Troubles du sommeil chez l adolescent

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1 Année : 2009 N : Thèse pour le Doctorat en médecine Présentée par Magali QUIDU-BROUDER Née le à Clamart (92) Troubles du sommeil chez l adolescent Enquête en médecine générale Président : Professeur Denis DEVICTOR Directeur : Docteur Isabelle PENDOLA-LUCHEL

2 Remerciements Au Professeur Denis Devictor d avoir accepté de présider mon Jury de thèse. Au Docteur Isabelle Pendola-Luchel d avoir accepté de diriger mon travail pour sa première direction de thèse et d avoir toujours été présente à chaque étape de ce travail. Au Docteur Patrice Marie pour sa gentillesse et ses précieux conseils tout au long de mon travail. A Erwan Brouder pour son soutien durant ces longues années d études. A Rose-Marie Quidu, Michael Moscardo et Matthieu Quidu pour leur relecture et leurs remarques toujours constructives à propos de mon travail. A mes Maitres de stage les Docteurs Catherine Roméas, Michel Vautrin et Jean Walker, pour m avoir permis de diffuser les questionnaires dans leur cabinet. Aux membres du Jury de ma thèse pour leur présence. 2

3 Table des matières : 1. INTRODUCTION Aspect général du sujet Le sommeil en général Le sommeil à l adolescence Les troubles du sommeil à l adolescence Généralités sur les troubles du sommeil à l adolescence Troubles du sommeil et troubles psychiques L adolescent et son médecin généraliste Le médecin généraliste un interlocuteur privilégié de l adolescent? Le sommeil de l adolescent consultant MATÉRIEL ET MÉTHODES Description de l étude Construction du questionnaire RÉSULTATS Etude dans la population générale Caractéristiques générales sur la population étudiée (116 adolescents) Répartition de la population en fonction du sexe Répartition de la population en fonction de l âge et du sexe Nombre d heures de sommeil en fonction du sexe Nombre d heures de sommeil selon l âge et le sexe Les troubles du sommeil dans la population générale Trouble de l endormissement Trouble du maintien du sommeil Réveils précoces Cauchemars Qualité du sommeil Troubles du sommeil en fonction de l âge et du sexe Ressenti des parents Adolescents et médecin traitant Activités et consommations des adolescents Consommation d excitants et de médicaments pour dormir Activités avant de s endormir Retentissement diurne des troubles du sommeil

4 3.2. Etude dans la population dépressive Répartition dans la population générale Troubles du sommeil Cauchemars Activités et consommations des adolescents Consommation d excitants Activités avant de s endormir DISCUSSION Qualité et validité des résultats Principaux résultats dans la population générale Résultats chez les adolescents dépressifs ou à tendance dépressive CONCLUSION RÉFÉRENCES

5 Table des tableaux : Tableau I : Objectifs de la thèse et questions correspondantes Tableau II : Troubles du sommeil en fonction de l'âge parmi les filles Tableau III : Troubles du sommeil en fonction de l'âge parmi les garçons Tableau IV : Répartition des consommations d excitants et de médicaments pour dormir par sexe dans la population générale Tableau V : Détail de la consommation d excitants et de médicaments pour dormir parmi les populations présentant ou non des troubles du sommeil Tableau VI : Filles dépressives par tranche d'âge parmi la population générale Tableau VII : Garçons dépressifs par tranche d'âge parmi la population générale

6 Table des illustrations : Figure 1 : Questionnaire sommeil remis aux adolescents Figure 2 : Répartition Filles / Garçons Figure 3 : Répartition Filles / Garçons en fonction de l'âge Figure 4 : Répartition des heures de sommeil par sexe Figure 5 : Nombre d'heures de sommeil par âge, en semaine Figure 6 : Nombre d'heures de sommeil par âge, le week-end Figure 7 : Trouble de l'endormissement Figure 8 : Trouble du maintien du sommeil Figure 9 : Réveils précoces Figure 10 : Cauchemars dans la population générale Figure 11 : Ressenti de la qualité du sommeil Figure 12 : Ressenti des parents sur le sommeil de l'adolescent Figure 13 : Mauvaise qualité du sommeil et médecin traitant Figure 14 : Consommation d'excitants et de médicamentspour dormir Figure 15 : Troubles du sommeil et consommation d excitants et de médicaments pour dormir Figure 16 : Activités des adolescents avant de s'endormir Figure 17 : Retentissement des troubles du sommeil Figure 18 : Adolescents dépressifs ou à tendance dépressive parmi la population générale Figure 19 : Nombre d heures de sommeil par âge, la semaine, parmi les adolescents dépressifs Figure 20 : Nombre d heures de sommeil par âge le Weekend parmi les adolescents dépressifs Figure 21 : Troubles du sommeil chez les adolescents dépressifs ou à tendance dépressive comparés à ceux de la population générale Figure 22 : Pourcentage d adolescents dépressifs ou à tendance dépressive parmi les adolescents présentant des troubles du sommeil

