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1 !uadeloupe TER 2007 Tableaux Économiques Régionaux

2 Insee 2007

3 Directeur de la publication : René Jean Rédaction en chef : Élisabeth Lauret Coordination interrégionale : Béatrice Céleste Chargé de mission TER au SR Guadeloupe : Colette Rosso Rédaction : Guy Audric, Ali Benhaddouche, Martine Camus, Christian Camesella, Séverine Castor, Florian Chaffort, Christiane Curier, Nathalie Defay, Francine Dubuc, Stéphanie Durieux, Florence Frénet, Agnès Greliche, Dominique Guérin-Benhaddouche, Ruth Jéhu, Honorine Laaland, Hervé Le Grand, Nadia Luce, Alexandre Mignard, Sylvie Morvan, Philippe Mouty, Paul Nérôme, Sophie Planson, Patricia Quetier, Liliane Ramassamy, Nicolas Silvestre, Joceleyne Toni, N ouara Yahou, Thierry Watson. Relecture : Stéphan Challier, Jocelyne Converty, Éric Durieux, Patrick Hernandez, Éric Lefèvre, Tidiane N diaye, Composition : Altitude Couverture : Insee Imprimerie : PRIM Signes conventionnels : - : donnée non diffusable pour cause de secret statistique ; nd : donnée non disponible ; so : donnée sans objet. Avertissement : Le terme France se réfère à la France entière, y compris les DOM. Le terme métropole se réfère à la France métropolitaine. Direction Interrégionale Antilles-Guyane 41, rue Bébian Pointe-à-Pitre Cedex Tél Service Régional Guadeloupe 34, Chemin des Bougainvilliers B.P Basse-Terre Cedex Tél Service Régional Martinique Centre Delgrès Les Hauts de Dillon B.P Fort-de-France Cedex Tél Service Régional Guyane Avenue Pasteur B.P Cayenne Cedex Tél Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

4 À nos lecteurs P C S L C our chacun des trois départements des Antilles-Guyane, les Tableaux économiques dressent à intervalle régulier un panorama économique, démographique et social complet de la région. L éventail des thèmes traités reflète la diversité des statistiques produites par l Insee et le système statistique public. Pour permettre des comparaisons, le contenu a été harmonisé avec celui des Tableaux Économiques des autres régions. ette édition 2007 du TER se veut être le compagnon de tout décideur local ou de toute personne s intéressant à sa région. imple, accessible, multi-domaines, il permettra bien souvent de recadrer un dossier, une discussion, une réflexion en apportant les données de référence. es lecteurs intéressés pourront également trouver sur le site de très nombreuses données statistiques sur les régions françaises. et ouvrage a été réalisé avec la collaboration active de nombreux organismes et services de l administration. Toutes les personnes ayant apporté leur concours en sont vivement remerciés. * René Jean Directeur de l Insee Antilles-Guyane * * Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 3

5 Sommaire À nos lecteurs...3 Sommaire...4 L essentiel Espace régional Géographie Climat Infrastructures Circonscriptions administratives Les communes La région et la France La région et l Europe La région et la Caraïbe Environnement Milieu naturel Déchets et risques L eau Population Évolution de la population Projection de population Âges Mouvement naturel Situation matrimoniale Ménages Catégories socioprofessionnelles Migration et population étrangère Jeunes Guadeloupéens de métropole Conditions de vie Sport Culture Logement Parc et financement de logements Confort et occupation des logements Enseignement - Formation Effectifs scolarisés Établissements et enseignants Enseignement supérieur Diplômes Formation en alternance Santé Équipements sanitaires Personnel de santé Activité hospitalière Équipements sociaux pour les adultes Équipements sociaux pour les enfants Causes de décès et accidents de la route Justice - Délinquance Criminalité et délinquance constatées Activités judiciaires Population incarcérée - Condamnations - Effectifs judiciaires Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

6 Sommaire 9. Emploi Population active Emploi par secteur d activité Emploi public Chômage - Marché du travail Aides à l emploi Revenus Revenus Salaires Prestations sociales - Retraites Économie Valeur ajoutée brute et Produit intérieur brut Ressources et emplois de biens et services Prix Commerce extérieur Importations et exportations de marchandises Clients et fournisseurs Finances publiques Budget de la région Budget du département Budget des communes Impôts - Fiscalité locale Établissements et entreprises Démographie des établissements Les grands établissements Les créations d entreprises L artisanat Agriculture - Forêt - Pêche Utilisation des sols Population agricole Exploitations agricoles Productions agricoles Productions animales Productions végétales Pêche - Aquaculture Énergie Consommation Industrie Établissements industriels Tertiaire Commerce Services non financiers Transport Établissements de transport Transport de voyageurs Transport de marchandises Véhicules de transport Tourisme Fréquentation hôtelière Flux touristique Index Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 5

7 Circonscriptions administratives L'essentiel Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre d'arrondissements Nombres de cantons Nombre de communes Superficie (km 2 ) Densité (hab/km 2 ) en Agriculture Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre d'exploitations en Surface agricole utilisée en 2005 (hectare) Production de canne à sucre en 2005 (millier de tonnes) nd 202 Production de banane en 2005 (millier de tonne) nd 8 Economie Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion PIB en 2004 (million d'euros)* PIB/hat en 2004 (euro)* PIB/emploi en 2004 (euro)* Importations en 2006 (million d'euros)** Exportations en 2006 (million d'euros)** Evolutions des prix (entre de 2005 et déc %) 2,5 3,3 3,3 2,2 *2003 pour la Guyane ** 2005 pour la Réunion Emploi Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Population active au recensement ayant un emploi Taux de chômage BIT 2005* (%) masculin féminin *2006 pour la Guadeloupe Enseignement Public et privé en 2005/2006 Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Elèves du premier degré Elèves du second degré Enseignants du premier degré Enseignants du second degré Taux de réussite au bac en Guadeloupe* y compris Îles-du-Nord 6 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

8 sur les DOM Entreprises Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre d'établissements au 1 er janvier 2006* dont secteurs (%) : Industrie 8,3 8,9 13,2 9,5 construction 15,1 13,2 16,9 13,0 commerce 28,7 28,0 29,7 30,0 services 42,1 41,5 33,8 42,0 transports 5,8 8,3 6,3 5,0 *2005 pour la Réunion Population Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Population en 2006 (provisoire) Projection de population en 2030 (scénario) Indicateurs démographiques en 2004 Taux de natalité ( ) 16,5 13,3 12,7 18,9 Taux de mortalité ( ) 6,1 6,7 8,4 8,4 Taux de mortalité infantile ( ) 6,9 5,1 3,8 6,8 Taux d'accroissement naturel ( ) 10,4 6,6 4,3 13,8 Nombre moyen d'enfants par femme en ,3 2,0 nd 2,5 Espérance de vie à la naissance des hommes (années) 75,2 76,1 76,8 71,8 Espérance de vie à la naissance des femmes (années) 81,7 82,9 83,7 80,2 Ecart d'espérance de vie à la naissance (années) 6,5 6,8 6,9 8,4 Santé Densité (au 1 er janvier 2005 pour hab) Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion de médecins généralistes libéraux de médecins spécialistes libéraux d'infirmiers libéraux de chirurgiens dentistes libéraux Tourisme En 2006 Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre d'hôtels Nombres de chambres disponibles dans les hôtels Taux d'occupation des chambres (%)* *2005 pour la Réunion Transport aérien En 2005 Guadeloupe* Martinique Guyane Réunion Nombre de passagers par air (millier) Trafic fret (tonne) dont fret postal (tonne) Guadeloupe* y compris Îles-du-Nord Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 7

9 1. Espace régional Présentation Située dans l'archipel des Caraïbes à km de la France métropolitaine, 120 km de la Martinique et km de New-York, la Guadeloupe forme un archipel regroupant huit îles habitées avec une surface totale de km 2. Les deux îles principales, la Basse-Terre et la Grande-Terre, forment la Guadeloupe continentale. Elles sont reliées par un étroit bras de mer, la Rivière Salée. La Basse-Terre (848 km 2 ) d origine volcanique a un relief montagneux. Elle abrite la Soufrière, le plus élevé des volcans de l arc antillais (1 467 m) et la Grande Rivière à Goyaves, la plus longue de l archipel (32 km). Elle comprend la forêt tropicale avec le seul parc national des départements d outre-mer (300 km 2 ). La Grande-Terre (590 km 2 ) est calcaire avec des mornes peu élevés. Elle culmine à 135 m d altitude au Morne l Escale dans les Grands-Fonds. Parmi les autres îles, on distingue les îles proches et les îles du Nord. Les îles proches sont : Marie-Galante, la «grande dépendance», avec 204 m d altitude maximum au Morne Constant, l archipel des Saintes (Terrede-Haut et Terre-de-Bas) et la Désirade. Les îles du Nord, Saint-Barthélemy et Saint-Martin se trouvent à 200 km au Nord-Nord-Ouest. Saint-Martin est partagée entre les Pays-Bas (tiers méridional) et la France (53 km 2 avec la petite île de Tintamarre). Voir aussi - Atlas des départements français d outre-mer et Guyane, CNRS-IGN, La Guadeloupe en quelques chiffres Guadeloupe Superficie (km 2 ) 1 702,6 Point culminant (m) La Soufrière Longueur des côtes (km) 537 Surface boisée (ha) Sources : direction régionale de l'environnement - office national des Forêts - Atlas des départements français d'outre-mer 8 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

10 Géographie 1.1 Carte du relief de la Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 9

11 1. Espace régional Présentation La Guadeloupe bénéficie d un climat tropical humide adouci par l anticyclone des Açores qui dirige vers elle des vents d Est plus connus sous le nom d alizés. La température est de 27 en moyenne et peut osciller entre 20 et 32 C. Deux saisons s y succèdent avec des transitions plus ou moins marquées. Au cours de la saison sèche appelée Carême, de janvier à mai, l air est plus sec et les averses sont peu fréquentes. La saison humide appelée hivernage qui s étend de juin à décembre, est accompagnée de périodes de pluies fréquentes et intenses. La saison cyclonique se manifeste de juillet à octobre et peut s étendre jusqu'à fin novembre. Selon l intensité des vents, ce sont des dépressions tropicales, des tempêtes ou des cyclones. Les pluies sont plus abondantes en Basse- Terre, notamment sur la côte atlantique (au vent) et près du massif montagneux. Elles sont moins fréquentes sur la côte caraïbe (sous le vent) et sur la Grande- Terre et les îles voisines. Avec 1517,6 mm de précipitations, l année 2006 a été plus sèche que la moyenne qui s établit à 1627,9 mm. Elle a été plus chaude : en effet, la température minimale moyenne a été de 22,8 C, soit 0,6 C de plus que la même moyenne relevée sur cette période. Définitions Température : degré de chaleur ou de froid de l atmosphère en un lieu. La température est déterminée sous abri. La température maximale est la plus haute observée entre 6 h TU le jour et 6 h TU le lendemain matin. La température minimale est la plus basse observée entre 18 h TU la veille et 18 h TU le jour (TU = temps universel). Température minimale (respectivement maximale) moyenne : moyenne des températures minimales (respectivement maximales) du mois considéré. Température minimale (respectivement maximale) absolue : température minimale (respectivement maximale) du mois considéré. Précipitations : chutes d eau sous forme liquide ou solide, en provenance de l atmosphère. Les précipitations sont recueillies dans un pluviomètre. Une hauteur d eau de 1 mm correspond à un litre d eau par m2 ou à 10 m3 à l hectare. On mesure les précipitations entre 6 h TU le jour et 6 h TU le lendemain matin. Insolation : temps pendant lequel le soleil a brillé. Sa durée, en heures, est mesurée à l aide d un héliographe. Voir aussi - Données climatiques en 2006 au Raizet Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année Température mini moyenne 21,0 20,5 20,7 22,2 23,5 24,4 24,6 24,3 23,7 23,9 22,3 22,0 22,8 Température maxi moyenne 28,3 28,7 28,8 30,1 30,9 31,2 30,9 31,2 31,8 31,0 30,1 29,1 30,2 Température mini absolue 18,3 17,6 18,5 19,6 21,5 21,9 22,7 22,4 22,3 22,1 20,6 19,7 17,6 Température maxi absolue 29,4 29,8 30,2 31,2 31,7 32,6 32,1 32,5 33,3 31,7 31,2 30,2 33,3 Précipitations (mm) 118,2 40,6 106,8 50,2 119,0 164,6 156,8 97,8 176,6 223,8 157,6 105, ,6 Ensoleillement (heures) 176,3 187,9 201,8 235,8 236,6 216,5 209,2 204,2 218,2 197,6 199,6 190, ,1 Source : Météo France - moyennes climatiques 10 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

12 Climat 1.2 Carte du pluviométrie en 2006 de la Guadeloupe Grand-Case 1133 Saint-Martin Saint-Barthélémy Gustavia 1010 St-Claude Les Bains Jaunes 7737 mm mm 7500 Port-Louis 1494 La Désirade Le Moule Le Raizet Vx-Habitants Beausoleil 1390 Marie-Galante St-Louis 1458 Vidon 1488 GB Les Basses km Les Saintes Insee-Ign Source : Météo France Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 11

13 1. Espace régional Présentation De par sa variété géographique, la Guadeloupe ne peut avoir un développement homogène de ses infrastructures. En effet, la Grande- Terre, très plate, est bien desservie tant au nord qu à l est, par des routes nationales et des routes secondaires. La commune des Abymes possède le seul aéroport international, Pôle- Caraïbes. À Saint-François, l aérodrome est surtout utilisé pour le tourisme. Il fait aussi la liaison vers la Désirade. Particulièrement montagneuse, la Basse-Terre n offre de liaisons que par les routes côtières et la route de la Traversée. La ville de Basse-Terre possède un port, et celle de Baillif un aérodrome très peu utilisé. Des routes nationales desservent toute l agglomération basse terrienne. Enfin, tourisme oblige, les dépendances de la Guadeloupe (la Désirade, les Saintes, Marie-Galante, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) sont toutes dotées d un aéroport et d un port desservis par des navettes au moins quotidiennes. À Saint-Martin, l aéroport international du côté hollandais assure aussi la desserte de la partie française. Définitions Routes nationales : ce sont toutes les routes, sans distinction d aucune sorte, qui font partie du domaine routier de l État et qui ne sont pas classées «autoroute». Routes départementales : ce sont toutes les routes, sans distinction d aucune sorte, qui font partie du domaine routier départemental. Leur entretien incombe aux départements. Réseau routier régional Unité : km Routes nationales nd Routes départementales Voies communales * Réseau routier (km) nd * Chiffres non actualisés depuis 2002 Source : direction départementale de l'equipement Conseil Régional - Conseil Général - Mairies 12 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

14 Infrastructures 1.3 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 13

15 1. Espace régional Présentation La Guadeloupe, département français depuis 1946 (loi du 19 mars), a été érigée en Région par la loi du 31 décembre Elle fait partie des départements d outre-mer (DOM), avec la Martinique, la Guyane et la Réunion. Elle est découpée administrativement en 2 arrondissements (Basse-Terre et Pointe-à-Pitre), 40 cantons et 32 communes. Depuis la promulgation de la loi du 21 février 2007 au J.O n 45 du 22 février 2007, l ancien arrondissement de la Guadeloupe formant les îles du Nord a été scindé en deux collectivités d outremer : celle de Saint-Barthélemy et celle de Saint-Martin. L île de la Basse-Terre compte 16 communes, la Grande-Terre 10 et les dépendances 6. Voir aussi - Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, Histoire des communes Antilles-Guyane, J. ADELAIDE-MERLANDE, Pressplay, Définitions Région : depuis 1982, la région est devenue une collectivité territoriale de plein exercice. Les conseillers régionaux sont désormais élus au suffrage universel direct. En outre-mer, les régions sont mono-départementales. Département : division administrative placée sous l'autorité d'un préfet nommé par le gouvernement. Le Conseil Général, élu, gère le budget départemental. Arrondissement : division du département sans budget, ni assemblée élue, administrée par un sous-préfet. Canton : division de l'arrondissement, constituée notamment en vue des élections aux assemblées départementale et nationale. Commune : la plus petite subdivision administrative française, administrée par un conseil municipal élu, à la tête de laquelle se trouve le maire. Population : la population totale comprend toutes les personnes (français et étrangers) résidant sur le territoire. Elle exclut les personnes en séjour de courte durée (touristes, travailleurs saisonniers) ; elle comprend les personnes momentanément absentes mais destinées à rentrer à plus ou moins brève échéance (militaires ). Superficie : sont comprises toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non, à l exception des lacs, étangs et glaciers de plus d un km 2 ainsi que des estuaires. Les circonscriptions administratives en 2006 Guadeloupe Antilles- France France y compris Îles-du-Nord Guyane métropolitaine entière Nombre d arrondissements Nombre de cantons Nombre de communes Population (milliers) Superficie (en km 2 ) 1 702, , Densité (hab / km 2 ) Sources : annuaire statistique de la France et estimations de population - Insee 14 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

16 Circonscriptions administratives 1.4 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 15

17 1. Espace régional Présentation L agglomération de Pointe-à-Pitre, capitale économique, concentre plus de 40 % des habitants de la région. Celle de Basse-Terre, capitale administrative, n en accueille que 10 %. Définitions Unité urbaine (ou agglomération) : ensemble de communes sur le territoire desquelles se trouve un ensemble d habitations présentant entre elles une continuité et qui comportent au moins habitants. Les agglomérations et les communes en 1999 Population Part dans Evolution Densité sans double la population annuelle moyenne de population compte en 1999 régionale (%) (%) (hab/km 2 ) Agglomération de Pointe-à-Pitre ,7 1,2 399,1 Les Abymes ,9 0,1 776,0 Le Gosier ,0 2,3 561,1 Baie-Mahault ,5 5,0 508,5 Pointe-à-Pitre ,0-2, ,2 Petit-Bourg ,9 3,7 158,1 Lamentin ,2 1,9 204,8 Goyave ,2 3,7 84,5 Agglomération de Basse-Terre ,6-0,1 380,2 Basse-Terre ,9-1, ,1 Saint-Claude ,4-0,1 298,5 Trois-Rivières ,1 0,2 281,0 Gourbeyre ,8 2,1 339,3 Baillif ,4-0,3 240,2 Communes hors agglomération ,7 1,0 178,4 Saint-Martin ,9 0,2 546,6 Le Moule ,9 1,6 251,4 Sainte-Anne ,8 2,1 254,2 Capesterre-Belle-Eau ,6 0,3 189,4 Sainte-Rose ,2 2,6 148,2 Morne-à-l'Eau ,1 0,8 266,0 Saint-François ,5 3,3 174,7 Petit-Canal ,8 1,8 110,0 Pointe-Noire ,8 0,2 128,8 Vieux-Habitants ,8 0,4 129,7 Bouillante ,7 0,6 168,8 Saint-Barthélemy ,6 3,5 326,3 Grand-Bourg ,4-0,6 106,8 Port-Louis ,3-0,1 126,1 Anse-Bertrand ,2 0,5 80,4 Deshaies ,0 1,7 129,9 Capesterre-de-Marie-Galante ,8-0,8 77,1 Saint-Louis ,7-1,4 53,2 Terre-de-Haut ,4 1,4 288,2 La Désirade ,4 0,1 76,7 Vieux-Fort ,4 0,9 221,1 Terre-de-Bas ,3-1,9 186,6 Guadeloupe ,0 1,0 248,0 Source : recensement de la population - Insee 16 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

18 Les Communes 1.5 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 17

19 1. Espace régional Présentation La régionalisation administrative trouve son origine dans la loi du 19 avril 1941, qui institua des préfets régionaux, pour la police et les affaires économiques. Cependant, c est la loi du 2 mars 1982 qui crée véritablement les régions : ses dispositions leur attribuent un statut de collectivité territoriale, qui sera effectif le 16 mars 1986, avec l'élection des conseillers régionaux au suffrage universel. Les compétences de la région couvrent des domaines comme la planification, la protection des intérêts économiques et sociaux. D autres compétences particulières s étendent aux secteurs de la formation professionnelle et des lycées. Cette institution a également le pouvoir de créer des services ainsi que de participer à des dépenses de fonctionnement si leur objet présente un intérêt régional direct. La région s'intègre à la vie économique par la participation possible au capital des sociétés de développement régional (SDR), des sociétés régionales de financement et des sociétés d'économie mixte. Enfin, il faut noter que les Régions Île-de- France et outre-mer relèvent d'un régime fiscal particulier. Les régions françaises en 2006 Densité de Nombre Nombre Nombre de Superficie Population population d'arrondissements de cantons communes (km 2 ) en 1999 (hab/km2) Alsace Aquitaine Auvergne Bourgogne Bretagne Centre Champagne-Ardenne Corse Franche-Comté Ile-de-France Languedoc-Roussillon Limousin Lorraine Midi-Pyrénées Nord-Pas-de-Calais Basse-Normandie Haute-Normandie Pays de la Loire Picardie Poitou-Charentes Provence-Alpes-Côte d Azur Rhône-Alpes Ensemble Métropole Guadeloupe y compris Îles-du-Nord Martinique Guyane Réunion Ensemble DOM France Sources : code officiel géographique, recensement de la population - Insee 18 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

