Etude Spéciale SCORING : UN GRAND PAS EN AVANT POUR LE MICROCRÉDIT?
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- Auguste Dubé
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1 Etude Spéciale o. 7 Javier 2003 SCORING : UN GRAND PAS EN AVANT POUR LE MICROCRÉDIT? MARK SCHNEIDER Le CGAP vous ivite à lui faire part de vos commetaires, de vos rapports et de toute demade d evoid autres études de cette série H Street, NW Washigto, DC Tél. : Fax : Courriel : [email protected] Site Web : Cette étude spéciale s adresse aux resposables des istitutios de microcrédit qui désiret s iitier aux méthodes d évaluatio par score, ou «scorig», afi de savoir ce qu elles peuvet et e peuvet pas faire, et commet se préparer pour les utiliser. Les premiers chapitres sot gééraux ; les chapitres suivats sot plus techiques. Les lecteurs qui e souhaitet pas etrer das les détails sot ivités à parcourir le texte pricipal et les ecadrés. Ce documet est pas u mauel «mode d emploi». La coceptio et la mise e œuvre d u projet de scorig demadet des compéteces très spécialisées et sot gééralemet trop complexes et spécifiques aux istitutios pour être expliquées das u documet de cette logueur. L exposé ciaprès s appuie sur quelquesues des premières tetatives d utilisatio du scorig das le secteur du microcrédit 1. Das certais cas, il se fode égalemet sur la logue expériece du scorig das les pays à reveu élevé 2. Les exemples cités das cette étude mettet à profit l expériece des auteurs e Amérique latie, où il existe d importates istitutios moderes de microcrédit qui utiliset des bases de doées électroiques adéquates. Moyeat la mise e place d orgaisatios suffisammet solides et de bases de doées suffisammet complètes, le scorig aurait égalemet sa place e Afrique, e Asie et e Europe cetrale. À log terme, le scorig se répadra à travers le mode, bie qu il e puisse pas s appliquer à toutes les istitutios de microcrédit. Cette étude devrait aider les resposables à juger de l itérêt du scorig pour leur propre orgaisatio. Résumé Le défi à relever par les istitutios de microcrédit est d évaluer la probabilité que les pauvres pratiquat ue petite activité idépedate rembourset leurs dettes comme promis. Le scorig u ouveau moye d évaluer le risque marqueratil u grad pas e avat pour le microcrédit? Le scorig réduit les arriérés et doc le temps passé à recouvrer les prêts ; ce gai d efficacité permet d élargir la clietèle et favorise la péreité des istitutios de microcrédit. Le scorig e coviet cepedat pas à la majorité des istitutios de microcrédit. Il doe les meilleurs résultats pour les istitutios qui possèdet u solide dispositif de prêts idividuels et ue importate base de doées historiques sur leurs prêts. Même lorsque le scorig est efficace, ce est qu ue amélioratio otable et o ue véritable percée. E particulier, le scorig e remplacera pas les agets de crédit das le secteur du microcrédit car la plupart des risques associés aux travailleurs idépedats pauvres e sot pas liés aux iformatios utilisées pour le scorig. Cette étude décrit commet foctioe le scorig, ce que les istitutios de microcrédit peuvet e attedre et l utilisatio qu elles peuvet Mettre e place des services fiaciers pour les pauvres
2 e faire, aisi que les doées requises. So efficacité tiet mois à l arseal techique utilisé qu à la formatio systématique des utilisateurs : les agets de crédit et les directeurs d agece e serot covaicus que le scorig peut les aider à predre des décisios que s ils compreet so foctioemet et peuvet l observer lors de tests cocrets. Mais aussi et surtout, le scorig chage les metalités e créat ue culture d aalyse das laquelle les resposables du microcrédit recherchet systématiquemet das leurs bases de doées les iformatios qui apportet des réposes à leurs questios professioelles. I. Itroductio Le microcrédit est apparu avec la créatio de deux ouveaux moyes d évaluer le risque de oremboursemet associé aux travailleurs idépedats pauvres : les groupes de cautio solidaire et les agets de crédit qui procèdet à des évaluatios détaillées de la situatio idividuelle et fiacière des empruteurs aisi que de leur logemet, de leur etreprise et de leurs garaties. Le scorig est u ouveau moye (das le secteur du microcrédit) d évaluer le risque de oremboursemet. Il établit des lies historiques etre les atécédets de remboursemet et les caractéristiques quatifiées des demades de prêt, suppose que ces lies perdurerot et prédit le futur risque de oremboursemet à la lumière des caractéristiques des demades actuelles. Das les pays à reveu élevé, le scorig (par l itermédiaire des cartes de crédit) a marqué u progrès sas précédet car il a permis à des millios de persoes à reveus modestes d avoir accès à des prêts de faible motat, à courte échéace, o garatis et assortis de faibles coûts de trasactio. Le scorig marqueratil la prochaie grade avacée pour le microcrédit? Pour les rares istitutios de microcrédit qui sot déjà importates et bie gérées, et qui possèdet des bases de doées électroiques adéquates, le scorig permet d améliorer l efficacité, d accroître la portée auprès des pauvres et d améliorer la péreité. Le scorig réduit avat tout le temps passé à recouvrer les arriérés auprès des empruteurs e retard de paiemet (u aget de crédit peut écoomiser e moyee ue demijourée de travail par semaie). Les agets de crédit peuvet cosacrer le temps aisi gagé à la recherche de ouveaux empruteurs fiables, ce qui permet d accroître l étedue et le degré de portée. Pour les grades istitutios de microcrédit, le scorig peut égalemet être retable. Par exemple, u test effectué e Bolivie avec des doées historiques a motré que le fait de rejeter les 12 % de prêts les plus risqués qui avaiet été décaissés e 2000 aurait réduit de 28 % le ombre de prêts arriérés de 30 jours 3. E faisat des hypothèses prudetes sur le coût du projet de scorig, l avatage et associé au rejet des prêts qui auraiet posé problème et le coût et lié au rejet erroé de prêts qui auraiet été remboursés sas problème, le scorig aurait été retable au bout d u a. Il aurait égalemet eu ue valeur actuelle ette d eviro 1 millio de dollars. Le scorig apporte ue ette amélioratio, mais e costitue pas ue percée aussi importate au iveau des groupes de cautio solidaire et des évaluatios idividuelles effectuées par les agets de crédit. E fait, le scorig a peu de chaces de foctioer avec les méthodologies de prêts de groupe ou les baques villageoises. E outre, la majorité des istitutios de microcrédit qui accordet des prêts idividuels e sot pas prêtes pour le scorig, soit parce qu elles doivet commecer par améliorer leurs méthodes de base, soit parce que leurs bases de doées e se prêtet pas ecore au scorig. Même das le cas des istitutios de microcrédit qui sot prêtes, le scorig e remplacera pas les agets de crédit i leur évaluatio subjective des facteurs de risque qui e sot pas (ou e peuvet pas être) quatifiés das ue base de doées. Le scorig e marquera pas ue ouvelle percée das le secteur du microcrédit, mais c est l ue des quelques idées ouvelles (comme l adaptatio des produits à la demade, la fouriture de services de dépôt et de paiemet, la prise e cosidératio des questios de gouverace et des mesures d icitatio, et l amélioratio de l orgaisatio commerciale) qui laisset espérer des amélioratios, certes mois spectaculaires mais éamois importates, das le secteur du microcrédit au cours des aées à veir. Le pricipal problème du scorig est le chagemet orgaisatioel après tout, le pouvoir prédictif du scorig peut être testé à l aide des doées historiques avat de l utiliser. Les agets de crédit et les directeurs d agece se méfiet à juste titre des solutios miracles. Avat de pouvoir
3 utiliser le scorig avec cofiace, ils doivet compredre ses pricipes de foctioemet et observer esuite commet il foctioe das la pratique avec leurs propres cliets. Compréhesio et acceptatio écessitet ue formatio cotiue, u suivi étroit et des démostratios régulières du pouvoir prédictif avec les prêts e cours. À terme, u projet de scorig valable coduit à trasformer la culture d ue orgaisatio et amèe les resposables à effectuer (avec l aide d aalystes iteres employés à temps complet) ue aalyse explicite des iformatios iexploitées das leurs bases de doées de faço à apporter des réposes à leurs questios. Ce rapport utilise des exemples cocrets de scorig pour expliquer commet il foctioe e pricipe et das la pratique. Il décrit différets types de fiches de otatio et, surtout, il explique commet tester ces fiches avat de les utiliser, commet les utiliser sur le terrai et commet suivre leurs résultats. Ce faisat, il examie les avatages et les icovéiets du scorig et reverse plusieurs mythes, comme l idée que le scorig remplacera les agets de crédit et accélérera l évaluatio des demades de prêt. Pour aider les istitutios de microcrédit à se préparer et à tirer pleiemet parti du scorig, le derier chapitre examie les teats et les aboutissats de la collecte des doées. II. Évaluatio subjective et évaluatio statistique Les istitutios de microcrédit utiliset déjà l évaluatio subjective, mais pas l évaluatio statistique. Cette sectio présete les cocepts fodametaux de l évaluatio par score, qu elle soit subjective ou statistique, et explique pourquoi les deux méthodes sot complémetaires. Toute techique qui prédit le risque futur à partir des caractéristiques actuelles e utilisat des coaissaces dispoibles sur les lies historiques etre les caractéristiques et le risque relève du scorig. L évaluatio subjective et l évaluatio statistique sot deux méthodes employées pour établir u lie etre les caractéristiques et le risque. La figure 1 présete ue comparaiso géérale des deux méthodes. Figure 1 : Comparaiso de l évaluatio subjective et de l évaluatio statistique Dimesio Évaluatio subjective Évaluatio statistique Source des coaissaces Cohérece du processus Caractère explicite du processus Processus et produit Facilité d acceptatio Processus de mise e œuvre Risques d abus Flexibilité Coaissace des arbitrages etre différets scéarios hypothétiques Expériece de l aget de crédit et de l orgaisatio Varie selo l aget de crédit et d u jour sur l autre Directives d évaluatio au bureau ; ituitio/covictio profode des agets de crédit sur le terrai Classificatio qualitative par l aget de crédit qui coaît persoellemet chaque cliet Déjà utilisée, résultats prouvés ; SIG et processus d évaluatio déjà e place Logue formatio/appretissage des agets de crédit Préjugés persoels, humeur du jour ou simples erreurs Applicatio géérale, si adapté par des resposables itelligets Basé sur l expériece ou sur des hypothèses Base de doées historiques quatifiées sur le portefeuille Notatio idetique des prêts idetiques Lie etre les caractéristiques quatifiées et le risque, établi suivat des règles ou des formules mathématiques Probabilité quatitative car la fiche de otatio idique la corrélatio etre les caractéristiques quatifiées et le risque Chagemet culturel, efficacité pas ecore démotrée ; modifie le SIG et le processus d évaluatio Logue formatio et suivi de toutes les parties preates Doées falsifiées, iutilisées, sousutilisées ou mal utilisées Applicatio uique ; la prévisio de ouveaux types de risque das u ouveau cotexte écessite de ouvelles fiches de otatio Tiré des essais effectués avec les prêts remboursés pour créer les fiches de otatio 3
4 Ecadré 1. Scorig, prêts de groupe et baques villageoises E raiso des problèmes de doées et de la ature des prêts de groupe, l évaluatio statistique est peu susceptible de foctioer correctemet pour les groupes de cautio solidaire ou les baques villageoises. U problème fodametal cocerat les doées est que la plupart des istitutios qui accordet des prêts de groupe acceptet pas les remboursemets partiels : soit chaque membre du groupe paie das les délais prévus, soit persoe e paie. C est ue politique judicieuse, mais cela sigifie qu il est pas idiqué das la base de doées si certais membres du groupe étaiet désireux et capables d effectuer leurs paiemets à temps. Il y a pas de doées sur le risque idividuel. Das ce cas, l évaluatio peut prédire le risque lié au groupe mais pas le risque lié à u membre du groupe. Malheureusemet, il existe ue corrélatio beaucoup mois étroite etre le risque lié au groupe et les caractéristiques du groupe (sexe ou âge moye des membres du groupe) qu etre le risque et les caractéristiques idividuels. Même si u prêteur accepte les remboursemets idividuels, le pricipe même de la solidarité est que le risque idividuel lié aux membres du groupe est essetiellemet idépedat des caractéristiques idividuelles. Le groupe peut accroître la voloté de payer d u idividu (à cause du besoi de faire comme les autres et des sactios sociales) et il peut égalemet accroître la capacité d u idividu de payer (metorat des pairs et assurace iformelle). Iversemet, le groupe par l effet d etraîemet peut aéatir la voloté de payer d u idividu. Par coséquet, quelles que soiet les caractéristiques d u idividu, le risque de oremboursemet déped das ue grade mesure des iteractios etre les membres du groupe, et il y a peu de chaces que les caractéristiques quatifiées permettet de prédire correctemet le résultat de ces iteractios. E résumé, les caractéristiques quatifiées ot ue mois boe valeur idicative du risque pour les groupes que pour les idividus. Ce est pas u problème puisque c est l objectif même du groupe. Mais cela red l applicatio du scorig plus difficile et mois efficace pour les istitutios qui accordet des prêts de groupe et pour les baques villageoises. Évaluatio subjective Les istitutios de microcrédit utiliset actuellemet la méthode d évaluatio subjective pour évaluer le risque, e calculat la probabilité de remboursemet à partir de leurs doées quatifiées (chiffrées et eregistrées das leur base de doées électroique) et de leurs doées qualitatives (o chiffrées et/ou o eregistrées das leur base de doées électroique) sur les caractéristiques du cliet et le cotrat de prêt. L aget de crédit et le directeur du crédit aisi que l istitutio de microcrédit échaget leurs doées d expériece par le biais de directives écrites, de la formatio, ou par le bouche à oreille. Bie que l évaluatio subjective applique des règles quatitatives par exemple, e écartat tout idividu qui exerce so activité depuis mois d u a elle repose essetiellemet sur l opiio persoelle de l aget de crédit à l égard du cliet. Basée pricipalemet sur l ituitio, l évaluatio subjective produit u jugemet qualitatif : «pas très risqué, décaisser», ou «trop risqué, refuser». L évaluatio subjective marche bie, comme le motre l expériece du microcrédit, mais des amélioratios pourraiet être apportées. Par exemple, les agets de crédit doivet predre le temps de tirer les eseigemets de l expériece passée de l orgaisatio et d acquérir u «sixième ses» pour apprécier le risque. La valeur prédictive de l évaluatio subjective varie aussi selo l aget de crédit et selo so humeur du jour. Efi, l évaluatio subjective exclut pas la discrimiatio ou la sélectio d u ombre isuffisat de caractéristiques (ou de caractéristiques iappropriées). Évaluatio statistique L évaluatio statistique prédit le risque à partir de caractéristiques quatifiées eregistrées das ue base de doées. Le lie etre le risque et les caractéristiques est exprimé par u esemble de règles ou de formules mathématiques qui prédiset clairemet le risque sous la forme d ue probabilité. Par exemple, das le cas d u meuisier âgé de 25 as qui demade u prêt pour la première fois, le risque prévisible qu il ait 30 jours d arriérés pourrait être égal à 20 %, tadis que das le cas d ue couturière âgée de 50 as qui a a jamais remboursé e retard ses trois prêts précédets, le risque d arriérés pourrait être que de 5 %. La fiace est la gestio du risque, et l évaluatio statistique facilite la gestio du risque car l évaluatio du risque est cohérete et explicite. La valeur prédictive de l évaluatio statistique peut être testée avat d utiliser cette méthode. Le poit faible de l évaluatio statistique est sa ouveauté ; seules quelques istitutios de microcrédit ot expérimeté cette méthode. L utilisatio de coaissaces quatitatives das ue base de doées pour évaluer le risque va à
5 l ecotre des deux grades iovatios (groupes de cautio solidaire et relatios persoelles avec l aget de crédit) qui défiisset le microcrédit, lesquelles tiret parti des coaissaces subjectives de l aget de crédit sur la solvabilité d u cliet. L adoptio d ue méthode aussi différete que l évaluatio statistique demade ue logue période de formatio et d adaptatio, aisi que des démostratios répétées de so pouvoir prédictif. Même après avoir accepté l évaluatio par score, les istitutios de microcrédit doivet se garder de s y fier aveuglémet. L évaluatio statistique est malheureusemet plus appropriée pour les prêts idividuels que pour les prêts de groupe ou les baques villageoises, comme l explique l ecadré 1. Par ailleurs, le scorig a ue applicatio limitée das le secteur du microcrédit parce qu il écessite ue base de doées électroique qui eregistre les atécédets de remboursemet pour u grad ombre de prêts atérieurs aisi que les caractéristiques du cliet et du cotrat de prêt. Qui plus est, les doées doivet être raisoablemet exactes. Certaies istitutios de microcrédit ot accumulé des doées adéquates das le cadre de la gestio courate de leur portefeuille. Beaucoup d autres, cepedat, e possèdet pas de base de doées électroique, eregistret pas assez d iformatios sur chaque prêt ou e disposet pas de doées exactes. L u des objectifs de la présete étude est d aider les resposables à réfléchir aux moyes de refodre leurs systèmes iformatiques de faço à créer ue base de doées adaptée aux besois du scorig. Complémetarité de l évaluatio subjective et de l évaluatio statistique L évaluatio statistique pred uiquemet e compte des caractéristiques quatifiées, tadis que l évaluatio subjective utilise avat tout des caractéristiques qualitatives. Quelle méthode est préférable? Elles ot toutes deux leur place das le secteur du microcrédit parce qu elles se complètet. L évaluatio subjective peut teir compte d élémets que l évaluatio statistique igore, et l évaluatio statistique permet d aalyser des relatios trop ombreuses, trop complexes ou trop subtiles pour l évaluatio subjective. Les deux méthodes supposet que l aveir sera idetique au passé qu il existe u lie etre le risque et les caractéristiques. Ces hypothèses e sot aturellemet jamais etièremet correctes, mais elles le sot suffisammet pour justifier l itérêt du scorig. L évaluatio par score qu elle soit statistique ou subjective suppose qu il vaut mieux avoir des doées historiques, même icomplètes, que pas de doées du tout. État doé que l évaluatio subjective s appuie sur l expériece d idividus capables d idetifier des tedaces et de combier des coaissaces d origies diverses, cette méthode permet de réagir avec rapidité et souplesse e cas de rupture de tedace. L évaluatio statistique est plus cohérete et permet de détecter des tedaces plus ombreuses (et plus subtiles), mais elle e peut prédire que ce qui s est déjà produit à maites reprises. Il e fait aucu doute que certais risques sot liés à des caractéristiques quatifiées, telles que l edettemet et les arriérés précédets. Cepedat, toutes les caractéristiques e sot pas quatifiables, et même les caractéristiques quatifiables e sot pas toujours quatifiées. Le fait le plus itéressat pour le microcrédit est qu ue partie (icoue) du risque déped des caractéristiques persoelles, qui e peuvet être appréciées que si l o coaît bie le cliet. Quelle est la part de risque liée aux caractéristiques quatifiées? La présete étude vise à démotrer, e s appuyat sur les tests décrits aux chapitres III et IV, que cette part est suffisammet importate pour justifier l évaluatio statistique, mais égalemet trop faible pour écarter l évaluatio subjective. Certais risques sot liés à des caractéristiques quatifiées qu il est préférable d évaluer par la méthode de scorig statistique ; d autres risques sot liés à des caractéristiques qualitatives qu il est préférable d évaluer par la méthode d évaluatio subjective. Das le secteur du microcrédit, la part des caractéristiques qualitatives est trop importate pour que l évaluatio statistique puisse remplacer les agets de crédit et leur évaluatio subjective. De même, l évaluatio statistique e libère pas les directeurs du crédit de la resposabilité des décisios de prêt. Par exemple, cette méthode e permet pas de détermier si u empruteur gère bie so affaire ou s il va gaspiller l arget du prêt. L évaluatio statistique est rie de plus qu ue 5
6 Figure 2 : Arbre à quatre feuilles, doées (arborescece) TOTAL PRÊTS Prêts à problème/soldés = / = 16 % Type de prêt NOUVEAUX Prêts à problème/soldés = / = 19,3 % RENOUVELÉS Prêts à problème/soldés = / = 13,9 % Sexe Sexe FEMMES Prêts à problème/soldés = 9 354/ = 17,9 % HOMMES Prêts à problème/soldés = 5 316/ = 22,3 % FEMMES Prêts à problème/soldés = / = 12,8 % HOMMES Prêts à problème/soldés = 5 868/ = 16,9 % Figure 3 : Arbre à quatre feuilles, risque historique, doées (tableau) Ramificatios Échatillo de costructio, Feuille Premier iveau Deuxième iveau Prêts à problème Prêts remboursés à l échéace Nbre total de cas das la feuille % de prêts à problème % du bre total de cas das la feuille 1 Nouveaux Femmes ,9 26,2 2 Nouveaux Hommes ,3 11,9 3 Reouvelés Femmes ,8 44,6 4 Reouvelés Hommes ,9 17,4 Total prêts ,0 100,0 Source : Istitutio de microcrédit e Amérique latie voix supplémetaire au sei du comité de crédit pour rappeler au directeur du crédit et à l aget de crédit des élémets de risque qu ils pourraiet avoir igorés. III. Foctioemet et méthode de test des fiches de otatio Ue fiche de otatio idique les lies escomptés etre le risque futur et les caractéristiques actuelles de l empruteur, du prêt et du prêteur. Alors qu ue fiche de otatio subjective combie des directives explicites d évaluatio du crédit avec les évaluatios implicites faites par les agets de crédit, ue fiche de otatio statistique est u esemble explicite de règles ou de formules mathématiques. Ce chapitre présete u exemple d arborescece, le type le plus simple de fiche de otatio, et explique commet tester les fiches de otatio avat de les utiliser. Arbre à quatre feuilles La fiche de otatio e forme d arbre à quatre feuilles présetée aux figures 2 et 3 a été établie à partir des doées cocerat les prêts soldés d ue grade istitutio de microcrédit e Amérique latie. Le prêteur cosidère qu u prêt
7 est «à problème» lorsqu il a au mois ue période d arriérés de 30 jours ou au mois sept jours d arriérés e moyee par versemet 4. La racie de l arbre e haut de la figure 2 motre que prêts sur prêts soldés e étaiet «à problème». Le risque historique est doc égal à 16 %, soit au rapport etre le ombre de prêts à problème et le ombre total des prêts. Les braches de l arbre e dessous de la racie das la figure 2 diviset les «prêts soldés» (qui compreet les prêts remboursés et les prêts passés e perte) e quatre feuilles, par type de prêt (ouveau ou reouvelé) et par sexe du requérat (homme ou femme). Pour les ouveaux prêts accordés à des femmes (feuille iférieure gauche), le risque historique est égal à 17,9 % prêts à problème sur u total de prêts. Pour les ouveaux prêts octroyés à des hommes, le risque historique s établit à 22,3 % prêts à problème sur u total de prêts. S agissat des reouvellemets de prêts, le risque historique est égal à 12,8 % pour les femmes et à 16,9 % pour les hommes. La figure 4 repred l arbre préseté aux figures 2 et 3. Les quatre segmets représetet les quatre feuilles. Ils sot classés par iveau de risque gradissat de gauche à droite. La hauteur de chaque segmet idique le risque historique, et la logueur idique la part de la feuille par rapport au ombre total de prêts soldés. Par exemple, le ombre de reouvellemets de prêt accordés à des femmes est égal à divisé par , soit 44,6 % du ombre de prêts soldés (voir la figure 3, feuille 3, coloe de droite). Ce simple arbre à quatre feuilles idique plusieurs choses à cette istitutio de microcrédit : Pour u sexe doé, les ouveaux prêts sot plus risqués que les reouvellemets de prêt. Pour les prêts ouveaux et reouvelés, les hommes présetet plus de risques que les femmes. Le segmet le mois risqué (reouvellemets de prêts aux femmes) comporte eviro deux fois mois de risque que le segmet le plus risqué (prêts ouveaux aux hommes). Le segmet le plus grad (reouvellemets de prêts aux femmes, soit près de la moitié du ombre total de prêts) est celui qui présete le mois de risque. Le segmet le plus petit (prêts ouveaux aux hommes, soit eviro 12 % du ombre total de prêts) est celui qui présete le plus de risque. Figure 4 : Arbre à quatre feuilles et risque historique, doées (graphique) Risque d arriérés 7 jours/versemet 0,25 0,20 0,15 0,10 0,05 Nouveaux prêts (hommes) Nouveaux prêts (femmes) Reouvellemets de prêt (hommes) Reouvellemets de prêt (femmes) Risque historique, ,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0 Proportio de cas 7
