applications métiers ou les applications disponibles sur des terminaux fixes ou mobiles des couches de gestion technique. Figure 37: Interopérabilité basée sur les services d applications 72

17 Ainsi n est-on plus obligé de tout uniformiser au niveau technique pour assurer l interopérabilité. Des systèmes issus de constructeurs différents fonctionnant avec des bases de données d origines diverses peuvent cohabiter dès lors que se met en place cette couche intermédiaire. Elle permet notamment à des acteurs du marché d offrir des services en ligne 47 sans que ceux-ci n aient à s occuper du fait que l utilisateur dispose d un PC sous Windows, d un Mac ou tout autre terminal (ce dernier doit simplement disposer des dernières générations de navigateurs internet). La dernière génération (HTML5) assure de plus une transparence entre terminaux fixes et mobiles. > Les services d applications (web services) : la véritable rupture dans l interopérabilité Il est possible de satisfaire à un premier niveau d interopérabilité sans rentrer dans la logique des services d applications. Il suffit en effet d imaginer qu un délégataire mette un fichier à disposition d une collectivité et lui permette d y accéder. Elle peut aussi le lui transmettre. Dans les deux cas, les systèmes ne dialoguent pas entre eux. Ces modes d échange supposent que l émetteur mette bien à disposition un fichier à une fréquence prédéterminée. Le fichier est statique et son format est également prédéterminé. Les services d applications constituent la véritable rupture dans la mesure où un système de la collectivité pourra directement adresser des requêtes en temps réel au système disposant des données initiales. La notion de temps réel change tout dans la relation puisqu une fois mise en œuvre, elle casse la relation de dépendance dans le processus, celui-ci pouvant être activé lorsque le tiers le souhaite. On peut également envisager que la collectivité sollicite un tiers pour exploiter ces données. Le tiers pourrait être alors celui qui activerait les webservices. Pour que cela soit possible, il faudrait que le délégataire l accepte ou que la réglementation puisse l imposer. On imagine dès lors que cette facilité pourrait ensuite être disponible pour l usager. L expérience montre que lorsque celui-ci accède à ses données, il n en fait pas grand usage du fait notamment de la technicité des formats. Il pourrait par contre permettre à un tiers d accéder à ses données en temps réel. Là encore, des évolutions réglementaires pourront être requises. > Limites à l interopérabilité Les services d applications ne constituent pas encore la solution universelle à l interopérabilité. a) Non généralisation des d Application Web (Web ) La plupart des applications métiers ne sont pas développées en mode Web. C est à la fois le cas pour des raisons de contraintes de migrations d applications existantes et de contraintes techniques qui peuvent alourdir les applications, b) Format des données La transparence qui est rendue possible entre bases de données ne règle en rien la question des formats de données. 47 Appelées SaaS : Software as a Service 73

18 Ce sujet reste le point d achoppement le plus important. Chacun dispose des données dont il a besoin et a au fil des années, construit ses propres modes de représentation. Les travaux sur l Open Data et le Big Data ont apporté une nouvelle dynamique au thème de la standardisation des formats de données. On notera notamment le travail réalisé par ODATA 48, lequel est mené par l organisation internationale qui travaille sur tous ces sujets : OASIS 49. c) Sémantique Au-delà du format de données, il y a leur sens. Si celui-ci va de soi pour un certain nombre de données concernant par exemple les individus, il en va différemment pour des données collectées par des systèmes techniques différents. Le sens d une donnée peut varier d un système à l autre. Elle peut aussi exister dans un système et pas dans l autre. De nombreux travaux sont menés sur cette question, par exemple dans le cadre de plusieurs projets européens tels que i-scope 50. Il est notamment question de Web Sémantique 51, l expression ayant un sens à partir du moment où l ensemble des systèmes concernés fonctionnent en conformité avec les standards de l internet. d) Le monde aval des bornes, des compteurs et des capteurs De nombreux systèmes électroniques se développent aujourd hui dans les villes et territoires. Bon nombre d entre eux sont liés à des secteurs spécifiques : électricité, éclairage, eau, qualité de l air, parking Les technologies radio utilisées sont également variables. C est aussi le monde des «Bus de terrain» qui s appliquent aux environnements plus industriels ou encore des dispositifs que l on trouvera dans les immeubles intelligents. La consultation via internet n est pas au centre des préoccupations des concepteurs de ces systèmes. Le lien entre les deux mondes peut se faire au niveau de systèmes intermédiaires qui collectent les données des bornes et capteurs disséminés sur les territoires. Figure 38 : Standardisation aval et amont https://www.oasis-open.org/ Exemple d approche sur le Web Semantique dans les Smart Cities : 74

19 Au-delà des technologies distinctes, les acteurs intervenants dans ces deux mondes sont issus de cultures différentes. Il n en reste pas moins que la relation entre eux existe et se développe alors que c était encore très peu le cas il y a une dizaine d année. > Perspectives du scénario de rupture Le scénario de rupture est celui dans lequel l accès aux données et l interopérabilité deviendraient des principes de base qui s imposeraient à l ensemble des acteurs de la ville ou du territoire. Il se traduirait alors par : L adoption du principe d un partage des données permettant aux collectivités d apprécier en temps réel la qualité du service rendu. Cela est notamment rendu possible par une réglementation favorable à ce partage, L adoption à une large échelle de standards s imposant à l ensemble des acteurs du marché dans le secteur des infrastructures et des services de la ville et du territoire, La généralisation de ces standards dans les services directement gérés par les collectivités, La mise en œuvre de ces standards pour les relations entre les collectivités et les délégataires, L introduction par les collectivités de clauses incontournables pour l accès aux données et l interopérabilité, Une mise à disposition d un large éventail de données ouvertes, La possibilité pour les collectivités de constituer à loisir les tableaux de bord et analyses qu elles souhaiteraient en accédant directement aux données et sans avoir à requérir un accès à des informations spécifiques auprès des délégataires ou des services internes ou en régie, La disponibilité de services pour les utilisateurs, notamment mobiles, leur permettant d accéder de manière transparente aux informations de facturation, de gestion ou de qualité de service les concernant, L option pour ces utilisateurs de donner l autorisation d accès à leurs données à des tiers qui pourraient leur offrir des services notamment dans le domaine de l efficacité énergétique. 75

