Exercices - Fonctions de plusieurs variables : corrigé. Pour commencer



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Transcription:

Pour commencer Exercice 1 - Ensembles de définition - Première année - 1. Le logarithme est défini si x + y > 0. On trouve donc le demi-plan supérieur délimité par la droite d équation x + y = 0.. 1 xy 0 si seulement si y 1/x, dans le cas où x > 0, y 1 x si x < 0. Le domaine de définition est la réunion de la partie située sous l hyperbole y = 1/x pour x > 0, de la partie située au-dessus de l hyperbole pour x < 0, de l axe des ordonnées. 3. Les conditions sont x 0 y x > 0. On trouve donc un demi-plan, auquel on a riré une (portion de) droite. 4. Les conditions sont cte fois x + y 1 > 0 x y 4. On trouve donc la couronne située entre les cercles de centre O de rayon respectifs 1, le premier cercle n étant pas dans le domaine, le second si. Exercice - Lignes de niveau - Première année - 1. D abord, l équation y = 1 n a pas de solutions, donc la courbe de niveaux... est vide. D autre part, l équation y = 1 adm pour solution les droites y = 1 y = 1.. L équation f(x, y) = donne (x + y ) = 16, ce qui, compte tenu du fait que x + y 0, donne le cercle cercle centré à l origine de rayon. x + y = 4, Continuité Exercice 3 - - Première année - On a : ( x y ) = x + y xy, on a xy (x, y). On en déduit, d après l inégalité triangulaire f(x, y) 3 (x, y) + (x,y) 4 (x, y). (x, y) Ainsi, si (x, y) tend vers 0, on a f(x, y) qui tend vers 0. Exercice 4 - - Première année - On pose x = y = t, on fait tendre t vers 0. On a alors f(t, t) = 1. http://www.bibmath.n 1

En faisant tendre t vers 0, on voit que ceci tend vers 1/, qui n est pas 0. La fonction f n est pas continue en (0, 0). Exercice 5 - Diverses limites - Première année - 1. On a La limite de f en (0, 0) est donc 0.. Non! On a 3. Non! f(x, y) x + y (x, y) 1. lim f(x, x) = 0 lim f(x, x) = 3 x 0 x 0 5. lim f(x, x) = +. x 0 4. Il suffit d étudier la limite des deux fonctions coordonnées (f 1, f ). Or, x + y 1 tend vers -1, sin x x vers 1. f 1 tend donc vers 1 si (x, y) tend vers (0, 0). D autre part, on a Mais on a sin(x )/x 1, f (x, y) sin(x ) x x x + y + sin(y ) y y x + y. x x + y x + y x x + y + y. On en déduit que f (x, y) tend vers 0 si (x, y) tend vers (0, 0), donc f(x, y) tend vers ( 1, 0) si (x, y) tend vers (0, 0). Dérivées partielles différentielles Exercice 6 - Premières dérivées partielles - Première année - Il est facile de vérifier que par exemple x e x cos y est dérivable, de même pour les autres fonctions. On trouve respectivement : 1.. 3. (x, y) = ex cos y (x, y) = e x sin y. (x, y) = x cos(xy) y(x + y ) sin(xy), (x, y) = y cos(xy) x(x + y ) sin(xy). (x, y) = xy, 1 + x y (x, y) = yx 1 + x y. http://www.bibmath.n

Exercice 7 - Fonctions de classe C 1 - Première année - De la majoration x x + y, on obtient que f(x, y) y 3, ce qui prouve la continuité de f en (0, 0). D autre part, f est clairement de classe C 1 sur R \{(0, 0)}, on a (x, y) = xy 5 (x + y, ) (x, y) = x y 3x + y (x + y ). D autre part, montrons que f adm des dérivées partielles en (0, 0). On a en eff : f(x, 0) f(0, 0) = 0, ce qui prouve que f adm une dérivée partielle par rapport à la première variable valant (0, 0) = 0. De même pour la dérivée partielle par rapport à la seconde variable. Il reste à démontrer que ces dérivées partielles sont continues en (0, 0). Mais on a, pour (x, y) (0, 0) : xy 5 ( (x + y ) = xy y ) (x + y xy, ) ce qui prouve que (x, y) tend vers 0 = (0, 0) si (x, y) tend vers (0, 0). De même, puisque xy x + y, on a : (x, y) 1 3x + y. 4 On a également continuité de la dérivée partielle par rapport à la seconde variable en (0, 0). Exercice 8 - Composer! - Première année - 1. On a : soit symétriquement g = +, g (x, y) = (y, x), g (x, y) = (y, x). Pour ceux qui se perdent dans ce calcul formel, poser u(x, y) = y v(x, y) = v, on a g(x, y) = f(u(x, y), v(x, y)) donc g u (x, y) = +.... http://www.bibmath.n 3

