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2 BUTE_ _CloudMaitriseMar x310 JournalTelecoms - fi - rel Faire équipe avec vous SFR - S.A. au capital de ,40 - RCS Paris *Cloud computing : l informatique en nuage. Vous connaissiez le Cloud *. Voici le Cloud Maîtrisé, par SFR. Le Cloud Maîtrisé par SFR Business Team, c est le Cloud * en toute sérénité grâce à la maîtrise du service de bout en bout de l accès réseau jusqu au serveur, la sécurisation des données et aussi tout l accompagnement SFR. Découvrez le Cloud Maîtrisé sur sfrbusinessteam.fr FIXE MOBILE CONVERGENCE CLOUD * sfrbusinessteam.fr SFR Business Team, marque du groupe SFR, est à destination des entreprises. JOURNAL DES TELECOMS 240X310 PP
3 JDT232-P03-EditoOKTP:JDT 30/03/ :59 Page 3 Le Journal des Télécoms est une publication de Télécom Presse, 66-72, rue Marceau, Montreuil Tél. : Fax : S.a.r.l. au capital de euros Siège social : 66-72, rue Marceau, Montreuil N de commission paritaire : 1011T84383 Rédaction Directeur de la rédaction et rédacteur en chef Ariel Gomez +33(0) [email protected] Début des hostilités sur le LTE Ariel Gomez, directeur de la rédaction, rédacteur en chef Journaliste Thomas Pagbe +33(0) [email protected] Ont collaboré à ce numéro : Hervé Reynaud, François Arias, GC Direction artistique Anastasie Babic Rédacteurs-graphistes Christophe Monfort, Benoît Maurice Publicité Directeur de publicité Miguel Mato [email protected] Tél : +33(0) Directeur de clientèle Bernard Bibas [email protected] Tél : +33(0) Fax publicité : +33(0) Administration/comptabilité Stéphanie Largillière Tél. : +33(0) [email protected] Abonnements DIP-Le Journal des Télécoms Cécile Cich Mail : [email protected] 20, quai de la Marne, Paris Cedex 19. Tél. : +33(0) Impression Iapca - 83 Toulon Mensuel - 24 ème année. Prix du no : 9,50 TTC. Abonnement (1 an ) : 79 TTC. Directeur de la publication : Ariel Gomez Actionnaires : Microscoop, Ariel Gomez Désolé. Nous allons encore vous parler de Free. Ou plus précisément, de l onde de choc qu a constitué son arrivée dans la téléphone mobile, et qui continue de se propager. Certes, il y aurait encore beaucoup à dire sur les problèmes de réseau que connaît encore le nouvel entrant, et sur la difficulté qu éprouvent ses clients à faire passer leurs appels et leurs SMS chaque jour entre 17 h et 20 h. On pourrait aussi revenir longuement sur le rapport d étape de l ANFR (Agence Nationale des Fréquences), révélé par Le Point, qui confirme noir sur blanc que si l opérateur répond bien à ses obligations de couverture de réseau, la stratégie de déploiement et le fonctionnement dudit réseau ne sont pas exempts de quelques bizarreries. Entre autres joyeusetés, l ANFR écrit : «un résultat inattendu de ces premières mesures a été la proportion importante des stations sur lesquelles le terminal ne s est pas connecté spontanément» ( ) «70 % des stations testées sont entrées en connexion spontanée avec le mobile de test ( )», les 30 % restants ne l ont pas fait. En clair, ces 30 % de stations «rebelles» se sont connectées directement chez Orange. Constatant que, d après les cartes fournies par l opérateur, les stations sont implantées de manière très espacée, l ANFR écrit benoîtement que «la motivation de cette option réside sans doute dans le fait que cet opérateur ait prévu de tirer parti de l itinérance d un réseau partenaire à forte couverture. Ce choix maximise néanmoins la longueur de la frontière qui délimite les zones couvertes par le réseau de Free Mobile et accroît ainsi les occasions pour un usager en mobilité de déclencher l itinérance». «Du côté des conséquences positives le «facteur Free» a donné un coup de boost au calendrier LTE des opérateurs, notamment de Bouygues Telecom et d Orange, ce qui est une bonne nouvelle pour l industrie». Mais revenons sur les conséquences de l arrivée de Free. Le bouleversement du marché qu il a entraîné a provoqué une première victime, de taille, en la personne de Frank Esser (cf page 4), le maintenant ex-p-dg de SFR, remercié après 10 ans de bons, loyaux et excellents services, pour ne pas avoir suffisamment pris la mesure du changement. Il est malheureusement à craindre que d autres départs, pas forcément aussi médiatiques, mais beaucoup plus nombreux, soient à venir dans les prochains chez les opérateurs comme sur toute la filière. Du côté des conséquences positives comme nous le prévoyions dans notre numéro précédent le «facteur Free» a donné un coup de boost au calendrier LTE des opérateurs (notamment de Bouygues Telecom, voir interview page 26, et d Orange), ce qui est une bonne nouvelle pour l industrie. Reste que le relais d activité que va apporter la 4G LTE à l ensemble de l écosystème télécoms ne donnera sa pleine mesure que dans quelques années. Entre temps, il faudra encore se serrer un peu la ceinture. 3 Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
4 JDT232-P04-05-Sommaire OKAG:JDT193 29/03/ :11 Page 4 N 232 Dernière heure Le juteux contrat de déploiement du National Broadband Network (NBN), un réseau haut débit sur l ensemble du territoire australien pourrait bien passer sous le nez de Huawei. L équipementier chinois ne pourra pas participer à l appel d offres. Pour justifier leur décision, les autorités du pays ont évoqué des raisons de sécurité. Ce chantier, d une valeur de 38 milliards de dollars, dotera l Australie d un des réseaux de télécommunications publics les plus importants ayant jamais été construits. Alliant différentes technologies de communication (fibre optique, satellite, haut débit), le NBN permettra de couvrir 93 % de la population et des entreprises. L infrastructure devrait être prête en Pour Huawei, il s agit d un deuxième revers de taille. Aux Etats-Unis, le géant chinois s est également vu interdire l accès aux appels d offre concernant la construction de réseaux LTE. Motif? L administration américaine a elle aussi fait part de ses craintes quant à la sécurité nationale. Free Mobile fait une victime de taille en la personne de Franck Esser. Le futur-ex patron de l opérateur au carré rouge est remplacé temporairement par Jean- Bernard Levy, le président du directoire de Vivendi. A la tête de SFR depuis décembre 2002, Frank Esser paierait ainsi son manque d anticipation par rapport à l arrivée de Free Mobile. Le 2 ème opérateur mobile est en effet celui qui a le plus perdu de clients à fin février ( , soit un peu moins de 1 % de sa base de clientèle) et probablement celui qui a le moins bien réagi en termes de cohérence de la réponse face au défi posé par Free Mobile. Deux facteurs qui plombent les résultats de l opérateur. Autre grief de l actionnaire : le rachat l an dernier des 44 % de SFR détenus par Vodafone pour un montant de 8 Mds d euros avait été fait sur la base d estimations «optimistes» de l activité du secteur et de la rentabilité de l opérateur. C était sans compter sur l agressivité commerciale (entre autres) de Free Mobile, qui aurait réussi à engranger en un peu plus de deux mois 2,2 millions de clients (estimation Bouygues Telecom non confirmée par Free). Lenovo lance lui aussi son propre kiosque d applications. Le Lenovo Enterprise App Shop propose des applications dédiées aux professionnels. Accessible depuis une tablette de marque Lenovo, la plate-forme est également ouverte à toutes les tablettes sous Android. Ces dernières doivent cependant disposer de la version 3.1 du système d exploitation mobile de Google. Infrastructures 6 Actualité Opnet braque ses yeux sur les applications 8 Focus L industrie veut replacer le numérique au cœur de la campagne Opérateurs 10 Actualité Bouygues Telecom sort du bois dans le LTE 12 Actualité Tata Communications : le Cloud et le mobile au cœur de sa stratégie 14 Focus Free Mobile : quel impact sur le marché? Distribution 16 Actualité La Ficome et la FEB (Fédération de l Equipement de bureau) fusionnent 17 Actualité NextiraOne poursuit sa migration vers le service Equipements 18 Actualité Gigaset, garder la valeur et développer le pro 19 Actualité Aastra vise la place de n 1 français 20 Point Marché Partage de flux vidéo : CPL ou WiFi? services 24 Actualité SFR et HP poussent leur cloud commun 24 Point Marché Les box grand public : quelles offres pour fidéliser Le Journal des télécoms N 232 Avril
5 JDT232-P04-05-Sommaire OKAG:JDT193 29/03/ :11 Page 5 P.28 : DOSSIER Communications d entreprise : pourquoi passer de l IPBX au cloud? Les communications d entreprise (voix, communications unifiées, visio) font partie des fonctions éligibles à une migration vers le cloud, avec comme principaux avantages le passage d un mode Capex à un mode Opex et l assurance de disposer d une solution régulièrement mise à jour et sécurisée. Toutefois, les entreprises n ont pas toutes les mêmes besoins et adoptent des stratégies différentes sur le sujet. Ainsi, les raisons de passer aux UCaaS (Unified Communications as a Service) sont nombreuses mais les freins aussi. Tour d horizon des différents enjeux et de l'offre disponible. Nouveautés Produits 34 Points de vue/idées Apps vs web : quel paysage de l'internet mobile? Le VDI est-il la solution aux problèmes de sécurité des données du BYOD? Les services de fidélisation Box : nouveau dilemme pour les opérateurs Introduction au courtage cloud 42 Nominations Les mouvements du mois des entreprises du secteur 43 Mise en œuvre Expérience Le WiFi, passeport pour l hôpital connecté Les gens & les chiffres 26 Interview Olivier Roussat, directeur général de Bouygues Telecom 44 Les nouveaux produits mobiles, accessoires, réseaux. 45 Nouvel ipad Le nouvel ipad innove surtout en termes de composants avec un écran offrant une meilleure définition et un processeur surpuissant, au prix il est vrai d une finesse un peu moindre et d un léger embonpoint. 47 Nokia Lumia 710 Avec le Lumia 710, Nokia place à la portée d un plus grand nombre de bourses un combiné multimédia très moderne. Certes loin du Lumia 800, le 710 possède un nombre de fonctionnalités non négligeable sur cette gamme de prix. 49 Blackberry Curve 9380 RIM reste sur sa lancée et continue à proposer des combinés avec écran tactile. Le résultat avec le 9380 n est pas des plus réussis. Le LTE nous permettra de retrouver de la valeur 5 Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
6 JDT232-P06-Infra-Actu OKAG:JDT 29/03/ :42 Page 6 Actualité infrastructures en bref Ericsson va s offrir l activité télédiffusion de Technicolor Ericsson a décidé de s offrir pour 19 millions d euros l activité «services diffuseur de contenus» du groupe français Technicolor. Le suédois pourrait être amené à ajouter un complément pouvant aller jusqu à 9 millions d euros «en fonction du chiffre d affaires qui sera réalisé par l activité en 2015», a précisé l entreprise française dans un communiqué de presse. La transaction devrait être finalisée au cours au milieu de l année en cours. A l aide de cette nouvelle acquisition, le suédois renforce son catalogue de services managés à destination des chaînes de télévision. «En Suède, nous fournissons déjà ce type de service. Ce n est pas un nouveau métier. Avec Technicolor, nous continuons», explique Franck Bouétard, p-dg d Ericsson France. «La gestion des régies de diffusion pour la télévision est assez proche de ce que nous faisons avec les opérateurs. Nous exploitons les mêmes outils et les mêmes process». Pour le responsable, l externalisation de Frank Bouétard, p-dg d Ericsson France la vidéo va aller croissant, multipliant les opportunités pour les équipementiers. «Avec la fin de la TV linéaire, les chaînes seront de plus en plus amenées à se poser la question d externaliser la diffusion». Bluecoat bétonne son offre de sécurité pour le Web Bluecoat renforce sa gamme d outils de sécurité pour les professionnels. Le spécialiste de l accélération de flux et de l optimisation WAN ajoute à son arsenal une nouvelle solution de sécurité Web, Unified Security Solution (USS). La solution permet d assurer la défense du système d information et des utilisateurs contre les attaques malveillantes. USS dispose de plusieurs fonctionnalités. Ainsi, Global Threat Defense joue le rôle de barrière de protection contre les menaces virales. Pour appliquer des politiques d utilisation, les gestionnaires d infrastructure pourront s appuyer sur Universal Policy. Dernière brique de cette solution, Unified Reporting permet aux utilisateurs d obtenir un reporting. Cette dernière fonctionnalité devra être déployée sur les appliances Secure Web Gateway. USS protège en outre les sièges d entreprise et leurs succursales. La solution garantit également la sécurité des utilisateurs distants tous comme celle des utilisateurs d appareils mobiles. En ajoutant cette nouvelle offre à son portefeuille, l entreprise californienne se dote d un nouvel atout. En 2011, l entreprise s était surtout concentrée sur la sécurité du Cloud. Monitoring Opnet braque ses yeux sur les applications Daniel Crowe, vice-président associé d Opnet en charge des ventes pour la France, l Europe Sud et le Maghreb. Avec l émergence du Cloud Computing et la prépondérance de son modèle économique, les entreprises doivent désormais s assurer de la qualité des flux qui transitent dans leur réseaux, et ce, qu il s agisse de leur infrastructure propre ou d un datacenter. De fait, le monitoring des applications (Application Performance Managment, APM) est devenu est un secteur stratégique. Positionné sur ce marché depuis plusieurs années, Opnet dispose d une large palette de services qui permettent aux gestionnaires de services informatiques de savoir comment une application fonctionne sur le réseau. «Notre objectif est d indiquer aux directions de services informatiques les problèmes de performance, avant même que les utilisateurs ne soient avertis. En fait, nous surveillons la partie applicative du réseau», indique Daniel Crowe, vice-président associé en charge des ventes pour la France, l Europe Sud et le Maghreb. «Nous disposons d une offre complète», explique le responsable, «un mélange de software et de hardware». «Des sondes (AppResponse Xpert) installées sur le réseau collectent les flux qui transitent et les analysent a posteriori. Nous réalisons un tableau de bord pour connaître le temps de réponse par utilisateur» ou évaluer l occupation de la bande passante. C est à partir de cette prise d information, primordiale, qu Opnet établit son «diagnostic» applicatif et détermine le bon fonctionnement d une application. «Nous sommes capables de savoir si le problème provient d une application issue d un centre de données ou d un serveur», précise le responsable. Les outils d Opnet ne se limitent pas à cette fonction d analyse. Ils sont également capables de réaliser des préconisations et éviter, ainsi une avarie. En outre, la solution AppTransaction Xpert Le Cloud Computing permet aux spécialistes de la performance applicative de proposer leurs services à un nombre grandissant d entreprises. permet également d assurer la stabilité future d une application en anticipant la manière dont un programme métier va se comporter avant même d être déployé sur l infrastructure. Toujours très concerné par la thématique de simplification du réseau, Brocade présente une nouvelle plate-forme destinée à faciliter le déploiement d outil de communications unifiées (UC) en entreprise. Développée en étroite collaboration avec Microsoft, cette solution améliore, notamment, l intégration dans le système d information de l UC Lync, de l éditeur de Redmond. Cette solution, pouvant être installée sur les datacenters de Brocade donc exploitée en mode Cloud - ou directement sur l infrastructure de l entreprise, s appuie sur plusieurs équipements issus du catalogue de l équipementier américain. Les commutateurs VDX pour datacenters, la gamme de switchs ADX dédiés à l «application delivery» ainsi que les commutateurs SAN constituent la charpente de cette solution. La Les Banques et les assurances comme clients La solution n est pas cantonnée aux infrastructures «traditionnelles» de type LAN. Les connexions depuis un VPN en situation de mobilité et les problèmes de latence qu elles entraînent- n échappent pas non plus au radar d Opnet. «L origine des connexions ne fait pour nous aucune différence», assure Daniel Crowe. Discret sur l identité de ses clients, le spécialiste de la performance applicative compte parmi ses utilisateurs de «grosses banques, des fournisseurs d énergie, des assurances et des salles de marché. Nous tentons d apporter une réponses à toutes les entreprises pour lesquelles le temps de réponse applicative est critique», précise Daniel Crowe. Opnet est loin d être le seul acteur de la performance applicative. Son compatriote Compuware affiche également de très sérieuses ambitions en la matière. Après avoir racheté la société Dynatrace, un spécialiste de l APM, Compuware affiche de très fortes ambitions dans ce domaine et un plan de bataille sur 3 ans. L entreprise souhaite ainsi générer quelque 2 milliards de dollars de revenus. Pour Opnet, la compétition s annonce rude. Thomas Pagbe Réseaux Brocade dédramatise les communications unifiées John McHugh, chief marketing officier chez Brocade plate-forme n est cependant pas liée à Microsoft. «Elle est non exclusive», précise Ian Whiting, senior-vp, en charge des ventes dans le monde entier. Selon le spécialiste du stockage, cet outil illustre l évolution des solutions de communications unifiées. Pour Brocade, leur développement est intimement lié à celui du réseau. «Nous devons tenir compte du fait que l IT devient de plus en virtualisé», explique John McHugh, chief marketing officier chez Brocade. «Avec le bon réseau, les outils de communications unifiées peuvent être déployés en services». Faciliter le déploiement d UC sur le réseau constitue pour Brocade un argument de plus. Pour l américain, «Le réseau est un élément critique. De plus en plus d entreprises, y compris des PME, le comprennent», assure John McHugh. TP Le Journal des télécoms N 232 Avril
7 Magazine-SL x310 23/03/12 vendredi 23 mars :56 Page1 Enfin un écran tactile pour votre téléphone fixe. Nouveau SL910 Écran couleur tactile capacitif 3,2" Navigation simple et rapide Synchronisation de vos contacts (téléphone mobile ou ordinateur) via l interface Bluetooth gigaset.com/fr
8 JDT232-P08-INFRA FocusOKTP:JDT 29/03/ :08 Page 8 Focus infrastructures Par Thomas Pagbe L industrie veut replacer le numérique au cœur de la campagne L Economie numérique est la grande absente de la campagne. Plusieurs organisations tentent d attirer l attention des candidats sur une industrie susceptible d apporter la croissance tant recherchée. Faire parler les candidats à l élection présidentielle sur le volant «Economie numérique» de leur programme est une réelle gageure. Dans cette dernière ligne droite avant le premier tour, le peu de disponibilité des états-majors des différentes formations politiques ne nous a pas permis d obtenir de réponses directes des conseillers des intéressés sur ce point précis. Cependant, force est de constater que l Economie numérique reste désespérément absente de la campagne présidentielle. Parmi les principaux aspirants à la magistrature suprême (Nicolas Sarkozy, François Hollande, Jean-Luc Mélanchon, Marine Le Pen, François Bayrou et Eva Joly), aucun n a clairement abordé le numérique sous l angle économique. Les nominations de personnes chargées de construire l argumentaire des candidats n a pour le moment rien donné. Pour ne citer qu elle, Fleur Pellerin, responsable du pôle «société et économie numériques» pour François Hollande, continue à plancher sur des propositions. Le Parti socialiste n a cependant pas de retard sur ces rivaux. Ni l UMP, ni le Guy Mamou-Mani, président du Syntec Numérique «Nous avons été reçus par leurs conseillers. Ils écoutent avec attention, ils partagent notre vision. Cependant, on ne retrouve pas le numérique dans leur réflexion. Ils se bornent à parler d Hadopi et des blogs» Front national, pas plus que le Front de gauche ou Europe Ecologie Les Verts n ont pour le moment formulé de propositions concrètes. La fondation Terra Nova, un «think tank» marqué à gauche, fait le tour des programmes numériques des différents candidats. Sur les principaux candidats cités auparavant, Hadopi, le dispositif légal mis en place pour lutter contre le piratage, apparait comme la thématique centrale sur laquelle les différents candidats espèrent se pencher une fois élus. Hormis cette thématique, le très haut débit, le dossier médical personnel, l e-administration, l e-santé, l e-justice n ont pas été abordés. Quant à l industrie du logiciel ou au phénomène du Cloud Computing, ils n ont pas été perçus comme des éléments structurants pour l ensemble de l écosystème. Pour autant, l impact du numérique sur l emploi semble avoir été peu intégré par les principaux candidats. Les chiffres de l étude McKinsey commandée par Google - font état d un nombre de emplois créés par l industrie ; un chiffre qui reste soumis à controverse. Une autre étude menée par le cabinet Deloitte à la demande de Facebook, avance quant à elle qu à lui seul, le réseau social le plus populaire de la planète, aurait créé en France emplois directs et indirects. Hadopi et les blogs Hormis ces chiffres, évoqués notamment par Nicolas Sarkozy, les candidats ont été très chiches en propositions, concrètes. Une situation qui inquiète Guy Mamou-Mani, le président du Syntec Numérique, une organisation qui réunit les SSII, les éditeurs de logiciels et les sociétés de conseils IT. «Nous avons écrit à tous les candidats», assure-t-il. «( ) Nous Loic Bodin, délégué général de Renaissance numérique avons été reçus par leurs conseillers. Ils écoutent avec attention, ils partagent notre vision. Cependant, on ne retrouve pas le numérique dans leur réflexion. Ils se bornent à parler d Hadopi et des blogs. ( ) Nous demandons aux hommes politiques de nous placer dans le secteur de l industrie. Pour eux, la question du numérique est surtout représentée par Facebook». Loïc Bodin, délégué général de l organisation Renaissance numérique se dit quant à lui «déçu» de la place qu occupe la question numérique dans le débat politique pré-électoral. «Ils n en comprennent pas l importance». Ces deux organisations ont pourtant tenté d attirer l attention des candidats à de nombreuses reprises. Avec peu de succès. En janvier, le Syntec Numérique a présenté un programme de 10 propositions pour les candidats. Soutien à travers un crédit impôt recherche, crédit à destination des PME, modernisation de l Etat figurent, parmi d autres mesures, sur ce «programme» que le Syntec rêve de voir les principaux candidats s approprier. Aucun de ces thèmes ne resurgit pourtant dans les discours des principaux candidats. Seul François Bayrou a allumé un semblant d espoir avec la mise en place de table ronde dédiée. Un espoir vite douché par la participation de bloggeurs et l impossibilité «Nous avons mis en place un QG numérique à l aide de Silicon Sentier de Cap Digital. Le QG sera sur un site Web et sur un lieu physique itinérant. L objectif, c est de produire de la réflexion et des données pour les acteurs du numérique et pour les politiques» d élever le débat vers des problématiques industrielles. Se trouver à l origine de la création du secrétariat d Etat au numérique n a pas plus permis à Renaissance numérique d être audible. Pour donner plus de relief au numérique, l organisation a imaginé un nouveau stratagème. «Nous avons mis en place un QG numérique à l aide de Silicon Sentier et de Cap Digital. Le QG sera sur un site Web et sur un lieu physique itinérant. L objectif, c est de produire de la réflexion et des données pour les acteurs du numérique et pour les politiques», explique Loïc Bodin. A un mois du premier tour, la situation reste quasi-identique. Parmi les principaux prétendants à la magistrature suprême, aucune annonce concrète n a été formulée. Loïc Bodin semble certain d être en mesure d accélérer la prise de conscience. «Les candidats peuvent s intéresser [à l économie numérique] en voyant les réalités», assure le délégué général de Renaissance numérique. Des exemples «réels» Guy Mamou-Mani n en est pas avare. «La sécurité sociale accuse un déficit de 30 milliards d euros. Avec la télémédecine, on pourrait économiser 2 milliards par an». A l heure de la rigueur budgétaire, c est une musique que les candidats à l élection présidentielle pourraient être plus disposés à écouter. Le Journal des télécoms N Décembre Avril
