Répub. lique VERSION. Août 2010

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1 Répub lique centrafricain e C ommission E uropée nne F o nds E u ropéen de D évelop pemen t Parc National Mbaéré Bodingué SCHÉMA D'ORIENTATION POST Informations générales Evaluation internee Prospectives à 10 ans VERSION PROVISOIRE Août 2010 GROUPEMENT BRL Ingénierie -SECA / GFA GmbH / DFS

2 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 2 TABLE DE MATIERES Préambule 5 Synthèse du Parc National Mbaéré Bodingué 6 Informations générales 6 Valeur pour la conservation 6 Politique nationale en matière de gestion des Aires Protégées 6 Cadre juridique 7 Cadre juridique du Parc national Mbaéré Bodingué 7 Cadre institutionnel 8 Contexte territorial 10 Population humaine 11 Héritage culturel 11 Histoire du Parc 12 Situation géographique 12 Accès au Parc 12 Milieu physique 12 Climat 12 Température 13 Précipitations 13 Humidité 13 Les tendances phénologiques à long terme et le climat 13 Caractère saisonnier environnemental 15 Hydrographie 16 Végétation 17 Présentation des milieux et des habitats naturels 18 Faune 18 Catégories IUCN des espèces fauniques 19 Les espèces considérées menacées par IUCN dans le Parc National Mbaéré Bodingué 19 Indicateurs caractérisant le Parc 20 Aperçu de l'"irremplaçabilité" d'espèces et des indicateurs de pression du Parc 20 Indicateurs de l'"irremplaçabilité" des espèces du Parc (IE) 21 Indicateur de l'"irremplaçabilité" d'habitat du Parc (IH) 22 Indicateurs de pression sur le Parc (PP et AP) 22 Eléments d'aménagement et de gestion 24 Mise à feu dans la zone de référence du PNMB 24 Recherche scientifique fondamentale et appliquée 27 Cogestion des Ressources Naturelles du PNMB 27 Gestion forestière 27 Gestion des ressources fauniques 27 Gestion des ressources autres que le bois 27 Valorisation touristique 27 Education environnementale 28 Les ressources financières 28 Analyse FFPM 28 FFPM ECOFAC 3, février FFPM ECOFAC 4, janvier mars 2010, Analyse 32

3 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 3 FFPM ECOFAC 4, janvier mars 2010, Mesures à prendre 35 Evaluation interne (cadre CMAP) 37 Prospectives à 10 ans (cadre CMAP) 48 Indicateurs caractérisant la gestion du Parc 57 La priorisation des interventions 58 Considérations générales 58 Contexte 58 Planification 59 Intrants 59 Processus 59 Extrants 59 Résultats 59 Tableau de référence des indicateurs caractérisant la gestion du Parc national Mbaéré Bodingué 60 Indicateurs "Importance" et "Menaces et Vulnérabilité" 61 Liste des figures Figure 1 : Architecture institutionnelle... 9 Figure 2 : Architecture institutionnelle des instances décisionnelles Figure 3 : Carte de référence Figure 4 : Moyennes mensuelles pluviométriques de 2003 à 2008 (source ECOFAC Ngotto) Figure 5 : "Irremplaçabilité" et indicateurs de pression du PNMB Figure 6 : Indicateurs de l'"irremplaçabilité" des espèces (SI) de la RCA et de l écorégion, Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Figure 7 : L "irremplaçabilité" de l'habitat de la RCA (en haut à gauche) et de l écorégion (en bas à gauche), et Carte des habitats semblables (à droit). Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Figure 8 : Indicateurs de pression sur le Parc (gauche) et sur l écorégion (droite). Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Figure 9 : Densité de population pour l'année 2000 (gauche) et la localisation du Parc (droite). Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Figure 10 : La pression agricole du pays (à gauche) et celle de l écorégion (à droite). Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Figure 11 : La couverture végétale de l'écorégion pour l'année 2000 (gauche) et la localisation du Ngotto (droite). Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Figure 12 : Les feux détectés pendant le feu saisonnier, dans l aire protégée et la zone tampon de 25 km (MRR). Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Figure 13 : L ampleur du de feu dans le Parc (PA) et sa zone périphérique de 25 km, les valeurs sont cumulées par mois et couvrent la période (MODAPS). Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Figure 14 : Indicateurs caractérisant la gestion du PNMB Liste des tableaux Tableau 1 : Comparaison de la richesse floristique forestière de différents sites en Afrique centrale (Source : YONGO 2002) Tableau 2 : Catégories de classification d espèces sur la liste rouge de l'iucn et critères de la version 3.1 (2001) Tableau 3 : Les espèces considérées menacées par IUCN dans l'ap en objet Tableau 4 : Détections des feux : totaux, durée et mois maximal. Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué

4 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 4 Tableau 5 : Ampleur des superficies brûlées et pourcentage par rapport à la taille du Parc (PNMB). Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Tableau 6 : Valeurs numériques des indicateurs caractérisant la gestion du PNMB Tableau 7 : Tableau de référence des valeurs numériques des indicateurs caractérisant la gestion du Parc national Mbaéré Bodingué Tableau 8 : Valeurs de référence pour les aspects "Importance" et "Menaces et Vulnérabilité" en phase d'évaluation. 61 Tableau 9 : Valeurs de référence pour les aspects "Importance" et "Menaces et Vulnérabilité" en phase prospective à 10 ans Liste des graphiques Graphique 1 : Données historiques de phénologie dérivées des courbes de GAC NDVI. (Voir VGT4Africa pour la méthodologie) ; Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Graphique 2 : Données climatiques moyennes basées sur les données climatiques mensuelles WorldClim sur 50 ans. Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Graphique 3 : Modèles à long terme des précipitations, de petits cours d'eau, NDWI, NDVI et des feux actifs. Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Graphique 4 : Tendances dans les précipitations, petits cours d eau, NDWI et NDVI. Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Graphique 5 : Visualisation des la priorisation des secteurs d'intervention comme différence entre l'évaluation et les prospectives à 10 ans Graphique 6 : Analyse du "Contexte permettant d'évaluer l'influence entre les lignes "Importance ; "Menaces et Vulnérabilité" et les autres lignes... 62