. On a : g (x) = (x, x) + (x, x). 3. Notons, pour simplifier, h(x) = f(x, x). On a donc : De même, on a : g (x, y) = h (x) ( ) (x, h(x)) = (x, x) + (x, x) (x, h(x)). g (x, y) = (y, h(x)). 4. Avec les mêmes notations que précédemment, on obtient la somme des quantités précédemment calculées. Exercice 9 - EDP dans le bon sens - Première année - La fonction f est de classe C comme composée de fonctions toutes de classe C. On a ensuite, en notant t = y/x : (x, y) = y x g 0(t) + g 1 (t) y x g 1(t) f y (x, y) = x 3 g 0(t) + y x 4 g 0(t) + y (x, y) = 1 x g 0(t) + g 1(t) x 3 g 1(t) f = 1 x g 0(t) y x 3 g 0(t) y x g 1(t) f = 1 x g 0(t) + 1 x g 1(t). Il suffit ensuite de faire la somme demandée pour obtenir le résultat. Exercice 10 - - - 1. La fonction g est C 1 comme composée de fonctions de classe C 1. On a : g (t) = x (tx, ty) + y (tx, ty).. (a) On peut alors écrire g(t) = tf(x, y), le calcul de la dérivée de g donne g (t) = f(x, y). La comparaison avec l expression obtenue à la question précédente donne le résultat. (b) Il suffit d appliquer la relation précédente pour t = 0. On a f(x, y) = αx + βy avec α = (0, 0) β = (0, 0). Exercice 11 - Différentielle - Première année - http://www.bibmath.n 4

1. f adm des dérivées partielles (x, y) = (y(x + y) + 1) exy (x, y) = (x(x + y) + 1) exy. Ces fonctions sont continues sur R, la fonction f est différentiable, on a : df (x,y) (h, k) = ( h(y(x + y) + 1) + k(x(x + y) + 1) ) e xy. Avec la notation différentielle, on a (ce qu on peut obtenir aussi en différentiant directement f), on a aussi df = ( y(x + y) + 1 ) e xy dx + ( x(x + y) + 1 ) e xy dy.. f est clairement C, est donc différentiable. On a donc df = (y + z)dx + (x + z)dy + (x + y)dz. Exercice 1 - Différentielle - Première année - 1. f est clairement C, est donc différentiable. On a donc df = (y + z)dx + (x + z)dy + (x + y)dz.. La différentielle de f est une application linéaire de R dans R. Exercice 13 - - L/Math Spé/Oral Mines - 1. Remarquons que f(x, x) = 1/, qui ne tend pas vers 0 si x tend vers 0 : f n est pas continue en 0.. Puisque f(x, 0) = 0, (0, 0) existe vaut 0. De même, (0, 0) existe, vaut 0. 3. f ne peut pas être différentiable puisqu elle n est pas continue! Exercice 14 - - Première année - 1. D une part, f est continue sur R \{0, 0} comme quotient de deux fonctions continues dont le dénominateur ne s annule pas. En utilisant par exemple l inégalité classique xy x + y, on obtient : f(x, y) f(0, 0) x + y, ce qui prouve la continuité de f en (0, 0). http://www.bibmath.n 5

