PRISE EN CHARGE DE L OSTEOPOROSE EN MEDECINE GENERALE. SENG Anne-Sophie

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "PRISE EN CHARGE DE L OSTEOPOROSE EN MEDECINE GENERALE. SENG Anne-Sophie"

Transcription

1 PRISE EN CHARGE DE L OSTEOPOROSE EN MEDECINE GENERALE SENG Anne-Sophie

2 L ostéoporose est une maladie diffuse du squelette caractérisée par une faible masse osseuse et une détérioration de la microarchitecture du tissu osseux, responsables d une fragilité osseuse, donc d une augmentation du risque de fracture. L ostéoporose est reconnue comme un problème de santé publique ; elle est prise en compte dans la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique. L un des cent objectifs retenus par cette loi est en effet de «réduire de 10 % l incidence des fractures de l extrémité supérieure du fémur d ici à 2008.»

3 MME M. 72 ANS Consulte pour lombalgies de survenue brutale suite à une chute de sa hauteur il y a 24h

4 A L INTERROGATOIRE ATCD: diabète type 2 traité par metformine, ménopause non substituée Pas de prise médicamenteuse récente Précisions sur les lombalgies: douleurs davantage ressenties la nuit et le matin au réveil, type inflammatoire localisées au niveau du rachis, sans irradiation aux MI EVA: 6/10

5 A L EXAMEN CLINIQUE 63kg 1.55m, a perdu 5cm depuis sa ménopause à 43ans Constantes normales, pas de fièvre, pas d AEG Douleur élective à la palpation des épineuses Contracture des muscles para vertébraux au niveau lombaire Pas de trouble sensitivo-moteur des MI, ROT présents, Pas de trouble de la marche

6 DIAGNOSTIC Rachialgie lombaire avec absence de compression médullaire sur probable tassement vertébral en raison de la notion de perte de taille confirmée à la radio standard du rachis dorsolombaire face + profil

7 ETIOLOGIES DU TASSEMENT VERTÉBRAL Traumatisme important Ostéoporose si traumatisme mineur (ex: chute de sa hauteur) Tumeur primitive (myélome) ou secondaire (métastase vertébrale) Ici, étiologie la plus probable: ostéoporose devant terrain (femme ménopausée précocément non substituée, >55ans, perte de taille)

8 AUTRES ARGUMENTS A RECHERCHER EN FAVEUR DE L OSTÉOPOROSE (FDR OSTÉOPOROTIQUE) Femme, >55ans Ethnie caucasienne ou asiatique ATCD perso ou familiaux de fracture, d ostéoporose Maigreur ou petite taille (IMC<20) Ménopause non substituée, précoce (<45ans) naturelle ou provoquée Intoxication alcoolique ou tabagique Apport alimentaire faible en Calcium et VitD Immobilisation prolongée, Sédentarité, Faible activité physique ATCD d hyperthyroidie, hypercorticisme, hyperparathyroidie, hypogonadisme Médicaments: corticothérapie systémique >3mois >7.5mg/j d équivalent prednisone, héparine long cours, antiépileptique

9 ETIOLOGIE DE L OSTÉOPOROSE OSTEOPOROSE PRIMITIVE Ostéoporose post-ménopausique Ostéoporose sénile Ostéoporose juvénile OSTEOPOROSE SECONDAIRE Médicamenteuse (corticothérapie prolongée, héparinothérapie long cours, antiépileptique) Endocrinienne (hyperparathyroidie, hyperthyroidie, hypercorticisme, diabete ) Digestive (résection intest ou gastrique, malabsorption, insuff hépatique ou pancréatique) Génétique (anomalie du collagène, Mal des «os de verre», Marfan, Ehler-Danlos) Tumoral Autres: Intoxication alcool et tabagique, Immobilisation prolongée, Ostéoporose de la grossesse et du post partum, Ici: ostéoporose primitive post-ménopausique en l absence d arguments en faveur d une origine secondaire A confirmer avec le bilan paraclinique de l ostéoporose

10 BILAN PARA CLINIQUE DE L OSTÉOPOROSE POUR CONFIRMER SON CARACTÈRE PRIMITIF ET ÉLIMINER LES CAUSES 2NDR BIOLOGIQUE NFS plq (sd inflammatoire?) VS CRP (sd inflammatoire? hypergammaglobulinémie du myélome?) EPP (myélome?) Iono sang Urée Créat (Insuffisance rénale?) Calcémie, Phosphorémie, Calciurie des 24h (anormal si ostéoporose secondaire) PTH (hyperparathyroidie?) 25 OH Vit D3 (ostéomalacie?) TSH (hyperthyroidie?) Cortisolurie des 24h (Cushing?) Marqueur de la formation osseuse PAL (Paget?) Marqueur de la résorption osseuse

11 IMAGERIE Radio standard du rachis face profil Confirme le tassement vertébral Précise le caractère bénin ou malin des lésions selon des critères radiologiques précis Ostéodensitométrie biphotonique Confirme l ostéoporose Mesure DMO (densité minérale osseuse) sur 2 sites: rachis lombaire et extrémité supérieure du fémur Résultats: T-Score: différence d écart type entre DMO mesurée et DMO théorique chez une personne jeune de même sexe T-score normal ostéopénie ostéoporose (sévère si +fracture(s)) Z-Score: différence d écart type entre DMO mesurée et DMO théorique chez une personne de même sexe et de même âge Z-score < -2

12 CR de l ostéodensitométrie de Mme M. Au niveau lombaire: La DMO est de 0.855g/cm², le T-Score est de -2.7, le Z-Score est de Au niveau du col fémoral droit La DMO est de 0.855g/cm², le T-Score est de -1.2, le Z-Score est de 1 Au niveau du col fémoral gauche La DMO est de 0.814g/cm², le T-Score est de -1.6, le Z-Score est de 0.6 Conclusion: Ostéoporose débutante au niveau du rachis lombaire Ostéopénie au niveau des deux cols fémoraux

13 TRAITEMENTS DE L OSTÉOPOROSE OBJECTIF: RÉDUIRE LE RISQUE FRACTURAIRE Traitement du tassement vertébral Chez Mme.M tassement vertébral sans critère de gravité ni de malignité PEC possible par le MG TTT antalgiques selon palier OMS: Paracétamol, AINS avec protecteur gastrique / Codéine, Tramadol TTT orthopédique Repos, mise en décharge à visée antalgique Immobilisation brève, +/- Corset Prescription de Physio-kinésithérapie pour rééducation rachidienne Lutte contre position antalgique vicieuse, entretien amplitudes articulaires, renforcement musculaire, rééducation à la marche

