Item 121 : Polyarthrite rhumatoïde
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- Charles St-Gelais
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1 Item 121 : Polyarthrite rhumatoïde COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document
2 Table des matières ENC :...5 SPECIFIQUE :...5 I Polyarthrite rhumatoïde : épidémiologie et physiopathologie... 5 I.1 Phase d'initiation... 6 I.2 Phase de recrutement et inflammation... 6 I.3 Rôle des cytokines... 6 I.4 Rôle des lymphocytes B... 7 I.5 Rôle des polynucléaires neutrophiles... 7 I.6 Angiogenèse Pannus... 7 I.7 Phase de réparation... 7 II Polyarthrite rhumatoïde débutante : un diagnostic précoce "Urgent"...8 II.1 Différentes manifestations de la polyarthrite rhumatoïde débutante... 8 II.1.1 Polyarthrite bilatérale, symétrique et «nue»... 8 II.1.2 Polyarthrite aiguë fébrile...10 II.1.3 Autres manifestations...10 II.2 Diagnostic différentiel...10 II.2.1 Fièvre II.2.2 Polyarthrite avec anomalies cardiologiques...11 II.2.3 Polyarthrite avec signes cutanés II.2.4 Polyarthrite avec signes digestifs II.2.5 Polyarthrite avec anomalies ophtalmologiques II.2.6 Polyarthrite avec anomalies neurologiques II.2.7 Polyarthrite avec anomalies ORL...12 II.2.8 Polyarthrite avec anomalies uronéphrologiques... 12
3 II.2.9 Polyarthrite avec signes axiaux II.3 Explorations complémentaires...13 II.3.1 Explorations radiologiques devant une suspicion de polyarthrite rhumatoïde débutante II.3.2 Explorations biologiques devant une suspicion de polyarthrite rhumatoïde débutante II Biologie usuelle...13 II Examen du liquide synovial III Autoanticorps III.1 Facteur rhumatoïde...14 III.2 Anticorps anti-peptides citrullinés...15 III.3 Anticorps antinucléaires IV Évolution d'une polyarthrite rhumatoïde IV.1 Manifestations articulaires à la phase d'état...16 IV.1.1 Aspect clinique...16 IV.1.2 Aspects radiographiques IV Intérêt diagnostique IV Intérêt pronostique...19 IV.2 Manifestations extra-articulaires à la phase d'état : la maladie rhumatoïde...20 IV.2.1 Altération de l'état général...20 IV.2.2 Nodosités sous-cutanées ou nodules rhumatoïdes IV.2.3 Adénopathies IV.2.4 Vascularite rhumatoïde IV.2.5 Syndrome sec IV.2.6 Atteinte cardiaque...21 IV.2.7 Atteinte rénale IV.2.8 Atteinte pulmonaire IV.2.9 Atteinte occulaire IV.2.10 Manifestations hématologiques...22
4 IV.2.11 Amylose et polyarthrite rhumatoïde (amylose de type secondaire AA) IV.3 Évolution et mortalité au cours de la polyarthrite rhumatoïde IV.3.1 Facteurs pronostiques au cours de la polyarthrite rhumatoïde IV.3.2 Causes de mortalité de la polyarthrite rhumatoïde V Suivi et surveillance d'un malade atteint d'une polyarthrite rhumatoïde...24 VI Traitement de la polyarthrite rhumatoïde : principe généraux...25 VI.1 Information et éducation du patient VI.2 Traitements médicamenteux...25 VI.2.1 Soulager les douleurs : le traitement symptomatique...25 VI Repos VI Antalgiques de niveau I ou les associations de niveau II VI AINS VI Anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes VI Orthèses d'ergothérapie...26 VI Physiothérapie et rééducation VI.2.2 Réduire l'activité de la maladie...26 VI Traitements de fond de la polyarthrite rhumatoïde VI Choix du traitement de fond VI Traitements locaux VI.3 Traitement non médicamenteux...30 VI.3.1 Rééducation VI.3.2 Traitement chirurgical VI.3.3 Aide psychosociale...30
5 OBJECTIFS ENC : Diagnostiquer une polyarthrite rhumatoïde. Argumenter l'attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. Décrire les principes de la prise en charge au long cours d'un rhumatisme déformant et invalidant. SPECIFIQUE : I Savoir distinguer, précocement, une polyarthrite rhumatoïde des autres causes de polyarthrite sur des arguments cliniques, radiologiques ou biologiques. Connaître les stratégies d imagerie permettant le diagnostic précoce. Connaître l'épidémiologie de la polyarthrite rhumatoïde, physiopathologie et ses conséquences au plan thérapeutique. Connaître l'évolution clinique, biologique et radiologique de la polyarthrite rhumatoïde et connaître les signes cliniques, radiologiques ainsi que les complications de la polyarthrite rhumatoïde à sa phase d'état. Connaître les principes généraux du traitement de la polyarthrite rhumatoïde et sa surveillance, connaître les buts de ces traitements. Connaître les contre-indications, les complications et la surveillance des AINS, corticoïdes et méthotrexate au cours de la polyarthrite rhumatoïde. ainsi que la POLYARTHRITE RHUMATOÏDE : ÉPIDÉMIOLOGIE ET PHYSIOPATHOLOGIE La polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques (prévalence estimée entre 0,3 et 0,8 % de la population adulte). L âge moyen du début est 50 ans. La polyarthrite rhumatoïde est trois fois plus fréquente chez la femme à cet âge mais cette différence de sex-ratio s atténue progressivement au-delà de 70 ans. La polyarthrite rhumatoïde est une affection multifactorielle relevant de facteurs génétiques, hormonaux, environnementaux, neuropsychologiques et immunologiques. La synovite inflammatoire est la lésion élémentaire responsable de la destruction articulaire. Elle est liée à des anomalies de l immunité à médiation cellulaire, avec activation des lymphocytes T. Plusieurs phases caractérisent l évolution de la synovite rhumatoïde : initiation, recrutement cellulaire et inflammation, prolifération synoviale, destruction de l articulation et réparation. Elles peuvent être individualisées de manière schématique, mais sont en réalité très intriquées.