. Remarquons d abord que f est de classe C 1 sur R \{0, 0}, comme quotient de deux fonctions de classe C 1 dont le dénominateur ne s annule pas. Par ailleurs, si (x, y) (0, 0), on a (x, y) = x4 y y 5 + 4x y (x + y ). D autre part, on a f(x, 0) f(0, 0) = 0, ce qui prouve que (0, 0) existe vaut 0. On a alors : (x, y) (0, 0) x 4 y + y 5 + 4 x y 3 (x + y ) 6(x + y ) 5/ (x + y ) 6(x + y ) 1/, où on a utilisé que x (x + y ) 1/ y (x + y ) 1/. Ceci prouve que existe est continue sur R. Par symétrie des rôles joués par x y dans l expression de f(x, y), le même résultat est vrai pour. On a donc prouvé que f est C1 sur R. 3. Toute fonction de classe C 1 étant différentiable, f est différentiable sur R. Exercice 15 - - Deuxième année - 1. On a ( x y ) = x xy + y 0, ce qui donne l inégalité demandé!. Seule la continuité en (0, 0) pose problème. On a donc f(x, y) xy x p 1 y q 1 /(x xy + y ) x p 1 y q 1. Cte dernière quantité tend vers 0, sauf si p 1 = q 1 = 0, c est-à-dire sauf si p + q =. Dans ce cas, on a f(x, x) = 1, qui ne tend pas vers 0 si x tend vers 0. f n est alors pas continue en (0, 0). 3. Si p + q =, la fonction n est pas continue : a fortiori, elle ne peut pas être différentiable. 4. Si p + q = 3, que f est différentiable en (0, 0), alors f(x, y) = f(0, 0) + df (0,0) (x, y) + o( (x, y) ). Mais la différentielle est ici une application linéaire de R dans R. On note (ab) sa matrice. On obtient alors le résultat demandé. Ensuite, puisque f(x, 0) = 0 = ax + o( x ), on obtient que a = 0. De même en étudiant l application y f(0, y), on trouve b = 0. Ainsi, f(x, x) = o( x ). Mais f(x, x) = x (cf le calcul fait avant), qui n est pas un o( x ). Exercice 16 - Matrices jacobiennes - Première année - Il suffit de vérifier que les fonctions coordonnées sont différentiables, elles sont clairement C. On a respectivement 1. J (x,y,z) f = ( x 0 z cos x sin y sin x cos y 0 ).. J (x,y,z) f = y x x 1 x 0 1+x. http://www.bibmath.n 6

Exercice 17 - Fonctions homogènes - Première année - 1. On pose g(x, y) = f(tx, ty). On a d une part : g (x, y) = t (tx, ty). D autre part, en utilisant la relation g(x, y) = t r f(x, y), on a : g (x, y) = tr (x, y). On en déduit (tx, ty) = tr 1 (x, y). On fait de même avec la dérivée partielle suivant y.. Supposons d abord que f est homogène de degré r. On a donc : f(tx, ty) = t r f(x, y). On dérive cte relation par rapport à t. On trouve : x (tx, ty) + y (tx, ty) = rtr 1 f(x, y). Le résultat vient en appliquant le résultat de la première question, qui dit que les dérivées partielles de f sont homogènes de degré r 1. Pour la réciproque, posons ϕ(t) = f(tx, ty), définie dérivable sur R +. En utilisant la relation vérifiée par f (qu on appelle relation d Euler), on a : ϕ (t) = x (tx, ty) + y (tx, ty) = r t f(tx, ty) = r t ϕ(t). La dérivée de l application t r ϕ(t) est nulle sur R +, elle est donc constante sur c intervalle, comme en outre ϕ(1) = f(x, y), on démontre que f est bien homogène de degré r. 3. En écrivant la relation d Euler pour obtient x f (x, y) + y (qui sont homogènes de degré r 1), on (x, y) = (r 1) (x, y) x f (x, y) + y (x, y) = (r 1) (x, y). On ajoute alors x fois la première relation, y fois la deuxième, puis on utilise la relation d Euler pour f pour obtenir le résultat. Résolution d équations aux dérivées partielles http://www.bibmath.n 7