8 Quelles mesures l istitutio de microcrédit pourraitelle predre sur la base de ces iformatios? Les ouveaux prêts état risqués, e particulier ceux accordés à des hommes, l istitutio pourrait examier de plus près les demades de prêt das ce segmet. Elle pourrait égalemet demader aux agets de crédit de faire ue aalyse mois poussée, ou bie assouplir les coditios à remplir par les cliets, das le cas du segmet à faible risque. Le scorig permet uiquemet de prédire le risque ; il idique pas au prêteur commet gérer ce risque. Les résultats de ce simple arbre à quatre feuilles e sot pas vraimet surpreats. La plupart des istitutios de microcrédit savet probablemet que les ouveaux prêts sot plus risqués que les reouvellemets de prêt et que les hommes présetet plus de risques que les femmes. Certais pourraiet cepedat être surpris d appredre que les ouveaux prêts accordés à des hommes sot près de deux fois plus risqués que les reouvellemets de prêts accordés à des femmes. Cet exemple simple se cotete d illustrer la otio de scorig sas mettre e lumière de ouveaux lies etre les caractéristiques des prêts et le risque de oremboursemet. Commet u arbre peutil aider à prédire le risque? Le scorig présuppose que la relatio passée etre le risque et les caractéristiques perdurera. Le risque historique associé à u segmet deviet doc le risque prévu pour ce segmet. Supposos par exemple que l istitutio de microcrédit de l arbre à quatre feuilles de la figure 4 reçoit ue demade de reouvellemet de prêt d ue femme et qu elle approuve provisoiremet cette demade sur la base d ue évaluatio de solvabilité traditioelle. Le risque historique est égal à 12,8 % pour les reouvellemets de prêts accordés à des femmes. Le risque prévu à partir de la fiche de otatio arborescete est doc aussi égal à 12,8 %. Das le cas d ue première demade de prêt soumise par u homme e supposat qu elle soit provisoiremet approuvée coformémet aux ormes traditioelles du prêteur, le risque prévu est égal à 22,3 %, soit au risque historique pour ce segmet. Le scorig permet de faire des prévisios à l aide de fiches de otatio arborescetes ou plus complexes e supposat que le risque futur associé à ue demade qui présete certaies caractéristiques sera idetique au risque historique associé aux demades passées présetat les mêmes caractéristiques. L évaluatio subjective foctioe de la même faço, mais elle mesure les relatios historiques e termes qualitatifs et implicites plutôt que quatitatifs et explicites. N importe quelle fiche de otatio peut prédire le risque, mais pas toujours avec exactitude. O peut cepedat tester le pouvoir prédictif d ue fiche de otatio avat de l utiliser. Les tests Figure 5 : Échatillo de costructio et échatillo de test Échatillo de costructio ( ) Échatillo de test ( ) Décaissés Soldés Prêt A Prêt B Prêt C Prêt D Prêt E Prêt F Prêt G /12/99 31/7/01 Échatillo de costructio : prêts B, D et E Échatillo de test : prêts C et F Prêts e cours au 31/7/01 : prêts A et G 8
9 Figure 6 : Arbre à quatre feuilles et risque réalisé, Brache Feuille Premier iveau Deuxième iveau Prêts à problème Prêts remboursés à l échéace Nombre total de cas das la feuille % de prêts à problème (risque prévu) % de prêts à problème (risque réalisé) % du bre total de cas das la feuille 1 Nouveaux Femmes ,9 17,8 23,9 2 Nouveaux Hommes ,3 21,9 11,1 3 Reouvelés Femmes ,8 12,1 47,6 4 Reouvelés Hommes ,9 16,1 17,3 Total prêts ,0 15,2 100,0 Source : Istitutio de microcrédit e Amérique latie historiques idiquet quel aurait été le pouvoir prédictif de la fiche de otatio si elle avait été utilisée das le passé. O suppose que le scorig aura le même pouvoir prédictif à l aveir. Supposos qu ue persoe qui boursicote ou fait des paris hippiques cococte u ouveau système pour gager de l arget e bourse ou aux courses. Avat de miser ses propres fods, elle aurait tout itérêt à tester le ouveau système avec des doées historiques pour voir quels résultats il aurait doé das le passé. De même, les istitutios de microcrédit devraiet tester leurs fiches de otatio avat de les utiliser. Cela évite des catastrophes et aide à covaicre les sceptiques que le scorig est ue méthode efficace. Le test historique utilise la fiche de otatio pour prédire le risque associé aux prêts déjà acquittés (ou passés e perte) à partir des caractéristiques coues de ces prêts au momet de leur décaissemet. Le test compare esuite le risque prévu avec le risque réalisé, c estàdire qu il idique si le prêt (après décaissemet) a posé problème ou o. Les tests historiques sot u élémet essetiel du scorig ; aucu prêteur e devrait oter u prêt sas avoir préalablemet testé le pouvoir prédictif. Tests historiques Les tests historiques comportet trois étapes : créatio d ue fiche de otatio à partir des prêts iclus das l échatillo de costructio, utilisatio de la fiche pour prédire le risque associé aux prêts iclus das l échatillo de test, et comparaiso du risque prévu (historique) avec le risque réalisé. U test historique divise les prêts soldés (y compris les prêts passés e perte) e deux échatillos. Les prêts soldés à ue date d échéace doée das le passé costituet l échatillo de costructio utilisé pour établir la fiche de otatio. Das la figure 5, les prêts B, D et E ot été soldés avat la date d échéace et sot doc iclus das l échatillo de costructio. Les prêts soldés après la date d échéace, mais avat la derière date utilisée das la base de doées, costituet l échatillo de test utilisé pour tester le pouvoir prédictif de la fiche de otatio. Das la figure 5, l échatillo de test compred les prêts C et F parce qu ils ot été soldés après la date d échéace das l échatillo de costructio mais avat la date limite de la base de doées. Les prêts e cours à cette date limite prêts A et G idiqués das la figure 5 sot omis des deux échatillos parce qu o igore ecore s ils poset problème ou o. Pour reproduire ue véritable situatio de scorig, le test doit suivre trois pricipes. Tout d abord, u prêt doé peut être iclus das l échatillo de costructio ou de test, mais pas das les deux, car cela surestimerait le pouvoir prédictif. La phase d élaboratio permet d adapter la fiche de otatio aux schémas d associatio apparets etre les caractéristiques et le risque das l échatillo de costructio. Toutefois, certais de ces schémas évoluet das le temps, ou idiquet pas ue véritable associatio et sot le fruit du hasard das u échatillo fii. Ces schémas d associatio e sot pas cous pour les 9
10 Figure 7 : Arbre à quatre feuilles, comparaiso du risque prévu et du risque réalisé, Risque d arriérés 7 jours/versemet 0,25 0,20 0,15 0,10 0,05 Reouvellemets de prêt (hommes) Reouvellemets de prêt (femmes) Nouveaux prêts (femmes) Risque prévu (historique), Risque réalisé, Nouveaux prêts (hommes) 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0 Proportio de cas prêts extérieurs à l échatillo de costructio. La fiche de otatio a doc u plus grad pouvoir prédictif pour les prêts iclus das l échatillo de costructio que pour les autres. e situatio réelle, le but est de prédire le risque associé aux prêts o iclus das l échatillo de costructio. Esuite, les prêts iclus das l échatillo de test doivet être soldés après les prêts iclus das l échatillo de costructio. Ue fiche de otatio réelle prédit le risque associé aux prêts soldés après la date limite de l échatillo de costructio, et le test doit refléter cette situatio. Troisièmemet, le test doit baser les prévisios uiquemet sur les caractéristiques coues au momet du décaissemet. Toute iformatio obteue après le décaissemet doit être igorée car les prévisios e situatio réelle e peuvet pas utiliser ces doées. Das l arbre à quatre feuilles représeté à la figure 3, l échatillo de costructio compred les prêts amortis e et l échatillo de test (figure 6) compred les prêts amortis etre le 1 er javier 2000 et le 31 juillet Selo le type de prêt (ouveau ou reouvelé) et le sexe de l empruteur (homme ou femme), la fiche de otatio prédit que le risque futur associé aux cas de l échatillo de test sera idetique au risque historique associé aux cas de l échatillo de costructio présetat les mêmes caractéristiques. Par exemple, das la figure 6, le risque prévu pour les reouvellemets de prêt accordés à des femmes correspod au risque historique pour ce segmet, soit à 12,8 % (feuille 3, coloe «% de prêts à problème [risque prévu])». Il s avère que le risque réalisé e est égal à 12,1 % (feuille 3, coloe «% de prêts à problème [risque réalisé])». La fiabilité de la fiche de otatio est idiquée das la figure 7 par la distace etre les liges correspodat au risque prévu (historique) et au risque réalisé 5. Le risque prévu pour les ouveaux prêts accordés à des hommes (segmet à plus haut risque) est de 22,3 % (feuille 2, coloe «% de prêts à problème [risque prévu])», ce qui est très proche du risque réalisé, 21,9 % (feuille 2, coloe «% de prêts à problème [risque réalisé])». De fait, le risque prévu est proche du risque réalisé das les quatre segmets, comme le motre le graphique de la figure 7. Le scorig prédit le risque e supposat que les lies passés etre le risque et les caractéristiques perdurerot à l aveir. Les tests historiques du pouvoir prédictif comparet le risque prévu avec le risque réalisé pour les prêts déjà soldés. Le scorig est comparable à la otatio basée sur les arriérés que de ombreuses istitutios de microcrédit utiliset déjà, mais ue fois au poit, il est plus facile à utiliser et plus fiable (voir l ecadré 2). 10
11 IV. Foctioemet des fiches de otatio Commet les agets de crédit et les directeurs du crédit utilisetils le scorig das leur travail quotidie? Das ce chapitre, ous utilisos u arbre à 19 feuilles pour illustrer ue politique de sélectio des demades de prêt basée sur quatre classes de risque das lesquelles sot réparties les demades. Nous motros esuite commet utiliser le test historique du pouvoir prédictif pour défiir des seuils de décisio et estimer les arbitrages etre risque, décaissemet et retabilité. Arbre à 19 feuilles Comme l arbre à quatre feuilles, l arbre à 19 feuilles représeté das la figure 8 est costruit à partir des doées recueillies par ue grade istitutio de microcrédit sur ses prêts soldés. L istitutio cosidère qu u prêt pose problème lorsqu il a ue période d arriérés de 30 jours ou sept jours d arriérés e moyee par versemet. Les pricipes appliqués à l arbre à 19 feuilles sot les mêmes que pour l arbre à quatre feuilles. U plus grad ombre de feuilles permet de faire des prévisios plus fies et des distictios plus poussées etre les cas à haut risque et à faible risque. Les 19 feuilles sot défiies par sept variables, subdivisées e sousvariables (quatre au maximum), que la plupart des istitutios de microcrédit eregistret das le cadre de leur processus d évaluatio traditioel : Type de prêt (ouveau ou reouvelé) Nombre de uméros de téléphoe (0, 1 ou 2) Age du demadeur (aées) Expériece de l aget de crédit (ombre de décaissemets) Jours d arriérés par versemet pour le derier prêt soldé Edettemet (rapport etre passif et actif) Taux de garatie (rapport etre la valeur de revete des bies mobiliers doés e atissemet et le motat décaissé) La feuille 11 représete le plus grad segmet, avec 15 % de tous les prêts (coloe «% du ombre total de cas das la feuille», qui est égalemet le mois risqué, avec 4,5 % de risque (coloe «% de prêts à problème»). Le segmet 11 cotiet les demades de reouvellemet soumises par des idividus qui avaiet mois de 1,5 jour d arriérés e moyee par versemet pour leur derier prêt soldé, u uméro de téléphoe ou aucu, et plus de 40 as. Ecadré 2 : Scorig et otatio basée sur les arriérés De ombreuses istitutios de microcrédit évaluet les demades de prêt e foctio des arriérés sur le prêt précédet du même cliet : elles attribuet à ce cliet ue ote. Le scorig est similaire à la otatio, mais c est ue méthode plus exacte et plus facile à utiliser car les différeces etre les prévisios ot ue sigificatio coue. Bie que ce type de otatio soit utile, le scorig l est davatage pour trois raisos. Tout d abord, le scorig quatifie le risque sous la forme d ue probabilité, alors que la otatio se cotete de classer les risques. Par exemple, la ote A pourrait sigifier «offrir des mesures d icitatio pour fidéliser le cliet», la ote B «approuver et accroître le motat et la durée», la ote C «approuver sas modifier les coditios de prêt» et la ote D «refuser». Le prêteur a cepedat aucue idée du pourcetage de prêts avec gradatio A qui préseterot des arriérés, i de l écart de risque etre u prêt A et u prêt C. E revache, o seulemet le scorig classe les risques, mais il précise égalemet les écarts de risque après retraitemet pour établir la précisio absolue (voir chapitre V). Par exemple, o peut escompter que 10 % des prêts ayat u risque prévu de 10 % poserot problème, soit deux fois mois que les prêts ayat u risque prévu de 20 %. Esuite, le scorig tiet compte des lies etre le risque et u large évetail de caractéristiques (y compris les arriérés), alors que la otatio traditioelle e tiet compte que des arriérés. La otatio est doc iutilisable pour les ouveaux prêts puisqu il existe aucu atécédet d arriérés, alors que le scorig foctioe presque aussi bie pour les ouveaux prêts que pour les reouvellemets. Troisièmemet, le scorig utilise ue base de doées historique et des techiques statistiques pour estimer de maière optimale la corrélatio etre le risque et différetes caractéristiques. E revache, la otatio détermie la corrélatio etre le risque et les arriérés à partir du jugemet et de l expériece du resposable qui met au poit le système. Ue simple aalyse de la base de doées pourrait aturellemet aider à cocevoir des systèmes de otatio, mais il est rare que les resposables du crédit procèdet à ue telle aalyse. De même, des tests historiques du pouvoir prédictif sot ormalemet réalisés pour le scorig, mais pratiquemet jamais pour la otatio traditioelle. 11
12 Figure 8: Arbre à 19 feuilles, risque historique, doées Ramificatios Échatillo de costructio, Feuille Premier iveau Deuxième iveau Troisième iveau Quatrième iveau Prêts à problème Prêts remboursés à l échéace Nombre total de cas % de prêts à problème % du ombre total de cas das la feuille 1 Nouveaux Pas de téléphoe N/A N/A ,1 0, téléphoe Age 40 as Exp. de l aget de crédit 500 Exp. de l aget de crédit > ,7 11,0 4,0 7,4 4 5 Age > 40 as Exp. de l aget de crédit 150 Exp. de l aget de crédit > ,5 8,2 1,2 7, téléphoes Age 40 as Exp. de l aget de crédit 700 Exp. de l aget de crédit > ,7 14,6 5,3 5,5 8 9 Age > 40 as Exp. de l aget de crédit 700 Exp. de l aget de crédit > ,5 11,8 3,3 3, Reouvellemets Jours d arriérés/ versemet 1,5 0 ou 1 téléphoe Age 40 as Age > 40 as ,6 4,5 13,4 15, téléphoes Age 40 as Age > 40 as ,0 8,2 11,7 11, ,5 < jours d arriérés/ versemet 7 0 ou 1 téléphoe Exp. de l aget de crédit Exp. de l aget de crédit > ,3 9,4 2,8 1, téléphoes Garatie/motat décaissé 2,7 Garatie/motat décaissé > 2, ,4 16,7 3,3 1, Jours d arriérés/versemet > 7 Dettes/actifs < 0,03 Dettes/actifs > 0,03 N/A N/A ,9 45,6 0,5 0,6 Total prêts ,1 100,0 Source : Istitutio de microcrédit e Amérique latie
13 E revache la feuille 19 est l u des segmets les plus petits, avec 0,6 % du ombre total de prêts (coloe «% du ombre total de cas das la feuille»), et le plus risqué, avec 45,6 % de risque (coloe «% de prêts à problème»). Elle cotiet les demades de reouvellemet soumises par des idividus qui avaiet plus de 7 jours de retard e moyee par versemet pour leur derier prêt et u taux d edettemet supérieur à 0,03. Ue aalyse succicte de l arbre à 19 feuilles représeté das la figure 8 permet à l istitutio de microcrédit de tirer plusieurs eseigemets. Par exemple, bie que le portefeuille soit cocetré das les segmets à faible risque, certais segmets sot très risqués. Le plus risqué, la feuille 19 (45,6 % de risque), est presque 10 fois plus risqué que le segmet le mois risqué, la feuille 11 (4,5 % de risque). L istitutio e traitera sas doute pas les demades de prêt das les segmets les plus risqués de la même faço que das les segmets les mois risqués. Les caractéristiques liées au risque sot les suivates : Le risque dimiue avec l âge du titulaire du prêt. Le risque augmete avec les arriérés du derier prêt soldé. Le risque dimiue lorsque le motat de la garatie augmete. Le risque augmete avec le taux d edettemet. Le risque augmete avec l expériece de l aget de crédit. L existece d u uméro de téléphoe crée u risque plus grad que le fait d avoir deux uméros de téléphoe ou aucu (peutêtre parce que les services fouris par cette istitutio de microcrédit das ce pays répodet mieux aux besois des pauvres «typiques» [u seul téléphoe] qu à ceux des plus démuis [pas de téléphoe] ou des méages plus aisés [deux téléphoes]. Ces tedaces correspodet à l expériece du prêteur. Elles cofirmet les possibilités offertes par le scorig mais aussi l ituitio du prêteur. Cepedat, le scorig e fait pas que cofirmer ce que le prêteur sait déjà ; il quatifie la corrélatio avec le risque. Par exemple, le prêteur sait déjà que le risque augmete avec les arriérés du derier prêt soldé, mais il e sait pas das quelle proportio. L arbre motre que le risque associé aux reouvellemets de prêts soldés ayat etre 0 et 1,5 jour d arriérés par versemet est égal à 7,3 % (ombre total de prêts à problème das les feuilles 10 à 13 divisé par le ombre total de prêts das ces segmets). Cela représete 15,3 poits de pourcetage de mois que le risque associé aux reouvellemets de prêts ayat etre 1,5 et 7 jours d arriérés (segmets 14 à 17) et 29,3 poits de pourcetage de mois que les reouvellemets de prêts ayat plus de 7 jours d arriérés (segmets 18 et 19). Test historique utilisat u arbre à 19 feuilles La démarche est la même qu avec l arbre à quatre feuilles. L échatillo de costructio couvre la période et l échatillo de test couvre la période Comme pour l arbre à quatre feuilles, le risque historique associé à u segmet sur la période est cosidéré comme le risque prévu pour les prêts de ce segmet sur la période Le test compare esuite le risque prévu avec le risque réalisé. Avec quel degré de précisio l arbre à 19 feuilles costruit à partir des doées préditil le risque pour la période ? La figure 8 idique le risque historique pour les 19 segmets e , et la figure 9 idique le risque réalisé e La figure 10 compare le risque prévu et le risque réalisé. Le pouvoir prédictif peut être évalué selo trois critères. Premièremet, la précisio absolue idique l écart etre le risque prévu et le risque réalisé. Das la figure 10, cet écart est plus ou mois grad selo les segmets. Par exemple, pour le segmet 11 (coi iférieur gauche), le risque prévu est égal à 4,5 %, cotre u risque réalisé de 4,1 %, soit ue erreur d eviro 9 % ([4,5 4,1] divisé par 4,5 = 0,09). E revache, pour le segmet 13 (deux «marches» audessus du coi iférieur gauche), le risque prévu est égal à 8,2 %, cotre u risque réalisé de 11,5 %, soit ue erreur de 40 % ([11,5 8,2] divisé par 8,2 = 0,40). Deuxièmemet, la précisio relative idique das quelle mesure le risque réalisé dimiue ou augmete das les mêmes proportios que le 13
14 Figure 9 : Arbre à 19 feuilles et risque réalisé, Ramificatios Échatillo de costructio, Feuille Premier iveau Deuxième iveau Troisième iveau Quatrième iveau Prêts à problème Prêts remboursés à l échéace Nombre total de cas Predicted % Bad Realized % Bad % du ombre total de cas das la feuille 1 Nouveaux Pas de téléphoe N/A N/A ,1 34,5 0, téléphoe Age 40 as Exp. de l aget de crédit 500 Exp. de l aget de crédit > ,7 11,0 20,1 11,5 4,6 9,0 4 5 Age > 40 as Exp. de l aget de crédit 150 Exp. de l aget de crédit > ,5 8,2 22,4 8,3 1,1 9, téléphoes Age 40 as Exp. de l aget de crédit 700 Exp. de l aget de crédit > ,7 14,6 30,7 23,2 3,8 4,2 8 9 Age > 40 as Exp. de l aget de crédit 700 Exp. de l aget de crédit > ,5 11,8 23,6 16,3 2,7 2, Reouvellemets Jours d arriérés/ versemet 1,5 0 ou 1 téléphoe Age 40 as Age > 40 as ,6 4,5 6,4 4,1 15,1 16, téléphoes Age 40 as Age > 40 as ,0 8,2 15,0 11,5 8,3 8, ,5 < jours d arriérés/ versemet 7 0 ou 1 téléphoe Exp. de l aget de crédit Exp. de l aget de crédit > ,3 9,4 22,7 11,8 4,0 2, téléphoes Garatie/motat décaissé 2,7 Garatie/motat décaissé > 2, ,4 16,7 34,2 27,9 3,1 1, Jours d arriérés/ versemet > 7 Dettes/actifs < 0,03 Dettes/actifs > 0,03 N/A N/A ,9 45,6 39,1 62,2 0,4 1,4 Total prêts ,1 14,0 100,0 17,5
15 Ecadré 3 : Quelle est l icidece de brusques chagemets sur le scorig? Lorsque le cotexte chage, le scorig perd sa précisio absolue mais il coserve gééralemet sa précisio relative. Das le secteur du microcrédit, le chagemet est costat : la cocurrece augmete, la police commece à faire respecter la loi, ou l écoomie raletit. Même sas chagemet extérieur, les istitutios de microcrédit se développet et adaptet costammet leurs mécaismes iteres. Par exemple, le succès du microcrédit e Bolivie a icité les sociétés chiliees de crédit à la cosommatio à s attaquer au marché bolivie e b, ce qui a triplé les arriérés et doublé les taux de départs de cliets. Le scorig peutil erayer la perte de cliets? Ue fiche de otatio des départs (voir le chapitre VII) a été élaborée avec les doées relatives à la période et testée e utilisat les doées de 1997c. L échatillo de costructio et l échatillo de test reflétaiet ce déplacemet brutal du marché. La précisio absolue était faible mais la précisio relative restait heureusemet élevée. a Edward M. Lewis, A Itroductio to Credit Scorig (Sa Rafael, Calif. : Athea Press, 1990). b Elisabeth Rhye, Maistreamig Microfiace: How Ledig to the Poor Bega, Grew, ad Came of Age i Bolivia (Bloomfield, Id.: Kumaria, 2001) ; et Jeffrey Poyo ad Robi Youg, «Commercializatio of Microfiace : The Cases of Baco Ecoómico ad Fodo Fiaciero Privado FA$$IL, Bolivia» (Bethesda, Md. : Microeterprise Best Practices, 1999). c Mark Schreier, «Scorig Dropout at a Microleder i Bolivia» (mauscrit, Ceter for Social Developmet, Washigto Uiversity, St. Louis, Mo., 2001). risque prévu. Ue fiche de otatio qui offre ue précisio relative classe les prêts das le bo ordre même si elle offre pas ue précisio absolue. Pour l arbre à 19 feuilles, la précisio relative est élevée : à l exceptio de quelques segmets, le risque réalisé augmete régulièremet avec le risque prévu (voir figure 10). E gééral, la courbe de risque réalisé est ascedate de gauche à droite. La précisio relative est plus importate que la précisio absolue parce que, comme expliqué au chapitre V, les directeurs du crédit peuvet utiliser le «Rapport de suivi gééral» pour covertir des scores ayat ue précisio relative e scores ayat ue précisio absolue. D autre part, u brusque chagemet das les coditios du marché ou das la situatio macroécoomique a mois d effet sur la précisio relative que sur la précisio absolue (voir l ecadré 3). Troisièmemet, la précisio e queue de distributio examie la précisio absolue et la Figure 10 : Arbre à 19 feuilles, comparaiso du risque prévu et du risque réalisé, Risque d arriérés 7 jours/versemet 0,35 0,30 0,25 0,20 0,15 0,10 0,05 0 Risque prévu (historique), Risque réalisé, ,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0 Proportio de cas
16 Figure 11 : Politique de scorig à quatre classes et évaluatio traditioelle Le cliet soumet ue demade de prêt Le prêteur vérifie la demade par rapport à des critères de base Rejet Approbatio Doées acceptées L aget de crédit procède à ue visite et à ue évaluatio traditioelle Rejet Approbatio Saisie des doées et calcul du Le comité de crédit procède à ue risque prévu évaluatio traditioelle Rejet Risque prévu accepté Approbatio provisoire Rejet Après l approbatio provisoire, le comité de crédit applique la politique de scorig sur la base du risque prévu : Très Normal Limite 0 % de risque Excellet problématique 100 % de risque Excellet Approuver et avatageuses Normal Approuver tel que Limite Examier et modifier Très problématique Rejeter précisio relative pour les segmets qui comptet le plus, à savoir les prêts qui ot u risque prévu très faible ou très élevé. Après tout, la plupart des prêts ot u risque moye, et la politique de scorig a pas d impact sur les prêts moyes. E revache, le scorig a u impact sur les demades de prêt à risque très faible (qui peuvet bééficier de coditios avatageuses) et sur celles à risque très élevé (qui peuvet être modifiées voire même rejetées). Das l arbre à 19 feuilles, la précisio e queue de distributio est excellete : les cas ayat le plus faible risque prévu ot égalemet le plus faible risque réalisé, et les cas ayat le risque prévu le plus élevé ot égalemet le risque réalisé le plus élevé. Par exemple, les deux segmets ayat le risque prévu le plus faible (segmets 11 et 10 das le coi iférieur gauche de la figure 10) ot égalemet le risque réalisé le plus faible et ue très faible erreur de prévisio. Les ciq segmets ayat le risque prévu le plus élevé (segmets 6, 18, 1, 16 et 19 das le coi supérieur droit de la figure 10) ot ue erreur de prévisio importate, mais égalemet le risque réalisé le plus élevé (les arbres comportet souvet des erreurs de prévisio systématiques et variables, otammet pour les segmets de petite taille 6 ). Utilisatio du scorig avec quatre classes de risque Avat d utiliser le scorig pour ue demade de prêt, le prêteur doit tout d abord l approuver e utilisat la même méthode d évaluatio du crédit que s il e disposait pas de scorig. À partir des caractéristiques d u prêt provisoiremet approuvé, le scorig prévoit le risque. Le comité de crédit pred ue décisio basée sur le risque prévu, coformémet à la politique établie par l istitutio de microcrédit pour quatre classes de risque : très problématique, limite, ormal et excellet. Le prêteur défiit u taux plafod pour chaque classe de risque afi d accomplir sa missio, compte teu des arbitrages à faire etre étedue, degré et durabilité de la portée 7. État doé que le scorig igore les caractéristiques qualitatives et e tiet compte que des caractéristiques quatifiées, il e peut remplacer aucu élémet de l évaluatio traditioelle (voir ecadré 4). Le scorig ajoute simplemet ue 16
