ETUDE DE FAISABILITE DE LA MISE EN PLACE DE SIGNES DISTINCTIFS DE LA QUALITE ET/OU D ORIGINE POUR LE MIEL TUNISIEN

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1 RÉPUBLIQUE TUNISIENNE MINISTÈRE DE L AGRICULTURE ET DES RESSOURCES HYDRAULIQUES ETUDE DE FAISABILITE DE LA MISE EN PLACE DE SIGNES DISTINCTIFS DE LA QUALITE ET/OU D ORIGINE POUR LE MIEL TUNISIEN NOVEMBRE 2008 AUTEUR : Mokhtar MAHOUACHI 1

2 REMERCIEMENTS L auteur de la présente étude remercie tous les organismes et les personnes qui ont très largement contribué à la réalisation de cette étude. Leur aide et concours ont été d une grande efficacité pour mener à terme le travail qui concerne une éventuelle mise en place d un signe de qualité qui caractérise le miel produit dans diverses régions en Tunisie. Qu ils trouvent tous dans le présent document la concrétisation de leur effort et leur dévouement à promouvoir ce secteur. Cette étude traitera la faisabilité de construire des signes de qualité pour le miel des zones suivantes : Sejnane, Cap Bon, Kasserine, Zaghouan, Ousselatia 2

3 SOMMAIRE Introduction 06 Contexte de l étude 08 Objectifs de l étude 10 Démarche adoptée 11 PREMIERE PARTIE : 14 Situation actuelle du secteur apicole en Tunisie Evolution du nombre de ruches (moderne et traditionnelles) Evolution de la production du miel Place de la production du miel dans les pays arabe et dans le mondiale Bilan commercial du secteur apicole Caractérisation et organisation du secteur apicole en Tunisie DEUXIEME PARTIE : 28 Etude de la qualité du miel (analyse bibliographique) Signes de qualité Signes d'identification de la qualité et d'origine au niveau international Analyse de la qualification des produits agricoles en Tunisie Eléments comparatifs des indications géographiques L'organisation professionnelle Composition du miel 3

4 TROISIEME PARTIE : 52 Etude des caractéristiques de production de miel dans les régions concernées Etude de faisabilité de signe de qualité pour la miel produit dans la région de Sejnen Etude de faisabilité de signe de qualité pour la miel produit dans la région du Capbon Etude de faisabilité de signe de qualité pour la miel produit dans la région de Kasserine Etude de faisabilité de signe de qualité pour la miel produit dans la région de Zaghouan Etude de faisabilité de signe de qualité pour la miel produit dans la région de Oueslatia QUATRIEME PARTIE : 91 Démarche à suivre pour la mise en place des signes distinctif de qualité (AOCetIP ) ANNEXES 101 4

5 1. I. INTRODUCTION A l instar des autres pays de la rive sud de la méditerranée, l agriculture en Tunisie est confrontée à une concurrence de plus en plus rude suite à son adhésion à l organisation mondiale du commerce. Outre les prix des denrées alimentaires, cette concurrence est également régie par la qualité des produits agricoles et agro-alimentaires mis sur le marché mondial par des pays qui ont depuis fort longtemps accordé une importance à cet aspect qualitatif. Pour préserver les marchés traditionnels et accroître les exportations des produits agricoles vers d autres pays potentiels, la Tunisie est appelée à s inscrire obligatoirement dans cette démarche qualitative. Les particularités édapho-climatiques, les spécificités des itinéraires techniques et le savoir faire des agriculteurs et des éleveurs sont autant d atouts qui sont susceptibles d aider à atteindre cet objectif «qualité». Il est par ailleurs important de souligner que le consommateur tunisien, lui-même, est devenu de plus en plus exigent en matière de qualité des produits agricoles et agro-alimentaires. Cette exigence de la part du tunisien vis-à-vis de la qualité est le résultat de l amélioration de son niveau de vie et de la prise de conscience des méfaits environnementaux et sanitaires de l agriculture intensive actuellement pratiquée. Consciente de l importance de la démarche «Qualité», la Tunisie a initié de nombreuses études dans le but de déceler les produits agricoles et agroalimentaires pouvant présenter un potentiel à cet égard. Dans le cas des produits animaux, les études se sont intéressées à la viande de mouton issue de certaines régions anciennement réputées (agneaux d El Ouara, de Sidi Bouzid) ou provenant d une race (la race Noire de Thibar). Les produits issus de la transformation du lait de brebis font aussi l objet de telles investigations. Le miel, mais aussi les autres produits de la ruche, présenterait un secteur potentiel qui pourrait être compétitif à l égard des productions des pays traditionnellement connus par leur niveau de production (Chine, Espagne, France ). Seulement, ce miel tunisien doit impérativement répondre aux normes de production, de conservation et d exportation exigées par les réglementations internationales en vigueur. Il doit en outre présenter certaines caractéristiques qui lui sont spécifiques pour être mieux valorisé à l intérieur du pays et à l étranger. Pour ce faire, il est indispensable d étudier les éventuelles possibilités de mettre en place au préalable des signes distinctifs de qualité qui 5