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10 JDT232-P10-Opes Actu OKAG:JDT 29/03/ :06 Page 10 Actualité opérateurs en bref Henri Reboulet, country manager de Sisteer France Sisteer propose aux installateurs-intégrateurs la brique MVNO Sisteer veut rendre encore plus aisée la mise en place d offres mobiles pour les aspirants MVNO. La dernière solution mise en place par le facilitateur d opérateur mobile virtuel (MVNE) consiste à proposer une offre complète à destination des installateurs et des intégrateurs. «C est une offre packagée, en mode cloud» explique Dominique Theriez, viceprésident en charge du marketing chez Sisteer. Conçue pour rendre aisée la création d une offre opérateur, la solution, disponible à partir du mois d avril, se compose d une plate-forme technique à partir de laquelle Sisteer se propose de centraliser et de gérer toutes les données pour le futur opérateur. La plate-forme, modulaire, comprend notamment un outil de facturation. L hébergeur vante cependant la grande modularité de son offre. «Pour ceux qui possèdent déjà un service de facturation, on peut leur fournir seulement les briques dont il a besoin. Cela permet à un opérateur en devenir de construire son offre comme il le souhaite», assure Henri Reboulet, country manager pour la France. Sur le volet tarifaire, Sisteer entend également apporter son soutien. Les clients, libres de proposer les tarifs de leur choix peuvent néanmoins s appuyer sur une tarification préétablie. «Nous proposons un forfait illimité prêt à être commercialisé» précise Dominique Theriez. Un partenaire grossiste, pas encore sélectionné, devrait quant à lui fournir les téléphones portables. En plus de téléphones de marques Samsung et HTC, entre autres, l offre devrait compter des clés et des hubs 3G. Le nouveau service de Sisteer intervient dans un contexte chahuté par l irruption de Free Mobile et de ses tarifs. «En matière de gestion de parc, de facturation unique ou même en terme de gestion, Free Mobile n est pas forcément adapté» tempère Henri Reboulet. Pour le MVNE, rien ne dit que les entreprises se laissent séduire par le nouvel entrant. Sisteer reste également persuadé que «les offres de revente en gros des opérateurs vont s adapter». D où la «fenêtre de tir» que Sisteer entend exploiter. «Un espace économique existe pour les offres comme la notre. ( ) Nous espérons atteindre entre 50 et lignes d ici deux à trois ans» conclut Henri Reboulet. 4G Olivier Roussat, le directeur général de Bouygues Telecom Jean-Paul Arzel, directeur du réseau de Bouygues Telecom Cela ressemble aux chicaneries de cour d école : dès qu on opérateur prévoit une annonce d importance, il s en trouve toujours un autre pour l apprendre suffisamment tôt et casser son effet d annonce en lui grillant la politesse, parfois de quelques minutes seulement. Il en est ainsi de Bouygues Telecom et d Orange pour le LTE. Le 3 ème opérateur avait prévu, jeudi 22 mars, un déplacement à Lyon avec une dizaine de journalistes (dont votre serviteur) pour annoncer le démarrage de ses tests LTE dans la capitale des Gaules et dévoiler son plan de déploiement national, comme nous l avions anticipé dans notre édition papier de mars. La présentation d Olivier Roussat, directeur général de Bouygues Télécom, n était pas terminée en fin de matinée que l annonce d Orange tombait, sous forme de communiqué de presse quelques minutes avant le communiqué de Bouygues Telecom -, annonçant le lancement du Très Haut Débit mobile à Marseille. Depuis l INSA (école d ingénieurs où il fit ses études), Olivier Roussat, a annoncé la pose «de la première pierre de notre déploiement réseau LTE». Un déploiement qui prévoit de démarrer le test du réseau avec 300 à 400 personnes à Lyon fin juin, et de déployer 5000 sites en France avant la fin de l année. Ces 5000 sites, qui ne seront exploités qu en technologie 2,6 GHz et essentiellement dans les grandes villes, représentent la couverture de 50 % de la population et 70 % du trafic data. Le vrai lancement commercial, pour Bouygues Telecom sort du bois dans le LTE Le mouvement vers la 4G LTE s accélère. Bouygues Telecom ouvrira fin juin la ville de Lyon en test et annonce 5000 sites couverts d ici fin 2012, soit 50 % de la population et 70 % du trafic data. Orange s accroche à l annonce pour révéler sa ville test, Marseille, qui devrait aussi démarrer en juin. sa part, devrait intervenir fin 2012-début Si aucune précision n a filtré sur le détail des offres prévues, Bouygues Telecom a rappelé que dans d autres pays, on trouvait trois niveaux d offres data, à 3, 5 et 10 Go de données par mois, voire 15 Go au Japon. Des abonnés qui reviennent Ce déploiement correspond à un besoin de différentiation qui est devenu stratégique pour l opérateur. En témoigne le niveau de l investissement financier. «En 2011, commente Olivier Roussat, nous avons investi 1 Mds d euros dans le réseau, en 2012, nous atteindrons 1,5 Mds d euros, soit le chiffre le plus élevé que nous n ayons jamais investi». Proportionnellement plus touché que les deux opérateurs de réseau par l arrivée de Free Mobile, Bouygues Telecom a été aussi le plus rapide des MNO (opérateurs de réseau) à réagir s alignant, via sa marque Internet B&You, sur l offre principale de Free. Résultat : une fois résorbés les stocks de portabilités générés par les clients qui quittaient notamment Orange, SFR et Bouygues Télécom, et après les pannes et difficultés rencontrées par Free, de nombreux déçus de Free ont entrepris le chemin du retour vers leur opérateur d origine. Exemple, pour la journée du 21 mars après la grande panne du réseau de Free 49 % des 4119 nouveaux abonnés enregistrés par B&You venaient de chez Free Mobile. Le solde net entre les deux opérateurs n en reste pas moins favorable à l entreprise de Xavier Niel, et cet alignement tarifaire ne fait qu écraser les marges des Bouygues. Le «vrai» décrochage, qui permettra à l entreprise de Martin Bouygues de se battre efficacement contre les offres qui auraient séduit à ce jour quelque 2,2 millions de clients, se fera à travers le réseau LTE. Pour Jean-Paul Arzel, directeur du réseau de Bouygues Telecom, le LTE sera le moyen d expérimenter une nouvelle expérience en termes de flux data et vidéo. «Les personnes qui participeront au test (habitants, journalistes, élus locaux ) seront équipées de quatre types de terminaux : smartphones et tablettes (Samsung), dongles (Huawei) et hot spots LTE-WiFi (ZTE)». La partie radio du réseau est fournie par Ericsson, le cœur de réseau par Cisco. Les tests effectués sur place (chargements FTP, jeux en ligne multijoueurs, visio-conférence, connexion multi-terminaux) ont permis de constater des débits effectifs jusqu à 93 Mbit/s réels en flux descendant et jusqu à Mbit/s en débit montant. Orange, un peu de LTE et beaucoup de H+ Orange, pour sa part, qui comme Bouygues Telecom obtenu deux blocs de fréquences dans les 800 MHz et dans les 2,6 GHz, a profité de la fenêtre de tir médiatique pour faire une annonce sur le «Très Haut Débit Mobile», qui mélange tests en cours à Marseille sur la technologie 4G LTE et nouveaux forfaits HSPA+. Sur le LTE, dont les débits attendus vont jusqu à 150 Mbit/s, le communiqué se borne à annoncer que «Marseille serait la première ville Orange 4G pilote. Après le déploiement expérimental de la 4G dans plusieurs quartiers de Marseille, d autres villes suivront». Le partenaire d Orange pour ces tests est Alcatel-Lucent, dont l opérateur rappelle qu il a «déjà déployé avec succès la 4G aux USA». Sur cette dernière technologie, que l opérateur historique nomme commercialement H+ (et qui permet un débit jusqu à 42 Mbit/s) l opérateur annonce couvrir en H+ depuis fin novembre % de la population et prévoit 10 points de plus fin Jusqu à présent réservée aux seuls clients entreprises, cette technologie est désormais accessible à tous les clients Orange. De son côté, SFR, dont le p-dg, Frank Esser, a été remercié comme conséquence aux effets de l arrivée de Free Mobile, avait annoncé en septembre 2011 à Marseille le déploiement du HSPA+ à 42 Mbit/s dans cette ville (et dans d autres) en même temps qu il présentait ses tests LTE. «Le déploiement [du réseau LTE] se poursuit», explique un porte-parole, visiblement sans vouloir prendre part à l agitation ambiante. Ariel Gomez Le Journal des télécoms N 232 Avril
11 telefunken-digital.fr Visuels non contractuels - Photos : Getty Images - Création : TÉLÉPHONES MOBILES UNIVERSELS GRAND-ÉCRAN CLAVIER GROSSES TOUCHES BLUETOOTH TM APPAREIL PHOTO BOUTON S.O.S. JournaldesTelecoms_240x310_PRINT1 1 23/02/12 16:44:38
12 JDT232-P12-OPES Actu2 OKAG:JDT 29/03/ :58 Page 12 Actualité en bref Michel Calmejane, Directeur Général de Colt Technology Services France Les opérateurs en guerre contre la «surfiscalité» Redevance de gestion des fréquences, copie privée et VOD, Taxe sur les Services de Télévision (dite Cosip), Taxe Télécom pour financer la fin de la publicité sur France télévisions, taxe sur les infrastructures réseaux et les antennes (IFER) En tout, ce que les principaux opérateurs télécoms, à travers la Fédération Française des Télécoms (FFT), considèrent comme une «surfiscalité» indue atteint les 1,2 Mds d euros (1). «Ce montant représente 12 % du résultat d exploitation et 20 % des investissements des opérateurs chaque année», expliquait Michel Calméjane, Directeur Général de Colt Technology Services France et administrateur de la FFT, à l occasion du Forum sur la Fiscalité Numérique organisé le 14 février dernier au Sénat sous le parrainage de Philippe Marini, président de la Commission des finances du Sénat. Et si l Etat ne perçoit pas directement la totalité de la manne générée par ce bouquet d impôts (les régions, les départements, les communes, le cinéma, la TV et les ayants droits bénéficient aussi de cet écot), c est bien à l Etat régulateur qu est adressé le message des opérateurs : le montant de cette «surtaxe», c est autant d argent qu on soustrait aux investissements. Ce forum a également été l occasion de soulever un certain nombre de sujets autour de la taxation. Parmi les plus prégnants : la taxation des acteurs dits «over the top», tels que Google, Apple, Amazone, Facebook. «Ces acteurs commercialisent des prestations en France, explique Michel Calméjane, mais facturent depuis le Luxembourg ou l Irlande, profitant de niches fiscales européennes. La France perd 300 à 400 M de TVA par an, l Allemagne et le Royaume Uni bien davantage. Le problème ne peut donc pas se traiter au niveau français, mais européen». Et si le sujet «commence à être perçu au sein de la Commission Européenne», cette dernière est très libérale. «Notre analyse, c est qu il appartient au pouvoir politique de mettre en place une fiscalité et des lois qui rééquilibrent ou amènent des recettes supplémentaires, conclut Michel Calméjane, une des pistes pourrait tourner autour de l octroi numérique, autrement dit, une fiscalité d accès à une communauté d internautes». Une idée à creuser AG (1) Chiffres pour 2010 : 402 M pour l IFER Cuivre (régions), 116 M pour l IFER Antennes (départements, communes), 239 M pour la «taxe télécom», 139 M pour la Taxe sur les Services de Télévision (dite Cosip, TV), 31 M pour la copie-privée-vod (cinéma, ayants droits), 264 M pour la redevance de gestion des fréquences (Etat). opérateurs Tata Communications Tata Communications : le Cloud et le mobile au cœur de sa stratégie L'opérateur indien poursuit sa conquête des marchés occidentaux. Plusieurs grandes entreprises françaises et européennes ont choisi de faire confiance au très discret géant indien. C'est dans la flamboyante ville-etat de Dubaï que Tata Communications a tenu cette année à présenter ses résultats et ses ambitions pour les prochains mois. A l'image d'autres géants du secteur, l'indien entend s'appuyer sur sa puissante infrastructure pour proposer ses services Cloud et des solutions de Content Delivery Network (CDN) pour les opérateurs mobiles. Le parcours de Tata Communications n'est pas sans rappeler celui de deux autres entreprises asiatiques Huawei et ZTE qui oeuvrent, elles, dans les infrastructures. Comme ces deux groupes, l'opérateur indien, a élaboré discrètement sa stratégie pour se tailler un espace sur les marchés occidentaux. Ce travail de longue haleine semble avoir porté ses fruits. Ricoh, IBM, JP Morgan ou encore HSBC comptent parmi ses clients. «En France, notre clientèle est composée à 50 % des entreprises du CAC 40, elle génère 40 millions d'euros de revenus» explique Claude Sassoulas, 'managing director' pour l'europe et l'amérique. Ces quelques exemples illustrent à quel point Tata Communications s'est hissé en quelques années du statut de relatif anonyme à celui d'une société sur laquelle les grands comptes peuvent s'appuyer. Vinod Kumar, p-dg de Tata Communications L'avenir est plein d'opportunités Vinod Kumar, Tata communications John Landau, 'senior vice president' en charge des 'Global Managed Services' «The Ring» Désormais à la tête du groupe, Vinod Kumar entend continuer développer les piliers d'une stratégie construite autour de trois thématiques : le Cloud, la vidéo et le haut débit mobile. «Nous allons nous positionner sur ces trois marchés» affirme le patron du groupe. Comment? Tata continue à miser très fortement sur son réseau. A Dubaï, l'opérateur a notamment annoncé la fin des travaux sur son réseau de fibre optique baptisé «the ring», une infrastructure de près de km reliant tous les continents, capable de proposer des débits entre 2 Mbit/s et 10 Gbit/s. Tata Communication y a consacré une somme totale de 800 millions de dollars. A l'aide de cet actif, central dans sa stratégie, Tata Communications va proposer des services Cloud aux marchés matures au cours de l'année Lancée commercialement en Inde et Singapour, l'offre Cloud de l'opérateur se compose, notamment, sur de services tels que InstaCompute (location de puissance informatique) et InstaApps (Saas). Pour John Landau, 'senior vice president' en charge Quelle est votre vision du futur de Tata Communications? Nous allons nous appuyer sur de nouvelles technologies et approcher de nouveaux clients. Issu du monde émergent, Tata Communications peut amener une réactivité nouvelle aux marchés matures, un nouveau style. De plus, le monde des télécommunications a besoin d'un nouvel acteur. Comment comptez-vous améliorer votre visibilité? Nous souffrons, toujours, c'est vrai, d'un manque de visibilité. Cette situation est cependant en train de changer. Nous avons multiplié les contacts auprès des organisations avec lesquelles nous travaillons. L'accord signé en février avec FOM [Formula One Management, la société de Bernie Ecclestone qui gère la marque Formule 1] est sur ce point central. Nous continuons à agir de manière à attirer l'attention des groupes les plus importants. Le Cloud occupe désormais une place importante dans votre stratégie. C'est vrai. Cependant, nous allons nous concentrer sur l'iaas (Infrastructure as a service). Cet élément reste une part de notre stratégie IP. Rien n'est fixé pour le moment. Nous continuons à chercher le bon positionnement. Ce qui est certain, c'est que nous allons marier notre réseau avec des services. Ce sera notre valeur ajoutée. des 'Global Managed Services', Tata tient surtout se différencier dans la manière d'exploiter les services Cloud. «Il est possible d exploiter un service Cloud via un VPN par exemple», explique t-il. L'opérateur n'a en revanche pas très disert sur sa stratégie vidéo. Cependant, Tata Communications indique avoir pris la mesure de l'explosion de la consommation de la vidéo, qu elle se fasse depuis des appareils mobiles ou depuis des salles de téléprésence. La tactique a en revanche été plus claire pour le mobile. Tata Communications mise sur un paramètre : la qualité de service. L'opérateur doit être en mesure de proposer aux utilisateurs un service premium et payantd'accès privilégié à des contenus. La solution IPX+Framework offre aux opérateurs la possibilité de mettre en place des systèmes de priorisation pour certains abonnés. De fait, le système fonctionne comme un CDN pour les réseaux fixes. L'outil est amené évoluer. «Nous voulons en faire une solution [multiple], centrée sur la vidéo et capable d'optimiser l'expérience du jeu en ligne», assure Allan Chan, vice-président exécutif en charge des solutions pour les opérateurs. Tata Communication reste bien attaché à deux domaines. Les marchés émergents d'abord. L'indien compte bien rester présent dans ces territoires sources de croissance. La voix, peu abordée dans les futurs plans de l opérateur, reste au sein des préoccupations de l entreprise. «La voix génère 100 millions de dollars de cashflow disponible. Cette activité rapporte toujours de l'argent», explique Michel Guyot, président, en charge de l'activité voix. Cependant, la transition vers les services est en marche. Alors que la voix représentait 97 % des revenus nets du groupe il y a encore quelques années, elle a chuté à 18 %. Les services comme le VPN et les services managés représentent désormais respectivement 16 % et 13 % de ses revenus. Thomas Pagbe, envoyé spécial à Dubaï Le Journal des télécoms N 232 Avril
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14 JDT232-P14-15-Opes-Focus Free OKAG:JDT193 29/03/ :51 Page 14 Focus opérateurs Hervé Reynaud Free Mobile : quel impact sur le marché? Plus de deux mois après l ouverture commerciale du réseau de Free Mobile, l extrême excitation qui s était emparée du marché est logiquement retombée. L heure est donc venue de tirer les premiers enseignements de l arrivée d un quatrième MNO sur le marché français. Incontestablement, les prix ont baissé et les offres tendent vers plus de lisibilité. Toutefois, d un point de vue macro-économique, l offensive de Free Mobile pourrait avoir des conséquences ennuyeuses. Explications pour Orange, pour SFR et pour Bouygues Telecom : tels sont les premiers chiffres de pertes nettes de clients qui ont été communiqués par les trois MNO en place après le lancement officiel de l offre de Free Mobile (reflétant la situation au 15 février). Des chiffres certes négatifs, mais qui témoignent néanmoins d une assez bonne résistance des opérateurs face aux forfaits très agressifs dévoilés par le nouvel entrant le 10 janvier dernier. Orange reconnaît que les demandes de résiliation ont afflué lors des premiers jours mais se sont ensuite nettement réduites et stabilisées. Ses pertes de clients ne représentent pour l instant que 0,7 % de son parc d abonnés mobiles. L'opérateur historique a notamment réussi à limiter les dégâts grâce à ses offres SIM only de la gamme Sosh ( nouveaux clients sur la même période). «L excitation générale liée à l arrivée de Free Mobile est maintenant retombée», observe Alice Holzman, directrice marketing grand public, «de notre côté, nous avons fait de belles ventes en janvier car nous avions préparé des offres destinées à répondre à l offensive du nouvel entrant, du reste nous avons triplé notre parc d abonnés Sosh entre décembre et la mi-février». Un satisfecit qui met néanmoins en évidence le premier effet de l'arrivée de Free Mobile sur le marché : les prix ont baissé sur les offres SIM only sans engagement, chez la quasi-totalité des opérateurs. L'abonnement à 19,99 /mois pour l'illimité complet de Free Mobile est aujourd'hui devenu un repère dans un segment de marché où les offres s'étirent désormais de 18,90 à 24,90 /mois. «Mais le low-cost ne couvre pas tout le marché», souligne bien Alice Holzman, «seulement 30 % des consommateurs disent être intéressés par ce type d offres». Il n empêche que le chiffre d affaires comme les marges des opérateurs plongent. Chez Orange, on s attend à une forte baisse de cash flow opérationnel : de 9,31 Mds d euros en 2011, il devrait passer en 2012 à 8 Mds, ce qui devrait entraîner aussi en 2012 une baisse du dividende versé aux actionnaires. Le mobile subventionné a toujours la côte Pour autant, ce n est pas l agressivité des tarifs pratiqués par Free Mobile qui a le plus surpris les opérateurs. En effet, ils les avaient anticipées en lançant leurs offres SIM only dès la fin de l'année dernière (ce qui démontre au passage que l arrivée du quatrième opérateur a bien eu un impact sur les tarifs du marché, avant même l ouverture de son réseau). «C est surtout la forme et le ton employés lors de la présentation des offres, cette façon de mettre au pilori les opérateurs en place, qui nous a surpris», explique Olivier Roussat, directeur général de Bouygues Telecom, «nous ne attendions pas à cela et, d ailleurs, nous n étions pas habitués à ce type d agressivité dans le monde des télécoms». Et le show de Xavier Niel a incontestablement atteint son objectif puisque la confiance des consommateurs envers leurs opérateurs a été sérieusement altérée, comme en témoignent les très nombreux appels de mécontentement reçus par les centres de relations clients des opérateurs dans les jours qui ont suivi le lancement de Free Mobile. «Mais, d après une étude que nous avons réalisée une semaine après, un Français sur deux n avait pas compris que les of- Alice Holzman, directrice marketing grand public chez Orange «Nous avons triplé notre parc d abonnés Sosh entre décembre et la mi-février ( ) Mais le low-cost ne couvre pas tout le marché, seulement 30 % des consommateurs disent être intéressés par ce type d offres». Le Journal des télécoms N 232 Avril
15 JDT232-P14-15-Opes-Focus Free OKAG:JDT193 29/03/ :51 Page 15 Olivier Roussat, directeur général de Bouygues Telecom «D après une étude que nous avons réalisée une semaine après, un Français sur deux n avait pas compris que les offres du nouvel opérateur n intégraient pas de mobile, pas plus qu elles n incluaient de services d accompagnement ( ) les consommateurs vont maintenant expérimenter l absence de services dans les offres de Free Mobile et se rendre compte de la différence, y compris en matière de renouvellement de mobiles». fres du nouvel opérateur n intégraient pas de mobile, pas plus qu elles n incluaient de services d accompagnement», indique Olivier Roussat, «les consommateurs vont maintenant expérimenter l absence de services dans les offres de Free Mobile et se rendre compte de la différence, y compris en matière de renouvellement de mobiles». Comme les autres opérateurs, Bouygues Telecom est donc persuadé que les consommateurs préféreront toujours en majorité pouvoir renouveler régulièrement leur mobile au travers d offres subventionnées avec engagement. D'une manière générale, le marché va d'ailleurs très probablement s'organiser de plus en plus autour de deux types d'offres clairement identifiés (avec ou sans mobile) pour aller vers plus de simplicité et de lisibilité. Et c'est sans doute le deuxième impact important de l'arrivée de Free Mobile sur le marché : une clarification des offres que l'on peut déjà observer chez la majorité des opérateurs. Des réductions de coûts à venir chez les MNO Bouygues Telecom a déjà anticipé que son chiffre d affaires 2012 serait en baisse de 10 %, ce qui va le conduire à devoir réduire ses coûts de manière assez importante en 2013 (une réduction de 300 millions d euros est visée). «C est une autre conséquence directe de l arrivée de Free Mobile, et nous ne serons pas le seuls à devoir réduire nos coûts, l impact se portera surtout sur le système distributif», explique Olivier Roussat, «il restera les réseaux à la marque des opérateurs, la distribution sur internet, mais nous Comment avez-vous vécu l arrivée de Free Mobile? L arrivée de Free Mobile a été rugueuse. Dès le lendemain, suite aux propos de Xavier Niel traitant les opérateurs d escrocs, notre service de relations clients recevaient des appels d insultes. Nous avons pris notre mal en patience, repositionné nos tarifs (avec notamment le tout illimité à 18,99 euros/mois) et nous sommes maintenant plus compétitifs. Nous avons perdu pas loin de clients, mais nous en avons regagné depuis, notamment en raison des soucis techniques qu a connu Free Mobile. Comment voyez-vous la suite? Désormais, je pense que le nouvel opérateur prendra surtout des clients aux autres MNO, d autant plus que la confiance des réduirons nos coûts sur les autres canaux de distribution» [cf aussi l interview d Olivier Roussat p. 26]. De son côté, SFR a lui aussi laissé entendre qu il chercherait à réduire ses coûts. Et ce, «sans plan social, ni avant ni après les élections», nous précise une source proche de la direction. L opérateur, qui s est montré très actif depuis la mi-janvier pour faire respecter les obligations techniques de Free Mobile, n a pas souhaité répondre plus avant à nos questions. Mais, dans un communiqué du 1 er mars, Jean-Bernard Lévy (PDG de Vivendi) soulignait que «le lancement commercial d un quatrième opérateur mobile allait (...) peser sur le chiffre d affaires et les marges de SFR». Avant d ajouter que, «pour en minimiser l impact, SFR mettait en place un programme de reengineering de ses processus». Les MVNO entre deux eaux Free Mobile a lui aussi pris la parole par le biais d un communiqué de presse diffusé le 9 mars. Sans divulguer ses chiffres de vente (selon diverses estimations, notamment celle de Bouygues Telecom, l opérateur disposerait de plus de 2,2 million de clients), ni son ARPU, l'opérateur y souligne que son obligation de couverture de 27 % a été constatées par deux fois par l ARCEP, mais reconnaît que la part de son trafic acheminée par son propre réseau est pour l heure inférieure à ces 27 % (pour diverses raisons techniques, notamment un éloignement assez marquée des stations de base installées, ce qui place souvent ses clients en situation d'itinérance). Free annonce avoir allumé environ 1000 sites et projette de dépasser les 2500 sites d ici la fin de l année. Enfin, l opérateur prévient qu il attaquera désormais en justice toute personne dénigrant la réalité de sa couverture. Le ton monte... D'ailleurs, le nouvel entrant n est pas seulement rudoyé par les MNO, mais aussi par les MVNO. En effet, regroupés dans une association baptisée Alternative Mobile, ils ont dénoncé les conditions tarifaires d hébergement proposées par Free Mobile (frais de lancement de service de 2 millions d euros puis 2 par carte SIM/mois). Toutefois, les MVNO n ont pas forcément à se plaindre de l arrivée d un quatrième MNO. «En quelques semaines, Free Mobile a déjà fait beaucoup pour convaincre les consommateurs qu il était possible d avoir des offres de services mobiles à de meilleures conditions tarifaires», explique Pascal Rialland, directeur général de Virgin Mobile, «cela nous aide et va continuer à être positif pour nous». Enfin, au niveau macroéconomique, les répercussions de l'arrivée de Free Mobile sur le marché des télécoms ne sont pas encore bien identifiées, mais elles ne seront pas forcément positives. «Si le marché est très très baissier, les profits et les investissements des opérateurs peuvent baisser de manière sensible, ce qui peut avoir des conséquences en termes d emplois, voire d aménagement numérique du territoire», estime Pascal Rialland, «en tout cas, il sera intéressant de suivre l évolution du marché afin de savoir si les avantages économiques dont les consommateurs profitent aujourd'hui ne vont pas se traduire par des inconvénients plus importants à l'avenir». Pascal Rialland, directeur général de Virgin Mobile «En quelques semaines, Free Mobile a déjà fait beaucoup pour convaincre les consommateurs qu il était possible d avoir des offres de services mobiles à de meilleures conditions tarifaires, cela nous aide et va continuer à être positif pour nous». 3 questions à Patrick Gentemann, PDG de Call in Europe (Zéro Forfait) consommateurs vis-à-vis de leur opérateur a été ébranlée et que cela risque de durer. Aujourd hui, les prix du marché sont indéniablement modifiés, mais les utilisateurs risquent tout de même de perdre en qualité de service. Pour notre part, nous conservons la même qualité de service, nous ne changeons en rien notre modèle low-cost, nous étions juste 10 euros plus cher que le nouveau prix du marché, ce que nous avons rectifié. Selon vous, Free Mobile a t-il définitivement modifié le marché? Le nouvel entrant a alerté la France entière sur le fait que le low-cost existait, ce qui est bénéfique pour nous à moyen terme. Mais il reste à savoir si Free Mobile pourra conserver un positionnement aussi bas. En effet, son modèle économique est basé sur une asymétrie tarifaire, puisqu il encaisse des terminaisons d appels nettement plus importantes que celles de ses concurrents, notamment sur les SMS. Cela ne durera pas, il faudra bien faire payer les consommateurs à un moment donné. Peut-être Xavier Niel est-il allé un peu loin. Le temps le dira. 15 Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
