Bilan Commun de Pays CCA République de Djibouti



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SYSTEME DES NATIONS UNIES EN REUBLIQUE DE DJIBOUTI Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti République de Djibuti Janvier - 2007

Table des matières Indicateurs clés 3 Résumé analytique 5 - rcessus de préparatin du CCA 9 2- Analyse de la situatin I. Cntexte gégraphique II. Cntexte démgraphique III. Cntexte plitique 2 IV. Cntexte sci-écnmique 2 V. réventin des catastrphes 4 VI. Réfugiés et persnnes déplacées 5 2.- auvreté et Envirnnement 6 2..auvreté 6 Situatin et tendances Réalisatins Défis Causes Lacunes de capacités 2..2 Envirnnement 9 Situatin et tendances Réalisatins Défis Causes Lacunes de capacités 2.2-Santé et pulatins vulnérables 23 Situatin et tendances - Réalisatins Défis Causes - Lacunes de capacités 2.3 Educatin et Autnmisatin des femmes 28 2.3.-Educatin 28 Situatin et tendances Réalisatins Défis Causes Lacunes de capacités 2.3.2-Autnmisatin de la femme 32 Situatin et tendances Réalisatins Défis Causes Lacunes de capacités 2.4-Guvernance et artenariat 2.4.-Guvernance 34 Situatin et tendances - Réalisatins Défis Causes Lacunes de capacités 2.4.2-artenariat mndial 39 Situatin et tendances Réalisatins Défis Causes Lacunes de capacités 2.5-Cnclusin 4 3-Cadre de cpératin 43 4-Matrice des indicateurs 45 5-Surces de dnnées 50 6-Annexes 5 - Indicateurs EDIM-2006 5 - Liste des indicateurs OMD 58 Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 2

) empli 3 5 2 - Liste des abréviatins 60 Indicateurs clés pulatin (en milliers d habitants en 2000) 632.000 Taux d accrissement de la ppulatin (en %) 2,8 pulatin urbaine (en %) 82 pulatin de mins de 5 ans ( en %) 40 2 Densité (milliers d habitants / km 27,7 pulatin des réfugiés en 2006 8 4.550 pulatin vulnérable victime de la sécheresse en 2006 8 88.500 Taux de vulnérabilité à l insécurité alimentaire (en %) 49 Taux de mrtalité infantile (pur mille) 9 67 Taux de mrtalité infant-juvénile (pur mille) 9 94 Taux de mrtalité maternelle (sur 00.000 naissances vivantes) 2 546 Indice synthétique de fécndité (par femme) 2 4,2 Espérance de vie à la naissance (en nmbre d années) 2 47,0 Taux de prévalence du VIH/SIDA (en %) 2 2,9 Taux de prévalence de la Tuberculse (sur 00.000) 5.37 aludisme (nmbre de cas recensé) 6 7.360 Taux net de sclarisatin primaire (TNS en %) 9 55,3 Indice de parité entre les sexes (IS) pur le TNS primaire 9 0,98 Taux net de sclarisatin secndaire (TNS en %) 9 39,5 Indice de parité entre les sexes (IS) pur le TNS secndaire 9 0,86 urcentage de femmes âgées de 5-24 ans alphabétisées 9 47,5 urcentage d hmmes alphabétisés 65,9 Taux de chômage femmes ( en % ) 68,5 Taux de chômage hmmes ( en % ) 54,5 er art de chômeurs à la recherche du ( % sur ttal) 50 IB (en millins US $) 7 702, Taux de crissance réel du IB (en % par an) 7 Taux de crissance annuel du IB (en % par an) 0,5 Taux d investissement (%IB) 6,7 Secteur primaire (%IB) Secteur secndaire (% IB) 5 Secteur tertiaire (% IB) 80 Aide ublique au Dévelppement (en millins US$) 7 64, Dette extérieure (en millins de US$) 7 450,8 Taux d inflatin (en % en 2003) Incidence de pauvreté extrême (en %) 42, Incidence de pauvreté relative (en %) 74,0 Valeur de l indice de dévelppement humain (IDH) 4 0,494 Classement seln l IDH sur 77 pays 4 48 pulatin ayant accès aux surces d eau ptable amélirées en milieu urbain (%) 9 97,4 pulatin ayant accès aux surces d eau ptable amélirées en milieu rural (%) 9 52,5 urcentage de la ppulatin utilisant des sanitaires pur l éliminatin des excréments en 9 67,8 milieu urbain urcentage de la ppulatin utilisant des sanitaires pur l éliminatin des excréments en 9 8,8 milieu rural Utilisatin de cmbustibles slides pur la cuissn en milieu urbain 9 9,5 Utilisatin de cmbustibles slides pur la cuissn en milieu rural 9 78,9 Rutes bitumées par rapprt au réseau rutier ttal (%) 33 Nmbre d rdinateurs (sur 00 persnnes),09 Utilisateurs Internet (sur 0.000 persnnes) 5,3 Nmbre de téléphne mbile (sur 00 persnnes) 0,47 [Surces : () EDAM-IS-2/ 2002 ; (2) EDSF/AFAM 2002 ; (3) Educatin natinale-2005 ; (4) Rapprt mndial sur le dévelppement humain-2006 ; (5) Rapprt glbal TB OMS 2006 ; (6) SIS 2005 ; (7) FMI ; (8) NUD ; (9) EDIM-2006 ] Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 3

Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 4

RESUME ANALYTIQUE Ce deuxième Bilan Cmmun de ays u CCA de la République de Djibuti, instrument cmmun aux activités pératinnelles du Système des Natins Unies, a été établi seln les nuvelles apprches stratégiques dévelppées par le Secrétariat Général des Natins Unies, telles l apprche participative, l apprche genre et l apprche basée sur les Drits Humains. L analyse de la situatin et l identificatin des prblèmes clés nt été menées en cnsultatin avec des représentants du Guvernement, de la sciété civile et des partenaires au dévelppement et par rapprt aux Objectifs du Millénaire pur le Dévelppement (OMD), la CID et autres engagements issus de la Déclaratin du Millénaire, Cnférences et Smmets internatinaux, ainsi que des instruments du Système des Natins Unies relatifs aux Drits Humains. Cnfrmément aux travaux de la Retraite de l équipe des Natins Unies de Djibuti qui s est réunie en mai 2006, quatre thèmes nt été retenus sur la base des prirités du dévelppement du pays et des Objectifs du Millénaire pur le Dévelppement : () auvreté et Envirnnement ; (2) Santé et pulatins vulnérables ; (3) Educatin et autnmisatin des femmes ; (4) Guvernance et artenariat. Quatre grupes thématiques, cmpsés des représentants du Guvernement, de la sciété civile et des partenaires au dévelppement nt été mis en place. Une analyse causale a été appliquée à chacun des thèmes en mettant en évidence les causes immédiates, les causes sus-jacentes ainsi que les causes fndamentales des prblèmes majeurs identifiés. Les lacunes de capacités des détenteurs de drits u «ayants drits» et celles des titulaires d bligatins u «ayants devirs» nt été respectivement identifiées. auvreté et Envirnnement Au curs des années quatre-vingt dix, Djibuti a enregistré une crissance écnmique négative en raisn d une péride d instabilité plitique et de chcs exgènes majeurs. Cette situatin a largement cntribué à la paupérisatin grandissante de la ppulatin djibutienne en général, et celle des ppulatins les plus vulnérables en particulier (femmes, enfants, ruraux, réfugiés et déplacés). 42% de la ppulatin vit dans la pauvreté abslue et 74% dans des situatins de pauvreté relative. ur inverser la tendance et mettre en place les cnditins d une crissance frte et durable, les puvirs publics nt adpté en 2004, un cadre stratégique de Ulutte cntre la pauvretéu (CSL). Ce prgramme de référence vise la créatin d une dynamique de crissance et une accumulatin du capital humain puvant faciliter la participatin des plus pauvres aux activités prductives et favriser la redistributin des revenus. Les actins mises en œuvre à ce jur nt été essentiellement financées sur les ressurces du budget natinal. eu de financements extérieurs nt pu être mbilisés à cause du retard dans la cnclusin d une secnde facilité pur la réductin de la pauvreté et la crissance (FRC) avec le Fnds mnétaire internatinal qui cnditinne les engagements financiers de la plupart des partenaires au dévelppement. En dépit des effrts furnis par le Guvernement, l atteinte de l bjectif de réductin de la pauvreté et de la faim semble être difficilement réalisable d ici à 205, en l absence de réfrmes sutenues de la plitique structurelle. En effet, avec un accrissement démgraphique se situant en myenne à 2,8% par an, le niveau actuel de la crissance reste insuffisant pur pérer une réductin substantielle de la pauvreté et de la faim. Le pays est par ailleurs sumis à d imprtants risques et catastrphes tels que la sécheresse, les inndatins et crues, le tremblement de terre, ainsi que la désertificatin, les épidémies, la famine, et sa situatin gégraphique influence un nmbre imprtant de flux migratires ainsi que des réfugiés et des persnnes déplacées engendrant des prblèmes d insécurité alimentaire. Au niveau des Uenjeux envirnnementauxu, la situatin est particulièrement critique à Djibuti ntamment à cause de la faiblesse des ressurces naturelles et des rigueurs du climat, (faible cuverture végétal, rareté de précipitatins, pauvreté de sls), ainsi que de la frte pressin démgraphique et de l afflux massif des ppulatins étrangères auxquelles s ajuternt à brèves échéances les impacts négatifs des changements climatiques. L apprvisinnement en eau, assuré à plus de 95% par les eaux suterraines, est singulièrement difficile en milieu rural et les centres urbains. La surexplitatin des nappes aquifères cnjuguée à la maintenance défaillante des réseaux cnduit à la dégradatin de la qualité de l eau. Le prblème de l assainissement cnstitue une menace majeure pur la ppulatin. L insalubrité, aggravée par des équipements d assainissement défaillants, engendre une détériratin du cadre de vie ntamment en milieu urbain ù la prgressin cnstante des ppulatins (3% par an) qui habitent dans des taudis génèrent la prlifératin des ccupatins illicites et précaires. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 5

T T armi ur remédier à cette situatin, les autrités se snt récemment dtées de cadres de référence avec l adptin d une li cadre sur l envirnnement et d un plan d actin natinal pur l envirnnement. Tutefis, faute de ressurces et de capacités institutinnelles suffisantes, les effrts snt restés insuffisants dans la mesure ù les rientatins retenues n nt pu être traduites en actins cncrètes. Cmpte tenu de nmbreuses cntraintest0f T pur résudre les prblèmes envirnnementaux, l bjectif du Millénaire pur le Dévelppement assigné en matière d envirnnement ne purra être atteint en 205, si des dispsitins ne snt pas prises pur mbiliser des ressurces financières, mener une plitique de plaidyer et dévelpper les capacités humaines à tus les niveaux. Santé et pulatins vulnérables Dans le cadre du plan natinal du dévelppement sanitaire pur la péride 2002-2006, de nmbreuses actins en faveur de la santé des ppulatins en général et des plus vulnérables en particulier dnt la mère et l enfant y cmpris la lutte cntre les maladies transmissibles (VIH/SIDA, rugele, paludisme et tuberculse) nt été entreprises par le Guvernement. Les différents prgrammes verticaux exécutés par la Directin de la santé mère-enfant nt cntribué à réduire la mrtalité maternelle estimée à 546 pur 00.000 naissances vivantes d après EDSF/AFAM-2002, et à réduire la mrtalité infantile et infantjuvénile estimée respectivement à 67 et 94 pur 000 naissances vivantes d après EDIM-2006. ar ailleurs, n estime à 9.000 le nmbre de persnnes vivant avec le VIH et les dnnées de rutine indique que le taux de prévalence du VIH est de 2,9% en 2006. lusieurs autres prgrammes et plans nt été également mis en service dnt le prgramme Santé de la reprductin et le prgramme de lutte cntre la vilence fndée sur le genre. Tutefis, les risques encurus par la femme à partir de l âge de 5 ans demeurent imprtants. Il s agit ntamment des mutilatins génitales féminines, des grssesses précces, des avrtements à risques, de la mrbidité (fistules, malnutritin, anémies, vilence, IST/SIDA) et de la très faible prévalence de la cntraceptin, ainsi que la réductin de l intervalle génésique, la multiparité et le besin nn satisfait. Les adlescents et es jeunes qui cnstituent la majrité de la ppulatin snt également victimes d une vulnérabilité grandissante liée à la pauvreté, au chômage, à l analphabétisme, à l abandn sclaire, aux IST/SIDA, à la vilence, à la cnsmmatin du tabac et drgues, et aux grssesses précces et avrtements en ce qui cncerne les jeunes filles. En dépit de nmbreux effrts accmplis, le drit des ppulatins à un état de santé satisfaisant n est pas réalisé. Le Frum de réflexin sur la santé rganisé en avril 2006 a permis de mettre en relief un certain nmbre de lacunes au niveau du Ministère de la santé dnt le besin en ressurces humaines qualifiées (sages-femmes, médecins, gynéclgues, bstétriciens, anesthésistes-réanimateurs) et le renfrcement de la stratégie IEC (infrmatin, éducatin, cmmunicatin) en matière de santé en général avec une large infrmatin du public sur l existence d un numér vert (5) gratuit pur bénéficier des cnseils et assistance en matière de VIH/SIDA. Les titulaires de drits ne snt pas tujurs au curant des questins liées à leur santé et les infrmatins restent encre insuffisantes. L Etat principal détenteur d bligatins a une faible capacité d affecter des ressurces suffisantes au secteur, et les cmmunautés snt limitées dans leur actin par manque de ressurces, d encadrement et de faiblesse de sutien des puvirs publics. Les bjectifs du Millénaire pur le dévelppement relatifs à la santé de la ppulatin divent par cnséquent faire l bjet d une attentin particulière cmpte tenu des pesanteurs sciculturelles qui entraînent des cmprtements peu cmpatibles avec les exigences en matière de santé et la pauvreté des ménages qui réduit leur accessibilité aux sins. les difficultés, n peut nter l absence de myens financiers, matériels et humains, l accentuatin de la dégradatin de l envirnnement et la difficulté à appliquer les législatins en vigueur Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 6

Educatin et Autnmisatin des femmes UEn matière d éducatinu, l examen du système éducatif entrepris en 999 a abuti à la frmulatin d une nuvelle li d rientatin de l éducatin qui a instauré entre autres : (i) un enseignement fndamental bligatire de neuf ans (cinq en cycle primaire et quatre en cycle myen) pur tus les enfants âgés de 6 à 6 ans; (ii) la refnte de prgrammes d enseignement adaptés au cntexte natinal ; (iii) la participatin des parents d élèves à la gestin des établissements sclaires; (iv) l alphabétisatin des jeunes de 5 ans et plus. Le bilan des réalisatins dans le cadre du plan d actin 200-2005 a été psitif au vu des résultats btenus. Tutefis, en dépit des prgrès réalisés, près de 45% des enfants dnt une majrité de filles ne snt pas sclarisés surtut en znes rurales et plus de 20% des élèves inscrits n achèvent pas leur cycle d études primaires. plus élevée chez les femmes. Même si le secteur a bénéficié en 2006 d un prgramme d appui à l enseignement primaire dans le cadre de l initiative de mise en œuvre accélérée financée sur dn par la Banque Mndiale, en vue de renfrcer entre autres la sclarisatin des filles et celle des enfants issus des grupes vulnérables et à besins spéciaux (les enfants des réfugiés étant entièrement pris en charge par le HCR), le système éducatif reste cnfrnté aux prblèmes d accès, d équité, de qualité et d efficacité interne. ar ailleurs, l analphabétisme des 5 ans et plus (53,5%) reste La vlnté affichée du Guvernement pur atteindre l bjectif d une éducatin pur tus à l hrizn 205 ne se traduit dnc pas tujurs en actins cncrètes faute de financement et de capacités institutinnelles suffisantes, mais aussi faute des parents, de la cmmunauté et de la sciété civile qui, en raisn de la pauvreté, de l ignrance et des préjugés sciculturels psent prblèmes à l éducatin des enfants, à celle des filles en particulier. En ce qui cncerne Ul autnmisatin des femmesu le plaidyer du résident de la République en mars 2000 a permis d œuvrer d urgence à l instauratin et la sauvegarde des drits de la femme. Les cinq dernières années la femme a bénéficié d un élan plitique ntable avec : (i) la créatin d un Ministère de la prmtin de la femme et du bien-être familial et des affaires sciales en mai 999 ; (ii) l adptin en 2002 d un Cde de la famille en faveur de la sauvegarde de l unité, de l entente de la famille et de la prtectin des enfants ; (iii) l élabratin d une stratégie natinale d intégratin de la femme dans le dévelppement en juillet 2002 ; (iv) l adptin de la li instituant le système de quta d au mins 0% de l un u de l autre sexe dans les fnctins électives et administratives en 2002, (d ù la représentatin de 7 femmes sur 65 membres au arlement en 2003) ; (v) la nminatin d une deuxième femme ministre déléguée à la Cpératin internatinale en mai 2005. ar ailleurs, des mesures nt été prises pur lutter cntre tutes les frmes de discriminatin à l égard des femmes y cmpris les mutilatins génitales dnt l article 333 du Cde pénal élabré en 995 et sanctinnant les pratiques néfastes. Mais cette avancée n a cnnu qu une intégratin timide de la femme au prcessus du dévelppement car l inégalité entre l hmme et la femme reste tujurs un défi majeur à relever. Les disparités du genre - bservées dans les dmaines de l éducatin, de l alphabétisatin, de la vie écnmique et de la prise de décisin - persistent encre à cause de la pauvreté, de l ignrance, de l analphabétisme et surtut du pids de la traditin, de la religin et de la pressin sciale. Le prjet visant à favriser le dévelppement de la micr-finance cmme myen de prmtin écnmique et scial de la femme a cnnu des difficultés et sn impact se fait attendre. Les bnnes intentins frmulées par le Guvernement, la sciété civile, les bailleurs de fnds et les partenaires au dévelppement lrs de la table rnde sectrielle en ctbre 2003 à l égard de la stratégie natinale d intégratin de la femme au dévelppement divent par cnséquent se cncrétiser pur permettre aux femmes d influer sur le curs de leur existence. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 7

Guvernance et artenariat Dans Ule dmaine de la guvernanceu de nmbreuses réfrmes nt été mises en œuvre, grâce au retur à la paix, mais les résultats et l impact attendus n nt pas été entièrement atteints. Des effrts cnsidérables divent être déplyés ntamment pur permettre aux acquis démcratiques de s enraciner. L rganisatin des partis plitiques laissent à désirer et les élus snt lin de juer pleinement leur rôle. Malgré un envirnnement scial favrable et une sllicitatin imprtante, la sciété civile épruve de grandes difficultés à juer le rôle de catalyseur à cause ntamment d un cadre juridique jugé inadapté et des faiblesses structurelles significatives. L absence d une presse indépendante cnstitue aussi une cntrainte imprtante sur le plan de la liberté d expressin. En matière de guvernance judiciaire, le renfrcement de l état de drit et l améliratin de la sécurité juridique et judiciaire au service du cityen prônés par les états généraux de la justice en 200 seraient susceptible de rehausser le crédit de la justice et partant de favriser le dévelppement écnmique du pays. La guvernance administrative se caractérise par une lurdeur dans le fnctinnement et par une relative inefficience dues aux faiblesses structurelles, tandis que la guvernance lcale, malgré les initiatives remarquables prises par le Guvernement dnt l rganisatin des premières électins réginales en 2006 pur prmuvir la décentralisatin et mettre en place les cllectivités lcales et leurs rganes élus, tarde à être cncrétisée. Les décrets d applicatin pur le transfert effectif des myens et des cmpétences ne snt pas encre traduits dans la réalité. Sur le plan de la guvernance écnmique, les finances publiques nt cnnu d imprtants déséquilibres macrécnmiques durant la péride 990-95. ur srtir de cette crise, les autrités du pays se snt engagées avec le cncurs du FMI et de la Banque mndiale dans une plitique de réfrmes structurelles dans le but de rétablir les grands agrégats macrécnmiques et mettre le pays sur la vie d une crissance écnmique durable. Tujurs est-il que les prblèmes existants gravitent autur de : (i) la lutte cntre la pauvreté ; (ii) l améliratin de la cmpétitivité à myen terme ; (iii) la pssibilité d asseir à myen u à lng terme une psitin budgétaire viable. Quant au secteur privé, il est atrphié et fait face à plusieurs prblèmes dnt les cûts élevés des facteurs de prductin, le financement, l insuffisance des ressurces humaines qualifiées et à la pressin fiscale. Néanmins, les autrités du pays nt su cncrétiser avec l Emirat de Dubaï un partenariat écnmique remarquable. Elles nt également renfrcé depuis 200 les institutins ayant en charge la prmtin du secteur privé, mais de nmbreux défis pur prmuvir la cmpétitivité de l écnmie de Djibuti restent encre à relever. Le renfrcement des capacités natinales en matière de prductin, d analyse et d utilisatin des dnnées pur la définitin des prirités, ainsi que la réalisatin d un recensement de la ppulatin et la mise en place de bases de dnnées en matière de planificatin s avèrent dnc primrdiaux. Dans Ule dmaine du partenariatu, la plitique d assainissement des finances publiques menée depuis 999 par le Guvernement a entraîné une prgressin de l Aide ublique au Dévelppement, ce qui a permis à la Banque Mndiale de classer Djibuti parmi les pays de l Afrique subsaharienne pur lesquels l Aide par tête d habitant est la plus imprtante. Au niveau natinal, les partenaires au dévelppement nt inscrit leur actin dans l accmpagnement des plitiques sectrielles vlntaristes mises en œuvre par les autrités. Ils nt également œuvré à la prmtin du secteur privé à travers l étude diagnstique sur l intégratin du cmmerce et nt su répndre aux situatins d urgences. Tujurs est-il que le cncept même et les cnturs d un partenariat mndial, ainsi que la manière dnt il sera mis en œuvre, restent encre imprécis au niveau natinal ù les mécanismes antérieurs cntinuent de prévalir. UEn cnclusin,u les différents prblèmes analysés fnt ressrtir le nn respect d un grand nmbre de drits humains dû aux faibles capacités aussi bien des titulaires de drits (les ayant drits) que des détenteurs d bligatins (les ayants devirs). Cmpte tenu des faiblesses sus-citées, et au vu des résultats indicateurs préliminaires de l EDIM-2006 dnt n truvera quelques dnnées en annexe, les dmaines priritaires de cpératin SNU-Guvernement devraient s articuler principalement autur de : (i) la lutte cntre la pauvreté et la prtectin de l envirnnement ; (ii) la prmtin de la santé des ppulatins et ntamment des plus vulnérables ; (iii) l accès à des services d éducatin de qualité et à l autnmisatin des femmes; (iv) la prmtin de la bnne guvernance et du partenariat Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 8

Sectin - ROCESSUS DE RERARATION DU CCA Ce deuxième Bilan Cmmun de la République de Djibuti u CCA a été établi cnfrmément aux nuvelles apprches stratégiques dévelppées par le Secrétariat Général des Natins Unies pur la définitin du lan Cadre d Aide au Dévelppement u UNDAF. Il s agit essentiellement de l apprche participative, de l apprche genre et surtut de l apprche basée sur les Drits humains. L analyse de situatin et l identificatin des prblèmes clés de dévelppement nt par cnséquent été menées en étrite cnsultatin avec des représentants du Guvernement, de la sciété civile et des partenaires au dévelppement d une part, et par rapprt aux Objectifs du Millénaire pur le Dévelppement (OMD) et autres engagements issus de la Déclaratin du Millénaire, Cnférences et Smmets internatinaux, ainsi que des instruments du Système des Natins Unies relatifs aux Drits humains, d autre part. Cnfrmément aux travaux de la Retraite de l équipe des Natins Unies de Djibuti qui s est réunie en mai 2006, quatre thèmes nt été retenus sur la base des prirités du dévelppement du pays : - auvreté et Envirnnement 2- Santé et pulatins vulnérables 3- Educatin et Autnmisatin des femmes 4- Guvernance et artenariat Quatre grupes thématiques nt été respectivement mis en place, chacun étant cprésidé par un représentant du Guvernement et un chef d agence du Système des Natins Unies. Les membres de chaque grupe nt été cnjintement identifiés par les institutins guvernementales et le persnnel technique des agences du Système des Natins Unies. Quatre cnsultants natinaux nt été sélectinnés et recrutés par le Bureau du Crdnnateur Résident du Système des Natins Unies pur faciliter les travaux des grupes. ar ailleurs, l ensemble des membres des grupes thématiques nt bénéficié pendant une jurnée d une sessin d rientatin relative à la prgrammatin basée sur les Drits humains. Le lancement fficiel du CCA/UNDAF a eu lieu le 05 juillet 2006 par Madame la Ministre déléguée aux affaires étrangères chargée de la Cpératin internatinale en présence de plusieurs membres du Guvernement, des hauts cadres de l Etat ainsi que des représentants des partenaires au dévelppement. Une analyse causale a été appliquée à chacun des thèmes et les causes immédiates et sus-jacentes ainsi que les causes fndamentales des prblèmes clés majeurs nt été identifiés. Les lacunes de capacités des détenteurs de drits u «ayants drits» et celles des titulaires d bligatins u «ayants devirs» nt été respectivement identifiées. Une attentin particulière a été accrdée aux vlets transversaux tels que la guvernance et au genre, ainsi qu à la situatin des grupes vulnérables et défavrisés et persnnes déplacées. Les dnnées et statistiques citées en référence nt été sélectinnées en fnctin de leur degré de fiabilité et pertinence et extraites, entre autres, des enquêtes EDAM-IS2 et EDSF/AFAM 2002, et surtut celle d EDIM, enquête à indicateurs multiples (MICS 3) plus récente dnt les résultats préliminaires nt été validés et partagés en janvier 2007. D autres dnnées nt été extraites des rapprts sectriels dnt ceux de l éducatin et de la santé, du Rapprt natinal sur les Objectifs du Millénaire pur le Dévelppement de 2005, ainsi que des rapprts de la Banque Mndiale et du FMI. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 9