7 Figure 23 : Cauchemars parmi la population dépressive ou à tendance dépressive Figure 24 : Cauchemars parmi la population non dépressive Figure 25 : Dépressifs parmi les adolescents faisant des cauchemars Figure 26 : Consommation d'excitants et de médicaments pour dormir Figure 27 : Répartition des activités dans la population dépressive Figure 28 : Caractéristiques de l adolescent dépressif ou à tendance dépressive

8 Table des abréviations : ADRS: Adolescent Depression Rating Scale GSM: Global System for Mobile communications HAS: Haute Autorité de Santé INSERM: Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale NIH: National Institute of Health Vs: Versus 8

9 1. INTRODUCTION 1.1. Aspect général du sujet Le sommeil en général Le sommeil, besoin physiologique essentiel, et pourtant encore mal connu, joue un rôle majeur, tant pour maintenir certaines fonctions homéostatiques du corps humain (régulation de la température interne, lutte contre les infections) que pour préserver l intégrité cognitive et de l individu (capacité de mémorisation, d apprentissage). Le sommeil est aussi un des facteurs essentiels à l assurance d une bonne vigilance diurne Il est également le reflet de la vie psychique puisqu un individu privé de sommeil paradoxal peut développer des troubles de l humeur de type dépressif [1]. L American Academy of Sleep Medicine le définit d ailleurs de la façon suivante : «le sommeil n est pas un moment de pause dans la journée. C est un état actif important pour renouveler notre santé mentale et physique chaque jour». Un sommeil de mauvaise qualité ou insuffisant peut entraîner une fatigue, des troubles de l attention, de la concentration et de la mémoire, une irritabilité, une somnolence diurne excessive, pouvant avoir des conséquences socioprofessionnelles importantes (diminution des performances professionnelles ou scolaires; absentéisme ), voire des conséquences dramatiques comme les accidents de travail ou de la voie publique. Chez l enfant et l adolescent, le sommeil exerce également un rôle fondamental sur la croissance et l apprentissage : C est pendant le sommeil profond que l hormone de croissance est principalement sécrétée [1]. Il a d ailleurs été observé des cas de nanisme «psychogène» par manque de sommeil ; c est aussi durant le sommeil lent profond que sont produites les hormones sexuelles Le sommeil à l adolescence À l adolescence, période de grands changements corporels, psychiques et sociaux, le rythme veille-sommeil se modifie et le temps consacré au sommeil diminue : la durée moyenne de sommeil passe ainsi de 10 h par nuit à 11 ans, à 7 h 30 par nuit à 18 ans (soit une perte de 1 heure de sommeil tous les 3 ans). Pourtant, dans une étude américaine de M. Carskadon [2] le besoin de sommeil ne semble pas diminuer à la puberté (avec une moyenne par nuit de 9,2 heures), bien qu il y ait une tendance biologique chez l adolescent à s endormir et à se réveiller plus tard que chez l enfant. Si beaucoup d adolescents préfèrent se coucher tard pour être «tranquilles et faire ce qu ils veulent» alors que tout le monde est couché, certains ne peuvent plus s endormir que très tard le soir et éprouvent d extrêmes difficultés à se réveiller le matin aboutissant à une vraie pathologie du sommeil appelée «retard de phase». 9