17 étape à la fi de l évaluatio traditioelle, juste avat le décaissemet. La figure 11 décrit la démarche type suivie par ue istitutio de microcrédit qui utilise le scorig. Le processus démarre lorsqu u cliet soumet ue demade de prêt. Avat que l aget de crédit e rede visite au cliet, la demade est examiée à la lumière de certais critères de base, tels que l acieeté de l etreprise (au mois u a). Si la demade frachit ce cap, l aget de crédit se red sur place et évetuellemet après ue aalyse sur dossier décide s il est approprié de soumettre la demade au comité de crédit. Les demades qui frachisset cette étape sot alors saisies das le système iformatique. Le système calcule u score et imprime des rapports d évaluatio par score (le simulateur de scorig et le rapport sur les effets des caractéristiques sot décrits au chapitre V) qui serot joits aux autres rapports ormalemet remis au comité de crédit. Ecadré 4 : Pourquoi utiliser le scorig uiquemet pour les demades de prêt provisoiremet approuvées par la méthode traditioelle? La part de risque omise das le scorig mais prise e compte das l évaluatio subjective est importate, et iversemet. E pricipe, le scorig pourrait iterveir avat et après l évaluatio subjective. S il a lieu avat et prédit u faible risque, le prêteur peut être teté de se passer de l évaluatio subjective, qui est plus coûteuse. Cela pourrait avoir u effet désastreux car les prêts qui semblet peu risqués sur la base des facteurs quatitatifs pourraiet s avérer très risqués au regard des facteurs qualitatifs. C est pourquoi les istitutios de microcrédit e devraiet utiliser le scorig que pour les demades de prêt provisoiremet approuvées à l issue d ue évaluatio subjective. Le risque global de oremboursemet peut être divisé e trois élémets selo le degré de corrélatio avec les caractéristiques quatifiées de l empruteur, du prêt et du prêteur : Le risque aléatoire est lié à aucue caractéristique, quatifiée ou o. Le risque mesurable est lié aux caractéristiques quatifiées. Le risque qualitatif est lié aux caractéristiques o quatifiées. Les risques aléatoires (comme la foudre) sot imprévisibles. Le scorig mesure uiquemet les risques mesurables. Il met e lumière les corrélatios, pas les causes ; il idique seulemet que tel attribut d ue caractéristique iflue sur le risque, mais pas pourquoi. Efi, l évaluatio traditioelle appliquée au microcrédit examie le risque mesurable et le risque qualitatif. Comparé au scorig, l évaluatio traditioelle doe des résultats plus fiables pour le risque qualitatif (le scorig igore le risque qualitatif) et mois fiables pour le risque mesurable. Ue istitutio de microcrédit qui utilise le scorig pour éviter de faire ue évaluatio traditioelle part du pricipe que le risque qualitatif est approximativemet idetique pour les ouvelles demades de prêt et pour celles provisoiremet approuvées par la méthode d évaluatio traditioelle. Cela suppose e forte cotradictio avec la plupart des techiques actuelles de microcrédit que le risque qualitatif est égligeable ou o mesurable. Das quelle mesure le risque qualitatif estil importat? Le taux de remboursemet état cou que pour les prêts décaissés, aucu test historique e peut idiquer quel aurait été le taux de remboursemet des prêts rejetés pour des raisos d ordre qualitatif suivat la méthode traditioelle, s ils avaiet été octroyés. Les istitutios de microcrédit qui remplacet l évaluatio subjective par le scorig le fot à leurs propres risques. À mois que le risque qualitatif soit totalemet isigifiat, les prévisios serot trop faibles. La seule faço de coaître exactemet l erreur de prévisio est d octroyer des prêts sas évaluatio subjective et de voir commet ils évoluet. Avec le temps, les cetrales des risques fourirot des services de meilleure qualité, de plus grade portée et plus complets, et les istitutios de microcrédit pourrot quatifier davatage de caractéristiques. À mesure que la quatité et la qualité des doées s amélioret, le scorig pourrait u jour remplacer l évaluatio subjective du risque, mais ce est pas ecore certai. Ue société de services fiaciers qui s était implatée e Bolivie et évaluait le risque associé aux petits empruteurs e utilisat uiquemet le scorig a été acculée à la faillitea. E l état actuel des choses, le scorig complète mais e remplace pas le travail des agets de crédit et l évaluatio traditioelle. a Elisabeth Rhye, Maistreamig Microfiace: How Ledig to the Poor Bega, Grew, ad Came of Age i Bolivia (Bloomfield, Id. : Kumaria, 2001). 17
18 Figure 12 : Résultats de la méthode de scorig à quatre classes utilisée e avec u arbre à 19 feuilles costruit à partir de doées portat sur la période Ramificatio Échatillo de test, Feuille Premier iveau Deuxième iveau Troisième iveau Quatrième iveau Prêts à Prêts problème remboursés à l échéace Nombre % prévu total de de prêts à cas problème % réalisé de prêts à problème % du ombre total de cas das la feuille % du ombre total de prêts à problème das la feuille Remboursés à l échéace/à problème Tous prêts ,1 14,0 100,0 100,0 6,1 Excellets 11 Reouvellemets Jours d arriérés/ versemet < 1,5 0 ou 1 téléphoe Age > 40 as ,5 4,1 16,9 4,9 23,6 TOTAL pour les prêts excellets ,5 4,1 16,9 4,9 23,6 Normaux: 10 Reewal Jours d arriérés/ 0 ou 1 téléphoe Age < 40 as ,6 6,4 15,1 6,9 14,6 versemet < 1,5 13 Reouvellemets Jours d arriérés/ versemet < 1,5 5 Nouveaux 1 téléphoe Age > 40 as Exp. de l aget de crédit > Reouvellemets 1,5 < Jours d arriérés/ versemet < 7 2 téléphoes Age > 40 as ,2 11,5 8,6 7,1 7,7 0 ou 1 téléphoe Exp. de l aget de crédit > Nouveaux 1 téléphoe Age < 40 as Exp. de l aget de crédit > Reouvellemets Jours d arriérés/ versemet < 1,5 9 Nouveaux 2 téléphoes Age > 40 as Exp. de l aget de crédit > ,2 8,3 9,4 5,6 11, ,4 11,8 2,5 2,1 7, ,0 11,5 9,0 7,4 7,7 2 téléphoes Age < 40 as ,0 15,0 8,3 8,9 5, ,8 16,3 2,8 3,3 5,1 TOTAL pour les prêts ormaux ,0 10,4 55,7 41,2 8,7 Cas limites 7 Nouveaux 2 téléphoes Age < 40 as Exp. de l aget de crédit > Reouvellemets 1,5 < Jours d arriérés/ versemet < 7 2 téléphoes Garatie/motat décaissé > 2,7 4 Nouveaux 1 téléphoe Age > 40 as Exp. de l aget de crédit < Nouveaux 2 téléphoes Age > 40 as Exp. de l aget de crédit < Nouveaux 1 téléphoe Age < 40 as Exp. de l aget de crédit < Reouvellemets 1,5 < Jours d arriérés/ 0 ou 1 téléphoe Exp. de l aget de crédit < versemet < ,6 23,2 4,2 7,0 3, ,7 27,9 1,8 3,5 2, ,5 22,4 1,1 1,8 3, ,5 23,6 2,7 4,5 3, ,7 20,1 4,6 6,7 4, ,3 22,7 4,0 6,5 3,4 TOTAL pour les cas limites ,1 22,8 18,4 30,0 3,4 Très problématiques 6 Nouveaux 2 téléphoes Age < 40 as Exp. de l aget de crédit < Reouvellemets Jours d arriérés/ versemet > ,7 30,7 3,8 8,3 2,3 Dettes/actif < 0,03 N/A ,9 39,1 0,4 1,0 1,6 1 Nouveaux 0 téléphoe N/A N/A ,1 34,5 0,4 0,9 1, ,4 34,2 3,1 7,6 1,9 16 Reouvellemets 1,5 < Jours d arriérés/ versemet < 7 2 téléphoes Garatie/motat décaissé < 2,7 19 Reouvellemets Jours d arriérés/ Dettes/actif > 0,03 N/A ,6 62,2 1,4 6,1 0,6 versemet > 7 TOTAL pour les prêts très problématiques ,4 37,2 9,0 23,9 1,7 Source : Lati America microleder
19 Figure 13 : Résultats de la politique de scorig à quatre classes utilisée e avec u arbre à 19 feuilles costruit à partir de doées portat sur la période (graphique) Risque d arriérés 7 jours/versemet 0,35 0,30 0,25 0,20 0,15 0,10 0,05 0 Risque réalisé, Excellets 16,9 % de tous les cas 4,1 % des prêts à problème 4,9 % de tous les prêts à problème 23,6 prêts remboursés à l échéace par prêt à problème Normaux 55,7 % de tous les cas 10,4 % des prêts à problème 41,2 % de tous les prêts à problème 8,7 prêts remboursés à l échéace par prêt à problème ,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1, Cas limites 18,4 % de tous les cas 22,8 % des prêts à problème 30 % de tous les prêts à problème 3,4 prêts remboursés à l échéace par prêt à problème Très problématiques 9 % de tous les cas 37,2 % des prêts à problème 23,9 % de tous les prêts à problème 1,7 prêt remboursé à l échéace par prêt à problème Proportio de cas À ce stade, le scorig e chage rie au processus d évaluatio traditioelle ; il est utilisé qu après l approbatio provisoire de la demade de prêt. À quel momet u prêt estil provisoiremet approuvé? Si le comité de crédit approuve pratiquemet toutes les demades qui lui sot soumises, l approbatio provisoire est accordée lorsque l aget de crédit décide de préseter ue demade au comité. Das ce cas, le comité utilise le score pour détermier quelles demades serot examiées e détail et lesquelles serot approuvées sas modificatio. Si toutefois l approbatio provisoire est accordée au iveau du comité propremet dit, le score doit être igoré jusqu à ce que l évaluatio traditioelle ait eu lieu (si le comité jette u œil sur le score avat cela, il pourrait être teté d approuver des demades de prêt sas que leur risque qualitatif ait été évalué). Score e mai, le comité applique ue politique de scorig à quatre classes (voir la ragée iférieure de la figure 11). Classe de risque «excellet» Les demades de prêt qui ot u risque prévu iférieur au seuil le plus faible sot classées excelletes. Pour fidéliser ces cliets à faible risque, le prêteur pourrait adopter ue politique visat à accroître la valeur du prêt aux yeux du cliet e offrat ue lige de crédit, ue réductio de la commissio sur le prêt, ue ristoure e cas de remboursemet sas faute, ou ue réductio du motat de la garatie requise. Le scorig se cotete d idetifier les demades de prêt excelletes, ce qui est pas la meilleure faço de fidéliser cette classe de demadeurs de prêt. Il prédit simplemet le risque, laissat aux directeurs du crédit le soi de décider la marche à suivre. S ils veulet utiliser ue politique de prix fodée sur le iveau de risque, ils doivet défiir les taux d itérêt appliqués e foctio du risque prévu. À titre d illustratio, supposos que le taux de risque plafod pour la classe «excellet» soit fixé à 5 % pour l arbre à 19 feuilles représeté das la figure 12 c estàdire que toutes les demades de prêt pour lesquelles le risque prévu est iférieur ou 19
20 Ecadré 5 : La politique de scorig s appliquetelle aux reouvellemets de prêt? Comme les empruteurs qui demadet u reouvellemet de leur prêt ot déjà u historique de remboursemet, le scorig est ecore plus efficace pour les reouvellemets que pour les ouvelles demades. Certaies istitutios de microcrédit hésitet cepedat à modifier l accord de prêt pour les reouvellemets qui représetet des cas limites, et ecore plus à rejeter les demades de reouvellemet de prêts «très problématiques», e partie parce qu elles doutet de l efficacité du scorig et e partie parce qu elles ot la réputatio d accorder de ouveaux prêts aux empruteurs qui rembourset et tieet à coserver cette image. Que faire? La fiche de otatio devrait teir compte du type de prêt (ouveau ou reouvelé) et des atécédets de remboursemet. S il est établi que les reouvellemets accordés à des cliets présetat de faibles arriérés das leur historique sot mois risqués, alors ue fiche de otatio fiable devrait refléter cette corrélatio. Pourtat, il arrive que le scorig classe das ue catégorie de risque élevé certaies demades de reouvellemet de cliets présetat des atécédets impeccables. Si le test historique e distigue pas les demades de reouvellemet des ouveaux prêts, ces demades présetet probablemet u risque élevé. Mais les prêteurs e peuvet pas rejeter ces demades car cela serait mal iterprété par les empruteurs actuels et parce que le comité de crédit préférerait rejeter le scorig plutôt que de rejeter des demades de reouvellemet présetées par des cliets ayat des atécédets impeccables. Das ces cas, la politique de gestio des cas extrêmes devrait prévoir u exame miutieux de l évaluatio, des modificatios du cotrat de prêt et des «visites de courtoisie» après le décaissemet, à titre prévetif. égal à 5 % sot désigées excelletes. Toutes les demades excelletes das la feuille 11 ot u risque prévu de 4,5 %, sur la base des doées pour la période Les demades excelletes représetet 16,9 % du total. Quels résultats auraito obteu e utilisat ce taux plafod de 5 % pour les demades excelletes? E , 16,9 % des demades de prêt approuvées suivat la méthode d évaluatio traditioelle auraiet égalemet été classées excelletes et acceptées e utilisat la méthode du scorig (voir figures 12 et 13). Il s avère qu il y avait 4,1 % de prêts à problème parmi les demades excelletes, représetat 4,9 % de l esemble des prêts à problème. Autremet dit, das la classe des prêts présumés excellets, il y avait 23,6 prêts remboursés à l échéace pour chaque prêt à problème. Le scorig idetifie les prêts à faible risque et ceux à risque élevé, ce qui aide les resposables à gérer les cas extrêmes. Les prêteurs qui e veulet pas récompeser les prêts à faible risque peuvet fixer le taux plafod à zéro, sachat que le risque prévu est jamais aussi bas. Classe de risque «ormal» Les prêts ayat u risque prévu supérieur au taux plafod reteu pour la classe de risque «excellet» mais iférieur au seuil fixé pour les cas limites sot classés «ormaux». Le scorig cofirme l approbatio provisoire de ces prêts, le comité de crédit les autorise, et ils sot décaissés tels quels. La majorité des prêts provisoiremet approuvés état cosidérés comme ormaux, das la plupart des cas le scorig affecte pas l évaluatio et etraîe pas de surcoûts pour le comité de crédit. Aux figures 12 et 13, supposos que le taux de risque plafod pour les prêts ormaux das l arbre à 19 feuilles soit égal à 12 % (feuilles 10, 13, 5, 15, 3, 12 et 9). E , plus de la moitié (55,7 %) des cas étaiet ormaux, avec u risque prévu supérieur au taux plafod de 5 % pour les prêts excellets et iférieur au taux plafod de 12 % pour les prêts ormaux. Sur ces prêts ormaux, 10,4 % se sot avérés problématiques, ce qui représete 41,2 % du ombre total de prêts à problème. Das la catégorie des prêts ormaux, il y avait 8,7 prêts remboursés à l échéace pour chaque prêt à problème. Classe de risque «limite» Les prêts ayat u risque prévu supérieur au taux plafod reteu pour les cas limites mais iférieur au seuil fixé pour les prêts «très problématiques» sot cosidérés comme des cas limites. Le comité de crédit examie ces cas avec u soi particulier et modifie au besoi le motat décaissé, la date d échéace, la garatie requise ou bie le taux d itérêt ou la commissio (politique de prix fodée sur le iveau de risque). Le comité peut égalemet décider de rejeter certais cas limites. Le scorig ralloge le temps que passe le comité de crédit à évaluer les cas limites. Cela alourdit les coûts, bie que la plupart des prêteurs avertis préfèret gérer les cas limites avat de les approuver. Aux figures 12 et 13, supposos que le taux plafod reteu pour les cas limites das l arbre à 20
21 19 feuilles soit égal à 23 % (feuilles 7, 17, 4, 8, 2 et 14). E , 18,4 % des cas étaiet limites (risque prévu supérieur au taux plafod de 1 % pour les prêts ormaux et iférieur au taux plafod de 23 % pour les cas limites). Parmi ces cas limites, 22,8 % se sot avérés problématiques, soit 30 % du ombre total de prêts à problème, et il y avait 3,4 prêts remboursés à l échéace pour chaque prêt à problème. Classe de risque «très problématique» Les prêts ayat u risque prévu supérieur au plafod absolu sot classés très problématiques. Sauf das de très rares cas (voir ecadré 5), les prêts très problématiques sot automatiquemet rejetés. Le comité peut examier les prêts très problématiques pour détermier les élémets qu il a omis ou vérifier s il y a des facteurs qualitatifs positifs et probats qui justifiet de passer outre la politique de scorig. Reveos aux figures 12 et 13 et supposos que les cas présetat u risque supérieur à 24 % soiet des prêts très problématiques (feuilles 6, 18, 1, 16 et 19). E , 9 % des prêts avaiet u risque supérieur à 24 % et etraiet doc das la catégorie des prêts très problématiques. Das cette catégorie, 37,2 % des prêts se sot avérés problématiques, soit 23,9 % du ombre total de prêts à problème. Das la catégorie des prêts très problématiques, il y avait 1,7 prêts remboursés à l échéace pour chaque prêt à problème. Les prêteurs qui effectuet pas de test historique répuget à rejeter les cas à haut risque qui auraiet été approuvés sas le scorig (voir ecadré 6). U moye d élimier le seuil appliqué aux prêts très problématiques serait de le fixer à 100 %, car le risque atteit jamais ce iveau. Ue politique de scorig à quatre classes récompese les cas à faible risque et examie, modifie ou rejette les cas à haut risque. La plupart des prêts ot u risque moye, et le scorig a aucu effet. Il peut simplemet cofirmer l approbatio provisoire accordée par l aget de crédit ou le comité de crédit. Les prêts rejetés par les méthodes traditioelles sot égalemet rejetés par le scorig. Défiitio des seuils de risque pour la politique de scorig Le choix du seuil de risque déped du pouvoir prédictif du scorig pour l istitutio de microcrédit cocerée et de la valeur relative qu elle accorde aux différets aspects de sa missio 8 : étedue de la portée (ombre de prêts), degré de portée (pauvreté des empruteurs) et durabilité de la portée (péreité de l orgaisatio grâce à la retabilité). Ue istitutio de microcrédit doit commecer par faire ces arbitrages, après quoi le test historique peut l aider à défiir ue politique de scorig pour atteidre au mieux ses objectifs. Ce test motre l impact des différets seuils hypothétiques sur le ombre de prêts approuvés, de prêts o problématiques rejetés et de prêts à problème évités (e supposat que le test historique idique les résultats futurs obteus das la pratique). Par exemple, la figure 14 motre les résultats obteus das l arbre à 19 feuilles avec ue fourchette de seuils appliqués aux prêts très problématiques. Si le prêteur avait reteu u seuil de risque de 24 % e , 1,7 prêt o problématique aurait été perdu pour chaque prêt à problème évité. Eviro 9 % de tous les prêts auraiet été rejetés e applicatio des directives, et 23,9 % du ombre Ecadré 6 : Le scorig e sépare pas toujours le bo grai de l ivraie Certais prêts sot jugés très problématiques et rejetés alors que ces cliets auraiet été de bos payeurs, tout comme certais cas limites auraiet été acceptables sas modificatio. C est pourquoi il est pratiquemet impossible pour certais prêteurs d accepter l évaluatio statistique. Certes, l évaluatio subjective traditioelle coduit égalemet à modifier iutilemet certais prêts et à rejeter à tort certaies demades. Autremet dit, l évaluatio subjective e sépare pas o plus toujours le bo grai de l ivraie. Mais avec l évaluatio statistique, le test historique quatifie l erreur de prévisio et améliore doc le choix etre souplesse et fermeté. Avec l évaluatio subjective, l erreur de prévisio est icoue et les choix sot sousoptimaux. E Amérique latie, par exemple, certaies istitutios de microcrédit qui accordet des prêts aux particuliers appliquet ue politique extrêmemet rigoureuse. Ue istitutio réputée e Colombie rejette la moitié de toutes les demades et les deux tiers des ouvelles demades de prêt. Ue istitutio de microcrédit boliviee ecore plus coue approuve quasimet jamais le motat i le délai de remboursemet demadés. Si les prêteurs compreaiet mieux les véritables arbitrages etre risque et portée, ils pourraiet peutêtre mieux répodre à la demade et coteir voire même réduire le risque. 21
22 Figure 14 : Rapport prêts remboursés à l échéace/prêts à problème évités pour ue fourchette de seuils appliqués aux prêts très problématiques das l arbre à 19 feuilles Prêts o problématiques perdus par prêt à problème évité Seuil Prêts très problématiques : 24 % 1,7 prêt o problématique perdu par prêt à problème évité Seuil Prêts très problématiques : 30 % 1,3 prêt o problématique perdu par prêt à problème évité Seuil Prêts très problématiques (%) Figure 15 : Proportio de prêts rejetés et de prêts à problème évités pour ue fourchette de seuils appliqués aux prêts très problématiques das l arbre à 19 feuilles % de prêts à problème rejetés Avec scorig Sas scorig Seuil Prêts très problématiques : 24 % 23,9 % des prêts à problème évités 9 % de prêts perdus sur le total Seuil Prêts très problématiques : 30 % 13,8 % des prêts à problème évités 4,5 % de prêts perdus sur le total % de prêts rejetés 22
23 total de prêts à problème auraiet été évités (voir figure 15). Quels résultats obtiedraito si o utilisait u seuil de 30 %, par exemple, pour les prêts très problématiques? La figure 14 motre que 1,3 prêt o problématique est perdu pour chaque prêt à problème évité, et la figure 15 motre que 4,5 % de tous les prêts sot rejetés et 13,8 % de tous les prêts à problème sot évités e applicatio des directives. Compte teu des résultats probables obteus e utilisat différets seuils, le test historique permet aux istitutios de microcrédit de choisir le seuil qui répod le mieux à leur missio. Le scorig met égalemet e lumière le lie etre le risque et les caractéristiques qui reflètet le degré de portée (telles que le sexe, le reveu ou l âge). Il idique les arbitrages etre la diversificatio de la clietèle et le risque. Par exemple, le scorig peut idiquer que les paysas qui pratiquet ue agriculture de subsistace risquet davatage (à hauteur de deux poits de pourcetage de plus) d avoir 30 jours d arriérés toutes choses égales par ailleurs. Cette iformatio permet à l istitutio de microcrédit de faire u choix explicite etre le degré de portée (prêter à des agriculteurs de subsistace), d ue part, et l accroissemet de l étedue (atteidre davatage d empruteurs e évitat les risques les plus graves) et de la durabilité de la portée (améliorer la retabilité e évitat les risques les plus graves), d autre part. Il va de soi que le fait de savoir qu u prêt est risqué oblige pas u prêteur à le rejeter. Rie oblige les istitutios de microcrédit qui appliquet ue politique axée sur la lutte cotre la pauvreté à rejeter les cas très risqués, mais elles e veulet cepedat pas igorer les prévisios de risque. Nul e prête sas teir compte du risque, et même les prêteurs les mieux itetioés limitet les coûts qu ils sot prêts à supporter pour atteidre u degré de portée doé. Le scorig e fait que mettre e lumière les choix à opérer, il e décide pas à la place du prêteur. D autre part, le rejet d ue demade de prêt est pas toujours ue mauvaise chose pour l empruteur. Le microcrédit fait parfois plus de mal que de bie, tout particulièremet pour les persoes les plus pauvres 9. Certais empruteurs à haut risque, même s ils rembourset leur prêt, ot tellemet de mal à respecter leurs échéaces qu il aurait mieux valu que leur demade de prêt soit rejetée dès le départ. Le scorig compte teu du coût fiacier et d u prêt o problématique perdu et de l avatage fiacier et d u prêt à problème évité peut aider à estimer les arbitrages directs etre étedue de la portée et péreité (retabilité). L impact peut être plus importat qu o e croit. Sur la base d hypothèses raisoables, le prêteur aurait écoomisé plus de dollars s il avait appliqué u seuil de 24 % pour les prêts très problématiques das l arbre à 19 feuilles (voir ecadré 7). Das la pratique (comme das l exemple de l arbre à 19 feuilles aux figures 12 et 13), la plupart des istitutios de microcrédit appliquet gééralemet des seuils qui correspodet à u portefeuille composé d eviro 10 % de prêts excellets, 60 % de prêts ormaux, 20 % de cas limites et 10 % de prêts très problématiques. Ce profil gééral présete quatre avatages. Premièremet, la part des prêts excellets reste faible, ce qui permet au prêteur d offrir des icitatios spéciales à ses meilleurs cliets tout e maiteat le coût de ces mesures à u iveau acceptable. Deuxièmemet, la plupart des prêts sot ormaux, de sorte que le scorig e chage rie à la procédure d évaluatio ormalemet appliquée pour la plupart des prêts. Cela peut rassurer le persoel d agece et l ecourager à accepter le scorig. Troisièmemet, la plupart des cas risqués sot des cas limites. Les agets de crédit et les directeurs du crédit répuget à rejeter des demades de prêt e se fiat uiquemet au scorig. La plupart des prêts risqués état cosidérés comme des cas limites, le comité de crédit est ecouragé à les examier et à modifier les coditios de prêt plutôt que de les rejeter. Quatrièmemet, la part des prêts très problématiques est faible. Les quelques prêts très problématiques cosetis sot extrêmemet risqués. État doé qu ue très forte proportio de ces prêts auraiet préseté des arriérés, les agets de crédit sot e mesure de costater la différece das le taux de remboursemet (et das les primes qu ils reçoivet). À la logue, ces élémets doet cofiace das le scorig. Avec des seuils de risque qui permettet de classer les prêts das ces fourchettes géérales, le scorig peut simultaémet accroître l étedue, le degré et la durabilité de la portée. L étedue de la portée peut être accrue car le rejet des quelques cas extrêmemet risqués permet aux agets de crédit 23
24 de passer mois de temps à recouvrer les prêts et d accroître les décaissemets de faço à compeser largemet les cas rejetés. La durabilité de la portée (péreité grâce aux bééfices réalisés) peut augmeter car les recettes liées à l accroissemet du volume de prêts serot vraisemblablemet supérieures au coût du scorig. Le degré de portée augmete parce qu ue partie des prêts supplémetaires va à des empruteurs plus pauvres. E bref, le scorig est ue iovatio qui accroît l efficacité et évite par coséquet de procéder aux arbitrages d usage etre les différets aspects de la portée 10. Si le scorig aide le prêteur à faire davatage à moidre frais, il améliore l efficacité à tous les iveaux. Coûts du scorig Le scorig comporte ciq types de coûts : collecte des doées, mise e place, coûts d exploitatio, coûts liés à la politique de prêt et coûts de processus. Tout d abord, la collecte et la saisie des doées pour élaborer ue fiche de otatio occasioet des coûts. Les istitutios de microcrédit dotées de moyes peu sophistiqués doivet o seulemet saisir les doées relatives aux demades de prêt telles qu elles les reçoivet, mais égalemet reforcer le système iformatique pour traiter les doées supplémetaires. Pour ces prêteurs, le scorig est pas ue priorité ; ils doivet améliorer leur système iformatique idépedammet des besois du scorig. Ecadré 7 : Estimatio des effets du scorig sur la retabilité U prêteur peut estimer les effets du scorig sur la retabilité avat même de l utiliser. Ces calculs de retabilité peuvet aider à covaicre les parties preates des avatages du scorig a. Avec u seuil de risque doé pour les prêts très problématiques, le test historique idique le ombre de prêts o problématiques perdus pour chaque prêt à problème évité. Supposos que le prêteur ait calculé le bééfice fiacier et moye de cosetir u prêt qui sera remboursé à l échéace et le coût fiacier et moye de cosetir u prêt qui présetera des retards (c est le coût d opportuité du temps passé par les agets de crédit à recouvrer les prêts au lieu de s occuper de la prospectio de clietèle, de l évaluatio et des décaissemets). Das la pratique, peu d istitutios de microcrédit calculet ces bééfices et ces coûts, bie qu ils détermiet la retabilité et ifluecet doc (e seraitce qu implicitemet) la politique de prêt, avec ou sas scorig. Les prêteurs savet cepedat que le coût d u mauvais prêt l emporte de loi sur le bééfice tiré d u prêt remboursé à l échéace. Par exemple, das les pays riches, les sociétés de cartes de crédit supposet gééralemet qu il faut plus de dix prêts remboursés à l échéace pour époger les pertes liées à u prêt à problème. Si u prêteur utilise ue fiche de otatio, le ombre de prêts à problème dimiue (réductio des coûts), de même que le ombre de prêts remboursés à l échéace du mois das u premier temps (réductio des bééfices). L effet et du scorig sur la retabilité peut être calculé comme suit : (coût par prêt à problème x ombre de prêts à problème évités) (bééfice par prêt remboursé à l échéace x ombre de prêts o problématiques perdus) Pour l arbre à 19 feuilles, le coût présumé d u mauvais prêt est égal à 300 dollars, et le bééfice présumé d u prêt remboursé à l échéace est égal à 100 dollars. Avec u seuil de risque de 24 % pour les prêts très problématiques, le test historique (figure 12, ragée iférieure, coloe «Nombre total de cas») motre que prêts auraiet été classés das la catégorie des prêts très problématiques. Sur ce ombre, se sot avérés à problème (coloe «prêts à problème») et se sot avérés bos (coloe «prêts remboursés à l échéace»). Parmi les prêts très problématiques, il y avait 1,7 prêts remboursés à l échéace par prêt à problème. Si tous les prêts très problématiques avaiet été rejetés par pricipe e , la variatio des bééfices aurait été la suivate : ($300 x 1 652) ($100 x 2 787) = $ Même si seulemet 1,4 % des demades de prêt avaiet été rejetées (segmet le plus risqué, voir figure 12, feuille 19, coloe «% du ombre total de cas das la feuille»), les bééfices auraiet augmeté de dollars : ($300 x 423) ($100 x 257) = $ La figure 16 motre la variatio des bééfices das l arbre à 19 feuilles pour trois séries d hypothèses sur le coût d u mauvais prêt et le bééfice d u prêt remboursé à l échéace. Il y a deux leços à e tirer. D ue part, u seuil de risque mal choisi et appliqué sas disceremet pour les prêts très problématiques peut rapidemet coduire u prêteur à la faillite. D autre part, plus le rapport etre le coût d u mauvais prêt et le bééfice d u prêt remboursé à l échéace augmete, plus la retabilité potetielle du scorig augmete. a Joh Coffma, «A Itroductio to Scorig for Micro ad Small Busiess Ledig» (Rapport préseté à la coférece de la Baque modiale sur «la retabilité des prêts aux petites etreprises», teue à Washigto les 2 et 3 avril 2001). 24