14 Traitement de l ostéoporose Règles hygiéno-diététiques Eviction du tabac, de l alcool, Aide au sevrage Activité physique, Maintien d un poids et IMC normaux Apport suffisant en Calcium et Vit D3 (laitage, eau fortement minéralisée comme Contrex, Hepar, Courmayer, exposition solaire), voire Supplémentation Traitements médicamenteux Biphosphonates Alendronate Fosamax 70mg PO 1/semaine Risedronate Actonel 35mg PO 1/semaine A prendre le matin à jeun avec un grand verre d eau et ne pas s allonger dans les 30min suivant la prise SERM (modulateur sélectif des récepteurs aux oestrogènes) Rolaxifène Evista PTH Teriparatide Forsteo Ranelate de strontium Protelos Traitement hormonal substitutif N est plus proposé systématiquement en raison de l augmentation du risque de cancer du sein et d AVC Peut garder une indic si troubles climatériques invalidants, à dose minimale efficace, limité dans le temps et en période post ménopausique précoce

15 Prévention des chutes Repérer les patients à risque de chute: affections neurodégénératives, Parkinson, troubles visuels, médicaments (antihypertenseurs, BZD, somnifères, psychotrope, antiépileptique, antih1) Rechercher l étiologie de la chute et la prendre en charge Hypotension orthostatique Hypoglycémie Trouble du rythme ou de la conduction Trouble de l équilibre Trouble de la vision Trouble musculo-squelettique ou orthopédique Adaptation de l environnement, du logement (chaussage, obstacles au domicile, aide) Protecteur de hanche chez personnes agées séjournant en institution discuté

16 RÔLE DU MG DANS LA PRÉVENTION DE L OSTÉOPOROSE EN L ABSENCE DE DÉCOUVERTE SUR FRACTURE En consultation, pour une personne de plus de 50ans, en particulier si ATCD de fracture de fragilisation Interrogatoire à la recherche de FDR ostéoporotique (cf supra) Examen clinique: mesurer la taille, au minimum tous les ans Evaluation du risque de chute (cf supra) Evaluation du risque de fracture par outil d évaluation FRAX: Donne la probabilité de fracture majeure (hanche, vertèbre, épaule, avant bras) à 10 ans Prend en compte: âge, sexe, poids, taille, atcd perso de fracture, atcd fam au 1 er degré de fracture de hanche, tabac, alcool, corticoide, polyarthrite rhumatoide, pathologies induisant une ostéoporose, DMO col fémoral Mesure DMO en fonction des FDR ostéoporotiques

17 Stratégie thérapeutique Si ostéoporose, TTT corticoide>3mois >7.5mg/j d équivalent prednisone, ATCD de fracture Avec correction au préalable d éventuelles carence en calcium et vitamine D = Même stratégie que pour le TTT de l ostéoporose

18 Supplémentation Concerne surtout la personne âgée, bénéficiant d une faible exposition solaire, et notamment celle vivant en institution Supplémentation systématique en vitamine D 1ampoule de UI à boire tous les 3-4mois, pas de surveillance bio nécessaire Si carence: supplémentation plus rapprochée (intervalle d 1 mois) et dosage vitd3 à 3mois Patients à risque de carence en vitamine D: Patients âgés, notamment séjournant en institution ou grabataires Patients souffrant d obésité (vitamine D stockées dans graisse) Patients à peau foncée ou noire Patients peu exposés au soleil ou en automne-hiver, vivant sous latitude élevée Patients souffrant d insuffisance rénale Pas de supplémentation systématique en vitamine D chez la femme ménopausée comme prévention primaire

19 CONCLUSION Selon des études sur la densité minérale osseuse (DMO), l ostéoporose touche 8 à 18 % des femmes de plus de 50 ans et 5 à 6 % des hommes de la même tranche d âge. L incidence des fractures ostéoporotiques augmente avec l âge dans les deux sexes. Problème de santé publique majeur où la prévention a un rôle clé dans la PEC Le MG est en 1ere ligne pour la prévention, le diagnostic et le suivi de l ostéoporose

20 BIBLIOGRAPHIE COFER Collège Français des Enseignants en Rhumato HAS - Prévention, diagnostic et traitement de l ostéoporose

Cas clinique N 2 M Laroche

Cas clinique N 2 M Laroche Cas clinique N 2 M Laroche Mme R., 66 ans, 1,58 m, 46 kg, consulte pour des lombalgies apparues brutalement, il y a 8 jours, alors qu elle soulevait son chat. Elle souffre de façon importante, assise,

Plus en détail

EPREUVE DE DOSSIERS partie numéro 2

EPREUVE DE DOSSIERS partie numéro 2 DOSSIER N 6 ENONCE Une femme de 64 ans, 1,62 m, 46 kg, a consulté pour des lombalgies apparues brutalement, il y a six jours, alors qu'elle portait un cageot. Elle avait depuis deux ans, une lombalgie

Plus en détail

Jeudi 14 juin 2007 LINUT. Dr Damien COYRAL Rhumatologue - Clinique CHENIEUX

Jeudi 14 juin 2007 LINUT. Dr Damien COYRAL Rhumatologue - Clinique CHENIEUX Jeudi 14 juin 2007 LINUT Dr Damien COYRAL Rhumatologue - Clinique CHENIEUX Introduction l Ostéoporose : maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la résistance osseuse conduisant

Plus en détail

Evaluer le risque fracturaire: l outil FRAX (Fracture Risk Assessment Tool)

Evaluer le risque fracturaire: l outil FRAX (Fracture Risk Assessment Tool) Evaluer le risque fracturaire: l outil FRAX (Fracture Risk Assessment Tool) F. FLAISLER Service de Rhumatologie Groupe Hospitalo-Universitaire CAREMEAU, Nîmes OSTÉOPOROSE DEFINITION AFSSAPS «Maladie diffuse

Plus en détail

Soirée AIH du 13 fevrier 2015 L ostéoporose en Hématologie

Soirée AIH du 13 fevrier 2015 L ostéoporose en Hématologie Soirée AIH du 13 fevrier 2015 L ostéoporose en Hématologie Laurent Frenzel MD, PhD Immuno-hématologie Adulte Centre de traitement de l hémophile et troubles de l hémostase Centre National de Référence

Plus en détail

Prise en charge de la ménopause

Prise en charge de la ménopause Prise en charge de la ménopause Z. SADI Maternité CHU Mustapha Alger 5ème FORUM Est de l Omnipraticien Oum El Bouaghi, le 4 Novembre 2010 La ménopause signifie littéralement arrêt des règles. En fait,