5 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 5 Préambule Le Programme Régional a reçu le mandat par le Comité de Pilotage et la Coordination régionale de réaliser une capitalisation, de formuler une analyse critique de l'intervention et de définir des orientations de l'après. Sur la base de ce mandat, le Programme ECOFAC, avec l'appui d'une mission d'expertise, présente les résultats sur forme d'une monographie pour chaque composante et des considérations d'ordre général en recherchant les liens et en faisant des considérations d'ordre transversales et stratégiques par rapport aux Aires protégées (AP), objectif de l'intervention du programme ECOFAC. Chaque monographie est composée : d'une Synthèse d'une Analyse Force, Faiblesse, Potentialité et Menaces (FFPM) d'une Evaluation d'une Perspective à 10 ans La synthèse est élaborée à partir de plusieurs sources des données disponibles sur le WEB et les documents techniques et scientifiques élaborés par l'ap. La composition présente des informations générales du cadre politique et institutionnel, du contexte territorial, des populations riveraines, du milieu physique, de la végétation de la faune, etc. La synthèse est illustrée aussi à l'aide des indicateurs caractérisant l'ap (source JRC). Le document présente l'analyse FFPM réalisée au cours de l'evaluation prospective et l'audit du programme ECOFAC de février 2003 (si disponible) et l'analyse FFPM conduite en janvier mars Cette dernière a été réalisée avec les éléments disponibles y compris ces de la mission d'évaluation d'. Le cadre FFPM a été ensuite analysé avec un travail de groupe ou bien singulièrement par les responsables de l'ap. L'évaluation interne suit le cadre d'évaluation 1 des aires protégées mis au point par la Commission Mondiale des Aires Protégées (CMAP). L'évaluation est effectuée en six points et s'appuie sur les indications du manuel (voir note bas de page). Pour maximiser le potentiel des aires protégées et améliorer les processus de gestion, il est impératif de comprendre les forces et les faiblesses des modes de gestion ainsi que les menaces auxquelles ils sont confrontés (voir exercice FFPM). Les prospectives sont établies à 10 ans et suivent le cadre d'évaluation de la CMAP comme check list en essayant de proposer des indications sur la base des analyses précédentes et de l'exercice FFPM. La monographie de chaque AP présente aussi des indicateurs caractérisant la gestion de l'ap. Ces indicateurs ont été élaborés pour une représentation simplifiée des aspects de l'évaluation de la gestion actuelle et des prospectives. Les indicateurs mettent en évidence les priorités d'interventions comme différence entre la situation actuelle et celle envisagée à 10 ans. Quoique les indicateurs puissent faciliter la compréhension, ils ne remplacent pas l'analyse détaillée des différents aspects de la gestion d'une AP et les relatives élaborations des prospectives en vue d'en améliorer la protection. Pourtant, une lecture attentive des tableaux "Evaluation interne" et "Prospectives à 10 ans" (cadre CMAP) est toujours nécessaire pour avoir une bonne compréhension du processus de conservation de l'ap en examen. 1 Hockings, Marc avec Sue Stolton et Nigel Dudley (2000); Assessing Effectiveness A Framework for Assessing Management Effectiveness of Protected Areas; Université de Cardiff et UICN, Suisse.

6 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 6 Synthèse du Parc National Mbaéré Bodingué La description synthétique du Parc National Mbaéré Bodingué a été élaborée à partir de plusieurs sources, en premier lieu le site "Assessing protected areas in Africa" du "Joint Research Centre" de l'union Européenne, qui comprend des liens avec les bases de données externes tels que le CMAP, Ramsar, BirdLife International, le Centre du Patrimoine Mondial, l UNESCO et Google Earth. D'autres données ont été obtenues à partir des documents techniques et scientifiques élaborés par le Parc National Mbaéré Bodingué avec l'aide des partenaires techniques et financiers. Des informations supplémentaires sur le Parc sont disponibles sur The World Database on Protected Areas du Centre Mondial du Suivi de la Conservation de l'unep (UNEP WCMC), informations gérées et contrôlées en collaboration avec l'uicn (Union Mondiale pour la Conservation de la Nature). Informations générales Catégorie UICN II Parc National (définition : Les aires protégées de la catégorie II sont de vastes aires naturelles ou quasi naturelles mises en réserve pour protéger des processus écologiques de grande échelle, ainsi que les espèces et les caractéristiques des écosystèmes de la région, qui fournissent aussi une base pour des opportunités de visites de nature spirituelle, scientifique, éducative et récréative, dans le respect de l environnement et de la culture des communautés locales) Superficie (Km²) 960 Coordonnées Centre : 3 96' Nord 17 01' Est Localisation Sud ouest de la République Centrafricaine dans la Sous préfecture de la Sangha Mbaéré Création 2007 Statut actuel Le Parc National Mbaéré Bodingué a été créé avec la loi du 09 mai 2007 Biome Forêt dense, humide, semi caducifolié, primaire du domaine congo guinéen Statut spécial Les rivières Mbaéré et Bodingué, faisant partie du PNMB, ont été classées en site des zones humides d'importance internationale RAMSAR (la seule en RCA) pour une extension de ha, en date du 5 décembre WDPA code du site UNEP Code du site = de la base de données de la CMAP WCMC Ecorégion Guinéo Congolaise Paysage écologique hors paysage Pluviométrie (mm) Altitude (m) de 394 à 725 Références 2 Valeur pour la conservation Un espace regroupant différents écosystèmes (la forêt périodiquement inondée, la forêt de terre ferme et la savane herbacée) qui n'a jamais fait l'objet d'une exploitation permettant d'observer un fonctionnement des écosystèmes forestiers tropicaux. Un système qui abrite la grande faune, plusieurs espèces de mammifères remarquables comme les gorilles de plaines de l'ouest et les chimpanzés, avec des populations des éléphants de forêts, les hippopotames et des antilopes comme le Bongo et le Sitatunga mais peu abondants. Un site qui protège plusieurs espèces de musaraignes (Soricidae) rares, une nouvelle espèce de mangouste (endémisme) et un nombre considérable d'espèces d'oiseaux (site Ramsar). Politique nationale en matière de gestion des Aires Protégées Les aires protégées sont incluses dans le code de la faune dont la police d application et de contrôle a été confiée au Ministère des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches, de l Environnement et du Tourisme. Ce code date du 27 juillet Il définit les aires de protection (Réserves naturelles intégrales, Parcs nationaux, réserves de faune) et les statuts juridiques qui s y rattachent. 2 Protected areas extracted from "WDPA Consortium 2006 World Database on Protected Areas" Copyright UNEP WCMC (2006). Altitude from SRTM data. Rainfall from WorldClim data.

