LEÇON N 36 : Produit vectoriel, produit mixte.

Documents pareils
1S Modèles de rédaction Enoncés

Exercices - Fonctions de plusieurs variables : corrigé. Pour commencer

LE PRODUIT SCALAIRE ( En première S )

I - PUISSANCE D UN POINT PAR RAPPORT A UN CERCLE CERCLES ORTHOGONAUX POLES ET POLAIRES

Géométrie dans l espace Produit scalaire et équations

Calcul différentiel sur R n Première partie

Angles orientés et trigonométrie

Formes quadratiques. 1 Formes quadratiques et formes polaires associées. Imen BHOURI. 1.1 Définitions

Fonctions de plusieurs variables

Calcul intégral élémentaire en plusieurs variables

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile I : Incontournable

Exo7. Matrice d une application linéaire. Corrections d Arnaud Bodin.

Planche n o 22. Fonctions de plusieurs variables. Corrigé

1 Complément sur la projection du nuage des individus

Plan du cours : électricité 1

Quelques contrôle de Première S

Correction du Baccalauréat S Amérique du Nord mai 2007

Cours d Analyse. Fonctions de plusieurs variables

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile I : Incontournable T : pour travailler et mémoriser le cours.

STATIQUE GRAPHIQUE ET STATIQUE ANALYTIQUE

Cours de mathématiques

Fonctions de deux variables. Mai 2011

CHAPITRE 10. Jacobien, changement de coordonnées.

8.1 Généralités sur les fonctions de plusieurs variables réelles. f : R 2 R (x, y) 1 x 2 y 2

Cours de Mécanique du point matériel

Fonctions de plusieurs variables : dérivés partielles, diérentielle. Fonctions composées. Fonctions de classe C 1. Exemples

Limites finies en un point

Calcul matriciel. Définition 1 Une matrice de format (m,n) est un tableau rectangulaire de mn éléments, rangés en m lignes et n colonnes.

Séquence 10. Géométrie dans l espace. Sommaire

Représentation géométrique d un nombre complexe

1 radian. De même, la longueur d un arc de cercle de rayon R et dont l angle au centre a pour mesure α radians est α R. R AB =R.

Université Paris-Dauphine DUMI2E 1ère année, Applications

Intégrales doubles et triples - M

Un K-espace vectoriel est un ensemble non vide E muni : d une loi de composition interne, c est-à-dire d une application de E E dans E : E E E

Mesure d angles et trigonométrie

Fonctions de plusieurs variables et applications pour l ingénieur

Chapitre 2 : Vecteurs

De même, le périmètre P d un cercle de rayon 1 vaut P = 2π (par définition de π). Mais, on peut démontrer (difficilement!) que

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile I : Incontournable T : pour travailler et mémoriser le cours

TOUT CE QU IL FAUT SAVOIR POUR LE BREVET

Une introduction aux codes correcteurs quantiques

Enoncé et corrigé du brevet des collèges dans les académies d Aix- Marseille, Montpellier, Nice Corse et Toulouse en Énoncé.

Chapitre 1 Cinématique du point matériel

Problème 1 : applications du plan affine

Différentiabilité ; Fonctions de plusieurs variables réelles

Chapitre 2. Matrices

Notes du cours MTH1101 Calcul I Partie II: fonctions de plusieurs variables

L ANALYSE EN COMPOSANTES PRINCIPALES (A.C.P.) Pierre-Louis GONZALEZ

L ALGORITHMIQUE. Algorithme

Chapitre 0 Introduction à la cinématique

Activités numériques [13 Points]

Exo7. Limites de fonctions. 1 Théorie. 2 Calculs

Si deux droites sont parallèles à une même troisième. alors les deux droites sont parallèles entre elles. alors

Cours 02 : Problème général de la programmation linéaire

Exercices - Nombres complexes : corrigé. Formes algébriques et trigonométriques, module et argument