Plus en détail

Déminéralisations Ostéoporose. IFSI Croix Rouge Dr Jacquier 23 mars 2009

Déminéralisations Ostéoporose. IFSI Croix Rouge Dr Jacquier 23 mars 2009 Déminéralisations Ostéoporose Ostéomalacie IFSI Croix Rouge Dr Jacquier 23 mars 2009 Le tissu osseux - rappels Rôle de charpente Rôle métabolique - Réserve en Ca - Régulation phospho-calcique Remaniement

Plus en détail

Imagerie de l ostéoporose Séminaire UNAFORMEC-AMMPPU 19 et 20 mai 2011 Dr Nicolas Roux, rhumatologue, Hôpital Belle-Isle (Metz)

Imagerie de l ostéoporose Séminaire UNAFORMEC-AMMPPU 19 et 20 mai 2011 Dr Nicolas Roux, rhumatologue, Hôpital Belle-Isle (Metz) Imagerie de l ostéoporose Séminaire UNAFORMEC-AMMPPU 19 et 20 mai 2011 Dr Nicolas Roux, rhumatologue, Hôpital Belle-Isle (Metz) 1/Radiographies standard: pour diagnostiquer la fracture mais pas en dépistage++

Plus en détail

OSTEOPOROSE. Dr TSINGAING KAMGAING Jacques Gynécologue-Obstétricien Hôpital Général de Douala. 25 JUIN 2004 Ostéoporose 1

OSTEOPOROSE. Dr TSINGAING KAMGAING Jacques Gynécologue-Obstétricien Hôpital Général de Douala. 25 JUIN 2004 Ostéoporose 1 OSTEOPOROSE Dr TSINGAING KAMGAING Jacques Gynécologue-Obstétricien Hôpital Général de Douala 25 JUIN 2004 Ostéoporose 1 PLAN 1- Définition 2- Prévalence 3- Facteurs de risques 4- Classification 5- Pathogenèse

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 29 novembre 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 29 novembre 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 29 novembre 2006 BONVA 3 mg solution injectable en seringue pré-remplie Boîte de 1 seringue pré-remplie en verre de 3 ml avec 1 aiguille : 376 871.8 Boîte de 4 seringues

Plus en détail

Ostéoporose. Traitements. Formation. Résorption

Ostéoporose. Traitements. Formation. Résorption Traitements Formation Résorption Traitements Formation Résorption Anti-ostéoclastiques : hyporésorbants : - calcium/vitamine D - estradiol - SERMs - biphosphonates - strontium - ostéoprotégérine ou Ac

Plus en détail

Journée Étude «FEMMES»

Journée Étude «FEMMES» Journée Étude «FEMMES» A P R È S 5 0 A N S... 2 0 0 9 2 0 1 0 M. F l o r i M. Danière. Traitement Hormonal de la Ménopause: THM Une seule indication: Les troubles du climatère : les bouffées de chaleur

Plus en détail

Ostéoporose: intérêt de la prévention en gériatrie. DR Noël Natacha Service de gériatrie Hôpital A. Renard

Ostéoporose: intérêt de la prévention en gériatrie. DR Noël Natacha Service de gériatrie Hôpital A. Renard Ostéoporose: intérêt de la prévention en gériatrie DR Noël Natacha Service de gériatrie Hôpital A. Renard Plan de l exposé Définition de l ostéoporose Étiologie et épidémiologie Conséquences économiques

Plus en détail

RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN RHUMATOLOGIE

RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN RHUMATOLOGIE RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN RHUMATOLOGIE Diagnostic de l ostéoporose en rhumatologie chez les femmes ménopausées Juillet 2004 I. PROMOTEURS Société de rhumatologie de l'ouest (SRO) Société

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE LA SANTÉ, DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DE LA VIE ASSOCIATIVE Arrêté du 30 décembre 2008 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables

Plus en détail

Hormonothérapie de substitution (THS) : sa place en 2014

Hormonothérapie de substitution (THS) : sa place en 2014 Hormonothérapie de substitution (THS) : sa place en 2014 Raffaella Votino Service gynécologie et andrologie Plan : Définition Types de THS Débat dernières années Balance risques bénéfices THS et ostéoporose

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 20 février 2008

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 20 février 2008 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 20 février 2008 FORSTEO 250 µg / ml, solution pour injection en stylo pré-rempli B/1, 3ml en stylo prérempli Code CIP : 3622162 Laboratoires LILLY FRANCE SA tériparatide

Plus en détail

L appareil locomoteur

L appareil locomoteur L appareil locomoteur Plan Introduction Anatomie physiologie Orthopédie - Traumatologie Rhumatologie Pathologies infectieuses Pathologies tumorales Pathologies neuro- dégénératives Répercussions de ces

Plus en détail

OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE

OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE Traitement médicamenteux Recommandations actualisées 2006 Définition Maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la résistance osseuse conduisant à une

Plus en détail

ET CORTICOTHERAPIE AU LONG COURS. M Maamar, M Aouni, M Adnaoui Service de Médecine Interne

ET CORTICOTHERAPIE AU LONG COURS. M Maamar, M Aouni, M Adnaoui Service de Médecine Interne OSTEOPOROSE ET CORTICOTHERAPIE AU LONG COURS M Maamar, M Aouni, M Adnaoui Service de Médecine Interne CHU Ibn Sina Rabat MAROC INTRODUCTION O 1950, corticoïdes chez une PR sévère éè 1ère cause d ostéoporose

Plus en détail

Par Catherine Gandelin

Par Catherine Gandelin MARQUEURS OSSEUX INTRODUCTION Par Catherine Gandelin L'os est soumis à un renouvellement physiologique permanent grâce aux activités des ostéoblastes et des ostéoclastes. Le remodelage osseux est ainsi

Plus en détail

HAS (Haute Autorité de santé) 2006. HAS

HAS (Haute Autorité de santé) 2006. HAS OSTÉODENSITOMÉTRIE [ABSORPTIOMÉTRIE OSSEUSE] SUR 2 SITES, PAR MÉTHODE BIPHOTONIQUE Classement CCAM : 15.01.04 code : PAQK007 JUIN 2006 Service évaluation des actes professionnels Service recommandations

Plus en détail

Du dosage de la vitamine D à la réadaptation du protocole de correction des carences dans le pôle EHPAD/USLD du CHRU de Brest

Du dosage de la vitamine D à la réadaptation du protocole de correction des carences dans le pôle EHPAD/USLD du CHRU de Brest Du dosage de la vitamine D à la réadaptation du protocole de correction des carences dans le pôle EHPAD/USLD du CHRU de Brest Journées communes de la SGOC et de la SBG Le 18 juin 2010 V. Mercier, N. Le

Plus en détail

Item 182 : Accidents des anticoagulants

Item 182 : Accidents des anticoagulants Item 182 : Accidents des anticoagulants Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Cruralgie par hématome du psoas...1 1. 1 Signes évocateurs d un hématome du psoas devant une cruralgie...

