Entreprendre. Ensemble. La pollution de l eau d origine industrielle a été réduite de 50% en 20 ans N 17

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1 Entreprendre Ensemble N 17 Septembre Octobre La pollution de l eau d origine industrielle a été réduite de 50% en 20 ans Le magazine de la Chambre de Commerce et d Industrie de Flers-Argentan

2 edito INDUSTRIE a Ça s est passé près de chez vous INTERNATIONAL 2 Être partenaire Depuis trois ans, la Chambre de Commerce et d industrie de Flers-Argentan a souhaité faire de la formation des jeunes, des salariés et des chefs d entreprise une de ses priorités.aujourd hui, le travail partenarial actif engagé avec les acteurs politiques, économiques et de l enseignement porte ses fruits. C est avec une grande satisfaction que nous avons appris l habilitation de la formation d ingénieurs à Flers. Cette grande réussite collective inscrit notre territoire dans l avenir et ouvre de réelles perspectives pour les jeunes en adéquation avec vos entreprises. Depuis mai dernier, notre Chambre en partenariat avec vos entreprises, les organismes de formation, les financeurs privés et publics (Conseil Régional,État) a mis en place une plateforme de formation du Pays du Bocage, dont il nous reste à trouver le nom. Des entreprises dont Faurecia se sont d ores et déjà engagées avec nous dans une réflexion sur la gestion de leurs compétences pour préparer au mieux les mutations économiques. On peut également se réjouir de l ouverture dès la rentrée de cette année d un BTS design au lycée Mézeray à Argentan.Cette nouvelle formation est le résultat d une étroite collaboration avec le Conseil Régional, la CDC d Argentan et la Commission formation du Pays d Argentan Pays d Auge Ornais. Enfin, les créateurs-repreneurs d entreprises ne sont pas oubliés,puisque notre Chambre a été de nouveau labellisée pour son dispositif national «Entreprendre en France» avec un taux de satisfaction de 100 % sur les 9 engagements de la Charte. Marc Esnault Directeur Général Entreprendre ensemble, N 17 Bimestriel, septembre-octobre 2008 Publication de la Chambre de Commerce et d Industrie de Flers-Argentan, Aéroport Flers-Saint-Paul, BP 159, Flers CEDEX. Tél. : Fax : Site Internet : Directeur de la publication : Pierre Leverrier Rédactrice en chef : Corinne Legrand. Tél. : Courriel : Une: données fournies par Double Hélice (www.double-helice.com) Maquette et impression : imprimerie Mouturat, Flers. Tél. : Fax : Courriel : Routage : GIS, Saint-Pierre d Entremont. Tirage : 4500 exemplaires Numéro ISSN : Dépôt légal à parution 25 juin 2008 Le CIRIAM succède au PRÉA! Le projet de campus industriel de Caligny qui regroupe notamment les trois usines de Faurécia a désormais un nom. Le comité syndical du Pôle régional d Équipementiers Automobiles (PRÉA) du Pays de Flers, réuni mercredi 25 juin pour élire son nouveau bureau, a opté pour le Campus Industriel de Recherche et d Innovation Appliquées aux Matériaux (CIRIAM). Cette dénomination traduit au mieux l identité du site qui associe Formation Recherche et Développement et Production. Laurent Beauvais succède à Philippe Duron en tant que Président,Yves Goasdoué, président de la Communauté d Agglomération du Pays de Flers (CAPF) est élu 1 er viceprésident et Jérôme Nury, vice-président chargé de l économie au Conseil Général est élu 2 e vice-président. 9 juin 2008 Essor MPI et les énergies renouvelables Lundi 9 juin, 21 membres du Club Essor MPI ont assisté à l intervention de Christian Delabie, ingénieur du secteur énergies renouvelables à l Ademe, venu présenter les avantages du bois, de l éolien et du solaire, notamment photovoltaïque. S appuyant sur la prospective établie par l Agence Internationale de l Énergie (AIE) selon laquelle, sur les bases de la consommation actuelle, les ressources mondiales sont de 40 ans pour le pétrole, 60 ans pour le gaz, 200 ans pour le charbon et 40 ans pour l uranium, il a insisté sur l urgence à lancer des alternatives au tout pétrole. Christian Delabie conseille aux entreprises de se rapprocher de l Ademe afin d établir un bilan énergie. «Des mesures incitatives existent. Dans de très nombreux cas, l investissement qui est fait est très rapidement amorti en raison de la vétusté des installations actuelles et de la surconsommation d énergie engendrée.» La soirée s est poursuivie au restaurant Le Cockpit à Flers, repris en mai dernier par Christophe et Géraldine Martineau. Pour rejoindre le Club Essor MPI, contactez Gérard Blondel au Courriel: DR 19 juin 2008 La SFAN invite le Cercle des Exportateurs de l Orne Jeudi 19 juin, 18 membres du Cercle des Exportateurs de l Orne ont répondu présents à l invitation de la Société de FAçonnage de Normandie (SFAN) à Rânes.Au programme: visite commentée des deux unités du site par Thierry Bouillette, Directeur et Éric Ébstein, président du Club. Laboratoire spécialisé dans la fabrication et le conditionnement de compléments alimentaires humains ainsi que dans les produits d hygiène et la nutrition et compléments minéral vitaminé (CMV) pour animaux, la SFAN est le professionnel du façonnage à la carte et dispose d un carnet de donneurs d ordre national et international.après un apéritif entièrement bio offert par la SFAN, les membres se sont retrouvés à la table de l Hôtel Saint-Pierre tenu par Françoise et Marc Delaunay. Cercle des Exportateurs de l Orne. Gérard Blondel.Tél.: Courriel: En savoir plus sur la SFAN sur le site Web et dans notre revue Entreprendre Ensemble n 2, p. 14 «Des pros de la mise en boîte!» CRÉATION/REPRISE D ENTREPRISE 3 juillet 2008 L Orne, terre d une première installation! Dans le cadre du Plan ornais d accompagnement à la création-transmission d entreprises, l Association des Chambres consulaires de l Orne (Accor) a mis à l honneur, sous la forme d un point Presse, deux jeunes couples ayant fait le pari d une création-reprise à Lonlay- L Abbaye. Grâce à l implication de l ensemble des partenaires économiques et

3 politiques du département et à leur énergie, Marion Motz et Brice Gautherot ont repris en janvier 2008 la supérette Coccimarket, après avoir visité pas moins de 44 affaires et parcouru plus de km. Quant à Floriane et Sébastien Leray, ils ont quitté le sud de la France pour reprendre en gérance le restaurant Le relais de l Abbaye en mai dernier. Nos conseillers au tourisme et au commerce,annie Caro et Michel Louvel, ont accompagné ces créateurs de leur formation «Entreprendre en France» jusqu au montage des dossiers techniques et financiers. Entreprendre en France Labellisation à 100 % du dispositif À l issue de l audit de labellisation «Entreprendre en France» (EEF) du 24 juin dernier, notre Chambre a obtenu un taux de satisfaction de 100 % sur les 9 engagements de la charte du dispositif: accueil des créateurs, orientation, information, compétences des collaborateurs de la CCI Cette démarche de progrès est le fruit d une forte implication de nos services sur la problématique de la création-reprise d entreprise engagée depuis deux ans. Votre interlocutrice: Natacha Peltier, conseillère EEF. Tél.: Courriel: FORMATION Mai 2008 Lancement de la Plateforme de formation du Bocage Lundi 26 mai, la Plateforme de formation du Bocage, coordonnée par Julie Bourdon, a lancé sa première formation qualifiante CQPM (1) «Conducteurs de systèmes de production automatisée» pour un groupe de 13 salariés de l entreprise Faurecia.Alternant la théorie et la pratique, avec des allers et retours dans l entreprise, les 280 heures de formation s échelonnent, à un rythme de 35 h/mois, jusqu en février Notre Chambre, via Julie Bourdon, accompagne les stagiaires tout au long de la formation, organise la logistique (réservation de salles, repas ) et assure le lien entre l organisme de formation, l entreprise, les stagiaires, les tuteurs et les responsables de production. Pour toute question liée au plan de formation de votre entreprise et à la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), n hésitez pas à prendre rendez-vous avec notre coordinatrice formation, Julie Bourdon. Tél.: ou Courriel : (1) Certificat de Qualification Paritaire de la Métallurgie (CQPM) Caligny/Flers Une nouvelle filière de formation supérieure La Commission des Titres d Ingénieurs (CTI) a approuvé le 30 juin 2008 à l unanimité le projet de formation d ingénieurs par apprentissage «Mécanique et Génie des Matériaux». La formation est validée pour cinq ans (pour se caler sur les autres formations de l ENSICAEN qui avaient été validées pour six ans il y a un an). Ce résultat est le fruit d une étroite collaboration et d une stratégie régionale entre tous les acteurs impliqués dans le projet, dont notre Chambre. L ouverture de la formation est prévue pour la rentrée 2009 et sera ouverte à 15 apprentis ingénieurs. L objectif est de former des ingénieurs autour de solides connaissances en mécanique des matériaux, complétée par une spécialisation portant sur la maîtrise expérimentale et numérique de leur mise en forme. La 1 re année de formation se déroulera à Caen et les deux suivantes à Flers. Apprentissage Saisissez vos contrats en ligne! Vous pouvez désormais saisir en ligne votre ou vos contrats d apprentissage sur le site Web Pour cela, vous devez vous inscrire, imprimer le contrat rempli, le signer et l envoyer ctu locale à notre service apprentissage. Contact: CCI Flers-Argentan, Service apprentissage, BP 159, Flers cedex.tél.: Pour toute question, Martine Echerbault et Liliane Lefèvre se tiennent à votre disposition. VIE DE LA CCI Bureau, des changements Claudye Jouis, déjà très impliquée dans la vie consulaire en tant que vice-présidente de notre Chambre depuis 2004, succède à Philippe Guillais, opticien à Argentan, et devient présidente de la Commission Commerce. Philippe Guillais reste membre de cette commission dont il en était président depuis 2004 mais souhaite se consacrer davantage au Tribunal de Commerce. Claudye Jouis assure également depuis la rentrée la fonction de médiateur apprentissage, une mission qui vise à régler les divergences et conflits entre les chefs d entreprises et les apprentis.autre changement à la Chambre, Joseph Durand, Trésorier depuis 2004 devient trésorier adjoint et cède sa place à Evelyne Derrien. VIE DES ENTREPRISES Sapeurs-pompiers volontaires 1 er «label employeur» décerné à 4 de nos entreprises Onze entreprises et collectivités locales sur les 630 établissements embauchant des sapeurspompiers volontaires dans l Orne ont reçu le «label employeur» le 12 juin 2008 au SDIS d Alençon. Imaginé par le ministère de l Intérieur, ce label, remis pour la première fois cette année, récompense symboliquement des entreprises particulièrement exemplaires dans leur contribution à la mission des sapeurspompiers. Pour rappel, 95 % des 1300 pompiers de l Orne sont des volontaires! Parmi les entreprises primées, citons: la maçonnerie Hardy à Batilly (3 salariés, 1 pompier), l entreprise de charpente-couverture Boisbluche à Passais-la-Conception (7 salariés, 2 pompiers), Faurécia à Flers (1700 salariés, 14 pompiers) et la PCAS à Haleine (260 salariés, 8 pompiers). Les collectivités locales ne sont pas en reste dans notre circonscription. Citons les mairies de Vimoutiers (75 agents, 5 pompiers), du Sap (7 agents, 2 pompiers) et de Briouze (9 agents, 4 pompiers). Pour obtenir plus de renseignements sur le volontariat, consultez le site Web (rubrique volontariat convention employeur). 3