6 I.1 PHASE D'INITIATION Le mécanisme de déclenchement du processus pathologique reste inconnu. Le premier événement pourrait être une réponse inflammatoire «non spécifique» à un stimulus encore non identifié, avec accumulation locale de monocytes/macrophages qui produisent des cytokines pro-inflammatoires comme l IL-1, le TNFα et l IL-6. Les peptides antigéniques qui déclencheraient spécifiquement la polyarthriterhumatoïde demeurent inconnus. On tend actuellement à incriminer des autoantigènes situés dans l articulation (collagène de type II, protéoglycanes, protéines de la matrice) ainsi que des peptides d origine exogène, issus de bactéries ou de virus. I.2 PHASE DE RECRUTEMENT ET INFLAMMATION Le processus inflammatoire est donc initié par les macrophages. Ceux-ci contribuent ensuite au recrutement non spécifique des lymphocytes T et polynucléaires sanguins, grâce à l action de cytokines à activité chimiotactique et à l augmentation, par le TNFα, de l expression des molécules d adhésion sur les cellules endothéliales. Les macrophages interagissent in situ avec les lymphocytes T en leur présentant des peptides antigéniques associés aux molécules du complexe majeur d histocompatibilité (CMH). Cette activation est ensuite amplifiée par les lymphocytes T CD4+, responsables d activations cellulaires en cascade, de la production accrue de cytokines et de molécules effectrices, amplifiant l inflammation locale et provoquant des destructions tissulaires. I.3 RÔLE DES CYTOKINES Les cytokines pro-inflammatoires jouent un rôle pathogénique clé sur les processus d inflammation, de prolifération synoviale et de destruction du cartilage. Il existe dans l articulation rhumatoïde un déséquilibre entre les cytokines à action proinflammatoire, comme le TNFα, l IL-1 et l IL-6, présentes en excès, et les cytokines à action antiinflammatoire, représentées par l IL-10, l IL-4, l IL-13, les récepteurs solubles du TNFα et l antagoniste du récepteur de l interleukine 1 (IL-1RA), qui sont présents en quantité insuffisante et ne peuvent bloquer l action des premières. Des cytokines favorisant l angiogenèse et la prolifération cellulaire sont également présentes dans la membrane synoviale : TGFβ (Transforming Growth Factor β), VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor), PDGF (Platelet-Derived Growth Factor) et FGF-1 et 2 (Fibroblast Growth Factors 1 and 2). Cette angiogénèse est indispensable au recrutement des lymphocytes, macrophages et polynucléaires neutrophiles sanguins. Ces cytokines et leurs récepteurs sont des cibles thérapeutiques particulièrement importantes.
7 I.4 RÔLE DES LYMPHOCYTES B Des lymphocytes B sont activés localement par les lymphocytes T CD4+. Ils se multiplient et se différencient en plasmocytes qui produisent des immunoglobulines polyclonales et du facteur rhumatoïde (FR). Ceux-ci participent au mécanisme lésionnel de la polyarthrite rhumatoïde. Ils interviennent dans les lésions de vascularites par l intermédiaire de dépôts de complexes immuns FR-IgG sur les parois vasculaires. Les FR à la surface des lymphocytes B présentent de façon efficace des peptides antigéniques aux lymphocytes T. I.5 RÔLE DES POLYNUCLÉAIRES NEUTROPHILES L augmentation anormale du nombre des polynucléaires neutrophiles dans le liquide synovial des sujets atteints de polyarthrite rhumatoïde, serait due à un exsudat, lui-même favorisé par la production locale de facteurs chimiotactiques, produits de l activation du complément et de l activation cellulaire locale. En réponse à l ingestion de complexes immuns et à l activation locale par les cytokines et chimiokines, les polynucléaires neutrophiles infiltrés dans la synoviale produisent des métabolites de l oxygène et d autres médiateurs de l inflammation, dont les métabolites de l acide arachidonique, qui renforceraient les phénomènes inflammatoires. I.6 ANGIOGENÈSE PANNUS Les lésions observées initialement sont dues à une atteinte microvasculaire et à un infiltrat périvasculaire par des cellules myéloïdes, puis des lymphocytes. L atteinte vasculaire, segmentaire ou focale, inclut des microthromboses et une néovascularisation. On note également une hyperplasie des cellules synoviales. Le tissu synovial inflammatoire et prolifératif, ou «pannus», tend à recouvrir le cartilage articulaire et serait le siège de la production d enzymes, responsables de la destruction du cartilage et de l os. I.7 PHASE DE RÉPARATION La phase de réparation, responsable de la fibrose articulaire, a lieu parallèlement à la phase de destruction, mais ne compense pas le processus de destruction. Elle fait participer des facteurs de croissance et le TGFβ.
8 II POLYARTHRITE RHUMATOÏDE DÉBUTANTE : UN DIAGNOSTIC PRÉCOCE "URGENT" Le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde doit être aussi précoce que possible car c est au stade du début de la maladie que les traitements ont le plus de chance d être efficaces. Cette «fenêtre d opportunité thérapeutique» est d autant plus capitale qu à ce stade de la maladie, il n existe aucune déformation ou lésion radiologique. Savoir évoquer, devant une polyarthrite débutante, le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde est donc fondamental : le diagnostic différentiel est alors le point crucial. À la phase initiale, il faut savoir confirmer l existence d arthrite ou de synovite : gonflement articulaire lié à un épaississement synovial ou à un épanchement articulaire, à différencier des algies ou polyarthralgies (absence de tuméfaction) ou des tendinopathies. II.1 DIFFÉRENTES MANIFESTATIONS DE LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE DÉBUTANTE II.1.1 Polyarthrite bilatérale, symétrique et «nue» La polyarthrite rhumatoïde est une polyarthrite bilatérale, le plus souvent symétrique et «nue» (cela signifie qu il n existe aucun signe extra-articulaire ou axial associé) dans 70 % des cas. Elle touche les poignets et une ou plusieurs articulations métacarpophalangiennes (deuxième et troisième le plus souvent) ou interphalangiennes proximales. On note habituellement un respect des articulations interphalangiennes distales. Ces atteintes articulaires sont fixes et symétriques. Les douleurs sont de rythme inflammatoire : réveil nocturne et dérouillage matinal supérieur à 30 minutes. Le signe clinique à la palpation est la synovite : gonflement articulaire rénitent parfois tendu. Au doigt, on note un aspect caractéristique de «fuseau» ; au poignet une tuméfaction avec parfois, ce qui est évocateur, une ténosynovite cubitale. À la phase de début, on observe fréquemment des métatarsalgies bilatérales apparaissant dès le premier pas le matin. L examen clinique peut montrer une douleur à la compression latérale des métatarsophalangiennes ou des métacarpophalangiennes (squeeze test des Anglo-Saxons) qui est assez évocatrice du diagnostic de polyarthrite rhumatoïde débutante. Le diagnostic précoce de polyarthrite rhumatoïde est fondamental : il est recommandé de confier le patient à un rhumatologue s il y a présence d au moins un des signes suivants : au moins trois articulations gonflées ; une douleur à la compression latérale des métatarsophalangiennes ou des métacarpophalangiennes ; une raideur matinale de plus de 30 minutes. Le rhumatologue pourra utiliser si besoin les nouveaux critères EULAR/ACR 2010 (démarche collaborative entre les rhumatologues européens et américains) de
9 diagnostic/classification de la polyarthrite rhumatoïde, dont le but est d'identifier très précocement les malades qui ont une PR récente qui nécessite un traitement par méthotrexate. La première étape de cette démarche est la confirmation d'au moins une synovite par le médecin, puis ce dernier doit éliminer les autres diagnostics (qui pourraient mieux expliquer les synovites). Si ces deux premières étapes sont «passées», alors on utilisera les nouveaux critères de classification (tableau 16.1). Tableau 16.1 Critères ACR/EULAR 2010 de classification de la PR.Un score supérieur à 6 permet de classer le patient comme PR Atteinte articulaire (0-5) 1 grosse articulation grosses articulations petites articulations (grosses articulations non comptées) petites articulations (grosses articulations non comptées) 3 > 10 articulations (au moins 1 petite articulation) 5 Sérologie (0-3) FR négatif et ACPA négatif 0 FR faiblement positif (1 à 3 normale) ou ACPA faiblement positif (1 à 3 normale) 2 FR fortement positif (> 3 normale) ou ACPA fortement positif (> 3 normale) 3 Durée des symptômes (0-1) < 6 semaines 0 6 semaines 1 Biologie inflammatoire (0-1) CRP normale et VS normale 0 CRP anormale ou VS anormale 1
10 II.1.2 Polyarthrite aiguë fébrile Dans 10 à 15 % des cas, il s agit d une polyarthrite aiguë fébrile avec altération de l état général et fièvre supérieure à 38,5 C. Il faudra cependant éliminer une polyarthrite infectieuse (cf. infra :«Diagnostic différentiel»). II.1.3 Autres manifestations Rarement (10 % des cas), d autres manifestations peuvent être révélatrices : atteinte rhizomélique (atteinte prédominante de la ceinture scapulaire et du bassin) : plus fréquente après 65 ans ; monoarthrite du poignet ou du genou ou ténosynovite isolée ; rhumatisme intermittent avec poussée monoarticulaire, très inflammatoire, d évolution spontanément régressive en 24 à 48 heures sans séquelle ; La polyarthrite rhumatoïde débutante s associe à un syndrome inflammatoire dans 90 % des cas. II.2 DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Lorsque le diagnostic de polysynovite (gonflements articulaires) est certain, il faut alors savoir rechercher les signes des autres diagnostics potentiels (par l interrogatoire et l examen clinique essentiellement). Pour confirmer le caractère «nu» de la polysynovite, il faut systématiquement éliminer une fièvre, une polyarthrite avec anomalies cardiologiques et une polyarthrite avec signes cutanés, digestifs, ophtalmologiques, neurologiques, Oto-Rhino-Laryngés, uronéphrologiques ou axiaux. II.2.1 Fièvre L existence d une polyarthrite fébrile doit systématiquement faire discuter : une étiologie bactérienne : endocardite d Osler ; polyarthrite gonococcique ; polyarthrite septique à pyogène (le plus souvent dans un contexte d immunodépression) ; maladie de Lyme ; rhumatisme streptococcique ou post-streptococcique ; une étiologie virale : parvovirus B19, rubéole, oreillons, rougeole, hépatite B ou C ou infection par Virus de Immunodéficience Humaine ; une étiologie parasitaire : rare ; une étiologie microcristalline : goutte et chondrocalcinose peuvent se manifester par une polyarthrite fébrile.
11 II.2.2 Polyarthrite avec anomalies cardiologiques On recherchera : l existence d un souffle qui doit faire évoquer : l endocardite d Osler (bactérienne) à éliminer systématiquement surtout s il existe une fièvre ; le rhumatisme articulaire aigu (devenu rare actuellement) ; l endocardite de Libman-Sachs (endocardite lupique) ; l insuffisance aortique (manifestation extra-articulaire des spondylarthropathies, mais qui doit faire éliminer une endocardite) ; l existence d un bloc auriculoventriculaire sur l ElectroCardioGramme : endocardite avec abcès septal ; maladie de Lyme ou maladie lupique ; une péricardite : lupus érythémateux disséminé, bien qu il existe, au cours d authentiques polyarthrites rhumatoïdes débutantes, des péricardites. II.2.3 Polyarthrite avec signes cutanés On recherchera : une porte d entrée septique cutanée potentielle ; un érythème noueux, qui oriente vers un rhumatisme streptococcique, une entérocolopathie, une sarcoïdose, la lèpre ou la tuberculose ; un psoriasis ou une kératodermite : rhumatisme psoriasique (voir chapitre 17) ; une pustulose : soit septique : au cours d une gonococcie surtout s il existe des ténosynovites ; soit aseptique : au cours de la maladie de Behçet, du rhumatisme psoriasique, du syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter ; une vascularite : rare lors d une polyarthrite rhumatoïde débutante ; sa présence à la phase précoce d une polyarthrite doit faire rechercher d autres maladies de type microangiopathies (micropolyangéite, périartérite noueuse, maladie de Wegener, etc.) ; des signes cutanés de la série lupique : masque lupique, lupus discoïde, etc. ; des signes de la série sclérodermique : télangiectasies, sclérodactylie, phénomène de Raynaud, etc. ; des tophus goutteux. II.2.4 Polyarthrite avec signes digestifs Une diarrhée glairosanglante : oriente vers une entérocolopathie inflammatoire. Une diarrhée simple : évoque une spondylarthropathie, une maladie de Whipple. Des douleurs abdominales associées à des poussées récurrentes articulaires : évoquent une fièvre périodique.