Plus en détail

POURQUOI ET COMMENT JE PRESCRIS DE LA VITAMINE D AUX PERSONNES AGEES

POURQUOI ET COMMENT JE PRESCRIS DE LA VITAMINE D AUX PERSONNES AGEES POURQUOI ET COMMENT JE PRESCRIS DE LA VITAMINE D AUX PERSONNES AGEES Dr JM BRISSEAU Service de Médecine Aigue Gériatrique Pôle de Gérontologie Clinique Médecin Consultant en Médecine Interne CHU de NANTES

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 21 septembre 2005

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 21 septembre 2005 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 21 septembre 2005 FOSAVANCE, comprimé (Boîte de 4 et 12) Laboratoires MERCK SHARP & DOHME-CHIBRET alendronate monosodique, cholécalciférol (vitamine D3) Liste I Date

Plus en détail

Lombalgie commune. T. Sacroug, SMPR A.-S. Steiner, SMPR S. Leal, UMPRO S. Rochard, Service de réeducation 23 avril 2008

Lombalgie commune. T. Sacroug, SMPR A.-S. Steiner, SMPR S. Leal, UMPRO S. Rochard, Service de réeducation 23 avril 2008 Lombalgie commune T. Sacroug, SMPR A.-S. Steiner, SMPR S. Leal, UMPRO S. Rochard, Service de réeducation 23 avril 2008 Objectifs Distinguer une lombalgie commune d une lombalgie spécifique Poser l indication

Plus en détail

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient.

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. N 92. Rachialgie Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. Statistiques ECN Question déjà tombée 3 fois. En quelques mots-clés Commune/symptomatique

Plus en détail

Traitement de l ostéoporose post-ménopausique Janv ier 2006 TRAITEMENT MEDICAMENTEUX DE L OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE RECOMMANDATIONS

Traitement de l ostéoporose post-ménopausique Janv ier 2006 TRAITEMENT MEDICAMENTEUX DE L OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE RECOMMANDATIONS TRAITEMENT MEDICAMENTEUX DE L OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE RECOMMANDATIONS Actualisation 2006 Afssaps - 143/ 147, bd Anatole France F-93285 Sai nt-denis Cedex t él. +33 (0)1 55 87 30 00 www.afssaps.sante.fr

Plus en détail

Comment prévenir les fractures dues à l ostéoporose

Comment prévenir les fractures dues à l ostéoporose Comment prévenir les fractures dues à l ostéoporose TOUT DÉPEND D UN ENSEMBLE DE FACTEURS DE RISQUE L'ostéoporose est une maladie diffuse du squelette caractérisée par une faible masse osseuse et une détérioration

Plus en détail

DOULEURS ARTICULAIRES

DOULEURS ARTICULAIRES DOULEURS ARTICULAIRES DEFINITIONS ARTHRALGIES ARTHRITES (Atteinte de la synoviale): INFECTIEUX, INFLAMMATOIRE, METABOLIQUE ARTHROSE (atteinte du cartilage) MODALITES DE L'EXAMEN CLINIQUE - Siège - Horaire

Plus en détail

Ostéoporose : quels sont mes risques?

Ostéoporose : quels sont mes risques? Ostéoporose : quels sont mes risques? Surtout les femmes! De quoi s agit-il? L ostéoporose est une maladie de l os qui associe une diminution de la densité de l os et des perturbations de son architecture

Plus en détail

I. Polyarthrite rhumatoïde

I. Polyarthrite rhumatoïde I. Polyarthrite rhumatoïde Définition : - maladie systémique courante - maladie inflammatoire chronique - polyarthrite bilatérale Épidémiologie : - 1 % de la population - ratio femme/homme de 3 / 1 Etiologie

Plus en détail

LA DYSPLASIE FIBREUSE : DE QUOI S AGIT-IL?

LA DYSPLASIE FIBREUSE : DE QUOI S AGIT-IL? LA DYSPLASIE FIBREUSE : DE QUOI S AGIT-IL? La dysplasie fibreuse des os (DF) est une maladie osseuse rare pouvant atteindre tous les os. Le nombre d os concernés est très variable : un seul os, deux, trois

Plus en détail

Les pièges de l ostéodensitométrie en cas cliniques

Les pièges de l ostéodensitométrie en cas cliniques Rabat le 2 octobre 2010 Les pièges de l ostéodensitométrie en cas cliniques Pr. A. El Maghraoui L ostéodensitométrie par DXA Méthode de référence pour le diagnostic de l ostéoporose «Base de la définition

Plus en détail

Stratégie médicamenteuse de l ostéoporose post-

Stratégie médicamenteuse de l ostéoporose post- Stratégie médicamenteuse de l ostéoporose post- ménopausique Cours du mardi 24 novembre 2009 IFSI 2 ième année Module Rhumato - Orthopédie V.SERVANT Interne en pharmacie Généralités sur l ostéoporose -

Plus en détail

La pseudo polyarthrite rhizomélique

La pseudo polyarthrite rhizomélique La pseudo polyarthrite rhizomélique Journée de formation médicale continue Jeudi 29 janvier 2015 Béatrice Bouvard Conflits d intérêts de l orateur en rapport avec le thème de la conférence AUCUN La PPR

Plus en détail

COLLÈGE NATIONAL DES GYNÉCOLOGUES ET OBSTÉTRICIENS FRANÇAIS Président : Professeur F. Puech

COLLÈGE NATIONAL DES GYNÉCOLOGUES ET OBSTÉTRICIENS FRANÇAIS Président : Professeur F. Puech COLLÈGE NATIONAL DES GYNÉCOLOGUES ET OBSTÉTRICIENS FRANÇAIS Président : Professeur F. Puech EXTRAIT des Mises à jour en gynécologie médicale Volume 2010 Publié le 10 décembre 2010 TRENTE-QUATRIÈMES JOURNÉES

Plus en détail

METASTASES OSSEUSES : DIAGNOSTIC ET TRAITEMENTS. Oncologie Médicale M Centre Jean Perrin

METASTASES OSSEUSES : DIAGNOSTIC ET TRAITEMENTS. Oncologie Médicale M Centre Jean Perrin METASTASES OSSEUSES : DIAGNOSTIC ET TRAITEMENTS Dr Marie-Ange Mouret-Reynier Oncologie Médicale M Centre Jean Perrin QU EST CE QU UNE UNE METASTASE OSSEUSE? Foyer tumoral dans les structures osseuses Multiplication

