MANUTENTION MANUELLE affections chroniques du rachis lombaire

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "MANUTENTION MANUELLE affections chroniques du rachis lombaire"

Transcription

1 tableau n 98 fiche de sécurité H2 F MANUTENTION MANUELLE affections chroniques du rachis lombaire 1 La définition de la nuisance et du risque Les «affections chroniques du rachis lombaire» concernées par le tableau n 98 sont la sciatique par hernie discale et la radiculalgie* crurale par hernie discale. Selon les définitions de la Société Française de Rhumatologie: La lombalgie pure est une douleur lombaire basse ou lombo-fessière, n irradiant pas au dessous du pli cruro-fessier*. À l inverse, la lombosciatique est une douleur lombaire accompagnée d irradiation complète au membre inférieur jusqu à son extrémité (orteils ou au moins pied) et selon un trajet radiculaire, ou accompagnée de signes neurologiques déficitaires. La sciatique correspond à une atteinte radiculaire ou S1 (VOIR PAGEX SCHÉMA2), la cruralgie (ou radiculalgie crurale) à une atteinte radiculaire (face antérieure de la cuisse) ou (face antérieure de la cuisse et antéro-interne de la jambe jusqu au dos du pied). Dans la cruralgie (en particulier ), la présence de signes neurologiques déficitaires est d une importance majeure pour pouvoir affirmer l atteinte radiculaire. En ce qui concerne l origine discale, elle peut être présumée sur des critères (SCHÉMA1 ET1BIS) Kg cliniques. Elle peut aussi être établie, dans les cas où la clinique n est pas suffisamment démonstrative, par les données de l imagerie (TDM*, IRM*, ou parfois encore radiculographie) démontrant l existence d une hernie discale et surtout d un conflit discoradiculaire correspondant à l atteinte radiculaire clinique. 2 Les professions exposées Le risque existe lorsque l on effectue des manutentions telles que définies dans le Décret n du 3 septembre 1992 (JO du 9 septembre 1992) et les arrêtés du 29 novembre 1993 et du 15 juin 1993, précisées aussi dans la norme NF X d avril LA MANUTENTION EST UN TERME GÉNÉRAL QUI REGROUPE: le transport de charges : déplacement d une charge dans un plan horizontal, le soulèvement et la dépose de charges : déplacement vertical d une charge, le port de charges : le déplacement d une charge d un point à un autre pouvant comporter à la fois le soulèvement et le transport. Kg Hommes ,5 12, Femmes LA CHARGE LOURDE EST UNE NOTION PLUS DIFFICILE À PRÉCISER. Dans le décret est abordée la notion de «poids limite» (au sens réglementaire). Dans la norme NF X sont fixées les limites physiologiques acceptables pour le port occasionnel de charges, pour le port répétitif et pour le tonnage (masse par unité de temps). [SCHÉMAS1 & 1BIS] Peut-on assimiler la notion de charge lourde comme étant au-delà du poids limite réglementaire ou au-delà des limites physiologiques acceptables? Cela serait malheureusement un concept trop loin de la réalité, car il faut bien entendu pondérer : S ELON UN FACTEUR «CONDITIONS DE TRAVAIL» : les caractéristiques de la charge : poids, volume, équilibre l effort physique requis, la posture les caractéristiques du milieu de travail : type de sol, espace libre, ambiance physique, température, humidité, éclairage le type d activité : fréquence et durée des efforts physiques le délai d exécution: temps court imposé, délai raisonnable ou absence de délai autres : inadéquation des vêtements de travail, défaut de formation , Hommes PIER /m 2 Femmes Âge Âge Recommandations pour le port occasionnel de charges Recommandations pour le port répétitif de charges D après la Norme NF X S hé S hé bi Edition novembre

2 H2 F fiche de sécurité tableau n 98 SELON UN FACTEUR HUMAIN : sexe âge morphologie antécédents médicaux. Ainsi, les notions de poids limite ou de limites acceptables doivent être reconsidérées vers des seuils plus faibles en fonction de ces deux facteurs. Le tableau n 98 du régime général de la sécurité sociale comporte, dans sa 3 e colonne, une liste limitative de travaux susceptibles de provoquer les affections chroniques du rachis lombaire indemnisables (cela signifie que les travaux qui n y sont pas expressément désignés ne permettent pas une prise en charge). Les chantiers du bâtiment, du gros œuvre, des travaux publics étant cités dans cette liste, le risque est considéré comme existant dans l ensemble de ces secteurs. 3 Le mécanisme physiopathologique La colonne vertébrale est la «poutre maîtresse» du squelette. Elle est constituée par la superposition d os appelés vertèbres, séparés par des coussins amortisseurs: les disques intervertébraux. Les vertèbres sont reliées les unes aux autres, au niveau de leur partie postérieure, par des articulations. LE RACHIS DANS SON ENSEMBLE Le rachis, ou colonne vertébrale, forme l axe du corps. Il comprend 33 vertèbres dont 7 cervicales (C1 à C7), 12 dorsales (D1 à D12), 5 lombaires (L1 à ), 5 sacrées (S1 à S5) et le coccyx (3 à 5). Vertical dans un plan frontal*, il décrit dans un plan sagittal* trois courbures (SCHÉMA 2), l une convexe en arrière (cyphose dorsale), les deux autres concaves en arrière (lordose cervicale et lombaire). Ces courbures augmentent la résistance du rachis aux pressions (en particulier dans le port de charges). UN PEU D ANATOMIE Les vertèbres comprennent chacune deux parties: le corps et l arc postérieur. (SCHÉMA 3) Le corps vertébral peut être volumineux (5 cm de hauteur pour les vertèbres lombaires). L arc postérieur constitue une moitié d anneau rattachée au corps vertébral délimitant le canal rachidien, canal dans lequel passe la mœlle épinière. Par ailleurs, l arc postérieur porte, pour chaque vertèbre, deux s transverses et deux paires d s s. (SCHÉMA 4) LES ARTICULATIONS INTERVERTÉBRALES SE COMPOSENT : Du disque intervertébral Il peut être comparé à un coussin amortisseur qui répartit de façon équilibrée les efforts s exerçant sur la colonne vertébrale. Il agit comme un joint élastique. Il est composé d un noyau (nucleus pulposus) et d un anneau fibreux (annulus fibrosus). (SCHÉMA5) Des articulations postérieures Les ligaments assurent la stabilité et la mobilité de l ensemble permettant, avec la musculature, le maintien de la posture. Enfin, de la moelle épinière, qui descend chez l adulte jusqu en L1-L2. Des racines nerveuses naissent et sortent du canal rachidien à chaque étage vertébral (par exemple, le nerf sciatique à l étage - ou -S1, c est-à-dire entre les vertèbres et ou entre et S1). > Trois courbures de vertèbres lombaires > Vertèbre lombaire vue de dessus > Vertèbre lombaire dans le détail (SCHÉMA 2) (SCHÉMA 3) corps vertébral trou vertébral transverse (SCHÉMA 4) UN PEU DE PHYSIOLOGIE Le rachis remplit trois rôles : il protège la moelle épinière et les racines nerveuses qui en sont issues, il forme l axe du corps, solide, sur lequel sont appendus les organes thoraciques et abdominaux, il possède une grande mobilité dans toutes les directions (flexion, extension, inclinaison latérale, rotation) et en particulier au niveau de la charnière lombosacrée (-S1) où les mouvements sont les plus amplifiés. Les muscles assurent 2 fonctions : la contraction dynamique permettant les mouvements, la contraction statique permanente, nécessaire pour maintenir l équilibre. Lors de l activité physique, le rachis subit de nombreuses contraintes, prestrou de conjugaison supérieure corps vertébral transverse épineuse L1 L2 S1 L1 L2 S1 supérieure facette Schéma 4 inférieure vue de dos vue de profil vue de face Schéma 3 COLONNE VERTÉBRALE exemple de cyphose dorsale, de lordose cervicale et de lordose lombaire. ANATOMIE le corps vertébral et l arc postérieur constituent les 2 parties de chaque vertèbre. ARC POSTÉRIEUR il délimite le canal rachidien par lequel passe la mœlle épinière. 2

