LE COMBAT D UNE FAMILLE
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- Albert Morin
- il y a 10 ans
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1 Mensuel d information du Haut-Doubs JUILLET 2015 N 189 2, 60 ILS TÉMOIGNENT POUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS L ACCIDENT QUI A COÛTÉ LA VIE À DEUX DE LEURS ENFANTS. DRAME DE LA R.N. 57 : LE COMBAT D UNE FAMILLE LIRE en p. 30 TOURISME p. 5 Les touristes chinois, les nouveaux clients du Haut-Doubs Grégory et Élodie Tournoux se battent pour améliorer la sécurité de la R.N. 57 après l accident mortel survenu à Étalans en LE DOSSIER p. 18 à 23 Les offices du tourisme servent-ils encore à quelque chose? HOMME Jean «LEVI s» 501 lavé Réf Chaussure «Timberland» choco Réf Chino «KAPORAL» noir Réf T-Shirt «DELUXE» blanc Réf , Chemisette «MCS» rouge Réf Polo «Fred Perry» Roy Réf T-shirt «SCHOTT» noir tie Réf Sweat «CROSSBY» noir Réf FEMME Chaussure «Victoria» beige Réf ,50 29,75 Short «Kaporal» orange Réf Pull «Salsa» gris chiné Réf Débardeur Little Marcel corail Réf Gilet «Ichi» gris chiné Réf Robe SMASH blanc Réf T-shirt «DEELUXE» rose Réf Jupe «TIMEZONE» stone Réf Du 24 juin au 4 août inclus SOLDES JUSQU A -50% 64, RUE DE LA RÉPUBLIQUE PONTARLIER N 2 ZA EN BÉTON OUEST OYE-ET-PALLET TÉL ou COLLECTIFS MORTEAU - PONTARLIER DOMMARTIN - MONTPERREUX OYE ET PALLET - LA RIVIÈRE DRUGEON OYE-ET-PALLET Pour tout renseignements complémentaires : Appartement - Maison individuelle - Terrains & Programmes neufs MAIL : [email protected] TERRAINS À BÂTIR VAUX ET CHANTEGRUE VALDAHON - LA CLUSE ET MIJOUX LA RIVIÈRE DRUGEON NOUVELLE AGENCE PONTARLIER PLACE SAINT PIERRE PONTARLIER TÉL ou Rédaction : Publipresse Médias - B.P , rue de la Brasserie MORTEAU CEDEX - Tél [email protected]
2 2 La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 Éditorial Tourisme L été arrive avec son cortège - on l espère - de touristes et de soleil pour effacer la saison 2014 calamiteuse sur le plan météorologique. Notre dossier central est consacré à l accueil, à travers la nécessaire évolution que doivent suivre les offices du tourisme pour anticiper au mieux la venue des visiteurs. Mais une nature intacte et des beaux paysages ne suffisent plus. Malgré ses atouts indéniables, le Haut- Doubs est encore le parent pauvre du tourisme par rapport aux autres massifs montagneux, sans même parler des Alpes ou des Pyrénées Vu de Paris, c est inévitable, on associe toujours le massif jurassien au département du Jura. Le Haut-Doubs ne parle pas à grand monde. Pour promouvoir un secteur, il est nécessaire de commencer par trouver de la cohérence entre des acteurs de l accueil touristique qui campent parfois sur des positions d un autre âge, sûrs des atouts de leur secteur. C est oublié que le tourisme, même pour nos régions, est devenu une compétition mondialisée. La prochaine fusion des régions va rendre encore plus compliquée la promotion touristique des territoires. Quand on parlera de la future région, on évoquera en même temps le Morvan et le Haut-Doubs, la côte mâconnaise et le pays des Mille Étangs. Cette dilution administrative obligera les acteurs locaux du tourisme à plus d inventivité encore pour attirer le chaland. Déjà les touristes qui poussent la porte d un office de tourisme ne représentent plus que 10 % de l ensemble des visiteurs, tous branchés en amont sur leurs smartphones. On sait pertinemment qu avec la généralisation des outils numériques la fréquentation des offices de tourisme est inexorablement vouée à baisser. Ces outils présentent aujourd hui l information mieux que n importe quel agent d accueil. Mais c est justement en équipant les offices de tourisme de ces agents nouvelle génération (bornes tactiles avec du contenu évolutif, etc.) que le rôle d un agent d accueil prendra tout son sens en matière de conseil. Le dossier que nous consacrons à la réflexion menée par les offices du tourisme locaux montre qu on commence à bien saisir ces enjeux ici. Comme d autres pans de l économie, le tourisme local doit impérativement faire sa révolution technologique si le Haut-Doubs veut faire sa place dans la prochaine donne territoriale. Jean-François Hauser est éditée par Publipresse Médias - 1, rue de la Brasserie B.P MORTEAU CEDEX Tél. : Fax : [email protected] S.I.R.E.N. : Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Frédéric Cartaud, Édouard Choulet, Thomas Comte, Jean-François Hauser. Régie publicitaire : Anthony Gloriod au Imprimé à Nancy-Print - I.S.S.N. : Dépôt légal : Juillet 2015 Commission paritaire : 1102I80130 Crédits photos : La Presse Pontissalienne, 13 ème R.G., C.D.T. 25, E. Larrayadieu. L actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Pontissalienne revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l actualité du Haut-Doubs. Tous les mois, retrouvez la rubrique Retour sur info. Saint-Bénigne : c est parti pour six mois L es engins de chantier ont démarré leur travail le 15 juin à Pontarlier autour de la place Saint-Bénigne, dernier gros morceau dans les travaux de requalification du centre-ville. Quatre phases de travaux sont programmées jusqu au 6 novembre prochain, cela afin de maintenir la desserte des immeubles riverains, la circulation entre la rue des Remparts et la rue de la République, et la ligne de transport Pontabus. Depuis le 15 juin, le sens de circulation de la rue Tissot et de la place Saint-Bénigne a changé en devenant descendant dans le sens rue Tissot-rue de la République. À l issue des travaux, ce sens de circulation sera maintenu précisent les services de la Ville qui ajoute : Au fur et à mesure de l avancée des travaux, le stationnement dans ce secteur sera impacté dans les limites strictement nécessaires aux besoins du chantier. La première phase concerne le bas de la place qui sera en chantier jusqu à la mi-août. A près un an d attente, les Bourris peuvent désormais faire chauffer la carte bleue à domicile avec le distributeur interne de billets (ou D.I.B.) installé à l entrée du bar-tabacrestaurant Chez J.P. Accessible aux heures d ouverture de l établissement, l appareil fonctionne depuis le 26 juin. Claude Roussel, le directeur du Crédit Agricole à Pontarlier parle d un accord tripartite entre Jean-Pierre Daumas le restaurateur, la commune des Fourgs et la banque qui a installé l appareil. Un service bien utile dans cette commune de habitants où la population avait dû se résigner à la fermeture du précédent distributeur pour cause de nonconformité. D où une certaine exaspération à l époque pour nombre d entre eux contraints alors de se rendre sur Pontarlier ou Les Hôpitaux-Neufs pour retirer de l argent. D autant plus que le premier distributeur était installé depuis une bonne trentaine d années. Le plus compliqué fut de trouver le local adéquat. Ce qui a retardé le changement d appareil, justifie le banquier. Ce n est plus qu un mauvais souvenir. Claude Roussel avec le maire Claudine Bulle-Lescoffit, Jean-Pierre Daumas le restaurateur et Cécile Sutty, chargée de clientèle professionnelle au Crédit Agricole de Pontarlier. L es parents d élève de l école maternelle et primaire de Doubs ont décidé de revenir sur la réforme des rythmes scolaires via un référendum organisé par la municipalité. À la rentrée prochaine, les 320 enfants travailleront le mercredi matin (9 heures à 12 heures) au lieu du samedi matin. Il y a un an, un comité de pilotage avait été mis en place pour la réforme des rythmes scolaires. Un sondage avait été réalisé pour savoir ce que voulaient les parents : à une courte majorité, ils avaient choisi le samedi. On avait précisé que l on referait une enquête après un an de fonctionnement retrace Régis Marceau, le maire. Interrogés avant les vacances scolaires, les parents d élèves dont les enfants vont en maternelle ont répondu à 80,5 %. Parmi eux, 79,4 % ont répondu que cette précédente organisation générait des problèmes comme RETOUR SUR INFO Rythmes scolaires : Doubs passe au mercredi Les élèves de Doubs n iront plus à l école le samedi matin mais le mercredi matin. Ainsi ont décidé les parents d élèves. l organisation familiale (32 %), les activités extrascolaires (7 %), la vie professionnelle (14 %), la fatigue de l enfant (42 %). À la question posée quelle matinée vous semble le mieux adaptée pour l accueil de neuvième demi-journée?, 67,2% ont répondu le mercredi matin contre 23 % pour le samedi matin. Idem pour les parents du primaire : 58,6 % ont répondu que le mercredi matin (93 % de taux de participation) était plus favorable avec un choix d horaire de cours de 9 heures à 12 heures (50,4 %). On respecte la règle du jeu jusqu au bout et remettons l école le mercredi matin à la rentrée. Tout se déroule en sérénité relate le maire de Doubs Régis Marceau. Cette nouvelle organisation impliquera une réorganisation des Francas qui gèrent l organisation des temps d activités périscolaires. La commune débourse euros par an pour assurer ces activités. Distributeur de billets aux Fourgs : affaire soldée
3 profitez des DestOCkage Réouverture 15 JUILLET NOUVEAU MAGASIN 1000m 2 Expert c est un métier EXPERT PONTARLIER ZA les Grands Planchants PONTARLIER Tél :
4 4 La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 L INTERVIEW DU MOIS TRANSFRONTALIER Projets européens Interreg France-Suisse Les réalisations entre les deux frontières ont pacifié des tensions Le nouveau programme de coopération territoriale européenne France-Suisse est lancé. Jusqu en 2020, 66 millions d euros de fonds européens seront alloués pour faire émerger des projets portant sur la mobilité, les technologies, la valorisation du patrimoine en Franche-Comté et en Suisse voisine. Bilan et perspectives d avenir avec Pierre Magnin-Feysot, élu régional chargé de ce dossier transfrontalier. La Presse Pontissalienne : Interreg est un acronyme encore peu connu des Francs-Comtois alors que ses réalisations touchent la vie quotidienne des habitants du Haut-Doubs notamment. Expliquez-nous? Pierre Magnin-Feysot : C est un programme de coopération territoriale européen. Ce sont 6,6 milliards d euros qui seront affectés au niveau de l Europe. Celui qui concerne la Franche-Comté est le projet France-Suisse Interreg V, cinquième du nom. Il préfigure les actions pour la période L.P.P. : Quel est le bilan du dernier programme qui a injecté 164 millions d euros entre 2007 et 2013? P.M.-F. : Ce sont 151 projets qui ont été menés et réalisés entre France et Suisse durant cette période. L.P.P. : Citez-nous quelques réalisations. P.M.-F. : Dans ces 151 projets, j ai mis en exergue le projet Terroirs et innovations parce que sont des agriculteurs français et suisses qui se sont unis pour se diversifier en intégrant le tourisme dans leur pratique agri- La frontière, une chance pour la grande Région. cole (projet mené avec la chambre régionale d agriculture de Franche- Comté et la fondation rurale interjurassienne suisse). Certains ont mis en avant la pratique du cheval par exemple. Dans l aménagement du territoire, je note la création de l observatoire statistique transfrontalier de l Arc jurassien (O.S.T.A.J.) qui est une mine d informations.toujours dans le domaine de l aménagement du territoire, il y a la restauration du pont de Biaufond (Conseil Départemental du Doubs et Canton de Neuchâtel), celui de la Goule (partenariat Charmauvillers- Le Noirmont). C est symbolique, mais ces ponts montrent l intérêt d Interreg de nous rapprocher de nos voisins. Dans le domaine de la qualité de vie, je note le projet de covoiturage Arc jurassien qui promeut cette pratique ou l extension du dispositif de la carte Avantage Jeunes côté suisse. Neuchâtel pourrait rejoindre le dispositif. Du côté de Pontarlier, le tourisme a profité d Interreg avec la création de l itinéraire de randonnée Mont-d Or-Chasseron, la route de l Absinthe, etc. L.P.P. : Si les réalisations sont concrètes, des porteurs de projets ont rapidement baissé les bras face à des dossiers trop complexes à ficeler. Interreg n est-il pas une usine à gaz? P.M.-F. : C est un outil. Il faut être rigoureux dans l utilisation des deniers publics. Si quelqu un est déçu, peutêtre est-ce parce que son dossier ne rentre pas dans le cadre des projets France-Suisse. Il faut, dès la phase de conception, prendre contact avec notre service. Pour bénéficier des subventions, il faut un dossier unique avec un porteur français et un porteur suisse. L.P.P. : Selon vous, l argent est-il bien utilisé? Pierre Magnin-Feysot, vice-président à la Région Franche-Comté, présente les ambitions du projet Interreg P.M.-F. : Lorsque l on voit que 97 % des projets ont été réalisés, on peut dire que l argent a été bien utilisé. Ces crédits ont un rôle de levier. Je rappelle que dans le programme , il y a 20 % d autofinancement de la part des porteurs. L.P.P. : A l heure des restrictions budgétaires, c est une manne financière non négligeable pour le territoire. Confirmez-vous? P.M.-F. : C est d autant plus vrai avec ce nouveau programme qui est ambitieux. Les crédits passent de 55 à 66 millions d euros de fonds F.E.D.E.R. (fonds européen de développement régional). Même du côté de la Suisse, c est une opportunité. Un nouveau canton nous rejoint, celui de Fribourg. L.P.P. : Plus d argent mais des conditions encore plus serrées pour l obtenir. Pourquoi? P.M.-F. : Quatre axes d intervention sont définis avec 66 millions d euros de fonds F.E.D.E.R., 50 millions de francs suisses (fonds fédéraux et cantonaux). Les axes se resserrent pour valoriser l effet levier des crédits européens afin qu ils ne soient pas dispersés. Ce nouveau programme soutiendra l innovation (rapprochement des domaines de recherche pour 13 millions d euros de fonds F.E.D.E.R. et 10,6 millions de francs suisses), protégera et valorisera le patrimoine naturel et culturel (17 millions d euros et 15,5 millions de francs suisses), encouragera le transport durable 25 millions d euros et 15,8 millions de francs suisses, favorisera l emploi et la mobilité de main-d œuvre (7 millions d euros et 5,9 millions de francs suisses). L.P.P. : Interreg a-t-il apporté uniquement de l argent? P.M.-F. : Non. Nous avons créé un espace de travail qui permet de mieux nous connaître avec nos voisins. Dans un contexte pas facile lié à la montée des intolérances, aux tensions économiques liées à l augmentation du franc suisse, les réalisations entre France et Suisse ont permis de pacifier des tensions. L.P.P. : La future grande région ne va-t-elle pas casser cette relation de proximité? P.M.-F. : Le message est clair : la frontière est une chance pour la grande Région et aussi pour la Suisse. On ne peut pas dire que nous trouvons des solutions à tout mais on prouve que cette collaboration a toujours lieu d être. C est un point positif. Déjà 50 projets sont déposés pour ce programme. L.P.P. : En tant qu ancien élu du Haut-Doubs (maire du Russey de 1986 à 2001), vous n ignorez pas les problématiques liées aux bouchons à Pontarlier, les jeunes Francs-Comtois formés qui vont en Suisse, les trains vers la Suisse menacés. Mesurez-vous l urgence d agir? P.M.-F. : L actuel Contrat de plan État- Région (C.P.E.R) va accorder 12 millions d euros pour résoudre le bouchon de Pontarlier. Pour Interreg, la mobilité transfrontalière est incluse dans l axe 3. Il y a obligation de développer un transport durable avec des actions de promotion sur les modes de transport faiblement émetteurs de CO2, l organisation de l autopartage ou augmenter l efficacité du transport ferroviaire transfrontalier (investissements pour assurer la compatibilité des matériels, travaux de modernisation des lignes). Propos recueillis par E.Ch.
5 PONTARLIER La Presse Pontissalienne n Juillet TOURISME Le moteur du bus immatriculé en Italie à peine coupé, un flot de cinquante personnes descend et court en direction du McDonald s de Pontarlier. Il est 9 h 40 du matin. Comme une vague qui déferle, des hommes et des femmes ouvrent la porte et se dirigent tout droit vers les toilettes. Tous sont Asiatiques, Chinois plus précisément. Ils sont en voyage mais leur Au restaurant chinois Les touristes chinois débarquent à Pontarlier En moyenne, cinq bus de touristes transportant des Chinois s arrêtent à chaque jour à Pontarlier. Le phénomène s amplifie. McDo a même embauché une ressortissante chinoise à sa caisse. Une chance pour l économie locale. Et des inconvénients Dong Han, salariée embauchée il y a un an à McDo, a réalisé une pancarte en mandarin spécialement pour ses compatriotes. temps est compté : ils ont 20 minutes avant de repartir direction Paris. Ils ont quand même le temps de consommer. D ailleurs, ils prennent beaucoup de litres d eau chaude pour leur thé commente Philippe Gille, responsable de l enseigne de restauration rapide à Pontarlier. Cet afflux massif de Chinois à Pontarlier n est plus un scoop pour lui : Voilà quatre ans que l on Quarante touristes chinois viennent de terminer leur repas dans un restaurant de Pontarlier. Ils reprennent le bus : direction la Tour Eiffel. voit ce phénomène. Il devrait encore s amplifier car il y a en ce moment l exposition universelle de Milan. Pontarlier est un passage obligé comme le furent les cars de touristes américains par le passé dit l ancien président de l Office de tourisme de Pontarlier. Mais que font ces touristes dans le Haut- Doubs que l on ne voit d ailleurs pas au Château de Joux, encore moins à la Citadelle de Besançon? On ne fait que passer, explique Danilo Paoella, chauffeur italien d un bus stationné sur le parking du Joué club à Pontarlier. On était ce matin à Berne. On mange au restaurant chinois ce midi et après on part pour Paris poursuit-il. Pontarlier est un axe de transit permettant aux tour-opérateurs d économiser le péage ou le passage par le tunnel du Mont-Blanc pour ceux qui vont en Italie. D autres cars vont à l aéroport de Genève ou en viennent, ou aux hospices de Beaune. Ils se dirigent aussi à Interlaken : C est le passage obligé car il y a un grand centre commercial avec beaucoup de montres explique Dong Han. Chinoise, elle a été embauchée à McDo Pontarlier justement pour accueillir cette clientèle. Elle a réalisé des panneaux en mandarin placardés sur les portes pour expliquer comment fonctionnaient les bornes pour commander un Big Mac. Dans les McDo en Chine, il n y a pas de commande par borne ajoute-t-elle. Pour l anecdote, des enseignes de la région parisienne ont repris l affiche faite à Pontarlier. Ils mangent beaucoup de poulet témoigne Dong Han, titulaire d une licence en économie, en France parce que son mari est Français. Elle admet que ses compatriotes ont des méthodes différentes des Européens : ils parlent fort, ne font pas toujours la queue, jettent l argent au nez des vendeurs pour qu ils aillent plus vite. En Chine, il y a trop de monde, alors tout le monde veut faire vite. S ils parlent fort, c est parce que l intonation n est pas la même dit-elle. L hôtel Ibis à Pontarlier - qui accueille ces voyageurs - limite à un ou deux groupes par mois On limite à deux groupes par mois. l accueil de groupes chinois, concède Grégory Jan, directeur de l hôtel. C est une clientèle dont on ne peut plus se passer économiquement mais on la sépare de l européenne. Ils prennent tout en photo, parlent fort, mélangent le jambon avec le Nutella Cela peut gêner certains énumère-t-il. Ces visiteurs - à fort pouvoir d achat - ont aussi la fâcheuse habitude de cracher partout et bouchent nos toilettes explique le chef du poste-frontière suisse de Vallorbe. Ils confondent le papier pour se laver les mains avec le papier toilette dit-il. Ces cars s arrêtent d ailleurs à Intermarché des Hôpitaux- Neufs pour faire le plein de carburant. Pour environ euros par semaine le forfait de base, ces Chinois découvrent l Europe à vitesse grand V et dépensent beaucoup plus. Une chance. Aux acteurs du tourisme de tenter de les retenir un peu plus. Avec un doublement du nombre de nuitées des touristes chinois, la Chine passe devant le Royaume-Uni et les Pays- Bas et devient le 4 ème pays fréquentant le plus l hôtellerie régionale en Franche- Comté. E.Ch.
6 L ÉVÉNEMENT La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 TROP D HÔTELS DANS LE HAUT-DOUBS? Le projet de création d un nouvel hôtel de 70 chambres à Pontarlier ne fait pas l unanimité. Plusieurs autres projets, déjà menés à bien ou en attente, complètent une offre déjà bien pourvue. Le Haut-Doubs pontissalien est-il assez touristique pour absorber cette nouvelle offre hôtelière? Polémique À peine 50 % de taux de remplissage Kyriad : l hôtel de trop? Un nouvel hôtel de 70 chambres doit être construit sur la zone des Grands-Planchants à Pontarlier. Dans la profession, on estime que la capitale du Haut-Doubs est largement assez équipée de plus sur les 269 que compte la 70chambres capitale du Haut-Doubs, c est d un coup une augmentation de plus de 20 % de la capacité hôtelière actuelle. Même s il n est pas encore confirmé à 100 %, le projet mené par la société immobilière Sofra, basée à Neuilly-sur-Seine, d implanter un hôtel 3 étoiles au bord de la L hôtel des Étraches verra-t-il le jour? du golf putt en touche? Seule certitude, rien nʼest encore sorti de terre sur la parcelle destinée à accueillir ce projet Lʼhôtel dʼhôtel 4 étoiles sur le site du golf des Étraches. Le permis de construire a bien été accordé en novembre 2014 par la commune de Pontarlier. Il concerne une parcelle de m 2 et un complexe hôtelier de m 2 de surface de plancher. Les porteurs de projet se refusent pour lʼinstant à toute communication. Il sʼentend dire que cela traînerait un peu au niveau des investisseurs. Patience. rocade, à hauteur du restaurant Courtepaille risque de déséquilibrer un peu plus un secteur d activité qui est loin de se porter comme un charme à Pontarlier. Un permis de construire est déposé en mairie depuis le 24 avril dernier pour la construction de cet hôtel sur 5 niveaux. On a parlé d un Best Western mais le groupe hôtelier américain dément : Aucun projet de développement n est validé à Pontarlier. Du côté de Kyriad (groupe Louvre Hôtels), on confirme à demi-mot, prudence oblige : Il n y a rien encore d officiel, on ne peut pas encore confirmer répond le service communication. Les négociations entre la société Sofra et le groupe Louvre Hôtels sont en cours. Louvre Hôtel est le deuxième groupe hôtelier européen, avec plus de hôtels dans 48 pays à travers le monde. Outre la marque Kyriad, il possède notamment les hôtels Première Classe et Campanile. À ce jour, il y a 237 hôtels Kyriad en France. Celui de Pontarlier sera-t-il de trop pour la capitale du Haut-Doubs? Selon l observatoire régional du tourisme, le taux actuel de remplissage des hôtels atteint péniblement les 51,16 % à l échelle du Pays du Haut-Doubs. Cela englobe donc les secteurs les plus touristiques du Haut-Doubs et pas uniquement Pontarlier. Des hôtels tirent un peu Déjà 574 lits à Pontarlier. mieux leur épingle du jeu, certains affichant un taux de remplissage supérieur à 60 %. Pour les hôteliers, l arrivée d un nouveau concurrent est Le permis de construire a été déposé fin avril sur le terrain proche du restaurant Courtepaille. de nature à déséquilibrer un peu plus le marché. À part quand il y a de gros événements comme le championnat de France de tarot à Pâques, il est très rare de voir les hôtels tous complets à Pontarlier confirme l office de tourisme de Pontarlier. Seulement la tendance est bien là : il n y a pas de clientèle de séjour à Pontarlier, même au plus fort de la saison touristique. Les gens passent à Pontarlier une nuit dans les hôtels, voire deux si le beau temps est là. Rarement plus confirme l office. On compte aujourd hui 574 lits (places) dans les sept hôtels que compte la capitale du Haut- Doubs, pour un total de 269 chambres (simples, doubles ou triples). Le Saint-Pierre compte 15 chambres pour 36 places, l Hôtel de Morteau 15 chambres pour 33 lits, l Hôtel de France 15 chambres pour 24 lits, le Campanile 46 chambres pour 100 lits, l Ibis Styles 66 chambres pour 100 lits, l Ibis Budget 49 chambres pour 115 lits et le F1 63 chambres pour 166 lits. J.-F.H.
7 La Presse Pontissalienne n Juillet Malbuisson L exemple de l hôtel du Lac à Malbuisson Objectif : aller chercher les clients Alors que la plupart des Français préparent leurs vacances en pianotant sur Internet, les professionnels du tourisme ont intérêt à s adapter à ces nouvelles habitudes de consommation. Sur ce point, l Hôtel du Lac à Malbuisson est à la page. un fait : la Franche-Comté n est pas la région C est la plus attractive de France d un point de vue touristique. Il lui manque une image associée comme l est la mer Méditerranée à la Côte d Azur, le vignoble à la Bourgogne ou le Mont-Saint-Michel à la Normandie. Néanmoins, nous avons ici une richesse touristique remarque Le principe du all Emmanuel inclusive. Robert, de l Hôtel du Lac à Malbuisson. Comme le premier réflexe des Français n est pas de venir passer des vacances ici, ce sont aux acteurs locaux du tourisme de les convaincre. Les clients ne sont pas fâchés avec la Franche-Comté, mais si nous n allons pas les chercher, ils ne viennent pas spontanément ici. Il y a vingt ans nous ne faisions que répondre à leur demande. Ce n est plus suffisant aujourd hui car le contexte a changé ajoute-t-il. Pour capter une clientèle du plus en plus volatile tant Internet lui donne accès à de multiples offres diverses et variées, l Hôtel du Lac mise sur la communication touristique depuis plusieurs années. Nous sommes visibles sur le web, c est obligatoire. On participe également à des salons du tourisme. Mais surtout nous proposons à nos clients des offres touristiques. C est le principe du all inclusive (tout inclus), quelle que L hôtel du Lac s est adapté aux nouvelles habitudes de consommation touristique. soit la saison, pour des visiteurs à la recherche de vacances paisibles, bien organisées et sans soucis. Nous organisons tout. C est une prestation à la carte. Les gens consomment ce qu on leur donne. Nous sommes pratiquement sur du 100 % de taux de satisfaction observe encore Emmanuel Robert. L Hôtel du Lac a adapté son savoir-faire aux nouvelles habitudes de consommation des touristes autant qu à leurs attentes. Cela demande de l énergie, de l investissement, mais la stratégie s avère payante. Globalement, on peut dire qu un client sur deux est un nouveau client. Nous travaillons aussi très bien avec une clientèle fidèle. Des visiteurs habitués qui ne se lassent pas de la vue sur le lac et du cadre du Haut-Doubs. Malbuisson Hôtel-restaurant L atelier de Donat : une nouvelle adresse de charme Aménagé dans une ancienne maison de menuisier, cet hôtel-restaurant a tout pour plaire. Vue imprenable sur le lac, déco intérieure respirant l esprit du lieu et cuisine savoureuse. Labergement-Sainte-Marie Il s en est fallu d un rien pour que l un des plus anciens hôtels-restaurants du secteur situé à Labergement- Sainte-Marie ne soit transformé en logements. J allais signer le compromis de vente quand mon fils Édouard m a annoncé qu il était prêt à prendre Tendance Il faut dire que l été 2014 n aura pas été le meilleur du point de vue de la météo Un ciel gris, une température digne tout au plus d un mois d avril, les touristes n avaient pas été gâtés l an dernier dans le Haut-Doubs. Après un mois d avril correct sur le plan de la fréquentation hôtelière, il a été impossible de compenser la chute de la fréquentation survenue l auberge, explique sa maman Michèle Letoublon aussi surprise que ravie de cette bonne nouvelle. Son fiston âgé de 31 ans travaille actuellement dans un grand restaurant au Luxembourg. Son frère aîné devait reprendre les rênes de l établissement avant d être victime d un accident mortel. Édouard a agi de sa propre initiative. Après avoir travaillé pendant une dizaine d années à l étranger, il arrivera avec un œil neuf et beaucoup d enthousiasme avec l objectif de perpétuer une affaire familiale exploitée par la famille Letoublon depuis quatre générations. Une baisse record pour le Haut-Doubs La fréquentation hôtelière diminue dans notre région Selon l observatoire régional du tourisme, la fréquentation estivale des hôtels francs-comtois en 2014 a atteint son niveau le plus bas depuis Et c est le Pays du Haut-Doubs qui subit la plus forte baisse. entre mai et septembre. Au final, les nuitées en hôtel reculent de 3,9 % pour s établir à sur l été Les quatre départements comtois ont attiré beaucoup moins de touristes français dans l hôtellerie qu en 2013 note l observatoire géré par le Comité régional du tourisme (C.R.T.). C est le Pays du Haut-Doubs (avec le Pays Horloger) qui enregistre la plus forte baisse entre Le fils Édouard L auberge du Coude sauvée des eaux immobilières L établissement familial doté de 11 chambres est une des adresses touristiques les plus anciennes du Haut-Doubs. Il est repris in extremis par le fils de l actuelle propriétaire. Pris par des engagements professionnels, Édouard Letoublon reprendra l Auberge du Coude en juillet l été 2013 et l été 2014 : le nombre de nuitées y a baissé de 14,3 %. L indicateur sans doute le plus inquiétant pour notre région, c est la durée du séjour des touristes dont la plupart ne sont que de passage. Cette durée de séjour n a pas dépassé 1,4 jour durant l été L hôtellerie de tourisme franc-comtoise a enregistré arrivées (- 3,0 % sur un an) pour nuitées (- 3,9 %). En 2014, les arrivées et les nuitées de la saison estivale sont à leur plus faible niveau depuis Et aucun département de la région n échappe à cette contraction de la fréquentation hôtelière : les hôtels du Doubs, du Territoire de Belfort et du Jura enregistrent des baisses respectives de 3 %, 4 % et 5,5 %. Cette baisse généralisée de fréquentation tient au très net recul des nuitées françaises (- 5,1 %) constaté également dans tous les départements francs-comtois. En revanche, le nombre de nuitées étrangères Raphaëlle Vernier, la chef, a complété sa formation culinaire au centre Alain Ducasse. Face à la spirale infernale des fermetures d hôtels, comment ne pas se réjouir de l ouverture d un nouvel établissement sur le Haut-Doubs? L idée est venue à force de voir ce lieu aussi bien placé au-dessus du lac, explique l un des associés. Même inhabitée, la plantureuse maison de Donat Barthelet ne manque pas d attirer le regard. S il n est plus de ce monde, ce menuisier au caractère quelque peu irascible a marqué les lieux de sa forte personnalité. Les anciens parlent encore de la plage à Donat. On rapporte qu il fabriquait les plus belles barques ayant jamais navigué sur le lac. Bref, un vrai personnage. Cette maison abritait aussi une espèce de petite guinguette. En débarrassant, on a retrouvé du mobilier d époque. Il ne restait plus qu à entretenir la mémoire des lieux. Les Le nombre de nuitées a baissé de 14,3 %. dans la région augmente légèrement par rapport à l été 2013 (+ 0,6 %).Leur faible poids,20,5 % des nuitées totales, ne parvient toutefois pas à compenser la baisse des nuitées françaises confirme l observatoire. À noter que la clientèle chinoise a doublé en un an dans notre région (voir aussi l article page 5) : touristes chinois sont venus dans notre région l été actionnaires principaux, ils sont quatre, tous originaires du Haut- Doubs, ont choisi de valoriser les lieux en combinant un hôtel haut de gamme dans les étages avec un restaurant bon chic, bon genre au rez-de-chaussée. Quelques mois de travaux ont suffi à la transformation des lieux. Aux fourneaux, on trouve Raphaëlle Vernier, l une des actionnaires, qui a peaufiné son savoir-faire culinaire en suivant une formation au centre Alain Ducasse. L atelier de Donat fonctionne depuis le 21 mai. Il a généré la création de neuf emplois non délocalisables comme on dit. La partie hôtelière est en cours de finalisation et devrait ouvrir ses portes courant juillet. L établissement, de niveau 4 étoiles, abrite sept suites avec vue sur le lac. Pas encore ouvert et les réservations vont déjà bon train. dernier, deux fois plus qu au cours de l été Il n en reste pas moins que la part des touristes étrangers en Franche- Comté reste limitée à 20 % (contre 80 % de touristes français) alors que dans le reste du pays, la part d étrangers atteint les 40 % dans les hôtels au cours de l été. Peut-être que le récent article du New-YorkTimes consacré à la Franche-Comté, dithyrambique pour notre région (paru le 11 juin dernier) contribuera à dynamiser la venue d étrangers en terre comtoise? J.-F.H.