20 Compétences internalisés (exemple) Compétences externalisées (exemple) OpérationsDéchets Capteurs Compteurs Opérations Eclairage Interfaces Capteurs Compteurs Opérations Transports Interfaces Gestion des Capteurs Gestion Compteurs Opérations Sécurité des Interfaces Capteurs Gestion Compteurs Opérations des Interfaces Capteurs Gestion Compteurs des Interfaces Gestion des Electricité Opérations Eau Capteurs Compteurs Opérations Interfaces Gaz Capteurs Compteurs Opérations Interfaces Gestion des Capteurs Gestion Compteurs des Interfaces Gestion des Transmission de données selon les systèmes raccordés Tableaux de bord Formats et protocoles standards Big Data Plateforme Open Data Règles et standards publics Usages Accès aux données selon les secteurs couverts Autorités politiques, organisatrices et/ou concédantes Usager Client Citoyen administratifs Formalités ITEMS International- TACTIS Figure 39: Scénario de rupture - Accès aux données et généralisation de l'interopérabilité Ce qui est ici matérialisé au centre n est pas nécessairement un système, mais est avant tout un ensemble de règles qui régissent l accès aux données, les formats, les règles d échanges, etc. Cet ensemble peut cependant, le cas échéant, s incarner dans un système de type hyperviseur évoqué précédemment. > Vers un opérateur neutre de collecte de données Le scénario de rupture pourrait être fortement favorisé par la création d opérateurs neutres de collecte de données. Une telle option a été retenue pour les compteurs électriques communicants en Grande Bretagne. L Italie adopte un système comparable alors que les compteurs sont déjà opérationnels et gérés pour l heure par la société de distribution. L idée bénéficie du soutien de la Commission Européenne. 76

Les ressources numériques

Les ressources numériques Les ressources numériques Les ressources numériques sont diverses et regroupent entre autres, les applications, les bases de données et les infrastructures informatiques. C est un ensemble de ressources

Plus en détail

Regard sur hybridation et infogérance de production

Regard sur hybridation et infogérance de production Regard sur hybridation et infogérance de production Février 2014 édito «comment transformer l hybridation des infrastructures en levier de performances?» Les solutions d infrastructure connaissent depuis

Plus en détail

Création de la Plateforme numérique d'infomédiation du tourisme français

Création de la Plateforme numérique d'infomédiation du tourisme français Création de la Plateforme numérique d'infomédiation du tourisme français Le tourisme français point d'appui de l'image et du rayonnement de la France De l ordre de 80 millions de visiteurs étrangers se

Plus en détail

Résumé CONCEPTEUR, INTEGRATEUR, OPERATEUR DE SYSTEMES CRITIQUES

Résumé CONCEPTEUR, INTEGRATEUR, OPERATEUR DE SYSTEMES CRITIQUES Aristote ----- Cloud Interopérabilité Retour d'expérience L A F O R C E D E L I N N O V A T I O N Résumé Les systèmes d'information logistique (SIL) sont des outils qui amènent des gains de productivité

Plus en détail

Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants

Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants Stratégies gagnantes pour la fabrication industrielle : Dossier à l attention des dirigeants Centres d évaluation de la technologie inc. Stratégies gagnantes pour l industrie : Synthèse Jusqu ici, les

Plus en détail

La place de l OPCU dans la conduite de projet de rénovation urbaine Note de synthèse ANRU/ CDC

La place de l OPCU dans la conduite de projet de rénovation urbaine Note de synthèse ANRU/ CDC La place de l OPCU dans la conduite de projet de rénovation urbaine Note de synthèse ANRU/ CDC INTRODUCTION La mise en œuvre d un projet de rénovation urbaine suppose un pilotage opérationnel fort, s appuyant

Plus en détail

La modernisation de la gestion publique au sein des EPSCP. Colloque des Agents Comptables. 05 juin 2015

La modernisation de la gestion publique au sein des EPSCP. Colloque des Agents Comptables. 05 juin 2015 La modernisation de la gestion publique au sein des Colloque des Agents Comptables 05 juin 2015 EPSCP Frédéric Dehan Directeur Général des Services Université de Strasbourg 1) Des éléments de contexte

Plus en détail

RAPPORT MAIRIE PARIS. Ville de Paris. Interview du 14 Février 2013 avec Richard Malachez, Chef du Bureau des Projets Patrimoniaux et Géographiques.