CCP PSI Mathématiques 1 : un corrigé

I. Polynômes de Tchebychev

[ édité le 30 avril 2015 Enoncés 1

Michel Henry Nicolas Delorme

Logique. Plan du chapitre

Rappels et compléments, première partie : Nombres complexes et applications à la géométrie

Première partie. Préliminaires : noyaux itérés. MPSI B 6 juin 2015

3 Approximation de solutions d équations

Fonctions de plusieurs variables

Exercices de géométrie

Examen optimisation Centrale Marseille (2008) et SupGalilee (2008)

1 Définition et premières propriétés des congruences

Déterminants. Marc SAGE 9 août Inverses et polynômes 3

Correction du baccalauréat S Liban juin 2007

Cinétique et dynamique des systèmes de solides

Proposition. Si G est un groupe simple d ordre 60 alors G est isomorphe à A 5.

Chapitre VI Fonctions de plusieurs variables

Comparaison de fonctions Développements limités. Chapitre 10

Programmation linéaire et Optimisation. Didier Smets

Relation d ordre. Manipulation des relations d ordre. Lycée Pierre de Fermat 2012/2013 Feuille d exercices

Corrigé du baccalauréat S Asie 21 juin 2010

Introduction. Mathématiques Quantiques Discrètes

Calcul Différentiel. I Fonctions différentiables 3

Exercices Corrigés Premières notions sur les espaces vectoriels

PEUT-ON «VOIR» DANS L ESPACE À N DIMENSIONS?

AC AB. A B C x 1. x + 1. d où. Avec un calcul vu au lycée, on démontre que cette solution admet deux solutions dont une seule nous intéresse : x =

Chapitre 7. Statistique des échantillons gaussiens. 7.1 Projection de vecteurs gaussiens

Optimisation non linéaire Irène Charon, Olivier Hudry École nationale supérieure des télécommunications

Mais comment on fait pour...

Calcul différentiel. Chapitre Différentiabilité

Contexte. Pour cela, elles doivent être très compliquées, c est-à-dire elles doivent être très différentes des fonctions simples,

Théorème du point fixe - Théorème de l inversion locale

Les travaux doivent être remis sous forme papier.

Analyse en Composantes Principales

aux différences est appelé équation aux différences d ordre n en forme normale.

Capes Première épreuve

INTRODUCTION À L ANALYSE FACTORIELLE DES CORRESPONDANCES

Souad EL Bernoussi. Groupe d Analyse Numérique et Optimisation Rabat http ://

Exercices - Polynômes : corrigé. Opérations sur les polynômes

Chapitre 3 : Repères et positionnement 3D

Continuité et dérivabilité d une fonction

Equations cartésiennes d une droite

Chapitre 2 Le problème de l unicité des solutions

3. Conditionnement P (B)

FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES (Outils Mathématiques 4)

Transcription:

LEÇON N 36 :. Pré-requis : Généralités sur les espaces euclidiens affines et vectoriels de dimension inférieure ou égale à trois ; Orientation de l espace (base orthonormée directe, indirecte) : règle des trois doigts de la main droite ; ngle orienté de deux vecteurs non nuls dans le plan euclidien, cosinus, sinus (dans un triangle rectange) ; Notions sur les surfaces, solides usuels, produit scalaire. 36.1 Produit mixte Définition 1 : Soient, v, w trois vecteurs de l espace muni d une base orthonormée directe B. On appelle produit mixte de, v, w le réel [, v, w] défini par : [, v, w] = det B (, v, w). Remarque 1 : Le calcul du déterminant est indépendant du choix de la base orthonormée directe. Proposition 1 : L application (, v, w) [, v, w] est une forme trilinéaire alternée qui vaut 1 pour les bases orthonormées directes et 0 lorsque, v, w sont coplanaires. démonstration : Le produit mixte est bien une forme trilinéaire alternée car le déterminant de trois vecteurs l est. Puisque le déterminant d une matrice orthogonale directe vaut 1, le produit mixte vaut également 1 pour les trois vecteurs d une base orthonormée directe (et donc 1 pour les vecteurs d une base orthonormée indirecte). Enfin, on a [, v, w] = 0 det(, v, w) = 0, v, w sont liés. Mais comme on est dans un espace de dimension 3, il vient que, v, w sont coplanaires. Théorème 1 : Soient, v deux vecteurs de l espace. lors il existe un unique vecteur p de l espace tel que pour tout vecteur w, [, v, w] = p w. démonstration : Donnons-nous une base orthonormée directe de l espace B = ( i, j, k), et notons (x, y, z), v(x, y, z ), w(x, y, z ) dans cette base B. On a alors : déf. x x x [, v, w] = det(, v, w) = det B y y y z z z = x (yz zy ) y (xz zx ) + z (xy yx ) = x (yz zy ) + y (x z z x) + z (xy yx ). Posons alors p(yz zy, x z z x, xy yx ). L égalité précédente s écrit [, v, w] = p w.