8 8 PONTARLIER La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 ÉCONOMIE NAISSANCES 29/05/15 Constant de Julien METOZ, horloger et de Caroline ECARNOT, kinésithérapeute. 30/05/15 Sacha de Renaud GRAS, antenniste et de Cindy LUCAS, employée commerciale. 30/05/15 Loïse de Emmanuel COURTET, technicien de maintenance et de Virginie FAIVRE, aide-soignante. 30/05/15 Lilou de Laurent POINTURIER, métreur et de Séverine MESNIER-PIER- ROUTET, employée communale. 30/05/15 Toan de Anthony SAGET, pâtissier et de Alexandra DOS REIS SERRA, assistante comptable. 31/05/15 Pauline de Jonas GRANDVOY- NET, chef de projet et de Aude BOURNEZ, auxiliaire de puériculture. 31/05/15 Ilan de Gérald TARBY, magasinier et de Nathalie ZÜRCHER, vendeuse. 31/05/15 Alix de Antoine VOYNNET, vendeur et de Charline BOURDIN, professeur des écoles. 31/05/15 Emile de Thomas ROBICHON, régleur commandes numériques et de Pauline CASSARD, secrétaire comptable. 31/05/15 Tim de Frédéric GAIFFE, agriculteur et de Cyrielle BULLE, agricultrice. 31/05/15 Jeanne de Pierre PATTON, maître auxiliaire et de Emilie GAUCHET, professeur des écoles. 01/06/15 Aaron de Dogan YILDIZ, décolleteur et de Cindy LABBÉ, prothésiste ongulaire. 01/06/15 Tom de Grégory NICOD, gérant de société et de Lydie BEAUFOUR, adjoint directrice des ressources humaines. 01/06/15 Mathis de Thierry ROUPLY, horloger et de Marlène VIEILLE, horlogère. 01/06/15 Safia de Nabil ATFA, ingénieur et de Leïla AFDILI, ingénieur. 02/06/15 Jules de Fabrice PYANET, employé de scierie et de Noémie MOUGET, ouvrière. 02/06/15 Maude de Mathieu COQUIL, technicien de maintenance et de Amandine MORAIS, étudiante. Zone d activité L automobile en force au Crêt de Dale Les noms des premiers occupants ont été dévoilés au dernier conseil de la C.C.G.P. (Communauté de communes du Grand Pontarlier). Deux nouveaux, cinq transferts avec une dominante de professionnels de l automobile. Le projet a pris sa vitesse de croisière, explique Bertrand Guinchard, l élu en charge de l économie à la C.C.G.P. (photo archive L.P.P.). État civil de juin /06/15 Kyara de Bruno DA GRAÇA CÂN- DIDO, opérateur de production et de Mathilde SIMOES LOURENCO, opératrice en horlogerie. 03/06/15 Gabin de Mathieu ROUSSELET, horloger et de Céline CASTE, technicienne logistique. 03/06/15 Charlie de Jérôme DENISE, usineur et de Julie BERTIN, employée de commerce. 03/06/15 Marius de Damien STEMPFLÉ, répondant sécurité et de Hélène FROGET, orthophoniste. 04/06/15 Nora de Kevin FAVREAU, opérateur horloger et de Charline ROGNON, auxiliaire de puériculture. 04/06/15 Johanne de Philippe HINGRAY, conducteur de travaux et de Anne CONTAUX, sage-femme. 04/06/15 Paul de Julien BEZIN, ouvrier forestier et de Charlène MOUREY, esthéticienne. 04/06/15 Lison de Samuel BORNE, chauffeur et de Fanny BARTHET, préparatrice de commandes. 04/06/15 Maël de Sébastien RUFENACHT, charpentier et de Emmanuelle TODESCHI- NI, infirmière libérale. 05/06/15 Corentin et Baptiste de Fabien HUMBERT, conseiller en prévention et Elisia FRESARD, opératrice de production. 05/06/15 Lina de Jérôme GUYON, galvanoplaste et de Francine JACQUET, comptable. 05/06/15 Lucie de Gaël AVILA, opérateur et de Valérie DURAFFOURG, commerçante. 06/06/15 Néo de Pierre PICHARD, bijoutier et de Bénédicte BLANDIN, serveuse. 07/06/15 Lison de Vital PAGNIER, agent technique et de Maggie BRULPORT, animatrice en environnement. 07/06/15 Walid de Rabie EL RHACHI, contrôleur qualité et de Hayat ABATOUY, sans profession. 07/06/15 Noa de Hugo DOS SANTOS QUEIROS, chef de projet et de Blandine BOISSET, responsable accueil. Les contacts établis depuis quelques mois entre la communauté de communes du Grand Pontarlier et d éventuels candidats à l installation sur la zone d activités du Crêt de Dale semblent se concrétiser de belle manière. Et ce n est pas les niveaux de prix assez élevés qui vont les décourager. Dès que les parcelles ont été proposées à la vente, sept porteurs de projet se sont manifestés, indique Bertrand Guinchard, l élu en charge de l économie à la C.C.G.P. Déjà identifiée, l enseigne BMW Patrick Metz va débourser la modique somme de euros (T.T.C.) dans l achat du lot d angle entre la rocade et la rue Maurice-Laffly. Cet emplacement particulièrement attractif s étend sur une surface de m 2. Les autres lots sont plus petits. L un concerne le transfert d une entreprise pontissalienne spécialisée dans les contrôles techniques de véhicules. Toujours au rayon automobile, la société Crazy Cars déjà basée à Pontarlier acquiert un lot de m 2.Venue du Jura voisin, la société L Expo Occasion qui distribue les marques Suzuki, Isuzu et Hyundai confirme sa volonté de se positionner sur le marché du Haut-Doubs. Le secteur des services est représenté avec le cabinet d expertcomptable Lorin. Jusqu à présent basée à Doubs, la société Espace Cheminée déménage au Crêt de Dale. La société de torréfaction du Haut-Doubs exploitée par la famille Querry disposera d un second emplacement en complément du magasin de la rue Sainte-Anne au centreville. La moitié des parcelles est donc attribuée. En surface, on est à 2 hectares sur 6 hectares. Au total, cela représente près de 2,3 millions d euros qui vont permettre d engager les travaux d extension sur la zone des Gravilliers. Les premiers permis de construire seront accordés au cours de l été, complète le jeune élu. Les affaires vont donc bon train. Cette dynamique devrait se poursuivre. Des négociations sont déjà engagées sur les sept autres parcelles. Ce dont ne se félicite pas Karine Grosjean. L élue socialiste estime qu il y a déjà trop d activités à caractère commercial et que la C.C.G.P. se cantonne seulement dans un rôle d aménageur. Je ne vois pas la moindre trace d une stratégie économique. Le compte n y est pas dit-elle. Elle regrette le peu d attention accordé à l économie sociale et solidaire et aux nouvelles technologies. Et Bertrand Guinchard de lui répondre : On a eu des propositions mais les Les premiers permis de construire sur la zone du Crêt de Dale seront accordés en ce mois-ci. candidats n ont pas donné suite. Patrick Genre un rien agacé apporte sa voix au chapitre. Quand on est élu, la première responsabilité, c est d être pragmatique. Il existe des tas de zones qui réfléchissent à l économie sociale et solidaire mais rien n avance. Ce volet n est pas oublié mais ce n est pas nous qui allons pouvoir trouver des investisseurs. Le président de la C.C.G.P. se réjouit aussi de l impact de ces nouvelles installations sur la construction. Entre la ville et la 07/06/15 Eléna de Cyrille BREGAND, ouvrier et de Audrey LANGEL, employée commerciale. 07/06/15 Sidonie de Jérémie BALANCHE, agriculteur et de Marion GUINCHARD, animatrice petite enfance. 08/06/15 Nathan de Damien ISABEY, chef de chantier et de Laurie POURCHET, technicienne de laboratoire. 08/06/15 Amélien de Mathieu BUIREY, aide décolleteur et de Aline PERRET, comptable. 08/06/15 Léa de Bastien DUFRENOY, spécialiste performance industrielle et de Gaëlle POINTET, vendeuse boulangerie. 09/06/15 Nolwenn de Yohann PUJOL, maçon et de Vanessa ENJALBERT, sans profession. 09/06/15 ColinedeJean-BaptisteGAUTHIER, horloger et de Leslie MULLER, vendeuse. 10/06/15 Marcel et Félix de Julien MEJEAN, éducateur spécialisé et de Aude MASSON, photographe. 11/06/15 Océanne de Alexis DEFRENNE, monteur électricien et de Laetitia ANDREOT- TI, sans profession. 10/06/15 Louis de Florent BOUGEROLLE, ingénieur et de Barbara DELOYE, psychologue du travail. 11/06/15 Théo de William KAMENSKI, mécanicien et de Claire MARBACHE, opératrice de production. 14/06/15 Matthieu de Frédéric HENRIET, agriculteur et de Valérie GUYON, conductrice de machines. 13/06/15 Margot de Pierre-Yves DES- CHAMPS, boulanger et de Julie JEANGUYOT, vendeuse en boulangerie. 13/06/15 Amy de Kevin POIROT, ouvrier et de Delphine BION, conductrice d autocars. 13/06/15 Siam de Benjamin PRENCIPE, chef d équipe et de Marilyne MÉTRA, infirmière. 13/06/15 Mathéo de Damien BRULPORT, charpentier et de Fanny BRETILLOT, sans profession. 14/06/15 Maël de Arnaud OEUVRARD, menuisier et de Floriane LAURENT, psychomotricienne. 14/06/15 Aurélie de Nicolas TROUTET, cariste et de Estelle DAYET, assistante maternelle. 15/06/15 Lucie de Mickaël LANCIA, maçon et de Justine BERTIN, secrétaire. 15/06/15 Nathan de Damien MAIRE, horloger et de Marie-Alice MAMET, esthéticienne. 16/06/15 Louka de Stéphane MARETS, électricien et de Julie RESUTEC, esthéticienne. 17/06/15 Lenny de Loïc PICHON, agriculteur et de Céline VUITTENEZ, comptable. 17/06/15 Ambre de Benjamin PAGET, salarié agricole et de Floriane MATHIEU, infirmière. 17/06/15 Auguste de Pierre-Yves BRU- CHON, conducteur de travaux et de Pauline PERROT, coiffeuse. 17/06/15 Syméon de Baptiste CANNEL- LE, militaire et de Blandine MARGUIER- PONCHON, auxiliaire de puériculture. 17/06/15 Célia de Anthony SAGE, bûcheron débardeur et de Eloïse MARESCHAL, conseillère en économie sociale et familiale. 17/06/15 Gaston de Sylvain LARIT, technicien de production et de Marion JUHÉ, enseignante. 15/06/15 Chloé de Dilondi LUBULA, agent de services hospitaliers. 18/06/15 Hazal de Ali ÇEMEN MEHMET, polisseur et de Nesrin KAVCAR, gestionnaire de stock. 19/09/15 Kylian de Adrien PICAUD, ouvrier de scierie et de Angélique CRETIN, aidesoignante. 19/06/15 Ziad de Mehdi OUANAS, préparateur commandes et de Sofia AFTAIS, sans profession. 20/06/15 Léon de Mickaël RENAUD, menuisier et de Pauline MASNADA, assistante administrative. 21/06/15 Mathys de Mathieu ROUSSILLON, militaire et de Alexia CHEVALET, employée de maison. 22/06/15 Tilio de Clément TIREFORD, régleur et de Aurélie SCAVONE, kinésithérapeute. 22/06/15 Sandy de Giorgio KRIEGER, chauffeur poids lourds et de Sothim NOL. 22/06/15 Chloé de Jérôme MOUTHE, technicien de maintenance et de Emilie GUIS- SET, employée de banque. communauté de communes, cela va représenter entre 10 à 12 millions d euros investis chaque année. Claire Colin, l élue écologiste, déplore On a des discussions de riches. qu il n y ait que deux implantations nouvelles sur les sept. Elle dénonce aussi la désertification du commerce au centre-ville. Patrick Genre s emporte : On a 22/06/15 Maëlhann de Antoine CAIGNE, plaquiste et de Yamina PELISSIER. 22/06/15 Vanessa de Frédéric CRETIN, mécanicien poids lourds et de Adeline ANCIANT, paysagiste. 23/06/15 Théo de Raphaël PERRIN, automaticien et de Karine SARRAZIN, animatrice périscolaire. 23/06/15 Paul de Jérémy BARTHÉLEMY, technicien de maintenance et de Amandine KIRSCH, opératrice. 23/06/15 Alicia de Arnaud DROZ-VINCENT, électricien et de Mélanie SALVI, contrôleuse. 24/06/15 Elliot de Maxime HERRMANN, conducteur de travaux et de Clothilde TROS- SAT, sage-femme. 24/06/15 Tom de Didier BOLLARD, ingénieur et de Marlène GIANNOTTY, analyste marketing. 22/06/15 Manasse de Antoine CONTRE- RAS, artisan et de Argentine CONTRERAS, sans profession. 25 /06/15 Tym de Grégory JACQUIN, mécanicien et de Joannie PETITHUGUENIN, magasinier. 25/06/15 Zakarya de Youssef SOULIMAN, chirurgien et de Ramia AL AHMED, sans profession. 23/06/15 Gabriel de Hugo FERREIRA LEI- TUGA, conducteur d engin et de Andreia PEREIRA MARAVALHAS LEITUGA, femme de ménage. 25/06/15 Ilan de Nicolas SACCO, carreleur et de Roxanne MEURET, sans profession. 26/06/15 Eben de Nicolas BARILLOT, menuisier et de Morgane GHINI, comptable. 26/06/15 Noa de Fousseyni BABY, ambulancier et de Evelyne MARTIN, comptable. 26/06/15 Léon de Juan PERRET, ouvrier travaux publics et de Céline BOREL, employée de banque. 26/06/15 Côme de Nicolas LECLOUX, paysagiste et de Marie CHAZOT, enseignante. MARIAGES 06/06/15 Damien GUILLAUME, charpentier et Cindy WARLET, hôtesse de caisse. 13/06/15 Ramazan GEDIK, maçon et Gül ÖZEN, sans profession. 19/06/15 Florian BERNARD, régleur et Laurène GERMAIN, aide cuisinière. des discussions de riches. Beaucoup d autres communes nous envient. Et Jean-François Ligier le maire d Houtaud de rétablir une certaine réalité. Le déséquilibre ville-périphérie est national. La moyenne française s établit dans un rapport de 20 % au centre et 80 % de l offre commerciale en zone. Au niveau de Pontarlier, on est à 30 % et 70 %. Pendant ce temps, seuls les lampadaires poussent sur la zone de Bulle entre les parcelles désespérément vides. Lot n 1 BMW Patrick Metz SA m euros Lot n 2 Pontarlier Expertise m euros Lot n 3 Fiduciaire Philippe Lorin m euros Lot n 5 Société Torréfaction du Haut-Doubs m euros Lot n 6 Société Espace Cheminée m euros Lot n 14 Société LʼExpo Occasion m euros Lot n 17 Société Crazy Cars m euros 27/06/15 Mickaël CRIVELLI, moniteur de ski et Emmanuelle BERRARD, assistante maternelle. DÉCÈS 31/05/15 René GARNACHE-CREUILLOT, 84 ans, retraité, domicilié à Vaux-et-Chantegrue (Doubs), époux de Paulette JACQUIN. 02/06/15 René VAGNE, 86 ans, retraité instituteur, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Danielle RUFFET. 04/06/15 Christine ROBBE, 63 ans, sans profession, domiciliée à La Cluse-et-Mijoux (Doubs), épouse de Gérard VALLET. 09/06/15 Andrée CLERC, 93 ans, retraitée, domiciliée à Nozeroy (Jura), veuve de Roger BOURGEOIS-DESSUS. 10/06/15 Renée SENOT, 87 ans, retraitée agricultrice, domiciliée à Oye-et-Pallet (Doubs), veuve de André GUINCHARD. 11/06/15 Frédéric SCHÖNLEBER, 74 ans, retraité maçon, domicilié à La Rivière Drugeon (Doubs), époux de Lydie LONCHAMPT. 13/06/15 André TAILLARD, 83 ans, retraité, domicilié à Villers-le-Lac (Doubs), époux de Alice MICHEL. 15/06/15 Raymond VERNET, 87 ans, retraité, domicilié à La Rivière-Drugeon (Doubs), époux de Marie BAVEREL. 16/06/15 Ali BANAZLI, 71 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Sevim YILMAZ. 17/06/15 Marcel RONDOT, 75 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs). 18/06/15 Lucienne TISSERAND, 79 ans, retraitée, domicilié à Les Gras (Doubs). 18/06/15 Robert JACQUOT, 64 ans, ouvrier retraité, domicilié à Les Fourgs (Doubs). 18/06/15 Gabriel PETIT, 64 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Colette CHABOD. 19/06/15 Adrianus SEBRECHTS, 64 ans, sans profession, domicilié à Pontarlier (Doubs). 20/06/15 Odette CAPT, 97 ans, retraitée, domiciliée à Les Hôpitaux-Neufs (Doubs), veuve de Paul GALÉ. 22 /06/15 Jeanne GRAVELIN, 86 ans, domiciliée à Voujeaucourt (Doubs), célibataire. 27 /06/15 Ahmed HAMZA, 80 ans, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Messaouda LABRAOUI.
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10 10 PONTARLIER La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 ÉDUCATION Les soucis d inscription Le périscolaire, c est la galère Les inscriptions aux activités périscolaires et à la cantine à Pontarlier se poursuivent et une nouvelle fois, des parents d élèves se plaignent du service pontissalien. L adjoint leur répond. Pas de périscolaire le matin avant l école, pas assez de places à la cantine, pas de bus de ramassage à 16 h 30, des tarifs prohibitifs, l heure de l école le matin avancée d un quart d heure La litanie des plaintes a repris en ce mois de juin où les inscriptions aux activités périscolaires et à la cantine ont ouvert. Dans les files d attente devant les services Pas assez de places dans le restaurant scolaire se plaignent aussi certains parents. municipaux, des mères de famille laissent parler leur colère : Un an après la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires, rien n a été modifié à Pontarlier. Incroyable qu une ville de habitants n offre même pas 300 places de cantine! Incroyable qu il n y ait pas assez de place en périscolaire. Pas étonnant que Pontarlier perde des habitants et que les familles partent dans des villages où c est beaucoup mieux organisé peste Marie, maman de trois jeunes enfants scolarisés dans le public. Elle se fait la porte-parole de tous ces parents qui n auraient pas pu inscrire leurs enfants à la cantine ou pour qui le tarif du périscolaire serait trop élevé. Cette mère de famille - aux revenus pourtant assez confortables - a fait ses calculs : si elle inscrit ses trois enfants à la cantine et au périscolaire, il lui en coûtera 12 euros par jour et par enfant, soit au total 720 euros par mois dit-elle. Cette année, je m étais arrangée pour sortir de mon travail à 15 h 45 mais à la rentrée prochaine, je ne pourrai sans doute plus et je devrais donc payer une heure de périscolaire en plus. La seule réponse que l adjointe aux affaires scolaires a été capable de m apporter, c est que les mamans qui ne travaillent pas ne se SOCIAL plaignent pas Pour montrer leur désarroi, ces familles mécontentes avaient même créé un groupe de protestation sur facebook. Selon la mairie, ces cas de mécontentement sont devenus plus rares, même si Marie-Claude Masson, adjointe aux affaires scolaires, ne nie pas les problèmes et les Pas étonnant que Pontarlier perde des habitants! Tout une région touchée La Sécu, pour nous, c est réglé, assène Robert Hugo. Il ne reste plus qu à savoir comment cela se passe. Le transfert s est pas trop mal déroulé. On sait que les recours portés par les associations de frontaliers ont échoué même si c est de bonne guerre d avoir saisi le juridique. Le syndicat s était prononcé favorablement au retour des frontaliers à la Sécu prenant ainsi le contrepied de la plupart des travailleurs frontaliers et des élus locaux. On est globalement d accord avec le système de solidarité et le principe d une couverture pour tous. Le taux de cotisation appliqué n est pas catastrophique. On sait aussi pourquoi les politiques locaux ont pris fait et cause pour la défense du droit d option. À mon sens, ils l ont d abord fait pour des raisons strictement politiques voire électoralistes. S il a le mérite de la sincérité, ce discours ne risque pas de susciter de nouvelles adhésions du moins à la C.F.D.T. qui entend néanmoins collaborer davantage avec le syndicat suisse ajustements nécessaires. Des ajustements, il y en a jusqu au 1 er septembre, nous sommes très souples et nous essayons de répondre quasiment au cas par cas, c est très compliqué. Il est donc possible que des familles à qui on a refusé la cantine dans un premier temps faute de places soient finalement accueillies. On ne peut pas inscrire, inscrire, inscrire sans limite. L accueil à la cantine doit répondre à des normes précises en termes d encadrement notamment. On ne peut pas faire n importe quoi ajoute l élue qui affirme qu au final, les enfants qui n ont pas accès à la cantine se comptent sur les doigts d une main.au sujet du prix, M lle Masson argue du fait que la Ville a créé cette année un nouveau tarif plus avantageux pour les familles à revenus modestes. Sur la question du périscolaire du matin enfin, l élue est ferme : Tant que je m occuperai de ce dossier, le périscolaire du matin n existera pas. Certains parents voudraient que leurs enfants soient accueillis à l école de 7 heures à 18 heures C est plus long que leur propre journée de travail! J.-F.H. Les retraités C.F.D.T. dans la mouvance frontalière Une vingtaine de retraités syndiqués s étaient donné rendez-vous le 18 juin à Pontarlier pour faire le point sur les enjeux liés au travail frontalier. Table ronde. Unia. Les retraités C.F.D.T. de l Arc jurassien partagent également un certain nombre de préoccupations liées au développement du travail frontalier. D abord la question de la mobilité. En tant qu organisation syndicale, on n a pas de solution à proposer. Les soucis de circulation, les bouchons agacent non seulement les frontaliers mais pénalisent aussi le reste de la population. Ce problème n a jamais été pris en charge à la hauteur de l enjeu. Robert Hugo voit d un bon œil les alternatives comme le covoiturage ou le fer persuadé qu on peut aller encore plus loin dans la réflexion. Les retraités (C.F.D.T. ou pas) dénoncent aussi la hausse du coût de la vie sur la bande frontalière. Les anciens se sentent parfois les laissés-pour-compte de la dynamique frontalière. Beaucoup sont devenus propriétaires avant l envolée des prix dans l immobilier, modère Robert Hugo qui entend bien continuer à défendre les intérêts de tous les travailleurs qu ils soient frontaliers ou pas. Les retraités C.F.D.T. de l Arc jurassien se sont retrouvés le 18 juin dernier à Pontarlier.