3 tableau n 98 fiche de sécurité H2 F sions, sollicitations en particulier au niveau du disque. Les deux corps vertébraux adjacents agissent comme les branches d un «casse-noisette» qui appliquent au disque des contraintes importantes. (SCHÉMA 6) Le noyau, pivot des mouvements, absorbe les contraintes mécaniques et se déplace en fonction des mouvements (vers l arrière, lors de la flexion; vers l avant, lors de l extension ; vers la droite, lors de l inclinaison latérale gauche etc.). Les différentes pressions, sollicitations, vont provoquer à la longue une dégénérescence, déjà amorcée par l âge, des éléments constitutifs du noyau. Il en résulte ainsi une déformation du disque qui peut entraîner une irritation des racines nerveuses, voire une rupture du disque entraînant une compression des nerfs (hernie discale) (SCHÉMA7). Ainsi, sur le plan physiologique, les contraintes les plus nocives pour le rachis sont: une position extrême prolongée, le port de charges lourdes, un mouvement brutal. Ces contraintes seront aggravées par l insuffisance de la musculature paravertébrale et de la sangle abdominale. LES FACTEURS FAVORISANTS L âge joue un rôle indiscutable ainsi que l obésité et le manque d activité physique. Parmi les facteurs locaux, la notion de traumatisme violent et brusque est classique, mais les microtraumatismes, si fréquents dans la vie courante et professionnelle, constituent des facteurs aggravants. Les vibrations (tableau n 97) accentuent également le risque et peuvent faire le lit des lombalgies. Différentes pathologies peuvent aggraver les manifestations vertébrales. Citons la scoliose (déviation latérale du rachis), l hyperlordose (dos cambré), l hypercyphose (dos rond), des anomalies vertébrales, des atteintes discales. Toutes ces notions confirment l intérêt d une bonne hygiène de vie et la nécessité pour le médecin du travail d une bonne connaissance des possibilités du salarié et des contraintes posturales et mécaniques du poste de travail. 4 La pathologie professionnelle LE DIAGNOSTIC CLINIQUE ET RADIOLOGIQUE Dans la plupart des affections chroniques du rachis lombaire, la douleur est le seul signe fonctionnel directement accessible à l examen clinique et à partir duquel le médecin doit fonder son diagnostic. On parlera de lombalgie commune, en opposition aux lombalgies secondaires à une cause organique particulière (telle une infection, une tumeur, une affection rhumatismale inflammatoire, une affection métabolique). Même si cette douleur peut parfois orienter le diagnostic, son manque de spécificité fait qu il est souvent difficile d apprécier sa source précise. Elle est essentiellement engendrée par l irritation de structures sensibles, identiques d un étage à l autre de la colonne vertébrale: os, disques intervertébraux, articulations, structures nerveuses, muscles et tissus, tendons, ligaments. Dans la quasi-totalité des cas, la douleur est supposée être d origine mécanique par son intensité, augmentée à l effort et diminuée par le repos. Ainsi, dans les lombalgies chroniques, des circonstances particulières réveillent la douleur: mauvaise posture, effort, mouvements incontrôlés C est pourquoi beaucoup d auteurs considèrent que le milieu professionnel, avec ses contraintes répétées, peut constituer un facteur favorisant le passage à la chronicité. Dans la lombosciatique et la radiculalgie crurale, seules prises en compte dans le tableau, à la douleur locale rachidienne souvent très intense s associent des irradiations (à caractère lancinant) dans les membres inférieurs. En cas d irradiation sciatique, la douleur lombaire est associée à une douleur descendant dans la fesse, la face postérieure de la cuisse et de la jambe ainsi que dans le pied ceci dans les formes les plus complètes. Ces douleurs sciatiques, AMORTISSEUR il répartit les efforts qui s exercent sur la colonne vertébrale. > Disque intervertébral (SCHÉMA 5) trou de conjugaison noyau > Compression des nerfs (SCHÉMA 7) UN EFFORT......ou une MAUVAISE POSITION de votre dos... anneaux fibreux inférieure > Types de pression s exerçant sur le rachis Les vertèbres sont des OS entre lesquels sont placés des DISQUES élastiques. (SCHÉMA 6) La pression est transmise d'une vertèbre à l'autre par le disque intervertébral. Le NOYAU gélatineux répartit la pression. Les vertèbres sont percées au centre, formant un canal par où passe la MOELLE ÉPINIÈRE. moelle épinière disque De la moelle épinière partent les NERFS RACHIDIENS. DISQUES VERTÉBRAUX le noyau du disque se déplace en fonction des mouvements et des efforts que subit la colonne vertébrale....peuvent DÉFORMER ou ÉCRASER les disques et DÉPLACER les noyaux......qui vont COMPRIMER les nerfs rachidiens, provoquant des DOULEURS tout au long de ceux-ci (lombalgies, sciatiques, arthroses, scolioses, etc.) HERNIE DISCALE elle est due à une compression des nerfs résultant d une rupture du disque. 3

4 H2 F fiche de sécurité tableau n 98 fréquentes en pathologie professionnelle, touchent le territoire innervé par les racines du nerf sciatique ou S1. (SCHÉMA 8) Dans la sciatique dite, le disque intervertébral situé entre et comprime la racine, créant une douleur qui descend de la face postéro-externe de la cuisse à la face postérieure ou externe du mollet et se propage jusqu au dos du pied et au gros orteil. (SCHÉMA 8) Dans le cas de la sciatique dite S1, le disque intervertébral situé entre et S1 comprime la racine S1, créant une douleur qui siège à la face postérieure de la cuisse et de la jambe, au talon et se propage jusqu au bord externe du pied et aux deux ou trois derniers orteils. (SCHÉMA 8) Dans la radiculalgie crurale, la douleur lombaire est associée à une douleur descendant dans la fesse, le pli de l aine, la face antérieure de la cuisse jusqu au genou. Elle est moins fréquente que l irradiation sciatique, mais peut être aussi d origine professionnelle. Le plus souvent, elle est en rapport avec une atteinte de l étage lombaire ou. (SCHÉMA 9) Lors de l examen médical, le médecin fera préciser au patient le trajet de la douleur et ses caractéristiques. L examen neurologique permet de rechercher des signes de souffrance nerveuse, sciatique ou crurale : diminution ou abolition des réflexes rotuliens et/ou achilléens, diminution ou perte de la sensibilité, déficit moteur si le malade se plaint de dérobement du membre inférieur à la marche ou à la descente des escaliers (SCHÉMA 8). On recherchera également une amyotrophie* par la mesure des différents territoires musculaires et d autres signes cliniques. Cet examen permettra au médecin et au chirurgien de préciser le traitement à envisager. TRAITEMENTS Traitement médical : Toujours choisi en première intention, le traitement médical comprend : l administration en comprimés ou par injection d anti-inflammatoires, d antalgiques et de décontracturants, le recours si nécessaire aux infiltrations, l utilisation de moyens de rééducation fonctionnelle. 9 malades sur 10 guérissent en quelques semaines avec le traitement médical. Un délai de 6 à 8 semaines est nécessaire avant d envisager d autres thérapeutiques plus «agressives». En fonction de l examen clinique et de l état général du salarié, le médecin décide d effectuer ou non des examens complémentaires, en particulier radiologiques. Il s agit alors de la radio simple, pour rechercher une cause non mécanique (infection des vertèbres, etc.), ou du scanner (tomodensitométrie), voire de l IRM*, essentiellement destinés à poser l indication d un geste chirurgical. Le repos au lit ne doit être prescrit que si la douleur le nécessite. Il ne doit pas être trop prolongé. Il faut conseiller aux patients de rester aussi actifs que possible, en poursuivant leurs activités de la vie quotidienne. L arrêt de travail doit être adapté à l intensité de la douleur et au type de travail exercé. Il ne faut pas négliger ou sous estimer les répercussions psychiques des lombalgies chroniques. Elles doivent donner lieu au besoin à une prise en charge spécifique (consultation spécialisée, traitement médicamenteux adapté au cas par cas). En parallèle, le patient doit ré-apprendre à utiliser son dos et la maîtrise du positionnement du bassin et de la colonne lombaire dans les gestes de la vie quotidienne. Tout geste brusque, se pencher en avant, en arrière ou latéralement, est à éviter. Pour ramasser un objet, le sujet devra plier les genoux et non le buste. De même, on recommandera aux lombalgiques de ne pas manipuler sans précaution des charges lourdes. La reprise de l activité professionnelle pourra s appuyer sur des stages de ré-entraînement à l effort ou une prise en charge dans le cadre de «l École du dos». Traitement chirurgical : LA CHIRURGIE PEUT ÊTRE ENVISAGÉE : en urgence, devant une paralysie et / ou des troubles sphinctériens* ; > Symptomatologie topographique > Radiculalgie crurale (SCHÉMA 8) Radiculopathie Douleur Paresthésies Réflexes diminués (atrophie, parésie) ou abolis (SCHÉMA 9) Névralgie crurale S Rotulien Caractérisée par des douleurs intenses, souvent diurnes et nocturnes, à type de brûlures S Ischio-Jambier S1 S Achiléen Siège : face antérieure de la cuisse () face antéro-interne de la jambe () IRRADIATION lors d une sciatique les douleurs peuvent descendre dans la jambe jusqu aux orteils, provoquant parfois un déficit moteur. DOULEUR elle touche dans ce cas la face interne de la cuisse et peut se propager jusqu au genou. 4