16 JDT232-P16-DISTRIB-actuOKTP:JDT 30/03/ :49 Page 16 Actualité distribution en bref Thierry Caliari, directeur des ventes retail chez RIM France Blackberry étend sa distribution L irruption de Free dans le paysage de la téléphonie mobile a eu comme effet immédiat (outre les baisses de prix des offres) une forte montée en puissance des ventes de terminaux nus (40 % sur les réseaux indirects, d après GFK) ; un territoire quasi inconnu pour Blackberry. Historiquement très focalisé sur le canal de vente des opérateurs, RIM est passé entre 2010 et 2011 du statut de challenger (sur le marché GP) à celui de marque installée. Et, depuis fin 2011, le constructeur a initié un élargissement de ses canaux de distribution, en partie avec ses grossistes Tech Data et Ingram. Aujourd hui, le constructeur canadien a deux priorités, comme l explique Thierry Caliari, directeur des ventes retail : «nous voulons que l ensemble de notre gamme se retrouve sur l ensemble des canaux, et nous voulons nous rapprocher des enseignes». «Nous souhaitons aussi nous rapprocher de la distribution parce que nous avons des services nouveaux à apporter au consommateur, comme la reprise ou les offres de crédit», poursuit Thierry Caliari. Un mouvement qui redonne de la valeur aux smartphones. RIM travaille aussi à implanter sa tablette Playbook. Bien que plébiscitée à sa sortie, la Playbook peine depuis à trouver son public. Or, le Playbook est une pièce maîtresse dans la stratégie de RIM : sans base installée en QNX (l OS sous Unix de la tablette) il aura plus de mal à déployer par la suite son nouvel OS, Blackberry 10 (OS unique pour les smartphones et les tablettes) dont les dernières rumeurs font état d une sortie retardée à mi Pour booster les ventes, RIM a donc joué sur les prix. Une première baisse de 50 fin 2011 [sur les prix initiaux de 499, 599 et 699 ] ayant eu peu d effet, le constructeur a procédé à un 2ème dégrafage, beaucoup plus violent, qui a repositionné la gamme entre 209 (16 Go) et 319 (64 Go). «La réponse du marché a été immédiate en France ; entre temps, nous avons lancé l OS 2.0, nous avons donc arrêté», explique T. Caliari, assurant que «la destruction de valeur a été de très court terme». Pour séduire la distribution, RIM compte aussi sur Blackberry Drive (un portail internet dédié) et sur ses 200 ambassadeurs qui visitent les revendeurs pour porter les valeurs de la marque. Rapprochement La Ficome et la FEB fusionnent Les présidents des deux structures, Silvano Trotta et André Vidal, ont fait connaissance en bataillant ensemble en mars 2010 contre la création du SAE (Service d Achats de l Etat, cf JDT 219). Depuis, l idée d un rapprochement a fait son chemin et aboutit aujourd hui. Objectif : mettre en commun leurs moyens, profiter des convergences métier de leurs adhérents, et peser davantage face aux pouvoirs publics. Depuis quelques années, la question d une intégration de la Ficome (qui regroupe des sociétés de services et réseaux et télécoms) au sein du Syntec (syndicat professionnel qui réunit SSII, éditeurs de logiciels et sociétés de conseil) revenait sur le tapis de manière récurrente. Or, sous les trois dernières présidences de la Ficome, la question avait toujours buté sur la crainte des administrateurs d être dilués au sein d une énorme organisation (1200 entreprises), plus tournée vers la vie des grandes entreprises que vers celle des PME du secteur. Pour autant, dans la logique d une réflexion sur la pérennité à long terme de la Ficome, le rapprochement avec une autre structure était toujours à l ordre du jour, car le nombre élevé d associations professionnelles posait la question de leurs moyens d action, de leur représentativité et de leur poids face aux pouvoirs publics. Et c est justement en ferraillant contre l Etat que la rencontre entre les deux organisations s est faite en mars Il s agissait en André Vidal, FEB Quelques axes d action effet d empêcher que la création du SAE (Service d Achats de l Etat), une structure créée pour «massifier» les commandes de l Etat, se traduise par la mise à l écart de la commande publique des PME qui composent les deux syndicats. «Depuis trois ans, on n avait jamais fait autant de choses pour les adhérents de la Ficome, explique Silvano Trotta, président de l organisation. Nous avons fait des ateliers et des matinées thématiques, nous avons organisé la lutte contre le SAE, nous avons organisé l information et la sensibilisation contre les risques du piratage téléphonique, nous avons stoppé la chute du nombre d adhérents et des cotisations, nous avons remonté la pente et regagné des adhérents». «Nous avons découvert que la FEB a fait plein de choses que nous prévoyions de faire, explique Silvano Trotta, comme un journal mensuel, des cycles de formation, etc. Nous avons donc présenté la FEB au conseil d administration de la Ficome, et nous avons étudié la possibilité de fusionner les deux». En avant-première de la convention qui se tiendra les 14 et 15 juin prochains à Cannes, André Vidal, président de la FEB, comme du nouvel ensemble issu de la fusion, nous en a dévoilé quelques axes de son action à venir. «Nous allons reproduire ce qui a fait le succès de la FEB», a-t-il expliqué. La première étape consiste à identifier clairement tous les interlocuteurs de l organisation. Ensuite, il s agira de mettre en place une nouvelle gouvernance : d un Conseil d Administration (CA) mensuel à la Ficome, on passera à deux CA par an. En revanche, l organisation va fonctionner par cellules métier, avec un Vice-Président à la tête de chaque cellule. Chaque cellule, travaillera sur ses sujets métier, à la fois sur le quotidien et sur le futur, mais aussi des sujets transversaux partagés avec les autres cellules. La convergence numérique, le recrutement-formation et les rémunérations font partie des premiers chantiers. En contrepartie de leur implication, les administrateurs pourront être les premiers bénéficiaires des résultats des travaux de leur commission. «Nous mettons en place une machine qui va donner beaucoup de rythme, conclut André Vidal, notre objectif, c est de faire monter nos entreprises en compétence, en rentabilité et en pérennité. Et nous souhaitons que nos adhérents aient un sentiment d appartenance à une organisation». André Vidal, président de la FEB (à gauche), et Silvano Trotta, président la Ficome (à gauche). Devenir un guichet unique pour les entreprises Approuvé par les Conseils d Administration et par les AGE (Assemblées Générales Extraordinaires) des deux organisations (28 et 29 mars derniers), le projet entrera rapidement dans sa phase active. Concrètement, il est prévu que la FEB absorbe la Ficome, et que cette dernière devienne une vice-présidence du nouvel ensemble, qui portera un nouveau nom et qui intègrera les locaux actuels de la Ficome (dans le 17ème arrondissement de Paris). «Les retours ont été très positifs, poursuit Silvano Trotta, car au sein de la FEB aujourd hui, il y a déjà des intégrateurs, qui travaillent sur des couches logicielles pour connecter des systèmes de Geide (gestion électronique des documents), du CRM Nous pouvons, via les adhérents de la Ficome, apporter la couche opérateur télécom pour faire un guichet unique et complet de services numériques aux entreprises» «La condition de réussite du rapprochement, ajoute André Vidal, président de la FEB, c était aussi une rencontre entre personnes. Avec Silvano, nous nous sommes dits que nous pouvions mener des chantiers ensemble». Nouvelle pour la Ficome, cette opération de fusion ne le sera pas pour la FEB. Car l organisation dirigée aujourd hui par André Vidal est le résultat du rapprochement de quatre syndicats professionnels il y a quatre ans : ceux de la papeterie, de l informatique, de la bureautique et des papetiers-libraires. En quatre ans, la FEB est passée de 280 à 1800 adhérents et qui représente quelque entreprises. «Aujourd hui, poursuit André Vidal, la FEB couvre l informatique, le mobilier de bureau, la papeterie, et les systèmes d impression. Avec la Ficome, nous avons une convergence de métiers, et nous sommes sur la même typologie des clients : PME, TPE, collectivités, administrations, professiones libérales. Notre projet, c est de devenir un syndicat qui soit à la fois visible et reconnu, professionnellement comme à travers les ministères». Les moyens humains des deux organisations vont s additionner pour totaliser neuf personnes : huit permanents et un président «quasi permanent», dixit André Vidal. Ariel Gomez Le Journal des télécoms N 232 Avril
17 JDT232-P17-Distrib-Actu LOGO:JDT193 30/03/ :58 Page 17 Marché NextiraOne poursuit sa migration vers le service L intégrateur reste attaché aux objectifs fixés en 2010 : devenir incontournable dans les services. Philippe Hedde, ex-ibm, met cette stratégie en musique depuis plusieurs mois. Changement de capitaine Philippe Hedde est le nouveau directeur général France du groupe - mais pas d objectif : NextiraOne veut continuer à renforcer son statut d entreprise de services, sans abandonner pour autant son métier historique d intégrateur. Après un exercice en demi-teinte durant lequel NextiraOne a dû faire face à une grave crise de rentabilité, le groupe a su reconstituer ses forces et se recentrer sur ses objectifs. L ambition de se concentrer sur les services, déjà présentée par l ancien directeur général, s est confirmée avec l arrivée de Philippe Hedde à la direction générale France. Selon ce dernier, l intégrateur doit s appuyer sur sa force première. «NextiraOne est belle entreprise d ingénieurs», assure-t-il. Cette matière grise, à laquelle s ajoute «une vue critique sur le réseau», qui constitue les points forts du groupe est la charpente principale de la stratégie que le groupe entend mettre en œuvre dans les prochains mois. Construite majoritairement autour du service, la stratégie de NextiraOne comprend plusieurs volets. L intégrateur va notamment se concentrer sur les services managés. «Ils représentent un tiers de notre activité», détaille Philippe Hedde, références à l appui. «Nous sommes en mesure d accompagner nos clients dans le monde entier. Nous avons piloté le réseau de Michelin dans 70 pays. Avec Legrand, nous gérons leur activité data et voix dans plus d une centaine de pays». NextiraOne entend également placer davantage le curseur sur la sécurité, les communications unifiées, les datacenters et les centres de contact. Sur ces segments, l intégrateur entend continuer à maintenir des relations fortes avec Alcatel-Lucent, Genesys, Cisco, Juniper ou Microsoft. Le WAN reste également l une des thématiques favorites de NextiraOne. «Nous allons continuer à nous appuyer sur des technologies Philippe Hedde, directeur général France de NextiraOne majeures comme celles d Alcatel-Lucent ou Juniper Networks». NextiraOne reste en revanche bien plus discret sur l un des prochains objectifs : la mobilité. La très forte pénétration de la mobilité en entreprise et le phénomène du Bring Your Own Device - les salariés utilisent leurs mobiles ou tablettes personnels sur le lieu de travail - n ont pas échappé à l intégrateur. «Nous venons de recruter un ancien patron de Sprint [un opérateur américain]. La mobilité est l un de nos axes de réflexion», se contente de commenter Philippe Hedde. NextiraOne poursuit ainsi une mue entamée il y a plusieurs mois. L entreprise reste cependant bien consciente du fait que le chemin n aura rien d une promenade de santé. La migration vers l IP place désormais spécialistes des télécoms et acteurs issus du monde de la Data sur les mêmes marchés. «Dans les datacenters, nous rencontrons des entreprises comme HP», concède le directeur général. Dans les deux ans, l intégrateur veut avoir atteint son but. «Nous resterons un acteur de monde l intégration. Dans le même temps, nous allons basculer vers un modèle où le service sera tout aussi important», conclut le responsable. Thomas Pagbe 17 Le Journal des télécoms N 232 Avril Le Journal des télécoms N 193 Mars 2009
18 JDT232-P18-19-Equip-Actu OKAG:JDT193 29/03/ :40 Page 18 Actualité en bref Logitech créé le chaînon manquant de la visioconférence Positionné entre les grandes salles de téléprésence et les systèmes de visio individuelle, le BCC950 ConferenceCam, proposée par Logitech à partir du mois de mai prochain, a été conçue pour des sessions à trois ou quatre personnes. Cette caméra répond aux besoins inhérents à la visioconférence : la qualité de l image HD (1080p) et sa grande mobilité lui permettent d assurer la visibilité de tous les participants. L intégration du standard H.264 dans l appareil réduit grandement la consommation de ressources du processeur. Sur le plan sonore, la ConferenceCam peut capter et diffuser le son dans un rayon de 2,50 m. Une technologie de réduction de bruit ambiant garantit également la qualité sonore des sessions. Compatible Windows et Mac la ConferenceCam a été configurée pour fonctionner sous Microsoft Lync, notamment, et sur Skype. «Elle fonctionne sur une large sélection de solutions de communications unifiées» précise Ziva Nissan, senior product manager chez Logitech. Aisée à installer, l équipement se connecte en USB et ne nécessite aucun logiciel d installation ni configuration. Dernier avantage : son prix, de 249 HT. Avaya s apprête à racheter Radvision Avaya va mettre la main sur Radvision. L américain s apprête à mettre sur la table la somme de 230 millions de dollars. L opération de rachat devrait être conclue au début du troisième trimestre de l année Connu pour ses ponts de visioconférence, le spécialiste de la visioconférence a souffert suite au rachat de Tandberg par Cisco, son principal client. Avec Radvision dans sa musette, Avaya va pouvoir retrouver un avantage concurrentiel en proposant une solution de bout en bout. Le spécialiste des communications d entreprise envisage de mettre à profit ce rachat pour proposer de la videoconférence sur tous les appareils mobiles. Les outils de l entreprise israélienne devraient ainsi être intégrés à la plate-forme Avaya Aura et notamment permettre, selon Avaya, d exploiter plus simplement les solutions de vidéo collaborative depuis des terminaux sous Android et ios. Les outils de Radvision offriront également à Avaya la possibilité de proposer des solutions aux entreprises soucieuses de gérer la problématique du terminaux personnels utilisés dans l entreprise (Bring Your Own Device ou BYOD). équipements Stratégie Gigaset, garder la valeur et Sébastien Joumard, p-dg de Gigaset France développer le pro Après une année 2011 marquée par un changement de stratégie de l actionnaire (Arques Industrie est devenu Gigaset AG et se concentre désormais à 100 % sur cette entreprise) et par l abandon définitif de la marque Siemens au profit de Gigaset, le leader français de la téléphonie fixe grand public prévoit une année 2012 «compliquée», en raison de la baisse du marché en valeur et du ralentissement de la consommation dû aux élections, mais pas pour autant exempte d opportunités pour le constructeur. Sa stratégie n est pas appelée à subir des changements fondamentaux, mais elle devra faire face à un environnement changeant. En 2011, par exemple, la téléphonie résidentielle, a perdu 5 % de sa valeur - à l image de l ensemble de l industrie de l EGP -, mais Gigaset a fait le choix de garder son positionnement prix, avec un prix moyen de vente stable à 54. «Nous avons refusé de baisser les prix lorsque le marché s est affolé avec l arrivée des marques distributeurs, explique Sébastien Joumard, p-dg de Gigaset France. Les distributeurs sont venus en frontal avec des marques comme Alcatel et Logicom. Ils ont proposé des produits à 15, qui n est pas notre marché, mais cela a provoqué des effets de bord sur la moyenne gamme à 30-35». Le prix de l A 400 est en effet passé de 34,90 à 29,90, mais cette baisse est aussi liée à un renouvellement de gamme à venir. Au prochain Medpi, Gigaset présentera en effet un nouveau produit d entrée de gamme, ainsi qu un haut de gamme. «Nous avons décidé d accepter de perdre quelques points de part de marché [de 33,5 % à 31 % sur le global] pour garder la valeur, explique Sébastien Joumard, et cette stratégie est comprise et acceptée par nos grands distributeurs. Nous n avons rien perdu sur le premium, segment sur lequel nous comptons capitaliser en 2012». Après le succès du SL910 (Dect haut de gamme à écran tactile à 149 ) et du L410 (Dect en clip), Lutter contre la baisse de la valeur du marché, affermir sa marque et développer les gammes professionnelles, tels sont les objectifs de Gigaset, qui devrait par ailleurs présenter deux nouveaux produits au Medpi. produits qui resteront le fer de lance en grand public, Gigaset envisage de faire descendre en gamme le tactile, et de mettre l accent sur «des opérations trade, notamment avec les grands clients à l occasion des lancements». Un vrai acteur du marché professionnel Le relais de croissance structurel pour Gigaset dans les années à venir, c est le marché professionnel. Gigaset en effet lancé à l occasion de l édition 2011 d IP Convergence son offre pro, composée d une gamme d IPBX et de terminaux SIP filaires qui vise essentiellement les TPE et les PME. Le constructeur s appuie sur deux masters distributeurs (dont Global Concept) pour toucher les VARs (avec une certification de deux jours gratuite), mais vise aussi les opérateurs. Des discussions sont en cours avec Orange, mais aussi avec d autres opérateurs IP pour proposer des offres «tout compris» (produit plus service). «L année 2012 sera pour Gigaset Pro celle du décollage, conclut Sébastien Joumard, nous prévoyons 5 % de notre chiffre d affaires en France liés à cette activité». A l horizon de trois ans, l activité devrait représenter plutôt 10 et 15 % de chiffre d affaires de la société. Ariel Gomez Visio Telepresence : Huawei vise le haut de gamme Huawei a décidé de se faire une place dans le monde de la téléprésence. Lors du Cebit, l équipementier chinois a dévoilé une solution dotée d une technologie d affichage à triple écran, dont la date de disponibilité n a pas été précisée. Développée à partir d une solution existante (la référence TP3106) lancée lors du dernier Broadband World Forum, la nouvelle gamme de Huawei propose un système plus avancé technologiquement, notamment au niveau de la qualité de l image. Conçue pour être économe en énergie, la solution consomme, toujours selon le chinois, «30 % de moins que la norme». Compacte et légère, elle peut être fixée au mur et occuper moins d espace. A l instar de ses concurrents, Huawei a également intégré une technologie HD 1080p sur des bandes passantes faibles. Là encore, l objectif est d éviter de provoquer des dépenses supplémentaires chez l utilisateur. «La nouvelle génération de solutions de téléprésence intègre des innovations de pointe dans le but de proposer aux entreprises une meilleure expérience utilisateur tout en réduisant les coûts d exploitation», indique Mr Yiquan Chen, Président de la gamme UC&C de Huawei Enterprise Business Group dans un communiqué. Selon les dernières analyses réalisées par le cabinet IDC, Cisco reste le leader incontestable de la vidéoconférence en 2011 avec 54,3 % de part de marché, suivi de Polycom, avec 20 %. Huawei, qui a dépassé les 2100 unités vendues à fort à faire. Le chinois, qui revendique, parmi ses clients, plusieurs opérateurs et gouvernements, cherche notamment à pénétrer le marché des entreprises, segment auquel il a récemment consacré une unité d affaires. TP Le Journal des télécoms N 232 Avril
19 JDT232-P18-19-Equip-Actu OKAG:JDT193 30/03/ :57 Page 19 Marché Aastra vise la place de n 1 français A l occasion de l étape parisienne de son tour des partenaires 2012 (l Aastra Open Tour), l équipementier canadien, qui bat des records d audience dans les différentes étapes de sa tournée, a annoncé son intention de prendre la 1 ère place du marché français dans les 5 années qui viennent. Aastra sent que son heure est venue. Et l entreprise n hésite plus à partager ce sentiment avec ses partenaires, distributeurs et intégrateurs. Ce sentiment se traduit par un objectif maintenant clairement formulé : devenir le premier fournisseur d équipements et de logiciels de communication du marché français dans les cinq années qui viennent ; cette échéance étant par ailleurs la «fourchette haute» du plan. Le vrai objectif de l équipe française a plutôt pour horizon l année «Cet objectif ne nous est pas imposé par le siège, précise d entrée de jeu Jean-Denis Garo, directeur marketing et communication support d Aastra France, c est la direction française qui l a proposé à Tony Shen [le CEO]». D après son analyse, le contexte est en effet favorable : d une part, la société possède le portfolio de produits adéquat (avec un focus particulier sur la vidéo et le cloud), d autre part, Aastra ne serait plus qu à 4 ou 5 points du leader du marché, Alcatel-Lucent. Ce dernier, dont on attend toujours le renouvellement de la gamme Oxo, qui devait intervenir en 2011, souffre par ailleurs de l effet de rumeurs récurrentes portant sur la cession par l équipementier de la branche entreprises. Dans ce contexte, Aastra ne se prive pas de porter un effort particulier sur la conquête et la séduction de nouveaux partenaires Vidéo, cloud, proximité «La stratégie de notre prochain quinquennat, explique Bernard Etchenaguccia, directeur général d Aastra France, c est une route droite. Mais c est sur les routes droites qu il y a le plus d accidents, prévient-il. Nous avons défini des axes, comme celui de la vidéo ; nous avons aussi amorcé un virage vers les logiciels et services». Pour atteindre la première marche du podium, Bernard Etchenaguccia affirme avoir «les produits, les équipes et les réseaux de partenaires. Pour ces derniers, nous avons une politique de proximité et d accompagnement». On peut voir un autre signe de l intérêt que porte le marché à Aastra dans le succès croissant de son tour de France des partenaires. L édition 2012 de l Aastra Open Tour bat en effet des records d audience, avec 1700 inscrits pour les huit étapes et un taux de «perte en ligne», constaté après les étapes de Lyon, Nantes et Paris, extrêmement bas. Pour sa part, l escale parisienne, qui s est tenue dans la salle tout juste rénovée de la Mutualité, a attiré près de 400 participants. Des chiffres en nette progression par rapport aux 1300 participants de l AOT, dont 316 pour l étape parisienne. Par ailleurs, le nombre de partenaires technologiques présents au «village partenaires» (6 en 2011) a plus que doublé pour atteindre les 14. Fait nouveau : les opérateurs étaient de la partie, et pas des moindres, puisqu il s agissait d Orange Business Services et de SFR Business Team. A ces acteurs prestigieux, il faut ajouter d autres grands noms comme ceux de HP, Samsung ou Plantronics. Autre signe positif : alors qu en 2011 les consultants avaient fourni une partie non négligeable du panel des présents, l année 2012 voit le retour en force des installateurs-intégrateurs, avec 73 % des présents. Ariel Gomez 19 Le Journal des télécoms N 232 Avril Le Journal des télécoms N 193 Mars 2009
20 JDT232-P20-21-Equip PM CPL Wifi OKAG:Mise en page 1 29/03/ :10 Page 20 Point marché présente de nombreux inconvénients (les liaisons peuvent être très impactées par les interférences et très limitées par les murs des habitats collectifs, ce qui se matérialise par des artéfacts sur les écrans en matière de signaux vidéos), l utilisation de la bande de fréquences des 5 GHz depuis l année dernière apporte de grandes améliorations. «Contrairement aux 2,4 GHz, les 5 GHz sont réservés pour le WiFi, ce qui réduit considérablement les interférences», explique Thierry Fernandez, «de plus, dans cette bande de frééquipements Par Hervé Reynaud Partage de flux vidéos : CPL ou WiFi? Pour répondre au besoin de partage de flux vidéo HD (et 3D) entre les différents terminaux désormais présents dans les foyers (TV, PC, tablettes, smartphones), les technologies CPL et WiFi présentent chacune des avantages et des inconvénients. Au point qu'elles sont parfois complémentaires. Explications et tour d'horizon du marché. Sur les cinq dernières années, l évolution du marché du CPL suit de très près l évolution du marché de l IPTV», explique Thierry Fernandez, directeur technique de Lea (fabriquant de prises CPL) «tout simplement parceque le CPL est la solution proposée par la plupart des opérateurs pour connecter les décodeurs TV avec les modems des box». Et il est vrai que cette technologie plug and play est ultra simple à utiliser et répond aux Thierry Fernandez, directeur technique de Lea besoins de débit des usages vidéo (si le 85 Mbit/s initial était un peu juste, le CPL à 200 Mbit/s qui est disponible depuis trois ans est parfaitement adapté aux flux HD). Même l'arrivée progressive de la 3D et la multiplication des terminaux mobiles (PC portables, tablettes, smartphones), qui booste les besoins de partage de signaux vidéo, sont absorbées par la technologie CPL. En effet, pour accompagner l'évolution des usages, les débits théoriques disponibles sur le CPL sont passés de 200 à 500 Mbit/s il y a un peu plus d un an. La montée en débit va d'ailleurs se poursuivre puisque la norme Homeplug AV2, dont les spécifications ont été ratifiées lors du dernier CES de Las Vegas, permettra de disposer de 1 Gbit/s en WiFi : les avantages du 5 GHz et du dual band De son côté, le WiFi évolue aussi et reste une technologie adaptée au partage de flux vidéo. En effet, si le WiFi sur la bande des 2,4 GHz «Contrairement aux 2,4 GHz, les 5 GHz sont réservés pour le WiFi, ce qui réduit considérablement les interférences, de plus, dans cette bande de fréquences, les canaux sont plus nombreux et plus larges». quences, les canaux sont plus nombreux et plus larges». Lea vient d ailleurs de lancer en début d année une gamme de produits WiFi Dual Band (2,4 et 5 GHz) en partenariat avec la société Celeno Communications. Il s agit de passerelles multimédia WiFi disposant du MiMo (Multiple Input Multiple Output). «Pour l'instant, nous poussons ces produits uniquement vers les opérateurs», indique Thierry Fernandez, «en effet, dans les années à venir, la partie modem des box des opérateurs sera Dual Band». Les passerelles Lea disposent de 4 ports Ethernet, d une connexion WiFi à 450 Mbit/s, d une sécurité WPS, d'une fonction de détection et d'évitement des interférences, et du changement rapide de canaux. «Aujourd hui, le CPL et le WiFi peuvent aussi être associés pour répondre à des besoins spécifiques», poursuit Thierry Fernandez, «par exemple, pour amener le signal vidéo à l étage d une maison». En effet, dans ce cas, le CPL permet de transporter facilement le flux d un étage à l autre et le WiFi de le partager sur un seul niveau en permettant la mobilité. Pour ce type d'usages, Lea propose aujourd hui son NetPlug WiFi qui permet de faire le lien entre le réseau CPL et le hot-spot WiFi (au prix de 199 ). Ce produit accompagne notamment dans la gamme du fabricant le NetPlug Nano (pack de 2 adaptateurs CPL à 69 ) et le Socket 500 (pack de 2 adaptateurs CPL avec connexion Gbit/s pour les abonnés fibre, à 129 ). Des produits combinés WiFi-CPL «Nous développons nous aussi des produits hybrides qui convergent et combinent les deux technologies», explique Philippe Gourion, directeur commercial et marketing chez Devolo, «il y a des avantages évidents à associer la facilité d usage et la fiabilité du CPL avec la mobilité que permet le WiFi». Le fabricant commercialise notamment, dans cette famille de produits, le dlan 200 AV Wireless n, une borne CPL WiFi dotée de 3 ports Ethernet pour 139. La version 500 Mbit/s sera lancée d ici la fin de l année. «Le CPL permet aujourd hui de transporter des flux volumineux comme le sont ceux du domaine vidéo, en évitant les coupures y compris pour les flux 3D et les jeux en réseau», poursuit Philippe Gourion, directeur commercial et marketing chez Devolo «Le CPL permet aujourd hui de transporter des flux volumineux comme le sont ceux du domaine vidéo, en évitant les coupures y compris pour les flux 3D et les jeux en réseau». Le Journal des télécoms N 232 Avril
21 JDT232-P20-21-Equip PM CPL Wifi OKAG:Mise en page 1 29/03/ :10 Page 21 Lionel Paris, responsable marketing produits GP pour l Europe chez Netgear «Nous vendons des produits typés audio et vidéo depuis l année dernière, mais sur ce marché, les innovations WiFi sont pour l instant difficiles à pousser, car les foyers sont très majoritairement équipés de box intégrant du WiFi à 54 Mbit/s». sion du WiFi fourni par l opérateur», explique Lionel Paris, «dans ce contexte, le CPL reste néanmoins aujourd hui le meilleur moyen pour faire circuler les flux vidéo depuis la box dans un logement». Dans un avenir assez proche, le passage progressif au WiFi Dual Band permettra sans doute de remettre en cause cette affirmation, puisqu il sera possible d isoler le flux vidéo sur la bande des 5 GHz, mais pour l instant le parc existant est insuffisant dans cette bande de fréquences. Aujourd hui, la gamme Netgear repose principalement sur ses adaptateurs CPL (XAVB 1601, 2602 et 5601 compris entre 79 et 129 ) et ses répéteurs WiFi (WN2000 RPT et WN3000 RPT à 59 et 69 ), sans oublier son répéteur CPL- WiFi XAVNB2001 (129 ). William Bouzemarene, directeur commercial de TP-Link «Pour les flux vidéo, les produits WiFi les plus pertinents sont aujourd hui les répéteurs qui permettent de couvrir tout l espace d un logement, nous fondons beaucoup d espoirs sur ce segment de marché pour cette année 2012». Stéphane Gochtovtt, chef de produits TrendNet chez Comtrade «Le CPL a été en très forte évolution en 2011 et le sera encore cette année, mais il arrive à maturité sur le B to C». Philippe Gourion. Du reste, dans la gamme Devolo, le dlan 200 AVplus (adaptateur CPL avec prise gigogne intégrée, 100 ) et le dlan 500 AVplus (multiports Ethernet à 139 ) constituent des valeurs sûres. «La montée en puissance des transmissions vidéo constitue un vrai sujet d actualité chez nous, ce qui nous a conduit à définir une véritable stratégie autour de ces usages», explique Lionel Paris, responsable marketing produits GP pour l Europe chez Netgear, «nous vendons des produits typés audio et vidéo depuis l année dernière, mais sur ce marché, les innovations WiFi sont pour l instant difficiles à pousser, car les foyers sont très majoritairement équipés de box intégrant du WiFi à 54 Mbit/s». Il est vrai que les produits Dual Band permettant d atteindre 900 Mbit/s ( ) ne présentent pas encore un véritable intérêt pour les consommateurs. Ainsi, en matière de partage de flux vidéo sans fil, les box constituent une sorte de goulot d étranglement. «Alors, nous vendons énormément de répéteurs WiFi qui répondent au besoin d améliorer la diffu- Vers le Gbit/s en WiFi? «Pour les flux vidéo, les produits WiFi les plus pertinents sont aujourd hui les répéteurs qui permettent de couvrir tout l espace d un logement», confirme William Bouzemarene, directeur commercial de TP-Link, «nous fondons beaucoup d espoirs sur ce segment de marché pour cette année 2012». Dans cette catégorie, le fabricant propose notamment ses TLWA 730 RE (30 ) et TLWA 830 RE (50 ). «Sur le CPL, le marché reste axé sur le 200 Mbit/s même s il y a désormais une orientation incontestable vers le 500 Mbit/s», poursuit William Bouzmarene, «ainsi, nous avons très bien vendu notre adaptateur sans prise à 200 Mbit/s l année dernière (le TLPA 211, ndlr)». De son côté, TrendNet, en plus du CPL et du WiFi, répond à la demande de solutions de transmission de flux vidéo avec du WiDi (Wireless Display), la technologie mise au point par Intel permettant notamment d acheminer des flux vidéo vers un téléviseur avec une portée maximale de 10 m. «Mais nous vendons surtout du WiFi et du CPL, notamment nos adaptateurs TPL 307E et TPL 402E», indique Stéphane Gochtovtt, chef de produits TrendNet chez Comtrade, «le CPL a été en très forte évolution en 2011 et le sera encore cette année, mais il arrive à maturité sur le B to C». Du reste, les ventes de 2012 devraient déjà être un peu en retrait par rapport à celles de 2011 ( ventes en France - hors FAI - sont attendues, contre l année dernière). L'arrivée du CPL à 1 Gbit/s en 2013 relancera peut-être ce marché, mais auparavant le WiFi aura lui aussi franchi un nouveau palier puisque le ac, annoncé avec un débit théorique dépassant le Gbit/s, est attendu pour fin début Quel choix pour les entreprises? Les flux vidéo sont aussi de plus en plus présents dans les entreprises. «Dans un contexte professionnel, la densité d utilisateurs et les possibilités de chaînage d équipements CPL constituent des limites au partage de flux vidéo», explique Thierry Doualan, chef de produits chez D-Link. En effet, les bornes WiFi ne peuvent absorber des usages vidéos simultanés trop nombreux, alors le nombre d adaptateurs CPL qui Thierry Doualan, chef de produits chez D-Link Patrick Salin, directeur marketing B to B chez Lea peuvent être connectés en chaîne depuis le tableau électrique n est pas extensible à l infini. «Les TPE ou les petites PME ont intérêt à privilégier le CPL car elles bénéficieront d un moindre affaiblissement du signal», poursuit Thierry Doualan, «alors que les grandes entreprises ont plutôt intérêt à utiliser des bornes WiFi qui permettent de couvrir des sites étendus». D-Link adresse notamment ce marché avec ses packs CPL DHP P307 AV (200 Mbit/s) et DHP P501 AV (500 Mbit/s), ainsi qu avec ses points d accès WiFi DWL 3200 AP (muni d'une alimentation POE) et DAP 3690 (adapté aux conditions extérieures). Bien entendu, dans de nombreuses entreprises, les flux vidéo sont principalement acheminés via le câblage Ethernet. «Toutefois, il existe un marché entreprises pour le CPL», confirme Patrick Salin, directeur marketing B to B chez Lea, «avec quelques petites différences sur les produits comme les alimentations POE ou encore la possibilité de connecter jusqu'à 250 équipements au lieu de 64». 21 Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