7 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 7 La faune en RCA fait partie intégrante du patrimoine national. Cela explique l engagement de l Etat pour la protection des espèces animales, de leurs biotopes, et du maintien des équilibres biologiques. Des aires de protection de la faune sont établies et se distinguent de par leurs spécificités et fonctions : les réserves naturelles intégrales soustraites à toute présence humaine et d en survoler à moins de 200 mètres d altitude ; les parcs nationaux qui sont des aires affectées à la protection des espèces animales et végétales dans leur état sauvage, des minéraux et formations géologiques des biotopes et écosystèmes, des sites naturels et paysages présentant une valeur scientifique ou esthétique, ainsi qu à la récréation du public. les réserves affectées à la protection de la faune et de son environnement naturel dans lesquelles les activités agropastorales traditionnelles sont réglementées. La RCA est signataire des plus importants accords internationaux en défense de la biodiversité : Conférence de Rio (1992) Johannesburg (2003) Ratification des instruments internationaux de conservation de la nature, dont la CDB Membre de la COMIFAC Pacte du Millénaire pour le développement Convention de Ramsar Convention de Bonn CITES Promouvoir le développement durable (PNAE, 1999) Stratégie Nationale et Plan d action en matière de Diversité Biologique (SNPA DB, 2001), Engagement vis à vis des ressources transfrontières partagées (OCSFA, TNS). Dernièrement, la RCA a démarré un projet pour s'acquitter, selon un processus participatif impliquant l ensemble des acteurs de la biodiversité, des obligations relatives à la "Stratégie Nationale et Plan d action en matière de Diversité Biologique". Le but est de constituer un cadre de référence en matière de planification dans le domaine de la biodiversité intégrant les concepts de durabilité économique et écologique et de développement humain. Le déroulement de ce processus est fondamental pour les activités du PNMB. Cadre juridique La RCA dispose des instruments juridiques, codes, lois, ordonnances pour la gestion durable des ressources naturelles dont ces de référence : loi n du 09 mai 2007, acte de classement du PNMB, le code forestier, le code de protection de la faune sauvage (en cours de révision), loi n du 13 janvier 1996 (processus de décentralisation) Cadre juridique du Parc national Mbaéré Bodingué Le Parc National Mbaéré Bodingué (PNMB) a été classé avec la loi du 09 mai Les rivières Mbaéré Bodingué, faisant partie du PNMB, ont été classées en site des zones humides d'importance internationale RAMSAR (la seule en RCA) pour une extension de ha, en date du 5 décembre 2005.