25 Figure 16 : Variatio des bééfices das l arbre à 19 feuilles e Variatio des bééfices ($ 1 000) Coût d u mauvais prêt $ 300, bééfice d u prêt remboursé à l échéace $ 100 Coût d u mauvais prêt $ 200, bééfice d u prêt remboursé à l échéace $ 100 Coût d u mauvais prêt $ 150, bééfice d u prêt remboursé à l échéace $ Seuil Prêts très problématiques (30 %) Pour les prêteurs qui ot des moyes plus perfectioés, la plupart des coûts de collecte des doées ot déjà été absorbés ; toutes les doées sot régulièremet saisies à mesure qu elles sot reçues. Ces prêteurs peuvet utiliser le scorig dès que la base de doées cotiet suffisammet de cas pour établir ue fiche de otatio. Il y a ue troisième catégorie de prêteurs qui possèdet u système d iformatio adéquat mais qui e saisisset pas ecore les doées. Au lieu de recruter toute ue équipe pour saisir les doées coservées sur papier, ils peuvet commecer à saisir directemet les doées sous forme électroique. Esuite, le projet de scorig propremet dit élaboratio de la fiche de otatio, itégratio au système iformatique, formatio et suivi etraîe u coût iitial de mise e place. L adaptatio du système iformatique pour calculer et afficher automatiquemet les prévisios de risque peut s avérer plus logue et plus difficile que prévu et absorber ue grade partie du budget alloué au projet. De ombreux projets de scorig sot e fait avortés à ce stade. Troisièmemet, le persoel de saisie des doées, les agets de crédit et les directeurs du crédit doivet cosacrer ue partie de leur temps au scorig quotidie, ce qui occasioe des coûts d exploitatio. Ces coûts sot faibles. Par exemple, les agets de crédit collectet déjà la plupart des caractéristiques utilisées das la fiche de otatio. Le système iformatique calcule le score, de sorte que les pricipaux coûts d exploitatio correspodet au temps supplémetaire cosacré par le comité de crédit à l évaluatio des cas limites et aux coûts de formatio cotiue du persoel. Quatrièmemet, les icitatios offertes aux demadeurs de prêts ayat u excellet profil et le rejet des prêts très problématiques etraîet des coûts liés à la politique de crédit. Les icitatios e sot pas toujours efficaces, et certais prêts très problématiques se seraiet avérés bos s ils avaiet été approuvés. Ciquièmemet et surtout, l adoptio du scorig crée des perturbatios das l orgaisatio, ce qui accroît le coût de processus. Il y a ue redistributio des pouvoirs etre le service du crédit et le service 25
26 iformatique. Certais employés risquet de s opposer ouvertemet aux chagemets produits par le scorig ; d autres peuvet cotourer discrètemet le scorig e falsifiat les doées ou e igorat les règles. D autres ecore risquet de saboter par mégarde le scorig e passat outre l évaluatio traditioelle. La formatio et le suivi (voir chapitre V) sot les meilleurs moyes de gérer ces coûts de processus. Avatages du scorig Le scorig présete plusieurs avatages : réductio des pertes sur prêts, fidélisatio de la clietèle et possibilité d adapter les taux d itérêt et les commissios e foctio du risque (politique de prix fodée sur le iveau de risque). Mais aussi et surtout, le scorig peut réduire le temps cosacré au recouvremet et permet à l istitutio de microcrédit d effectuer ue aalyse quatitative explicite qui offre u outil de décisio aux resposables. La réductio des pertes sur prêts est probablemet le plus petit avatage du scorig, du fait que la plupart des istitutios de microcrédit qui sot e mesure d utiliser le scorig ot très peu de prêts irrécouvrables. La fidélisatio des très bos cliets est sas doute u plus grad avatage que la réductio des pertes sur prêts. Ue fois qu u score est attribué, l istitutio de microcrédit peut gérer le risque e rejetat la demade de prêt ou e modifiat le cotrat de prêt. L objet de ces modificatios est de compeser le risque e accroissat le taux d itérêt ou les commissios. Das la pratique, cepedat, il peut être difficile de détermier l ampleur de ces ajustemets, surtout e l absece d estimatios exactes des différetes composates des coûts et des recettes. Le pricipal avatage du scorig est la réductio du temps cosacré par les agets de crédit au recouvremet et l augmetatio du temps cosacré à la prospectio de clietèle. Les prêts à problème coûtet cher parce que leur recouvremet pred beaucoup de temps. Le scorig iflue sur la retabilité (voir ecadré 7) parce que le fait de rejeter les prêts très problématiques et de modifier les cotrats de prêt pour les cas limites sigifie que les agets de crédit ot mois d arriérés à recouvrer. Ils peuvet doc cosacrer le temps aisi écoomisé à la prospectio, à l évaluatio et au décaissemet. De ombreuses istitutios de microcrédit peset que le scorig leur fera gager plus de temps pour l évaluatio que pour le recouvremet. La plupart des agets de crédit cosacret cepedat autat de temps au recouvremet qu à l évaluatio, et il faut rappeler que le scorig e remplace pas l évaluatio qualitative (voir l ecadré 4). Hypothétiquemet, les agets de crédit peuvet passer deux à trois jours par semaie à s occuper des recouvremets. Supposos das le cas de l arbre à 19 feuilles avec u seuil de risque de 24 % pour les prêts très problématiques que le scorig réduise les décaissemets de quelque 10 % et le ombre de prêts à problème d eviro 25 % (voir figure 17). Supposos égalemet (provisoiremet) qu avat le scorig, les agets de crédit cosacraiet au miimum deux jours pas semaie au recouvremet. Le scorig leur fot doc gager ue demijourée (25 % de deux jours) par semaie. Supposos par ailleurs que les agets de crédit cosacraiet deux jours par semaie à la prospectio, à l évaluatio et au décaissemet. S ils utiliset la demijourée supplémetaire pour démarcher de ouveaux cliets de maière aussi efficace qu ils le faisaiet auparavat, les décaissemets augmeterot de 25 %. E teat compte des 10 % de prêts très problématiques rejetés par le scorig, au total le scorig réduit le ombre de prêts à problème de 25 % et accroît les décaissemets de quelque 12,5 % (voir u exemple d estimatio de l impact du scorig sur la retabilité à l ecadré 7). Bie que le scorig puisse coduire à rejeter des prêts qui auraiet été approuvés autremet, il peut accroître l étedue et la durabilité de la portée. Quat au degré de portée, le scorig a permis ue amélioratio das les pays à reveu élevé 11. La plupart des méages ot accès à l istrumet de microcrédit le plus souple qui existe la carte de crédit parce que le scorig peut évaluer à peu de frais le risque associé à u grad ombre de prêts de motat modeste, de courte durée et o garatis. Das le secteur du microcrédit, le scorig peut égalemet aider à accroître le degré de portée. Tout d abord, la demijourée supplémetaire cosacrée à la prospectio permettra probablemet aux agets de crédit d iclure davatage d empruteurs pauvres das leur portefeuille (même si la majorité 26
27 des ouveaux empruteurs sot relativemet aisés, il y aura u certai ombre de pauvres). Esuite, le scorig protège certais empruteurs pauvres cotre leurs propres erreurs de jugemet. Le rejet ou la modificatio des cas à haut risque réduit les coûts du prêteur tout e aidat les empruteurs qui se trouveraiet autremet das ue positio difficile, recevraiet la visite d agets de recouvremet et devraiet vedre leurs bies pour rembourser leurs dettes. Le scorig peut aider le microcrédit à causer mois de torts. Efi et surtout, le microcrédit a été créé e partat du pricipe que les pauvres étaiet capables de rembourser leurs dettes mais que les prêteurs e possédaiet pas les outils écessaires pour évaluer le risque. Le scorig améliore le dispositif d évaluatio du risque et cotribue doc à dissiper les préjugés et à élimier les erreurs das le processus d évaluatio (voir ecadré 8). Si les pauvres sot véritablemet des empruteurs diges de cofiace, le scorig aidera à le cofirmer, e accroissat le degré de portée du microcrédit. L avatage du scorig le plus importat à log terme réside probablemet das le fait qu il icite les resposables du crédit à approuver ou à rejeter les demades de prêt sur la base d iformatios quatitatives explicites cocerat les arbitrages à faire, tirées de l aalyse de la base de doées. Par exemple, ue fois que les resposables établisset ue politique de scorig à la lumière des choix possibles, tels que ceux illustrés das la figure 12, ce est qu à cotrecœur qu ils e reviedrot aux évaluatios «à vue de ez» des coséqueces de différetes politiques de crédit. La fiace repose avat sur l iformatio, et de ombreuses istitutios de microcrédit possèdet ue mie d iformatios iexploitées das leurs bases de doées. L expériece du scorig peut ecourager ces istitutios à affecter u ou deux employés à l exploratio des doées, c estàdire à l exploitatio des doées historiques pour prédire les futurs comportemets, afi d appuyer les décisios. La prévisio du risque de oremboursemet (évaluatio de la solvabilité par score) est u exemple, mais l exploitatio des doées permet égalemet de prédire le risque de perte de cliets 12 ou les types de cliets potetiels les plus susceptibles d être réceptifs à ue campage publicitaire 13. L exploitatio des doées iteres e demade pas écessairemet des moyes très perfectioés. Par exemple, de simples tableaux à double etrée (comme les arbres utilisés ici à titre d exemple) peuvet fourir beaucoup d iformatios à peu de frais. Des aalyses simples, rapides et riches d eseigemets ecouraget les resposables à réfléchir aux types d iformatios qui les aideraiet à predre de meilleures décisios, au lieu de se coteter de ce que le système d iformatio existat peut offrir. Figure 17 : Avatage du scorig les agets de crédit cosacret mois de temps au recouvremet Activité Sas scorig Avec scorig % du temps Jours % du temps Jours par semaie par semaie Réuios et admiistratio Prospectio, évaluatio, décaissemet Recouvremet Chagemets : Accroissemet du ombre de demades de prêt grâce à la prospectio : +25 % Réductio du ombre d approbatios grâce au scorig : 10 % Résultats : Accroissemet et du ombre de demades approuvées : % Source : exemple hypothétique 27
28 V. Formatio du persoel, formulatio de politiques de scorig et suivi des résultats E termes puremet techiques, le scorig appliqué au secteur du microcrédit foctioe de la maière décrite au chapitre précédet. E termes humais, cepedat, les choses e sot pas aussi simples. L utilisatio du scorig pour faciliter les choix exige o seulemet ue coaissace théorique de so foctioemet, mais aussi la covictio que c est ue méthode qui marche et la voloté de chagemet. La covictio découle de la compréhesio, et la voloté de chagemet découle des avatages costatés. E derière aalyse, le succès du scorig déped mois de ses subtilités techiques que de la formatio et du suivi. La formatio est cruciale pour le scorig car les parties preates bailleurs de fods, hauts resposables, directeurs du crédit et agets de crédit peuvet avoir de boes raisos d être sceptiques. Pour assimiler et accepter le chagemet de modèle que représete le scorig, ils doivet suivre ue formatio régulière pedat plusieurs mois. Tout d abord, u cosultat qui a probablemet u accet étrager, à supposer qu il parle la lague locale se présete et, sas avoir recotré les employés i les cliets de l istitutio de microcrédit, préted avoir ue formule iformatique secrète qui peut aider le persoel d agece à accomplir la tâche la plus difficile : idetifier les persoes à qui o peut prêter avec cofiace. Esuite, le scorig marque ue rupture avec les méthodes d évaluatio traditioelle das le secteur du microcrédit, qui utiliset les groupes de cautio solidaire ou les visites à domicile des agets de crédit. La ouvelle approche se fode sur ue coaissace quatifiée des caractéristiques plutôt que sur la coaissace persoelle du cliet. Troisièmemet, pour les agets de crédit et les directeurs du crédit, l évaluatio du risque est u moye d existece. Ils e tieet aturellemet pas à s e remettre à ue boîte magique pour gager leur vie. Il e suffit pas de lire ue fiche de otatio pour avoir cofiace das les prévisios ; les ges doivet compredre l origie des prévisios du scorig, costater que ces prévisios sot exactes et bééficier de mesures de suivi quad ils les utiliset. Comme tous les projets, le scorig doit avoir l adhésio de la directio et bééficier d u soutie Ecadré 8 : L évaluatio statistique estelle discrimiatoire? L évaluatio statistique est discrimiatoire das la mesure où elle suppose que chaque empruteur est u ouvel exemple d u phéomèe cou, et o u idividu uique qui pourrait être différet d autres cas apparemmet similaires das la base de doées. Mais l évaluatio subjective est tout aussi discrimiatoire, sio plus. Les agets de crédit évaluet le risque à partir de ce qu euxmêmes et leurs coseillers savet sur les autres empruteurs, et o de coaissaces acquises comme par magie, idépedates de leur expériece et de leurs préjugés. Das quelques cas exceptioels (ou si l istitutio de microcrédit ou l aget de crédit sot des ovices), les décisios e sot pas basées sur l expériece mais sur de simples cojectures ou des idées précoçues. Il est ijuste d évaluer u empruteur par comparaiso avec d autres empruteurs ayat a priori le même profil, mais la seule autre solutio serait de e faire aucue évaluatio. Les seuls prêteurs qui e discrimiet pas sot ceux qui approuvet toutes les demades de prêt. La questio est doc pas de savoir s il faut faire ue distictio etre les empruteurs, mais commet procéder de la maière la plus équitable possible. La juste discrimiatio compare des élémets comparables. Par exemple, l évaluatio statistique compare les ouveaux empruteurs avec les idividus ayat des caractéristiques quatifiées similaires qui ot empruté au même prêteur. Si les femmes ot de meilleurs atécédets de remboursemet que les hommes, la fiche de otatio le reflète. E revache, l évaluatio subjective s appuie sur l expériece du microcrédit e gééral, de l orgaisatio, de l aget de crédit et du directeur du crédit. Ue partie de cette expériece est iévitablemet extérieure à celle de l istitutio de microcrédit, e seraitce que parce qu il faut du temps pour acquérir de l expériece. La juste discrimiatio choisit délibérémet les caractéristiques à utiliser. Pour l évaluatio subjective, les caractéristiques (et leur lie avec le risque) sot explicites ; pour l évaluatio statistique, elles sot implicites, du mois e partie. Le fait de savoir que toute évaluatio cotiet u élémet de discrimiatio aide à assurer que le processus d évaluatio e perpétue pas les ijustices que le microcrédit vise précisémet à élimier (voir ecadré 10). La juste discrimiatio utilise que les caractéristiques qui sot véritablemet liées au risque. Elle vise égalemet à mettre e lumière d autres caractéristiques liées au risque, à mesurer l expériece avec ue plus grade précisio et à mieux teir compte de l expériece das l évaluatio du risque. Les tests historiques sot u élémet clé de la juste discrimiatio parce qu ils motret si les lies présumés sot réels. Comparée à l évaluatio subjective, l évaluatio statistique est beaucoup plus facile à tester. D ue maière géérale, le scorig ecourage la juste discrimiatio parce qu il cofère à l istitutio de microcrédit ue meilleure coaissace de sa propre expériece. Cela e peut que faire reculer les préjugés et corriger les idées fausses. 28
29 itere. Comme das tout projet, quelqu u doit démotrer commet foctioe le scorig et quels problèmes il permet de résoudre. Il y a là rie de ouveau, cela demade simplemet du travail. Iitiatio au scorig La plupart des hauts resposables et des bailleurs de fods ot etedu parler du scorig. Certais le cosidèret comme ue paacée, d autres comme u gadget, et tous ot des idées précoçues. Comme le préset exposé, l iitiatio au scorig a pour objectif pratique de corriger les fausses perceptios et d idiquer dès le départ ce qu o peut raisoablemet attedre de cette techique. Bie que le scorig soit fodé sur des formules mathématiques, il s agit bie plus qu u simple exercice théorique : c est u chagemet radical das le style de gestio d ue orgaisatio. La mise e place d u projet de scorig peut être plus complexe, plus logue et plus difficile que e l imagiet la plupart des resposables. À mesure que ces deriers se familiariset avec le scorig, certais s ethousiasmet, d autres sot sur la défesive car ils y voiet ue icursio das leur «domaie réservé», et tous restet sceptiques. Pour faire accepter le chagemet, le chef du projet de scorig doit costammet ecourager les directeurs du crédit à formuler leurs commetaires et suggestios, et leur poser des questios telles que : Quelle est votre missio? Commet le scorig pourraitil vous aider à accomplir votre missio? Quelles caractéristiques sot à votre avis les plus importates pour le risque? Quelle importace accordezvous aux caractéristiques qualitatives? Commet défiissezvous u prêt «à problème»? Quel risque voulezvous prédire? Combie de prêts o problématiques êtesvous disposé à sacrifier pour éviter u mauvais prêt? Jusqu où pouvezvous remoter das le passé pour aider à prédire l aveir? À quad remotet les chagemets das la politique de prêt? À quad remotet les chagemets das le processus d évaluatio? À quad remotet les chagemets das les segmets de marché visés? Quad la cocurrece atelle commecé à se faire setir? À quad remotet les derières phases d expasio et de récessio écoomiques? Quelles parties de la base de doée e vous semblet pas fiables? Das quelle mesure le système d iformatio (et le persoel du service iformatique) peuvetils s adapter aux besois du scorig? Quels obstacles sot susceptibles d etraver le bo foctioemet du scorig? Élaboratio et test de la fiche de otatio L étape suivate cosiste à élaborer la fiche de otatio et à exécuter le test historique. Résultats e mai, le chef du projet de scorig se réuit à ouveau avec les membres de la directio pour passer e revue les pricipes gééraux et préseter les résultats cocrets obteus pour l istitutio e questio, y compris ceux du test historique et les lies idetifiés etre le risque et les caractéristiques. Il fait esuite la tourée des ageces pour préseter le scorig à tous les agets de crédit et directeurs du crédit. Plutôt que de s attarder sur des otios abstraites, il présete des exemples cocrets tirés du test historique et de la fiche de otatio établie. Ces réuios sot coûteuses, mais ce serait ue erreur de s e passer. Même si les agets de crédit et les directeurs du crédit voiet que le scorig marche das le test historique, ils peuvet ecore avoir du mal à l accepter. Le persoel d agece passe forcémet par ue phase de refus et d icrédulité. Il est préférable de lui e doer le temps avat de mettre e place la fiche de otatio. Là ecore, il est essetiel de poser des questios et d iviter à y répodre : Les lies etre le risque et les caractéristiques correspodetils à votre expériece? Quelles sot à votre avis les causes réelles de ces lies? Que recherchezvous lorsque vous faites ue visite sur le terrai? 29
30 Quelles doées recueillezvous sur le terrai parce que la base de doées est pas fiable? Quelles caractéristiques recommadezvous d eregistrer pour les utiliser à l aveir das les fiches de otatio? Quad approuvezvous ue demade de prêt à titre provisoire? Commet pouvezvous modifier les termes du cotrat de prêt pour gérer le risque? Combie de temps cosacrezvous par semaie au recouvremet? Combie de temps cosacrezvous par semaie à la prospectio de clietèle, à l évaluatio et au décaissemet? Établissemet des scores et rapports L étape suivate cosiste à automatiser l établissemet des scores et rapports de scorig. Les resposables préfèret gééralemet éviter de modifier leur système d iformatio, mais pour utiliser le scorig das les ageces, il est impératif d automatiser. Il y a deux approches géérales possibles. L istitutio de microcrédit peut acheter au cosultat u système de scorig prêt à l emploi (logiciel et évetuellemet équipemet). C est ue optio simple et rapide, mais coûteuse. Cela peut égalemet écessiter ue double saisie des doées, l ue pour le système iformatique pricipal et l autre pour le système de scorig. E outre, le système de scorig parallèle e peut pas foctioer seul à chaque saisie de cas : quelqu u doit lacer mauellemet l aalyse. Efi, il est pas facile d itégrer les prévisios de risque produites das le système parallèle aux rapports périodiques déjà utilisés par l istitutio. Si le persoel d agece doit faire des efforts pour utiliser le scorig, il risque de l igorer. La deuxième optio cosiste à itégrer directemet la fiche de otatio et les rapports correspodats au système iformatique de l istitutio de microcrédit. Cela demade u travail importat. L istitutio (ou le fourisseur de so logiciel) doit être capable de modifier le système et d affecter u programmateur à temps complet au scorig. Selo le système, l itégratio demade trois à six mois de travail ; le resposable des systèmes de l istitutio e peut pas faire ce travail le soir et le weeked. Les questios techiques à résoudre variet selo les istitutios, et tous les problèmes e peuvet pas être aticipés à l avace. L itégratio présete cepedat des avatages appréciables : les doées e sot saisies qu ue seule fois, les scores sot calculés Figure 18 : Exemple de rapport de simulatio des prévisios de risque par scorig, après modificatio des coditios de prêt Cliet : Jae Doe Agece : cetrale Demade N o : Aget de crédit : Joh Smith Comité : 03/01/01 Date de demade : 01/01/01 Motat Durée Garatie (% Risque Décaissé (mois) du motat) prévu (%) Coditios requises : Motat décaissé : Durée du prêt : Garatie (% du motat) : Source : Exemple de l auteur 30
31 automatiquemet et les prévisios de risque peuvet être facilemet itégrées aux rapports types utilisés par l istitutio. Si o pèse le pour et le cotre, l itégratio est la démarche à privilégier. Ue fois que la fiche de otatio est automatisée, le projet etre das ue phase d essai et de familiarisatio qui egage à rie. Pedat plusieurs mois, le système produit u score pour tous les cas, mais les agets de crédit et les directeurs de crédit ot pour istructio expresse de e predre aucue mesure sur la base des prévisios de risque et de e pas examier le score avat que le comité de crédit ait pris ue décisio. Cela leur permet de se familiariser progressivemet avec le scorig et les ecourage à réfléchir à la maière dot ils utiliserot les prévisios de risque sas se setir obligés de chager immédiatemet de méthode de travail. Durat cette phase, il faut doer le temps et la possibilité au persoel de faire des commetaires. Il se peut que les employés ivoquet des lacues ou des erreurs apparetes pour rejeter le scorig, et il est doc importat de leur permettre d exprimer leurs préoccupatios et d e teir compte. Cela pourra écessiter ue deuxième tourée das les ageces pour réexamier les cocepts, préseter les ouveaux tests effectués sur le pouvoir prédictif pour les décaissemets depuis la mise e place de la fiche de otatio, et poser d autres questios : Les prévisios vous sembletelles réalistes? Das quelle proportio de cas les prévisios se sotelles avérées exactes? Y avaitil des cas classés à haut risque alors que vous saviez par expériece qu ils étaiet peu risqués? Que pourriezvous faire pour gérer les cas à haut risque? Commet récompeseriezvous les cas à faible risque? Quels rapports vous aideraiet à tirer parti du scorig? Quelles modificatios aimeriezvous apporter à la méthode de scorig? Commet votre prime de redemet auraitelle chagé si vous aviez teu compte des prévisios du scorig pour les prêts très problématiques et les cas limites? Deux rapports utiles Le comité de crédit demade gééralemet à voir commet la modificatio du cotrat de prêt das les cas limites affecterait les prévisios de risque. Le rapport de simulatio du scorig répod à cette questio. Par exemple, la figure 18 motre commet les prévisios de risque chaget lorsqu o fait varier chaque élémet des coditios de prêt. Ces prévisios sot obteues e recalculat le score sur la fiche de otatio après avoir modifié l ue des coditios de prêt. Le rapport de simulatio du scorig peut revêtir deux formes : soit ue optio das le système iformatique qui permet au comité de crédit de tester les modificatios à voloté, soit u rapport imprimé iclus das le dossier remis chaque jour au comité de crédit. U secod rapport, sur les effets des caractéristiques, répod au souci de coaître les facteurs qui soustedet les prévisios de risque. Pour ue applicatio doée, il idique les caractéristiques dot les variatios par rapport aux valeurs historiques moyees accroisset le plus le risque, et celles dot les variatios réduiset le plus le risque (la figure 19 est u exemple). Ue versio imprimée de ce rapport peut être égalemet icluse das les rapports jouraliers du comité de crédit. Adoptio de la politique de scorig Ue fois que le persoel chargé des prêts a passé plusieurs mois à se familiariser avec le scorig, l istitutio de microcrédit adopte ue politique de scorig, distribue u mauel sur cette politique et commece à utiliser le scorig das la pratique. Pourquoi ue politique écrite? Parce que sas politique écrite i règles explicites, il peut être difficile d empêcher le persoel de reveir aux méthodes traditioelles d évaluatio de la solvabilité. Ue politique explicite aide égalemet à éviter d utiliser le scorig à tort et à travers. Tout comme l évaluatio traditioelle de la solvabilité, le scorig a besoi d ue politique écrite. 31