2 Montrons encore l unicité en supposant qu il existe un autre vecteur q de l espace tel que [, v, w] = q w = p w. La linéarité du produit scalaire nous assure alors que ( p q) w = 0 pour tout vecteur w. Nécessairement, p q = 0, d où p = q. 36.2 Produit vectoriel 36.2.1 Définition analytique, induite du produit mixte Définition 2 : Le vecteur p défini ci-dessus s appelle le produit vectoriel de et v et se note v, de sorte que pour tous vecteurs, v, w de l espace : [, v, w] = ( v) w et v (yz zy, x z z x, xy yx ). Remarque 2 : Par alternance du produit mixte et symétrie du produit scalaire, on a : [, v, w] = [ v,, w] = [ v, w,] déf. = ( v w) = ( v w). 36.2.2 Propriétés immédiates Proposition 2 (orthogonalité) : Pour tous vecteurs et v, v est orthogonal à et v. démonstration : En effet, ( v) = [, v,] = 0 et ( v) v = [, v, v] = 0 car deux colonnes du déterminant sont les mêmes. Proposition 3 (colinéarité) : Deux vecteurs et v sont colinéaires si et seulement si v = 0. démonstration : "= " : Il existe k R tel que v = k, et le déterminant [, v, w] est donc nul pour tout vecteur w, impliquant v = 0. " =" : Supposons v = 0. lors pour tout w, ( v) w = 0 [, v, w] = 0 prop 1, v, w coplanaires. Supposons alors et v non colinéaires, donc non liés. Il vient alors que w se trouve dans le plan engendré par et v, ce qui est absurde puisque w est quelconque dans l espace. On en déduit donc que les vecteurs et v sont colinéaires.

3 Proposition 4 (base orthonormée) : Si et v sont deux vecteurs non colinéaires, alors (, v, v) est une base directe de l espace. démonstration : D après la proposition 2, v est orthogonal à et v. Soit alors B une base orthonormée directe. lors det B (, v, v) = [, v, v] = ( v) ( v) > 0, prouvant que (, v, v)) forme bien une base directe. Remarque 3 : Si ( i, j, k) désigne une base orthonormée directe de l espace, alors on a : i j = k, j k = i, et k i = j. Proposition 5 (antisymétrie) : Soient et v deux vecteurs. lors v = v. démonstration : Pour tout vecteur w de l espace, on a : ( v ) w = [ v,, w] prop 1 = [, v, w] = ( v) w thm 1 v = v. Remarques 4 : Si ( i, j, k) désigne une base orthonormée directe de l espace, alors on a : k j = i, j i = k, et i k = j. Soient, v deux vecteurs non colinéaires. Par contraposée de la proposition 3, v = 0. Or ( ) v = 0 v = 0. En supposant alors que ( v) = 0, on aurait que et v sont colinéaires par la proposition 3, ce qui contredit le résultat de la proposition 2 ( est orthogonal à v. On en déduit alors que ( v) = 0, donc ( ) v = ( v) : le produit vectoriel n est pas associatif! Les propositions 1 et 4 vont nous prouver que le produit scalaire est bilinéaire. démonstration : Soient, v, w trois vecteurs quelconques, et a, b R. Par rapport à la première variable : lors pour tout vecteur z de l espace, ( (a + b v) w ) z déf. 2 = [a + b v, w, z] prop 1 = a[, w, z] + b[ v, w, z] déf. 2 = ( a( w) + b( v w) ) z. C est le théorème 1 qui permet de conclure que (a + b v) w = a( w) + b( v w). lors pour tout vecteur z de l espace, et d après ce qui pré- Par rapport à la seconde variable : cède, ( (a v+b w) ) z prop 5 = ( (a v+b w) ) z = ( a( v )+b( w ) ) z prop 5 = ( a( v)+b( w) ) z. Le théorème 1 permet encore de conclure que (a v + b w) = a( v) + b( w).