4 NTIC 1 er juillet 2008 L antenne d Argentan inaugure l Échangeur Le 1 er juillet, l Échangeur a officiellement emménagé à la Maison des Entreprises et des Territoires (MET) d Argentan. Souhaitée par la Communauté de communes du Pays d Argentan et notre Chambre, cette installation permet dorénavant d offrir au plus près de nos entreprises de multiples formations aux nouvelles technologies: Internet pour vendre en ligne, répondre aux marchés publics via Internet, logiciels en ligne, factures et courriers via Internet, bureau à distance, sauvegarder vos fichiers,web 2.0: vos espaces en ligne Votre interlocutrice: Delphine Leproust, MET d Argentan, Route de Sées, BP 10, Argentan. Courriel: DÉVELOPPEMENT DURABLE 26 et 30 juin 2008 Deux démarches environnementales à l honneur Le Parc Naturel Régional Normandie Maine et notre CCI de Flers-Argentan ont convié les chefs d entreprises, à deux visites d entreprises ayant fait un choix délibéré de réduire leur impact sur l environnement. Le Super U de Thouars, dans les Deux- Sèvres (lire l encadré p. 10) et l usine agroalimentaire Ceréco à Domagné, en Ille-et-Vilaine, ont ainsi ouvert leurs portes pour présenter toutes leurs actions ayant permis de réduire leur consommation d eau et d énergie. En savoir plus sur le Super U de Thouars auprès de Michel Louvel au En savoir plus sur l usine Céréco à Domagné auprès de Bernard Sauvage au actu local TOURISME 17 juin 2008 Remise départementale NQT Mardi 17 juin, à Alençon, a eu lieu la remise départementale des diplômes Normandie Qualité Tourisme (NQT) millésime Engagée depuis 2001 dans l Orne par les deux Chambres de Commerce et d Industrie, cette démarche qualité compte aujourd hui 53 adhérents, dont 33 dans notre circonscription. Six de nos labellisés se sont vus remettre leur diplôme par Pascal Champagne, membre titulaire de notre Chambre chargé de représenter le président Pierre Leverrier, et lui-même adhérent NQT pour son établissement Bagnolais Le Clos Joli. Il s agit de: - Gérard Maudelonde: Casino et restaurant de Bagnoles de l Orne - Serge Fortin: camping municipal de la Noë à Argentan - Henri Lengline: camping de la Vée à Bagnoles de l Orne - Françoise Delaunay: Hôtel-restaurant Le Saint-Pierre à Rânes - Mathilde Turmel: espace muséographique de la Roche d Oëtre à Saint-Philbert-sur-Orne - Grégoire Charles: restaurant le Papillon à Saint-Fraimbeault. En savoir plus sur la démarche auprès de notre animatrice Véronique Marie-Françoise au COMMERCE 10 juin 2008 Rendez-vous trimestriel des unions commerciales Mardi 10 juin, à 18h00, 21 membres de nos unions commerciales s étaient donné rendezvous autour du thème de l assurance.après une visite de la Maison de l eau et de la rivière et la Maison du Paysage de Ségrie- Fontaine, l assureur Dimitri Brillet, a distillé des conseils pratiques aux commerçants sur la prévoyance et sur le choix des assurances. La soirée s est prolongée au restaurant de la Roche d Oëtre à Saint-Philbert sur Orne. En savoir plus auprès de nos conseillers commerce. Annie Caro au Courriel: Michel Louvel au Courriel: 16 juin Remise de 16 chèques OCM Lundi 16 juin, 16 bénéficiaires de la 3 e et dernière tranche de l Opération Collective de Modernisation du commerce, de l artisanat et des entreprises de services (OCM) se sont vus remettre leurs chèques pour un montant total de subventions de euros. Il a été rappelé l impact important de cette mesure qui a permis dans cette troisième phase la réalisation de euros d investissements, soit 6,21 fois le montant de la subvention. Lancée en 2005 sur le Pays d Argentan Pays d Auge Ornais (Papao), cette opération vise à accompagner, grâce à l attribution d une subvention, les entreprises inscrites au Registre du Commerce ou des Métiers (sauf quelques exceptions), dans leurs travaux de modernisation (immobilier intérieur et extérieur, réhabilitation, agrandissement ) et leurs investissements (tous matériels, hors matériel roulant et simple renouvellement). La subvention égale à 20 % (voir 40 %) du coût HT est plafonnée à euros. En savoir plus auprès de nos conseillers au commerce,annie Caro (courriel: et Michel Louvel (courriel: 16 septembre 2008 Lancement de la galerie marchande d Argentan Notre Chambre et l Union commerciale d Argentan, en partenariat avec le Pays d Argentan Pays d Auge Ornais (Papao) lance officiellement la galerie marchande virtuelle le 16 septembre commerçants adhèrent d ores et déjà à cette vitrine Internet. Rendez-vous dans nos locaux à la Maison des Entreprises et des Territoires d Argentan à 19h30. Si vous souhaitez intégrer la vitrine, contactez Michel Louvel au