12 Un syndrome ictérique oriente vers des hépatopathies aiguës ou chroniques autoimmunes. II.2.5 Polyarthrite avec anomalies ophtalmologiques On doit rechercher systématiquement à l interrogatoire et à l examen clinique : une conjonctivite, qui évoque lorsqu elle est aiguë un syndrome de Fiessinger-LeroyReiter ou s il s agit d une kératoconjonctivite sèche, un syndrome de Gougerot-Sjögren ; une uvéite qui doit faire rechercher des signes de sarcoïdose, de maladie de Behçet ou de spondylarthropathie ; une sclérite : rencontrée plus fréquemment lors des vascularites de type Wegener et parfois au cours de la polyarthrite rhumatoïde (plus souvent anciennes). II.2.6 Polyarthrite avec anomalies neurologiques Des anomalies neurologiques centrales de type convulsion sont évocatrices de lupus érythémateux disséminé ou de syndrome des antiphospholipides, de vascularite, de neurobehçet ou de syndrome de Gougerot-Sjögren. Des neuropathies périphériques évoquent le syndrome de Gougerot-Sjögren, les vascularites, les méningoradiculites de Lyme. Elles sont parfois observées dans les polyarthrites rhumatoïdes anciennes. II.2.7 Polyarthrite avec anomalies ORL L atteinte des oreilles, si elle domine sur le cartilage, évoque une polychondrite atrophiante ; on doit également rechercher des tophus goutteux. Des lésions du nez peuvent être évocatrices : une perforation nasale évoque une maladie de Wegener, un nez en «pied de marmite» une polychondrite atrophiante. Une ulcération buccale évoque la maladie de Behçet (aphtose), un lupus ou une maladie de Crohn. La xérostomie et ses conséquences dentaires (atteinte des gencives, caries, perte des dents) évoquent en premier lieu le syndrome de Gougerot-Sjögren. II.2.8 Polyarthrite avec anomalies uronéphrologiques Une urétrite évoque soit le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter soit une gonococcie. Une balanite circinée est parfois rencontrée lors du rhumatisme psoriasique ou lors des autres spondylarthropathies. Des lithiases radiotransparentes peuvent se rencontrer en cas d hyperuricémie. Une néphropathie doit être recherchée systématiquement par la bandelette urinaire) : tubulo-interstitielle (goutte, sarcoïdose ou maladie de Gougerot-Sjögren) ou glomérulaire (lors des connectivites, des vascularites et de la maladie lupique).
13 II.2.9 Polyarthrite avec signes axiaux La présence d une lombalgie inflammatoire ou de fessalgie doit faire évoquer une spondylarthropathie. On recherchera alors d autres signes de spondylarthropathie. II.3 EXPLORATIONS COMPLÉMENTAIRES Après l interrogatoire et l examen clinique, on peut dans la plupart des cas évoquer le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde débutante si la polyarthrite est bilatérale, symétrique et nue. Cependant, certaines explorations complémentaires sont utiles. II.3.1 Explorations radiologiques devant une suspicion de polyarthrite rhumatoïde débutante On doit réaliser : des radiographies des mains et poignets de face et des pieds (trois quarts et face) ; une radiographie de thorax (face et profil). Ces examens sont réalisés dans le but d éliminer d autres diagnostics (recherche d adénopathies sur la radiographie de thorax pouvant faire évoquer une sarcoïdose, liseré de chondrocalcinose, etc.), de rechercher la présence d érosions caractéristiques des articulations des mains et des pieds (elles sont exceptionnelles à la phase de début, leur présence étant alors de mauvais pronostic) et de servir de référence pour la surveillance évolutive ultérieure. La radiographie standard est le plus souvent normale. L utilisation de l échographie des mains ou des pieds et de l IRM se développe actuellement dans le but de confirmer (ou de montrer précocement) l existence d une synovite, de confirmer ou d infirmer l existence d érosions articulaires et de définir le siège précis de l atteinte articulaire. II.3.2 Explorations biologiques devant une suspicion de polyarthrite rhumatoïde débutante II Biologie usuelle Il faut effectuer : numération-formule sanguine, VS, CRP, bilan hépatocellulaire (ASAT, ALAT, γ-gt, phosphatases alcalines), créatinémie, bandelette urinaire à la recherche d une protéinurie ou d une hématurie. II Examen du liquide synovial Tout épanchement intra-articulaire accessible doit être ponctionné pour une analyse bactériologique, cytologique et pour la recherche de microcristaux. La ponction soulage la douleur et l analyse oriente le diagnostic. Il s agit, au cours de la polyarthrite rhumatoïde,
14 d un liquide inflammatoire non spécifique, riche en cellules, à majorité de polynucléaires neutrophiles. Parfois, la formule est à prédominance lymphocytaire. Le dosage du complément ou des autoanticorps dans le liquide articulaire n est pas utile en pratique quotidienne. III AUTOANTICORPS III.1 FACTEUR RHUMATOÏDE Le facteur rhumatoïde (FR) est une immunoglobuline, de type IgM le plus souvent, ayant une activité anticorps dirigée contre les immunoglobulines G humaines ou animales. Il était classiquement recherché par la réaction de Waaler-Rose (globules rouges de mouton sensibilisés par du sérum de lapin anti-globules rouges de mouton, la réaction se faisant contre les immunoglobulines anti-globules rouges) ou le test au latex (particules de polyester recouvertes d immunoglobulines humaines, seuil de positivité : 1/80 de dilution). Actuellement, la détection du FR par néphélométrie laser (technique automatisable exprimée en unités) ou par la technique ELISA est plus répandue et plus sensible (seuil : 20 UI/ml). Au début de la polyarthrite rhumatoïde, la recherche de FR est positive dans 50 à 60 % des cas environ. La présence d un taux significatif de facteur rhumatoïde dès le début de la maladie est un élément de mauvais pronostic. Mais la présence de facteur rhumatoïde est loin d être synonyme de polyarthrite rhumatoïde : le FR n est ni indispensable ni suffisant pour affirmer le diagnostic. Sa spécificité est de 75 à 85 % et sa sensibilité de 70 à 80 % (tableau 16.2). Le FR n a pas de rôle direct dans le développement de la synovite rhumatoïde comme l atteste le développement de polyarthrites très érosives chez des patients n ayant pas de facteur rhumatoïde. À l inverse, le facteur rhumatoïde est impliqué dans certaines complications extra-articulaires, en particulier dans la vascularite où il se dépose dans la paroi des vaisseaux et forme des complexes immuns de taille intermédiaire activant le complément et induisant l inflammation vasculaire.
15 - Support de Cours (Version PDF) Tableau Prévalence des FR IgM dans différentes affections III.2 ANTICORPS ANTI-PEPTIDES CITRULLINÉS Les anticorps anti-peptides citrullinés (ou anti-ccp ou, selon la dénomination internationale, ACPA) sont des anticorps de développement récent. Ils sont très intéressants pour le diagnostic précoce des polyarthrites rhumatoïdes. Lorsque ce dosage est positif, il permet de prédire avec une spécificité supérieure à 95 % le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde mais il peut cependant être retrouvé positif dans d autres maladies inflammatoires (par exemple dans 5 % des syndromes de Gougerot-Sjögren). De plus, la présence d'anti-ccp ou ACPA est prédictive d'une maladie persistante et érosive. Les anticorps anti-kératine ou anti-filagrine sont des anticorps de type IgG dirigés contre la filagrine, protéine qui joue un rôle dans l assemblage des filaments intermédiaires des kératinocytes. On les trouve chez 6 à 40 % des polyarthrites rhumatoïdes négatives pour le facteur rhumatoïde. On sait maintenant que ces anticorps reconnaissent des peptides citrullinés, dont la fibrine modifiée présente dans l articulation rhumatoïde.