10 1.2. Les troubles du sommeil à l adolescence Généralités sur les troubles du sommeil à l adolescence Dans le rapport Versini (défenseure des enfants) [3] de 2007, les troubles du sommeil à l adolescence apparaissent comme très fréquents puisqu il y est noté qu un adolescent sur quatre est concerné par des problèmes d insomnie (avec une prédominance féminine). Il est aussi souligné que les adolescents ne parlent pas spontanément de ces troubles à leur médecin par pudeur mais aussi car ils ne perçoivent pas comme un trouble leurs cauchemars et leurs difficultés à s endormir. La forte consommation de psychotropes y est également signalée : un adolescent sur 10 consomme des médicaments pour dormir, pour le stress ou l anxiété. De nombreuses études soulignent la fréquence de ces troubles du sommeil, notamment l étude INSERM 94 de M. Choquet [4] effectuée sur jeunes de ans et qui rapporte les chiffres suivants : 41 % des adolescents éprouvent des difficultés à s endormir, 19,2 % se réveillent souvent la nuit, 8,6 % font souvent des cauchemars, 7 % s endorment la journée et près de 50 % d entre eux se sentent fatigués. Est-ce que ces troubles du sommeil s inscrivent dans le cadre de remaniements et de changements propres à cette période charnière, ou bien sont-ils le reflet d un véritable trouble psychique? Troubles du sommeil et troubles psychiques De nombreux travaux chez l adulte soulignent l intrication entre les troubles du sommeil et les désordres psychiques, en particulier dans la dépression et l anxiété. Chez l adulte, les perturbations du sommeil sont inhérentes à la dépression. Seuls 2,7 % des dépressifs dorment bien [5]. L insomnie apparait également être un signe précoce de la dépression. M. Ohayon, dans son étude de 2003 [6], montre que dans 40 % des dépressions, l insomnie est apparue avant le trouble de l humeur et dans 22 % en même temps. D autres travaux montrent que la privation de sommeil peut avoir une action antidépressive à court terme (par effet anxiogène) qui disparait à moyen et long terme et devient dépressogène. Par analogie, il a été signalé que la plupart des antidépresseurs réduisent la quantité de sommeil paradoxal et que la réponse à certains antidépresseurs est liée à la réduction du sommeil paradoxal [5]. Une ancienne étude américaine, de 1989 [7], montre que le traitement d une insomnie est préventif d une dépression (cette étude, néanmoins, n a jamais été reproduite). Il est donc important dans l interrogatoire du généraliste de repérer ces troubles du sommeil précocement avant qu une dépression ne soit totalement installée. Alors que chez l adulte, les relations entre troubles du sommeil et troubles psychiques sont bien établies, il en va différemment au sujet des adolescents, pour lesquels ces travaux sont beaucoup moins nombreux. Une étude de 2007 [8], menée chez 553 enfants et adolescents (âgés de 7 à 15 ans) ayant une dépression avérée, montre que 73 % présentent un trouble du sommeil (64 % d insomnie, 19 % d hypersomnie, 10 % les deux). 10

11 1.3. L adolescent et son médecin généraliste Le médecin généraliste un interlocuteur privilégié de l adolescent? Les troubles du sommeil sont relativement fréquents à l adolescence et ils peuvent parfois être un symptôme s inscrivant dans un trouble psychique mais les adolescents parlent rarement de ces problèmes à leur médecin traitant. Il semble donc utile que le praticien les interroge sur leur sommeil. Un généraliste voit, en moyenne, un adolescent par jour. Le plus souvent, comme le montre une étude française de 2001 [9], pour des plaintes respiratoires (26 %), des vaccinations ou la délivrance de certificats médicaux (26 %), mais rarement pour des problèmes d ordre psychologique (3,8 %). Les troubles du sommeil, quant à eux, n apparaissent jamais comme motif de consultation dans cette étude. À l heure où la santé des jeunes semble être une préoccupation importante et où il est question de revaloriser la consultation de l adolescent par le généraliste, il peut être intéressant de doter le praticien d outils lui permettant de mieux cerner, à partir d un questionnement sur le sommeil, les individus à risque dépressif Le sommeil de l adolescent consultant Le stage chez le praticien a été un moment privilégié pour réaliser cette étude, permettant d interroger sur leur sommeil tous les adolescents venant consulter leur généraliste, et cela quel que soit le motif de la consultation. Ceci, devant permettre de répondre à un objectif double: D abord de caractériser le sommeil de l adolescent et ses troubles, en mettant en exergue : Les caractéristiques générales de leur sommeil (durée du sommeil, pendant la semaine et le week-end en fonction de l âge et du sexe). La fréquence de certains troubles du sommeil dans cette population (difficulté d endormissement, troubles du maintien du sommeil, réveil précoce, insatisfaction du sommeil, somnolence diurne et cauchemars). Le retentissement diurne des troubles du sommeil (fatigue, difficulté à se réveiller le matin, absentéisme scolaire, stress). Ensuite, d isoler dans cette population d adolescents consultants, une population d adolescents dépressifs ou à risque dépressif (définie à l aide de l échelle ADRS 1 ) afin de déterminer s il existe des troubles du sommeil plus spécifiques dans cette population d adolescents fragilisés. Permettant, in fine, d identifier différentes questions que pourrait poser le médecin généraliste, lors de sa consultation, pour dépister au mieux ces états de mal être de l adolescent. 1 Adolescent Depression Rating Scale [10] : outil de dépistage des états dépressifs et sub-dépressifs chez l adolescent notamment recommandé par la Haute Autorité de Santé. Il s agit d un autoquestionnaire de 10 questions courtes qui permet d obtenir un score entre 0 et 10. Si le score est supérieur ou égal à 4, il témoigne d une souffrance psychique ; s il est supérieur ou égal à 7 il s agit d une dépression avérée. 11