5 UNE ÉQUIPE À VOTRE SERVICE Membres associés Bertrand Gillot Actionnaire de Bolaidor (Saint-Hilaire de Briouze) Industriel laitier de renom, Bertrand Gillot s est toujours impliqué dans la vie économique locale. Il entre comme membre associé de notre Chambre en 1980 puis devient membre titulaire en 1982 et de nouveau associé depuis De 1988 à 2004, il en a également été trésorier.après avoir cédé en 2005 les rênes de Gillot SAS de Saint- Hilaire de Briouze au Groupe Fléchard, il est resté actionnaire de la société laitière du bocage ornais Bolaidor et est également Directeur Général de la fromagerie Réo à Lessay dans la Manche.Ancien président de la CGPME de l Orne, Bertrand Gillot est encore membre de l interprofession laitière bas-normande (Cirlait) et de la CGPME de la Manche. Passionné par son métier, ce fervent défenseur du fromage au lait cru moulé à la louche a travaillé assidûment avec l Institut national des Appellations d origine (Inao) à la défense de ce savoir-faire. Jacques Le Feuvrier Établissement Le Feuvrier (Flers) Installée sur Flers depuis 1996, l entreprise familiale Le Feuvrier est dirigée par la 3 e génération en la personne de Jacques qui a succédé à son père Pierre qui avait lui-même repris la direction de l entreprise fondée par son père Alphonse en 1921 à Tinchebray. Spécialisé dans la récupération de fer et de métaux, l établissement, certifié ISO depuis sept ans, collecte 7000 tonnes chaque mois, dont 5000 tonnes de ferraille et 1000 tonnes de papier/carton. L entreprise compte 24 salariés et rayonne dans un périmètre de 50 km autour de Flers. Membre associé de notre Chambre, Jacques Le Feuvrier est également délégué de notre Chambre auprès de la Commission Régionale des Sanctions Administratives (CRSA), membre du Conseil d Administration de la Fédération française de la récupération pour la gestion industrielle de l environnement et du recyclage (FEDEREC) ouest depuis une dizaine d années. Cet ancien Juge au Tribunal de Commerce de Flers est un membre actif de notre Club Essor MPI ainsi que de l Association pour le Progrès du Management (APM) de l Orne. à noter sur votre agenda AGENDA Nouvelles technologies. Demandez le programme! L Échangeur propose au plus près de vos entreprises deux types 9 septembre 2008 de formations: Agroalimentaire Critères d hygiène des procédés - Les visites thématiques gratuites «THEMANETS»: tour d horizon La CRCI de Basse-Normandie organise le mardi 9 septembre en moins d une heure d un thème lié aux nouvelles tech- une journée destinée aux entreprises agroalimentaires sur le nologies. Tout public. thème des «Critères d hygiène des procédés». Au programme: - Les formations payantes sur une demi-journée: pour tous professionnels - 9h00-13h00: avis de l AFSSA du 13 mars 2008 et incidence et tous secteurs d activités. sur le fonctionnement des entreprises. Possibilité de prise en charge (totale ou partielle) dans le cadre - 14h00-16 h00 : passerelles R & D: têtes à têtes du DIF ou de la formation professionnelle. laboratoires/industriels. Renseignements et inscriptions auprès de Delphine Leproust, Renseignements et inscriptions auprès d Isabelle Renouf. MET d Argentan, Route de Sées, BP 10, Argentan. Tél.: Courriel: Courriel: 13 octobre 2008 Essor MPI s informe sur l égalité professionnelle Les obligations légales en matière d égalité professionnelle et salariale évoluent très rapidement puisque d ici la fin 2009, chaque entreprise devra remettre un rapport de situation comparée à la Direction régionale du travail, de l emploi et de la formation. À ce titre, le Club Essor MPI invite le 13 octobre Valérie Baglin, chargée de mission au Centre Académique de Formation Continue (Cafoc), pour une intervention sur le thème «Egalité professionnelle et salariale entre les hommes et les femmes dans vos entreprises: intérêts et enjeux, outil de diagnostic et d aide à l action». Horaire:18h00 - Lieu: CCI Flers Contact: Gérard Blondel au Courriel: 23 octobre 2008 Gestion des compétences et formation Dans le cadre de ses Etats Généraux, le réseau de CCI organise depuis mai 11 réunions thématiques, dont l objet est de réfléchir et de débattre sur les services que les CCI doivent offrir aux entreprises à l horizon Le 23 octobre, au Centre International de Deauville, la réunion a pour thème la formation et la gestion des compétences. Evolutions démographiques, rapport des jeunes au travail, ancrage territorial et internationalisation, attractivité des entreprises, émergence d un espace européen des compétences et de la formation. Autant de défis auxquels le réseau consulaire devra répondre. Informations et inscriptions: Florence Sassier, assistante service formation, CRCI Basse-Normandie. Tél.: Courriel: CONFÉRENCE 17 octobre 2008 La gestion de l eau en entreprise Nous organisons dans nos locaux à Flers une conférence sur la gestion de l eau en entreprise: contexte réglementaire, témoignages de chefs d entreprises En savoir plus auprès de Gérard Blondel, conseiller formation. Tél.: Courriel: FORMATION 22, 23 et 24 septembre 2008 Habilitation du personnel électricien intervenant en basse tension Notre CCI organise le lundi 22, mardi 23 et mercredi 24 septembre, une formation «Préparation à l habilitation du personnel électricien intervenant en basse tension». Cette formation s adresse au personnel électricien chargé d assurer des travaux, des dépannages ou autres opérations sur des ouvrages électriques en basse tension. L objectif visé est d être capable d exécuter en toute sécurité des opérations sur les installations et équipements électriques basse tension dans le respect des prescriptions de la publication UTE C Déroulement: - Théorie sur 2 jours à la CCI de Flers les 22 et 23 septembre. - Pratique sur1 journée en entreprise le 24 septembre. Validation de la formation: à l issue de l application pratique, un avis et un titre d habilitation prérédigé sont adressés à l employeur. Coût par stagiaire: 795 euros HT. Programme détaillé sur notre site Web (rubrique Je veux me former la formation à la carte). Le nombre d inscriptions étant limité à 8 stagiaires, pensez à vous inscrire au plus vite auprès de Gérard Blondel, notre conseiller formation au Courriel: TOURISME 9 octobre 2008 «La journée du tourisme Orne 2008» À Alençon, à l invitation du Comité Départemental du Tourisme (CDT), des spécialistes du secteur des tours opérateurs, des agences de voyages et des institutionnels se réunissent dans le cadre d Expertises Tourisme pour répondre à la problématique: «Quelle commercialisation pour les départements de l intérieur français?». Journée ouverte à tous les professionnels du tourisme Ornais. Inscriptions sur le blog créé pour l événement:http://journee-du-tourisme.blogspot.com/(rubrique Côté pratique s inscrire à la Journée du tourisme). CRÉATION-REPRISE D ENTREPRISE 24 septembre Une après-midi pour créer ou reprendre une entreprise Mercredi 24 septembre, les créateurs-repreneurs d entreprise sont invités, dans les locaux de notre CCI à Flers pour préparer leur projet. Au programme: - 14h30 15h30: conférence «Financer son projet» - 16h00 et 17h00: témoignages de créateurs-repreneurs - 15h30 17h30: rendez-vous individualisés avec des experts de la création-reprise (notaire, Adie, Régime social des Indépendants, Basse-Normandie Active, experts-comptables ). Deux après-midi sont également prévues sur: - Alençon (Halle aux Toiles): mercredi 22 octobre. - Argentan (Maison des Entreprises et des Territoires): mercredi 19 novembre. Pour tous renseignements et inscriptions, contactez Natacha Peltier, CCI de Flers-Argentan, route de Granville, Flers Cedex. Tél. : Courriel : VIE DES ENTREPRISES Les permanences à Flers - Régime social des indépendants (RSI): le 1 er mardi de chaque mois, de 9 h30 à 12 h et 14 h à 16 h30. - Chambre des notaires : le 2 e mardi de chaque mois, de 10 h à 12 h. - Chambre de métiers : le jeudi sur rendez-vous au Fongecif : sur rendez-vous au OSÉO : sur rendez-vous au Ces permanences ont lieu dans les locaux de la CCI de Flers, aéroport Flers-Saint-Paul, route de Granville, Flers CEDEX. Tél.: Association pour le Droit à l Initiative Économique (Adie) : 14 octobre. Juillet-août 2008 Les Rencontres Entreprendre en France Créa Info: Une demi-journée pour faire le tour des questions préalables à toute création d entreprise (les mardis de 14 h à 17 h) : - Flers : le 2 septembre et le 7 octobre - Argentan : le 16 septembre et le 21 octobre 5 jours pour entreprendre pour acquérir les éléments de base indispensables à l élaboration d un projet de création ou de reprise d entreprise (de 9 h à 12 h et de 13 h30 à 17 h30) : - Flers : 13 au 17 octobre - Argentan : le 22 au 26 septembre Pour tous renseignements, contactez sur Flers Natacha Peltier au et sur Argentan Marie-Annick de Laroque au Vous pouvez également télécharger le formulaire d inscription sur notre site Web (rubrique Je créé ou je reprends une entreprise - je me forme - 3 e étape: le stage de formation). 5

6 actu nationale Ce qui va changer HÔTELS - CAFÉS RESTAURANTS Aide à l embauche et au conjoint collaborateur Un décret précise les nouvelles modalités d application de l aide forfaitaire à l embauche et de l aide au conjoint collaborateur en faveur des entreprises du secteur des Hôtels- Cafés-Restaurants (HCR), hors restauration collective. Concernant l aide forfaitaire à l embauche, le montant de celle-ci reste fixé: - Pour les salariés embauchés à temps plein et dont la rémunération est comprise entre 1 et 1,03 Smic, à 180 euros par mois et par salarié dans le secteur de la restauration traditionnelle, des cafétérias et autres libresservices ou à 114,40 euros par mois et par salarié dans les autres secteurs d activité, - Pour les salariés dont la rémunération est supérieure à 1,03 Smic, le montant mensuel de l aide est de 143 euros multiplié par un coefficient dont le montant dépend de la date de création de l entreprise, de son secteur d activité et de son lieu d implantation. Depuis le 1 er janvier 2008, cette aide s applique dans la limite de 30 salariés équivalents temps plein et concerne les entreprises dont le code NAF correspond à l un de ceux mentionnés par le décret. Concernant l aide accordée aux travailleurs non salariés qui prennent en charge les cotisations obligatoires d assurance vieillesse de leur conjoint collaborateur, son montant annuel est fixé à 50 % du montant de la cotisation minimale annuelle d assurance vieillesse (soit 140,50 euros pour 2008). Elle n est pas ouverte aux conjoints dont les cotisations obligatoires d assurance vieillesse sont calculées sur une fraction du revenu professionnel du chef d entreprise. Le texte précise également les obligations déclaratives à respecter pour chacune de ces aides. Source: décret n du 15 mai 2008, Journal officiel du 17 mai 2008, p SOCIAL Handicap Votre entreprise accessible à tous! L Association de gestion du fonds pour l insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) diffuse sur son site Web un dossier sur l accessibilité des locaux des entreprises aux personnes handicapées. Au-delà des salariés, cette démarche citoyenne peut concerner l ensemble des publics: clients, fournisseurs Au sommaire: - Des conseils d experts pour s informer sur les obligations en matière d accessibilité, les aides mobilisables. - Un quizz pour faire le point sur la situation de l entreprise - Une base de données pour tout savoir sur les règles et les principes de l accessibilité - Des témoignages d entreprises et un diaporama présentant des situations d entreprises. En savoir plus sur le site de l Agefiph DROIT DU TRAVAIL Loi de modernisation du marché du travail. CDI, CDD et portage salarial La Loi de modernisation de l économie (LME) introduit notamment les mesures suivantes: - Concernant le Contrat à Durée Indéterminée: la loi donne une définition légale à la période d essai et fixe sa durée maximale, selon le poste occupé par le salarié. Elle crée un nouveau cas de rupture du CDI: les salariés et les employeurs pourront décider, d un commun accord, de la rupture d un CDI dans le cadre d une convention de rupture conventionnelle, exclusive du licenciement et de la démission. La validité de cette convention sera subordonnée à son homologation par la direction départementale du travail, de l emploi et de la formation professionnelle compétente. Un arrêté ministériel fixera le modèle de la demande d homologation. Le salarié percevra une indemnité, dont le régime est identique à celui de l indemnité de licenciement (montant, régime fiscal et social). Il bénéficiera de l assurance chômage, dans les mêmes conditions que les salariés involontairement privés d emploi. Le texte abroge le contrat nouvelles embauches. Les CNE actuellement en vigueur étant automatiquement transformés en CDI. - Un nouveau contrat à durée déterminée est par ailleurs créé à titre expérimental, pendant une période de 5 ans. Les employeurs peuvent recruter en CDD des ingénieurs ou des cadres (au sens des conventions collectives) pour la réalisation d un objet défini et pour une durée comprise entre 18 et 36 mois. Le recours à ce CDD est subordonné à la conclusion d un accord de branche étendu ou, à défaut, d un accord d entreprise définissant les nécessités économiques justifiant le recours au contrat et précisant les droits du salarié. La loi encadre la procédure de licenciement, réduit de deux à un an l ancienneté nécessaire pour bénéficier d une indemnité de licenciement et unifie le montant de cette indemnité, quel que soit le motif du licenciement. - Enfin, le texte donne une définition légale au portage salarial. Il s agit d un «ensemble de relations contractuelles organisées entre une entreprise de portage, une personne portée et des entreprises clientes, et qui comporte, pour la personne portée, le régime du salariat et la rémunération de sa prestation chez le client par l entreprise de portage, tout en garantissant les droits de la personne portée sur son apport de clientèle.» Un accord national interprofessionnel pourra, pour une durée limitée à deux ans, confier à une branche d activité la mission d organiser le portage salarial, après consultation des organisations représentatives et par accord de branche étendu. Source: loi n du 25 juin 2008, Journal officiel du 26 juin 2008, p FORMATION Plan de formation Consultation avant le 1 er octobre! Pour rappel, la consultation annuelle du comité d entreprise sur le plan de formation doit se dérouler au cours de deux réunions spécifiques (art L et D du code du travail). Un décret du 18 juillet 2008, pris en application de la loi de modernisation du marché du travail, vient de modifier la date de la 1 re consultation du Comité d Entreprise sur le plan de formation. Cette première consultation doit avoir lieu avant le 1 er octobre (au lieu du 15 novembre auparavant). La seconde réunion reste quant à elle fixée au plus tard le 31 décembre En revanche, l obligation de communiquer les documents au CE trois semaines avant la réunion n est pas modifiée. Pour toute question relative à votre plan de formation, n hésitez pas à contacter Julie Bourdon au ou Courriel: 6