RAPPORT MAIRIE PARIS. Ville de Paris. Interview du 14 Février 2013 avec Richard Malachez, Chef du Bureau des Projets Patrimoniaux et Géographiques. Ville de Paris Interview du 14 Février 2013 avec Richard Malachez, Chef du Bureau des Projets Patrimoniaux et Géographiques. Mail : richard.malachez@paris.fr Tel : 01 43 47 62 96 Organisme d accueil Présentation

Plus en détail

Rapport technique n 8 :

Rapport technique n 8 : Modernisation de l action publique Groupe de travail interministériel sur les agences et opérateurs de l Etat Rapport technique n 8 : L'appui des têtes de réseau interministérielles en matière de fonctions

Plus en détail

Stratégies gagnantes pour les prestataires de services : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants

Stratégies gagnantes pour les prestataires de services : le cloud computing vu par les dirigeants Dossier à l attention des dirigeants Dossier à l attention des dirigeants Centres d évaluation de la technologie inc. Le cloud computing : vue d ensemble Les sociétés de services du monde entier travaillent dans un environnement en pleine

Plus en détail

Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets

Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Les services publics locaux de l environnement : des services discrets mais moteurs de développement Depuis leur mise en

Plus en détail

A. Le contrôle continu

A. Le contrôle continu L audit d achat est une action volontaire décidée par l entreprise avec pour objet d apprécier la qualité de l organisation de sa fonction achats et le niveau de performance de ses acheteurs. L audit achat

Plus en détail

LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES Anne DIETRICH Frédérique PIGEYRE 2005, repères, La découverte

LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES Anne DIETRICH Frédérique PIGEYRE 2005, repères, La découverte LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES Anne DIETRICH Frédérique PIGEYRE 2005, repères, La découverte La GRH constitue une préoccupation permanente de toute entreprise, de tout dirigeant, qu il s agisse de

Plus en détail

«PLACE DES PARENTS DANS l ESPACE NUMERIQUE DE TRAVAIL» BROUIL

«PLACE DES PARENTS DANS l ESPACE NUMERIQUE DE TRAVAIL» BROUIL «PLACE DES PARENTS DANS l ESPACE NUMERIQUE DE TRAVAIL» Juin 2013 Introduction : Les parents sont parmi les principaux bénéficiaires de Paris classe numérique. Grâce à ce nouvel outil, la communication

Plus en détail

Paroles d expert. ITIL V3, accélérateur de la stratégie de services

Paroles d expert. ITIL V3, accélérateur de la stratégie de services 33 3 3 3 ITIL V3, accélérateur de la stratégie de Dans le référentiel ITIL V2, les ouvrages Business Perspective, Plan to Implement, et ceux traitant des processus eux-mêmes, ont, à divers degrés, abordé

Plus en détail

Participaient à la séance : Olivier CHALLAN BELVAL, Hélène GASSIN, Jean-Pierre SOTURA et Michel THIOLLIERE, commissaires.

Participaient à la séance : Olivier CHALLAN BELVAL, Hélène GASSIN, Jean-Pierre SOTURA et Michel THIOLLIERE, commissaires. Délibération Délibération de la Commission de régulation de l énergie du 13 juin 2013 portant proposition d approbation du lancement du déploiement généralisé du système de comptage évolué de GrDF Participaient

Plus en détail

Etude sur les Maisons des Services Publics en Europe (hors la France)

Etude sur les Maisons des Services Publics en Europe (hors la France) Etude sur les Maisons des Services Publics en Europe (hors la France) Résumé du rapport réalisé par EUROPA pour la DATAR DATAR EUROPA Etude sur les maisons des services publics en Europe Résumé du rapport

Plus en détail

smart M2M interconnectez machines et objets pour développer votre activité et accroître l efficience de vos processus métiers

smart M2M interconnectez machines et objets pour développer votre activité et accroître l efficience de vos processus métiers smart M2M interconnectez machines et objets pour développer votre activité et accroître l efficience de vos processus métiers smart M2M créer de nouveaux usages industriels, logistiques, urbains, domestiques,

Plus en détail

Réussir la transformation. Ensemble. Les défis de l expérience client différenciante. Delivering Transformation. Together.

Réussir la transformation. Ensemble. Les défis de l expérience client différenciante. Delivering Transformation. Together. Réussir la transformation. Ensemble. Les défis de l expérience client différenciante Delivering Transformation. Together. Sopra Steria Consulting est l activité Conseil du Groupe Sopra Steria. Présent

Plus en détail

Les activités numériques

Les activités numériques Les activités numériques Activités de l entreprise et activités numériques de l entreprise convergent de plus en plus au sein de la chaîne de valeur, c est-à-dire la manière avec laquelle une entreprise

Plus en détail

ERDF prend le virage technologique des Smart Grids

ERDF prend le virage technologique des Smart Grids Smart Grids, nos clients au cœur du réseau de demain ERDF prend le virage technologique des Smart Grids Association Carbon AT, Nantes, le 16 avril 2013 Régis LE DREZEN Regis.le-drezen@erdf-grdf.fr Film

Plus en détail

Position du CIGREF sur le Cloud computing

Position du CIGREF sur le Cloud computing Position du CIGREF sur le Cloud computing Septembre 2010 Cette position est le fruit d un groupe de réflexion ayant rassemblé les Directeurs des Systèmes d Information de grandes entreprises, au premier

Plus en détail

Guide synthétique de la comptabilité des dépenses engagées

Guide synthétique de la comptabilité des dépenses engagées Guide synthétique de la comptabilité des dépenses engagées La tenue de la comptabilité d engagement ou comptabilité administrative est de la responsabilité de l exécutif de la collectivité. Le CGCT prévoit

Plus en détail

APPEL A CANDIDATURES REFERENCEMENT PRESTATAIRES POUR L APPUI CONSEIL CONTRAT DE GENERATION

APPEL A CANDIDATURES REFERENCEMENT PRESTATAIRES POUR L APPUI CONSEIL CONTRAT DE GENERATION APPEL A CANDIDATURES REFERENCEMENT PRESTATAIRES POUR L APPUI CONSEIL CONTRAT DE GENERATION Date limite de remise des candidatures : Le 27/12/2013 Envoi des offres : aurelie.huby@midi-pyrenees.cci.fr Le

Plus en détail

LTE dans les transports: Au service de nouveaux services

LTE dans les transports: Au service de nouveaux services LTE dans les transports: Au service de nouveaux services 1 LTE dans les transports: Au service de nouveaux services Dr. Cédric LÉVY-BENCHETON Expert Télécom, Egis Rail cedric.levy-bencheton@egis.fr Résumé

Plus en détail

Amiens Métropole. Étude de cadrage de l évolution du SIRH et du SIF. Restitution des travaux et propositions d orientation.