6 permettraient d identifier et de spécifier les miels produits dans certaines zones potentielles. Ces signes de qualité différent (AOC, IGP ou IP, STG, marque collective, Label, AB ) et se basent sur plusieurs critères, entre autres qualitatifs. C est dans ce cadre que l Office de l Elevage et des Pâturages envisage de mener une étude de réflexion stratégique qui a pour objectifs d identifier des signes de qualité du miel produit dans cinq zones en Tunisie potentiellement réputées pour leurs traditions dans la production de miel et la nature des sources mellifères disponibles. 6

7 II - Contexte de l étude En dépit de son importance sociale mais aussi économique, le secteur apicole n a pas fait l objet d études mettant en valeur ses potentialités à l instar des autres secteurs qui ont bénéficié d une attention particulière. En effet, les rares études qui lui ont été consacrées ont surtout ciblé quelques aspects techniques ou relatant les contraintes qui entravent son développement. Ainsi, les études de prospection réalisées ont souvent négligé une vision globale intégrant tous les maillons de la filière apicole. Les résultats de ces rares études mais surtout les observations émanant du terrain montrent d une façon irréfutable que le secteur apicole se heurte encore à de nombreuses contraintes qui s opposent à son essor. Ces contraintes sont de diverses natures : technique, organisationnelle, commerciale Ces constations ont, en même temps, mis en exergue le grand potentiel que présente ce secteur comme générateur de sources de revenus pour les familles rurales et comme moyen de développement durable de certaines régions caractérisées par une richesse floristique. En terme d exportation, le secteur apicole est aussi appelé à jouer un rôle de grande importance. Les moyens qui peuvent être utilisés pour permettre à ce secteur de jouer pleinement son rôle socio-économique sont multiples. L amélioration du niveau de production par ruche est une voie prometteuse qu il faut explorer. La qualité du miel est une autre voie qui peut être mise à profit pour mieux valoriser cette activité apicole. En effet, en Tunisie, le miel est produit dans diverses zones caractérisées par des ressources mellifères très différentes et selon des traditions propres aux apiculteurs tunisiens qui font recours à un savoir faire particulier. Les ressources naturelles et les itinéraires techniques utilisés en Tunisie sont donc très différents de ceux qui existent dans les pays potentiellement producteurs de miel. Ainsi, le miel produit dans certaines zones tunisiennes peut éventuellement présenter des caractéristiques qualitatives très intéressantes pouvant conduire à la mise en place de certains signes distinctifs de qualité. Dans certains pays (France, Espagne ), les spécificités de certaines régions ont déjà permis de mettre en place des appellations qui sont de plus en plus connues et donc plus fortement demandées à travers le monde. Les miels de 7

8 corse et de sont des exemples, parmi d autres, qui illustrent très bien les avantages économiques et sociaux d une telle démarche qualitative. De la même façon, la création de signe de qualité du miel tunisien doit permettre de mieux valoriser cette production et de diversifier les produits agricoles en Tunisie. C est dans ce contexte que l Office de l Elevage et des Pâturages (OEP) a proposé une étude visant la prospection d une éventuelle instauration de signes de qualité pour le miel produit dans cinq zones réputées pour leur potentiel de production de miel. Cette étude s inscrit dans le cadre de projet de renforcement des services d appui à l agriculture et l amélioration de la qualité. 8