20 La région et la France 1.6 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 19

21 1. Espace régional Présentation Les départements français d outre-mer (DOM) font partie intégrante de l'europe des vingt-cinq au sein de laquelle ils constituent des régions ultrapériphériques (RUP). A ce titre, ils font l objet de mesures spécifiques qui permettent l adaptation du droit communautaire en matière fiscale (octroi de mer, aides à l investissement) et bénéficient des fonds structurels européens au titre des aides en faveur du développement des régions les plus pauvres. La Commission européenne a fixé les grandes priorités d action pour les RUP prenant en compte une déclinaison adaptée à leur situation de la stratégie arrêtée par les États-membres lors des Conseils européens de Lisbonne (2000) et de Göteborg (2001). Il s agit pour les DOM de pouvoir assurer une compétitivité durable, d assurer l intégration sociale et professionnelle des populations fragilisées, d assurer leur accessibilité, d adapter l offre de services et d équipements de base (santé, éducation, culture, transports, énergie), d investir dans le capital humain et de soutenir leur intégration dans l économie régionale. Pour la période , les fonds structurels ont servi à financer des programmes opérationnels intégrés dans le Document unique de programmation (DOCUP) défini pour chaque département en lien avec Contrat de plan Etat-Région. Définitions Voir définitions des chapitres : 3 (Population), 9 (Emploi) et 11 (Économie). La Guadeloupe dans l'union européenne France Union Années Guadeloupe métropolitaine européenne (25) Population* Superficie (km 2 ) Densité (hab/km 2 ) ,0 108,0 115,0 Population de moins de 20 ans (%) ,8 25,3 22,6 Population de 65 ans ou plus (%)** ,4 15,4 15,8 Taux de natalité ( ) ,7 13,0 10,7 Taux de mortalité ( ) ,4 8,9 9,6 Taux d'activité (%) ,8 56,0 56,6 Taux d'activité H / F (%) ,7 / 48,5 62,5 / 50,0 65,2 / 48,6 Taux de chômage harmonisé (%) ,1 9,6 9,2 Taux de chômage H / F (%) ,2 / 28 8,7 / 10,6 8,5 / 10,1 Emploi - Agriculture (%)*** ,0 4,1 5,0 Emploi - Industrie (%)*** ,4 26,0 19,9 Emploi - Services (%)*** ,6 69,9 66,7 PIB (en millions d'euros) , PIB par habitant en SPA**** (indice Europe 25 = 100) ,9 103,6 100 * 2003 pour l'ue (25) - ** 1999 pour la Guadeloupe *** 2004 pour l'ue (25) - **** SPA : standard de pouvoir d'achat Sources : Eurostat, Insee 20 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

22 La région et l Europe 1.7 Population de l Union européenne à 25 : densité de population des régions en 2004 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 21

23 1. Espace régional Définitions Voir définitions des chapitres : 3 (Population) et 11 (Économie). Les principaux indicateurs de la Caraïbe en 2002 Population Densité Nombre moyen Espérance Import* Export* Nombre (milliers hab) (hab/km 2 ) d'enfants de vie Hommes/ (millions (millions de touristes* par femme Femmes (années) US $) US $) (milliers) Iles de la Caraïbe Anguilla ,8 74/ Antigua-et-Barbuda ,3 69/ Antilles néerlandaises ,1 73/ Aruba ,8 75/ Bahamas ,3 64/ Barbade ,5 75/ Bermudes ,9 75/ Cuba ,6 75/ Dominique ,0 71/ Grenade ,5 63/ Guadeloupe ,2 74/ Haïti ,0 49/ Iles Caïmanes ,9 77/ Iles Turques et Caïques ,2 72/ Iles Vierges américaines ,2 74/82 nd nd 592 Iles Vierges britanniques ,7 75/ Jamaïque ,4 74/ Martinique ,0 75/ Montserrat ,8 76/ Porto Rico ,9 71/ République dominicaine ,7 64/ Sainte-Lucie ,3 71/ Saint-Kitts-et-Nevis ,4 68/ Saint-Vincent-et-les Grenadines ,2 73/ Trinité-et-Tobago ,6 68/ Pays proches d'amérique centrale et du sud Belize ,2 70/ Brésil ,2 64/ Colombie ,6 69/ Costa Rica ,3 76/ El Salvador ,9 68/ Guatemala ,4 63/ Guyana ,3 60/ Guyane ,9 72/ ** Honduras ,7 67/ Mexique ,5 70/ Nicaragua ,8 67/ Panama ,7 72/ Suriname ,5 69/ Venezuela ,7 71/ * 2001, ** 1998 Sources : Division de la Population et Comtrade - Nations Unies, Caribbean Tourism Organization Voir aussi - Panorama économique de l espace Caraïbe, 2004, Insee, Site de l Association des États de la Caraïbe : - Site de la Commission Économique pour l Amérique Latine et la Caraïbe Nations Unies : 22 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

24 La région et la Caraïbe 1.8 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 23

25 2. Environnement Présentation La variété des climats, des reliefs et de la végétation constituent une des richesses de la Guadeloupe. La préservation de cet environnement est un enjeu de développement économique majeur. L'amélioration de la conservation des milieux naturels passe par un renforcement du réseau d'aires naturelles protégées, notamment par acquisition foncière d'espaces littoraux et forestiers et par la mise en œuvre d'outils de protection stricts. L'inventaire guadeloupéen de la biodiversité a été réalisé sur un peu plus de 10 % du territoire. Au total, hectares (dont ha en milieu marin) sont concernés par l inventaire ZNIEFF. Les protections par la maîtrise foncière ou réglementaire cohabitent pour préserver la biodiversité et la qualité des sites et paysages dans des espaces naturels remarquables. Environ le quart de la région bénéficie de protections plus ou moins fortes. Le Parc National de la Guadeloupe couvre hectares de milieux forestiers variés, dont pour la Zone Centrale. Il abrite environ 300 espèces d'arbres. Les réserves naturelles, marines et littorales concernent aussi bien la Guadeloupe «continentale» que les «dépendances» (Saint-Barthélemy, Saint-Martin, les îles de Petite Terre dans la commune de La Désirade). Définitions ZNIEFF : Zone naturelle d intérêt écologique, faunistique et floristique. Ce sont des zones répertoriées afin de permettre la programmation d une politique de gestion et de protection du milieu naturel. Les zones de type I correspondent à des sites précis d'intérêt biologique remarquable avec la présence d espèces ou d habitats de grande valeur écologique. Les zones de type II recouvrent de grands ensembles naturels et peuvent contenir des zones de type I. Réserve naturelle : Territoire classé lorsque la conservation de la faune, de la flore, du sol, des eaux, de gisements de minéraux et de fouilles et, en général, du milieu naturel présente une importance particulière ou qu il convient de les soustraire à toute intervention artificielle susceptible de les dégrader. Biotope : milieu biologique déterminé offrant à un ensemble d êtres vivants des conditions d habitat relativement stables. Arrêté préfectoral de conservation de biotopes : Arrêté permettant au préfet de fixer les mesures tendant à favoriser, sur tout ou partie du territoire, la conservation des biotopes nécessaires à l alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie d espèces animales ou végétales protégées. Site classé, site inscrit : La loi du 2 mai 1930 modifiée, relative à la protection des monuments naturels et des sites, comporte deux niveaux de protection : - une protection rigoureuse de l espace qui s applique aux sites classés ; - une surveillance dans les sites inscrits. Voir aussi Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

26 Milieu naturel 2.1 Les ZNIEFF par zone géographique en 2006 Nombre Surface (ha) Grande-Terre Basse-Terre Iles du Nord Marie-Galante Les Saintes La Désirade Ensemble Source : DIrection Régionale de l'environnement La forêt en 2007 Surface (ha) Forêt départementalo-domaniale (FDD) Forêt domaniale du littoral (FDL) Forêt départementale (FD) Domaine public maritime lacustre et terrestre (DPML) Source : Office National des Forêts Espaces naturels faisant l'objet d'une protection réglementaire en 2006 Nombre Surface (ha) Au titre de la protection de la biodiversité Zones centrales de Parc national Réserves naturelles nationales Arrêtés de protection du biotope Réserves naturelles régionales 1 11 Ensemble Au titre de la protection des espaces naturels remarquables Sites classés Sites inscrits Ensemble Source : DIrection Régionale de l'environnement Espaces naturels protégés par des mesures contractuelles nationales en 2006 Nombre Surface (ha) Zones périphériques de Parc national Espaces gérés par le CELRL* nd Ensemble * : Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres Source : DIrection Régionale de l'environnement Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 25

27 2. Environnement Présentation Les activités humaines engendrent une pollution qui menace les espaces naturels. De nombreuses lacunes apparaissent dans le domaine du traitement et de l élimination des déchets. Une gestion peu efficace des décharges, favorise l apparition des décharges sauvages ainsi que l infiltration de lixiviats (eaux ressortant des déchets). En 2005, le tonnage de déchets atteint en Guadeloupe plus de tonnes soit 10 % de plus qu en La quasi-totalité des déchets est orientée vers des décharges dont peu sont équipées d incinérateur avec ou sans valorisation thermique. Cependant, le volume de déchets triés augmente fortement. Fin 2005, une centaine d installations est classée comme comportant un risque industriel ou technologique pour l environnement. Parmi elles, 4 relèvent de la directive SEVESO2 de février 1999 et sont identifiées comme établissements à hauts risques. Même si la période a été marquée par de nombreux cyclones, aucun n a affecté la Guadeloupe. Définitions Déchets ménagers et assimilés : déchets produits par les ménages et par l activité économique et collective qui ne sont ni dangereux ni inertes pour l environnement et qui peuvent prendre les mêmes circuits de traitement et d élimination que les ordures ménagères. Installation classée pour la protection de l environnement soumise à autorisation : installation qui entre dans le champ d application de la loi du 19 juillet 1976 et pour laquelle le régime de classement au titre de décret de nomenclature du 20 mai 1953 est celui de l autorisation préfectorale. Installation classée SEVESO : installation qui entre dans le champ de la directive européenne actualisée en février 1999 dite «SEVESO2» concernant les risques majeurs de certaines activités ou dans celui de législations particulières. 2 catégories d établissements sont à distinguer : les établissements à Servitude d Utilité Publique (SUP ou SEVESO2 à hauts risques) et ceux à seuil bas (SEVESO2 à moindres risques). TGAP : taxe générale sur les activités polluantes. Cyclone : perturbation, au sens météorologique du terme, des zones tropicales. La force du vent détermine son intensité (définie par rapport au vent maximum soutenu sur une minute). Dépression tropicale (D) : vents inférieurs à 63 km/h Tempête tropicale : vents entre 63 et 118 km/h. Le cyclone est alors «baptisé». Si le vent dépasse 118 km/h c est un ouragan. Les dégâts occasionnés par le vent sont fonction de l intensité de cet ouragan. Classification selon Saffir-Simpson : Classe 1 : vents entre 118 et 153 km/h Classe 2 : vents entre 154 et 177 km/h Classe 3 : vents entre 178 et 209 km/h Classe 4 : vents entre 210 et 249 km/h Classe 5 : vents dépassant 249 km/h. Voir aussi Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

28 Déchets et risques 2.2 Déchets ménagers et assimilés traités dans des installations autorisées Unités : millier de tonnes et % Guadeloupe France Quantités totales traitées 216,8 241, ,0 dont : Incinérées sans récupération d'énergie 4,3 0,0 678,2 Mises en décharges autorisées 212,3 234, ,4 Triées 0,1 7, ,9 Taux de traitement en % dont : Taux d'incinération sans récupération d'énergie 2,0 0,0 1,5 Taux de mise en décharge 97,9 97,0 46,4 Taux de tri 0,1 3,0 28,0 Source : Agence de l'environnement de la Maîtrise de l'energie Installations classées pour la protection de l'environnement au 31 décembre Nombre d'établissements soumis à autorisation dont : Elevages Etablissements soumis à servitude d'utilité publique 2 2 SEVESO seuil bas 0 2 Carrières 32 *15 Nombre d'établissements soumis à TGAP d'exploitation * en activité Source : DRIRE A-G Principaux cyclones en Guadeloupe (y compris îles du Nord) depuis 1996 * Date Nom Classe Date Nom Classe Guadeloupe Saint-Barthélemy 8/09/96 Hortense T 8/07/96 Bertha 1 20/09/98 Georges 3 21/09/98 Georges 2 20/10/99 José 1 20/10/99 José 2 19/11/99 Lenny T 18/11/99 Lenny 4 21/08/00 Debby T 23/08/00 Debby 1 17/09/00 Hélène T 14/09/04 Jeanne T 13/09/04 Jeanne T 2/08/06 Chris T * ayant approché la Guadeloupe ou Saint-Barthélemy à moins de 100 miles Source : Météo France Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 27

29 2. Environnement Présentation La consommation d eau potable en Guadeloupe s établit en 2006 à 31,9 millions de m 3 soit 0,9 % de moins qu en En terme de consommation par abonné, la baisse est significative puisqu elle atteint 6,1 %. Dans l ensemble, on ne peut que constater le comportement responsable des guadeloupéens : l évolution du volume consommé est toujours moins importante que celle de la consommation par habitant. Les baisses les plus spectaculaires sont à mettre à l actif de communes de l arrondissement de Basse- Terre : les consommations par habitant de Capesterre-Belle-Eau et de Vieux Habitants ont chuté respectivement de 24,5 % et 21,1 %. En revanche, c est là aussi que l on enregistre les hausses les plus importantes avec Pointe Noire (+11,1 %) et surtout Sainte Rose (+28,8 %). S agissant de l arrondissement de Grande- Terre, il faut relever le bon comportement de l ensemble des communes avec une mention spéciale pour Baie-Mahault dont le volume de consommation augmente certes (+5,3 %) mais avec une diminution du nombre de m 3 consommé par abonnés (-3,6 %). Enfin, dans les «dépendances», leurs ressortissants figurent parmi les plus économes de l archipel à l exception de ceux de Saint-Barthélemy où le volume d eau potable et la consommation par abonné ont tous les deux augmenté. Le contrôle sanitaire des eaux de baignade constitue un programme d'envergure dont le coût annuel dépasse les 3,8 millions d'euros, financé pratiquement à part égale par l'etat et les communes. Deux catégories d'indicateurs sont utilisées pour mesurer la qualité des eaux de baignade : des paramètres microbiologiques et des paramètres physico-chimiques. La qualité des points d eau douce soumis à contrôle a progressé : 3 points sur 12 sont classés de bonne qualité alors qu en 2005, un seul point sur 14 avait été labellisé. Les autres sont de qualité moyenne. Sur les 114 plages contrôlées, 89 ont été considérées de bonne qualité et 23 de qualité moyenne, en nette progression par rapport à Définitions Point de baignade contrôlé : les points retenus et contrôlés sont ceux fréquentés habituellement par le public à des fins de baignade proprement dite, ou de loisirs mettant les individus en contact avec l eau. Qualité de l'eau : A : bonne qualité ; B : qualité moyenne ; C : polluée momentanément ; D : mauvaise qualité. Les eaux de qualité A et B sont conformes aux normes microbiologiques européennes, les eaux de qualité C et D, non. Voir aussi Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

30 L eau 2.3 Consommation d'eau Unité : m3, m3/an Consommation Volume Consommation Volume d'eau par consommé par d'eau par consommé par commune en 2004 abonné en 2004 commune en 2006 abonné en 2006 Grande-Terre Les Abymes Anse Bertrand Baie-Mahault Le Gosier Le Moule Morne-à-l'Eau Petit Canal Pointe-à-Pitre Port Louis Sainte-Anne Saint-François Ensemble Basse-Terre Baillif Basse Terre Bouillante Capesterre-Belle-Eau Deshaies Gourbeyre Goyave Lamentin Petit Bourg Pointe Noire Saint Claude Sainte Rose Trois Rivières Vieux Fort Vieux Habitants Ensemble La Désirade Marie-Galante Capesterre Marie-Galante Grand Bourg Marie-Galante Saint-Louis Les Saintes Saint-Barthélemy Saint-Martin Ensemble Guadeloupe Qualité des eaux de baignade en 2006 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe Source : Communes et syndicats intercommunaux Unité : nombre de points de baignade A B C Total Eau douce Basse-Terre Eau de mer Basse-Terre Grande-Terre Les Saintes Marie-Galante La Désirade Saint-Barthélemy Saint-Martin Ensemble Source : Direction de la Santé et du Développement social 29

31 3. Population Présentation Sitôt l après-guerre, l île a connu une forte croissance de sa population en raison d une mortalité réduite et d une natalité très élevée. Le nombre d habitants a ainsi augmenté de plus d un tiers entre 1954 et À partir des années 60, deux phénomènes se sont conjugués pour limiter fortement cette croissance : le départ massif de jeunes adultes vers la métropole et la chute spectaculaire de la fécondité. Entre 1982 et 1990, les arrivées en provenance de la métropole ou de l étranger ont augmenté, surtout vers Saint-Martin. Le solde migratoire a connu un retournement de tendance durant cette période, redevenant positif. La Guadeloupe comptait plus de habitants au dernier recensement de 1999 et en 2006, ce qui représente une hausse annuelle moyenne de 0,8 %. C est 0,2 point de plus que la croissance annuelle moyenne de la métropole sur la même période. Cette progression de la population est due à une natalité encore soutenue. Le nombre des naissances reste ainsi largement supérieur à celui des décès. En revanche, plus de personnes sont parties de Guadeloupe qu il n en est arrivé, même si l on observe une stabilisation de ce déficit migratoire sur les dernières années. Définitions Recensement : opération consistant, d'après la définition retenue par l'organisation des Nations Unies (ONU), à recueillir, grouper, évaluer, analyser et publier les données démographiques, économiques et sociales se rapportant, à un moment donné, à tous les habitants d'un pays. Solde naturel : différence entre les naissances et les décès. Solde migratoire ou solde apparent des entrées sorties : obtenu par différence entre la variation totale de population et le solde naturel au cours d une période, il est constitué principalement par le solde du nombre de personnes venant résider dans une zone (immigration) et du nombre de celles allant résider à l'extérieur de cette zone (émigration). L établissement d un véritable solde migratoire impliquerait une mesure effective des mouvements de départs et d arrivées, trop délicate. Voir aussi - Une croissance de la population toujours supérieure à la moyenne, Antiane-Éco, n 69, Insee, septembre Démographie : Croissance ralentie aux Antilles, très vive en Guyane, Antiane-Éco, n 67, Insee, février Recensement : une autre méthode de collecte, Antiane-Èco, N 58, Insee, décembre Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, Évolutions démographiques , Guadeloupe, Insee, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

32 Évolution de la population 3.1 Évolution de la population entre 1954 et 2006 En milliers d'habitants Population Années Sources : recensements de la population 1954, 1961, 1967, 1974, 1982, 1990 et estimations de population Insee Taux de variation annuel moyen de la population depuis 1974 Unité : % Guadeloupe Métropole due au solde naturel 1974* ,19 0, ,29 0, ,22 0, ,07 0,39 due au solde migratoire 1974* ,03 0, ,78 0, ,24 0, ,23 0,25 Total 1974* ,16 0, ,07 0, ,98 0, ,87 0,64 * le recensement s'est déroulé en 1974 pour les DOM et en 1975 en métropole Sources : recensements de la population 1975, 1982, 1990 et estimations de population Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 31

33 3. Population Présentation Tous les scénarios de projection de population en Guadeloupe aboutissent à des résultats oscillant entre un peu moins de et habitants à l horizon Le scénario central (qui prend pour référence de migration la période ) aboutit à environ. Le scénario 5 (période de référence : ) conduit à la projection de population la plus importante : habitants en Cette différence s explique par le fait que les années 90 ont été caractérisées par une forte émigration des Guadeloupéens, tandis que les années 80 ont connu une immigration plus soutenue, particulièrement à Saint-Martin. Ainsi, les quotients migratoires sont largement négatifs dans le scénario central et plutôt positifs dans le dernier scénario. Définitions Projections : elles consistent à prolonger les tendances du passé. Ce ne sont pas des prévisions. Le principe retenu ici consiste à estimer les effectifs d une population par sexe et âge d une année en fonction de ceux de l année précédente, en les faisant vieillir, mourir ou migrer et en intégrant de nouvelles naissances. Scénarios utilisés : les hypothèses du scénario central sont le prolongement des gains d espérance de vie observés au cours des trente dernières années en métropole, le maintien des quotients de fécondité et le maintien des quotients migratoires de référence par sexe et âge de la période sur toute la période de projection. À partir de ce scénario central, on fait bouger l une des deux dernières hypothèses, comme indiqué sur le graphique, pour obtenir les quatre autres scénarios. Indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) : nombre d enfants que mettrait au monde, en moyenne, une femme qui, au cours de sa vie féconde (15-49 ans), aurait le comportement observé pendant l année considérée pour l ensemble des femmes. On peut le faire varier dans les scénarios des projections de population. Le scénario 4, fondé sur l hypothèse de l absence de migration donne des niveaux de population intermédiaires entre les premier et dernier scénarios. Cela illustre le rôle central des migrations sur le niveau futur de la population. Faire varier le nombre d enfants par femme de 0,3 dans un sens ou dans l autre a, même à long terme, assez peu d effets sur le niveau de population (scénarios 2 et 3). L écart avec le scénario central à l horizon 2030 ne dépasse pas les habitants. Voir aussi - Les projections de population aux Antilles- Guyane à l horizon 2030, Les Cahiers Antilles- Guyane, Insee, novembre Projections de population à l horizon 2030 : les Antilles vieillissent, la Guyane se peuple, Antiane-Éco, n 50, Insee, octobre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

34 Projections de population 3.2 Projection de population 100 an(s) 90 an(s) an(s) 70 an(s) Hommes 2000 Femmes 60 an(s) 50 an(s) 40 an(s) Â g e s 30 an(s) 20 an(s) 10 an(s) 0 an(s) Effectif de chaque âge pour 1000 habitants Sources : estimations de population Insee Évolution des courbes de population selon les cinq scénarios choisis Sources : estimations de population Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 33

35 3. Population Présentation En 2005, la population de la Guadeloupe reste jeune comparée à celle de la métropole : 32 % de la population a moins de 20 ans, contre 24 % en métropole. Elle vieillit cependant : les jeunes formaient 36 % de l ensemble en Cette évolution est la résultante de deux effets : l arrivée de classes d âges moins fournies donc un net retrait de la part des ans et une émigration des jeunes en âge de suivre des études et d entrer sur le marché du travail. De plus, la part des moins de 14 ans diminue, conséquence d une baisse du nombre de naissances. Le vieillissement est néanmoins relatif : s il concerne surtout les classes d âge adulte qui se renforcent entre 40 et 59 ans, les 60 ans et plus, bien qu en progression, ne représentent encore que 15 % de la population, contre 23 % en métropole. Les générations en âge d avoir des enfants sont encore nombreuses et la pyramide des âges reste favorable à la natalité malgré une fécondité modérée. Définitions Pyramide des âges : dans cette représentation graphique, les âges sont repérés sur un axe vertical et les effectifs des divers âges ou groupes d'âges sur un axe horizontal ; la partie gauche est réservée au sexe masculin et la partie droite au sexe féminin.. Estimation : elle évalue la population au 1 er janvier de chaque année, en tenant compte du mouvement naturel enregistré entre les deux derniers recensements, et en faisant des hypothèses sur les mouvements migratoires. Voir aussi - Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, Les DOM : une population encore jeune, mais de moins en moins, Insee Première, n 747, Insee, novembre La démographie des Antilles et de la Guyane entre 1982 et 1997, Les Cahiers Antilles- Guyane, Insee, Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