22 JDT232-P22-Serv Actu OKAG:JDT 29/03/ :19 Page 22 Actualité services en bref Coriolis Télécom : nouveaux forfaits et baisse des prix Deux mois et demi après la sortie des offres de Free, et après une première salve de réponse proposée le 18 janvier (offre sans engagement Brio Liberté), Coriolis Télécom poursuit la refonte de ses offres avec une nouvelle déclinaison de forfaits Ideal (Ideal, Ideal SMS, Ideal smartphone) et une baisse de prix de ses forfaits bloqués. Ainsi, la gamme Ideal, orientée voix, va de 16,80 (2 h) à 24,90 (appels François Richard, illimités vers tous les directeur de la stratégie de opérateurs fixes et Coriolis Télécom mobiles) et inclut 100 SMS ou 50 MMS. Le forfait Ideal SMS, offre des SMS illimités et va de 14,80 pour 1 h d appel à 29,80 (illimité). Pour sa part, Ideal Smartphone, proposée avec un smartphone, offre également les SMS illimités et 200 à 500 Mo de données, avec des offres voix de 1 h (19,80 ), 2 h (24,80 ) ou illimité (39,80 ). La gamme forfaits bloqués se compose désormais de trois formules : 30 mn à 9,80 ; 1 h + SMS illimités pour 14,90 et 1 h + SMS illimités et 200 Mo d internet à 19,80. L ensemble des prix s entend pour un engagement de 24 mois et avec des téléphones à partir d un euro. Particularité Coriolis Télécom : tous ces forfaits (y compris les bloqués) incluent le report des minutes non consommées de manière illimitée. IMC Mobile s attaque au roaming Les communications depuis l étranger restent une plaie pour les entreprises. Le roaming les coûts d interconnexion aux réseaux étrangers que facturent les opérateurs - pèse sur les budgets. IMC Mobile tente de contourner cette difficulté avec un abonnement dédié. Hébergé sur le réseau d Orange, le MVNO dispose de ses propres cartes SIM. «Les utilisateurs disposent d un numéro IMC mobile» explique Nicolas Moreau, responsable de la communication et du marketing chez IMC mobile. «Tout se passe comme si on était chez un opérateur classique». La différence intervient au niveau de la facture. IMC applique un tarif de 0,18 euros hors taxe par minute pour les communications voix. La Commission européenne a établi un tarif plafond de 0,35 euros pour ces communications. «En SMS, notre marge est ténue, cependant, on est très légèrement en dessous [les tarifs imposés par Bruxelles]», précise Nicolas Moreau. La data coûte quant à elle 2 euros par Mo consommé. L opérateur, qui compte 150 clients à ce jour, vise déjà d autres continents. «Nous voulons solidifier notre position et devenir full MVNO. On négocie déjà aux US et à Hong-Kong», conclut le responsable. Prospective Alliance SFR et HP poussent leur cloud commun Après avoir posé, en juin 2010, la première pierre d une offre commune dans le cloud à destination des grands comptes, SFR et HP vont plus loin et visent les PME-PMI avec une offre complète qu ils vont porter conjointement via leurs partenaires respectifs. Objectif : 25 % de parts de marché PME d ici Signe de l importance stratégique de l annonce, les deux entreprises étaient représentées au plus haut niveau : Frank Esser, p-dg, pour SFR [remercié depuis], et Yves de Talhouët, Senior Vice-Président de l entité Enterprise Business et Directeur Général EMEA, pour HP. Mais, passée l introduction générale, l essentiel du temps de parole et de l annonce ont échu à Pierre Barnabé, directeur général de SFR Business Team, et Gérald Karsenti, P-dg de HP France. «Le cloud devrait représenter un marché de 3 à 6 Mds d euros en France d ici 2016, explique Gérald Karsenti, p-dg de HP France, et 10 % des dépenses informatiques des entreprises d ici 5 ans. Nous allons vers une adoption de masse tirée par les PME, qui cherchent à optimiser leurs dépenses et qui sont à la recherche de simplicité dans l activation des services». Pour répondre à cette demande, «il faut faire converger les technologies, les rendre flexibles, puis il faut manager les données», poursuit-il. Autre impératif : sécuriser les données, et séparer les clouds privés des clouds publics. «Notre objectif, c est d accompagner les PME- PMI, qui sont de plus en plus demandeuses de cloud, a ajouté Pierre Barnabé. Pour cela, nous avons un réseau haut débit complet, des data centers situés en France, notre expertise du marché entreprises et notre force commerciale». Une offre IaaS pour commencer Dans l immédiat, cette démarche se matérialisera par la mise sur le marché, dès le 11 avril prochain, d une offre IaaS (infrastructure as a service), baptisée «Suite infrastructure cloud». Elle se compose de trois niveaux d offre : «start» (paiement à l usage), «Internet» (milieu de gamme intégrant des fonctionnalités avancées) et «Critique» (offre haut de gamme avec tous les services inclus). Cette offre IaaS se veut très compétitive en termes de prix, d après un benchmark réalisé par SFR et HP au niveau mondial. «Sur l offre Critique, nous sommes même moins chers qu Amazon», précise Pierre Barnabé, avant relation client Tout le monde a un téléphone portable, dès lors, pourquoi ne mettrait-on pas les technologies mobiles au service de la relation client?». C est sur la base de cet objectif simple que Hervé Cébula a créé, il y a 4 ans, la société Media Tech. Son domaine d expertise : faire dialoguer le monde des bases de données et l informatique avec la téléphonie mobile. Son service de départ : un agenda électronique pour le secteur de la santé, qui envoie des SMS pour rappeler les rendez-vous médicaux. Mais l idée n a pas décollé en raison de l impréparation des médecins. Media Tech s est donc tournée vers les SMS et messages vocaux à «moyenne valeur ajoutée», tels que la confirmation de commandes, les messages de remerciement, etc. Instant survey, c est le nom de ce service, est maintenant l activité qui fait vivre la société. «Nous avons attaqué des outsourceurs tels que Téléperformance ou Arvato, qui avaient les outils pour mesurer le travail fourni au client, mais pas ceux pour mesurer la qualité perçue par De gauche à droite : Yves de Talhouët (HP), Pierre Barnabé (SFR Business Team), Frank Esser (SFR), Gérald Karsenti (HP) map complète en mode SaaS (Software as a Service). On y trouvera ainsi, dès le 2 ème trimestre, la «Business Suite Stockage» (offre de sauvegarde et protection de données) et la «Business Suite Sécurité» (confidentialité, intégrité et disponibilité). Ces deux offres seront suivies au 3 ème trimestre par la «Business Suite Relation Client» (qui permet de gérer les contacts entrants et sortants), puis, au cours du dernier trimestre, par «Business Suite Entreprise», une offre qui prévoit l intégration des applications d entreprise. A terme, le tandem vise l objectif de passer de 50 M à 200 M de chiffre d affaires sur ces offres (avec une répartition 60/40 % entre SFR et HP), ce qui devrait représenter une part de marché (sur les PME) de 25 %. En 2011, les offres communes SFR-HP ont atteint 35 M. Ariel Gomez CRM Mobile : la relation client dans la poche d ajouter «pour être compétitif, il faut du volume et beaucoup d innovation». Un des aspects les plus structurants du renforcement de l accord SFR-HP, c est que leur nouvelle offre sera portée commercialement par les partenaires respectifs des deux acteurs : 150 pour SFR, 4500 pour HP. «Nos partenaires, c est l équivalent de 1600 commerciaux sur le terrain, poursuit Pierre Barnabé, et une bonne partie de notre réseau est déjà formée». Les autres ceux de SFR comme ceux de HP seront formés non seulement à l offre, mais aussi à la manière de répondre aux interrogations des clients. «Le cloud intéresse et attire les PME, mais elles ont besoin d être rassurées sur ce qu il apporte, ce qu il protège, ce qu il coûte». Après cette première brique sous mode IaaS, SFR et HP ont prévu de dérouler une roadl utilisateur», explique Hervé Cébula, fondateur et dirigeant de la société. En se concentrant sur la mesure de l accueil, l amabilité, le temps d attente, le service rendu, Media Tech a permis à ses clients d améliorer sensiblement leur service. «Ce que nous faisons, poursuit Hervé Cébula, c est aussi un outil de pilotage des ressources Hervé Cébula, fondateur et dirigeant de Media Tech humaines et un outil anti-churn. Nous pouvons déclencher des actions correctives qui améliorent le service en envoyant des alertes dans le CRM». Demain, Media Tech travaillera sur «le web mobile et les points de vente», avec, en ligne de mire, l intégration des réseaux sociaux et de la mesure de satisfaction. AG Le Journal des télécoms N 232 Avril
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24 JDT232-P24-25-Service PM Box OKAG:Mise en page 1 29/03/ :54 Page 24 Point marché services Hervé Reynaud Les box grand public : quelles offres pour fidéliser Après Free, SFR et Numericable, Bouygues Telecom a annoncé à son tour le lancement prochain de sa box de nouvelle génération. Les innovations que les opérateurs mettent en avant sur ces produits, tout comme les services et les avantages tarifaires proposés dans les offres associées, revêtent une aujourd'hui importance capitale sur ce marché déjà largement équipé : retenir et fidéliser les clients. Tour d horizon. Nous sommes actuellement dans des années de forte rupture au niveau des usages, par conséquent l innovation prend une place très importante sur le marché», explique Franck Abihssira, directeur des offres fixes contenus et services chez Bouygues Telecom, «l émergence du multi-écran, notamment, nous oblige à développer des services adaptés aux nouveaux comportements d'utilisation». Et Bouygues Telecom va innover, puisqu il a annoncé en janvier dernier la sortie de sa nouvelle box, baptisée Bbox Sensation, pour le printemps 2012 (la nouvelle Bbox sera utilisable aussi bien en ADSL que derrière une connexion fibre, une version dédiée au câble sera commercialisée en partenariat avec Numericable). Sur ce nouveau produit, la partie modem et la partie décodeur TV seront regroupées au sein d un même boîtier. «Nous allons lancer le produit le plus innovant du marché», assure Franck Abihssira, «nous avons refondu complètement le portail TV afin de proposer une nouvelle expérience TV à nos clients». Fabriquée par Samsung et équipée d un processeur Intel, la future Bbox sera la première box du marché à intégrer du WiFi sur la bande de fréquences des 5 GHz, ce qui lui permettra de diffuser jusqu à quatre flux HD simultanément. «Côté services, parallèlement aux nouvelles offres de VOD et de catch-up TV, nous offrirons du cloud gaming grâce à un partenariat avec Playcast», poursuit Franck Abihssira, «cela permettra aux utilisateurs de profiter de jeux AAA, c est-à-dire ceux que l on retrouve sur les consoles de jeux». Pour l heure, Bouygues se refuse à divulguer les tarifs des offres d abonnements qui seront associées à cette nouvelle box. En tout cas, il semble que les offres quadruple play Ideo devraient être comprises dans le lot. Quatre tuners intégrés, deux enregistrements HD pour Numericable Numericable s apprête lui aussi à lancer une box de nouvelle génération intégrant le modem et le décodeur TV dans un seul boîtier (lancement dès ce mois d avril). Baptisée La Box by Numericable, elle a été conçue en partenariat avec Sagemcom et offre de nouvelles fonctionnalités (WiFi n, télécommande bi-face, accès à Facebook sur le téléviseur, quatre tuners TV permettant deux enregistrements simultanés en HD, sans oublier un lecteur Blu-ray en option). «Sur le marché des box, notre analyse est de dire que les box actuelles sont assez obsolètes», lâche Jérôme Yomtov, secrétaire général, «il s agit de box Franck Abihssira, directeur des offres fixes contenus et services chez Bouygues Telecom «L émergence du multi-écran, notamment, nous oblige à développer des services adaptés aux nouveaux comportements d'utilisation» ADSL ne permettant plus de répondre aux usages des Français qui disposent désormais de plus de 5 écrans par foyer, or chaque écran nécessite de la bande passante». Pour accompagner la mise sur le marché de cette nouvelle box, une nouvelle gamme de services sera également lancée en ce début avril. Elle comprendra notamment une offre intégrant un accès internet à 200 Mbit/s, deux lignes téléphoniques et 300 chaînes TV pour 54,90 par mois. Parallèlement, Numericable a développé des applications iphone et ipad permettant de piloter la box depuis son mobile (une version Android sera lancée ultérieurement). Orange un peu à la traîne «Pour notre part, nous pensons qu'il n y a pas d attentes spécifiques des consommateurs sur les box, ceux-ci veulent simplement qu elles ne soient pas trop visibles et qu elles disposent de technologies sans fil», assène Alice Holzman, directrice marketing grand public d Orange, prenant ainsi le contre-pied complet du discours ambiant, «les attentes des clients se portent plutôt sur les services». Les solutions multi-écran, ainsi que l accès aux réseaux sociaux et aux Jérôme Yomtov, secrétaire général de Numericable «Sur le marché des box, notre analyse est de dire que les box actuelles sont assez obsolètes, il s agit de box ADSL ne permettant plus de répondre aux usages des Français qui disposent désormais de plus de 5 écrans par foyer, or chaque écran nécessite de la bande passante». outils de recommandations sur le téléviseur font partie des services que l opérateur a identifiés comme constituant de véritables demandes du marché. «Par ailleurs, nous avons déjà intégré l accès direct à Deezer et à Dailymotion dans le portail de l offre TV d Orange», ajoute Alice Holzman. Toutefois, malgré ces initiatives en termes de services, l opérateur est aujourd hui incontestablement un peu à la traîne sur le marché des box. Annoncée depuis longtemps, la box de nouvelle génération d Orange devrait finalement être dévoilée au cours du second semestre. En attendant, pour fidéliser ses clients, l opérateur pousse ses offres packagées. Par exemple, avec Open, les utilisateurs bénéficient d un avantage tarifaire de 20 % et n ont qu une seule facture pour tous leurs services. Mieux, depuis décembre dernier, ils peuvent ajouter des forfaits mobiles dans cette offre. Ainsi constitué, le quadruple play d Orange est disponible à partir de 54,90 (accès à 20 Mbit/s, téléphone fixe illimité, forfait mobile 1h avec SMS et internet illimités et 140 chaînes TV). SFR, le cloud en point de mire SFR ne procède pas autrement avec ses offres multipacks, qui permettent elles aussi de concevoir des formules quadruple play à partir de 40,80 par mois (l opérateur vient même de lancer en février une offre quadruple play incluant un forfait mobile illimité et un accès internet à 25 Mbit/s pour 55,90 mensuels). «Mais la différenciation par le produit reste forte», reconnaît de son côté Mathieu Jacquier, direc- Le Journal des télécoms N 232 Avril
25 JDT232-P24-25-Service PM Box OKAG:Mise en page 1 30/03/ :55 Page 25 Mathieu Jacquier, directeur marketing des offres ADSL et fibre chez SFR «Mais la Neufbox Evolution est une plateforme d innovations qui représente un investissement pour plusieurs années, aujourd hui, le principal axe de développement de notre offre repose que le cloud, qui ouvre des perspectives très intéressantes, notamment en termes de jeux». Alice Holzman, directrice marketing grand public d Orange «Nous pensons qu'il n y a pas d attentes spécifiques des consommateurs sur les box, ceux-ci veulent simplement qu elles ne soient pas trop visibles et qu elles disposent de technologies sans fil, les attentes des clients se portent plutôt sur les services». teur marketing des offres ADSL et fibre, «nous avons été les premiers à lancer une box de nouvelle génération fin 2010, Free a suivi, alors que Bouygues Telecom et Orange n en sont qu au stade des annonces». Peutêtre, mais aujourd hui, même si elle dispose de quatre prises Gigabit Ethernet et d un disque dur de 200 Go, la Neufbox Evolution risque de souffrir de la comparaison avec les nouvelles box de Bouygues Telecom et Numericable (sans oublier celle de Free). «Mais la Neufbox Evolution est une plate-forme d innovations qui représente un investissement pour plusieurs années», rétorque Mathieu Jacquier, «aujourd hui, le principal axe de développement de notre offre repose que le cloud, qui ouvre des perspectives très intéressantes, notamment en termes de jeux». C est aussi principalement sur ce segment des jeux que Free a enrichi son offre de services depuis le lancement de la Freebox Revolution (processeur à 1,2 GHz, NAS de 250 Go et lecteur DVD/Blu-ray) en décembre En effet, l opérateur a rendu accessibles Angry Birds de nombreux jeux Gameloft (voir encadré) sur la TV. Par ailleurs, il a lancé une offre de jeux à la demande en ouvrant sa plate-forme Game- Tree TV. Auparavant, Free avait aussi intégré des réseaux sociaux dans son portail TV, notamment Facebook et Twitter, ainsi que les principales plates-formes de partage de vidéo (Dailymotion et You Tube), sans toucher à son tarif initial de 37,97 par mois. Un prix auquel les clients de Free peuvent désormais ajouter 15,99 pour disposer d un service quadruple play illimité. Free très actif sur les jeux Gameloft L opérateur a déjà intégré de nombreux jeux de l éditeur Gameloft dans son offre de jeux sur TV (Asphalt 5 et 6 HD, N.O.V.A, Real Football 2011 HD, Bubble Bash, Uno HD, Texas Hold em Poker, etc.). Il vient d innover le mois dernier in incluant Order & Chaos, soit le premier MMORPG (Massively Multiplayer Online Role Playing Game) disponible sur une box triple play. Il s agit d un jeu de rôle en ligne auquel peuvent participer simultanément quantité de joueurs. Ce jeu est accessible par abonnement (1,99 euros par mois). 25 Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
26 JDT232-P26-27-ITW les gens OKAG:JDT 29/03/ :49 Page 26 Interview les gens & les chiffres OIivier Roussat, Directeur Général de Bouygues Telecom Bouygues Telecom dévoile sa feuille de route LTE, avec début des tests à grande échelle fin juin à Lyon. Parallèlement, l opérateur mise sur sa box Sensation pour apporter de la valeur et fidéliser ses clients. Sur fond de baisse de revenus - et de plan d économies qui touchera le service clients, la distribution et les achats l avenir de l opérateur dans le fixe comme dans le mobile joue dans les tout prochains moins. Propos recueillis par Ariel Gomez Le LTE de retrouve Vous accélérez sur le LTE [cf aussi page 10], est-ce essentiellement en réponse à Free? Pas vraiment. L acte déclencheur a été la prise de conscience, l été dernier, que ce sont les mobiles qui tirent le LTE. Nous avions la crainte que l iphone 4S soit en 4G, et que notre réseau ne soit pas prêt. C est pourquoi nous avons marqué une pause dans les appels d offres en 2011 pour y adjoindre le LTE. Fin octobre-début novembre, nous avons sélectionné nos partenaires (Ericsson et Huawei), puis nous avons tout contractualisé pour pouvoir démarrer nos tests LTE début janvier. L ambition du LTE, par la vitesse qu il peut apporter, c est le moyen de faire une différentiation assez spectaculaire, c est vraiment un moyen de relancer l usage data. Nous avons observé à l étranger les packages data à 3, 5 ou 10 Go et jusqu à 15 Go au Japon - ; c est un vrai décollage des usages data. Cela change l expérience utilisateur et permet de retrouver de la valeur. Y aura-t-il un service premium data en LTE qui vous permettra de remonter les prix? Je ne peux pas encore vous dire ce que nous allons faire, mais nous avons observé ce qui se fait en Europe. La 4G LTE est valorisée par les clients, qui acceptent de payer un prix premium pour l avoir. Ils voient la différence très nette entre 3G et 4G. Autre fait important : lorsque nous lancerons notre offre commerciale, de nombreux terminaux seront disponibles. En Suède, ils n ont que des dongles et des tablettes. Les smartphones arrivent cet été. Nous pensons qu un mobile performant avec un usage différent est capable de créer de la valeur. Concernant les conséquences de l arrivée de Free Mobile [voir les détails dans l article pages 14-15], vous commencez à enregistrer un «effet retour», notamment sur B&You? Vu la période [résultats trimestriels à venir], je ne peux pas vous donner de chiffre précis. Mais il est clair que les difficultés de notre concurrent actuellement nous rendent service. Il y a trois semaines, sur la totalité des flux entrants de clients qui portent leur numéro sur B&You, 10 % venaient de Free Mobile. Il y a 15 jours, nous en étions à 20 %, et nous sommes arrivés à 49 % mardi [20 mars]. Cela révèle aussi une chose très simple : le sans engagement, c est très exigeant. Si le client n est pas content, il va voir ailleurs. De nombreux observateurs, y compris certains de vos confrères et concurrents, s attendaient à vous voir attaquer Free Mobile, sur des questions de couverture notamment, et se demandent pourquoi vous ne l avez pas fait? Il y a dans notre métier une règle très simple : l Arcep est l autorité qui valide les critères qui nous permettent de remplir nos obligations de licence. C est elle qui nous a dit en 2008, «vous n avez pas fait 20 %» [de la couverture 3G, NDLR], c est elle qui nous a confirmé plus tard que nous avions atteint nos objectifs de licence. «La 4G LTE est valorisée par les clients, qui acceptent de payer un prix premium pour l avoir. Ils voient la différence très nette entre 3G et 4G (...) Nous pensons qu un mobile performant avec un usage différent est capable de créer de la valeur». L Arcep pratique des méthodes de mesure - qui peuvent susciter la polémique mais qui sont constantes. Elle les a pratiquées avec nous, elle les pratique avec Free aujourd hui. Il serait malvenu d aller contester les mesures de l Arcep sous prétexte que le thermomètre n est pas le bon. Dans les conséquences prévisibles de l impact de Free sur votre activité, vous avez annoncé une baisse prévue de chiffre d affaires de 10 %, un impact EBITDA de 150 M et un plan d économies de 300 M par an. Sachant que cela n impactera pas les investissements réseau, comment cela va se traduire sur le reste de l activité de Bouygues Telecom, notamment sur la distribution? Plusieurs choses rentrent en ligne de compte. Le système de distribution est en train d évoluer, avec une augmentation de la part d Internet et une baisse des réseaux physiques. D autre part, les opérateurs qui ont un réseau physique de boutiques ont confirmé leur attachement à leur réseau. Mais si vous avez moins de monde qui vient dans les boutiques, et si les opérateurs essaient d aiguiller ces flux vers leurs propres réseaux, vous avez mécaniquement une autre partie de la distribution qui aura moins de trafic dans leurs magasins.ensuite, il y a eu des baisses de prix significatives. Pour pouvoir les faire, il faut pouvoir baisser les coûts qui sont constitutifs de ces offres, dont la part de rémunération que l on affectait à la vente d un forfait. Sur Internet, c est zéro. Vous avez donc une baisse de la masse d argent qu on donnait en rémunération et une concentration de ces dépenses sur les réseaux propriétaires. Deuxième sujet : dans les nouvelles offres que nous avons sorti le 19 mars, nous sommes passés de 14 à 6 offres. Les offres étant plus simples, nous avons moins d appels de nos clients car nous pouvons traiter plus d actes sur internet. Cela permet de nourrir notre plan de réduction de coûts. Nous allons arrêter certaines activités qui étaient en sous-traitance auprès de partenaires. Le troisième point de ce plan d économies, c est une renégociation de la masse d achats et de prestations sous-traitées à l extérieur. Il faut que ce plan soit opérationnel au premier janvier pour que nous puissions dégager 300 M d économies en Par ailleurs, davantage d offres SIM Only Le Journal des télécoms N 232 Avril