9 III - Objectifs de l étude L objectif global et ceux qui sont spécifiques assignés à cette étude sont les suivants : 3.1. Objectif global L objectif global de cette étude consiste à définir, avec tous les opérateurs de la filière apicole, un «objectif commun : motivations» et d identifier ensuite un «projet commun». La finalité de cette démarche étant de promouvoir le miel produit à travers un choix d un signe de qualité qui conviendrait le mieux à chaque zone choisie dans cette étude Objectifs spécifiques Cet objectif global se décline en plusieurs objectifs spécifiques qui peuvent être résumés comme suit : Etablir un état de lieu de la filière apicole en Tunisie Déterminer les caractéristiques physico-chimiques, botaniques et sensorielles du miel ainsi que les facteurs qui les affectent aussi bien la qualité Proposer des éléments de choix de signe de qualité le plus approprié pour les zones qui se prêtent à cette qualification en tenant compte des spécificités régionales Proposer des scénarios d actions regroupant les différents opérateurs intéressés par cette démarche de qualité 9

10 IV - Démarche adoptée Comme il a été mentionné dans la proposition émanant des organismes demandeurs, la présente étude est réalisée en trois étapes : une première étape qui consiste à : a) Description de la situation actuelle de la filière apicole en Tunisie b) Analyse des cinq filières de qualité susceptibles de faire l objet d une démarche de qualification c) Proposition des plans d actions pour octroyer un signe de qualité aux différents miels 4.1. Situation actuelle de la filière apicole en Tunisie Il s agit dans ce premier temps, de faire un travail de collecte des informations et de synthèse relative au secteur apicole. Les informations se rapportent aux aspects suivants : Evolution de la production Evolution de la consommation et comparaison avec les niveaux étrangers Evolution des importations et exportations Caractérisation de la production : caractéristiques physiques des exploitations, données relatives aux apiculteurs, régions potentielles, techniques et niveau de production, facteurs de variation, saisons de production, importance des différents produits de la ruche Commercialisation actuelle du miel Synthèse des principales contraintes de développement de la filière apicole en Tunisie Pour accomplir le travail prévu dans cette première étape, les moyens suivants seront utilisés : Synthèse des rapports et des études concernant la filière apicole Collecte et recoupement des statistiques disponibles (production, consommation, commerce extérieur.) Conduite des entretiens avec des apiculteurs et responsables intervenants à différents stades de la filière (éleveurs, Administrations, GDA, Fédération Nationale des Apiculteurs...). 10

11 Cette première étape, les données relatives à la filière apicole seront actualisées et caractérisées. Les entretiens avec les opérateurs, notamment les producteurs, permettront en outre, d initier des réflexions relatives aux attentes, aux prédispositions des uns et des autres à s engager dans cette démarche de qualification du miel Analyse de cinq filières susceptibles de faire l objet d une démarche de qualification Pour chaque zone, cette étape consiste à mettre en place des référentiels de qualité qui permettrait d identifier aisément les miels produits dans les régions étudiées. Elle se base sur un diagnostic technico-qualitatif d une part et un autre de nature technico-commerciale d autre part. En ce qui concerne le diagnostic technico-qualitatif, on procédera A la détermination des caractéristiques qualitatives (physico-chimiques, polliniques et sensorielles) de miel produit dans cinq zones choisies selon la source mellifère dominante. Les miels retenus sont les suivants : miel d Eucalyptus Camaldulensis à Sejnane; miel de Thym à Zaghouan, miel de Romarin à Kasserine, miel d Agrumes au Cap Bon et le miel de Marrube à Ouesslatia. A la recherche, à partir des résultats d analyses, de spécificités des caractéristiques de qualité en vue de différencier certains miels en les comparant aux autres miels. A l hiérarchisation des facteurs qui déterminent la spécificité de chaque miel. Ces facteurs concernent divers stades de la filière : techniques de production, sources mellifères, savoir faire, conditionnement, conservation... Enfin, à la délimitation de l aire géographique de chaque miel Dans le cas du diagnostic technico-commercial, il s agit : D estimer les potentialités réelles de production de chaque type de miel caractérisé pendant la phase de diagnostic technico-qualitatif, notamment ceux qui sont susceptibles de présenter des spécificités qualitatives intéressantes et répondant aux normes internationales. 11