32 Figure 19 : Exemple de rapport sur les effets des caractéristiques Cliet : Jae Doe Cas : A Risque : 30 jours d arriérés cosécutifs Aget de crédit : Joh Smith Date de demade : 2/6/02 Période couverte : 1/1/95 au 1/5/02 Caractéristique Valeur réelle Moyee historique Effet (poits de %) 1. Jours d arriérés/versemet (pour le derier prêt soldé) 8,7 1,7 +5,8 2. Nombre de remboursemets e retard (pour le derier prêt amorti) ,2 3. Expériece de l aget de crédit (ombre de prêts décaissés) ,4 4. Type d activité Meuiserie N/A +1,5 5. Téléphoe au domicile No Oui +1,1 6. Durée à l échéace (pour le derier prêt soldé ; ombre de mois) 8 10,5 +0,6 7. Rotatio du capital (%) N/D ,3 8. Charge de remboursemet (%) , Taux de garatie (%) ,4 37. Sexe du cliet Femme Femme 0,7 38. Nombre d employés 0 0,25 1,9 39. Expériece du cliet (ombre de mois) ,3 40. Age du cliet ,4 Risque prévu : 23,2 9,3 +13,9 Source : Exemple de l auteur La politique écrite de scorig doit idiquer les seuils de risque aisi que la marche à suivre pour chaque seuil. Par exemple, elle défiit le iveau de risque audessous duquel u prêt est classé excellet et le iveau de risque audessus duquel u prêt est classé très problématique. Elle établit égalemet les iveaux de risque qui correspodet aux cas ormaux et limites. Elle idique commet récompeser les prêts excellets. Pour les cas limites, elle précise das quel ordre de priorité le comité de crédit doit classer les mesures d attéuatio du risque par motat décroissat du prêt, par ombre décroissat de mois (durée) et/ou par taux croissat de garatie. Elle idique égalemet au comité commet utiliser le rapport de simulatio du scorig (voir figure 18) pour détermier les effets probables de ces modificatios évetuelles du cotrat de prêt. Efi, la politique de scorig isiste sur la écessité de rejeter les cas très problématiques. Politique de dérogatio Le scorig sert avat tout à idetifier les prêts à haut risque apparaissat comme sûrs au comité de crédit. Les agets de crédit et les directeurs du crédit sot cepedat des êtres humais, et lorsque le scorig cotredit leur jugemet, ils risquet de tourer le scorig e dérisio et de chercher tous les moyes de le discréditer (e poitat du doigt le seul prêt à faible risque qui a pas respecté le caledrier de remboursemet ou le seul prêt à haut risque qui a été remboursé das les délais 32
33 Ecadré 9 : Pourquoi le scorig e s appliquetil pas à cet empruteur? Comme les prévisios météorologiques, les prévisios fouries par le scorig sot exactes e moyee, et o pour chaque jour ou pour chaque prêt idividuel. E fait, les prévisios de risque e sot jamais exactes das u cas particulier ; le risque prévu est toujours supérieur à 0 % et iférieur à 100 %, mais le risque réalisé est toujours égal à 0 % (prêt remboursé à l échéace) ou à 100 % (prêt à problème). Pour u prêt doé, cela e rime à rie de dire que le scorig marche ou e marche pas. Les prévisios fouries par le scorig sot des probabilités et o des certitudes. L exactitude est mesurée e comparat le risque prévu moye pour u groupe avec le taux moye de prêts à problème (risque réalisé). Si le scorig foctioe comme il le devrait, certais prêts à haut risque prévu s avérerot bos et certais prêts à faible risque prévu s avérerot mauvais. Par exemple, si le scorig foctioe, la moitié des empruteurs qui ot 50 chaces sur 100 d avoir des arriérés serot bos payeurs et 5 % des empruteurs qui ot 5 chaces sur 100 d être mauvais payeurs le serot effectivemet. Il va de soi que la politique de scorig (cotrairemet aux prévisios de risque) peut s avérer boe ou mauvaise pour les cas idividuels. Tout comme la décisio de predre u parapluie lorsque les prévisios météorologiques aocet 60 % de risque qu il pleuve peut être boe (s il pleut) ou mauvaise (s il e pleut pas), la décisio d approuver ou de rejeter u prêt avec l aide du scorig peut s avérer boe ou mauvaise (mais o e saura jamais si les décisios de rejet étaiet justifiées). voir ecadré 9). Das le même ordre d idées, ils peuvet demader à savoir pourquoi le risque est aussi élevé. Les choix qui vot à l ecotre de la politique de scorig sot des dérogatios (das le secteur du microcrédit, les exemples de dérogatio sot les prêts très problématiques qui sot approuvés et les cas limites qui sot approuvés sas exame). La politique de dérogatio traite ces cas de trois faços. Tout d abord, elle teste costammet le pouvoir prédictif à l aide du rapport de suivi gééral. Esuite, la politique de dérogatio motre la corrélatio etre le risque et les caractéristiques à l aide du rapport sur les effets des caractéristiques. Troisièmemet, la politique de dérogatio e fait pas qu exhorter les utilisateurs à e pas igorer le scorig ; elle décrit les coséqueces que cela pourrait avoir. Par exemple, les istitutios de microcrédit peuvet utiliser les primes de redemet pour sactioer les dérogatios excessives 14. Si les dérogatios excèdet u certai pourcetage de prêts très problématiques, la prime est réduite. À la logue, les sactios explicites devieet mois écessaires à mesure que les agets de crédit se redet compte qu u recours excessif aux dérogatios se traduit par des arriérés plus importats et des primes de redemet mois gééreuses. Certaies dérogatios prudetes sot justifiées. Il se peut que le comité de crédit ait coaissace d u cas exceptioel, et seul le jugemet humai permet d évaluer les caractéristiques qualitatives igorées par la fiche de otatio. L essetiel est de faire preuve de modératio. De même que tout le mode e peut pas être supérieur à la moyee, o e peut pas igorer le scorig pour tous les prêts à haut risque. Das les pays à reveu élevé, les prêteurs essaiet de limiter les dérogatios à 10 % des prêts très problématiques. Das le secteur du microcrédit, u objectif de 25 % semble approprié. L istitutio de microcrédit doit suivre les cas de dérogatio pour iformer les agets de crédit des résultats obteus. E gééral, les cas de dérogatio s avèret mois risqués que prévu (parce que le comité de crédit dispose d iformatios dot il est pas teu compte das la fiche de otatio et parce que les agets de crédit fot tout pour que leurs prédictios se réaliset), mais plus risqués que les autres prêts (parce que la fiche de otatio tiet compte d iformatios dot le comité de crédit a pas coaissace). Politique de modératio La politique de dérogatio vise à éviter ue trop faible dépedace à l égard du scorig ; la politique de modératio vise à éviter ue trop grade dépedace à l égard du scorig. La politique écrite doit otammet souliger (comme ous le faisos ici) que le scorig e foctioe que pour les demades déjà provisoiremet approuvées par les méthodes d évaluatio traditioelles. Il importe de le rappeler régulièremet pour aider les sceptiques à trouver u juste équilibre. Ue fois covaicus que le scorig foctioe, les prêteurs risquet de égliger les méthodes d évaluatio traditioelles. Le scorig sous 33
34 estime le risque parfois grossièremet s il est appliqué à des prêts qui e sot pas déjà provisoiremet approuvés suivat les ormes habituelles d évaluatio subjective du prêteur. Au risque de ous répéter, disos qu u prêteur e peut pas remplacer so évaluatio subjective par le scorig. Il doit utiliser le scorig ue fois que l évaluatio subjective est achevée, sous peie de voir les arriérés moter e flèche. Le rapport de suivi gééral Ce rapport suit les résultats du scorig. Comme u test historique, il compare le risque prévu au risque réalisé, mais à la différece du test historique, il porte sur les prêts e cours. Le rapport de suivi gééral est le pricipal rapport de scorig, et il est ecore plus utile que le test historique. Il vérifie si le scorig foctioe avec les prêts e cours. Comme les autres rapports de scorig, il est gééré automatiquemet par le système. Durat les premiers mois d utilisatio du scorig, le prêteur le cosulte ue fois par semaie pour vérifier le pouvoir prédictif et modifier la politique e coséquece. Après cette période iitiale, le suivi est mesuel. Le premier rapport de suivi gééral couvre des prêts e cours qui ot pas été évalués avat le décaissemet, et comme u test historique, il idique le pouvoir prédictif hypothétique. Au bout de quelques mois, le rapport idique so pouvoir prédictif pour les prêts qui ot été évalués avat leur décaissemet. La figure 20 est u rapport de suivi gééral basé sur ue fiche de otatio par régressio (voir chapitre VI) utilisée par ue istitutio de microcrédit e Amérique latie. U prêt «à problème» est u prêt qui a quatre jours d arriérés par versemet e moyee ou ue période d arriérés de 30 jours. La coloe située à l extrême gauche de la figure 20 («risque prévu e %») défiit la fourchette de valeurs du risque prévu pour chaque ragée. Le prêteur défiit le ombre de fourchettes et leurs limites. La deuxième coloe à partir de la gauche («ombre de prêts e cours») est la proportio de prêts e cours dot le risque prévu se situe das la fourchette défiie pour chaque ragée. Elle motre la distributio du risque prévu das le portefeuille de prêts. Par exemple, pour 0,5 % des prêts e cours au 31 juillet 2001, le risque prévu était de l ordre de 0 à 2 %. De même, 9,5 % des prêts avaiet u risque prévu supérieur à 40 % (somme des coloes) et 19,5 % des prêts avaiet u risque prévu supérieur à 30 % (la somme des chiffres das la coloe des prêts e cours est égale à 100). Les quatre coloes cetrales («risque réalisé e %, par ombre de jours écoulés depuis le décaissemet») idiquet le risque réalisé pour les prêts e cours, compte teu du risque prévu et de l acieeté du prêt. La comparaiso etre le risque réalisé et le risque prévu pour chaque ragée idique le pouvoir prédictif. Plus le risque réalisé est proche du risque prévu, plus le pouvoir prédictif est grad (la somme des chiffres das ces coloes est pas égale à 100). Par exemple, le risque réalisé était égal à 5,3 % pour les prêts ayat u risque prévu de 8 à 10 % et décaissés depuis 0 à 90 jours (voir la figure 20). E d autres termes, sur les prêts e cours qui répodaiet aux deux critères, 74 (5,3 %) présetaiet des arriérés à la date du rapport. Das u autre exemple, les prêts dot le risque prévu était supérieur à 70 % et datat de plus de 271 jours avaiet u risque réalisé de 77,9 %. La figure 20 illustre u poit gééral : le risque réalisé augmete avec le ombre de jours écoulés depuis le décaissemet, et ce pour deux raisos. D ue part, certais prêts e peuvet pas préseter d arriérés parce que la date d échéace du premier versemet est pas ecore passée. D autre part, les arriérés augmetet à mesure que la date d échéace approche 15. La meilleure faço de vérifier le pouvoir prédictif est doc d examier les prêts récemmet soldés et/ou les prêts e cours décaissés depuis logtemps. La coloe d extrême droite das l exemple de rapport de suivi gééral motre le risque réalisé pour les prêts récemmet soldés (le prêteur détermie le ombre de mois couverts par le rapport ; das cet exemple, le rapport porte sur 12 mois). C est la coloe la plus importate, parce qu elle iclut des prêts de toutes durées et parce que les prêts récemmet soldés ot eu le temps d accumuler des arriérés. 34
35 Vérificatio du pouvoir prédictif Le rapport de suivi gééral vérifie si ue fiche de otatio foctioe. La précisio absolue sigifie que le risque réalisé est proche du risque prévu. Das la figure 20, les prêts récemmet soldés ayat u risque prévu de 0 à 2 % avaiet u risque réalisé de 3,2 % (première ragée, coloe de droite), ce qui représete u léger dépassemet du risque prévu. Pour u risque prévu compris etre 2 et 4 %, etre 4 et 6 % et etre 6 et 8 %, le risque réalisé se situe das les mêmes fourchettes, et il est supérieur à la limite supérieure das toutes les autres fourchettes de valeurs. La précisio absolue est boe, mais pas parfaite, car le risque prévu est légèremet iférieur au risque réalisé pour les prêts ayat u risque prévu élevé. La précisio relative sigifie que le risque réalisé augmete avec le risque prévu. La fiche de otatio das la figure 20 a ue très boe précisio relative. Sauf pour les deux fourchettes iférieures de risque prévu, le risque réalisé augmete avec chaque fourchette de haut e bas du tableau. La précisio e queue de distributio sigifie que la précisio absolue et la précisio relative sot boes aux extrémités (queues) de la courbe de distributio du risque. La précisio e queue de distributio est importate parce que la politique de scorig affecte pas les prêts qui ot u risque moye (cas ormaux). Le scorig ifluece uiquemet les prêts à très faible risque (cas excellets) et ceux à risque très élevé (cas limites et très problématiques). La fiche de otatio das la figure 20 a ue excellete précisio e queue de distributio. Par exemple, pour les prêts récemmet soldés ayat u risque prévu compris etre 0 et 2 %, le risque réalisé est égal à 3,2 %. Pour les fourchettes 24 %, 46 % et 68 %, le risque réalisé est du même ordre de gradeur que le risque prévu. Das les fourchettes supérieures, 75,4 % des prêts récemmet amortis ayat u risque prévu supérieur à 70 % présetaiet des arriérés (coi iférieur droit). Sur les prêts soldés ayat u risque prévu supérieur à 40 %, plus de la moitié présetaiet des arriérés. Figure 20 : Exemple de rapport de suivi gééral Risque : 4 jours/versemet ou 30 jours d affilée Nombre de prêts risqués : ombre de prêts Agece : Toutes Date du test : 02/06/02 Fiche de otatio établie le : 31/07/01 Risque prévu (%) Nombre de Risque réalisé (%) par jours écoulés depuis le décaissemet prêt e cours (%) et plus Risque réalisé (%) pour les prêts soldés au cours des 12 deriers mois Source : Fiche de otatio utilisée pour le portefeuille de prêts d ue istitutio de microcrédit e Amérique latie 35
36 Figure 21 : Exemple de distributio du risque prévu sur ue fiche de otatio ouvelle et sur ue fiche aciee Fiche de otatio aciee Desité Fiche de otatio ouvelle % du ombre de prêts e cours par iveau de risque prévu Suivi des dérogatios à la politique de scorig Les prêts décaissés alors que leur risque prévu est supérieur au seuil reteu pour les prêts très problématiques sot par défiitio des dérogatios à la politique de scorig. Ces écarts au règlemet peuvet être abusifs, et les resposables doivet suivre leur impact. Pour ce faire, ils examiet les variatios das le temps du risque réalisé pour les prêts très problématiques qui ot été décaissés. La base de comparaiso est le risque réalisé avat que le scorig e soit utilisé. À mesure que les prêts décaissés soumis au scorig arrivet à échéace, si le risque réalisé pour les prêts très problématiques est très iférieur au risque prévu, cela veut dire que les dérogatios ot été limitées, e moyee, aux prêts pour lesquels le risque prévu avait été fortemet surestimé. Si le risque réalisé est tellemet iférieur au risque prévu que le prêteur souhaite approuver les prêts présetat ce iveau de risque, il est recommadé de maiteir les limites existates fixées pour les dérogatios. Das le cas cotraire, il coviet d imposer des limites plus strictes jusqu à ce que le risque réalisé pour les prêts ayat fait l objet d ue dérogatio retombe à u iveau acceptable. Par exemple, supposos que le seuil de risque pour les prêts très problématiques soit égal à 70 %, et que le rapport de suivi gééral établi le premier jour après la mise e service du système de scorig idique u risque réalisé de 78 % pour les prêts atérieurs qui auraiet été classés das la catégorie des prêts très problématiques. Au bout d u a de scorig, supposos que le rapport de suivi gééral révèle que le risque réalisé pour les prêts ayat fait l objet d ue dérogatio (prêts décaissés avec u risque prévu supérieur à 70 %) est égal à 35 %. Cela sigifie que le comité de crédit a limité, e moyee, les dérogatios aux prêts dot le risque avait été surestimé. Ce taux de 35 % peut être supérieur au seuil de tolérace du prêteur, qui resserrera alors les limites fixées pour les dérogatios. Si le prêteur désire approuver des prêts aussi risqués, il maitiedra la politique de dérogatio e place. 36
37 Ajustemet e cas d absece de précisio absolue Les fiches de otatio ayat ue précisio absolue sot plus faciles à utiliser. La précisio relative permet simplemet de classer les prêts e foctio du risque prévu. Par exemple, les prêts ayat u risque prévu de 10 % aurot u risque réalisé mois élevé que les prêts ayat u risque prévu de 20 %, mais le risque réalisé das les deux groupes pourrait être égal à 7 % et 25 % respectivemet. Avec ue précisio absolue, d ue part les prêts ayat u risque prévu de 10 % ot égalemet u risque réalisé de 10 %, et d autre part ils sot exactemet deux fois mois risqués que les prêts ayat u risque prévu de 20 %. Malheureusemet, aucue fiche de otatio a ue précisio absolue parfaite. Le rapport de suivi gééral idique cepedat les iveaux de risque réalisé qui correspodet à des iveaux doés de risque prévu. Avec ces iformatios, l utilisateur peut modifier les iveaux de risque prévu de faço à obteir des prévisios d ue précisio absolue. Supposos que le rapport de suivi gééral motre que le risque prévu est toujours trop élevé de 5 poits de pourcetage. Le prêteur fait alors comme si les prêts ayat par exemple u risque prévu de 25 % avaiet u risque prévu de 20 %. Das la pratique, les choses e sot pas aussi simples, mais le pricipe de coversio reste valable et le système iformatique peut faire automatiquemet cette coversio. Défiitio ou modificatio des seuils réglemetaires Le rapport de suivi gééral motre la proportio de prêts das chaque fourchette de risque et le iveau de risque réalisé correspodat à u iveau doé de risque prévu. L istitutio de microcrédit peut alors utiliser ce rapport pour fixer ou modifier les seuils réglemetaires. Figure 22 : Exemple de chagemet das la relatio etre le risque prévu et le risque réalisé sur ue fiche de otatio ouvelle et ue fiche aciee Risque réalisé (%) Fiche de otatio ouvelle Fiche de otatio aciee Risque prévu (%) 37
38 Pour la fiche de otatio illustrée das la figure 20, 0,5 % des prêts e cours (deuxième coloe à partir de la gauche, première ragée) auraiet été classés excellets e utilisat u seuil de 2 % pour les prêts excellets, et 5,6 % des prêts e cours auraiet été classés excellets e utilisat u seuil de 4 %. Avec u seuil de 70 % pour les prêts très problématiques, 0,5 % des prêts e cours auraiet été rejetés. D autre part, l applicatio de ces seuils aux prêts très problématiques aurait évité trois prêts à problème pour chaque prêt o problématique perdu (parce que le risque réalisé das cette fourchette est de l ordre de 75 % voir le coi iférieur droit). Si le seuil de risque pour les prêts très problématiques était réduit à 30 %, 19,5 % des prêts auraiet été rejetés et eviro la moitié se seraiet avérés problématiques. Détectio des fiches de otatio aciees État doé que le futur ressemble davatage au passé récet qu au passé loitai, le pouvoir prédictif d ue fiche de otatio se dégrade avec le temps. Le rapport de suivi gééral le motre de deux faços. Le premier idicateur est ue courbe de distributio du risque prévu plus poitue (mois étalée). Lorsque la fiche de otatio se dégrade, les prévisios types se rapprochet des prévisios moyees. La figure 21 est u exemple hypothétique das lequel la courbe de distributio du risque prévu avec la ouvelle fiche de otatio est basée sur les deux premières coloes du rapport de suivi gééral das la figure 20. Le deuxième idicateur de la dégradatio du pouvoir prédictif est ue relatio mois petue (plus plate) etre le risque prévu et le risque réalisé. E cas de dégradatio, le risque réalisé excède le risque prévu lorsque celuici est faible, et il est iférieur au risque prévu lorsque celuici est élevé. La figure 22 est u exemple hypothétique das lequel la relatio etre le risque prévu et le risque réalisé avec la ouvelle fiche de otatio est basée sur l avatderière coloe du rapport de suivi gééral das la figure 20. Pour mesurer le degré de dégradatio, les resposables comparet la distributio du risque prévu (et/ou la relatio etre le risque prévu et le risque réalisé) das le rapport de suivi gééral lorsqu ue ouvelle fiche de otatio a été mise e service depuis le derier rapport. Les graphiques tels que les figures 21 et 22 mettet e lumière la variatio des doées du rapport de suivi gééral. La vitesse de dégradatio déped du taux de chagemet iterveu das la politique de prêt, les segmets de clietèle visés, la cocurrece, la croissace du portefeuille, l écoomie et d autres variables qui ifluet sur le risque et évoluet das le temps. L istitutio de microcrédit doit établir ue ouvelle fiche de otatio avat que la dégradatio e soit trop avacée (probablemet au bout de deux à quatre as). C est ue tâche plus simple et plus rapide que le projet de scorig iitial. Ue ouvelle fiche est élaborée avec les doées recueillies depuis la première fiche et itégrée au système existat. Le rapport de suivi des agets de crédit Le rapport de suivi gééral est essetiel pour le scorig, mais pour les agets de crédit et les directeurs du crédit, il peut s avérer trop abstrait (parce qu il compare le risque prévu et le risque réalisé pour des groupes de prêts) et trop gééral (parce qu il couvre tous les prêts e cours et tous les prêts récemmet soldés). E théorie, le rapport de suivi gééral est le meilleur test du pouvoir prédictif du scorig, mais le persoel d agece semble préférer utiliser des rapports plus simples qui lui permettet de comparer le risque prévu avec le taux de remboursemet des empruteurs idividuels qu il coaît. L u de ces rapports, le rapport de suivi des agets de crédit, ajoute des mesures du risque prévu et du taux de remboursemet (risque réalisé) aux rapports de portefeuille que les agets de crédit et les directeurs du crédit reçoivet chaque jour ou chaque semaie. Les figures 23 et 24 sot de simples rapports tirés d ue fiche de otatio par régressio (voir chapitre VI) utilisée par ue istitutio de microcrédit e Amérique latie qui cosidère comme «à problème» u prêt ayat au mois ue période d arriérés de 30 jours pedat la durée du prêt. Ces rapports de suivi des agets de crédit diffèret des tests historiques parce qu ils couvret les prêts e cours, et ils diffèret du rapport de suivi gééral parce qu ils idiquet le om des empruteurs. 38
39 Figure 23 : Exemple de rapport de suivi des agets de crédit pour les 30 prêts les plus risqués décaissés depuis plus de 270 jours Date du rapport : 31/07/01 Agece : toutes Risque : 1 période de 30 jours d arriérés ou plus Prêts : e cours 270 jours Liste : 30 prêts les plus risqués Code prêt Nom cliet Décaissés depuis (jours) Motat décaissé ($) Remboursemet mesuel Prochai versemet Arriérés Nombre de périodes Risque réalisé Jours d arriérés par versemet Période la plus logue Qualité Risque prévu (%) Javela, María août ,5 77 Mauvais Posada, María août ,1 36 Mauvais Arboleda, Nivelly août ,8 25 Bo Beltrá, Dioselia août ,8 42 Mauvais Nuñez, Dolly août ,7 28 Bo Cruz, Leoor août ,5 101 Mauvais Rivera, Atoia août ,2 39 Mauvais Marí, Graciela août ,5 25 Bo Muñoz, Marco août ,7 67 Mauvais Silva, Oswaldo août ,0 86 Mauvais Ruíz, Asia août ,7 58 Mauvais Cardoa, Graciela août ,9 18 Bo Tejada, María août 0 1 0,3 2 Bo Castillo, Rosa août 0 2 6,1 15 Bo Tavárez, María août 0 1 0,4 2 Bo Marroquí, Libia août ,1 22 Bo Rivera, Melida août ,7 191 Mauvais Marulada, Pablo août ,8 54 Mauvais Valecia, Claudia août 0 4 5,5 14 Bo Suárez, Yolada août 0 1 0,5 2 Bo Marí, Jorge août 0 4 7,7 20 Bo Lozao, Nevalia août ,0 93 Mauvais Berrios, Fay août 0 2 4,4 15 Bo Gomez, Diafaor août 0 3 4,5 12 Bo Calderó, Editha août 0 1 7,0 14 Bo Marulada, María août ,6 131 Mauvais Castillo, Bruilda août 0 1 0,9 3 Bo Ortíz, Nubia août ,5 39 Mauvais Motoya, Javier août ,6 36 Mauvais Moreo, Peregrio août ,9 177 Mauvais 51 Source : Fiche de otatio par régressio et base de doées d ue istitutio de microcrédit e Amérique latie Risque moye :
40 Figure 24 : Exemple de rapport de suivi des agets de crédit pour les 30 prêts les mois risqués décaissés depuis plus de 270 jours Date du rapport : 12/1/01 Agece : Toutes Risque : 1 période de 30 jours d arriérés ou plus Prêts : e cours 270 jours Liste : 30 prêts les mois risqués Code prêt Nom cliet Décaissés depuis (jours) Motat décaissé ($) Remboursemet mesuel Prochai versemet Arriérés Nombre de périodes Risque réalisé Jours d arriérés par versemet Période la plus logue Qualité Risque prévu (%) Valecia, Lucero août 0 0 0,0 0 Bo Betacourt, José août 0 1 0,1 1 Bo Valecia, Jua août 0 0 0,0 0 Bo Ferádez, Zorrilla août 0 0 0,0 0 Bo Sáchez, Herá août 0 0 0,0 Bo Escobar, Patricia août 0 1,0 13 Bo Echadia, Hery août 0 0 0,0 0 Bo Jaramillo, Ema août 0 1 0,1 1 Bo Guervara, César août 0 0 0,0 0 Bo Paz, María août 0 1 0,8 5 Bo Escobar, Móica août 0 0 0,0 0 Bo Palomio, Fe août 0 0 0,0 0 Bo Garcia, Alberto août 0 0 0,0 0 Bo Arce, Eduardo août 0 1 1,0 5 Bo Cotreras, Elea août 0 1 0,1 1 Bo Sáchez, Gozalo août 0 1 1,4 5 Bo Lopez, Flor août 0 0 0,0 0 Bo 0, Torres, Mariá août 0 0 0,0 0 Bo 0, Chacó, Emilsa août 0 1 4,0 20 Bo 0, Gutierrez, Lucila août 0 0 0,0 0 Bo 0, López, Alejadro août 0 1 0,1 1 Bo 0, Castaño, Alvaro août 0 0 0,0 0 Bo 0, Duque, Lucia août 0 0 0,0 0 Bo 0, Polaco, Gerardo août 0 1 0,1 1 Bo 0, Fajardo, Carme août 0 0 0,0 0 Bo 0, Aristiza, Morea août 0 0 0,0 0 Bo 0, Ceballos, Luís août 0 0 0,0 0 Bo 0, Escobar, José août 0 0 0,0 0 Bo 0, Muñoz, Edisó août 0 0 0,0 0 Bo 0, Tabarez, Jesús août 0 1 0,2 1 Bo 0,8 Source : Fiche de otatio par régressio et base de doées d ue istitutio de microcrédit e Amérique latie Risque moye : 0,0 0,6 40