Amiens Métropole. Étude de cadrage de l évolution du SIRH et du SIF. Restitution des travaux et propositions d orientation. Extrait du document remis à la DG Amiens Métropole Étude de cadrage de l évolution du SIRH et du SIF Restitution des travaux et propositions d orientation 8 juin 2007 Sommaire 1.Existant et attentes SI

Plus en détail

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire Pierre Jacquet Pierre Jacquet est chef économiste de l Agence Française de Développement (AFD). Il est membre du Conseil économique pour le développement durable (CEDD). Définir le collectif : retour d

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE L ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT ET DE L AMÉNAGEMENT DURABLES Décret n o 2007-1303 du 3 septembre 2007 fixant les règles nationales d éligibilité

Plus en détail

Ministère de l intérieur --------

Ministère de l intérieur -------- Ministère de l intérieur -------- Examen professionnel d ingénieur principal des systèmes d information et de communication du ministère de l intérieur Session 2013 Meilleure copie Sujet n 1 - Réseaux

Plus en détail

Africa Smart Grid Forum Session B2. Le Projet de compteurs Linky en France. Marc Delandre marc.delandre@erdf.fr

Africa Smart Grid Forum Session B2. Le Projet de compteurs Linky en France. Marc Delandre marc.delandre@erdf.fr Africa Smart Grid Forum Session B2 Le Projet de compteurs Linky en France Marc Delandre marc.delandre@erdf.fr Chiffres clés d ERDF Production & trading Transport Distribution Commercialisation 35 millions

Plus en détail

Synthèse du «Schéma Directeur des Espaces Numériques de Travail» A l attention du Premier degré (doc réalisé par Les MATICE 76)

Synthèse du «Schéma Directeur des Espaces Numériques de Travail» A l attention du Premier degré (doc réalisé par Les MATICE 76) Synthèse du «Schéma Directeur des Espaces Numériques de Travail» A l attention du Premier degré (doc réalisé par Les MATICE 76) 1. Qu est-ce que le SDET : schéma directeur des espaces numériques de travail?

Plus en détail

LE RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS/COMPÉTENCES TRANSVERSES

LE RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS/COMPÉTENCES TRANSVERSES RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS/COMPÉTENCES TRANSVERSES LE RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS/COMPÉTENCES TRANSVERSES Il décline les activités/compétences qui peuvent être partagées par d autres métiers et d autres familles

Plus en détail

La feuille de route du Gouvernement en matière d ouverture et de partage des données publiques

La feuille de route du Gouvernement en matière d ouverture et de partage des données publiques La feuille de route du Gouvernement en matière d ouverture et de partage des données publiques L ouverture des données publiques, liberté publique et levier d innovation L ouverture des données publiques

Plus en détail

Classement des 10 enjeux majeurs des technologies de l information en 2014 : incarnez le changement

Classement des 10 enjeux majeurs des technologies de l information en 2014 : incarnez le changement Classement des 10 enjeux majeurs des technologies de l information en 2014 : incarnez le changement Auteur : Susan Grajek, pour EDUCAUSE Publié le 24 mars 2014, traduction AMUE septembre 2014 NDLR : -

Plus en détail

Systèmes et réseaux d information et de communication

Systèmes et réseaux d information et de communication 233 DIRECTEUR DES SYSTÈMES ET RÉSEAUX D INFORMATION ET DE COMMUNICATION Code : SIC01A Responsable des systèmes et réseaux d information FPESIC01 Il conduit la mise en œuvre des orientations stratégiques

Plus en détail

Vision prospective et obstacles à surmonter pour les assureurs

Vision prospective et obstacles à surmonter pour les assureurs smart solutions for smart leaders Le «Big Data» assurément Rédigé par Pascal STERN Architecte d Entreprise Vision prospective et obstacles à surmonter pour les assureurs Un avis rendu par la cour de justice

Plus en détail

Services informatiques aux organisations

Services informatiques aux organisations I. APPELLATION DU DIPLÔME II. CHAMP D'ACTIVITÉ Services informatiques aux organisations Spécialité «Solutions logicielles et applications métiers» Spécialité «Solutions d infrastructure, systèmes et réseaux»

Plus en détail

La situation du Cloud Computing se clarifie.

La situation du Cloud Computing se clarifie. Résumé La situation du Cloud Computing se clarifie. Depuis peu, le Cloud Computing est devenu un sujet brûlant, et à juste titre. Il permet aux entreprises de bénéficier d avantages compétitifs qui leur

Plus en détail

Plateforme STAR CPM. Gestion intégrée des process multilingues d entreprise Les voies de la performance avec STAR James

Plateforme STAR CPM. Gestion intégrée des process multilingues d entreprise Les voies de la performance avec STAR James Plateforme STAR CPM Gestion intégrée des process multilingues d entreprise Les voies de la performance avec STAR James Groupe STAR Your single-source provider for corporate product communication Le bon

Plus en détail

de la DSI aujourd hui

de la DSI aujourd hui de la DSI aujourd hui Partout, l industrialisation de l IT est en cours. ITS Group accompagne ce mouvement avec une palette de compétences exhaustives permettant de répondre aux principaux challenges que

Plus en détail

Introduction. Les articles de la presse spécialisée tendent à nous laisser penser que c est en effet le cas :