Plus en détail

Carence en vitamine D après chirurgie bariatrique 14ème meeting d Endocrinologie-Diabétologie Endocrinologues du Sud Marocain

Carence en vitamine D après chirurgie bariatrique 14ème meeting d Endocrinologie-Diabétologie Endocrinologues du Sud Marocain Carence en vitamine D après chirurgie bariatrique 14ème meeting d Endocrinologie-Diabétologie Endocrinologues du Sud Marocain Cécile Ciangura Paris 1. Vitamine D et obésité Vitamine D et obésité Relation

Plus en détail

Arthrite chronique juvénile associée à une maladie cœliaque

Arthrite chronique juvénile associée à une maladie cœliaque Arthrite chronique juvénile associée à une maladie cœliaque I. Lustenberger 1 *, P. Wiesel 2, A. K. So 1, J. C. Gerster 1. 1 Service de Rhumatologie et Réhabilitation, Hospices CHUV, Lausanne, Suisse 2

Plus en détail

Place du MG dans la PEC de la maladie d Alzheimer. Recommandation de la HAS Décembre 2011 Dr Azizi Fatima

Place du MG dans la PEC de la maladie d Alzheimer. Recommandation de la HAS Décembre 2011 Dr Azizi Fatima Place du MG dans la PEC de la maladie d Alzheimer Recommandation de la HAS Décembre 2011 Dr Azizi Fatima Nous vivons dans des sociétés vieillissantes Les démences un réel problème de santé mondial. le

Plus en détail

OSTEOPOROSE (TEXTE LONG)

OSTEOPOROSE (TEXTE LONG) Page 1 de 16 OSTEOPOROSE (TEXTE LONG) 1. DEFINITION L Ostéoporose (OP) est une maladie caractérisée par une masse osseuse basse, et une détérioration de la l architecture microscopique du tissu osseux.

Plus en détail

CAT devant un ictère cholestatique

CAT devant un ictère cholestatique CAT devant un ictère cholestatique Dr N.Annane, L.Abid Service de chirurgie viscérale. Pr. L.Abid Hôpital de Bologhine Introduction, définition L ictère est un symptôme clinique coloration jaune des téguments

Plus en détail

15 ème Journée du Sommeil Sommeil et Nutrition 27 Mars 2015 SURVEILLANCE DES COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES EN MEDECINE DU TRAVAIL

15 ème Journée du Sommeil Sommeil et Nutrition 27 Mars 2015 SURVEILLANCE DES COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES EN MEDECINE DU TRAVAIL 15 ème Journée du Sommeil Sommeil et Nutrition 27 Mars 2015 SURVEILLANCE DES COMPORTEMENTS Dr Albane CHAILLOT Service de santé au travail 27/03/2015 Introduction Evaluation Prise en charge Traitement Conclusion

Plus en détail

Définitions : tumeur. Une tumeur : prolifération anormale de cellules (bénigne ou maligne). Peut toucher tous les tissus vivants.

Définitions : tumeur. Une tumeur : prolifération anormale de cellules (bénigne ou maligne). Peut toucher tous les tissus vivants. Les tumeurs Définitions : tumeur Une tumeur : prolifération anormale de cellules (bénigne ou maligne). Peut toucher tous les tissus vivants. Définitions : tumeur bénigne Tumeur bénigne : -néoformation

Plus en détail

10/04/2013. Antécédents: Nancy, le 09/04/13. Habitus: Marié, 2 enfants, chauffeur routier

10/04/2013. Antécédents: Nancy, le 09/04/13. Habitus: Marié, 2 enfants, chauffeur routier Antécédents: Nancy, le 09/04/13 Tabagisme actif 20PA Ulcère gastrique Obésité (120 kg, 187 cm IMC = 34,3) SAOS appareillé Habitus: Marié, 2 enfants, chauffeur routier 27/08/10: AVP (moto contre VL): Bilan

Plus en détail

CAT devant une boiterie de hanche

CAT devant une boiterie de hanche DESC de Chirurgie Pédiatrique Session de mars 2011 - PARIS CAT devant une boiterie de hanche Zaga PEJIN Boiterie Signe clinique Asymétrie du pas Causes plus habituelles : Douleur Raideur articulaire membre

Plus en détail

Peut- on prévenir l ostéoporose? SKHETTABI Service de médecine interne. CHU Sétif université Ferhat Abbas- Sétif

Peut- on prévenir l ostéoporose? SKHETTABI Service de médecine interne. CHU Sétif université Ferhat Abbas- Sétif Peut- on prévenir l ostéoporose? SKHETTABI Service de médecine interne. CHU Sétif université Ferhat Abbas- Sétif Introduction Ostéoporose: faible masse osseuse et détérioration du tissu osseux Fragilité

Plus en détail

Livret d information aux patients ayant une ostéoporose et traités par ACIDE ZOLÉDRONIQUE. Acide zolédronique 5 mg solution pour perfusion

Livret d information aux patients ayant une ostéoporose et traités par ACIDE ZOLÉDRONIQUE. Acide zolédronique 5 mg solution pour perfusion Livret d information aux patients ayant une ostéoporose et traités par ACIDE ZOLÉDRONIQUE Acide zolédronique 5 mg solution pour perfusion Source : www.ansm.sante.fr V1 10/2013 1/6 Sommaire - Qu est-ce

Plus en détail

Juillet 2012 n 8 CORRECTION

Juillet 2012 n 8 CORRECTION DOSSIER DU MOIS Juillet 2012 n 8 CORRECTION ANNEE 2011/2012 CORRECTION DU DOSSIER DU MOIS DE JUILLET 2012 Question 1: (11 points) Maladie de Horton (3) Maladie potentiellement grave (1) Clinique : terrain,

Plus en détail

Guide Prévention. Ostéoporose. www.prevention-sante.com. www.prevention-sante.com

Guide Prévention. Ostéoporose. www.prevention-sante.com. www.prevention-sante.com Ostéoporose Guide Prévention Mutuelle Spheria Val de France Service Prévention Tél. : 02 38 78 74 00 e-mail : prevention@svf.fr Mutuelle régie par le livre II du code de la mutualité inscrite au Registre

Plus en détail

ANNEXES A LA GRILLE DE RECUEIL DE DONNEES : PRISE EN CHARGE DE L OSTEOPOROSE DE LA FEMME MENOPAUSEE

ANNEXES A LA GRILLE DE RECUEIL DE DONNEES : PRISE EN CHARGE DE L OSTEOPOROSE DE LA FEMME MENOPAUSEE ANNEXES A LA GRILLE DE RECUEIL DE DONNEES : PRISE EN CHARGE DE L OSTEOPOROSE DE LA FEMME MENOPAUSEE Extraits des référentiels HAS sur la «Prévention, diagnostic et traitement de l ostéoporose Note de synthèse

Plus en détail

Calcium + Vitamine D3:

Calcium + Vitamine D3: DIRECTIVES INCLUSES Calcium + Vitamine D3: O S T É O P O R O S E Introduction L ostéoporose est le terme médical utilisé pour désigner la situation dans laquelle depuis un certain temps notre corps perd

Plus en détail

Électrophorèse des protéines plasmatiques Un examen précieux!