8 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 8 Au point de vue de la catégorie de gestion UICN, le PNMB est classé dans la "Catégorie II : Parc national 3 " mais la zone périphérique ne pourra pas être insérée dans aucune catégorie d'aires protégées en raison de sa finalité d'exploitation même si soumise à des plans de gestion. Il convient porter des précisions sur l'interprétation de la loi du 9 mai L'acte de création du PNMB énonce les objectifs (art.2), définit les limites (art.3), identifie la tutelle et précise la responsabilité du Conservateur pour son administration (art.4). L'art 5 porte sur la création d'un Conseil de Gestion du PNMB comprenant : les représentants de l'administration, les élus locaux, les ONG locales, le secteur privé, les partenaires au développement. Cet article introduit des réflexions et des interprétations à apporter pour sa mise en œuvre qui ne pourront pas remettre en cause la portée des précédents articles et l'esprit de la loi. Selon l'interprétation courant dans la gestion des aires protégées, un Conseil de Gestion ou autre organisme ouvert et de portée internationale (partenaires de développement) ne pourra, en aucun cas, se substituer au Conservateur dans son mandat de conservation et de préservation de ce domaine public de l'etat (point 1 et 2 de l'art.2). Domaine public, érigé en Parc National, dont la portée réponde à des logiques nationales et aux engagements internationaux du Pays envers l'environnement. Le Conseil de Gestion peut contribuer à l'orientation des actions du PNMB dans les domaines du développement de l'écotourisme et de l'éducation environnementale (point 3 de l'art.2), et de la recherche scientifique et la formation (point 4 de l'art.2). Le Conseil de Gestion collabore avec le Conservateur pour l'interaction PNMB/Zone périphérique pour les axes de valorisation de la biodiversité et dans la gestion cynégétique, halieutique et des produits forestiers non ligneux. Selon cette interprétation le Conseil de Gestion interagit avec le Conservateur mais ne s'impose pas dans la gestion conservatoire et la préservation de la richesse biologique du PNMB. L'orientation proposée répond aux indications et à l'esprit de la loi N 07/008 portant création du Parc National Mbaéré Bodingué et plus précisément dans la définition des objectifs du Parc et de la composition du Conseil de gestion du PNMB. Cette interprétation a été adoptée pour le montage du PdG en objet. Cadre institutionnel Le PNMB et sa périphérie (système Ngotto) sont le résultat de la collaboration entre l'etat Centrafricain et la coopération de l'ue qui s'est concrétisée avec la création d'un espace d'aménagement et de gestion (un parc national, trois concessions forestières et une concession de chasse) unique dans son genre. Vu sa récente création, le système Ngotto est encore à la recherche d'un cadre institutionnel fonctionnel et adapté à sa gestion. Le système doit rester toutefois sur la dépendance institutionnelle du Ministère des E&F, Châsse et Pêche car la gestion concerne les forêts, la faune, la pêche, les produits forestiers non ligneux et la bonne gouvernance des fiscalités y relatives. Puisque l'actuel cadre institutionnel n'est pas encore consolidé, la réflexion entamée pour l'élaboration du PdG/PNMB , porte sur la suggestion d une architecture institutionnelle qui érigerait le système Ngotto au rang des Directions en tenant compte de la multiplicité des interventions dans la conservation (PNMB), l'aménagement forestier (gestion de la faune et des produits forestiers non ligneux) et la bonne 3 A préciser que le nom "parc national" n est pas exclusivement lié à la catégorie II puisque des aires de conservation appelés parcs nationaux se trouvent dans toutes les catégories. Le fait qu une aire soit proposée pour une gestion de catégorie II est lié à son objectif premier qui doit se conformer à "la protection de la biodiversité naturelle de même que la structure écologique et les processus environnementaux sous jacents, et promouvoir l éducation et les loisirs" (voir "Lignes directrices pour l application des catégories de gestion aux aires protégées, UICN")

9 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 9 gouvernance avec les administrations territoriales de référence. Ce processus pourrait être géré par un système de concertation échelonné, de la base territoriale au pouvoir central, afin de garantir de la cohérence d'intervention et du respect des différentes logiques d'intervention qui ne sont pas antagonistes, mais complémentaires. L'architecture institutionnelle et de prise de décision vise la gestion durable des RN dans le respect des intérêts et des principes de vie des acteurs y compris des communautés et les groupements défavorisés. Figure 1 : Architecture institutionnelle

10 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 10 Figure 2 : Architecture institutionnelle des instances décisionnelles Contexte territorial L'actuelle structuration territoriale de la zone de la forêt de Ngotto est le résultat de la mise en œuvre de la politique de l'etat de valorisation durable des ressources naturelles à travers la contribution de plusieurs programmes et projets et dont le Programme ECOFAC était le premier à intervenir dans l'aire. La zone du projet se trouve sur deux préfectures (Lobaye et Sangha Mbaéré), trois sous préfectures (Boda, Bambio et une petite partie de Mbaïki) et quatre communes. De manière générale, les services publics de l Etat sont concentrés dans les Chefs lieux des Préfectures, Sous préfectures et Communes. Toutes les forêts qui entourent le PNMB sont soumises à des plans d'aménagement forestier (PEAs). Trois PEAs entourent le PNMB. Les limites Nord et Est de la Zone périphérique correspondent à celles de la concession forestière IFB 169. Au Sud, la zone périphérique est délimitée par la frontière entre la RCA et la République du Congo et correspond aussi à la limite de la concession forestière SCAD 171 jusqu à la confluence de la rivière Mbaéré avec la rivière Lobaye. À l Ouest, la zone périphérique est délimitée par la