11 PORTES OUVERTES À L USINE VALLÉE DU DESSOUBRE du 10 au 20 JUILLET 2015 Ouvert tous les jours 9h/20h non stop Dimanches et 14 juillet inclus GRANDE EXPOSITION DE LITERIE MEUBLES BERNARDOT OUVERT AUX PARTICULIERS La Voyèze VAUCLUSOTTE Tél
12 12 PONTARLIER La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 ENGAGEMENT Rachel Bourrassier a mis ses études entre parenthèses pour effectuer un service civique dans une structure à Pontarlier. Sa mission est épanouissante mais mal indemnisée. Le service civique de Rachel Bourrassier s achèvera fin août. À cette date, la jeune femme de 26 ans aura passé 8 mois dans l équipe du Point rencontre jeunes Épisode de Pontarlier qui est géré par l A.D.D.S.E.A. (association départementale du Doubs de sauvegarde de l enfant à l adulte). Jusqu à cette échéance, elle va remplir sa mission en faveur de Rachel Bourrassier envisage de reprendre en septembre ses études pour devenir assistante sociale. Point rencontre jeunes Épisode Un service civique version sociale l accès aux droits des jeunes. Je suis dans une dynamique de projet. Le dialogue social est au cœur de mon travail. Nous disposons ici de toute la documentation nécessaire pour renseigner les jeunes et d un cyberespace qui est un point d appui important par rapport à l action d accompagnement que je mène au quotidien explique Rachel Bourrassier qui s investit dans la vie de la structure. Ce service civique est en lien avec son champ de compétence puisqu elle a démarré des études pour devenir assistante sociale. Une formation qu elle a mise entre parenthèses le temps d effectuer cette mission au Point rencontre jeunes Épisode. Ce service me conforte dans l idée que je suis sur la bonne voie professionnelle et que je suis capable d entreprendre dans le social. L expérience est positive, elle m a ouvert l esprit, apporté des compétences et des connaissances. Elle envisage de reprendre en septembre sa formation d assistante sociale à l I.R.T.S. de Besançon, une troisième et dernière année avant d obtenir son diplôme qui va lui permettre de se positionner sur le marché de l emploi. Mais l enthousiasme apparent de Rachel Bourrassier est piqué de quelques bémols. Si elle s épanouit dans ce service civique, elle sait aussi que ce dispositif mis en place par l État en 2010 présente des lacunes. Tout d abord, la mission se transforme rarement en un emploi durable. La plupart des jeunes repartent de zéro une fois terminé leur service. C est une ligne de plus sur un C.V., mais c est en aucun cas une garantie d emploi observe-t-elle. Ensuite, il y a l indemnité perçue par les jeunes qui leur permet tout juste de vivre. Pour un contrat de base de 24 heures hebdomadaires, ils reçoivent chaque mois 573,73 euros! (467,34 euros versés par l État et 106,31 euros versés par la structure accueillante). J ai 26 ans, et dans ma situation, à part l A.P.L. je n ai droit à aucune aide supplémentaire (N.D.L.R. : des étudiants qui font un service civique peuvent cumuler l indemnité avec des bourses). Dans le contexte socio-économique du Haut-Doubs, c est très SOCIAL compliqué de vivre avec cette indemnité confie Rachel qui vit avec 4 euros par jour! C est peu, mais je me débrouille comme cela. Une fois qu elle a réglé ses 350 euros de loyer (A.P.L. déduite) il ne lui reste plus grand-chose pour vivre. J essaie malgré tout d économiser quelques dizaines d euros par mois en vue de reprendre mes études. La jeune femme paie cher son autonomie. Rachel Bourrassier est inquiète car en septembre elle n aura plus aucune ressource financière. Malgré son contrat de 28 heures hebdomadaires, le service civique ne lui donne pas droit au chômage. Pour poursuivre ses études, elle devra donc trouver un emploi à Besançon. L idéal serait pour elle de travailler à 60 %. De plus en plus de personnes isolées Pas de vacances pour la précarité L association Travail et Vie qui s occupe de l accueil de jour à Pontarlier reçoit un public de plus en plus nombreux et diversifié. Elle serait prête à quitter ses locaux de la rue Montrieux. Elle vit avec 4 euros par jour. Émile Mora, le président de Travail et Vie avec à ses côtés Christian et les agents d accueil Sandrine et René. Repères 350 missions en Franche-Comté En 2015, jeunes seront accueillis en service civique en France, soit un doublement des effectifs par rapport à lʼannée En 2016, ce sont voire jeunes qui pourraient effectuer un service civique. En Franche-Comté, ce sont 350 jeunes susceptibles dʼêtre accueillis dès maintenant soit une hausse de 45 % par rapport à 2014 au titre des agréments régionaux. 60 % des missions agréées sont déjà validées. Depuis 2010, date du lancement du service civique, plus de jeunes ont pu réaliser des missions dʼintérêt général. La lecture des chiffres qui montre une baisse de 23 % des repas servis à l accueil de jour en 2014 pourrait laisser croire à une diminution du nombre de personnes en précarité. C est tout le contraire. Comme on arrivait à saturation, on a demandé aux personnes qui disposaient d un logement de ne plus venir prendre leur repas le soir. Pour certains, cela devenait une habitude mais cela ne correspondait plus à notre mission d accueil d urgence. D autre part, la concentration génère des rapports conflictuels. On a donc pris des mesures de régulation mais cela n a rien à voir avec de l exclusion, souligne Vincent Jeannier, le directeur de l association. Les chiffres de fréquentation confirment la croissance d activité. 197 personnes différentes ont été accueillies en 2014 rue Montrieux contre 193 en La part de nouveaux inscrits reste sensiblement identique, autour de 45 %. Les S.D.F. représentent 42 % du public. On reçoit beaucoup de personnes en situation d isolement. La précarité tend à se généraliser et s élargit aux tranches d âge extrêmes. Ces phénomènes ne font que refléter les défaillances du modèle social actuel. Pour Travail et Vie, la situation est de plus en plus complexe. L association est confrontée à des problèmes de place et à un manque de moyens humains et financiers. Elle emploie sept personnes. Seuls le directeur et un agent d'accueil à temps partiel bénéficient d un C.D.I. Les autres sont en contrat aidé. On subit les contraintes du turn-over, déplore le directeur qui a procédé à 22 recrutements en quatre ans. Ouvert 320 jours par an, l accueil de jour reste fidèle à ses missions. Un accueil de jour a pour mission d'accueillir, d héberger à la journée et de répondre aux besoins les plus primaires de la personne en situation de précarité. Le fil rouge s articule autour des repas sociaux. La dimension humaine est essentielle dans la vie de la structure. On place la dignité de la personne au cœur du dispositif. On n est pas seulement là pour servir des repas. On travaille dans une démarche de citoyenneté avec l objectif d autonomie sociale, complète Émile Mora, le président de Travail et Vie. Pour mener à bien ses missions, l association fonctionne en étroite collaboration avec les services et autres associations qui œuvrent dans le social et le caritatif. Dans ce domaine, la question du renouvellement des bénévoles est de plus en plus problématique. On aurait grand besoin d un médecin généraliste, d un coiffeur, d administratifs, voire d un psychologue, lance le directeur sans se faire de grande illusion. Propriétaire de ses locaux grâce à une généreuse donatrice, l association s interroge sur la valorisation de son bien. La maison qu elle occupe rue Montrieux dispose d un potentiel d accueil intéressant avec la possibilité d aménager plusieurs logements sous les combles. On n a pas les moyens financiers mais on serait prêt à déménager si l opportunité se présentait. La Ville de Pontarlier sait qu on est demandeur. Notre départ permettrait de reconvertir l endroit en bâtiment à vocation sociale avec l idée d en faire une maison-relais. On sait l importance du logement pour lutter contre la précarité.
13 PONTARLIER La Presse Pontissalienne n Juillet SOCIAL Berlioz, Pareuses, Longs Traits Habitat et action sociale pour les quartiers difficiles Le nouveau Contrat de Ville de Pontarlier vient d être signé. Plusieurs actions vont être menées les cinq prochaines années pour tenter de résorber les difficultés sociales identifiées dans trois quartiers de la capitale du Haut-Doubs. Dans le cadre du nouveau Contrat de Ville de Pontarlier signé le 26 juin, trois quartiers en difficulté vont faire l objet d une attention particulière de 2015 à Il s agit des Longs-Traits, de Berlioz et des Pareuses. Pour chacun d eux, un plan d actions a été déterminé afin de réduire les inégalités territoriales en leur faveur et améliorer les conditions de vie des habitants. L objectif est de faire de ces quartiers des quartiers populaires qui vivent bien d ici 10 à 15 ans, des quartiers qui ne sont pas à l écart observe Michel David, responsable du cabinet d étude Le Cinquième Pôle dont le diagnostic de la situation a permis d échafauder le plan d actions. Avec l implication de multiples partenaires, la municipalité va donc agir dans quatre directions pour résorber progressivement les difficultés sociales de ces quartiers : l emploi et l insertion, le renouvellement Patrick Genre a signé le nouveau Contrat de Ville qui implique différents partenaires dont l État, le Département, la Région, Habitat 25 ou Pôle Emploi. urbain, la cohésion sociale, et la citoyenneté. Ces quartiers regroupent 16 % des actifs de l agglomération, mais concentrent ceux qui n accèdent pas à l emploi ou à de l emploi de qualité. Leur fonction dortoir est accentuée par le recul des commerces de proximité. La communauté turque est fortement concentrée (les Longs-Traits et les Pareuses notamment), elle représente 6 % de la population pontissalienne. La tendance au repli doit être observée de près indique Le Cinquième Pôle dans son étude diagnostic. La collectivité aidée de ses partenaires va investir ces quartiers pour mobiliser, par exemple, les outils qui vont permettre de réduire les freins à l emploi et accompagner les jeunes adultes ans privés d emploi. Mais l un des plus grands chantiers est celui de l habitat. Dans tous ces quartiers, la population demande que des travaux soient réalisés sur le bâti existant pour améliorer notamment l isolation phonique et thermique. Le message sera suivi d effets puisqu aux Pareuses, Habitat 25 va rénover 160 logements d ici Du côté des Longs-Traits/C.R.L., Néolia va réhabiliter dès cette année 4 bâtiments, et Habitat 25 prévoit d intervenir sur 115 logements situés rues du Lycée et Rouget-de-Lisle. Enfin, les deux dernières tours du quartier Berlioz devraient disparaître d ici 10 à 15 ans. Ce Contrat de Ville (et la gestion multipartenariale qu il induit) va permettre de déconcentrer ce qui a été concentré pendant des années remarque le maire Patrick Genre, lucide sur la situation. Il sait que c est un leurre de croire qu en améliorant l habitat les problèmes sociaux disparaissent. D où l importance à ses yeux de ne pas négliger le volet social. Le travail autour de la cohésion sociale est sans doute le plus compliqué. C est lui qui va mobiliser le plus d acteurs. On joue sur l humain, le comportemental. Autant c est facile de regarder l état d un logement et de décider d engager des travaux, autant il est compliqué de juger de l évolution de comportements. Ce n est pas le tout d investir, mais il faut être capable de vivre ensemble, et cela ne se décrète pas. Nous ne sommes pas dans une logique de service aux habitants, mais de construction de l action avec les habitants explique Patrick Genre. Le chantier de la cohésion sociale s annonce comme un des plus denses du contrat de ville. Il se décline en multiples points pour Le ChifFre en euros le coût annuel moyen d un C est élève d école maternelle pour la Ville de Pontarlier. Ce coût a été obtenu par la Ville en divisant la somme des dépenses de fonctionnement des écoles publiques de la développer la réussite scolaire, pour mobiliser les acteurs culturels et sportifs sur les parcours éducatifs, pour augmenter le nombre de places sur les actions sociolinguistiques et l apprentissage de la langue, ou encore renforcer les réponses sur les conflits familiaux et les violences conjugales. L Éducation nationale est la colonne vertébrale de ce plan qui ne réussira qu à condition que les citoyens de ces quartiers s impliquent. On ne peut pas imaginer que toutes les réponses soient apportées par l action publique sans l implication des citoyens insiste Patrick Genre. Le maire a rappelé à juste titre que l image d opulence que renvoie le Haut- Doubs ne fait que ressortir de manière plus importante encore les inégalités. T.C ,85 commune par le nombre d élèves scolarisés dans ces écoles. La Ville de Pontarlier fait payer 224 euros par enfant de maternelle (169 euros pour un primaire) aux autres communes dont les parents habitant ces communes souhaitent scolariser cet enfant dans une école de Pontarlier. EN BREF Crazy Pink La prochaine édition de la course Crazy Pink Run pour la sensibilisation contre le cancer du sein aura lieu le mercredi 7 octobre prochain. Au regard de lʼaffluence, les inscriptions ne se feront que par Internet. Foot Les Jeunes Agriculteurs (J.A.) du Doubs reconduisent leur traditionnel tournoi de foot que se disputeront les différents échelons locaux de J.A. du Doubs. Ce tournoi aura lieu le vendredi 3 juillet au stade de foot de Lavans-Vuillafans dès 19 h 30. Buvette et sandwiches. Renseignements au Garantie constructeur 24 mois* - Véhicules de -60 mois et km points de contrôle A1 AMBI LUXE TFSI 185 S TRONIC km, 06/12, Sellerie cuir,gps, Clim automatique, Radar de recul, Xenons A3 SPORTBACK AMBITION TFSI km, 05/14, Clim automatique, Accoudoir, Xenons, Prépa Tél A3 AMBIENTE 1.6 TDI km, 08/14, Clim automatique, Régulateur, sellerie cuir/tissu, Prépa Tél A5 AMBI LUXE 2.0 TDI 170 QUATTRO km, 06/11, Sellerie cuir, GPS, Radar de recul, Xenons; Tél Q5 AVUS V6 3.0 TDI 245 QUATTRO S TRONIC km, 12/12, Sellerie cuir, GPS, Clim automatique, Radar de recul, Xenons SQ5 3.0 BITDI 313 QUATTRO km, 05/14, Sellerie cuir, GPS, Clim automatique, Radar de recul, Xenons Plus de 100 véhicules d occasion immédiatement disponibles chez votre partenaire Audi.fr, rubrique Occasions ESPACE 3000 PONTARLIER 25 Rue de la Liberation - Tél
14 14 La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 PONTARLIER FORÊT Cet arboretum a été réalisé en 1990 sous la municipalité Lagier dans les communaux boisés situés au-dessus du camping. Il abrite un parcours sportif et un sentier botanique agrémenté de bancs et d aire de pique-nique. Le chemin serpente sur le contrefort du Larmont. C est aussi le support d un circuit de randonnée qui grimpe jusqu au Grand Taureau en passant par la grange Ferry. L arboretum proprement dit comporte tout une série de bornes botaniques qui présentent les espèces d arbres et d arbustes d ici et d ailleurs. En 25 ans, le site a subi pas mal de dégradations avec notamment des bornes arrachées assez régulièrement expose Gaston Droz-Vincent, l adjoint à la forêt. Le chalet situé à mi-pente avec ses équipements de barbecue a tout pour plaire aux amateurs de pique-niques champêtres. On déplore bien sûr certains abus et surtout beaucoup de déchets laissés sur place sans scrupule. Cet espace de pré-bois ne fait pas partie des hectares de bois communaux soumis au régime forestier et donc géré par l O.N.F. L entretien de l arboretum faisait l objet d une convention particulière. Aujourd hui, c est la ville qui s en occupe. On sollicite des associations ou des structures d insertion pour effectuer des opérations de débroussaillage comme c est le cas actuellement. Gaston Droz- Vincent en con- Fermeture du paysage L arboretum du Toulombief sous le coup d une éclaircie Faute d une pression de pâturage suffisante, la végétation commence à reprendre ses droits le long de ce sentier aménagé sur les pentes du Larmont. Procéder à quelques coupes. vient, certains arbres ont pris du volume et bouchent aujourd hui la vue sur la ville et toute la plaine de l Arlier. Tôt ou tard, il sera nécessaire de procéder à quelques coupes pour que le milieu ne se referme pas. Se pose aussi la L arboretum avait été inauguré en 1990 quand Yves Lagier était aux commandes de la Ville. On souhaite éclaircir cet espace en abattant les arbres qui bouchent la vue, indique Gaston Droz-Vincent, l adjoint à la forêt, en montrant des résineux sans grande valeur mais de belle ampleur. question d un manque d animaux mis en pâture dans ces champs. Du coup, la végétation arbustive se propage sans la menace de la dent du bétail. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la Ville de Pontarlier peine à trouver des agriculteurs prêts à mettre des bêtes sur certains communaux. L enfrichement pointe ici ou là. C est aussi le cas du côté de la Chapelle de l Espérance. F.C. L humeur Guéguerre Carton jaune au nouveau président du syndicat mixte du Mont d Or Philippe Alpy. Non content d avoir gagné en mars dernier son combat aux élections départementales contre le maire de Métabief Gérard Dèque, le nouveau conseiller départemental Alpy porté à la présidence du syndicat mixte du Mont d Or n a rien trouvé de mieux à faire à l occasion de la réunion dudit syndicat de proposer une obscure 4 ème vice-présidence à M. Dèque alors que Métabief est la principale pourvoyeuse de fonds public au syndicat. Une forme de petite vengeance entre amis, guéguerre politicienne de bas niveau qu on voudrait voir définitivement bannie de la vie politique locale. Le pire, c est que M. Alpy n a même pas eu le cran d assumer bien longtemps sa prise de position. Face à la fronde de Gérard Dèque, le nouveau président du syndicat mixte est revenu sur sa méprise et a accepté quelques minutes plus tard de confier, en toute logique, la première vice-présidence au maire de Métabief. Fléau national, la chalarose ou maladie de dessèchement des pousses du frêne n épargne pas l arboretum du Toulombief. Le chalet de pique-nique à mi-pente attire souvent les amateurs de barbecue champêtre. Les aires dédiées à la présentation des espèces végétales mériteraient aussi un bon débroussaillage.
15 PONTARLIER ET ENVIRONS La Presse Pontissalienne n Juillet DOUBS Projets La commune de Doubs fait du business Doubs a vendu 4 hectares de terrain à des promoteurs qui construisent 90 maisons, cède le terrain de foot stabilisé transformé en pôle médical et pavillonnaire, rase sa mairie pour recentrer ses services, lance la création de pistes cyclables. Des investissements de taille, sans augmentation d impôts. Marre de cette étiquette qui lui colle à la peau. Doubs, commune collée à Pontarlier, n est pas riche grâce uniquement à la zone commerciale. On ne crache pas dans la soupe mais la taxe professionnelle est rétrocédée au Grand Pontarlier. On n est pas riches : on fait du business corrige d entrée le maire dont la commune change de visage presque à vue d œil. Maire bâtisseur Régis Marceau? Oui. Et il assume. Cette année, 2,4 millions d euros seront investis par cette commune passée de habitants en 2008 à en En 2016, ce sont euros d économie en fonctionnement. 2,1 millions d euros puis 1,8 million en 2017 qui seront injectés dans l économie locale pour la qualité de vie des habitants. Le budget 2015 est ambitieux, admet l édile, chef d entreprise dans la vie de tous les jours. Et cela sans augmentation de l impôt : On est à 0 % d augmentation cette année. On le restera jusqu à la fin du mandat promet-il. La dette par habitant était de 307 euros en 2008, de 304 euros en 2015 et descendra à 258 euros en Avec en prime la rénovation de l école, du centrebourg, de la Maison pour Tous, la création d une nouvelle mairie avec bureau de Poste, le développement de pistes cyclables, la restructuration complète de l assainissement, de l éclairage public, la création d un terrain de foot synthétique, la réfection des rues À l heure où les élus dénoncent les coupes budgétaires, Régis Marceau, sans donner de leçon, explique la méthode. Nous avons établi un schéma directeur dont l objectif était de répondre à cette question : Que voulons-nous que Doubs devienne entre 2008 et 2020? Encore fallait-il les moyens financiers : Pour ce projet , on s appuie sur le foncier avec les terrains que nous vendons, ou ceux que l on achète et que nous revendrons. On s appuie aussi sur l augmentation de la fiscalité grâce à l arrivée de population. La commune a la chance d être idéalement positionnée géographiquement. Elle n a donc pas mis longtemps à vendre 4 hectares de terrains communaux à un consortium d entreprises. 90 maisons en éco-quartier seront construites et Régis Marceau, maire de Doubs, se tient au schéma directeur pour développer sa commune. vendues dont une partie 20 % moins cher que le prix du marché dit le maire. Le chantier démarre. Cette initiative communale portée par le privé rapporte 1 million d euros. On peut ainsi refaire notre centre-bourg. Et l on récupérera environ euros de fiscalité par an avec les nouveaux habitants dit le premier magistrat. Autre projet d envergure : le lotissement Le Méridien qui sortira de terre sur l ancien terrain stabilisé. On a investi dans un terrain synthétique pour libérer cet espace que l on vend. C est moins d entretien, moins d éclairage à payer pour la commune, un vestiaire supprimé. On économise euros par an. En lieu et place, une maison Âge et vies (pour personnes âgées) et un pôle médical sortiront de terre. La pharmacie, en attente de la décision de l Agence régionale de santé, pourrait déménager là-bas, dans ce qui serait le pôle médical du village. 7 parcelles sont en vente pour y construire des habitations. Le conseil municipal initie les idées, les privés font. Nous n aurions pas les moyens humains pour faire avec seulement 4 salariés pointe Régis Marceau. Le regroupement des services de la mairie dans l ancienne Maison pour Tous permettra d économiser chauffage et éclairage : C est environ euros de frais de fonctionnement du patrimoine qui seront économisés annonce la mairie. Pragmatique. Doubs, ou la méthode de l entreprise contre la crise. Reste à ne pas dilapider le patrimoine communal. E.Ch. EN BREF Concerts Pierre Vieille-Cessay, violoncelliste professionnel, originaire de Franche- Comté organise depuis 8 ans un stage de violoncelle fin août aux Grangettes. Il donnera aussi des concerts : jeudi 9 juillet à 20 h 30, récital de violoncelle à lʼéglise Saint- Bénigne de Pontarlier (œuvres de Bach, Reger, Telemann) et mardi 28 juillet à 20 h 30, récital violonvioloncelle à lʼéglise Sainte-Madeleine de Montperreux (œuvres de Bach, Haendel, Mozart). Archéologie Jeudi 9 juillet au musée de Pontarlier, atelier Fabrique ta flèche préhistorique de 9 h 30 à 11 h 30. Pour les enfants de 7 à 12 ans. Gratuit, sur réservation au Église La Nuit des Églises 2015 a lieu samedi 4 juillet. La Commission Art et Foi de la Paroisse du Pays de Pontarlier animera cette soirée de 20 h à 22 h en proposant un circuit de découverte de lʼéglise Saint-Bénigne avec des pauses musicales et poétiques. Cette soirée (gratuite) sʼadresse à tous sans exclusivité puisque cette église qui est, pour les chrétiens un lieu et un témoignage millénaire de foi, est aussi un élément primordial du patrimoine pontissalien qui pourra être découvert ou redécouvert à cette occasion. Rens. :
16 16 PONTARLIER ET ENVIRONS La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 PATRIMOINE Le secteur fortifié du Jura Dans la crainte d une invasion On recense 18 casemates ou blockhaus autour de Pontarlier. Orientés pour se protéger d une attaque par la Suisse, ces ouvrages n ont pas livré combat à l exception du petit blockhaus de Beauregard où trois soldats français furent tués. Histoire. allemande par la Suisse Construit en novembre 1939, le petit blockhaus de Beauregard contrôlait l accès du carrefour formé par les routes de Remoray-Saint- Point et Vaux-et-Chantegrue-les Granges-Sainte- Marie. Trois soldats ont trouvé la mort dans ce petit blockhaus lors des combats contre les Allemands le 17 juin Une plaque commémorative a été inaugurée et posée sur cet ouvrage le 8 mai Le blockhaus près du hameau des Brenets sert aujourd hui d abri pour le bétail. On recense 6 blockhaus sur les territoires de Remoray et Labergement. La casemate des Martines est identique à celle de la Grange de Lac. Le Jura faisait un peu figure de parent pauvre entre la ligne Maginot au nord et à l est et les forts alpins au sud. La neutralité de la Suisse justifiait ainsi la faiblesse des fortifications sur les montagnes jurassiennes dans la ligne de défense mise en place à partir de 1925 face à l Allemagne. Avec l arrivée de Hitler au pouvoir en 1933, la menace se précise. Les constructions se multiplient le long des frontières allemandes et italiennes. La montée du nazisme et de la puissance militaire allemande finissent par remettre en cause la neutralité de la Suisse. Décision est finalement prise de renforcer ce qui va devenir le secteur fortifié du Jura qui s étend entre Belfort et les Alpes. Ce réflexe protecteur va générer la construction de 88 casemates et blockhaus face à la frontière helvétique. On en dénombre 18 autour de Pontarlier, explique Dominique Marandin, auteur d un article sur les bunkers de Remoray- Labergement paru dans la revue Racines en juillet La plupart de ces ouvrages seront construits en par les sapeurs du 10ème régiment du génie stationné à Besançon. Deux secteurs seront particulièrement dotés en bunkers : la montagne du Larmont entre La Cluse et Les Verrières et le secteur de Remoray-l Abbaye. Le secteur fortifié du Jura s appuiera bien sûr sur les ouvrages existants comme le château de Joux, les forts Catinat, Mahler ou encore le fort Saint-Antoine. Ces constructions se feront parfois dans la précipitation. Les anciens à La Cluse ou à Remoray rapportaient que les soldats bâtisseurs travaillaient nuit et jour sur ces chantiers. Des efforts qui s avéreront souvent vains car les troupes allemandes arriveront en juin 1940 dans le Jura par l ouest et le nord-ouest. Seul le petit blockhaus de Beauregard essuiera le feu de la mitraille ennemie. Les trois soldats français qui s y trouvaient seront tués le 17 juin lors de la bataille. 75 ans après la débâcle, les bunkers sont toujours là. Ils font aujourd hui partie du paysage. Beaucoup sont à l abandon. Certains servent d étable. D autres d abri à chauve-souris. L un deux à ouverture par le sommet a même été transformé en citerne pour le bétail. Construits à la hâte avec du mauvais béton, ils vieillissent assez mal. Certains comme celui de l Abbaye furent le théâtre de violents combats. De jeunes Français y laissèrent la vie pour défendre notre pays. Le blockhaus des Granges Tavernier au-dessus d Oye-et-Pallet. Ce bunker situé aux verrières est l un des derniers qui soient encore équipés d une cloche blindée pivotante appelée cloche de guet. Elle peut recevoir un fusilmitrailleur ou un canon de 25 mm. Bien camouflé dans le paysage, le blockhaus des Granges-Michel contrôle l accès par la Suisse.
17 PONTARLIER ET ENVIRONS La Presse Pontissalienne n Juillet SAINTE-COLOMBE 110 hectares Mise au vert aux Émailloches Sainte-Colombe a fait l acquisition en 1956 de la ferme des Émailloches mise à disposition des agriculteurs qui emploient un berger pour garder leurs génisses et vaches gestantes. Le site est placé sous la protection de Notre-Dame des Champs. Le temps suspend son vol en arrivant à la ferme des Émailloches perdue entre Bulle et Chapelle-d Huin. L endroit est placé sous bonne protection, en l occurrence celle de Notre-Dame des Champs qui veille à quelques lieues de la ferme. Cette statue faisait autrefois l objet d un pèlerinage, explique le berger, Roger Pontarlier qui a mis ses talents de bricoleur à contribution pour lui redonner une seconde jeunesse. Notre-Dame des Champs protégeait les récoltes contre la grêle. Ceci expliquant peut-être cette dévotion. Ancien agriculteur à Bulle, Roger Pontarlier alerte septuagénaire est employé par le syndicat pastoral de Sainte- 10 km de barrière. Colombe depuis 12 ans. Chaque matin, il vient compter les bêtes, vérifier leur état de santé et détecter si certaines sont en chaleur ou pas. Auquel cas, il y a lieu de prévenir l inséminateur. À lui aussi de gérer les trois citernes qui permettent La commune a acheté cette ferme et les 110 hectares qui vont avec en Ancien agriculteur à Bulle, Roger Pontarlier est le berger des Émailloches depuis 12 ans. d abreuver le troupeau. Cette année, il garde 144 têtes de bétail réparti en deux troupeaux avec des génisses et des vaches gestantes. Les vaches qui sont sur le point de vêler cherchent à s isoler. On remplace parfois les génisses par des vaches taries. Pour les quatre exploitations du syndicat, la ferme des Émailloches constitue une ressource herbagère providentielle. Il y a peu de communaux sur Sainte-Colombe. Sans les Émailloches, il y aurait peutêtre une ferme en moins, estime Dominique Javaux, le président du groupement. La commune a eu le nez fin en achetant ce beau domaine agricole de 110 hectares, à cheval entre les communes de Bulle et de Chapelle-d Huin. Avant la mise à l herbe, le berger et les agriculteurs viennent remettre en état les parcs. Cela représente quand même 10 km de barrière. Les bêtes arrivent début mai. Elles resteront aux loches jusqu en octobre. On continue à fêter l arrivée et le départ du troupeau, poursuit le berger qui prend aussi soin des abords de la ferme au demeurant plutôt accueillante.
18 18 LE DOSSIER La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 LES OFFICES DE TOURISME SONT-ILS ENCORE UTILES? Face à l évolution des supports d information, aux restrictions budgétaires, à la vive concurrence entre les destinations touristiques, les offices de tourisme du Haut-Doubs sont condamnés à travailler ensemble et sous une seule et même bannière. Facile à dire, beaucoup plus compliqué à concrétiser. Perspectives Le tourisme dans le Haut- Doubs, c est un peu comme pour l équipe de France de football, derrière chaque acteur se trouve un sélectionneur et une politique de développement touristique. En théorie, on est tous d accord pour créer un seul et unique office de destination Haut- Doubs. C est beaucoup plus laborieux quand il s agit de passer à l acte. Au moment même où localement élus et acteurs raisonnent encore Haut-Doubs forestier, les pros du marketing touristique plaident déjà et sans attendre pour un rapprochement avec le Haut- Doubs horloger. Pour s en convaincre, l échange entre Patrice Ruelle, consultant sur les problématiques touristiques et Didier Hernandez en charge du tourisme à la communauté de communes Mont d Or-Deux Lacs. Le regroupement de plusieurs offices me paraît tout à fait valable dans le temps. Je trouve prématuré de le faire tout de suite car on vient juste de terminer la démarche qualité. Il vaudrait mieux dans un premier temps essayer de s autoévaluer, indique le maire des Grangettes qui préside aussi le syndicat mixte des Deux Lacs en charge notamment de la réalisation du nouveau complexe de Malbuisson. Sur quoi, l expert Patrice Ruelle d argumenter : Vous êtes inscrit dans une compétitivité. Le Esprit de clocher Destination Haut-Doubs : tous unis dans la contradiction Si tous s accordent sur le bien-fondé d avoir un seul et unique office de tourisme à l échelle du Haut-Doubs, dans les faits rien ne bouge depuis quinze ans. Éléments d explication. plus dur, c est peut-être de changer un système de croyances par un système de faits. En clair, il ne faudrait pas trop traîner car les autres territoires ne se posent plus trop d états d âme. Si vous ne vous sentez pas encore prêts pour la fusion, optez pour une démarche de transition en adoptant un budget commun avec un office pilote. À partir de là, vous pourrez déterminer une commission inter-offices pour définir les actions et leurs financements. Patrice Ruelle rappelle qu en parlant du Haut-Doubs, il convient de distinguer le nom administratif de la destination touristique. Plus on s éloigne du point de départ, plus il est important d avoir une Il ne audrait pas trop traîner. identité cohérente. D autres questions devront sans doute être réglées au préalable. Faudra-t-il conserver quatre points d accueil sur le territoire Mont d Or- Deux Lacs? Beaucoup estiment sans trop l afficher qu il vaudrait mieux fermer celui des Hôpitaux-Neufs et pérenniser celui de Métabief dans des locaux dignes de ce nom. Autre sujet conflictuel, la place de la station de Métabief qui aurait plutôt tendance à assurer ellemême sa promotion en faisant fi de l office de tourisme Mont d Or-Deux Lacs. La création d un collectif associant les commerçants et le Département a mis le feu aux relations entre la station et l office. L arrivée de Philippe Alpy aux commandes de la station et la nomination de Pierre Simon à la tête du Comité départemental du Le beau cliché du Haut-Doubs touristique masque encore pas mal de divergences sur la manière de promouvoir ce territoire. Tourisme devraient permettre de renouer le dialogue et d instaurer une stratégie promotionnelle plus cohérente au service des uns et des autres. Le Conseil départemental va redéfinir une politique de développement touristique avec le C.D.T, notait Pierre Simon lors de l A.G. de l office de tourisme de Pontarlier. Des tentatives de fusion administrative avaient déjà été imaginées il y a quelques années avec l idée de former une seule communauté de communes sur le Haut-Doubs forestier. Le projet avait vite avorté faute de cohésion politique. Il ne reste plus qu à espérer que ce territoire soit aujourd hui suffisamment mature pour accomplir sa mutation touristique. F.C.