41 Pour les prêts très problématiques, la figure 23 motre les 30 prêts e cours les plus risqués qui ot été décaissés au mois 270 jours avat la date du rapport. Das ce groupe de prêts e cours, le risque prévu moye est égal à 61 % (coi iférieur droit) et le risque réalisé moye est égal à 50 %. Même les quize «meilleurs» prêts e sot pas si satisfaisats que cela, puisqu ils présetet tous des arriérés et ot tous (sauf quatre) ue période d arriérés de plus de dix jours. Lorsque les agets de crédit verrot leurs propres cliets sur cette liste et qu ils se souviedrot du mal qu ils ot eu à faire payer ces empruteurs, ils predrot peutêtre cosciece de l utilité du scorig. S agissat des prêts excellets, la figure 24 motre les 30 prêts les mois risqués. Le risque prévu moye est iférieur à 1 % (coi iférieur droit) et pas u seul prêt a posé de problème. E fait 19 des 30 prêts avaiet aucu arriéré. Sur les oze prêts présetat des arriérés, six avaiet seulemet u jour, et seulemet deux avaiet plus de dix jours de retard 16. Pour les agets de crédit et les directeurs d agece, le fait de voir le om de leurs propres cliets figurer das les rapports, comme illustré aux figures 23 et 24, est u bo moye de les covaicre que le scorig peut idetifier les prêts à haut risque et ceux à faible risque parmi les prêts déjà approuvés par le comité de crédit. Les istitutios de microcrédit qui utiliset le scorig devraiet distribuer des rapports de suivi des agets de crédit e plus des rapports types jouraliers et hebdomadaires adressés aux agets de crédit et aux directeurs du crédit. Si les employés doet ue chace au scorig, ils verrot que cette méthode est efficace, mais ils doivet compredre commet elle foctioe et être covaicus qu elle peut réussir. C est là qu itervieet la formatio et les tests. Ue fois que le scorig est accepté, il faut ue politique écrite, u cotrôle rigoureux des dérogatios et u suivi régulier pour assurer sa boe utilisatio. Les rapports de suivi qui comparet le risque prévu et le risque réalisé pour les prêts e cours au iveau du portefeuille global et de chaque aget de crédit sot écessaires pour doer plus de poids au scorig. VI. Fiches de otatio par régressio et systèmes experts Ce chapitre présete la régressio, u type de fiche de otatio qui est u outil plus complexe et plus puissat que les arbres. Il présete égalemet les systèmes experts (u troisième type de fiche de otatio) et compare les fiches de otatio par régressio, les arbres et les systèmes experts. Fiches de otatio par régressio Ue fiche de otatio par régressio est ue formule mathématique qui produit des prévisios (probabilités) e ajoutat les valeurs podérées des caractéristiques de l empruteur, du prêt et du prêteur. Les caractéristiques reteues pour la formule et leurs coefficiets de podératio sot tirés d aalyses statistiques complexes qui e sot pas abordées ici. Les prévisios par régressio s utiliset cepedat comme les arbres, et le système iformatique effectue tous les calculs. La régressio est u meilleur outil de prévisio que les arbres et les systèmes experts, et elle idique plus clairemet le lie etre le risque et les caractéristiques. Supposos que les études statistiques motret, d ue part, que le risque dimiue avec l âge de l empruteur au rythme de 0,1 poit de pourcetage par a et, d autre part, que le «risque de base» est égal à 10 %. La probabilité qu u prêt soit mauvais est idiquée par la formule de régressio ciaprès : Risque = 10 (0,1 x âge). E appliquat cette équatio, le risque prévu pour u empruteur âgé de 30 as est égal à : 10 (0,1 x 30) = 7 poits de pourcetage. Pour u empruteur âgé de 55 as, le risque prévu est égal à : 10 (0,1 x 55) = 4,5 poits de pourcetage (ces coefficiets de podératio sot des exemples. Les coefficiets réels variet selo les prêteurs). Das u secod exemple, supposos que les aalyses statistiques motret que le risque augmete avec la durée du prêt au rythme de 0,25 poit de pourcetage par mois. Compte teu d u risque de base de 10 %, la prévisio par régressio est : Risque = 10 + (0,25 x durée à l échéace). Le risque prévu pour u prêt d ue durée de trois mois est égal à : 10 + (0,25 x 3) = 10,75 poits de pourcetage. Pour u prêt de 12 mois, le risque prévu est égal à : 10 + (0,25 x 12) = 13 %. 41
42 Figure 25 : Relatio etre le risque et le ombre de mois écoulés depuis le premier décaissemet sur ue fiche de otatio par régressio Variatio du risque (e poits de pourcetage) ,4 poits de % 12 mois 12 mois Mois écoulés depuis le premier décaissemet Figure 26 : Relatio etre le risque et l âge du cliet sur ue fiche de otatio par régressio Variatio du risque (e poits de pourcetage) ,9 poits de % 30 as 50 as Age du cliet (aées) Das la pratique, les fiches de otatio par régressio utiliset u grad ombre de caractéristiques. Par exemple, ue fiche combiat les deux formules à ue variable cidessus permet de faire ue distictio plus fie etre les iveaux de risque : Risque = 10 (0,1 x âge) + (0,25 x durée). Par exemple, pour u empruteur âgé de 30 as ayat obteu u prêt de 36 mois, le risque prévu est égal à : 10 (0,1 x 30) + (0,25 x 36) = 16 poits de pourcetage. E revache, pour u empruteur âgé de 55 as ayat obteu u prêt de 3 mois, le risque prévu est égal à : 10 (0,1 x 55) + (0,25 x 3) = 5,25 poits de pourcetage. Das la pratique, ue fiche de otatio par régressio 42
43 peut iclure 30 à 50 caractéristiques et tirer tous les coefficiets de podératio de la base de doées de l istitutio de microcrédit e questio. Ue fois que le système iformatique a calculé les prévisios, le prêteur les utilise comme il est décrit aux chapitres précédets. Lies etre le risque et les caractéristiques sur ue fiche de otatio par régressio Si les fiches de otatio par régressio ot le meilleur pouvoir prédictif, leur pricipal avatage réside das le fait qu elles idiquet clairemet le lie etre le risque et les caractéristiques. Le coefficiet de podératio attribué à ue caractéristique motre o seulemet si la caractéristique accroît ou réduit Figure 27 : Relatio etre le risque et l edettemet d u demadeur de prêt sur ue fiche de otatio par régressio Variatio du risque (poits de %) 1,0 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0,0 0 0,2 % poits 10 % 30 % Edettemet : dettes/actifs (%) Figure 28 : Relatio etre le risque et les arriérés des trois deriers prêts sur ue fiche de otatio par régressio Variatio du risque (poits de %) Derier prêt Atépéultième prêt Avatderier prêt Jours d arriérés par versemet pour les deriers prêts 43
44 Type d activité Figure 29 : Relatio etre le risque et le type d activité sur ue fiche de otatio par régressio Effet sur le risque (%) Part du portefeuille (%) Coduite de camio et de taxi Vete de produits maraîchers Épicerie de quartier Petits articles de maiso Vete ambulate Salo de coiffure Boulagerie Vete de produits cosmétiques Magasi d alimetatio Couture et cofectio Vete de plats cuisiés École Trasformatio alimetaire Magasi de pièces automobiles Restauratio rapide Boucherie Magasi d électroméager Magasi de vêtemets Autre ou icou Magasi de chaussures Pharmacie Restaurat Quicaillerie Magasi gééral Services spécialisés Boutique d artisaat Serrurerie et métallurgie Mécaique automobile Cordoerie Meuiserie Source : istitutio de microcrédit e Amérique latie le risque les autres caractéristiques de la fiche de otatio restat costates mais égalemet das quelle proportio. Ces lies e sot établis qu ue fois qu ue demade de prêt a été approuvée provisoiremet suivat la méthode traditioelle. Les exemples présetés ici sot tirés d ue fiche de otatio par régressio utilisée par ue istitutio de microcrédit e Amérique latie. Relatio etre le risque et les caractéristiques La fiche de otatio par régressio illustrée das la figure 25 motre que le risque dimiue rapidemet à mesure que le ombre de mois écoulés depuis le décaissemet augmete. Par exemple, le risque associé à u prêt datat de 36 mois est iférieur de 4,4 poits de pourcetage au risque associé à u prêt datat de 12 mois, toutes choses égales par ailleurs. Le risque dimiue par ailleurs sesiblemet avec l âge, comme le motre la figure 26 : le risque associé à u empruteur âgé de 50 as est iférieur d eviro 2,9 poits de pourcetage au risque associé à u empruteur de 30 as, toutes choses égales par ailleurs. Le risque augmete avec le ratio d edettemet (rapport dettes/actifs) du méage ou de l etreprise, comme illustré das la figure 27. U empruteur ayat u ratio d edettemet de 10 % préseterait u risque toutes choses égales par ailleurs iférieur de 0,2 poit de pourcetage au risque associé à u empruteur ayat u ratio d edettemet de 30 %. Le risque augmete égalemet avec le ombre moye de jours d arriérés par versemet pour chacu des trois deriers prêts 44
45 (voir la figure 28). Par exemple, u arriéré de dix jours pour le derier prêt augmete le risque de huit poits de pourcetage pour le ouveau prêt, et u arriéré de sept jours pour l avatderier prêt augmete le risque de deux poits de pourcetage. E termes d effet sur le risque du prêt e cours, il y a très peu de différece etre l avatderier prêt et l atépéultième. Comparé à u empruteur qui a jamais eu d arriérés, u empruteur ayat eu respectivemet dix, sept et sept jours d arriérés pour ses trois deriers prêts aurait u risque accru de = 12 poits de pourcetage pour le ouveau prêt (e supposat que ce prêt a déjà été approuvé provisoiremet suivat la méthode d évaluatio traditioelle). Il y a quatre eseigemets gééraux à tirer de la figure 28 e ce qui cocere la relatio etre les arriérés futurs et passés pour u empruteur doé. Premièremet, plus le risque réalisé das le passé augmete, plus le risque prévu augmete pour les futurs prêts. Deuxièmemet, plus les arriérés remotet loi das le temps, plus leur pouvoir prédictif est faible. Troisièmemet, comparé à des atécédets impeccables, des périodes d arriérés das le passé, aussi brèves soietelles, accroisset la probabilité d arriérés à l aveir. Par exemple, des arriérés d u jour e moyee pour le prêt précédet augmetet le risque du prêt e cours de plus de deux poits de pourcetage. État doé que le taux moye de prêts à problème pour ce prêteur est iférieur à 15 %, ue variatio de deux poits de pourcetage est sigificative. Quatrièmemet, le risque augmete avec les arriérés des prêts atérieurs, mais à u taux décroissat (bie que cette relatio e soit valable que pour les prêts provisoiremet approuvés.) Autres lies Le risque est étroitemet lié au type d activité. Pour l istitutio de microcrédit utilisée das la figure 29 (coloe «Effet sur le risque», par ordre décroissat), le risque est moidre pour les activités suivates : Coduite de camio et de taxi Magasis ayat u taux de rotatio des stocks élevé (produits maraîchers, épiceries, petits articles méagers) Vete ambulate (restauratio rapide, produits de boulagerie) Salos de coiffure et vete de produits cosmétiques Couturières Le risque est plus élevé pour les activités suivates : Fabricatio (meuiserie, chaussures, mécaique automobile et serrurerie) Services spécialisés et artisas Magasis ayat u faible taux de rotatio des stocks (produits de quicaillerie, produits pharmaceutiques, chaussures, vêtemets, articles électroméagers et pièces automobiles) Restaurats Figure 30 : Relatio etre le risque et l aget de crédit sur ue fiche de otatio par régressio Aget de crédit Effet sur le risque (%) Carme Ochoa 10,1 Catalia Gozález 9,0 David Soto de los Satos 5,7 Rosario Sosa Almaecer 3,9 Mariagelí Citró Ruíz 2,0 Rosa Justiiao Orñes 0,2 Autres 0,0 Ma, Eugeia Mariscal +1,1 Marcos Orta +2,3 Eldo Parra Barriga +3,0 Oscar Navajas +3,3 Teresa Guzmá +4,9 Erique Flores Satos +7,0 María Padilla Ruíz +13,6 45
46 Figure 31 : Exemple de système expert arborescet TOUS PRÊTS Type de prêt NOUVEAUX RENOUVELLEMENTS Sexe Sexe FEMMES «pas prudet» HOMMES «risqué» FEMMES «très prudet» HOMMES «prudet» La figure 29 idique la part de chaque type d activité das le portefeuille de prêts historique. Il est clair que cette istitutio accorde davatage de prêts aux empruteurs dot l activité présete mois de risque. Aget de crédit La régressio met égalemet e lumière le lie etre le risque et u aget de crédit particulier. Das la figure 30, ce lie est importat, avec de fortes variatios d u aget de crédit à u autre. Das cet exemple, il y a presque 24 poits de pourcetage d écart etre le premier aget de crédit de la liste et le derier. Les agets de crédit ot u effet sigificatif sur le risque, mais seules les régressios pas les arbres i les systèmes experts utiliset cette iformatio pour mieux prévoir le risque. La régressio peut aider le prêteur à cibler la formatio, les mesures d icitatio et les primes. La figure 30 appelle ue mise e garde. Les agets de crédit gèret le risque e sélectioat les demades de prêt avat le décaissemet et e suivat les prêts après le décaissemet. La méthode de régressio met e évidece l efficacité du suivi, mais pas celle du processus de sélectio, parce qu elle mesure les effets de l aget de crédit, toutes les autres caractéristiques restat costates das la régressio, comme si tous les agets de crédit géraiet des portefeuilles qui ot les mêmes caractéristiques quatifiées. Das la pratique, les agets de crédit gèret des portefeuilles différets, dot la compositio (e termes quatifiés et qualitatifs) déped de l efficacité avec laquelle ils sélectioet leurs cliets. Certais agets obtieet u iveau doé de risque de portefeuille e sélectioat les demades de prêt qui e écessitet pas de suivi étroit. D autres obtieet le même iveau de risque de portefeuille e état mois sélectifs mais e assurat u suivi plus rigoureux. Qui plus est, certais agets travaillet das des quartiers difficiles où u iveau doé de compétece et d effort produit de mois bos résultats qu ailleurs. Au lieu de licecier immédiatemet les agets de crédit qui obtieet u mauvais classemet sur la fiche de otatio par régressio, les prêteurs devraiet doc essayer de trouver la cause du problème et d y remédier. Systèmes experts Les fiches de otatio basées sur l expériece et le jugemet des resposables, et o sur l aalyse statistique des doées, sot appelées systèmes experts. Les systèmes experts se distiguet des méthodes traditioelles d évaluatio subjective das la mesure où l évaluatio subjective repose sur des jugemets implicites, alors que les systèmes experts utiliset des règles explicites ou des formules mathématiques. L avatage de ces systèmes est qu ils e écessitet pas ue base de doées et qu il est mois difficile de covaicre l orgaisatio de les utiliser car ils sot costruits par ses propres resposables et agets de crédit. Leur icovéiet 46
47 réside das u mois bo pouvoir prédictif que les arbres ou les régressios. E outre, comme les systèmes experts présupposet l existece d ue corrélatio etre le risque et les caractéristiques, ils e peuvet pas mettre e évidece cette corrélatio. La plupart des istitutios de microcrédit qui affirmet utiliser le scorig utiliset e fait des systèmes experts. U arbre basé sur u système expert ressemble à u arbre statistique, à ceci près que l arborescece est costruite à partir de l expériece, du jugemet et des estimatios empiriques des resposables et des agets de crédit de l istitutio de microcrédit, et o sur ue aalyse statistique de la base de doées réalisée par u cosultat. Les feuilles de l arbre idiquet doc u classemet qualitatif et o des probabilités quatitatives. Par exemple, l arbre statistique das la figure 2 prédit u risque de 12,8 % pour les reouvellemets de prêt accordés aux femmes, mais l arbresystème expert de la figure 31 idique seulemet que ces reouvellemets sot «très prudets». L arbresystème expert le plus courammet utilisé das le secteur du microcrédit est la otatio basée sur les arriérés (voir l ecadré 2). Les régressios basées sur les systèmes experts sot des formules mathématiques (comme les régressios statistiques), mais les resposables choisisset les caractéristiques et leurs coefficiets de podératio au lieu de les tirer de la base de doées. Ces régressios produiset u chiffre qui correspod à u classemet et o à ue probabilité, de sorte que les scores peuvet être supérieurs à 100 ou égatifs. Les régressios basées sur les systèmes experts offret doc pas ue précisio absolue, bie qu elles puisset atteidre u certai iveau de précisio relative. Tous les systèmes experts aussi bie les arbres que les régressios peuvet être améliorés e utilisat des tests de pouvoir prédictif pour covertir les classemets e probabilités. Les tests historiques et les rapports de suivi s appliquet aux systèmes experts comme aux fiches de otatio statistiques. Cepedat, au lieu de comparer le risque prévu exprimé sous la forme d ue probabilité avec le risque réalisé, les tests de système expert comparet les classemets prévus avec le risque réalisé. U prêteur peut utiliser les tests pour covertir des classemets o probabilistiques e probabilités, puis travailler uiquemet avec ces probabilités. Figure 32 : Exemple de politiques de prêt pour ciq types de risque Type de risque à prévoir 1. Avat décaissemet : si ce prêt est décaissé, atteidratil u certai iveau d arriérés d ici sa date d échéace? 2. Après décaissemet : cet empruteur feratil so prochai versemet e retard? 3. Recouvremet : ce prêt, présetat actuellemet u retard de x jours, atteidratil x + y jours d arriérés? 4. Départs de cliets : cet empruteur feratil ue autre demade de prêt ue fois qu il aura remboursé le prêt e cours? 5. Visite : le prêteur rejetteratil la demade de prêt après la visite sur le terrai de l aget de crédit? Exemples de mesures prises Prêt très problématique : rejet Cas limite : modificatio des coditios du prêt Prêt ormal : décaissemet sas modificatio Prêt excellet : offre de récompeses et boificatios Présumé coupable : «visite de courtoisie», appels téléphoiques ou lettre Présumé iocet : positio d attete Haut risque et forte valeur exposée : visite immédiate et emploi de la «maière forte» Haut risque ou forte valeur exposée : visite immédiate mais emploi de la «maière douce» Faible risque et faible valeur exposée : report de la visite et relace discrète Rejet : reouvellemet impossible car le cliet présete de mauvaises performaces de remboursemet Idécis peu fiable : attetisme, pas d icitatios Idécis fiable : offre d icitatios au cliet pour qu il demade u autre prêt Loyal : attetisme, pas d icitatios Peu prometteur : rejet sas visite sur le terrai Prometteur : visite sur le terrai 47
48 Aussi et surtout, les tests historiques et les rapports de suivi motret le degré de pouvoir prédictif. Si les resposables choisisset ue arborescece et des coefficiets de podératio sousoptimaux, les systèmes experts coservet éamois u certai pouvoir prédictif 17. Leur faible pouvoir prédictif peut e outre être compesé par le fait qu ils écessitet peu de doées et sot faciles à mettre e place. Les istitutios de microcrédit e doivet pas hésiter à utiliser de simples fiches de otatio élaborées par leurs propres services 18, mais à coditio de les tester avat et pedat leur utilisatio. Aussi icroyable que cela puisse paraître, la plupart des istitutios de microcrédit qui utiliset des systèmes experts e les ot pas testés. Le problème est pas qu elles utiliset des systèmes experts plutôt que des fiches de otatio statistiques, mais qu elles e preet pas le soi de tester leur pouvoir prédictif. Les prêteurs qui utiliset le scorig devraiet se fier à ce qu ils voiet et o à ce qu ils croiet. Les régressios ot le plus grad pouvoir prédictif et mettet davatage e lumière la relatio etre le risque et les caractéristiques que les arbres et les systèmes experts. Mais la régressio est ue méthode complexe qui utilise beaucoup de doées. Seules les istitutios de microcrédit les plus importates et les plus moderes sot capables d utiliser la otatio par régressio. Les arbres même ceux de fabricatio maiso ot u pouvoir prédictif plus importat qu o e le croit et ils requièret mois de doées que la régressio. Comme les systèmes experts, les arbres sot faciles à expliquer et à faire accepter au persoel, mais ils idiquet pas toujours clairemet le lie etre le risque et les caractéristiques. Les systèmes experts sot faciles à costruire parce qu ils e écessitet pas de doées. Bie que cela e fasse la méthode de otatio la mieux adaptée au secteur du microcrédit, ils présetet l icovéiet de e pas prédire aussi bie que les arbres ou les régressios. Les istitutios de microcrédit qui e disposet pas des doées requises pour l évaluatio statistique peuvet das u premier temps utiliser u système expert, tout e commeçat égalemet à collecter les doées écessaires pour établir ue fiche de otatio de meilleure qualité. VII. Préparatio e vue du scorig : quel type de risque prévoir? Le premier projet de scorig doit simplemet cosister à établir ue fiche de otatio. Le prêteur doit choisir etre plusieurs types de scorig : avat décaissemet, après décaissemet, recouvremet, départs de cliets et visite (voir la figure 32). La plupart choisirot le scorig avat décaissemet (le type de scorig examié jusqu ici das le préset exposé), d ue part parce que la politique de scorig à quatre classes est simple et facile à appliquer, et d autre part parce qu ue prévisio de risque avat décaissemet peut égalemet s appliquer au scorig après décaissemet et pour les recouvremets. Scorig avat décaissemet Le scorig avat décaissemet calcule la probabilité qu u prêt provisoiremet approuvé s avère «à problème» ue fois qu il a été décaissé. Le prêteur doit choisir la maière dot il défiit les prêts à problème, gééralemet e combiat les élémets suivats : ue période d arriérés supérieure à x jours plus de y périodes d arriérés, quelle que soit leur durée plus de z jours d arriérés e moyee par versemet La défiitio d u prêt «à problème» pour le scorig peut être u exercice fort utile. Cela force l istitutio de microcrédit à réfléchir soigeusemet aux arriérés et aux coûts pour détermier si le ombre de périodes d arriérés importe plus que leur durée et si elle peut tolérer de ombreuses périodes d arriérés de faible durée. Les prêteurs doivet égalemet se demader quels critères ils utiliset actuellemet afi de savoir s ils peuvet accorder u autre prêt à u cliet qui a pas respecté le caledrier de remboursemet du prêt précédet. Pour le scorig avat décaissemet, u «mauvais» prêt e devrait pas être l équivalet d u prêt «irrécouvrable». Techiquemet parlat, la plupart des istitutios de microcrédit ot trop peu de prêts irrécouvrables pour mettre e lumière le lie etre le risque et les caractéristiques. Aussi et surtout, la plupart cosidèret qu u prêt est «mauvais» bie avat qu il e deviee irrécouvrable. Les agets de crédit e se demadet pas «si j approuve ce prêt, estce que je vais le recouvrer?», mais «si j approuve ce prêt, estce que je vais devoir 48
49 Figure 33 : Politique de recouvremet à trois classes de risque Élevé Visite immédiate et maière forte Risque de recouvremet Visite immédiate et maière douce Faible Report de la visite et maière douce Faible Valeur exposée Élevée faire beaucoup d efforts pour le recouvrer?». Pour preuve, la plupart des istitutios de microcrédit ot pour pricipe de refuser de reouveler u prêt si l empruteur a accumulé beaucoup d arriérés sur so prêt précédet, même s il a fii par le rembourser. Scorig après décaissemet Le scorig après décaissemet calcule la probabilité que le prochai versemet au titre d u prêt e cours soit effectué e retard. Le risque associé à u prêt décaissé est étroitemet lié au risque avat décaissemet. Les deux types de fiche de otatio fot des prévisios à partir du même esemble de caractéristiques, sauf que la fiche de otatio après décaissemet tiet égalemet compte des atécédets de remboursemet du prêt e cours, du ombre de remboursemets déjà effectués et de l ecours du prêt. U score avat décaissemet est u bo substitut du score après décaissemet ; les prêts ayat u risque élevé avat le décaissemet aurot égalemet u risque élevé après le décaissemet. U score avat décaissemet est u mauvais substitut du score après décaissemet uiquemet das les cas où le risque après décaissemet est déjà évidet aux yeux du prêteur comme pour les prêts décaissés qui sot déjà très e retard. Quelle que soit la fiche de otatio utilisée pour calculer le risque après décaissemet, la politique de prêt cosiste simplemet à choisir etre deux classes de risque (voir la figure 32). Les titulaires des prêts les plus risqués (ou ayat la plus forte valeur exposée) sot «présumés coupables» ; ils représetet eviro 5 % des prêts. Même avat que ces prêts e poset des problèmes, les empruteurs reçoivet ue visite de courtoisie à titre prévetif, u appel téléphoique ou ue lettre. Tous les autres empruteurs sot présumés iocets, et l istitutio de microcrédit e pred aucue mesure spéciale avat qu ils e soiet e retard das leurs versemets. Le rapport de suivi des agets de crédit (voir les figures 23 et 24) aide ces deriers à idetifier les empruteurs auxquels ils redrot visite. Par exemple, les cadidats sur la liste de la figure 23 compredraiet trois empruteurs ayat reçu u prêt à haut risque et dot l ecours est importat, bie qu ils e soiet pas e retard das leurs versemets : Ecours de dollars et risque prévu de 54 % Ecours de dollars et risque prévu de 58 % Ecours de dollars et risque prévu de 72 %. Durat la visite de courtoisie, l aget de crédit se red chez l empruteur et aborde u sujet sas rapport avec u problème de recouvremet. Il e doit jamais faire savoir au cliet qu il est cosidéré à haut risque, de peur que ce risque e deviee réalité. Les empruteurs qui se sot bie comportés jusqu alors risqueraiet de s offusquer s ils savaiet qu o doute de leur capacité de remboursemet. La simple présece de l aget de crédit suffit à rappeler 49