12 2. MATÉRIEL ET MÉTHODES 2.1. Description de l étude Cette étude a été réalisée durant la période du 22/11/2007 au 02/05/2008 dans les cabinets de quatre médecins généralistes de la région parisienne. Deux de ces médecins exerçaient en zone urbaine (Paris et Sainte-Geneviève-des-Bois), les deux autres en zone semi-rurale (Arpajon et Bruyères-le-Châtel). Trois de ces médecins étaient mes maîtres de stage durant cette période et la quatrième ma directrice de thèse. Les données ont été recueillies de façon prospective. Tous les adolescents (de 12 ans révolus à 19 ans) consultant mes 3 maîtres de stages en ma présence, ainsi que les adolescents consultant dans le cabinet de ma directrice de thèse, ont reçu un questionnaire quel que soit le motif de consultation. Chaque adolescent n a été interrogé qu une seule fois, même s il s est présenté plusieurs fois en consultation durant cette période de recueil de données. Il n y a pas eu de consentement écrit demandé mais une information sur l objectif de l étude a été systématiquement donnée. Le questionnaire a été rempli de façon anonyme (pas de nom sur le questionnaire, qui, une fois rempli, a été mis dans une enveloppe, cachetée par l adolescent et ouverte à la fin du recueil), et par l adolescent seul (sans présence, aide et ou relecture des parents ou du médecin) Construction du questionnaire Le questionnaire qui a servi à l étude a été élaboré puis testé, préalablement, sur un échantillon ciblé, pour vérifier s il était intelligible et clair. Le premier objectif de ce questionnaire était d identifier, parmi une série de questions, les éléments suivants dans la population générale (c'est-à-dire sur l ensemble des questionnaires remplis par tous les adolescents): Les caractéristiques générales du sommeil chez l adolescent (durée dans la semaine et le week-end, et en fonction de l âge et du sexe). La fréquence de certains troubles du sommeil: insomnie d endormissement, difficulté du maintien du sommeil, réveil précoce, sensation de sommeil non réparateur, cauchemar, somnolence diurne. Les critères retenus dans cette étude pour définir l insomnie étaient ceux du National Institute of Health [11], c'est-à-dire : un des trois troubles suivants, trois fois par semaine depuis au moins un mois: Insomnie d endormissement (mettre au moins trente minutes pour s endormir). Insomnie de maintien du sommeil (se réveiller au moins deux fois par nuit avec difficulté à se rendormir). Insomnie par réveil précoce (se réveiller au moins une heure avant l heure choisie). 12