36 Âges 3.3 Pyramide des âges au 1 er janvier ans 90 ans Métropole 80 ans 70 ans Guadeloupe 60 ans 50 ans 40 ans A g e s Hommes Femmes 30 ans 20 ans 10 ans 0 ans 10,0 8,0 6,0 4,0 2,0 0,0 2,0 4,0 6,0 8,0 10,0 Effectif de chaque âge pour 1000 habitants Sources : estimations de population Insee Répartition de la population par tranche d'âge Unité : millions d habitants et % Guadeloupe France 1990 % Hommes 2005 Femmes Ensemble % 2005 % moins de 20 ans 35, ,8 23,7 de 20 à 59 ans 52, ,1 53,1 60 ans et plus 11, ,7 23,2 Total 100, ,0 100,0 Sources : recensement de la population et estimations de population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 35

37 3. Population Présentation Après une baisse sensible entre 2001 et 2002 (-8 %), le nombre des naissances n a cessé de croître depuis, sans toutefois atteindre le niveau de Le nombre de décès est lui aussi en nette progression en 2005 (+8,5 %). La natalité reste vigoureuse : 16 enfants sont nés pour habitants en C est quatre enfants de plus qu en France métropolitaine. Depuis le début des années 90, les femmes ont plus de 2 enfants en moyenne, contre 3,2 en 1977 et 5,8 en Ce niveau assure toujours le remplacement des générations, contrairement à la France métropolitaine, où il se situe à 1,9 enfants par femme. Le taux de mortalité infantile se maintient aux environs de 7 pour mille ; celui de la mortalité périnatale s élève à 21,9 pour mille. Ces deux indicateurs restent cependant deux fois plus élevés qu en métropole. L espérance de vie à la naissance est d environ 75 ans pour les hommes et 82 ans pour les femmes, soit un peu moins qu en métropole. Les espérances de vie continuent néanmoins de progresser. La part des naissances hors mariage continue de s accroître en Guadeloupe alors qu elle a enregistré un recul en métropole pour l année Définitions Naissances, décès : naissances comptées au lieu de domicile de la mère et décès comptés au lieu de domicile du décédé. Taux de natalité et de mortalité : rapport du nombre de naissances, et de décès, au cours de l'année, à la population totale en milieu d'année. Taux d accroissement naturel : rapport du solde naturel au cours de l année à la population en milieu d année. Il correspond à la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité. Taux de mortalité infantile : proportion d enfants morts avant l âge d un an, pour mille naissances vivantes. Taux de mortalité périnatale : proportion d'enfants morts entre 0 à 6 jours après leur naissance ou mortnés, pour mille naissances vivantes et mort-nés. Indicateur conjoncturel de fécondité : nombre d enfants que mettrait au monde, en moyenne, une femme qui, au cours de sa vie féconde (15-49 ans), aurait le comportement observé pendant l année considérée pour l ensemble des femmes. À partir de 2,1 enfants par femme, le remplacement des générations est assuré. Espérance de vie : pour un âge donné (par exemple 60 ans), correspond au nombre moyen d années restant à vivre aux personnes de cet âge avec les conditions de mortalité de l année considérée. L espérance de vie à la naissance correspond à la durée moyenne de vie. Voir aussi - Bilan démographique, Antiane-Éco, n 64, Insee, octobre An 2000 : nouveau baby-boom, Antiane-Éco, n 52, Insee, mai Évolutions démographiques , Guadeloupe, Insee, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

38 Mouvement naturel 3.4 Nombre annuel de naissances et de décès domiciliés Naissances Décès Solde naturel Source : état civil - Insee Indicateurs démographiques Unité : taux en, espérance de vie en années et indice de fécondité en nombre d'enfants Guadeloupe Métropole 2002 (p) 2003 (p) 2004 (p) (p) 2004 (p) Taux de natalité 16,2 16,1 16,5 12,7 12,6 12,7 Taux de mortalité 6,4 6,1 6,1 8,9 9,2 8,4 Taux de mortalité infantile 7,0 7,9 6,9 4,1 4 3,8 Taux de mortalité périnatale 19,9 23,9 21, ,7 10,9 Taux d'accroissement naturel 9,8 10,0 10,4 3,8 3,5 4,3 Indicateur conjoncturel de fécondité 2,1 2,2 2,3 1,9 1,9 1,9 Espérance de vie à la naissance des hommes 73,9 75,0 75,2 75,9 75,9 76,8 Espérance de vie à la naissance des femmes 81,0 81,5 81, ,9 83,7 Écart d'espérance de vie à la naissance 7,2 6,5 6,5 7,1 7 6,9 Espérance de vie à 60 ans des hommes 20,6 21,3 21,3 20,8 20,8 21,5 Espérance de vie à 60 ans des femmes 24,1 24,3 25,0 25,7 25,5 26,3 Écart d'espérance de vie à 60 ans 3,5 3,0 3,7 4,9 4,7 4,8 (p) : données provisoires Sources : recensement de la population et état civil - Insee Proportion de naissances hors mariage Unité : % Guadeloupe France 2003 (p) 2004 (p) 2005 (p) (p) 2003 (p) Naissances hors mariage 68,5 71,2 72,7 45,2 48,0 47,4 (p) : données provisoires Source : état civil - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 37

39 3. Population Présentation En 2005, plus de 1700 mariages ont été célébrés en Guadeloupe, nombre comparable à celui des deux années précédentes. Le taux des unions rapporté à la population en âge de se marier, reste stable et toujours inférieur à celui observé en France métropolitaine. En 2005, 116 PACS ont été conclus en Guadeloupe. Ce chiffre augmente régulièrement depuis l entrée en vigueur du pacte. Le nombre de divorces augmente depuis trois ans : en 2005, environ 860 divorces ont été prononcés en Guadeloupe, soit presque un divorce pour deux mariages. Définitions État matrimonial : les personnes recensées doivent indiquer leur «état matrimonial légal», célibataire, marié (e), veuf (ve) ou divorcé (e). Mariages enregistrés : actes de l'état civil enregistrés dans la commune où ils sont célébrés. Divorces prononcés : ils concernent les divorces prononcés dans l endroit considéré (ici, un DOM) quel que soit le lieu où le mariage a été contracté. Taux de nuptialité : rapport du nombre de mariages au cours de l année à la population en milieu d année. Pacte civil de solidarité (PACS) : contrat conclu entre deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser la vie commune. Il a été mis en place en novembre Plus de la moitié des personnes âgées de 15 ans et plus sont célibataires, contre une sur trois en France. Cela fait partie des caractéristiques des populations antillo-guyanaises depuis toujours. De la même façon, seulement un adulte sur trois est marié, contre un sur deux en France. Voir aussi - Tableaux références et analyses, exploitation complémentaire, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

40 Situation matrimoniale 3.5 Nombre annuel de mariages enregistrés (département du mariage) et taux de nuptialité Nombre de mariages Taux de nuptialité Guadeloupe Guadeloupe France ,0 4, ,0 4, ,9 4,5 Source : état civil - Insee Nombre annuel de PACS enregistrés (département du PACS) Année Guadeloupe Source : Ministère de la Justice Nombre annuel de divorces* prononcés (au lieu de jugement) Année Guadeloupe * divorces directs et conversion Source : Ministère de la Justice Population de 15 ans et plus selon l'ètat matrimonial en 1999 Guadeloupe France Nombre % % Célibataires ,1 34,8 Mariés ,3 51,0 Veufs ,8 8,8 Divorcés ,8 6,3 Ensemble ,0 100,0 Source : recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 39

41 3. Population Présentation Lors du recensement de 1999, près de ménages vivaient en Guadeloupe. C était de plus qu en Les structures familiales sont très différentes de celles de la métropole : 16 % des ménages sont composés d'au moins cinq personnes contre 8 % en métropole. Ils sont moins nombreux qu en Le nombre de personnes par ménage a baissé sur la dernière décennie (2,9 personnes, contre 3,3 en 1990). Mais il reste supérieur à la métropole (2,4). Définitions Ménage : ensemble des occupants d une résidence principale, qu ils aient ou non des liens de parenté. Un ménage, au sens statistique, peut ne comprendre qu une seule personne. Ne font pas partie des ménages les personnes vivant dans des habitations mobiles (nomades ) et la population des communautés (maisons de retraite, maison de détention, etc). Famille : s entend comme un cadre susceptible d accueillir un ou plusieurs enfants. Elle est constituée d au moins deux personnes dont un adulte au minimum. Une famille comprend soit un couple marié ou non, pacsé ou non, et le cas échéant ses enfants soit une personne sans conjoint et ses enfants (famille monoparentale). Moins de 1 % des personnes vivent dans des collectivités. C est trois fois moins qu en métropole. En particulier, les foyers d étudiants et les maisons de retraites sont peu répandus. Il y a beaucoup plus de familles monoparentales en Guadeloupe (35 %) qu en France (13 %). Près d une sur cinq a pour chef de famille une femme seule, inactive. Le nombre moyen d enfants par famille est plus élevé qu en France : ainsi, 39 % des familles ont deux enfants ou plus, contre 31 % en moyenne nationale. Voir aussi - Société : Femmes d aujourd hui, Antiane-Éco, n 60, Insee, juillet La famille guadeloupéenne : de plus en plus de personnes seules, Antiane-Éco, n 51, Insee, janvier Tableaux références et analyses, exploitation complémentaire, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

42 Ménages 3.6 Ménages selon le nombre de personnes les composant en 1999 Guadeloupe Métropole Nombre de ménages composés de Nombre % Nombre % 1 personne , ,0 2 personnes , ,1 3 personnes , ,2 4 personnes , ,8 5 personnes et plus , ,9 Ensemble des ménages , ,0 Nombre moyen de personnes par ménage 2,9 2,4 Population des ménages et hors ménages en 1999 Source : recensement de la population - Insee Âge atteint en 1999 moins de 20 ans 20 à 59 ans 60 ans et plus Total Population des ménages Population des collectivités Foyers d'étudiants Maisons de retraite Hôpitaux long séjour Communautés religieuses Centres d'hébergements Autres collectivités Composition des familles en 1999 Source : recensement de la population - Insee Nombre % % Familles monoparentales ,9 12,8 Homme actif ,8 1,2 Homme inactif ,1 0,7 Femme active ,0 5,9 Femme inactive ,1 5,1 Familles comprenant un couple ,1 87,2 Homme et femme actifs ,7 38,1 Homme actif et femme inactive ,2 17,5 Homme inactif et femme active ,6 5,9 Homme et femme inactifs ,5 25,8 Ensemble des familles ,0 100,0 Familles selon le nombre d'enfants de 0 à 24 ans en 1999 Source : recensement de la population - Insee Guadeloupe France Nombre de familles % Nombre de familles % (en milliers) , , , , , , , ,0 4 ou , ,0 Ensemble des familles , ,0 Nombre total d'enfants Nombre moyen d'enfants par famille 1,3 1,0 Source : recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 41

43 3. Population Présentation La répartition de la population guadeloupéenne par catégorie socioprofessionnelle diffère assez de celle de la France métropolitaine. Définitions Catégories socioprofessionnelles : elles sont obtenues par regroupement de rubriques de la nomenclature «professions et catégories socioprofessionnelles» (PCS). En effet, la part des personnes sans activité professionnelle (autres que les retraités) rassemble en 1999 la moitié de la population totale alors qu en France elle n est égale qu à un gros tiers. Cela est dû essentiellement à une population plus jeune et un taux de chômage plus élevé. Toutefois, cette part a tendance à diminuer. La part des cadres est inférieure de moitié à la moyenne nationale mais celle des employés, de trois points supérieure à la moyenne nationale. Les retraités sont presque deux fois moins nombreux qu en France métropolitaine. Cela s explique par la structure de la population qui est plus jeune en Guadeloupe. Voir aussi - Tableaux références et analyses, exploitation complémentaire, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

44 Catégorie professionnelle 3.7 Répartition de la population totale par catégorie socioprofessionnelle Guadeloupe France Nombre % Nombre % % Agriculteurs exploitants , ,2 1,1 Artisans, commerçants, chefs d'entreprise , ,2 2,8 Cadres, professions intellectuelles supérieures , ,3 5,3 Professions intermédiaires , ,9 9,8 Employés , ,2 13,4 Ouvriers , ,8 12,0 Retraités , ,9 17,9 Autres sans activité professionnelle , ,6 37,6 Total , ,0 100,0 Sources : recensements de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 43

45 3. Population Présentation Près de la moitié des habitants de la Guadeloupe a déménagé entre 1990 et La plupart habitaient déjà dans l île. Seulement 13 % sont arrivés de l extérieur, dont 8 sur 10 de métropole En 1999, les étrangers représentaient 5 % de la population de l île, comme en métropole. Les Haïtiens sont les plus nombreux, suivis de très loin par les ressortissants des pays de l Union européenne autre que la France. La République dominicaine arrive en troisième position, essentiellement des Dominicaines. Quelques Saint-Luciens habitent aussi en Guadeloupe, mais beaucoup moins qu en Martinique, plus proche de leur île d origine. Les femmes étrangères sont un peu plus nombreuses que les hommes, surtout dans la tranche d âge majoritaire des ans. Définitions Migration résidentielle : elle correspond à un ou plusieurs déménagements. Au recensement, la personne donne son lieu d habitation en 1990, sans préciser ses divers déménagements entre 1990 et Population étrangère : la notion d étranger est fondée sur le critère de la nationalité. Un étranger est une personne qui n a pas la nationalité française. La question est posée dans le questionnaire individuel du recensement de la population. Voir aussi - Atlas des populations immigrées, édition 2006, Insee, ACSE. - Les jeunes adultes de retour au pays : partir multiplie les chances de réussite, Antiane-Éco, n 52, Insee, mai Un quart des personnes nées aux Antilles vit dans l hexagone, Antiane-Éco, n 52, Insee, mai Tableaux références et analyses, exploitation complémentaire, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, Les migrations entre 1990 et 1999 : en avant les changements, Antiane-Éco, n 48, Insee, mai Les migrations en Guadeloupe entre 1990 et 1999 : la «banlieue» de Pointe-à-Pitre s agrandit, Antiane-Éco, n 48, Insee, mai Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

46 Migrations et population étrangère 3.8 Migrations résidentielles entre 1990 et 1999 Lieu de résidence au 1er janvier 1990 Nombre en 1999 % Guadeloupe ,2 dont même commune ,2 dont même logement ,0 Autre DOM-TOM ,2 France métropolitaine ,0 Étranger ,6 Ensemble ,0 Source : recensement de la population - Insee Étrangers résidant en Guadeloupe en 1999 Pays d'origine Hommes Femmes Ensemble % Haïti ,5 Autres pays d'amérique ,7 Union européenne ,5 République dominicaine ,6 Sainte-Lucie ,2 Guyana ,6 Brésil ,5 Îles de l'océan Indien ,1 Suriname ,1 Autres ,3 Total ,0 Source : recensement de la population - Insee Population étrangère par tranche d'âge et sexe en 1999 Tranche d'âge Hommes moins de 20 ans de 20 à 59 ans ans et plus 511 Femmes moins de 20 ans de 20 à 59 ans ans et plus 499 Ensemble moins de 20 ans de 20 à 59 ans ans et plus Source : recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 45

47 3. Population Présentation La Guadeloupe compte près de jeunes âgés de 15 à 29 ans, soit 23 % de sa population totale. Les jeunes sont les plus exposés aux difficultés du marché du travail. Même s il diminue avec l âge, leur taux de chômage est largement supérieur au taux moyen. L obtention d un diplôme accroît sensiblement les chances d accès à un emploi. Cependant 43 % des jeunes hommes et 34 % des jeunes femmes n ont aucun diplôme. Même si les jeunes guadeloupéennes réussissent mieux leur scolarité, elles ont plus de difficultés à décrocher un emploi. Définitions Jeunes : on a considéré ici les ans (on prend encore souvent les ans) compte tenu de l allongement de la scolarité et de l entrée de plus en plus tardive sur le marché du travail. Population active : voir chapitre 9-1 Population active occupée : voir chapitre 9-1 Taux d activité : voir chapitre 9-1 Taux de chômage : voir chapitre 9-4 Famille monoparentale : voir chapitre 3-6 (famille) Pour l entrée dans la vie en couple, elles sont plus précoces que les garçons dont plus de la moitié vit encore chez ses parents entre 25 et 29 ans. Une partie non négligeable des jeunes guadeloupéennes assume très tôt la charge d un ou plusieurs enfants. Voir aussi - Spécial Emploi - Chômage - Formation, Antiane-Éco, n 68, Insee, septembre Le taux de chômage des jeunes ne faiblit pas, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre Tableaux références et analyses, recensement de la population 1999, Insee. 46 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

48 Jeunes 3.9 Activité des jeunes de 15 à 29 ans en 1999 Hommes Femmes Total ans Actifs occupés Chômeurs Militaires Scolarisés Autres inactifs Ensemble Taux d'activité 7,7 4,5 6,1 Taux de chômage 75,9 77,1 76, ans Actifs occupés Chômeurs Militaires Scolarisés Autres inactifs Ensemble Taux d'activité 59,8 55,4 57,6 Taux de chômage 58,4 64,0 61, ans Actifs occupés Chômeurs Militaires Scolarisés Autres inactifs Ensemble Taux d'activité 89,0 84,7 86,8 Taux de chômage 42,6 50,0 46,4 Diplôme le plus élevé obtenu par les ans en 1999 Source : Recensement de la population - Insee Ensemble Sans Certficat BTS, DUT, 2-3è cycle, des diplôme d'études Brevet CAP BEP Bac 1er cycle grande Total ans primaires universitaire école Hommes 43,2 1,2 16,7 8,4 11,2 13,3 3,9 2,2 100,0 Femmes 33,9 1,1 19,1 6,0 11,6 18,5 6,1 3,7 100,0 Ensemble 38,5 1,1 17,9 7,2 11,4 15,9 5,0 2,9 100,0 Source : Recensement de la population - Insee Situation familiale des 15 à 29 ans en 1999 Hommes Femmes ans ans ans ans ans ans Chez père ou mère 93,2 78,1 56,1 90,5 58,1 30,3 Vivent en couple 0,3 5,4 23,1 1,3 17,1 39,8 Chefs de famille monoparentale 0,0 0,4 1,3 1,2 10,5 17,6 Vivent seul 0,4 3,8 8,2 0,4 3,1 5,4 Autres 6,0 12,4 11,4 6,7 11,2 7,0 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source : Recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 47

49 3. Population Présentation Plus de personnes nées en Guadeloupe résidaient en métropole en 1999, soit 5 % de plus que neuf ans auparavant. L émigration guadeloupéenne s est poursuivie au même rythme depuis Ainsi, 21 % des natifs vivant en métropole en 1990 n y étaient pas au recensement précédent. Ils sont 20 % dans ce cas en Les femmes demeurent majoritaires (52 %). Définitions Population active : voir chapitre 9-1 Population active occupée : voir chapitre 9-1 Taux d activité : voir chapitre 9-1 Taux de chômage : voir chapitre 9-4 L Île-de-France reste, de loin, la région d accueil privilégiée. Elle concentre 71 % de l ensemble des originaires de Guadeloupe mais toutefois 62 % «seulement» des nouveaux arrivants. Le taux de chômage des hommes natifs de Guadeloupe est supérieur au taux national (13,3 % contre 11 %). C est l inverse pour les femmes (14,1 % contre 15 %). La situation des femmes au regard des diplômes est meilleure : si 31 % des guadeloupéennes sont détentrices du baccalauréat ou d un diplôme supérieur, leurs homologues masculins ne sont que 26 %. Voir aussi - Les Antillais en France, une nouvelle donne, Hommes et Migrations, n 1237, mai-juin Un quart des personnes nées aux Antilles vit dans l hexagone, Antiane-Éco, n 52, Insee, mai L île de France, région privilégiée des migrants des DOM-TOM, Ile-de-France, Insee, janvier Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

50 Guadeloupéens de métropole 3.10 Personnes nées dans les DOM-TOM résidant en métropole aux recensements de 1982 à Total dont femmes Total dont femmes Total dont femmes Guadeloupe Martinique Guyane Ensemble Antilles-Guyane Ensemble DOM-TOM Source : Recensement de la population - Insee Région de résidence en métropole en 1999 des personnes nées en Guadeloupe Total Dont résidant hors métropole au 1/1/90 Ile-de-France Rhône-Alpes Provence-Alpes-Côte d'azur Centre Aquitaine Picardie Autres régions Ensemble Source : recensement de la population - Insee Personnes nées en Guadeloupe résidant en métropole en 1999 selon le diplôme (personnes de 15 ans et plus) Total Masculin Féminin Aucun diplôme CEP BEPC CAP BEP BAC BAC Total Source : recensement de la population - Insee Population active née en Guadeloupe et résidant en métropole en 1999 Total dont ans Hommes Population active Population active occupée Chômeurs Taux de chômage 13,3% 22,2% Femmes Population active Population active occupée Chômeurs Taux de chômage 14,1% 25,6% Source : recensement de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 49

51 4. Conditions de vie Présentation Au 1 er janvier 2005, la Guadeloupe contenait licences sportives dont , soit 61 %, pour l exercice d une discipline olympique. Par rapport à 2003, on observe une augmentation de 8 % du nombre de licences délivrées. Avec ses licenciés (39 %), le football reste loin devant le tennis (10 %) et le basket-ball (6 %). Le département compte également licences non olympiques, parmi lesquelles 21 % pour études et sports sous-marins : l attractivité croissante des sites de plongée guadeloupéens a eu pour effet un accroissement de 35,9 % du nombre de licences délivrées entre 2003 et 2005, Les fédérations multisports sont très actives puisqu elles ont délivré licences. Voir aussi - Les chiffres clés du sport, ministère de la Jeunesse et des Sports, septembre Equipements sportifs, un bon score pour les stades, Antiane-Eco n 44, Insee, mai Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