A prps de l apprche participative Le prcessus participatif ci-dessus évqué a engendré une maîtrise de l apprche centrée sur les Drits humains, Drits qui dans l exécutin de l UNDAF sur la péride 2008-202 divent avant tut permettre leur cnnaissance accrue, puis leur applicatin plus rigureuse et, à terme, leur cncrétisatin pleine et entière. ar ailleurs, le dialgue et la cncertatin nt permis de mettre en exergue : (i) le rôle déterminant des plitiques natinales de dévelppement et leur mise en œuvre effective; (ii) la recnnaissance des besins spécifiques des cityens appartenant aux grupes pauvres et vulnérables; (iii) la nécessité de réaffirmer, à tus les niveaux, la primauté de la juissance par tus les cityens de tus les drits humains ; (iv) l imprtance de la prductin d instruments d analyse statistique nécessaire au suivi et à l évaluatin de tute actin menée. A prps de l apprche basée sur les drits humains Les Natins Unies nt tujurs mis les Drits humains au centre de leur actin depuis leur créatin, mais la prgrammatin de l UNDAF basée sur les drits humains a cnnu une accélératin en 997, année ù le Secrétaire Général des Natins Unies déclarait d une manière explicite que «tutes les activités majeures des Natins Unies divent être guidées par les principes des Drits de l hmme». Cette apprche a par cnséquent permis aux grupes thématiques de mener une analyse chérente et exhaustive du Dévelppement humain, en partant du principe que tut effrt de dévelppement dit impliquer un prgrès en matière de respect des drits humains, tels que définis par la Charte des Natins Unis et par l ensemble des instruments internatinaux établis depuis 948 Sans prétendre à l exhaustivité, le Bilan cmmun a tenté de cerner les prblèmes majeurs du pays en matière de dévelppement en identifiant les causes, mais aussi les lacunes de capacités des titulaires des drits et des détenteurs d bligatins et partant, de mettre en relief les actins majeures à entreprendre en rapprt avec les Objectifs du Millénaire pur le Dévelppement. En ce qui cncerne l apprche genre Les rapprts de genre se réfèrent à la distributin du puvir entre femmes et hmmes dans un cntexte dnné et cmprend les ptentialités, capacités et pprtunités des uns et des autres, ainsi que leur évlutin tut au lng du prcessus de dévelppement. N étant pas un bjectif en si, cette apprche représente une stratégie d actin qui tend vers la cncrétisatin du cncept d égalité entre hmmes et femmes au myen ntamment d un renfrcement de capacités de ces dernières. Cette stratégie a été prise en cmpte dans sa dimensin transversale dans les dmaines plitique, sciale et écnmique. A prps de la Déclaratin du Millénaire et du Rapprt Natinal sur les Objectifs du Millénaire pur le Dévelppement (OMD) La République de Djibuti, signataire de la Déclaratin du Millénaire s emplie aujurd hui à mieux cibler sn actin dans le sens de la réalisatin des huit bjectifs principaux du Millénaire pur le dévelppement : - Réduire l extrême pauvreté et la faim 2- Assurer une éducatin primaire pur tus 3- rmuvir l égalité des sexes et l autnmisatin des femmes 4- Réduire la mrtalité infantile 5- Amélirer la santé maternelle 6- Cmbattre le VIH/SIDA, le paludisme et les autres maladies 7- Assurer un envirnnement durable 8- Mettre en place un partenariat mndial Un premier rapprt natinal sur l état des OMD a été élabré par le Guvernement en 2003. Le deuxième - résultat d un travail cllectif entre des représentants du Guvernement, du Système des Natins Unies, de la sciété civile et autres partenaires au dévelppement - a été publié en 2005. Le deuxième rapprt a mis l accent sur les actins du Guvernement et des rganismes internatinaux ainsi que sur l état des prgrès réalisés, en sulignant tutefis les difficultés et cntraintes rencntrées au niveau de la prductin d infrmatins et la capacité d analyse du système statistique. Il cnstitue un dcument de plaidyer en faveur d un engagement frt des partenaires au dévelppement à sutenir les effrts du Guvernement dans la vie du dévelppement sci-écnmique du pays. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 0

et Sectin 2 - ANALYSE DE LA SITUATION (i) Cntexte gégraphique Ancienne clnie française, ayant accédée à l indépendance le 27 juin 977, la République de Djibuti, située dans la 2 Crne de l Afrique à l entrée Sud de la mer Ruge, cuvre une superficie de 23.200 km partage ses frntières avec 2 l Ethipie, l Erythrée et la Smalie. Elle dispse de 372 km de côtes ainsi que d un espace maritime d envirn 7.200 km lacée sur l une des vies maritimes les plus empruntées du cntinent, Djibuti bénéficie d une psitin géstratégique incntestable. lacé sur le rift africain, le territire présente un relief cntrasté. Le climat est de type désertique marqué par une faible pluvimétrie et des températures généralement élevées. La cuverture du végétal est faible du fait de la rareté des précipitatins cmbinée à la pauvreté des sls. Les deux ethnies principales du pays snt les Afars et les Smalis, tutes deux de traditin nmade et de cnfessin musulmane. On y truve une imprtante cmmunauté arabe d rigine yéménite. Les ppulatins étrangères les plus imprtantes du pint de vue numérique snt les smaliens, les éthipiens et les français. Les langues fficielles snt le français et l arabe. Les langues natinales snt l afar et le smali. (ii) Cntexte démgraphique La démgraphie djibutienne se caractérise par une frte crissance de la ppulatin, ainsi que par des déplacements de ppulatin internes et externes imprtants favrisant une urbanisatin rapide. L inexistence de dnnées cmplètes et fiables cnstitue le principal défi et faute de recensement le pays ne dispse pas d infrmatins exhaustives sur l effectif et la structure de la ppulatin. Cependant, sur la base des enquêtes réalisées auprès des ménages EDAM-IS2 et EDSF/AFAM en 2002, et celle plus récente à indicateurs multiples u EDIM (MICS 3) réalisée en 2006, la ppulatin djibutienne est estimée entre 600 et 650.000 habitants. Le taux d accrissement est d envirn 2,8 % par an. Les jeunes de mins de 5 ans frment près de 40% de la ppulatin. lus de 80% de la ppulatin vit en milieu urbain et Djibutiville à elle-seule cncentre près de 65% de cette ppulatin urbaine. Le reste de la ppulatin est réparti dans les régins de l intérieur (districts d Arta, d Ali Sabieh, de Dikhil, de Tadjurah et d Obck). La ppulatin rurale est estimée à 5% du ttal. Les taux de fécndité et de mrtalité, tujurs élevés, enregistrent tutefis une baisse par rapprt à la dernière décennie. Ainsi l indice synthétique de fécndité (ISF) est passé de 5,8 en 996 à 4,2 enfants par femme en 2002. Les taux de mrtalité infantile et infant-juvénile snt passés respectivement de 03, à 67 pur.000 naissances vivantes et de 24,4 à 94/.000 entre 2002 et 2006. L espérance de vie, l une des plus faibles du mnde, se situe autur de 47 ans. Cette tendance à la baisse des taux de mrtalité infantile et infant-juvénile est le résultat des effrts mis de plus en plus dans la préventin et ntamment dans la cuverture de la vaccinatin. En ce qui cncerne la fécndité, n peut signaler une améliratin de la prévalence cntraceptive qui est passée de 3% en 2000 à 7,8% en 2006 d après EDIM-2006. Cette prévalence reste tutefis très faible et cnstitue une des causes de la mrtalité maternelle estimée à 546 pur 00.000 naissances vivantes d après l enquête EDSF/AFAM-2002. Juissant d une certaine stabilité au sein d une régin ù subsistent des nmbreux cnflits, la République de Djibuti accueille depuis sn indépendance de nmbreux réfugiés et persnnes déplacées. ar ailleurs, la sécheresse persistante, la dégradatin de l envirnnement et l appauvrissement des ppulatins dans les districts de l intérieur et les znes rurales entraînent un déplacement de plus en plus imprtant de persnnes vers Djibuti-ville et sa périphérie ù snt cncentrées les infrastructures écnmiques du pays. L augmentatin des bidnvilles à la périphérie de Djibuti-ville et la cnstructin d habitatins précaires dans les quartiers de la ville démntre que le phénmène d agrégatin de ppulatin cntinue de s amplifier. De même, n assiste à une augmentatin du nmbre des persnnes vivant dans la rue. Cette situatin s accmpagne d une mntée de la vilence ntamment à l égard des femmes et des enfants, mais aussi d une pressin de plus en plus accrue sur les infrastructures sciales, du secteur de la santé en particulier, engendrant une dégradatin de l envirnnement urbain. A nter que, faute de dnnées cmplètes et fiables nécessaires pur une cmpréhensin crrecte des tendances démgraphiques, l intégratin de la cmpsante démgraphique dans les prgrammes de dévelppement ainsi que l évaluatin de l impact réel de ces prgrammes sur les ppulatins cibles restent difficiles à mettre en œuvre. Il n existe pas nn plus de plitique de ppulatin fficielle qui sit glbale dans sn apprche. L appareil statistique du pays, la Directin de la statistique et des études démgraphiques (DISED), cmpte tenu de ses faibles capacités institutinnelles, n est pas encre en mesure de centraliser tutes les infrmatins requises sur la ppulatin pur leur intégratin dans les plans de dévelppement. Tutefis, un certain nmbre d indicateurs tels que la participatin de Djibuti aux Cnférences internatinales, l adhésin aux différents prgrammes et plate-frmes d actin, la ratificatin des cnventins internatinales, les changements sur le plan plitique au niveau natinal et enfin les différents prgrammes sectriels devraient puvir s inscrire dans le cadre chérent d une plitique de ppulatin. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti

place (iii) Cntexte plitique Au curs de la décennie éculée, le pays s est dté des institutins nécessaires à une démcratie de type pluraliste. La Cnstitutin du 5 septembre 992 a psé les fndements de l rganisatin plitique et cnstitue la li suprême du pays. Le régime est de type présidentiel ù les puvirs de l exécutif snt cntrebalancés par les puvirs législatif et judiciaire. L exécutif est cmpsé du résident de la République, Chef du Guvernement, d un remier Ministre qui assure la crdinatin de l actin guvernementale et des ministres. Le puvir législatif est entre les mains de 65 députés, dnt 7 femmes, qui représentent le peuple et siégent à l Assemblée natinale. Enfin, le puvir judiciaire est incarné par la Cur Suprême. Le pays est actuellement dirigé par une calitin de quatre partis plitiques. ( iv) Cntexte sci-écnmique La République de Djibuti se caractérise actuellement par des indicateurs sciaux en dessus des nrmes des pays en dévelppement à revenu faible et des pays arabes avec un IB/tête estimé à 850$ et un IDH de 0,494 en 2006 qui le ème classe à la 48 sur un ttal de 77 pays. La situatin de dévelppement humain indique une situatin de pauvreté relative et de pauvreté extrême tuchant respectivement 74,4% et 42,2% de la ppulatin en 2002. les résultats de l enquête EDAM-IS2 menée en 2002 mntrent que le phénmène est généralisée et tuche tutes les catégries sciales et tutes les znes gégraphiques. L incidence de pauvreté est plus prfnde en milieu rural avec 97% de pauvreté relative et 83% de pauvreté extrême et affecte beaucup plus les femmes que les hmmes. D après l EDIM-2006 presque un enfant sur deux est sclarisé en 2006. Bien que le taux de net slarisatin primaire (55,3%) ait prgressé dans tutes les régins du pays, les disparités d accès à l écle primaire demeurent quelque peu marquées entre les znes urbaines (56,0%) et les znes rurales (4,3%). Les inégalités liées au genre nt par cntre régressées, suite aux nmbreuses campagnes de sensibilisatin menées en faveur de la sclarisatin des filles, avec un indice de parité filles/garçns de 0,98 aussi bien en milieu urbain qu en milieu rural. Il n existe pratiquement aucune différence entre filles et garçns en termes de fréquentatin de l écle primaire. L EDIM-2006 indique par ailleurs que le purcentage de femmes âgées de 5-24 ans alphabétisées s élève à 47,5%, mais ce taux est de 48,4% en milieu urbain et seulement de 4,2% en milieu rural. La situatin sanitaire est glbalement alarmante cmpte tenu du manque de qualificatin du persnnel et de l insuffisance de médicaments essentiels dans les structures sanitaires. L accès aux sins des ménages les plus pauvres et des femmes en particulier est limitée et les taux de mrtalité maternelle et infant-juvénile snt assez élevés. Le système de santé étant axé sur les sins curatifs, les disparités dans l accès snt imprtantes entre la ville de Djibuti et les districts de l intérieur. La prpagatin du VIH/SIDA et des maladies sexuellement transmissibles cnstitue une autre préccupatin, ntamment chez les femmes et les jeunes. Même si le taux de prévalence myen est relativement bas (2,9%), l épidémie infecte plus les persnnes écnmiquement prductives (6% pur les 5-35 ans) et l incidence risque de crître rapidement cmpte tenu des cmprtements à risque de cette tranche d âge. L apprvisinnement en eau ptable des ppulatins a tendance à s amélirer puisque EDIM-2006 indique que 97,9% nt accès aux surces d eau ptable amélirées, mais ce taux baisse à 52,5% en milieu rural. ar cntre, le prblème d assainissement et de l hygiène représente une menace imprtante pur l envirnnement et cnstitue une surce d aggravatin de la situatin sanitaire. Seulement 67,8% de la ppulatin utilise des sanitaires pur l éliminatin des excréments (égut, fsse septique, latrines) en milieu urbain, et ce taux baisse à 8,8% en milieu rural. A nter que seuls 65,9% des ménages vivent dans des maisns équipées d installatins sanitaires amélirées. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 2

En matière d habitat, Djibuti-ville et les principaux centres urbains du pays nt cnnu une expansin rapide de znes d habitats précaires dnt le dévelppement s est traduit par des difficultés crissantes dans l accès aux services sciaux de base. De plus, les prix élevés des lyers, les cûts exrbitants des matériaux de cnstructin et de la main d œuvre exacerbent la précarité des ménages et limitent les pssibilités d accès des pauvres aux lgements décents. Le taux myen de chômage (59,5%) est en frte hausse par rapprt à sn niveau de 996. Seln EDAM-IS2, ce taux est particulièrement élevé parmi les ménages pauvres (66,5%) et chez les pauvres extrêmes (72,4%). La situatin des femmes est encre plus dramatique. 68,5% des femmes actives snt au chômage cntre 54,5% pur les hmmes. L écnmie du pays est lurdement tributaire du secteur des services qui représente 80% du IB et 80% des emplis. Les services snt principalement axés sur les activités prtuaires, le transprt et les cmmunicatins. Le secteur agricle, en raisn de l absence de terres fertiles, de manque d eau et des cnditins climatiques difficiles, reste insignifiante et ne représente que 5% du IB. Le secteur de la pêche, ressurce au ptentiel imprtant, demeure inexplité par manque de demande intérieure et du fait de plitiques de prix et de travail nn cncurrentielles. Quant au secteur industriel, il est très peu dévelppé en raisn du manque de ressurces naturelles et ne représente que 5% du IB. L essentiel du financement extérieur de l écnmie du pays prvient aujurd hui de l Aide ublique au Dévelppement qui, avec un peu mins de 60 millins $ chaque année, représente près du dixième du IB. La République de Djibuti est l un des pays qui reçit le plus d aide au dévelppement en Afrique subsaharienne. Cette assistance extérieure est surtut cmpsée d aide bilatérale avec 48% du flux ttal d aide publique au dévelppement. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 3

(v) réventin des catastrphes Au curs des vingt dernières années la République de Djibuti a cnnu plusieurs catastrphes et des situatins d urgence face auxquelles les autrités natinales n nt pu répndre qu avec des myens humain et matériel limités. Les catastrphes auxquelles le pays est cnfrnté de manière récurrente, à des échelles de gravité variables, snt la sécheresse, la désertificatin (débisement abusif et surpâturage), la famine, les inndatins et crues d ueds, les épidémies, la dégradatin de l envirnnement et les tremblements de terre (Djibuti étant situé dans une zne vlcanique très sismique). ULa sécheresseu a un impact plus durable sur l écnmie du pays car elle menace à la fis la survie des ppulatins nmades et celle du cheptel. Depuis 999, le pays à l instar des autres pays de la Crne de l Afrique est cnfrnté à une sécheresse chrnique qui a pur cnséquence un appauvrissement de la ppulatin en général et de la ppulatin rurale en particulier. Les cycles de sécheresse se traduisent par la hausse du taux de malnutritin chez les grupes vulnérables (femmes enceintes et allaitant, persnnes âgées et malades, et les enfants de mins de cinq ans). ar ailleurs, la surexplitatin des ressurces en eaux, le manque de maintenance des infrastructures hydrauliques, l insuffisance de retenues d eaux de pluies, le surpâturage et le débisement aggravent davantage la situatin. En janvier 2006, le Guvernement a lancé un appel à la cmmunauté internatinale pur une assistance humanitaire. Ainsi, 47.500 persnnes dnt 28.500 femmes nt bénéficié d une Uaide alimentaire d urgenceu dans le cadre du rgramme Alimentaire Mndial. A nter aussi que sus l impulsin de la première Dame du pays, un vaste élan de slidarité s est également mis en place pur venir en aide aux ppulatins victimes estimées à envirn 88.500 persnnes. ULes inndatins et les cruesu de 994 et 2004 qui nt tuché Djibuti-ville et l ensemble des districts, à des degrés divers, nt été parmi les plus dévastatrices que le pays a cnnu depuis l indépendance. Les cntraintes climatiques expliquent la faiblesse du cuvert végétal du pays. Cette situatin est aggravée par la cupe du bis pur le chauffage et la cuissn, ainsi que pur le cmmerce du charbn de bis. Ces pratiques cntribuent de manière significative au UdébisementU des sls et accentue le phénmène de Ula désertificatinu. A nter qu une étude sur la vulnérabilité et l adaptatin aux Uchangements climatiquesu réalisée en juillet 200 par le Ministère de l habitat, de l urbanisme et de l envirnnement mntre que la diversité bilgique terrestre sera très vulnérable aux changements climatiques, mais les impacts variernt énrmément suivant les régins et seln le degré actuel de dégradatin des écsystèmes terrestres. Les znes les plus tuchées sernt celles qui snt déjà fragilisées par d autres facteurs généralement d rdre anthrpique. ur atténuer l ampleur de ces impacts négatifs, il faudra qu une réelle plitique de cnservatin des znes les plus vulnérables sit mise en place. Des stratégies d adaptatin aux changements climatiques, basées sur les principes de préventin utilisant les dnnées satellitaires (télédétectin, évaluatin de la bimasse ptentielle, prévisin des saisns sèches etc.) seraient largement bénéfiques aux ppulatins nmades qui vivent essentiellement des prduits d élevage. Sur le plan de l hygiène, le manque d hygiène, les mdes de cnservatin des eaux ptables et des aliments, le dysfnctinnement du réseau d assainissement et le système de canalisatin saturé créent des cnditins prpices à Ula prpagatin des épidémiesu (chléra et paludisme) et des maladies diarrhéiques dnt la fréquence est accentuée ces dernières années par le muvement migratire des ppulatins nmades et l immigratin clandestine. ur ce qui est de Utremblement de terreu, les crises de 973 et 978 nt été parmi les plus vilentes (magnitude 5.0 sur l échelle de Richter), mais aucun victime n a été déplré grâce au respect des nrmes de cnstructin parasismiques et des plans d urbanisatin stricts qui interdisent les cnstructins au-delà d une certaine hauteur ainsi que dans les znes à risques. Tutefis, l urbanisatin rapide de la capitale, qui s est traduite par une extensin de la ville au Nrd par le remblayage des terrains gagnés sur la mer et au Sud vers l ued d Ambuli, purrait cnstituer un risque réel en cas de séisme de même amplitude. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 4

(vi) Réfugiés et persnnes déplacées La Crne de l Afrique a été cnstamment buleversée par des cnflits et par cnséquent par les déplacements des ppulatins et l afflux des réfugiés. La République de Djibuti, qui juit d une stabilité particulière dans la régin, a tujurs subi les cntrecups de ces catastrphes causées par l hmme et a accueilli les réfugiés sur sn sl. Suite aux dernières pératins de rapatriement d il y a deux ans, le nmbre de réfugiés actuellement présents serait de 4.500 envirn. De même, suite au cnflit interne armé de 99 qui a duré jusqu en 994, de nmbreuses persnnes se snt déplacées des znes rurales vers la capitale. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 5