12 D étudier les conséquences en termes commerciales de ces signes de qualité préconisés en précisant la clientèle potentielle De déterminer une typologie des opérateurs et de l organisation de la profession en analysant leurs objectifs et leurs motivations. Les analyses concernent les paramètres suivants : la teneur en eau les teneurs en sucres totaux et en sucres réducteurs la teneur en saccharose (calculée par différence entre les deux précédentes) l acidité teneur en cendres l activité diastasique (enzymatique) teneur en hydrométhylfurfural (HMF) conductivité électrique La reconnaissance du miel peut se faire grâce à certaines propriétés physiques et sensorielles : le poids spécifique, la viscosité et la cristallisation la couleur l odeur et à degré moindre, la saveur Des échantillons (n = 30) de miel produit dans les cinq zones seront prélevés pour subir les analyses citées précédemment dans les laboratoires et en faisant appel à des personnes ressources en terme de dégustation du miel. Par ailleurs, quelques exploitations sont visitées en vue de noter les conditions de production, les itinéraires techniques et leurs spécificités en vue de dégager les facteurs susceptibles qui peuvent différencier les miels. Pour réaliser la deuxième phase du diagnostic, des rencontres avec les différents opérateurs qui interviennent dans la filière apicole sont réalisées. Ces rencontres sont utiles pour déceler les motivations et l intérêt des uns et des autres pour mettre en place cette démarche de la qualité. 12

13 4.3. Proposition de plan d actions Cette étape vise la finalisation du «projet commun» en ce sens qu elle sert à définir et décrire les étapes à suivre pour la mise en place d un signe de qualité. Le travail a consisté à : Présenter les signes de qualité adoptée au niveau international Faire une analyse des textes réglementaires en vigueur en Tunisie pour les signes de qualité (AOC, IP, marque collective, produit Biologique ) et qui sont appliqués pour le moment pour d autres spéculations Essayer d étudier les possibilités de leur application dans le cas du miel en tenant compte des particularités de chaque secteur. Il faut savoir que certains signes de qualité de miel existent en Europe (Miel de Corse ou mele de corsica, Appellation d Origine Contrôlée -AOC- décret du 30 janvier 1998 paru au journal officiel Français du 3 février, produit à partir de la végétation spontanée de la corse, voir références en annexes) Comparer les différents signes de qualité en mettant en exergue les points forts et faibles de chacun d entre eux. Cette comparaison servira comme base pour un choix approprié de signe de qualité à attribuer à chaque type de miel Le choix de signe de qualité étant fait, il importe de proposer un cahier de charges qui résume les étapes de production, de conditionnement, du stockage pour ce miel Enfin, établir des scénarios d actions (référentiel, procédure, cahier de charge, ) pour la promotion des produits choisis 13

14 PREMIÈRE PARTIE : SITUATION ACTUELLE DU SECTEUR APICOLE EN TUNISIE 14

15 L objectif global de la présente étude étant de chercher d éventuels signes de qualité du miel produit dans certaines zones de la Tunisie, les caractéristiques du secteur apicole dans le pays seront donc brièvement passées en revue. D autres rapports et études ont décrit, avec beaucoup de détails, l évolution du secteur apicole en Tunisie. On insistera dans cette partie, en revanche, sur le potentiel du secteur apicole en Tunisie par rapport aux autres pays producteurs dans le monde en vue de dégager quelques recommandations ayant pour but d améliorer son potentiel de concurrence. 1) Evolution du nombre de ruches L évolution du nombre de ruches traditionnelles et modernes est illustrée dans la figure 1. Figure 1. Evolution du nombre de ruches (en milliers) traditionnelles et modernes en Tunisie (INS, 2005) L examen des données disponibles indique que l activité apicole est ancienne en Tunisie dans la mesure où le nombre de ruches traditionnelles était important au début des années 1970, période qui a juste précédé la modernisation du secteur. Depuis, un changement de grande envergure s est opéré en ce qui concerne le nombre et la nature des ruches utilisées pour produire du miel en Tunisie. En effet, le nombre total de ruches a doublé en passant de à unités au cours de ces trois dernières décennies. Le changement le plus significatif a affecté le remplacement d une grande 15