52 Sport 4.1 Licences détenues par les sportifs par disciplines Disciplines Fédérations olympiques dont : Football Tennis Basket-ball Athlétisme Natation Judo et disciplines associées Cyclisme Voile Handball Volley-ball Escrime Tir Canoë-Kayak Fédérations non olympiques dont : Etudes et sports sous-marins Karaté et arts martiaux affinitaires Pétanque Golf Rugby Randonnée pédestre Fédérations multisports affinitaires, handicaps, scolaires et universitaires Ensemble Source : Ministère de la Jeunesse et des Sports Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 51

53 4. Conditions de vie Présentation La Guadeloupe est dotée d une médiathèque située à Basse-Terre et d une vidéothèque au Gosier. Elle dispose également de 3 bibliothèques départementales établies à Basse-Terre, Pointe-à-Pitre et Saint-Louis de Marie- Galante. Définitions Monument classé : immeuble dont la conservation présente un intérêt public, du point de vue de l histoire ou de l art. Monument inscrit : édifice, qui, sans justifier de classement immédiat, présente un intérêt suffisant pour rendre souhaitable sa préservation. La Guadeloupe est dotée de 69 monuments historiques et musées en Le département compte 55 % de monuments inscrits et 36 % de monuments classés. Les Musées de France ne représentent que 7 % de l offre culturelle dans le domaine. En 2005, l activité des bibliothèques municipales en Guadeloupe reste faible. Peu de personnes y sont inscrites : avec adhérents, soit 5,4 % de la population municipale desservie, on dénombre trois fois moins d usagers qu en France métropolitaine. Les prêts d imprimés constituent l essentiel de l activité de ces établissements. Le département est très en retrait par rapport à la moyenne nationale. Ainsi, les dépenses d acquisition par habitant sont une fois inférieure à celles observées en France métropolitaine. Voir aussi - Statistiques de la Culture, chiffres clés 2005, ministère de la Culture et de la Communication, la documentation française. - Regards croisés sur les pratiques culturelles, ministère de la Culture et de la Communication, la documentation française, Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

54 Culture 4.2 Prêts et inscrits des bibliothèques municipales Bibliothèques (ayant répondu à l'enquête) Inscrits Imprimés prêtés Supports audio prêtés Supports vidéo prêtés Source : ministère de la Culture et de la Communication Incidence des bibliothèques municipales au 1 er janvier 2005 Guadeloupe France Nombre enquêtées retenues Prêts Inscrits Inscrits par rapport à la population municipale desservie 5,40 % 17,70 % Dépenses d'acquisition par habitant desservi 1,30 2,70 Source : ministère de la Culture et de la Communication Monuments historiques et musées Monuments classés Monuments inscrits Musées de France 6 6 Source : ministère de la Culture et de la Communication Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 53

55 5. Logement Présentation En 1999, le nombre de logements en Guadeloupe avoisinait les , soit un tiers de plus qu en La présence de la zone industrielle de Jarry a renforcé l attraction résidentielle de Baie-Mahault dont le nombre de logements double presque. Viennent ensuite Saint-François (+ 76 %), Deshaies (+ 72 %) et Petit-Canal (+ 71 %). Le nombre de résidences principales a quant à lui augmenté de 29 %, passant de en 1990 à en Baie-Mahault et Saint-François sont également en tête avec des progressions respectives de 84 et 69 %. Ce dynamisme s est étendu vers le sud jusqu à Petit-Bourg (+ 63 %) et Goyave (+ 62 %). Le parc des résidences principales reste cependant assez vieux puisque 19 % seulement datent de moins de dix ans. Huit logements sur dix sont des résidences principales. Toutefois, certaines communes se distinguent, en effet à Terre-de-Haut et à Deshaies, le quart des logements sont des résidences secondaires. Parmi les résidences principales, 7 sur 10 sont des maisons individuelles, cette proportion ne s appliquant pas toutefois aux communes de Pointe-à-Pitre, Basse- Terre et Saint-Martin. Les aides de l État, par les subventions de la ligne budgétaire unique (LBU), ont un impact très important sur l activité de la construction. Après une baisse constante jusqu en 2003, le montant alloué est en régulière augmentation : entre 2003 et 2006, il a progressé de 20 % et s élève à 55 millions d euros en fin de période. Plus de logements en bénéficient, soit 500 de plus qu en Définitions Logement : local séparé et indépendant utilisé pour l habitation. Résidence principale : logement habité de façon permanente est une résidence principale. Logement occasionnel : logement utilisé une partie de l année pour des raisons professionnelles. Les personnes qui s y trouvent, le cas échéant, au moment du recensement, sont recensées dans leur résidence principale. Logement vacant : logement disponible pour la vente ou la location, logement neuf achevé mais non encore occupé à la date du recensement. Résidence secondaire : logement utilisé pour les weekends, les loisirs ou les vacances, notamment logement loué (ou à louer) pour des séjours touristiques. Ligne budgétaire unique (LBU) : appellation qui englobe dans les DOM la totalité des aides de l État au logement. Voir aussi - Enquête annuelle d entreprise, la construction en 2005, Premiers résultats, n 08, Insee, mars Bâtiment - travaux publics, une année peu soutenue, Antiane-Éco, n 61, Insee, septembre Bâtiment - travaux publics, Repli de l activité, Antiane-Éco, n 57, Insee, septembre Population, logement, activité : l emploi au centre des préoccupations de l archipel, Premiers résultats, n 4, Insee, octobre Tableaux références et analyses, exploitation principale, recensement de la population, Guadeloupe, Insee, mars Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

56 Parc et financement de logements 5.1 Parc des logements en 1999 Résidences dont maisons Logements Logements Résidences principales individuelles occasionnels vacants secondaires Les Abymes Anse-Bertrand Baie-Mahault Baillif Basse-Terre Bouillante Capesterre-Belle-Eau Capesterre-Marie-Galante Deshaies La Désirade Le Gosier Gourbeyre Goyave Grand-Bourg Lamentin Morne-à-l'Eau Le Moule Petit-Bourg Petit-Canal Pointe-à-Pitre Pointe-Noire Port-Louis Saint-Barthélémy Saint-Claude Saint-François Saint-Louis Saint-Martin Sainte-Anne Sainte-Rose Terre-de-Bas Terre-de-Haut Trois-Rivières Vieux-Fort Vieux-Habitants Ensemble Source : Recensement de la population - Insee Financement et logements aidés par la LBU Montant de la LBU (million d euros) 46,03 45,77 49,85 49,86 54,57 Nombre de logements financés par la LBU dont : - locatif accession dont logements évolutifs sociaux amélioration réhabilitation Source : direction départementale de l'equipement Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 55

57 5. Logement Présentation L amélioration des conditions de logement des Guadeloupéens, a été continue entre 1997 et 1999 : les cases et les habitations de fortune ne représentent plus qu un dixième des résidences principales au début de l année 1999, contre un cinquième en 1997 et la moitié quinze ans plus tôt. Les équipements sanitaires, encore très insuffisamment répandus en 1982, sont désormais présents dans plus de neuf logements sur dix ; plus de 96 % des logements ont l électricité. Un peu plus de 1 % des Guadeloupéens n ont ni eau ni électricité, ce qui est peu si l on songe que 17 % devaient subir cette situation moins de vingt ans plus tôt. Il existe cependant un retard persistant concernant le tout-à-l égout auquel seulement un tiers des ménages est raccordé en 1999, comme en Depuis plusieurs décennies, la taille des ménages se réduit. En effet, la fécondité a baissé, et la décohabitation est massive. Ces évolutions concomitantes ont permis de réduire considérablement la promiscuité. Ainsi, le nombre moyen de personnes par résidence principale diminue de 15 %, restant cependant à un niveau toujours supérieur à celui de la métropole. Définitions Propriétaire : il s agit du propriétaire ou du copropriétaire qui occupe personnellement son logement. L acquisition de ce logement peut résulter d un achat, d un héritage ou d une donation. Locataire : personne louant ou sous-louant un logement, meublé ou non, ou une chambre d hôtel. Logé gratuitement : personne qui n est pas propriétaire et ne paie pas de loyer (elle peut néanmoins payer des charges). Parmi les occupants à titre gratuit, figurent en particulier les ménages logés par un employeur mais également les usufruitiers. Nombre moyen de personnes par résidence principale : Il est calculé à partir de la population des ménages. Au sens du recensement de la population, un ménage est constitué de l ensemble des personnes, apparentées ou non, qui partagent la même résidence. Le nombre de ménages est donc égal au nombre de résidences principales. Voir aussi - Le logement dans les DOM, Antiane-Éco, n 67, Insee, février Logement : ralentissement de la construction neuve, Antiane-Éco, n 61, Insee, septembre Confort de l habitat et cycle de vie, Insee Première, n 727, juillet Logements en 1999 : des habitants plus au large, Antiane-Éco, n 44, Insee, mai Des logements plus grands et plus confortables : recensement de la population 1999, Insee Première, n 750, novembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

58 Confort et occupation des logements 5.2 Statut d'occupation des résidences principales en 1999 Guadeloupe France Nombre En % En % Propriétaire ,6 54,8 Locataire ou sous-locataire ,3 40,6 Logé gratuitement ,1 4,6 Ensemble ,0 100,0 Source : Recensement de la population - Insee Nombre moyen de personnes par résidence principale Guadeloupe France ,4 2, ,9 2,4 Source : Recensement de la population - Insee Résidences principales selon le type de construction en 1999 Habitation Case Maison Maison ou de fortune traditionnelle traditionnelle immeuble en dur Ensemble Nombre En % 2,4 11,9 9,9 75,8 100,0 Source : Recensement de la population - Insee Taux d'équipement des résidences principales Unité : % Ni eau, ni électricité 40,9 16,5 7,3 1,4 Eau dans le logement 31,8 68,2 83,2 97,4 Electricité 54,9 77,2 89,4 96,4 Douche ou baignoire 38,1 52,4 74,1 92,1 WC 46,7 55,3 78,2 94,0 Tout-à-l'égout nd 24,5 36,3 33,2 Sources : Recensements de la population - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 57

59 6. Enseignement - Formation Présentation En Guadeloupe à la rentrée de 2005, près de élèves étaient inscrits dans le premier degré ce qui constitue une diminution d environ 1,5 % par rapport à la rentrée de Si l on observe cette évolution de manière comparable aussi bien dans les sections de préélémentaire ou d élémentaire, public ou privé, le phénomène est plus contrasté pour l enseignement spécialisé : le secteur privé affiche une augmentation de 5 % de ses effectifs alors que l on enregistre une baisse de 14 % dans le secteur public. Définitions Premier degré : Enseignement scolaire regroupant l'enseignement préélémentaire, avant le cours préparatoire (CP), et l'enseignement élémentaire, et dispensé dans les écoles maternelles et élémentaires. Second degré : Enseignement secondaire, faisant suite à l'enseignement préélémentaire et élémentaire (premier degré), et dispensé dans les collèges (premier cycle) et les lycées (second cycle). Près de 61 % des élèves sont inscrits à l école élémentaire élèves sont inscrits dans le second degré, niveau stable au cours de ces dernières années. Les collèges avec près de 57 % des effectifs continuent d afficher une diminution. Dans le second cycle qui compte élèves, 58 % d entre eux ont choisi la filière générale et technologique. On peut relever la stabilité de la part du privé à 10 % des effectifs aussi bien dans le premier que dans le second cycle. Voir aussi - Prévisions nationales d effectifs d élèves du premier degré pour les rentrées 2007 et 2008, Note d information, n 07.31, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, juillet Prévisions nationales d effectifs d élèves du second degré pour les rentrées 2007 et 2008, Note d information, n 07.32, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, juillet Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre Education : L école et le collège accueillent moins d enfants en Guadeloupe, Antiane-Éco, N 63, Insee, mai Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

60 Effectifs scolarisés 6.1 Effectifs de l'enseignement public et privé du premier degré Public Privé Ensemble Préélémentaire Elémentaire Enseignement spécialisé Total Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de la Programmation et du Développement et Service statistique académique Effectifs de l'enseignement public et privé du second degré Public Privé Ensemble Premier cycle Second cycle général et technologique Second cycle professionnel Sections d'éducation spécialisée Total Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 59

61 6. Enseignement - Formation Présentation 346 établissements du premier degré ont été recensés à la rentrée en Guadeloupe. Le département en perd 2 dans le préélémentaire et 3 dans l élémentaire et l enseignement spécialisé par rapport à la rentrée qui en comptait 351. Les établissements scolaires du second degré sont composés de 91 structures, réparties en 51 collèges, 21 lycées et 18 lycées professionnels. Pour des raisons administratives, les établissements privés sont relativement nombreux en Guadeloupe. Une même direction peut regrouper plusieurs établissements, avec des effectifs souvent légers. De ce fait, les comparaisons entre le secteur privé et le secteur public n ont pas grande signification. Sur l ensemble des enseignants, 55 % opèrent dans le second degré : 5,5 % d entre eux sont agrégés, 54 % sont certifiés et 40,5 % ont d autres qualifications. Dans le premier degré, les professeurs des écoles représentent 80 % du personnel enseignant. Définitions SES : Sections d'éducation spécialisée. SEGPA : Sections d'enseignement général et professionnel adapté. PEGC : Professeurs d enseignement général de collège. Voir aussi - Les personnels enseignants de l enseignement supérieur , Notes d information, N 07.03, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, janvier Les personnels de l Éducation nationale au 31 janvier 2006, Notes d information, N 07.04, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, février Les besoins en personnels d enseignement, d éducation et d orientation dans le second degré public entre 2006 et 2013, Éducation et formations n 71, Ministère de l Éducation nationale, juin Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

62 Etablissements et enseignants 6.2 Établissements scolaires du premier degré Public Privé Ensemble Préélémentaire Elémentaire & Spécialisé Total Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Etablissements scolaires du second degré Public Privé Ensemble Collèges Lycées professionnels Lycées Total Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Personnel de l'enseignement Public Privé Ensemble au au au au au au 31/01/04 31/01/05 31/01/04 31/01/05 31/01/04 31/01/05 Enseignants du premier degré Professeurs d'écoles nd nd Instituteurs spécialisés et non spécialisés nd 779 nd Autres titulaires et non titulaires nd 7 nd Enseignants du second degré Agrégés Certifiés Professeurs de lycées professionnels PEGC et autres titulaires Non titulaires** Enseignants du supérieur Enseignants des établissements de formation Ensemble Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique * y compris instituteurs et professeurs d'écoles enseignant dans le second degré ** y compris maitres auxiliaires Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 61

63 6. Enseignement - Formation Présentation Lors de la rentrée 2005, près de étudiants étaient inscrits dans l enseignement supérieur en Guadeloupe, soit une diminution de 3,7 % par rapport à la rentrée précédente. Près de 7 étudiants sur 10 étaient à l Université ou à l Institut universitaire de formation des maîtres. La baisse d effectifs est imputable aux écoles paramédicales et sociales qui perdent 22 % de leurs étudiants. Cette diminution ne compense que partiellement la progression des inscriptions dans les classes préparatoires aux grandes écoles (+10 %) et les formations comptables (+10 %). Définitions AES : Administration économique et sociale. STAPS : Sciences et techniques des activités physiques et sportives. IUT : Institut universitaire de technologie. IUFM : Institut universitaire de formation des maîtres. Les IUT ne représentent que 2 % de la population estudiantine universitaire. A l université, ce sont toujours les Sciences (30 %) et le Droit (25 %) qui attirent le plus d étudiants. La filière Médecine et odontologie perd 1/3 de ses effectifs et les étudiants en STAPS sont de moins en moins nombreux (-17 % cette année). Les élèves de BTS sont 4 % de moins que l année dernière, diminution qui s observe dans toutes les filières à l exception du BTS Commerce et vente (+2,5 %). Le domaine de l informatique et du traitement de l information perd un élève sur 6 par rapport à la rentrée Voir aussi - Les effectifs d étudiants dans le supérieur en 2005, Notes d information, N 07.01, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, janvier Les étudiants inscrits dans les 83 universités publiques françaises en 2004, Notes d information, n 05.24, Ministère de l Éducation nationale, septembre La réussite en licence : disparités importantes, notes d information, n 05.08,Ministère de l Éducation nationale, mars Les étudiants en IUT et STS année , notes d information, n 05.02, Ministère de l Éducation nationale, janvier Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

64 Enseignement supérieur 6.3 Effectifs de l'enseignement supérieur Universités dont IUT IUFM Ecoles paramédicales et sociales Classes prépa aux grandes écoles Sections de technicien supérieur Formation comptable Autres écoles d'enseignement supérieur Ensemble Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Effectifs des universités par discipline Droit Sciences Eco, AES Lettres et Sciences Humaines Sciences, Sciences-Tech., Sciences nature et vie STAPS Médecine et Odontologie Total toutes disciplines IUT Ensemble des universités Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Effectifs d élèves de BTS et BTSA public et privé (hors ministère de l agriculture) Accueil, hôtellerie, tourisme Commerce, vente Comptabilité, gestion Electricité, électronique Informatique, traitement de l'information Secrétariat, bureautique Spécialités pluritechno génie civil, construction Spécialités pluritechno mécanique, électricité Spécialités plurival. de la communication Technologies de commandes des transfo indust Transformations chimiques et apparentées Transport, manutention, magasinage Travail social Ensemble Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 63

65 6. Enseignement - Formation Présentation En 2005, élèves ont décroché leur bac et pour près de la moitié d entre eux, il s agissait d un bac général. Le taux de réussite est de 71,1 % à peine mieux que l an dernier (+0,4 point), ceci grâce à la seule progression enregistrée, celle de la filière technologique (+3,3 %) ; dans les trois autres, le taux d échec a augmenté. Les taux de réussite restent encore 10 % inférieurs à celui de métropole. Les diplômés de l enseignement technique sont, avec admis, en baisse de 5,5 %, à l image des brevets d études professionnelles, qui représente 55 % de l ensemble, eux aussi en baisse de 6,1 %. De moins bons résultats également chez les techniciens supérieurs (-3,2 %) : seulement, un candidat au BTS sur 3 a été reçu. Ils sont deux sur trois en métropole. Voir aussi - Les écoles d ingénieurs publiques et privées, effectifs des élèves en , diplômes décernés en 2003, Notes d information, n 05.14, Ministère de l Éducation nationale, avril Résultats provisoires du baccalauréat France métropolitaine et DOM, Notes d information, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, juillet Résultats définitifs de la session 2006 du baccalauréat, Notes d information, n 07.15, Ministère de l Éducation nationale, DEPP, mai Le devenir des bacheliers : parcours après le baccalauréat des élèves entrés en sixième en 1989, Note d information, n 06.01, Ministère de l Education nationale, janvier Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre Les bachelières choisissent d abord l université puis un BTS, Antiane-Éco, n 59, Insee, avril 2004) 64 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

66 Diplômes 6.4 Diplômes délivrés Guadeloupe France Présentés Admis % des % des % des % des admis admis admis admis Baccalauréat général ,8 74,7 84,3 82,5 L : Littéraire ,2 76,0 82,1 82,2 ES : Economique et social ,3 66,2 84,5 81,7 S : Scientifique ,6 81,0 84,9 82,8 Bac technologique ,3 67,0 76,4 76,9 SMS : Sciences médico sociales ,7 54,6 77,0 77,5 STI : Sc. Techn. Industrielles ,5 58,0 77,0 78,6 STT : Sc. Techn. Tertiaire ,3 72,1 75,1 75,2 STL : Sc. Techn. Laboratoire ,0 71,4 83,2 84,5 Bac technologique agricole ,9 70,6 78,2 74,7 STAE : Sc. et Techno de l'agronomie ,9 78,1 74,3 STPA : Sc. et Techno du Produit ,6 79,6 80,8 Bac professionnel ,1 67,4 74,5 76,9 Bac professionnel production ,1 58,9 75,3 75,4 Bac professionnel services ,6 74,0 74,0 78,1 Ensemble des baccalauréats ,1 70,7 80,2 79,7 Diplômes de l'enseignement technique ,6 60,1 nd 71,3 Certificat d'aptitude Professionnelle ,4 68,4 77,3 74,5 Brevet d'etudes Professionnelles ,2 66,3 75,9 74,7 Mention complémentaire ,4 81,3 82,3 81,2 Brevet professionnel ,3 51,4 69,8 69,5 Brevet de technicien supérieur ,6 38,8 65,5 64,9 Brevet ,3 72,3 79,5 79,2 Collèges ,8 72,7 80,1 79,8 Technologique ,5 52,2 77,6 76,5 Professionnel ,3 83,3 72,1 72,5 Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 65

67 6. Enseignement - Formation Présentation L apprentissage en est encore à ses débuts aux Antilles-Guyane. À la rentrée , la Guadeloupe compte quatre centres de formation. Depuis le recul de 2001, les effectifs se sont stabilisés soit un peu plus de 1200 apprentis. Dans les trois départements français d Amérique, la grande majorité des apprentis se retrouve en niveau V. Ainsi, en Guadeloupe, le certificat d aptitude professionnelle capte à lui seul 69 % de l ensemble des apprentis. Ceux qui préparent un Brevet professionnel, unique formation de niveau IV, ne cessent d augmenter : on observe une augmentation de 25 % par rapport à Le nombre d apprentis en BTS (niveau III) enregistre depuis la rentrée 2002 une progression régulière (3 %). Les apprentis guadeloupéens préparent généralement un diplôme relatif aux services aux personnes (23,8 %) ou de Génie-civil, Construction, Bois mécanique (21,7 %). La filière électricité, électronique en capte 17,9 % suivie par celles des Transformations et Echanges et gestion qui en regroupent respectivement 17,7 et 11,3 %. Définitions Apprentis : Jeunes âgés de 16 à 25 ans préparant un diplôme de l'enseignement technologique ou professionnel dans le cadre d'un contrat de travail de type particulier, associant une formation en entreprise et des enseignements dispensés dans un centre de formation d'apprentis. Niveau III : Sorties avec un diplôme de niveau Bac + 2 ans (DUT, BTS, DEUG, écoles des formations sanitaires ou sociales, etc.). Niveau IV : Baccalauréat ou abandons des scolarisations post-baccalauréat avant d'atteindre le niveau III. Niveau V : CAP ou BEP. Voir aussi - Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : édition 2006, DPD, Ministère de l Éducation nationale, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