Introduction. Les articles de la presse spécialisée tendent à nous laisser penser que c est en effet le cas : Introduction Le CRM se porte-t-il si mal? Les articles de la presse spécialisée tendent à nous laisser penser que c est en effet le cas : «75 % de projets non aboutis» «La déception du CRM» «Le CRM : des

Plus en détail

LA VEILLE DANS LE SECTEUR PUBLIC : LE CAS DE L AGENCE NATIONALE POUR LA PROMOTION DE LA PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE (ANPME)

LA VEILLE DANS LE SECTEUR PUBLIC : LE CAS DE L AGENCE NATIONALE POUR LA PROMOTION DE LA PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE (ANPME) LA VEILLE DANS LE SECTEUR PUBLIC : LE CAS DE L AGENCE NATIONALE POUR LA PROMOTION DE LA PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE (ANPME) Latifa ECHIHABI (Directeur Général, ANPME, 10, rue Ghandi, BP : 211, Rabat,

Plus en détail

ALDEA ET SYSTEMES D INFORMATION

ALDEA ET SYSTEMES D INFORMATION ALDEA CONSEIL EN ORGANISATION ET SYSTEMES D INFORMATION 30 avenue du Général Leclerc 92100 Boulogne-Billancourt Tel : +33 1 55 38 99 38 Fax : +33 1 55 38 99 39 www.aldea.fr Aldea - Conseil Organisation

Plus en détail

Expérimentation sur la valorisation des effacements de consommation sur les marchés de l'énergie (dispositif "NEBEF 1"): synthèse des propositions de

Expérimentation sur la valorisation des effacements de consommation sur les marchés de l'énergie (dispositif NEBEF 1): synthèse des propositions de Expérimentation sur la valorisation des effacements de consommation sur les marchés de l'énergie (dispositif "NEBEF 1"): synthèse des propositions de RTE 16 octobre 2013 Expérimentation sur la valorisation

Plus en détail

MÉMOIRE DE LA FÉDÉRATION DES MÉDECINS OMNIPRATICIENS DU QUÉBEC PRÉSENTÉ À LA COMMISSION DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX

MÉMOIRE DE LA FÉDÉRATION DES MÉDECINS OMNIPRATICIENS DU QUÉBEC PRÉSENTÉ À LA COMMISSION DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX MÉMOIRE DE LA FÉDÉRATION DES MÉDECINS OMNIPRATICIENS DU QUÉBEC PRÉSENTÉ À LA COMMISSION DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX CONCERNANT LE LIVRE BLANC SUR LA CRÉATION D UNE ASSURANCE AUTONOMIE NOVEMBRE

Plus en détail

Maximiser la performance de vos projets immobilier de bureaux

Maximiser la performance de vos projets immobilier de bureaux Make the most of your energy* Maximiser la performance de vos projets immobilier de bureaux * Tirez le meilleur de votre énergie www.schneider-electric.fr Schneider Electric France Direction Communication

Plus en détail

URBANITES! Lausanne, 16 février 2015!

URBANITES! Lausanne, 16 février 2015! URBANITES Lausanne, 16 février 2015 Urbanistes dans la ville : enjeux de la formation savoirs, savoir-faire, savoir dire Antonio Da Cunha Professeur ordinaire Institut de géographie et durabilité Faculté

Plus en détail

PROFIL DE POSTE AFFECTATION. SERIA (service informatique académique) DESCRIPTION DU POSTE

PROFIL DE POSTE AFFECTATION. SERIA (service informatique académique) DESCRIPTION DU POSTE PROFIL DE POSTE BAP : CORPS : NATURE : SPÉCIALITÉ : E ITRF Externe IGR 2, Chef de projet développement ÉTABLISSEMENT : Rectorat SERVICE : VILLE : SERIA (service informatique académique) DESCRIPTION DU

Plus en détail

Faire de l infrastructure informatique une source de valeur ajoutée pour l entreprise.

Faire de l infrastructure informatique une source de valeur ajoutée pour l entreprise. IBM Global Services Faire de l infrastructure informatique une source de valeur ajoutée pour l entreprise. Les services d infrastructure et d intégration IBM Pour une infrastructure informatique qui participe

Plus en détail

WEBRTC. Cette présentation décrit le fonctionnement et les enjeux de cette nouvelle technologie essentiellement dans son usage par les entreprises.

WEBRTC. Cette présentation décrit le fonctionnement et les enjeux de cette nouvelle technologie essentiellement dans son usage par les entreprises. WEBRTC LE WEB DEVIENT SUPPORT DE COMMUNICATION MULTIMEDIA UNIFIE Dernière innovation du web, le WebRTC à la croisée de l internet et des télécommunications se révèle un outil puissant de la relation client,

Plus en détail

PROCEDURES DE CONTROLE INTERNE RAPPORT CONTROLE INTERNE. Enjeux du Contrôle interne au sein du Groupe Cegedim

PROCEDURES DE CONTROLE INTERNE RAPPORT CONTROLE INTERNE. Enjeux du Contrôle interne au sein du Groupe Cegedim RAPPORT DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D ADMINISTRATION SUR LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL AINSI QUE SUR LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE MISES EN PLACE PAR LA SOCIÉTÉ

Plus en détail

ITIL V3. Objectifs et principes-clés de la conception des services

ITIL V3. Objectifs et principes-clés de la conception des services ITIL V3 Objectifs et principes-clés de la conception des services Création : janvier 2008 Mise à jour : juillet 2011 A propos A propos du document Ce document de référence sur le référentiel ITIL V3 a

Plus en détail

WHITEPAPER. Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace

WHITEPAPER. Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace Quatre indices pour identifier une intégration ERP inefficace 1 Table of Contents 3 Manque de centralisation 4 Manque de données en temps réel 6 Implémentations fastidieuses et manquant de souplesse 7