27 JDT232-P26-27-ITW les gens OKAG:JDT 29/03/ :49 Page 27 E nous permettra er de la valeur [sans terminal associé], c est aussi moins de terminaux à subventionner ; cela ne devrait-il pas représenter une économie considérable? Pas vraiment. Si vous observez les tarifications que nous avons introduites (avec des baisses de prix au-delà de la période d engagement), lorsque vous avez une baisse de votre coût de subvention, vous avez aussi une baisse de revenu. Donc cela s équilibre. Cela impacte d une manière ou d une autre votre grossiste, Extenso Telecom? Extenso continue sa diversification et il continue à chercher les moyens de se développer différemment. Ce qu à fait Jean-Pierre Hun [le patron d Extenso] est assez remarquable, et il continue à le faire, sachant qu il existe pour des sociétés telles qu Extenso de nouvelles sources de développement. Deux nouvelles activités majeures vont naître : la vente de mobiles d occasion et le financement de terminaux. Ce sont des sujets sur lesquels Extenso travaille, avec le bémol qu on ignore l appétence des clients pour l achat des mobiles à crédit. Sur B&You, par exemple, après les mobiles à prix coûtant, nous avons proposé un paiement en trois fois sans frais, puis en douze fois, mais avec un succès très mitigé. Nous pensons que les clients passeront du monde subventionné au mode sans engagement, et quand ils auront envie de changer de mobile, ils repasseront au monde subventionné, parce que c est simple. Les clients ont compris qu avec la loi Chatel, on a inventé le crédit qu on ne rembourse pas totalement. Dans un crédit bancaire, on doit aller jusqu au bout. Quelle pensez-vous que soit la limite des parts de marché du SIM Only? Qui des autres, par ailleurs? Nous pensons que l engagement restera largement majoritaire (dans les 60 % du marché total, y compris le prépayé), car l appétence des consommateurs pour les beaux mobiles reste très forte.quant au forfait bloqué, qu on aurait pu penser voué à la disparition en raison de la baisse des forfaits illimités, il continuera à exister, parce que beaucoup de parents ne souhaitent pas que leurs enfants puissent téléphoner et envoyer des SMS sans limites. De plus, dans le bloqué, vous ne pouvez pas dépasser le montant alloué, tandis que dans les forfaits illimités, on peut toujours envoyer des SMS + qui chargent la facture. Le «Il y a trois semaines, sur la totalité des flux entrants de clients qui portent leur numéro sur B&You, 10 % venaient de Free Mobile. Il y a 15 jours, nous en étions à 20 %, et nous sommes arrivés à 49 % mardi [20 mars]. Cela révèle aussi une chose très simple : le sans engagement, c est très exigeant». bloqué, c est environ 15 % de notre parc. La tranquillité du blocage pour les parents a une valeur. Ensuite, pour les autres offres du marché, le SIM only sans engagement ne devrait pas dépasser les %. Avec l arrivée Free, avez-vous perdu des abonnés professionnels? Le segment a été relativement épargné. Le client pro est très attaché à la proximité physique de son opérateur, qui lui permet d avoirtrès vite un terminal de rechange s il a un problème avec le sien. Vous avez annoncé votre nouvelle box le 12 janvier, avez-vous eu depuis des retours? Nous avons eu d excellents retours sur le positionnement de la box, nous sommes assez confiants. Nous avons voulu faire le produit le plus premium du marché, avec le meilleur processeur, le meilleur WiFi, la meilleure VOD, le meilleur cloud gaming Nous avons internalisé le développementpour maîtriser l arrivée des évolutions technologiques dans le hardware comme dans le soft, et maîtriser ainsi complètement l expérience que l on donne au client. La Box sensation est une première étape. Nous sommes déjà en train de travailler à la génération suivante de box, nous allons sélectionner le chipset dans les prochaines semaines. Puis, en parallèle, nous avons acquis tous les logiciels embarqués dans les box de notre parc (qui avaient été développés par Sagem et Technicolor) pour les redévelopper afin de garantir aux possesseurs de nos premières box la même expérience client que nous allons proposer sur la box Sensation, sous réserve des limites techniques des équipements. La box est-celle au centre de la stratégie de fidélisation des clients résidentiels des opérateurs, notamment avec grâce aux remises tarifaires proposées sur les offres mobiles associées? Je le pense,oui. Nous avons été les premiers à introduire Ideo en juin 2009, et nous pensions que l avenir était à la convergence. On nous expliquait alors que c était deux mondes différents et que les clients n allaient pas mettre les deux services chez le même fournisseur. Or je pense qu ils le feront, car, comme vous le voyez aujourd hui dans le LTE, il y a de plus en plus de services qui démarrent dans le fixe pour finir dans le mobile et vice-versa. Quand on a les deux, on peut fabriquer une expérience client qui sera nettement supérieure. On entend assez peu Bouygues Telecom Entreprises sur le cloud, alors que le marché est en train de se structurer et qu OBS et SFR Business Team sont très actifs sur le sujet C est vrai, nous sommes assez discrets. Mais nous y travaillons. Nous avons crée fin 2011 une structure dédiée, rattachée à Richard Viel (directeur général délégué). Nous pensons que le moment est venu où les choses se concrétisent au-delà du discours marketing. Nous y travaillons dans une approche entreprises, mais aussi pour le grand public. Vous nous entendrez prochainement sur ce sujet 27 Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
28 JDT232-P28-33-Dossier AG photo p 30:JDT 29/03/ :58 Page 28 Dossier Par HERVÉ Hervé REYNAUD Reynaud Communications d entreprise : pourquoi passer de l IPBX au cloud? Les communications d entreprise (voix, communications unifiées, visio) font partie des fonctions éligibles à une migration vers le cloud, avec comme principaux avantages le passage d un mode Capex à un mode Opex et l assurance de disposer d une solution régulièrement mise à jour et sécurisée. Toutefois, les entreprises n ont pas toutes les mêmes besoins et adoptent des stratégies différentes sur le sujet. Ainsi, les raisons de passer aux UCaaS (Unified Communications as a Service) sont nombreuses, mais les freins aussi. Tour d horizon des différents enjeux et de l'offre disponible. ILS ONT DIT Olivier Couston, directeur général de Siemens Enterpise Communications «Le cloud permet aux opérateurs comme aux entreprises clientes de bénéficier en permanence de la dernière version des solutions, malheureusement, les grands opérateurs ne poussent pas encore beaucoup les UCaaS». Ala différence du centrex IP, il ne s'agit pas aujourd'hui d externaliser uniquement la voix, mais l'ensemble des fonctionnalités regroupées sous l'appellation communications unifiées, c est-à-dire les outils de présence, de messagerie, de partage de documents et de collaboration notamment», explique Olivier Couston, directeur général de Siemens Enterpise Communications, «toutefois, la demande du marché pour ce type de solutions n est pas si forte que cela pour l instant, elle se situe d ailleurs essentiellement dans une logique de clouds privés». En effet, les grandes entreprises ont déjà largement migré vers des solutions UCaaS (Unified Communications as a Service) en cloud privé, c est-à-dire installées dans leur propres data centers. A contrario, les PME commencent seulement à s intéresser au sujet et se tournent vers des opérateurs qui hébergent aujourd hui ce type d applications dans des clouds publics, comme Acropolis Telecom ou encore Open IP. «Le cloud permet aux opérateurs comme aux entreprises clientes de bénéficier en permanence de la dernière version des solutions», explique Olivier Couston, «malheureusement, les grands opérateurs ne poussent pas encore beaucoup les UCaaS». En la matière, Siemens travaille avec des opérateurs spécialisés (Paritel, Acropolis Telecom et Open IP notamment) et des opérateurs globaux (Orange Business Services et SFR Business Team) au travers de son offre Open Scape Office Version. Mais Siemens s apprête aussi à lancer en France, dès le mois de mai, une plate-forme de services (baptisée Open Scape Cloud Services) hébergée dans ses propres data centers en Allemagne. Centraliser la téléphonie, mais aussi les budgets Mitel sert déjà lui aussi plusieurs dizaines de grands comptes pour leurs clouds privés. L éditeur se démène actuellement pour renforcer sa pré- Luc Hallion, directeur du business development Mitel pour la France «La migration vers des solutions UCaaS permet de passer d un mode Capex à un mode Opex, ce qui est très important pour les entreprises dans le contexte actuel, mais ce n est pas leur seule motivation». Le Journal des télécoms N 232 Avril
29 JDT232-P28-33-Dossier AG photo p 30:JDT 29/03/ :59 Page 29 Panasonic met la voix dans le cloud «Le cloud est devenu une réalité et nous veillons à rendre nos produits compatibles pour la majorité des opérateurs», indique Valérie Poret, responsable marketing télécom de PSCEU, la division b to b de Panasonic, «nous avons déjà conclu des partenariats et nos solutions ont désormais vocation à être hostées». Panasonic a notamment validé la compatibilité de son offre avec des opérateurs comme Open IP, Senso Telecom, Nerim, Vivaction et Acropolis Telecom, et ses fournisseurs de plates-formes de services comme Cirpack, Broadsoft, Centile et Andrexen. «Nous avons lancé nos mini-standards TGP 500 et 550 il y un an et nous les avons positionnés sur le cloud en septembre dernier», explique Jacques Duzan, responsable du département PBX-SIP, «le NS 1000, notre serveur de communications SIP, est lui aussi destiné à être hosté». Les postes SIP de la gamme UT (enrichie récemment par un poste haut de gamme, le UT 670) complète l offre cloud de l équipementier. sence dans les clouds publics. «Pour l instant, la voix et les communications unifiées en cloud public ne représentent pas encore grand chose sur le marché, mais nous sommes seulement en train de monter les offres», explique Luc Hallion, directeur du business development pour la France, «et ce n est pas simple, il est primordial de sélectionner les bon partenaires». Pour aborder ce marché, Mitel, qui travaille déjà avec Acropolis Telecom, s appuie sur son serveur d appels VMCD (Virtual Mitel Communication Director) et sur sa suite collaborative VMAS (Virtual Mitel Applications Suite) qui comprend notamment des outils de messagerie unifiée, de présence, de télétravail et de collaboration. «La migration vers des solutions UCaaS permet de passer d un mode Capex à un mode Opex, ce qui est très important pour les entreprises dans le contexte actuel, mais ce n est pas leur seule motivation», argumente Luc Hallion, «en effet, le cloud permet de mutualiser les ressources, d uniformiser les process de gestion et de de provisionning, et constitue en plus une bonne réponse aux besoins des collaborateurs nomades». Mitel fera trois annonces importantes dans le courant de l année en matière de UCaaS, sans vouloir rien dévoiler pour l instant. C est souvent au moment d un changement de matériel, lorsque le PBX a été amorti et qu il est obsolète, que les entreprises passent au cloud. Il s agit en effet meilleur moment d un point de vue stratégique et économique. «Mais il faut aussi que les entreprises aient la capacité à centraliser leur téléphonie», estime Jean-Marc Odet, directeur commercial d Aastra, «la fusion des équipes gérant les télécoms et l informatique est en route depuis des années, mais maintenant il faut que les entreprises gèrent de manière Valérie Poret, responsable marketing télécom de PSCEU (Panasonic) Jacques Duzan, responsable du département PBX- SIP chez PSCEU (Panasonic) centrale les budgets, l architecture et les services liés aux communications unifiées, et ce n est pas encore le cas partout car les filiales ou les sites distants veulent parfois conserver un peu d'autonomie». Aastra est présent sur ce marché avec une solution cloud ready basée sur Aastra Comme ses principaux concurrents, Aastra dispose déjà d une base de clients consistante parmi les grands comptes pour des clouds privés. «En revanche, nous en sommes vraiment au démarrage en matière de clouds externalisés», confirme Jean-Marc Odet, «à ce sujet, nous discutons depuis plus de 6 mois avec tous nos partenaires intégrateurs gold». Et avec les opérateurs aussi car ces derniers sont incontestablement des acteurs centraux dans la construction de la chaîne de valeur des solutions UCaaS. La souplesse avant tout «Dans le contexte économique incertain que nous connaissons, plus que le passage d un mode Capex à un mode Opex, c est la souplesse qu offre le cloud qui intéresse les entreprises», estime de son côté Cédric Parent, directeur marketing des communications unifiées et de la collaboration chez Orange Business Services, «ces dernières veulent en effet pouvoir réduire leur facture facilement si le besoin s en faisait sentir». En d'autres termes, la réactivité permise par le cloud doit pouvoir jouer dans les deux sens, à la hausse comme à la baisse, c'est-à-dire accompagner les augmentations comme les diminutions d'activité. Par ailleurs, à cette recherche de souplesse économique s ajoute une recherche de souplesse fonctionnelle. En effet, au moment de renouveler un PBX, une entreprise qui investit dans un nouveau matériel n aura pas la certitude que celui-ci répondra toujours à ses besoins avant le terme de son amortissement. A contrario, le cloud permet de pouvoir ajouter ou supprimer des fonctionnalités très simplement. «L intégration entre différentes fonctionnalités, comme la mise à jour automatique de l outil présentiel par exemple, constitue un autre driver pour ce marché», poursuit Cédric Parent, «d ailleurs, nous observons qu'entre la phase pilote et le véritable déploiement d un projet UCaaS, les entreprises ajoutent souvent des fonctionnalités car elles prennent conscience en cours de route des possibilités d'intégration offertes». Pour OBS, les craintes sur la sécurité des données et la QoS restent des freins important, tout comme les interrogations sur la localisation des données. Face à ces inquiétudes, l opérateur s appuie sur son infrastructure étendue, notamment sur son ré- ILS ONT DIT Jean-Marc Odet, directeur commercial d Aastra «Il faut aussi que les entreprises aient la capacité à centraliser leur téléphonie, la fusion des équipes gérant les télécoms et l informatique est en route depuis des années, mais maintenant il faut que les entreprises gèrent de manière centrale les budgets, l architecture et les services liés aux communications unifiées». Cédric Parent, directeur marketing des communications unifiées et de la collaboration chez OBS «L intégration entre différentes fonctionnalités, comme la mise à jour automatique de l outil présentiel par exemple, constitue un autre driver pour ce marché, d ailleurs, nous observons qu'entre la phase pilote et le véritable déploiement d un projet UCaaS, les entreprises ajoutent souvent des fonctionnalités car elles prennent conscience en cours de route des possibilités d'intégration offertes». Avec Lync, Microsoft mise sur les communications unifiées, via toutefois une approche souple, car toutes les applications n ont pas vocation à aller ensemble dans le cloud. 29 Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
30 JDT232-P28-33-Dossier AG photo p 30:JDT 29/03/ :59 Page 30 Dossier Par HERVÉ Hervé REYNAUD Reynaud seau Equant IP VPN, pour rassurer ses clients (OBS conserve la maîtrise de bout en bout des solutions qu il propose). «Il existe aussi un frein lié à la complexité des projets car, comme les entreprises ne passent pas forcément toutes les fonctions de communication dans le cloud d un seul coup, il faut donc intégrer les applications cloud avec l équipement on premise», explique Cédric Parent. Comme les autres acteurs du marché, OBS confirme que la part de ses clients passée en mode cloud pour la voix et les communications unifiées est assez faible pour l instant, mais progresse à un rythme plus élevé que ne l avait anticipé son plan prévisionnel (rappelons que l opérateur s est fixé un objectif de 500 millions de CA sur le cloud en 2015). Aujourd hui, l offre d OBS est centrée sur Business Together as a Service qui regroupe toute les solutions voix et communications unifiées en mode cloud de l opérateur et qui permet, via un portail web, de choisir entre 5 profils d utilisateurs différents (de standard à collaborative everywhere). «Sur cette offre, nous facturons nos premiers clients depuis un an», indique Cédric Parent. Vers une externalisation croissante De son côté, SFR Business Team vient de renforcer son partenariat avec HP, initié en 2010, afin d élargir encore son offre cloud [cf p. 22]. Après les grands comptes, les PME sont ciblées avec la commercialisation d une gamme de service qui s échelonnera jusqu à la fin de l année. Mais, en matière de voix et de communications unifiées, l offre phare de l opérateur reste Pack Business Entreprise, qui intègre notamment les fonctionnalités de numéro unique (en associant un terminal IP et un mobile), de messagerie unifiée et de collaboration (notamment avec Communicator de Microsoft). Parallèlement, l opérateur propose d autres briques de services plus spécifiques en mode cloud : une offre d hébergement des fonctions de messagerie, Business Sphere (en partenariat avec Microsoft), un service de visio as a service (basé sur les technologies Polycom et Cisco), et une solution de centre d appels (permettant de gérer les appels en masse et les campagnes d appels). Des services de collaboration (notamment de réseaux sociaux d entreprise) sont dans les tuyaux. «La volonté des grandes entreprises d externaliser une partie de leur système de communication est de plus en plus forte, que ce soit pour la téléphonie, les serveurs de messagerie, ou encore les applications de réseaux sociaux d entreprises», explique Christophe Siraudeau, directeur marketing communications unifiées, «néanmoins, l impact du passage au cloud sur l organisation interne constitue encore assez souvent un frein important Via Google +, Google ne propose pas pour le moment d application voix mais peut s interfacer avec les solutions du marché». Bouygues Telecom Entreprises, quant à lui, s appuie encore très fortement sur son offre de centrex IP, Business Synchro, pour proposer une solution externalisée à ses clients. Pour la compléter, l opérateur commercialise en mode SaaS des applications de communications unifiées (messagerie, agenda, partage de documents notamment). «Et nous sommes en réflexion sur plusieurs autres briques de services, notamment de l instant messaging», indique Gilles Ribeaucourt, directeur marketing. Une nouvelle offre qui devrait être commercialisée d ici la fin de l année. Tous les clients en mode Opex en 2012 Acropolis Telecom a lui clairement pris le virage du cloud, passant d un positionnement d opérateur IP à celui de «cloud company», comme il se désigne désormais. «Courant 2012, nous passerons tous nos L interface de gestion de BT One Global Cloud donne accès à toutes les données et les statistiques de consommation en temps réel. clients en mode Opex», explique Samir Koleilat, président et co-fondateur, «mais nos clients ont la possibilité de ne s engager que pour un mois s ils le souhaitent, cela facilite beaucoup la prise de décision». Dailleurs, l'opérateur multiplie les initiatives pour aider les entreprises à franchir le pas du cloud en toute quiétude. Ainsi, il propose en ce moment une offre d essai portant sur l utilisation de 3 postes Mitel pour 12,90 l unité par utilisateur et par mois. «Nous avons réalisé une étude auprès de la centaine de nos sociétés clientes qui sont équipées de PABX Mitel, et nous avons constaté que l'utilisation de leur solution (communications et applications) correspondait à un coût de 18 par utilisateur/mois», indique Samir Koleilat, «alors, quand nous leur proposons de bénéficier de la même solution pour 12,90 par utilisateur/mois sans investir un euro en frais d installation, ils sont en général d accord!». CQFD. Acropolis Telecom, qui sera présent dans 25 pays européens d ici le début 2013, s appuie sur les solutions de Siemens et de Microsoft, notamment. L ensemble son offre est disponible sur un portail baptisé Cap Cloud (qui devrait être renommé prochainement). «Nous tablons sur utilisateurs en mode cloud avant la fin 2012 (l opérateur comptabilise actuellement utilisateurs en centrex qui seront progressivement migrés, ndlr)», annonce Samir Koleilat, «et nous espérons utilisateurs fin 2013». Senso Telecom dispose toujours lui aussi d une offre centrex, baptisée Evolution, et d une offre cloud nommée Senso Cloud PBX basée sur un IPBX hébergé. «Sur la base du nombre de communications simultanées désirées, nous mutualisons les canaux sur l ensemble des sites des entreprises et nous associons les forfaits afin d'y intégrer toutes les communications», explique Michel Sebis, co-fondateur en charge de la stratégie marketing et commerciale. In fine, la promesse mise en avant par Senso Telecom est de permettre une économie de l ordre de 35 à 40 % par rapport aux solutions de téléphonie traditionnelle. «Lorsqu on déplace l IPBX en cœur de réseau de l opérateur, cela permet de centraliser la gestion ILS ONT DIT Christophe Siraudeau, directeur marketing communications unifiées chez SFR Business Team «La volonté des grandes entreprises d externaliser une partie de leur système de communication est de plus en plus forte, que ce soit pour la téléphonie, les serveurs de messagerie, ou encore les applications de réseaux sociaux d entreprises, néanmoins, l impact du passage au cloud sur l organisation interne constitue encore assez souvent un frein important». Gilles Ribeaucourt, directeur marketing chez Bouygues Telecom Entreprises «[Nous commercialisons en mode SaaS des applications de communications unifiées (messagerie, agenda, partage de documents notamment), et nous sommes en réflexion sur plusieurs autres briques de services, notamment de l instant messaging». Samir Koleilat, président et co-fondateur d Acropolis Telecom «Courant 2012, nous passerons tous nos clients en mode Opex, mais nos clients ont la possibilité de ne s engager que pour un mois s ils le souhaitent, cela facilite beaucoup la prise de décision». Le Journal des télécoms N 232 Avril
31 PROFESSIONNELS, CONVERGEZ POUR UN OPÉRATEUR PROCHE DE VOUS SENSO Telecom est un acteur de nouvelle génération pour les télécommunications professionnelles, convergentes et unifiées. L utilisation des nouvelles technologies permet de mutualiser Internet au service de l ensemble des moyens de communication de l entreprise (téléphonie, réseaux et Internet). C est pourquoi ces solutions offrent des tarifs compétitifs immédiats et des optimisations régulières à chaque investissement. Ces nouveaux moyens révolutionnent l organisation des entreprises, favorisent la mobilité et la dématérialisation de l espace de travail. SENSO Telecom accompagne ces évolutions et apporte des réponses à chaque situation. SENSO Telecom fournit tout ou partie de ces solutions aux professionnels : gestion), facturés au réel ou forfaitisés. Réalisation Communikey.fr Retrouvez-nous sur : Rejoignez le réseau SENSO TELECOM et devenez des installateurs et intégrateurs de nouvelle génération. Contact : [email protected]
32 JDT232-P28-33-Dossier AG photo p 30:JDT 29/03/ :59 Page 32 Dossier Par HERVÉ Hervé REYNAUD Reynaud des flux des communications voix et des applications de communication des entreprises multisites», explique Michel Sebis, «le cloud permet de raisonner de manière pyramidale, et non plus site par site, et les entreprises commencent à en comprendre l intérêt». Microsoft s adapte à la voix De son côté, BT fournit des solutions de communications en mode cloud à des entreprises internationales, notamment dans les secteurs bancaire, industriel et pharmaceutique. «Les grands groupes souhaitent compléter leurs solutions de communications internalisées avec des outils dans le cloud», explique Stéphane Picot, chef de produit voix et communications unifiées, «pour notre part, nous proposons des solutions voix et UCC, en cloud privé et public, mais nous notons souvent chez nos clients une appétence pour le cloud hybride, qui permet de faire un mix entre public et privé en fonction de l importance accordée aux différents flux de données». Aujourd'hui, l opérateur propose notamment BT One Voice (avec VPN voix, SIP trunking, réduction de coûts pour les appels depuis les mobiles et roaming), BT One Managed Video (pour le conferencing et la téléprésence), BT One Cloud Global (pour la ToIP en cloud public), BT One Managed IPT (pour la ToIP en cloud privé), et vient de lancer dans l Hexagone BT One Managed Microsoft Lync, une offre de communications unifiées en mode cloud basée sur Microsoft Lync. Cette dernière offre ne fait d'ailleurs que souligner le travail très important effectué par Microsoft pour se faire une place de choix sur le marché entreprises en France. «Les solutions UCaaS répondent aux besoins de mobilité des collaborateurs des entreprises et sont agnostiques en termes de terminaux, ce qui constitue un sérieux avantage», estime Ariane Gorin, directrice de la division Office chez Microsoft France, «bien entendu, elles permettent aussi de faire sensiblement baisser les coûts». Lync est aujourd hui constitué de trois briques de services : la messagerie instantanée (et l outil présentiel), la vidéoconférence et la voix. Mais Exchange, Outlook et Sharepoint (pour le partage de documents) viennent compléter l'offre UCaaS de l'éditeur au sein d'office 365. Désormais, une des priorités de Microsoft est de s adapter du mieux possible aux spécificités du marché français, particulièrement sur la voix. «Notre travaillons sur la souplesse d implémentation car toutes les applications n ont pas vocation à être migrées dans le cloud au même moment», explique Etienne Lacour, chef de produits communications unifiées, «par exemple, la messagerie, l instant messaging et la présence peuvent être externalisée dans le nuage alors que la téléphonie reste en local, ce type de scenarii peut constituer une bonne solution sur un marché où la voix est culturellement gérée en local». Une stratégie très sage sans doute dictée par le fait que Microsoft ne possède pas de client en mode cloud sur la partie téléphonie en France pour l instant. Une situation qui pourrait changer grâce à ce pragmatisme annoncé. Les grandes ambitions de Google Google Entreprises lui aussi fonde désormais de solides espoirs sur le marché entreprises. «Nous avons connu des débuts timides, mais il y a une vraie accélération depuis un an», indique Eric Haddad, directeur général, «nous sommes maintenant consultés systématiquement par les grands comptes». Aujourd hui, Google permet aux entreprises de communiquer par mail, de disposer d agendas efficaces, de partager des documents, de chatter et de faire du vidéoconferencing via Google +. «Nous ne proposons pas de solution voix pour l instant mais nous pouvons nous interfacer avec des solutions IPBX du marché», poursuit Eric Haddad, «ce qui est le plus important car la plupart des clients qui nous consultent disposent déjà de solutions IPBX». Mais Google Entreprises ne cache pas non plus qu il est en discussion avec plusieurs opérateurs en France pour la distribution de ses solutions, ces dernières pouvant d ailleurs être couplées avec des terminaux, notamment des PC Chrome Book. D ailleurs, l éditeur américain a déjà signé plusieurs accords de ce type avec des opérateurs étrangers, signe incontestable de ses ambitions. ILS ONT DIT Michel Sebis, co-fondateur en charge de la stratégie marketing et commerciale chez Senso Telecom «Lorsqu on déplace l IPBX en cœur de réseau de l opérateur, cela permet de centraliser la gestion des flux des communications voix et des applications de communication des entreprises multisites ; le cloud permet de raisonner de manière pyramidale, et non plus site par site, et les entreprises commencent à en comprendre l intérêt. Stéphane Picot, chef de produits voix et communications unifiées chez BT «Nous proposons des solutions voix et UCC, en cloud privé et public, mais nous notons souvent chez nos clients une appétence pour le cloud hybride, qui permet de faire un mix entre public et privé en fonction de l importance accordée aux différents flux de données». Centile lance un plate-forme pour les opérateurs mobiles Bertrand Pourcelot, directeur général de Centile Telecom Pour accompagner Istra SP, sa plateforme de communications unifiées destinée aux opérateurs fixes, Centile Telecom Applications a présenté lors du dernier MWC de Barcelone Istra Mobile, une plate-forme intégrant notamment des fonctionnalités avancées de téléphonie pour les mobiles. Cette nouvelle offre est spécifiquement adressée aux opérateurs mobiles qui ciblent les services aux entreprises. «La tendance vers le cloud est forte», estime Bertrand Pourcelot, directeur général, «même la résistance des canaux de distribution traditionnelle de la téléphonie évolue ; du reste les téléphonistes sont maintenant d accord pour considérer la voix comme une offre logicielle». Centile Telecom fournit notamment Acropolis Telecom, Nerim, Adista, Afone, Bretagne Telecom, Senso Telecom, Celeste, ainsi que des opérateurs étrangers (Elisa en Finlande, Swisscom Hospitality en Suisse, Orange Business Services en Russie). L'éditeur se focalise plus particulièrement sur les fonctionnalités voix pour l instant et se situe dans une logique d'interopérabilité avec les constructeurs (pour l heure avec Aastra, Panasonic, Ericsson et LG). Le Journal des télécoms N 232 Avril
33 JDT232-P28-33-Dossier AG photo p 30:JDT 29/03/ :59 Page 33 ILS ONT DIT Ariane Gorin, directrice de la division Office chez Microsoft France Eric Haddad, directeur général Google entreprises France «Nous ne proposons pas de solution voix pour l instant mais nous pouvons nous interfacer avec des solutions IPBX du marché, ce qui est le plus important car la plupart des clients qui nous consultent disposent déjà de solutions IPBX». «Les solutions UCaaS répondent aux besoins de mobilité des collaborateurs des entreprises et sont agnostiques en termes de terminaux, ce qui constitue un sérieux avantage, bien entendu, elles permettent aussi de faire sensiblement baisser les coûts». Etienne Lacour, chef de produits communications unifiées chez Microsoft France «Notre travaillons sur la souplesse d implémentation car toutes les applications n ont pas vocation à être migrées dans le cloud au même moment, par exemple, la messagerie, l instant messaging et la présence peuvent être externalisée dans le nuage alors que la téléphonie reste en local, ce type de scenarii peut constituer une bonne solution sur un marché où la voix est culturellement gérée en local».