16 proportion de ruches traditionnelles par d autres qui sont modernes. Ces dernières constituent, de ce fait, plus de 95 % de l ensemble des ruches actuellement utilisées par les apiculteurs. L évolution importante du nombre de ruches, notamment celles qui sont modernes, est le résultat d une politique d encouragement qui a été initiée dans le but de promouvoir ce secteur surtout dans les zones potentiellement riches en ressources mellifères. Cette augmentation du nombre de ruches cache néanmoins des différences notables dans la distribution régionale mais aussi la répartition de leur nombre en fonction de la taille des exploitations. Les données émanant du terrain indiquent cependant un ralentissement à cet égard ces dernières années. 2) Evolution de la production du miel L évolution de la production de miel en Tunisie est présentée dans la figure 2. Figure 2. Evolution de la production de miel (en tonnes) issu des ruches traditionnelles et modernes (INS, 2005) La production de miel en Tunisie a connu une évolution strictement similaire à celle du nombre de ruches modernes. En effet, elle passe ainsi de 457 à 3000 tonnes de miel durant trois décennies, ce qui constitue une augmentation de 500 %. En réalité, perçue de cette façon, l augmentation de la production paraît considérable mais si elle est rapportée à un rythme annuel, 16

17 elle devient beaucoup moins nette. En effet, l accroissement annuel reste à un niveau de 80 tonnes de miel par an. Cette augmentation de la production provient essentiellement de l accroissement du nombre des ruches modernes comme nous l avons mentionné précédemment. Il est intéressant donc de souligner que l augmentation de la production par ruche n est pas conséquente puisqu elle avoisine 10 kg en moyenne avec une grande disparité entre les régions et les exploitations. Cette production reste très faible par rapport au potentiel de production que possèdent les régions. Les facteurs qui expliquent ces niveaux faibles de production sont divers et multiples. Les défaillances techniques constituent sans doute les causes les plus significatives qui conduisent à une telle situation. Les conditions matérielles et l utilisation irrationnelle des ressources mellifères sont aussi des facteurs qui sont impliqués à cet égard. 3) Place de la production tunisienne dans les pays arabes et dans le monde Il est important de situer le niveau de production obtenu en Tunisie par rapport à celui réalisé par d autres pays arabes et dans le monde. Ainsi, dans les pays arabes, la structure de l élevage apicole est pratiquement identique à celle qui existe en Tunisie dans le sens que plus de trois quarts des ruches sont modernes et le reste est de type traditionnel. Cependant, le nombre des ruches varie très largement d un pays à un autre. L Egypte, avec plus de ruches et l Algérie, ayant un peu moins de ruches (Apiservices, 2008) constituent les deux pays qui présentent un grand potentiel de production. Leur production est donc conséquente puisqu elle est estimée (sur la base de 75 % de ruches modernes et une production moyenne de 8 kg/ruche) à environ et 7500 tonnes respectivement. L Algérie reste cependant un importateur potentiel (550 tonnes/an) avec un prix de miel très élevé. Il est aussi important de souligner à cet égard, l importance que commence à acquérir le secteur apicole en Syrie compte tenu de l intérêt que lui accordent les autorités et la population en terme de consommation. Deux autres pays arabes, en l occurrence l Arabie Saoudite et le Maroc, représentent un grand potentiel de production mais le secteur apicole reste handicapé par la nature des ruches qui 17