T T T La T Cf. T et 2. AUVRETE ET ENVIRONNEMENT 2.. auvreté Cette prblématique vise la réductin de l extrême pauvreté et de la faim, UObjectif du Millénaire pur le DévelppementU qui cible la réductin de mitié de la prprtin de la ppulatin dnt le revenu est inférieur à un dllar par jur entre 990 et 205 d une part, et la réductin de mitié de la prprtin de la ppulatin qui suffre de la faim d autre part, dans le respect des drits humains dnt le drit à la vie, le drit à la prtectin, le drit à un niveau de vie décent, le drit de manger à sa faim, le drit à un travail etc. «La sécheresse endémique et la mauvaise explitatin des ressurces hydrauliques snt des situatins préccupantes. Il faudra mettre en œuvre la plitique de l eau et du dévelppement rural ; mettre en œuvre le dessalement de l eau de mer pur augmenter l apprvisinnement ; renfrcer la prductin agricle ; garantir une sécurité alimentaire durable ; définir une plitique de revalrisatin des prduits de l élevage qui cnstitue un dmaine sus-explité ; expliter les prduits de la mer». (Extrait de la Feuille de rute du résident de la République mai 2005) Situatin et tendances 2 L analyse explratire des différentes enquêtes sur la pauvretéf mntre que celle-ci est devenue structurelle. En effet, malgré les prgrès imprtants réalisés dans le dmaine macrécnmique depuis la secnde mitié des années 990, la situatin sciale s est cnsidérablement détérirée. Définitin et mesure de la pauvreté La pauvreté est un phénmène multidimensinnel qui renvie à la fis à une insuffisance de revenus, au manque d emplis et aux difficultés d accès aux besins essentiels. La pauvreté mnétaire retrace ainsi une insuffisance de revenus mnétaires pur faire face aux dépenses alimentaires et nn alimentaires indispensables. Elle est appréhendée à partir de deux seuils en dessus desquels une persnne est cnsidérée cmme pauvre relatif u extrême : Uun seuil de pauvreté relativeu, calculé à partir de la part de la dépense alimentaire dans la dépense ttale des ménages du deuxième quintile de dépenses équivalentes adultes, et Uun seuil de pauvreté extrêmeu, déterminé sur la base des besins alimentaires minimaux crrespndant à un apprt calrifique jurnalier de 25 calries par équivalent adulte. Le seuil de pauvreté relative a été estimé à 98.229 FD et le seuil de pauvreté abslue à 4.096 FD par an en 2002, ce qui crrespnd respectivement à 3,3 $ et,8 $dllars par persnne et par jur ( US$ = 77 FD). Le seuil de pauvreté relative particulièrement élevé, cmparé à celui fixé dans le cadre de la Déclaratin du Millénaire (2 $ par persnne et par jur), traduit le niveau élevé des prix à Djibuti et sn incidence sur les cnditins de vie des ménages. Ainsi, la pauvreté mnétaire est engendrée par une insuffisance de revenus et un faible puvir d achat dans un cntexte frtement marqué par une crise du marché du travail. (DSR-2004) (Extrait : EDAM-IS2-2002) Les résultats de l enquêtes EDAM-IS-2002 mntrent que l incidence de la pauvreté, entre 996 et 2002, est passée de 3 45,% à 74,0% pur les pauvres relatifst2f de 9,6% à 42,% pur les pauvres extrêmes. Il se truve que la pauvreté est un phénmène généralisé qui affecte tutes les znes gégraphiques et tutes les catégries sciales. Les quartiers périphériques des znes urbaines hébergent la plus grande partie cncentratin des pauvres, tandis que les jeunes et les femmes cnstituent les cuches les plus vulnérables de la ppulatin. L incidence de la pauvreté est particulièrement élevée en zne rurale ù près de 97% des ménages snt pauvres dnt 83% extrêmement pauvres. ar ailleurs, une étude réalisée auprès des ménages ruraux en 2005 par le AM a mntré que l insécurité alimentaire et la vulnérabilité existent dans tus les districts. Les résultats indiquent que 49% des ménages enquêtés snt vulnérables, parmi lesquels 3,3% snt cnsidérés cmme très vulnérables à l insécurité alimentaire. Les principaux résultats macrécnmiques btenus sur la péride 2000-2005 nt été les suivants : i) une inflatin mdérée avec un taux de crissance myen annuel de l indice des prix à la cnsmmatin (IC) d envirn 3% ; ii) une légère hausse de crissance écnmique mais demeurant insuffisante par rapprt au taux de crissance du revenu par habitant. Le pays a en effet enregistré un taux de crissance myen du IB réel d envirn 2,5% (passant de 0,7% en 2000 à 3,2% en 2004). 2 première évaluatin de la pauvreté a été réalisée en 996, suite à l enquête sur les habitudes des cnsmmatins des ménages (EDAM ). La deuxième Enquête Djibutienne auprès des Ménages - Indicateurs Sciaux (EDAM-IS2), a été réalisée en 2002 par le Guvernement avec l assistance des partenaires au dévelppement.. 3 encadré définitin et mesure de la pauvreté Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 6

T T T T Il T Les T Les T inscrits Réalisatins Cmpte tenu de sn ampleur et de sa prfndeur, la pauvreté à Djibuti n est pas seulement un prblème scial mais cnstitue un véritable défi de dévelppement. La mise en place d un cadre stratégie de lutte cntre la pauvreté (CSL), principale initiative de plitique générale du pays, répnd à cet enjeu. Il s articule autur de quatre axes : i) la relance de la crissance écnmique et renfrcement de la cmpétitivité ; ii) la prmtin du dévelppement prgressif des ressurces humaines, du rôle de la femme, de l empli et des activités génératrices de revenus ; iii) le dévelppement lcal durable et l améliratin de l accès à l eau ptable et aux services universels de base ; iv) la prmtin de la bnne guvernance. Cette stratégie ne peut être matérialisée que dans le cntexte d une crissance écnmique puvant garantir un meilleur accès des pauvres aux services sciaux de base, et d accumulatin du capital humain en vue de réduire durablement la pauvreté et le chômage. Mais la plitique de crissance écnmique est cnditinnée par l assainissement du cadre macr-écnmique à travers la pursuite du prgramme de stabilisatin budgétaire. Elle est également basée sur le rôle mteur que devra juer le secteur privé en termes d investissements et de créatin d emplis. La mise en œuvre du CSL nécessitant la mbilisatin d imprtantes ressurces extérieures pur la réalisatin des prgrammes d actins sectriels, les autrités djibutiennes 4 nt rganisé les 29 et 30 nvembre 2005, une réunin du grupe de crdinatin des institutins financières arabest3f T. Ces dernières nt marqué leur dispnibilité à mettre à la dispsitin de Djibuti les financements nécessaires aux 5 différents prjetst4f dans le cadre du prgramme de dévelppement écnmique et scial sur la péride 2006-20. ar ailleurs, le Guvernement a récemment adpté des stratégies sectrielles ntamment dans les dmaines de l éducatin, de la santé, de l intégratin de la femme et a augmenté la part du budget cnsacrée aux secteurs sciaux 6 priritairest5f T. Les puvirs publics nt également initié ces dernières années des prgrammes ciblés en faveur des cuches vulnérables et des znes à frte incidence de pauvreté (micr-crédits, travaux à haute intensité de main d œuvre ). De plus, des prgrammes de rapatriement vlntaire des réfugiés et déplacés, des pératins de distributin de vivres aux ppulatins en situatin de crises alimentaires et le prgramme «vivres cntre travail» nt été mis en place dans les znes à risque en cllabratin avec les partenaires au dévelppement. 4 s agit de la Banque Islamique de Dévelppement, du Fnds Arabe pur le Dévelppement Ecnmique et Scial, du Fnds Saudien de Dévelppement et du Fnds Kweitien de Dévelppement. 5 prjets cncernent les secteurs suivants : éducatin, santé habitat scial, énergie, eau, assainissement, infrastructures rutières, élevage. Les financements des institutins financières arabes snt évalués à près de 370 millins de dllars US. 6 dépenses sciales (éducatin, santé, eau et assainissement) se snt accrues de 4% du IB en 2000 à 6% en 2004. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 7

T T T Le T L enquête T indique Défis La persistance de la pauvreté à Djibuti tient principalement à plusieurs facteurs : le chômage, les cnflits, les cnditins climatiques, l accès limité aux services sciaux de base, la structure de l écnmie natinale, la faiblesse de la crissance et les inégalités dans la répartitin des richesses. L accrissement de la pauvreté est frtement asscié au dévelppement du UchômageU. Les résultats de l EDAM-IS2 révèlent une véritable crise du marché du travail, avec un taux de chômage de 59,5%, en frte crissance par rapprt à sn niveau de 996 (44,%). Les taux de chômage snt plus élevés pur les femmes (68,5%) que pur les hmmes 7 (54,5%) en 2002. Le chômage cncerne particulièrement les pauvres extrêmes (67,5%) u relatifs (55,7%)T6F T, et les jeunes de mins de 30 ans. Seln l étude du Bureau Internatinal du Travail (BIT) réalisée en 2004, le taux de chômage frappe plus de sept persnnes actives sur dix chez les mins de 24 ans, et n bserve que 63% des chômeurs nt entre 2 et 29 ans, tandis que 45,5% appartiennent à la classe d âge des 2-24 ans. De plus, l enquête mntre que la ppulatin des chômeurs englbe 85,4% de persnnes n ayant jamais travaillé. Cette situatin résulte de la décélératin de l ffre d empli (faible crissance écnmique, cût des facteurs élevé, faibles qualificatins de la main d œuvre), de l inadéquatin empli/frmatin et du rythme sutenu de l évlutin de la ppulatin active ntamment sus l effet des pressins migratires. Les Ucnflits uvertsu et l instabilité plitique dans la régin, ainsi que le cnflit interne nt eu cmme cnséquence les déplacements de ppulatins et l afflux massif de réfugiés. A Djibuti, les flux migratires nt eu cmme crllaire une frte pressin sur les structures sciales de base accentuant leur dégradatin. UL aridité du climat Uaidant, la République de Djibuti a été cnfrntée ces dernières années à des cycles de sécheresse récurrents qui nt réduit les ressurces naturelles (perte du cheptel, assèchement des pints d eau, dégradatin des pâturages) et fragilisé le mde de vie nmade, accélérant le phénmène de l exde rural. La pauvreté se caractérise principalement par Ules difficultés d accès aux services sciaux de base.u Le système éducatif djibutien cntinue de se heurter à des inégalités d accès à l instructin seln le genre et le niveau de vie des ménages en raisn des capacités d accueil relativement limitées et de la faiblesse des revenus permanents. Même si la cuverture sanitaire apparaît satisfaisante, n bserve de grandes disparités dans l accès aux structures publiques de santé, ntamment entre la capitale et le reste du pays. Les principales difficultés entravant le recurs aux sins sanitaires semblent être le manque d argent et la distance du centre de santé. La pauvreté s explique fndamentalement par une Uinsuffisance des ressurces financièresu. Sur la base des dnnées de l EDAM-IS2, la dynamique de la pauvreté est étritement liée au rythme de la crissance écnmique et aux mesures de 8 plitique écnmique. De plus l aggravatin des inégalitést7f que les mécanismes de redistributin et de prtectin, à travers la dépense publique, nt été inefficaces et nt limité cnsidérablement l impact des prgrammes écnmiques et sciaux du pays. Causes ULes causes immédiatesu de l aggravatin de la pauvreté snt principalement : i) les effets des plitiques d ajustement structurel ; ii) la faiblesse de l activité écnmique ; iii) la rareté des pprtunités d emplis ; iv) la faible dtatin en infrastructures de base ; v) l exde rural et les flux migratires. ULes causes sus-jacentesu résultent de : i) l insuffisance des ressurces financières ; ii) l absence de qualificatin de la main d œuvre ; iii) faibles capacités du secteur privé ; iv) l extrême précarité des ppulatins rurales, des réfugiés et des persnnes déplacées. ULes causes prfndesu snt essentiellement : i) la faible capacité des décideurs à cncevir et mettre en œuvre des plitiques et stratégies adaptées ; ii) les cûts de facteurs de prductin élevés ; iii) les pesanteurs sciculturelles ; iv) la dureté des cnditins climatiques ; v) l insuffisance des investissements. 7 taux de chômage déclaré pur les familles nn pauvres s élève à 38,9% en 2002. 8 EDAM-IS2 révèle que 20% des ménages les plus pauvres (er quintile) nt des dépenses myennes par équivalent adulte, 5 fis mins élevées que les 20% nn pauvres (5ème quintile). Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 8

Lacunes de capacités des ayants drits et des ayants devirs Les Utitulaires des drits Uu ayants drits snt Ules enfants, les femmes, les persnnes âgées, les sans-empli, les jeunes inactifs, les ppulatins des znes rurales et périurbaines, les réfugiés et les déplacés.u Ils nt pur rôles de : i) participer à l améliratin de leurs cnditins de vie ; ii) exiger la mise en place de cnditins favrables à l améliratin de leurs cnditins de vie et de travail ; iii) revendiquer l accès et l égalité de chance sans discriminatin, à l empli, à une éducatin qualifiante et à des sins apprpriés. Mais ils ne peuvent juer pleinement leur rôle par manque d infrmatin sur leurs drits et sur l bligatin des puvirs publics de mettre à leur dispsitin des services publics de qualité, à mindre cût. De plus, la capacité des ayants drits est limitée par leur extrême situatin de précarité (manque de ressurces matérielles et financières). ULes détenteurs d bligatins u ayants devirs snt respectivement l Etat, le secteur privé, les cmmunautés, la sciété civile et les partenaires au dévelppementu. Ils nt pur rôles de : i) assurer un accueil et des services de qualité aux cuches les plus vulnérables de la ppulatin ; ii) mettre en place un envirnnement prpice à la créatin d emplis ; iii) sensibiliser les ppulatins à leurs drits en matière d accès aux services publics ; iv) créer des emplis ; v) élabrer et de mettre en place des plitiques adaptées à la lutte cntre la pauvreté ; vi) de créer les cnditins d un accès équitable aux services publics ; vii) mbiliser les ressurces nécessaires. Mais, les puvirs publics snt handicapés dans leurs actins par l insuffisance des capacités matérielles, humaines et financières. Quant aux capacités et cmpétences des cmmunautés et des rganisatins de la sciété civile, elles demeurent faibles, et la crdinatin des interventins et la mbilisatin des ressurces de la part des partenaires au dévelppement restent encre insuffisante. 2..2 Envirnnement Cette thématique vise à assurer un envirnnement sain et durable, UObjectif 7 du Millénaire pur le DévelppementU qui vise à réduire de mitié d ici à 205 le purcentage de la ppulatin qui n a pas accès de façn durable à un apprvisinnement en eau ptable d une part, et à amélirer sensiblement d ici à 2020 la vie des habitants des taudis d autre part, dans le respect des drits humains dnt le drit à un envirnnement sain et durable, le drit aux services sciaux de base, le drit à un égal accès aux services publics natinaux, le drit à un lgement cnvenable, etc. «Assurer les actins qui visent à cntribuer à l améliratin du cadre de vie des djibutiens ; cntenir et gérer la crissance urbaine ; s engager dans une plitique de sensibilisatin qui permette de créer et d entretenir un réflexe de prpreté et d hygiène individuelle et cllective chez les djibutiens de tus âges et de tutes cnditins sciécnmiques ; mettre en œuvre la phase 2 de l assainissement de la capitale et l installatin d incinérateurs d rdures ménagères dans chaque chef lieu des districts ; prendre les dispsitins nécessaires pur cnslider au sein d un partenariat dynamique les assciatins de la sciété civile». (Extrait de la Feuille de rute du résident de la République mai 2005) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 9

T T lus Situatin et tendances UL apprvisinnement en eau ptableu demeure un prblème majeur à Djibuti. Seln les dnnées de l EDIM-2006, les utilisateurs de surces d eau ptable amélirées s apprvisinnent à l un des types de surces suivantes ; eau curante, fntaine publique, frage /pmpe à eau, puits prtégé, surce prtégée u eau de pluie. Au ttal, 95,6% de la ppulatin nt accès à une surce d eau ptable amélirée, avec 97,4% en zne urbaine et 52,5% en zne rurale. Il existe par cnséquent de frtes disparités d accès entre le milieu urbain et le milieu rural. La situatin est cependant critique dans la capitale pur laquelle la prductin ne cuvre plus que 75% des besins 3 9 estimés à près de 20 millins de m /an, tandis que les taux de salinité dépassent largement les nrmes de l OMST8F T. Les mdalités d apprvisinnement en eau salubre snt variables d une zne à l autre. 40% des ménages utilisent l eau de rbinet dans le lgement cmme surce d apprvisinnement en eau ptable, 39% d entre eux utilisent l eau de rbinet dans la cur et 5% l eau d un rbinet public. L Etat cntinue à prendre en charge seul la gestin des uvrages hydrauliques. A nter que les seules surces d eau dispnibles snt les nappes suterraines et les sus éculements des ueds, qui subissent les cntraintes de l aridité du climat, de la faiblesse de la pluvimétrie et des remntées du biseau salé issu du visinage de la mer. ULe prblème de l assainissementu est l une des principales menaces envirnnementales pur le pays et plus particulièrement pur la capitale qui cncentre 68% de la ppulatin ttale. Les résultats d EDIM-2006 révèlent cependant que 65,9% des ménages vivent dans des maisns équipées d installatins sanitaires amélirées, sit 67,8% en zne urbaine et 8,8% en zne rurale. Le district de résidence est un des déterminants de l utilisatin de sanitaire pur l éliminatin des excréments. Ils spnt 67% à Djibuti-ville et 59,8% dans les autres districts. La ppulatin de la ville de Djibuti est essentiellement raccrdée à un système individuel de type latrines sèches et fsses septiques, 75% en assainissement individuel et seulement 25% en assainissement cllectif. Le dévelppement du secteur de l assainissement (liquide et slide) est marqué par une série de cntraintes entravant sn dévelppement ntamment la faiblesse du cadre institutinnel préalable à la mise en place des infrastructures, et l'absence u l'inadéquatin du système de recuvrement des cûts, indispensables pur l'explitatin et la pérennisatin des équipements. Seln l EDAM-IS 2002, 62% des déchets slides prduits qutidiennement snt directement mis à la décharge sans tri ni traitement préalable, ce qui représentent un prblème majeur à Djibuti. Les principales menaces pur la ressurce en eau salubre émanent du dévelppement de l habitat cllectif en périphérie de la ville, ntamment à Balbala, qui peut entraîner une infiltratin des eaux usées dans la nappe suterraine si un dispsitif d assainissement n est pas en place. Les dysfnctinnements du réseau de cllecte d eaux usées ccasinnent différents risques sanitaires. Les canaux d eaux pluviales recevant une frte prprtin d eaux usées snt surces de risques d autant plus imprtants qu ils snt prches des quartiers habités. En dépit des effrts imprtants engagés, les principaux centres urbains du pays, ntamment Djibuti-ville, enregistrent une expansin rapide de Uznes d habitatsu précaires, dans lesquelles l accès aux infrastructures de base demeure très insuffisant. Les ppulatins flttantes participent à la dégradatin des équipements publics insuffisants et surexplités et de l envirnnement urbain. Les résultats de l enquête EDSF/AFAM-2002 mntrent que près de 65% des ménages urbains vivent dans les taudis, alrs que la majrité des ruraux et nmades (93,9%) lgent dans des tukuls u tentes traditinnelles. La prgressin cnstante des ppulatins urbaines (3% par an) et la faible capacité de répnse en terrains viabilisés et aménagés génèrent la prlifératin des ccupatins illicites et précaires. Les cûts de cnstructin étant élevés (prépndérance de matériaux imprtés et cût élevé de la main d œuvre), la faible capacité d épargne des ménages et l absence de mde de financement adapté entravent sérieusement le dévelppement du secteur du lgement qui demeure tujurs précaire. Seln le rapprt sur le dévelppement humain de l an 2000, seulement 34% de lgements snt en dur et seuls 50% des ménages snt prpriétaires de lgement qu ils ccupent. La Udégradatin prgressive des sls et du cuvert végétalu cnstitue également une menace réelle cntre l envirnnement. La rareté des pints d eaux cnjuguée aux frtes pressins exercées par l hmme sur l envirnnement (débisement, surpâturage) abutissent à la désertificatin du milieu rural. Le phénmène de désertificatin tuche près de 90% du territire natinal et plus particulièrement les znes côtières qui regrupent plus de 70% de la ppulatin djibutienne. De même, la disparitin u la régressin de la cuverture végétale aggravent les phénmènes des érsins hydrique et élienne. La détériratin du cuvert végétal est accentuée par l actin de l hmme et se traduit par la destructin intense de l unique frêt du pays (Day). Les Uressurces naturelles énergétiquesu étant limitées, le secteur de l énergie est frtement tributaire des imprtatins des prduits pétrliers. Dans un cntexte de prix pétrliers élevés au niveau mndial, les difficultés d urbanisatin dans les znes d extensin de la capitale renchérissent le cût de la distributin et limitent l accès de l électricité aux ppulatins les plus défavrisées. La cuverture de la ppulatin en électricité est de 40,4% d après les dnnées de l enquête EDAM- Energie réalisée en 2004 (54% en milieu urbain et 0,2% en milieu rural). ur les besins de la cuisine, une grande majrité de la ppulatin a recurt au kérsène et à d autres frmes énergétiques, ntamment le bis de chauffe. 9 de la mitié des frages enregistrent une teneur inquiétante en chlrures supérieure à 900 mg/l, allant jusqu à dépasser.200 mg/l, sit six fis la nrme OMS suhaitable. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 20

T T T Cnventin T Stratégie T et L EDIM-2006 mntre que seulement 2,7% des ménages utilisent des cmbustibles slide pur la cuissn, mais cette cnsmmatin si elle est très faible en zne urbaine, elle est par cntre très élevée en zne rural ù plus de tris quarts des ménages (78,9% utilisent ce type de surce d énergétique. L utilisatin du bis a des cnséquences désastreuses sur l envirnnement dans la mesure ù cette pratique accentue la désertificatin et cntribue au réchauffement de l atmsphère avec les émissins de CO2. Cette situatin est très préccupante dans la mesure ù Ules impacts négatifs des changements climatiques Urisquent de se faire peser à brèves échéances. Réalisatins 0 La République de Djibuti a ratifié la quasi-ttalité des cnventinst9f T, prtcles et autres accrds envirnnementaux internatinaux et réginaux et les puvirs publics nt élabré plusieurs plans sectrielst0f ntamment un lan d Actin Natinal pur l Envirnnement (ANE) pur la péride 200-200 dnt les principaux bjectifs cnsistent à : i) intégrer la dimensin envirnnementale dans l élabratin et la mise en euvre des plitiques écnmiques et sciales ; ii) assister et renfrcer les capacités du guvernement dans la gestin de l envirnnement sur la base d une large cncertatin entre les différents acteurs cncernés ; iii) assurer le dévelppement écnmique et scial durable ; iv) répndre aux attentes des différentes cmpsantes de la sciété et de cncilier la lutte cntre la pauvreté et la prtectin de l envirnnement ; v) assurer la gestin ratinnelle des ressurces naturelles et de l envirnnement ; vi) préserver la bidiversité, les milieux naturels terrestres et marins. ar ailleurs, Djibuti a élabré une cmmunicatin initiale pur respecter ses engagements vis-à vis de la Cnventin cadre des Natins Unies sur les changements climatiques.. En matière d habitat et pur une meilleure cadre de vie des ppulatins pauvres, la plitique du Guvernement vise à amélirer la prcédure d accessin à la prpriété en cnslidant les cnditins d accès à la prpriété à tus et en particulier aux plus démunis. Défis La République de Djibuti ne dispse pas d un système perfrmant de gestin et de suivi de ses ressurces naturelles, ce qui prive les ppulatins du drit à un envirnnement sain et durable. L explitatin intensive des eaux suterraines depuis plusieurs décennies entraîne la surexplitatin des nappes phréatiques, et par cnséquent une dégradatin de la qualité de l eau. La questin de l eau se pse également avec acuité pur la ppulatin en termes de quantité dispnible. En effet, la rareté des ressurces en eau risque de s amplifier encre plus à Djibuti en raisn des changements climatiques. En milieu rural, le manque de myens financiers ne permet pas d assurer une maintenance suffisante des uvrages existants. Les prblèmes d assainissement et d hygiène résultent de la cmbinaisn de plusieurs facteurs ntamment l absence d une stratégie natinale apprpriée en matière d assainissement et la faiblesse des investissements allués au secteur. La mauvaise gestin des infrastructures existantes et l insuffisance de participatin des usagers cntribuent à faire de l assainissement une des menaces envirnnementales majeures à Djibuti. L accrissement rapide de la ppulatin, le surpâturage, l usage du bis pur le chauffage et la cuissn par les ruraux cntribuent à la dégradatin du cuvert végétal et des sls. De plus, les sécheresses récurrentes et les changements climatiques cncurent à accélérer le prcessus de désertificatin qui cnstitue une menace immédiate aux cnditins de survie de la ppulatin djibutienne en général, et de la ppulatin nmade en particulier. Le dévelppement de la sédentarisatin des ppulatins cnjugué à la présence prlngée des trupeaux sur les parcurs cmmunautaires accentuent la pressin sur le faible cuvert végétal du pays et prvquent des dégâts irréversibles. ar ailleurs, la situatin du lgement demeure tujurs précaire, en particulier pur les ppulatins vulnérables. Seulement un tiers des besins snt satisfaits actuellement par le parc immbilier existant, alrs que les besins annuels snt estimés à 2.500 lgements, dnt 2.000 pur Djibuti-ville. 0 sur la diversité bilgique, Cnventin des Natins Unies pur la lutte cntre la désertificatin, Cnventin cadre des Natins Unies sur les changements climatiques et prgramme d actin natinal pur la diversité bilgique, prgramme d actin natinal sur les changements climatiques, prgramme d actin natinal de lutte cntre la désertificatin, plan de gestin intégrée de la zne côtière de Djibuti Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 2