16 III.3 ANTICORPS ANTINUCLÉAIRES On les retrouve dans environ 15 à 30 % des cas et à titre généralement assez faible (de type anti-ssa et anti-ssb parfois). Les anticorps anti-adn natif ne sont pas retrouvés au cours de la polyarthrite rhumatoïde ; leur présence doit faire évoquer le diagnostic de lupus érythémateux disséminé (LED). IV ÉVOLUTION D'UNE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE La polyarthrite rhumatoïde, une fois installée, tend à s aggraver et à s étendre. Cette extension se fait le plus souvent à l occasion de poussées évolutives au cours desquelles les articulations, jusqu alors indemnes, sont atteintes. Ces poussées sont classiquement entrecoupées d accalmies relatives, voire de rémissions vraies. Mais, il faut souligner que les dommages structuraux sont les plus rapides au cours des deux premières années. Le handicap va s aggraver de façon progressive tout au long de l évolution de la polyarthrite rhumatoïde non traitée : 50 % des malades ont un handicap fonctionnel important à 10 ans d évolution, nécessitant l arrêt de leur activité professionnelle. Cependant, la maladie est très hétérogène, avec des formes sévères d emblée, pouvant comporter des manifestations viscérales engageant le pronostic vital et pouvant engendrer des destructions articulaires rapides, source d un handicap majeur (elles représenteraient 10 à 20 % des polyarthrites rhumatoïdes). À l opposé, il existe des polyarthrites bénignes entraînant peu ou pas de gêne fonctionnelle et peu ou pas de lésions radiographiques et de déformations (polyarthrites rhumatoïdes peu étendues ne touchant que quelques articulations, souvent les métacarpophalangiennes). La majorité des formes sont en fait des formes de sévérité intermédiaire. IV.1 MANIFESTATIONS ARTICULAIRES À LA PHASE D'ÉTAT IV.1.1 Aspect clinique L atteinte des mains est la plus caractéristique, souvent inaugurale (figures 16.1 à 16.4). Les déformations les plus caractéristiques sont : la déviation cubitale des doigts en «coup de vent» ; la déformation en «col de cygne» (touchant essentiellement les deuxième et troisième rayons) ; la déformation en «boutonnière», fréquente, retrouvée chez environ 50 % des patients ; la déformation «en maillet» ou «en marteau» ; l atteinte du pouce, particulièrement fréquente et invalidante, prenant l aspect classique de pouce en «Z», liée à une arthrite métacarpophalangienne. L atteinte des poignets est caractérisée par une atteinte précoce de l articulation
17 radiocubitale inférieure, de luxation de la styloïde cubitale (aspect en «touche de piano») et d arthrite radiocarpienne entraînant également une aggravation du «coup de vent». L atteinte des pieds est très invalidante et survient dans 90 % des cas. Il s agit le plus souvent d une atteinte métatarsophalangienne, aboutissant rapidement à un avant-pied plat puis rond, avec luxation plantaire des métatarsiens. Il s y associe un pied plat valgus. Les déformations du pied peuvent être très sévères avec risque d hyperkératose, de durillons plantaires, de fistule avec risque infectieux. L atteinte des épaules est fréquente et souvent méconnue ; les coudes sont touchés dans 40 % des cas, aboutissant rapidement à une attitude vicieuse en flessum. La coxite rhumatoïde doit être systématiquement recherchée ; elle est présente chez environ 15 % des patients et grève particulièrement le pronostic fonctionnel. L atteinte du rachis cervical est caractérisée par une atteinte érosive de la charnière cervico-occipitale avec arthrite occipitoatloïdienne et atloïdoaxoïdienne (diastasis C1, C2), avec risque d impression basilaire. Cette lésion, surtout si elle est instable, peut entraîner une compression médullaire cervicale haute. Toute manifestation douloureuse cervicale ou atypique au niveau des membres supérieurs chez un patient souffrant d une polyarthrite rhumatoïde doit faire redouter cette atteinte et faire pratiquer une radiographie du rachis cervical de face, bouche ouverte et de profil avec clichés dynamiques, ou, au mieux actuellement, une Imagerie par Résonance Magnétique pour rechercher une compression médullaire. Au cours de la polyarthrite rhumatoïde, toutes les articulations synoviales peuvent être touchées (par exemple, arthrite temporomandibulaire, etc.). Les autres atteintes sont représentées par les ténosynovites, qui sont pratiquement constantes à la phase d état de la polyarthrite rhumatoïde. Elles siègent essentiellement à la main et vont favoriser les déformations, et peuvent également se compliquer de rupture tendineuse. Figure 16.1 : Arthrite des articulations métacarpophalangiennes inaugurale d'une polyarthrite rhumatoïde Collection J. Sibilia Strasbourg.
18 - Support de Cours (Version PDF) Figure 16.2 : Polyarthrite oedémateuse du sujet âgé Collection J. Sibilia Strasbourg. Figure 16.3 : Polyarthrite rhumatoïde évoluée Collection J. Sibilia Strasbourg. Figure 16.4 : Polyarthrite rhumatoïde associée à des nodules rhumatoïdes des doigts Collection J. Sibilia Strasbourg. IV.1.2 Aspects radiographiques IV Intérêt diagnostique Les signes caractéristiques de la polyarthrite rhumatoïde apparaissent souvent après 6 mois à 1an d évolution. La radiographie normale ne permet donc pas d écarter le diagnostic, surtout au stade précoce. Il faut donc systématiquement et régulièrement pratiquer des radiographies des mains et poignets, des radiographies des pieds de face et trois quarts, complétées si nécessaire de la radiographie des articulations douloureuses. Les signes élémentaires caractéristiques (figure 16.5) sont : l apparition d érosions périarticulaires au niveau des zones de réflexion de la synoviale, puis l apparition de géodes intraosseuses juxta-articulaires ; secondairement, l apparition d un pincement articulaire traduisant la destruction
19 cartilagineuse ; une augmentation de la transparence radiologique épiphysaire (la classique ostéoporose en bande épiphysaire), signe précoce mais subjectif. Ces lésions sont, de façon caractéristique, observées initialement aux pieds (tout particulièrement à la cinquième tête métatarsienne), aux mains et aux poignets. L association érosion-géode (qui tendent à s aggraver rapidement au début de la maladie) et pincement articulaire fait tout le pronostic de la polyarthrite, traduisant la destruction articulaire. IV Intérêt pronostique L évolution radiographique est relativement linéaire mais progresse très rapidement pendant les deux ou trois premières années. L exploration radiographique standard doit être effectuée au diagnostic puis de façon régulière : il s agit d un élément pronostique et de suivi évolutif. Figure 16.5 : Polyarthrite rhumatoïde. Aspects radiographiques - A Érosions rhumatoïdes caractéristiques des doigts traduisant l agressivité de la synovite rhumatoïde. Figure 16.5 : Polyarthrite rhumatoïde. Aspects radiographiques - B Atteintes rhumatoïdes du carpe et des doigts.