5 tableau n 98 fiche de sécurité H2 F à froid, en cas d échec d un traitement médical bien conduit. Actuellement, la microchirurgie vidéoassistée est un progrès incontestable. Cette chirurgie donne 90% de bons résultats. Elle nécessite une parfaite justesse de son indication, c est-à-dire l authentification d un conflit disco-radiculaire*,en pratique, une hernie discale importante décelée à l IRM* ou à la TDM*. En cas de récidive herniaire, une nouvelle intervention peut être tentée avec 70 % de bons résultats. Malgré la chirurgie, des douleurs lombaires parfois invalidantes peuvent persister après l intervention, posant alors de difficiles problèmes lors de la reprise du travail. Ces avancées chirurgicales ont permis de réduire l utilisation d autres techniques, telles que la nucléolyse ou la nucléotomie. LA NUCLÉOLYSE ET LA NUCLÉOTOMIE : La chimio-nucléolyse consiste à injecter une enzyme végétale (la papaïne) dans le disque intervertébral afin d entraîner son ramollissement et donc celui de la hernie. La nucléotomie, permet d enlever à l aide d un tube de faible calibre appelé nucléotome, la partie centrale du disque intervertébral d où la hernie discale est issue. 5 DÉMARCHE DE PRÉVENTION (LOI DU 31 DÉCEMBRE 1991 PRINCIPES GÉNÉRAUX DE PRÉVENTION) PRÉVENTION TECHNIQUE Éviter le risque créé par la manutention de charges et par les postures inadaptées pendant le travail est un important problème de prévention et d organisation de chantier, car les manutentions manuelles sont au cœur de l activité de travail de la quasi-totalité des corps d état. L utilisation optimale des moyens de manutention mécanique et la gestion des flux de matériels et matériaux font partie des missions fondamentales du coordonnateur SPS (de conception et de réalisation). Il a la vision de la totalité du chantier dans sa durée, ce qui lui permet de proposer des solutions innovantes et bien dimensionnées. Ces techniques impliquent la mise au point d un planning précis de livraison. Cela permettrait de programmer les manutentions mécaniques sans interférer avec les cycles de production. Des modes d organisation plus poussés, tels que la mise en œuvre de techniques de logistique déjà utilisées dans l industrie (automobile), permettraient de préparer des lots d équipement conditionnés, par exemple, par appartement et de les distribuer directement sur chaque lieu de montage (cela est un exemple de l intérêt d une coordination de l ensemble des phases du chantier). Évaluer le risque qui ne peut être totalement évité, est de la responsabilité de l employeur: La manutention est inévitable en pratique sur chantier. L évaluation des risques ainsi générés doit être un souci permanent pour les responsables du chantier. Elle doit tenir compte de très nombreux facteurs : le matériau lui-même (par exemple, le sac de ciment, le parpaing ), le matériel (par exemple les banches, les étais, les brises béton et les machines outils vibrantes ), la tâche à effectuer, l organisation du travail (par exemple, informations sur les difficultés que l on rencontrera sur le chantier, la composition des équipes, les moyens de manutention mis à la disposition de l équipe ) et les contraintes de temps. Ces chapitres doivent être intégrés les uns aux autres dans une compréhension globale du travail telle que la propose l approche ergonomique. Dans le BTP, différents outils d évaluation sont à notre disposition : la MAECT (Méthode d Analyse et d Évaluation des Conditions de Travail; OPPBTP - GERN), la MAPC (Méthode d Aide à la Préparation de Chantier; OPPBTP). Adapter le travail à l Homme Respecter la législation. Il existe une législation protégeant les apprentis et les jeunes travailleurs de ces risques induits par la manutention et l utilisation des machines et outils de chantier (SCHÉMAS 1 ET EFFORT Machine à poser les bordures de trottoir réduit les risques liés à la manutention. 5

6 H2 F fiche de sécurité tableau n 98 1 BIS). L homme jeune, entre 16 ans et 20ans, se développe encore sur le plan ostéo- notamment. Le médecin du travail doit tenir compte de ce fait lors de l examen médical et donner son avis et ses recommandations. Limiter la masse unitaire des charges à manutentionner manuellement. La norme NF X , élaborée à partir de travaux de physiologistes, doit servir de guide. On peut retenir pour un homme d âge moyen: 25 kg lorsque la manutention est habituelle, au plus 30 kg lorsqu elle est occasionnelle (SCHÉMAS 1 ET 1BIS). Il faut comprendre ces limites comme des repères à interpréter dans le cadre global de chaque tâche. Il existe d autres repères tels que la recommandation R344 (de la CNAM) relative au transport manuel des charges et pour préciser l analyse, l équation révisée du NIOSH* (USA). Ménager des temps de pauses suffisants et effectuer des rotations fréquentes du personnel peuvent également être des moyens de lutter contre le risque des manutentions sur chantier ou à l atelier pour des manutentions exceptionnelles où la mécanisation est impossible : c est le cas pour les approvisionnements manuels importants en immeubles collectifs sans ascenseur. Privilégier la mécanisation des tâches. Pour combattre le risque, «il n y a pas de honte à se faciliter le travail», à utiliser ou mettre à disposition des bennes à béton, des chariots et autres conteneurs, des élingues, des cordages, des palonniers, des poulies simples avec treuil électrique, des pinces à bordures à ventouses Anticiper est indispensable car il faut avoir commandé ces matériels pour qu ils se trouvent sur le chantier au moment utile (utilisation appropriée du PPSPS). Améliorer le confort du personnel et diminuer les contraintes thermiques. Dans les régions soumises aux rigueurs du climat (facteur d aggravation de la pénibilité de la tâche), la procédure «d intempérie» doit être prononcée en temps utile. Tenir compte de l état d évolution des techniques tant dans les moyens d aide à la manutention et notamment sur les petits chantiers (petites grues sur camion, palans) qu en ce qui concerne les matériaux. Par exemple la réflexion sur le poids optimum de certains matériaux doit aboutir à la réduction du risque (sacs de ciment de 25kg, parpaings et blocs de béton avec poignées intégrées, pinces à bordures). De même, on peut étudier le choix de blocs calibrés en remplacement des agglos pleins, par exemple : 20 x 20 x 50 la masse unitaire passe de 37 kg (plein) à 21 kg (bloc calibré). La consultation des catalogues de matériels nouveaux doit être fréquente. Ainsi, soulignons par exemple, l intérêt de matériels de coffrage de plancher en aluminium, dont les éléments sont de faible poids unitaire. Planifier la Prévention Planifier les interventions de maintenance et d entretien. Le matériel utilisé sur chantier doit être entretenu et nettoyé. S il l est sur le plan individuel (truelle, marteau ) il doit également l être sur le plan collectif. Par exemple la maintenance des étais et leur entretien permet une économie d effort dans les mouvements de rotation de la colonne vertébrale, il en est de même pour un graissage de poulie de maçon, etc. Un chantier doit être rangé et ordonné de façon à permettre le roulage de matériels de manutention, type transpalette par exemple. Ainsi, la distribution électrique pour les outils portatifs doit faire l objet d une attention spéciale. Que de «pathologies» provoquées par un chantier désordonné, obligeant le travailleur à faire des détours, des contorsions, des efforts inutiles. Prévoir les procédures d intervention et de sécurité. De même, tout accident du travail lié à un problème de manutention doit faire l objet d analyse et ne doit pas être banalisé. La mise en place, avec les salariés concernés, de «façons de faire» non traumatisantes pour le dos doivent être étudiée. Formation, information des salariés Procéder à des exercices pratiques avec des organismes compétents et à des répétitions régulières. Enseigner les méthodes d hygiène posturale et de FORMATION La manutention correcte des machines permet l économie d efforts. 6