13 Retentissement des troubles du sommeil sur l adolescent (fatigue, difficultés à se réveiller le matin, absentéisme scolaire, stress, consommation de médicaments pour dormir). Identification des facteurs possibles d aggravation des troubles du sommeil: Prise d excitants (café, cigarettes, alcool, cannabis). Activité avant de dormir (internet, télévision, téléphone, lecture, jeux vidéo, travail scolaire). Perception de l adolescent et de son entourage sur son sommeil. Le second objectif de ce questionnaire était d isoler grâce à l échelle ADRS [10], précédemment définie, une population d adolescents dépressifs ou à tendance dépressive et ainsi de répondre aux questions suivantes: Quelle est la fréquence des troubles du sommeil dans cette population? Y a-t-il des troubles du sommeil plus spécifiques à l adolescent dépressif? Le tableau ci-dessous identifiait pour chacun des objectifs de l étude, les questions correspondantes qui devaient permettre d y répondre : Tableau I : Objectifs de la thèse et questions correspondantes Objectifs 1. Caractéristiques générales du sommeil chez l adolescent 2. Fréquence des différents troubles du sommeil 3. Retentissement des troubles du sommeil sur l adolescent Questions correspondantes Age? Sexe M/F Q1 : Combien d heures dors tu par nuit la semaine / le week-end? Q2 : As-tu des difficultés pour t endormir? si oui, depuis combien de temps? Combien de fois par semaine? Combien de temps mets tu pour t endormir? Q4 : Te réveilles-tu pendant la nuit? Combien de fois par semaine? Combien de fois par nuit? Depuis combien de temps? As-tu des difficultés à te rendormir? Q5 : Est-ce que tu fais souvent des cauchemars? Q7 : Est-ce qu il t arrive de te réveiller avant l heure prévue? Combien de temps avant? Combien de fois par semaine? Q13 : Penses-tu bien dormir? Q6 : Est-ce que tu as des difficultés à te réveiller le matin? Q8 : Est-ce que tu te sens fatigué(e) la journée? Q9 : T arrive t-il de t endormir pendant tes activités de la journée? Q10 : Est-ce que tu manques souvent l école? Q11 : Est-ce que tu te sens stressé(e)? 13

14 Objectifs 4. Identification des facteurs possibles d aggravation des troubles du sommeil Questions correspondantes Q3 : Que fais tu avant de t endormir? (TV, Lecture, Internet, Travail scolaire, Téléphone, Jeux vidéo) Q12 : Est-ce que tu consommes : cigarettes, cannabis, café, alcool? 5. Perception de l adolescent et de son entourage sur son sommeil 6. L isolation d une population d adolescents présentant un syndrome dépressif Q14 : Est-ce que tes parents pensent que tu dors bien? Q15 : Echelle ADRS 14

15 Figure 1 : Questionnaire sommeil remis aux adolescents 15

16 Saisie et exploitation des résultats : La saisie des questionnaires a été effectuée par tranche de 20 questionnaires sur la base de données ACCESS 2007 et l exploitation graphique des résultats a été faite à l aide du logiciel EXCEL

17 3. RÉSULTATS 3.1. Etude dans la population générale Caractéristiques générales sur la population étudiée (116 adolescents) Répartition de la population en fonction du sexe Figure 2 : Répartition Filles / Garçons Répartition de la population en fonction de l âge et du sexe Figure 3 : Répartition Filles / Garçons en fonction de l'âge 17

18 Nombre d heures de sommeil en fonction du sexe Figure 4 : Répartition des heures de sommeil par sexe Les filles dormaient en moyenne 2 heures de plus le week-end par rapport à la semaine, mais les garçons seulement 1,4 heures de plus Nombre d heures de sommeil selon l âge et le sexe Figure 5 : Nombre d'heures de sommeil par âge la semaine Chez les adolescentes le nombre d heures de sommeil par nuit la semaine variait de 9 heures (à 13 ans) à 6,9 heures (à 19 ans). Chez les adolescents le nombre d heures de sommeil par nuit la semaine oscillait entre 9.6 heures (à 12 ans) et 6,4 heures (à 18 ans). 18

19 Figure 6 : Nombre d'heures de sommeil par âge le week-end Les troubles du sommeil dans la population générale Trouble de l endormissement Figure 7 : Trouble de l'endormissement 19

20 Trouble du maintien du sommeil Figure 8 : Trouble du maintien du sommeil Réveils précoces Figure 9 : Réveils précoces 20

21 Cauchemars Figure 10 : Cauchemars dans la population générale Qualité du sommeil Figure 11 : Ressenti sur la qualité du sommeil 21