Électrophorèse des protéines plasmatiques Un examen précieux! Électrophorèse des protéines plasmatiques Un examen précieux! Mathieu Royer CCA Service de rhumatologie Rappel Albumine : 60% des protéines circulantes α1 : orosomucoïde, α1anti trypsine α 2 : haptoglobine,

Plus en détail

Cas clinique Hopital Mahosot Service de pédiatrie générale. Malaychanh, Hué, Todisoa

Cas clinique Hopital Mahosot Service de pédiatrie générale. Malaychanh, Hué, Todisoa Cas clinique Hopital Mahosot Service de pédiatrie générale Malaychanh, Hué, Todisoa 1 Données générales Un garçon, 14 ans, collégien Habitant à Salakham, district Hadsayphong, capitale Vientiane Date entrée:10/

Plus en détail

SCINTIGRAPHIE OSSEUSE ET RHUMATOLOGIE. Docteur Antoine MONET Jeudi 8 octobre 2009

SCINTIGRAPHIE OSSEUSE ET RHUMATOLOGIE. Docteur Antoine MONET Jeudi 8 octobre 2009 SCINTIGRAPHIE OSSEUSE ET RHUMATOLOGIE Docteur Antoine MONET Jeudi 8 octobre 2009 Maladie de PAGET Fractures ostéoporotiques Rhumatismes inflammatoires Spondylodiscite Fibromyalgies MALADIE DE PAGET Augmentation

Plus en détail

Dr Michael WILLERY Pôle Gériatrie CH ROUBAIX

Dr Michael WILLERY Pôle Gériatrie CH ROUBAIX Dr Michael WILLERY Pôle Gériatrie CH ROUBAIX 1. DEFINITIONS-CLASSIFICATIONS 2. RAPPELS ANATOMIQUES 3. L ARTHROSE 4. L ARTHRITE 5. L OSTEOPOROSE 6. CONCLUSION DEFINITIONS -CLASSIFICATION Articulation =

Plus en détail

cas clinique n 3 et 4

cas clinique n 3 et 4 cas clinique cas clinique n 3 et 4 Cas n 3. Bilan d une lombalgie L5 très invalidante. Une IRM est réalisée dans le bilan.interpréter la coupe réalisée en séquence pondérée T2.??? Cas n 4. Bilan d une

Plus en détail

29/04/16. FRACTURE VERTEBRALE Le point de vue du rhumatologue FMC DINAN 29 AVRIL AVRIL la suite HAS 2014

29/04/16. FRACTURE VERTEBRALE Le point de vue du rhumatologue FMC DINAN 29 AVRIL AVRIL la suite HAS 2014 FRACTURE VERTEBRALE Le point de vue du rhumatologue 28 AVRIL 2016 la suite HAS 2014 1 INDEX FRAX http://www.shef.ac.uk/frax/tool.jsp?country=12 L'index de risque fracturaire, intitulé "WHO Fracture Assessment

Plus en détail

16. Grossesse normale.

16. Grossesse normale. 16. Grossesse normale. Objectifs ECN : Diagnostiquer une grossesse et connaître les modifications physiologiques l accompagnant. Énoncer les règles du suivi (clinique, biologique, échographique) d une

Plus en détail

Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent

Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent Les douleurs du rachis chez l enfant et l adolescent Pierre MARY Service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l enfant Pr G. Filipe Hôpital d enfants A. Trousseau 100 enfants lombalgiques 1/3 =

Plus en détail

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C 10 C

C. Rachis. Sommaire 01 C 02 C 03 C 04 C 05 C 06 C 07 C 08 C 09 C 10 C C. Rachis Sommaire 1 C 2 C 3 C 4 C 5 C 6 C 7 C 8 C 9 C 1 C Affections congénitales... 1 Syndrome médullaire... 1 Possibilité de subluxation atloïdo-axoïdienne... 1 Cervicalgie commune... 1 Névralgie cervico-brachiale...

Plus en détail

Nutrition - dénutrition du concept à l assiette

Nutrition - dénutrition du concept à l assiette 2 ème Journée Universitaire de Médecine d Auvergne Générale Nutrition - dénutrition du concept à l assiette Dr Gilles Tanguy chargé d enseignement Dénutrition protéino-énergétique de la PA Les concepts

Plus en détail

DTS IMRT Examen Blanc 2009. Bernard Dubray CRLCC Henri Becquerel

DTS IMRT Examen Blanc 2009. Bernard Dubray CRLCC Henri Becquerel DTS IMRT Examen Blanc 2009 Bernard Dubray CRLCC Henri Becquerel Correction interactive Mme. X, 66 ans, consulte pour une tumeur du sein gauche. Sur quel élément repose le diagnostic de cancer? L examen

Plus en détail

Préserver la solidité osseuse tout au long DES OS SOLIDES? de la vie. Vous êtes servis! www.iofbonehealth.org

Préserver la solidité osseuse tout au long DES OS SOLIDES? de la vie. Vous êtes servis! www.iofbonehealth.org Préserver la solidité osseuse tout au long de la vie DES OS SOLIDES? Vous êtes servis! www.iofbonehealth.org Qu est-ce que l ostéoporose? L ostéoporose apparaît lorsque les os deviennent fins et fragiles.

Plus en détail

Traitement De L ostéoporose Post- Ménopausique Stratégie De Prise En Charge. M.Hammoumraoui - H. Djoudi Service De Rhumatologie EHS DOUERA

Traitement De L ostéoporose Post- Ménopausique Stratégie De Prise En Charge. M.Hammoumraoui - H. Djoudi Service De Rhumatologie EHS DOUERA Traitement De L ostéoporose Post- Ménopausique Stratégie De Prise En Charge M.Hammoumraoui - H. Djoudi Service De Rhumatologie EHS DOUERA Prévenir la survenue de FRACTURES dans les 5 à 10 ans CONDUITE

Plus en détail

Que savez-vous de la ménopause?

Que savez-vous de la ménopause? Que savez-vous de la ménopause? La ménopause est synonyme de bouleversements dans la vie affective et physique de la femme. Quels en sont les symptômes et les conséquences? Faut-il suivre des traitements

Plus en détail

Causes de l incontinence urinaire

Causes de l incontinence urinaire Causes de l incontinence urinaire Transitoire - fonctionnelles (alitement pour cause médicale, non repérage des toilettes) - infection urinaire - fécalome ; - confusion ; - iatrogènies (diurétiques, sédatifs,.).