Exercice 18 - En détails - Première année - 1. Par composition, on a : u = g = a. ( u + v, v u ) 1 + g ( u + v, v u ) 1. On intègre cte équation. Pour tout v, il existe une constante h(v) telle que f(u, v) = au + h(v). Puisque la fonction (u, v) f(u, v) est de classe C 1, il en est de-même de v h(v). 3. g est solution de l équation si seulement si il existe une fonction h de R dans R de classe C 1 telle que, pour tout u, v, on a : ( u + v g, v u ) = au + h(v). Pour revenir à x y, il faut procéder au changement de variables inverse, en posant x = u+v y = u v : on a donc g(x, y) = a(x y) + h(x + y). Exercice 19 - Une autre... - Première année - Dans ce genre d exercice, l idée est de faire un changement de variables linéaire en posant u = ax+by v = cx+dy, en définissant f(x, y) = F (u, v). Quand on ne donne pas explicitement le changement de variables dans l énoncé, le mieux est encore de garder les constantes dans les calculs, de les choisir au dernier moment de sorte que tout s élimine. On a donc : Donc : = a F u + c F v 3 = (a 3b) F u = b F u + d F v. + (c 3d) F v. Prenons c = 3, d = 1, b = 0 a = 1 (qui est bien un changement de variables [inversible]).l équation devient alors F u = 0. F est fonction uniquement de v, f est solution de l équation si, seulement si, il existe g une fonction C 1 définie sur R telle que f(x, y) = g(3x + y). Exercice 0 - Equation des cordes vibrantes - Première année - On pose donc f(x, y) = F (u, v) avec u = x + at v = x + bt. On a donc f = F u + F u v + F v http://www.bibmath.n 8

L équation devient alors : f t = a F F + ab u u v + b F v. (c a ) F u + (c ab) F u v + (c b ) F v = 0. En prenant a = c b = c, l équation devient dont la solution générale est F v u = 0 F (u, v) = φ(u) + ψ(v), où φ ψ sont C. La solution générale de l équation initiale est donc : f(x, t) = φ(x + ct) + ψ(x ct). Extréma de fonctions de plusieurs variables Exercice 1 - Sans les théorèmes - Première année - 1. On étudier les fonctions d une variable g(t) = f(a+te 1 ), h(t) = f(a+te ). Ces fonctions admtent un extrémum en 0, d après la théorie classique des fonctions d une variable réelle, on a g (0) = h (0) = 0. Maintenant, il est clair que de même pour h (0).. Les dérivées partielles de f sont g (0) = (a), = x = y 4. Le seul point où elles s annulent est (1, ). En prenant ce point comme nouvelle origine, on est amené à étudier f(1 + X, + Y ) = 5 + X + Y qui reste toujours supérieure à 5 = f(1, ). f présente un minimum local, même global, en (1, ). 3. (a) Les dérivées partielles de f sont = 3x 1x = 3y + 1y. Ces dérivées partielles ne s annulent simultanément qu en (0, 0), (4, 0), (0, 4) (4, 4) qui sont les points critiques de f. http://www.bibmath.n 9