22 Troubles du sommeil en fonction de l âge et du sexe Tableau II : Troubles du sommeil en fonction de l'âge parmi les filles FILLES Total N= ans ans ans ans Trouble de l'endormissement Trouble du maintien du sommeil 27,8 % 15,4 % 39,1 % 31,6 % 17,6 % 12,5 % 0 % 21,7 % 0 % 23,5 % Réveil précoce 5,6 % 0 % 0 % 5,3 % 17,6 % Mauvaise qualité du sommeil 27,8 % 7,7 % 21,7 % 26,3 % 35,5 % Cauchemars 19,4 % 7,7 % 17,4 % 21,1 % 29,4 % Tableau III : Troubles du sommeil en fonction de l'âge parmi les garçons GARCONS Total N= ans ans ans ans Trouble de l'endormissement Trouble du maintien du sommeil 25 % 27,3 % 33,3 % 18,2 % 20 % 11,4 % 0 % 0 % 0 % 10 % Réveil précoce 4,5 % 0 % 0 % 0 % 20 % Mauvaise qualité du sommeil 18,2 % 18,2 % 16,7 % 0,0 % 20,0 % Cauchemars 6,8 % 18,2 % 0 % 0 % 10 % 22

23 Ressenti des parents Figure 12 : Ressenti des parents sur le sommeil de l'adolescent Adolescents et médecin traitant Figure 13 : Mauvaise qualité du sommeil et médecin traitant 23

24 Activités et consommations des adolescents Consommation d excitants et de médicaments pour dormir Figure 14 : Consommation d'excitants et de médicaments pour dormir Tableau IV : Répartition des consommations d excitants et de médicaments pour dormir par sexe dans la population générale Cigarette Cannabis Café Alcool Médicaments Filles consommant «occasionnellement» Garçons consommant «occasionnellement» Filles consommant «souvent» 11,1 % 8,3 % 15,3 % 56,9 % 8,3 % 15,9 % 11,4 % 29,5 % 36,5 % 4,5 % 19,4 % 1,4 % 16,7 % 0,0 % 0,0 % Garçons consommant «souvent» 13,6 % 9,1 % 11,4 % 0,0 % 0,0 % 24

25 Figure 15 : Troubles du sommeil et consommation d excitants et de médicaments pour dormir Tableau V : Détail de la consommation d excitants et de médicaments pour dormir parmi les populations présentant ou non des troubles du sommeil Consommations Adolescents présentant des troubles du sommeil Adolescents ne présentant pas des troubles du sommeil Population générale Cigarettes Cannabis Café Alcool Médicaments Occasio nnellem ent Souvent Occasio nnellem ent Souvent Occasionn ellement Souvent Occasionn ellement Souvent Occasionn ellement Souvent 15,6% 20,0% 13,3% 4,4% 20,0% 20,0% 55,6% 0,0% 13,3% 0,0% 11,1% 15,3% 6,9% 4,2% 20,8% 11,1% 44,4% 0,0% 2,8% 0,0% 12,9% 17,2% 9,5% 4,3% 20,7% 14,7% 49,1% 0,0% 6,9% 0,0% 25

26 Activités avant de s endormir Figure 16 : Activités des adolescents avant de s'endormir Retentissement diurne des troubles du sommeil Figure 17 : Retentissement des troubles du sommeil 26

27 3.2. Etude dans la population dépressive Répartition dans la population générale Figure 18 : Adolescents dépressifs ou à tendance dépressive parmi la population générale Tableau VI : Filles dépressives par tranche d'âge parmi la population générale FILLES ans ans ans ans Nombre total Nombre d adolescentes dépressives ou à tendance dépressive Pourcentage 7,7 % 34,8 % 31,6 % 29,4 % Tableau VII : Garçons dépressifs par tranche d'âge parmi la population générale GARCONS ans ans ans ans Nombre total Nombre d adolescents dépressifs ou à tendance dépressive Pourcentage 36,4 % 25 % 18,2 % 10 % 27

28 Figure 19 : Nombre d heures de sommeil par âge, la semaine, parmi les adolescents dépressifs Figure 20 : Nombre d heures de sommeil par âge, le week-end, parmi les adolescents dépressifs 28

29 Troubles du sommeil Figure 21 : Troubles du sommeil chez les adolescents dépressifs ou à tendance dépressive comparés à ceux de la population générale Figure 22 : Pourcentage d adolescents dépressifs ou à tendance dépressive parmi les adolescents présentant des troubles du sommeil 29

30 Cauchemars Figure 23 : Cauchemars parmi la population dépressive ou à tendance dépressive Figure 24 : Cauchemars parmi la population non dépressive 30