Plus en détail

1 L adéquation des systèmes d information actuels

1 L adéquation des systèmes d information actuels 1 L adéquation des systèmes d information actuels 1.1 Le contexte de la question 1.1.1 La tendance à l omniprésence informatique LG : Les «objets communicants» vont générer énormément d informations de

Plus en détail

Release Notes POM v5

Release Notes POM v5 Release Notes POM v5 POM Monitoring http://www.pom-monitoring.com Ce document est strictement réservé à l usage de la société POM Monitoring. Il ne peut être diffusé ou transféré sans l autorisation écrite

Plus en détail

avec Etude exclusive Le Club des Annonceurs & l Institut QualiQuanti «Le Brand Content : au cœur du pilotage de la marque»

avec Etude exclusive Le Club des Annonceurs & l Institut QualiQuanti «Le Brand Content : au cœur du pilotage de la marque» avec Communiqué de presse Paris, le 22 octobre 2014 Etude exclusive Le Club des Annonceurs & l Institut QualiQuanti «Le Brand Content : au cœur du pilotage de la marque» «A l heure où la marque devient

Plus en détail

Le projet Chorus a été conçu pour doter. Chorus : résultats et perspectives

Le projet Chorus a été conçu pour doter. Chorus : résultats et perspectives Danièle LAJOUMARD Inspecteur Général des Finances Chorus : résultats et perspectives Le projet Chorus destiné à permettre la mise en œuvre intégrale de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF)

Plus en détail

Système Qualité Pharmaceutique (ICH Q10)

Système Qualité Pharmaceutique (ICH Q10) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 Système Qualité Pharmaceutique (ICH Q10) Le document ICH Q10 sur le

Plus en détail

Principaux enjeux des directeurs financiers en 2014

Principaux enjeux des directeurs financiers en 2014 Principaux enjeux des directeurs financiers en 2014 Cela n a rien de nouveau : depuis longtemps, vous cherchez à améliorer les performances de l entreprise en collectant des données, en les recoupant et

Plus en détail

Gestion active des bâtiments. Classification des niveaux d intégration de la sécurité

Gestion active des bâtiments. Classification des niveaux d intégration de la sécurité Gestion active des bâtiments Classification des niveaux d intégration de la sécurité L évaluation de la performance d un bâtiment tient compte de sa consommation énergétique et de son empreinte environnementale

Plus en détail

Nos Solutions PME VIPDev sont les Atouts Business de votre entreprise.

Nos Solutions PME VIPDev sont les Atouts Business de votre entreprise. Solutions PME VIPDev Nos Solutions PME VIPDev sont les Atouts Business de votre entreprise. Cette offre est basée sur la mise à disposition de l ensemble de nos compétences techniques et créatives au service

Plus en détail

Regard sur cloud privé et hybridation

Regard sur cloud privé et hybridation Regard sur cloud privé et hybridation Mai 2014 édito «faire rimer performances et gouvernance!» Toutes les études le confirment, une voie est en train de se dégager en matière de conception des infrastructures

Plus en détail

Forum CXP. Le logiciel dans tous ses états! 14 juin 2012 - Paris

Forum CXP. Le logiciel dans tous ses états! 14 juin 2012 - Paris Forum CXP Le logiciel dans tous ses états! 14 juin 2012 - Paris Pour la 10 ème édition du Forum, le CXP s interroge : Quel sera votre SI dans 10 ans? PILOTER, TRANSFORMER, OPTIMISER : une journée pour

Plus en détail

La pratique de la gestion des services. Lier les composants techniques avec les services d opérations dans la CMDB

La pratique de la gestion des services. Lier les composants techniques avec les services d opérations dans la CMDB La pratique de la gestion des services Lier les composants techniques avec les services d opérations dans la CMDB Création : octobre 2013 Mise à jour : octobre 2013 A propos A propos du document Ce document

Plus en détail

www.vertical-m2m.com

www.vertical-m2m.com «Applications des Objets Connectés pour les SmartCities» De nouvelles opportunités au service d un développement durable Vendredi 13 Juin 2014 Machine-to-Machine* Applications for Smart Cities Conférence

Plus en détail

E-COMMERCE VERS UNE DÉFINITION INTERNATIONALE ET DES INDICATEURS STATISTIQUES COMPARABLES AU NIVEAU INTERNATIONAL

E-COMMERCE VERS UNE DÉFINITION INTERNATIONALE ET DES INDICATEURS STATISTIQUES COMPARABLES AU NIVEAU INTERNATIONAL E-COMMERCE VERS UNE DÉFINITION INTERNATIONALE ET DES INDICATEURS STATISTIQUES COMPARABLES AU NIVEAU INTERNATIONAL Bill Pattinson Division de la politique de l information, de l informatique et de la communication

Plus en détail

Lettre d'information n 17 - Janvier 2011

Lettre d'information n 17 - Janvier 2011 Lettre d'information n 17 - Janvier 2011 Sommaire 1. Meilleurs voeux 2011 2. Quand la gestion des services et les technologies de virtualisation s'associent pour donner le Cloud Computing (informatique

Plus en détail

Norme comptable internationale 33 Résultat par action

Norme comptable internationale 33 Résultat par action Norme comptable internationale 33 Résultat par action Objectif 1 L objectif de la présente norme est de prescrire les principes de détermination et de présentation du résultat par action de manière à améliorer