34 JDT232-P34-PDVID 1 okag:jdt 29/03/ :56 Page 34 Point de vue les gens & les chiffres Mobilité Apps vs web : quel paysage de l'internet mobile? Près du quart de la population mondiale est connecté à l Internet mobile, et pour une grand majorité, via un smartphone. Ces smartphones permettent tous d'installer des applications mobiles, dont le téléchargement atteint des sommets : ainsi début mars, Apple a franchi la barre des 25 milliards d applications téléchargées depuis son Appstore. De son côté, l'android Market de Google (rebaptisé Google Play) a annoncé en décembre 2011 avoir atteint les 10 milliards de téléchargements. En douze mois, les Mobile Application Stores (MAS) sont passés d'un effet de mode, à un pan structurel de l'écosystème mobile : Apple a créé de la valeur (et ce, en monnaie sonnante et trébuchante) ainsi que de la stickyness [attachement] à son iphone A l origine, Android favorisait le Web, le premier souhait de Google étant de promouvoir l émergence de «web apps», autrement dit des sites web mobiles. En effet, le business model reposait sur le web et les publicités affichées lors du passage sur le site. Google a dû toutefois changer son fusil d'épaule devant le succès des applications mobiles. En effet, ces dernières contournent son système en ce sens qu'elles donnent accès directement à ce que recherche l'utilisateur en l'enfermant dans un silo, qui l'isole de Google et de sa régie publicitaire. Google s'est donc tourné vers les applications mobiles afin de ne pas sortir du marché. Un schisme au sein des amateurs d applications Il reste toutefois que les approches d Apple et de Google sont radicalement différentes : Apple sélectionne certaines contributions au détriment d'autres, alors que Google prône une posture d'ouverture en termes de contenus mobiles. Afin de contrer Apple qui maitrise la chaîne de valeur hardware/software, Android a su séduire les principaux fabricants de terminaux. Google leur a proposé de diminuer drastiquement leurs coûts de développement d OS afin de minimiser les adaptations nécessaires entre les différents modèles de terminal Android, en proposant des apps incorporant des technologies de type web. Ceci a créé une sorte de "schisme" entre les partisans d'applications de type web fonctionnant comme un navigateur web, et ceux partisans d'apps qui se comportent comme des logiciels pour smartphones, même s'ils se connectent à Internet. La différence peut paraitre ténue, mais trois éléments sont distinctifs. Tout d abord, l intégration avec le terminal. Dans la partie software, la sécurité des données et les protections des contenus (gestion des DRM) ne peuvent être garanties aujourd hui que par les apps natives. Un besoin qui se renforce avec le développement des tablettes et autres smart TV. De plus, l intégration avec d autres applications peut être un facteur de préférence pour l app. Par exemple, l app de navigation «Velib» s appuiera sur l app Google Maps «native» du terminal. Pour le hardware, les fonctionnalités des smartphones telles que le GPS (pour la navigation), le processeur (notamment pour les jeux), la caméra, sont particulièrement sollicitées sur les apps et ne sont pas accessibles pas les web apps. Ensuite, la fluidité : les apps développées étant adaptées spécifiquement en fonction des OS et des terminaux, les apps natives exploitent tout le «Une nouvelle norme pourrait modifier ce fragile équilibre, le HTML5. Celle-ci permet d'intégrer au navigateur web de nombreuses fonctions (glisser-déposer, audio-vidéo, géolocalisation,...). Grâce à cela, les web apps peuvent rivaliser avec les apps natives au niveau de l intégration avec le terminal et des possibilités graphiques». potentiel d'un smartphone, alors qu'une web app a pour vocation première au contraire de fonctionner sur moult versions de terminaux. Enfin, dernière différence majeure, l app peut fonctionner hors connexion et il est souvent possible de «synchroniser» ses données puis les consulter offline. Il apparait donc que selon le service considéré (par exemple jeux et vidéos d'un côté, ou news de l'autre), l utilisateur peut opter pour une application native ou une web app. HTML5, un nouveau juge de paix? Tariq Ashraf, Manager Jérôme Dewavrin Consultant Jean-Michel Huet, Directeur Associé Guenièvre Lasalarié Consultante, BearingPoint Les auteurs Une nouvelle norme pourrait modifier ce fragile équilibre, le HTML5. Celle-ci permet d'intégrer au navigateur web de nombreuses fonctions (glisser-déposer, audio-vidéo, géolocalisation,...). Grâce à cela, les web apps peuvent rivaliser avec les apps natives au niveau de l intégration avec le terminal et des possibilités graphiques. Ainsi le Financial Times a fait le choix de retirer son application de l'app Store (afin de ne plus reverser 30 % à Apple) et de proposer une web app en HTML5. Cette dernière génère déjà plus de trafic que l'ancienne app native. De son côté, Mozilla a lancé une boutique d'applications HTML 5 baptisée Mozilla Marketplace. Celle-ci suscite un vif intérêt de l'opérateur, qui y voit un moyen de ne plus dépendre des deux géants californiens Google et Apple. Il reste que la guerre des apps et de l'internet mobile n'est plus désormais une bataille de formats qu'ils soient web ou non, mais plutôt une problématique de distribution de contenu mobiles. Les Mobile Application Stores (MAS) sont devenus le standard de distribution, pour des clients recherchent ainsi en premier lieu une offre d'applications de qualité, facile d'accès. Ces MAS sont en train d'évoluer vers une offre plus fine et segmentée afin de créer de la valeur pour l'utilisateur : il s'agit de proposer un éventail de contenus et non pas de technologies, avec une posture éditoriale privilégiant un choix assumé. C'est bien ce que proposent Apple, mais aussi Amazon avec son Market Place Android avec des fonctions de recherche et de recommandation alliées à un système de facturation centralisé fluide qui sont à la base de leur succès. Par Jean-Michel Huet, Tariq Ashraf, Jérôme Dewavrin, et Guenièvre Lasalarié Le Journal des télécoms N 232 Avril
35 NOUVEAUTÉS ÉVÉNEMENTS 100% CONTENU POUR DÉCOUVRIR LES TENDANCES DU MARCHÉ, ET ÉCHANGER AVEC LES GRANDS DÉCIDEURS! Rendez-vous du 23 au 25 octobre 2012 sur la première plateforme professionnelle globale dédiée à la Convergence IP, à la Mobilité et au Cloud Computing! Paris Porte de Versailles 3 SALONS POUR DÉCOUVRIR LES NOUVEAUTÉS, RENCONTRER LES ACTEURS ET TROUVER UNE SOLUTION INÉDITE POUR CHAQUE PROBLÉMATIQUE! Un événement Partenaire officiel Contact Assises : Contact Salons :
36 JDT232-P36-PDVID ArkoonOKTP:JDT 29/03/ :10 Page 36 Point de vue les gens & les chiffres Techno Le VDI est-il la solution aux problèmes de sécurité des données du BYOD? Les Virtual Desktop Infrastructures (ou infrastructures de bureau virtuel), commercialement disponibles depuis plus de dix ans, sont une réalité dans beaucoup d entreprises. Leurs amateurs y voient une avancée majeure dans de nombreux domaines : maintenance simplifiée, renouvellement de parc moins fréquent, support des (anciens) nouveaux usages, tels que le télé-travail et la mobilité, etc. On ne saurait citer ici toutes les situations où le VDI a su trouver sa place. En plus de ces arguments «classiques», le VDI a récemment pu donner un second souffle à son message marketing. En effet, ces plates-formes sont maintenant présentées comme des solutions capables d accompagner la consumérisation de l IT - que rien ne semble pouvoir arrêter - et garantissant notamment la sécurité des données de l entreprise, quand bien même l accès à ces dernières se ferait depuis un terminal personnel (qu on désignera désormais sous l acronyme BYOD, pour bring your own device), par définition peu contrôlé et mal protégé. Ne jamais négliger la sécurité des postes de travail Instinctivement, l articulation VDI/BYOD fonctionne bien. Rappelons que le VDI transforme le poste de travail en un simple «écran/clavier/souris», l ensemble des données et du processing étant centralisé sur les serveurs. Ainsi, peu importe que le BYOD empêche de bien sécuriser les postes, puisque, grâce au VDI, il n y a rien à voler sur ces mêmes postes. Malheureusement, cette argumentation tient en équilibre sur une base instable, et chacun doit avoir conscience qu un poste compromis accédant à une infrastructure d entreprise est toujours un problème. Le VDI ne change rien à cet énoncé de bon sens, en dépit du cloisonnement «environnement d entreprise»/«machine physique» qu il met en place. Pour étayer cette position, nous prendrons l exemple des attaques complexes. C est à dire des attaques customisées ou ciblées. Nous ne parlons pas ici d un épiphénomène : d après les mesures de Verizon publiées en 2011, 63 % des malwares seraient ainsi personnalisés. Ces menaces, véritables usines à buzz en 2011, font peur. Et pour cause : leur prolifération s accélère, notamment grâce au retard technologique des solutions «classiques» de sécurité, antivirus en tête, qui ne les détecte que difficilement. Des failles potentiellement fatales Dans le contexte du BYOD, donc de postes mal protégés, ces attaques ne rencontrent que peu de résistance. Or, celles-ci embarquent très fréquemment des fonctions de keylogging. Une fois installée et lancée, cette fonction enregistrera les frappes clavier et effectuera des captures d écran régulières de l affichage. Ainsi, même si ce poste physique accède à une plate-forme de VDI et ne sert que de «écran/clavier/souris», toutes les données qui seront écrites par l utilisateur, ou affichées au travers de l interface VDI seront capturées et exfiltrées. L infrastructure VDI et le service IT n ayant pas la main sur le poste physique BYOD, le keylogger n aura aucune chance d être découvert, et après quelques semaines d activité une part importante des données sensibles de l entreprise aura été compromise. Pire : prenons le cas d un malware opérant maintenant comme un outil de contrôle à distance tel que VNC. La machine BYOD étant peu ou pas contrôlée, on peut penser que sa politique de mise en veille sera plutôt permissive. De sorte que le poste restera déverrouillé trop fréquemment, trop longtemps. En intervenant dans le bon timing, c est à dire juste après le départ de l utilisateur (pourquoi ne pas utiliser la webcam du poste pour le vérifier?), le malware pourra profiter de ce que le poste virtuel est lui aussi déverrouillé pour prendre intégralement la main dessus, comme s il était l utilisateur lui-même. s, fichiers personnels, fichiers en réseau, rien ne sera plus inaccessible à l assaillant. Et alors comment faire la différence entre des données accédées par le «vrai» utilisateur ou par l assaillant? Un challenge impossible à relever. Eviter l excès de centralisation Enfin, un dernier risque existe mais ne sera pas abordé ici en détail : c est le risque inhérent à la centralisation, qui revient à mettre tous ses oeufs dans le même panier. La compromission de la sécurité interne du Jérôme Robert, Directeur Marketing d Arkoon Network Security/SkyRecon L auteur système VDI aurait en effet des conséquences dramatiques. Le lecteur pourra se référer aux publications critiques de sécurité de chaque éditeur pour constater que ce risque n est pas imaginaire et que des failles dans ces systèmes ont régulièrement été découvertes. Pour conclure, si les systèmes de VDI présentent de «Instinctivement, l articulation VDI/BYOD fonctionne bien. Rappelons que le VDI transforme le poste de travail en un simple «écran/clavier/souris», l ensemble des données et du processing étant centralisé sur les serveurs. Ainsi, peu importe que le BYOD empêche de bien sécuriser les postes, puisque, grâce au VDI, il n y a rien à voler sur ces mêmes postes ( ). Si les systèmes de VDI présentent de nombreux avantages dans la gestion des parcs BYOD, il semble déraisonnable de penser qu ils puissent en résoudre seul les problématiques de sécurité». nombreux avantages dans la gestion des parcs BYOD, il semble déraisonnable de penser qu ils puissent en résoudre seul les problématiques de sécurité. Aucune sécurité satisfaisante ne saurait ainsi être atteinte sans la mise en place de contre-mesures efficaces et adaptées sur le poste de travail physique lui-même. Par Jérôme Robert Le Journal des télécoms N 232 Avril
37 JDT232-P37-PDVID BP2 OKAG:JDT 29/03/ :58 Page 37 Marketing Les services de fidélisation Box : nouveau dilemme pour les opérateurs Les FAI mobilisent d importantes ressources afin de conquérir leurs clients Box, ces derniers étant relativement captifs une fois qu ils ont souscrit. En revanche, les durées d engagement sont de plus en plus courtes, voire inexistantes. C est donc sur le terrain des services que la guerre des Box va se jouer afin de fidéliser la base client, terrain également occupé par une pléiade de nouveaux acteurs. Les investissements Box consentis par les opérateurs constituent une exception française, et permettent une expérience utilisateur toujours plus riche, pour le bonheur des clients. Si cette fameuse Box a longtemps été une arme de différenciation entre FAI, la concurrence offre désormais de multiples visages. Les concurrents directs sont-ils les plus dangereux? Les FAI font face à une concurrence accrue sur des territoires qu ils étaient auparavant les seuls à préempter. Désormais, les constructeurs produisent des TV nativement connectées, les fabricants de consoles proposent des contenus en partenariat avec des éditeurs Les FAI doivent également compter avec Apple ou Google, proposant leurs modules TV incluant leurs propres services interactifs. Les FAI font en réalité face sur la TV au même phénomène que celui rencontré sur le web. Les opérateurs télécoms ne se battent pas uniquement entre eux mais désormais aussi contre des acteurs aussi variés que Philips, Google, Microsoft, Netflix, Yahoo, ou Apple. Ces acteurs ont un point commun : ils ont saisi l enjeu de ce marché (publicité, VOD, abonnements, vente de jeux, stockage des contenus ), avec pour objectif la désintermédiation pure et simple des FAI. A l extrême, les foyers pourraient ne payer qu un abonnement internet «nu» sans aucun ARPU additionnel. Les FAI perdraient de fait toute interaction avec le client final et donc toute opportunité de monétisation des services. D autant qu avec le déploiement de la fibre, ce potentiel ne va aller qu en s accroissant. Les Box sont un axe de différenciation fort des FAI français, enviés par les FAI du monde entier, ce qui leur donne des armes pour se battre contre le rôle de simple fournisseur de bande passante auquel tous les OTT [pour over the top, fournisseurs de services comme Google ou Facebook] du monde veulent les cantonner. Pourront-ils arrêter une révolution mondiale orchestrée par les OTT et les TV connectées? De beaux moyens de défense «Les Box sont un axe de différenciation fort des FAI français, ce qui leur donne des armes pour se battre contre le rôle de simple fournisseur de bande passante auquel tous les OTT du monde veulent les cantonner ( ). Mais en investissant massivement dans leurs Box, les FAI prennent le risque de manquer le virage du Cloud. A l inverse, un FAI ralentissant ses investissements Box perdra du terrain face à ses concurrents directs». Techniquement d abord, les Box ne sont pas en reste. Des acteurs ont misé sur des couples Box/Set Top Box surpuissants en termes de hardware et de software : processeurs Intel, capacité élevée de disque dur, connectique HD La Box, cette simple commodité, devient un terminal ultrasophistiqué. Les FAI s engagent dans la course à l'armement avec des Box permettant le jeu, mais misant aussi sur la qualité du flux TV, avec plusieurs tuners TV offrant le multi-écrans HD au sein du foyer. Les FAI ont un historique important de collaboration avec les constructeurs et équipementiers, les plaçant en position favorable pour construire l innovation de demain. En termes de services, la fluidité de la navigation au sein de l EPG (Electronic Program Guide) et du catalogue VOD semble être le minimum vital. Mais les FAI ont également de belles cartes à jouer avec la personnalisation et la recommandation des contenus TV, la gestion des contenus multimédia personnels accessibles partout via un disque dur ou un serveur domestique, ou encore le Gaming On Demand. Les FAI disposent également d un niveau élevé de connaissance client grâce aux nombreuses interactions qu ils réalisent avec eux (facturation, demande de renseignements ). De ce fait, ils Henri Tcheng, Associé BearingPoint Antoine Schmidt, Manager BearingPoint Sarah Jamai, consultante BearingPoint Les auteurs disposent d une opportunité significative pour les clients en demande de fiabilité, que ce soit en termes de qualité de service, de facturation unique des services, ou encore de priorisation des flux. Docteur Box ou Mister Cloud? La vraie révolution des services se situe indéniablement dans le Cloud. Tous les services précités sont amenés à s y intégrer afin d en faciliter l'usage et l accès. Ceci permettra aux FAI de bénéficier d une source de monétisation supplémentaire, et de contrer la concurrence de pure players du Cloud mêlant les services gratuits aux contenus payants. Les opérateurs devront alors acquérir une légitimité sur les services Cloud avec un positionnement sur les services adéquat, que ce soit par un développement en propre ou via des partenariats stratégiques. Du point de vue des investissements, cela nécessite une nouvelle réflexion de la part des FAI qui amènera une rupture significative : doivent-ils être concentrés sur la Box ou dans le Cloud? En effet, si la Box est un moyen fort de différenciation entre FAI, le Cloud est une réalité déjà largement préemptée par les OTT. Les FAI devront donc mener une rude bataille sur ces deux fronts, avec une roadmap ambitieuse et une allocation fine de leurs investissements sur l ensemble de la chaine de valeur, depuis la fourniture de l accès jusqu au service client. Le chemin est étroit : en investissant massivement dans leurs Box, les FAI prennent le risque de manquer le virage du Cloud. A l inverse, un FAI ralentissant ses investissements Box perdra du terrain face à ses concurrents directs. Néanmoins, ce pilotage fin apparait comme inéluctable. Les FAI seront alors en mesure de tirer parti au mieux de leur écosystème, et de le positionner au cœur de la consultation, la consommation, le stockage et le partage des contenus et services de leurs clients. Par Henri Tcheng, Antoine Schmidt et Sarah Jamai 37 Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
38 JDT232-P38-PDVID Talend OKAG:JDT 29/03/ :59 Page 38 Point de vue les gens & les chiffres Software L open source : moteur d évolution de l industrie du logiciel Il est intéressant de comparer la croissance et l impact sur les 100 dernières années de l automobile avec l évolution actuelle de l industrie du logiciel. Produit de 1908 à 1927 par Ford Motor Company - l entreprise créée par Henry Ford -, le Modèle T est considéré comme la première automobile abordable. Cette voiture était extrêmement populaire, malgré le faible choix en matière d options. Elle était livrée avec un seul type de moteur et un nombre limité de styles de carrosserie. Et la fameuse règle de Ford : «N importe quelle couleur pourvu qu elle soit noire» a été mise en place en 1914 pour limiter les choix de couleur à un seul. A l époque, on payait la voiture comptant et on obtenait ce pour quoi on avait payé. Point. Le développement de la technologie automobile a ensuite été rapide, stimulé par l apparition de centaines de petits fabricants qui luttaient pour attirer l attention des consommateurs. C était le début d une révolution industrielle et internationale, ainsi que d une bataille entre fabricants automobiles pour la domination du marché qui dure encore aujourd hui. Conséquence de cette concurrence accrue et de l appétence de plus en plus forte des consommateurs pour l innovation, les acheteurs de voitures ont désormais le choix parmi un nombre quasi-infini de marques, de modèles et de tarifs, pour trouver la voiture correspondant à leur besoin spécifique. J ai toujours dit que les logiciels open source allaient révolutionner l industrie du logiciel, et en effet, l adoption de l open source s est développée de manière exponentielle dans les dernières années. Pourquoi? Avant l open source, vous n aviez pas d autre choix que d acheter des licences de logiciels propriétaires. Comme avec le Modèle T de Ford, le client n avait que peu d options. Avec sa flexibilité accrue et l innovation qui le caractérisent, l open source a en fait suscité l évolution des modes d adoption et d achat de logiciels par les individus et les entreprises, en fournissant plus d options. Coût, flexibilité, fiabilité : les atouts de l open source L un des mythes associé aux à l open source affirme que les départements informatiques l adoptent car il est gratuits. Les logiciels open source sont en effet moins coûteux que les logiciels propriétaires. Mais, même si le caractère économique est sans aucun doute un facteur déterminant surtout dans un contexte économique difficile comme aujourd hui la principale raison pour laquelle les entreprises choisissent l open source réside dans sa flexibilité et sa fiabilité permettant de répondre à l ensemble de leurs besoins. Les départements informatiques apprécient de plus en plus le fait qu ils peuvent adopter des technologies open source en Bertrand Diard, L auteur Co-fondateur et PDG de Talend Du logiciel propriétaire à l open source La trajectoire ascendante de l automobile n est pas très différente de ce que nous avons vécu et vivons encore dans l industrie du logiciel. Jusqu aux années 1960, les ordinateurs des mainframes énormes et très coûteux étaient généralement loués (en leasing) plutôt qu achetés. Le code source des logiciels était habituellement fourni et les clients qui achetaient du matériel hardware aussi coûteux ne payaient pas en plus pour les logiciels. Mais, à l instar de l automobile, l industrie du logiciel s est développée grâce à des visionnaires comme Henry Ford, qui travaillaient sur des prototypes dans leur garage. Regardez le chemin parcouru depuis les 50 dernières années. Aujourd hui, vous pouvez choisir entre des logiciels propriétaires et des logiciels open source. Vous pouvez déployer des logiciels libres, des logiciels sous contrat de souscription annuelle, etc. La manière de consommer des logiciels a évolué. Vous pouvez choisir d installer le logiciel sur vos serveurs, de le déployer dans le Cloud ou de l utiliser via un modèle SaaS (Software as a Service). Au final, l acheteur de logiciel bénéficie de combinaisons plus nombreuses et l open source est l un des moteurs de cette transformation. «L open source marque l un des développements culturels les plus significatifs dans le secteur de l informatique depuis 20 ans, voire plus, et a démontré que des individus, collaborant via Internet, peuvent créer des produits rivalisant et dépassant même parfois ceux des plus grandes corporations». suivant leur propre rythme et leurs propres modalités, et en les intégrant facilement dans leurs environnements critiques. Ils peuvent personnaliser le logiciel et choisir un modèle tarifaire beaucoup plus souple que celui proposé par les acteurs propriétaires. Pour toutes ces raisons, la plupart des discussions tournant autour des logiciels open source d entreprise sont centrées sur leur potentiel, avec des projections optimistes pour l année suivante, les cinq prochaines années, etc. De telles prévisions négligent une réalité simple : l open source est déjà bien établi dans l entreprise. Selon une récente étude de Gartner, plus de la moitié des entreprises interrogées ont adopté des solutions open source dans le cadre de leur stratégie informatique. L open source marque l un des développements culturels les plus significatifs dans le secteur de l informatique depuis 20 ans, voire plus, et a démontré que des individus, collaborant via Internet, peuvent créer des produits rivalisant et dépassant même parfois ceux des plus grandes corporations. Il a également montré dans quelle mesure des entreprises peuvent devenir plus innovantes et plus agiles tout en maitrisant mieux leurs coûts, en tirant parti des travaux de la communauté. Si vous êtes un partisan de l open source, cette situation doit vous enthousiasmer. Ce modèle continue de prendre de l importance et devient une des fondations de l informatique intelligente, favorisant l intégration des environnements d entreprise, des smartphones et même oui, de la voiture garée devant votre maison. Par Bertrand Diard Le Journal des télécoms N 232 Avril
39 DU 29 MAI AU 1 ER JUIN 2012 GRIMALDI FORUM MONACO BUSINESS PERFORMANCE CONVERGENCE ENRICHISSEMENT NOUS CONTACTER :