Causes ULes causes immédiatesu de la dégradatin de l envirnnement snt : i) la pressin des actins humaines ; ii) la surexplitatin des ressurces en eau ; iii) l absence de stratégies adaptées ; iv) l insuffisance des capacités de gestin ; v) l exde rural et les flux migratires. ULes causes sus-jacentesu snt : i) l insuffisance des ressurces financières alluées à l envirnnemnt dans le budget natinal ; ii) le manque de myens matériels et la faiblesse des myens humains des services techniques et, iii) la paupérisatin des ménages. ULes causes prfndesu snt : i) les effets des changements climatiques ; ii) la rareté de l eau ; iii) le manque de civisme de la ppulatin ; iv) l insuffisance du plaidyer des décideurs et des ONG auprès des ppulatins. Lacunes de capacités des ayants drits et des ayants devirs Le drit à un envirnnement sain et durable cncerne à la fis les décideurs mais aussi les ppulatins elles-mêmes dans la mesure ù ces dernières divent prendre en charge de manière respnsable la prtectin de leur prpre envirnnement pur amélirer leur cadre de vie. Mais les questins envirnnementales snt malheureusement peu cnnues et peu érigées au titre des prirités natinales du fait de nmbreuses faiblesses des acteurs et de leurs cmprtements inapprpriés. Les acteurs u Uayants dritsu les plus cncernés par le nn-respect du drit à un envirnnement sain et durable snt Ules ppulatins rurales et urbaines et les ppulatins riverainesu. Ils nt pur rôles de : i) participer à l améliratin de leur cadre de vie ; ii) s impliquer davantage dans la mise en euvre des prgrammes envirnnementaux ; iii) exiger la mise à dispsitin d eau ptable et des cnditins d accès à un système d assainissement durable. Les ayants drits snt limités par leur faible capacité à influer sur les plitiques en matière d accès à une eau salubre et à des systèmes d assainissement cnvenables. De plus, l exercice de leurs drits est entravé par le manque d infrmatin qui cnduit à des pratiques néfastes, et par leur faible capacité d rganisatin. ULes détenteurs d bligatins snt les cmmunautés, l Etat, le secteur privé, les rganisatins de la sciété civile et les partenaires au dévelppement.u Leurs bligatins snt de : i. prendre en charge la gestin de leur envirnnement et cadre de vie ; ii. mettre en place un cadre institutinnel adéquat ; iii. sensibiliser les ppulatins sur leurs drits ; iv. favriser la mise en euvre des pratiques mins défavrables à l envirnnement ; v) faire respecter la réglementatin ; v. participer à la mbilisatin des ressurces financières et au financement des prjets envirnnementaux et, vi. appuyer les effrts des cmmunautés et du guvernement. Les cmmunautés snt limitées par la faiblesse de leurs capacités matérielles, humaines et financières ainsi que par le manque de culture d une gestin efficace de l envirnnement. Bien qu elles dispsent de l infrmatin et des ressurces nécessaires, les entreprises répugnent à mettre en euvre des pratiques adéquates en raisn de la faiblesse du cntrôle exercé tant par les puvirs publics que par les cmmunautés. L efficacité des interventins des partenaires au dévelppement est entravée du fait d un manque de synergie et d une mbilisatin de ressurces insuffisantes. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 22

2.2 SANTE ET OULATIONS VULNERABLES Ce thème vise les UObjectifs 4, 5 et 6 du Millénaire pur le DévelppementU qui ciblent respectivement la réductin de deux tiers du taux de mrtalité infantile, la réductin de tris quarts du taux de mrtalité maternelle entre 990 et 205, l arrêt de la prpagatin du VIH/SIDA et la maîtrise du paludisme et autres grandes maladies en inversant la tendance d ici à 205, dans le respect des drits humains dnt le drit à la santé, le drit de la femme au sin spécial et à la prtectin, le drit de l enfant, des adlescents et des jeunes au sin spécial, assistance et prtectin etc.. «Bien exécuter la plitique de santé de manière à ce qu elle permette la réalisatin de l ambitin natinale pur une santé élargie à tus ns cncityens ; l accès aux sins et aux médicaments, de même que la lutte cntre les maladies endémiques et épidémiques ainsi que la prmtin de la santé de la mère et l enfant». (Extrait de la Feuille de rute du résident de la République mai 2005) Situatin et tendances Dans le cadre du lan natinal de dévelppement sanitaire 2002-2006, de nmbreuses actins psitives nt été entreprises par le Guvernement en faveur de la santé de la mère et de l enfant et de la lutte cntre les maladies transmissibles (VIH/SIDA, rugele paludisme et tuberculse). Les dnnées de l enquête EDIM-2006 révèlent que les Utaux de mrtalité infantile et infant-juvénileu nt régressé passant respectivement de 03, à 67 pur mille et de 24,4 à 94 pur mille entre 2002 et 2006.pur mille. Le sexe a une grande influence sur ce taux puisqu il est de 76 pur mille pur les garçns cntre 58 pur mille pur les filles en ce qui cncerne la mrtalité infantile et de 03 pur mille chez les garçns cntre 8 pur mille chez les filles en ce qui cncerne la mrtalité infant-juvénile. A nter cependant que les taux de mrtalité, aussi bien infantile qu infant-juvénile, snt plus élevés en milieu urbain qu en milieu rural. USur le plan nutritinnelu par cntre, les résultats de l EDIM-2006 révèlent qu un enfant de mis de 5 ans sur quatre est mdérément maigre (28,6%) cntre 9,9% pur la catégrie des enfants sévèrement maigres. ar ailleurs, 30% des enfants nt un retard de crissance u snt trp curts par rapprt à leur âge, alrs que 20% nt une déperditin u snt trp maigres pur leur taille. En termes d âge, le purcentage de malnutritin, seln les tris indices (faible pids, déperditin et retard de crissance), est plus élevé chez les enfants de 2-23 mis que chez les tranches d âge inférieures u supérieures. Cette tendance crrespnd en fait à l âge ù beaucup d enfants snt sevrés du lait maternel et expsés à la cntaminatin due à l eau, aux aliments et à l envirnnement. A ntre par ailleurs que seulement 3,3% des enfants âgés de mins de 6 mis snt exclusivement nurris au lait maternel, un niveau largement inférieur au taux recmmandé. A l âge de 6-9 mis, 23,% des enfants reçivent du lait maternel et des aliments slides et semi-slides. Avant l âge de 2-5 mis, 53,5% des enfants cntinuent de téter le lait maternel. Avant 20-23 mis, 8,4% des enfants snt tujurs allaités au sein. UL allaitement exclusifu (,3%) est plus prbable chez les garçns que les chez les filles, tandis que l apprt d aliments cmplémentaires à temps est plus élevé chez les filles. UEn terme de vaccinatin,u l EDIM suligne que 46,4% des enfants pssèdent des carnets de santé. Envirn 87% des enfants âgés de 2-23 mis nt reçu le vaccin du BCG avant 2 mis tandis que 80,4% nt pris la première dse de DT. ur le deuxième et trisième dse le purcentage baisse respectivement à 69,5% et à 56%. De même, 75,2% des enfants nt reçu le vaccin pli avant l âge de 2 mis mais ce taux baisse à 62,5% pur le pli 2 avant de devenir 45,8% pur la trisième dse. La cuverture cntre la rugele avant 2 mis quant à elle est de 63,8%. Seuls 38,6% des enfants nt reçu la ttalité de 8 vaccinatins recmmandées dnt 3,4% avant leur premier anniversaire. Quant au taux de mrtalité maternelle, il est estimé à 546 pur 00.000 naissances vivantes en 2002 au niveau natinal. Cependant, la frte cncentratin des ppulatins et des structures de santé dans les milieux urbains laisse présuppser les situatins qui prévalent dans les znes rurales. Au niveau des structures de santé, le taux de décès maternels intrahspitaliers était estimé à 720 pur 00.000 naissances vivantes en 2000. Grâce ntamment à la mise en œuvre du prgramme Maternité sans risque en 998, ce taux a significativement diminué pur atteindre 72 pur 00.000 naissances vivantes en 2005 seln le rapprt de rutine du Ministère de la Santé. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 23

T T T T Enquête T Enquête T Rapprt T et pays. T. En matière de santé reprductive et en ce qui cncerne les sins prénatals, les résultats de l enquête EDIM mntre que 96,3% des femmes âgées de 5-49 ans ayant accuché pendant les deux dernières années précédant de l enquête nt reçu des sins prénatals au mins une fis pendant la grssesse (96,7% en milieu urbain et 84,3% en milieu rural). armi ces femmes 88% nt fait prendre leur tensin, 87,5% nt été pesées, 78,5% nt fait un test sanguin et 77,6% un prélèvement d urine. 53,6% des femmes enceintes nt fait un suivi de leur grssesse (60,6% en znes urbaines et 33,7% en znes rurales). Quant aux sins d urgence bstétricaux (EmOC), la prprtin d accuchements assistés par du persnnel qualifié s élève à 60% des mères dnt 93% en znes urbaines et 23% en znes rurales. A nter que Djibuti est l un des six pays qui a bénéficié et accepté l apprche AMDD cnjintement sutenue par le MENARO, l UNFA et l Université de Clumbia. Les besins nt été évalués et un plan d actin natinal en faveur de la réductin de mrtalité maternelle a été établi. Le prgramme de prtectin des femmes cntre les grssesses nn désirées et la planificatin familiale suffrent d une insuffisance ntire marquée par une faible prévalence cntraceptive (7,8% chez les femmes mariées âgées de 5-49 ans), un intervalle inter génésique très réduit (24 mis) et des besins nn satisfaits en matière de planning familial autur de 50%. Les grssesses répétées, la multiparité, les avrtements, l anémie et la malnutritin fréquente chez les femmes rendent leur précarité et leur vulnérabilité très critiques. A nter que la prévalence des cntraceptifs est frtement liée au niveau d éducatin des femmes. Le purcentage de femmes utilisant une méthde cntraceptive passe de 2,6% chez les femmes nn sclarisées à 20,8% chez celles qui nt fait des études primaires puis à 33% chez les femmes de niveau secndaire u supérieur. De même le taux est plus élevé dans le district de Djibuti (9,2%) cntre 0,6% dans les autres districts. S agissant de l excisin et de l infibulatin u mutilatins génitales féminines (MGF), elles représentent un véritable prblème sci-sanitaire. L EDIM-2006 mentinne que 93,6% des femmes âgées de 5-49 ans nt déclaré es avir subi une MGF. armi ces femmes 24,9 nt déclarées quelles nt subi une MGF de type I (sunna), 6,4% une MGF de type II (excisn) et 67,2% une MGF de type III (infibulatin) et,5% n en nt pas précisé le type. A nter qu elles snt 92,9% dans le district de Djibuti cntre 94,9% dans les autres districts. ar ailleurs, une enquête sclaire menée auprès des jeunes par le UNFA en 2006 révèle que la prprtin de femmes et filles tuchées est de 75,5%. La lutte cntre ces pratiques à travers des actins d infrmatin et de sensibilisatin auprès des femmes mères et grands-mères, exciseuses et religieux (cnsidérés cmme respnsable de la cntinuité des pratiques) n a pas cnnu l impact escmpté, et le recurs à la li n a pas encre prté ses fruits, l article 333 du Cde pénal sanctinnant les MGF n ayant pas fait l bjet d applicatin. En matière de VIH/SIDA, la République de Djibuti avec un taux de prévalence de 2,9% fait face à une épidémie généralisée, d après les nrmes de l OMS. La psitin gégraphique du pays, le chômage massif des jeunes et les nmbreux flux migratires rendent le pays particulièrement vulnérable. On estime de même que 9.000 persnnes vivent avec le VIH à Djibuti. Le taux de prévalence parmi les femmes enceintes âgées de 5-24 ans est également de 2,9% TF T. 2 L utilisatin d un préservatif lrs du dernier rapprt sexuel à haut risque est de 44% chez les 5-24 ans en 2005T2F En ce qui cncerne les adlescents et les jeunes, ils snt victimes d une vulnérabilité grandissante liée à la pauvreté, au chômage, à l analphabétisme, à l abandn sclaire, aux IST/SIDA, à la vilence, au tabac et aux grssesses précces et avrtements. A nter que le taux de prévalence est de près de 6% chez les mins de 25 ans. Ils cnstituent par cnséquent un grupe cible vulnérable imprtant d autant plus que seuls 8% d entre eux nt une bnne cnnaissance du VIH. Quant aux avrtements clandestins, ils snt réels mais ne snt pas bien répertriés. ar ailleurs, une enquête sur le tabagisme chez les jeunes menée en milieu sclaire en 2003 révèle que 9% des jeunes cnsmment tute frme de tabac (23,7% de garçns et 2,2% de filles). % fument curamment la cigarette (5% de garçns cntre 0,5% de filles). A nter aussi que le nmbre d enfant rphelins du SIDA s élève à 5.000, ce qui représente 5% du ttal des enfants rphelins du pays estimé à 33.000 en 2005 d après une étude réalisée par l Unicef en 2005. S agissant du paludisme, le nmbre de cas recensé en 2005 est estimé à 5.580 cas simples et 780 cas graves. Le risque est estimé entre 0 et 5% sit entre 39.200 et 58.800 cas par an, alrs que le nmbre estimé de persnnes à risque est de 392.000 sit plus de 50% de la ppulatin de Djibuti. La faiblesse du prgramme tuberculse et le manque de financement nt eu pur cnséquence une résurgence ème dramatique de la maladie qui en fait de Djibuti le 2 au plus frt taux de prévalence au mnde après le Swaziland sit.37 cas sur 00.000 en 2004T3F le taux de mrtalité liée à cette maladie est de 2/00.000 On estime à 4000 par an le nmbre de tuberculeux tutes causes cnfndues avec plus d hmmes que de femmes. La prévalence du VIH chez les patients tuberculeux est estimée à 3,5% tutes frmes cnfndues. sér prévalence chez les femmes enceintes dans 8 CN de Djibuti ville, Ministère de la santé, Crédès - 2002 CA Jeunes 2005, ministère de la jeunesse, UNICEF glbal TB OMS 2006 2 Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 24

T mustiquaires Réalisatins armi les effrts du Guvernement en matière de santé de la ppulatin en général, de la femme et de l enfant en particulier n peut retenir : (i) la mise en place du prgramme Santé de la reprductin par la fusin du prjet équilibre familial et du prgramme Maternité sans risque ; (ii) la mise en place d une Centrale d achat de matériels et médicaments essentiels ; (iii) la mise en place des pharmacies cmmunautaires ffrant des médicaments génériques accessibles à des prix abrdables ; (iv) la mise en place d équipe médicale mbile dans les znes inaccessibles ; (v) la mise en œuvre du prgramme de lutte cntre la vilence fndée sur le genre en 2005 ; (vi) la mise en place du prgramme de besins essentiels de dévelppement (BED) aux niveaux des cmmunautés défavrisées ; (vii) la frmatin des sagesfemmes ; (viii) la mise en place des ressurces humaines qualifiées au niveau des centres de santé (gynéclgues, infirmiers et sages-femmes) ; (ix) l exécutin du plan d éliminatin de la rugele et du plan d éradicatin de la pli ; (x) la cnsultatin natinale fixant les rientatins stratégiques du plan pluriannuel 2007-20 en matière de vaccinatin ; (xi) la mise en place de la stratégie natinale de prise en charge intégrée des maladies de l enfant (CIME) ; (xii) le traitement de différentes pathlgies dnt les diarrhées (6958 cas), les pneumnies (6606 cas), le paludisme (4897 cas) et le prblème de la malnutritin (5273 cas) ; (xiii) le plan cadre de lutte cntre le VIH/SIDA-2003-2007 cmprenant plusieurs axes stratégiques d interventin dnt l apprche multisectrielle (implicatin de 2 Ministères et de la sciété civile) ; la prise en charge des rphelins et enfants vulnérables ; xiv), la mise en place de structures de sutien et des cmités réginaux de santé dans les 5 districts y cmpris 20 ONGs et assciatins lcales exécutant depuis 2004 des activités de préventin sutenues par des agences d encadrement (439 persnnes infectées par le VIH nt eu accès au traitement ARV sit 25% de persnnes nécessitant ce traitement depuis 2003 et près de 578 persnnes vivant avec le virus du SIDA pursuivaient un traitement ARV fin décembre 2005 ; (xv) la stratégie de préventin de la transmissin du VIH parent-enfant (TE) basée sur le cnseil cnfidentiel et le test de dépistage vlntaire des femmes enceintes ; (xvi) l établissement d un plan natinal en matière de lutte cntre la tuberculse pur la péride 2006-200 ; (xvii) la 2 distributin de 8000T4F pur lutter cntre le paludisme ; (xviii) la mise en œuvre du prtcle de prise en charge de la malnutritin au niveau des centres de santé cmmunautaires et hôpitaux de Djibuti-ville et districts ; (xix) la mise en place d une stratégie natinale pur l abandn de l excisin et infibulatin en cllabratin avec le Ministère de la rmtin de la femme.. Défis Malgré les réalisatins nmbreuses, les indicateurs de myens démntrent une faiblesse du système de santé, ntamment en infrastructures et en ressurces humaines. lusieurs défis snt à relever : (i) l insuffisance des ressurces humaines qualifiées ; (ii) l émergence des maladies nn transmissibles ; (iii) l intégratin des services des sins de santé de base ; (iv) la pérennité et la prévisibilité des financements ; (v) le renfrcement des capacités natinales; (vi) le renfrcement du système de cllecte de dnnées, de la surveillance, du suivi-évaluatin et de la participatin cmmunautaire ; (vii) le renfrcement de la crdinatin et du partenariat au niveau natinal ; (viii) l absence d une stratégie natinale validée avec nrmes, directives et plan pur des interventins liées au VIH/SIDA ; (ix) l inefficacité de la stratégie natinale de lutte cntre les MGF malgré les nmbreuses actins entreprises par les différents acteurs ; (x) l inexistence de structures de lisirs pur les jeunes et les adlescents et les filles en particulier qui s adnnent au qât devenu le seul divertissement dans le pays ; (xi) l absence de structures d accueil pur les enfants rphelins et vulnérables qui se retruvent dans la rue expsés au VIH/SIDA et sans pièce d identité faute de n avir pas été enregistré à la naissance. Causes En ce qui cncerne la mrtalité infantile : les causes immédiates snt : (i) la mrbidité fréquente (diarrhées, infectin respiratires aiguës) ; (ii) le statut nutritinnel défaillant ; les causes sus-jacentes snt : (i) l inaccessibilité et l insuffisance de la cuverture sanitaire ; (ii) le manque d infrmatin ; (iii) les mauvaises cnditins d hygiène ; (iv) les habitudes sciculturelles et la nn utilisatin des méthdes cntraceptives ; les causes prfndes snt la pauvreté, l analphabétisme et la faiblesse du système de santé. S agissant de la mrtalité maternelle, les causes immédiates snt : (i) l inaccessibilité aux services de santé ; (ii) la qualité de sins insuffisante ; (iii) la faible prévalence cntraceptive ; (iv) la malnutritin ; les causes sus-jacentes snt : (i) la planificatin familiale insuffisante (multiparité) ; (ii) la mrbidité fréquente (anémies, malnutritin, MGF, VIH/SIDA) ; (iii) le manque d infrmatin ; les causes prfndes snt la pauvreté, l analphabétisme et la faiblesse du système de santé. ur ce qui est de la vulnérabilité des adlescents et des jeunes, les causes immédiates snt : (i) le chômage ; (ii) les abandns sclaires ; (iii) l analphabétisme ; (iv) la vilence ; (v) les grssesses précces et les avrtements ; (vi) le tabac ; (vii) les IST/SIDA ; la cause sus-jacente principale est l insuffisance de services spécifiques d infrmatin et d éducatin des jeunes cntre les risques ; les causes prfndes snt : (i) la pauvreté ; (ii) la situatin familiale précaire ; (iii) l absence de stratégies multisectrielles visant la réductin de la vulnérabilité des jeunes. 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ur les IST/SIDA, les causes immédiates snt : la sexualité et l absence de prtectin ; les causes sus-jacentes snt la prédminance des facteurs de risques et l absence d infrmatin ; les causes prfndes : (i) l analphabétisme ; (ii) la pauvreté ; (iii) le chômage ; (iv) la faiblesse d un prgramme de préventin multisectriel. Quant à la frte mrtalité-mrbidité dues aux maladies transmissibles, les causes immédiates snt : (i) la prmiscuité ; (ii) l insuffisance d eau ptable (beaucup de maladies transmissibles snt d rigine hydrique) ; (iii) l assainissement des eaux usées et gestin des rdures ménagères insuffisants ; (iv) le manque d hygiène individuelle par manque de cnnaissances, attitudes et pratiques ; (v) l absence d une stratégie IEC ; (vi) l insuffisance de la participatin cmmunautaire ; les causes sus-jacentes snt : (i) la relatin entre genre ; (ii) la qualité de service défaillante ; (iii) le cntexte sciculturel ; (iv) la mbilité de la ppulatin ; (v) les grupes les plus vulnérables ; les causes fndamentales snt : (i) l inaccessibilité gégraphique aux services de santé ; (ii) la pauvreté et les cntraintes sciécnmiques ; (iii) l insuffisance des persnnels de santé qualifiés ; (iv) l insuffisance de ressurces matérielles (plateaux techniques et de système de référence ; banque du sang, labratires perfrmants, services de réanimatin et ambulances) ; (v) la faiblesse du système de santé en général et des sins de santé primaire en particulier ; (vi) le faible taux de sclarisatin des jeunes ; (vi) l insuffisance u le l absence de crdinatin entre les différentes structures. Lacunes de capacités des ayants drits et des ayants devirs Les ayants drits à un état de santé satisfaisant snt la ppulatin en général, les femmes, les enfants et les adlescents en particulier, ainsi que les travailleuses de sexe, les persnnes vivant avec le VIH et les malades. En tant que titulaires de drits, ils nt pur rôles de : (i) exiger le suivi régulier de leur état de santé ; (ii) exiger les cnditins nécessaires pur des services de santé de qualité ; (iii) revendiquer une prise en charge de qualité ; (iv) revendiquer le drit de participer à la gestin de santé ; (v) revendiquer le drit à la santé et aux cnditins de vie meilleures ; (v) revendiquer le drit à l infrmatin ; (vi) exiger le drit de préserver la cnfidentialité. Leurs lacunes se situent au niveau de la faiblesse d infrmatin et de cmmunicatin, ainsi qu au niveau de l insuffisance de ressurces dnt ils dispsent. Les détenteurs d bligatin snt : l Etat ; les élus lcaux ; les leaders cmmunautaires u chefs de village, les maris, les parents, les persnnel de santé, la sciété civile et les ONG, le secteur privé, ainsi que les partenaires au dévelppement. Ils nt pur rôles de : (i) assurer la prise en charge et l accès aux services de santé de qualité ; (ii) infrmer, éduquer et cmmuniquer ; (iii) dévelpper et mettre en œuvre des plitiques de santé apprpriées ; (iv) favriser le dévelppement du secteur privé. Les cmmunautés et les ONG nt pur rôle de : (v) cntribuer et cpérer avec les centre de santé et d appuyer les effrts natinaux. Les persnnels de santé divent : (vi) amélirer leur perfrmance par la frmatin cntinue. Quant aux partenaires au dévelppement ils divent : (vii) assurer la mbilisatin des ressurces financières nécessaires en crdnnant leur appui technique. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 26