68 Formation en alternance 6.5 Formation des apprentis Nombre d'établissements Nombre d'apprentis Champ : apprentis sous tutelle de l'education nationale et de l'agriculture Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Apprentis selon le diplôme préparé Niveau III Brevet de technicien supérieur Niveau IV Brevet professionnel Niveau V Brevet d'étude professionnelle Certificat d'aptitude professionnelle Mention complémentaire Tous niveaux Champ : apprentis sous tutelle de l'education nationale et de l'agriculture Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Apprentis selon la spécialité Sous tutelle du ministère de l'agriculture Agriculture, forêt, pêche Sous tutelle du ministère de l'education nationale dont : Transformations Génie civil, construction, bois Mécanique, électricité, électronique Echanges et gestion Services aux personnes Champ : apprentis sous tutelle de l'education nationale et de l'agriculture Sources : Ministère de l'education Nationale, Direction de l'evaluation et de la Prospective et Service Statistique Académique Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 67

69 7. Santé Présentation Entre 2004 et 2005, les capacités d accueil en court et moyen séjour restent stables en Guadeloupe. S agissant de l hospitalisation de jour ou de nuit, le nombre de lits en psychiatrie infanto-juvénile continue de baisser alors que l on relève une amélioration du nombre de places offertes en psychiatrie générale. Dans les disciplines de court séjour, le secteur public reste largement dominant même si le privé est très présent en chirurgie. En moyen séjour dans les soins de suite, les 2/3 des lits du département sont proposés dans des structures privées. Comparée à la métropole, la Guadeloupe affiche un taux d équipement identique en médecine générale. Ce taux est même légèrement supérieur en gynécologie-obstétrique. En revanche, la chirurgie et l accueil psychiatrique offrent, en Guadeloupe, des taux d équipement en retrait par rapport à la métropole. L absence d hospitalisation à domicile constitue une constante du département. Définitions Établissements de santé : Les établissements de santé publics et privés assurent principalement des soins en hospitalisation complète. Mais les évolutions récentes des technologies et des pratiques médicales conduisent les hôpitaux à s orienter vers de nouvelles prises en charge de malades (hospitalisation de jour, de nuit, à domicile). Court séjour : médecine générale et spécialités médicales (cardiologie ), chirurgie générale et spécialités chirurgicales (ORL, stomatologie ), gynécologie-obstétrique. Moyen séjour : convalescence, rééducation fonctionnelle, cure médicale. Lits : llits installés à une date donnée accueillant des malades en hospitalisation complète. Places : les places installées correspondent au nombre de patients pouvant être accueillis en même temps en hospitalisation complète ou chirurgie ambulatoire. Taux d équipement en lits et places : nombre de lits et places pour 1000 habitants. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG) Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

70 Équipements sanitaires 7.1 Capacité d'accueil en court séjour et moyen séjour Unités : nombre de lits ou de place Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Secteur Secteur Secteur Secteur public privé Total public privé Total Court séjour Hospitalisation complète (lits) Médecine Chirurgie Gynéco - Obstétrique Hospitalisation de jour, chirurgie ambulatoire (places) Médecine Chirurgie Gynéco - Obstétrique Moyen séjour Hospitalisation complète (lits) Réadaptation fonctionnelle Autres soins de suite Source : Direction de la santé et du développement social Capacité d'accueil en psychiatrie Unités : nombre de lits ou de place Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Secteur Secteur Secteur Secteur public privé Total public privé Total Hospitalisation complète (lits) Psychiatrie infanto-juvénile Psychiatrie générale (adulte) Hospitalisation de jour ou nuit (places) Psychiatrie infanto-juvénile Psychiatrie générale (adulte) Source : Direction de la santé et du développement social Taux d'équipement en lits et places (public et privé) Unités : nombre de lits et de place pour 1000 habitants Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Guadeloupe Métropole Guadeloupe Métropole Médecine 2,2 2,1 2,1 2,1 Chirurgie 1,1 1,7 1,1 1,7 Gynéco - Obstétrique 0,5 0,4 0,5 0,4 Psychiatrie infanto-juvénile * 0,7 0,9 0,6 0,9 Psychiatrie générale (adulte) 0,9 1,3 1,0 1,3 * pour 1000 enfants de 0 à 16 ans inclus Source : Direction de la Santé et du développement social Pharmacies et laboratoires Unité : nombre Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Pharmacies Laboratoires d'analyses médicales Source : Direction de la santé et du Développement social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 69

71 7. Santé Présentation Dans la majorité des domaines, la Guadeloupe affiche un taux d encadrement inférieur à celui de la métropole : on recense deux fois moins de chirurgiens dentistes par habitant qu en métropole et un tiers de moins de médecins généralistes, de spécialistes et de masseurs. En revanche, le nombre d infirmiers diplômés d État par habitant est 40 % supérieur à celui de la métropole. Définitions Professions de santé : les praticiens sont classés suivant leur activité déclarée à titre principal. Densité de professionnels de santé libéraux : nombre de professionnels pour habitants. Si près de 2 médecins généralistes sur 3 sont installés à leur compte, les spécialistes ne le sont qu à 57 %. Cependant, le nombre de médecins généralistes tant libéraux que salariés, ainsi que de chirurgiens dentistes, de sages-femmes et de pharmaciens, augmente. Ce n est pas le cas des anesthésistes non libéraux de moins en moins nombreux et encore plus nettement des infirmiers salariés (excepté ceux du secteur psychiatrique) au profit des infirmiers libéraux. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - Démographie paramédicale en Antilles-Guyane, Info Santé Antilles-Guyane n 13, ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG), décembre Cartographie médicale des Antilles-Guyane, Info Santé Antilles-Guyane n 13, ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées. Service Études et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG), décembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

72 Personnel de santé 7.2 Professionnels de santé Au 1 er janvier 2004 Au 1 er janvier 2005 Ensemble dont libéraux Ensemble dont libéraux Médecins généralistes Médecins spécialistes Spécialités médicales dont : Cardiologie Pédiatrie Radiologie Anesthésie - Réanimation Spécialités chirurgicales dont : Gynécologie - Obstétrique Ophtalmologie Biologie médicale Psychiatrie Chirurgiens-dentistes Sages-femmes Infirmiers diplômés d'état et autorisés Infirmiers de secteur psychiatrique 312 nd Masseurs kinésithérapeutes Orthophonistes Orthoptistes Pédicures-podologues 40 nd 42 nd Ergothérapeutes 11 nd 13 nd Psychomotriciens 21 nd 22 nd Pharmaciens * * Densité de professionnels de santé libéraux * titulaires d'officine Source : Direction de la santé et du développement social Unité : densité pour habitants Guadeloupe Métropole 1/01/2004 1/01/2005 1/01/2004 1/01/2005 Médecins généralistes Médecins spécialistes Chirurgiens dentistes Infirmiers diplômés d'etat Masseurs kinésithérapeutes Source : Direction de la santé et du développement social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 71

73 7. Santé Présentation En 2005, en Guadeloupe, patients ont été accueillis en hospitalisation complète de court séjour. Près de la moitié l ont été dans les services de médecine générale, un tiers en chirurgie et un cinquième en gynécologie obstétrique. Même si l hospitalisation privée est présente dans toutes les disciplines, sa part est en constante diminution au profit du secteur public : elle n accueille qu un peu plus d un tiers des malades. En chirurgie, le secteur privé assure tout de même 47 % des entrées en En revanche, l augmentation continue ces dernières années des entrées en gynécologie obstétrique (+12,3 % entre 2004 et 2005 ; +62 % entre 2001 et 2005) profite principalement au secteur public dont la part est passée de 63 % en 2001 à 71 % en En 2005, un accouchement sur cinq a fait l objet d une césarienne, intervention qui a progressé de 60 % en un an. En revanche, le nombre d IVG déclarées baisse de 5 % même s il est deux fois plus élevé que celui enregistré en Martinique (4 599 contre 2 304). Après une augmentation de près d un tiers entre 2003 et 2004, le nombre de passages par les urgences n a augmenté que de 6 % en 2005 : de plus, la part des patients ayant dû être hospitalisés n est plus que d un sur six. Concernant l hospitalisation de jour, elle a fortement augmenté en médecine et surtout en chirurgie alors qu elle a très nettement décliné en gynécologieobstétrique. Phénomène marquant, l activité de chimiothérapie a quintuplé entre 2003 et 2004 : depuis 2003, la généralisation du Plan cancer entraîne le développement du traitement du cancer, tout comme son dépistage aux Antilles-Guyane et en Guadeloupe en particulier. Définitions Hospitalisation complète : les établissements de santé publics et privés assurent principalement des soins en hospitalisation complète. Hospitalisation de jour : alternative à l hospitalisation complète pratiquée de jour Court séjour : médecine générale et spécialités médicales (cardiologie ), chirurgie générale et spécialités chirurgicales (ORL, stomatologie ), gynécologie-obstétrique (le moyen séjour comprend les convalescences, rééducations fonctionnelles et cures médicales). Long séjour : hospitalisation prolongée des personnes ayant perdu leur autonomie de vie. IVG : interruption volontaire de grossesse. Accueil et traitement des urgences : en 2000, la mesure de la proportion des personnes hospitalisées après passage aux urgences s est effectuée sur le seul mois d octobre. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Études et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - L IVG en Guadeloupe, info santé Antilles- Guyane n 13, ministère de l Emploi et de la Solidarité, Service Etudes et Statistiques Antilles- Guyane (SESAG), décembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

74 Activité hospitalière 7.3 Activité du court séjour hospitalier : hospitalisation complète Secteur Secteur Secteur public Ensemble public Ensemble public Ensemble Nombre d'entrées Médecine Chirurgie Gynécologie-obstétrique Nombre d'accouchements nd nd nd dont : Césariennes nd nd 966 nd Nombre d'ivg nd nd nd Accueil et traitement des urgences Nombre de passages nd nd nd dont : Hospitalisés (en %) nd 22,0 nd 20,0 nd 17,0 Source : Direction de la Santé et du Développement social Activité du court séjour hospitalier : alternatives à l'hospitalisation Secteur Secteur Secteur public Ensemble public Ensemble public Ensemble Venues en hospitalisation de jour, nuit, en anesthésie ou chirurgie ambulatoire Médecine Chirurgie Gynécologie - Obstétrique Traitement du cancer (nombre de séances de chimiothérapie) nd Source : Direction de la Santé et du Développement social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 73

75 7. Santé Présentation Début 2006, la Guadeloupe restait sous équipée en structures d hébergement pour personnes âgées. Elle dispose seulement de six maisons de retraites et de deux logements foyers. Le taux d équipement en lits et en logements y est nettement inférieur à celui de la métropole. La réforme datant de 1999 relative à la fusion des différentes structures d accueil et leur transformation en Établissements d hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD) rencontre des difficultés dans sa mise en œuvre : on constate cependant qu au 1 er janvier 2006 l offre s élargit en Guadeloupe avec l habilitation de 8 structures et 401 places supplémentaires offertes. Le maintien à un niveau supérieur à la métropole des services de soins à domicile est le signe de la politique volontariste de soutien à domicile des personnes âgées. De fait, aucun hébergement temporaire, ni accueil de jour ne sont offerts aux Antilles- Guyane. Concernant les adultes handicapés, tous les types d établissements d hébergement existent dans le département : trois foyers d hébergement, une maison d accueil spécialisée et sept foyers de vie. Pour ce qui est de l insertion professionnelle, la Guadeloupe ne dispose pas d atelier protégé mais compte six centres d aide par le travail qui offrent 248 places. Le taux d équipement y est presque trois fois inférieur à celui de l hexagone. Contrairement à l accueil des personnes âgées, aucun service de soins des adultes handicapés à domicile n est spécifiquement mis en place. Définitions Maison de retraite : établissement d hébergement social offrant une prise en charge globale de la personne âgée. Certaines sont médicalisées, certaines sont d anciens hospices. Logement foyer pour personnes âgées : comporte des petits logements autonomes, des locaux communs meublés (salle de réunion, salle à manger), un local sanitaire et, à titre facultatif, des services collectifs, tels que le blanchissage et la restauration. Services de soins à domicile : prennent en charge la dépendance des personnes âgées afin de retarder ou prévenir l hospitalisation. Soins de long séjour : établissement sanitaire ou partie d établissement qui a pour mission d assurer l hébergement longue durée des personnes ayant perdu leur autonomie de vie et dont l état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d entretien. Taux d équipement en structures d hébergement pour personnes âgées : nombre de lits des maisons de retraite, logements des logements -foyers et lits en hébergement temporaires pour 1000 habitants de 75 ans ou plus. Taux d équipement en lits médicalisés : nombre de lits de section de cure médicale en maison de retraite et logements-foyers et lits de soins de longue durée pour 1000 habitants de 75 ans ou plus. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - Avoir 60 ans et plus dans les DFA, Antiane-Éco, n 62, Insee, mars Chiffres clés des personnes de 60 ans et plus, Insee, août Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

76 Accueil des personnes âgées (au 1 er janvier) Équipements sociaux pour les adultes 7.4 Type d accueil Hébergement permanent Maisons de retraite Nombre d'établissements Nombre de lits dont : Section de cure médicale Logements foyers Nombre d'établissements Nombre de logements Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Nombre de lits Services de soins à domicile Nombre de services Nombre de places Soins de longue durée Nombre de lits Accueil des personnes âgées : taux d'équipement au 1 er janvier Source : direction de la Santé et du Développement social Unités : pour 1000 habitants de 75 ans et plus Type d accueil Guadeloupe Guadeloupe Métropole Structures d'hébergement 12,24 15,39 127,18 Places de services de soins à domicile 19,49 20,25 16,61 Lits médicalisés 20,11 39,07 88,79 Accueil des adultes handicapés au 1 er janvier Source : direction de la Santé et du Développement social Catégorie d'établissement Etablissements d'hébergement Foyers d'hébergement : Nombre d'établissements 3 3 Nombre de lits Maisons d'accueil spécialisées : Nombre d'établissements 2 1 Nombre de lits Foyer de vie : Nombre d'établissements 7 7 Nombre de lits Etablissements de travail protégé Etablissements et services d'aide par le travail (ex-cat) Nombre d'établissements 6 6 Nombre de places Entreprises adaptées (ex ateliers protégés) Etablissements et services de réinsertion professionnelle Nombre d'établissements 1 1 Nombre de places Source : direction de la Santé et du Développement social Accueil des personnes âgées : taux d'équipement au 1 er janvier 2005 Unités : lits ou places pour 1000 adultes de 20 à 59 ans Type d accueil Guadeloupe Métropole Maisons d'accueil spécialisées 0,1 0,5 Foyers de vie 0,6 1,2 Etablissements et services d'aide par le travail (ex-cat) 1,1 3,0 Entreprises adaptées (ex ateliers protégés) 0,0 0,5 Source : direction de la Santé et du Développement social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 75

77 7. Santé Présentation Reflet de la jeunesse de la population, les crèches collectives sont fortement implantées en Guadeloupe. Cependant, une diminution des capacités d accueil est enregistrée en 2006 à l exception des crèches et jardins d enfants dont le nombre de places offertes augmente. Le taux d équipement en crèches collectives et parentales est, en 2005, supérieur à celui observé en métropole. Définitions SESSAD : service d éducation spécialisée et de soins à domicile. La Guadeloupe reste démunie en terme de structures d accueil pour jeunes handicapés. Son taux d équipement est presque trois fois inférieur à celui de la Martinique. 409 places sont offertes aux déficients mentaux et une trentaine aux déficients sensoriels. Les services d éducation spécialisée et de soins à domicile ne proposent qu une soixantaine de places. Aucun des trois DFA n est équipé pour accueillir les autres spécialités, troubles du comportement et handicapés moteur. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG) Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

78 Équipements sociaux pour les enfants 7.5 Garde des enfants d'âge pré-scolaire Unité : nombre de places Catégorie d établissement 01/01/ / /01/2006 Crèches collectives Crèches parentales Haltes garderies Haltes garderies parentales Garderies et jardins d'enfants Crèches familiales (enfants inscrits) Sources : Fichier national des établissements sanitaires et sociaux - Statistiques départementales - Conseils généraux Taux d'équipement en places de crèches collectives et parentales au 1 er janvier Unité : pour 1000 enfants nés au cours des trois dernières années Type d accueil Guadeloupe Métropole Guadeloupe Crèches collectives et parentales Sources : Fichier national des établissements sanitaires et sociaux - Statistiques départementales - Conseils généraux Accueil enfance et jeunesse handicapées Au 1 er janvier 2002 Au 1 er janvier 2005 Au 1 er janvier 2006 Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre d'établissements de lits d'établissements de lits d'établissements de lits Déficients mentaux Polyhandicapés Déficients sensoriels SESSAD (nombre de places) Source : direction de la Santé et du Développement social Taux d'équipement global en lits, places d'enfants handicapés au 1 er janvier Unité : pour 1000 jeunes de moins de 20 ans Guadeloupe Métropole Guadeloupe Métropole Guadeloupe Lits, places d'enfants handicapés 3,71 8,66 3,67 8,64 3,67 Sources : Direction de la Santé et du Développement Social Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 77

79 7. Santé Présentation Les maladies de l appareil circulatoire et les tumeurs constituent dans cet ordre les deux principales causes de décès en Guadeloupe. Les premières constituent la cause d un tiers des décès pour les femmes et d un quart des décès pour les hommes. La différence entre hommes et femmes est moins nette s agissant des décès dus à des tumeurs : l inégalité face aux cancers constatée en métropole est moins avérée en Guadeloupe. Les maladies endocriniennes arrivent en troisième position des causes de décès chez les femmes alors que ce sont les traumatismes et empoisonnements qui occupent cette place pour les hommes. Comme dans les deux autres départements français d Amérique, les maladies infectieuses et parasitaires, dont le VIH- Sida, sont toujours plus présentes qu en métropole. Notons en revanche que les maladies de l appareil respiratoire constituent la cause de moins de décès en Guadeloupe qu en métropole. S agissant des accidents de la circulation, les chiffres de 2005 ne confirment pas les bons résultats de Ainsi, les nombres d accidents et de blessés progressent respectivement de 0,6 % et de 4,4 %, alors que les tendances vont à la baisse en métropole. Il faut cependant noter des disparités concernant les blessés : si le nombre de blessés légers baisse, celui des blessés graves est, en revanche, en nette augmentation. Néanmoins, alors qu il progresse en métropole, le nombre de tués en Guadeloupe baisse nettement (-22,4 %). Définitions Statistiques des causes de décès : ces statistiques sont élaborées à partir de la confrontation des certificats médicaux de décès adressés à l Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) par les DDASS (Directions départementales des affaires sanitaires et sociales) avec les données socio-démographiques, transmises par l Insee. Toute déclaration de décès est en principe accompagnée de la déclaration de la cause de décès dressée sur bulletin anonyme. Celle-ci est codée selon des règles de classification internationale des maladies. L importance de certaines maladies, qui peuvent être «impliquées» dans le décès sans être considérées comme la cause immédiate de celui-ci est sous estimée : c est le cas des maladies circulatoires, de l alcoolisme et du tabagisme. Tué : victime décédée dans les dix jours suivant l accident. Blessé : victime ayant subi un traumatisme nécessitant un traitement médical (avec ou sans hospitalisation). Si ce traitement entraîne six jours d hospitalisation ou davantage, la blessure est qualifiée de grave. Voir aussi - Statiss Antilles Guyane 2007, Direction de la santé et du développement social. Service Etudes et Statistiques Antilles-Guyane (SESAG). - Une surmortalité prématurée due aux accidents, Antiane-Éco, n 67, Insee, janvier Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

80 Causes de décès accidents de la route 7.6 Causes médicales de décès par grandes pathologies en 2003 Guadeloupe France Pathologies Hommes % Femmes % Hommes % Femmes % Maladies infectieuses et parasitaires 55 3,8 52 4,2 1,9 2,1 dont sida et infections par le V.I.H. 25 1,7 9 0,7 0,3 0,1 Tumeurs , ,1 32,8 22,7 Maladies endocrin., troubles immunitaires 76 5, ,2 3,3 5,0 Troubles mentaux 39 2,7 21 1,7 2,8 4,2 dont abus d'alcool 30 2,1 4 0,3 0,9 0,2 Maladies du système nerveux 81 5,5 53 4,2 3,8 5,5 Maladies de l'appareil circulatoire , ,4 26,3 31,6 Maladies de l'appareil respiratoire 48 3,3 49 3,9 6,7 6,4 Maladies de l'appareil digestif 75 5,1 53 4,2 4,7 4,2 Maladies de l'appareil génito-urinaire 22 1,5 18 1,4 1,4 1,6 Traumatismes et empoisonnements ,4 71 5,7 8,7 6,3 dont accidents de transport 78 5,3 13 1,0 1,6 0,5 dont suicides 26 1,8 7 0,6 2,9 1,0 Autres maladies et mal définis , ,0 7,5 10,6 Total toutes causes , ,0 100,0 100,0 Source : institut national de la Santé et de la Recherche médicale Accidents de la circulation Guadeloupe France Evolution Evolution / /2004 en % en % Accidents ,6-1,0 Blessés ,4-0,6 dont : Blessés graves ,8 128,3 Blessés légers ,9-25,2 Tués ,4 1,6 Source : sous-direction de la Circulation et de la sécurité routière, ministère de l'intérieur Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 79