40 JDT232-P40-PDVID Cordys OKAG:JDT 29/03/ :56 Page 40 Point de vue les gens & les chiffres Distribution Introduction au courtage cloud Il existe actuellement deux grandes tendances sectorielles : l essor des services cloud, qui semble sans limites tant auprès des particuliers que des entreprises, et les conditions actuelles du marché, devenues plus que difficiles pour les opérateurs. L ETNO (association européenne des opérateurs de télécommunications) a analysé ces tendances, démontrant que le chiffre d'affaires généré par les opérateurs européens a diminué de 2 % en 2011 (diminution de 1,4 % en 2010). Les opérateurs peuvent néanmoins se réjouir d un aspect particulièrement positif justement engendré par le cloud : l émergence d un tout nouveau modèle commercial, le courtage cloud. Ce modèle offre une nouvelle source de revenus aux opérateurs et leur permet d'assouvir la demande croissante en services cloud. Comme l indique le cabinet d analystes Forrester, ce nouveau modèle «offre aux opérateurs la seule possibilité de surmonter la marchandisation rapide de leurs services et de créer une véritable plate-forme d agrégation de services dont ils peuvent tirer parti pour de nombreux éléments de leur gamme de services.» Favoriser de nouvelles sources de revenus Qu'est-ce que le courtage cloud? En bref, il s agit d une approche qui répond aux enjeux combinés de la fourniture et la gestion de services cloud. Le courtage cloud se compose de solutions construites sur des briques logicielles (fournies au client sous forme de services), de l infrastructure as a service (pour héberger et exécuter le logiciel), ainsi que des services de conseil (pour personnaliser et concevoir les solutions demandées par le client). Ces services sont ensuite provisionnés, mesurés et facturés. Le courtage cloud peut s appliquer selon deux méthodes. Dans un premier modèle, un tiers intervient entre le client et les nombreux opérateurs cloud auxquels il souscrit. Le courtier cloud gère les applications cloud du client, que ce dernier paye à l'usage. Les intégrateurs utilisent d ores et déjà ce système. Le second modèle est plébiscité par les opérateurs. L opérateur conjugue sa propre offre avec une solution SaaS (Software-as-a-Service) et les propose au client dans un package. Grâce à ce modèle, l opérateur, à présent courtier cloud, peut fournir à ses clients une plus forte valeur ajoutée, au travers de services hautement personnalisés et customisés, en adaptant exactement les composants SaaS à leurs besoins. L opérateur bénéficie in fine d une nouvelle source de revenus. De telles offres personnalisées peuvent intégrer un système de messagerie vocale Google conçu pour les centres d'appels par exemple. De tels services sont très demandés et les entreprises sont prêtes à payer pour en bénéficier. A titre d exemple, KPN, opérateur Néerlandais, en bénéficie déjà. Dans une approche très innovante, l opérateur a combiné trois éléments (son réseau, ses datacenters et du SaaS). Cette nouvelle solution permet aux entreprises de tout type et de toute taille de combiner des systèmes sur sites existants avec des processus et applications en ligne. Les clients peuvent créer des applications ad hoc et prêtes à l emploi dans un environnement web sans recourir à des développements fastidieux ou des dépenses d investissement et bénéficier plus rapidement des avantages. Un modèle sur-mesure pour tous les secteurs Le modèle de courtage cloud correspond à une exigence croissante d aligner les systèmes et les technologies aux objectifs du secteur. Le courtage cloud offre ainsi, sur une plate-forme partagée, des espaces individuels et sécurisés pour chaque client. Les systèmes et services cloud existants peuvent être réutilisés pour chaque espace, et également personnalisés pour satisfaire les exigences de chaque client. Dans le contexte économique actuel, il n est plus possible, sauf cas exceptionnel, de créer une nouvelle solution pour chaque client. Une telle approche est trop longue et ne constitue pas un modèle commercial viable. Voilà pourquoi le courtage est si attrayant. Il propose tous les éléments d une solution sur mesure : niveaux de partage, réutilisation, facilité de gestion et évolutivité, permet d isoler chaque client et tout cela sans avoir besoin de datacenter dédiée. La plupart des courtiers cloud auront besoin d un logiciel, d une infrastructure et d une plate-forme tous délivrés sous forme de services. Il convient également d'étudier comment le courtier délivre, évalue, mesure et facture ses services. Ce processus de provisionnement et d évaluation s avère essentiel pour garantir la qualité du service ainsi qu une juste tarification pour chaque client. Nous pensons que 2012 sera l année du courtage cloud. Alors que ce modèle commercial se développe, les services cloud vont devenir plus facilement Jean-Philippe Kalfon, L auteur directeur Commercial de Cordys France accessibles et donc continuer leur essor. Le courtage cloud profitera aux entreprises de toutes tailles en leur offrant la rentabilité du cloud ainsi que les niveaux de contrôle dont elles ont besoin pour se conformer aux réglementations. Les utilisateurs, quant à eux, bénéficieront d un service optimal, puisque les courtiers cloud proposeront les meilleures «Le modèle de courtage cloud correspond à une exigence croissante d aligner les systèmes et les technologies aux objectifs du secteur. Le courtage cloud offre ainsi, sur une plate-forme partagée, des espaces individuels et sécurisés pour chaque client. Les systèmes et services cloud existants peuvent être réutilisés pour chaque espace, et également personnalisés pour satisfaire les exigences de chaque client». ressources disponibles à tout moment. Cela entraînera la réduction des goulots d étranglement et des contraintes en termes de ressources. Nous prédisons le succès du courtage cloud car il conjugue le meilleur des solutions sur site et cloud, et nous pensons qu'il se révèlera le meilleur modèle pour les entreprises. Ainsi, alors que nous entamons l'année 2012, les opérateurs ont de quoi se réjouir. Par Jean-Philippe Kalfon Le Journal des télécoms N 232 Avril
41 Projet1:Mise en page 1 29/03/ :22 Page 1
42 JDT232-P42-Nominations OKAG:JDT 29/03/ :30 Page 42 Nominations les gens & les chiffres ARRIA Véronique Chanas, 41 ans, a été nommée Directrice de l'animation du réseau de franchise de services IT et Télécoms. Après un début de carrière en tant que Responsable Commerciale dans le tourisme d'affaires au sein du Groupe Maeva Pierre et Vacances, elle a ensuite accompagné pendant 8 ans les jeunes entreprises, d abord en tant que chargée d'activité économique à la Chambre de Commerce et d'industrie de Grenoble, puis en tant que Directrice de du Réseau Entreprendre Isère. Chez AIRRIA, elle vient renforcer l équipe pour la communication interne du réseau pour suivre l'ensemble de ses franchisés. Elle devra notamment recruter de nouveaux franchisés et maintenir une proximité avec tous ceux déjà associés à la société. Véronique Chanas est titulaire d'un DUT Techniques de Commercialisation et d'un Master C.A.A.E. «Manager» [IAE - Grenoble]. AXIANS La société spécialisée dans les solutions globales en communication d'entreprises accueille un nouveau Directeur afin de poursuivre son développement en France et à l'international en la personne de Jean- Yves Le Fèvre, 59 ans. Il succède à Gilles Vivat, qui a été promu chez VINCI Energies. Après avoir - au début de sa carrière - intégré l'association des Ouvriers en Instruments de Précision (AOIP), pour laquelle il a occupé diverses fonctions marketing et commerciales, il en devient, en 1985, le PDG. De 1987 à 1999, il occupe plusieurs postes dans le secteur des télécoms, en particulier comme Directeur Commercial d'ets Paris, puis comme DG de COFRATEL (France Telecom). En 1999, il rejoint le groupe SPIE comme Directeur du Développement et de la Stratégie SPIE TRINDEL Sud-Est puis comme Directeur régional des Pays de Loire. En 2005, il est nommé Directeur du Département Infrastructures et Collectivités de CEGELEC Paris (racheté par Vinci Energies en 2009), avant de rejoindre AXIANS en janvier dernier. CHOCOLAPPS Chocolapps (ex-so Ouat) est un spécialiste français en applications ludo-éducatives pour ipad et iphone. L entreprise vient de recruter trois nouveaux experts : un Directeur Marketing (Philippe Giordano, 34 ans), un Responsable de Production (Barthélémy Solas, 30 ans) et un Développeur Senior (Claude Verstraeten, 39 ans). Philippe Giordano est diplômé de l Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse et a commencé chez SFR où il a créé et développé la boutique en ligne dès Chez Netcollections, il devient responsable de la déclinaison française de MyOffers, solution de collecte d s en Grande-Bretagne et intègre ensuite Directinet en tant que Directeur Marketing, avant de rejoindre Chocolapps. Pour sa part, Barthélémy Solas a d abord été chef de projet/game designer à Supinfogame, dont il est diplômé. Il a participé à des projets d envergure pour des entreprises comme Euro RSCG, Ouat Entertainment, Neko Entertainment ou Ubisoft. Claude Verstraeten, a une expérience de 20 ans dans l industrie du jeu vidéo et plus de 70 produits réalisés sur une quinzaine de plate-formes, dont des succès qui se chiffrent à plusieurs millions d exemplaires. HYBRIS Le spécialiste européen des solutions de commerce et de communication multicanal, vient de renforcer son équipe en recrutant Géraldine Teboul au poste de Directeur Marketing Europe du Sud. Celle-ci possède plus de 15 ans d expérience dans le marketing et la communication avec une double expérience entreprise/agence. Avant de rejoindre Hybris, elle était Directeur Marketing chez Compario et a également été pendant 5 ans la Directrice Générale France de l agence de Communication Waggener Edstrom. De 1998 à 2000 elle fut Responsable Marketing et Communication de Saratoga Systems, éditeur de logiciels CRM, avant de rejoindre Oast Communications de 2000 à Elle a également fondé et développé Bio2Baby, un site e-marchand à destination de la petite enfance. Elle est titulaire d un DESS de Commerce International de l Université de Lille, possède un Bachelor in Business Administration et est diplômée de l EPSCI. IOMEGA La filiale d EMC a annoncé la nomination de Nicolas Levrier au poste de Country Manager France et Maghreb, en lieu et place de Patrick Mathieu, promu au sein d EMC. Titulaire d un diplôme d Ingénieur en Télécommunications de l ENST, Nicolas Levrier a occupé, depuis 1996, différentes fonctions techniques et de management commercial dans le domaine des télécommunications et de l IT sur le marché B2B. C est au début de 2009 qu il a rejoint Iomega comme B2B Channel Manager France. A son nouveau poste, il est notamment chargé de développer l activité B2B et la vente de serveurs NAS pour les entreprises et les particuliers. Il devra aussi renforcer le réseau de revendeurs Iomega, recruter de nouveaux partenaires «premium» et développer un nouveau canal de distribution pour adresser le marché de la vidéosurveillance. ORANGE Jusqu alors Directeur Exécutif en charge du marketing et de l innovation du groupe Orange, Jean-Paul Cottet a étendu ses fonctions et pris en charge les Nouvelles Activités de Croissance de France Télécom-Orange, en remplacement de Xavier Couture, désormais chargé de mission auprès du p-dg Stéphane Richard, en charge de la relation avec les acteurs de l'audiovisuel. Avant de devenir Directeur Exécutif Marketing et Innovation, Jean-Paul Cottet, X-Mines, avait réalisé un parcours très varié dans le Groupe France Telecom : marketing et ventes, Direction de l actionnariat grand public pour la première entrée en bourse, Direction régionale de Paris, Direction de la Communication et des Relations extérieures, Direction du Système d Information et Direction de l International et Direction du marché entreprise France. ST ERICSSON ST-Ericsson s est trouvé un nouveau COO en la personne de Carlo Ferro, qui reportera désormais auprès du président et CEO Didier Lamouche. Il était CFO de STMicroelectronics depuis 2003, a siégé au Conseil d administration de ST-Ericsson et a présidé le comité d audit depuis l édification de la joint venture entre STMicroelectronics et Ericsson. Disposant de 20 ans d expérience dans l industrie des semi-conducteurs, Carlo Ferro fut chargé de missions variées chez ST Microelectronics depuis Le Journal des télécoms N 232 Avril
43 JDT232-P43-MEO-Experience OKAG:POINT de VUE IDEES 30/03/ :48 Page 43 Expérience Mise en oeuvre Réseau WiFi Le WiFi, passeport pour l hôpital connecté Pour répondre aux besoins de mobilité du personnel et fournir de la connectivité aux patients, la Clinique de l Europe a déployé du WiFi sur l ensemble de son site. Ala clinique de l Europe, à Rouen, on ne se contente plus de soigner les malades. La structure s est engagée depuis plusieurs mois sur le sentier de l innovation. Le réseau WiFi déployée par l opérateur WiFirst, filiale du groupe Bolloré, avec du matériel de D-Link offre aux patients, tout comme au personnel médical, le loisir d être connecté. Le projet plonge ses racines dans une double problématique : répondre aux besoins du personnel de la clinique et fournir de la connectivité aux patients. «Il s agissait pour nous d apporter plusieurs réponses», explique Patrice Hébert, DSI de la Clinique de l Europe. «Premièrement, il y avait un besoin professionnel. L informatisation du dossier médical d abord, puis la mobilité du personnel apparaissaient comme primordiaux. Du côté du public, les patients en court séjour souhaitaient bénéficier d une connexion internet, les plus jeunes pour garder le contact avec leur famille et les professionnels pour échanger avec leurs collaborateurs ou leur entreprise». L infrastructure existante de l hôpital, avec ses quelques points d accès WiFi ne permettait pas de se lancer dans ce genre de chantier. La connectivité reposait sur un réseau Ethernet LAN. Pour établir son choix technologique, la clinique a choisi de se tourner vers D-Link, un partenaire avec lequel elle avait déjà travaillé. «Durant nos échanges, Patrice Hébert m a fait part de son besoin d installer sur le site des bornes WiFi capables de reconnaître des postes de soins mobiles ou des tablettes», explique Frédéric Kowalski, chef de marché chez D-Link. Après une phase de test, la clinique a finalement choisi la solution de WiFi centralisée. Le choix a notamment été facilité par l entrée en lice d un troisième acteur, WiFirst. «Il opère à la manière d une opérateur», indique Frédéric Kowalski. Ce modèle de fonctionnement a semble-t-il joué sur le choix de la clinique. WiFirst s occupe ainsi de tout, de la facturation comme du déploiement du matériel. «Pour nous, il était primordial ne pas accroître la charge de travail de nos équipes. Sans WiFirst, il aurait fallu gérer les logs [historique des évènements, généré par les équipements d un réseau, Ndr] et les conserver durant une année, comme le réclame la loi. Travailler avec cet opérateur nous permet d écarter cette responsabilité», indique le DSI de la clinique. Une infra centralisée Pour déployer le réseau WiFi du site, la direction informatique de la clinique a choisi deux équipements : des points d accès WiFi DWL 8600 AP et des commutateurs WiFi centralisés. «Nous avons porté notre choix sur le WiFi, car notre infrastructure nous l imposait» précise Patrice Hébert. Nous gérons plusieurs VLAN, dont un dédié aux patients. Le WiFi répondait mieux à la nécessité d affecter différents types de paramétrages suivant le groupe d utilisateurs». Sur le plan technique, le WiFi centralisé tel qu il a été déployé par WiFirst offre également d autres avantages. «Un système centralisé permet de répercuter les paramètres sur l ensemble des bornes, il n y pas besoin d intervenir sur chaque borne séparément», ajoute-t-il. Au total, plus de 40 points d accès WiFi et 3 switchs ont été déployés. Les bornes compatibles WiFi n permettent d obtenir un débit de l ordre de 100 Mbit/s. Quant aux commutateurs, la clinique a choisi des modèles Gigabit. Changements perceptibles Les patients s avèrent être les bénéficiaires les plus directs. «Ils s ennuient moins. Avec un terminal connecté dans la poche, on peut s occuper des heures», assure Patrice Hébert. Pour le personnel soignant, le changement prend un peu plus de temps. «Le choix que nous avons fait comme les changements qu il induit sont radicaux. Le dossier médical informatique ne fait pas tout seul», reconnait-il. Médecins, infirmières et ensemble du personnel soignant sont formés et accompagnés pour pouvoir tirer partie aux mieux du réseau sans fil. «En fait, le gain n est pas direct. Quand les gens auront bien maîtrisé l outil, les résultats seront indéniables», garantit Patrice Hébert. Cependant, de premiers changements sont perceptibles. La présence de points d accès WiFi offre la possibilité de se connecter partout. Les médecins et les infirmières peuvent désormais s appuyer sur un charriot connecté. Doté d un accès WiFi, d un client léger et d un écran, le charriot améliore grandement la mobilité des personnels soignants. En outre, les dossiers des patients n ont plus besoin d être saisis plusieurs fois. Il n y a plus non plus besoin de réaliser de classement papier. Le gain de temps est sur ce point indéniable. La réflexion se poursuit en matière de mobilité. «Nous avons essayé les tablettes mais l écran est trop petit, reconnait Patrice Hébert. L étroitesse des écrans ne permet pas d exploiter nos applications métier». Le responsable reconnait travailler en compagnie d une «marque de tablette et d un éditeur», sur l intégration du logiciel sur ce type de format. La clinique de l Europe n a pas fini sa mue. Par Thomas Pagbe Les données du problème Objectif : Fournir aux patients et au personnel de la clinique une connexion internet dans l ensemble de la clinique. Moyens : Points d accès WiFi DWL 8600 AP et commutateurs DWS L. L équipement est fourni par WiFirst. L opérateur facture les abonnements aux patients mais pas à l équipe médicale. Résultats : les patients disposent d un accès internet partout. L équipe médicale peut se reposer sur un charriot connecté. Le papier est peu à peu évacué. 43 Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
44 JDT232-P44-Nvx-Prods- Mobiles OKAG:JDT193 29/03/ :34 Page 44 Les mobiles nouveaux produits Acer Liquid Glow Un challenger sous Android Présenté pour la première fois à l occasion du MWC de Barcelone, ce nouveau smartphone 3G/4G est le premier chez Acer à fonctionner sous Android 4.0 (Ice Cream Sandwich). Disponible en plusieurs coloris et bénéficiant d une bouille plutôt sympa, il se positionne en challenger sur le marché avec un prix assez agressif mais des caractéristiques intrinsèques somme toute moyennes. Citons un écran 3,7 pouces capacitif et un APN 5 mégapixels. Son principal intérêt? L utilisation possible d Android Beam pour partager des photos avec un autre appareil Android compatible NFC d une simple pression sur l écran, et échanger contacts, applications, musique ou vidéos en un clin d œil 199 Dimensions/poids : NC/NC Compatibilité réseau : GSM quadribande, GPRS, EDGE, HSDPA, HSUPA, WiFi b/g/n Ecran : tactile capacitif 3,7 pouces, 16 millions de couleurs, résolution 480 x 800 pixels Connectique : Bluetooth 2.0, microusb 2.0, support du NFC Processeur : 1 GHz Mémoire : 512 Mo, extensible à 32 Go (microsd) OS : Android 4.0 Ice Cream Sandwich Autonomie veille/com (données constructeurs) : NC/NC Autres caractéristiques : appareil photo 5 Mpixels, autofocus, flash LED, baladeur audio/vidéo, a- GPS, accéléromètre, capteur de proximité. Env. Samsung Mini 2 Si mini que ça? 199 Capitalisant sur le succès rencontré par le Galaxy Mini S5570, ce smartphone estampillé Samsung conserve un tarif accessible au prix de quelques concessions techniques. Si l on retrouve ainsi le sans contact (NFC) et les compatibilités HDSPA et Android Gingerbread, ainsi que de multiples petits raffinements auxquels la gamme Galaxy nous a habitués, on hérite «seulement» d'un écran de 3,27 pouces (480 x 320 pixels), d'un processeur cadencé à 800 MHz, de 512 Mo de mémoire vive et d'un capteur photo/vidéo de 3 Mpixels (vidéo en VGA seulement). Dimensions/poids : 58,6 x 109,4 x 11,9 mm / 106,8 g (modèle NFC) Compatibilité réseau : GSM quadribande, GPRS, EDGE, HDSPA, WiFi b/g/n, DLNA Ecran : tactile 3,2 pouces TFT, résolution 320 x 480 pixels Connectique : Bluetooth 3.0, microusb 2.0, NFC (modèle sans NFC disponible). Processeur : 800 MHz Mémoire : 512 Mo, extensible à 32 Go (microsd) OS : Android 2.3 (Gingerbread) Autonomie veille/com (données constructeurs) : 380 min/440 heures Autres caractéristiques : capteur photo/vidéo 3 Mpixels, baladeur/enregistreur audio/ vidéo, A-GPS, accéléromètre. Env. Sony Xperia Sola Magic Touch Une touche de magie dans ce nouveau fleuron ultra-connecté de la gamme Xperia. A la clé, non seulement une somme de caractéristiques haut de gamme pour un smartphone doté d un grand écran lumineux, mais aussi le sans contact et une navigation Internet bluffante - car également sans contact - baptisée «Floating Touch». Ce nouveau modèle ne souffre par ailleurs d aucun grand oubli, du GPS aux fonctions audio-vidéo évoluées, en passant par un APN/enregistreur vidéo des plus sophistiqués. Si pour l heure, il est livré avec la version 2.3 d Android, la bascule vers Ice Cream Sandwich est programmée pour le début de l été. Alcatel One Touch 918 D Double SIM L Alcatel OT-918D n est peut-être pas le produit le plus révolutionnaire du moment, mais il offre un rapport prestations/prix avantageux et permet d utiliser deux comptes opérateurs via l utilisation de deux cartes SIM à glisser dans ses flancs. Fonctionnant en appel via 3G+ ou WiFi b/g/n, cet appareil sous Android Gingerbread 2.3, ne truste pas au-delà de son design sympathique, des caractéristiques de haut vol : processeur à 650 MHz, 150 Mo de base en guise de mémoire de stockage et capteur photo 3,2 mégapixels sans flash notamment. Pour débuter avec un smartphone sous Gingerbread. 119 Env. Dimensions/poids : 112 x 58,6 x 12,1 mm/123 g Compatibilité réseau : GSM quadribande, Dual SIM, GPRS, EDGE, HSDPA, WiFi b/g/n Ecran : tactile capacitif 3,2 pouces, résolution 320 x 480 pixels en couleurs Connectique : Bluetooth 3.0, microusb 2.0 Processeur : 650 MHz. Mémoire : 150 Mo, extensible à 32 Go (microsd) OS : Android Gingebread 2.3 Autonomie veille/com (données constructeurs) : 10 h/400 h Autres caractéristiques : appareil photo 3,2 Mpixels, baladeur audio/vidéo, A-GPS, capteurs de mouvements et de proximité. 329 Env. Wiko Minz Simplicité et double SIM Disponible en 4 couleurs (blanc, bleu, rouge, noir), le dernier téléphone de WIKO joue l originalité sans lutter en quoi que soit face à l armada des smartphones du moment. Bicolore et Double Sim (avec bouton dédié à chacune des deux cartes), il cible les utilisateurs en quête d un mobile simple et notamment les plus jeunes qui pourront chatter avec clavier azerty et accès à Facebook/Twitter à l appui. Ses caractéristiques sont bien entendues limitées, y compris sur un plan multimédia, et l on ne peut par exemple accéder à la 3G ou à l EDGE, ni même au Wi-Fi. On aura compris que «sa vérité» est ailleurs et tient notamment, outre sa simplicité, dans son design coloré et ludique et dans son tarif. Dimensions/poids : 113 x 61 x 13,5 mm/91 g Compatibilité réseau : GSM bibande, double SIM, GPRS Ecran : 2 pouces, couleurs, résolution 176 x 220 pixels Connectique : Bluetooth 2.1 stéréo, USB 1.1, prise audio Processeur : NC Mémoire : NC, extensible à 8 Go (microsd) OS : propriétaire Autonomie veille/com (données constructeurs) : 193 h/9 h Autres caractéristiques : clavier Azerty, APN/Caméra VGA, lecteur MP3/radio FM, accès direct aux réseaux sociaux (twitter, facebook), etc. Dimensions/poids : 116 x 59 x 9,9 mm/107 g Compatibilité réseau : GSM quadribande, GPRS, EDGE, HDSPA, WiFi b/g/n, DLNA Ecran : TFT tactile 9,4 cm Reality Display, résolution : 854 x 480 pixels Connectique : Bluetooth 3.0, microusb 2.0, NFC Processeur : Dual core 1 GHz STE U8500 Mémoire : 8 Go extensible à 32 Go (microsd) OS : Android (Gingerbread) Autonomie veille/com (données constructeurs) : 6 h/470 h Autres caractéristiques : APN 5 Mpixels avec zoom 5X, autofocus, flash, baladeur audio/vidéo, enregistreur vidéo HD 720P, A-GPS, navigation Internet via «floating touch», lancement d applications par «Smartags», etc. 39,90 Env. Le Journal des télécoms N 232 Avril
45 JDT232-P45-PEM-Nouvel ipadoktp:jdt 29/03/ :12 Page 45 Nouvel ipad Meilleur écran, plus de puissance Le nouvel ipad innove surtout en termes de composants avec un écran offrant une meilleure définition et un processeur surpuissant, au prix il est vrai d une finesse un peu moindre et d un léger embonpoint. Prise en main Nouveaux produits L écran La puissance Le poids D un aspect très proche de celui de son prédécesseur, le nouvel ipad accuse cependant un léger embonpoint à mettre sur le compte de la batterie, deux fois plus puissante que la précédente, nécessaire pour alimenter le processeur A5 également plus puissant que le précédent et l écran, d une résolution deux fois plus élevée. Déjà perceptible sur les sites web et encore plus sur les photos, l excellente qualité de l écran Retina du nouvel ipad se révèle encore mieux sur les jeux. Fluidité, définition et qualité des couleurs, avec toutes leurs nuances, sont au rendezvous. Avec un tel écran, il eût été dommage de ne pas avoir de belles photos à visionner. Le capteur du nouvel ipad qui est le même que celui de l iphone 4S produit avec 5 Mpixels «seulement» des photos de qualité et des vidéos HD en 1080 p. Le nouvel ipad ressemble beaucoup à son prédécesseur. Un capteur photo arrière légèrement plus grand est un des moyens de les distinguer au premier coup l oeil. L autre, c est son épaisseur, qui passe de 8,8 à 9,4 mm. Conséquence logique : le poids de l engin passe de 600 à 650 gr, car Apple a fait des compromis pour s accommoder des nouveaux composants de sa tablette, dont le nouvel écran Retina. Avec sa résolution de 2048 x 1536 pixels (soit plus de 3 millions de pixels, le double de l ipad 2), il est une des principales innovations de cette tablette. Bien entendu, ce sont les photos qui en profitent le plus. L ipad est une super-visionneuse qui rend enfin justice à la qualité de la photo numérique d aujourd hui. Les angles de vision sont toujours aussi larges et, surtout, la luminosité est bien plus élevée. Mais un tel écran exige un processeur plus puissant. Ainsi, le constructeur s'est basé sur le A5 existant, auquel il a ajouté deux cœurs graphiques. La mémoire vive est doublée pour atteindre le gigaoctet. Mais qui dit plus de puissance dit aussi plus de consommation. Apple a donc embarqué une batterie plus conséquente qui explique aussi la prise de poids. Elle délivre 42,5 Wh contre 25 Wh pour l'ipad 2. Résultat, le nouvel ipad affiche la même autonomie que son prédécesseur, entre huit et dix heures selon l utilisation. Aucun changement en revanche pour la mémoire de stockage, trois tailles continuent à coexister : 16, 32 et 64 Go. La connectique ne change pas, on est toujours cantonné au connecteur dock et à la sortie audio jack 3,5 mm. On passe rapidement sur l'appareil photo, qui est désormais une version cinq Mpixels du capteur de l'iphone 4S. Les clichés sont donc de bonne qualité pour une tablette et on pourra tout au plus leur reprocher des couleurs un peu fades. Reste que le moindre compact fait mieux et que l'ipad est toujours aussi peu pratique pour prendre des images. Même constat pour la vidéo qui passe en 1080p. Les applications classiques doivent être étirées si on veut profiter de tout l écran. Autant dire que ce n'est pas brillant, en particulier quand des images ou vidéos sont impliquées. Les applications optimisées sont donc vivement recommandées. Au surlendemain de la sortie, plus d'une trentaine de d applications avaient déjà basculées, un nombre qui devrait augmenter très rapidement. Si le changement n'est pas flagrant sur celles impliquant beaucoup de texte, il est nettement LA CONCURRENCE Apple ipad 2 à partir de 409 à partir de 489 Dimensions/poids : 241 x 186 x 9,4 mm/650 g Taille d écran : 9,7 pouces LED Résolution : 2048 x 1536 pixels Processeur : Apple A5X, 1 GHz double cœur, partie graphique quadri-coeur Mémoire : 16, 32 ou 64 Go Connectivité : WiFi ou WiFi + 4G, Connectique : prise jack audio 3,5 mm, - Autonomie : 10 heures Autres caractéristiques : dock, microphone, haut-parleurs, gyroscope, accéléromètre, capteur de luminosité ambiante plus appréciable dans les jeux. Les quelques titres disponibles ne gagnent pas de nouveaux effets, mais sont beaucoup plus agréables à regarder grâce à l effet d escalier qui disparait ou presque. On note tout de même que cela demande beaucoup de ressources puisque l'on constate quelques ralentissements dans les titres les plus gourmands. Apple a également profité du lancement pour mettre à jour sa suite ilife, avec des versions Retina d'iphoto, imovie et de Garage Band. S il faut bien avouer que le résultat est impressionnant pour une application mobile, on ne peut pas s empêcher de se demander quelle est l intérêt réel d un logiciel de création sur ce type d'appareil. Passé l'amusement initial, créer sur un ordinateur classique s avère infiniment plus efficace. François Arias Samsung Galaxy Tab 10.1 à partir de Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