4 Remarque 5 : vec la définition 2, on aurait pu montrer la bilinéarité du produit vectoriel en montrant que les coordonnées des deux vecteurs de chaque égalité sont les mêmes, mais ce travail est trop lourd en terme de lignes de calcul. Une autre possibilité élégante est de montrer que l application f : v v (avec un vecteur arbitrairement fixé) est linéaire : démonstration : Montrons que f est la composition f = h r (,π/2) p de trois applications linéaires, respectivement une homothétie, une rotation et une projection orthogonale. Pour obtenir le produit vectoriel v, on commence par construire un vecteur v 2 de la droite, v tel que la base (, v, v 2 ) soit directe : pour cela, il suffit de projeter orthogonalement v sur, nous donnant ainsi un vecteur v 1 orthogonal à, puis de faire subir à ce vecteur une rotation d angle π 2 autour de, nous donnant alors le vecteur v 2 avec les propriétés recherchées (figure ci-contre). Il reste à dilater v 2 pour le transformer en un vecteur v de longueur convenable. Mais on a v 2 = v 1 = v sin(, v). Il suffit donc de dilater v 2 en le multipliant par. L application f est donc bien linéaire. Il suffit alors d inverser les rôles de et v pour montrer qu elle est en fait bilinéaire. v 2 u v 1 v 36.2.3 Formule du double produit vectoriel Théorème 2 : Pour tous vecteurs, v, w, on a : ( v w) = ( w) v ( v) w. démonstration : La formule est évidente si v = 0 ou w = 0. Supposons alors ces deux vecteurs non nuls. Le cas où ils seraient colinéaires est évident aussi (il suffit d écrire par exemple w = k v pour k R ). Supposons alors enfin que ces deux vecteurs ne soient pas colinéaires. Posons i = v/ v, puis posons j dans le plan engendré par v et w tel qu il soit unitaire et orthogonal à i. Posons enfin k de sorte que ( i, j, k) soit une base orthonormée directe de l espace, notée B. Dans cette base, les coordonnées de i, j, k dans B sont respectivement (1, 0, 0), (0, 1, 0) et (0, 0, 1). Il existe donc six réels x u, y u, z u, x v, x w, y w non nuls tels que = x u i + yu j + zu k ; v = xv i et w = xw i + yw j. On détermine alors que ( w) v ( v) w = (x u x w + y u y w ) v (x u x v ) w Par bilinéarité du produit vectoriel, on a aussi : = (x u x w + y u y w )(x v i) (xu x v )(x w i + yw j) = x u x v x w i + yu x v y w i xu x v x w i xu x v y w j = xu x v y w j + yu x v y w i. v w = (x v i) (xw i + yw j) = (xv i) (xw i) +(x v i) (yw j) = xv y w ( i j) = xv y w k }{{} ( v w) = (x u i + yu j + zu k) (xv y w k) = xu x v y w ( i k) + yu x v y w ( j k) D où l égalité recherchée. = x u x v y w j + yu x v y w i. = 0