50 Figure 34 : Politique de scorig du risque de départ à quatre classes Normes d évaluatio traditioelle de la solvabilité Rejeté Risque élevé avat décaissemet Sélectioé Risque faible avat décaissemet Risque de départ Élevé Faible Rejet : Pas d icitatios Idécis peu fiable : Pas d icitatios Loyal : pas d icitatio Idécis fiable : Icitatios à l empruteur qu il est importat qu il respecte le caledrier de remboursemet. L aget de crédit peut profiter de cette visite pour demader au cliet commet s est passé le décaissemet, ce qu il apprécie ou apprécie pas das les services offerts par le prêteur, et s il a des questios cocerat le cotrat de prêt. Les visites de courtoisie sot particulièremet importates ue fois que le prêteur commece à utiliser le scorig. À ce stade, de ombreux prêts à haut risque sot déjà cous, et bie que le prêteur e puisse pas révoquer ces prêts, il peut essayer de mieux gérer leur risque. Scorig du recouvremet Le scorig du recouvremet calcule la probabilité qu u prêt présetat actuellemet arriéré de x jours présete u arriéré de x + y jours. Le plus souvet, cette méthode prédit le risque qu u prêt e retard d u jour accumule u arriéré de 30 jours. Das la pratique, le score de recouvremet doit être iclus das le rapport jouralier sur les prêts e retard. Esuite, sur la base du risque de recouvremet et de la valeur exposée, l aget de crédit suit ue politique à trois classes de risque pour décider à quels empruteurs il redra visite e premier et s il utilisera la maière forte ou la maière douce pour les relacer (voir les figures 32 et 33). Les empruteurs à haut risque et à forte valeur exposée reçoivet ue visite immédiate au cours de laquelle o leur demade sas détours de régulariser leur situatio. Les empruteurs à haut risque ou à faible valeur exposée, mais pas les deux, reçoivet égalemet ue visite immédiate, mais le message est plus discret. Efi, les empruteurs à faible risque et à faible valeur exposée sot laissés traquilles pedat quelques jours, puis le premier cotact est ue simple visite de relace. Les cliets à faible risque peuvet être irrités qu o les relace dès le premier jour de retard. Il y a de fortes chaces qu ils paiet de leur propre chef, et sio, il suffira probablemet d u rappel amical pour qu ils régulariset leur situatio. Comme les fiches de otatio après décaissemet, les fiches de otatio du recouvremet utiliset pratiquemet les mêmes caractéristiques que les fiches de otatio avat décaissemet. Le score avat décaissemet peut doc teir lieu de score de recouvremet. Aisi, la fiche de otatio avat décaissemet fourit u score qui a ue triple utilisatio. Scorig du risque de départ du cliet Le scorig du risque de départ du cliet calcule la probabilité qu u empruteur demade u autre prêt ue fois que le prêt e cours est remboursé 19. Les istitutios de microcrédit veulet fidéliser leurs cliets parce que leur retabilité augmete à chaque reouvellemet de prêt 20. Si le prêteur sait quels cliets risquet de e pas demader u ouveau prêt, il peut offrir des icitatios, tels que la réductio des taux d itérêt ou la remise des frais de décaissemet sous réserve, aturellemet, du respect du caledrier de remboursemet du prêt e cours. Ces mesures coûtet cher au prêteur ; le scorig du risque de départ aide à coteir les coûts e offrat des icitatios aux cliets les plus susceptibles de e pas reouveler leur prêt. Le mois précédat le derier versemet d u prêt e cours, le prêteur calcule u score de départ et u score avat décaissemet, e supposat que les coditios du cotrat de reouvellemet de prêt serot idetiques à celles du prêt e cours. 50
51 Le prêteur applique esuite ue politique à quatre classes de risque (voir les figures 32 et 34) : Rejets. Les rejets sot des départs forcés. Suivat les ormes d évaluatio traditioelle, les empruteurs e retard de paiemet sur leur prêt e cours e sot pas admis à recevoir d autres prêts. Idécis peu fiables. Bie qu ils e soiet pas e retard das leurs paiemets, les cliets idécis peu fiables risquet à la fois de quitter l istitutio et d accumuler des arriérés. Ils peuvet faire ue demade de reouvellemet, mais le prêteur e leur offre pas d icitatios spéciales. Idécis fiables. Ces cliets risquet de quitter l istitutio mais o d avoir des problèmes de remboursemet. Comme ces bos cliets pourraiet e pas reouveler leur prêt, le prêteur leur offre des icitatios das ce ses. Loyaux. Les cliets loyaux e risquet i de quitter l istitutio i de deveir des mauvais payeurs. Le prêteur e leur offre pas d icitatios spéciales parce qu il y a de fortes chaces qu ils reouvellet leur prêt de toute faço. Scorig de visite Avat la visite sur le terrai, le scorig de visite calcule la probabilité de rejet après la visite. Ces cas de rejet accaparet le temps de l aget de crédit sas rie rapporter. Ce type d évaluatio réduit le ombre de visites iutiles e calculat le risque de rejet à partir des caractéristiques figurat das la demade écrite. La politique à deux classes illustrée das la figure 34 rejette les cliets peu prometteurs (par exemple les 5 % iférieurs des scores de visite) sas faire de visite mais recommade de redre visite aux cliets prometteurs d après les résultats de l évaluatio traditioelle. Le scorig de visite e peut servir qu à rejeter u cliet sas lui redre visite, et o à accepter u cliet sas visite. Comme il est expliqué à l ecadré 4, u faible risque quatifié implique pas u faible risque qualitatif, mais u haut risque quatifié peut redre le iveau de risque qualitatif sas itérêt. Au lieu de calculer le risque de rejet après la visite, ue fiche de otatio de visite peut prévoir le risque qu u prêt décaissé accumule des arriérés. Il s agit d ue évaluatio par score effectuée avat le décaissemet sas teir compte des doées recueillies durat la visite. Bie que les performaces de remboursemet des demades rejetées soiet icoues, les caractéristiques quatifiées liées à u haut risque de oremboursemet pour les demades approuvées sot aussi probablemet liées à u haut risque de rejet pour toutes les demades, état doé que l aticipatio de problèmes de remboursemet se traduit par u rejet après visite. Par coséquet, le scorig de visite pour évaluer le comportemet de remboursemet peut remplacer le scorig de visite pour évaluer u rejet et iversemet. Seul u essai e situatio réelle peut révéler le pouvoir prédictif du scorig de visite e ce qui cocere le remboursemet. Pour les rejets, e revache, il est possible de tester le pouvoir prédictif de ce type d évaluatio au préalable e utilisat des doées historiques. Cotrairemet aux fiches de otatio de visite pour le remboursemet, cepedat, o e peut pas établir de fiche de otatio de visite pour les rejets sas utiliser les caractéristiques tirées des demades rejetées, et peu d istitutios de microcrédit ot déjà saisi ces doées das leur système iformatique. La plupart des istitutios de microcrédit commecet par utiliser le scorig avat décaissemet, e l utilisat évetuellemet comme substitut du scorig après décaissemet et pour le scorig du recouvremet. Ue fois qu elles sot à l aise avec le scorig avat décaissemet, elles peuvet alors ajouter le scorig du risque de départ puis, pour celles qui disposet de doées adéquates, le scorig de visite. VIII. Préparatio pour le scorig : quelles doées recueillir? Le scorig e peut prédire que ce qui s est déjà produit à maites reprises, et uiquemet si ces iformatios sot eregistrées das ue base de doées. Les techiques moderes d évaluatio du risque reposet ecore et toujours sur la simple collecte des doées. La plupart des istitutios de microcrédit ayat pas suffisammet de doées de qualité pour élaborer ue fiche de otatio, celles qui décidet d évaluer u risque par score doivet commecer par améliorer leurs doées sur le pla quatitatif et qualitatif 21. Cette tâche compred trois élémets. Le premier cosiste à simplemet réuir u ombre suffisat de prêts à problème. Cela pred du temps et les prêteurs ayat peu de cliets doivet développer leur portefeuille. Le 51
52 deuxième élémet est la collecte d iformatios supplémetaires sur l empruteur, le prêt et le prêteur ; et le troisième est l amélioratio de la qualité des doées. Nombre requis de prêts à problème Il est impossible de coaître exactemet le ombre miimum écessaire de prêts à problème pour établir ue fiche de otatio. La théorie statistique idique les tailles d échatillo requises uiquemet pour les statistiques les plus simples, comme le calcul de moyees. Et même das ces cas, la taille d échatillo requise déped de paramètres qui e sot pas cous avat d avoir sélectioé l échatillo. Il existe pas de formule de calcul de la taille d échatillo pour les régressios ou les arbres 22. Das les pays à reveu élevé, il est gééralemet admis qu il faut au mois 500 prêts à problème 23 pour établir ue fiche de otatio. Cela suppose cepedat que les cliets ot u emploi salarié et que leur cote de crédit est eregistrée auprès d ue cetrale des risques 24. Das ce cas particulier, il est possible d élaborer ue fiche de otatio utile avec dix à quize caractéristiques (tirées pour la plupart du rapport de solvabilité). Das le secteur du microcrédit, cepedat, la plupart des empruteurs sot istallés à leur compte, et même s il existe ue cetrale des risques, la plupart des empruteurs e figuret pas ecore das sa base de doées. C est pourquoi les doées utilisées das les fiches de otatio des istitutios de microcrédit ot u pouvoir prédictif beaucoup mois grad que celles utilisées das les pays à reveu élevé 25. Il faut davatage de doées pour améliorer le pouvoir prédictif du scorig das le secteur du microcrédit, et il faut davatage de prêts à problème pour détermier les lies etre le risque et u plus grad ombre de caractéristiques. L élaboratio d ue fiche de otatio utile requiert probablemet u miimum de prêts à problème. C est ue simple estimatio, qui pèche probablemet plus par défaut que par excès. Bie qu il soit préférable d avoir davatage de cas, le seuil d iclusio est pas cou pour le scorig e gééral (et das le secteur du microcrédit). Ce seuil déped égalemet du prêteur et du cotexte. Ue telle icertitude est le prix de l iovatio. Les istitutios de microcrédit peuvetelles mettre e commu leurs doées, comme le fot les sociétés de prêt aux PME aux ÉtatsUis 26? Malheureusemet, das le secteur du microcrédit, il y a pas de solutio toute faite. Ce serait mieux que rie d avoir ue fiche de otatio basée sur des doées proveat de différetes istitutios de microcrédit, à coditio que les istitutios itervieet das le même pays, aiet ue clietèle similaire et utiliset la même méthode d évaluatio traditioelle. Ce serait peie perdue de trasférer des fiches de otatio d u pays à u autre. Recueillir les doées voulues Quelles doées ue istitutio de microcrédit doitelle commecer à recueillir aujourd hui pour élaborer ue fiche de otatio (ou ue fiche dotée d u plus grad pouvoir prédictif) das quelques aées? Das les listes ciaprès, les doées idispesables sot suivies d u astérisque. La plupart des istitutios de microcrédit qui octroiet des prêts idividuels recueillet déjà ces doées de base das le cadre d ue évaluatio traditioelle. Les doées supplémetaires qui amélioreraiet le pouvoir prédictif sot égalemet idiquées ciaprès, bie qu il soit possible d élaborer des fiches de otatio valables (comme celles dot les résultats sot présetés aux figures 20, 23 et 24) sas ces doées. La plupart de ces reseigemets complémetaires peuvet être fouris das la demade de prêt iitiale. Au miimum, les istitutios de microcrédit qui prévoiet d utiliser le scorig doivet quatifier les jugemets subjectifs des agets de crédit, saisir les doées de la cetrale des risques das leur système iformatique et eregistrer les doées fiacières et démographiques des méages. Elles ot pas besoi d eregistrer ces doées pour les prêts atérieurs mais doivet commecer à le faire pour les ouveaux prêts. Caractéristiques de l empruteur Caractéristiques démographiques. Les caractéristiques démographiques de l empruteur figuret parmi celles qui ot le plus grad pouvoir prédictif : Sexe* Aée de aissace* Situatio de famille* (marié(e)/e méage, jamais marié(e)/jamais e méage, divorcé(e)/séparé(e), veuf (veuve)) aée du mariage/de la mise e méage aée du divorce/de la séparatio/du veuvage iveau d études* 52
53 Les dates de mariage ou de séparatio sot des idicateurs idirects utiles de la stabilité du méage. Certaies istitutios de microcrédit peuvet choisir d igorer le risque lié aux caractéristiques démographiques que les empruteurs e peuvet pas choisir (voir l ecadré 10). Coordoées. La metio de uméros de téléphoe et d iformatios sur la persoe à cotacter das la base de doées est u idicateur de risque : uméro de téléphoe pour cotacter l empruteur chez lui* (il peut s agir du uméro de téléphoe d u voisi) uméro de téléphoe pour cotacter l empruteur au travail* (il peut s agir du uméro de téléphoe d u voisi) distace etre le domicile (et le lieu de travail) et l agece la plus proche temps de trajet (e miutes) frais de trasport e commu (le cas échéat) La distace à laquelle se trouve l agece bacaire la plus proche (et la présece d u téléphoe) est u idicateur idirect des coûts de trasactio 27. Plus les coûts de trasactio sot importats, plus les arriérés des empruteurs augmetet et plus le travail de suivi des agets de crédit est difficile. Caractéristiques démographiques du méage. La compositio du méage iflue sur les flux fiaciers et sur le risque : ombre de persoes âgées de 18 as et plus (y compris l empruteur) ombre de persoes âgées de 17 as et mois Avoirs du méage. Les avoirs du méage (et leur variatio das le temps) sot u idicateur de risque : Régime d occupatio du logemet (propriétaire, locataire, autre) aée d istallatio das le logemet actuel aée d istallatio das le logemet précédet ombre de pièces (salles de bai et cuisie exclues) das le logemet actuel Régime focier bie de famille avec titre de propriété (oui ou o) bie de famille sas titre de propriété (oui ou o) autres terres avec titre de propriété (ombre d hectares) autres terres sas titre de propriété (ombre d hectares) Costructio du logemet toit métallique (oui ou o) placher e béto (oui ou o) eau courate (oui ou o) toutàl égout (oui ou o) électricité (oui ou o) Véhicules e état de marche automobile, tracteur, camio ou autocar (oui ou o) motocyclette (oui ou o) bicyclette (oui ou o) Appareils électroméagers réfrigérateur (oui ou o) cuisiière à gaz ou électrique (oui ou o) télévisio couleur e état de marche (oui ou o) géérateur électrique (oui ou o) Compte d éparge auprès d ue istitutio (oui ou o) Les actifs pertiets dépedet du cotexte local. E supposat que les actifs e chaget pas e l absece de prêts, ces doées idiquet «l impact». Comme bo ombre de ces actifs figuret égalemet das les outils d évaluatio de la pauvreté, le prêteur tiet peutêtre à les eregistrer à d autres fis que le scorig. Le scorig peut idiquer que les cliets pauvres (par exemple, ceux qui ot peu d actifs) présetet u plus grad risque. La politique de réductio de la pauvreté suivie par l istitutio de microcrédit peut la coduire à exclure de la fiche de otatio les caractéristiques liées à la pauvreté ou à accepter des risques plus importats pour les cliets les plus pauvres. Le scorig e modifie pas le risque associé aux empruteurs ; il améliore simplemet la coaissace du risque préexistat. Caractéristiques démographiques liées à l activité professioelle. Les caractéristiques de base de l activité sot des idicateurs de remboursemet : Secteur* (fabricatio, services, commerce, agriculture) Type d activité* Aée de démarrage de ce type d activité 53
54 Aée de créatio de l etreprise* Eregistremet officiel (oui ou o) Relevés de flux fiaciers (oui ou o) Type de locaux (magasi, ambulat, boîte postale, travail à domicile, autre) Régime d occupatio des locaux (propriétaire, locataire, autre) Aée d istallatio das les locaux actuels Nombre de mois de travail à temps complet par a membres de la famille rémuérés membres de la famille o rémuérés persoes rémuérées autres que les membres de la famille De ombreuses istitutios de microcrédit eregistret déjà le «ombre d employés», mais ces doées sot gééralemet sas itérêt pour le scorig car elles e fot pas de distictio etre le travail saisoier et permaet, le travail à temps complet et à temps partiel, les membres de la famille et les persoes extérieures, i etre les employés rémuérés et ceux qui e le sot pas. Le ombre d employés devrait être mesuré e mois de travail par a pour chaque type de travailleur. Flux fiaciers du méage/de l etreprise. La régularité des etrées et sorties de fods mesuelles ot u fort pouvoir prédictif du risque de crédit : produits d exploitatio* reveu familial proveat d u travail salarié* reveu familial proveat d autres sources* achats de marchadises* charges salariales de l etreprise * autres charges d exploitatio* loyer autres dépeses familiales* remboursemets mesuels d autres dettes (y compris le prêt hypothécaire au logemet) État doé que les flux fiaciers variet, l istitutio de microcrédit doit égalemet demader quelle est la part des vetes au comptat et celle des vetes à crédit. Les doées fiacières doivet être recueillies par u aget de crédit lors la visite au cliet. La plupart des istitutios de microcrédit eregistret les vetes, les autres recettes, les charges d exploitatio et les dépeses familiales. Ue vetilatio plus poussée des doées est utile pour le scorig car le risque déped e partie de la régularité des flux fiaciers et de leur caractère obligatoire ou volotaire. Stocks de l etreprise. La plupart des istitutios de microcrédit eregistret déjà la valeur de l actif et des dettes : Total de l actif* immobilisatios* stocks* ecaisse et comptes bacaires* Total des dettes* dettes iformelles* dettes formelles* Historique de remboursemet. Les remboursemets passés sot le meilleur idicateur des remboursemets futurs. Pour chaque remboursemet dû sur u prêt, les prêteurs doivet eregistrer la date d échéace et la date de paiemet. Cela permet d e tirer les mesures suivates relatives aux arriérés : plus logue période d arriérés* jours d arriérés par versemet* ombre de paiemets e retard* Ue fois qu u prêt est soldé, le prêteur doit demader à l aget de crédit de oter la performace de remboursemet du prêt sur ue échelle de 1 (meilleur) à 5 (pire). Cetrales des risques. Les doées des cetrales des risques ot u grad pouvoir prédictif 28. Si les prêteurs reçoivet des rapports des cetrales sur certais empruteurs, ils doivet saisir les doées suivates das leur système iformatique : idetité des créaciers actuels et passés dates de décaissemet des prêts passés et e cours (et date de remboursemet) motats décaissés pour les prêts passés et e cours mesualités des prêts passés et e cours plafod de la lige de crédit offerte par les créaciers actuels et passés arriérés des prêts e cours et passés motat dû aux créaciers actuels ombre de demade de reseigemets Idicateurs idirects des traits de caractère. Les istitutios de microcrédit qui veulet tirer le meilleur parti du scorig doivet eregistrer 54
55 Ecadré 10 : Le scorig doitil utiliser des caractéristiques protégées? Nul e choisit so sexe, so origie ethique, sa lague materelle i so âge, et beaucoup de persoes otammet les femmes et les miorités ethiques ot u choix limité e ce qui cocere la situatio de famille ou le domicile. Toutes ces caractéristiques sot cepedat évidetes et peuvet doc être utilisées pour opprimer u groupe au profit d u autre, comme l expériece le motre. Les prêteurs traditioels excluet u ombre disproportioé de persoes ayat ces «caractéristiques protégées» parce qu ils cotribuet à leur oppressio, d ue part, et parce que ces persoes sot des empruteurs à plus haut risque e raiso même de cette oppressio, d autre part. L u des objectifs fodametaux du microcrédit est d aider à remédier à cette situatio. Das certais pays à reveu élevé, il est iterdit d utiliser des caractéristiques protégées par la loi das les fiches de otatio. La loi vise à élimier l oppressio explicite de l évaluatio o statistique et à empêcher l évaluatio statistique d utiliser le fait de savoir que l oppressio das d autres secteurs sociaux etraîe ue corrélatio etre le risque et les caractéristiques protégées. Das la plupart des pays à faible reveu, cepedat, il existe pas de telles lois. Les caractéristiques protégées sot prédictives d u risque de oremboursemet ; les istitutios de microcrédit devraietelles les utiliser das leurs fiches de otatio? Il y a pas de répose facile. Ue solutio serait d améliorer la qualité et la quatité des doées recueillies. Après tout, le profil géétique est pas u facteur de risque direct. Les caractéristiques protégées sot idirectemet associées au risque parce qu elles sot associées à des caractéristiques sociales, qui sot directemet liées au risque. Par exemple, l absece d u chromosome Y iflue pas sur le risque de oremboursemet d ue femme ; e revache le fait que la société permette aux femmes de faire le métier de couturière mais pas celui de forgero a ue ifluece sur le risque. Si les istitutios de microcrédit possédaiet davatage de doées de meilleure qualité sur les caractéristiques directemet liées au risque, les caractéristiques protégées e seraiet pas cosidérées comme u idicateur idirect aussi importat. Cela e règle aturellemet pas le problème. Même si les femmes présetet plus (ou mois) de risques o pas parce qu elles sot des femmes mais parce que la société limite leurs possibilités elles e choisisset pas leurs caractéristiques. Das ue certaie mesure, les caractéristiques o protégées peuvet être ivolotaires. Par exemple, les pauvres e choisisset pas d être pauvres. Même les caractéristiques apparemmet choisies résultet d ue icompatibilité iobservée etre choix et cotraite. Pourtat, certais peset qu il y a pas de choix, et que l être humai est tributaire des lois physiques. Quoi qu il e soit, il existe des risques, liés e grade partie à des caractéristiques o choisies. Les istitutios de microcrédit doivet décider commet évaluer le risque, état doé que toute évaluatio repose écessairemet sur l expériece et le jugemet persoel. Il y aura toujours des arbitrages à faire etre ue meilleure prévisio et la perpétuatio d ue ijuste discrimiatio. Au bout du compte, le choix des doées à recueillir et la maière de les utiliser impliquet u jugemet de valeur de la part du prêteur. Le scorig peut améliorer ce jugemet e quatifiat les arbitrages etre l utilisatio de certaies caractéristiques et des prévisios exactes. des doées qui sot des idicateurs idirects des traits de caractère de l empruteur susceptibles d être étroitemet liés à ue boe disciplie de remboursemet. Par exemple, e Amérique latie, ue persoe qui a pour pricipe de e jamais boire d alcool pourrait être plus eclie à predre le remboursemet de ses dettes au sérieux. De même, ue persoe qui assiste à des services religieux chaque semaie (ou chaque jour) pourrait être plus prédisposée à respecter fidèlemet so caledrier de remboursemet. Das certais pays, les questios sur la religio ou les vices peuvet être délicates (ou o pertietes, voire illégales), et les prêteurs doivet adapter ces directives au cotexte local : ombre de boissos alcoolisées cosommées au cours de l aée écoulée ombre de cigarettes fumées au cours de l aée écoulée ombre de billets de loterie achetés au cours de l aée écoulée ombre de services religieux auxquels l empruteur a assisté au cours de l aée écoulée apparteace à u comité de quartier ou à ue associatio religieuse date du derier emploi salarié participatio à des associatios rotatives d éparge et de crédit (ROSCAs) date de la participatio la plus récete motat de la cotributio périodique fréquece des cotributios La participatio à ue ROSCA idique que l empruteur a ue expériece d épargat et de débiteur. Ue ROSCA peut égalemet être ue source de fods de secours pour payer les versemets dus à l istitutio de microcrédit. 55
56 Jugemets subjectifs quatifiés. La seule faço d idetifier les cliets qui présetet des risques qualitatifs est d evoyer les agets de crédit sur le terrai pour qu ils fasset coaissace avec ces persoes (voir l ecadré 4). Mais le jugemet subjectif d u aget de crédit peut être quatifié. Cela permet au scorig d idiquer par exemple le degré de corrélatio etre la probabilité que le prêt présete des arriérés et le jugemet subjectif qu ue demade de prêt présete u risque «moye» ou «supérieur à la moyee». Les istitutios de microcrédit qui veulet utiliser le scorig doivet commecer par quatifier les jugemets subjectifs cocerat les critères ciaprès sur ue échelle à trois poits («iférieur à la moyee», «moye» et «supérieur à la moyee») : risque de crédit gééral hoêteté et trasparece des réposes qualité des référeces ambitio professioelle et créativité perspectives commerciales variabilité des flux fiaciers ampleur de l ivestissemet récet das u logemet ou ue activité professioelle compréhesio des coditios du cotrat de prêt relatios familiales et appui iformel orgaisatio et propreté du logemet et du lieu de travail Pour des raisos évidetes, cela e marche pas si tous les cadidats à u prêt reteus sot cosidérés «supérieurs à la moyee». Caractéristiques du prêt Les istitutios de microcrédit eregistret déjà la plupart des caractéristiques prédictives du prêt : date de la demade de prêt* date de décaissemet du prêt date d acquittemet du prêt* motat requis* motat décaissé motat des versemets écheloés* ombre de versemets écheloés* fréquece des versemets écheloés* taux d itérêt* frais et commissios* période de grâce* réécheloemet* objet du prêt* type de garatie* valeur estimée de la garatie* idetité du cosigataire La date de la demade du prêt sert à calculer le ombre de jours écoulés etre la demade et le décaissemet. Le fait de coaître l idetité du cosigataire du prêt permet de teir compte de sa cote de crédit (le cas échéat) das le score de l empruteur. Si le cosigataire fait luimême ue demade de prêt par la suite, l historique de remboursemet du prêt qu il a garati peut égalemet être u facteur prédictif. Caractéristiques du prêteur Les caractéristiques du prêteur, c estàdire l agece et l aget de crédit cocerés, ifluecet fortemet le risque. Le prêteur doit égalemet eregistrer quelques caractéristiques simples de l aget de crédit. De cette faço, o seulemet le scorig met e évidece le profil de l aget idéal, mais il peut égalemet mieux prédire le risque lié aux prêts traités par les agets de crédit recrutés après l élaboratio de la fiche de otatio : sexe aée de aissace situatio familiale (marié ou o) matière pricipale étudiée iveau d études Utilité des doées supplémetaires Moyeat u ombre suffisat de prêts douteux, le prêteur peut établir ue fiche de otatio très utile à partir des caractéristiques de base cidessus suivies d u astérisque, que la plupart des istitutios de microcrédit eregistret déjà. Ue fiche de otatio établie à partir de la liste complète des caractéristiques idiquées aura probablemet u pouvoir prédictif supérieur de 20 à 40 % à celui d ue fiche qui utilise que les caractéristiques de base. La collecte de doées supplémetaires accroît le pouvoir prédictif mais égalemet les coûts, car la refote des formulaires de demade, la modificatio du système iformatique pour accepter des doées supplémetaires et la saisie de ces doées 56