19 La Presse Pontissalienne n Juillet Expertise L a Presse Pontissalienne : Les offices de tourisme sont-ils tombés en désuétude? Patrice Ruelle : Heureusement non. Mais pour beaucoup, l office de tourisme fait référence à une vieille recette qu on se refile d un mandat à l autre sans rien changer dans les ingrédients. L.P.P. : Comment définiriez-vous cette recette? P.R. : L office de tourisme d hier est un espace d accueil ouvert toute l année en attendant un hypothétique visiteur. Il fait toujours dans l exhaustivité de l information sans jamais aller au fond des choses. Le superlatif est de rigueur. C est toujours le meilleur, le plus beau car il campe sur du moi, je. Dans le profil des administrateurs, on retrouve souvent des notables amoureux de leur terroir et très partisans. Cet office emploie une équipe de salariés occupés à tout faire, devant faire preuve de polyvalence, mais c est un poison. L.P.P. : Qu est-ce qui a fait évoluer ce tableau? P.R. : Depuis quelques années, la direction générale de la compétitivité, de l industrie et des services avec d autres organismes essaie d inverser la tendance. Cette dynamique a abouti à la promulgation de nouvelles lois en 2009 L effet meute L office de demain sera une agence de développement Patrice Ruelle, l ancien directeur de l office de tourisme de Besançon aujourd hui reconverti dans le consulting intervient partout en France au chevet d offices ou de groupements d offices qui ne correspondent plus aux attentes actuelles. Avis d expert. dont l impact a provoqué des mutations sans équivalences. On retiendra par exemple le classement sur les offices, adopté en L année suivante a été marquée par l instauration du préférentiel qualité nationale. Avec tous ces dispositifs, on peut parler d une vraie prise de conscience autour du besoin de moderniser l ensemble des structures touristiques, y compris les offices. À partir de là, on a aussi compris l intérêt d écouter le client. Dans ce métier, si un service n est pas consommé, il n a aucune raison d exister.toutes ces mesures ont permis d engager un grand virage à 90 degrés. Aujourd hui, les offices sont dans l obligation d aller vers de nouveaux positionnements au niveau des services, de l organisation, du recrutement, de la stratégie Il faut être à l écoute des attentes des clientèles, des collectivités pourvoyeuses de fonds et des socio-professionnels pour être en mesure de les accompagner, les aider, les conseiller. Sans oublier les habitants qui s investissent dans l activité des O.T. Le sociologue Jean Viard, spécialiste des loisirs et du tourisme, a coutume de dire : En France, il y a 64 millions d habitants et autant d accueillants. Il y a aussi une interaction à trouver entre les élus et les techniciens. L un ne va pas sans l autre. L.P.P. : Attendre ne sert plus à rien donc? P.R. : Tout à fait, on est entré dans l ère de l accueil hors les murs. Aujourd hui, seulement 10 % des visiteurs passent dans les O.T. La démarche s applique déjà à l amont dans l organisation de l accueil avec les collectivités et les socio-professionnels. Elle se poursuit durant le séjour. Pour ce faire, on peut fabriquer des outils de communication adaptés, lisibles, accessibles et facilement transportables. On peut tout imaginer : vieux bus, caravanes, scooters L.P.P. : On entend souvent parler de tourisme quatre saisons. Que pensez-vous du concept? P.R. : La multi-saisonnalité n existe pas. Cela supposerait que les gens soient aussi disponibles toute l année. Un seul type de territoire est éligible à la multi-saisonnalité : le territoire urbain. Hors la ville, mieux vaut ne pas raisonner sur les 4 saisons mais aux ailes des saisons. L.P.P. : Autre concept dans l air du temps : la mutualisation. P.R. : La mutualisation ouvre encore de belles marges de progrès. Un petit office avec un seul salarié a tout intérêt à mutualiser sinon il peut vite se retrouver isolé. L agent va perdre en efficacité car il ne sera plus en situation d apprentissage. Pour évoluer, il faut de la confrontation, de l émulation. On évolue aussi quand on est en situation d imprégnation ou par mimétisme. Pour pallier ce manque d échange direct, on peut agrandir l équipe ou fonctionner en réseau sous réserve de formaliser les échanges. C est une vraie ritualisation. Toute la gestion de l économie touristique risque d évoluer avec la loi N.O.T.R.E. Il faudra 64 millions d habitants et autant d accueillants. peut-être repenser de A à Z le bloc compétence tourisme. L.P.P. : La promotion constitue encore le talon d Achille des O.T. Comment surmonter cet obstacle? P.R. : En pratiquant par exemple l effet meute. Pour illustrer cette stratégie, on compare souvent l économie française et allemande. La technique consiste à former un groupement d acteurs prêt à se fédérer pour Dans ce métier, si un service n est pas consommé, il n a aucune raison d exister, explique Patrice Ruelle qui exploite le cabinet Belvédère Conseil basé à Tarcenay. attaquer un marché en partageant les risques et les dividendes de façon équitable. En Franche-Comté, on peut citer l exemple de la filière comté. Cela implique une organisation, une confiance mutuelle et surtout de la solidarité. L.P.P. : Quelle est la taille la plus pertinente d un O.T.? P.R. : Il n y a pas de réponse mathématique. Il faut se poser la question : qu est-ce qui nous unit tous? C est pour cela que la marque Montagnes du Jura a bien fonctionné. L office pertinent doit englober toute l offre d un territoire. Si localement on distingue deux Haut-Doubs, de l extérieur, il n y a qu une seule entité. Les gens doivent faire preuve d intelligence. L.P.P. : Pour vous, c est quoi l office du futur? P.R. : Une structure qui ressemble plus à une agence de développement. Si avant, l office était avant tout tourné vers l accueil, demain il sera en capacité d observer, d enquêter à l amont sur les besoins. À partir de là, il pourra développer des produits, accompagner les socio-professionnels pour mettre en adéquation les attentes des uns et les compétences des autres. Propos recueillis par F.C. Pays sauget On a une équipe soudée. On se sent bien entouré. Je pense qu on pourra faire de belles choses, estime Roland Vernier, le président de l office. Après 22 ans d engagement au sein de l association où il s occupait notamment de la grande soirée fondue, il a accepté de succéder à Christian Granié alors maire des Alliés. Sitôt installé dans sa nouvelle fonction, Roland Vernier a proposé aux bénévoles de s initier au fonctionnement de l office. Les séances étaient animées par Jérôme Binétruy, l agent d accueil salarié de l office. S il vient à s absenter pour une raison ou une autre, on pourra le remplacer provisoirement. Titulaire d un B.T.S. tourisme complété d un cursus de guide-conférencier, Jérôme Binétruy officie depuis 5 ans à Montbenoît. Un emploi à temps Un petit office On se maintient grâce à l abbaye À l office de tourisme de Montbenoît, on pallie le manque de moyens par la solidarité tout en profitant d un bel emplacement au pied de la seule abbaye du Haut-Doubs visiteurs en direct. plein avec le renfort d un saisonnier l été. La polyvalence est de mise entre l accueil, l information touristique, la vente des billets de visite à l abbaye, la gestion des réservations pour les arrêts à la douane de la République du Saugeais. On reçoit chaque année visiteurs en direct et via le site Internet. Le volet renseignement englobe aussi près de contacts téléphoniques. On nous sollicite de moins en moins sur des questions d hébergement ou de réservation. 45 % des demandes sont en lien avec l abbaye, détaille le responsable de l office. La proximité du monument est un atout qui rapporte aussi quelques subsides à l office. Lequel en assurant la vente des billets au profit des Amis de l abbaye récupère un tiers des recettes On se maintient grâce à l abbaye, confie le président en référence à la stabilité de fréquentation et aux recettes de l office. L association est soutenue principalement par la communauté de communes du canton de Montbenoît. Elle reçoit aussi des aides du Conseil départemental. Les cotisations des 80 adhérents représentent environ 10 % des recettes. Jérôme Binétruy assure aussi toute la gestion administrative. Soit Roland Vernier, ici avec Jérôme Binétruy le salarié de l office, a pris la présidence de l association au printemps dernier. un temps de travail supérieur au poste d accueil-information. On a peu de temps et de moyens à consacrer à la promotion du territoire sauget, regrette le président en pointant ainsi du doigt le défaut de la cuirasse. La République du Saugeais et l abbaye de Montbenoît attirent quelques curieux et passionnés personnes visitent chaque année ce monument contre qui vont découvrir le tuyé du Papy Gaby à Gilley. L office de Montbenoît a tout à gagner d une mutualisation des moyens de promotion touristique au niveau du Haut-Doubs. On est déjà dans cette logique sur le plan des supports papier. On va bientôt se greffer sur le portail Internet Destination Haut-Doubs. Ce sera un plus indéniable, espère Roland Vernier sans renier la proximité et la solidarité qui font aussi la force des petites structures. F.C.
20 20 LE DOSSIER Pontarlier La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 Retour des socio-professionnels Coup de jeune pour un nouvel élan touristique NOS MAISONS VOUS RESSEMBLENT Accompagnement personnalisé projet sur-mesure réalisation d extension Vous avez un projet, nous avons la solution! L élection de Grégory Jan à la présidence de l office de tourisme de Pontarlier marque la volonté de recentrer l office sur ses missions fondamentales, notamment la promotion du territoire et le travail avec les acteurs locaux. La dernière assemblée générale de l office de tourisme de Pontarlier est marquée par le réveil des socio-professionnels. Quatre d entre d eux entrent au bureau de l association qui comprend huit membres. À savoir Jean-Philippe Sirvent, hôtelier-restaurateur, Émilie Guillot, restauratrice, Fanny Pecclet, restauratrice et Pierre Guy, distillateur. Le renouvellement s applique aussi à la présidence avec l élection de La stratégie de l office doit être en cohérence avec celle de Pontarlier, de la communauté de communes, du C.D.T., du C.R.T., explique Grégory Jan, le nouveau président de l O.T. de Pontarlier. Grégory Jan qui succède à Gilbert Pourcelot désormais 3 ème vice-président. On a aussi créé une commission réservée aux socio-professionnels qui ne sont pas toujours disponibles aux horaires de réunion habituels mais qui ont plein de choses à apporter car au contact direct avec les touristes, complète le nouveau président. Cette volonté de s impliquer davantage dans la dynamique touristique locale ne relève pas du hasard. C est plutôt la conséquence d une remise en cause engagée au printemps D un commun accord, les élus de la communauté de communes du Grand Pontarlier et les dirigeants de l office ont choisi de faire appel au dispositif local d accompagnement. L objectif étant de redéfinir le projet associatif de l office de Pontarlier pour qu il joue pleinement son rôle dans le développement de l économie touristique en intégrant les attentes des visiteurs et les nouveaux outils de communication et de promotion. Un état des lieux a été réalisé par la structure d aide Doubs Initiatives. Ce diagnostic a abouti à la rédaction d un cahier des charges. Pour mener ce travail, on a été accompagné par le cabinet Belvédère Conseil, indique Élisabeth Contejean, la directrice de l office. Ce travail a permis de faire le point sur les forces et faiblesses de l association. Premier constat : un déséquilibre dans l organisation. 54 % du temps de travail est focalisé sur l accueil et l information. Ces missions sont hypertrophiées. Cela se fait au détriment de la promotion et de la fédération des acteurs locaux. Ce n est pas une question de moyens financiers mais de ventilation du temps de travail, poursuit Grégory Jan. Le 1 Chemin de la zone ORCHAMPS VENNES TEL : La réforme est en marche. fossé s accentue aussi par le fait que l office assure des services comme la billetterie pour les spectacles ou la vente de vignettes suisses qui l écartent de ses fondamentaux. L audit a mis en évidence des points positifs, notamment au niveau de la mutualisation des moyens d édition et de communication avec les autres offices du Haut- Doubs. On peut mentionner la qualité du site portail Destination Haut-Doubs qui avait été récompensé aux trophées de la communication. Ces actions communes s appliquent aussi à la vente de produits, à l harmonisation des cotisations, à l édition d un document de présentation trilingue La réforme est en marche. À défaut d avoir les moyens d embaucher, des ajustements d horaires ont été instaurés avec des fermetures méridiennes de l office. En confiant à la communauté de communes la gestion de sa collection d armes anciennes, l office se recentre aussi sur sa raison d être. Le nombre d adhérents progresse. Il s établit à 221 en 2014 contre 210 en Il s agit surtout de socioprofessionnels : hôteliers, restaurateurs, hébergeurs. Travailler plus avec les acteurs locaux offre la possibilité de mettre en place une stratégie territoriale d accueil. Cela facilite la qualification de l offre et accélère la professionnalisation. Cette volonté d aller de l avant rassure aussi les financeurs. En premier lieu la communauté de communes du L office de Pontarlier connecté au réseau d écrans Lʼoffice de Pontarlier sʼest investi au sein de la fédération régionale des O.T.S.I. dans le cadre dʼun projet numérique qui consiste à créer un réseau dʼécrans dans les offices puis chez les professionnels. On a déposé un dossier à la Région dans le cadre dʼun appel à projets sur lʼinnovation touristique. Le projet a été retenu. On va pouvoir utiliser cette plateforme pour diffuser de lʼinformation sur les écrans. Cet outil va être installé dans une dizaine dʼoffices dont celui de Pontarlier avant de se généraliser à lʼensemble de la Franche- Comté. Montant de lʼopération : euros. Grand Pontarlier qui apporte 65 % des fonds, soit près de euros. De loin, le principal contributeur. La collectivité confirmera son soutien à plus ou moins quelques milliers d euros, a annoncé lors de l assemblée générale Patrick Genre qui souhaite conventionner cette aide sur plusieurs années. F.C. Exemple Record de fréquentation Château de Joux : un emplacement à forte valeur promotionnelle Plusieurs collectivités et structures participent à la promotion de ce haut lieu touristique qui sait aussi très bien s auto-promouvoir visiteurs ont franchi les portes de Joux en L été pluvieux a sans doute contribué à ce record. Mais pas que. La promotion du fort repose sur des partenariats. En premier lieu celui établi avec l office de tourisme de Pontarlier missionné pour diffuser les supports de communication relatifs au monument. On travaille aussi avec le C.R.T. qui intervient à l international, notamment Suisse, Allemagne, Belgique Le C.D.T. agit à l échelle nationale, explique René Émilli en charge du tourisme à la communauté de communes du Grand Pontarlier. Le château de Joux fait aussi partie de Franche-Comté Évasion qui regroupe onze sites majeurs Une formidable affiche publicitaire. dans la région. À ne pas oublier aussi que c est une des étapes de la route des abolitions de l esclavage.autant de réseaux qui participent au rayonnement du fort de Joux. Parallèlement, la communauté de communes propriétaire des lieux consacre 4 % de son budget communication au château, soit euros dans le financement de plaquettes, flyers, spots radio, encarts publicitaires. On mène aussi des actions en direction des autocaristes, des comités d entreprises et des écoles situées sur la C.C.G.P. Perché sur son nid d aigle audessus de la R.N. 57, le fort de Joux est par lui-même une formidable affiche publicitaire. Il offre de quoi occuper le regard Le fort de Joux a reçu plus de visiteurs en 2014 (photo C.C.L.). des automobilistes pris dans les bouchons. Ce qui, trêve de plaisanterie, pose le problème de l accès et surtout de la sortie aux heures de pointe. C est un vrai sujet de préoccupation, souligne l élu. La qualité des visites, les multiples animations et événements qui s y déroulent alimentent l attractivité du monument. Tout commence à la commémoration de la mort de Toussaint Louverture le 7 avril. Une centaine de personnes viennent partager ce temps de recueillement. C est autant d ambassadeurs du château. La communauté de communes propose aussi des formules pour faire revenir les visiteurs. Exemple avec le ticket d entrée aux spectacles du C.A.H.D. qui donne droit à une visite dans l année en cours. Le château n est pas le seul site touristique du Haut-Doubs. C est un parmi d autres. On doit absolument raisonner et travailler sur la destination Haut-Doubs. F.C.
21 LE DOSSIER La Presse Pontissalienne n Juillet DOSSIER Vallée du Drugeon Stratégie L accueil au plus près des tourbières À la communauté de communes Frasne-Drugeon (C.F.D.), on a eu l idée de coupler la médiathèque avec le Point I et d ouvrir un accueil temporaire à l entrée des tourbières en période estivale. Pour valoriser ses potentialités touristiques axées essentiellement autour du tourisme nature, la communauté de communes de Frasne-Drugeon travaille en étroite collaboration avec l office de Pontarlier. On est adhérent, confirme Gérard Paulin, l élu responsable du tourisme. Les informations et animations touristiques sur le territoire de la C.F.D. figurent ainsi dans l agenda du site portail Destination Haut-Doubs. Inversement, les touristes de passage au point I de Frasne ont accès à toute l offre touristique du Haut-Doubs. Gérard Paulin parle d un partenariat intelligent. La C.F.D. a mutualisé deux services en un en créant une médiathèque qui sert aussi de Point I. L agent d accueil formé par l office de Pontarlier assure une double fonction. Le Point I ouvre toute l année alors qu auparavant il fonctionnait seulement en été. En aménageant un grand parking à l entrée des tourbières, la collectivité a également investi dans un chalet d accueil pour être au plus près des touristes. Les tourbières de Frasne attirent près de visiteurs par an. Conséquences : on enregistre près de contacts au chalet des Tourbières contre une centaine au Point I. Lequel assu- On ne peut plus se développer tout seul. on a besoin de travailler en réseau, avec les professionnels, estime Gérard Paulin, l élu en charge du tourisme à la C.F.D. Le chalet d accueil est installé à l entrée des tourbières, au plus près des visiteurs. re plutôt l accueil téléphonique et gère les inscriptions aux visites. Cette formule donnant satisfaction, décision a été prise d élargir les permanences au chalet d accueil qui sera ouvert du mardi au samedi, de 10 heures à 12 heures et de 16 heures à 18 heures Un stagiaire en formation de guide nature a été recruté à cet effet. Le point I sera accessible tous les jours du lundi au samedi midi. La communauté de communes a entrepris un vaste chantier de rénovation de circuits et sites touristiques. Ce travail est mené en collaboration avec les professionnels de la randonnée pour répondre aux exigences du label P.D.I.P.R. Un nouveau sentier thématique vient d être inauguré autour de Un partenariat intelligent. l étang de La Rivière-Drugeon. On a aussi rénové le sentier du berger à Vaux-et- Chantegrue. On trouve aussi dans cette commune un parcours d orientation avec différents niveaux de difficulté. Le chantier du lac de Bouverans sera lancé cet automne. Cette opération consiste à réaliser un parking près de la chapelle Notre- Dame-du-Lac, un chemin d accès au lac et tout un aménagement de découverte sur la rive côté voie ferrée. Coût du projet : euros avec 80 % de subvention du Département car le site fait partie des Espaces naturels Sensibles. Pour les sentiers de Vaux et La Rivière, on touche 70 % d aides de l Europe, de la Région et du Département. Au global, il restera euros à la solde de la C.F.D., conclut Gérard Paulin. Publi-information Le Chat Gris met le couvert La dernière attraction du parc de loisir Métabief Aventures prend la forme d un bar-restaurant baptisé Le Chat Gris. L occasion de savourer des spécialités locales dans un cadre sympathique. L arboland comprend des parcours dans les arbres pour les petits, les moyens et les grands (photo Sam Peridy). Innover, c est durer. En créant en 2002 le parc de loisirs Métabief Aventures, Sylvain Monciaud a vite compris que l engouement autour des accrobranches, comme tous les phénomènes de mode, allait finir par se stabiliser et qu il lui faudrait trouver d autres activités pour développer son affaire. L offre s est étoffée au fil du temps avec du tir à l arc, des structures gonflables, des glissades en bouée, une chasse au trésor sur le thème fauneflore De quoi occuper et retenir toute une petite famille. De quoi aussi fournir du travail à une douzaine de salariés. Grâce à ces investissements, Métabief Aventures ne souffre pas de la crise et affichait même un chiffre d affaires en progression sur Plutôt rare. On est arrivé aujourd hui à un niveau de fréquentation où il fallait proposer une structure de restauration à la clientèle, explique le chef d entreprise. Métabief Aventures disposait jusqu à Cuisine de terroir, simple mais de qualité. présent d une aire de pique-nique. Cet équipement restera d actualité avec le nouveau restaurant. Pas question pour Sylvain Monciaud de le supprimer. On a aménagé une aire de piquenique à cet effet. Comme on veut rester un site populaire et familial, on se doit aussi d être accessible. Clin d œil au surnom des habitants de Métabief, Le Chat Gris a fait l objet d une construction en bois. Ce bar-restaurant dispose d une capacité de 45 couverts à l intérieur et autant en terrasse. Avec une équipe de 6 personnes, le chef, Nicolas Bertoncini, confectionne des entrées de saison, des viandes ou poissons à la plancha et toute une série de spécialités à la mode jurassienne : salaisons, fromages, croûte forestière, fondue On propose une cuisine de terroir, simple mais de qualité. Ce souci se retrouve aussi dans le menu des p tits bouts qui fait la part belle aux produits locaux. Le Chat Gris sera ouvert tous les jours midi et soir sauf lors des périodes de fermeture annuelle du parc de loisirs. Sylvain Monciaud ne vise pas seulement la clientèle du parc loisirs mais souhaite attirer aussi les locaux dans son établissement. Le Chat Gris entre dans la famille des personnages du sentier des contes qui effectue la liaison entre la station et Métabief Aventures. Depuis cet été, le site dispose d un nouveau chalet d accueil qui abrite également une salle Métabief Aventures surfe sur l innovation pour rester attractif. Cet été est marqué par l ouverture du bar-restaurant Le Chat Gris. pour les groupes, la boutique et les bureaux. Plus qu un parc, c est un vrai village loisirs qui prend forme à deux pas de la station. Avenue des Crêts METABIEF Tél. +33 (0) [email protected] En 2009, le parc de loisirs a investi dans les bouées glissantes.
22 22 LE DOSSIER LEDOSSIER La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 G Mont d Or-Deux Lacs Un budget de euros En route vers la première catégorie Véritable laboratoire de mutualisation, l office de tourisme Mont d Or-Deux Lacs porte encore en lui des contradictions mais aussi beaucoup d espoir. Il lui revient de viser l excellence pour valoriser le plus beau potentiel touristique du département. Gros challenge. atrice Ruelle, l expert en économie touristique, en convient lui-même, Mont d Or-Deux Lacs se distingue par une qualité de paysage largement au-dessus de la moyenne. C est un grand jardin qui a tout pour séduire. Ce territoire permet aussi à celui y passe ses vacances de faire des sauts de puce vers la Suisse, Pontarlier, Besançon. Les offices de tourisme des Fourgs, des HôpitauxNeufs et de Malbuisson n en forment plus qu un depuis déjà bien des années. Au cœur de ce territoire, on trouve le plus gros moteur touristique du HautDoubs, à savoir la station de Métabief. Un avantage qui n est pas sans inconvénient. La station est bien le fer de lance de l économie touristique mais il ne faut pas oublier que le territoire du Haut-Doubs a d autres atouts : le ski P nordique, les lacs, la randonnée, la Suisse toute proche, indique Michel Mantez, le président de l office de tourisme Mont d Or-Deux Lacs. Lequel office qui après avoir perdu son classement a retrouvé une nouvelle dynamique. Ce qui lui vaut d être aujourd hui en seconde catégorie. On a engagé la procédure pour entrer en première catégorie. C est une nécessité pour Surtout que Métabief reste claspas sée Station de Montagne. manquer Si l O.T. n a pas ce classement, la station perd le train. son label. L office de tourisme s est amélioré sur tous les points. Patrice Ruelle complète son diagnostic. L ensemble des mis- L office de tourisme Mont d Or-Deux Lacs a accueilli visiteurs en G Marketing sions régaliennes sont bien respectées : accueil, information, promotion tout comme la fédération des acteurs locaux. Cet office s est engagé dans une vraie démarche qualité qui s appuie sur un plan marketing. On note aussi la volonté de fonctionner en sous-marques comme Montagnes du Jura. L office de Mont d Or-Deux Lacs n a pas attendu qu on en parle pour se lancer dans la mutualisation des informations et des supports avec les offices voisins, notamment Pontarlier. L an dernier, personnes ont été accueillies sur les quatre sites de l office en incluant le point info de Métabief ouvert en été et en hiver. Beaucoup s interrogent d ailleurs sur l intérêt de maintenir l office des HôpitauxNeufs beaucoup moins fréquenté que le point d accueil de Métabief. Si la logique d un office est d être au plus près des flux touristiques, le choix est vite fait. Mais supposerait l unanimité politique et des locaux dignes de ce nom à Métabief. Comme partout la recherche d efficacité est aujourd hui de mise dans le fonctionnement. Inutile d ouvrir tous les bureaux en permanence. Sur Malbuisson, Les Fourgs ou Les Hôpitaux, on ferme l accueil certains jours faute de fréquentation ou pour effectuer d autres missions en lien avec la promotion ou la mise en place d actions avec les acteurs locaux. Aujourd hui, l un des freins au développement de l office Mont d Or-Deux Lacs réside selon Patrice Ruelle au niveau du poste de direction tenu à mi-temps par Élisabeth Contejean également à la tête de l office de Pontarlier. Il faudrait un responsable à temps plein. L avenir touristique de ce territoire s inscrit aussi dans la perspective d un office de destination ancré a out Ouvert t l été 8, rue des Champs Chapelle d Huin Produits régionaux E Du lundi au vendredi 8h30-12h / 13h30-18h fermé le mercredi après midi Samedi 10h30-12h / 17h30-19h Dimanche 10h30-12h Maison de la Réserve : le calme plat n 2014, la structure axée sur la découverte de la nature jurassienne a accueilli visiteurs. On arrive à visiteurs toutes animations confondues, complète le directeur Laurent Beschet. On est loin, très loin du record à visiteurs établi en 2002 lors de la seconde année dʼouverture du nouveau bâtiment dʼaccueil. Depuis, le compteur nʼa cessé de diminuer. Il sʼest dʼabord stabilisé entre et visiteurs par an. Insuffisant pour couvrir le fonctionnement de lʼassociation gestionnaire. La menace de restructuration a fini par se concrétiser il y a deux ans. À la réduction de lʼéquipe salariée sʼajoute lʼessoufflement des bénévoles. On subit aussi la fermeture des centres de vacances, la hausse des coûts de transport scolaire, poursuit le directeur. Conscient de la difficulté dʼaugmenter lʼattractivité sans moyens, lʼéquipe cherche plutôt à se positionner sur des appels à projets ou des interventions avec garantie de financement. I minima sur le Haut-Doubs. Certains élus ne sont pas encore très chauds. Pour l expert, la question ne se pose plus. Je pense que ce sera indispensable. À défaut de pouvoir aller vite, rien n empêche de procéder en plusieurs étapes. On n est peut-être pas obligé de se précipiter mais il ne faudrait surtout pas manquer le train. I Un déficit de notoriété Promotion : la fusée à trois étages Bon dernier de la classe en terme d attractivité, le massif du Jura s efforce de reconquérir des parts de marché du régional à l international. Stratégies. e Jura apparaît toujours en queue de peloton des montagnes françaises en terme de notoriété. Dans ces circonstances, on voit mal le Haut-Doubs rayonner au-delà des frontières régionales et encore moins assurer seul sa promotion. Hors le massif, point de salut. Telle est la vocation de Montagnes du Jura. Ce collectif né en 2003 rassemble les départements du Doubs, du Jura, de l Ain, les régions de Franche-Comté et Rhône-Alpes et le commissariat à l aménagement du massif du Jura. Ces collectivités ont choisi de s unir pour conquérir de nouvelles clientèles sur les marchés à l international, explique Émilie Rolandez, chef de projet Montagnes du Jura. Le collectif qui dispose d un budget annuel de euros concentre ses actions sur des marchés spécifiques : Paris Ile-de-France, Lille Nord-Pas-de-Calais, Belgique, PaysBas, Allemagne et Grande-Bretagne. La stratégie consiste à développer des actions de communication fréquentes L et répétitives sur différents médias : télévision, radio, Internet. Le tout complété par des opérations de promotion micro-marché et des relations publiques et avec la presse touristique. La dynamique engagée depuis 10 ans s est concrétisée en décembre dernier par la signature d un contrat de destination. Ainsi les Montagnes du Hors le Jura ont été retenues massif, avec dix autres destinations par l État pour point de représenter l offre tousalut. ristique française à l étranger. Cela signifie aussi des moyens supplémentaires pour valoriser l image du Jura. À l étage inférieur, le C.R.T. (Comité Régional du Tourisme) investit aussi dans la promotion en ciblant la clientèle étrangère, le grand national et la culture. En bas de la fusée, on trouve le Comité Départemental du Doubs (C.D.T.) qui opère en régional et en national et plus spécifiquement sur le nord de la France et au-delà de la Loire. On travaille en complémentarité avec les autres collectivités et les professionnels, explique Nicolas Beaupain, responsable du marketing au C.D.T. du Doubs. L heure est à l optimisation. L espace pro du C.D.T. dispose d un budget de euros. L essentiel est investi sur les outils de communication. La promotion sert à valoriser ces outils. On se déplacera plutôt sur des opérations où il y a du monde en associant des partenaires. Responsable de l observatoire du tourisme, Nicolas Beaupain observe que la fréquentation touristique dans le Doubs évolue plutôt dans la stabilité. En niveau hébergement, l hôtellerie est en baisse contrairement aux campings ou autres hébergements collectifs en progression. L autre mutation concerne les habitudes de consommation avec des vacanciers plus regardants à la dépense. On constate aussi que les professionnels du tourisme vivent plutôt bien de leur activité. Le Doubs n est peut-être pas une destination majeure mais les acteurs s en sortent bien. Comme quoi rentabilité ne rime pas forcément avec attractivité. I Le collectif Montagnes du Jura cible ses actions de communication sur les régions Ile-de-France, le Nord, les pays du Benelux, l Angleterre et l Allemagne.