81 8. Justice Délinquance Présentation En 2005, environ crimes et délits ont été constatés en Guadeloupe, soit 2,4 % de moins que l année précédente. En métropole, la criminalité a diminué de 1,3 %. Avec 64 pour 1000 habitants, le taux de criminalité du département est supérieur de 1 point à celui de l hexagone. Cette baisse s explique par la diminution des vols (-3 %), et des infractions économiques et financières (-5,7 %). Les crimes et délits contre les personnes restent stables en Guadeloupe alors qu ils augmentent de 4,4 % en métropole. Cependant, si les infractions contre la famille baissent, les homicides et les viols augmentent de près de 18 %. Parmi les vols, ce sont surtout les vols d accessoires sur véhicules immatriculés, les vols à la roulotte et les vols d automobiles qui ont baissé, respectivement de 44 %, 17 % et 13 %. En revanche, les vols avec violences font un bond de 35 %. Alors que la délinquance financière continue de progresser (+23 %), les escroqueries, faux et contrefaçons diminuent de 12 % en 2005, surtout les falsifications, l usage de chèques volés (-32 %) et de carte de crédits (-8 %). A noter également une hausse de 11 % des infractions à la législation sur les stupéfiants et la recrudescence de faux documents d identité ou administratifs (59 %). Définitions Crimes : infractions jugées par des cours d assises. Les auteurs encourent des peines de détention ou de réclusion de plus de dix ans ainsi que des amendes et des peines complémentaires. Délits : infractions dont l auteur est punissable de peines correctionnelles, amendes supérieures à euros et/ou emprisonnement jusqu à dix ans. Crimes et délits constatés en France : il s agit des faits bruts portés pour la première fois à la connaissance des services de police et de gendarmerie et retenus en raison des crimes et délits qu ils sont présumés constituer. Leur qualification peut être modifiée par l autorité judiciaire. Taux de criminalité : rapport entre le nombre de crimes et délits et la population considérée par fraction de habitants. Voir aussi - Annuaire statistique de la justice, édition 2006, Ministère de la Justice. - Aspects de la criminalité et de la délinquance constatées en France en 2004, Direction centrale de la Police judiciaire. 80 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

82 Criminalité et délinquance constatées 8.1 Nombre de crimes et délits constatés Unité : nombre, % Guadeloupe Métropole Evolution Evolution / /04 Vols , ,7 dont :Vols avec violence (y compris vols à main armée) , ,1 Cambriolages , ,0 Vols d'automobiles , ,3 Vols à la roulotte , ,2 Vols d'accessoires sur véhicules immatriculés , ,0 Vols de véhicules motorisés à deux roues , ,1 Vols à l'étalage , ,5 Recels , ,2 Infractions économiques et financières , ,4 Escroqueries, faux et contrefaçons , ,4 dont : Escroqueries et abus de confiance , ,0 Falsifications, usages de chèques volés , ,3 Falsifications, usages de cartes de crédit , ,0 Faux en écriture publique et authentique , ,6 Délinquance économique et financière , ,3 Infractions à la législation sur les chèques , ,5 Crimes et délits contre les personnes , ,4 Homicides et tentatives , ,5 Coups et blessures volontaires , ,0 Autres atteintes volontaires contre les personnes , ,2 dont : Menaces et chantages , ,6 Atteinte aux mœurs , ,8 dont : Viols , ,9 Autres agressions sexuelles , ,8 Infractions contre la famille et l'enfant , ,1 dont :Violences, mauvais traitements, abandons , ,9 Autres infractions dont : , ,7 dont :Infractions à la législation sur les stupéfiants , ,3 Destructions et dégradations de biens privés (sauf véhicule) , ,4 Atteinte à chose publique et ordre public , ,5 Outrages, violences à dépositaire de l'autorité , ,2 Ports ou détentions d'armes prohibés , ,3 Faux documents d'identité ou administratifs , ,2 Total des crimes et délits , ,3 Taux de criminalité pour 1000 habitants 65,2 63,6-2,4 63,6 62,4-1,9 Source : ministère de l'intérieur, direction de la Police judiciaire Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 81

83 8. Justice Délinquance Présentation Plusieurs instances relèvent de la Cour d appel de Basse-Terre : deux tribunaux de grandes instances, deux tribunaux pour enfants, quatre tribunaux d instances et deux conseils des prud hommes. En matière pénale, la Cour d assises a rendu 36 arrêts en 2004 contre 46 l année précédente. Dans les tribunaux de grande instance, un peu plus de affaires dépendaient du Parquet et environ jugements ont été rendus par le Tribunal correctionnel. A l inverse, les tribunaux de police totalisaient 925 jugements, soit 14 % de plus qu en 2003, l essentiel de son activité reposant sur le traitement des amendes forfaitaires majorées. L activité des tribunaux de grande instance a été soutenue si on en juge par l augmentation de 12 % des affaires traitées par le Parquet et celle de 57 % des jugements rendus par le tribunal correctionnel. Parallèlement, ce dernier voit le nombre des affaires nouvellement arrivées chuter de 24 %. En matière civile, les tribunaux de grande instance traitent environ affaires et près de pour les tribunaux d instance. Si dans les tribunaux de grande instance, on constate une stabilité des affaires terminées et une baisse de 25 % des affaires nouvelles en 2004, elles ont toutes deux augmenté de 25 % dans les tribunaux d instance. Définitions Tribunaux d instance : au plan civil, ils sont compétents notamment pour toutes les affaires mettant en jeu des sommes inférieures à Euros. Au plan pénal, ils connaissent des infractions qualifiées contraventions (tribunaux de police). Tribunaux de grande instance : au plan civil, ils connaissent de toutes les affaires ne relevant pas expressément d une autre juridiction (loi du code d organisation judiciaire). Au plan pénal, ils connaissent des infractions qualifiées délits (tribunaux correctionnels). Cours d assises : elles connaissent les crimes. Cours d appel : les jugements rendus en matière correctionnelle ou en matière de police (lorsqu une peine d emprisonnement a été prononcée ou lorsque la peine encourue excède cinq jours d emprisonnement) peuvent être attaqués devant la cour d appel. Le ministère public et toutes les parties ont dix jours francs à partir du prononcé du jugement en première instance pour interjeter l appel. Cour de cassation : elle contrôle la légalité de la décision en vérifiant si les règles de droit ont été correctement appliquées. Elle ne procède pas à un nouvel examen des faits mais fixe le sens dans lequel doit être appliquée la règle de droit. Parquet : il décide si une affaire est poursuivable ou non. Affaire poursuivable : une affaire présentée au parquet ne donne pas toujours lieu à poursuite, par exemple en cas de vaine recherche. Contraventions de 5ème classe : les contraventions sont divisées en cinq classes selon la gravité de la peine encourue. Les contraventions de 5ème classe correspondent aux peines les plus graves. Voir aussi - Annuaire statistique de la justice, édition 2006, ministère de la Justice. - Aspects de la criminalité et de la délinquance constatées en France en 2004, direction centrale de la Police judiciaire. 82 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

84 Activités judiciaires 8.2 Affaires pénales Unités : nombre % Evolution Total Basse P-A-P Grand Saint Total 2004/2003 Terre Bourg Martin en % Cour d appel Arrêts des chambres des appels correctionnels s.o. s.o. s.o ,6 Arrêts des chambres d'accusation 289 nd s.o. s.o. s.o. nd nd Arrêts de la Cour d'assises s.o. s.o. s.o ,7 Tribunaux de grande instance Parquet Affaires traitées s.o. s.o ,7 Affaires poursuivables s.o. s.o ,8 Tribunaux correctionnels Affaires nouvelles s.o. s.o ,3 Jugements rendus s.o. s.o ,9 Tribunaux d'instance (ou tribunaux de police) Amendes forfaitaires majorées s.o. s.o ,6 Ordonnances pénales ,3 Jugements ,1 dont contraventions de 5ème classe nd nd nd nd Affaires civiles Source : ministère de la Justice Unités : nombre % Evolution Total Basse P-A-P Grand Saint Total 2004/2003 Terre Bourg Martin en % Cour d'appel Affaires nouvelles s.o. s.o. s.o ,5 Affaires terminées s.o. s.o. s.o ,5 dont arrêts s.o. s.o. s.o ,3 Tribunaux de grande instance Affaires nouvelles s.o. s.o ,2 Affaires terminées s.o. s.o ,4 Ordonnances de référés 287 nd nd s.o. s.o. nd nd Tribunaux d'instance Affaires nouvelles ,4 Affaires terminées ,0 dont jugement au fond ,9 Ordonnances de référés ,2 Conseils de prud'hommes Affaires nouvelles s.o. s.o ,6 Affaires terminées s.o. s.o ,0 Ordonnances de référés s.o. s.o ,4 Source : ministère de la Justice Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 83

85 8. Justice Délinquance Présentation La Guadeloupe compte une maison d arrêt située à Basse-Terre regroupant 206 détenus et un centre pénitentiaire à Baie-Mahault qui en abrite 563. Au 1 er janvier 2006, le taux de détention s élève, en Guadeloupe, à 172 pour habitants, comparable à celui observé en Martinique (169) mais bien en deçà de la Guyane (315). France entière, le taux de détention est de 94,7 pour habitants. Définitions Prévenu : personne détenue dans un établissement pénitentiaire qui n a pas encore été jugée ou dont la condamnation n est pas définitive. Condamné : personne incarcérée en vertu d une condamnation définitive. Malgré l augmentation de 7,8 % du nombre de détenus par rapport à 2004, la part des prévenus a diminué : s ils constituent, au 1 er janvier 2006, 31 % de la population carcérale guadeloupéenne, c est 7,8 % de moins que deux ans auparavant. En revanche, les condamnés, notamment jugés pour délits, augmentent de plus de 26 % et ceux pour crimes commis de 4,8 % En 2004, le département a enregistré condamnations dont les troisquarts portent sur des délits. Les contraventions de 5 ème classe arrivent en tête, suivi des coups et des violences volontaires et des conduites en état alcoolique.. Plus de la moitié des condamnations (55 %) ont été prononcées dans la juridiction de Basse-Terre. Voir aussi - Annuaire statistique de la justice, édition 2005, ministère de la Justice. - Aspects de la criminalité et de la délinquance constatées en France en 2004, direction centrale de la Police judiciaire. 84 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

86 Population incarcérée - Condamnations - Effectifs judiciaires 8.3 Population incarcérée au 1 er janvier Évolution 2004 Maison d'arrêt Centre pénitentiaire Total 2006/2004 de Basse-Terre de Baie-Mahault en % Nombre de détenus ,8 dont femmes ,0 Catégorie pénale Nombre de prévenus ,7 Nombre de condamnés ,6 dont correctionnels ,5 dont criminels ,2 Source : Ministère de la Justice Condamnations prononcées en 2004 par ressort de cour d'appel et tribunal de grande instance* Total ressort Cour d'appel Basse-Terre Pointe-à-Pitre Pour crimes Pour délits dont : Vols simples Conduite en état alcoolique Coups et violences volontaires Infractions sur les stupéfiants Police des étrangers Pour contravention de 5e classe dont :Coups et violences volontaires Toutes condamnations * enregistrées au CJN au 01/01/2005 Source : Ministère de la Justice Effectifs des magistrats, avocats et notaires au 01/01/2005 Cour d'appel Magistrats TGI, TI Ensemble Avocats Notaires Guadeloupe Guyane Martinique Source : Ministère de la Justice Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 85

87 9. Emploi Présentation L année 2006, après un léger repli en 2005, marque une augmentation du nombre d actifs par rapport à 2004 (+3,7 %). Pourtant la population active occupée n a guère augmenté (+0,1 %). Il s ensuit que la croissance du nombre de chômeurs de près de 15 % a contribué dans une large mesure à l'accroissement du nombre d actifs sur la période Par ailleurs, les femmes restent toujours plus touchées par le chômage que les hommes (30,5 % contre 24,2 % pour les hommes) mais l écart entre les deux se resserre (6,3 points contre 7,5 en 2004). Le taux d activité (54,2 %) progresse et revient à son niveau de 2004 : pour les jeunes et les séniors, on observe des augmentations respectivement de près de 2,3 points et de 1,6 points. Dans le détail, le taux d activité des hommes de moins de 25 ans est en hausse de 5,8 points et le taux d activité des femmes de plus de 50 ans est en progression de près de 3,1 points. Ainsi, les hommes entrent sur le marché du travail plus jeunes et les femmes le restent plus longtemps. En 2005, le taux d activité est inférieur à celui de la métropole du fait d un taux des jeunes de moins de 25 ans nettement inférieur : 19,4 % contre 33,7 %. Toutefois, à partir de 50 ans, le taux d activité est plus élevé qu en métropole conséquence notamment du prolongement de l activité dans la fonction publique au-delà de 60 ans. Les projections de la population active montrent une hausse jusqu en 2010, puis une stabilisation entre 2010 et 2020 et enfin une baisse significative à l horizon Le retournement de tendance s observe dès 2010 chez les hommes tandis qu il devrait se produire plutôt après 2020 pour les femmes. Le niveau atteint en 2030 ne serait que légèrement supérieur à celui de 1999 à cause du vieillissement de la population. Définitions Population active : elle représente la main d œuvre potentielle d une économie. Elle est constituée des personnes qui exercent une profession au moment du recensement, des chômeurs dans la population des 15 ans et plus. Population active occupée : ensemble des personnes qui exercent une profession au moment de l enquête. Chômeur au sens du BIT : - les personnes satisfaisant simultanément aux critères suivants : recherche d un emploi, démarches effectives, disponibilité, absence d occupation professionnelle au cours de la semaine de référence. Elles constituent la population sans emploi à la recherche d un emploi. - les personnes disponibles ayant trouvé un emploi qui commence ultérieurement. Taux d activité : part de la population active dans la population totale âgée de 15 ans ou plus. Dans le cas de taux d une classe d âge, il s agit du pourcentage dans cette classe d âge. Projections : elles consistent à prolonger les tendances du passé. Ce ne sont pas des prévisions. Le principe retenu ici consiste à estimer les effectifs d une population par sexe et âge d une année en fonction de ceux de l année précédente Voir aussi - L enquête emploi en Guadeloupe en 2006 : l emploi progresse mais le chômage aussi, Premiers Résultats, n 1, Insee, Février Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

88 Population active 9.1 Population active occupée et chômeurs par sexe Population active Hommes Femmes Population active occupée Hommes Femmes Chômeurs Hommes Femmes Population active totale par sexe et âge, taux d'activité Source : Insee-Enquête emploi Unité : % Métropole 2005 Nombre Taux Nombre Taux Nombre Taux Taux Hommes , , ,2 61,7 moins de 25 ans , , ,8 37,3 25 à 49 ans , , ,8 94,4 50 ans et plus , , ,9 36,5 Femmes , , ,8 49,3 moins de 25 ans , , ,1 29,9 25 à 49 ans , , ,9 81,1 50 ans et plus , , ,1 26,8 Ensemble , , ,2 55,2 moins de 25 ans , , ,5 33,7 25 à 49 ans , , ,9 87,7 50 ans et plus , , ,1 31,2 Source : Insee-Enquête emploi Projection de population active totale par sexe et âge, taux d'activité Unité : % Nombre Taux Nombre Taux Nombre Taux Hommes , , ,2 moins de 25 ans , , ,8 25 à 49 ans , , ,8 50 ans et plus , , ,2 Femmes , , ,1 moins de 25 ans , , ,7 25 à 49 ans , , ,5 50 ans et plus , , ,7 Ensemble , , ,4 moins de 25 ans , , ,3 25 à 49 ans , , ,5 50 ans et plus , , ,2 Source : Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 87

89 9. Emploi Présentation La Guadeloupe comptait, au 1 er janvier 2006, un peu plus de emplois. Ce chiffre est stable par rapport à Près de 82 % des actifs occupés sont salariés dont 85 % sont employés dans le tertiaire (70 % dans les services). Comme dans les autres départements français d Amérique, la tertiarisation de l emploi est plus importante qu en métropole. En 1999, les salariés n exerçaient pas les mêmes activités que les non salariés. En effet, les salariés sont massivement employés dans le tertiaire (84 % des emplois) tandis que le secteur «agriculture, sylviculture, pêche» regroupe 3 % des salariés. Quant aux secteurs de l industrie et de la construction, ils occupent respectivement 7 % et 6 % des salariés. A l inverse, chez les non salariés, l agriculture et la construction conservent un poids très important soit 20 % des emplois chacune. Un zoom sur le tertiaire montre là aussi les différences entre salariés et non salariés : les salariés sont majoritairement employés dans le secteur «éducation, santé, action sociale» et l administration sous l impulsion des fonctions publiques alors que près de la moitié des non salariés le sont dans le secteur du commerce et des transports. Définitions Emploi : correspond à une personne exerçant une profession comme salarié, employeur ou indépendant, ou comme aide familial dans l exercice de sa profession (essentiellement dans l agriculture, l artisanat ou le commerce). Secteur d activité : sont classés dans le même secteur, les établissements ayant la même activité principale au regard de la nomenclature d activité économique de synthèse. Nomenclature économique de synthèse (NES) : depuis le 1er janvier 1999, la NES est la nouvelle nomenclature adoptée par l ensemble du système statistique public, elle se décline en niveaux 16, 36 et 114. La NES114 est une agrégation de la NAF700. Estimations d emploi : données calculées à partir d un ensemble de sources administratives (notamment le fichier des Assedic, le fichier des agents de l état et l enquête sur les collectivités territoriales) et recalées en 1999 sur le recensement de la population. Voir aussi - L enquête emploi en Guadeloupe en 2006 : l emploi progresse mais le chômage aussi, Premiers Résultats, n 1, Insee, Février L emploi départemental et sectoriel ( ), Insee Résultats- Société, n 67, Juillet Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

90 Emploi par secteur d activité 9.2 Emploi salarié et non salarié par secteur d'activité en 1999 Salariés Non salariés Total Secteur d'activité selon la NES 16 Nombre % Nombre % Nombre % Agriculture, sylviculture, pêche , , ,8 Industrie , , ,2 Industries agricoles et alimentaires , , ,1 Industries des biens de consommation , , ,4 Industries automobiles 7 0,0 1 0,0 8 0,0 Industries des biens d'équipement 882 0, , ,0 Industries des biens intermédiaires , , ,6 Énergie ,2 28 0, ,0 Construction , , ,8 Tertiaire , , ,2 Commerce , , ,1 Transports , , ,2 Activités financières , , ,2 Activités immobilières 761 0, , ,8 Services aux entreprises , , ,7 Services aux particuliers , , ,9 Éducation, santé, action sociale , , ,0 Administration ,9 87 0, ,4 Total , , ,0 Source : recensement de la population - Insee Estimations d'emploi salarié et non salarié par secteur d'activité au 1 er janvier (p) Nombre % Nombre % Nombre % Emploi salarié , , ,8 Agriculture , , ,9 Industrie , , ,8 Construction , , ,0 Commerce , , ,1 Services marchands , , ,7 Services non marchands , , ,5 Emploi non salarié , , ,2 Ensemble , , ,0 (p) données provisoires Source : estimations d'emploi - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 89

91 9. Emploi Présentation En 2006, les effectifs de la fonction publique hors défense nationale s élèvent à , soit près de 28 % de l emploi total de Guadeloupe. La fonction publique d État emploie un peu plus de personnes de différents statuts : titulaires, contractuels, auxiliaires, vacataires, emplois-jeunes. La fonction publique territoriale emploie agents dotés également de statuts divers. Enfin, la fonction publique hospitalière, avec agents, représente près de 13 % de l emploi public. Avec près de 69 % de l effectif des ministères civils, l Éducation nationale est de loin le premier employeur de l État. Suivent le ministère de l économie et des finances et celui de l intérieur avec respectivement 8,5 % et 7,9 %. Ils représentent à eux trois près de 85 % de l effectif des ministères civils. Définitions Fonctionnaires : l État recrute les fonctionnaires titulaires par voie de concours. Ils sont soumis au statut général de la fonction publique et des militaires de carrière. Non titulaires : l État emploie également diverses catégories de personnels, ouvriers d État, auxiliaires et vacataires, permanents ou non, mais aussi des contractuels, régis par des textes statutaires, qui ont un déroulement de carrière organisé et une quasi-stabilité de l emploi. Agents de l État : ensemble du personnel employé dans les différents ministères (hors Défense nationale) et rémunéré sur le budget de l État. Fonction publique d État : agents de l État et ensemble du personnel de l enseignement privé sous contrat, des établissements publics nationaux (ex. : IEDOM) et des exploitants publics, la Poste et France Télécom. Fonction publique territoriale : ensemble du personnel employé par les collectivités locales (régions, départements, communes), par les établissements publics locaux dépendant des collectivités locales, et par certains organismes locaux, soit publics à caractère marchand, soit privés à caractère non marchand. Fonction publique hospitalière : ensemble du personnel appartenant aux établissements d hospitalisation publics et syndicats inter hospitaliers, hospices publics et maisons de retraite publiques autonomes. Remarque Les effectifs de la Défense nationale sont secret défense, au niveau des départements. Ils ne sont donc pas pris en compte ici. Voir aussi - Les collectivités locales de Guadeloupe au 31 décembre 2004 : stabilisation du nombre d agents communaux, Premiers Résultats, n 10, Insee, Mai Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

92 Emploi public 9.3 Effectifs de la fonction publique au 1 er janvier 2006 Nombre % Fonction publique d'état ,0 Fonction publique territoriale ,3 Fonction publique hospitalière ,7 Ensemble ,0 Source : Insee, ministère de l'emploi et de la Solidarité Effectifs des agents de l'état Guadeloupe France Nombre % Nombre % % Éducation nationale , ,5 64,3 Économie et finances , ,5 10,4 Intérieur, DOM-TOM , ,9 9,7 Équipement et logement 850 5, ,7 6,2 Justice 631 4, ,3 4,0 Agriculture 260 1, ,8 2,0 Affaires sociales, santé, travail 320 2, ,2 1,5 Culture 30 0,2 26 0,2 0,8 Autres, emplois aidés 149 1, ,9 1,0 Ensemble , ,0 100,0 Source : Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 91