7 tableau n 98 fiche de sécurité H2 F manutention manuelle. Une action de formation et d information, répondant à une démarche d un employeur et/ou à une demande des salariés, doit présenter les caractéristiques suivantes : être conçue sur mesure, c est-à-dire adaptée aux conditions réelles de manutention, faire usage des charges effectivement manipulées durant le travail, et se dérouler sur le lieu même du travail, associer maîtrise et encadrement, être étroitement liée à l étude ergonomique des postes de travail, des outils utilisés, de la disposition des machines, et des plans de travail posant des problèmes de pathologie lombaire ; s insérer dans une politique à long terme de sécurité et d amélioration des conditions de travail et faire ultérieurement l objet de rappels réguliers. L organisation des chantiers est absolument fondamentale. Il faut gérer les approvisionnements, mettre à profit la présence de la grue à tour du gros œuvre, organiser la circulation des engins etc. Le coordonnateur SPS (aussi bien de conception que de réalisation) joue, à cet égard, un rôle fondamental. PRÉVENTION MÉDICALE Jeunes travailleurs Apprentis Les jeunes travailleurs et les apprentis âgés de moins de 18 ans sont particulièrement sensibles aux conséquences de manutentions excessives car leur croissance osseuse n est pas achevée. Une hypersollicitation du rachis peut provoquer des séquelles définitives. Il existe pour eux une réglementation spécifique quant au port de charges. Les jeunes travailleurs masculins de moins de 18 ans ne peuvent porter, traîner ou pousser des charges de plus de 15 kg (14 ou 15 ans), ou de plus de 20 kg (16 ou 17 ans) (cf. article R du code du travail). Enfin replacer le problème du mal de dos dans la vie du jeune, qui n est pas uniquement professionnelle mais aussi sportive, associative, personnelle. Dans toutes ces circonstances le dos peut être mis à contribution d une manière ou d une autre, et les principes d une hygiène de son dos doivent pouvoir être rappelés. Le respect des bonnes pratiques en matière de gestes et postures doit s intégrer très tôt dès l apprentissage au C.F.A. et faire l objet d une évaluation au même titre que les acquis techniques lors des examens. CONSULTATION MÉDICALE Le médecin du travail doit : Donner un avis médical sur les autorisations de conduite d engins de manutention par la délivrance de l aptitude médicale à la conduite. Sensibiliser les salariés au cours de la visite médicale par des documents, fiches, réflexion sur les conditions de travail. Promouvoir les stages de gestes et postures et également «l École du dos». Encourager le salarié à pratiquer régulièrement une activité physique adaptée. Lorsqu un salarié a été opéré d une hernie discale, l accueil du salarié en visite de reprise du travail doit être préparé (intérêt de la visite de pré-reprise du travail). Tout opéré du dos n est pas nécessairement un handicapé ou un invalide. Bien souvent, sa maladie doit être considérée comme l indice de conditions de travail contraignantes. Cependant, la reprise du travail peut être délicate. Le médecin du travail peut mettre en œuvre des moyens spécifiques de façon à permettre le maintien dans l emploi du salarié. En particulier grâce aux aides apportées par l AGEFIPH (Association nationale pour la gestion des fonds pour l insertion professionnelle des personnes handicapées) et la COTOREP (Commission Technique d Orientation et de Reclassement Professionnel). PORT DE CHARGES Des tâches parfois inévitables sur les chantiers. 6 L enjeu économique Le «mal de dos» avec ses degrés de gravité, est reconnu comme un important problème de santé au travail. De ce fait, il implique un enjeu économique non négligeable pour tous : pour le travailleur «malade» sous forme de souffrance, perte de ses capacités physiques voire inaptitude ; pour l employeur sous forme de coûts directs (cotisations accidents du travail maladies professionnelles) et indirects induits par l absentéisme et ses conséquences (par exemple l absence d un chef d équipe qui va désorganiser le fonctionnement de l équipe, appel d un remplaçant ou d un intérimaire à former, etc.) Le tableau n 98 (p. 40) permettra un recensement des affections chroniques du rachis lombaire qui grèvent lourdement la santé des travailleurs du BTP. > GLOSSAIRE Ambulatoire: qui n exige pas l hospitalisation. Amyotrophie : diminution de volume des muscles. Conflit disco-radiculaire: conflit entre le disque malade et une racine nerveuse. Crêtes iliaques : crêtes osseuses situées à la partie supérieure de l os du bassin appelé os iliaque. I.R.M. : Imagerie par résonance magnétique. Lombo-sacrée (douleur) : douleur siégeant au niveau des vertèbres lombaires basses et du sacrum (au-dessus du coccyx). NIOSH : National Institute for Occupational Safety and Health Plan sagittal : plan vertical orienté d avant en arrière. Plan frontal : plan vertical perpendiculaire au plan sagittal. Pli cruro-fessier : pli entre la fesse et la cuisse. Radiculalgie : Douleur due à l irritation des racines des nerfs rachidiens, (en particulier du nerf crural ou du nerf sciatique). T.D.M. : tomodensitométrie, appelée plus communément scanner. Troubles sphinctériens : perte de tonicité des sphincters (entraînant par exemple une incontinence ). 7

8 H2 F fiche de sécurité tableau n 98 7 La réglementation Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention manuelle de charges lourdes Date de création : 16 février 1999 Tableau n 98 du régime général (Décret du 15 février 1999) Désignation Délais Liste limitative des travaux des maladies de prise en charge susceptibles de provoquer ces maladies Sciatique par hernie discale 6 mois Travaux de manutention manuelle - ou -S1 avec (sous réserve d une durée de charges lourdes effectués : atteinte radiculaire de d exposition de 5 ans) - dans le frêt routier, maritime, topographie concordante. ferroviaire, aérien Radiculalgie crurale par - dans le bâtiment, le gros-œuvre, hernie discale L 2-L 3 les travaux publics ou L 3 - ou -, - dans les mines et carrières avec atteinte radiculaire - dans le ramassage d ordures ménagères et de topographie concordante. de déchets industriels - dans le déménagement, les gardes meubles -dans les abattoirs et les entreprises d équarrissage -dans le chargement et le déchargement en cours de fabrication, dans la livraison, y compris pour le compte d autrui, le stockage et la répartition des produits industriels et alimentaires, agricoles et forestiers - dans le cadre des soins médicaux et paramédicaux lors de la manutention de personnes - dans le cadre du brancardage et du transport de malades - dans les entreprises funéraires. DERNIÈRE MINUTE 429 maladies professionnelles n 98 ont été reconnues en 1999, dont 110 dans le secteur BTP. > TEXTES RÉGLEMENTAIRES Loi du 31 décembre 1991 Décret n du 3 septembre 1992 Code du travail, articles R à R , R et 6, R à 19, R et 21. Arrêté du 29 janvier 1993 Norme NF X : limites acceptables de port manuel de charges par une personne, AFNOR, 1989 > DOCUMENTS OPPBTP À CONSULTER Les manutentions manuelles, A5 M 01 Manutentions manuelles, tiré à part, A5 T 01 Recommandations pour le port manuel de charges, A5 M 02 Dépliant «gestes et postures», A5 H 01 Le port manuel des charges, MPP n 4, A5 P 01 Limiter le port manuel des charges, A5 F 01 Audiovisuels : Le pont, VHS A5 V 01 Objectif «0 accident» de manutention manuelle, VHS A5 V 02 8 Manutentions manuelles et mécanisées : le parpaing, VHS A5 V 03 Affiches : Je pense à mon dos, oui non, A5 A 01 Je pense à mon dos, oui, A5 A 02 La MAECT (Méthode d Analyse et d Évaluation des Conditions de Travail) A7 M 02 MAECT, tiré à part, A7 T 01 MAPC (Méthode d Aide à la Préparation de Chantier), AI G 10 La démarche ergonomique, A7 F 01 Équipements de protection individuelle, MPP n 5, A2 P 01 A = Affiche F = Fiche de sécurité G = Guide pratique et guide de sécurité P = Manuel pratique de prévention (MPP) M = Mémo-pratique T = Tiré à part V = Audiovisuel POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA PATHOLOGIE : Site Internet de la Société Française de Rhumatologie : > ONT PARTICIPÉ À CETTE ÉTUDE POUR L OPPBTP : RÉDACTEURS : Dr J.F. Boulat (C. National) Dr G. Artus (C. Régional Auvergne) Pr. P. Frimat (C. Régional Nord-Picardie) Dr L. Gucève (C. Régional Alsace - Moselle) Dr G. Serrano-Duchalet (Mme) (C. Régional Midi- Pyrénées) RELECTEURS : Dr J.C. Abécassis (C. Régional Paris-Ilede-France) Dr J.P. Baud (C. Régional Rhône-Alpe) Dr N. Chemin (Mme) (C. Régional Limousin-Poitou-Charentes) Dr V. Delorge (C. Régional Aquitaine) Dr J.Y. Dubré (C. Régional Pays-de-la-Loire) Dr F. Matha (C. Régional Languedoc - Roussillon) Dr G Péguin (C. Régional Sud-Est) Dr A. Pelé (C. Régional Bretagne) Dr A Poirier (C. Régional Normandie) Dr C. Robert (Mme) (C. Régional Centre) M. G. Dieudonné (Ingénieur au Service Technique du C. National)

LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES

LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES Le mal de dos OBJECTIFS Connaître les différentes pathologies liées aux accidents dorso-lombaires Déterminer les facteurs de risques Identifier et appliquer les techniques

Plus en détail

Attention : ce document est fictif et ne constitue qu un exemple de REM possible.

Attention : ce document est fictif et ne constitue qu un exemple de REM possible. Attention : ce document est fictif et ne constitue qu un exemple de REM possible. RAPPORT D ÉVALUATION MÉDICALE A. Renseignements sur le travailleur Nom à la naissance Prénom Adresse N o Rue App. N o de

Plus en détail

Quelle est l anatomie d une vertèbre lombaire?

Quelle est l anatomie d une vertèbre lombaire? Quelle est l anatomie d une vertèbre lombaire? 1 La partie lombaire de la colonne vertébrale est composée de 5 vertèbres : de haut en bas L1, L2, L3, L4 et L5. L5 s articule avec le sacrum (vertèbre S1).

Plus en détail

Port de charge et manutention / les bons conseils / données synthétiques

Port de charge et manutention / les bons conseils / données synthétiques 1 sur 6 26/10/2015 13:32 Port de charge et manutention / les bons conseils / données synthétiques 1) Les situations de contrainte : Plus le poids est éloigné du centre de gravité plus il est lourd. 2)

Plus en détail

Les activités de manutention manuelle peuvent provoquer de nombreux accidents de travail, plus ou moins graves:

Les activités de manutention manuelle peuvent provoquer de nombreux accidents de travail, plus ou moins graves: 1. REGLEMENTATION Code du travail articles R. 4541-1 à R. 4541-11 et R. 4612-7 (décret du 3 septembre 1992 fixant les prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à la manutention manuelle

Plus en détail

FICHE MP N 5 PARTICULARITES DES TABLEAUX N 97 ET N 98

FICHE MP N 5 PARTICULARITES DES TABLEAUX N 97 ET N 98 FICHE MP N 5 PARTICULARITES DES TABLEAUX N 97 ET N 98 Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de basses et moyennes fréquences transmises au corps entier (n 97) ou provoquées

Plus en détail

HERNIES CERVICALE ET LOMBAIRE

HERNIES CERVICALE ET LOMBAIRE HERNIES CERVICALE ET LOMBAIRE INTRODUCTION Hernie discale : débord disque Membre inférieur: Sciatique Cruralgie Membre supérieur Névralgie cervico-brachiale (NCB) RAPPELS ANATOMIQUES L5 Racine S1 S1 PHYSIOPATHOLOGIE

Plus en détail

I/ La prévention du mal de dos et des TMS I.1 notions d anatomie I.2 notions de biomécanique I.3 les grands principes I.