Plus en détail

la pauvreté 33 ses lutte contre territorial. création.cette n ne doit pas d insertion. 1. UNE Accompagner la Participation travaux sont évidemment

la pauvreté 33 ses lutte contre territorial. création.cette n ne doit pas d insertion. 1. UNE Accompagner la Participation travaux sont évidemment Accompagner la participation des allocataires Par Marion Drouault, responsable de projets à l (Version courte) Participation et RSA : «Accompagner la l participation des allocataires» S appuyant en particulier

Plus en détail

Montée en débit : la mise en œuvre de l accès à la sous-boucle et son articulation avec le développement des réseaux FttH

Montée en débit : la mise en œuvre de l accès à la sous-boucle et son articulation avec le développement des réseaux FttH février 2010 Montée en débit : la mise en œuvre de l accès à la sous-boucle et son articulation avec le développement des réseaux FttH Orientations de l ARCEP - 1 - Introduction Bénéficier d une montée

Plus en détail

Rapport d études. Etudes des spécificités du marché du SaaS en France. Rapport de synthèse février 2013

Rapport d études. Etudes des spécificités du marché du SaaS en France. Rapport de synthèse février 2013 Rapport d études Etudes des spécificités du marché du SaaS en France Rapport de synthèse février 2013 Conception Caisse des Dépôts (Service communication DDTR) février 2013 Veille stratégique, conseil

Plus en détail

Cloud Computing. Une feuille de route pour la France

Cloud Computing. Une feuille de route pour la France Cloud Computing Une feuille de route pour la France Le Cloud computing annonce la fin d une ère de l informatique - celle des systèmes d informations juxtaposés, de façon parfois chaotique au sein de

Plus en détail

Cette première partie pose les enjeux de la BI 2.0 et son intégration dans le SI de l entreprise. De manière progressive, notre approche situera le

Cette première partie pose les enjeux de la BI 2.0 et son intégration dans le SI de l entreprise. De manière progressive, notre approche situera le Partie I BI 2.0 Cette première partie pose les enjeux de la BI 2.0 et son intégration dans le SI de l entreprise. De manière progressive, notre approche situera le SI classique avec l intégration de la

Plus en détail

Cloud Computing, discours marketing ou solution à vos problèmes?

Cloud Computing, discours marketing ou solution à vos problèmes? Cloud Computing, discours marketing ou solution à vos problèmes? Henri PORNON 3 avril 2012 IETI Consultants 17 boulevard des Etats-Unis - F-71000 Mâcon Tel : (0)3 85 21 91 91 - fax : (0)3 85 21 91 92-

Plus en détail

Le grand livre du DSI

Le grand livre du DSI Jean-François Challande Jean-Louis Lequeux Le grand livre du DSI Mettre en œuvre la direction des sytèmes d information 2.0, 2009 ISBN : 978-2-212-54313-1 SOMMAIRE Liste des figures... 13 Liste des tableaux...

Plus en détail

Le tableau de bord de la DSI : un outil pour mieux piloter son informatique.

Le tableau de bord de la DSI : un outil pour mieux piloter son informatique. Le tableau de bord de la DSI : un outil pour mieux piloter son informatique. Introduction Face à l évolution constante des besoins fonctionnels et des outils informatiques, il est devenu essentiel pour

Plus en détail

Petit guide pour choisir une solution CRM

Petit guide pour choisir une solution CRM Petit guide pour choisir une solution CRM Trouvez la solution qui vous convient» Nos clients sont plus performants. www.update.com Avant-propos Le CRM est en passe de devenir le principal logiciel de l

Plus en détail

Tirez plus vite profit du cloud computing avec IBM

Tirez plus vite profit du cloud computing avec IBM Tirez plus vite profit du cloud computing avec IBM Trouvez des solutions de type cloud éprouvées qui répondent à vos priorités principales Points clés Découvrez les avantages de quatre déploiements en

Plus en détail

Un service public de la donnée? Enjeux et perspectives juridiques et économiques

Un service public de la donnée? Enjeux et perspectives juridiques et économiques Un service public de la donnée? Enjeux et perspectives juridiques et économiques Christophe Krolik, Professeur de droit, Titulaire de la Chaire de recherche et d innovation Goldcorp en droit des ressources

Plus en détail

Recommandations pour les entreprises qui envisagent de souscrire à des services de Cloud computing

Recommandations pour les entreprises qui envisagent de souscrire à des services de Cloud computing Recommandations pour les entreprises qui envisagent de souscrire à des services de Cloud computing D un point de vue juridique, la CNIL constate que le Cloud computing soulève un certain nombre de difficultés

Plus en détail

La Commission de la concurrence (ci-après: Comco) a adopté le 21 octobre 2002 une

La Commission de la concurrence (ci-après: Comco) a adopté le 21 octobre 2002 une Wettbewerbskommission WEKO Commission de la concurrence COMCO Commissione della concorrenza COMCO Competition Commission COMCO Note explicative de la Commission de la concurrence se rapportant à la Communication

Plus en détail

Les projets d investissement en PME

Les projets d investissement en PME Le point sur Les projets d investissement en PME Concilier performance économique et conditions de travail L investissement reste un moment clé du développement d une entreprise. C est l occasion de repenser

Plus en détail

Programme national «très haut débit»

Programme national «très haut débit» Liberté. Égalité. Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Programme national «très haut débit» - 1 - Sommaire I. ENJEU 3 II. DESCRIPTION GENERALE 4 III. PILOTAGE DU PROGRAMME 4 IV. PHASE DE LANCEMENT DU PROGRAMME

Plus en détail

CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIÈRES (CCTP) MISE EN PLACE ET MAINTENANCE D UN MOTEUR DE RECHERCHE

CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIÈRES (CCTP) MISE EN PLACE ET MAINTENANCE D UN MOTEUR DE RECHERCHE PREMIER MINISTRE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DU GOUVERNEMENT CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIÈRES (CCTP) MISE EN PLACE ET MAINTENANCE D UN MOTEUR DE RECHERCHE SUR LES SITES INTERNET GÉRÉS PAR LA DOCUMENTATION