93 9. Emploi Présentation Au 30 juin 2006, la Guadeloupe compte chômeurs au sens du BIT, soit 9,9 % de plus qu en Le taux de chômage (27,3 %) affiche une hausse de 1,3 points. Les femmes et les jeunes restent les plus touchés par le chômage. En effet, près d une femme sur trois et un jeune sur deux sont au chômage. Au 30 juin 2006, près de la moitié des demandeurs d emploi inscrits à l Anpe sont des chômeurs de longue durée dont 59 % sont des femmes. Il existe une distinction sans équivoque selon les sexes en ce qui concerne les demandes d emploi par qualification. En effet, plus de 54 % des hommes ont une qualification d employé tandis que c est le cas de près de 93 % des femmes. Définitions Chômage au sens du BIT : en application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau International du Travail (BIT) les chômeurs BIT sont : - les personnes satisfaisant simultanément aux critères suivants : recherche d un emploi, démarches effectives, disponibilité, absence d occupation professionnelle au cours de la semaine de référence. Elles constituent la population sans emploi à la recherche d un emploi ; - les personnes disponibles ayant trouvé un emploi qui commence ultérieurement. Taux de chômage : servant à des comparaisons dans le temps et dans l espace, il doit être calculé selon des normes précises : au numérateur, les «chômeurs au sens du BIT» et au dénominateur la population active (actifs occupés et chômeurs BIT). Demandes d emploi en fin de mois (DEFM) : demandes d emploi, de catégorie 1 et 6, déposées dans les agences locales de l emploi (ANPE) et non satisfaites en fin de mois. Les demandeurs d emploi de catégorie 1 sont des personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d un emploi à durée indéterminée et à temps plein, et tenues d accomplir des actes positifs de recherche d emploi. Ceux de catégorie 6 ont les mêmes caractéristiques que précédemment sauf qu ils exercent déjà un emploi à temps partiel. Chômeurs de longue durée (CLD) : chômeurs au chômage depuis au moins un an. Voir aussi - L enquête emploi en Guadeloupe en 2006 : l emploi progresse mais le chômage aussi, Premiers résultats, n 1, Insee, mars Le droit des travailleurs handicapés encore insuffisamment connu en Guadeloupe, Antiane- Éco, n 63, Insee, juin L emploi précaire touche près d un salarié sur cinq, Antiane-Éco, n 60, Insee, juillet Emploi-chômage : moindre baisse du chômage, Antiane-Éco, n 57, Insee, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

94 Chômage - Marché du travail 9.4 Taux de chômage au sens du BIT au 30 juin 2006 Unité : % Guadeloupe France Hommes 21,0 21,9 24,2 9,0 moins de 30 ans 40,4 40,3 47,8 16,6 30 à 49 ans 18,2 20,6 20,9 7,0 50 ans et plus 11,4 8,6 11,8 6,5 Femmes 28,5 30,1 30,5 10,8 moins de 30 ans 45,9 49,6 48,0 18,1 30 à 49 ans 28,1 30,9 32,0 9,8 50 ans et plus 12,1 11,9 13,3 7,0 Ensemble 24,7 26,0 27,3 9,8 moins de 30 ans 43,1 44,7 47,9 17,3 30 à 49 ans 23,1 25,7 26,4 8,3 50 ans et plus 11,7 10,3 12,6 6,7 Nombre total de chômeurs Source : Insee Demandes d'emploi par sexe, âge et ancienneté de l'inscription au 30 juin 2006 Moins de 1 an 1 an ou plus Total Hommes moins de 25 ans à 49 ans ans et plus Femmes moins de 25 ans à 49 ans ans et plus Ensemble moins de 25 ans à 49 ans ans et plus Demandes d'emploi par sexe et qualification au 30 juin 2006 Source : agence nationale pour l'emploi Guadeloupe France Qualification Hommes % Femmes % Total % % Non précisée 266 1, , ,1 0,9 Manœuvres , , ,8 3,0 Ouvriers spécialisés , , ,6 7,9 Ouvriers qualifiés , , ,3 10,8 Employés , , ,7 61,2 Techniciens 465 2, , ,5 5,5 Agents de maîtrise 214 1, , ,8 2,8 Ingénieurs et cadres 548 2, , ,1 7,9 Ensemble , , ,0 100,0 Source : agence nationale pour l'emploi Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 93

95 9. Emploi Définitions Contrat d Accès à l Emploi (CAE Dom) : Il est spécifique à l Outre-mer et s adresse aux bénéficiaires du RMI, aux demandeurs d emploi de longue durée, aux handicapés, aux anciens détenus et à certains jeunes. Son objectif prioritaire est l insertion des 50 ans et plus. Il concerne les entreprises du secteur marchand, qui se voient octroyer en contrepartie une exonération sur les charges patronales de sécurité sociale, une aide forfaitaire de l Etat variant selon le salarié et éventuellement une aide à la formation. Il peut être à durée indéterminée ou déterminée. Contrat de professionnalisation : Il concerne les jeunes de16 à moins de 26 ans et les demandeurs d emploi de 26 ans et plus. Toute entreprise, assujettie à l obligation de participation au développement de la formation professionnelle continue, peut opter pour ce type de contrat (sauf particulier employeur). Elle peut alors, selon l âge du salarié recruté et sous certaines conditions, bénéficier d une exonération de cotisations patronales de sécurité sociale, d une réduction Fillon, d une aide forfaitaire versée par l Assedic et d un financement par l OPCA de la formation du salarié et des dépenses liées à la fonction tutorale. Le contrat peut être à durée déterminée, de 6 à 12 mois, ou à durée indéterminée, avec une période initiale de professionnalisation de 6 à 12 mois. La formation représente de 15% à 25% de la durée du contrat ou de la période initiale de professionnalisation (dans le cadre du CDI). Et, sa durée minimum est de 150 heures. Contrat d Insertion Revenu Minimum d Activité (CI-RMA) : Les bénéficiaires du RMI (Revenu Minimum d Insertion), de l ASS (Allocation de Solidarité Spécifique), de l API (Allocation de Parent Isolé) ou de l AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) peuvent prétendre à ce type de contrat et être recrutés par des entreprises du secteur marchand sous certaines conditions. Les entreprises qui ont recours à ce type de contrat perçoivent une aide du département ou de l Etat. Cette aide peut être cumulée avec l allègement Fillon. Ce type de contrat peut être signé à durée indéterminée ou déterminée pour au moins six mois. Il est renouvelable deus fois dans la limite de 18 mois. Il est à temps complet ou à temps partiel modulable de 20 heures minimum. Contrat d Avenir (CAV) : Les bénéficiaires du RMI (Revenu Minimum d Insertion), de l ASS (Allocation de Solidarité Spécifique), de l API (Allocation de Parent Isolé) ou de l AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) peuvent prétendre à ce type de contrat. Il s agit du même public que le CI-RMA. Mais, les employeurs concernés sont des personnes morales de droit privé chargées de la gestion d un service public, des organismes de droit à but non lucratif, des ateliers et chantiers d insertion, des organismes d insertion par l activité économique, des collectivités territoriales ou des personnes morales de droit public. En fait, le contrat d avenir doit porter sur un emploi visant à répondre à des besoins collectifs non satisfaits. L employeur peut prétendre à deux aides (dont le cumul ne peut excéder le salaire versé au salarié) et à des exonérations diverses. Il s agit d un contrat à durée déterminée de 24 mois (jusqu à 36 mois pour les salariés de plus de 50 ans) renouvelable dans la limite de 12 mois. Le contrat est proposé à temps partiel (26 heures hebdomadaires modulables sur la durée du contrat). Une formation et un accompagnement doivent être proposés obligatoirement, pendant ou hors du temps de travail. Projet Initiative Jeune (PIJ) : Ce dispositif est spécifique à l Outre-mer. Il permet aux jeunes de 18 à 30 ans, voire jusqu à 35 ans pour ceux ayant terminé un contrat «nouveaux services, emplois jeunes» depuis moins de trois mois, de bénéficier d une aide pour réaliser un projet de création ou de reprise d entreprise, ou un projet de formation professionnelle en mobilité (hors du département). Voir aussi - Repère-emploi, direction du Travail, de l Emploi et de la Formation professionnelle, mensuel. 94 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

96 Aides à l emploi 9.5 Emplois aidés dans le secteur marchand Contrats en alternance Contrats d'apprentissage (jeune)* Contrats de qualification (jeune)* so Contats d'adaptation et d'orientation so Contrats de professionalisation ** so so Contrat Jeune en Entreprise (CJE) Soutien à l'emploi des jeunes diplômés (SEJD) so Contrats d'accès à l'emploi (CAE Dom) Contrats d'insertion Revenu Minimum d'activités (CI-RMA) Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise Créations d'entreprises induites Projet Initiative Jeune (PIJ) PIJ mobilité PIJ création Allocation de Retour à l'activité (ARA) Emplois familiaux (Equivalent Temps Plein) Insertion par l'économique dans les entreprises d'insertion (Postes aidés) dans les associations intermédiaires * Il existe aussi des contrats d'apprentissage et de qualification pour le public adulte mais leur part est négligeable. ** Les contrats de professionnalisation sont destinés à remplacer les contrats de qualification, d'adaptation et d'orientation. Source : Direction du Travail, de l'emploi et de la Formation Professionnelle (DTEFP) Emplois aidés dans le secteur non marchand Contrats Emploi-Solidarité (CES) * so Contrats Emploi-Consolidé (CEC) * Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) * so so so Contrats d'insertion par l'activité (CIA) Contrats d'avenir (CAV) ** so so Emplois jeunes (NSEJ) *** * Depuis le 1er janvier 2006, les Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) remplacent les CES et CEC. En 2006, concernant les CEC, il ne s'agit que de renouvellements. ** Les contrats d'avenir se substituent aux contrats d'insertion par l'activité économique puisqu'ils sont destinés en partie aux mêmes publics (Allocataires du RMI) *** Pas de nouveaux postes créés à partir de 2003, ce ne sont que des embauches sur des postes existants vacants Source : Direction du Travail, de l'emploi et de la Formation Professionnelle (DTEFP) Autres dispositifs d'aide Stages de formation so so Trajet d'accès à l'emploi (TRACE) 256 so so so Stage d'insertion et de Formation à l'emploi (SIFE) so so Stages d'accès à l'emploi (SAE) so so Accompagnement des restructurations Mesures d'accompagnement des restructurations et préretraites Congé Solidarité (CS) * so so * Le Congé Solidarité (CS) est un nouveau dispositif spécifique de l'outre Mer. Source : Direction du Travail, de l'emploi et de la Formation Professionnelle (DTEFP) Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 95

97 10. Revenus Présentation Près de foyers fiscaux guadeloupéens ont été imposés au titre de l impôt sur le revenu 2004, soit une progression de 4,7 % par rapport à l année précédente. Ils représentent près du quart de l ensemble des foyers fiscaux qui a augmenté moins vite (3 %). Parallèlement, le nombre de foyers fiscaux non imposés a crû de 2,5 %. L écart de revenus entre les foyers imposables et non imposables demeure important : le revenu moyen déclaré chez ceux qui acquittent cet impôt est plus de cinq fois supérieur à celui des contribuables non imposés. L impôt net moyen a baissé de 2,8 % en 2004 alors que le revenu moyen net imposable est resté stable. Sur l année, un foyer déclare en moyenne un revenu de euros et paye un impôt de euros. En 2003, le revenu disponible brut par habitant s élevait à euros. Par rapport à l année 2000, il a connu, avec +17,3 %, une progression plus rapide en Guadeloupe qu en métropole (+10,6 %). Les salaires représentent près de 57 % du revenu disponible brut des ménages. Les prélèvements publics obligatoires représentent 7,4 % de ce revenu : c est 5,7 points de moins qu en France métropolitaine. Définitions Foyer fiscal : ensemble de personnes identifiées comme contribuables et susceptibles de relever de l impôt sur le revenu pour leurs revenus propres, ceux de leur conjoint et des personnes à charge. Un foyer fiscal est réputé imposable si son revenu net annuel imposable est supérieur au seuil minimal fixé en fonction de la situation de famille, par la Loi de Finances. Revenu moyen net annuel imposable : revenu net imposable divisé par le nombre de foyers fiscaux. Le revenu net annuel imposable est égal au montant du revenu brut global au sens fiscal du terme diminué des charges déductibles et des abattements spéciaux pour enfants à charge ou personnes âgées ou invalides. Montant de l impôt net moyen : montant de l impôt dû rapporté au nombre de foyers fiscaux. Revenu total du ménage : il s agit ici d un revenu monétaire. Il inclut les impôts directs et les prestations sociales. Il exclut les prélèvements obligatoires à la source, telles que les cotisations sociales et la CSG, les pensions alimentaires, les aides de la famille, les ventes de biens durables, les ressources exceptionnelles et les remboursements d assurance maladie. Revenu du patrimoine : il inclut l Excédent Brut d Exploitation (EBE) et le solde (reçus-versés) du revenu de la propriété. Revenu de la propriété : revenu que reçoit le propriétaire d un actif financier ou d un actif corporel non produit en échange de sa mise à la disposition d une autre unité institutionnelle. Il comprend principalement les dividendes versés par les sociétés, les intérêts et les loyers des terrains (les loyers des logements, actifs corporels produits, sont considérés comme le paiement d un service). Voir aussi - Revenus disponible des ménages : d abord des salaires, Antiane-Éco, n 60, Insee, juillet Evolution des niveaux de vie de 1996 à 2001, Insee première, n 947, février Les comptes économiques des départements d outre-mer - années 1993 à 2002, CD-Rom, Insee, avril Revenus et patrimoine des ménages, Synthèses n 65, Insee, décembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

98 Revenus 10.1 Revenus fiscaux Unités : nombre, %, Euro Foyers fiscaux imposés Nombre de foyers fiscaux imposés Pourcentage de foyers fiscaux imposés 22,8% 23,1% 23,6% 24,0% Revenu moyen net annuel imposable Montant de l'impôt net moyen Foyers fiscaux non imposés Nombre de foyers fiscaux non imposés Pourcentage de foyers fiscaux non imposés 77,2% 76,9% 76,4% 76,0% Revenu moyen net annuel imposable Ensemble des foyers fiscaux Nombre de foyers fiscaux Revenu moyen net annuel imposable Montant de l'impôt net moyen Source : Direction générale des Impôts Revenu disponible brut des ménages Unités : euros, millions d euros, % Guadeloupe Revenu disponible Revenu disponible Excédent brut Salaires et Cotisations sociales Impôts Prestations Autres * brut par habitant brut total revenu mixte traitements des salariés en espèces bruts et non salariés euros millions d euros % % % % % % ,4 59,0-3,3-8,9 22,5 1, ,8 58,0-1,7-8,3 21,9 1, ,8 56,2-1,4-7,4 22,5 1, ,3 56,8-1,7-7,8 22,7 0,7 France métropolitaine ,7 59,9-9,5-14,4 29,6 11, ,1 59,7-9,6-14,1 29,2 11, ,6 59,5-9,6-13,4 29,5 11, ,5 59,5-9,8-13,5 29,9 11,4 * Autres = revenu de la propriété (intérêts, revenus des sociétés, revenus attribués aux assurés, revenus des terrains et gisements) + autres transferts courants Source : Insee - Comptes régionaux des ménages (Base 95) - Comptes Nationaux (Base 2000) Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 97

99 10. Revenus Présentation En 2004, les salariés guadeloupéens du secteur privé ont perçu en moyenne un peu plus de euros par an. Les hommes ont gagné près de 10 % de plus que les femmes. Globalement, les salaires versés en métropole ont été plus élevés que ceux de la Guadeloupe, environ de 15 %. Ces écarts restent très dépendants de la catégorie socioprofessionnelle : ainsi, l écart est maximum pour les ouvriers (17 %) et les cadres (8 %) tandis qu il n est que de 3% pour les employés et même à l avantage des guadeloupéens pour les professions intermédiaires (-1 %). Un ouvrier perçoit un salaire 2,9 fois inférieur à celui d un cadre. Les ouvrières touchent les salaires annuels les plus faibles ( euros). Définitions Salaire annuel moyen : salaire moyen perçu par un salarié à temps complet, net de prélèvements à la source (cotisations sociales, contribution sociale généralisée et cotisation pour le remboursement de la dette sociale). Il comprend les primes, avantages en nature et indemnités versées en complément de rémunération. Le salaire perçu prend en compte toutes les périodes successives de travail dans l année ainsi que les activités complémentaires du salarié relevant de plusieurs employeurs. Il représente le pouvoir d achat moyen réel du salarié à temps complet. Ce salaire moyen est mesuré au lieu de résidence du salarié, que l employeur soit localisé en Guadeloupe ou non. Déclaration annuelle de données sociales (DADS) : formulaire commun aux services fiscaux et à certains organismes sociaux, rempli par tout les employeurs. Il contient, pour chaque salarié de l entreprise, des caractéristiques sur l état civil, la profession, la catégorie socioprofessionnelle (PCS), les périodes d emploi et les rémunérations perçues. Champ des DADS : ensemble des salariés du secteur privé et semi-public, à l exception des salariés dans les services domestiques et les activités extra-territoriales. Voir aussi - Un salarié sur deux gagne plus de 1240 euros par mois, Antiane- Éco, n 62, Insee, mars Les salaires des agents de l État en 2005, Insee- Première, n 977, Insee, juillet Les salaires dans les entreprises en 2005, Insee- Première, n 980, Insee, juillet L évolution des salaires jusqu en 2000, Synthèses, n 68, Insee, février Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

100 Salaires 10.2 Revenu salarial annuel moyen net de prélèvement par salarié en 2004 Unité : euro Guadeloupe France Ensemble Cadres Professions intermédiaires Employés Ouvriers Hommes Cadres Professions intermédiaires Employés Ouvriers Femmes Cadres Professions intermédiaires Employés Ouvriers Sources : Déclarations annuelles des données sociales (DADS) Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 99

101 10. Revenus Présentation Versées à plus de familles en 2005, les allocations familiales viennent en tête des prestations sociales perçues en Guadeloupe. Elles devancent l allocation de rentrée scolaire touchée par familles. Les aides au logement poursuivent leur essor : familles perçoivent l allocation de logement à caractère familial, soit près de 4 % de plus en un an. Le nombre de bénéficiaires de l allocation de logement social progresse davantage (6 %) durant la même période. Les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses à percevoir l allocation de soutien familial. Le nombre de RMIstes a augmenté de 3 % en un an : ils sont près de en Plus de adultes handicapés bénéficient d une allocation : ils sont de plus en plus nombreux à vivre dans un logement indépendant et recevoir de ce fait un complément d allocation. En 2005, environ personnes perçoivent une pension du régime général de la Sécurité Sociale. Avec le vieillissement de la population, le nombre d affiliés s accroît : il a ainsi progressé de 8 % depuis Voir aussi - Légère acélération du nombre d allocataires, Antiane- Éco, n 66, Insee, septembre % d allocatiares en plus, mais toujours le même profil, Antiane- Éco, n 64, Insee, octobre Familles de Guadeloupe, CAF- Insee, septembre Définitions Allocations familiales : versées aux familles d au moins deux enfants, elles peuvent être majorées sous certaines conditions selon le nombre d enfants, leur âge et les ressources de la famille. Allocation de garde d enfant à domicile : elle prend en charge 75 % des cotisations sociales des employés de maison, lorsque l enfant a moins de trois ans et que les revenus mensuels de la famille ne dépassent pas un certain plafond. Allocation de parent isolé ou de soutien familial : versée sous certaines conditions à toute personne placée en situation d assurer seule la charge d au moins un enfant. Revenu minimum d insertion (RMI) : garantit un revenu minimum à toute personne âgée de plus de 25 ans (ou moins si elle a un enfant à sa charge). Il lui permet en outre d accéder aux droits sociaux et organise son insertion sociale et professionnelle. Allocation pour les adultes handicapés : assure un revenu minimum aux personnes de 20 à 60 ans présentant un taux d incapacité supérieur à 80 % ou reconnues inaptes à se procurer un emploi. L aide forfaitaire favorise la vie autonome à domicile des personnes concernées. Aide au logement : versée sous condition de ressources à certains locataires ou accédants à la propriété (aide personnalisée), à certaines familles même sans enfant (allocation familiale) et aux personnes disposant de faibles revenus (allocation sociale). Retraite : la retraite correspond au fait d avoir atteint un certain âge minimum à partir duquel on peut cesser l activité professionnelle principale. Le versement de la pension à taux plein suppose, en 2003, 40 années de cotisations pour le secteur privé (tous régimes) et 37,5 années pour le secteur public. Bénéficiaires de prestations sociales : bénéficiaires des prestations versées par les CAF et la Mutualité sociale agricole (MSA), sauf allocation supplémentaire du minimum vieillesse. Couverture maladie universelle (CMU) : entrée en vigueur le 1 er janvier 2000, elle garantit à toute personne résidant en France l affiliation automatique au régime général de l assurance maladie, en l absence de droits ouverts à un autre titre (professionnel, allocataires ou ayant droit). 100 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

102 Prestations sociales - Retraites 10.3 Nombre de bénéficiaires de prestations sociales Unités : nombre, %, euro Monoparentalité Allocation de parent isolé Allocation de soutien familial Pauvreté-précarité Revenu minimum d'insertion CMU nd Invalidité-handicap Allocation d'éducation spéciale Allocation adulte handicapé Complément d'aah Aide au logement Allocation logement familial Allocation logement social Prestations familiales Allocation pour jeune enfant Allocation parentale d'éducation Aide à la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle agrée Allocation de garde d'enfant à domicile Allocations familiales Complément familial Allocation de rentrée scolaire Retraites du régime général Sources : caisse nationale d'allocations familiales, mutualité sociale agricole, direction de la Recherche, des Etudes, de l'evaluation et des Statistiques du ministère de la Santé Dépenses nettes d'aides sociale versées par le Conseil Général Unité : millier d'euros Aide sociale à l'enfance Aide sociale aux personnes âgées Aides sociales aux personnes handicapés Dépenses liées au RMI Divers* Ensemble * Services départementaux d'actions sociales, frais communs Source : caisse nationale d'allocations familiales Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 101