5 36.2.4 Définition géométrique Théorème 3 (identité de Lagrange) : Soient, v deux vecteurs de l espace. lors : 2 = 2 v 2 ( v) 2. démonstration : On a : 2 = ( v) ( v) = [, v, v] = [, v, v] = ( ( v) ) v thm 2 = ( ( v) ( ) v ) v = ( )( v v) ( v)( v) = 2 v 2 ( v) 2. Corollaire 1 : En notant θ l angle géométrique de et v (donc compris entre 0 et π), on a : = v sin θ. démonstration : Par projection du vecteur v sur le vecteur et par l identité de Lagrange, on a : 2 = 2 v 2 ( v) 2 = 2 v 2 ( v cos θ ) 2 = 2 v 2 2 v 2 cos 2 θ = 2 v 2 (1 cos 2 θ) = 2 v 2 sin 2 θ. On en déduit (θ [0, π] est un angle géométrique, donc sin θ 0) l égalité recherchée. Remarque 7 : Pour parler vraiment de "définition", il faudrait encore montrer que si le produit vectoriel était défini par = v sin θ, alors v serait l unique vecteur à vérifier ( v) w = [, v, w] pour tout autre vecteur w de l espace, c est-à-dire que les deux définitions sont équivalentes. 36.3 pplications 36.3.1 ire du triangle et du parallélogramme Exercice : Soit BDC un parallélogramme non aplati. On note  l angle au sommet dans le triangle BC, et a, b, c les mesures respectives des côtés [BC], [C] et [B]. Calculer l aire du triangle BC et du parallélogramme BCD. Faisons au préalable une figure illustrant ce que nous allons faire : B D c  b B a C

6 En utilisant les propriétés de la fonction sinus, on trouve que sin  = sin(π Â) = BB c BC = 1 2 b BB = 1 2 bc sin  = 1 2 B C sin( B, C) = 1 2 B C, BB = c sin Â. On en déduit que ainsi que BCD = 2 BC = B C. 36.3.2 Distances - d un point à une droite de l espace Soit D une droite passant par un point et de vecteur directeur. La distance d un point M à la droite D est donnée par d(m, D) = M. H D M démonstration : Si H désigne le projeté orthognal de M sur D, alors d(m, D) = MH. Or M = ( MH + H) = MH = MH, d où le résultat attendu, par division des deux membres par, non nul par hypothèse. - d un point à un plan de l espace Soit P un plan de l espace euclidien orienté passant par un point et dirigé par Vect(, v). La distance d un point M au plan P est donnée par H v v M H d(m, P) = M ( v). P démonstration : On appelle H le projeté orthogonal de M sur le plan P, et H sont projeté orthogonal sur la droite passant par et de vecteur directeur v. De manière simpliste, on a dans le triangle MH que cos  = H H = M cos Â. M Cela se traduit donc par : MH = H = M cos( M, v) = M cos( M, v) = M ( v) v. v v D où MH = MH = M ( v).

7 - entre deux droites non coplanaires Soient D et D deux droites non coplanaires de l espace passant respectivement par et et ayant respectivement pour vecteur directeur et. lors J I d(d, D ) = min{d(m, N) M D, N D } = ( ). D D démonstration : Commençons par dire que cette distance existe puisqu un théorème (dont on ne donnera pas de démonstration ici) nous assure qu il existe une unique droite à la fois sécante et perpendiculaire aux droites D et D dans l espace. On note respectivement I et J les points d intersection de cette droite avec D et D. Soient M D et N D. lors d après le théorème de Pythagore (puisque I J est orthogonal aux vecteurs MI et JN, donc aussi au vecteur MI + JN), MN 2 = MI + I J + JN 2 = MI + JN 2 + I J 2. Donc M = I et N = J réalisent le minimum de MN. De plus, si p désigne la projection orthogonale vectorielle sur la droite = ( D D ), alors on aura d où le résultat. I J = p( ( ) = ), c 2012 par Martial LENZEN. ucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l article L. 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite sans l autorisation expresse de l auteur.