I/ La prévention du mal de dos et des TMS I.1 notions d anatomie I.2 notions de biomécanique I.3 les grands principes I. Introduction I/ La prévention du mal de dos et des TMS I.1 notions d anatomie I.2 notions de biomécanique I.3 les grands principes I.4 Applications II/ La réglementation III/ Les autres risques liés à

Plus en détail

PROBLEME DE DOS. I- Pourquoi souffre-t-on?

PROBLEME DE DOS. I- Pourquoi souffre-t-on? PROBLEME DE DOS I- Pourquoi souffre-t-on? Le rachis ou colonne vertébrale se compose de 24 vertèbres (7 cervicales, 12 dorsales et 5 lombaires) séparées entre elles par des joints articulés, les disques

Plus en détail

Evaluation du risque. Connaissance de notre dos 4.1

Evaluation du risque. Connaissance de notre dos 4.1 4 Evaluation du risque 4.1 Connaissance de notre dos Si les règles qui régissent le fonctionnement du corps humain ne sont pas respectées, la fatigue se fera sentir plus vite et le risque d accident augmentera.

Plus en détail

Charges. Charges Page 1 sur 6

Charges. Charges Page 1 sur 6 Charges Charges Page 1 sur 6 Dangers principaux Un certain nombre d études permettent d établir un lien entre le déplacement et le levage de charges et des problèmes de santé de toute nature, dont les

Plus en détail

LE MAL DE DOS AU TRAVAIL

LE MAL DE DOS AU TRAVAIL Infos Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Corrèze - Infos Prévention n 25 MAI 2012 Prévention LE MAL DE DOS AU TRAVAIL SOMMAIRE Éditorial du Président 1- Généralités sur le mal

Plus en détail

Les vertèbres cervicales sont très mobiles et forment un angle de 25, les dorsales 60, la lombaire 90.

Les vertèbres cervicales sont très mobiles et forment un angle de 25, les dorsales 60, la lombaire 90. Lésions des parties nobles de la moelle épinière Eléments osseux : corps vertébral articulaires lames épineuses transverses pédicules vertébraux Eléments non osseux (sagittal) : disques ligaments capsules

Plus en détail

Anatomie fonctionnelle Le tronc

Anatomie fonctionnelle Le tronc Anatomie fonctionnelle Le tronc Les principaux mouvements du tronc Face antérieure : les abdominaux Rôles Grand droit Petit oblique Grand oblique Transverse Précautions à prendre Face postérieure : la

Plus en détail

* Affection bénigne mais extrêmement fréquente (peu y échappent!) avec un coût socio-économique énorme :cinq milliards de francs par an

* Affection bénigne mais extrêmement fréquente (peu y échappent!) avec un coût socio-économique énorme :cinq milliards de francs par an LOMBALGIE 1 1. LA LOMBALGIE BANALE OU COMMUNE * C est une douleur lombaire par Trouble de la mécanique lombaire avec un disque sain ou dégénéré (discopathie, discarthrose) ou par arthrose lombaire postérieure.

Plus en détail

MALADIES PROFESSIONNELLES M.P. 97- M.P. 98. UNIVERSITE DE LA MEDITERANEE C.H.U.- MARSEILLE POLYCLINIQUE CLAIRVAL B.Alliez, J.R.

MALADIES PROFESSIONNELLES M.P. 97- M.P. 98. UNIVERSITE DE LA MEDITERANEE C.H.U.- MARSEILLE POLYCLINIQUE CLAIRVAL B.Alliez, J.R. MALADIES PROFESSIONNELLES M.P. 97- M.P. 98 UNIVERSITE DE LA MEDITERANEE C.H.U.- MARSEILLE POLYCLINIQUE CLAIRVAL B.Alliez, J.R.Alliez Rachis et maladies professionnelles Décret du 15 février 1999 ( n 95-96

Plus en détail

Analyse Ergonomique. Postes de fabrication des boites aux lettres individuelles. (modèle moyen, 1 porte)

Analyse Ergonomique. Postes de fabrication des boites aux lettres individuelles. (modèle moyen, 1 porte) Analyse Ergonomique Postes de fabrication des boites aux lettres individuelles (modèle moyen, 1 porte) Plan de l exposé Observations Conséquences Aménagements et pistes d amélioration 1ère Partie : OBSERVATIONS

Plus en détail

LE RACHIS LOMBAIRE Docteur GJ van Miltenburg Spécialiste Médecine Physique Ostéopathe Paris www.vanmiltenburg.fr LA LOMBALGIE GENERALITES Tout le monde souffrira au moins 1 fois dans sa vie du Rachis Lombaire

Plus en détail

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient.

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. N 92. Rachialgie Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. Statistiques ECN Question déjà tombée 3 fois. En quelques mots-clés Commune/symptomatique

Plus en détail

L IMAGERIE MEDICALE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE

L IMAGERIE MEDICALE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE L IMAGERIE MEDICALE DANS LA LOMBALGIE COMMUNE DE L ADULTE DOSSIER DOCUMENTAIRE JUIN 2009 COMITE DE REDACTION René LE JEUNE Jean BATTINI Arnaud GANNE Jean-Yves HASCOET COMITE DE RELECTURE Didier MYHIE Hervé

Plus en détail

Cas clinique. Les difficultés de la reprise ou du maintien dans l emploi des lombalgiques. Antécédents locomoteurs.

Cas clinique. Les difficultés de la reprise ou du maintien dans l emploi des lombalgiques. Antécédents locomoteurs. Cas clinique Les difficultés de la reprise ou du maintien dans l emploi des lombalgiques Monsieur C.., né dans le DOUBS en 1975 Célibataire, sans enfants BEP électrotechnique BAC Professionnel électrotechnique

Plus en détail

LES SCIATALGIES ET LES CRURALGIES

LES SCIATALGIES ET LES CRURALGIES LES SCIATALGIES ET LES CRURALGIES Les sciatalgies (sciatiques) et les cruralgies sont des atteintes des nerfs périphériques. Ces atteintes peuvent soit provenir d une irritation au niveau de la racine

Plus en détail

cas clinique n 3 et 4

cas clinique n 3 et 4 cas clinique cas clinique n 3 et 4 Cas n 3. Bilan d une lombalgie L5 très invalidante. Une IRM est réalisée dans le bilan.interpréter la coupe réalisée en séquence pondérée T2.??? Cas n 4. Bilan d une

Plus en détail

ERGONOMIE POSTURES ET GESTES

ERGONOMIE POSTURES ET GESTES Hygiène Industrielle - Santé au Travail ERGONOMIE Ingénieurs en Sécurité Industrielle POSTURES ET GESTES I - RAPPEL D'ANATOMIE... 1 II - POSTE DE TRAVAIL... 3 1 - Postures...3 2 - Effet sur l organisme...3

Plus en détail

Service Prévention, Hygiène & Sécurité. Vous présente :

Service Prévention, Hygiène & Sécurité. Vous présente : Service Prévention, Hygiène & Sécurité Vous présente : Le Mal de dos La législation définit par manutention manuelle toute opération de transport ou de soutien d une charge dont le levage, la pose, la

Plus en détail

LES SCIATALGIES. DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013

LES SCIATALGIES. DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013 LES SCIATALGIES DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013 Introduction! Motif fréquent de consultation en neurochirurgie et en rhumatologie! Elle correspond le plus souvent à une

Plus en détail

Exemples didactiques de dysfonctions : signes associés aux entorses, luxations, fractures, atteintes vertébrales

Exemples didactiques de dysfonctions : signes associés aux entorses, luxations, fractures, atteintes vertébrales Exemples didactiques de dysfonctions : signes associés aux entorses, luxations, fractures, atteintes vertébrales Pr Jean-Michel Laffosse, Pr Arnaud Constantin Individu sain, âgé de 35 ans, aucun symptôme

Plus en détail

Journée d information «aide à domicile» Prévenir les risques. pour les salariés de l activité aide à la personne

Journée d information «aide à domicile» Prévenir les risques. pour les salariés de l activité aide à la personne Prévenir les risques professionnels pour les salariés de l activité aide à la personne OBJECTIFS Connaître la situation Accidents du Travail et Maladies Professionnelles de l activité dans le département

Plus en détail

Risques liés à l'activité physique au travail Manutention manuelle

Risques liés à l'activité physique au travail Manutention manuelle Risques liés à l'activité physique au travail Manutention manuelle Mireille Loizeau Cours DIUST Paris Descartes- janvier 2016 1 Définition Article R4541-2 du Code du travail On entend par manutention manuelle,