11 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 11 limite de la concession forestière SEFCA 174. Aucun PEA n est sous un aménagement durable et certifié au label FSC ou PEFC. Aucun permis minier n'est actuellement délivré sur la zone d'intervention du PNMB. Un opérateur de safari, la compagnie du Buffle Rouge a obtenu l'amodiation de la quasi totalité de la zone périphérique du PNMB. Population humaine On compte autour de habitants dans la zone d'action du projet, dont pygmées. La population dans la zone du projet est diversifiée. Elle est composée d autochtones et d allogènes installées au fil des temps à cause des activités minières et de l exploitation forestière industrielle. Les premiers occupants de Ngotto sont les Bofi. A Bambio, ce sont les Mbums. Puis sont venus les Pandé, les pygmées Bofi. Plus tard, il y a eu l arrivée des Banda yanguéré originaires de la préfecture actuelle de Bamingui Bangoran. On compte aussi au sein de la population les Ngbaka, les Mbati et les Bagandou en provenance de la préfecture de la Lobaye. Les villages Mambélé, Mbaéré (SCIPLAC) et Bambio qui, du fait qu ils constituent de bases vie de l entreprise forestière, ainsi que les villages Yamando, Balégo et Bangi concentrent une relative densité de population marquée par une diversité ethnique, avec une forte proportion de population allogène. Au plan régional et ethnosociologique, on trouve trois types de villages dans la zone d intervention du projet. Il y a des villages mono ethniques, pluriethniques et des groupements de villages. Héritage culturel C est en l an 2000, suite au classement de la forêt de Ngotto comme Réserve Intégrale de Faune que l Université de Bangui, particulièrement le Centre de Recherche et de Documentation en Histoire et Archéologie Centrafricaines (CURDHACA) et le Département d Histoire à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines vont timidement s intéresser à l étude du patrimoine culturel de la Réserve Intégrale. Les analyses ont montrés des gisements recélant de fragments de tuyère et de scories lourdes dérivées de la production de fer, des pièces en pierre taillée, des tessons de céramique et de meules dormantes et la découverte des abris sous roche ou des grottes, des îles artificielles dans la Bondignué, lieu de refuge en réponse à la traite négrière et surtout une zone de forte concentration de fourneaux de métallurgie du fer sont signalés dans la zone. Les sites n ont pas été fouillés ni datés, mais par analogie des datations absolues connues dans la zone forestière centrafricaine, ils peuvent chronologiquement se classer dans les premiers siècles de notre ère. Une analyse paléoenvironnementale s est faite à partir des carottages des marécages de la Bodingué dont les pollens fossiles de la flore ancienne permettent de déterminer les types de formations végétales ainsi que les fluctuations climatiques qui ont influencé tardivement le développement de la forêt de Ngotto. L histoire des trois (3) derniers siècles de la zone de Ngotto est mal connue. Il est communément admis que la population centrafricaine est issue de migrations datées du XVIIIe ou XIXe siècle. Les populations Banda Yanguéré et Bofi selon P. Kalck, ont occupé cette zone après des périples migratoires. La première venant de l est transite par Carnot et essaime la lisière de la forêt. Cette population a activement résisté à la traite négrière occidentale des "lamidat" Peul du Cameroun et par la suite à la colonisation par des révoltes et des guerres armées. Les Bofi au XIXe siècle, selon la source susmentionnée, ont traversé l Oubangui avant de revenir s établir dans la zone de Ngotto. Le séjour sur la rive gauche de l Oubangui a altéré leur langue et leurs coutumes et a permis à ces derniers de s adapter à la vie sylvestre. Toutefois, l histoire des deux derniers siècles de cette population est liée à la personne du chef traditionnel Samba Ngotto qui est dépeint comme un négrier par les colons. En 1926, il dénonça à André Gide les exactions des compagnies concessionnaires contre la population Bofi (assassinats, tueries, portage, travail forcé). Or, il existe des éléments troublants, tendant à corroborer les assertions des colons, des affirmations relatives à la participation du chef Samba Ngotto à la traite négrière occidentale. Il s agit des reliques telles que "l arbreprison" ou le lieu de détention des captifs qui se trouvent au village Poutem près de la case du chef. Enfin, l histoire de la zone ne peut s écrire sans souligner la présence des pygmées dont le passé est difficile à cerner. Les groupes de la Réserve parlent pour l essentiel Bofi, langue gbaya ou Babinzèlè, langue Bantu. Ces différents parlers doivent faire l objet d une étude pour retracer ce ne fusse que la profondeur du contact pygmée/bofi ou pygmée/bantu afin de contribuer à la connaissance historique générale.

12 PNMB, Evaluation internee et perspectives post Version provisoire Histoire du Parc Pm puisque le PNMB a été créé en Situation géographique Le parc national Mbaéré Bodingué est situé dans la partie Sud Ouest de la République Centrafricaine. Son territoire est situé à cheval sur les préfectures de Sangha Mbaéré et de Lobaye. La majeuree partie est située sur le territoire de la sous préfecture de Bambio dans la préfecture de la Sangha Mbaéré. La partie Est du parc situé sur la rive gauche de la rivière Mbaéré appartient au territoiree de la sous préfecture de Boda dans la préfecture de Lobaye. Les coordonnées géographiques du parc national sont : Nord : o o Est : o o Sud : o o Ouest : o Latitude : 3 52' 17" o Longitude : 16 58' 3" Le parc se présente en forme plus ou moins triangulaire. Le lit majeur (plaine inondable) de la rivière Mbaéré, à partir de sa confluencee avec la rivière Batouri jusqu à la Figure 3 : Carte de référencee confluence avec la rivière Bodingué, correspond à la limite Nord Est du parc national. Dans cettee limite sont comprisess les deux rives de la plaine (forêt) inondable. Au Sud le parc est délimité par le lit majeur de la rivière Bodingué à partir de son intersectionn avec la piste Ngoundi Bambio jusqu à la confluence avec la rivière Mbaéré. La délimitation inclut les deux rives de la plaine inondable. À l Ouest, le parc est délimité par la piste Ngoundi Bambio, de son intersectionn avec la rivière Batourie jusqu à son intersection avec la rivière Bodingué. La rivière Batouri de l intersection avec la piste Ngoundi Bambio jusqu à sa confluence avec la rivière Mbaéré constitue la limite nord ouest du parc. Accès au Parc Le PNMB est situé à environ 250 km de la capitale Bangui par la route nationale goudronnée vers M'baiki et en suite par une piste en latérite portant plusieurs ouvrages de franchissement et avec la traversé de la rivière Mbaéré par un bac à proximité du village de Ngotto. Toutefois l enclavement de la zone pourrait être réduit par la remisee en service du pont sur la rivière Lobaye avoisinant le site à la capitale par la route Mouloukou Ngotto. Dans la forêt de Ngotto, les interventions des sociétés forestières ont permis de disposer d un réseau routier praticable et entretenu en toute saison. Ce réseau est facteur de trafics de tout genre et contribue de force à l entretien du braconnage et l écoulement de ses produits. La zone ne dispose pas de pistes d'atterrissage. Milieu physique Latitude : 3 56' 29 " Longitude : 17 4' 26" Latitude : 3 45' 36" Longitude : 17 22' 38" Latitude : 3 37' 40" Longitude : 17 3' 47" Climat La zone climatique du site correspond à la zone du climat guinéen forestier équatorial. Il s agit d un climat tropical humide. Ce type de climat est caractérisé par une faible saisonnalité et une pluviométrie