20 - Support de Cours (Version PDF) Figure 16.5 : Polyarthrite rhumatoïde. Aspects radiographiques - C Atteintes rhumatoïdes des avant-pieds. Figure 16.5 : Polyarthrite rhumatoïde. Aspects radiographiques - D Atteinte rhumatoïde de l épaule avec une importante «encoche» synoviale du bord supérieur de la tête humérale. IV.2 MANIFESTATIONS EXTRA-ARTICULAIRES À LA PHASE D'ÉTAT : LA MALADIE RHUMATOÏDE Les manifestations extra-articulaires de la polyarthrite rhumatoïde traduisent le caractère systémique de la maladie rhumatoïde. IV.2.1 Altération de l'état général Elle est observée chez 20 à 25 % des patients, surtout lors des poussées évolutives, avec une fébricule, une asthénie parfois très marquée et un amaigrissement. IV.2.2 Nodosités sous-cutanées ou nodules rhumatoïdes Rares au début de la maladie, ils sont retrouvés chez 10 à 20 % des patients. Il s agit de nodules fermes, mobiles et indolores, siégeant au niveau des crêtes cubitales, des tendons extenseurs des doigts et également au niveau du tendon d Achille (voir figure 16.4). On les retrouve parfois au sein d un hygroma au coude. En histologie, on trouve une nécrose fibrinoïde centrale, entourée d histiocytes en palissades puis d une couronne périphérique de cellules lymphoplasmocytaires. Ces nodules ne sont pas pathognomoniques de la polyarthrite rhumatoïde et sont rencontrés dans certaines autres connectivites (mais où ils sont cependant exceptionnels). Les localisations viscérales sont très rares mais classiques (le nodule rhumatoïde pulmonaire, des cordes vocales, des valves cardiaques, etc.). La nodulite
21 rhumatoïde est une forme particulière caractérisée par l efflorescence de nodules rhumatoïdes au niveau des mains associée à de volumineuses géodes intraépiphysaires des mains ou des pieds. Cette efflorescence de nodule est parfois observée sous traitement par méthotrexate. IV.2.3 Adénopathies Retrouvées dans 20 à 30 % des cas, elles sont superficielles, mobiles, en général infracentimétriques. IV.2.4 Vascularite rhumatoïde La vascularite rhumatoïde est rare et concerne moins de 1 % des cas, essentiellement au cours des polyarthrites «anciennes». Il s agit de lésions cutanées associant un purpura vasculaire, des nécroses digitales figure 16.6) ou des orteils (pouvant prendre l aspect de micro-infarctus), d ulcères profonds à l emporte-pièce d apparition brutale, de livedo réticulaire. En histologie, il s agit d une vascularite leucocytoclasique ou d une angéite nécrosante sans microanévrisme (plus rare). Il peut exister une neuropathie périphérique traduisant une vascularite sévère et devant être traitée en urgence. Figure 16.6 : Lésions nécrotiques péri-unguéales isolées chez une patiente atteinte de polyarthrite rhumatoïde Collection diapothèque COFER. IV.2.5 Syndrome sec Il est présent dans 20 à 25 % des cas. Il se traduit par une xérophtalmie, une xérostomie (les anticorps anti-ssa et anti-ssb ont une fréquence de l ordre de 5 % au cours de la polyarthrite rhumatoïde). IV.2.6 Atteinte cardiaque L atteinte des trois tuniques est possible, dont le péricarde (péricardite, le plus souvent exclusivement échographique sans traduction clinique) ; l atteinte du myocarde serait plus fréquente mais le plus souvent sans traduction clinique.
22 IV.2.7 Atteinte rénale L apparition de signes rénaux au cours de la maladie rhumatoïde doit faire redouter une amylose AA, ou le plus souvent une atteinte iatrogène avec une glomérulonéphrite interstitielle ou une glomérulonéphrite extramembraneuse. Une atteinte propre liée à la polyarthrite rhumatoïde est beaucoup plus rare. IV.2.8 Atteinte pulmonaire Des infections pleuropulmonaires sont fréquentes sur ce terrain immunodéprimé par la maladie, par le traitement de fond et la corticothérapie. La pleurésie rhumatoïde, la fibrose pulmonaire interstitielle diffuse, le nodule rhumatoïde pulmonaire sont rares, parfois révélateurs. Les bronchectasies semblent beaucoup plus fréquentes au cours de la polyarthrite rhumatoïde. De volumineux nodules des deux champs pulmonaires confluents étaient observés chez des patients silicosés, sous le terme de syndrome de Caplan (rare depuis la fermeture des mines de charbon). IV.2.9 Atteinte occulaire La sclérite et l épisclérite sont rares, concernant de 1 à 5 % des patients, mais de mauvais pronostic (risque de scléromalacie perforante). IV.2.10 Manifestations hématologiques L anémie est fréquente et corrélée le plus souvent à l intensité du syndrome inflammatoire. Le syndrome de Felty associé à la polyarthrite rhumatoïde comprend une splénomégalie isolée et une leuconeutropénie. Il survient au cours d une polyarthrite rhumatoïde ancienne, érosive, nodulaire, fortement séropositive avec présence de facteurs antinucléaires. Il s agit d un syndrome au pronostic défavorable en raison du risque d infection grave et récidivante liée à la leuconeutropénie. La lymphocytose à larges lymphocytes granulomateux ou pseudosyndrome de Felty est caractérisée par une prolifération médullaire et sanguine de lymphocytes T, de type monoclonal, associée à une neutropénie, une splénomégalie, une thrombopénie, une hépatomégalie et à des infections récidivantes. Son pronostic est habituellement plus favorable.