23 LEDOSSIER La Presse Pontissalienne n Juillet Val de Mouthe Le souci de l attractivité estivale Avec son profil nordique, le Val de Mouthe affiche souvent complet en hiver mais peine à remplir en été ses lits touristiques qui subissent aussi l impact du travail frontalier. Sur le fond, Yves Maréchal, le président de l office de tourisme de Mouthe approuve l idée de se regrouper sur un pôle touristique Haut-Doubs. On s est déjà rapproché de Pontarlier et de Mont d Or-Deux Lacs avec qui on partage les mêmes supports de communication. Il n y a plus de rivalité. Cette année, on a effectué la même démarche sur Internet en intégrant le Val de Mouthe dans le portail touristique du Haut-Doubs. Sur la forme, il avance plus prudemment, soucieux que chacun, les petits offices notamment, conserve son identité et ne soit pas absorbé par son voisin. C est logique qu il y ait un pôle central mais qui va gérer les antennes? Comment harmoniser les cotisations? L office de Mouthe compte aujourd hui près de 180 adhérents. Il est financé principalement par la communauté de communes des Hauts du Doubs qui reverse l intégralité de la taxe de séjour et une subvention. On n a pas à se plaindre pour le moment. La collectivité joue son rôle. Ouvert toute l année, l office emploie un permanent et un salarié à mi-temps. Pendant la haute saison, on Comment harmoniser les cotisations? Un reportage sur la B.B.C. accueille parfois jusqu à 120 vacanciers aux pots d accueil. Le Val de Mouthe, de Chapelle-des-Bois au Brey, compte près de lits touristiques. Les taux de remplissage sont bons voire excellents en hiver. C est beaucoup plus variable l été. On tourne alors entre 30 et 60 %. On a tout intérêt à se regrouper sur un office de pôle Haut-Doubs, estime Yves Maréchal ici en compagnie d Élodie, la salariée responsable de l office. D où les efforts de communication ciblés sur la saison estivale. L office de Mouthe ne travaille plus ou très peu avec la presse écrite. Elle investit parfois dans un spot télé et fait de temps en temps des pubs radio. On a été sollicité récemment par la B.B.C. qui a réalisé un reportage d une heure sur les richesses du Val de Mouthe. Yves Maréchal constate que les Parisiens ont tendance à bouder la destination Jura au contraire des touristes de Rhône-Alpes qui viennent dans le Jura retrouver une authenticité qui n existe plus dans les stations alpines. Comme d autres, il déplore un parc de lits touristiques encore Quand Chapelledes-Bois fait bande à part Tous les acteurs touristiques de Chapelle-des-Bois, une cinquantaine, sont regroupés depuis des lustres au sein de lʼassociation Tourisme Vert et Blanc. On a investi dans la création dʼun site Internet où chacun a sa page. On propose des activités à destination des touristes, explique Ghislaine Marty la présidente qui a pris la succession de Guy Pagnier à lʼautomne dernier. Pour cet été, par exemple, Tourisme Vert et Blanc propose des balades accompagnées, des entrées à lʼécomusée. Lʼassociation assure aussi lʼentretien du golf rustique et offre les pots dʼaccueil tous les samedis de lʼété. On prépare une animation autour de la marche nordique. On continue bien sûr à organiser la fête bio qui aura lieu les 8 et 9 août prochains à Chapelledes-Bois. vieillissants sur le Haut-Doubs. On espère que le projet d aménagement touristique va aboutir à la source du Doubs. Cela signifierait entre 200 et 250 lits supplémentaires au goût du jour.
24 MOUTHE - RÉGION DES LACS 24 La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 VAL DE MOUTHE La formule du crédit-bail L intercommunalité au service des porteurs de projet La communauté de communes des Hauts du Doubs investit dans l immobilier d entreprise pour apporter des solutions aux candidats à l installation dans le commerce, l artisanat, le tourisme. Un coup de pouce très apprécié et souvent déterminant. Exemples. au foncier est très compliqué sur la bande frontalière. Yvan L accès Vallet, artisan menuisier qui souhaitait s installer à Mouthe n a jamais pu trouver un bout de terrain pour y construire son atelier. En désespoir de cause, il est allé frapper à la porte de la communauté de communes pour présenter son projet et fait part de ses difficultés à trouver si ce n est un terrain, du moins un local. Pour l anecdote, je leur ai même proposé de me lancer dans un élevage de chèvres en pensant sans trop me tromper qu il serait plus facile d avoir du terrain par ce biais, sourit celui qui a finalement pu Yvan Vallet a pu ouvrir son atelier de menuiserie dans un bâtiment racheté en partie par la communauté de communes. s entendre avec la collectivité pour acquérir le bâtiment situé près de la quincaillerie qui a connu auparavant plusieurs destinations commerciales : meubles, salon de coiffure, fleurs La communauté de communes a acquis la moitié du bien remis en crédit-bail à l artisan qui a financé l autre moitié en nom propre. Cela m a aussi permis d aménager l atelier et d investir dans le matériel. Depuis, tout roule pour cet ancien frontalier qui a travaillé vingt ans chez nos voisins avant de se mettre à son compte en Au départ, j étais à Malpas mais comme je vivais à Mouthe, j ai cherché à me rapprocher. L activité du menuisier meuthiard s articule autour de la pose de fenêtres, l agencement, les parquets, la frisette On travaille essentiellement sur le secteur Mouthe, Mont d Or, poursuit Yvan Vallet qui emploie deux ouvriers poseurs. Je reste le plus souvent à l atelier et je m occupe de toute la gestion administrative et commerciale. S il reconnaît qu il gagnait peutêtre mieux sa vie en Suisse, il ne regrette pas d avoir franchi le pas. L artisanat, qu est-ce que c est bien! Ce n est pas la première fois que la communauté de communes permet à un porteur de projet d aboutir. On a déjà utilisé cette formule de crédit-bail pour faciliter l installation d un garagiste, d un électricien ou sur des établissements touristiques comme chez Liadet ou Cap Vacances à Chapelle-des-Bois, explique Jean-Marie Saillard toujours président de la communauté de communes. La durée du créditbail varie selon les cas entre 15 et 20 ans avec la possibilité pour le porteur de projet d anticiper l acquisition du bien. Cette stratégie comporte aussi une part de risque avec des projets qui capotent malheureusement. Globalement, le bilan est positif. Ce n est pas Stéphane Invernizzi qui va s en plaindre. Originaire de Mouthe, ce compagnon menuisier voulait revenir vivre au pays. Faute d avoir les moyens de se lancer seul dans l aventure artisanale, il contacte Jean- Marie Saillard en On a d abord trouvé une solution provisoire dans un garage. Avec le développement d activité, le jeune artisan spécialisé dans l agencement de cuisines, salles de bains, dressings, se trouve un peu à l étroit. Retour à la case communauté de communes pour aboutir dans une ancienne fabrique de meubles à l entrée de Chaux-Neuve. La collectivité propriétaire des locaux a proposé un crédit-bail sur 20 ans à l artisan avec une option d achat à 10 ans. Grâce à ce Après une installation provisoire dans un ancien garage à Mouthe, Stéphane Invernizzi a pu se poser dans une ancienne fabrique de meubles à l entrée de Chaux-Neuve. partenariat, je dispose d un local de 450 m 2. C est l idéal, explique le menuisier installé ici depuis cinq ans. Pour autant, la partie n est pas encore gagnée. En voulant sans doute trop bien faire, Stéphane peine à trouver sa vitesse de croisière. Dans la menuiserie, ce qui est rentable, c est la pose. En fabrication, c est compliqué. Il faut trouver un équilibre entre le prix et la qualité. Si elle est un gage d excellence, l étiquette du compagnon peut aussi être un handicap, car synonyme de prestations onéreuses. Dans l artisanat, la compétence technique ne suffit pas, il faut aussi avoir une approche économique de l activité. Aujourd hui, Stéphane en a bien conscience. Du côté de la communauté de communes, on se mobilise aussi sur le projet d aménagement touristique à la source du Doubs. Pour l instant, on a fait l acquisition du chalet-restaurant, explique Jean-Marie Saillard. Un projet encore à l étude donc comme celui de la zone d activité du Brey toujours engoncé dans les démarches administratives. Pas forcément rassurant. F.C. MONTBENOÎT ET LE SAUGEAIS HISTOIRE Les soldats de l histoire de France Une poignée de passionnés du Haut-Doubs a créé l association Dragoon 44. Leur but : perpétuer le souvenir du Débarquement de Provence du 15 août Ce sont ces troupes-là qui avaient libéré le Haut-Doubs. Pour la grande majorité des Français, quand on évoque le Débarquement, on parle forcément du 6 juin 1944 avec l opération Overlord, ce formidable déploiement de troupes sur le sol français en Normandie, prémices de la libération du pays. On se souvient moins de l autre Débarquement, qui a eu lieu deux mois plus tard toujours sur les côtes françaises, mais en Provence cette fois, le 15 août Quelques passionnés locaux d histoire militaire dont quelques-uns sont installés dans le Saugeais ont justement voulu réhabiliter cet épisode moins connu de la guerre car c est de Provence que sont remontées les troupes alliées pour libérer nos contrées quelques jours plus tard, depuis Mouthe en passant Leur première sortie officielle par Pontarlier, Morteau et Maîche. Pour perpétuer ce pan de l histoire de France, ils ont créé l association Haut-Doubs Dragoon 44. C est la 3 ème division d infanterie américaine avec la 1ère armée française et toutes les armées françaises d Afrique du Nord qui ont débarqué en Provence. Ils ont remonté toute la vallée du Rhône avant de venir libérer notre région rappelle Didier Estrugie, le président de cette nouvelle association dont l objectif est de mieux connaître cet épisode de l histoire. Au départ, les créateurs de l association sont tous des passionnés d histoire militaire en même temps que des collectionneurs, de tenues, d équipements ou de véhicules militaires. Ayant mis en commun leurs collections depuis Renseignements sur l association au quelques mois, ils commencent à participer à des manifestations et autres commémorations. Didier Esturgie et ses copains (dont Sandy Raspaolo et Jean-Luc Cailler) ont notamment participé avec un de leurs véhicules aux commémorations de la libération de Pontarlier en septembre dernier. Beaucoup de gens sont venus à notre rencontre à cette occasion-là. C est un peu ce qui nous a motivés pour créer notre association note Sandy Raspaolo. C est aussi le fait que beaucoup de gens méconnaissaient cet épisode de l histoire qui nous a donné envie de remettre les pendules à l heure ajoute Jean-Luc Cailler. Un des premiers objectifs de cette jeune association sera de faire un travail d archives dans toutes les communes libérées grâce à l opération Dragoon qui a donné son nom à l association. Ses membres recherchent également des Les membres de l association Haut-Doubs Dragoon 25 ont rassemblé tenues et équipements de l époque. témoins vivants qui auraient vécu ces événements dans le Haut-Doubs. Les 11 et 12 juillet, l association doit participer à un rassemblement de véhicules militaires qui se tient à Mont-de-Laval vers Le Russey. Ce sera la première sortie officielle de Dragoon 44 qui viendra monter sa grande tente militaire dans laquelle seront installés des panneaux pédagogiques autour des lits de camp d époque. Les membres de l association viendront également avec la Jeep, la Dodge et le G.M.C., véhicule de transport de troupes que Didier Esturgie a mis quatre ans à restaurer, patiemment, avec uniquement des pièces d origine. Ce rassemblement de Montde-Laval sera pour eux un premier test grandeur nature depuis que l association été créée. C est pour l année prochaine que ces passionnés préparent un gros truc promettent-ils. En attendant, ils approfondissent leur connaissance de l histoire qu ils revivent presque comme s ils y étaient J.-F.H.
25 MOUTHE - RÉGION DES LACS La Presse Pontissalienne n Juillet MÉTABIEF Philippe Alpy, le nouveau boss de la station Le nouveau conseiller départemental du canton de Frasne a été élu sans suspense à la tête de la station qu il entend bien gérer dans la concertation et sans rupture avec le passé. La passation de témoin s est faite en bonne intelligence entre Christian Bouday, l ancien président venu témoigner de son attachement au syndicat mixte du Le nouveau visage du syndicat mixte du Mont d Or avec les élus et les cadres de la station. Une nouvelle gouvernance Mont d Or et Philippe Alpy seul candidat à sa succession. Je te remercie Christian. On est bien conscient du travail réalisé et de l engagement fort du Département et des collectivités locales. La station de Métabief, c est la tête de file, indique celui qui allait être élu sans coup férir. À la différence de son prédécesseur, Philippe Alpy aura aussi à gérer le site des tremplins de Chaux-Neuve intégré au syndicat mixte depuis le 1 er juin et l Espace Naturel Sensible qui couvre le Mont d Or. Ces nouvelles compétences impliquent une remise à plat des commissions et de l organisation du syndicat. Jusque-là, pas de fausse note. En annonçant la composition du bureau tel qu il l avait envisagé, Philippe Alpy allait connaître son premier coup de chaud présidentiel. La fronde allait venir de Gérard Dèque pas du tout d accord de se retrouver à une obscure 4 ème vice-présidence dédiée au marketing. La commune de Métabief est le deuxième pourvoyeur de la station après le Département. Je ne peux pas accepter, justifie le maire de Métabief. Doit-on voir dans cette erreur de casting, une mise à l écart sachant que Gérard Dèque était l adversaire de Philippe Alpy aux élections départementales sur le canton de Frasne? A priori non, même si on peut s étonner d une telle maladresse. Toujours est-il que Philippe Alpy a aussitôt corrigé le tir en proposant le poste de 1 er vice-président à Gérard Dèque. Incident clos. La cohésion politique s impose en ce début de mandat qui s annonce d ores et déjà chargé en projets. Le syndicat devra poursuivre et terminer le programme de restructuration de la station. Soit 21 millions d euros à investir d ici 2020 notamment dans les remontées mécaniques et l enneigement artificiel. Personne ne conteste ces choix stratégiques. Il faudra peut-être adapter l échéancier aux moyens financiers dont on disposera. Des travaux sont également à entreprendre aux tremplins de Chaux-Neuve pour que le site soit toujours aux normes F.I.S. Le syndicat mixte compte mener assez rapidement une étude sur la question. À plus court terme se pose la question Que fait votre enfant au mois d Août? Pensez à la Roche du Trésor à Pierrefontaine-les-Varans. COLONIES - COURTS SEJOURS TOUTES LES SEMAINES, DU 1ER AU 28 AOUT 2015 A partir de 3 jours - De la maternelle à 17 ans ACTIVITÉS SPORTIVES ENVIRONNEMENT NATURE PALÉONTOLOGIE CUISINE STAGES DE PRÉ-RENTRÉE Contactez nous : [email protected] ou Le président percevra 711,25 euros bruts par mois. de la restauration du grand Étang de Jougne utilisé comme point de captage pour remplir la réserve collinaire du Morond. On a trouvé une solution de compromis en deux phases. D abord une rénovation hydraulique et arboricole avec le problème des racines d arbres qui fragilise l ouvrage. La seconde phase qui sera lancée en 2016 comprendra le curage avec une option de valorisation piscicole, précise Olivier Érard, le directeur. À faire aussi assez rapidement : la mise aux normes et l extension de l atelier technique. Le syndicat mixte du Mont d Or poursuit aussi son programme de restructuration du réseau de pistes V.T.T. Philippe Alpy entend bien se préoccuper du sort des saisonniers. C est un sujet qui me tient à cœur. Comment on les accueille? Comment on les loge? Le Conseil départemental a les moyens de trouver des solutions. Dernière info, la fusion entre les deux syndicats est pour une fois, source d économie au niveau des indemnités. L unique président percevra 711,25 euros bruts par mois contre 1 122,94 euros par mois versés aux deux présidents. F.C. TICKETS RESTAURANT Rayon vente au magasin 8 à Huit MALBUISSON - LAC SAINT POINT Tél. : Fax :
26 26 FRASNE - LEVIER La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 LEVIER Avec la e-pension, Jérémie Cuenot qui a ouvert les Écuries de Narbez en novembre dernier vise des propriétaires qui ne viendraient ou ne pourraient se rendre sur place aussi souvent qu ils le souhaiteraient. Des gens habitant loin Boxes avec caméras Pension de chevaux en un clic Les Écuries de Narbez proposent aux propriétaires de chevaux un système de surveillance en ligne accessible depuis son portable, son ordinateur. Unique en Franche-Comté. de Levier ou trop pris par d autres occupations. J espère toucher une clientèle suisse. Mettre un cheval en pension de l autre côté de la frontière coûte trois fois plus cher qu en France. Avec ce système de surveillance, le propriétaire peut voir son cheval à tout instant, de n importe quel coin du monde sous réserve d être connecté. Ce n est pas du Wi-Fi mais une vraie installation avec une box dédiée, explique le gérant qui a dû faire poser une nouvelle ligne téléphonique. Les Écuries de Narbez ne se résument pas à la e-pension. Après les taxis, Jérémie Cuenot s est reconverti dans les activités autour du cheval : pension, attelage, élevage Avec la e-pension, chaque propriétaire peut voir son cheval quand il veut et d où il veut depuis son ordinateur ou son smartphone. On emmène des touristes en balade. Pour Jérémie Cuenot, c est l aboutissement d une passion pour le cheval comtois qui remonte au milieu des années quatre-vingt-dix. Il s agissait d abord d un loisir mais pas d un métier, poursuit celui qui était artisan taxi à Frasne jusqu en mars La fatigue des voyages, les sacrifices sur la vie de famille et l envie de s accomplir autour du cheval expliquent ce nouveau virage professionnel engagé à 35 ans. Une reconversion chargée de symboles. Les Écuries de Narbez sont basées sur l ancienne ferme du grand-père de Jérémie dont il a repris également 12 hectares attenants pour les foins et les paddocks. Le bâtiment abrite une douzaine de boxes dont neuf pour les pensions sachant que cinq sont équipés de caméras. On propose plusieurs formules de pension : temporaire, annuelle, avec ou sans mise au champ On accepte tous les chevaux : poulinières, étalons, juments, hongre. Des jeunes comme des animaux âgés ou en convalescence. Toujours éleveur de comtois, Jérémie Cuenot exerce une activité de poulinage et selon les besoins de débourrage. Il propose aussi ses services dans l attelage. On peut nous solliciter pour des mariages, des fêtes villageoises, des défilés. Cet été, on emmène des touristes en balade jusqu au Rondé où l on partage un pique-nique avant de revenir aux Écuries de Narbez. Avant de s installer, Jérémie a passé ses galops d attelage aux haras nationaux à Besançon. Il est aussi titulaire du Certificat d Aptitude au Transport d Animaux Vivants. Il envisage prochainement de construire un manège, ceci pour que ses clients puissent profiter de leurs chevaux toute l année quelles que soient les conditions météorologiques.
27 FRASNE - LEVIER - AMANCEY La Presse Pontissalienne n Juillet AMANCEY Président de la communauté de communes Face à la réforme, Philippe Maréchal défend son territoire Les élus de la communauté de communes d Amancey n ont pas attendu sur l État pour développer leur territoire et le sortir de son enclavement. Or, avec la loi N.O.T.R.E., ils risquent de perdre la main sur le destin de la communauté de communes. Philippe Maréchal monte au créneau, sans langue de bois. La loi N.O.T.R.E. qui cadre la nouvelle organisation du territoire de la République va changer le cours du destin des communautés de communes de moins de habitants. Elles pourraient être Philippe Maréchal devant la maison de santé d Amancey qui a été inaugurée en novembre ÉDUCATION amenées à fusionner entre elles (la loi n est pas encore votée) afin d atteindre ce seuil de population. Après la réforme des cantons qui a déjà réorganisé le territoire avec plus ou moins de cohérence, le sort qui guette cette fois les groupements de communes de petite taille ne réjouit pas Philippe Maréchal, maire d Amancey et président de la communauté de communes Amancey Loue-Lison. Les regroupements annoncés par la loi N.O.T.R.E. doivent se faire de gré et non de force. Je ne suis pas contre la réorganisation à condition qu elle tienne compte de la réalité des territoires. Peut-être que nous devrons nous unir à Ornans et à Quingey. Mais dans cette perspective, quel sera le poids d une communauté de communes comme la nôtre qui a une population inférieure à celle de la ville d Ornans? s inquiète l élu. La communauté de communes Amancey Loue-Lison fédère 20 communes où vivent habitants. La collectivité redoute que la loi la prive de sa liberté d entreprendre qui lui a permis de développer son territoire depuis quarante ans, tant sur le 2,2 millions d euros d investissement Le nouveau groupe scolaire sera prêt pour la rentrée Les sept villages du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique ont engagé la construction d une nouvelle école à Amancey pour accueillir les 140 enfants. Les 140 élèves de l école d Amancey feront leur rentrée en septembre dans les locaux flambant neufs du nouveau groupe scolaire. Le bâtiment construit à proximité du gymnase est prévu pour accueillir six classes de la maternelle au primaire. Ce n est pas la communauté de communes qui porte ce projet mais le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (S.I.V.U.). Il réunit sept villages (Amancey, Cléron, Montmahoux, Bolandoz, Fertans, Malans, Amondans) qui ont investi dans une école commune. En 2013, Bolandoz nous a rejoints. Les effectifs ont augmenté de 30 enfants et nous sommes passés de 4 à 5 classes. L année dernière, Cléron en a fait de même ce qui nous a fait gagner une classe supplémentaire. Nous aurions pu rénover le site historique de l école. J ai proposé aux sept villages d investir dans un nouveau bâtiment. J ai obtenu sept unanimités se félicite Philippe Maréchal, le maire d Amancey. Le coût de l opération s élève à 2,2 millions d euros subventionnés à 45 % pour l école et à 75 % pour le périscolaire. J ai mouillé la chemise pour aller chercher des subventions. Je suis fier de ce plan de financement poursuit Philippe Maréchal. Pour le reste à charge, les communes vont contribuer au prorata de leur taille. Ainsi, le groupe scolaire va coûter euros par an à Amancey et euros par an à Montmahoux. plan des services que de l économie. L intercommunalité a démarré en 1968 avec le S.I.V.O.M. (syndicat intercommunal à vocation multiple). Notre communauté de communes est née en Nous n avons pas attendu sur les énarques pour apprendre à travailler ensemble. Cette loi N.O.T.R.E. casse tout ce que des générations d élus ont mis en place. Je ne suis pas un homme politique, mais un aménageur du territoire. Cette compétence n appartient ni à la droite, ni à la gauche, mais à des hommes et des femmes élus qui œuvrent ensemble pour transformer leurs idées en projets concrets dans l intérêt collectif insiste Philippe Maréchal dans un franc-parler qui le caractérise. Situé entre Ornans et Levier, le secteur d Amancey ne profite guère de l attractivité de la Suisse d un côté et de Besançon de l autre.les élus ont dû se retrousser les manches et faire preuve d initiative pour dynamiser leur territoire et empêcher qu il ne vivote du fait son enclavement. La collectivité a donc pris des risques supportés habituellement par des investisseurs privés. La question est de savoir si les gens peuvent vivre sur notre territoire. Si l on considère que oui, alors il faut leur apporter les services nécessaires pour qu ils consomment, pour qu ils travaillent, qu ils se soignent. C est ce que nous faisons depuis des années remarque Philippe Maréchal. Par exemple, s il y a un supermarché à Amancey, c est parce que la communauté de communes a investi dans des locaux pour l accueillir et qu elle loue à l enseigne. Même chose pour l hôtel tout proche. La C.C.A.L.L. a construit également des bâtiments pour permettre à des entreprises de s implanter. Récemment, elle en a vendu trois à des sociétés en place : la chaudronnerie Oudot à Bolandoz, Sermed à Éternoz, et Diamac à Cléron. Oui, nous prenons des risques car le financement est supporté par la collectivité qui va louer les locaux. Mais nous avons confiance en nos porteurs de projets qui vont pouvoir investir dans leur outil de travail. En face de nos dettes, il y a des loyers qui tombent tous les mois justifie le président de la C.C.A.L.L. Cette politique d investissement porte ses fruits selon l élu qui indique qu à Amancey il y a 330 emplois d actifs pour 700 habitants. La communauté de communes a investi également dans deux nouvelles structures sur son territoire pour augmenter le niveau de service à la population. Il y a tout d abord la maison de santé de 650 m 2, Une révolution inaugurée en novembre dernier, où sont ins- républicaine. tallés deux médecins, 11 infirmiers, un dentiste, un podologue, une sage-femme et une orthophoniste. Il y a ensuite l école de musique de Fertans dont les travaux d aménagement viennent s achever. de C est cette dynamique et cette autonomie obtenue par la volonté des élus ruraux que la loi N.O.T.R.E. pourrait casser en obligeant la communauté de communes d Amancey à se marier avec Ornans et Quingey, voire avec Levier. Face à cette perspective, Philippe Maréchal est même prêt à rendre son tablier. Le jour où nous serons tous regroupés, je démissionnerai. Comment voulez-vous que l on poursuive le travail que nous avons engagé dans une structure où seront représentées 70 ou 80 communes? Il y a des bassins de vie. Amancey en est un à part entière. Il faut en ternir compte. L élu de terrain estime que l État ne tient pas compte de ces spécificités locales dans sa manière d agir. Pour Philippe Maréchal, il devrait même commencer par se réformer lui-même avant d engager une mutation des territoires aussi déstabilisante, tout cela sur fond de baisse des dotations versées aux communes. On supprime euros à Amancey. C est autant d argent qui n ira pas dans l investissement s agace Philippe Maréchal qui estime que la loi N.O.T.R.E. remet en cause l avenir des communes. Face à ce qu il compare à du mépris des élus locaux de la part de l État, le président de la communauté de communes d Amancey Loue-Lison en finit même par souhaiter une révolution républicaine de la part des communes. C est peut-être en décidant de ne plus exécuter certaines tâches que leur a déléguées l État, qu elles parviendront à défendre leurs intérêts. T.C. Le nouveau bâtiment répond à toutes les nouvelles normes énergétiques. À Fertans, les travaux de l école de musique intercommunale viennent de se terminer.