Plus en détail

1. Le recours à l accord-cadre

1. Le recours à l accord-cadre LES ACCORDS-CADRES Inspirés de la technique française des marchés à bons de commande, les accords-cadres ont été consacrés en droit communautaire par les directives du 31 mars 2004 (2004/17 et 2004/18)

Plus en détail

ISO 26000? Was ist das? C est quoi. che cosa è? Qué es? ? Hablas. Do you speak L ISO ? 26000. en 10 questions

ISO 26000? Was ist das? C est quoi. che cosa è? Qué es? ? Hablas. Do you speak L ISO ? 26000. en 10 questions ISO 26000 Kezako che cosa è C est quoi donc Qué es Was ist das Hablas ISO 26 000 Do you speak ISO 26000 26000 L ISO en 10 questions 7 Bonnes questions centrales Environnement pratiques des affaires SOMMAIRE

Plus en détail

Drive your success. «Un écosystème complexe implique une capacité de gestion temps réel des aléas» www.imagina-international.com

Drive your success. «Un écosystème complexe implique une capacité de gestion temps réel des aléas» www.imagina-international.com Drive your success «Un écosystème complexe implique une capacité de gestion temps réel des aléas» www.imagina-international.com ATEN, dix avantages au service de votre entreprise Qualité de mise en œuvre

Plus en détail

Garantir une meilleure prestation de services et une expérience utilisateur optimale

Garantir une meilleure prestation de services et une expérience utilisateur optimale LIVRE BLANC Garantir une meilleure prestation de services et une expérience utilisateur optimale Mai 2010 Garantir une meilleure prestation de services et une expérience utilisateur optimale CA Service

Plus en détail

Clément ALBRIEUX (69)

Clément ALBRIEUX (69) Pratique 20 : Une nouvelle identité entrepreneuriale 287 Le témoin : Clément ALBRIEUX (69) 30 collaborateurs Comment est définie et gérée l innovation dans votre cabinet? Les collaborateurs du cabinet

Plus en détail

e-business, EAI et Business Intelligence Le triptyque gagnant profondément les structures des organisations et par conséquence

e-business, EAI et Business Intelligence Le triptyque gagnant profondément les structures des organisations et par conséquence e-business, EAI et Business Intelligence Le triptyque gagnant Alain Fernandez Consultant indépendant, il intervient depuis plus de 15 ans auprès des grands comptes et des PME sur la conception des systèmes

Plus en détail

PARC DES EXPOSITIONS DE LA BEAUJOIRE

PARC DES EXPOSITIONS DE LA BEAUJOIRE PARC DES EXPOSITIONS DE LA BEAUJOIRE DELEGATION DE SERVICE PUBLIC Pour l'exploitation du Parc des expositions de la Beaujoire RAPPORT DE PRESENTATION DES CARACTERISTIQUES DU SERVICE DELEGUE 1 er juin 2010

Plus en détail

Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris

Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris Compte rendu de la journée technique du mardi 23 septembre organisée par ODIT France à la Maison du Tourisme 75014 Paris Thème : Commercialiser la campagne : les questions de base posées aux territoires

Plus en détail

P résentation. L ensemble des concepts et des outils de la Gestion des Ressources Humaines. La Gestion des Ressources Humaines (collection Les Zoom s)

P résentation. L ensemble des concepts et des outils de la Gestion des Ressources Humaines. La Gestion des Ressources Humaines (collection Les Zoom s) P résentation L ensemble des concepts et des outils de la Gestion des Ressources Humaines est développé dans le livre rédigé par Chloé Guillot-Soulez et publié dans la même collection : La Gestion des

Plus en détail

Charte pour une utilisation démocratique de la vidéosurveillance

Charte pour une utilisation démocratique de la vidéosurveillance Charte pour une utilisation démocratique de la vidéosurveillance >>> Les systèmes de vidéosurveillance connaissent selon les villes européennes des évolutions d ampleur et de nature différentes tenant

Plus en détail

Les Services Managés appliqués à la Mobilité

Les Services Managés appliqués à la Mobilité LIVRE BLANC Les Services Managés appliqués à la Mobilité IBELEM - 5, boulevard des Bouvets - 92 741 Nanterre Cédex 01 55 17 45 75 www.ibelem.com Introduction Gain en productivité, augmentation du revenu,

Plus en détail

PORTANT ORGANISATION DES PROCEDURES DE MARCHES PUBLICS DE LA VILLE DE JARGEAU

PORTANT ORGANISATION DES PROCEDURES DE MARCHES PUBLICS DE LA VILLE DE JARGEAU PORTANT ORGANISATION DES PROCEDURES DE MARCHES PUBLICS DE LA VILLE DE JARGEAU Annexe de la délibération n 75-2015DEL du Conseil Municipal du 9 juillet 2015 PREAMBULE Issus de la transposition des directives

Plus en détail

2009 - Présentation de la société. Notre métier, c est de rendre le votre plus facile

2009 - Présentation de la société. Notre métier, c est de rendre le votre plus facile Notre métier, c est de rendre le votre plus facile 2009 - Présentation de la société Le leader de l infogérance sélective et de l évolutivité des systèmes distribués Notre seul et unique métier, c'est

Plus en détail

Guide méthodologique

Guide méthodologique Communauté d Agglomération de NIORT du GRAND NANCY PLAN DE DEPLACEMENTS URBAINS Plan de Déplacement Entreprise Guide méthodologique Septembre 2007 m u n i c i p a l i t é s e r v i c e 7 1, a v e n u e

Plus en détail