Plus en détail

MÉMO SANTÉ CONTRAINTES PHYSIQUES : LES REFLEXES À ADOPTER MÉTIERS DE LA PIERRE

MÉMO SANTÉ CONTRAINTES PHYSIQUES : LES REFLEXES À ADOPTER MÉTIERS DE LA PIERRE MÉMO SANTÉ MÉTIERS DE LA PIERRE CONTRAINTES PHYSIQUES : LES REFLEXES À ADOPTER Il est essentiel de préserver sa santé et celle de ses salariés pour réaliser un travail efficace et de qualité. De nombreuses

Plus en détail

Risques communs à tous les secteurs professionnels

Risques communs à tous les secteurs professionnels 1 Nom : Prénom : Distribué le : Classe : Risques communs à tous les secteurs professionnels Plan du module : Risques liés à l activité physique Risques liés à la charge mentale Risques liés au bruit 2

Plus en détail

Efficacité des infiltrations péri radiculaires et péridurales de corticoïdes scano-guidées dans le traitement des lombo- sciatalgies

Efficacité des infiltrations péri radiculaires et péridurales de corticoïdes scano-guidées dans le traitement des lombo- sciatalgies CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE HOPITAL IBN ROCHD ANNABA ALGERIE SERVICE DE RADIOLOGIE ET D IMAGERIE MEDICALE Journées françaises de Radiologie Paris Octobre 2011 Efficacité des infiltrations péri radiculaires

Plus en détail

Différentes pathologies

Différentes pathologies PRATIQUES SPORTIVES PATHOLOGIES ET TRAUMATOLOGIES CESA Différentes pathologies Pathologies du rachis Lésions osseuses Lésions musculaires Lésions tendineuses Lésions ligamentaires Les lésions des articulations

Plus en détail

Article 1 er. Article 2

Article 1 er. Article 2 Arrêté n 2009 4271/GNC du 22 septembre 2009 relatif aux prescriptions minimales de sécurité et de santé concernant la manutention manuelle de charges comportant des risques, notamment dorsolombaires pour

Plus en détail

Item 182 : Accidents des anticoagulants

Item 182 : Accidents des anticoagulants Item 182 : Accidents des anticoagulants Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Cruralgie par hématome du psoas...1 1. 1 Signes évocateurs d un hématome du psoas devant une cruralgie...

Plus en détail

Douleurs radiculaires

Douleurs radiculaires Douleurs radiculaires Thierry Schaeverbeke On distingue, selon l étage létage : Cervical : Névralgies cervicobrachiales Lombaire : Cruralgie Sciatique La compression nerveuse peut être : Intrarachidienne

Plus en détail

Informations Patients. Chirurgie du Rachis Cervical RÉEDUCATION POSTOPÉRATOIRE

Informations Patients. Chirurgie du Rachis Cervical RÉEDUCATION POSTOPÉRATOIRE Informations Patients Chirurgie du Rachis Cervical RÉEDUCATION POSTOPÉRATOIRE Chirurgie du Rachis Cervical RÉEDUCATION POSTOPÉRATOIRE Madame, Monsieur, ce livret est conçu pour vous guider après votre

Plus en détail

Thème Anatomie et physiologie

Thème Anatomie et physiologie Sous thème 1 L organisation de l être humain DESCRIPTION ANATOMIQUE DU SQUELETTE Le squelette humain comprend environ 208 os répartis en 4 grands groupes : la tête, la colonne vertébrale, la cage thoracique

Plus en détail

LOMBALGIES PAR DISCOPATHIE DÉGÉNÉRATIVE LOMBAIRE DE L ADULTE. Institut Du Rachis Parisien

LOMBALGIES PAR DISCOPATHIE DÉGÉNÉRATIVE LOMBAIRE DE L ADULTE. Institut Du Rachis Parisien LOMBALGIES PAR DISCOPATHIE DÉGÉNÉRATIVE LOMBAIRE DE L ADULTE Institut Du Rachis Parisien classification de Thompson spine, 1990 description anatomie macro sur coupes cadavériques I normal nucléus central

Plus en détail

AMETRA LES TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES. Santé au travail. Guide d information et de prévention, A l usage des salariés et des employeurs

AMETRA LES TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES. Santé au travail. Guide d information et de prévention, A l usage des salariés et des employeurs AMETRA Santé au travail LES TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES Guide d information et de prévention, A l usage des salariés et des employeurs I Que sont les TMS? Les troubles musculo-squelettiques (TMS) regroupent

Plus en détail

MÉMO SANTÉ. Contraintes physiques: LES RÉFLEXES À ADOPTER

MÉMO SANTÉ. Contraintes physiques: LES RÉFLEXES À ADOPTER MÉMO SANTÉ PAYSAGISTES Contraintes physiques: LES RÉFLEXES À ADOPTER Il est essentiel de préserver sa santé et celle de ses salariés pour réaliser un travail efficace et de qualité tout au long de sa vie

Plus en détail

Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent

Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent Pierre MARY Service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l enfant Pr G. Filipe Hôpital d enfants A. Trousseau 100 enfants lombalgiques 1/3 =

Plus en détail

CANAL LOMBAIRE ÉTROIT ET RÉTRECI. Institut Du Rachis Parisien

CANAL LOMBAIRE ÉTROIT ET RÉTRECI. Institut Du Rachis Parisien CANAL LOMBAIRE ÉTROIT ET RÉTRECI Institut Du Rachis Parisien SÉMANTIQUE canal lombaire étroit état / congénital canal rétréci / sténose canalaire évolution acquise / dégénératif NB : rétrécissement peu

Plus en détail

Hernie pariétale chez l enfant et l adulte

Hernie pariétale chez l enfant et l adulte Hernie pariétale chez l enfant et l adulte I. Anatomie - Définitions II. Diagnostic d une hernie de l aine III. Argumenter l attitude thérapeutique OBJECTIFS PEDAGOGIQUES Diagnostiquer une hernie inguinale

Plus en détail

VIBRATIONS CORPS TOTAL

VIBRATIONS CORPS TOTAL VIBRATIONS CORPS TOTAL FICHE AMBIANCES PHYSIQUES Sommaire : 1. Rappel automatique et physiologique de la colonne vertébrale 2. Analyse des contraintes : la posture assise 3. Définition des vibrations et

Plus en détail

CHIRURGIE DES LOMBO SCIATALGIES INDICATIONS OPERATOIRES

CHIRURGIE DES LOMBO SCIATALGIES INDICATIONS OPERATOIRES CHIRURGIE DES LOMBO SCIATALGIES INDICATIONS OPERATOIRES Soirée du 10/05/2010 AFMC Lagny sur Marne Intervenant Gaëlle MOUTON PARADOT Organisateur Francis ABRAMOVICI LOMBO SCIATALGIES Soirée du 10/05/2010

Plus en détail

Syndrome du canal carpien

Syndrome du canal carpien Syndrome du canal carpien Dr Xavier Martinache Qu est ce que le syndrome du canal carpien? Le syndrome du canal carpien correspond à une compression d un gros nerf situé dans la paume de votre main :le

Plus en détail

Athénée Royal d Evere

Athénée Royal d Evere Athénée Royal d Evere Prévention des hernies discales en milieu scolaire et dans la vie de tous les jours Présenté par Didier Vanlancker LEVAGE DE CHARGES POSITION INITIALE Levage de charges Jambes légèrement

Plus en détail

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C 10 C

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C 10 C C. Rachis Sommaire 1 C 2 C 3 C 4 C 5 C 6 C 7 C 8 C 9 C 1 C Affections congénitales... 1 Syndrome médullaire... 1 Possibilité de subluxation atloïdo-axoïdienne... 1 Cervicalgie commune... 1 Névralgie cervico-brachiale...

Plus en détail

La lombosciatalgie par hernie discale

La lombosciatalgie par hernie discale 1 La lombosciatalgie par hernie discale I. Généralités - Définition : Fléau moderne invalidant, les lombosciatalgies ont plusieurs étiologies possibles. Même si les lombosciatalgies évoquent pour la plupart

Plus en détail

Place de l arthroplastie (Prothèse totale de disque) dans le traitement de la hernie discale

Place de l arthroplastie (Prothèse totale de disque) dans le traitement de la hernie discale Place de l arthroplastie (Prothèse totale de disque) dans le traitement de la hernie discale Dr Lecomte Yves Chirurgie orthopédique Clinique de l Espérance CHC-Liège Replacer la hernie discale dans l histoire

Plus en détail

L appareil locomoteur

L appareil locomoteur L appareil locomoteur Plan Introduction Anatomie physiologie Orthopédie - Traumatologie Rhumatologie Pathologies infectieuses Pathologies tumorales Pathologies neuro- dégénératives Répercussions de ces

Plus en détail

Enquête sur les récidives de. Lombo-sciatiques opérées.

Enquête sur les récidives de. Lombo-sciatiques opérées. Enquête sur les récidives de Lombo-sciatiques opérées. ( Kinésithérapie Actualité Avril 1998 ) J. Curraladas Les lombalgies touchent 80% de la population dans notre pays.elles représentent 5% des accidents

Plus en détail

Le maçon à son poste de travail

Le maçon à son poste de travail Fiche Prévention - E2 F 04 15 Le maçon à son poste de travail Partie 3 : les produits de maçonnerie Caractéristiques, manutention manuelle, livraison La réalisation de murs en maçonnerie est une opération

Plus en détail

QU EST-CE QU UNE BONNE POSTURE?