Plus en détail

RENCONTRES FRANCILIENNES EN ONCOGERIATRIE

RENCONTRES FRANCILIENNES EN ONCOGERIATRIE RENCONTRES FRANCILIENNES EN ONCOGERIATRIE Mme S. 86 ans. Antécédents : HTA, FA paroxystique, AVC avec cécité monoculaire droite séquellaire, Asthme, Hypercholestérolémie, Chirurgie de la cataracte de OG

Plus en détail

Vieillissement et appareil locomoteur

Vieillissement et appareil locomoteur DÉFINITION DE L OSTÉOPOROSE Vieillissement et appareil locomoteur Ostéoporose et ses conséquences fracturaires Affection diffuse du squelette caractérisée par une masse osseuse basse et des altérations

Plus en détail

Evaluation de l autonomie prévention. Pr.J.HELENE PELAGE 13 1

Evaluation de l autonomie prévention. Pr.J.HELENE PELAGE 13 1 Evaluation de l autonomie prévention Pr.J.HELENE PELAGE 13 1 Introduction Problème de santé publique à venir Vieillissement de la population Défaut de structures d accueil Changement des comportements

Plus en détail

NE VOUS JETEZ PAS SUR L ICONOGRAPHIE

NE VOUS JETEZ PAS SUR L ICONOGRAPHIE NCB OU TENDINITE? Causes les plus fréquentes de douleur récente de l épaule et du MS PRISE EN CHARGE D UNE NCB ET D UNE TENDINOPATHIE D ÉPAULE? Emmanuel Hoppé Service de Rhumatologie 17 janvier 2013 De

Plus en détail

Prévention des cancers. Pr GANRY

Prévention des cancers. Pr GANRY Prévention des cancers Pr GANRY Pourquoi mettre en place une politique de prévention? Cancers de mauvais pronostic: ORL, œsophage, estomac. effet connu de l arrêt du tabagisme, de l alcoolisme Efficacité

Plus en détail

DIAGNOSTIC D'UNE HANCHE DOULOUREUSE

DIAGNOSTIC D'UNE HANCHE DOULOUREUSE Il est en règle facile parce qu il s agit le plus souvent d une coxarthrose que l on reconnaît sur la radio simple. Il faut néanmoins savoir qu une douleur de hanche ne correspond pas toujours à une atteinte

Plus en détail

Item 215 : Rachialgies (Évaluations)

Item 215 : Rachialgies (Évaluations) Item 215 : Rachialgies (Évaluations) Date de création du document 2008-2009 CAS CLINIQUE : CAS CLINIQUE N 4 Scénario : Madame D., soixante-huit ans, est lombalgique chronique depuis quinze ans, mais elle

Plus en détail

{Définition OSTEOPOROSE. Moins dure sera la chute. Dr Jean-Louis Véran, Cabinet Paixhans, Metz. Epidémiologie Diagnostic Risque fracturaire

{Définition OSTEOPOROSE. Moins dure sera la chute. Dr Jean-Louis Véran, Cabinet Paixhans, Metz. Epidémiologie Diagnostic Risque fracturaire OSTEOPOROSE {Définition Epidémiologie Diagnostic Risque fracturaire Moins dure sera la chute Dr Jean-Louis Véran, Cabinet Paixhans, Metz Os porotique - Définition - Epidémiologie - Diagnostic - Clinique

Plus en détail

Cas Clinique Pied de Charcot

Cas Clinique Pied de Charcot Cas Clinique Pied de Charcot M. Cazaubiel C.H. Tourcoing Madame B. est adressée à la consultation du pied diabétique pour une plaie du médio-pied gauche. * L interrogatoire permet de dater le début de

Plus en détail

Cas clinique n 1n. Une femme de 64 ans dynamique

Cas clinique n 1n. Une femme de 64 ans dynamique Cas clinique n 1n Une femme de 64 ans dynamique Situation clinique Mme A., âgée de 64 ans, lit dans «Elle» que «la densitométrie est remboursée!». Elle vous consulte pour obtenir de vous un sésame ouvrant

Plus en détail

LE TRAITEMENT DE L OSTÉOPOROSE

LE TRAITEMENT DE L OSTÉOPOROSE LE TRAITEMENT DE L OSTÉOPOROSE Le traitement de l ostéoporose a fait couler beaucoup d encre dans les dernières années et soulevé de nombreuses controverses, tant sur la dose recommandée de suppléments

Plus en détail

SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L ADOLESCENT. Fev 2013 New England Journal of Medecine

SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L ADOLESCENT. Fev 2013 New England Journal of Medecine SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L ADOLESCENT Fev 2013 New England Journal of Medecine Définition Courbure latérale de la colonne vertébrale d au moins 10 sur une radiographie du rachis dans le plan frontal en

Plus en détail

Contraception en consultation. Nguyen Caroline

Contraception en consultation. Nguyen Caroline Contraception en consultation Nguyen Caroline Généralités 75% des femmes de 15 à 50 ans utilisent un moyen contraceptif 60% une contraception orale (88% des 20-24 ans) 24% un DIU Le préservatif est utilisé

Plus en détail

DIAGNOSTIC D OSTÉOPOROSE

DIAGNOSTIC D OSTÉOPOROSE DIAGNOSTIC D OSTÉOPOROSE UN PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE 150 millions de patients ostéoporotiques 1 Europe : 75 millions 2 USA : 10 millions 3 1 femme sur 3 et 1 homme sur 8 âgés de plus de 50 ans souffrent

Plus en détail

Fracture du sujet âgé

Fracture du sujet âgé Fracture du sujet âgé Dr Anne HORUSITZKY Rhumatologue CH René Pleven DINAN 16 Mars 2007 Différentes problématiques Age Femme ou homme Institution ou non Degré d autonomie Dépistage? Localisations Fracture

Plus en détail

suppléments naturels Le caractère distinctif des femmes ne se manifeste pas uniquement au niveau de notre apparence physique.

suppléments naturels Le caractère distinctif des femmes ne se manifeste pas uniquement au niveau de notre apparence physique. suppléments naturels POUR LA FEMME Le caractère distinctif des femmes ne se manifeste pas uniquement au niveau de notre apparence physique. Les besoins de notre organisme et nos complexités émotionnelles

Plus en détail

testez-vous! «24 dossiers D4 par pôle» pour réussir vos ECN et votre classement!