7 enjeux Marketing direct Commerce de proximité : jouer la carte de la fidélité! L enjeu pour tout commerçant est de fidéliser ses acheteurs et de conquérir de nouveaux clients. Publipostage, phoning, mailing ciblé, publireportage dans la presse locale, chèque-cadeaux, les outils de marketing direct sont nombreux. Parmi ceux-ci, le kit Marketing de «Ma Carte Client» et son contrat performance compte parmi les systèmes de gestion et de marketing les plus complets. Depuis quatre ans, les commerçants disposent d un nouvel outil de gestion et de marketing. Créée en 2004 par Claude Lainé, «Ma Carte Client» compte déjà de nombreux adhérents dans la Mayenne et dans les Côtes d Armor. Dans l Orne, Annie Pellerin, responsable du magasin de produits biologiques La Source Verte à Flers a tout de suite été convaincue par cet outil qui, grâce à une puce électronique permettant le stockage de nombreuses informations et l identification automatique du détenteur, lui permet de mieux connaître le profil de sa clientèle. «Après quatre ans d utilisation, notre magasin compte titulaires de la carte pour transactions par an. Nous connaissons précisément le profil de chacun d entre eux : catégorie socioprofessionnelle, origine géographique, âge Très simple d utilisation, ce kit Marketing nous permet de lancer des offres promotionnelles ponctuelles, sous la forme d avoirs, dont seuls les titulaires de la carte peuvent bénéficier.» En effet, insiste Claude Lainé, la carte recycle les remises en avoirs, à l image de ce que fait la grande distribution, à l exception près que la même carte est utilisable chez tous les commerçants adhérents au système. «À chaque passage en caisse, le titulaire se voit créditer d un montant équivalent à un pourcentage du prix de son panier, pourcentage décidé par le commerçant.afin d ajuster au mieux sa stratégie commerciale et d être acteur de la gestion de sa boutique, la carte permet au commerçant d appliquer 7 taux différents de remise.» Parmi les prochaines actions de La Source Verte, Annie Pellerin travaille, grâce aux statistiques fournies par Claude Lainé, à la réalisation d un mailing ciblé pour la rentrée à l occasion du 1 er anniversaire de l installation de la boutique rue de la Chaussée. Pour Amélie Chauvin, cogérante avec Marie-Jo Lalmand de la maroquinerie Maro Lux à Argentan, adopter «Ma Carte Client», c était inscrire leur enseigne dans une démarche d animation commerciale Argentanaise. «En optant pour cette carte de fidélité, utilisable chez tous les commerçants adhérents, nous souhaitions profiter, sans y passer de temps, du fichier des consommateurs de nos confrères et ainsi attirer de nouveaux clients,se souvient Amélie Chauvin, consciente que la vie d un magasin, d une enseigne dépend souvent d une poignée de clients assidus et donc de sa capacité à fidéliser ces derniers, mais également de son aptitude à en capter de nouveaux. Après quatre ans d utilisation, notre boutique a généré 527 cartes clients, pour un total de transactions. La carte, encore peu développée chez les commerçants, n en remplit pas moins un objectif intéressant. La notion de tirelire plaît beaucoup aux clients qui sont très demandeurs. Nous avons sans nul doute, grâce à cette carte, contribué à fidéliser nos clients.» Ces deux exemples démontrent que cet outil, qui représente certes un coût pour l entreprise (1), est bien plus qu une simple carte de fidélité classique. Il permet à tout commerçant, quel que soit son secteur d activité et la taille de son commerce, d adopter une stratégie marketing, aujourd hui devenue incontournable, face à un consommateur de plus en plus volatile et une concurrence de plus en plus dure. (1) Difficile de donner un chiffre précis du coût de cette carte pour l entreprise, puisqu il varie notamment en fonction de l importance du commerce et du nombre d actions de Marketing conduites sur l année. Le coût annuel minimum de gestion du système est de 498 euros HT. Pour en savoir plus : > Le Kit Marketing Ma Carte Client, Claude Lainé, Kasi.com, 2, route de Sées, Argentan. Tél. :

8 La gestion de l eau en entreprise Un contexte réglementaire en pleine mutation L eau est souvent pour les entreprises un élément indispensable des procédés de production et de la qualité de leurs produits. Elle constitue indéniablement un facteur de compétitivité économique. Aujourd hui, le contexte réglementaire afférent à cette ressource est au cœur de l actualité. Retour sur une législation en pleine mutation et coups de projecteur sur des entreprises citoyennes. Notre département de l Orne est ce que l on appelle une «tête de bassin», c est-à-dire que sur ses hauteurs, naissent de nombreux cours d eau (voir carte). Ce «capital hydrologique» conditionne en quantité et en qualité les ressources en eau de l aval et mérite donc toutes les attentions car soumis à de nombreuses pressions liées entre autre aux impacts des activités économiques (agriculture, urbanisation, tourisme ). Pour protéger cette ressource, trois grands textes réglementent la gestion de l eau: la Directive Cadre Européenne sur l Eau du Cg61 23 octobre 2000,la Loi du 21 avril 2004 qui transpose les grands principes de la Directive Cadre et la Loi sur l Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) du 30 décembre 2006 (1). «Aujourd hui, insiste Jacques Vallart, directeur industrie à l Agence de l eau Loire-Bretagne, la problématique de l eau monte en puissance et vise deux objectifs que sont un meilleur usage de la ressource et un meilleur traitement des eaux par assainissement. À ce double titre, toutes les entreprises doivent se sentir concernées et notamment l industrie car l eau est au cœur de nombreux processus industriels.» Dans ce secteur, l eau peut être utilisée à diverses fins. Elle peut participer au processus industriel proprement dit, être utilisée pour le lavage et l évacuation des déchets, pour le refroidissement des installations ou pour faire fonctionner les chaudières. Le refroidissement des installations représente d ailleurs l essentiel de la consommation industrielle. Afin de conformer sa politique de l eau à la Directive européenne qui fixe pour tous les États membres de l Union Européenne un objectif à atteindre: celui du «bon état des eaux» à l horizon 2015, la France procède actuellement à une refonte organisationnelle de toutes ses instances nationales et locales ainsi qu à un renforcement de sa réglementation.«concrètement, résume Arnault Comiti, Secrétaire Général de la Fédération nationale des associations de riverains et utilisateurs industriels de l eau (Fenarive) et Chargé de mission au Pôle Environnement et Développement Durable de l ACFCI, le niveau national voit la création de l Office national de l eau et des milieux aquatiques (2), la réorganisation du ministère de l Ecologie avec une Direction de l eau scindée en deux parties au sein de la Direction Générale de l Aménagement, du Logement et de la Nature et de la Direction Générale de la Prévention des Risques (pour la partie inondations) ainsi que le renouvellement de la composition du Comité national de l eau (CNE) à la mi-octobre Au niveau du bassin hydrographique, s opère un renouvellement de la composition des Comités de bassins (3) et une révision des Schémas Directeurs d Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) après consultation publique du 15 avril au 15 octobre Enfin, à l échelon local, les 147 Schémas d aménagement et de gestion des eaux (SAGE) sont pour une majorité d entre eux en cours d élaboration.» 8