QU EST-CE QU UNE BONNE POSTURE? QU EST-CE QU UNE BONNE POSTURE? Importance d une bonne posture : Le poids du corps doit être distribué de façon à créer une tension minimale sur les muscles, les ligaments et les surfaces articulaires

Plus en détail

Item 231: Compression médullaire non traumatique et syndrome de la queue de cheval

Item 231: Compression médullaire non traumatique et syndrome de la queue de cheval Item 231: Compression médullaire non traumatique et syndrome de la queue de cheval Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Signes cliniques du syndrome de la queue de cheval... 1 1.

Plus en détail

Risques liés à la manutention manuelle. Nathalie BERDER, Dr OUEDRAOGO

Risques liés à la manutention manuelle. Nathalie BERDER, Dr OUEDRAOGO Risques liés à la manutention manuelle Nathalie BERDER, Dr OUEDRAOGO Introduction Les risques liés à la manutention manuelle et à l'activité physique sont la principale cause d'accidents du travail et

Plus en détail

Quelques exercices pour prévenir le mal de dos

Quelques exercices pour prévenir le mal de dos KINĒ SITHĒ RAPIE DU SPORT Fiche Pratique publiée le 01.10.08 Quelques exercices pour prévenir le mal de dos Par le Docteur Frédéric Maton, médecin du sport. La première étape d une bonne prévention, passe

Plus en détail

Quel paysagiste n a jamais eu mal au dos? Probablement aucun. Pour autant,

Quel paysagiste n a jamais eu mal au dos? Probablement aucun. Pour autant, Des notions d anatomie Quel paysagiste n a jamais eu mal au dos? Probablement aucun. Pour autant, cette douleur ne doit pas être considérée comme une fatalité. Agissons ensemble! Pourquoi a t-on mal au

Plus en détail

SPORTS Montage d un parquet de basket

SPORTS Montage d un parquet de basket SPORTS Montage d un parquet de basket Version 1 Créée le 14/09/2011 Mise à jour : 23/04/12 GENERALITES Activité observée : Montage d un parquet de basket : activité réalisée environ 5 fois par an. L équipe

Plus en détail

DOULEURS ARTICULAIRES

DOULEURS ARTICULAIRES DOULEURS ARTICULAIRES DEFINITIONS ARTHRALGIES ARTHRITES (Atteinte de la synoviale): INFECTIEUX, INFLAMMATOIRE, METABOLIQUE ARTHROSE (atteinte du cartilage) MODALITES DE L'EXAMEN CLINIQUE - Siège - Horaire

Plus en détail

Réunion d information Pénibilité

Réunion d information Pénibilité Santé au Travail Réglementation Réforme Réunion d information Pénibilité Document Unique Sensibilisation Mardi 18 Juin 2013 BTP CFA à Agnetz PLAN - Intervenants- Dr FAUQUEMBERGUE/M. LEFEBVRE Mathieu Médecin

Plus en détail

EPAULE DOULOUREUSE. 1 - Instable

EPAULE DOULOUREUSE. 1 - Instable EPAULE DOULOUREUSE Une épaule douloureuse peut se rencontrer dans au moins 5 tableaux : douloureuse et instable, douloureuse avec diminution de la force, douloureuse et raide, arthrose douloureuse, douloureuse

Plus en détail

Les douleurs osseuses et articulaires: quelles sont-elles? Valérie Gangji Service de Rhumatologie et Médecine physique Hôpital Erasme

Les douleurs osseuses et articulaires: quelles sont-elles? Valérie Gangji Service de Rhumatologie et Médecine physique Hôpital Erasme Les douleurs osseuses et articulaires: quelles sont-elles? Valérie Gangji Service de Rhumatologie et Médecine physique Hôpital Erasme Les douleurs osseuses et articulaires La Lombalgie Douleur rachidienne

Plus en détail

LE DOCUMENT UNIQUE RELATIF A L EVALUATION DES RISQUES POUR LA SANTE ET LA SECURITE DES TRAVAILLEURS

LE DOCUMENT UNIQUE RELATIF A L EVALUATION DES RISQUES POUR LA SANTE ET LA SECURITE DES TRAVAILLEURS LE DOCUMENT UNIQUE RELATIF A L EVALUATION DES RISQUES POUR LA SANTE ET LA SECURITE DES TRAVAILLEURS Introduction : Qui parmi vous connaît l existence de ce document unique? Généralement, hormis les chefs

Plus en détail

FEDERATION INTERNATIONALE DE GYMNASTIQUE

FEDERATION INTERNATIONALE DE GYMNASTIQUE FEDERATION INTERNATIONALE DE GYMNASTIQUE Information médicale Medical Information Pratique de la gymnastique spondylolyse Gymnastic practise and spondylolysis Auteur / Author Dr. Michel LEGLISE PRATIQUE

Plus en détail

J ai l honneur de vous communiquer ci-dessous la synthèse de l inspection ainsi que les principales demandes et observations qui en résultent.

J ai l honneur de vous communiquer ci-dessous la synthèse de l inspection ainsi que les principales demandes et observations qui en résultent. RÉPUBLIQUE FRANÇAISE DIVISION DE PARIS Paris, le 18 juillet 2012 N/Réf. : CODEP-PRS-2012-039782 Monsieur le Directeur Hôpital Pitié-Salpêtrière 83, boulevard de l'hôpital 75013 PARIS Objet : Inspection

Plus en détail

NE VOUS JETEZ PAS SUR L ICONOGRAPHIE

NE VOUS JETEZ PAS SUR L ICONOGRAPHIE NCB OU TENDINITE? Causes les plus fréquentes de douleur récente de l épaule et du MS PRISE EN CHARGE D UNE NCB ET D UNE TENDINOPATHIE D ÉPAULE? Emmanuel Hoppé Service de Rhumatologie 17 janvier 2013 De

Plus en détail

AIDE AU REPÉRAGE DE SITUATIONS À RISQUE DE TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES (TMS) POUR LES TPE/PME DU SECTEUR DE LA MÉTALLURGIE

AIDE AU REPÉRAGE DE SITUATIONS À RISQUE DE TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES (TMS) POUR LES TPE/PME DU SECTEUR DE LA MÉTALLURGIE AIDE AU REPÉRAGE DE SITUATIONS À RISQUE DE TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES (TMS) POUR LES TPE/PME DU SECTEUR DE LA MÉTALLURGIE >> TOUT VA BIEN DANS MON ENTREPRISE... EN êtes-vous vraiment SûR? les tms, ça

Plus en détail

La déchirure musculaire :

La déchirure musculaire : La déchirure musculaire : Cet accident très fréquent peut laisser des séquelles parfois définitives préjudiciables au sportif. C'est pourquoi il est important de porter rapidement un diagnostic précis

Plus en détail

Chirurgie du rachis. Rééducation post-opératoire immédiate. Centre des Massues

Chirurgie du rachis. Rééducation post-opératoire immédiate. Centre des Massues Chirurgie du rachis Rééducation post-opératoire immédiate Centre des Massues Service chirurgie : Dr Roussouly Dr Nouvel Kinésithérapie : N.Zeizig, M.Pagés, P.Pommerol Lyon Octobre 2003 Différents types

Plus en détail

RECO. Mise en rayon Prévenir les risques liés à la manutention manuelle R.478

RECO. Mise en rayon Prévenir les risques liés à la manutention manuelle R.478 RECO R.478 DU COMITÉ TECHNIQUE NATIONAL DES SERVICES, COMMERCES ET INDUSTRIES DE L'ALIMENTATION Mise en rayon Prévenir les risques liés à la manutention manuelle Des mesures de prévention pour réduire

Plus en détail

SERVICE D ORTHOPEDIE HOPITAL DU JURA. Concept de formation post graduée pour les médecins assistants et chefs de clinique

SERVICE D ORTHOPEDIE HOPITAL DU JURA. Concept de formation post graduée pour les médecins assistants et chefs de clinique SERVICE D ORTHOPEDIE HOPITAL DU JURA Dr Alexandre Köstli Médecin chef de service Dr Stephan Styger Médecin chef Dr Luc Baillod Médecin chef Concept de formation post graduée pour les médecins assistants

Plus en détail

CDPI : «PREPARATEUR DE COMMANDES»

CDPI : «PREPARATEUR DE COMMANDES» Objectifs : A l issue de la formation, le participant devra être capable de : Maîtriser les différentes missions liées à la fonction de préparateur de commandes Réceptionner, stocker, préparer et expédier

Plus en détail

RSCA 4 : Docteur, j ai mal au dos!