46 JDT232-P46-Nvx Prods Réseaux OKAG:JDT193 29/03/ :10 Page 46 Réseaux nouveaux produits Motorola SL4000 Bien plus qu un talkie Chez Motorola, tous les modèles de la gamme SL Series, et notamment MOTOTRBO de la série SL4000, sont des terminaux de radio numériques portatifs qui jouent à fond la carte de la finesse et de la légèreté, tout en étant robustes (spécifications militaires). Conçus pour répondre aux besoins des professionnels de secteurs divers (hôtellerie, sécurité, etc.), ils bénéficient d un grand nombre de raffinements techniques, tel qu un écran couleur haute résolution, ainsi qu'un capteur photo intégré qui détecte automatiquement le niveau de lumière ambiante et ajuste en conséquence la luminosité de l'écran pour une lecture optimale (idem pour le son avec «Intelligent audio»). Lifesize Téléphone pour la visio pro La filiale de Logitech dédiée à la vidéoconférence professionnelle vient de lancer ce téléphone qualifié de «2ème génération». Premier du genre à être tactile, il est optimisé pour la vidéo conférence HD et vise en particulier par sa simplicité d utilisation les utilisateurs novices en la matière qui reculent souvent devant la complexité de l utilisation des systèmes contrôlés à distance. Outre l écran tactile de navigation de 4,3 pouces, ce LifeSize Phone qui fonctionne avec le système LifeSize Room 220 hérite d un répertoire de numérotation, d un contrôle du partage des données et des caméras depuis une interface simplifiée et d une qualité audio et vidéo au-dessus de tout soupçon. Environ (avec l ensemble LifeSize Room 220) Dimensions (hauteur, diamètre)/poids : 46,5 x 266 mm/1,5 Kg Ecran : 4,3 pouces tactile capacitif, résolution : 480 x 272 pixels Interface : PoE compatible 802.3af, port RJ 45 10/100 et câble pour connexion à LifeSize Room 220, 4 connecteurs LifeSize Link pour futurs appareils Consommation électrique : 7,6 W (appel) Autres caractéristiques : fonction de réduction de bruit, LED de contrôle, plage de fréquences audio de 90 Hz à 16 khz (son pro-audio 48 KHz), 4 microphones «low noise», fonctions de détection automatique de la voix et de gain automatique. 655 Dimensions/poids : 130,3 x 55,2 x 41, 1 mm/355 g Ecran : Couleur Réseau/Fréquence : Norme DMR numérique Nombre de canaux : Gamme de fréquence (plage) : UHF-1 ( MHz) Autonomie : 11,5 heures (mode numérique) Sans fil : Bluetooth (audio et data) Fonctionnalités : Emission commandée par la voix - Messagerie Annuaire boutons programmables - Spécifications militaires / norme IP : 810 C, 810 D, 810 E, 810 F, 810 G / IP54 Fourni notamment avec batterie Lithium Ion mah, chargeur à prise, antenne UHF standard Tooti Family Pour les anciens Il y avait des PC et des téléphones dédiés aux séniors, voici une tablette qui leur est destinée. A la clé, un écran tactile 10 pouces résistif 4/3, une interface simplifiée, la possibilité de faire gérer sa tablette à distance par un tiers et un environnement sécurisé. Côté caractéristiques, pas de grand manque, puisqu on retrouve le Wi-Fi et le Bluetooth (un module SIM 3G est disponible en option), une caméra frontale 2 Mpixels, un lecteur de cartes mémoires MicroSD, une prise casque, un port USB, etc. Le tout dans un produit léger (700 g) qui, grâce à un étui spécial peut s emmener partout ou se placer tel un cadre photo sur un meuble, ou encore en mode «pupitre» pour une saisie plus aisée. Environ 299 (modèle Wifi) + abonnement 12,72 euros/mois Dimensions/poids : 189 x 242 x 13 mm/700 g Ecran : 10 pouces (4/3), résolution : 1024 x 768 Réseaux : Wi-Fi b/g/n, Bluetooth Connectique : Port MicroSD, prise casque, port USB, emplacement carte SIM (modèle 3G) OS : NC (interface propriétaire) Batterie/autonomie : Lithium Ion/NC Autres caractéristiques : caméra frontale 2 Mpixels, module 3G intégré en option, étui, prise casque, accès à un portail familial my.tootifamily.com 99 Archos Child pad Pour les enfants Le Français Archos a pensé aux parents qui se font chiper leur tablette tactil par leurs enfants. Il a conçu spécialement pour ces derniers une tablette Android 7 pouces, qui n est pas un jouet. Légère, elle se voit dotée d Android 4.0, d un processeur à 1GHz et de 1 Go de mémoire vive. Cible enfantine oblige, le produit s accompagne d un magasin d applications ad hoc issu d AppsLib, proposant pas moins de applications dans 14 catégories (jeux, divertissement, multimédia, livres électroniques et BD, etc.) L interface a aussi été adaptée à un jeune public, avec notamment des icônes colorées, tandis qu un logiciel de contrôle parental complète le tableau. Dimensions/poids : NC/NC Ecran : 7 pouces tactile résistif 800 x 480 Processeur : ARM A8 1 GHz Mémoire Vive : 1 Go Réseau : WiFi b/g OS : Android 4.0 (Ice Cream Sandwich) Autonomie veille/communication : 16h/8h Autres caractéristiques : caméra frontale, prise casque et microusb LG-Ericsson W-Soho All in the box Ce nouveau téléphone cible les PME auxquelles il offre un branchement simple, une borne DECT pour intégrer jusqu'à 7 combinés sans fil supplémentaires et des touches de fonctions préprogrammées. En le rattachant à 3 lignes analogiques, il se mue en commutateur professionnel offrant transfert d'appels, conférence, musique d'attente personnalisable, répondeur 30 mn, standard automatique, mise en attente, etc. Le standard automatique autorise une prise en charge autonome des appels ainsi qu'un routage automatique vers un poste précis, les messages d'accueil pouvant être personnalisés ligne par ligne. On peut aussi raccorder un fax à une prise ad hoc avec détection automatique des fax entrants. Dimensions/poids : NC/NC Technologie : DECT analogique compatible ADSL Capacité : jusqu à 7 combinés par base, jusqu à 5 communications simultanées sur la base (3 externes, 2 internes). Ecran : LCD 240 x 144 pixels Répertoire : 500 noms/numéros Autres caractéristiques : 7 touches par combiné, port fax, prise casque, standard automatique, répondeur (30 mn), fonction mains libres, etc 450 (une base + 2 combinés GDC-400H) Le Journal des télécoms N 232 Avril
47 JDT232-P47-PEM-Nokia LumiaOKTP:JDT 29/03/ :14 Page 47 Nokia Lumia 710 Prise en main Un Windows Phone abordable Nouveaux produits Avec le Lumia 710, Nokia place à la portée d un plus grand nombre de bourses un combiné multimédia très moderne. Certes loin du Lumia 800, le 710 possède un nombre de fonctionnalités non négligeable sur cette gamme de prix. Puissant Qualité de fabrication Abordable Écran très moyen Nokia a montré une fois de plus sa maîtrise du hardware. Le Lumia 710 arbore une allure travaillée et des lignes claires. L appareil photo bénéficie à ce titre d une intégration particulièrement réussie. Les traces de doigts restent très visibles. Le noir profond de l écran n évitera pas de nombreux coups de chiffons. L absence de traitement oléophobe, à même de lutter contre ce désagrément, reste une faiblesse que l on retrouve sur de nombreux téléphones mobiles. Le haut-parleur au dos permet à l utilisateur d écouter ses morceaux sans casques. Sans être une enceinte portable, le Lumia 710 dispose d une puissance sonore assez importante. Après un Lumia 800 qui s'est imposé comme le meilleur Windows Phone de sa génération, Nokia continue sur sa lancée avec le Lumia 710. Adoptant la même diagonale que son grand frère (3,7 pouces), il est toutefois bien meilleur marché. Le fabricant finlandais a effectivement opéré quelques choix drastiques au niveau du design et de la finition. Oublié le look industriel de la coque en polycarbonate. Le Lumia 710 est nettement moins impressionnant avec sa construction en plastique brillant. Avoir choisi ce matériau présente également un avantage intéressant : la légèreté. Le Lumia 710 affiche un poids inférieur à celui du Lumia 800. De fait, le ranger dans un sac à mains ou la poche d une veste ne posera aucun problème. Si on ne retrouve pas le positionnement résolument «haut de gamme» du Lumia 800, l'appareil est toutefois solide et bien assemblé, Nokia ayant conservé le savoir-faire qui a fait sa renommée. La prise en main est facilitée par les courbes de l'appareil. Les arrondis présents sur les rebords du combiné permettent une prise en main très solide et ce malgré l emploi d un matériau qui peut sembler glissant à première vue. Le mobile allie interface tactile et physique. En la matière, le cahier des charges a une fois de plus été respecté puisque la face avant du terminal embarque le sempiternel trio de boutons. Quatre autres boutons pour la mise en marche, le volume et les prises de photos ont également été intégrés sur les tranches de combiné. Contrairement à son grand frère doté d'une dalle OLED, le Lumia 710 embarque un simple écran LCD de qualité assez moyenne. Les couleurs sont saturées, la luminosité est faiblarde et les angles de vision assez réduits. Cet inconvénient mis à part, l écran s avère d une manière générale assez réactif et précis. Taper un SMS ou un ne présente aucune difficulté. Le reste du hardware est plus que solide avec un processeur Qualcomm cadencé à 1,4 GHz et 512 Mo de mémoire vive. Seul l'espace de stockage de 8 Go nous parait un peu réduit en l'absence de lecteur de cartes. L'appareil photo 5 Mpixels est correct en plein jour mais produit des images trop bruyantes dans des conditions plus sombres. Le combiné permet toutefois de réaliser des captures très rapidement. Une fois le bouton enfoncé, le déclenchement de la photo intervient quelques instants après. Il n est pas non plus nécessaire de déverrouiller le téléphone pour prendre une photo. Appuyer sur le bouton dédié permet de lancer automatiquement la fonction. Au niveau de la vidéo, le capteur s avère assez moyen. Les images sans être d une qualité exceptionnelle restent convenables, avec des lumières à peu près respectées et un rendu du détails honnête. L'autonomie est plutôt bonne pour un smartphone moderne avec au moins deux jours d'utilisation. Vendu 250 euros nu, le Lumia 710 est une très bonne affaire. Certes, il ne dispose pas de l esthétique avantageuse du Lumia 800, ni même de celle du Radar d'htc mais il offre d excellentes performances à un prix plancher. L appareil, compatible 3G+, offrira notamment aux bourses les plus modestes un accès à l internet mobile. François Arias et Thomas Pagbe LA CONCURRENCE 229 Dimension/poids : 119 x 62.4 x 12.5 mm/125 g Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, HSDPA, HSUPA, WiFi b/g/n Ecran : 3,7 pouces, tactiles, résolution 480 x 800 pixels Connectique : Bluetooth 2.1, miniusb 2.0 Mémoire : 8 Go embarquée, port microsd (16 Go) OS : Windows Phone 7.5 Autres caractéristiques : Apn 5 Mpixels, autofocus, Flash LED, geo-tagging, radio, baladeur audio (MP3, WAV, eaac+, WMA), vidéo (MP4, H.264, H.263, WMV), vidéo HD, a-gps, micro SIM ZTE Blade S Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
48 JDT232-P48-Nvx Prods Divers.OKAG:JDT193 29/03/ :03 Page 48 Réseaux nouveaux produits Casque OXO Premium Pour la musique mais pas que Le casque Oxo Premium sert, bien sûr, à écouter de la musique. Léger et pliable, il peut être placé aisément dans un sac à dos ou une sacoche. Plein de ressources, il peut également être connecté sur un smartphone grâce à sa prise jack. La présence d un bouton décrocherraccrocher, loin d être anodine, permet de gérer ses appels en toute simplicité, car l Oxo est un micro-casque. L OXO Premium est proposé en trois coloris : noir, blanc et rose. De quoi contenter les goûts classiques et discrets comme les amateurs de couleurs plus flashy. 29,99 Etuis - clavier Belkin F5L114 L ipad inspire toujours autant Chaque sortie d ipad génère son avalanche d accessoires. La dernière tablette de la marque à la pomme le nouvel ipad - ne fait pas exception. Tout porte à croire que Belkin vient lui aussi de céder à la vague qui pousse les accessoiristes - comme les fabricants eux-mêmes - à ajouter des touches physiques à leurs équipements tactiles. L étuiclavier Belkin F5L114, en plus de protéger l IPad, permet de saisir des textes. Pour les applications les plus «courantes», des touches de raccourcis rendent l accès plus rapide. Un système d aimants permet d activer l ipad dès l ouverture de l étui. Clavier : complet, Azerty Connectique : Bluetooth Autres caractéristiques : touche TruType pour améliorer la saisie de teste, touches raccourcis, coins protecteurs pour maintenir la tablette en place, pliable, aimants AutoWake intégrés pour activer l'ipad à l'ouverture de l'étui 99,99 Poids : 120 g Couleurs : noir, blanc, rose Fonctions : écoute musicale, micro-casque Autres caractéristiques : bouton décrocher-raccrocher, pliable, prise Jack 3,5 mm NC Cisco Linksys HomePlug AV Powerline Cisco tâte le terrain du CPL Cisco se positionne lui aussi dans le CPL. Le spécialiste des routeurs de réseau propose un kit qui permet de fournir à tous les appareils connectés de la maison un accès Internet. Capables de délivrer un débit de 200 Mbit/s, les CPL Linksys HomePlug AV Powerline assurent également la sécurité des communications des utilisateurs, grâce à leur cryptage 128 bits. Pour faire fonctionner le kit, pas besoin d une installation lourde et complexe. Il suffit de brancher l une des prises CPL sur le courant électrique pour la faire fonctionner. Débit : 200 Mbit/s Sécurité : Cryptage 128 bits Autres caractéristiques : branchement «plug and play» 79 le kit Blackberry Mini-keyboard La tablette Playbook a aussi son clavier RIM annonce l'arrivée d'un mini-clavier Bluetooth destiné à sa tablette Playbook. L accessoire est livré dans un étui élégant qui permet aussi de placer la tablette en position inclinée, tel un écran de PC portable. Le clavier dispose également d'un pavé tactile intégré multi-touch, qui permet de reproduire les mêmes gestes que sur l'écran tactile de la tablette. La connexion Bluetooth avec la tablette est cryptée en 128 bits. Le Mini-keyboard est actuellement proposé en version QWERTY au prix de 119,99 dollars. Ni la disponibilité de la version AZERTY, ni le prix ne sont pour le moment connus pour la France. Dimensions clavier : 19,36 x 13 x 0,60 cm Dimensions étui : 19,9 x 14 x 2,5 cm Sécurité : cryptage 128 bits de la connexion Bluetooth Autres caractéristiques : le clavier utilise le même chargeur que la tablette. Autonomie : 30 jours en pleine charge 299 Garmin nüvi 2585TV Un GPS doué pour la lecture Les appareils GPS, devenus une fonction de base sur de nombreux smartphones, se devaient d innover. Garmin propose un lecteur GPS doté de fonctions multimédia avancées. En plus de fonctions de navigation très poussées (information en continu sur le trafic, indicateur de limitation de vitesse, indication de la position d arrêt), le nüvi 2585TV embarque d intéressantes fonctions multimédia tels que la lecture de livres audio, de titres MP3 ou de photos. De quoi faire ce petit appareil, un équipement multimédia très complet pour la route, comme pour les moments de détente. Dimensions/poids : 13,7 x 8,3 x 1,5 cm/192g Ecran : 480 x 272 pixels Connectique : Bluetooth Mémoire : extensible via microsd Autonomie : 2,5 heures (données constructeur) Autres caractéristiques : envoi d informations sur le trafic, indicateur de limitation de vitesse, Garmin Locate (indique la position d arrêt du véhicule), navigation pédestre, baladeur audio, lecteur MP3, lecteur de livres audio Le Journal des télécoms N 232 Avril
49 JDT232-P49-PEM-Rim BB 9380OKTP:JDT 29/03/ :16 Page 49 Blackberry Curve 9380 Blackberry sans boutons Prise en main RIM reste sur sa lancée et continue à proposer des combinés avec écran tactile. Ici le résultat est assez décevant. Nouveaux produits Finition Autonomie Ecran ridicule Manque de puissance Conformément à ses plans, RIM intègre dans tous ses téléphones la technologie sans contact NFC. cette dernière permet à l utilisation de transformer son smartphone en véritable portefeuille électronique. RIM a misé sur le tout tactile. Le constructeur, davantage connu pour ses téléphones à clavier, continue à parier sur ce type d interface. Sur ce modèle, le succès est mitigé. Le tactile est précis, cependant, la piètre qualité de l écran ne permet pas d apprécier pleinement le produit. Malgré un réel souci de renouvellement, Blackberry OS 7 peine à se hisser à la hauteur de la concurrence. Au niveau applicatif notamment, l OS reste toujours à la traîne. Après un Torch 9860 tout tactile assez réussi, RIM s aventure sur un terrain risqué avec le Curve 9380 : celui des smartphones tactiles d entrée de gamme. Un domaine outrageusement dominé par les smartphones sous Android fabriqués, notamment par ZTE, Huawei ou Alcatel One Touch. Le design du 9380 reprend celui de son grand frère et il est plutôt réussi. On retrouve des courbes agréables à prendre en main et une finition plutôt correcte. Sur ce modèle RIM poursuit son incursion dans le monde des écrans tactiles. Malheureusement, les bonnes surprises s arrêtent là. L écran est bien trop étriqué avec ses 3,2 pouces. Face à des combinés se situant désormais dans une moyenne de 4 pouces, la taille du 9380 s avère bien trop juste. La résolution apparait quant à elle antédiluvienne (480 x 360). Là encore, la concurrence propose des terminaux à la résolution bien plus élevée, à 480 x 800 pixels. Si cela était pardonnable sur un Blackberry classique où les touches représentent le principal mode d utilisation, c est impossible à justifier sur un smartphone purement tactile. Le touchpad limite les dégâts mais nous ne sommes pas convaincus pour autant. La configuration choisie par RIM est assez légère, même si les progrès sont notables par rapport à la génération précédente. On trouve un processeur Marvell à 800 MHz, 512 Mo de mémoire vive et 512 Mo de stockage interne. Il est heureusement possible d augmenter cette capacité grâce au lecteur microsd qui permet d insérer des cartes mémoires de 32 Go. L utilisateur dispose ainsi d un très confortable espace de sauvegarde. La durée d utilisation de la batterie reste l un des domaines dans lequel RIM a toujours su se démarquer de ses rivaux. Là où la plupart des batteries déclarent forfait au bout d une journée, les terminaux du canadien disposent d une durée d utilisation largement supérieure. Le 9380 ne fait pas exception. L autonomie est bonne en usage classique avec trois jours d utilisation mais chute très rapidement en usage intense. Le systèmes d exploitation Blackberry OS 7 se débrouille étonnamment bien sur un appareil purement tactile mais souffre de quelques ralentissements. Sur la partie multimédia, RIM aurait pu fournir un résultat plus soigné. Le capteur photo de 5 Mpixels fournit des captures de niveau médiocre. Les clichés saisis sont plein de bruit et flous, donc difficilement exploitables. En vidéo, le combiné ne se défend pas mieux. Le résultat obtenu à l aide du capteur est, une fois de plus, de bien piètre qualité. Conclusion, le Curve 9380 proposé certes à un prix modique n est pas forcément agréable à utiliser notamment à cause de son écran. Sa taille, trop réduite ne permet pas à l utilisateur de bénéficier d une expérience d usage agréable. Toutefois, la très bonne connectivité du terminal (WiFi, 3G+) reste un atout non négligeable. Les amateurs de téléphones Blackberry à petit budget devraient plutôt lui préférer le plus classique Curve François Arias et Thomas Pagbe LA CONCURRENCE 330 Dimensions/poids : 109 x 60 x 11,2 mm/98 grammes Écran : 3,2 pouces 480 x 360 pixels Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, HSDPA, HSUPA, WiFi b/g/n Connectique : Bluetooth 3.0, micro-usb 2.0 Mémoire : 8 Go interne, port microsd 32 Go OS : Blackberry OS 7 Autonomie moyenne constatée : 65 heures Autres caractéristiques : APN 5 Mpixels, flash LED, geotagging, A-GPS, NFC, baladeur audio (MP3, eaac+, WMA, WAV, FLAC) et vidéo (MP4, H.263, H.264, WMV) Acer Allegro 299 ZTE Skate Le Journal des télécoms N 232 Avril 2012
50 JDT-Abo:JDT 24/02/ :06 Page 16 Bu lle tin D ABONNEMENT Abonnez-vous! Retrouvez l essentiel de l information professionnelle de votre secteur à renvoyer accompagné de votre réglement à DIP Journal des Télécoms, Service abonnements - Célile CICH, mail : [email protected] - 20, quai de la Marne Paris cedex 19 - Tél : +33(0) Fax : +33(0) Choisissez : 1 an (12 n ) au prix de 79 au lieu de 114 ou 2 ans (24 n ) au prix de 149 au lieu de 228 4bonnes raisons de vous abonner Vous disposez d une information exclusive Vous ne manquez aucune information qui compte Vous pouvez interrompre ou faire suivre votre abonnement Nous nous engageons : vous êtes satisfait ou remboursé Projet1:Mise en page 1 26/11/ :09 Page 1 Oui, je m abonne au magazine Le Journal des Télécoms Mode de règlement : Par chèque bancaire ou postal à l ordre de Télécom Presse À réception de facture Signature obligatoire 1 an (12 n ) au prix de 79 au lieu de 114 soit 30% de réduction 2 ans (24 n ) au prix de 149 au lieu de 228 soit 34% de réduction Nom Prénom Société Fonction Adresse Mail Code postal Ville/Pays Téléphone Télécopie à renvoyer accompagné de votre réglement à DIP Journal des Télécoms, Service abonnement - Cécile CICH, mail : [email protected] - 20, quai de la Marne Paris cedex 19 - Tél.: +33(0) Fax : +33(0)
51 JDT232-P51-Mois prochain OKAG:JDT 29/03/ :06 Page 59 Ne manquez pas le 2 mai prochain Deux numéros du JDT! Numéro spécial NUMERO SPECIAL TRES HAUT DEBIT Doit-on et peut-on accélérer le déploiement de la fibre? Après l impulsion initiale donnée par l annonce de l objectif présidentiel d équiper la France en fibre optique à l horizon 2025, et les multiples péripéties qui s en sont suivies, force est de constater que les déploiements marquent le pas, et que les effets conjugués d une économie hésitante et d une mécanique administrative contraignante ne contribuent pas à débloquer la situation. Les grands opérateurs, après avoir préemptée de vastes étendues du territoire avec leurs déclarations d intention d investissement (les zones dites AMII), semblent davantage occupés à contrer les effets de l arrivée de Free sur le mobile qu à déployer la fibre dans les territoires. Par ailleurs, à quelques semaines de l élection présidentielle, la question ne passionne pas les candidats : dans le meilleur des cas, leurs conseillers planchent encore sur des propositions, dans d autres, ils n en comprennent même pas l enjeu. Pourtant, l enjeu est crucial : il détermine la compétitivité économique du pays, en irriguant l écosystème qui a crée le plus d emplois en France ces dix dernières années. Un numéro entier pour faire le tour du sujet et de ses acteurs au travers d enquêtes, reportages, interviews Où en est-on du financement du THD? Où en est la couverture des opérateurs? Un an après : retour sur les projets pilotes Usages : que faire avec le THD? MARCHÉ SERVICES Télé-présence, poste de travail, tablettes, mobiles ; la visio-conférence HD sur tous les écrans? Si l idée d utiliser la visio-conférence comme un outil quotidien de travail dans les entreprises gagne du terrain dans les esprits, l adoption de ce «nouveau» moyen de communication ne pourra se faire qu à condition de disposer d un très bonne qualité d image et de son. Alors que la HD a déjà conquis les salles de téléprésence et de nombreuses salles de visio, qu en est-il de tablettes et des smartphones? Peut-on faire partager une qualité d image supérieure avec des tailles d écran aussi différentes que celles d un écran 60 pouces et d un écran de 5 pouces? MARCHÉ ÉQUIPEMENTS Toutes les solutions pour télé-travailler efficacement Réduction de l empreinte carbone, nouvelles organisations, meilleure prise en compte des contraintes familiales des salariés dans les entreprises ; de nombreux facteurs favorisent le développement du travail à domicile et, d une manière plus générale, hors de l entreprise. Une évolution sociétale d autant plus aisée que tous les outils existent pour travailler à distance comme si on était au bureau. Revue de détail. DOSSIER SPÉCIAL Santé et télécoms : retours d expérience sur les solutions qui fonctionnent Les technologies télécoms et IT peuvent être d un précieux secours pour un univers de la santé (publique et privée) où les moyens financiers manquent et où les pratiques sont amenées à changer du fait du vieillissement de la population (télémédecine, maintient à domicile ). Au-delà d un marché de l offre abondant, quelles sont les solutions qui trouvent leur place à l hôpital comme dans les cliniques, et qui répondent concrètement aux besoins de santé publique comme aux vœux des personnels de santé? Nous vous proposons quelques témoignages de retours d expérience réussis.
52 Cloud Privé Microsoft Demain, vous aurez besoin d un centre de données qui soit aussi un centre de profit. Dès aujourd hui, choisissez une solution de Cloud Privé qui ne facture pas au nombre de machines virtuelles. En savoir plus sur Microsoft.fr/readynow Microsoft France - RCS Nanterre B MSA057_JTELECOM_240x310.indd 1 26/03/12 17:29
fourbissent leurs armes infrastructure Ainsi si le cloud computing constitue une des principales tendances du marché TIC depuis de nombreux
que leurs même Salesforce un Diffusion : 30000 Page : 18 Cloud les opérateurs fourbissent leurs armes Sur un marché des services cloud en pleine progression les opérateurs disposent d atouts essentiels
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