(b) On a f(t, 0) 6t < f(0) pour t 0, f(0, t) 6t > f(0) pour t 0 : f ne peut pas présenter d extrémum local en (0, 0). (c) Il est plus facile d écrire la formule de Taylor avec les nouvelles coordonnées x = 4+X, y = Y. D autre part, le calcul des dérivées partielles secondes donne : f = 6x 1, La formule de Taylor est donc : f = 0, = 6y + 1. f(4 + X, Y ) = 3 + 6X + 6Y + (X, Y ) ε( (X, Y ) ). Maintenant, la quantité 6X + 6Y est toujours positive, ce qui prouve que f adm un minimum local en (4, 0). (d) De même, on démontre qu en (0, 4), la fonction f présente un maximum local, mais qu en (4, 4), elle n a pas d extremum local. Exercice - Avec ou sans extrémum? - L/Math Spé - On commence par chercher les points critiques de f. On a (x, y) = x (x, y) = 3y. La fonction f adm donc un seul point critique qui est (0, 0). Or, f(0, y) = y 3 est cte quantité est tantôt positive, tantôt négative suivant le signe de y, même si y est très proche de 0. Ainsi, (0, 0) n est pas un extrémum, f n adm pas d extrémum sur R. Exercice 3 - Convexité minimum - L/Math Spé/Oral Mines - On va procéder par contraposée, ie on va prendre un point x de R n qui n est pas un minimum global, on va prouver que df x 0. Soit y R n tel que f(y) < f(x). Alors, pour t ]0, 1[, f(tx + (1 t)y) tf(x) + (1 t)f(y). On écrit le développement limité de f en x : f ( tx + (1 t)y ) = f(x) + df x ( tx + (1 t)y x) + o((1 t)) De l inégalité de convexité, on déduit = f(x) + df x ( (1 t)(y x) ) + o(1 t) (1 t)df x (y x) + o(1 t) (1 t) ( f(y) f(x) ) = df x (y x) + o t 1 (1) f(y) f(x). Faisant tendre t vers 1, on en déduit df x (y x) f(y) f(x) < 0. La différentielle de f en x ne peut donc pas être nulle. Exercice 4 - Constante! - L/Math Spé - Fixons x R. Alors, pour h R, on a f(x + h) f(x) h = f(x + h) = f(x) + o( h ). Ceci signifie que f est différentiable en x que df x = 0. Comme R est convexe, ceci implique que f est constante. Exercice 5 - La méthode des moindres carrés - L3/Master Enseignement - http://www.bibmath.n 10

1. En un point (m, p) où la fonction F adm un minimum, les dérivées partielles F m (m, p) sont nulles. On trouve F p F n m = x k (y k mx k p) = 0 F n p = (y k mx k p) = 0. (m, p). En un point où le maximum est atteint, les équations précédentes donnent immédiatement p = ȳ m x ( n ) m x k x k x = Pour conclure, il suffit de remarquer que x k (y k ȳ). (x k x k x) = x k n x (x k x) = = = x k x x k + n x x k n x + n x x k n x. Ainsi, si n (x k x) 0, il existe au plus un minimum, atteint pour m = n x k (y k ȳ) n (x k x) = m = n (x k x)(y k ȳ) n (x k x). Reste à prouver maintenant que F adm effectivement un minimum. 3. (a) C est un argument de compacité qui va nous permtre de conclure. Posons A = F (0, 0). Par hypothèse, il existe C > 0 tel que, pour (m, p) C, on a F (m, p) A. Posons U la boule (ouverte) de centre O de rayon C, soit K la boule fermée. K est une partie compacte de R, F y est continue. Elle y adm donc un minimum, en (m 1, p 1 ). Mais ce minimum est aussi le minimum de la fonction sur R, puisque si (m, p) / K, on a F (m, p) A = F (0, 0) F (m 1, p 1 ). Ainsi, F adm un minimum sur R donc une droite des moindres carrés existe. (b) Il suffit, pour chaque i, d écrire (y i mx i p) = (x i m + p) x i y i m y i p + y i := u i (m, p) + v i (m, p) + y i, avec u i v i des formes linéaires. http://www.bibmath.n 11