9 Cette refonte organisationnelle s accompagne d une mutation du volet financier avec des impacts directs sur les entreprises. Enfin, nous reviendrons également sur la problématique des entreprises raccordées aux réseaux publics de collecte (4) ainsi que sur les nouvelles obligations concernant la recherche et la réduction des rejets de substances dangereuses dans l eau. Représenter votre entreprise dans les instances L industriel est représenté à tous les niveaux (ONEMA, CB, Commission locale de l eau). Au niveau des CB, les représentants des différents secteurs industriels sont tous des titulaires, supposant ainsi une assiduité renforcée. Il est important pour vos entreprises d être représentées au sein des Comités de Bassin (voir arrêtés du 17 juin 2008 et du 27 juin 2008) car ces derniers votent le taux de vos redevances! Quant à notre CCI, elle participe à l élaboration des SAGEs au sein des Commissions locales de l eau (CLE). Pour toute information, n hésitez pas à vous rapprocher de notre représentant Lionel Hamon de la société éponyme à Tinchebray. Concernant le volet financier, les industriels paient une redevance pollution, une redevance prélèvement et depuis la LEMA, une redevance pour modernisation des réseaux de collecte. La nouvelle réglementation simplifie, d une part, les déclarations de paiement des redevances aux Agences de l eau, puisqu un seul formulaire commun aux six bassins hydrographiques, est à remplir par votre entreprise. D autre part, les modes de calcul des redevances changent. La plus importante modification concerne la redevance pollution dont le calcul est désormais basé sur la pollution nette après traitement et non plus sur la pollution brute. «Le montant de la redevance est par conséquent d autant plus faible que l épuration réalisée par l établissement est efficace», insiste Arnault Comiti. S agissant du raccordement au réseau public d assainissement, chaque entreprise doit vérifier auprès de sa mairie qu elle dispose d une autorisation de déversement en bonne et due forme dans le réseau de collecte (5). Durcissement des sanctions financières! Dans les prochains mois, les contrôles du respect de la réglementation vont se renforcer. Pour exemple, en cas de déversement sans autorisation d eaux usées autres que domestiques, dans le réseau public de collecte, l entreprise était soumise à une contravention de 1500 euros (3000 euros en cas de récidive). Depuis 2006, toute faute (non autorisation ou non respect des prescriptions techniques de l autorisation) devient un délit soumis à euros d amende, le double en cas de récidive! Vous aurez bien compris que l enjeu aujourd hui pour toute entreprise, quels que soient sa taille et son secteur d activité, est de se tenir informée des obligations liées à son usage de l eau. Certaines entreprises, comme la PMI Hamon de Tinchebray (lire encadré Agir en «hamon» grâce à un recrutement!, p. 11) ont choisi de recruter un responsable environnement-sécurité une journée par semaine pour être sûr d être en conformité avec la loi, d autres comme l industriel agroalimentaire Ysco à Argentan (lire l encadré «Le bon élève MTD», p. 11) veillent à anticiper les normes européennes afin de toujours garder une longueur d avance, d autres encore comme le gérant du supermarché de Thouars (Deux-Sèvres) intègrent la gestion de l eau comme une composante à part entière d une démarche environnementale plus globale (lire l encadré «Une grande surface durable»,p.10).il n y a pas une seule et même méthode applicable à toutes les entreprises. L essentiel est d intégrer la gestion de l eau comme une donne essentielle de l activité car les acteurs de cette ressource (Agences de l eau, Drire, Fenarive ) s accordent tous à reconnaître que la «politique de l autruche» coûtera très cher à l entreprise. Parmi les derniers défis demandés aux industriels, la réduction des rejets de «substances prioritaires» et la suppression des rejets de «substances dangereuses prioritaires» en 20 ans. Une action nationale de recherche et de réduction des rejets de 106 substances dangereuses dans l eau (3RSDE) a été engagée en 2002 auprès de 5000 entreprises. Depuis, l Institut National de l environnement industriel et des risques (Ineris) a publié une synthèse nationale disponible sur son site Internet (6) et les services concernés du ministère (Direction de l eau et Direction Générale de la Prévention des Risques) rédigent actuellement une circulaire sur la méthodologie à adopter par les Drire pour mettre en œuvre la deuxième phase de l action 3 RSDE qui consiste à approfondir les connaissances sur les rejets et à contrôler les établissements. Les ICPE soumises à autorisation seront les premières concernées. Tout ce renforcement réglementaire peut faire peur. Sachez néanmoins que toutes ces mesures sont accompagnées d appuis techniques et financiers. Un seul mot d ordre: prendre le sujet à bras-le-corps et se rapprocher des acteurs compétents que sont les Agences de l eau et le Centre de Ressources Environnement & Sécurité de votre Chambre régionale de commerce et d industrie! (1) Lire la fiche pratique de l ACFCI «Loi sur l eau et les milieux aquatiques», janvier 2007.Téléchargeable sur le site Web (2) Créé par la LEMA, l ONEMA est établissement public national de l État qui intègre l ancien Conseil Supérieur de la Pêche et auquel a été confié plusieurs missions: organisation de la connaissance et système d information sur l eau; surveillance des masses d eau, des usages et des pressions; recherches et études; formation; communication et solidarité financière. Son budget sera alimenté par les Agences de l Eau. En savoir plus sur (3) Lire la fiche pratique de l ACFCI «Comités de Bassins» sur le site Web (4) Lire la plaquette «Déversement d eaux usées non domestiques dans les réseaux publics de collecte Entreprises et Collectivités:procédures pour être en conformité avec la loi»,sur le site Web de l ACFCI (5) Attention, pour les demandes d autorisation de déversement dans le réseau public de collecte, le silence de l administration (pendant plus de 4 mois) vaut désormais rejet de la demande! (6) La synthèse est disponible en ligne Eau: 72 % de la surface de la planète Eau douce: 2,5 % du total des eaux 1 % de l eau potable en France est bue! Pollution: 1 litre d huile pollue la surface d un stade de foot Consommations réelles (quantités d eau prélevées, mais non renvoyées dans la nature après usage) d eau par secteur (en moyenne annuelle): - Agriculture: 68 % de la consommation nette - Eau potable (usage domestique, collectif): 24 % de la consommation nette - Industrie: 5 % de la consommation nette - Energie: 3 % de la consommation nette Nombre de litres d eau pour produire un kg de: Sources: L eau en quelques chiffres Blé: 1500 l Riz: 5000 l Viande: l Sucre: 300 l Papier: 500 l Carton: 60 à 400 l Acier: 300 à 600 l Plastique: 1 à 2 l - Agences de l eau - Exposition Créd Eau de l Agence Double-Hélice (www.double-helice.com) 9

10 dossier Agroalimentaire, mécanique, imprimerie, grande distribution Les bonnes pratiques se multiplient Super U (Grande-distribution - Thouars) Une grande surface durable! Quand il achète, en 2004, m 2 de terrain sur la zone commerciale de Thouars, Jacky Barriet veut agrandir la surface commerciale de son Super U. De 3500 m 2, le gérant souhaite une surface de vente de 4200 m 2, avec un leitmotiv auquel il ne veut déroger sous aucun prétexte: ne pas consommer plus que dans les précédents locaux. «Les établissements commerciaux sont à mon grand regret, souligne Jacky Barriet, excessivement énergivores. Il suffit pour s en rendre compte de faire le tour des rayons: éclairage des vitrines réfrigérées générateur d un surcoût énergétique pour le refroidissement, eau des sanitaires représentant 80 % de la consommation totale d eau, eau de la station de lavage des véhicules, chauffage» Pour réussir son challenge, Jacky Barriet s attaque prioritairement à deux postes clefs: les consommations d eau et d électricité. Après réflexion et prise de contact avec un cabinet conseil (Applications Climatiques et Électroniques), il opte pour l installation d une cuve de récupération des eaux de pluie. D une capacité de 150 m 3, elle doit alimenter les sanitaires, la station de lavage et l arrosage des espaces verts. «Mon investissement de euros va me permettre d économiser entre 3 et 3,5 millions de litres d eau par an, soit euros et donc amorti d ici 5 ans», s enthousiasme Jacky. Quant aux consommations électriques, aucun poste n a été laissé au hasard car le gérant, qui ne fait jamais les choses à moitié, s est lancé dans une démarche environnementale globale. Avec l appui technique et financier de l Agence Poitou-Charentes Énergie Déchets Eau (APCEDE) et de l Ademe (1), il opte pour la pose de 2000 m 2 de capteurs photovoltaïques sur son toit (2), un système informatique de gestion centralisé des demandes électriques du bâtiment, un éclairage intérieur avec des néons permettant une réduction de 25 % des consommations électriques avec une durée de vie augmentée de 50 %, des vitrines réfrigérantes sans éclairage interne, l optimisation des systèmes de climatisation pour en diminuer les impacts au strict nécessaire et une production d eau chaude à partir d échangeurs qui récupèrent les calories à l entrée des évaporateurs de la salle de machines froide. Ouvert en septembre 2007, le site a déjà consommé 15 % de volume d électricité en moins sur la seule période hivernale! Jacky a poussé son engagement environnemental jusque dans la gestion du chantier. La hauteur du nouveau bâtiment a été augmentée de 80 cm afin d utiliser en sous-couche les remblais du précédent bâtiment de m 2, évitant ainsi la circulation de 5000 camions pour évacuer les remblais. Quant au parking paysager, il est composé de chariots en plastique entièrement recyclables sous des abris en bois et de bordures en bois. À travers son expérience qu il prend le temps de partager, ce père de 4 enfants et fils d agriculteur dont il dit avoir hérité le «bon sens paysan», estime qu aucun citoyen ne peut s affranchir d être un acteur du développement durable. Enfin, à la question de savoir s il recommencerait sa démarche, il vous répond «je réfléchis à produire le froid par géothermie», d un ton qui vous laisse percevoir une certaine impatience à aller plus loin encore. > Super U, Jacky Barriet, 2, boulevard de Diepholz, Thouars. Tél.: Courriel: (1) Le projet global, dont le surcoût «environnemental», est d un million d euros a pu être intégré dans le programme «opération exemplaire sur les énergies renouvelables» et ainsi être subventionné à hauteur de 20 % HT de l investissement, soit euros HT. (2) L installation fournit kwh d électricité, entièrement injectés dans le réseau et vendus à EDF à 55 centimes d euros du kwh.le retour sur investissement est attendu d ici 12 ans. 10 Breuil (Imprimerie - Briouze) Le CTP comme choix industriel Créée en 1983, l imprimerie Breuil et ses 17 salariés a été reprise le 1 er février Son PDG José Lecuppre souhaite garder la singularité de l entreprise qui est de travailler pour une clientèle nationale composée exclusivement d agences de marketing, assureurs, banques, imprimeurs, administrations et entreprises. «Nos spécialités sont les liasses informatiques, les entêtes de lettres, les carnets à souches et tous documents destinés à la personnalisation: mailings, bons de commande, bulletins de réabonnement», explique le nouveau PDG. Comme pour toutes les imprimeries, l eau joue un rôle essentiel dans l activité. S agissant de l impression Offset (1), l eau utilisée est émulsionnée avec l encre. Cette eau circule dans un circuit fermé réfrigéré et n est à aucun moment gaspillée ou rejetée À la tête de l entreprise depuis février 2008, José Lecuppre a complété son parc de machines par un «Computer to Plate». Un investissement qui permet à l imprimeur de gérer directement les fichiers numériques de ses clients. aux égouts. Ce n est qu après nettoyage du circuit que cette eau usagée est stockée dans une cuve pour être ensuite collectée par une entreprise agréée. Ce nettoyage intervient une fois par mois et par machine, soit un rejet de 3000 litres par an (2). Récemment, Breuil s est équipée d un périphérique informatique d écriture dit «Computer to Plate», plus communément appelé CtP (traduction française: «ordinateur vers plaque»). Grâce à cet investissement de euros, l imprimerie peut désormais produire directement les plaques destinées aux presses à partir d un fichier envoyé d un poste de travail informatique après traitement. «Ce choix, avant tout industriel, nous permet de traiter tous les fichiers numériques que nous sous-traitions auparavant, souligne José Lecuppre, et ainsi de gagner encore en réactivité puisqu une commande est traitée en 15 jours, entre la demande de devis et la livraison!» Mais, le choix du CTP aura également un impact sur la consommation d eau. En effet, en ne prenant pas l option de rinçeuse-gommeuse qui permet une plus longue conservation des plaques avant mise en machine, l entreprise, qui a fait le choix de travailler en flux tendu, espère une économie substantielle en eau de l ordre de 6 litres par m 2 de plaque, soit une économie de 15 m 3 à l année. Un choix à l image de l engagement de l entreprise dans la préservation de l environnement puisque celle-ci est déjà adhérente au label national Imprim Vert (3) attribué aux imprimeries consentant des efforts pour réduire les impacts de leur activité sur l environnement. (1) L impression offset utilise une plaque d aluminium sur laquelle les parties à imprimer ont été reportées grâce à un procédé photographique. La zone d image positive est recouverte d une substance chimique qui attire l encre et repousse l eau. Au contraire, les zones restantes attirent l eau mais pas l encre. (2) 50 litres x 5 machines x 12 mois. (3) Le cahier des charges Imprim Vert est fondé sur trois critères simples: la bonne gestion des déchets dangereux, la sécurisation de stockage des liquides dangereux et la non utilisation des produits toxiques En savoir plus sur > Imprimerie Breuil, José Lecuppre, Z.A. Pointel, B.P. 36, Briouze. Tél.: Fax: Site Web: Courriel:

11 SARL Hamon (Traitement de surfaces - Tinchebray) Agir en «hamon» grâce à un recrutement! Gérant de la SARL Hamon depuis 1999, Lionel Hamon est la troisième génération à la tête de l entreprise familiale. Historiquement implanté à Tinchebray, l établissement est le dernier en France à fabriquer des vrilles à bois. Mais ce n est pas tant sur cette production que la problématique de la gestion de l eau se pose, mais bien davantage sur l activité de traitement de surfaces. En effet, depuis une dizaine d années, Lionel Hamon a développé cette industrie en sous-traitance pour les équipementiers automobiles, la mécanique générale et de précision, les machines outils et le jardinage ou encore l outillage. Si les techniques de dégraissage, de décapage, de brunissage, de brillantage ou d ébavurage n ont plus de secret pour ce chef d entreprise, il a fallu intégrer très rapidement la réglementation sur l eau pour cette activité soumise à autorisation préfectorale. Pour faire au mieux et conscient qu en interne, aucun des 16 salariés n était à même de gérer tous les aspects environnementaux de l activité, Lionel Hamon a recruté à temps partiel un responsable environnement-sécurité. Depuis novembre 2007, tous les mercredis sur le site, Bertrand Hébert assure le suivi des procédures (prélèvements de contrôles, transmission des données mensuelles à la Drire, contrôle annuel par un laboratoire externe ) et une veille réglementaire afin d être toujours en adéquation avec les obligations réglementaires. «Je ne peux qu encourager vivement tous les chefs d entreprises à dédier, sur un temps minimal de 8 heures par semaine, une personne à l environnement-sécurité. C est à cette seule condition que l entreprise assurera une gestion régulière de cet enjeu», insiste Bertrand Hébert. Aujourd hui, non seulement l entreprise répond à toutes les normes, mais elle souhaite aller plus loin pour améliorer encore la performance des rejets et réduire sa consommation d eau. Depuis 2002, l entreprise dispose d une citerne assurant la récupération des eaux de pluie issues des gouttières lui permettant ainsi de notables économies d eau. Sur l exercice 2007, l entreprise a consommé 288 m 3 d eau de ville à l usage des bains de traitement et 163 m 3 d eau de pluie. Depuis 2005, un bassin de rétention avec déshuileur-débourbeur a été installé afin de récupérer les eaux de ruissellement et si nécessaire les eaux d incendie. Afin d améliorer la performance de ses rejets, l entreprise a refait début 2007 sa station de traitement physico-chimique. Aujourd hui, Bertrand Hébert s attaque aux produits polluants utilisés. Au fait de la réglementation européenne REACH (1) sur les produits chimiques, Bertrand Hébert travaille avec un cabinet spécialisé pour tester des produits moins polluants avec les mêmes performances. «L enjeu est double, insiste Bertrand. D une part, il est d anticiper le renforcement de la réglementation sur l usage de substances dangereuses. D autre part, la réduction des polluants facilitera le traitement des eaux et donc en réduira son coût.» L environnement, c est l affaire de tous. Aussi, une bonne gestion de l environnement nécessite de travailler sur les pratiques internes et de sensibiliser le personnel à de nouvelles manières de travailler: révision du temps d égouttage, traitement physico-chimique par «bâchés» assurant un traitement des effluents dans une qualité plus constante, optimisation des déshuileurs «La réglementation environnementale ne fait que se renforcer. Inutile de feindre de l ignorer, conclut Bertrand Hébert. Demain, seules les entreprises ayant anticipé et respecté scrupuleusement les normes seront encore en activité. N oublions pas que nos clients sont de plus en plus soucieux de l environnement» Autant d arguments qui suffisent à eux seuls à convaincre tous les dirigeants d entreprises à intégrer la gestion de l eau comme une problématique industrielle à part entière! (1) Lire notre article sur REACH dans Entreprendre Ensemble n 14, p. 7 «Les substances chimiques sous contrôle». > SARL Hamon Claude, Z.I. Allée B.D. Robinson, B.P. 16, Tinchebray. Tél.: Fax: Courriel: YSCO (Agroalimentaire - Argentan) Le bon élève MTD! > Ysco, Lionel Gohier, 53, avenue de la 2 e DB, Argentan. Tél.: Fax: Courriel: Site Web: L industrie agroalimentaire, parce qu elle touche à l alimentation humaine, est un des secteurs d activités les plus réglementés. La législation européenne a renforcé, notamment à travers la Directive Cadre sur l eau de 2000, le contrôle de la qualité des eaux et du niveau de polluant contenu dans les rejets. Pour l usine de crème glacée Ysco à Argentan, la gestion de l eau a toujours été une préoccupation centrale. «Pour produire nos 60 millions de litres de crème glacée sur nos 12 lignes de production, l usine, soumise à autorisation préfectorale, est forte consommatrice de la ressource hydrique (matière première, fluide caloporteur, opérations de nettoyage et de désinfection) et génératrice d effluents chargés de matières organiques», souligne Lionel Gohier, Directeur industriel Ysco France (1). La réduction de la consommation d eau est depuis près de six ans inscrite comme une priorité pour l entreprise qui applique également les Meilleures Techniques Disponibles (MTD) définies à l échelon europée (2) afin de minimiser les effets néfastes de ses activités sur l environnement (émissions de polluants, déchets, bruit ). «Après avoir adopté des pratiques de bons sens pour réduire nos consommations d eau, nous avons fait réaliser en 2004 un pré-diagnostic énergétique complet. Cette étude, financée à 29 % par l Ademe (3), a déterminé une somme de pistes d améliorations», se souvient Lionel Gohier. Parmi les actions engagées, l installation d une sonde de mesure conductivimètre des concentrations sur les 12 Tours AéroRéfrigérantes (TAR), l équipement en buses deux cycles des machines de lavage automatique (4), l ajout de brise-jets sur les jets d eau ou encore l optimisation des cycles de lavage, ont permis de diviser par deux la consommation d eau potable. «En 2001, l usine consommait 9,95 l d eau pour produire 1 kg de crème glacée. Depuis 2007, 4,97 l d eau sont désormais nécessaires, constate Lionel Gohier qui ajoute qu avec ce ratio, Ysco respecte pleinement la norme européenne MTD.» L entreprise qui projette de nombreux investissements pour faire d Argentan la capitale nationale de la glace ne souhaite pas s arrêter là et vise un ratio entre 4 et 4,5 d ici à Enfin, euros vont être investis d ici la fin de l année afin de réduire de 1500 le nombre de lavages par an. (1) Pour rappel, Ysco appartient à la société coopérative laitière Belge Milcobel. Lire l article «Ysco, une nouvelle identité et de grands projets», Entreprendre Ensemble N 15, p. 16. (2) La Directive IPPC pour Integrated Pollution Prevention and Control est applicable depuis le 30 octobre 1999 à toutes les installations nouvelles ou modifiées. Les usines existantes doivent y satisfaire à partir d octobre Chaque secteur industriel dispose comme source d information des documents BREFs, téléchargeables sur le site Web de l E-IPPC-B (3) Le coût du pré-diagnostic pour Ysco a été de 5500 euros. L Ademe a apporté une subvention de 1610 euros. (4) L entreprise a équipé ses machines de dosage de buses de nettoyage hautes performances et automatisé leurs cycles de nettoyage. Lorsque les pilotes de ces machines souhaitent réaliser un nettoyage, le cycle démarre pour faire deux tours complets de la table de dosage et s arrête. Auparavant ce cycle était manuel et nous avons observé une dérive importante de consommation d eau sur ce poste. 11