23 IV.2.11 Amylose et polyarthrite rhumatoïde (amylose de type secondaire AA) Cliniquement l amylose se traduit par une atteinte rénale avec, au début, une protéinurie, puis, secondairement, un syndrome néphrotique puis une insuffisance rénale progressive. On peut également observer des tuméfactions indolores de l épaule. IV.3 ÉVOLUTION ET MORTALITÉ AU COURS DE LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE La diminution de l espérance de vie de la polyarthrite rhumatoïde par rapport à la population générale de même âge varie en moyenne de 5 à 10 ans (essentiellement pour les formes sévères). Il s agit donc non pas d une maladie bénigne mais d une maladie grave, handicapante et conduisant à un décès prématuré. IV.3.1 Facteurs pronostiques au cours de la polyarthrite rhumatoïde Les facteurs pronostiques de sévérité de la maladie doivent être recherchés : un début aigu polyarticulaire ; l existence d atteinte extra-articulaire ; l apparition précoce d érosions radiologiques ; l existence d un syndrome inflammatoire élevé (en particulier la CRP) ; la précocité de l apparition du facteur rhumatoïde et surtout son titre élevé et la présence d anti-ccp ; l existence d un terrain génétique particulier caractérisé par la présence de l antigène HLA DR ; une mauvaise réponse au traitement de fond (persistance de synovite à 3 mois sous traitement) ; un statut socioéconomique défavorisé. Les rémissions cliniques surviennent surtout au début de la maladie et peuvent durer de quelques mois à plusieurs années (on considère selon les études qu environ 10 à 15 % des patients entrent en rémission). Cependant, en dépit de cette guérison «apparente», une nouvelle poussée est toujours à redouter. L HAS considère par ailleurs que la polyarthrite rhumatoïde est sévère si l indice de qualité de vie HAQ est supérieur à 0.5, s il existe des lésions structurales ou des manifestations systémiques. IV.3.2 Causes de mortalité de la polyarthrite rhumatoïde Peuvent être citées : Les causes cardiovasculaires; Les causes infectieuses; Les affections néoplasiques, avec une fréquence augmentée des lymphomes malins non hodgkiniens;
24 Les causes iatrogènes (mortalité secondaire aux complications des AINS ou de la corticothérapie ou des traitements de fond); Les causes spécifiques, en particulier la vascularite rhumatoïde, l amylose AA, les atteintes neurologiques avec l atteinte C1-C2. V SUIVI ET SURVEILLANCE D'UN MALADE ATTEINT D'UNE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE La surveillance d un malade atteint d une polyarthrite rhumatoïde repose sur la collaboration étroite entre, au minimum, le rhumatologue et le médecin généraliste du patient. Il est maintenant démontré qu'un suivi étroit et une adaptation rapide du traitement en cas de persistance de l'activité de la maladie améliorent le pronostic du malade. Une évaluation régulière par le rhumatologue est nécessaire (tous les mois lors d une polyarthrite rhumatoïde débutante et tous les 6 mois à 1 an pour une polyarthrite rhumatoïde contrôlée ou en rémission). Elle permet d adapter de façon optimale et rapide le traitement mais aussi de surveiller la tolérance des principales thérapeutiques utilisées (se rapporter à la toxicité de chaque molécule utilisée dans le traitement de fond). L évaluation doit être fondée sur les éléments cliniques d activité de la maladie qu il convient, autant que possible, de quantifier par l utilisation d échelles numériques ou d échelles visuelles analogiques (EVA) : l évaluation de l opinion globale du malade sur son état général, sur l évolution de sa polyarthrite ; l asthénie ; le caractère inflammatoire des douleurs (présence de réveils nocturnes, durée du dérouillage matinal quantifiée en minutes) ; le nombre d articulations douloureuses soit spontanément, soit à la pression ; le nombre d articulations fluxionnaires (ou synovites) ; l évaluation du retentissement fonctionnel ; la recherche de manifestations extra-articulaires (examen clinique, TA, etc.). Certains scores composites d activité de la maladie reprennent ces critères d évaluation et sont utilisés en recherche clinique mais aussi en pratique courante (DAS 28, SDAI ). En France, l indice DAS (Disease Activity Score) est très utilisé par les rhumatologues ; il prend en compte le nombre d articulations douloureuses, le nombre d articulations gonflées, l appréciation globale du malade sur l évolution de sa polyarthrite et la vitesse de sédimentation. Le suivi régulier comprend de plus le recueil des résultats d examens complémentaires : l évaluation du syndrome inflammatoire (VS, CRP et taux d hémoglobine) ; les radiographies standards des mains, poignets et pieds et leur comparaison avec les
25 radiographies initiales (évolutivité dans le temps des lésions radiologiques). L exploration radiographique standard doit être faite au diagnostic puis de façon régulière (tous les 6 mois la première année puis tous les ans pendant 3 ans puis tous les 2 à 4 ans). VI TRAITEMENT DE LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE : PRINCIPE GÉNÉRAUX La polyarthrite rhumatoïde nécessite une prise en charge pluridisciplinaire qui peut faire intervenir, outre le médecin généraliste et le rhumatologue, le chirurgien orthopédiste, le psychologue, l assistante sociale, l ergothérapeute, le kinésithérapeute, le médecin de rééducation fonctionnelle. VI.1 INFORMATION ET ÉDUCATION DU PATIENT L information puis l éducation du patient sont fondamentales et nécessaires à tous les stades de la maladie. VI.2 TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX Le traitement de la polyarthrite rhumatoïde a trois objectifs principaux : soulager les douleurs, stopper l évolution de la maladie, afin de prévenir le handicap. VI.2.1 Soulager les douleurs : le traitement symptomatique VI Repos Il est préconisé uniquement en cas de poussée inflammatoire de la maladie. VI Antalgiques de niveau I ou les associations de niveau II Le recours aux antalgiques morphiniques est exceptionnel au cours de la polyarthrite rhumatoïde. VI AINS La toxicité digestive, mais également rénale, de tous les Anti Inflammatoire Non Stéroïdien justifie une surveillance étroite sur le plan clinique et biologique (mesure de la tension artérielle, contrôle de la fonction rénale). VI Anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes La corticothérapie ne doit être utilisée qu en alternative ou en complément des autres traitements et en cas de polyarthrite rhumatoïde active invalidante, insuffisamment