28 28 La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 JURA VOISIN EN BREF Rectificatif Les méfaits de lʼagriculteur-pollueur dénoncés dans le numéro précédent ne se situaient pas sur la commune des Hôpitaux- Neufs mais des Hôpitaux-Vieux. Il ne sʼagit donc pas de lʼexploitation tenue par Alain Pilloud, le dernier agriculteur des Hôpitaux-Neufs victime de cette méprise. Dont acte. Orientation Lʼassociation Balise 25 organise du 20 au 26 juillet à Pontarlier les 4 jours de France du OʼDoubs de course dʼorientation à participants seront accueillis chaque jour, venus de France et de lʼétranger. Renseignements au Absinthe Le musée de Pontarlier organise une visite guidée de ses collections dʼabsinthe samedi 18 juillet de 10 heures à 18 heures. Et à 15 heures, atelier familles Crée ton herbier. Rens. au Rue La nouvelle rue qui desservira le lotissement Crêt de Dale où sʼinstallera notamment la concession BMW sera baptisée rue Eugène-Thévenin du nom du co-fondateur du groupe Thévenin-Ducrot en novembre Il avait notamment été adjoint au maire. TOPONYMIE Plateau de Levier et Jura voisin Pissenavache, Billecul, Longcochon Les drôles de noms Il existe dans nos contrées quelques villages et hameaux baptisés au terroir jurassien et dont les noms résonnent de sonorités cocasses. Racontottes. Pissenavache, c est probablement le nom de lieu le plus burlesque du Haut-Doubs. Une référence qu on n oublie jamais d évoquer aux vacanciers pour caricaturer sans méchanceté la ruralité locale. Ce hameau perché sur les hauteurs du Val d Usiers raconte aussi l installation de l homme dans la montagne jurassienne. L origine de Pissenavache remonte au XII ème siècle durant lequel une grange monastique y fut fondée par les cisterciens. Autour se trouvait une piscine à vaches, peut-être une mare où venaient boire les bêtes. Peu de personnes maîtrisaient à l époque le français. Seuls les moines étaient lettrés et s exprimaient en latin. L endroit s appelait donc picina vacarum qui a donné Pissenavache lors de la francisation vers la fin du XV ème siècle. En 1703, les Pissenavachois ont volontairement fusionné avec Bians-les-Usiers. Ce qui n empêche pas ce hameau-village qui compte aujourd hui une soixantaine d habitants d être toujours propriétaire d une petite chapelle et de 90 hectares de forêt et de terre agricole. Le plateau de Nozeroy abrite aussi quelques pépites toponymiques. On peut faire un tour à Longcochon. Cette commune de 60 habitants, s appelait autrefois Longcouchant. Ce nom fait tout simplement référence à la situation du village qui permet de voir le coucher de soleil pendant un long moment. À partir de cette étymologie, le conseil municipal a choisi il y a quelques années de nommer les habitants les Couche-tards. Longcochon fait partie de l association nationale des communes de France aux noms burlesques et chantants. Elles se retrouvent une fois par an en juillet. On est toujours convié mais on est contraint de décliner l invitation car à cette époquelà, on fait les foins, justifie Thierry David, le maire de Longcochon. Ces retrouvailles se déroulent en général dans l Ouest de la France où il y a le plus de communes adhérentes. Les élus de Longcochon étaient presque partants pour se rendre à la réunion 2014 qui devait se tenir à Mariol dans l Allier. Sauf que le Les canards billent du cul. maire nouvellement élu a préféré ajourner ce rassemblement. Comme beaucoup d autres communes du plateau de Nozeroy, Longcochon vit essentiellement de l agriculture et du tourisme. De par sa taille, cette commune a fait le choix de l assainissement individuel. Une exception dans nos campagnes. Billecul, sa voisine de quelques kilomètres, mériterait tout autant de figurer dans cette communauté de lieux burlesques et chantants. En lieu et place de l actuelle mairie se trouvait une mare fréquentée par des canards qui plongeaient la tête dans l eau en billant Berceau d une loge monastique fondée aux XII ème siècle par les cisterciens, Pissenavache désignait à l époque une piscine à vaches ou picina vacarum. du cul comme disaient les habitants. On s y habitue, explique le maire Gaston Baud à la tête d une commune de 46 habitants. Ce joli village aux fermes plantureuses vaut le coup d œil. La commune de Longcochon fait partie de l association des communes de France aux noms burlesques et chantants. Au-delà de son nom inoubliable, Billecul ne manque pas de charme avec ses fermes en pierre jaune et sa cabine téléphonique.
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30 30 VALDAHON - VERCEL La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 ÉTALANS Sécurité Que nos petits ne soient pas morts pour rien Le 16 novembre 2009, Léo et Tom perdaient la vie au croisement de la R.N. 57 à Étalans dans un accident de la route. Grégory Tournoux, le papa, a échappé à la mort. Six ans plus tard, un nouvel accident grave s est déroulé au même endroit. La famille a mené une action coup-de-poing pour demander la sécurisation de cet axe et obtenu gain de cause. Rencontre Grand Besançon /Villagesfm Haut-Doubs 30ans de création Vallée de la Loue RETROUVEZ VITE VOTRE RADIO LOCALE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX! Cf u #Villagesfm Élodie et Grégory Tournoux, avec leur fille Heidi (manque Sacha), dans leur maison d Étalans. Limité à 70 km/h et des bandes rugueuses Suite au blocage de la R.N. 57 samedi 13 juin par les habitants du village, la préfecture a entendu lʼappel de la famille et de la mairie. Une réunion sʼest déroulée vendredi 19 juin à Besançon en présence de la gendarmerie, du maire dʼétalans, de la D.I.R.-Est. Suite à cette réunion, les autorités ont annoncé : le passage à 70 km/h de cette zone (contre 90 km/h), la mise en place de bandes rugueuses, le renforcement des contrôles par la gendarmerie. Un diagnostic du trafic sera mené afin dʼétablir un plan de circulation et imaginer des aménagements de carrefours. Je remercie le sous-préfet qui a été réactif. Cʼest la première fois que lʼon est entendu, se réjouit le maire dʼétalans. Cʼétait important pour nous que de recevoir des signes concrets. Il fallait sécuriser oui, mais il faut aussi sensibiliser les automobilistes : la collectivité a des responsabilités mais aussi les usagers. À 70 km/h, si on peut se limiter à de la tôle froissée, tant mieux. Je nʼen peux plus de recevoir un appel des pompiers pour me dire quʼil y a un blessé conclut le premier magistrat. Leurs fils, leur bataille. Six ans après la mort de Léo (10 ans) et Tom (6 ans), deux garçons décédés dans un accident de la route à Étalans le 16 novembre 2009, Élodie et Grégory Tournoux (39 et 41 ans) sortent de leur silence. Qu importe la douleur, ils ont accepté d évoquer leur combat : sécuriser le croisement de la route nationale 57 à Étalans avec la route départementale 133 menant à Guyans-Durnes. C est ici que la vie de la famille a basculé, à quelques mètres de leur lieu de résidence. Était-ce le camion-citerne qui roulait trop vite? Était-ce une mauvaise appréciation de la distance? Toujours est-il que le choc a coûté la vie à Léo et Tom. Grégory, entre la vie et la mort, parviendra - miraculeusement - à s en sortir après plusieurs jours dans le coma. Six ans après, les deux parents ont tenté de se reconstruire. De leur amour sont nés Heidi (3 ans) et On aurait dû le faire avant. Sacha (4 ans). Mais en mars dernier, la famille a - de nouveau - été touchée par un terrible drame, au même endroit où ils ont perdu leurs enfants. Terrible loi du destin. C en était trop. Entretien. La Presse Pontissalienne : Pourquoi, 6 ans après le drame,avoir décidé de bloquer la route nationale 57 à Étalans samedi 13 juin? Grégory Tournoux : Pour dire stop! Le jeudi 11 mars dernier, au même endroit, le fils de ma cousine a été percuté par un camion. Dylan, 17 ans, est encore dans le coma suite à cet accident. Un même accident a lieu à cet endroit le 11 juin 2013 lorsque je rentrais du travail. Cela a tout déclenché. J étais allé en mairie trois mois plus tôt (en janvier) pour (re)demander que l on sécurise cet endroit. J en avais marre car rien ne bougeait. J ai alors pris mon carnet d adresses et annoncé à tous mes contacts que je couperais la route pour alerter les responsables le 13 juin. Nous avons déjà perdu nos deux enfants ici. Demain, ce sera peutêtre d autres enfants d Étalans Je n ai pas envie que l on me dise un jour : Un copain de Léo est mort à ce carrefour. L.P.P. : Environ 400 personnes ont participé au blocage. Cela prouve que personne n a oublié. Est-ce réconfortant? Élodie Tournoux (la maman) : On sait que cela ne les ramènera pas. Mais un autre drame nous briserait une deuxième fois. L.P.P. : Il a dû vous falloir beaucoup de force. Cette démarche ne rouvre-t-elle une plaie encore béante? G.T. : À force d être passif, on devient responsable. On aurait même dû le faire bien avant! L.P.P. : Tom et Léo ont un frère (Sacha) et une sœur (Heidi). Leur cachez-vous votre action? E.T. : Pas du tout. Ils savent qu ils ont deux frères qui sont au ciel. L.P.P. : Vous habitez Étalans. Évitez-vous ce carrefour? E.T. : Non. On se dit parfois que l on est fou. Mais on a de la famille qui habite Guyans-Durnes. On est obligés de traverser. Moi qui travaille à Besançon, il m est arrivé de m insérer sur la voie de droite et de devoir me serrer car une voiture doublait en face! L.P.P. :Votre coup de gueule semble avoir porté ses fruits puisque la préfecture a réagi (lire l encadré). Satisfait? G.T. : Nous sommes satisfaits de la réactivité. Les bandes rugueuses seront posées rapidement. Il faut que nos petits ne soient pas morts pour rien. Il y avait un ras-le-bol et voilà un moment que cette idée me trottait dans 400 personnes, dont de nombreux enfants, ont participé au blocage de la route nationale. la tête. Depuis 2009, ce sont de nombreux accidents (légers ou graves) qui ont eu lieu ici. On a obtenu une réunion la semaine suivant notre opération avec la sous-préfecture. On demandait ces mesures depuis longtemps Si rien n était fait, j étais prêt à rebloquer! Propos recueillis par E.Ch.
31 VALDAHON - VERCEL La Presse Pontissalienne n Juillet VALDAHON Armée Mirages annoncés dans le ciel valdahonnais Alors que les militaires du 13 ème R.G. rentrent d un entraînement en Pologne, un important exercice aérien se déroulera du 20 au 30 juillet de 8 heures à 20 heures ainsi que deux vols de nuit. Les habitants de Valdahon mais aussi du Plateau, jusqu à l entrée de Pontarlier, ne devront pas s inquiéter. Du lundi 20 au jeudi 30 juillet, des avions Rafale, Mirage ou encore l Alfa Jet mais également des avions allemands comme le Lear-Jet, le PC9 ou le Tornado survoleront le Doubs dans le cadre d un exercice aéroterrestre organisé par le centre de formation à l appui aérien de la base 133 de Nancy-Ochey. LeValdahon et ses abords seront donc survolés durant les deux semaines de l exercice de 8 heures à 20 heures du lundi au vendredi et des vols de nuit seront également effectués les mardis soir et jeudis soir jusqu à minuit environ précise le commandement. Aucun tir réel ne sera effectué. Les avions pourront simplement simuler des frappes aériennes.à l issue de ces deux semaines, les candidats qui Un important exercice aérien du 20 au 30 juillet perturbera le ciel de Valdahon et du plateau (photo : 13 ème R.G.) satisferont à toutes les obligations de la qualification se verront remettre le brevet de contrôleur aérien avancé. Des hélicoptères participeront à cette opération. Pas de repos estival pour les militaires. Cet exercice engendrera quelques désagréments sonores. Des soldats valdahonnais du 13 ème régiment du génie rentrent de Pologne où ils ont participé à un exercice avec d autres forces. L objectif était de réaliser des entraînements intégrés avec l armée polonaise, ainsi qu avec des alliés américains présents sur le camp polonais de Drawsko-Pomorskie explique le régiment. Ils ont également rencontré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Missions des Valdahonnais : bâtir deux check points, deux postes de tirs et de contrôles ainsi que deux barrages lors de l exercice Puma Selon le commandement, la section du 13 ème régiment du génie est revenue de Pologne début juin, en ayant pleinement réussi son intégration au sein de l exercice interalliés et prouvé sa capacité opérationnelle. VALDAHON Urbanisme Vallon Saint-Michel : seulement 15 parcelles vendues Valdahon peine à remplir son nouveau lotissement route d Étray. Mais la Ville se veut rassurante. Valdahon a-t-elle eu les yeux plus gros que le ventre en lançant le projet de lotissement du Vallon Saint-Michel dont l objectif est d accueillir 100 habitations, de la maison individuelle au collectif? C est LE chantier à venir. Mais les ventes tardent. Nous remplirons ce lotissement rassure le maire Gérard Limat, pas inquiet. Sur les 32 parcelles mises en vente, 15 parcelles ont été vendues. Les acquéreurs voudraient les parcelles de la seconde tranche (certaines sont mieux disposées) mais elles ne sont pas (encore) en vente ajoute l adjoint urbanisme Gérard Faivre qui confirme que les demandes sont moins nombreuses qu il y a encore 5 ans (N.D.L.R. : jusqu à 115 demandes déposées en mairie). Il y a eu des changements entretemps ajoute le maire. Comprenez que des potentiels acheteurs ont soit changé d avis Si l engouement pour le nouveau quartier Saint-Michel à Valdahon est moindre, la mairie n est pas inquiète pour le remplir. entre l annonce du projet et sa réalisation ou n ont simplement pas eu le financement escompté ou trouvé un terrain ailleurs, ou se sont séparés À cela s ajoute un marché de la construction atone. Le prix du m 2 a lui aussi grimpé : à 50 euros du m 2 ici au départ, il se vend 83 euros actuellement. Valdahon s adaptera : Nous avions fixé des règles strictes pour acquérir ces terrains. On va ouvrir un peu note Gérard Limat. Rappelons les critères énoncés : priorité aux jeunes ménages, primo-accédants, à ceux qui travaillent à Valdahon mais habitent à l extérieur ou dont les parents habitent ici ou ont un lien ici. Les derniers étant les investisseurs. Ceux qui avaient candidaté mais qui ont été écartés peuvent donc espérer. Un bailleur social a déposé une demande de construction de 15 logements ici. Les premiers permis de construire pourraient être déposés à l été. Un architecte conseil a été engagé par la mairie : il reçoit les samedis matins les acquéreurs pour orienter sur le projet.
32 32 SANTÉ La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 EXPÉRIENCE La fondation La Chrysalide, garante des soins palliatifs dans le canton de Neuchâtel, s est lancée dans un projet singulier. Elle a choisi la bande dessinée pour parler de la mort, un sujet douloureux et tabou pour beaucoup d entre nous. Notre but est d amener Le tabou de la mort Je meurs, tu meurs, il meurt, et vous? Pour libérer le dialogue autour de la fin de vie, la fondation suisse La Chrysalide publie trois bandes dessinées sur ce thème. Des petites histoires ordinaires signées par des auteurs suisses, connus ou émergents, qui parlent de la mort, un sujet qui nous concerne tous. Le docteur Philippe Babando préside la fondation La Chrysalide, garante des soins palliatifs dans le canton de Neuchâtel. les gens à en parler, entre eux, entre les générations. Il est important de l évoquer ne serait-ce que pour savoir où l on se situe soi-même par rapport à cette question explique le Docteur Philippe Babando, président de la Fondation. La Chrysalide a déjà mené diverses actions pour communiquer autour de la fin de vie. Mais contrairement aux initiatives précédentes, celle-ci s inscrit dans une démarche grand public de l adolescent à la personne âgée. Pour concrétiser ce projet, la Fondation a proposé à des auteurs suisses de bande dessinée, connus ou émergents, d imaginer une histoire autour de la fin de vie que l on associe par réflexe à une maladie grave alors que la mort, c est aussi l accident, le suicide, la vieillesse. La seule limite que nous leur avons donnée était de ne pas ironiser sur le sujet et d éviter les histoires trop naïves raconte Philippe Badando. Une trentaine d auteurs a accepté d apporter sa contribution comme Plonk & Replonk, Walder, Ceni, Vincent, Dora Formica, Matthias Gnehm ou Kalonji. Ils ont chacun imaginé une histoire Créateur de sites Internet Notre agence, basée à Morteau, est spécialisée dans la création de sites Internet. Nous mettons nos compétences à votre disposition pour mener à bien votre projet Web quelle que soit sa nature : web design, développement, programmation d applications tactiles, référencement et accroissement de votre visibilité sur Internet et les réseaux sociaux Un projet de communication? Parlons-en! Eric Tournoux [email protected] Groupe Publipresse - 1 rue de la Brasserie BP MORTEAU Cedex - T eurofen.fr Fabricant portes & fenêtres courte mais intense, entrelaçant les mots et les traits de crayons. Le projet, chapeauté par Nicolas Sjöstedt, a pris la forme de trois tomes déclinés ainsi : Je meurs, Tu meurs, Il meurt. Les deux premiers sont déjà parus aux éditions Hélice Hélas. Le troisième est attendu pour septembre. Chaque B.D. traite de la fin de vie avec une distance différente. Dans le tome I, c est le personnage principal qui disparaît, auquel le lecteur peut s identifier finalement. Dans le tome II, c est un proche qui s éteint, un père, une mère, un frère, un fils Dans le tome III, c est une lointaine connaissance. Ce choix éditorial autour du je, tu, il met en évidence la manière dont on ressent la mort en fonction de qui meurt. Mais le point commun à ces B.D. est l émotion qui est dans chacune de ces histoires ordinaires. Par ce biais, la fondation La Chrysalide espère libérer le dialogue autour de cette question de la fin de vie, avant qu elle s impose dans une famille par la force des choses. Ce qui fait l intérêt de ces bandes dessinées, c est qu elles nous offrent une panoplie de toutes les morts possibles et de toutes les pensées possibles autour de la mort. Les auteurs ont capté toutes les émotions remarque Philippe Babando. En tant que médecin, il aborde chaque jour avec sincérité la question de la mort avec des malades. Ces B.D. qui servent déjà de support didactique dans écoles d infirmières du canton de Neuchâtel sont désormais disponibles en France en librairie au prix de 22 euros. La fondation La Chrysalide devrait participer au prochain festival de la B.D. d Angoulême. À noter par ailleurs que les planches originales des histoires signées par chaque auteur seront vendues aux enchères à Lausanne au mois de novembre. T.C. publipresse.fr publipresse fr Claude Prenat a été un des promoteurs du diagnostic et du traitement de la tuberculose à une époque où on s interrogeait sur l opportunité de poursuivre les investigations. SANTÉ Mr. Danso Oui! c est possible Si vous avez des questions, des incertitudes, quant à votre avenir professionnel, amoureux ou tout autres problèmes. N hésitez pas à le contacter. La Presse Pontissalienne : Quelles sont les régions du monde où la tuberculose est encore très présente? Claude Prenat : Les anciennes provinces russes comme la Tchétchénie ou la Géorgie, sont particulièrement sensibles. Là-bas, les gens vivent dans des conditions médico-sociales épouvantables, un terrain favorable au développement de la tuberculose. On découvre même des cas de tuberculose qui résistent à nos antibiotiques. C est d ailleurs pour accueillir des malades atteints d une forme résistante de la tuberculose qu un sanatorium a été rouvert en région parisienne. D ici deux ans, nous aurons à notre disposition des traitements efficaces pour lutter contre cette forme résistante de la maladie. Parmi les zones sensibles, il y a également l ensemble de l Asie y compris la Chine et la Corée, le Moyen Orient, l Amérique du Sud, l Afrique subsaharienne en particulier et l Océanie. Les pays de l Europe de l Est comme l ex-yougoslavie sont également touchés. Dans ces pays, l endémie tuberculeuse est encore importante. Retrouver l amour perdu, réconciliation pour ne plus rester fachés avec elle ou avec lui, retour affectif, sépare un couple ou une maitresse ou amant, retour de l être aimé par la haute magie de l amour, se faire aimer d une personne, chasser une femme, faire revenir son ex-femme, homme marié ou autres, transformer une amitié en amour, envoûtement de personne (sort d amour), protéger son couple, sauver son couple... Centre de lutte [email protected] La tuberculose est la maladie de la pauvreté Le docteur Claude Prenat est responsable du C.L.A.T. 25 (centre de lutte anti-tuberculeuse). Ce service examine chaque année entre et consultations de personnes potentiellement porteuses de la maladie. L.P.P. : Et en France? La tuberculose a-telle disparu ou presque? C.P. : En France, la tuberculose a franchement reculé. Nous sommes à 7 cas pour habitants. Mais il y a des régions comme l Île-de-France, la région P.A.C.A., le Nord, où le nombre de cas est plus élevé que la moyenne nationale. On constate que la tuberculose est la maladie de la pauvreté, pas seulement pécuniaire, mais aussi médico-sociale. Dans le Doubs, nous sommes à 5 cas pour habitants. Cette année, on va dépasser ce chiffre. On ne peut pas dire que la tuberculose a disparu. C est une maladie encore présente, qui nécessite d être connue, y compris sur le plan de la transmission. Une fois encore, ce sont les grandes migrations qui ont des origines diverses, qui nous amènent à accueillir des personnes potentiellement porteuses de la tuberculose. Notre souci est de les prendre en charge. L.P.P. : Combien de consultation faites-vous chaque année au C.L.A.T.? C.P. : On en fait entre et Nous nous sommes rendu compte que chez 90 % des personnes porteuses de la tuberculose, soit entre 30 et 40 cas par an, leurs défenses immunitaires stoppent le développement de la maladie. Il n y a aucun signe clinique ni radiologique. La maladie est latente, elle n est pas contagieuse, mais elle peut se réveiller lors de l apparition d une autre maladie comme un cancer. L.P.P. : le C.L.A.T. travaille en collaboration avec les établissements locaux qui accueillent des migrants. Mais y a-t-il une obligation à se faire dépister? C.P. : Il n y a pas de texte qui rend obligatoire le dépistage de la tuberculose. Nous avons donc convenu avec tous les centres d accueil, d hébergement, qu ils orientent vers nous les migrants pour un dépistage. De la même manière, on a passé une convention avec le service de médecine universitaire pour que les étudiants étrangers de la Fac et du C.L.A. (centre de linguistique appliquée) qui viennent de pays d endémie tuberculeuse (Chine, Amérique du Sud, Afrique) viennent au C.L.A.T. pour un dépistage. Rien ne nous oblige à faire cela. Mais il semble ridicule de laisser passer entre les mailles du filet ce public sensible. Notre objectif est de faire converger vers nous un maximum de sujets que l on peut suspecter d être porteurs de la tuberculose. L.P.P. : La vaccination (B.C.G.) n est plus obligatoire depuis Cela n est-il pas un frein à la lutte contre la tuberculose? C.P. : Cela ne veut pas dire qu il ne faut plus vacciner. Par exemple, on le conseille fortement pour les enfants dont les parents ont vécu dans un pays situé en zone d endémie tuberculeuse, et chez les patients qui partent dans ces régions. Le vaccin est fortement conseillé aux personnes qui travaillent dans l agroalimentaire, à celles qui s occupent de malades et de S.D.F., aux policiers, aux pompiers, aux ambulanciers. Le vaccin est obligatoire pour les professions médicales et para-médicales. Propos recueillis par T.C.
33 ÉCONOMIE La Presse Pontissalienne n Juillet HISTOIRE Métabief se structure 100 ans de tourisme dans le Doubs Les prémices du tourisme remontent aux années 1900 dans le Doubs. À l occasion des 30 ans du magazine Doubs Mag, l historien local Jean-Claude Barbeaux a remonté le temps. Au début des années 1900 et a fortiori dans un département rural comme le Doubs, les professions qui bénéficiaient de vacances étaient plutôt rares. C est dans les années 1910 que naissent les premiers syndicats d initiative, à Pontarlier en 1910, à Montbéliard en Mais dès avant 1914, des notables francs-comtois installés à Paris créent l association Le Jura français conçu comme un syndicat d initiative destiné à promouvoir le tourisme en Franche- Comté. L association publie la revue Le Jura français qui loue les charmes du massif. Les fondateurs du Jura français trouvent d ailleurs que les voisins suisses ont déjà de l avance en matière de tourisme. Ils pestent contre les Comtois qui ne jurent que par l industrie, négligent la formation hôtelière et notamment l apprentissage de langues étrangères, ne font pas l effort de proposer un parc hôtelier de qualité. Et dès cette époque, Le patin à glace sera le premier loisir hivernal bénéficiant d une promotion (Photo club cartophile de Montbéliard collection D. Greusard). l association promeut le touricyclisme et évoque le tourisme à la ferme! raconte Jean-Claude Barbeaux. À cette époque, les moyens de transport sont une priorité. Il y a bien sûr le train et les tacots, fameux chemins de fer départementaux financés par le Conseil général. La voiture commence à compter d autant qu elle véhicule une clientèle aisée qui cherche du confort et des bonnes choses à boire et à manger. Les autocars font leur apparition juste avant 1914 poursuit Jean- Claude Barbeaux. Alors pour trouver les bons chemins et les bonnes adresses, il faut des guides. La première édition de l Indicateur du tourisme qui permet de voyager de Paris vers la Franche-Comté et le Jura paraît en Dans le même temps, on s inquiète déjà de la préservation des paysages. Le député du Doubs Charles Beauquier défend leur protection, c est notamment lui qui fera classer la source du Lison. Mais ces prémices prometteuses sont vite refroidies par la Première guerre mondiale en Après guerre, les loisirs s installent durablement dans le Doubs. Le patinage est l un des tout premiers. Les patinoires naturelles attirent des milliers d amateurs sur les bassins du Doubs à Villers-le-Lac ou sur le lac de Saint-Point. Quand le tacot entre en service, une desserte spéciale est même proposée pour aller de Pontarlier au lac. On est en pleine Belle Époque. En même temps, les premières compétitions de ski se développent. La course de fond et le saut à ski font la une des journaux locaux, notamment le Courrier de la Montagne. Dans les premières publicités, Pontarlier affiche fièrement sa capacité de pratique et d accueil : trois pistes de bob, trois tremplins et trois patinoires naturelles. Pendant la première guerre, on prépare la suite. C est en mai 1917 que naît le premier Syndicat régional d initiative de Franche-Comté et des Monts Jura. Dans l entre-deux-guerres, c est la mode du thermalisme qui est mise en avant en espérant attirer une clientèle fortunée. C est l époque de Besançon-les-Bains avec son casino municipal et ses thermes. Puis le tourisme change peu à peu de visage. À côté des sites naturels valorisés dès les années La première télébenne installé à Métabief a lancé la vague du ski sur le massif (photo D.R.) comme le Saut du Doubs apparaissent les sites liés au patrimoine. De grands monuments sont vendus par leurs propriétaires, bien souvent l armée. Les collectivités locales s en saisissent pour leur donner une nouvelle vie comme c est le cas pour la Citadelle de Besançon dans les années cinquante ou le Fort de Joux. D autres initiatives, privées cette fois, voient le jour comme celle du peintre Fernier à Ornans qui ressuscite Courbet ou de Guy Vauthier qui popularise le Gouffre de Poudrey et crée plus tard le Dino- Zoo. Dans le même temps, les spécialités gastronomiques régionales s affirment avec la création de labels pour la saucisse de Morteau, la montée en puissance du comté, autant de vecteurs touristiques porteurs. Dans les années soixante-dix, c est un nouveau virage après l entrée en vigueur des quatre semaines de congés payés en On garde alors une semaine pour l hiver. L heure est venue des grands équipements, notamment autour du Mont d Or, le site phare du Doubs. En 1970, la station de Métabief se structure et envisage de porter son nombre de kilomètres de pistes de 35 à 50, les remontées de 26 à 40, les lits de à complète l historien. Puis vient l ère de la communication à partir des années quatre-vingt avec les spécialités du pays qui s affichent comme des atouts en matière de notoriété. La nature, l histoire, le patrimoine, les produits du terroir : cette union sacrée se retrouve notamment l affiche de promotion restée célèbre Franch County. Depuis, les offices de tourisme, le comité départemental du tourisme et le comité régional tentent d inventer des concepts originaux de communication pour se démarquer des autres régions françaises qui ont fait elles aussi de leur patrimoine un vecteur de développement économique à part entière. Consommations en cycle mixte de la Nouvelle BMW Série 2 Gran Tourer : 4,1 à 6,4 l /100 km. CO2 : 108 à 149 g/km selon la norme européenne NEDC. * Exemple de loyer pour une BMW 214d Gran Tourer Premiere en Location Longue Durée sur 36 mois et pour km. 36 loyers linéaires hors assurances facultatives : 313,24 /mois. Contrat national d entretien facultatif au prix de 26,76 /mois pour 36 mois et/ou km (au 1er des deux termes atteint) comprenant l entretien, l assistance du véhicule, le véhicule relais panne catégorie B pendant 5 jours maximum, souscrit auprès de BMW Finance. Coût total du contrat d entretien : 963,36. Offre réservée aux particuliers valable pour toute commande d une BMW 214d Gran Tourer Premiere avant le 30/06/15 dans les concessions BMW participantes. Sous réserve d acceptation par BMW Finance SNC au capital de RCS Versailles B TVA FR Établissement de Crédit Spécialisé agréé par l Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution sous le n Courtier en Assurances immatriculé à l ORIAS sous le n Vérifi able sur Consommation de la BMW 214d Gran Tourer Premiere : 4,1 l/100 km. CO2 : 108 g/km selon la norme européenne NEDC. L extérieur du véhicule comporte des équipements en option.