18 sont primordialement de type traditionnel. Ces derniers constituent en effet 86 et 80 % de la totalité des ruches dans les deux pays respectivement. Ainsi, même si elle occupe la 6 ème place en termes du nombre de ruches, la Tunisie devance probablement ces deux derniers pays en termes de production. Par ailleurs, l Arabie Saoudite ne produit que 2 à 4 % de sa consommation (environ 90 tonnes/an). Elle importe donc une grande quantité de miel chaque année en s approvisionnant de deux types de marché. Les pays connus par leur niveau de production constituent la part prépondérante dans l approvisionnement de ce pays (Figure 3). Cependant, des importations sont aussi faites à partir des pays asiatiques avec le plus souvent des prix bas et une faible qualité du miel (Jassim M. Al- Maghrebi, Apiservices, 2008). Ce même auteur indique en outre que le pays importe du miel à partir des pays voisins (Yemen) ; miel qui présente une excellente qualité, préféré par les consommateurs saoudiens et dont le prix atteint 190 US$ /kg. L extrême variation du prix du miel au sein d un même pays montre l importance de la qualité du miel à produire en vue de son exportation. C est la voie que doit explorer le secteur apicole en Tunisie pour conquérir de tels marchés potentiels. Figure 3. Principaux pays approvisionnant le marché Saoudien (Apiservices, 2008) 18

19 Dans le monde, la production est très fortement dominée par certains pays qui possèdent dorés et déjà une grande tradition dans ce type de production. Ainsi, la Chine est le premier producteur mondial de miel avec plus de 20 % (plus de environ tonnes par an selon le calcul en utilisant les données récentes d Apiservices) du volume total produit dans le monde. Outre l accroissement annuel de la production qui reste à un niveau de 4 %, la chine se distingue également par les avancées enregistrées dans le domaine de l industrialisation et la commercialisation du miel. Le prix du miel (estimé à US$ /kg en ce temps ci) est sans doute un élément fondamental qui explique le nombre de pays qui font recours à l importation du miel chinois (25 pays avec plus de 330 d importateurs). Les nouvelles données disponibles indiquent cependant une baisse d intérêt international à l égard du miel chinois, à l instar des autres produits agricoles et agro-alimentaires, compte tenu de leur qualité. En effet, certaines études relatent des cas de «falsifications» de miel chinois en Allemagne et en France (Bogdanov et al., 1998). En réalité, cette constatation ne se limite pas au miel mais s étend à d autres produits provenant de ce pays : le lait, le tourteau de soja Les pays faisant partie de l ex-urss viennent en second lieu en ce sens qu ils contribuent à une part substantielle (environ 11 % soit plus de tonnes/an) dans la production mondiale de miel. La diversité des produits et l échelonnage de la production constituent d autres atouts de la production apicole dans ces régions. Le cas de l Argentine est très particulier car le nombre de ruchers a connu un accroissement annuel spectaculaire (plus de 20 %) qui a très largement dépassé celui de tous les autres pays du monde. Il atteint à l heure actuelle ruches. Il s en est suivi une importante augmentation de la production (environ tonnes actuellement) qui lui a permis d occuper des rangs de plus en plus avancés dans l hiérarchie mondiale. Par ailleurs, le niveau de productivité est très élevé puisqu il est compris entre 35 et 40 kg/ruche. La L exportation concerne environ 97 % de la production nationale. Cette grande exportation est entièrement réalisée par uniquement 10 compagnies, ce qui dénote une parfaite organisation de ce secteur dans ce pays. Ces avantages s ajoutent à un prix de miel qui reste très concurrentiel comme le montre la figure 4. 19