(c) La condition entraîne en particuler qu au moins deux des x i sont différents (sinon, ils seraient tous égaux à leur moyenne). Supposons donc x i x j prouvons que (u i, u j ) est libre. Si on a une relation au i +bu j = 0, alors en évaluant en m = 1, p = 0 puis en m = 0, p = 1, on trouve le système { axi + bx j = 0 a + b = 0 dont la seule solution est a = b = 0. Le système est donc libre, le rang de la famille est supérieur ou égal à. Puisque l espace vectoriel des formes linéaires sur R est de dimension, le rang est au plus de. Il vaut donc exactement. (d) Il suffit de poser R(m, p) = n i=3 u i (m, p) v(m, p) = au 1(m, p) + bu (m, p). (e) Définissons N(m, p) = u 1 (m, p) + u (m, p). N est une norme sur R. La seule chose non triviale est de vérifier que si N(m, p) = 0, alors (m, p) = 0. Mais (m, p) m est une forme linéaire sur R, elle s écrit donc m = eu 1 (m, p)+fu (m, p), donc si N(m, p) = 0, alors m = 0. De même, on prouve que p = 0. Maintenant, on sait que sur R, toutes les normes sont équivalentes. La condition (m, p) + entraîne donc N(m, p) +. (f) En résumant le travail fait précédemment, il suffit de prouver que N(m, p) + entraîne u 1(m, p) + au 1 (m, p) + u (m, p) + bu (m, p) +. Mais c est clair car on a la somme de deux polynômes du second degré, l un en u 1 (m, p), l autre en u (m, p), de coefficient dominant strictement positif. 4. Il faut rransformer l équation théorique en équation linéaire. Pour cela, on pose z = 1 0, 01 y = αt + β. Le tableau des valeurs de z, arrondies à l unité, en fonction du temps est : t(sec) 0 180 360 480 600 900 100 z 100 135 170 193 16 75 33. L application des formules précédentes donne alors α 0, 194 β 100, 143. Exercice 6 - Extrema liés - L3/M1 - Notons g(x, y) = x 3 + y 3 + x + y 4 G = {(x, y) R ; g(x, y) = 0}. On commence par calculer les diverses dérivées partielles : = ay exp(ay), = ax exp(ay), g = 3x + 1 g = 3y + 1. En un point (x, y) de G où f atteint un extrémum (sur G), les différentielles sont proportionnelles. On en déduit que ay exp(axy) ax exp(axy) 3x = + 1 3y + 1 http://www.bibmath.n 1

ce qui entraîne 3y 3 + y = 3x 3 + x. Maintenant, la fonction t 3t 3 + t est strictement croissante, donc injective, on en déduit qu en un point (x, y) G où on a un extrémum lié, alors x = y. Il vient x 3 + x = 0, dont la seule racine réelle est x = 1. Il faut maintenant étudier ce qui se passe en (1,1). Y-a-t-il un extrémum? Est-ce un minimum? Un maximum? En fait, il suffit de remarquer qu en les points de x 3 + y 3 + x + y 4 = 0 pour lesquels x est grand, alors y est grand lui aussi, mais x y sont de signe opposés. Autrement dit, lim f(x, y) = 0. (x,y) +,(x,y) G Ainsi, par compacité, la fonction adm forcément un maximum qui est atteint en (1, 1). Analyse vectorielle Exercice 7 - Calculs effectifs - Première année - 1. (a) grad(f) = (y, xy z, yz). (b) grad(f) = ( yz sin(xy) + xy z cos(xy), xz sin(xy) + x yz cos(xy), xy sin(xy) ).. (a) div(f) = 8xy. (b) div(f) = y cos(xy) x sin(xz). (c) div(f) = 0. Exercice 8 - Laplacien en coordonnées polaires - Première année - On commence par inverser le changement de variables : on a r = x + y θ = arctan(y/x). On en déduit : De même, on a : r = r = sin θ, θ x x + y = x r = sin θ r = cos θ., θ = cos θ r. Ainsi, en utilisant le théorème de composition des dérivations (on note comme usuellement de la même façon f F ) : F = F r r + F θ θ = F r F sin θ cos θ θ r. De même, on a : F = F F cos θ sin θ + r θ r. On dérive ensuite une seconde fois. Après simplifications, il vient : F = F r + 1 F r r + 1 F r θ. Exercice 9 - Potentiel scalaire - Première année - D une part, on peut prouver l existence théorique d un tel champ scalaire, en observant que les champs de vecteurs sont définis sur des ouverts étoilés, que leur rotationnel est nul. D autre part, il est possible de les "intégrer". On cherche en eff : http://www.bibmath.n 13

1. f de R 3 dans R tel que = xy + z3, = x = 3xz. On résoud ce système d équation aux dérivées partielles : la deuxième équation donne par exemple f(x, y, z) = x y + h(x, z), utilisant les deux autres équations, on trouve :. f de R dans R tel que f(x, y, z) = x y + xz 3 + cste. = y (x y) = Les fonctions f qui conviennent sont donc f(x, y) = x (x y). y x y + cste. http://www.bibmath.n 14