34 34 ÉCONOMIE La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 AGROALIMENTAIRE La Presse Pontissalienne : Vous venez de racheter l entreprise Clavière Charcuterie de Dole. Dans quel contexte a eu lieu cette transaction? Richard Paget : L entreprise Clavière Charcuterie ne correspondait plus à la stratégie du groupe Savencia (ex- Bongrain) auquel elle appartenait. Elle n avait plus sa place dans une structure régionale familiale telle que la nôtre et dont le cœur d activité est le produit régional. Comme nous, la société Clavière est positionnée sur ce marché de niche. Nous avons engagé un dialogue constructif avec cette entreprise. Nous sommes tombés d accord sur le fait que nous sommes dans un contexte où il faut consolider la filière pour maintenir des emplois et être en capacité de répondre aux attentes de la grande distribution en termes d offre et de prix. Nous avons racheté 100 % des titres de cette entreprise après plus d une année de discussion. L.P.P. : L entreprise Clavière va-t-elle conserver son indépendance ou devenir une unité de production pour Amiotte? R.P. : Nos sociétés restent indépendantes. Clavière Charcuterie conserve sa direction générale et sa structure commerciale et marketing. L.P.P. : Quel est l intérêt d une telle organisation? R.P. : Cette séparation garantit une dynamique sur le marché. Des consommateurs sont attachés aux produits Clavière, au goût Clavière, à ses recettes, comme d autres sont attachés aux produits Amiotte et Morteau Saucisse. Nous nous devons de conserver nos différences par rapport aux consommateurs. Richard Paget vient d être décoré de la légion d honneur pour ses compétences managériales. Le patron de Morteau Saucisse Nous avons créé les conditions du développement La société Clavière Charcuterie de Dole vient d être rachetée par le groupe Jean-Louis Amiotte - Morteau Saucisse (Arcado). Son président, Richard Paget, fixe le cap du groupe leader sur le marché de la production de saucisse de Morteau et de Montbéliard. L.P.P. : Quel est le poids économique de vos deux entreprises réunies? R.P. : Clavière réalise 20 millions d euros de chiffre d affaires. Il est de 42 millions d euros pour Amiotte et Morteau Saucisse. Le chiffre d affaires global du groupe sera donc de 62 millions d euros avec un effectif d environ 300 personnes dont 120 chez Clavière. L.P.P. : Les salariés redoutent toujours des suppressions d emplois lorsqu une entreprise est vendue. Doivent-ils s attendre à une restructuration dans le cadre du rachat de Clavière? R.P. : On s est engagé à ce qu il n y ait pas de suppressions d emplois. Lorsque Amiotte-Suchet a repris Morteau Saucisse en 2003, nos deux entreprises employaient 120 personnes. Aujourd hui, nous sommes 180! Nous avons donc créé de la valeur et de l emploi. On espère bien que l histoire se répétera. En tout cas, nous avons créé les conditions du développement. L.P.P. : La saucisse de Morteau et la saucisse de Montbéliard sont les deux Le développement du marché français. produits régionaux phares de vos entreprises. Ce regroupement est-il annonciateur d une diversification de la production? R.P. : Pour garantir la pérennité d une entreprise de charcuterie en Franche-Comté face aux mastodontes bretons de l agroalimentaire notamment, il faut s appuyer sur des produits de terroir différenciés. Notre cœur de métier est en effet la fabrication de saucisses de Morteau et de saucisses de Montbéliard. Cependant, avec Clavière, s ajoute un autre produit différenciant, qui n a pas d identification géographique protégée. Il s agit du jambon persillé de Bourgogne qui représente 18 % de l activité de cette entreprise. Mon objectif est de développer ce produit en cherchant à y intéresser des marques distributeurs. L.P.P. : Vous fabriquez une grande partie des tonnes de saucisse de Morteau produites chaque année et des tonnes de saucisse de Montbéliard. Le marché de ses deux produits régionaux a-t-il encore une réserve de croissance? R.P. : Nous n avons pas des objectifs de croissance exceptionnels. Nous sommes plutôt dans la démarche de créer de la valeur ajoutée à partir de ces produits. Par exemple, il y a une diversification possible de la saucisse de Morteau pour qu elle devienne un produit de snacking. C est une tendance forte dans les habitudes de consommation et nous pouvons surfer sur cette vague. À l inverse, je crois aussi beaucoup au reflux, le contre-courant de cette mode du prêt-à-manger. C est l idée du repas entre amis. La saucisse de Morteau est typiquement un produit convivial, facile à cuisiner, que l on partage. Il a une histoire et un lien avec le terroir. C est notre vocation de développer notre savoir-faire et l authenticité de ce produit. Notre légitimité est de produire de la saucisse de Morteau et de Montbéliard en respectant la différenciation. L.P.P. : Ces produits du terroir s exportent-ils? R.P. : Le problème pour un produit comme la saucisse de Morteau est que sa valeur perçue en dehors de la France est inférieure à sa valeur réelle. Disponible en 3 ou 5 portes, essence ou Diesel, boîte manuelle ou automatique. Existe aussi en version 4x4. Modèle présenté : Swift 1.2 VVT Privilège 5 portes avec option peinture métallisée So Color : L histoire, la tradition, le lien au terroir, ne parlent pas aux Allemands ou aux Espagnols. Nous avons tenté d aller chercher les consommateurs allemands en participant à des salons. En vain. Désormais, je suis confronté à une problématique d arbitrage de moyens. Je préfère me concentrer sur le développement du marché français plutôt que de tenter une percée à l export. L.P.P. : Avec le rachat de Clavière, êtes-vous plus fort pour négocier avec la grande distribution? R.P. : On fabrique un produit de terroir qui finalement n est pas indispensable à la grande distribution. Nous devons donc offrir à nos clients distributeurs un produit de qualité au juste prix. Le fait de se regrouper avec l entreprise Clavière et d atteindre ainsi une certaine taille va nous permettre de répondre instantanément aux opérations commerciales de nos clients. La saucisse de Morteau est un produit très différenciant. Pour être dans l excellence, il faut être un pure player, ce qui consiste à se concentrer sur un produit et sur sa qualité. Pour être dans l excellence, il faut tout contrôler. C est ce que nous faisons. L.P.P. : La crise frappe la filière porcine. Cela menace-t-il votre activité? R.P. : Les porcs utilisés dans la fabrication de la saucisse sont nourris au lactosérum. Le problème est que sur une carcasse de 90 kg, 50 % sont utilisés pour fabriquer de la saucisse. L autre problème est la saisonnalité. C est-à-dire que nos besoins en viande de porc varient de 1 à 4, voire de 1 à 5 entre l été et l hiver. Cela signifie que 50 % des revenus des éleveurs de porcs proviennent d autres filières que celle de la saucisse de Morteau. Or, dans les autres filières, le marché du porc est catastrophique. Notamment depuis l embargo russe, un pays qui n importe plus de porcs. Les cours dégringolent et les éleveurs sont dans des situations économiques difficiles. Notre métier peut être directement menacé par la situation de cette filière. Les pouvoirs publics ont été alertés. Sans eux, nous ne parviendrons pas à régler le problème. L.P.P. : Vous venez d être décoré de la légion d honneur. Comment avez-vous réagi lorsqu on vous a proposé cette distinction? R.P. : J ai été proposé en mars 2014 et la cérémonie a eu lieu en avril LA PROCHAINE FOIS CHOISISSEZ PLUTÔT UNE SWIFT... À partir de (1) Climatisation de série (2) navigation (2) Toit ouvrant vitré (2) (2) La transparence, l ambiance, la confiance. Venez l essayer! GARANTIE ASSISTANCE 3 ANS ou km au 1 er terme échu Il m a fallu ce long délai de réflexion pour accepter cet honneur. Je ne me sentais pas prêt. J ai finalement accepté d organiser la remise officielle de l insigne car la légion d honneur ne venait pas célébrer un homme, mais une histoire commune, une envie de construire une société différente, un modèle de fonctionnement différent. Si notre vrai projet est de fabriquer des produits de terroir différenciés, le but ultime est de pérenniser le modèle social et sociétal que nous avons mis en place au sein de l entreprise et que nous améliorons sans cesse. Les autorités publiques connaissent cet engagement. Nous avons démarré par exemple un travail pour supprimer la pénibilité dans notre entreprise en éliminant les troubles musculo-squelettiques. Pour cela, on filme tous les postes et sur chacun d eux, en séquençant les images, on arrive à déterminer les gestes répétitifs et pénibles. L objectif est de trouver le moyen de les supprimer pour améliorer le confort des collaborateurs, tout en améliorant la performance et la productivité. Je pars du principe qu on ne peut pas demander aux autres de faire ce qu on ne serait pas capable de faire soi-même. Permettre à des gens de s épanouir dans un milieu difficile comme celui de la charcuterie, ce n est pas simple, mais nous y travaillons. L.P.P. : Vous êtes un patron social? R.P. : Je n ai jamais vu une entreprise dans laquelle les salariés et le patron sont heureux de travailler, qui n obtenait pas de bons résultats. Dans notre groupe, il y a trois éléments important dans notre manière de fonctionner : la transparence, l ambiance, la confiance. Il n y a pas d objectifs individuels, de compétition interne. Chacun apporte sa contribution à la réussite de l entreprise et nous partageons la valeur ajoutée. Il faut que l entreprise ait un sens pour toutes les personnes qui y travaillent. Propos recueillis par T.C. - Siret
35 LES NOUVEAUX VISAGES DE LA VIE PUBLIQUE La Presse Pontissalienne n Juillet SAINT-POINT 280 habitants Maire, c est un vrai métier Plus d un an après son élection, le nouveau maire de Saint-Point constate qu il vaut mieux ne jamais brusquer les projets car il en va souvent de leur pérennité. Sagesse. Pas de précipitations dans les choix, les décisions ou les orientations. En bon enseignant qu il est, Patrick Liégeon, professeur de comptabilité au lycée Xavier-Marmier a retenu cette leçon après quinze mois aux commandes de Saint- Point. Maire, c est un vrai métier. On touche à tout : voirie, école, tourisme, urbanisme La fonction est passionnante mais il faut beaucoup de temps, explique celui qui était déjà conseiller municipal au mandat précédent. Une chance selon lui car il lui a permis d avoir une bonne connaissance des dossiers les plus importants. Les élections à Saint-Point n ont ménagé ni surprise, ni déception avec l élection des onze candidats qui se présentaient sur l unique liste. Quand Patrick Liégeon fait référence au temps, il évoque aussi ces procédures administratives qui n en finissent plus pour le moindre projet. De quoi s interroger sur la simplification administrative voulue par ceux qui nous gouvernent. Même en déléguant, ce dont il ne se prive surtout pas, le maire reconnaît la difficulté à concilier travail et fonction élective. Les dossiers sont compliqués à monter. D où l importance d instaurer de la concertation pour aboutir à des compromis et éviter des situations conflictuelles. Sitôt installé dans son fauteuil de maire, Patrick Liégeon a dû trouver une solution rapide pour pallier le risque de fermeture du camping. L option d une reprise en gestion directe s est avérée pertinente même si l été 2014 pluvieux à souhait ne figurera pas dans les annales. On reste en régie municipale avec l embauche d une gérante, d une chargée d accueil et d un veilleur de nuit sur juillet et août. L équipe municipale tient à garder la dimension familiale du camping municipal. Pas question d en faire un village de mobile-homes. Si investissement il y a, celui-ci est planifié à raison d une enveloppe annuelle de euros. Cet argent sert à rénover les bâtiments et les installations de cet équipement municipal réalisé en Le camping de Saint-Point compte 84 emplacements dont 22 sont systématiquement occupés par des locaux qui reviennent d une année sur l autre. Saint-Point croit au tourisme. Ici la moitié des logements sont des résidences secondaires. La commune mise beaucoup sur son aire de campingcars qui a fait l objet d un nouvel agrandissement terminé fin Une seconde tranche de travaux à euros. On attend des subventions. Le site compte maintenant une trentaine d emplacements. Le tourisme représente entre 20 % à 30 % des recettes communales. Avant de réfléchir aux moyens d embellir le cadre de vie et de sécuriser la traversée du village, la commune de Saint-Point a décidé de réviser son P.O.S. en P.L.U. C est la priorité du mandat. De là, découleront les autres orientations. Autre projet engagé : la troisième tranche de rénovation de l église. En matière d urbanisme, un lotissement privé avec sept parcelles est à l étude. Saint-Point n a rien d une cité-dortoir même si un tiers des actifs sont frontaliers. On recense plusieurs commerces, des artisans, un restaurant à l Escale, quelques professions libérales et trois exploitations agricoles. Sans oublier la fromagerie et les Mélodies du lac qui interviennent dans la location de pédalos et de bateaux électriques. Son gérant David Jeannerod a reçu le feu vert pour faire naviguer un bateau-promenade de 24 places sur les eaux du lac. Rendez-vous au printemps 2016 pour l inauguration. Si l économie se porte plutôt bien, il en va de même de la vie associative. La hache de guerre est enterrée avec L Écho du Lac qui tient le chalet de restauration rapide près du port. Cette association participe aussi à la vie locale en proposant des animations et des concerts tout au long de l été. Tout baigne donc à Saint-Point. F.C. Patrick Liégeon devant l église qui a fait l objet d une troisième tranche de rénovation. SAINTE-COLOMBE SAINTE-COLOMBE 43 e Grande fiesta DES FINES GUEULES JUILLET 2015 Atomix Celt keys Les Spiders Let Dzur Marc Monteiro Les cocos du jeudi Les Snails Vendredi 10 juillet H30 01H15 : CELTKEYS 01H30 03H30 : LES SPIDERS Samedi 11 juillet H30 02H30 : LET D ZUR PROGRAMME PROGRAMME Entrée 8 avec 1 conso Entrée 10 02H30 02H45 : Élection de Miss Fines Gueules H45 03H45 : SET DJ par Marc Monteiro Dimanche 12 juillet 2015 Entrée gratuite pour tous 11H00 : Messe à la chapelle 12H00 : Menu franc-comtois 14H30 : Début de la kermesse 18H30 : Tirage et remise de la Grande Tombola 19H00 : Menu franc-comtrois 22H00 : Bal de clôture de la 43 e édition 23H30 03H00 : LES SNAILS La Maison Pour Tous remercie tous les annonceurs pour leur participation à cette 43 e FIESTA DES FINES GUEULES Retrouvez la Fiesta des Fines Gueules sur Facebook! L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
36 36 LA PAGE DU FRONTALIER La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 ÉTUDE Un ami vous demande comment aller de l autre côté de la ville en bus. Vous savez que c est T as meilleur temps Quel français régional les Doubistes et les Suisses parlent-ils? Vous est-il déjà arrivé d aller quelque part et de n avoir personne vu? Dites-vous plutôt je vais y faire, ou je vais le faire? L Université de Neuchâtel lance une enquête portant sur les usages du français entre les pays francophones. Chacun peut participer en ligne. moins compliqué d y aller à pied. Vous lui dites : T as meilleur temps d y aller à pied! Si vous vous reconnaissez - en partie - Federica Diémoz, professeur en dialectologie à l Université de Neuchâtel, à l origine de cette étude qui se déroule jusqu en octobre. dans cette phrase, participez à l enquête menée par des linguistes des Universités de Neuchâtel, Zurich et Cambridge. Via un lien sur Internet ( aissr), vous pouvez répondre - en moins de 10 minutes - à des questions simples qui permettront à des universitaires de mesurer l utilisation des expressions selon où l on habite : Nous voulions faire une enquête ludique qui puisse toucher un public le plus large possible. Il a fallu cibler les questions. L objectif sera d attester de la vitalité des tournures explique Federica Diémoz, professeur en dialectologie à l institut des Sciences du langage et de la communication à l Université de Neuchâtel. Ce laboratoire a créé en 1997 le dictionnaire du suisse romand. Cette étude apporte une autre approche, basée davantage sur les expressions que sur les mots. Les universitaires s intéressent aux spécificités linguistiques du français parlé dans le Doubs, en Haute- Savoie, en Savoie, dans les cantons romands L étude a démarré dans toute Aussi la prononciation. la Suisse et la France au 1 er juin, en vue de récolter des données pour la recherche. Elle se termine en octobre. Nous pourrons dans quelques semaines donner des premières réponses. Par exemple, on pourra vérifier si le fait de dire adieu pour dire au revoir sort ou pas de l usage. Nous espérons réponses déclare l enseignante qui espère y voir plus clair entre les personnes qui enfilent un calosse et celles qui revêtent un costume de bain quand elles vont au lac, celles qui saluent en disant adieu et celles qui sont déçues en bien! Il y a bien d autres questions dans cette enquête. Dites-vous plutôt je vais y faire, ou je vais le faire? Est-ce que vous avez déjà eu fumé? Autres questions sur le site en ligne : Quand vous donnez un ordre, un conseil, ou que vous invitez quelqu un à faire quelque chose, ajoutez-vous vous le mot voir après le verbe, comme dans les phrases suivantes : Dis voir! Goûte-moi voir ce vin! Regarde voir si je n ai pas laissé ma veste dans la voiture! L autre partie de l étude s attardera également sur la prononciation. Prononcez-vous différemment les pâtes (que l on mange) et les pattes (d un animal)? Faites-vous une différence, lorsque vous parlez, Christian JOUILLEROT É COMPLÉMENTAIRE SANTÉ Nouvelle formule Séniors NOUVEAU CONTRAT SANTÉ SPÉCIAL FRONTALIERS e NOUVELLE FORMULE SANTÉ ENTREPRISE 25 bis Grande Rue - ORCHAMPS-VENNES Voir offres promotionnelles en agence entre des mots comme piquet et piqué? Le chercheur français Mathieu Avanzi, post-doctorant à l université de Cambridge (Angleterre) cherchera de son côté à étudier les accentuations et prononciations. Bientôt, les universitaires pourront alors dire si oui ou non les Suisses romands parlent effectivement plus lentement que les Français. Pour accéder aux deux enquêtes : INDUSTRIE Ballaigues Pas de licenciements à venir promet Maillefer Alors que des salariés dénoncent de discrets licenciements dans l entreprise de Ballaigues, la direction de l industrie spécialisée dans le dentaire réfute les accusations et répond. L effectif est stable à 800 personnes et le restera jusqu à la fin de l année annonce le directeur. l un des plus gros employeurs de frontaliers du secteur. Dentsply Maillefer, C est à Ballaigues, emploie 800 personnes dont deux tiers de frontaliers sur son site. Il vient de s étendre en début d année en créant une nouvelle unité de production. Cette évolution avait suscité des craintes chez les salariés, rapportées dans notre édition de novembre dernier. Certains annonçaient - déjà - des licenciements déguisés. Il était en effet proposé à des salariés de travailler en équipe ou de nuit. En cas de refus : la porte. Depuis, la nouvelle usine est en place. Mais les craintes demeurent. Elles sont réitérées par un salarié : Cette entreprise qui paraît bien de l extérieur licencie discrètement tous les trois mois 3 à 10 personnes narre un Dentsply Maillefer qui souhaite rester anonyme. Il dénonce de la discrimination et assure qu ils ne sont plus que 650 salariés (contre 850). Dominique Legros, directeur général, répond. Non, nous ne sommes pas à 650 salariés mais 800. Des gens - que nous connaissons - répandent ces rumeurs les plus folles sur l entreprise se défend le directeur général. Il convient que 11 personnes ont démissionné parce qu elles n acceptaient pas De 60 à 20 C.D.D. les nouvelles propositions liées aux réorganisations de l outil de production. L autre élément qui a changé depuis octobre dernier, ce sont les contrats à durée déterminée. Ils sont passés de 60 à 20 annonce Dominique Legros. L entreprise fait face au franc fort, à un marché difficile en Russie. La nouvelle unité de production aurait permis de gagner en productivité et ainsi de limiter les effets négatifs de l augmentation du franc suisse. Nous restons optimistes. L effectif de l entreprise restera stable jusqu à la fin de l année. Il n y aura pas de licenciements à venir assure-t-il tout en rappelant aux salariés leur chance d être ici eu égard de la conjoncture actuelle. Pas sûr que le message soit entendu par des frontaliers inquiets, notamment ceux qui ont le plus d ancienneté dans la société. Des anciens à qui il a été demandé de revoir leur organisation professionnelle et familiale avec cette nouvelle usine. Dominique Legros, directeur de Maillefer à Ballaigues (photo archive L.P.P.).
37 LA PAGE DU FRONTALIER La Presse Pontissalienne n Juillet FRONTIÈRE Trafic Douaniers parés pour le chassé-croisé de l été La Suisse est un pays de transit. À la douane de Vallorbe, on s attend à une augmentation du trafic pour les départs en vacances. Du renfort de personnel est prévu pour vendre les vignettes autoroutières aux Anglais, Belges et Hollandais, toujours plus nombreux. Pour minimiser les bouchons, les douaniers suisses ne contrôlent plus de 5 heures à 8 heures du matin. Pour une fois, les douaniers suisses du poste de Vallorbe n auront pas besoin de rechercher le moindre rayon de soleil pour se réchauffer les mains. Dans cette vallée encaissée, lieu de passage entre la France et la Suisse, l été s annonce chaud en terme de fréquentation routière. Axe de transit permettant de rejoindre Genève, le Saint- Bernard et Chamonix, la douane vaudoise s apprête à contrôler un trafic toujours plus important d année en année : L été, nous sommes obligés de faire moins de contrôles en affaires (dédouanement) car nous avons moins de temps. Nous gérons le trafic, témoigne l adjudant-chef André Rey qui dirige le poste de Vallorbe. Tous les 7 ans, on note des augmentations explique-t-il. Environ (voire ) véhicules transiteront ici tous les jours. En majorité, ce sont des touristes français, belges, hollandais, anglais. Ils rejoignent le Sud de la France ou l Italie. Il y a d ailleurs de plus en plus de poids lourds. Car passer par la Suisse leur permet d économiser de l argent par rapport aux péages français témoignent les douaniers qui maintiennent toujours la pression entre le contrôle des personnes et la recherche de stupéfiants. Ils ont par exemple saisi 2 kg de cocaïne et arrêté l an dernier 85 personnes recherchées à Vallorbe. Pas de contrôles de 5 heures à 8 heures du matin. Au plus fort du second weekend de juillet et de la mi-août, la vente de la vignette autoroutière (40 francs suisses) explosera (sans que l on puisse connaître le chiffre). Ce qui implique des arrêts de véhicules Pour autant, les douanes suisses tentent de limiter au maximum ce bouchon pouvant immobiliser les automobilistes une bonne heure. Les effectifs de personnel vendant les vignettes passeront de 2 à 4 agents pour cette période. On sait que l achat de vignettes est une cause de ces bouchons. On le voit aussi en février, explique l adjudant Jacques Javet au corps des garde-frontières Vaud-Valais. La plupart de ces achats se font avec la carte bancaire d où une perte de temps. L automobiliste doit se déplacer pour payer. On conseille de l acheter dans des points de vente, comme en France. Déléguée à une société, la vente de vignettes pourrait à terme se faire avec un terminal que les vendeurs pourront emporter avec eux. Demeure une interrogation pour ce millésime juillet 2015 : quel sera l impact de la réfection de la douane de Vallorbe? Les autorités suisses ont en effet décidé de lancer les travaux de l aubette (poste) qui sera détruite et reconstruite. Le chantier se poursuivra jusqu à décembre. André Rey, chef du poste de frontière de Vallorbe (à droite) et Jacques Javet, adjudant à l administration fédérale des douanes. Il faut s attendre à quelques perturbations au niveau du trafic émet le chef du poste de douane. Quant aux bouchons des frontaliers (4 000 véhicules comptabilisés de 5 heures à 8 heures), il devrait se résorber avec les vacances horlogères. Rappelons que nous ne faisons plus de contrôles de 5 heures à 8 heures du matin pour rationaliser les effectifs mais surtout pour éviter le bouchon. Le fait que nous soyons sur la route crée des arrêts. Les frontaliers ont compris. Ils sont environ à passer par Le Brassus et 850 à l Auberson contre à Vallorbe entre 5 heures et 9 heures Sauf miracle, le passage en douane devrait être difficile le weekend des juillet ou du 15 août. Les touristes sont prévenus.