57 Ecadré 11 : Le scorig doetil de bos résultats avec des doées «bruitées» ou «impures»? Les doées utilisées das le microcrédit comme toutes les doées cotieet toujours des «impuretés» (erreurs) et ue part de «bruit» (variatios aléatoires par rapport à la valeur réelle). Par exemple, la valeur des immobilisatios est bruitée parce qu elle est difficile à estimer. Elle peut égalemet être impure parce que l aget de crédit peut maipuler l estimatio pour obteir les ratios fiaciers requis par la politique de prêt de l istitutio de microcrédit, de maière à faire approuver ue demade qu il juge valable. Les travaux statistiques effectués pour établir la fiche de otatio détectet tout «sigal» évetuel (lie etre ue caractéristique et le risque) e élimiat les impuretés et le bruit. S il y a aucu sigal (ou s il existe simplemet pas de lie etre ue caractéristique et le risque), la méthode statistique l idique et élimie la caractéristique de la fiche de otatio. Das bie des cas, les doées impures et bruitées cotieet cepedat des sigaux utiles. etraîet des surcoûts. Bie que cela demade u peu plus de travail de la part des agets de crédit, u cliet qui sait lire et écrire peut facilemet fourir la plupart des doées supplémetaires sur la demade de prêt iitiale. Directives pour stocker des doées de meilleure qualité Outre les ressources humaies, l iformatio est la ressource la plus précieuse d ue istitutio de microcrédit. Les systèmes iformatiques ot cepedat souvet ue capacité isuffisate car ils e servet gééralemet qu à suivre les prêts. La mise e place du scorig et l utilisatio plus systématique d ue base de doées électroique imposet d accorder ue plus grade attetio à la qualité des doées. La plupart des istitutios de microcrédit eregistret les caractéristiques de base depuis des aées mais ot jamais utilisé ces doées. D après leur expériece, les agets de crédit et le persoel de saisie des doées peset doc que cela e sert à rie de passer du temps à améliorer la qualité des doées. Mais la qualité des doées est importate pour le scorig. Afi de faire les efforts écessaires, le persoel d agece doit savoir que les habitudes aciees e sot plus acceptables, pourquoi elles e le sot plus, et pourquoi chacu a persoellemet itérêt à chager ses habitudes. Adopter des défiitios cohéretes des types d activité Le type d activité est l ue des trois caractéristiques prédictives les plus importates, les deux autres état les atécédets d arriérés et l idetité de l aget de crédit. Malheureusemet, les doées cocerat le type d activité sot souvet de mauvaise qualité parce qu u code doé peut correspodre à u trop large évetail d activités, ce qui e permet pas de distiguer clairemet celles qui présetet u risque élevé de celles qui sot peu risquées. Néamois, il vaut mieux avoir des doées «impures» et «bruitées» que pas de doées du tout (voir ecadré 11). Le type d activité est souvet mal codé, et ce pour trois raisos. Premièremet, les agets de crédit utiliset pas les mêmes défiitios. U commerce défii comme u café par l u peut être défii comme u restaurat par l autre. Deuxièmemet, les agets de crédit cosidèret les produits plutôt que les activités, regroupat aisi les fabricats de chaussures, les cordoiers et les marchads de chaussures sous la rubrique «chaussures», alors qu il s agit respectivemet d activités de fabricatio, de service et de vete, qui présetet des risques très différets. Troisièmemet, le persoel de saisie des doées a tedace à grouper les doées das des catégories géérales, comme «vetes de produits alimetaires» ou «magasis», au lieu de chercher des correspodaces das ue logue liste de codes. La première chose à faire pour améliorer le codage est de sesibiliser le persoel d agece à ce problème. Esuite, il coviet d établir ue liste d au mois 50 types d activité les plus courats, de défiir exactemet chaque type d activité et d ecourager les agets de crédit et le persoel de saisie des doées à utiliser ces défiitios. Près de 90 % des types d activité correspodrot à l u de ces 50 codes, et les 10 % restats pourrot être classés das la catégorie «autre». Troisièmemet, il faut défiir précisémet les secteurs d activité : commerce (vete de produits sas trasformatio) fabricatio (vete de produits avec trasformatio ; comme les commerçats, les fabricats achètet et vedet, mais les produits qu ils achètet sot différets des produits qu ils vedet) 57
58 services (vete de travail spécialisé ou du droit d utiliser du matériel) agriculture (productio végétale, aimale ou de miéraux tirés directemet du sol) La quatrième étape cosiste à rédiger u mauel de procédures sur le classemet de chaque activité das l u des 50 types d activité et des quatre secteurs d activité codés. Ciquièmemet, il coviet d iclure ue liste de cotrôle de tous les secteurs (avec leur défiitio) et de tous les types d activité sur le formulaire rempli par l aget de crédit. La sixième et derière étape cosiste à suivre l utilisatio du ouveau système. C est u gros travail, mais le type d activité a u grad pouvoir prédictif s il est correctemet eregistré. E l absece d empruteurs salariés et de doées fouries par ue cetrale des risques, les istitutios de microcrédit e peuvet pas se permettre de perdre l ue des trois pricipales caractéristiques utilisées das la fiche de otatio. Ne pas élimier de doées Comparé au ombre d aées écessaires pour établir ue fiche de otatio parce que les doées passées ot été élimiées, l archivage électroique est u système peu coûteux. Les doées aciees iutilisées sot essetielles pour la mise e place du système de scorig aisi que pour les futures études de marché et le suivi des cliets 29. La règle à observer est doc simple : ue fois les doées saisies, il faut les coserver. Collecte des doées fouries das les demades rejetées De ombreuses istitutios de microcrédit aimeraiet utiliser le scorig de visite pour abréger (ou éviter) certaies visites sur le terrai. Cela permet d aticiper les problèmes de remboursemet ou les rejets après visite. La prévisio des problèmes de remboursemet avat d effectuer ue visite peut être ue méthode efficace, mais seul u essai e situatio réelle peut cofirmer le pouvoir prédictif (le rapport de suivi gééral e sert à rie das ce cas). État doé qu ue fiche de otatio de visite est établie que pour les empruteurs reteus sur la base de critères qualitatifs, les prévisios effectuées pour les empruteurs o présélectioés ot ue précisio icoue (voir ecadré 4). Les agets de crédit devrot toujours redre visite aux empruteurs qui obtieet u score avat visite acceptable parce que, sas sélectio qualitative, le scorig e peut que rejeter, et o approuver les demades de prêt. La prévisio des rejets après ue visite sur le terrai est ue meilleure alterative. Pour ce faire, les istitutios de microcrédit doivet commecer par saisir das leur système iformatique les doées de plusieurs milliers de demades rejetées. Ue fois qu elles disposet des doées des demades rejetées et de celles approuvées après la visite, elles peuvet établir des fiches de otatio pour prévoir les rejets sur la base des caractéristiques coues avat la visite. (Même avec les doées des demades rejetées, ue fiche de otatio du risque de oremboursemet avec visite e permet pas d approuver les demades sas visite car le comportemet de remboursemet des empruteurs o présélectioés reste icou.) Eregistremet des caractéristiques des persoes chargées de la sélectio et du suivi des prêts L ue des caractéristiques les plus étroitemet liées au risque est l idetité de l aget de crédit. Il arrive qu u ouvel aget soit désigé à la suite d ue réorgaisatio itere, d ue réaffectatio des tâches ou d ue mutatio. Lorsque cela se produit, la plupart des systèmes élimiet les caractéristiques de la persoe qui avait été iitialemet chargée de sélectioer les demades et eregistre que celles de la persoe actuellemet chargée du suivi. Cela réduit le pouvoir prédictif du scorig à deux iveaux. D ue part, le risque attribué par la fiche de otatio au resposable du suivi déped e partie de la persoe iitialemet chargée de la sélectio des demades, ce qui itroduit ue erreur. D autre part, le risque attribué au resposable du suivi igore les résultats des dossiers de prêt trasférés à quelqu u d autre. La solutio est de créer u ouveau champ das la base de doées pour le préposé à la sélectio. Le champ créé pour l «aget de crédit» iitial cotiue d eregistrer les doées de so successeur. Si la même persoe suit u prêt du début à la fi, le préposé à la sélectio est égalemet le préposé au suivi. Il pourrait sembler iutile d eregistrer les doées de ces deux persoes du fait que das la plupart des cas, l aget de crédit reste le même pedat toute la durée du prêt. Das la pratique, bo ombre des agets de crédit classés à haut risque par le scorig souliget qu ils ot hérité de ombreux prêts à problème ou qu ils ot 58
59 dû cofier tous leurs prêts o problématiques à quelqu u d autre. L idetité de l aget de crédit ifluece fortemet le risque prévu. Pour covaicre les agets de crédit et les directeurs du crédit d accepter cette règle, il faut teir compte des prêts trasférés durat la costructio de la fiche de otatio, ce qui écessite d iclure à la fois le resposable de la sélectio iitiale et le resposable du suivi das la base de doées. Les valeurs maquates sot icoues mais pas ulles Il arrive qu ue persoe laisse u blac sur sa demade de prêt, qu u aget de crédit oublie de remplir u champ après la visite sur le terrai, ou qu u opérateur de saisie saute accidetellemet u champ. Cela crée ue valeur maquate (icoue). Par exemple, si l auteur d ue demade de prêt laisse le champ «aée de aissace» vierge, so âge est pas égal à zéro, il est icou. La présece de valeurs maquates iflue fortemet sur les prévisios. Par exemple, les demades de prêt qui ot des doées maquates sur les produits d exploitatio peuvet être plus risquées que celles qui fourisset cette iformatio. Les doées maquates et le risque de oremboursemet ot souvet ue cause commue (l aget de crédit a pas effectué de visite sur le terrai ou l empruteur a quelque chose à cacher). Malheureusemet, la plupart des istitutios de microcrédit ot u système iformatique qui eregistre pas correctemet les valeurs maquates. Soit le système covertit les blacs e zéros, soit il demade que chaque champ soit rempli, ce qui pousse les opérateurs de saisie à remplacer les blacs par des zéros, à fabriquer des doées ou à iveter des codes icohérets pour les valeurs maquates (par exemple, ue grade istitutio de microcrédit accorde apparemmet des prêts à des cetaies de oagéaires, tous és le 11 ovembre 1911!) L eregistremet icorrect des doées maquates pose u double problème pour le scorig. Cela empêche d utiliser l existece de doées maquates comme facteur prédictif et cela cofod le risque associé aux valeurs maquates avec le risque associé à de véritables valeurs ulles. Par exemple, le ombre d efats eregistré peut être supérieur à zéro, égal à zéro ou maquat. Le risque associé aux persoes qui idiquet pas leur ombre d efats est probablemet différet du risque associé aux persoes qui déclaret e pas avoir d efat. Le fait de remplacer les valeurs icoues par zéro coduit à attribuer le même risque aux deux groupes. La solutio est de créer u code explicite pour les valeurs maquates et d appredre aux agets de crédit et au persoel de saisie des doées à utiliser ce code. Certais lagages de base de doées ot déjà u code pour les valeurs maquates. Sio, le prêteur peut utiliser le code «99». Quel que soit le type de risque à prévoir, l évaluatio statistique exige u grad volume de doées de qualité. Même les rares istitutios de microcrédit qui possèdet ue base de doées adéquate devraiet commecer à saisir l évaluatio qualitative des agets de crédit, les rapports des cetrales des risques et les demades de prêt rejetées das leur système iformatique. Quat aux autres, c estàdire la majorité, elles doivet recofigurer leur système dès aujourd hui si elles veulet utiliser le scorig das quelques aées. L amélioratio de la base de doées demade certes beaucoup de travail, mais pas autat que si l o cotiue d évaluer le risque sas l aide du scorig. IX. Coclusio Le scorig quatifie le risque que les travailleurs idépedats pauvres hooret pas leurs promesses de remboursemet. Il établit égalemet u lie explicite etre le remboursemet et les caractéristiques de l empruteur, du prêt et du prêteur. Aussi et surtout, le scorig iitie à la prise de décisios basée sur des risques quatifiés et des arbitrages explicites. Cela peut etraîer u chagemet de culture orgaisatioelle à mesure que les resposables essaiet d améliorer le volume et la précisio des iformatios qu ils utiliset pour examier différets choix possibles et leurs coséqueces. Bie qu ue simple aalyse des doées puisse aider à predre des décisios e coaissace de cause, il reste ecore à la plupart des istitutios de microcrédit à ivestir das ue base de doées exactes et complètes, et à e tirer parti. Das l esemble, le scorig appliqué au microcrédit est pas loi du but visé. Eviro 20 % des prêts ayat u risque prévu de 20 %, par exemple, s avèret effectivemet mauvais. Le ombre d erreurs et les écarts par rapport à la moyee sot cepedat beaucoup plus importats que das les pays à reveu élevé. Ue grade partie des risques associés aux travailleurs idépedats pauvres est malheureusemet pas liée à des caractéristiques quatifiables. C est pourquoi le 59
60 scorig complète mais e remplace pas le travail des agets de crédit et leurs évaluatios subjectives. Le scorig est ue «troisième voix» au sei du comité de crédit, qui complète le jugemet de l aget de crédit et du directeur du crédit. Le scorig sert à prévoir le risque. Toutefois, le pouvoir prédictif de cette méthode est ue préoccupatio secodaire pour ue istitutio de microcrédit qui evisage d utiliser cette méthode, car elle peut être préalablemet testée à l aide des doées historiques. Le pricipal souci du prêteur est de covaicre ses admiistrateurs, ses dirigeats et ses agets de crédit d accepter le scorig. E défiitive, ce est pas le maque de précisio statistique qui fait échouer les projets de scorig, mais la résistace humaie 30. Le scorig même s il doe d excellets résultats représete u chagemet qui est pas accepté par tous. L acceptatio écessite ue formatio régulière des parties preates à tous les iveaux et u suivi étroit assorti de démostratios du pouvoir prédictif pour les prêts e cours. Le scorig est peutêtre pas ue percée révolutioaire pour la microfiace, mais pour quelques istitutios de microcrédit, il peut réduire le temps passé à recouvrer les prêts et doc accroître l efficacité, la portée et la viabilité des services offerts. À mesure que d autres orgaisatios se familiariset avec le scorig et s équipet des moyes écessaires pour réuir des doées adéquates, le scorig a de boes chaces de veir s ajouter aux pratiques exemplaires recommadées pour le microcrédit. Certais objectet que le scorig est u ouveau gadget dot le microcrédit pourrait se passer. «Pourquoi réparer ce qui marche?», etedo souvet dire. Les prêteurs das les pays à reveu élevé ot répété ce refrai pedat des déceies, mais le scorig a pratiquemet remplacé l évaluatio mauelle, otammet pour les prêts de motat modeste, de courte durée et o garatis, qui sot très similaires au microcrédit 31. Le microcrédit marche bie, mais il reste des amélioratios à apporter. Pour cotiuer à se développer et faire face à la cocurrece, les istitutios de microcrédit doivet s employer à promouvoir le chagemet. L utilisatio du scorig pour évaluer les demades de crédit est u moye de coserver ue logueur d avace sur la cocurrece. Notes 1 Voir Mark Schreier, «Scorig Dropout at a Microleder i Bolivia», (mauscrit, Ceter for Social Developmet, Washigto Uiversity, StLouis, Mo., 2001) ; «Credit Scorig for Microfiace : Ca It Work?»Joural of Microfiace 2, o 2 (2000): ; et «A Scorig Model of the Risk of Arrears at a Microfiace Leder i Bolivia» (mauscrit, Ceter for Social Developmet, Washigto Uiversity, StLouis, Mo., 1999). Voir égalemet Ulrike Vogelgesag, «Microfiace i Times of Crisis : The Effects of Competitio, Risig Idebtedess, ad Ecoomic Crisis o Repaymet Behavior», Série Documets de travail Gk, o (Uiversité de Maheim, 2001) ; et Laura Vigaò, «A Credit Scorig Model for Developmet Baks : A Africa Case Study», Savigs ad Developmet 17, o 4 (1993): Voir Elizabeth Mays, Hadbook of Credit Scorig (Chicago: Glelake, 2000), et Credit Risk Modelig : Desig ad Applicatio (New York : Glelake, 1998) ; Ly C. Thomas, «A Survey of Credit ad Behavioral Scorig : Forecastig the Fiacial Risk of Ledig to Cosumers», Iteratioal Joural of Forecastig 16 (2000) : ; Peter McCorkell, «Credit Scorig 101» (documet préseté lors du forum public de la Federal Trade Commissio, «The Cosumer ad Credit Scorig», 1999) ; David J. Had et W. E. Heley, «Statistical Classificatio Methods i Cosumer Credit Scorig : A Review», Joural of the Royal Statistical Associatio, Série A 160, partie 3 (1997) : ; Loretta J. Mester, «What s the Poit of Credit Scorig?» Busiess Review (septembre/octobre 1997) : 316 ; Ly C. Thomas, J. N. Crook et D. B. Edelma, Credit Scorig ad Credit Cotrol (Oxford: Claredo Press, 1992) ; et Edward M. Lewis, A Itroductio to Credit Scorig (Sa Rafael, Ca. : Athea Press, 1990). 3 Mark Schreier, U Sistema de Scorig del Riesgo de Créditos de FIE e Bolivia (rapport préseté au Fometo de Iiciativas Ecoómicas, La Paz, Bolivia, 2001). 4 Voir page 37 pourquoi les prêts «à problème» sot défiis comme des prêts présetat des arriérés importats, mais o irrécouvrables. 5 La variatio das le temps de la proportio de prêts soldés das chacu des quatre segmets das la figure 7 (et das la figure 10) est igorée par souci de clarté. 6 David J. Had, Heikki Maila et Padhraic Smyth, Priciples of Data Miig (Cambridge, Mass. : MIT Press, 2001). 7 Mark Schreier, «Aspects of Outreach: A Framework for the Discussio of the Social Beefits of Microfiace», Joural of Iteratioal Developmet 14 (2002): Schreier, «Aspects of Outreach». 9 Paul Mosley, «Microfiace ad Poverty i Bolivia», Joural of Developmet Studies 37, o 4 (2001): Elisabeth Rhye, «The Yi ad Yag of Microfiace : Reachig the Poor ad Sustaiability», MicroBakig Bulleti 2 (1998) : 68 ; et Claudio GozalezVega, «Microfiace: Broader Achievemets ad New Challeges», Étude spéciale o 2518 de la série «Occasioal Papers», Écoomie et Sociologie (Columbus, Ohio : The Ohio State Uiversity, 1998). 11 W. Scott Frame, Michael Padhi et Ly Woosley, «The Effect of Credit Scorig o Small Busiess Ledig i Low 60
61 ad ModerateIcome Areas», Documet de travail o (2001) de la Federal Bak of Atlata ; Peter McCorkell, «Credit Scorig 101» ; et Edward M. Lewis, A Itroductio to Credit Scorig. 12 Mark Schreier, «Scorig Dropout at a Microleder i Bolivia». 13 Rhoda Delmater et Mote Hacock, Data Miig Explaied : A Maager s Guide to CustomerCetric Busiess Itelligece (Bosto, Mass.: Digital Press, 2001) ; et Michael J. A. Berry et Gordo Lioff, Masterig Data Miig : The Art ad Sciece of Customer Relatioship Maagemet (New York : Joh Wiley ad Sos, 2000). 14 Marti Holtma, «Desigig Fiacial Icetives to Icrease LoaOfficer Productivity : Hadle with Care», MicroBakig Bulleti 6 (2001) : Ulrike Vogelsag, «Microfiace i Times of Crisis». 16 Les bos résultats du scorig sotils le fruit du hasard? Vu le taux historique du prêteur, 9,6 % de prêts à problème, il y a mois d ue chace sur vigt qu il y ait aucu mauvais prêt sur 30 sélectioés au hasard comme l idique le rapport de suivi de l aget de crédit sur les prêts à faible risque. Il y a mois d ue chace sur u milliard que 15 des 30 prêts s avèret mauvais comme l idique le rapport de suivi de l aget de crédit sur les prêts à haut risque. 17 A. D. Lovie et P. Lovie, «The Flat Maximum Effect ad Liear Scorig Models for Predictio», Joural of Forecastig 5: ; Peter Kolesar et Jaet L. Showers, «A Robust Credit Screeig Model Usig Categorical Data», Maagemet Sciece 31, o 2 (1985) : ; William G. Stillwell, F. Hutto Barro et Ward Edwards, «Evaluatig Credit Applicatios : A Validatio of Multiattribute Utility Weight Elicitatio Techiques», Orgaizatioal Behavior ad Huma Performace 32 (1983): ; et Howard Waier, «Estimatig Coefficiets i Liear Models: It Do t Make No Nevermid», Psychological Bulleti 83 (1976) : Mark Schreier, «Do It Yourself Scorig Trees for Microfiace», (présetatio au Tercer Semiario sobre Baca y Microfiazas e Latioamérica y el Caribe, Sait Domigue, République domiicaie, 1112 ovembre 2001). 19 Mark Schreier, «Scorig DropOut at a Microleder i Bolivia». 20 Craig F. Churchill et Sahra S. Halper, «Buildig Customer Loyalty : A Practical Guide for Microfiace Istitutios», Microfiace Network Techical Guide o 2 (2001) ; Richard Roseberg, «Measurig Cliet Retetio», MicroBakig Bulleti 6 (2001) : Chapitre tiré e partie de Mark Schreier, «Scorig at Prizma : How to Prepare» (rapport préseté à Prizma et au CGAP, Mostar, BosieHerzégovie, [email protected]). 22 William G. Cochra, Samplig Techiques, 3 e éd. (New York : Joh Wiley et Sos, 1977). 23 Edward M. Lewis, A Itroductio to Credit Scorig. 24 Les cetrales des risques sot des services de bases de doées qui travaillet avec différets prêteurs pour recueillir, stocker et diffuser des iformatios sur le profil de remboursemet des empruteurs. 25 Mark Schreier, «Credit Scorig for Microfiace». 26 Latimer Asch, «Improvig Efficiecies i SME Ledig with Scorig», (mauscrit, Sa Rafael, Calif. : Fair, Isaac, 2000). 27 Mariao Rojas et Luis Alejadro Rojas, «Trasactio Costs i Mexico s Preferetial Credit», Developmet Policy Review 15 (1997) : 2346 ; et Carlos E. Cuevas, «Trasactio Costs of Fiacial Itermediatio i Developig Coutries», Étude spéciale o 469 de la série «Occasioal Papers», Écoomie et Sociologie (Columbus, Ohio : The Ohio State Uiversity, 1998), [email protected]. 28 Michael E. State, «The Value of Comprehesive Credit Reports : Lessos from the U.S. Experiece» (rapport préseté à la coférece de la Baque modiale sur le thème «Profitig from Small Busiess Ledig», Washigto, D.C., 23 avril 2001) ; et Elior Haidor, «Credit Bureaus : Leveragig Iformatio for the Beefit of Microeterprises», Microeterprise Developmet Review 2, o 2 (2000) : 1, Pour les études de marché, voir Iez Murray, «What Do MFI Customers Value? A Comparative Aalysis from Three Cotiets» (mauscrit, Wome s World Bakig, Columbia, 2001). Pour le suivi des cliets, voir Gary Woller, «Summary of Importat Issues to Cosider i Desigig ad Implemetig a Impact Moitorig System» (mauscrit, Brigham Youg Uiversity, Provo, Utah, 2001). 30 Moa A. Mayr, «Successful Implemetatios: To Be, or Not to Be», das Hadbook of Credit Scorig, éd. Elizabeth Mays (Chicago : Glelake, 2000) : ; Kevi J. Leoard, «Credit Scorig ad Quality Maagemet», das Statistics i Fiace, éd. David J. Had et Saul D. Jacka (Lodo : Joh Wiley ad Sos, 1998) : ; Leoard J. McCahill, «Orgaizatioal Issues i Buildig ad Maitaiig Credit Risk Models», das Credit Risk Modelig, éd. Elizabeth Mays (Chicago : Glelake, 1998) : 1322 ; et D. B. Edelma, «The Itroductio of Credit Scorig ito Brach Bakig», das Credit Scorig ad Credit Cotrol, éd. L. C. Thomas, J. N. Crook et D. B. Edelma (Oxford : Claredo Press, 1992) : Edward M. Lewis, A Itroductio to Credit Scorig. Bibliographie Asch, Latimer. «Improvig Efficiecies i SME Ledig with Scorig». Mauscrit. Sa Rafael, Calif. : Fair, Isaac, Berry, Michael J.A. et Gordo Lioff. Masterig Data Miig : The Art ad Sciece of Customer Relatioship Maagemet. New York : Joh Wiley ad Sos, Churchill, Craig F. Sahra S. Halper. «Buildig Customer Loyalty : A Practical Guide for Microfiace Istitutios». Microfiace Network Techical Guide o 2. Washigto, : MicroFiace Network, Cochra, William G. Samplig Techiques. 3 e éd. 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63 63
64 Étude spéciale N o 7 L auteur a reçu u large appui pour ses recherches sur le scorig das le secteur du microcrédit. Il tiet à remercier e particulier le CGAP de so soutie, et Rich Roseberg de ses précieuses suggestios. Elizabeth Littlefield et Brigit Helms ot égalemet fait des observatios fort utiles. L auteur souhaite égalemet remercier Hólmer Aguirre, Clara de Akerma, Liliá Alomía Ortíz, Oydé Catillo Ricó, Margarita Correa, Jorge Alberto Díaz, Agela Escobar, María Mercedes Gómez, Diego Guzmá, Jorge Erique Lodoño, Leoor Melo de Velasco, María Isabel Muños Reyes, Nohora Niño, Mauel Erique Olago Villamizar, Nestor Raúl Plata, Teresa Eugeia Prada, Javier Salazar Osorio et Oscar Ivá Tafur de Wome s World Bakig e Colombie ; María del Carme Pereira, Elizabeth Salias Nava et Erique Soruco Vidal de FFP FIE e Bolivie ; Maja Gizdic et Sea Klie de Prizma e BosieHerzégovie ; et Levi Ceác, Pedro Jiméez, Maual Ovalle et Guillermo Rodó de BacoADEMI e République domiicaie. L auteur est particulièremet recoaissat à Has Dellie de Wome s World Bakig d avoir été le premier à miser sur le scorig pour le microcrédit et d avoir cotribué à la formulatio de bo ombre des idées exposées das cette Étude spéciale. M. Mark Schreier est cosultat auprès de Microfiace Risk Maagemet, ue société privée américaie qui a fouri des services de scorig à des orgaisatios de microfiace e Bolivie, e BosieHerzégovie, e Colombie, e Ougada et e République domiicaie. Il est égalemet spécialiste seior au Ceter for Social Developmet de l Uiversité Washigto à SaitLouis, MO, ÉtatsUis. Ses recherches aidet les pauvres à se doter d actifs grâce à u meilleur accès aux services fiaciers.
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