12 dossier Usido Basse-Normandie Mutualisons les bonnes pratiques Créée en décembre 2007, l association des usagers industriels de l eau de Basse-Normandie (Usido) est née de la fusion d Usido Manche et du Club Eau initié par le Centre Régional d Innovation et de Transfert de Technologie de Basse-Normandie Cotentin (Critt BNC). Composée de 25 adhérents représentatifs de l industrie bas-normande (agroalimentaire, métallurgie, mécanique, traitement de surfaces, pharmacie, chimie ), l association est présidée par Patrick Lepelleux, Directeur Général d Elle-et-Vire. «Elle a pour mission, souligne Fabrice Guesdon, chargé de mission, d apporter conseil et assistance aux industriels afin de résoudre les problèmes liés à l utilisation de l eau dans le cadre de la préservation de l environnement, tout en tenant compte des intérêts économiques et sociaux des entreprises.» Trois réunions thématiques annuelles permettent aux industriels d échanger sur des problématiques comme la récupération et l utilisation des eaux pluviales, la nano filtration, les normes et la réglementation Adhérente de la Fédération nationale des associations de riverains et utilisateurs industriels de l eau (Fenarive), Usido représente également les industriels dans les Schémas d Aménagement et de Gestion de l Eau (SAGEs), organise des échanges de savoir-faire et de bonnes pratiques, apporte du conseil juridique et assure une veille réglementaire. En 2006, l entreprise Mermier-Lemarchand de Tinchebray a profité des compétences et du matériel de laboratoire de Rockwood (devenu OM GROUP basé à Saint-Fromont dans la Manche) spécialisé dans la fabrication de produits chimiques à usage industriel, afin de réduire ses rejets et sa consommation en eau. En dix ans, l entreprise a ainsi divisé par 2,5 ses rejets et sa consommation d eau. «L objectif idéal est d atteindre le zéro rejet», souligne Serge Marie, responsable qualité-environnement, qui dit apprécier tout particulièrement les échanges de bonnes pratiques de ce réseau. > Usido, Fabrice Guesdon, Critt BNC, Centre d Innovation Technologique, rue Louis Aragon, B.P. 6, Cherbourg-Octeville. Tél.: Fax: Site Web: Courriel: Contacts utiles La Chambre régionale de commerce et d industrie et son Centre de Ressources Environnement & Sécurité: à l initiative du réseau des CCI, du Conseil Régional et de la Drire de Basse-Normandie, un Centre de Ressources Environnement & Sécurité (CRES) est à votre disposition. Sa mission est d aider les industriels de la région de Basse-Normandie à s approprier les aspects techniques et réglementaires liés à l Environnement, la Sécurité et la Prévention des risques industriels. Contacts: Florence Thérèze.Tél.: Courriel: ou Carole Remigereau.Tél.: Courriel: Fax: Les directions des services industriels des deux agences de l eau: les Agences de l eau accordent des aides financières aux entreprises pour préserver l équilibre des milieux aquatiques et mieux gérer les ressources en eau de leur bassin: études (faisabilité, impact, suivi) et travaux et équipements de résorption des pollutions existantes (technologies propres, dispositifs d épuration, traitement des boues ). * Agence de l eau Loire-Bretagne: Délégation Anjou-Maine, 17 rue Jean Grémillon, Le Mans cedex. Site Web: * Agence de l eau Seine Normandie: 51 rue Salvador Allende, Nanterre cedex. Site Web: La Fédération nationale des associations de riverains et utilisateurs industriels de l eau: la Fenarive réunit des associations et syndicats professionnels représentant plus de 4000 entreprises particulièrement concernées par la qualité de l eau et le traitement de leurs effluents. Contact: Fenarive, c/o ACFCI, 46 avenue de la Grande Armée, CS 50071, Paris cedex 17.Tél./Fax: Courriel: Lire «Le Guide pratique de la gestion de l eau en entreprise» édité par les trois CCI du Finistère, juin Présentation détaillée de 45 bonnes pratiques sous la forme de fiches pratiques (rejets d eaux usées, prélèvements et consommations, gestion des eaux pluviales, gestion du risque de pollution accidentelle ). Téléchargeable en ligne sur le site Web 12

13 à savoir AIDES / FINANCEMENT Basse-Normandie Active Créée en juillet 2005, l association Basse-Normandie Active est rattachée au réseau national France Active, fondé en Son objectif est de créer et de consolider des emplois à l attention des publics en difficulté. Missions : Basse-Normandie Active permet à des créateurs d entreprise de créer leur propre emploi en leur facilitant l accès au crédit bancaire (financement d investissements et du besoin en fonds de roulement) et en limitant le recours aux cautions personnelles. 85 % des projets financés passent le cap des 5 ans! Publics visés : - Les demandeurs d emploi, - Les bénéficiaires de minimas sociaux, - Les jeunes des quartiers défavorisés, - Les personnes handicapées, - Les seniors écartés du marché de l emploi à l approche de la retraite. Territoire d intervention : L association, basée à Hérouville-Saint-Clair, couvre l ensemble de la Basse-Normandie. L association intervient dans nos stages de cinq jours «Entreprendre en France». Secteurs éligibles : Basse-Normandie Active peut aider au financement de tout secteur d activité y-compris agricole. Principe : Basse-Normandie Active garantit jusqu à 65 % de l emprunt bancaire (avec un plafond de garantis) sur une durée de 5 ans maximum. Depuis sa création en 2005, Basse-Normandie Active a permis la création ou la consolidation de 725 emplois. Procédure : - Accueil et accompagnement pour la partie financement du dossier par des spécialistes de la création d entreprise. - Expertise et validation par un comité d engagement. - Accès facilité à l emprunt bancaire grâce à l expertise apportée aux banques, à la garantie et aux partenariats noués localement. - Suivi pendant et après la création, en particulier pour la mise en place du plan de financement. Coût : Le coût de la garantie est de 2 % du montant garanti, payable en une seule fois à la mise en place. Exemple: pour un emprunt de garanti à 65 %, le coût de la garantie est de 195. Partenaires : Basse-Normandie Active fonctionne actuellement essentiellement grâce aux financements de la Région Basse-Normandie, de la Direction régionale du travail (DRTEFP), de la Fédération France Active et de partenaires financiers traditionnels de l économie sociale et solidaire : Fondation Macif, Caisse d Epargne, Crédit Coopératif et Crédit Mutuel. > Basse-Normandie Active, Magali Lavallière, 1 impasse des Ormes, Hérouville-Saint-Clair. Tél. : Courriel : Site Web : TECHNOLOGIES DE L INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION Le Web 2.0 pour l entreprise Difficile de ne pas entendre parler du Web 2. Ce concept qui met en évidence de nouveaux comportements sur le Web est surtout utilisé dans la sphère privée à travers Wikipedia, les blogs ou le réseau social Facebook. Pourtant, en facilitant l accès à la création de contenus et à de nouveaux outils en ligne, il touche aussi, en profondeur, le monde de l entreprise. Le Web 2.0, c est quoi? «Web 2.0» est une expression forgée en 2005 par l éditeur américain Tim O Reilly pour résumer un ensemble de pratiques, de comportements et d outils sur le Web. Le Web 2.0 désigne un renouveau du Web et notamment toutes les applications qui permettent aux internautes d interagir à la fois sur le contenu des pages (photos sur ou vidéos sur par exemple) et entre eux comme dans le service de partage de signets Ce mouvement constate une migration de nombreux services sur le Web (téléphonie, travail collaboratif à distance, comptabilité, géolocalisation, vidéo ) qui remplacent des logiciels installés sur les ordinateurs. Le client prend le pouvoir L arrivée de ces outils dans le monde professionnel renforce la prise du pouvoir par les internautes qui se regroupent entre eux spontanément. Les clients se parlent entre eux, critiquent ou recommandent les produits et les services des entreprises, se regroupent pour acheter, pour négocier, ils communiquent plus rapidement. Grâce au Web 2.0, les clients s organisent plus vite que les entreprises et ils prennent la parole via l Internet. Combien coûte le Web 2.0 à l entreprise? L une des composantes du Web 2.0 c est la simplicité des sites Web dans lesquels la navigation est intuitive et simple. Pas besoin d être informaticien ou expert du Web pour les manier. Une autre grande caractéristique c est le modèle économique: le Web 2.0, c est souvent gratuit (ou peu cher) pour les utilisateurs, comme le montre cet exemple d un domaine vinicole géré à l aide d outils Web 2.0 en ligne (voir le témoignage en vidéo: Faut-il s y mettre? Faites ce petit test: cherchez le nom de votre entreprise dans Google. Vous y trouverez peut-être des clients qui parlent de vous sans que vous le sachiez. Ou pire encore, vous ne trouverez rien. Ce qui signifie que votre entreprise ne pèse rien pour beaucoup d interlocuteurs qui utilisent l Internet en permanence pour leurs recherches. Pour comprendre ce monde du Web 2.0, il suffit d y mettre un pied. Peut-être commencer à publier pour exister sur le Web grâce à un blog (site Internet personnel qui permet d écrire, lire et commenter) ou présenter votre entreprise sur une carte grâce à Google maps (http://tinyurl.com/2kaedx). Retrouvez également ci-après quelques annuaires de services Web 2.0 que vous pouvez utiliser pour votre activité professionnelle. C est un début. Pour en savoir plus : - Notre CCI, en collaboration avec l Échangeur d Argentan, propose régulièrement des formations sur les Nouvelles technologies d information et de communication (TIC). N hésitez pas à faire part de vos besoins ou à poser vos questions à notre conseiller formation Gérard Blondel au Courriel : - Qu est-ce que le Web 2.0? Traduction de l article fondateur de Tim O Reilly - Répertoire francophone du Web 2.0: - Plus de 350 services Web 2.0 à découvrir : Merci à Xavier Mazenod (société Adverbe), notre conseiller TIC qui nous permet dorénavant d aborder dans notre revue, sous la forme de fiches pratiques, les sujets auxquels vos entreprises se doivent de s informer. 13