testez-vous! «24 dossiers D4 par pôle» pour réussir vos ECN et votre classement! : t i u t a r g t i a Extr testez-vous! «24 dossiers D4 par pôle» pour réussir vos ECN et votre classement! Collection 24 heures / Pôle : Appareil locomoteur 8 Dossier N 1 2 Mme T, âgée de 65 ans se présente

Plus en détail

Traitements hormonaux en gynécologie. Dr MC Laurent - DOGMR

Traitements hormonaux en gynécologie. Dr MC Laurent - DOGMR Traitements hormonaux en gynécologie Dr MC Laurent - DOGMR Quelles hormones? Effets biologiques des hormones naturelles Voies d administration Utilisation en clinique Contraception Traitements de pathologie

Plus en détail

IRM DE LA MOELLE OSSEUSE. Dr Hamidou DEME Ancien interne des Hôpitaux

IRM DE LA MOELLE OSSEUSE. Dr Hamidou DEME Ancien interne des Hôpitaux IRM DE LA MOELLE OSSEUSE Dr Hamidou DEME Ancien interne des Hôpitaux OBJECTIFS Décrire la composition et la distribution normale des différentes moelles osseuses en fonction de l âge Connaître le signal

Plus en détail

LIVRET D INFORMATION DES PATIENTS AYANT UNE OSTÉOPOROSE ET TRAITÉS PAR ACIDE ZOLÉDRONIQUE 5 mg

LIVRET D INFORMATION DES PATIENTS AYANT UNE OSTÉOPOROSE ET TRAITÉS PAR ACIDE ZOLÉDRONIQUE 5 mg LIVRET D INFORMATION DES PATIENTS AYANT UNE OSTÉOPOROSE ET TRAITÉS PAR ACIDE ZOLÉDRONIQUE 5 mg Ce document s inscrit dans le cadre du Plan de Gestion des Risques des spécialités Acide Zolédronique 5 mg,

Plus en détail

Cas clinique. Les difficultés de la reprise ou du maintien dans l emploi des lombalgiques. Antécédents locomoteurs.

Cas clinique. Les difficultés de la reprise ou du maintien dans l emploi des lombalgiques. Antécédents locomoteurs. Cas clinique Les difficultés de la reprise ou du maintien dans l emploi des lombalgiques Monsieur C.., né dans le DOUBS en 1975 Célibataire, sans enfants BEP électrotechnique BAC Professionnel électrotechnique

Plus en détail

EFFICACITÉ D UN PROGRAMME D ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D OSTÉOPOROSE

EFFICACITÉ D UN PROGRAMME D ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D OSTÉOPOROSE EFFICACITÉ D UN PROGRAMME D ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D OSTÉOPOROSE MARIE-ANNE SCHAAD INFIRMIÈRE SPÉCIALISTE CLINIQUE DIRECTION DES SOINS HUG PR T. CHEVALLEY F. MERMINOD M. TOMCIK

Plus en détail

Formation à l intégration des infirmiers - ères

Formation à l intégration des infirmiers - ères Ostéoporose Formation à l intégration des infirmiers - ères Mai 2014 Dr Béatrice De Moustier, Les rencontres mensuelles de Séquence endocrinologie, 1 diabétologie, Cité générations médecine interne FMH

Plus en détail

Les vertèbres cervicales sont très mobiles et forment un angle de 25, les dorsales 60, la lombaire 90.

Les vertèbres cervicales sont très mobiles et forment un angle de 25, les dorsales 60, la lombaire 90. Lésions des parties nobles de la moelle épinière Eléments osseux : corps vertébral articulaires lames épineuses transverses pédicules vertébraux Eléments non osseux (sagittal) : disques ligaments capsules

Plus en détail

TECHNIQUES DE MESURE DE LA MASSE GRASSE &

TECHNIQUES DE MESURE DE LA MASSE GRASSE & TECHNIQUES DE MESURE DE LA MASSE GRASSE & DE LA COMPOSITION CORPORELLE 1 - METHODES DIRECTES : -Sur le cadavre. -Par radioactivation neutronique. -Par la DEXA (dual energy X-ray absorptiometry). 2 - METHODES

Plus en détail

P artie 2... PATHOLOGIES

P artie 2... PATHOLOGIES P artie 2 PATHOLOGIES Gynécologie AU PROGRAMME Cancer du sein Processus tumoral 1. Épidémiologie C est le cancer le plus fréquent chez la femme. Au cours de sa vie, 1 femme/11 présentera un cancer du

Plus en détail

Douleurs Thoraciques Stratégie d orientation

Douleurs Thoraciques Stratégie d orientation GIT octobre 2011 Douleurs Thoraciques Stratégie d orientation Dr Thomas Loeb SAMU des Hauts de Seine 92 380 Garches Douleurs thoraciques Rappel Région richement innervée Douleurs thoraciques Rappel Région

Plus en détail

DENSITOMÉTRIE OSSEUSE : CE QUE LE RADIOLOGUE DOIT SAVOIR

DENSITOMÉTRIE OSSEUSE : CE QUE LE RADIOLOGUE DOIT SAVOIR DENSITOMÉTRIE OSSEUSE : CE QUE LE RADIOLOGUE DOIT SAVOIR C Andreux et F L Huillier H Guerini, A Feydy, X Poittevin, F Thevenin, R Campagna, JL Drapé, A Chevrot Hôpital COCHIN, Paris, France OBJECTIF Proposer

Plus en détail

PRISE EN CHARGE MÉDICALE DE L OBÉSITÉ

PRISE EN CHARGE MÉDICALE DE L OBÉSITÉ PRISE EN CHARGE MÉDICALE DE L OBÉSITÉ 13 OCTOBRE 2015 Dr Karine Callé Sibierski CHP de L Europe CSO Idf Ouest plan 2 Objectifs de la prise en charge médicale Les étapes de la prise en charge Focus sur

Plus en détail

LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES

LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES LES ACCIDENTS DORSO-LOMBAIRES Le mal de dos OBJECTIFS Connaître les différentes pathologies liées aux accidents dorso-lombaires Déterminer les facteurs de risques Identifier et appliquer les techniques

Plus en détail

Le Cancer du Sein : Peut-on Agir Sur Son Destin? Dr Welter Centre Hospitalier Régional Metz Thionville 08 Avril 2014

Le Cancer du Sein : Peut-on Agir Sur Son Destin? Dr Welter Centre Hospitalier Régional Metz Thionville 08 Avril 2014 Le Cancer du Sein : Peut-on Agir Sur Son Destin? Dr Welter Centre Hospitalier Régional Metz Thionville 08 Avril 2014 Introduction Le cancer du sein est une maladie multifactorielle La susceptibilité génétique

Plus en détail