20 Figure 4. Evolution du prix de miel en Argentine (Apiservices, 2008). La Turquie constitue un autre pays potentiel dans la production de miel dont le niveau atteint actuellement tonnes /an. Ce pays est aussi doté d un potentiel mellifère très diversifié ce qui constitue un atout très important pour la commercialisation du miel produit dans ce pays. En Europe, l Espagne, la France et l Allemagne, sont les pays qui produisent le plus de miel avec des quantités estimées à tonnes/an. Contrairement à tous ces pays dans lesquels la production de miel est en hausse, le cas des Etats unis d Amérique est tout autre puisqu en dépit de leur potentiel indéniable, le nombre de ruches et donc la production baissent ces dernières années en raison des maladies qui sévissent dans certaines régions du pays mais aussi à cause de l abandon de cette activité par un bon nombre d apiculteurs. En conclusion à cette partie, les données récentes présentées précédemment montrent clairement que de nombreux pays du monde sont très performants en termes de production quantitative. Ils devancent ainsi de très loin notre pays qui ne peut à l heure actuelle, et vraisemblablement dans le proche avenir, les concurrencer à cet égard. Ces productions de «masse» sont néanmoins sujettes à des variations importantes en termes de qualité du miel 20

21 produit, ce qui laisse une grande opportunité pour les pays qui envisagent de développer la démarche qualitative de leur miel, comme la Tunisie. 4) Bilan commercial du secteur apicole L évolution des quantités exportées et importées du miel présentée dans la figure 5 ci après, même si elles ne concernent qu une très courte période (10 ans), les données rapportées dans la figure 5 sont révélatrices de la situation dans laquelle se trouve le secteur apicole en Tunisie. Ces données indiquent des situations qui peuvent changer radicalement d une année à une autre, notamment pour les quantités de miel importées. En effet, ces dernières sont sujettes à des variations annuelles très importantes. Elles varient ainsi de 0.6 à 35 tonnes/an sans qu il y ait une tendance très claire. On assiste cependant à une augmentation des quantités de miel importées ces deux dernières années. Il est important de noter qu en dépit de cette augmentation, les quantités importées ne constituent à l heure actuelle qu une très faible part (2 à 3 %) de la consommation nationale. Figure 5. Evolution des quantités importées et exportées (en tonnes) de miel de et vers la Tunisie En réalité, les données présentées précédemment proviennent du circuit de l importation contrôlée par les services douaniers et sanitaires. D autres 21

22 quantités seraient ainsi introduites en Tunisie en provenance de certains pays dont principalement l Espagne et par le biais de laquelle les productions chinoises ont fait leur entrée en Tunisie. Les quantités ainsi importées semblent être très importantes et dépassent largement celles qui sont contrôlées. Elles atteindraient quelques centaines de tonnes. Il est prévisible que ces quantités importées (totales) connaîtraient une tendance vers la hausse au cours des années à venir compte tenu des prix du miel importé. En effet, et comme nous l avons souligné avec le cas de l Argentine figure 4), le prix du miel produit dans les pays à partir desquels l importation est opérée, est très bas. Deux raisons sont à l origine de ce faible coût de production (i) le rendement qui est très élevé (30 50 kg/ruche) dans la majorité de ces pays (ii) associé parfois (cas de la Chine) à une main d œuvre peu coûteuse. Les données relatives à l exportation du miel tunisien sont plus précises. Elles mettent en exergue deux aspects de cette exportation. D abord, l importante fluctuation des importations puisqu elles varient, au cours de cette même période, de 0.16 (en 1994) à 10 tonnes (juste l année précédente). Nous avons choisi ces deux exemples pour montrer le caractère conjoncturel des exportations du miel tunisien. Ces fluctuations enregistrées indiquent en outre l absence totale de stratégie qui vise la recherche de marchés stables vers lesquels le miel tunisien peut être régulièrement acheminé. En réalité, la mise en place d une telle stratégie se heurte à l état actuel à de nombreux obstacles parmi lesquels on peut citer : La fluctuation de la production elle-même, qui en dépit du développement du secteur, reste tributaire de plusieurs autres facteurs non encore maîtrisés En absence de signe de qualité qui le distingue des autres miels commercialisés, les prix pratiqués ailleurs sont très compétitifs par rapport au coût de production en Tunisie Une méconnaissance des demandes émanant de certains pays qui cherchent du miel garanti et de bonne qualité. L investissement à réaliser pour fidéliser une clientèle internationale est très lourd et peut s avérer peu rentable compte tenu de la faible et la variation quantité de miel disponible 22

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