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2.3 - EDUCATION ET AUTONOMISATION DES FEMMES 2.3. - Educatin Ce thème vise l Objectif 2 du Millénaire pur le Dévelppement celui d assurer une éducatin primaire de qualité pur tus d ici 205, en dnnant à tus les enfants, filles et garçn,s les myens d achever un cycle cmplet d études primaires dans le respect du drit à l éducatin. «Mettre en œuvre la plitique du guvernement en matière d éducatin frmelle et infrmelle visant l accès aux savirs. Le défi majeur demeure à cet égard l écle qui dit être une écle pur tus qui uvrira à tut un chacun sa vie. ursuivre et accrître les investissements publics en faveur de l éducatin et de la frmatin prfessinnelle et amélirer l adéquatin entre la frmatin et le besin du marché du travail et veiller à la qualité de l éducatin». (Extrait de la Feuille de rute du résident de la République mai 2005) Situatin et tendances En 999, la nuvelle li d rientatin de l éducatin mdifie cnsidérablement l rganisatin et l agencement du système éducatif. Elle inscrit explicitement le drit à l éducatin pur tus dans le paysage réglementaire du pays. La li instaure un enseignement fndamental bligatire de neuf ans (cycle primaire de cinq ans suivi du cycle myen de quatre ans) pur tus les enfants de 6 à 6 ans et place la qualité et l égalité des chances parmi les bjectifs essentiels. Depuis, la sclarisatin s amélire et cnnaît une évlutin à la hausse. L enseignement présclaire de deux ans, au prfit des enfants âgés de tris à cinq ans, fait partie intégrante du système mais reste facultatif. Bien qu n puisse relever un début d implantatin dans les districts de Dikhil, Obck et Tadjurah, il est plus accessible aux cuches aisées de la ppulatin dans les écles privées à Djibuti-ville. Dans l enseignement primaire, l évlutin se traduit par une hausse du taux brut de sclarisatin qui passe de 46,3% en 2000/0 à 54,8% en 2005/06 avec un accrissement annuel de 5,6% seln les dnnées statistiques du Ministère de l éducatin. Cette prgressin tuche aussi bien les filles que les garçns. Les résultats de l EDIM cnfirment cette situatin et affichent un taux net de sclarisatin primaire de 55,3% avec 55,9% de garçns cntre 54,5% des filles. Tutefis, en zne urbaine 56% des enfants snt sclarisés cntre 4,3% en zne rurale. De plus au niveau natinal, il n existerait pratiquement aucune différence entre garçns et filles en termes de fréquentatin du cycle primaire, étant dnné que l indice de parité des sexes avisine,00 sit 0,98 aussi bien en zne urbaine (0,98) qu en zne rurale (0,99). Les disparités liées aux znes gégraphiques restent assez imprtantes. Les écarts snt quelque peu marqués entre le milieu urbain et le milieu rural. Dans l enseignement myen et sur la même péride, le taux brut de sclarisatin passe de 22,% à 30,58% avec un accrissement annuel estimé à 8,9%. Des disparités du genre snt bservées au niveau des cllèges ù la part des filles est de 4% à Djibuti-ville et seulement de 26% dans les districts. L indice de parité entre les sexes passe de 0.6 à 0.65. Malgré une tendance psitive, le système reste tujurs marqué par un rendement interne médicre. Seln l évaluatin de la Banque Mndiale, seulement 68,4% des enfants nt achevé leur cycle primaire en 2004/05 cntre 49,9% en 2002/03. Le taux de redublement de 7% demeure assez élevé, et le taux d abandn avisine le 3,4% au niveau natinal. Ces taux demeurent préccupants en termes de pids relatif cmme en termes d inégalité entre les sexes, car au niveau natinal, à Djibuti-ville cmme dans les districts, le taux d abandn des filles (3,7%) est supérieur à celui des garçns (2,6%). Dans l ensemble, sur la péride s étalant de 999 à 2005, l enseignement fndamental (cycles primaire et myen cnfndus) enregistre un accrissement des effectifs plutôt en faveur des garçns, même si le taux de prgressin des effectifs des filles (9,5%) est légèrement supérieur à celui des garçns (9%) L évlutin cnstatée est encurageante et cnfirme l imprtance crissante dnnée à la sclarisatin des filles, mais elle reste insuffisante pur avir un effet significatif cnduisant à l atteinte de l bjectif d accès et d équité fixé par la déclaratin du Millénaire. Dans l enseignement secndaire et d après l EDIM-2006 le taux net de sclarisatin est de 36,7% dnt 37,0% de garçns et 34,9% de filles avec un indice de parité de 0,86. Dans l enseignement technique et prfessinnel, n cmpte 888 garçns et 468 filles en 2005. Dans l enseignement supérieur, le ôle universitaire cmptait 46 étudiants en l an 2000. En 2005/06 le nmbre ttal d étudiants passe à.928 dnt 77 filles, sit une augmentatin myenne annuelle des effectifs de l rdre de 25%. Dans le dmaine de l alphabétisatin des femmes, les taux affichés par l EDIM-2006 snt encurageants. 47,5% de l ensemble des femmes âgées de 5-24 ans snt alphabétisées dnt 48,4% en milieu urbain cntre 4,2% en milieu rural. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 28

L éducatin est essentiellement dispensée de manière frmelle y cmpris dans les établissements privés recnnus par l Etat. Les frmes d éducatin nn frmelle et infrmelle puvant cncurir à la réalisatin des besins éducatifs de la ppulatin snt très peu dévelppées. Réalisatins Erigée depuis l an 999 en pririté abslue du Guvernement, l éducatin bénéficie d un traitement particulier dnt l aspect le plus patent se reflète dans la dtatin budgétaire. En l espace de cinq ans, la part de l éducatin dans le budget natinal passe de 6% en 999 à 24,8% en 2004. ur puvir assurer un enseignement fndamental bligatire des mesures institutinnelles, budgétaires et pédaggiques accmpagnés de prjets de sciété et de santé sclaire snt engagées. Aucun enfant n est renvyé de l écle avant l âge de 6 ans, ce qui lui permet de terminer au mins le cycle primaire. Les enfants ne snt plus refusés à l inscriptin pur défaut de dcuments d Etat Civil. La capacité d accueil crit au fil des ans avec la cnstructin de nuvelles écles et de salles de classe (59 classes en 999/2000 à.32 salles en 2005/06). Les prgrammes «cantines sclaires» et «furniture de vivres» encuragent l accès et le maintien des enfants issus de familles pauvres, des filles en particulier, à l écle et ntamment dans les znes rurales. Le prgramme «kit sclaire» sutenu par l USAID et l UNICEF répndant au manque de myen financier des parents pur l achat de furnitures sclaires permet aux enfants issus de familles pauvres d aller à l écle. Une stratégie de santé sclaire est mise en place dans le cadre d une cnsultatin par l OMS afin que les éventuels prblèmes de santé n entravent la sclarité des enfants. L éducatin des enfants des réfugiés est pris en charge par le HCR et mis en œuvre par UNESCO. Une attentin particulière est accrdée au CFEN à la frmatin des instituteurs dnt l effectif passe de.067 en 999/2000 à.943 en 2005/06. Un nuveau curriculum d enseignement pur le cycle fndamental est dévelppé au CRIEN seln une nuvelle apprche dite par les cmpétences. Le rati livres/élèves passe de 4,3 à,4 dans le primaire et de livre par matière et par élève dans le myen et le secndaire. Un espace de partenariat et de cgestin de la vie sclaire est créé dans la plupart des écles. Défis Malgré les effrts luables accmplis, le système éducatif reste cnfrnté à plusieurs défis dnt les principaux se situent au niveau de l accès, de l équité et de la qualité mais aussi de l analphabétisme. Au niveau de l accès, d imprtants écarts existent. rès de 45% des enfants dnt 46% de filles ne snt pas sclarisés. La demande dépasse de lin l ffre. Les capacités d accueil du système et leur gestin demeurent encre déficitaires. Le faible rendement interne reste encre marqué par le redublement, la sélectivité des transitins entre cycles et entre degrés d enseignement, ainsi que par les abandns. En ce qui cncerne la qualité, les prblèmes résultent d une insuffisance d enseignants qualifiés, de l insuffisance d encadrement pédaggique et de manque de frmatin cntinue des maîtres. En matière d alphabétisatin, le défi cnsiste à définir une plitique et un cadre d actin favrisant la synergie des prgrammes et à sutenir le suivi-évaluatin des résultats dans un cntexte caractérisé par une multitude d interventins. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 29

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Causes En ce qui cncerne l accès, les causes immédiates snt : (i) le nmadisme en znes rurales ; (ii) l ffre insuffisante d infrastructures sclaires (écle, cantines, drtirs) ; (iii) l élignement de l écle ; (iv) le manque de pièce d état civil des enfants ; (v) les cûts directs et indirects liés à la sclarisatin ; (vi) l handicap de l enfant ; (vii) l état de santé et de nutritin de l enfant ; (viii) le manque d assistance sclaire. Les causes sus-jacentes snt : (i) les attitudes sciculturelles ; et s agissant de la sclarisatin des filles ; (ii) les travaux ménagers de la fille ; (iii) l inexistence de tilettes séparées pur filles et garçns à l écle ; (iv) l absence de femmes enseignantes ; (v) les prblèmes médicaux cnsécutifs à la mutilatin génitale féminine ; (vi) la perceptin de l écle par les parents. S agissant de la qualité, les causes immédiates snt : (i) la faiblesse de l rganisatin, du fnctinnement et de la gestin de l écle ; (ii) la qualité médicre des enseignements ; (iii) le manque de qualificatin et de mtivatin des enseignants. Les causes sus-jacentes snt : (i) l inadéquatin des cntenus d enseignements aux besins des élèves ; (ii) l inefficacité de la frmatin des enseignants et des directeurs d écles ; (iii) le manque d appui à l encadrement pédaggique des enseignants ; (iv) l inefficacité de l évaluatin des apprentissages des élèves ; (v) la qualité médicre de la vie et de l envirnnement sclaire ; (vi) l insuffisance de cmmunicatin entre les parents d élèves et l écle. En ce qui cncerne l analphabétisme, les causes immédiates snt : i) l inexistence jusque là d une stratégie natinale d alphabétisatin et de l éducatin nn frmelle ; (ii) la qualité de prgrammes natinaux d alphabétisatin ; les causes sus-jacentes prtent sur : (i) la qualité des alphabétiseurs ; (ii) la déperditin en curs d alphabétisatin ; (iii) la langue d alphabétisatin (français, arabe, langues natinales) ; (iv) le manque de suivi des persnnes alphabétisées. Les causes fndamentales snt : (i) la pauvreté des ménages ; (ii) l ignrance des parents ; (iii) les préjugés sciculturels à la sclarisatin des filles. Lacunes de capacités des ayants drits et des ayants devirs Les ayants drits, ce snt tus les enfants sans exceptin, les filles en particulier, ainsi que les parents. Les enfants ne cnnaissent pas leurs drits, c est général, et ils ne snt pas en mesure de les réclamer. Il leur appartient purtant d exiger des parents le drit à l éducatin et à la sclarisatin ; les filles divent revendiquer le drit à l alphabétisatin. Quant aux parents, ils divent revendiquer à l Etat le drit à l éducatin de leurs enfants et de s rganiser pur participer à la gestin de l écle. Les ayants devirs qui devraient ensemble relever les défis présentent des lacunes qui se résument ainsi : Au niveau des parents : (i) le sens de respnsabilité parfis défaillant; (ii) la faiblesse dans la prise de décisin ; (iii) la famille nmbreuse ; (iv) le manque de ressurces financières ; (v) le chômage ; (vi) le manque d infrmatin et de cmmunicatin. Au niveau de l Etat : (i) le décalage entre l ambitin et la capacité d exécutin ; (ii) la faiblesse dans la cncrétisatin du drit à la sclarisatin; (iii) le manque de ressurces humaines et financières ;(iv) le prblème d accès aux ressurces et leur gestin (capacités d absrptin des fnds insuffisantes) ;(v) la lenteur dans l adptin des mesures législatives, administratives, budgétaires, judiciaires et prmtinnelles. Au niveau de la sciété civile et ONGs : (i) l ignrance des drits ; (ii) l ignrance de la frce de prpsitin et d actin des ONGs au sein de la sciété ; (iii) la faiblesse dans la mbilisatin, la prise de décisin et l actin ;(iv)l interventin limitée et insuffisante dans la défense des drits ; (v) manque de myens à tus les niveaux (humain, rganisatinnel, administratif, financier) et sur le plan de la sensibilisatin et de la cmmunicatin. Au niveau des chefs cutumiers et religieux: (i) le manque de culture générale ; (ii) la mauvaise interprétatin de la religin ;(iii) le manque d uverture à la diversité d interprétatin du Cran ; (iv) l attachement aux pratiques traditinnelles néfastes telles les mutilatins génitales féminines u MGF/excisins. Au niveau des médias : (i) le manque de myens humains, matériels et financiers ; (ii)l interventin limitée et cntrôlée en faveur de la vulgarisatin du respect des drits humains ; iii) l insuffisance de campagnes de sensibilisatin. Au niveau des partenaires au dévelppement :(i) le manque d engagement ; (ii) l interventin timide dans le prcessus du dévelppement ; (iii) la lurdeur dans les prcédures d exécutin ;(iv) le retard dans le débursement des fnds ; (v) l insuffisance de plaidyer en faveur de l applicatin drits et des cnventins et autres instruments internatinaux ; (vi) le manque de chérence et d harmnisatin des actins entre partenaires. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 3

2.3.2 Autnmisatin des femmes Cette thématique vise l Objectif 3 du Millénaire c est à dire la prmtin de l égalité des sexes et l autnmisatin des femmes dans le respect et la sauvegarde des drits de la femme et l éliminatin de tutes les frmes de discriminatin à l égard des femmes. «Mettre en œuvre et suivre les prjets, les prgrammes destinés à garantir une meilleure intégratin de la femme et de la prmtin de la famille dans le prcessus de dévelppement ; assurer le respect des drits de la femme ; prôner une plitique de prtectin et d émancipatin de la famille qui cnfrte sn assise écnmique et sciale ; cnduire une plitique de prix et de revenu favrable à l accès des djibutiennes aux services de base (eau, électricité, téléphne et aux prduits de première nécessité) ; pursuivre avec les femmes, actrices essentielles du dévelppement, l uverture de nuvelles hrizns». (Extrait de la Feuille de rute du résident de la République mai 2005) Situatin et tendances Seln l enquête EDAM-IS/996, les femmes représentent un peu plus de la mitié de la ppulatin sit 52,6%. Depuis l indépendance la cnditin de la femme s est prgressivement amélirée, mais les cinq dernières années elle a bénéficié d un élan plitique ntable. La déclaratin du résident de la République lrs de la célébratin de la jurnée internatinale de la femme du 8 mars 2000 cnstitue une première dans la mesure ù la prblématique de l intégratin des femmes au dévelppement devient un axe priritaire de la plitique du Guvernement. «Nus devns être cnvaincus qu en accueillant les femmes en partenaires à part entière dans tus les dmaines des activités de ntre cmmunauté, l individu, la famille et la Natin prspérernt et prgressernt». (Extrait du discurs du résident de la République prnncé lrs de la jurnée mndiale de la femme du 8 mars 2000). Tutefis, des préjugés imputables aux valeurs sciculturelles tendent encre à sus estimer la femme et à lui nier le drit aux ptentialités, capacités et pprtunités. Dans le dmaine de l éducatin et en ce qui cncerne plus particulièrement la sclarisatin des filles ainsi que l alphabétisatin des femmes, les résultats sus-cités restent encre en deçà de l bjectif du Millénaire, et la disparité de genre s accmpagne d inégalités en fnctin du niveau de vie. Dans le dmaine de la prise de décisin, les femmes restent sus-représentées aux pstes de respnsabilité. Dans les sphères plitique, parlementaire et judiciaire n cmpte respectivement deux femmes aux pstes de Ministres déléguées, sept femmes parlementaires et une femme présidente de la Cur Suprême. Aucune femme n est représentée dans le crps diplmatique. Elles snt encre très peu représentées dans l ensemble des sphères de décisin dans le secteur public. Dans le dmaine de l empli, le chômage frappe beaucup plus les femmes que les hmmes ; 68,8% de femmes actives (en mesure de travailler) snt au chômage cntre 54,6% des hmmes seln l enquête EDAM-IS/2002. urtant, le Cde du travail djibutien de 952 affirme le principe de la nn discriminatin entre les sexes et cnsacre le principe «à travail égal salaire égal». La participatin des femmes à la vie écnmique reste par cnséquent limitée. Elles accusent un retard imprtant du fait d un ensemble de paramètres qui rendent visibles le décalage réelle entre les drits, la vlnté plitique et la situatin réelle sur le terrain. Défavrisées au niveau de l empli, les femmes le snt également au niveau de l accès au capital. Les expériences de micr crédit ciblées sur les femmes snt encre récentes et leur impact se fait attendre. Dans le secteur infrmel les femmes juent un rôle actif et ccupent la première place. rès de 9% du cmmerce infrmel est exercé par des femmes. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 32

Réalisatins endant les cinq dernières années, la prise en cmpte de la prblématique du genre a été placée au cœur du débat plitique, ce qui s est traduit dans les faits par : (i) la créatin en 999 d un Ministère délégué auprès du remier Ministre, chargé de la rmtin de la Femme, du Bien-être Familial et des Affaires sciales ; (ii) la créatin en l an 2000 d un grand prix du Chef de l Etat attribué à une assciatin u à un grupement des femmes euvrant à l améliratin des cnditins de vie des femmes ; (iii) l adptin en janvier 2002 d un Cde de la famille en faveur de la sauvegarde de l unité, de l entente de la famille et de la prtectin des enfants ; (iv) l adptin en juillet 2002 d une stratégie natinale d intégratin de la femme au prcessus de dévelppement rientée vers quatre secteurs jugés priritaires (la prise de décisin, la santé, l éducatin et l écnmie) ;(v) l adptin en nvembre 2002 de la li instituant le système de quta d au mins 0% dans les fnctins électives et dans l administratin de l Etat, ce qui a permis la représentatin de 7 femmes (sur 65 membres) au arlement ; (vi) la nminatin d une deuxième femme au pste de Ministre déléguée à la Cpératin internatinale en mai 2005; (vii) la nminatin de deux femmes dans chaque Cnseil réginal dans le cadre de la plitique de décentralisatin dans les différents districts et de sept femmes nmmées adjintes aux chefs de quartiers, fnctin jusqu alrs réservée aux hmmes ; (viii) la réalisatin de plusieurs campagnes d alphabétisatin cnduites par l Unin natinale des femmes djibutiennes ; (ix) la prmtin sciécnmique des femmes par la créatin du Fnds Scial de Dévelppement, rganisme public de micr finance ; (x) l améliratin des cnditins des femmes réfugiées et des femmes ayant une activité agricle, par le biais du prgramme «vivres cntre travail» ; (xi) l alphabétisatin des jeunes filles en milieu rural à travers le prgramme «vivres cntre alphabétisatin» sutenu par le AM ; (xii) la ratificatin du rtcle de Maput en faveur des drits de la femme et la lutte cntre tutes les frmes de vilence à l égard des femmes y cmpris les mutilatins génitales féminines qui tuchent près de 75,5% de la ppulatin féminine. Défis Malgré les effrts luables entrepris en leur faveur, les principaux défis en matière d autnmisatin des femmes s articulent autur de : (i) la lutte cntre les pesanteurs et les facteurs sciaux culturels qui freinent la pleine participatin des femmes au dévelppement ; (ii) le renfrcement de leur habilitatin dans les dmaines juridique, plitique, scial et écnmique ; (iii) l appui à la mise en œuvre effective de la stratégie natinale d intégratin de la femme au dévelppement à travers la mise en place de plans d actin sectriels pératinnels ; (iv) le renfrcement d un partenariat dynamique avec la sciété civile pur prmuvir les drits de la femme ; (v) l éliminatin des pratiques traditinnelles néfastes dnt les MGF qui prtent atteinte à la santé physique et psychique de la fille. Causes lusieurs causes d rdre institutinnel, légal, plitique, culturel, écnmique et scial snt à l rigine des prblèmes existants. Les causes immédiates snt : (i) la nn applicatin du principe de l équité/égalité de chances ; (ii) la nn applicatin/applicatin errnée des lis en faveur des femmes ; (iii) l existence d une législatin cnflictuelle (drits musulman, cutumier et mderne) ; (iv) la nn visibilité des pprtunités liées aux ptentialités/capacités des femmes; Les causes sus-jacentes snt : i) le faible accès des filles/femmes à l éducatin, à l alphabétisatin et aux services de santé en général et de santé de la reprductin en particulier ; (ii) l insuffisance/absence de frmatin et de qualificatin prfessinnelle ; (iii) l insuffisance d harmnisatin des textes natinaux vis-à-vis des Cnventins internatinales ; (iv) l accès limité au capital et l absence de plitique de financement apprpriée aux besins des femmes ; (v) le taux de chômage élevé ; (vi) l inexistence de mécanisme de crdinatin et de suivi-évaluatin de la situatin de la femme pur la réductin des inégalités ; (vii) le cnflit/discrdance entre intérêt des femmes dans la sphère publique et privée ; (viii) l rganisatin sciale et plitique privilégiant la prééminence de l hmme dans la cmmunauté et favrisant l exclusin des femmes de la sphère de prise de décisin. Les causes fndamentales snt : (i) le pids de la traditin/culture, de la religin et de la sciété ; (ii) la pauvreté relative u extrême ; (iii) l ignrance des drits ; (iv) le taux élevé d analphabétisme au sein de la ppulatin féminine. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 33

Lacunes de capacités des ayants drits et ayants devirs Les ayants drits les filles et les femmes qui divent revendiquer l égalité de chances, exiger le drit à l éducatin, à l alphabétisatin, à la santé, à l empli et à la prise de décisin et refuser la discriminatin et les pratiques traditinnelles néfastes, ne cnnaissent pas leurs drits et ne snt pas en mesure de les réclamer. Quant aux ayants devirs, ils présentent des lacunes cmme suit : au niveau des parents et la famille qui nt pur rôles d inscrire les filles et d en assurer le suivi : (i) la mécnnaissance de leurs drits ; (ii) le manque de cnscience ;(iii) le manque de ressurces financières ; (iv) le chômage ; (v) la faiblesse dans la prise de décisin. Au niveau de l Etat qui dit mettre en place et prmuvir une culture d équité et d égalité entre les sexes à travers la mise en place de mesures et actins institutinnelles et de sensibilisatin : (i) le décalage entre l ambitin et la capacité d exécutin ; (ii) la faiblesse au niveau de la cncrétisatin du respect, de la sauvegarde et la prtectin des drits de la femme; (iii) le manque de ressurces humaines et financières; (iv) la mauvaise gestin de ressurces financières (capacités d absrptin des fnds insuffisantes); (v) la lenteur dans l adptin des mesures législatives, administratives, budgétaires, judiciaires et prmtinnelles ; (vi) l absence de suivi-évaluatin dans l évlutin du respect des drits humains. Au niveau de la sciété civile et les ONGs qui nt pur rôles devir d infrmer, sensibiliser et mbiliser pur respecter, prmuvir les cnventins internatinales, la dignité et l émancipatin des femmes : (i) l ignrance des drits de la femme et de l enfant ; (ii) le manque de structuratin et de myens à tus les niveaux humain, rganisatinnel, administratif et financier; (iii) la faiblesse dans la mbilisatin, la prise de décisin et l actin ; (iv) l ignrance du rôle catalyseur des ONG en matière de dévelppement. Au niveau des chefs cutumiers et religieux qui divent de même œuvrer en faveur de l émancipatin des femmes : (i) le manque de culture générale ; (ii) le manque d uverture à la diversité d interprétatin du Cran ; (iii) l attachement aux pratiques traditinnelles néfastes (MGF). Au niveau des médias qui divent infrmer, sensibiliser la ppulatin sur le rôle de la femme/fille, sa place dans le dévelppement du pays et les respects de ses drits et diffuser les expériences réussies des femmes ailleurs à travers le mnde : (i)le manque de myens humains et financiers; (ii)l interventin limitée et cntrôlée en faveur de la vulgarisatin du respect des drits humains et de la femme en particulier ; (iii) l insuffisance de campagne de sensibilisatin en faveur de l intégratin des femmes dans le prcessus de dévelppement. Au niveau des partenaires au dévelppement qui divent sutenir l intégratin de la dimensin genre dans tus les prgrammes, plans, prjets du guvernement à travers la mise en place effective de la stratégie natinale d intégratin de la femme au prcessus du dévelppement : (i) le manque d engagement ; (ii) l interventin timide dans le prcessus de dévelppement ; (iii) la lurdeur dans les prcédures d exécutin ; (iv) le retard dans le débursement des fnds ; (v) l insuffisance de plaidyer pur l applicatin des cnventins et autres instruments internatinaux. 2.4 - GOUVERNANCE ET ARTENARIAT 2.4.- Guvernance La bnne guvernance vise le respect et la sauvegarde des drits humains et se définit cmme la manière de gérer la chse publique dans le respect des lis, les règles de la transparence, la participatin des cityens dans le prcessus de prise de décisins et l bligatin de rendre cmpte à la ppulatin. Elle implique la participatin de tris acteurs clés (l Etat, le secteur privé et la sciété civile) et se prpse de mettre en place un envirnnement prpice à la lutte cntre la pauvreté et au dévelppement d un pays. Les capacités fnctinnelles de chacun de ces acteurs et le niveau de partenariat instauré entre eux snt déterminants dans l évaluatin de la bnne guvernance. «Depuis ntre indépendance, Djibuti a tujurs été une démcratie élective ; nus devns être fier de cette histire, en préserver l esprit plus que tut et cntinuer à prgresser, ensemble, sur la vie difficile de l apprfndissement de la vie démcratique. Sur ce pint syns exigeants : cela reste mn engagement La guvernance, c est aussi pur le puvir et le premier de ses représentants, l bligatin de rendre des cmptes C est ce que je me suis sans cesse effrcé de faire, sans limite aucune Le renfrcement des Drits de l hmme d une part, la décentralisatin d autre part, vnt prgressivement mettre le puvir nn seulement plus près des cityens, mais aussi à leur service Je désire la décentralisatin, nn pas du puvir mais des puvirs, susceptible d impulser des dynamiques nuvelles prteuses de mdernités et d innvatin Enfin je sais que le meilleur garant d une bnne guvernance, c est l accès à l infrmatin Sn dévelppement, sur le fnd cmme sur la frme, cnstituera une pririté pur le futur, afin de dnner aux djibutiennes et aux djibutiens les myens de cnnaître, de cmprendre, de juger, d évaluer Rendre des cmptes aux cityens djibutiens, à tus, n est pas seulement pur le puvir un devir c est une exigence de tus les instants qui s inscrit pleinement dans un prjet cllectif..». (Extrait : Djibuti, sur le chemin du dévelppement - Bilan et perspectives du résident Ismaïl Omar Guelleh mai 2005) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 34