13 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 13 importante. Le site est situé dans la partie septentrionale de la zone de répartition de ce type de climat. Des influences du climat soudano guinéen se traduisent par la proximité des milieux de savanes. Température La température moyenne annuelle est de 25 C. Le régime du climat guinéen forestier équatorial est caractérisé par une relative constance tout le long de l année. Les maximums se situent autour de 31 C et les minima à 19 C (station Berberati). Les températures les plus basses sont notées en décembre et janvier ; les plus élevées en mars. Précipitations Pour la période de 2003 à 2008 les relevés pluviométriques indiquent une pluviométrie moyenne annuelle de 1602 mm. Selon (relevés ECOFAC) les années, elle varie entre 1976 mm et 1269 mm annuels. Selon PARPAF la moyenne des précipitations annuelles relevées à la station de Ngotto par ECOFAC entre 1994 et 2004 est de 1700 mm. Elles varient entre 1430 mm et 2135 mm. Le climat du site se caractérise par une saisonnalité déjà plus ou moins bien marquée. Les mois d août et de mai sont les mois avec les moyennes pluviométriques les plus élevées pour la période de 2003 à Deux grands types de saisons pluviométriques se succèdent : une période sèche et une longue période humide. La période la plus sèche dure de novembre décembre à février mars. Néanmoins, deux petites saisons respectivement sèches et humides s intercalent dans les grands types de saisons. La durée générale des différentes saisons est la suivante (source PARPAF 2007) : Grande saison sèche Novembre à Février ; Petite saison de pluies Mars à Mai ; Petite saison sèche Juin à Juillet ; Grande saison de pluies Août à Octobre mm Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Figure 4 : Moyennes mensuelles pluviométriques de 2003 à 2008 (source ECOFAC Ngotto) Humidité Selon PARPAF (2007) l'humidité relative reste très élevée durant toute l'année ; on observe une baisse au cours des mois de janvier et février tandis que les mois de juillet et août sont les plus humides. Les tendances phénologiques à long terme et le climat Le premier graphique ci dessous (graphique 1.) montre le début, la crête et la fin de toutes les saisons de croissance détectées dans le PNMB de 1983 à Les données peuvent être employées pour "évaluer

14 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 14 des déviations dans le calendrier de végétation, comme indicateur de variation interannuelle de statut de végétation, pour prévoir le développement des maladies liées au climat, et pour soutenir l'analyse à long terme en termes de changement de couverture de terre, tel qu'un changement du type de végétation lié au changement permanent du calendrier de végétation (voir la Feuille de produit de Phénologie)". Ces données sont régulièrement mise à jour. Graphique 1 : Données historiques de phénologie dérivées des courbes de GAC NDVI. (Voir VGT4Africa pour la méthodologie) ; Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Les données historiques de phénologie ont dérivé des courbes de GAC NDVI. La méthodologie est disponible en ligne : VGT4Africa. Le deuxième graphique (graphique 2.) montre les moyennes à long terme pour des précipitations mensuelles et des températures ambiantes du PNMB. Cette information aide à interpréter les données de phénologie ci dessus. Ces données sont prises sur des surfaces de climat interpolées par résolution de 1 km, et ainsi elles devraient être prises comme vue d'ensemble générale du climat du Parc et de la région environnante. Graphique 2 : Données climatiques moyennes basées sur les données climatiques mensuelles WorldClim sur 50 ans. Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué

15 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 15 Caractère saisonnier environnemental Les deux graphiques suivants montrent les mêmes conditions ambiantes dans différentes manières. Le premier graphique (graphique 3.) montre les valeurs par décades (période de 10 jours) pour les précipitations, les petits cours d eau, l indice de l'eau (NDWI), l indice de la végétation (NDVI) et les feux actifs pendant les 10 dernières années, où les données étaient disponibles. Ce graphique montre clairement les tendances de n'importe quelle variation des facteurs environnementaux d'année en année. Graphique 3 : Modèles à long terme des précipitations, de petits cours d'eau, NDWI, NDVI et des feux actifs. Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué

16 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 16 Le deuxième graphique (graphique 4.) fait une comparaison des facteurs environnementaux entre 2009 et Les valeurs par décade sont mises à jour régulièrement. La ligne gris foncé sur chaque graphique est la moyenne pour chaque décade basée sur des séries chronologiques disponibles, et les secteurs gris clair indiquent les limites de fiabilité de 95% autour de cette moyenne. De ces graphiques il est possible de voir s'il y a des différences entre les années comparées et si ces différences sont sensiblement différentes de la moyenne. Graphique 4 : Tendances dans les précipitations, petits cours d eau, NDWI et NDVI. Source : JRC, Overview of Mbaéré Bodingué Hydrographie Le parc est entièrement situé dans le bassin versant du fleuve Lobaye qui est tributaire de l Oubangui. L ensemble fait partie de l hydrosystème du bassin du Congo. Deux rivières principales drainent le territoire du parc. La rivière Bodingué draine la partie Sud et Sud ouest du parc. Les zones du Nord et de l Est du parc sont drainées par la rivière Mbaéré. Environ deux tiers du territoire du parc appartiennent au bassin