14 coup de projecteur Maisons Écologiques et Autonomes (MEA) Un adepte du développement durable En proposant un large choix de fenêtres, volets, portes, portes de garage, portails, clôtures, stores, chauffage et énergies renouvelables, la société MEA pour «Maisons Écologiques et Autonomes» créée en avril 2008 par Christophe Racinet, est devenue un acteur Argentanais incontournable en rénovation de l habitat. Sous l enseigne Plein Jour, qui lui garantit la force d un réseau national, cet adepte convaincu de l habitat écologique propose aujourd hui à sa clientèle une gamme complète de produits dont le dénominateur commun reste les économies d énergie. Un argument auquel les particuliers et les chefs d entreprises sont de plus en plus sensibles au regard de la flambée des prix des énergies fossiles. Parmi les produits phares de MEA sur lesquels Christophe Racinet est intarissable, l aérothermie, la géothermie et l éolien résidentiel sans permis de construire, tiennent la corde. S agissant de l énergie éolienne, Christophe propose une gamme d éoliennes d une puissance de 2 à 13 kw, monophasées ou triphasées. «L installation qui ne nécessite qu une simple autorisation comme pour la pose d une fenêtre de toit, est simple et rapide, souligne Christophe. Le propriétaire peut ensuite revendre l électricité produite surplus ou totalité à EDF. Quant aux subventions, elles atteignent généralement 60 % du coût total (1)!» Quant aux deux techniques de chauffage que sont l aérothermie et la géothermie, basées respectivement sur la récupération de la chaleur produite dans l air et le sol, «elles permettent, explique le gérant, de réaliser des économies d énergie pouvant aller jusqu à 75 % par rapport à une solution classique de chauffage. Pour exemple, une installation aérothermique permet de chauffer une surface de 140 m 2 (habitation ou bureaux professionnels) pour 3 euros du m 2 annuel, et ainsi de diviser la facture annuelle par trois ou quatre.» Pour cela, il faut budgéter un investissement entre à euros sur lequel il est accordé un crédit d impôt égal à 50 % du coût du matériel (hors pose). «Attention néanmoins, insiste-t-il, à bien vérifier la bonne isolation du bâtiment!» En effet, la valeur ajoutée de cette entreprise est de s assurer de la faisabilité du projet, grâce à des mesures très précises du coefficient d isolation (Delta G) du bâtiment. Quant au matériel utilisé, l enseigne ne travaille qu avec les meilleures références que sont Daikin et Armec pour l aérothermie (air/air et air/eau) et Joliet Technology pour l aérothermie, la géothermie et l éolien résidentiel, un gage de fiabilité matérialisée par une garantie de deux ans pièces et main-d œuvre. Conforté dans son engagement par la confiance déjà manifeste de chefs d entreprises Argentanais,Christophe Racinet ne compte pas s arrêter en si bon chemin.d ici à la fin de l année,il doit ouvrir une agence dans la Manche (Granville) et en Mayenne (Laval), puis courant 2009 une autre dans le Vaucluse (Avignon). Quant au siège d Argentan, il va disposer dès novembre d un showroom de 150 m 2, permettant ainsi d exposer l ensemble des produits Plein Jour. Une vitrine qui donnera, sans nul doute, des envies de rénovation! (1) Généralement,les Conseils Régionaux apportent une subvention de 10 à 20 % qui vient s ajouter au crédit d impôt. Pour rappel, le montant maximal du crédit d impôt «économie d énergie» est de 4000 euros pour une personne seule, 8000 euros pour un couple et 200 euros par enfant à charge. Exemple: pour l installation d une éolienne de euros, un couple avec deux enfants bénéficie d un crédit d impôt de 8400 euros. > Plein Jour MEA, Christophe Racinet, 2 bis avenue de l industrie, Parc d activités de l Expansion, Argentan. Tél.: Fax: Site Web: Courriel: 14

15 coup de projecteur OFI SARL Un quincaillier euroconvaincu! En s installant à Argentan, Lucien Belliot, gérant de la société OFI SARL et son associée Christine Duboz, ont fait le pari d une situation géographique plus centrale à proximité des axes routiers. Six mois après, cette jeune entreprise, créée en janvier 2007, rayonne déjà dans un périmètre de 80 km aux alentours d Argentan et ambitionne d élargir son rayon d action. Forte d un fichier de plusieurs centaines de clients, l entreprise s appuie beaucoup sur le bouche à oreille pour se faire connaître. Il faut dire que l on trouve dans cette quincaillerie spécialisée dans les produits de fixation couramment utilisés dans le bâtiment ce qu on ne trouve pratiquement nulle part ailleurs.«notre valeur ajoutée, insiste Lucien Belliot, fort de vingt ans d expérience auprès des professionnels du bâtiment, est de proposer à nos clients des produits originaux et spécifiques provenant de l étranger.» Système à queued aronde (Arunda) pour les charpentiers et constructeurs de maisons en bois, scies japonaises utilisées par l ensemble des métiers du bois, gabarits et équerres particulières permettant une utilisation rapide et plus facile, visserie bois dans une large gamme (du diamètre 3 à 10 jusqu aux grandes longueurs), matériel électroportatif de grandes marques (Mafell, Senco, Makita, Fein, Dewalt), isolation naturelle à base de lin et coton, fenêtres de toit et escaliers escamotables de marque Fakro, équipements de protection individuelle (EPI) de qualité, la liste ne saurait être exhaustive, tant l offre est importante. Pour Jean-Claude Saffrey, charpentier à Bailleul et adepte des produits Mafell, OFI SARL lui permet de retrouver des outils de grande qualité à proximité. Et il sait qu il peut compter sur Lucien Belliot pour trouver, dans un délai très court, le produit demandé quand celui-ci n est pas disponible au magasin. Quant aux services maintenance des industriels et des collectivités qui représentent 20 % de la clientèle, ils ne sont pas oubliés puisque la société propose également une large gamme de produits inox et zingué. D ici l an prochain, un commercial devrait rejoindre le couple pour prospecter l ensemble de la Mayenne et de la Sarthe et avant trois ans, le magasin de 100 m 2, qui est ouvert du lundi au vendredi, devrait au moins doubler sa surface. Lucien Belliot et Christine Duboz se donnent un an pour devenir la référence régionale en produits de fixation pour les artisans du bâtiment. Lucien Belliot a été le premier en France à proposer le système suisse de bois contre bois, encore appelé «gabarit à queue-d aronde». OFI SARL en est dépositaire pour la Normandie et les Pays de Loire. Les produits Allemands (Dewalt, Mafell, Reisser ) parce qu innovants et robustes, occupent une large place sur les rayonnages d OFI SARL. Le charpentier de Bailleul, Jean-Claude Saffrey, s approvisionne régulièrement chez OFI SARL. Il apprécie de retrouver des produits oubliés, mais dont la fiabilité et l aisance d utilisation ne sont plus à démontrer. > OFI SARL, Lucien Belliot et Christine Duboz, ZA Beaulieu, rue Jean Monnet, Argentan. Tél.: Fax: Courriel: 15

16 clin d œil Mon jardin extraordinaire...! «C est un jardin extraordinaire: il y a des canards qui parlent anglais On y voit aussi des statues qui se tiennent tranquilles tout le jour, dit-on, mais moi, je sais que, dès la nuit venue, elles s en vont danser sur le gazon». Monsieur Trénet aurait pu s inspirer du Jardin Boutique pour rédiger les vers probablement les plus célèbres de son répertoire, tant le site invite à l imagination et la fantaisie. Il faut dire que Véronique Harlé met toute son énergie et son amour des objets dans l agencement des lieux. Installée avec son mari dans l Orne depuis 27 ans,ce n est qu en juin 2007 qu elle décide de transformer sa double passion pour le jardin et la décoration en une activité à part entière.après avoir restauré la grange de 80 m 2 et aménagé les 300 m 2 d espace extérieur,véronique propose à la vente plus de 6000 objets plus surprenants et originaux les uns que les autres! Tonnelles, petits meubles, statues, portails, arches, mobilier, fontaines, plantes vivaces se partagent la vedette dans des mises en scène théâtrales, le tout dans un style hollandais baroque et romantique. «Fort de notre longue expérience dans l import/export et de nos multiples participations à des salons internationaux, nous proposons à la Pesnière ce que vous ne trouverez nulle part ailleurs»,s enthousiasme Véronique qui renouvelle ses coups de cœur plusieurs fois par an.difficile de ne pas succomber à la tentation tant le choix est important et l originalité omniprésente dans les moindres recoins. > Le Jardin Boutique, Véronique Harlé, La Pesnière, Champsecret. Tél.: Courriel: (fermé le mercredi et jeudi) Alors si l envie d avoir un jardin pas comme les autres vous tente, rendez-vous à la Pesnière qui vous ouvre ses portes toute l année et notamment le week-end. 16

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