Situatin et tendances Malgré une stabilité plitique retruvée depuis la fin du cnflit armé de 200, la mise en place des institutins prévues par la Cnstitutin de992 et la vlnté affichée du résident de la République, l efficacité de l Etat de drit n est pas encre garanti à tus les cityens. Le Guvernement a rganisé tris électins législatives en 992, en 997, en 2003 et tris électins présidentielles en 993, 999 et 2005. L Assemblée natinale est cmpsée de 65 députés dnt 7 femmes exerçant le puvir législatif. La Cur Suprême et les curs des tribunaux snt les instances du puvir judiciaire. Les membres du Cnseil cnstitutinnel juissent de la duble fnctin de juges de la Cnstitutinnalité et de garants des drits fndamentaux de la persnne humaine et des libertés publiques. Des institutins et rganes chargés du cntrôle de l exécutif nt été mis en place. Le Guvernement rend péridiquement cmpte de sn actin et de sa gestin à l Assemblée natinale qui dispse des myens d infrmatin et de cntrôle pur exercer ses drits, En matière de transparence, des effrts nt été accmplis pur amélirer la diffusin des décisins prtant sur les plitiques publiques. Cependant, l institutin de la transparence nécessite l existence d un cntre puvir en matière d analyse et de diffusin de l infrmatin qui ne peut être exercé par la presse écrite et audivisuelle dans la mesure ù l Etat a le mnple des ndes. La presse privée u indépendante est cnstituée essentiellement de jurnaux u bulletins d infrmatins appartenant à des partis plitiques. Le cût du jurnal est assez élevé et l analphabétisme élevé de la ppulatin explique également leur faible impact au sein de l pinin publique. La participatin des parties prenantes a pu être dynamisée avec le prcessus de démcratisatin et la prpsitin d un cadre légal et réglementaire prpice à une participatin active de la sciété civile Cependant les rganisatins de la sciété civile snt de créatin récente et manquent de cmpétences pur élabrer des stratégies à lng terme de nature à impulser des changements fndamentaux dans le dmaine de la lutte cntre la pauvreté. Les dysfnctinnements du système juridique et judiciaire nt été mis en exergue par les Etats généraux de la justice tenus en 2002 : i) la faiblesse de ressurces alluées (mins de % du budget natinal) ; ii) l existence de tris rdres de juridictins (charien, cutumier et mderne) ; iii) le manque de frmatin tant des magistrats que des greffiers ; iv) l indigence des magistrats et des greffiers ; v) le faible accès des plus pauvres à la justice ; vi)la vétusté des textes législatifs et réglementaires qui exigent un tilettage et une actualisatin ; vii) l absence d un système judiciaire adéquat et d institutins spécialisées (internat apprprié, centre de rééducatin) pur la justice et le placement des mineurs (qui n nt pas dépassé l âge de 3 ans et qui snt exnérés de l infractin pénale). Le Cde pénal prévit cependant le placement en institutin spécialisée ntamment dans des centres d éducatin surveillé. Sur le plan de la guvernance administrative et lcale, l administratin centrale est rganisée en départements ministériels chargés de l élabratin des plitiques et de leur mise en œuvre. Le diagnstic effectué par la Cmmissin natinale de réfrmes institutinnelles (CNRI) mise en place en mai 997 a fait état de nmbreux dysfnctinnements tant dans la structure de l administratin publique que dans la gestin des ressurces humaines, matérielles et financières de l Etat. A cela s ajute la prééminence de la dimensin plitique qui cmprmet la neutralité, l équité et la transparence cnditin sine qua nn d une bnne guvernance au sein de l administratin publique. Malgré une législatin existante, le système d état civil fnctinne difficilement. Les statistiques ne snt pas publiées en raisn de la faible cuverture de l enregistrement des naissances et plus encre celle des décès. L explitatin infrmatique des dnnées est quasi inexistante. A nter qu une enquête sur l enregistrement des naissances réalisée en 2005 par l Unicef a révélé que 20 à 25% des enfants ne dispsent pas d acte de naissance. Ce taux varie en fnctin des districts (5 à 24%) et en fnctin de la tranche d âge ( de 3,5% pur les 0 à 4 ans à 24,5% pur les 0-4ans et plus de 25 ans) Ceux de la périphérie de Djibuti-ville, ntamment de Balbala et des chefs lieux des districts de l intérieur, affichent des taux plus faibles. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 35

Bien qu énncée dans la Cnstitutin, la prmtin de la décentralisatin a cnnu une accélératin au lendemain des accrds de paix en répnse aux différentes revendicatins natinales. Une stratégie de dévelppement lcale élabrée par le Guvernement se prpse de renfrcer les capacités des cmmunautés, des rganisatins de base et des acteurs lcaux de dévelppement en vue de leur cnférer plus de respnsabilités dans la cnduite et la gestin du dévelppement lcal, de mettre en place des mécanismes de prgrammatin et de financement d investissement au niveau lcal et d assurer leur participatin accrue au prcessus du dévelppement du pays. En matière de guvernance écnmique, l'écnmie de Djibuti est lurdement tributaire du secteur des services qui cntribue à hauteur de 80% du rduit Intérieur Brut (IB) et envirn 80% des emplis. Le secteur tertiaire, en particulier celui du transprt, cnstitue le principal mteur de la crissance écnmique de Djibuti. La dtatin en ressurces naturelles étant peu imprtante, la cntributin du secteur primaire au IB est à peine supérieure à 3% tandis que le secteur manufacturier ne cntribue que pur envirn 5% du IB. Au début des années 90, le pays a été cnfrnté à une série d évènements exgènes, caractérisés par un afflux massif de réfugiés smaliens et éthipiens ce qui a sensiblement affecté les infrastructures sciales de base, et par des facteurs endgènes y cmpris le déclenchement d un cnflit armé interne qui a lurdement pesé sur le budget de l Etat. La détériratin de la situatin écnmique et financière a engendré une augmentatin du chômage, une aggravatin de la pauvreté ainsi qu une déliquescence de l appareil administratif et une perte de la crédibilité de l Etat. Le pays reste d'autre part caractérisé par un secteur privé atrphié ainsi que par une faible cmpétitivité. Le secteur privé est cnfrnté aux facteurs de prductin, aux difficultés d accès au financement, au faible encadrement, à la frte fiscalité, à l étritesse du marché. Cependant, de par sn psitinnement et sn envirnnement écnmique s articulant autur d une plitique ultra libérale, une absence de restrictins tarifaires au cmmerce internatinal (Djibuti fait partie des Etats membres fndateurs de l OMC), une libre cnvertibilité de la mnnaie, une absence de cntrôle de change aux frntières ainsi que par la qualité de ses infrastructures écnmiques et aérprtuaires Djibuti représente un ptentiel mais également un vecteur de crissance nn négligeable pur la sus régin. Réalisatins En matière de guvernance démcratique les acquis démcratiques nt été cnslidés par l instauratin du multipartisme intégral et la créatin d une cmmissin électrale natinale indépendante. En ce qui cncerne la liberté syndicale, il n existe que deux centrales syndicales, l Unin générale des travailleurs djibutiens (UGTD) et l unin djibutienne du travail (UDT). Bien que les drits syndicaux sient garantis par le drit en vigueur, le syndicalisme reste embrynnaire avec mins de 20% de salariés syndiqués. La situatin des drits de l hmme a cnnu une cnslidatin institutinnelle avec : (i) la créatin d un Département ministériel chargé de la prmtin et de la prtectin des drits de l hmme ayant en charge de l élabratin et de la mise en œuvre de la plitique guvernementale cncernant la défense, le respect et la prmtin des drits de l hmme et de cntribuer ainsi à la cnslidatin de l Etat de drit ; (ii) l insertin dans la Cnstitutin d un chapitre exclusivement cnsacré aux Drits humains ; (iii) la ratificatin d un certain nmbre de cnventins internatinales relatives aux Drits de l hmme. Sur le plan de la prtectin de l enfance, Djibuti a ratifié la Cnventin de drits de l enfant en décembre 990 avec une réserve à l article 4 relatif au chix de la religin à dnner à l enfant. La vlnté d intégratin des dispsitins de cette Cnventin dans la législatin natinale s est traduite par l instauratin de la jurnée de l enfant djibutien célébrée le 20 nvembre de chaque année et l élabratin du Cde de la famille qui vise entre autre à réaliser une meilleure définitin des drits et respnsabilités des parents vis-à-vis des enfants, à garantir leur prtectin et le respect de leurs drits écnmiques, sciaux et culturels. ar ailleurs, la réfrme du Cde de la natinalité est une initiative capitale accrdant une meilleure cnsidératin des prblèmes cruciaux des enfants et des cnjints étrangers, tandis que le nuveau Cde du travail prmulgué en janvier 2006 réglemente plus sévèrement le travail des enfants. En matière de prtectin de la femme, la mise en œuvre de la stratégie natinale intégrée de la femme djibutienne a permis de réaliser un certain de nmbres de prgrès par rapprt aux principales discriminatins dnt les femmes étaient victimes ntamment dans leur émancipatin. Mais en dépit de ces prgrès, dnt la ratificatin sans réserves de la Cnventin cntre tutes les frmes de discriminatin à l égard des femmes (CEDEF) et la prmulgatin et la mise en applicatin du Cde de la famille, les femmes cntinuent à subir les vilences cnjugales et les pratiques traditinnelles néfastes cmme les MGF. Sur le plan de la guvernance lcale, la li de la décentralisatin a été prmulguée en 2002 instituant la régin en cmmune. La cllectivité territriale est dtée d un Cnseil réginal et Djibuti-ville dispse d un statut particulier (tris cmmunes, le cnseil de Djibuti et un maire élu en sn sein). Un transfert prgressif de cmpétences aux nuvelles cllectivités devait être effectif dans les meilleurs délais. 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rang ur ce qui est du renfrcement de la guvernance administrative, le Guvernement a adpté en 200 une stratégie de réfrme institutinnelle de l administratin visant le rapprchement de l administratin des cityens, le dévelppement des capacités du secteur public et la mdernisatin de l administratin de ses utils et de ses prcédures. S agissant de la transparence dans la gestin des deniers publics, une Chambre des Cmptes et de Discipline Budgétaire et une Inspectin générale de l Etat nt été créés en 200 et la Cmmissin natinale des marchés a été renfrcée et le Cde de marchés publics élabré. Dans le dmaine écnmique, d imprtants effrts nt été réalisés par les Guvernements successifs. Les autrités se snt engagées avec le cncurs du F.M.I. et de la Banque mndiale dans une plitique de réfrmes structurelles afin de rétablir les grands agrégats macrécnmiques et mettre le pays sur la vie d une crissance écnmique durable. Dans le dmaine du dévelppement du secteur privé, en vue de favriser l intégratin de Djibuti dans le cmmerce mndial, les autrités nt su également cncrétiser avec l Emirat de Dubaï un partenariat écnmique prtant sur la cncessin de gestin du prt en 2000 et de l aérprt en 2002 à Dubaï rt Internatinal, l bjectif étant de faire de Djibuti un hub prtuaire (prt d éclatement) destiné à la réexprtatin, au transbrdement et au stckage pur tute la régin.. Défis Malgré les nmbreuses réfrmes et prgrès démcratiques réalisés au niveau plitique, les effrts de dévelppement en la matière curent le risque de vir leurs fruits et leur légitimité cntestées par les partis d ppsitin qui se sentent exclus du jeu plitique. Ceux-ci, invquant leurs drits à figurer à la représentatin natinale, incriminent le recurs au scrutin majritaire de liste à un tur qui les défavrise dans les électins. ar ailleurs, l absence de l ppsitin radicale au arlement ne permet pas à l Assemblée Natinale d exercer ses prérgatives de cntrôle sur l actin guvernementale avec une large bjectivité. Le rôle de la sciété civile est tujurs limité en raisn de la mécnnaissance des règles de fnctinnement des rganisatins assciatives et cmmunautaires u ONG. Les actins nécessaires pur mieux garantir l indépendance de la justice et des institutins en charge d assurer l bligatin de rendre de cmpte en matière plitique ne snt pas tujurs prises. De même, l absence de textes clairs sur les mdalités de fnctinnement des cllectivités lcales cntribue à freiner la mise en œuvre effective de la décentralisatin. Sur le plan des réfrmes écnmiques, la stratégie qui devrait dter l état d une administratin perfrmante et cntenir le dévelppement disprprtinné du secteur public n a pas cnnu d avancée majeure depuis sn élabratin. Dans le cadre de la lutte cntre la pauvreté et en dépit des prgrès réalisés dans l atteinte des Objectifs du Millénaire pur le ème Dévelppement, la République de Djibuti est classée au 480 sur 77 en 2006 et sn IDH est de 0,495. Malgré une crissance de la richesse natinale psitive, un niveau de crissance de 6% s avère nécessaire pur aller vers une réductin de la pauvreté. L améliratin de la cmpétitivité passe inévitablement par la créatin d un envirnnement prpice à l investissement privé et à l améliratin du cadre juridique et institutinnel d une part, et par le dévelppement des infrastructures et l accès aux services de bases à des prix raisnnables ainsi que le dévelppement des ressurces humaines, d autre part. Le prblème de l étritesse du marché lcal et de la faiblesse de la demande intérieure dnt Djibuti suffre dit vraisemblablement disparaître grâce à la stratégie d intégratin réginale à travers le COMESA et l éligibilité en 2000 à l AGOA (dispsitif américain relatif à la li sur la crissance et les pprtunités en Afrique). L améliratin du climat des affaires par le biais d un envirnnement juridique de qualité demeure incnturnable pur les investisseurs natinaux mais également étrangers. Il cnvient également de recentrer les institutins euvrant pur le dévelppement du secteur privé à travers des missins d appui aux entreprises, aux ME-MI, d attirer les IDE. et de favriser l intermédiatin financière. Il cnvient enfin de maintenir une stabilité dans la législatin fiscale. Causes En matière de guvernance les causes à l rigine des dysfnctinnements snt multiples. Les causes immédiates snt : (i) la faiblesse du système d infrmatin ; (ii) l insuffisance du suivi-évaluatin de la participatin des acteurs ; (iii) le faible suivi de l applicatin des Cnventins relatives aux drits de la femme et de l enfant ; (iv) le manque de dnnées statistiques désagrégées en matière de prtectin ; (v) la lurdeur des démarches administratives pur l btentin de l acte de naissance. Les causes sus jacentes snt : (i) l insuffisance du cntrôle de l applicatin des règles. (ii) l applicatin peu efficace du cadre législatif et réglementaire ; (iii); la gestin des ressurces humaines ; Les causes fndamentales : (i) un cadre législatif et réglementaire peu efficace ; (ii) des facteurs sciculturels qui engendrent des préjugés parfis néfastes cnstituant un frein pur la prtectin des cuches les plus vulnérables. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 37

En ce qui cncerne la faible cmpétitivité de l écnmie djibutienne, les causes immédiates demeurent : (i) le cût élevé des prix de la main d œuvre mais aussi des services d utilités publiques. Les causes sus-jacentes restent : (i) une surévaluatin de la mnnaie natinale par rapprt aux mnnaies des pays limitrphes ; (ii) un envirnnement juridique restrictif en matière de législatin du travail ; (iii) une masse salariale du secteur public élevé qui favrise un chômage vlntaire et entraîne à la hausse le revenu myen. La cause fndamentale principale, c est l étritesse du marché qui réduit les écnmies d échelle. ur ce qui est de la prmtin du secteur privé, les causes immédiates snt : (i) l absence d appui au entreprises privées dans le mntage des dssiers ; (ii) la déficience en ressurces humaines qualifiées ; (iii) l absence de crédibilité en qualité d interlcuteur auprès de l Etat. Les causes sus jacentes snt: (ii) la qualité de représentatin du secteur privé ; (ii) la structure des ressurces cllectées s apparentant à une subventin de l Etat. La cause fndamentale principale, c est l insuffisance institutinnelle et rganisatinnelle. En ce qui cncerne la faible prmtin de la place de Djibuti auprès des Investisseurs étrangers, la cause immédiate c est la faible perceptin d un envirnnement juridique et institutinnel. La cause sus jacente prte sur les difficultés d accès aux biens et services de base ainsi qu au secteur financier. La cause fndamentale résulte d un déficit de cmmunicatin et de l enclavement linguistique. Lacunes de capacités des ayants drits et les ayants devirs Les ayants drits snt les cityens et la sciété civile tandis que les ayants devirs snt l Etat, le cityen ainsi que la sciété civile. Les lacunes de l Etat qui a pur rôles d appliquer les décisins qu il édicte et de mettre en place un cadre plitique et réglementaire pur une gestin ratinnelle des ressurces snt : (i) l infrmatin mal répartie ;(ii) l absence de myens ; (iii) les ressurces humaines limitées ; (iv) l absence u faiblesse des cntrôles ; (v) la lenteur du prcessus décisinnel ; (vi) la difficulté dans l applicatin de certains textes ; (vii) l absence de plitiques chiffrées ; (viii) la difficulté de mettre en œuvre des bjectifs et indicateurs de suivi précis ; (ix) l absence d une plitique natinale de prtectin de l enfant ; (x) l absence de structures d accueil et d appui psychscial pur les enfants rphelins et vulnérables ; (xi) l absence d un système de prtectin scial ntamment des travailleurs sciaux. ur ce qui est du cityen ses lacunes snt essentiellement liées à : (i) l ignrance ; (ii) au manque d infrmatin et de frmatin ; (iii) l accès à une infrmatin plurielle ainsi qu à une faiblesse dans la prise de décisin. Les lacunes de la sciété civile snt : (i) le manque d infrmatin et de frmatin ; (ii) l insuffisance de vulgarisatin des Cnventins relatives aux drits humains ;(iii) l absence d autrité ; (iv) le manque de myens financiers ; (v) des ressurces humaines limitées ; (vi) des difficultés d utilisatin des myens de cmmunicatin et (vii) une faiblesse dans la prise de décisin et principalement dans l actin. Quant aux assciatins, elles suffrent des faiblesses de structures existantes et une insuffisance évidente des capacités techniques. Les cllectivités lcales, quant à elles, snt victimes de l absence de structures suffisantes et de culture de dévelppement lcal. De leur côté les partenaires au dévelppement qui devaient apprter à ces rganes un sutien financier et technique en plus d un plaidyer en faveur de différentes Cnventins, prélude à une vulgarisatin des traités se fnt remarquer par des exigences inpprtunes et le recurs à des prcédures suvent cmplexes et lurdes. Leur frte prpensin à prpser des slutins uniques pur des situatins différentes et leur absence de flexibilité cnstitue leurs principaux défauts. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 38

2.4.2 artenariat mndial Ce thème vise la mise en place d un partenariat mndial pur le dévelppement - Objectif 8 du Millénaire pur le Dévelppement - pur venir en aide aux pays en dévelppement afin qu ils puissent respecter, prmuvir et cncrétiser les drits humains dans leur intégralité. «Négcier, appliquer ainsi que crdnner la plitique extérieure et les négciatins internatinales ; prmuvir ; pursuivre le dévelppement de la cpératin avec les pays et les rganisatins ffrant les ptentiels d appuis, d investissements et du cmmerce sûr pur le pays ; prmuvir une cpératin stratégique avec ns partenaires». Extrait de laffeuille de rute du résident de la République mai 2005 Situatin et tendances Au début des années 990, les bailleurs de fnds traditinnels de Djibuti nt revu leur aide budgétaire directe à la baisse en raisn de la cnjncture natinale et d une cnjncture internatinale beaucup plus âpre. La situatin pstérieure à 994 fait par cntre état d une accentuatin de l aide au dévelppement même si l efficacité de cette aide demeure à démntrer. En l absence de statistique fiable de Djibuti, il reste tutefis difficile de chiffrer l Aide ublique au Dévelppement (AD) en ce qui cncerne les années antérieures à 998. Les partenaires au dévelppement snt cnstitués par : (i) les agences multilatérales qui n nt pas de représentatins en République de Djibuti ; (ii) par des agences bilatérales tels que l A.F.D. ; (iii) par les institutins eurpéennes ainsi que par les fnds et prgrammes des Natins Unies présents à Djibuti. Le rôle des partenaires au dévelppement à Djibuti s inscrit dans le cadre d un partenariat visant à participer au dévelppement de Djibuti par le biais de : (i) une participatin à la vie sciale ; (ii) la créatin des cnditins favrables à l investissement et au dévelppement de la crissance ; (iii) les répnses apprpriées aux situatins d urgence. Il existe aussi une représentatin du F.M.I. à Djibuti dnt la missin cnsiste à assister les autrités lcales, à suivre et évaluer la situatin écnmique et financière du pays. Réalisatins L aide publique au dévelppement s est cnsidérablement accentuée ces dernières années au pint d en faire un des pays les plus aidés par tête de l Afrique subsaharienne. Au niveau natinal, les partenaires au dévelppement nt inscrit leur actin dans l accmpagnement des plitiques sectrielles vlntaristes mises en œuvre par les autrités guvernementales. Ce partenariat étant reflété par la créatin en 2000 du Grupe des artenaires de l Educatin (GE), le Cmité de crdinatin Inter agence pur les activités du EV (rgramme élargi de vaccinatin) et du Grupe des artenaires de la Santé (GS) en 2005.. Outre les investissements réalisés dans le dmaine scial, les partenaires au dévelppement nt également œuvré pur la prmtin du secteur privé à travers le Cadre Intégré. Dans le dmaine humanitaire les partenaires au dévelppement nt agi en répnse aux situatins d urgence suite aux crises liées aux inndatins de l ued d Ambuli, au prblème de la sécheresse et de la famine qu elle a engendrée, ainsi que face au prblème des réfugiées des pays limitrphes. Ils nt aussi participé à la prmtin d une culture de préventin par l appui à la frmulatin d une stratégie natinale de préparatin et de répnse aux catastrphes qu a cnnu le pays. Sur le plan internatinal, l Objectif 8 du Millénaire pur le Dévelppement relatif à la réalisatin d un partenariat mndial a suscité une dynamique entre les pays dnateurs, les agences multilatérales et les fnds des Natins Unies ainsi que les pays récipiendaires. Une stratégie cmmune que l n retruve dans la Déclaratin de aris en 2005 a été adptée afin d amélirer l efficacité de l A..D. et atteindre «in fine» les OMD. Déclaratin de aris 2005 rincipes du partenariat ur amélirer l efficacité de l Aide publique au Dévelppement, la stratégie repse sur : - le principe d apprpriatin : les pays bénéficiaires fixent les prirités de dévelppement et définissent le prgramme d actin ; - le principe d alignement : les dnateurs alignent leurs stratégies sur les prirités du pays bénéficiaire ; - le principe d harmnisatin : les dnateurs adptent des dispsitifs cmmuns, ratinalisent leurs prcédures et partagent les infrmatins. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 39