17 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 17 versant de cette rivière. Le bassin versant de la rivière Bodingué occupe le tiers restant. La Bodingué est tributaire de la rivière Mbaéré. La confluence des deux rivières est située dans l extrémité Est du parc. La confluence de la Mbaéré avec la Lobaye est située entre 15 à 20 km à l Est du Parc. La Mbaéré et la Bodingué sont bordées par de vastes zones d inondation. La période des hautes eaux s étend d août à janvier. La morphologie du lit mineur du Mbaéré est caractérisée par un fort méandrage. La morphologie du lit de Bodingué se caractérise par la succession des zones à bras multiples et des zones à méandres. Une grande partie d alimentation des cours d eau est assurée par la nappe phréatique. Le substrat gréseux constitue un bon réservoir aquifère étant très perméable, où les précipitations s infiltrent facilement. La présence de vastes zones marécageuses est probablement liée à l affleurement de cette nappe phréatique dans la zone de contact entre le massif de grès et des stratums moins bien perméables des vallées fluviales. De ce fait, le réseau hydrographique en surface est faiblement développé. Certains petits cours d eau se jettent dans les zones marécageuses, leurs lits mineurs se perdent dans les marécages sans arriver aux lits des rivières principales. Végétation La végétation du parc national et de sa zone périphérique appartient au domaine congo guinéen des forêts denses humides et des savanes préforestières (REGNER 1984). Selon la cartographie de BOULVERT (1986), la zone est située près de la limite entre le secteur congo guinéen de la forêt dense humide semi caducifoliée (à Triplochiton scleroxylon, Terminalia superba et Celtis spp.) et le secteur guinéo soudanien péri forestier. YANGAKOLA (2004) distingue quatre unités de paysages végétales dans la zone d intervention du projet d ECOFAC de Ngotto : Paysage dominé par la forêt de différents types ; Paysage formé de savanes arborées et arbustives, sillonnée ou non par des galeries forestières ; Paysage composé de savanes herbeuses qui longent à certains endroits les grandes rivières Lobaye et Mbaéré ; Paysage composé de cultures et de jachères. Dans le périmètre du parc, les paysages forestiers sont dominants. De manière très ponctuelle quelques petites zones à savanes herbeuses et des cultures et jachères y sont également présentes dans le périmètre du parc. Le milieu forestier est composé par la forêt dense, semi caducifoliée. Au sein de cette forêt se différencient deux grandes unités. La forêt de terre ferme occupe la majeure partie du territoire du parc. Dans les zones alluviales, inondables, des rivières Mbaéré et Bodingué, la forêt marécageuse à raphiale (YANGAKOLA 2004) occupe des superficies importantes. Les milieux aquatiques de la zone sont essentiellement liés aux cours d eau. Tableau 1 : Comparaison de la richesse floristique forestière de différents sites en Afrique centrale (Source : YONGO 2002) Sites et auteurs Richesse spécifique Odzala Congo Brazzaville ; KOUKA Dja Cameroun; SONKE Ngotto RCA ; YONGA Kikwit RDC ; MASENS DA MUSA Tshopo & Kisangani RDC ; LUBINI Kisangani RDC ; NYAKABWA

18 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 18 Présentation des milieux et des habitats naturels La forêt de terre ferme (superficie d environ ha dans le parc national) : il s agit bien d une forêt "vierge" primaire dense humide semi caducifoliée. La structure de cette forêt est caractérisée par une canopée relativement fragmentée, par l abondance des chablis et des lianes et par une faible densité de la couverture herbacée. La diversité spécifique et l hétérogénéité structurelle sont élevées. Dans le peuplement la densité des arbres de la canopée est assez faible, en comparaison avec d autres peuplements primaires, et la densité d arbres de l étage intermédiaire est assez élevée. La forêt inondable (superficie d environ ha dans le parc national) : Les forêts inondables sont situées dans les plaines marécageuses qui bordent de part et d autre les rivières Mbaéré et Bodingué. L inondation de ces zones est périodique et dure environ de juillet à janvier. La largeur maximale de ces zones peut atteindre 5 km. Les savanes et les milieux secondaires anthropogènes (superficie d environ 300 ha dans le parc national) : Les savanes de la zone périphérique du parc sont probablement pour une grande partie d origine anthropogènes, mais localement elles peuvent être édaphiques. Les savanes de la zone sont riches en espèces ligneuses et aussi en espèces annuelles avec une forte proportion d espèces à large répartition. Les milieux aquatiques et semi aquatiques : APEMA (1998) a identifié les formations végétales aquatiques et hélophytes suivantes : végétation herbacée aquatique unistrate non enracinée (flottant) ; végétation herbacée aquatique hétérogène pluristrate enracinée flottante ou immergée ; végétation herbacée semi aquatique (hélophytes) ; végétation rudérale des sols temporairement mouillés. Faune L intérêt particulier du parc et de sa zone périphérique est une grande diversité faunistique résultant de sa situation en zone de contact entre les biomes de savanes soudano guinéennes et des forêts guinéocongolaises. Différentes études menées depuis les années 1990 ont permis de dresser une liste de la faune connue et confirmée pour le territoire du PNMB. Ainsi dans le territoire du parc et de sa périphérie sont confirmées : 72 espèces de reptiles réparties en 15 familles ; 333 espèces d oiseaux. L avifaune du parc est composée de différents cortèges (forestiers, savanicoles, ubiquistes, liés aux zones humides, migrateurs, liés à l écotone savane-forêt). Dans l avifaune du site, quelques espèces remarquables sont : le Pigeon à nuque bronzée, Columba iriditorques ; le Perroquet à calotte rouge, Poicephalus gulielmi ; l Inséparable à collier noir, Agapornis swindernianus ; le Coucou de Mechow, Cercococcyx mechowi ; la Chevêchette à pieds jaunes, Glaucidium tephronotum et la Chevêchette à poitrine barrée, Glaucidium capense. Trois espèces présentes sont considérées comme "Quasi menacées" par la liste rouge de l UICN ; 137 espèces de mammifères, réparties en 12 familles sont confirmées dans la zone. La famille de primates est représentée avec 11 espèces, dont deux (Gorille et Colobe bai de Pennant) considérés comme étant "en danger critique d extinction" et une (Chimpanzé) considérée comme étant "en danger" selon les critères de l UICN. Le cortège des primates du parc renferme également une sousespèce endémique de la zone forestière située entre les fleuves Sangha et Oubangui, le Moustac de Ngotto (Cercopithecus cephus ngottensis). D autres espèces de micromammifères et une mangouste endémiques ont été découvertes dans la zone. L Eléphant de forêt, le Bongo et le Buffle de forêt représentent d autres espèces phares du parc. Parmi les espèces du site, 3 sont considérées comme étant menacées par l IUCN. Le gorille des plaines de l Ouest est classé dans la catégorie des espèces "en danger critique d extinction". Le colobe bai de Pennant appartient à la même catégorie. Toutefois, la sous espèce locale, Procolobus pennanti oustaleti n est pas mentionnée dans la base de données de l IUCN et la situation taxinomique semble être quelque peu