31 Figure 25 : Dépressifs parmi les adolescents faisant des cauchemars 3.3. Activités et consommations des adolescents Consommation d excitants Figure 26 : Consommation d'excitants et de médicaments pour dormir 31

32 Activités avant de s endormir Figure 27 : Répartition des activités dans la population dépressive Figure 28 : Caractéristiques de l adolescent dépressif ou à tendance dépressive 32

33 4. DISCUSSION Cette étude tentait, dans une première partie, de souligner les principales caractéristiques du sommeil des adolescents consultant leur généraliste ainsi que la fréquence des principaux troubles du sommeil dans cette population ; puis, dans une seconde partie, de déterminer quelques particularités du sommeil de l adolescent à tendance dépressive ou dépressif Qualité et validité des résultats Les questionnaires de cette étude ont été remplis par les adolescents dans le cabinet médical durant la consultation de façon totalement anonyme. Dans ce contexte, 121 questionnaires ont été recueillis: 116 questionnaires ont pu être exploités. 5 questionnaires, insuffisamment remplis, n ont pu être utilisés. Le fait que ces questionnaires aient été donnés de façon totalement anonyme est un gage de reproductibilité puisque non interrogatoires dépendants. Certaines faiblesses de l enquête étaient tout de même à souligner : Les 116 adolescents ayant répondu au questionnaire n étaient pas issus d un échantillon représentatif de la population générale mais de la patientèle de quatre médecins généralistes exerçant dans une zone géographique plutôt aisée. Cet échantillon de 116 adolescents était relativement de faible effectif comparé, par exemple, à l enquête nationale INSERM 1994, Adolescents, de M. Choquet [4] qui portait sur plus de adolescents, et ne permettait donc pas de dégager des résultats statistiquement significatifs. La question N 14, portant sur le ressenti des parents au sujet de la qualité du sommeil de l adolescent, n avait qu une valeur indicative du fait que cette question avait été posée à l adolescent lui-même, et non à ses parents. 33

34 4.2. Principaux résultats dans la population générale Parmi les 116 adolescents consultants, les caractéristiques suivantes étaient à souligner : Quantité de sommeil : Les résultats suivants ont été constatés : Les filles dormaient en moyenne 7,9 heures, la semaine, vs 9,9 heures, le week-end (figure 6). Les garçons dormaient en moyenne 8,4 heures, la semaine, vs 9,8 heures, le week-end (figure 6). Pour les deux sexes, on observait un rattrapage de sommeil le week-end. Celuici était moins important chez les garçons qui dormaient en moyenne plus, la semaine, que les filles. Pour les deux sexes et quel que soit l âge, les adolescents dormaient tous en moyenne plus de 9 heures par nuit le week-end (figure 6). Chez les filles : o La moyenne d heures de sommeil par nuit en semaine avait tendance à diminuer avec l âge (figure 5), passant de 9 heures à 13 ans à 6,9 heures à 19 ans (soit une perte de 2,1 heures). o La moyenne d heures de sommeil par nuit le week-end variait seulement de à 0,9 heures (avec un maximum de 10,3 heures à 14 ans et un minimum de 9,4 heures à 17 ans). Chez les garçons : o La moyenne d heures de sommeil par nuit en semaine diminuait de plusieurs heures avec l âge passant de 9,6 heures à 12 ans, à 6,4 heures à 18 ans soit une perte de 3,2 heures. o La moyenne d heures de sommeil par nuit le week-end restait relativement stable avec l âge (avec un maximum de 10,6 heures à 16 ans et un minimum de 9 heures à 14 ans). Ces derniers résultats se retrouvent dans l étude de M. Carscadon [2] qui montre que les adolescents entre 10 et 17 ans dorment en moyenne 9,2 heures lorsqu on les laisse dormir sans réveil imposé, indiquant, ainsi, que le besoin de sommeil ne diminue pas à la puberté. Les adolescents avaient donc tendance à rattraper le week-end, le retard de sommeil qu ils avaient accumulé en semaine. Ce phénomène était particulièrement prononcé chez les filles et s accentuait pour tous avec l âge. Ce rattrapage était parfois mal vécu chez certains parents qui reprochaient à leurs enfants de «traîner» au lit le week-end. Il est important pour le médecin généraliste d expliquer à ces parents, les raisons de ces réveils tardifs afin de les tolérer dans la mesure du raisonnable. 34

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