Défis Les principaux défis en matière de partenariat s articulent autur de : (i) l améliratin de l efficacité de l A..D ; (ii) la définitin d un cncept de partenariat ; (iii) la sutenabilité financière de l Aide publique au dévelppement (AD) ; (iv) la mise en place d un calendrier et des indicateurs et le suivi de ces indicateurs. S il est vrai que ces dernières années le vlume de l A..D. a prgressé, il cnvient cependant de nter que la part de dns par rapprt aux prêts a diminué, ce qui de fact a entraîné un accrissement de l endettement en psant à curt u myen terme le prblème de la sutenabilité de la dette, ainsi que celle des charges récurrentes sur les finances publiques. ur ce qui est de l améliratin de l efficacité de l A..D., un cnstat s impse pur Djibuti ù les ressurces humaines qualifiées demeurent limitées, et le fait de respecter chaque prcédure pur chaque bailleur de fnd reste difficile. L absence d un mécanisme de crdinatin frmelle entre tus les bailleurs reste aussi préjudiciable, même si dans les secteurs de la santé et de l éducatin les Grupe de artenaires nt pu pallier à ce prblème. Il reste tutefis dmmage que ce qui demeure au niveau sectriel ne sit pas réalisé de manière natinale et qu il n existe pas un Cmité de l aide au Dévelppement à l échelle du pays. L apprche en termes de partenariat reste également mal assimilée et il revient aux partenaires au dévelppement de mieux véhiculer le cncept du partenariat et les mdalités de sn fnctinnement. Causes Les causes immédiates de la faible efficacité de l A..D. snt : (i) l existence de dublns pur certains prjets ; (ii) l absence de crdinatin entre les partenaires au dévelppement ; (iii) l absence de crdinatin entre les partenaires et les autrités publiques. Les causes sus jacentes s expliquent par : (i) des insuffisances dans le partenariat ; (ii) des prcédures particulières à chaque partenaire. La cause fndamentale est la faible prise en cmpte de la stratégie du pays et/u des plitiques sectrielles. En ce qui cncerne la perceptin du cncept de partenariat, la cause immédiate est la cmpréhensin insuffisante du cncept même de partenariat, tandis que la cause sus jacente est l absence de synergie entre les différents partenaires. Quant à la cause fndamentale, il cnvient de signaler l absence d une réglementatin, ainsi que l absence de statistiques fiable qui engendre des difficultés dans la mise en place d un calendrier des échéances et des indicateurs de suivi. Lacunes des capacités des «ayants drits» et «ayants devirs» Les ayants devirs snt l Etat et les partenaires au dévelppement, tandis que les ayants drits snt le cityen et la sciété civile. Cncernant l Etat, les principales lacunes cnstatées demeurent : (i) la faiblesse dans la respnsabilité (engagement limité et respnsabilité diluée), (ii) une infrmatin mal répartie (iii) une absence de myens (faible marge de manœuvre) ; (iv) les ressurces humaines limitées ; (v) l absence u faiblesse des cntrles ; (vi) l impunité ; (vii) le prcessus décisinnel lng ; (viii) la difficulté d applicatin de certains textes ; (ix) l absence de plitiques chiffrée ; (x) la difficulté de mettre en œuvre des bjectifs et des indicateurs et leur suivi. ur ce qui est du cityen, ses lacunes snt essentiellement liées à : (i) l ignrance ; (ii) une infrmatin asymétrique ; (iii) au besin d infrmatin et de cmmunicatin ; (iv) une faiblesse dans la prise de décisin. Quant aux partenaires au dévelppement, les lacunes snt : (i) une insuffisance de cmmunicatin ; (ii) une insuffisance d écute ; (iii) une insuffisance de crdinatin. Cncernant la sciété civile, ses lacunes gravitent autur de : (i) l ignrance des drits ; (ii) l absence d autrité ; (iii) les myens financiers limités ; (iv) les capacités et cmpétences limitées ; (v) les difficultés dans l accès à l infrmatin ; (vi) les difficultés d utilisatin des myens de cmmunicatin ; (vii) la faiblesse dans la prise de décisin. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 40

2.5- Cnclusin Dès sn indépendance, la République de Djibuti a adhéré et ratifié sans réserves des Cnventins, Déclaratins et Chartes au niveau réginal et internatinal relatifs aux Drits humains. Tutefis, l analyse de la situatin cnduit à cnstater qu un grand nmbre de ces drits snt encre nn réalisés, u nn respectés, u insuffisamment prmus, vire nn prtégés. Les principaux instruments relatifs aux drits humains ratifiés par la République de Djibuti Drits nn réalisés, u insuffisamment prmus, u nn respectés, u nn prtégés. Déclaratin universelle des drits de l hmme 2. Cnventin internatinale des drits de l enfant 3. acte internatinal relatif aux drits écnmiques, sciaux et culturels 4. acte internatinal relatif aux drits civils et plitiques 5. Charte africaine des drits de l Hmme et des peuples 6. Cnventin cntre la trture et traitements inhumains, dégradants et cruels et les châtiments crprels 7. Cnventin pur la préventin et la répressin du crime de géncide 8. Cnventin relative à la Cur énale Internatinale 9. Cnventin sur l éliminatin de tutes frmes de discriminatins à l égard des femmes 0. rtcle de Maput sur les drits des femmes. lusieurs cnventins relatives à l O.I.T. 2. Déclaratin du Millénaire et les Objectifs du Millénaire pur le Dévelppement (OMD) 3. Cnventin sur la diversité bilgique 4. Cnventin pur la lutte cntre la désertificatin Le drit à la vie -Le drit à un niveau de vie adéquat -Le drit à l identificatin -Le drit aux services sciaux -Le drit égal d accès aux services publics -Le drit à la nutritin et la nurriture -Le drit de manger à sa faim -Le drit au niveau élevé pssible de santé -Le drit de la femme au sin spécial Le drit de la femme à la prtectin Le drit à l intégrité physique Le drit de l enfant au sin spécial Le drit de l enfant à la prtectin Le drit à un lgement cnvenable -Le drit à un habillement cnvenable -Le drit à la prtectin -Le drit à la libre circulatin -Le drit à l éducatin -Le drit de travailler -Le drit à un travail à salaire cnvenable -Le drit aux cnditins favrables du travail -Le drit d être prtégé cntre le chômage -Le drit à la sécurité sciale y cmpris l assurance sciale -Le drit à la sécurité -Le drit à la liberté d expressin -Le drit à l infrmatin -Le drit à un envirnnement sain et durable Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 4

L examen des prblèmes de dévelppement fait ressrtir, entre autres : i) l aggravatin de la situatin de pauvreté ; ii) la dégradatin cntinue de l envirnnement ; iii) des taux élevés de mrtalité maternelle, infantile et infant-juvénile ; iv) des taux élevés de mrtalité liés aux maladies (VIH/SIDA, tuberculse, paludisme et autres) ; v) des prblèmes d accès et d équité pur une éducatin de qualité ; vi) un taux élevé d analphabétisme ; vii) l inégalité persistante entre l hmme et la femme ; viii) la faible prtectin de la femme et de l enfant ; ix) la faible participatin des acteurs à la bnne guvernance ; x) la faible cmpétitivité de l écnmie ; xi) la faible prmtin du secteur privé ; xii) la faible prmtin de la place de Djibuti à l étranger et la difficile perceptin du partenariat mndial. - Cmpte tenu de faiblesses de capacités des titulaires des drits (manque d infrmatin des individus, des cmmunautés et des rganisatins de la sciété civile à revendiquer leur drits et participer de manière effective à la gestin des affaires publiques manque de ressurces matérielles et financières pur rendre efficace les initiatives en matière d accès aux services de base ntamment pur l améliratin du cadre de vie faible capacité à influer sur le cmprtement des décideurs à tus les niveaux manque d initiatives pur mdifier les cnditins d existence ), - Cmpte tenu de faibles capacités des détenteurs d bligatin (au niveau de l Etat, insuffisance de capacité à gérer efficacement les ressurces et à faire émerger une visin glbale du dévelppement humain durableet au niveau des partenaires au dévelppement, l incapacité à furnir des ressurces financières à la hauteur des prblèmes qui affectent les ppulatins), - Cmpte tenu des besins imprtants des ppulatins, et ceux des plus vulnérables en particulier, - Vu le chemin qui reste à parcurir pur atteindre les Objectifs du Millénaire pur le Dévelppement, - Au regard du cadre stratégique de lutte cntre la pauvreté (DSR), Un appui imprtant des partenaires au dévelppement est nécessaire et indispensable à la République de Djibuti. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 42

Sectin 3 CADRE DE COOERATION Au regard de ce qui précède, les dmaines priritaires de cpératin identifiés snt les suivants : - La cntributin à la lutte cntre la pauvreté et la prtectin de l envirnnement : par le renfrcement des plitiques et stratégies de lutte cntre la pauvreté et de gestin durable des ressurces naturelles ; par le renfrcement des capacités des institutins et des acteurs pur la mise en œuvre des stratégies et prgrammes de réductin de la pauvreté et de prtectin de l envirnnement ; par l appui aux stratégies de lutte cntre la faim, la sif et la malnutritin et la cntributin au prgramme spécial de sécurité alimentaire ; par le renfrcement de l accès des ppulatins, les plus vulnérables en particulier - y cmpris les migrants, les réfugiés et les nmades et ceux habitant dans des taudis - aux services sciaux de base (éducatin, santé, lgement, eau, assainissement etc.) ; par le renfrcement de l accès au financement des activités génératrices des revenus, ntamment dans les dmaines de l agriculture, de l élevage, de la pêche, du turisme et de l artisanat ; par le renfrcement des capacités des acteurs en vue de l élabratin d un plan d interventin pur la réductin de cnséquences des crises et des catastrphes. 2- L appui à la santé des ppulatins et celle des plus vulnérables en particulier: par le renfrcement et l extensin de prgrammes d améliratin de la santé de la femme (F, SOU, IST/SIDA, fistules, anémies, malnutritin, MGF et vilence fndée sur le genre) ; par la prmtin des prgrammes de réductin de la mrtalité et la mrbidité des enfants (vaccinatins, LC diarrhées, LC malnutritin, LC IRA, sins pst natals, préventin SIDA/TME etc.) ; par le dévelppement d une stratégie multisectrielle visant l infrmatin et la prtectin des adlescents et des jeunes cntre les risques liés aux IST/SIDA, à la santé reprductive ainsi qu aux autres phénmènes sciaux ( vilence, tabac, grssesse à risque, avrtement etc.). par le sutien au plan natinal et à l actin multisectrielle de lutte cntre le SIDA ntamment par l apprt d une répnse crdnnée du SNU à la participatin cmmunautaire, aux prgrammes et aux centres de santé et visant la prtectin des nuveaux nés, femmes, jeunes et ppulatins vulnérables, ainsi que le renfrcement des mesures de préventin du paludisme dnt la lutte anti-vectrielle intégrée; par le dévelppement d un partenariat au niveau sus-réginal, ntamment en matière de lutte cntre le VIH/SIDA, cmpte tenu de la situatin gégraphique du pays et de la circulatin des persnnes. 3- L appui à l accès à des services d éducatin de qualité et à l autnmisatin des femmes : par le renfrcement des capacités des acteurs dans le dmaine de l éducatin en vue de dévelpper une infrastructure adéquate, une gestin participative, un accès aux filles et une meilleure qualité du système éducatif ; par la prmtin du dévelppement de nuvelles stratégies permettant un plus grand accès au système éducatif des ppulatins les plus vulnérables (ruraux, déplacés, nmades et réfugiés) ; par le renfrcement des capacités humaines dans le dmaine de la frmatin technique et prfessinnelle ; par la cntributin à la réfrme et au plan d actin de l éducatin ainsi qu au dévelppement des capacités pédaggiques et de gestin des ressurces humaines ; par le sutien à la lutte cntre les pesanteurs et les facteurs sciculturels et familiaux ; par la prmtin d une culture de l équité et de l égalité des chances entre les sexes dans tus les dmaines, en particulier dans les secteurs frmel et infrmel de l éducatin en tenant cmpte des spécificités ; par le sutien à l applicatin des textes de lis en faveur des femmes et des filles, à leur diffusin et vulgarisatin et à la prmtin de leurs drits, en vue de réduire tutes les discriminatins et Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 43

frmes de vilence à l égard des femmes y cmpris la mise en œuvre de la stratégie natinale d abandn des MGF; par le renfrcement de l habilitatin juridique, écnmique, plitique et scial des femmes et à la mise en place de plitiques, prgrammes et prjets de dévelppement apprpriés ; par l intégratin de l apprche genre dans la planificatin au dévelppement et le renfrcement des capacités des acteurs et du partenariat. 4- La prmtin de la bnne guvernance et du partenariat stratégique pur le dévelppement : par l appui au prcessus démcratique et à la prmtin d une plus grande participatin des cityens à la vie plitique, écnmique et sciale, ainsi qu à celui de la transparence ; par le renfrcement et la ratinalisatin de l administratin et du système judiciaire, et la prmtin des NTIC ; par le renfrcement de la guvernance lcale et du dévelppement décentralisé ; par la prmtin et le respect des drits humains (drits de l hmme, drits de l enfant, drits de la femme etc.) ; par le sutien à l élabratin d une plitique de prtectin de l enfance, la mise en place d un mécanisme de crdinatin des actins de prtectin, le renfrcement du système d Etat civil, la mise en place des structures d accueil des enfants rphelins et vulnérables; par la mise en place d un cadre favrable à la crissance écnmique et à la cmpétitivité de l écnmie, ainsi que la prmtin et le dévelppement du secteur privé et des investissements ; par le renfrcement des capacités natinales en matière d analyse et d utilisatin des dnnées (recensement, bases de dnnées sur DEVINFO et système d infrmatin sectriels) ; par le renfrcement des capacités institutinnelles pur la frmulatin, la mise en œuvre, le suivi et l évaluatin des prgrammes et plitiques de dévelppement ; par le renfrcement de la capacité de gestin, de crdinatin de ressurces extérieures ; par le renfrcement des capacités des ressurces humaines dans les plitiques extérieures et l élabratin des stratégies de partenariat internatinal pur le dévelppement. Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 44

Sectin 4 MATRICE DES INDICATEURS OMD OMD : Réductin de l extrême pauvreté et de la faim auvreté Référence 2002 Situatin 2005 Tendance 200 Cible 205 Zne urbaine Zne rurale Djibuti ville Femme Hmme rprtin de la ppulatin vivant en dessus du seuil de la pauvreté 42,% 36,% 2% 66,2% 83,0% 34,7% rprtin de la ppulatin vivant en dessus du seuil de la pauvreté extrême 83% Incidence de la pauvreté relative 45,% en 996 74% en 2002 30% Incidence de la pauvreté extrême 9,6% en 996 42,% en 2002 0% Inactifs u chômeurs (recherche er 50% Faim et nutritin % de persnnes suffrant de malnutritin aiguë 28,3% % de persnnes suffrant de malnutritin chrnique 23% 22% 27% 23,8% pur Djibuti rurale Insécurité alimentaire -grupes vulnérables -grupes très vulnérables 49% 3,3% (Surce : EDAM-IS 2 2002 et EDSF/AFAM 2002) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 45 empli)

Taux brut d admissin de première année primaire Référence 2002 Situatin 2005 OMD 2 : Assurer l éducatin primaire pur tus Tendance 200 Cible 205 47,5% 6,7% 90,0% 00% Taux brut de sclarisatin 47,4% 54,8% 82,9% 00% arité filles/garçns 0,76 0,86 0,94 Taux de redublement 0,4% 7,2% 5,4% 2,4% Taux d abandn 3,4% 2,4%,2% 0% Rati élèves/maître 39,4 4,4 45,0 45,0 Rati élèves/classe 4,7 4,4 42,8 45,0 Rati manuels/élèves 4,3,4 Niveau alphabétisatin des adultes (5 ans et +) Taux net de sclarisatin primaire 27% 42,5% 65% 95% (Surces : MENESU/AE 2006-2008 + Mdèle de simulatin + Rapprt d évaluatin Banque Mndiale-2005 et EDIM-2006) Zne urbaine Zne rurale Djibuti ville Femme Hmme 55,3% 54,5% 55,9% Rati filles/garçns dans l enseignement primaire Rati filles/garçns dans l enseignement myen Rati filles/garçns dans l enseignement supérieur Rati filles/garçns dans l enseignement technique et prfessinnel art des femmes ccupant un empli salarial dans le secteur nn agricle Référence 2002 0,76 G : 53,8% F : 40,9% 0,6 G : 27,3% F : 6,8% 0,3 0,33 29,8% OMD 3 : rmuvir l égalité de genre et l autnmisatin des femmes Situatin 2005 0,86 60,6% 48,9% 0,66 36,7% 24,7% 0,4 G :,928 F : 77 0,52 G : 888 F : 468 CN : 25,6%* CC : 28,7% Tendance 200 0,94 85,8% 80,9% 0,8 67,4% 54,3% Cible 205 00% 00% 00% 00% 0,5 0,7 0,72 0,9 Zne urbaine 2005 : 0,85% 200 : 0,9 205 : 2005 : 0,7 200 : 0,8 205 : Zne rurale 0,42 0,60 Djibuti ville 0,84 Femme Hmme rprtin des sièges ccupés par des femmes au arlement 7 sur 65 sit 0% (Surces : MENESU/AE 2006-2008 + Mdèle de simulatin + Rapprt d évaluatin Banque Mndiale-2005 et * Surce ; Ministère de l empli, CN : cadre natinal ; CC : cnventinné) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 46

Référence 2002 Situatin 2005 OMD 4 : Réduire la mrtalité infantile Tendance 200 Taux de mrtalité infantile 03,/ mille 67 pur mille 50/ mille 07,2/ mille 92,2/ mille Cible 205 Zne urbaine Zne rurale Djibuti ville Femme Hmme Taux de mrtalité nénatale 45/ mille 49,/ mille 33/ mille Mrtalité juvénile 24,4/ mille 94 pur mille 50/ mille 22/ mille 3/ mille Cuverture vaccinale DTC 3 53% 7% Cuverture vaccinale de la rugele 83% Cuverture vaccinale li 90,8% (Surce AFAM 2002 + Rapprts de campagne natinale de vaccinatin 2005/2006 et EDIM 2006) Référence 2002 Situatin 2005 OMD 5 : Amélirer la santé maternelle Tendance 200 Cible 205 Zne urbaine Zne rurale Djibuti ville Femme Hmme Taux de mrtalité maternelle 546/ cent mille 350/ cent mille Taux de mrtalité maternelle intra hspitalier Nmbre d accuchements assistés par un persnnel de santé qualifié 72/ cent mille 60% 62,3% 93% 23% révalence cntraceptive 9% 5,% 2,5% 0,4% Indice de Fécndité 4,2 Taux MGF -infibulatin -excisin 98% 76,7% 5,2% (Surce : AFAM 2002 et SR 2005 et UNFA et EDIM 2006) 93% Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 47

Nmbre ttal de cas enregistrés ayant le SIDA Nmbre ttal de persnnes enregistrées sérpsitives Référence 2002 9000 OMD 6 : Cmbattre le VIH/SIDA, la tuberculse et les autres maladies Situatin 2005 Tendance 200 Cible 205 Zne urbaine Zne rurale Djibuti ville Femme Hmme Taux de prévalence du VIH parmi les femmes enceintes âgées de 5 à 24 ans 2,9% Taux d utilisatin du préservatif lrs du dernier rapprt à haut risque chez les 5 à 24 ans 44% Taux de prévalence du VIH chez les jeunes âgés de 5-24 ans 2,9% Taux de prévalence chez les adultes âgés de 5-49 ans 2,9% urcentage de persnnes ayant une infectin par le VIH avancée qui reçivent un traitement ARV Taux de prévalence de la TB Taux de mrtalité liée à la TB 8% 37 pur cent mille 2 pur cent mille Nmbre de nuveaux cas ntifiés de TB tutes frmes 5542 en 2003 3082 en 2004 Nmbre de cas de paludisme 7360 (Surce : Enquête Cap Jeunes 2005 UNICEF + Rapprt glbal TB OMS 2006 + Dnnées NT + SIS 2005) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 48

urcentage des terres cuvertes par la frêt Référence 2002,500 ha (Day) Situatin 2005 OMD 7 : Assurer un envirnnement durable Tendance 200 Cible 205 Zne urbaine Zne rurale Djibuti ville Femme Hmme Surface de terres cultivables 0,000 ha % des ménages ayant accès à l eau ptable (rbinet/frage/surce/puits) 84% 92,6% 50,9% dnt 30% puits traditinnels p. Ménages en assainissement individuel p. Ménages en assainissement cllectif rprtin des ménages alimentés en électricité % de la ppulatin hébergeant dans des taudis 75% 68% 25% art du budget de l Etat cnsacrée à la plitique envirnnementale (Surce : EDAM-IS 2002 et EDAM-énergie 2004) 40,4% 54% 0,2% 65% 93,6% Mntant ttal de l AD 5 (en millins US$) Référence 2002 Situatin 2005 7,4 64, IB (en millins US$) 59, 702, OMD 8 : artenariat mndial pur le dévelppement Tendance 200 Cible 205 Zne urbaine Zne rurale Djibuti ville Femme Hmme Taux de crissance rée du IB 2,6 3 art de l AD/Budget de l Etat 38,2 450,8 Dette extérieure/ib (en millins US$) 53,8 64,2 Dette/IB (en %) +3,4-9,7 en 2004 Balance des paiements (en millins US$) -6,4-24,2 Balance cmmerciale (en millins de US$) -4,2 en 2003-5,5 en 2004 (Surce : Rapprt des services du FMI 2005-Banque Mndiale et Ministère des Finances) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 49

Sectin 5 - SOURCES DES DONNEES - Bilan Cmmun CCA /UNDAF/2002- Djibuti / Système des Natins Unies 2- Enquête Démgraphique Auprès des Ménages - EDAM IS / 996 et 2002 3- Enquête EDSF/AFAM 2002 4- Enquête EDIM (MICS 3) -2006 5- Dcument cadre Stratégique de Réductin de la pauvreté (DSR)- janvier 2004 6- Rapprt Natinal sur le Dévelppement Humain 2006 NUD 7- Rapprt :Objectifs du Millénaire pur le Dévelppement- NUD/Guvernement-2005 8- Schéma Directeur de l Educatin 200-200 / septembre 2000 9- lan d actin quinquennal de l éducatin 200-2005 / septembre 2000 0- La Réfrme de l Ecle - Bilan des réalisatins 999-2004 / nvembre 2004 - lan d Actin de l Educatin 2006-2008 Ministère de l Educatin 2- Annuaire Statistique de l Educatin - 2005/2006 3- Cahiers des indicateurs 2002/2003 DI- Ministère de l Educatin 4- Etude sur les besins en alphabétisatin et éducatin nn frmelle-décembre 2005 5- Rapprts finaux d alphabétisatin des adultes 2003/2004/2005/2006 UNFD 6- Aide Mémire / Missin Educatin de l AFD - juin 2006 7- Dcument Banque Mndiale/Evaluatin du prjet AAE-ctbre 2005 8- Rapprt du Frum bilan sur les Drits de l hmme à Djibuti mai 2004 9- Stratégie natinale d intégratin de la femme dans le dévelppement 2002 20- Li prtant Cde de la famille janvier 2002 2- Recmmandatins de l atelier sur la situatin de la femme djibutienne mars 2006 22- Rapprt OMS / Mise en place d une stratégie de santé sclaire à Djibuti- 2004 23- Enquête Energie auprès des ménages (EDAM-Energie), République de Djibuti, 2004. 24- Etude de la vulnérabilité à la sécurité alimentaire (AM), mars 2005. ème 25- Li n 06/AN/00/4 L prtant sur le Cadre de l Envirnnement (Jurnal fficiel). ème 26- Li n 49/AN/02/4 L prtant sur l Orientatin Ecnmique et Sciale de la République de Djibuti pur la péride 200-200 (Jurnal fficiel). 27- Marché du travail, empli et pauvreté à Djibuti, (BIT), septembre 2004. 28- Mémrandum de litiques Ecnmiques et Financières (MEF)- FMI2005 29- Rapprt Annuel, Banque Centrale de Djibuti, 2004. 30- lan d Actin Natinal pur l Envirnnement (ANE), Ministère de l Habitat, de l Urbanisme et de l Envirnnement, 2000. 3- lan de gestin intégrée de la zne côtière de Djibuti, Ministère de l Habitat, de l Urbanisme et de l Envirnnement, 2005 32- Stratégie et prgramme d actin natinal pur la diversité bilgique, Ministère de l Habitat, de l Urbanisme et de l Envirnnement, 2000 33- Cadre stratégique intersectriel de lutte cntre le VIH/SIDA et les IST 2003-2007, Ministère de la Sante 34- lan Natinal Multisectriel 2003-2005 de lutte cntre le VIH/SIDA et les IST en République de Djibuti, Ministère de la Sante 35- Etudes de prévalence du VIH et études prtant sur les cnnaissances, attitudes et cmprtements et pratiques en matière de VIH/SIDA et IST Mars et Nvembre 2002 36- Surveillance des infectins à VIH et de la Syphilis chez les femmes enceintes dans 8 CN de Djibuti ville, 2002. Ministère de la Santé. 37- Rapprt annuel de l unite de Suivi et Evaluatin du Secretariat Executif, 2005. 38- Etude CA (cnnaissances, attitudes et pratiques) des jeunes djibutiens : rapprt prvisire au 30 mars 2005. Ministère de la jeunesse - Secrétariat Exécutif- Unicef. 39- Draft rapprt cnsultatin natinale sur l accès universel, mars 2006 40- Rapprt sur la situatin des Orphelins et Enfants Vulnérables, 2004 Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 50