26 soulagée par les anti-inflammatoires. On recourt habituellement à une posologie inférieure à 10 mg par jour d équivalent prednisone, de l ordre de 5 à 7 mg. De fortes doses de cortisone, dénommées bolus cortisoniques (variant entre 500 mg et 1 g de méthylprednisolone par jour, 1 à 3 jours de suite), peuvent être utilisées en cas de poussées sévères, de façon symptomatique et transitoire pour «casser une poussée évolutive». Les ponctions évacuatrices-infiltrations de dérivés cortisoniques ont un effet local important pour compléter le traitement général. VI Orthèses d'ergothérapie La réalisation d orthèses posturales limitant la déformation articulaire, en particulier aux mains, doit être discutée. Il s agit d orthèses dites de repos que le patient doit porter la nuit. Une éducation d ergothérapie doit être délivrée à chaque patient ; il doit apprendre à protéger ses articulations de tout phénomène délétère au début de la maladie. S il existe des déformations, l ergothérapeute peut confectionner des aides techniques (voir chapitre 2). La prescription d orthèses plantaires doit être discutée en fonction du stade évolutif de la maladie (orthèses préventives des déformations, puis correctrices lors qu il existe des déformations réductibles du pied ; si les déformations sont fixées, ont discutera l intérêt d une orthèse en matériau souple, adapté aux appuis : orthèses dites «palliatives»). VI Physiothérapie et rééducation Elles permettent de réduire les phénomènes inflammatoires locaux (physiothérapie, applications de glace sur les grosses articulations). La rééducation doit être douce et prudente lors des phases inflammatoires, à l inverse, lors des phases d accalmie, il faut insister sur une kinésithérapie active de manière à redonner un tonus musculaire et une force musculaire suffisante (voir chapitre 2). VI.2.2 Réduire l'activité de la maladie Le deuxième objectif du traitement de la polyarthrite consiste à réduire l évolution de la maladie. Il impose la réduction voire la disparition des poussées (fréquence, durée, intensité), et vise l arrêt de la progression des érosions et des destructions radiologiques. VI Traitements de fond de la polyarthrite rhumatoïde Les traitements de fond sont efficaces sur les signes cliniques et biologiques de la maladie et permettent de stopper la progression radiologique. Leur but essentiel est de réduire la fréquence, la durée, l intensité des poussées et de réduire globalement l activité du rhumatisme au mieux jusqu à l obtention d une rémission clinique. L efficacité d un traitement et surtout son impact favorable sur la progression radiologique justifient un recours précoce à cette prescription. Le traitement de fond sera prescrit pendant toute la
27 période où il apparaît efficace et bien toléré. Il faut noter que les traitements de fond ne sont pleinement efficaces qu après plusieurs semaines. VI Choix du traitement de fond Le choix et l adaptation des traitements de fond doivent être faits par le rhumatologue qui se fonde sur : l estimation de la sévérité potentielle de la maladie ; le rapport bénéfice/risque compte tenu de l évolutivité de la maladie ; la rapidité d action : les biothérapies dont les anti-tnfα, le léflunomide (Arava ), le méthotrexate (Novatrex ) ont une action rapide ; la démonstration d un effet sur la réduction de la progression des signes radiologiques (les anti-tnfα, léflunomide, méthotrexate et sulfasalazine) ; l existence éventuelle de comorbidités associées. Actuellement, le traitement de fond le plus fréquemment prescrit lors d une polyarthrite rhumatoïde débutante est le méthotrexate, traitement de fond de première intention, puis le léflunomide qui possède, comme le méthotrexate, une action rapide avec une efficacité clinique et radiologique significative et un bon taux de maintien thérapeutique. Les antitnfα infliximab (Remicade ), étanercept (Enbrel ), adalinumab (Humira ), certolizumab pegol (Cimzia ) sont proposés actuellement dans les polyarthrites sévères, réfractaires (échec des autres traitements de fond) mais également, pour certains, en première intention, en fonction des facteurs pronostiques. D autres traitements plus récents sont utilisés, comme le rituximab (Mabthera ) (anticorps anti-cd20 agissant sur les lymphocytes B), l abatacept (Orencia ) (CTLA4-Ig inhibant la voie de la costimulation des lymphocytes T) ou le tocilizumab (Roactemra ) (anticorps monoclonal antirécepteur de l IL-6). D autres molécules sont en développement : anti-tnfα, anti-il-6, anti-il-17, anti-kinase, etc. Le Plaquenil (hydroxychloroquine) est prescrit par certaines équipes aux polyarthrites rhumatoïdes potentiellement bénignes ou lorsqu il existe un doute diagnostique entre une polyarthrite rhumatoïde et un autre rhumatisme (en particulier un lupus). Certaines équipes utilisent la combinaison de plusieurs traitements de fond, en particulier pour les polyarthrites rhumatoïdes potentiellement sévères avant le recours aux anti-tnfα.. La stratégie du traitement de fond en fonction de l évaluation de la sévérité de la polyarthrite est rapportée dans la figure La toxicité et les effets adverses les plus fréquents des traitements de fond sont rapportés dans le tableau 16.3 (voir cas clinique n 12).
28 - Support de Cours (Version PDF) Figure 16.7 : Stratégie thérapeutique (traitement de fond) en fonction de l évaluation de la sévérité de la polyarthrite rhumatoïde débutante
29 - Support de Cours (Version PDF) Recommandation de la Haute Autorité de Santé, septembre 2007 ( Tableau Principaux immunomodulateurs utilisés dans les affections rhumatismales de l adulte : effets indésirables et surveillance. + / ++ : Fréquence des effets indésirables. MTX, méthotrexate.
30 VI Traitements locaux Les infiltrations locales sont particulièrement utiles lorsqu une ou deux articulations restent actives et inflammatoires malgré un traitement général globalement efficace : les infiltrations cortisoniques : de préférence un corticoïde retard, tout particulièrement pour les grosses articulations ; les synoviorthèses isotopiques : proposées lorsque l articulation reste inflammatoire malgré une ou plusieurs infiltrations cortisoniques. VI.3 TRAITEMENT NON MÉDICAMENTEUX VI.3.1 Rééducation Lors des phases inflammatoires, la physiothérapie antalgique, en particulier par le froid (vessie de glace), est indiquée, ainsi que la prévention des attitudes vicieuses (attelle de repos). À distance des poussées, le renforcement musculaire se fait en technique isométrique (économie articulaire) : il vise à récupérer les amplitudes articulaires. Le maintien du mouvement est bénéfique. Dans la polyarthrite rhumatoïde évoluée, une attention particulière sera accordée aux préventions des déformations et à l adaptation du geste, des ustensiles et du domicile par l ergothérapie. VI.3.2 Traitement chirurgical Il vise surtout à soulager les malades. Cependant, à un stade précoce, il permet par ailleurs de prévenir les destructions articulaires (synovectomie). Il peut faire appel à plusieurs techniques : la synovectomie arthroscopique ou chirurgicale est indiquée en cas de synovite persistante malgré le traitement médical général et local ; l arthroplastie (le plus souvent totale) permet d apporter l indolence et de rendre la fonction à une articulation détruite, telle que la hanche, le genou ou l épaule ; l arthrodèse arthroscopique ou chirurgicale permet d apporter l indolence et la stabilité à une articulation détruite lorsqu une arthroplastie est difficilement réalisable (poignet, cheville, arrière-pied). VI.3.3 Aide psychosociale Une prise en charge psychosociale doit être proposée au malade. De même, les associations de malades peuvent jouer un rôle bénéfique important.
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