19 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 19 confuse. Certains documents citent P. oustaleti comme espèce à part entière (KINGDON 2006), d autres le classent comme sous espèce dans le complexe P. pennanti (GAUTIER HION et coll. 1999). Le chimpanzé est considéré comme étant en danger. Catégories IUCN des espèces fauniques Cette section énumère les espèces de trois taxums (mammifères, oiseaux, amphibiens) qui sont présents dans l'aire protégée. Le tableau ci dessus récapitule le nombre d'espèces par taxa et par catégorie de la liste rouge de l'iucn mise à jour avec des données des recensements directs effectués par ECOFAC. Le total ne prend pas en compte le nombre des espèces des Reptiles. Tableau 2 : Catégories de classification d espèces sur la liste rouge de l'iucn et critères de la version 3.1 (2001). Espèces potentiellement associées à l'ap par des taxums et par la catégorie d'iucn (clic sur les liens pour plus de détails). documents/categories and criteria Catégorie Total Mammifères Amphibies Oiseaux Reptiles Total En danger critique d'extinction (CR) En danger (EN) Vulnérable (VU) Quasi menacée (NT) Préoccupation mineure (LC) Données insuffisantes (DD) Non Évalué (NE) Les espèces considérées menacées par IUCN dans le Parc National Mbaéré Bodingué Il s agit des espèces considérées menacées par l IUCN dans l'ap en objet. Ces résultats ont été obtenus par l'analyse croisée des données de la "IUCN Red List of Threatened Species ", de "African Mammals Databank (1999) 5 " et la liste d espèces confirmées, établie dans le cadre de l élaboration du PdG du PNMB. Tableau 3 : Les espèces considérées menacées par IUCN dans l'ap en objet UICN Nom Nom scientifique Famille Nombre d'ap étudiées Base de données liste où des espèces trouvées rouge UICN EN Gorille Gorilla gorilla Hominidae EN Chimpanzé Pan troglodytes Hominidae EN Colobe bai Procolobus badius Cercopithecidae IUCN Red List of Threatened Species(2006) : 5 African Mammals Databank (1999) IEA (Institute of Applied Ecology), Italy :

20 PNMB, Evaluation interne et perspectives post Version provisoire 20 Indicateurs caractérisant le Parc Cette section a été totalement reprise avec des petites adaptations du site "Assessing protected areas in Africa" du "Joint Research Centre" de l'union Européenne. Les indicateurs ont été développés pour évaluer les menaces, les pressions sur les espèces et les habitats d'une aire protégée donnée. Aperçu de l'"irremplaçabilité" d'espèces et des indicateurs de pression du Parc Les indicateurs d'"irremplaçabilité" d'espèces portent sur les Mammifères, les Oiseaux et les Amphibiens. Les indicateurs ont été estimés en comptant le nombre d'aires protégées dans lesquelles une espèce se trouve (n), et en y ajoutant 1/n à l'indice IE ("irremplaçabilité" d'espèces) du Parc. L étude de l habitat du Parc est basée sur le climat, le terrain, la superficie et la population humaine pour créer un indicateur d'"irremplaçabilité" d'habitat. Plus l'habitat d'une AP est irremplaçable, plus le niveau potentiel de priorisation est élevé. Enfin, il y a l'estimation de deux indicateurs de pression qui visent à mesurer la menace sur les espèces du Figure 5 : "Irremplaçabilité" et indicateurs de pression du PNMB Parc : (i) la pression de la population riveraine et (ii) les surfaces agricoles situées à proximité immédiate du Parc. Ces indicateurs sont représentés dans une série de graphiques et de tableaux qui donnent une vue d'ensemble de l'"irremplaçabilité" du Parc et les pressions auxquelles il est soumis, relativement aux valeurs moyennes du pays et de l'écorégion. Le radar de la parcelle de terrain (A gauche) expose chacun des six indicateurs du Parc dans le rouge avec les moyennes du pays qui sont grises. Chaque indicateur a été mesuré de 0 (le plus bas) à 100 (le plus haut) pour en faciliter la comparaison. Ci dessous il y a un résumé tabulaire du rang du PNMB par rapport à d autres aires protégées du pays et de l écorégion. Tableau 3 : "Irremplaçabilité" et indicateurs de pression du PNMB "Irremplaçabilité" d'espèces et indicateurs de pression du Parc National Mbaéré Bodingué Indicateur Rang de pays (de 18) Rang d'ecorégion (de 80) "Irremplaçabilité" des mammifères 1 44 "Irremplaçabilité" des oiseaux 0 0 "Irremplaçabilité" des amphibiens 2 67 "Irremplaçabilité" de l'habitat Pression agricole 3 62 Pression anthropique 1 52 NOTE : Actuellement l importance de l "Irremplaçabilité" vis à vis des espèces du PNMB est sous évaluée, car au moins une espèce n'a pas été prise en compte (Gorille). L avifaune n a pas également fait objet de l évaluation bien que 333 espèces soient signalées et le PNMB ait été érigé en site RAMSAR. Il faut signaler que BIRDLIFE INTERNATIONAL a élaboré un factsheet pour la zone de Ngotto qui comporte une liste

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