Sectin 6 - ANNEXES Annexe : Les Indicateurs / Surce EDIM-2006 -Taux net de sclarisatin et secndaire Taux Taux net de sclarisatin primaire Taux net de sclarisatin secndaire Milieux Garçns Filles Ensemble Garçns Filles Ensemble Djibuti-ville 56,2% 55,% 55,7% 39,6% 34,4% 37,0% Urbain 56,6% 55,3% 56,0% 40,3% 34,5% 37,4% Rural 4,6% 40,9% 4,3% 20,0% 4,0% 7,0% Ttal 55,9% 54,5% 55,3% 39,5% 33,8% 36,7% (Surce : EDIM- 2006) 2-Rati des taux de sclarisatin des filles et des garçns au niveau primaire et secndaire Taux net de Taux net de Taux net de Indice de parité Taux net de Indice de parité sclarisatin sclarisatin sclarisatin entre les sexes sclarisatin entre les sexes primaire secndaire primaire (IS) pur le secndaire (IS) pur le TNS (TNS), (TNS), (TNS), filles TNS primaire (TNS), garçns secndaire garçns filles Sexe Masculin Na 55,9 na na 39,5 na Féminin 54,5 na na 33,8 na na District 55, 56,2 0,98 34,4 39,6 0,87 Djibuti Autres districts 52,2 54,6 0,96 30,3 38,9 0,79 Milieu Urbain 55,3 56,6 0,98 34,5 40,3 0,86 Rural 40,9 4,6 0,99 4,0 20,0 0,70 Ttal 54,5 55,9 0,98 33,8 39,5 0,86 (Surce : EDIM-2006) 3-Evlutin de la ppulatin sclarisée dans l enseignement présclaire (secteur privé) Années 2000/0 200/02 2002/03 2003/04 2004/05 2005/06 Ttal 7 36 496 490 46 735 Garçns 46 58 254 256 226 387 Filles 25 58 242 234 235 348 (Surce : Ministère de l éducatin natinale 2006) 4-Evlutin de la ppulatin sclarisée dans l enseignement primaire Années 2000/0 200/02 2002/03 2003/04 2004/05 2005/06 Ttal 42.754 44.32 46.364 48.73 50.533 53.743 Garçns 24.28 25.30 26.084 27.397 28.00 29.872 Filles 8.473 9.020 20.280 2.36 22.523 23.87 (Surce : Ministère de l éducatin natinale 2006) 5-Evlutin de la ppulatin sclarisée dans l enseignement myen Années 2000/0 200/02 2002/03 2003/04 2004/05 2005/06 Ttal 3.655 4.458 6.595 8.80 20.867 2.29 Garçns 8.438 8.940 0.056 0.872 2.650 2.729 Filles 5.27 5.58 6.539 7.308 8.27 8.400 (Surce : Ministère de l éducatin natinale 2006) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 5

6-urcentage de femmes âgées de 5-24 ans alphabétisées en 2006 Lieux % de femmes alphabétisées urcentage nn cnnu Djibuti-ville 48,5%,8% Autres districts 4,0%,8% Milieu urbain 48,4 %,9% Milieu rural 4,2 %,0% Ttal 47,5 %,8% (Surce : EDIM-2006) 7-Taux de mrtalité infantile et infant-juvénile Taux de mrtalité infantile Taux de mrtalité infant-juvénile Sexe Masculin 76 pur mille 03 pur mille Féminin 58 pur mille 8 pur mille Milieu Urbain 68 pur mille 95 pur mille Rural 54 pur mille 73 pur mille Ttal 67 pur mille 94 pur mille (Surce : EDIM-2006) 8- Cmparaisn de taux de mrtalité infantile et infant-juvénile entre 2002 et 2006 Mrtalité infantile EDSF/AFAM-2002 EDIM-2006 Taux de mrtalité mins de 5 ans 29, pur 000 94 pur 000 Taux de mrtalité infantile 03, pur 000 67 pur 000 (Surce : EDAM/AFAM-2002 et EDIM-2006) 9- urcentage d enfants de 0-59 mis qui snt mdérément u sévèrement mal nurris ids pur âge Taille pur âge ids pur taille % au- % au- % au- % au- % au- % au- % audessus de dessus de dessus de dessus de dessus de dessus de dessus de - 2 SD* - 3 SD* - 2 SD** - 3 SD** - 2 SD*** - 3 SD*** + 2 SD Sexe Masculin 30,5 0,7 33,8 2,2 20,9 7,7 9,2 Féminin 26,3 9,0 30,3 6,9 9,9 6,3 0,8 Districts Djibuti Autres districts 26,3 8,4 30,7 8, 8,8 6,3 9,7 44,2 20,3 42,6 26,9 3,4 2,7,2 Milieu Urbaine 27,9 9,6 3,7 8,9 9,8 6,9 9,8 Rurale 45,5 7,2 43,5 26,8 35, 2,0 2, Ttal 28,6 9,9 32,2 9,2 20,4 7, 9,9 (Surce : EDIM-2006) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 52

0- urcentage d enfants vivant seln l allaitement maternel à différents grupes d âge Enfants de Enfants de Enfants de Enfants de Enfants de 0-3 mis 0-5 mis 6-9 mis 2-5 mis 20-23 mis Sexe Districts Milieux urcentage allaitement maternel exclusif urcentage allaitement exclusif urcentage d enfants recevant le lait maternel et des aliments slides et semi slides (purée) urcentage allaitement exclusif urcentage allaitement exclusif Sexe Masculin 3,8 2,5 25,6 5,9 4,8 Féminin 0,0 0,0 20, 55,8 22,4 District Djibuti 2,4,5 24, 53,0 8,4 Autres districts 0,0 0,0,7 59,2 7,9 Milieu Urbain 2,,3 23,8 53,6 8,3 Rural 0,0 0,0 4,0 49,7 2,0 Ttal 2,0,3 23, 53,5 8,4 (Surce : EDIM-2006 : dnnées basées sur les déclaratins de la mère/tutrice de l enfant cncernant la cnsmmatin en aliments et de buillies au curs des 24 heures qui nt précédé l enquête) - Répartitin en % des ménages seln la principale surce d eau ptable et l utilisatin des surces d eau ptable amélirées Milieux Djibuti Autres districts Zne urbaine Zne rurale Ttal (Surce : EDIM-2006) Eau curante dans l habitatin Eau curante dans la cur Fntaine publique uits prtégés Autres surces amélirées uits nn prtégés Autres surces nn amélirées Ttal surces d eau amélirées 4,4 42,4 3, 0,2 0,8 0,2,8 97,9 30,6 20, 24,3 6,8,2 8,3 8,6 83,0 4,3 40,4 4,7 0,4 0,7 0,5 2, 97,4 3,6 4,4 9,4 2,7 3,5 25,9 2,6 52,5 39,8 38,9 4,9,2 0,8,5 2,9 95,6 2- Répartitin en % des ménages seln la surce d apprvisinnement en eau ptable Eau dans la cur 39% Rbinet public / brne fntaine 5% Autre 6% Eau de rbinet dans le lgement 40% (Surce : EDIM-2006) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 53

3- Répartitin en % de la ppulatin seln le type de WC utilisé par le ménage et % utilisant des sanitaires pur l éliminatin des excréments Installatins amélirées Chasse branchée à Districts Egut Fsse septique Type de WC utilisé par le ménage latrines Latrines cuvertes Installatins sanitaires Latrines à fsse/ tru uvert nn amélirées as de tilette s Autres % de la ppulatin utilisant des sanitaires pur l éliminatin des excréments Djibuti Autres districts Milieu urbain Milieu rural Ttal (Surce : EDIM-2006) 7,5 50, 8,3,0 29,7 0,9 2,4 67,0 5,9 50,4 2,3, 6,8 9,9 3,6 59,8 7,5 5,7 7,6,0 28,2,6 2,4 67,8,7 4,2,5,4 5,2 59,3 6,7 8,8 7,3 50,2 7,4,0 27,7 3,9 2,6 65,9 4- urcentage des femmes de 5-à 49 ayant des cnnaissances sur la transmissin du VIH Cnnaît 2 myens de prévenir la transmissin du VIH A crrectement identifié 3 préjugés cncernant la transmissin du VIH Ont une parfaite cnnaissance (a identifié 2 myens de Milieux préventin et 3 préjugés) Djibuti 40,6 30,0 8,0 Autres districts 42, 26,7 7,2 Milieu urbain 4,2 30, 8,2 Milieu rural 28, 3,4 7,8 Ttal 40,8 29,6 7,9 (Surce : EDIM-2006) 5- Répartitin en % des enfants âgés de 0-59 mis seln que la naissance est enregistrée et les raisns du nn-enregistrement La naissance n a pas été enregistrée parce que : Sexe District Milieu La naissance est enregistrée Nmbre d enfants âgés de 0-59 mis Cût élevé Lieu trp lin Ne savait pas que l enfant devrait être enregistré Il était tard et ne vulait pas payer d amende Ne savait pas ù faire l enregis trement Sexe Masculin 90,6.96 22,2 9,5 4,0 0,0 8,0 33,7 9,4 Féminin 87,5.049 29,2 8,0 3,3 5,0 9, 28, 6,0 District Djibuti 89,0.98 26,8 3,3 3,4 3, 9,4 33,7 8,0 Autres districts 89,8 327 20,6 54,2 5, 0,0 3,2 0,7 6,2 Milieu Urbain 89,5 2.5 26,5 4,6 3,9 2,9 9, 32,7 8,0 Rural 8,5 94 9,5 73,4 0,0 0,0 2,0 3,4,7 Ttal 89,2 2.245 26,0 8,7 3,6 2,7 8,6 30,7 7,6 (Surce: EDIM-2006) Autre Ne pas sait Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 54

6- urcentage d enfants de 2-23 mis vaccinés cntre les maladies de l enfance à un mment quelcnque avant l enquête et avant leur premier anniversaire Vaccins Carnet de Vaccinatin Déclaratin de la mère Ttal Enfants vaccinés avant l enquête Vacciné avant l âge de 2 mis BCG 46,4 4, 87,5 87,5 DT 3 43,4 7,0 60,4 56,0 li 3 43,4 5,9 49,3 45,8 Rugeles 36,0 36, 72, 63,8 Tus 35,2 3,3 38,6 3,4 Aucun 0,0 0,5 0,5 0,5 Nmbre d enfants de 2-23 mis 450 450 450 450 (Surce EDIM-2006 : Dnnées basées sur des infrmatins issues du carnet de vaccinatin, et dans le cas ù le carnet n est pas dispnible, sur la déclaratin de la mère u de la persnne ayant en charge de l enfant).: 7- urcentage d enfants de 2-23 mis vaccinés avant l âge de 2 mis 00 80 60 40 20 0 BCG DT li Rugele Tus Dse Dse 2 Dse 3 (Surce : EDIM-2006) 8- urcentage d enfants de 0-59 mis ayant drmi dans un mustiquaire traité urcentage d enfants qui : Ont drmi sus une mustiquaire Ont drmi sus une mustiquaire traitée Ont drmi sus une mustiquaire mais n ne sait pas si elle est traitée On ne sait pas s ils nt drmi sus une mustiquaire N nt pas drmi sus une mustiquaire Sexe Masculin 8,7,2 7,5 0,3 9,0 Féminin 9,4,4 8, 0,7 89,8 District Djibuti 7,2, 6,0 0,5 92,3 Autres districts 9,9 2,2 7,7 0,7 79,4 Milieu Urbain 9,,3 7,8 0,5 90,4 Rural 7,7 0,7 7,0, 9,2 Ttal 9,0,3 7,7 0,5 90,5 (Surce :EDIM-2006) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 55

9- urcentage d enfants de 0-59 mis qui nt été malades avec une fièvre dans les deux dernières semaines et qui nt reçu un traitement anti-paludéen A eu une fièvre dans les 2 dernières semaines Tut anti-paludéen apprprié Tut traitement antipaludéen apprprié dans les 24 heures Sexe Masculin 5,6 2,3,7 Féminin 6,3 6,8 4, District Djibuti 6,3 9,4 2,7 Autres districts 3,5 0,6 4,7 Milieux Urbain 6, 9,6 2,9 Rural,6 0,0 0,0 Ttal 5,9 9,5 2,9 (Surce : EDIM-2006) 20- urcentage de femmes âgées de 5-49 ans mariées préccement Milieux % de femmes mariées avant 5 ans % de femmes mariées avant 8 ans % de femmes mariées ayant 5-9 ans Djibuti 2,7 9,4 4,0 Autres districts 3,0 0,7 5,4 Milieu urbain 2,8 % 9,4 % 4,0 % Milieu Rural 3,5 % 3,6 % 2,8 % Ttal 2,8 % 9,5% 4,2% (Surce : EDIM-2006) 2- urcentage de femmes enceintes recevant des sins prénatals parmi les femmes de 5-49 ans au mins une fis pendant la grssesse et % recevant des sins spécifiques Lieux % femmes recevant des sins au mins une fis Fait un test sanguin Fait prendre sa Fait un prélèvement Fait prendre sn pids pendant la grssesse tensin d urine Djibuti 96,7 82,2 89,7 79,6 89, Autres districts 93, 48,2 73,9 6,2 74,8 Milieu urbain 96,7 80, 89,5 79,0 89, Milieu rural 84,3 33, 43,7 36,4 43,8 Ttal 96,3 78,5 88,0 77,6 87,5 (Surce : EDIM-2006) 22- Répartitin en % des femmes âgées de 5-49 ans ayant accuché auprès d un persnnel qualifié seln le type de prestataire de sins natals Lieux Médecin Infirmière sage femme Sage femme auxiliaire Accucheuse traditinnelle Autre N a reçu aucun sin Tut persnnel qualifié Djibuti 8,5 64,3,4 0, 2,3 3,3 94,3 Autres 8,2 57,8 0,4 5,8 0,9 6,9 76,5 districts Milieu 8,0 64,4,5 0,3 2,5 3,3 93,9 urbain Milieu rural 0,8 40, 6,2 2,9 24,4 5,7 47,0 Ttal 7,4 63,6,3 0,7 3,2 3,7 92,3 (Surce : EDIM-2006) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 56

23- Répartitin en purcentage des femmes âgées de 5-49 ans ayant eu une naissance au curs des deux années précédant l enquête seln le type de persnnel ayant assisté l accuchement ersnnel ayant assisté l accuchement as Tut Médecin Infirmière Sagefemme Sage femme Accucheuse traditinnelle Autre d assistance persnnel qualifié Lieux auxiliaire Djibuti 8, 72,5 4,5,5,6,7 95, 90,7 Autres,8 48,0 4,7,6 0,6 3, 74,6 60,2 districts Milieu 8,8 7,2 4,7,9,7,7 94,7 89,2 urbain Milieu 0,8 29,8 9,7 24,9 29, 5,8 40,3 36,5 rural Ttal 8,5 69,9 4,6 2,6 2,6,9 92,9 87,4 (Surce : EDIM-2006) 24- Cmparaisn de persnnels médicaux de Djibuti par rapprt aux nrmes OMS Médécin pur 7.000 habitants (la nrme OMS étant de Médécin pur 0.000 habitants) Médécin spécialiste pur 25.000 habitants la nrme OMS étant de Médécin spécialiste pur 5.000 habitants) I Infirmier diplômé d Etat pur 9.300 habitants (la nrme OMS étant de Infirmier diplômé d Etat pur 5.000 habitants) Sage Femme diplômée d Etat pur 4.000 habitants (la nrme OMS étant de Sage femme pur 5.000 habitants) Labrantin pur 24.000 habitants (la nrme OMS étant de Labrantin pur 5.000 habitants) (Surce :Rapprt du Frum de réflexin sur la santé/5-6 avril 2006 Ministère de la santé) Accuchement dans un centre de santé Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 57

Annexe 2 : Indicateurs des OMD OBJECTIFS ET CIBLES INDICATEURS Objectif : Eliminer l extrême pauvreté Cible Réduire de mitié entre 990 et 205, la prprtin de la ppulatin dnt le revenu est inférieur à un dllar par jur Cible 2 Réduire de mitié entre 990 et 205 la prprtin de la ppulatin qui suffre de la faim ) rprtin de la ppulatin dispsant de mins de un dllar par jur 2) Indice d écart de la pauvreté (indice de la pauvreté x degré de pauvreté) 3) art du cinquième le plus pauvre de la ppulatin dans la cn,smmatin natinale 4) urcentage d enfants de mins de 5 ans présentant une insuffisance pndérale 5) rprtin de la ppulatin n atteignant pas le niveau minimal d apprt calrique Objectif 2 : Assurer une éducatin primaire pur tus Cible 3 D ici à 205 dnner à tus les enfants, garçns et filles, partut dans le mnde, les myens d achever un cycle cmplet d études primaire 6) Taux net de sclarisatin dans le primaire 7) rprtin d écliers cmmençant la première année d études dans l enseignement primaire et achevant la cinquième 8) Taux d alphabétisatin des 5 à 24 ans Objectif 3 : rmuvir l égalité des sexes et l autnmisatin des femmes Cible 4 Eliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secndaire d ici à 205 si pssible, et à tus les niveaux d enseignement en 205 au plus tard 9) Rapprt filles /garçns dans l enseignement primaire, secndaire et supérieur 0) Taux d alphabétisatin des femmes de 5 à 24 ans par rapprt aux hmmes ) urcentage de femmes salariées dans le secteur nn agricle 2) rprtin de sièges ccupés par des femmes au parlement natinal Objectif 4 : Réduire la mrtalité des enfants de mins de 5 ans Cible 5 Réduire de deux tiers, entre 990 et 205, le taux de mrtalité des enfants de mins de 5 ans Cible 6 Réduire de tris quarts, 990 et 205, le taux de mrtalité maternelle Objectif 5 : Amélirer la santé maternelle 3) Taux de mrtalité des enfants de mins de 5 ans 4) Taux de mrtalité infantile 5) rprtin d enfants de an vaccinés cntre la rugele 6) Taux de mrtalité maternelle 7) rprtin d accuchements assistés par du persnnel de santé qualifié Objectif 6 : Cmbattre le VIH/SIDA, la paludisme et d autres maladies Cible 7 D ici à 205, avir stppé la prpagatin du VIH/SIDA et cmmencer à inverser la tendance actuelle Cible 8 D ici à 205, avir maîtrisé le paludisme et d autres grandes maladies, et avir cmmencé à inverser la tendance actuelle 8) Taux de prévalence du VIH parmi les femmes enceintes âgées de 5 à 24 ans 9) Taux d utilisatin de la cntraceptin 20) Nmbre d enfants rphelins du SIDA 2) Taux de prévalence du paludisme et taux de mrtalité liée à cette maladie 22) rprtin de la ppulatin vivant dans les znes à risques qui utilisent des myens de prtectin et des traitements efficaces cntre le paludisme 23) Taux de prévalence de la tuberculse et taux de mrtalité liée à cette maladie 24) rprtin de cas de tuberculse détectés et signés dans le cadre de traitements de brève durée sus surveillance directe Objectif 7 : Assurer un envirnnement durable Cible 0 Réduire de mitié, d ici à 205, le purcentage de la ppulatin qui n a pas accès de façn durable à un apprvisinnement en eau ptable salubre Cible Réussir, d ici à 2020, à amélirer sensiblement la vie d au mins 00 millins d habitant de taudis 30) rprtin de la ppulatin ayant accès à un meilleur système d assainissement 3) rprtin de la ppulatin ayant accès à la sécurité d ccupatin des lgements ( La ventilatin urbaine/rurale de plusieurs des indicateurs cidessus purra être utile au suivi de l améliratin de la situatin des habitant de taudis) Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 58

Objectif 8 : Mettre en place un partenariat mndial pur le dévelppement Cible 2 ursuivre la mise en place d un système cmmercial et financier multilatéral uvert, fndé sur des règles, prévisible et nn discriminatire Cela suppse un engagement en faveur d une bnne guvernance, du dévelppement et de la lutte cntre la pauvreté, au niveau tant natinal qu internatinal Cible 3 S attaquer aux besins particuliers des pays les mins avancés La réalisatin e cette cible suppse l admissin en franchise et hrs cntingents des prduits exprtés par les pays les mins avancés ; l applicatin du prgramme renfrcé d allègement de la dette des TE et l annulatin des dettes publiques bilatérales ; et l ctri d une AD plus généreuse aux pays qui démntrent leur vlnté de lutter cntre la pauvreté Certains des indicateurs ci-après sernt évalués séparément dans les cas des pays les mins avancés (MA) de l Afrique, des pays sans littral et des petits Etats insulaires en dévelppement Aide publique au dévelppement 32) AD nette, en purcentage de revenu natinal brut des pays dnateurs (cibles : 0,7 % au ttal et 0,5 % pur les MA) 33) rprtin de l AD cnsacrée aux services sciaux de base (éducatin de base, sins de santé primaires, nutritin, eau salubre et assainissement) 34) rprtin de l AD qui est déliée 35) rprtin de l AD cnsacrée à l envirnnement dans les petits Etats insulaires en dévelppement 36) rprtin de l AD cnsacrée au secteur des transprts dans les pays sans littral Accès au marché 37) rprtin des exprtatins (en valeur et à l exclusin des armes) admises en franchise de drits de duane et hrs cntingents 38) Taux myens de drits de duane et cntingents appliqués aux prduits agricles, textiles et vêtements 39) Subventins agricles natinales et à l exprtatin dans les pays de l OCDE 40) rprtin de l AD alluée au renfrcement des capacités cmmerciales Cible 4 Répndre aux besins particuliers des petits Etats insulaires en dévelppement (En appliquant le rgramme d actin pur le dévelppement durable des petits Etats insulaires en dévelppement et les cnclusins de la vingt-deuxième sessin extrardinaire de l Assemblée générale) Cible 5 Traiter glbalement le prblème de la dette des pays en dévelppement, par des mesures d rdre natinal et internatinal prpres à rendre leur endettement viable à lng terme Cible 6 En cpératin avec les pays en dévelppement, frmuler et appliquer des stratégies qui permettent aux jeunes de truver un travail décent et utile Cible 7 En cpératin avec l industrie pharmaceutique, rendre les médicaments essentiels dispnibles et abrdables dans les pays en dévelppement Cible 8 En cpératin avec le secteur privé, faire en srte que les avantages des nuvelles technlgies, en particulier des technlgies de l infrmatin et de la cmmunicatin sient accrdés à tus. Viabilité de la dette 4) rprtin de la dette publique bilatérale des TE qui a été annulée 42) Service de la dette en purcentage des exprtatins de biens et services 43)rprtin de l AD furnie au titre de l allègement de la dette 44) Nmbre de pays ayant atteint les pints de décisin et d achèvement de l initiative TE 45) Taux de chômage des jeunes 46) rprtin de la ppulatin ayant durablement accès à des médicaments de base d un cût abrdable 47) Nmbre de lignes téléphniques pur 000 habitants 48) Nmbre de micr-rdinateurs pur 000 habitants Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 59

Liste des abréviatins AGOA AID ANI AD. CCD CGA COMESA CDMT CRIEN CFEN CSL DRS DINAS DI DFZ EDIC FASR FRC FDJ FMI IDH IMOA NIF OMC ODM AID CIME EV IB MA NUD TE TE SAZF SOU TVA African Grwth and Opprtunity Act Aérprt Internatinal de Djibuti Agence Natinale ur l Investissement Aide ublique au Dévelppement Chambre de Cmmerce de Djibuti Centre de Gestin Agréée Cmmn Market fr Eastern and Suthern Africa Cadre de la Dépense à Myen Terme Centre de Recherche, d Infrmatin et de rductin de l Educatin Natinale Centre de Frmatins des ersnnels de l Educatin Natinale Cadre Stratégique de Lutte cntre la auvreté Dcument de Réductin Stratégique de la auvreté Directin Natinale des Statistiques Dubaï rt Internatinal Djibuti Free Zne Etude Diagnstic sur l Intégratin du Cmmerce Facilité d Ajustement Structurel Renfrcé Facilité pur la Réductin de la auvreté et la Crissance Franc Djibutien Fnds Mnétaire Internatinal Indicateurs du Dévelppement Humain Initiative de Mise en œuvre accélérée Numér d identifiant Fiscal Organisatin Mndiale du Cmmerce Organisatin Mndiale Des Duanes rt Autnme de Djibuti rise en charge intégrée des maladies des enfants rgramme Elargi de Vaccinatin rduit Intérieur Brut ays les Mins Avancés rgramme des Natins Unies pur le Dévelppement ays pauvre très endettés réventin de la transmissin du VIH arent-enfant Sciétés Annymes de la Zne Franche Service Obstétrique d Urgence Taxe à la Valeur Ajutée Bilan Cmmun de ays CCA République de Djibuti 60