RSCA 4 : Docteur, j ai mal au dos! RSCA 4 : Docteur, j ai mal au dos! 4ème semestre, me voici en rhumatologie à l hôpital Saint Joseph. Les lomboradiculalgies n ont plus de secret pour moi, mais tous les patients ne les vivent pas de la

Plus en détail

L'obligation du renforcement musculaire

L'obligation du renforcement musculaire L'obligation du renforcement musculaire Ici, je ne vais pas vous parler de musculation avec matériel. Travaillant dans le secteur de la remise en forme, j'ai la chance de pouvoir encadrer des sportifs

Plus en détail

dos La qualité au service de votre santé Avenue Vinet 30 1004 Lausanne - Suisse p r e n d r e s o i n d e s o n

dos La qualité au service de votre santé Avenue Vinet 30 1004 Lausanne - Suisse p r e n d r e s o i n d e s o n dos p r e n d r e s o i n d e s o n Avenue Vinet 30 1004 Lausanne - Suisse La qualité au service de votre santé 1 Cette information, éditée par l Institut de physiothérapie de la Clinique de La Source,

Plus en détail

Un cas de DISHphagie

Un cas de DISHphagie Un cas de DISHphagie Homme de 69 ans Dysphagie haute non améliorée malgré une thyroïdectomie pour goitre. Gastroscopie : trajet en chicane de la région de la bouche de Killian, difficultés à l insertion

Plus en détail

La colonne, c'est 33 vertèbres, 1000 ligaments Et 140 muscles

La colonne, c'est 33 vertèbres, 1000 ligaments Et 140 muscles Dossier Le mal de dos, La colonne, c'est 33 vertèbres, 1000 ligaments Et 140 muscles Toujours un problème physique... Le mal de dos est un problème physique et non psychologique, même lorsqu'on n'observe

Plus en détail

Décision du Défenseur des droits n MLD/2012-50

Décision du Défenseur des droits n MLD/2012-50 Paris, le Décision du Défenseur des droits n MLD/2012-50 Le Défenseur des droits, Vu l article 71-1 de la Constitution du 4 octobre 1958 ; Vu la loi organique n 2011-333 du 29 mars 2011 rela tive au Défenseur

Plus en détail

ou Gonarthrose. Des signes cliniques au traitement - Fiche patient Définition Dr Maxime-Louis Mencière - aout 2015

ou Gonarthrose. Des signes cliniques au traitement - Fiche patient Définition Dr Maxime-Louis Mencière - aout 2015 L arthrose du genou ou Gonarthrose. Des signes cliniques au traitement - Fiche patient Dr Maxime-Louis Mencière - aout 2015 Définition L arthrose est une maladie dégénérative du cartilage articulaire,

Plus en détail

Plateforme d échanges «Prévention en logistique» du 15/10/13. Christophe Ferré Carsat RA

Plateforme d échanges «Prévention en logistique» du 15/10/13. Christophe Ferré Carsat RA Plateforme d échanges «Prévention en logistique» du 15/10/13 Christophe Ferré Carsat RA Programme de la journée 8h45 12h : Prévention de la pénibilité en logistique Enjeux, démarche, outils, retours d

Plus en détail

VOTRE SÉANCE D ÉTIREMENTS:

VOTRE SÉANCE D ÉTIREMENTS: VOTRE SÉANCE D ÉTIREMENTS: Les étirements: une étape dans votre entraînement. Ils s intègreront au retour de toutes vos sorties et pourront même être pratiqués lors de vos journées de repos sans échauffement

Plus en détail

Introduction. M. JAYAWARDANE, L. Po. E-MAREY 92100 Boulogne-Billancourt (2014)

Introduction. M. JAYAWARDANE, L. Po. E-MAREY 92100 Boulogne-Billancourt (2014) Introduction Elève en terminale baccalauréat professionnel Service de Proximité et Vie Locale, j ai effectué ma période de formation en milieu professionnel du 13 Janvier 2014 au 7 Février 2014 dans une

Plus en détail

Prévenir... le mal de dos

Prévenir... le mal de dos Prévenir... le mal de dos 5 Mal de dos mal du siècle Qui n a pas un jour souffert du mal de dos? 8 personnes sur 10 souffrent ou souffriront du dos Plus d un français sur trois déclare avoir souffert du

Plus en détail

Introduction. 1 Enjeux en santé et sécurité au travail

Introduction. 1 Enjeux en santé et sécurité au travail Introduction La santé et la sécurité au travail sont, aujourd hui, l objet d enjeux très importants en termes d accidents du travail et de maladies professionnelles dont nous rappellerons les définitions.

Plus en détail

Les torticolis aigus et chroniques chez l enfant

Les torticolis aigus et chroniques chez l enfant Les torticolis aigus et chroniques chez l enfant Pierre Mary Service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l enfant Pr G. Filipe Hôpital d enfants A. Trousseau Plan Définition Torticolis aigus Torticolis

Plus en détail

La maladie discale lombalgie et radiculalgie. Conduite à tenir vue du chirurgien Dr coursimault & Dr gosset

La maladie discale lombalgie et radiculalgie. Conduite à tenir vue du chirurgien Dr coursimault & Dr gosset La maladie discale lombalgie et radiculalgie Conduite à tenir vue du chirurgien Dr coursimault & Dr gosset Invitation téléphonique du Dr Benoit COURSIMAULT Dr Benoit COURSIMAULT Chir. Orthopédique Haguenau

Plus en détail

Risques liés à l'activité physique au travail. Mireille Loizeau

Risques liés à l'activité physique au travail. Mireille Loizeau Risques liés à l'activité physique au travail Mireille Loizeau Cours DIUST Paris Descartes- janvier 2016 1 Activité physique 2 Définition Quotidien Travail Loisirs Sports... Définition Organisation Mondiale

Plus en détail

Gymnastique du dos. Introduction Anatomie du dos Les pathologies du dos Les causes Influence de la posture La prévention. Plan du cours.

Gymnastique du dos. Introduction Anatomie du dos Les pathologies du dos Les causes Influence de la posture La prévention. Plan du cours. Gymnastique du dos Plan du cours Introduction Anatomie du dos Les pathologies du dos Les causes Influence de la posture La prévention Introduction LE DOS est la 1ère cause d invalidité chez les moins de

Plus en détail

Items 108 et 109 : Accidents du travail et maladies professionnelles

Items 108 et 109 : Accidents du travail et maladies professionnelles Items 108 et 109 : Accidents du travail et maladies professionnelles Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Accidents du travail et maladies professionnelles : définitions...1 1. 1

Plus en détail

MANUTENTION MANUELLE

MANUTENTION MANUELLE MANUTENTION MANUELLE 22 mai 2014 Sommaire 1. Cadre légal 2. Analyse des risques et prévention 3. PREVENT 4. Application de la norme 5. Exercice 2 1 Sommaire 1. Cadre légal 2. Analyse des risques et prévention

Plus en détail

SÉCURITÉ DANS LES TRAVAUX TRAVAUX DE LEVAGE

SÉCURITÉ DANS LES TRAVAUX TRAVAUX DE LEVAGE Sécurité dans les Opérations SÉCURITÉ DANS LES TRAVAUX H 2 5 Ingénieurs en Sécurité Industrielle TRAVAUX DE LEVAGE I DÉFINITIONS RÉGLEMENTATION... 1 1 Définitions...1 2 Réglementation...2 II MATÉRIELS

Plus en détail

Tableau n 57 : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail Poignet, main et doigt

Tableau n 57 : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail Poignet, main et doigt Fiche de sécurité H2 F 18 02 Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics Tour Amboise 204, rond-point du Pont de Sèvres 92516 BOULOGNE-BILLANCOURT CEDEX Tél. : 01 46 09 27

Plus en détail

Respiration abdominale d effort encore appelée respiration abdominale inversée

Respiration abdominale d effort encore appelée respiration abdominale inversée Respiration abdominale d effort encore appelée respiration abdominale inversée Intérêt dans la prévention et le traitement des LOMBALGIES, SCIATIQUES et RACHIALGIES et dans les MANUTENTIONS DE CHARGES

Plus en détail

Scolioses lombaires de l adulte : clinique et traitement médical

Scolioses lombaires de l adulte : clinique et traitement médical Scolioses lombaires de l adulte : clinique et traitement médical Par Pierre Antonietti Chirurgien orthopédiste Clinique Jouvenet, Paris Il existe deux types de scolioses de l adulte : des scolioses de

Plus en détail

& BONNES POSTURES TMS TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES. Le guide. Guide offert par la MNT

& BONNES POSTURES TMS TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES. Le guide. Guide offert par la MNT A5-MNTrefonte.indd 1 28/07/2011 08:28:01 & BONNES S TMS TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES Le guide Guide offert par la MNT A5-MNTrefonte.indd 2 28/07/2011 08:28:02 SOULEVER UN OBJET LOURD OU UNE PERSONNE

Plus en détail

Sciences & Technologie LE SQUELETTE

Sciences & Technologie LE SQUELETTE LE SQUELETTE L appareil moteur de l homme est constitué par un squelette osseux articulé et par des muscles qui prennent appui sur les os et les mettent en mouvement. Le squelette joue un rôle important

Plus en détail

Programme des formations

Programme des formations Les participants devront être volontaires et motivés. L enseignement étant centré sur la pratique gestuelle et la participation active, le jour de la formation, les travailleurs inscrits devront être capables

Plus en détail

La pénibilité au travail : une nouvelle mission pour les CHSCT et DP

La pénibilité au travail : une nouvelle mission pour les CHSCT et DP La pénibilité au travail : une nouvelle mission pour les CHSCT et DP Loi n 2010-1330 du 9/11/2010 DIRECCTE Rhone Alpes Prévention de la pénibilité - La pénibilité au sens réglementaire - Les 3 dispositifs

Plus en détail