38 38 ÉCONOMIE La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 SALAISONS Des nouveaux logos Les Saucisses de Morteau et Montbéliard changent d image L association A2M qui chapeaute les charcuteries et salaisons I.G.P. de Franche- Comté a choisi d apporter une nouvelle identité visuelle à ses produits phares. Coup de jeune. Une montagne, un tuyé, un sapin dessiné sur un fond rouge soutenu et chaleureux : tout est dit dans ce nouveau logo aux couleurs de la Morteau. Si le tuyé à disparu pour sa cousine montbéliarde, la charte graphique est très proche à la seule différence d un fond qui passe au vert clair. Ces logos me vont très bien. Ils rappellent combien l appartenance au terroir est primordiale dans nos filières, apprécie Michel Delacroix qui préside l association A2M depuis sa création en Petite précision, le logo de la saucisse de Morteau ne sera pas chez les fabricants du fait de la non-obligation de fumer le produit dans un tuyé. Même si je ne désespère pas qu un jour tout soit fumé au tuyé, ajoute Michel Delacroix. 5 % des volumes échappent encore à ce mode de conservation. Il s agit de la production de la maison Bazin en Haute-Saône. Les indicateurs sont plutôt encourageants sur l année La production de saucisses de Morteau a atteint tonnes, soit une progression d 1,4 % par rapport à Elle est de plus en plus talonnée par la saucisse de Montbéliard dont la production atteint tonnes en 2014, en hausse de 2,1 % par rapport à Les volumes de saucisses de Morteau label rouge augmentent quant à eux de près de 10 % pour atteindre 167 tonnes. Avec son process de fabrication automatisé, son format et son prix plus bas, la saucisse de Montbéliard ne manque pas d atouts, Ce qui explique ses performances. On L abattoir spécialisé de Valdahon. reste sensiblement dans nos objectifs de développement. A nous maintenant d agir sur les outils de commercialisation. On a encore de belles marges de progression dans les régions qui n ont pas encore été prospectées. On essaie toujours de désaisonnaliser la production mais c est compliqué. Il faut savoir qu elle varie Cette nouvelle charte apporte un goût de jeune à nos filières, explique Michel Delacroix, le président de l association de défense des charcuteries et salaisons I.G.P. de Franche-Comté. dans un rapport d un à quatre entre l été et l hiver. Autre sujet de préoccupation récurrent, l approvisionnement des éleveurs en sérum. Entremont en ramasse beaucoup pour faire de la poudre. On rappelle aux filières A.O.P. fromagères de ne pas oublier quel animal valorisait autrefois le petit-lait. On demande de la solidarité. Pour moi, l enjeu du sérum sera déterminant même si pour l instant, il n y a pas encore de problème d approvisionnement. La menace des contrefaçons ne semble plus à l ordre du jour. A2M a adressé six rappels à la réglementation en 2014 pour des fabricants et des distributeurs situés en et hors Franche- Comté. L association de défense milite toujours pour encourager les installations porcines en Franche-Comté. Plus facile à dire qu à faire dans un contexte où le prix du porc charcutier est toujours aussi décourageant. Il y a encore des possibilités d installation en Franche-Comté mais aujourd hui la viande de porc n est pas à son prix. Les éleveurs français subissent de plein fouet la concurrence du cochon espagnol notamment. Pour nos filières, le maillon faible, c est les éleveurs. On a pourtant tous les outils sur la place avec la production, l aliment, l abattoir spécialisé de Valdahon. Il faut que l amont aille bien pour que l aval s en sorte. F.C. Publi-information Maisons Contoz, qualité et sur-mesure à tous les prix Depuis quatre générations, l entreprise générale du bâtiment Maisons Contoz développe son savoir-faire dans la construction de maisons individuelles. Elle met ses compétences à la portée de tous les clients qui apprécient une prestation sur mesure quels que soient le budget et la qualité de réalisation. La construction d une maison individuelle est souvent le projet d une vie. C est pour cette raison qu il faut en confier la réalisation à Maisons Contoz. Installée à Saône, cette entreprise familiale qui en est à la quatrième génération de bâtisseurs est reconnue pour son savoir-faire et la qualité de ses réalisations, fruits de sa longue expérience dans la construction de maisons individuelles. Ce que les gens apprécient, c est que nous n avons pas de plans types. Nous disposons en interne de notre propre bureau d études. Il dessine la maison que souhaitent les futurs propriétaires en fonction de leur budget et ce, Maisons Contoz construit des maisons sur mesure dès euros de budget! dès euros. La personnalisation du projet est totale annonce le directeur général Aurélien Contoz. Le sur-mesure est un des traits de caractère de cette société qui a la particularité d être une entreprise générale du bâtiment! Les 70 salariés qu elle emploie sont répartis dans tous les corps de métier qui interviennent sur le chantier de construction. Une organisation qui est un gage de qualité, de sérieux et de confiance pour le client qui sait qui réalise le projet de A à Z. Les propriétaires n ont qu un seul interlocuteur, ils ont un suivi quotidien de leur projet, nous sommes dans une démarche de transparence ajoute-t-il. Qu elles soient traditionnelles ou contemporaines, les maisons Contoz qui sortent de terre ont toutes le label B.B.C (réglementation thermique 2012 en vigueur). Nous utilisons différents matériaux. Mais à 80 % on construit en brique,un produit sain qui a beaucoup d avantages thermiques. Ses 25 centimètres d épaisseur répondent aux normes sismiques en vigueur. Pour chaque maison on réalise une étude de béton et de ferraille. Nous sommes les seuls à faire cela précise Aurélien Contoz. Le constructeur est aussi le seul à avoir sa propre foreuse et le personnel qualifié pour la faire fonctionner pour installer la géothermie chez les particuliers qui le souhaitent. Depuis quelques années, Maisons Contoz réalise 30 % de son chiffre d affaires dans le Haut-Doubs. l entreprise locale transpose son expérience de la construction de maisons individuelles et de petits collectifs de standing, à la rénovation. Là encore, l excellence est au rendez-vous. En 2013, elle a reçu la médaille d or de premier constructeur-rénovateur de France pour la qualité de rénovation d une maison des années soixante-dix. On peut tout faire en rénovation, y compris réaliser des extensions, mêler les matériaux comme la brique et le bois ou faire de l optimisation thermique ajoute Aurélien Contoz. Ce sont ces compétences que les particuliers du Grand Besançon et du Haut-Doubs viennent chercher auprès de ce constructeur qui offre les garanties d une maison originale, agréable à vivre et faite pour durer. Z.I. de la Gare - B.P SAÔNE Tél. :
39 INFORMATIONS JUIN 2015 Assurance chômage : Assouplissement du principe des droits rechargeable Avec la mise place début octobre 2014 du principe du droit rechargeable, il est rapidement apparu que dans certaines situations le principe des droits rechargeables était préjudiciable au demandeurs d emploi notamment pour les travailleurs frontaliers. En effet, un travailleur frontalier qui se trouvait licencié et qui avait encore des droits ouverts calculé sur une période d activité en France était obligé de liquider dans un 1er temps ses droits précédent inférieur nettement au montant des allocations qu il aurait perçu sur le base de son salaire frontalier. Cette disposition pouvait précipiter certaines personnes rapidement dans une situation précaire. Fort de ce constat, l Amicale des frontaliers à immédiatement informé son partenaire Force Ouvrière, qui est un des partenaires sociaux qui négocie la convention d assurance chômage. Depuis le 1 er avril 2015, un droit d option a été mis en place : Il permet au demandeur d emploi de choisir entre : - son reliquat de droit - ou les nouveaux droits ouverts sur la base de son dernier emploi. Le choix des nouveaux droits entraine automatiquement l abandon du reliquat de droit non épuisé. Douanes : Changement de législation en matière d utilisation de la voiture de service d usage des véhicules de fonction dans le règlement n 2015/234 paru le 13 février Il est était possible jusqu à présent aux travailleur frontaliers de faire usages de leur véhicule de fonction immatriculé en suisse sur le territoire européen sans effectuer le dédouanement du véhicule sur le principe de l admission temporaire. A partir du 1 er Mai 2015, le ciant d un véhicule de fonction peuvent en faire usage uniquement : - dans le cadre de leur activité professionnelle - et le trajet entre leur domicile et leur lieu de travail. De plus, il devra être stipulé dans le contrat de travail que le salarié est autorisé à en faire usage pour les trajets entre son domicile et son lieu de travail. Une copie de ce contrat doit pouvoir être présenté aux autorités douanières en cas de contrôle. Il ne sera plus possible d en faire usage à titre privé en dehors des horaires de travail. (Ex : durant les congés) Pour que l usage soit étendu en dehors du temps de travail, l employeur ou le salarié devra s acquitter de taxe d importation du véhicule. Valérie Pagnot, Juriste Votre contrat complémentaire à partir de * par mois FRONTALIERS Toujours à vos côtés Votre devis sur : Complémentaire Santé et Prévoyance PONTARLIER MORTEAU * Tarifs mensuels 2015
40 40 Agenda La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 SAINTE-COLOMBE - LA FIESTA DES FINES GUEULES Nous n avons pas le droit à l erreur Julien Javaux est le président du comité d organisation de la Fiesta des fines gueules de Sainte-Colombe. Une fête populaire endeuillée il y a quelques années suite au décès d un participant. La sécurité est devenue un enjeu majeur de ces fêtes de village dans le Haut-Doubs. L a Presse Pontissalienne : Un accident mortel survenu en marge de la Fiesta des fines gueules avait endeuillé la manifestation il y a trois ans. Qu estce qui a changé depuis? Julien Javaux : Nous préparons les choses en amont en étroite collaboration avec les forces de l ordre et les services de l État : gendarmerie, pompiers, souspréfecture L idée est de mettre au maximum l accent sur la prévention afin d éviter que ne se reproduise un tel drame, même si nous avons été dégagés de la responsabilité de cet accident qui a eu lieu à l extérieur de la fête et dont a été victime un jeune qui rentrait à pied. Ce drame a été un vrai coup dur pour tout le monde. Depuis cette annéelà, nous prenons toutes les précautions nécessaires. L.P.P. : Lesquelles? J.J. : Avec les services de la sous-préfecture, nous mettons par exemple à disposition des stands pour permettre aux gens de souffler avant de reprendre le volant. Nous distribuons des gilets fluo aux personnes tentées de rentrer à pied. Tous les ans, on offre le petitdéjeuner aux jeunes pour leur éviter Julien Javaux, président de la Maison pour tous de Sainte-Colombe, organisatrice de la Fiesta des fines gueules. d avoir à repartir trop fatigués. Les agriculteurs du village laissent une partie de leurs champs pour que les jeunes puissent planter leur tente. Au cours des soirées, des messages sont diffusés relatifs à la sécurité routière. Des affiches sont posées dans le chapiteau, les orchestres annoncent la présence de contrôles de gendarmerie, on poste des messages sur facebook, la protection civile est présente avec des dispositifs de premiers secours, etc. Cette année, nous aurons six personnes en plus de la protection civile et nous renforçons aussi notre équipe de sécurité avec des maîtres-chiens notamment car il faut aussi éviter les bagarres qui peuvent être violentes dans ce genre de manifestations. D année en année, on essaie de s améliorer. L.P.P. : L idée est aussi de lutter contre cette image de beuveries que renvoie ce genre de fêtes dans le Haut-Doubs? J.J. : La Fiesta des fines gueules a la particularité de tomber en même temps que les résultats du Bac, c est le principal problème. Forcément, elle attire une clientèle très jeune et ces jeunes ont commencé de boire avant même d arriver à la fête. C est pourquoi la mairie a pris un arrêté qui interdit la consommation d alcool hors de l enceinte de la fête. Nous bénéficions aussi d une réquisition du procureur de la République qui autorise les gendarmes à ouvrir les coffres et les sacs. Il y a aussi de nombreux contrôles routiers à proximité du village. Ces éléments entrent peu à peu dans les mœurs et on voit de plus en plus de parents qui emmènent leurs enfants et qui viennent les rechercher. L an dernier, on a eu à déplorer deux retraits de permis. L.P.P. : Rassurez-nous : la convivialité est toujours de mise à la Fiesta des fines gueules? J.J. : Bien sûr. La Fiesta des fines gueules attire des milliers de personnes car c est aussi la fête de la bonne bouffe. Nous sommes une des seules fêtes de village où l on sert les gens sur assiette avec de vrais couverts et des plats atypiques genre tripes ou langue forestière aux morilles. L.P.P. : C est important pour l association Maison pour tous que vous présidez que se pérennise une Continuer cette fête créée par nos parents. telle fête? J.J. : La Fiesta des fines gueules existe depuis 43 ans. Pour nous, c est la manifestation principale de l année qui nous permet de contribuer à faire vivre le village. Le maire de sainte-colombe l a dit lui-même : le tissu associatif est la vraie richesse de Sainte- Colombe. Les bénéfices dégagés lors de cette fête nous permettent notamment d offrir des sorties à tarifs avantageux aux habitants de Sainte-Colombe. L.P.P. : Malgré toutes les difficultés liées à l organisation d une fête populaire dans le Haut- Doubs, ce n est pas décourageant et vous maintenez cette fête coûte que coûte? J.J. : C est nos parents qui ont créé cette fête il y a plus de quarante ans, elle a lieu de manière immuable toujours le week-end précédant le 14 juillet et on s efforce aujourd hui de la continuer. Depuis trois ans, la fête a lieu sur trois jours, du vendredi au dimanche. L identité de la fête résidait dans le fait qu elle se déroulait au centre du village mais encore une fois pour des raisons de sécurité, nous avons dû la déplacer il y a quelques années sur les hauteurs du village. Mais c est rassurant de voir que dans nos villages il y a encore des jeunes qui ont envie de faire des choses pour continuer à les faire vivre. L.P.P. : Combien de personnes mobilise la Fiesta des fines gueules? J.J. : Entre 60 et 80 bénévoles et la sensibilisation aux questions de sécurité est faite également auprès d eux. Même si les bénévoles sont eux aussi tentés de s amuser Propos recueillis par J.-F.H. Recevez Le journal d information qui aborde tous les mois les sujets d actualité de Pontarlier et de sa région : événements, société, actu, sport, vie associative et culturelle, dossier chez vous Abonnez-vous à un tarif préférentiel. les 12 numéros les 24 numéros au lieu de 31,20 1 numéro GRATUIT au lieu de 62,40 3 numéros GRATUITS Ou abonnez-vous en ligne :
41 La Presse Pontissalienne n Juillet La fête attire plusieurs milliers de personnes sur un week-end. Le programme 43 ème Fiesta des fines gueules Vendredi 10 juillet Entrée 8 euros avec une conso 23 h 30 à 1 h 15 : Concert avec Les Celt Keys (rock celtique franc-comtois) 1 h 30 à 3 h 30 : Les Spiders Samedi 11 juillet Entrée 10 euros 0 h 30 à 2 h 30 : Bal avec Let Dʼzur. 2 h 30 à 2 h 45 : Élection de Miss Fines Gueules h 45 à 3 h 45 : Set D.J. Par Marc Monteiro Dimanche 12 juillet Entrée gratuite pour tous 11 heures : Messe à la chapelle 12 heures : Me nu franc-comtois 14 h 30 : Début de la kermesse. 18 h 30 : Tombola. 19 heures : Menu franc-comtois 22 heures : Bal de clôture. 23 h 30 à 3 heures : Les Snails. Rende z-vous Pontarlier Ponta Beach au Grand Cours La Ville de Pontarlier organise une grande quinzaine sportive du 27 juin au 9 juillet. L objectif consiste à créer un grand événement autour du sport qui soit à la fois populaire, accessible et gratuit, explique Philippe Besson, l adjoint au sport. Tout s articule autour de la pratique des sports du sable avec deux terrains aménagés sur le grand Cours. Du 29 juin au 3 septembre, les écoles pontissaliennes participeront à différents tournois de king ball, sandball Samedi 4 juillet, ce sera au tour des familles de s inviter à Ponta Beach pour une journée complète de sport de sable avec de multiples animations. La seconde semaine sportive est réservée aux centres aérés. Ponta Beach c est aussi en soirée des tournois tout publics organisés par les clubs pontissaliens. Au menu : beach rugby, badminton, boule lyonnaise, frisbee, beach soccer, sandball Pourvu qu il fasse beau. Ponta Beach - du 27 juin au 9 juillet renseignements : [email protected] Musique Les Amis de l orgue donnent le ton C est à l église Saint-Bénigne de Pontarlier que se tiendra du 24 juin au 22 août la 37 ème édition de son Festival organisé par les Amis de l Orgue. Ce mois-ci, trois dates sont à retenir : les jeudis 16, 23 et 30 juillet. Le premier jeudi à 20 h 30, ce sont les petits chanteurs de Saint-Christophe de Paris qui transportent le public avec leur concert de chœur féminin et masculin. La qualité musicale est assurée par l exigence de leur chef Lucile de Témioles, diplômée du conservatoire de Cachan, plusieurs fois récompensée et responsable du Chœur Préparatoire de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris. Le jeudi 23 à 20 h 30, l ensemble vocal TriOde organise une soirée chant choral avec un registre autant contemporain qu ancien. Finalement, jeudi 30 juillet vous aurez le plaisir de retrouver le groupe corse Accentu qui le temps d une soirée fait voyager ses auditeurs au cœur de l âme corse. Réaction On peut s amuser en étant parfaitement clair Le sous-préfet de Pontarlier Bruno Charlot a souhaité travailler en étroite collaboration avec les organisateurs des manifestations estivales, notamment cette Fiesta des fines gueules et un peu plus tôt, la Fête des escargots de La Rivière-Drugeon. À lʼoccasion de cette dernière, les contrôles de gendarmerie ont donné lieu à 15 constats dʼalcoolémie. Des cas dʼalcoolémie moins prononcés que lʼan dernier, note Bruno Charlot. Mais les conducteurs ont été interceptés et au moins, on a évité que des drames se produisent. Pour le sous-préfet, ces règles de prévention mises sur pied en collaboration avec les organisateurs vont dans le bon sens. Elles répondent notamment à lʼinquiétante accidentologie constatée en 2014 dans le Haut-Doubs. Tout cela nous amène à agir collectivement. Nous ne sommes pas dans la contrainte. Les gens doivent comprendre quʼon peut sʼamuser sans être obligés de consommer de lʼalcool plus que de raison. On peut sʼamuser en étant parfaitement clair. Cʼest à cette évolution culturelle que lʼon doit aboutir. Ces concertations en amont avec les organisateurs de soirées se poursuivront annonce le sous-préfet qui sent quʼil y a une évolution positive des mentalités. BULLETIN D ABONNEMENT Bulletin à remplir et à retourner accompagné de votre règlement à l adresse suivante : LA PRESSE PONTISSALIENNE B.P , rue de la Brasserie MORTEAU CEDEX 1 an (12 numéros) = 28,60 au lieu de 31,20 soit 1 numéro gratuit 2 ans (24 numéros) = 54,60 au lieu de 62,40 soit 3 numéros gratuits Nom... Prénom... N /Rue... Code... Ville... Téléphone En application de l article 27 de la loi du 6 janvier 1978, les informations ci-dessus sont indispensables au traitement de votre commande et sont communiquées aux destinataires la traitant. Elles peuvent donner lieu à l exercise du droit d accès et de rectification auprès de La Presse Pontissalienne.Vous pouvez vous opposer à ce que vos nom et adresse soient cédés ultérieurement. T arifs étrangers et DOM TOM : nous consulter. Renseignements : Théâtre Festival de l eau vive Pour la 11 ème année consécutive, le théâtre est à l honneur dans le festival de l eau vive qui se déroulera en grande partie à Bannans, du 9 au 12 juillet. Au programme des festivités cette année du théâtre, mais pas seulement! En effet le chant, la danse contemporaine et les marionnettes sont aussi au rendez-vous. Le jeudi 9 juillet, c est la compagnie Quitientchaud qui donne le la dans une ambiance intimiste à envolée rock. Le vendredi 10 juillet, Odile Rousselet de la compagnie La Petite Fabrique met l ambiance avec son caractère bien trempé, suivie par une histoire plus sombre qui nous renvoi aux cicatrices de l enfance proposé par Sarbacane théâtre & Des Ô. Samedi 11 juillet, Aux champs par la compagnie Aérogramme du Doubs, d après une nouvelle de Maupassant. Le même soir, la compagnie Gilles Vérièpe danse la rencontre de façon contemporaine. Dimanche 12 juillet, hommage aux marionnettes en commençant avec Infime débordement tout en sensibilité et poésie, puis avec Queue de poissonne, une merveille pour les yeux. La compagnie Cwet de Lars clôt ce festival avec sa pièce de théâtre tout public Vice et vers ça. Le festival de l eau vive, c est du vrai théâtre populaire, dans le cadre bucolique de l amphithéâtre de Bannans. Renseignements sur Sport Course d orientation dans le O Doubs L association Balise 25 organise du 23 au 26 juillet les 4 jours de France du O Doubs, au programme plusieurs épreuves de course d orientation qui ont un but évidemment sportif mais aussi touristique. En effet la manifestation n est pas que régionale, elle est ouverte à toute la France ainsi qu à l internationale. Jeudi 23 juillet sont organisés deux sprints sur les communes de La Rivière-Drugeon et Bouverans. Vendredi 24 juillet, une course longue distance sur Mouthe. Et pour terminer, samedi 25 et dimanche 26 juillet, une course moyenne et longue distance du côté du Chapelle-des-Bois et de Chaux-Neuve. Un accueil sera assuré à la Maison de la réserve naturelle du lac de Remoray dès le 20 juillet avec des possibilités d entraînements sur plusieurs sites, en préambule aux quatre jours. Du 23 au 26 juillet - Sport Un air de Tour de France En juillet, le Grand Pontarlier se met en selle. Dimanche 5 juillet, le vélo-club de Pontarlier organise le prix cycliste sur route de Vuillecin pour les féminines et les cadets. Ensuite se déroulera le chrono du lac Saint-Point dimanche 12 juillet (départ à partir de 8 heures d Oye-et-Pallet) toujours organisé par le V.C. Pontarlier. Suivra le traditionnel Prix de la Ville de Pontarlier mardi 14 juillet. Les meilleurs coureurs régionaux se disputeront la victoire sur un tracé dessiné entre la place Saint-Pierre, la rue Victor-Hugo, la rue de Salins Prix cycliste de Vuillecin dimanche 5 juillet, chrono du Lac Saint-Point le 12 juillet, Prix de Pontarlier le 14 juillet. Renseignements : Joseph Santagata au ou : [email protected]
42 42 La Presse Pontissalienne n Juillet 2015 MONTPERREUX Isabelle Moretti, harpiste de renom international accompagnera Felicity Lott lors de la soirée de gala du 18 juillet à l église de Montperreux (photo E. Larrayadieu). Du 8 au 18 juillet Le festival de tous les lyrismes Toujours plus haut, toujours plus beau mais toujours fidèle à ses valeurs de respect, d ouverture et de proximité, le festival lyrique de Montperreux se distingue cette année par une distribution de grande classe. Lapetite église de Montperreux avec sa sublime acoustique s honorera le 18 juillet prochain de la présence de la brillante cantatrice anglaise Felicity Lott. Universellement connue sous le nom de Flott, cette soprano anoblie par la reine s est illustrée à la fois dans l opéra, l opérette, concert et récital, sur les scènes les plus célèbres du monde. Dame Felicity Lott allie excellence, grâce et humour. Nul doute qu elle saura charmer son public lors de cette soirée gala qui marquera la fin du festival. Elle sera accompagnée par la harpiste, Isabelle Moretti l une des figures les plus séduisantes de la harpe et du monde musical d aujourd hui. Le superlatif est de mise à la lecture de la programmation. Le concert du 12 juillet Grands interprètes et jeunes artistes promet beaucoup avec deux jeunes prodiges, à savoir le ténor André Gass et la soprano Yi Li. Ils seront accompagnés par la pianiste Florence Boissolle, chef de chant à l opéra Bastille. Comme l an dernier, le festival s évade de Montperreux pour une première représentation à la salle de Labergement-Sainte-Marie. Simple question Le 7 ème festival lyrique accueille cette année une invitée exceptionnelle avec la cantatrice Felicity Lott. de place et surtout l occasion d assister au spectacle Le monde m empêche de dormir interprété par les Swinging Bikinis. Ce quatuor rendra hommage à Jean Villard, dit Gilles. Personnage aux multiples facettes, mascotte du Front Populaire à Paris, homme de plume qui se penche sur son siècle, Jean Villard a ouvert une brèche à travers laquelle sont passés Charles Trénet, Piaf, Yves Montant, Brassens, Brel Le festival lyrique n oublie pas sa terre natale riche de beaux talents. Le concert d ouverture du 8 juillet revendique ainsi une distribution 100 % Haut- Doubs. À l affiche, Stuart Patterson et la soprano Marie Daher accompagnés au hautbois de Béatrice Crespino et au piano de Stéphane Ganard. Ces deux musiciens enseignent au conservatoire de Pontarlier. L approche pédagogique chère à cet événement lyrique reste d actualité. Deux master-classes de chant se dérouleront à Montperreux. Ils s adressent à des chanteurs destinés à une carrière professionnelle et aux bons amateurs de chant lyrique qui souhaitent se perfectionner dans la technique vocale. Chaque stage se terminera sous la forme d un concert. Le premier se tiendra le 17 juillet à l église de Montperreux en présence de la soprano Valérie Guillorit et du pianiste Michel Capolongo. Le second est délocalisé le 18 juillet à 15 heures à la salle des Capucins à Pontarlier animé par Stuart Patterson et Florence Boissolle. De belles envolées en perspective. F.C. Infos et réservations : Le programme AGENDA Mercredi 8 juillet - 20 heures Église de Montperreux Concert dʼouverture du festival avec Stuart Patterson (ténor) et Marie Daher (soprano), accompagnés au hautbois par Béatrice Crespino et au piano par Stéphane Ganard. Dimanche 12 juillet 18 heures Église de Montperreux Concert Grands Interprètes et Jeunes Artistes avec deux jeunes artistes prodiges, André Gass (ténor) et Yi Li (soprano), accompagnés par la grande pianiste Florence Boissolle, Chef de Chant à lʼopéra Bastille. Mercredi 15 juillet - 20 heures Labergement-Sainte-Marie Le monde mʼempêche de dormir par le quatuor vocal Les Swinging Bikinis. Mélodies et duos romantiques. Vendredi 17 juillet 20 heures - Église de Montperreux Concert de fin de stage de chant, animé par Valérie Guillorit et par Michel Capolongo (piano). Samedi 18 juillet - 15 heures Salle Capucins à Pontarlier Concert de fin de stage de chant, animé par Stuart Patterson et Florence Boissolle (piano). Samedi 18 juillet - 20 heures Église de Montperreux Soirée de gala. Récital de mélodies par la grande cantatrice anglaise Dame Felicity Lott (soprano), et la brillante harpiste française Isabelle Moretti.
43 LE PORTRAIT La Presse Pontissalienne n Juillet VILLE-DU-PONT Au hameau des Rochettes Hubert Gaillot, paysan par nature Producteur de plantes médicinales, de tisane, apiculteur, cueilleur de plantes sauvages, fabricant de boissons naturelles Hubert Gaillot vit par et pour la nature dans son hameau des Rochettes, là-haut sur les hauteurs de Ville-du-Pont. Pour tenter de cerner le personnage, il faut arriver chez lui assez tôt. À l heure du petit-déjeuner, c est sans doute l idéal pour comprendre la vie de cet homme, rythmée par les saisons et les caprices du temps. On est loin, bien loin de l ère du snacking, des barres chocolatées ou du café lyophilisé avalé à la va-vite. Ici, place aux produits sains. Hubert Gaillot sait prendre son temps malgré la somme de tâches qu il doit accomplir en cette saison, au moment où la nature explose et donne sans compter. Le miel en rayon, la purée d amandes bio, le café lentement monté dans la cafetière, le pain à la mie serrée, tout respire ici l authenticité, jusque dans les gestes posés du bonhomme qui semble dire à quoi bon précipiter les choses? Certains diraient tout effrayés qu il est venu se paumer aux Rochettes. Lui, corrige, en disant qu il est venu se trouver. L homme, originaire de la région d Orléans, a tout plaqué, sa formation en électronique et ses métiers techniques pour s installer ici au milieu des années quatre-vingt, en tant que paysan dit-il. Un paysan, c est quelqu un qui vit au milieu de la nature, au Il est venu se paumer? Se trouver corrige-t-il. rythme de la nature. Mon métier est d essayer de valoriser tout ce qu on peut avoir autour de nous. Simplement, sans autre. Dans ce hameau des Rochettes où il aura mis plus de vingt ans à retaper une ferme, il y a installé sa petite exploitation. Dans ce petit coin de nature caché à près de m d altitude, Hubert Gaillot cultive les plantes aromatiques et médicinales, celles qu on appelle les simples, c est-à-dire la médecine des gens simples, celle qu on trouve devant chez soi, mais que tant de monde ignore de nos jours. Quand il s est installé ici en 1992, le paysan s était mis à fabriquer des tisanes et des sirops et depuis quelque temps, je fais aussi des boissons comme la Frênette, une boisson légèrement pétillante à base de feuille de frêne, que buvaient les paysans pour se désaltérer au moment des moissons. Hubert Gaillot parcourt les marchés régionaux pour vendre ses produits. Le reste, il l écoule sur place aux gens qui viennent jusqu ici à sa rencontre et dans quelques magasins du Haut-Doubs. On trouve par exemple ses boissons chez Terra Vinéa à Morteau et ses tisanes et compléments alimentaires à la Tisanerie à Pontarlier. Je fais aussi du macéré floral, notamment à base de grande gentiane. Une petite goutte dans de l eau, c est un excellent tonifiant. Hubert Gaillot entretient également une vingtaine de ruches à partir desquelles il produit entre 200 et 300 kg de miel par an. En ce début d été, Hubert Gaillot passe beaucoup de temps un peu plus loin de sa ferme des Rochettes, à la recherche de plantes sauvages. Je commence la saison par le pissenlit avec lequel je fais un apéritif. Puis j attaque ensuite avec la spécule odorante. Ses fleurs blanches servent à faire de la tisane, très bonne pour le sommeil des enfants. Il y a aussi l alchémille vulgaire, la plante des femmes très bonne contre les hémorragies internes, les règles douloureuses ou au moment de la ménopause. Ne parlez pas à Hubert Gaillot de molécules chimiques pour se soigner : Je ne me soigne que pas auto-médication et auto-production. Pas le meilleur client de la médecine académique, excellent en revanche contre le trou de la Sécu Dans son jardin poussent actuellement mélisse, matricaire (très bonne en huile de massage), menthe, sauge ou encore cassis. L été est donc la saison la plus chargée pour le paysan de Ville-du-Pont. C est l hiver qu il prend le temps de transmettre son savoir aux touristes qui font l effort de monter aux Rochettes. Hubert Gaillot y organise des veillées au coin du feu au cours desquelles il explique les petits secrets des plantes ou des abeilles. Des animations hors du temps où le visiteur retrouve la simplicité d une soirée à discuter au coin de l âtre.à l heure des smartphones et de la génération connectée, quel contraste! D ailleurs, inutile d apporter son portable là-haut, il n y a pas de réseau Vouloir suivre son Pour Hubert Gaillot, chantre de l agriculture raisonnée, il y aura forcément une prise de conscience sur les méfaits du productivisme. G.P.S. à tout prix n est pas plus utile. Ceux qui n écoutent que leur G.P.S. se paument souvent sourit l agriculteur, bien conscient qu il vit en dehors d un système où le profit immédiat et la productivité sont devenus les vertus cardinales. Pourtant, Hubert Gaillot n est pas du genre à se lamenter sur le sort d un monde qui partirait à la dérive. Je suis pessimiste à court terme, mais optimiste à long terme. Il y aura forcément une prise de conscience. L agriculture productiviste n est pas productive au final, elle est surtout consommatrice, d énergie et de subventions. Il est évident qu on pourrait nourrir 10 milliards de personnes avec une agriculture raisonnée. L agriculture paysanne est le seul avenir possible dit-il en terminant son plantureux petit-déjeuner, avant de repartir dans les prés et les sous-bois à la recherche de plantes bienfaitrices. Ainsi est réglée la vie d Hubert Gaillot là-haut dans son hameau des Rochettes. Au jour le jour, au fil des saisons, au rythme immuable de la nature J.-F.H. Catalogues : une affaire de spécialistes Créativité, rigueur, mise en page, suivi, relecture, relations avec les fournisseurs, choix du bon imprimeur... La conception d un catalogue fait appel à de très nombreuses compétences que seule une agence qui regroupe des profils très complémentaires peut être à même de suivre. Notre dernier défi, la réalisation d un catalogue de 600 pages. Cette version papier peut ensuite être déclinée sur le site web du client et sur les tablettes de la force commerciale. Un formidable outil de travail au quotidien. ID Soudage 600 pages, industrie Nous gérons votre projet de A à Z. 600 pages - ID Soudage, industrie, Besançon - Maugain, scierie, Saint-Gorgon-Main - Approsine, grossiste cuisine et salle de bain, Mulhouse - Querry, constructeur de matériel agricole, Gilley - Reymond, fabricant de portes intérieures, Grand-Combe Un projet de communication? Parlons-en! 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