103 11. Économie Présentation En 2004, le PIB de la Guadeloupe est évalué à millions d euros. Il évolue de façon modérée vis-à-vis de l année précédente, augmentant de 3,3 % à prix courant, contre 4,3 % en 2003, contribuant à hauteur de 0,4 % à celui de la France. Ramené au nombre d habitants, le PIB est mesuré à euros, soit 60 % de la moyenne nationale. S agissant du PIB par emploi, il s élève à un peu plus de euros, soit 77,5 % de la moyenne française. En 2004, la création de valeur ajoutée brute en Guadeloupe est en ralentissement notable par rapport à Elle ne croît que de 0,5 % à prix courant en un an, soit nettement plus lentement que la création de richesse nationale (3,9 %). Cette évolution est grevée par un important recul du secteur primaire (-14,4 %) et du commerce (-9,7 %) alors que les services, qui contribuent, avec millions d euros, pour 68 % à la valeur ajoutée de la région continuent à dynamiser l économie. Enfin, 543 millions d euros, soit 8,6 % de cette valeur ajoutée, sont réalisés par le secteur de la construction. Remarque Les prix sont indiqués en euros courants. Pour obtenir les évolutions à prix réels, on soustrait l indice moyen annuel des prix à la consommation. Définitions Valeur ajoutée brute (VAB) : différence entre la valeur des biens ou services produits par une entreprise ou une branche et celle des biens et services utilisés pour la production, dite des «consommations intermédiaires». La somme des valeurs ajoutées par les unités d'un ensemble (branche, secteur, regroupement ou ensemble de l'économie) est indépendante du découpage entre entreprises ou entre branches. Branches : pour une entreprise déterminée, les effectifs et les ventes sont répartis selon les différentes activités qu'elle exerce. Les fractions d'entreprise, correspondant à une même activité, constituent la branche d'activité ou, plus brièvement, la branche. Ainsi, une entreprise relève d'autant de branches qu'elle exerce d'activités. Produit intérieur brut (PIB) : c est ce que produit l'économie d'une région ou d un pays. Ramené au nombre d habitants ou d emplois, il fournit des indicateurs de «richesse» et de productivité. Il peut se définir de trois manières : - le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes augmentées des impôts grévant les produits (TVA, droits de douanes, taxes spécifiques) moins les subventions sur les produits ; - le PIB est égal à la somme de la consommation effective finale, des investissements (FBCF), des exportations et des variations de stocks, moins les importations ; - le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels : rémunérations des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions reçues, excédent brut d'exploitation et revenu mixte. SIFIM : Les services d'intermédiation financière indirectement mesurés (SIFIM) représentent la part des services rendus par les intermédiaires financiers qui n'est pas facturée à la clientèle. Pour ces services, les intermédiaires financiers se rémunèrent en prenant une marge de taux d'intérêt sur les dépôts de leurs clients et sur les prêts (crédits) qu'ils leur accordent. 102 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

104 Valeur ajoutée brute et produit intérieur brut 11.1 Valeur ajoutée brute par branche d'activité Guadeloupe France Variation Variation en % en % Agriculture , ,8 IAA , ,5 Industrie manufacturière , ,7 Energie , ,7 Construction , ,3 Commerce , ,2 Transports , ,6 Services , ,8 dont : Hôtels et restaurants , ,6 Services principalement non marchands , ,2 Ensemble des branches (hors SIFIM) ,0 so so so Correction pour SIFIM (*) ,3 so so so Valeur Ajoutée brute , ,9 (*) SIFIM : Services d'intermédiation financière indirectement mesurés ; voir définition Sources : comptes des départements d'outre-mer et comptes nationaux - Insee Produit intérieur brut Guadeloupe France Variation Variation en % en % PIB total (millions d'euros) , ,1 PIB par habitant (euro) , ,0 PIB par emploi (euro) , ,8 en base 2000 pour la France et en base 95 pour la Guadeloupe Sources : comptes des départements d'outre-mer et comptes nationaux - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 103

105 11. Économie Présentation A prix courants, le total des ressources disponibles dans l économie guadeloupéenne croît de 1,6 % entre 2003 et 2004 contre 7,8 % entre 1999 et Cet important ralentissement résulte d une hausse modérée de 3,3 % du PIB, et d une réduction en conséquence des importations (-4,1 %). Par rapport au rythme d évolution de la VAB (+0,5 % à prix courants), le ralentissement en terme de création de richesse est dû à une nette croissance des impôts sur les produits (+37,2 % à prix courants) et une évolution positive (+4,4 %) des dépenses de consommation finale, comme en En ce qui concerne les emplois, contribuent à l évolution de 4,1 % de ces derniers, les dépenses de consommation des ménages et administrations en hausse (respectivement 2,6 % et 6,8 %) contre une baisse de la FBCF (-3,3 %), des exportations (-1,1 %) et une impressionnante chute des stocks. Les dépenses de consommation finale contribuent pour 4 % à la croissance du PIB, et le solde extérieur (exportations moins importations) y est pour 1,2 %. A l inverse, la FBCF et la variation des stocks contribuent négativement à la croissance du PIB (respectivement 0,8 % et 1,1 %). Définitions Formation brute de capital fixe (FBCF) : elle représente la valeur des acquisitions moins les cessions d'actifs fixes, corporels (machines, etc...) ou incorporels (logiciels), réalisées par les producteurs résidents et utilisés de façon répétée ou continue pendant au moins un an dans le processus de production. Pour le secteur des ménages, la FBCF concerne les logements et l'investissement des entrepreneurs individuels. Consommation finale des ménages : le nouveau système de comptabilité nationale distingue deux concepts de consommation finale : - La dépense de consommation finale des ménages remplace le concept de consommation finale du système précédent. Elle exclut les remboursements de sécurité sociale et certaines allocations (logement) qui étaient auparavant comptées dans le revenu et dans la consommation. Ainsi, seule la partie non remboursée des médicaments est-elle comptée en dépenses de consommation finale ; - La consommation finale effective des ménages recouvre l'ensemble des biens et services qu'ils utilisent effectivement (ou consomment) - quelle que soit la manière dont ils sont financés - alors que la dépense de consommation se limite aux dépenses que les ménages supportent directement. L'écart entre les deux notions représente les remboursements de sécurité sociale, les aides au logement, les dépenses de la collectivité en éducation, en santé, etc. PIB et VAB : voir chapitre11-1. Voir aussi - Retour à une croissance modérée, Les comptes économiques de la Guadeloupe en 2006, Les Synthèses de Cérom, n 5, septembre Guadeloupe : une économie en déficit d image, Insee, Iedom, AFD, mars CDROM comptes , Insee, juin Prochainement : CDROM comptes , Insee. 104 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

106 Ressources et emplois de biens et de services 11.2 Ressources et emplois de biens et services Unité : millier d'euros Evolution en % Ressources PIB 6 740, ,0 3,31 Valeur ajoutée au prix de base 6 287, ,5 0,54 Impôts sur les produits 502,8 690,0 37,23 Subventions sur les produits -49,2-47,5-3,42 Imports 2 036, ,2-4,14 Total des ressources 8 777, ,1 1,58 Emplois Dépense de consommation finale 6 644, ,6 4,10 Dépense de consommation des ménages 4 248, ,9 2,56 Dépense de consommation des administrations 2 396, ,8 6,81 FBCF 1 638, ,2-3,29 Variations de stocks 16,6-57,7-447,85 Exports 478,3 473,0-1,12 Total des emplois 8 777, ,1 1,58 Source : comptes des départements d'outre-mer - Insee Contribution des emplois au PIB Unité : points de PIB Dépense de consommation finale 4,7 4,0 Dépense de consommation des ménages 3,5 1,6 Dépense de consommation des administrations 1,2 2,4 FBC (FBCF + variation de stocks) 4,7-1,9 FBCF 3,6-0,8 Variation de stocks 1,1-1,1 Solde extérieur -0,7 1,2 PIB 8,7 3,3 Source : comptes des départements d'outre-mer - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 105

107 11. Économie Présentation L indice des prix à la consommation en Guadeloupe s établit en décembre 2006 à 116,1 : par rapport à décembre 2005, il a progressé de 2,5 %. Sur la même période, l indice national des prix à la consommation affichait une hausse de 1,5 %. La croissance de l indice des prix en Guadeloupe est à imputer principalement à l augmentation des produits pétroliers (+10,7 %) et à celle des services (+3 %) avec notamment les loyers et services rattachés (+2,8 %) et les services de santé (+5,7 %). Si le coût des produits alimentaires a augmenté (+0,4 % sur l année) mais moins qu en métropole, il faut relever la baisse des prix des produits frais de 2,7 %. S agissant des produits manufacturés, leur coût a augmenté de 1,5 % alors qu au niveau national, on observait une légère baisse de 0,1 % : la baisse de 3 % des produits de santé ne suffit pas à atténuer la hausse des coûts des autres biens essentiellement importés, donc touchés par l augmentation des cours du pétrole. Définitions Indice des prix : un indice des prix à la consommation est publié pour chaque département d outre-mer. Cet indice est élaboré à partir d observations sur des postes de dépenses répartis en variétés. La pondération de chaque poste de dépense est proportionnelle à la part de ce poste (coefficient budgétaire) dans la dépense totale de la population prise comme référence. Indice avec ou sans tabac : la loi Neiertz du 18 janvier 1992 indique : «À compter du 1er janvier 1992, toute référence à un indice des prix à la consommation pour la détermination d'une prestation, d'une rémunération, d'une dotation ou de tout autre avantage s'entend d'un indice ne prenant pas en compte le prix du tabac». Glissement : les évolutions sur 12 mois, ou glissements, sont obtenues en rapportant l'indice d'un mois donné à l'indice du même mois de l'année précédente. Voir aussi - Prix à la consommation en Guadeloupe en 2006 : Retour à la normale, Premiers résultats, Insee, N 13, mai Prix à la consommation en Guadeloupe en 2004 et 2005, Premiers résultats, Insee, N 42, avril Indice des prix, Insee, publication mensuelle Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

108 Prix 11.3 Indice des prix à la consommation Base 100 en 1998 Variation en % Pondération Indices Déc. 2006/Déc Déc Déc Guadeloupe France Ensemble ,3 116,1 2,5 1,5 Alimentation ,2 114,6 0,4 1,7 Produits frais ,5 109,5-2,7 3,7 Alimentation hors produits frais ,0 114,1 1,0 1,5 Tabac ,2 215,2 0,0 0,2 Produits manufacturés ,7 104,2 1,5-0,1 Habillement et chaussures ,9 93,6 1,8 0,6 Produits de santé ,7 94,8-3,0-3,2 Autres produits manufacturés ,5 109,5 1,9 0,3 Énergie ,8 141,6 8,3 1,7 dont : Produits pétroliers ,2 158,5 10,7-0,4 Services ,1 118,5 3,0 2,7 Loyers et services rattachés ,2 114,3 2,8 3,8 Service de santé ,1 127,0 5,7 3,5 Transports et communications ,4 113,1 3,4-0,3 Autres services ,3 120,0 2,3 2,7 Alimentation y compris tabac ,6 117,0 0,3 1,6 Produits manufacturés y compris énergie ,7 112,2 3,2 0,3 Manufacturés hors habillement et chaussures ,3 107,6 1,2-0,3 Ensemble hors produits frais ,7 115,7 2,7 1,5 Ensemble hors énergie ,6 113,7 1,9 1,4 Ensemble hors tabac ,6 115,4 2,5 1,5 Source : indice des prix - Insee Glissement annuel de l'indice des prix à la consommation (base 100 en 1998) Source : indice des prix - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 107

109 12. Commerce extérieur Présentation En 2006, les exportations guadeloupéennes ont connu une modeste augmentation (+0,8 %). Les importations, quant à elles, ont augmenté de 5 %, hausse essentiellement expliquée par les importations de combustibles et de carburants (+59 %). Le commerce extérieur de la Guadeloupe reste nettement déséquilibré : la valeur des produits importés reste nettement supérieure à celle des produits exportés. Le taux de couverture des échanges de bien s établit à 7,1 %. Le déficit commercial s établit à près de 2 milliards d euro, soit une hausse de 6 % par rapport à Cette détérioration provient des moins bonnes performances de l industrie agroalimentaire (-8 %) et des produits agricoles (-6 %). A l inverse, les exportations de produits de consommation et de biens d équipement progressent en 2005 (respectivement +17 % et +22 %). Les autres secteurs connaissent une hausse plus modeste. Seuls quelques secteurs sont en baisse tels que les produits agroalimentaires (-1 %) et les équipements (-3 %). Définitions Importations CAF (Coût, Assurance, Fret) : la valeur des importations recensées comprend le prix du produit, les frais de transport et d assurance nécessaires pour l amener à destination. Exportations FAB (Franco à bord) : la valeur des exportations recensées comprend le prix du produit et les frais de transport jusqu au lieu de départ. Taux de couverture : valeur des exportations divisée par celle des importations. Il ne doit pas être confondu avec le solde commercial qui est la différence entre les exportations et les importations. Nomenclatures douanières : élaborées pour des raisons tarifaires ou statistiques, les nomenclatures les plus utilisées sont le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises (SH), en vigueur depuis le 1 er janvier 1988 et ses déclinaisons européenne et française, la nomenclature combinée (NC) et la nomenclature générale des produits (NGP). Nomenclatures statistiques : recensées suivant la NGP, les statistiques douanières peuvent être regroupées suivant des nomenclatures économiques, dont la nomenclature économique de synthèse (NES) et la classification des produits française (CPF). Remarque Seuls sont comptabilisés les mouvements de marchandises dont la valeur excède euros ou dont le poids est supérieur à une tonne. Voir aussi - Un déficit commercial important, Antiane- Éco, n 69, Insee, septembre Nette reprise des échanges extérieurs, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre Panorama économique de l espace Caraïbe, 2004, Insee, Recul des exportations, Antiane-Éco, n 57, Insee, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

110 Importations et exportations de marchandises 12.1 Echanges globaux (France métropolitaine comprise) Unité : millier de tonnes, million d'euros et % Importations Quantités Valeurs Exportations Quantités Valeurs Taux de couverture 8,3 8,6 7,6 7,6 7,1 Echanges par groupes de produits Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Unité : million d'euros et % Importations Exportations Taux de Valeur Valeur Couverture NES Produits agricoles, sylvicoles, piscicoles 37,8 39,8 31,3 29,3 73,5 Produits des industries agricoles et alimentaires 370,4 366,4 68,1 62,8 17,1 Habillement, cuir 93,1 93,9 3,0 4,1 4,4 Produits de l'édition, imprimés ou reproduits 37,6 36,1 2,0 1,9 5,2 Produits pharmaceutiques, de parfumerie et d'entretien 176,4 185,5 5,3 4,8 2,6 Equipements du foyer 143,8 148,4 7,0 8,6 5,8 Produits de l'industrie automobile 285,3 285,4 6,0 4,5 1,6 Bateaux, avions, trains, motos 57,3 48,0 6,0 12,2 25,5 Equipements mécaniques 162,4 155,9 8,5 6,3 4,1 Equipements électriques et électroniques 147,2 150,8 11,9 15,1 10,0 Produits minéraux 56,0 54,6 0,3 0,8 1,4 Produits de l'industrie textile 20,4 20,3 0,4 0,3 1,6 Produits en bois, papier ou carton 85,7 83,2 1,4 1,0 1,2 Produits chimiques, en caoutchouc ou plastiques 126,0 122,8 3,2 3,9 3,2 Métaux et produits métalliques 93,5 92,1 6,1 6,3 6,8 Composants électriques et électroniques 59,3 61,6 1,9 1,7 2,8 Combustibles et carburants 227,4 358,8 0,0 0,0 0,0 Produits divers 5,8 6,4 0,3 0,3 4,5 Total 2 185, ,8 162,5 163,9 7,1 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Principaux secteurs importateurs en 2006 NES 114 Millions % Raffinage de pétrole ,9 Construction automobile ,9 Industrie pharmaceutique 141 6,0 Industries alimentaires diverses 135 5,8 Industrie des viandes 79 3,4 Industrie des boissons 77 3,3 Industrie de l'habillement et des fourrures 63 2,7 Fabrication de machines d'usage général 53 2,3 Fabrication de matériel électrique 55 2,3 Fabrication d'appareils d'émission et de transmission 52 2,2 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe Principaux secteurs exportateurs en 2006 NES 114 Millions % Industries alimentaires diverses 45 27,2 Agriculture, chasse, services annexes 29 17,8 Industrie des boissons 16 9,6 Fabrication d'appareils d'émission et de transmission 11 6,6 Construction navale 8 4,8 Fabrication de matériel optique et photographique, horlogerie 5 3,2 Fabrication de savons, de parfums et de produits d'entretien 5 2,7 Construction aéronautique et spatiale 4 2,5 Construction automobile 4 2,2 Industrie de l'habillement et des fourrures 2 1,4 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee 109

111 12. Commerce extérieur Présentation En 2006, la France métropolitaine conforte sa place de premier client et premier fournisseur de la Guadeloupe. Plus de la moitié des échanges de l île se font avec la métropole : 54 % des importations et 55% des exportations. S agissant des importations, l Union européenne hors France constitue le deuxième fournisseur de la Guadeloupe (13,8 %). Pour les exportations, les échanges au sein de la Caraïbe apparaissent minoritaires. Ils s effectuent principalement avec la Martinique qui est le deuxième client de la Guadeloupe. Cette structuration des échanges s explique par la nature et le montant des exportations. A l importation, les achats dans la Caraïbe portent surtout sur des produits pétroliers raffinés en provenance des Antilles et notamment de Trinidad-et-Tobago. Les exportations de bananes sont presque intégralement destinées à la Métropole et au reste de l Union européenne. Définitions Union européenne : depuis le 1 er janvier 2007, l Union européenne compte 27 membres. Aux 25 États déjà membres, (France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l Allemagne, l Italie, la Grande-Bretagne, l Irlande, le Danemark, la Grèce, l Espagne, le Portugal, l Autriche, la Finlande, la suède, Chypre, l Estonie, la Hongrie,la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie), sont venus s ajouter la Bulgarie et la Roumanie. Zone Caraïbe : comprend toutes les îles de la mer des Caraïbes (y compris les Bermudes), des Bahamas au nord, jusqu à Trinité-et-Tobago au sud. Taux de couverture : voir chapitre Voir aussi - Nette reprise des échanges extérieurs, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre Panorama économique de l espace Caraïbe, 2004, Insee, Les Etats-Unis : un partenaire particulier, Antiane-Éco,n 60, Insee, juin Recul des exportations, Antiane-Éco, n 57, Insee, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

112 Clients et fournisseurs 12.2 Structure géographique des échanges en 2006 Importations Exportations Taux de couverture Pays Millions % Millions % % Union Européenne 1 585,7 68,6 95,3 58,2 6,0 Reste de l'europe 21,0 0,9 0,4 0,2 1,9 Afrique 7,4 0,3 0,2 0,1 2,8 Amérique du Nord 59,2 2,6 2,7 1,6 4,5 Amérique centrale et du Sud 62,8 2,7 5,1 3,1 8,1 Zone caraïbe 142,2 6,2 1,8 1,1 1,3 Martinique et Guyane 163,7 7,1 55,2 33,7 33,7 Asie 181,2 7,9 0,5 0,3 0,3 Proche et Moyen Orient 2,8 0,1 0,1 0,1 3,5 Divers 83,8 3,6 2,6 1,6 3,1 Total 2 309,8 100,0 163,9 100,0 7,1 Principaux fournisseurs Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Millions % % cumulé Pays France ,8 60,8 Martinique ,1 61,9 Allemagne ,4 65,3 Trinidad ,0 68,3 Chine ,4 70,7 Italie ,5 74,2 Aruba ,2 76,4 États-Unis ,4 78,8 Sainte-Lucie ,5 80,3 Espagne ,8 82,1 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Principaux Clients Millions % % cumulé Pays France 82,2 90,0 54,9 54,9 Martinique 53,0 50,4 30,7 85,6 Guyane française 5,1 4,8 2,9 88,5 Vénézuela 0,1 4,4 2,6 91,1 Guadeloupe 1,7 2,5 1,5 92,6 Etats-Unis 3,2 2,0 1,2 93,8 Allemagne 1,6 1,7 1,0 94,8 Italie 1,7 1,7 1,0 95,8 Royaume-Uni 2,1 0,7 0,4 96,2 Belgique 8,8 0,6 0,3 96,5 Sources : direction nationale des statistiques du Commerce extérieur, Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 111

113 13. Finances publiques Présentation En 2006, la Région Guadeloupe prévoit un budget de 381,5 millions d euros, correspondant à une baisse de 5,5 % par rapport à la prévision Les dotations et les subventions versées par l État qui constituent la principale ressource du budget régional avec 48,8 % du total des recettes, sont en recul de 8,6 %. Cette diminution suffit à compenser intégralement la croissance soutenue des recettes fiscales (4,4 %). Celles-ci représentent près de 43 % des ressources totales. Par ailleurs, pour financer ses investissements, le Conseil régional fait appel à des emprunts nouveaux de 26,4 millions d euros. La Région investit certes moins qu en 2005 (-8,4 %) mais prévoit de fortes hausses pour le fonctionnement des services (+10 %). En revanche, les subventions versées sont moins dynamiques. En 2005, les comptes administratifs sortent à près de 301 millions d euros en recettes, soit une progression de 4 %. Cette évolution favorable s explique en partie par une forte croissance des recettes fiscales (+10,3 %) mais également une nette augmentation des emprunts nouveaux (+24,7 % en 2005). Les transferts reçus diminuent de 4,1 %, ils représentent 36,6% des recettes. Avec 297,2 millions d euros, les dépenses totales sont quant à elles en forte baisse (-13,7 %). Les dépenses d investissement, qui représentent les deux tiers des dépenses totales, reculent de près de 20 %, en raison de la baisse des investissements directs mais également de moindres concours aux autres collectivités locales. Les dépenses de fonctionnement sont relativement stables (-1,7 %) en dépit d une croissance soutenue de la masse salariale intégralement compensée par des transferts versés en diminution. Définitions Budget primitif : acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses annuelles des collectivités locales. Il est divisé en deux sections : la section de fonctionnement et la section d investissement. Compte administratif : arrêté des comptes annuels des collectivités locales. Sa structure est identique à celle du budget, dont il présente les résultats d exécution ; il est établi à l aide de la comptabilité administrative tenue par l ordonnateur. Dépenses de fonctionnement : achats de fournitures et services, frais de personnels, allocations et subventions diverses. Dépenses d investissement : opérations de construction, d équipement, d acquisitions et de travaux d infrastructure, et remboursement en capital des emprunts. Recettes de la Région, composées principalement : - des impôts directs (les quatre taxes directes locales, voir chapitre 13-4) ; - des impôts indirects (droit additionnel à l octroi de mer, taxe sur le carburant, carte grise, permis de conduire, droits de mutation) ; - des transferts de l État : la dotation venant en compensation du transfert de la formation professionnelle continue et de l apprentissage, la dotation générale de décentralisation versée principalement au titre du transfert du fonctionnement des établissements du second degré, second cycle, la dotation régionale d équipement scolaire et le fonds de compensation de la TVA ; - des emprunts. 112 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

114 Budget de la Région 13.1 Budgets primitifs* Unité : million d'euros Guadeloupe France Évolution Structure Structure en million d en million d en % en % en % Recettes totales 403,5 381,5-5,5 100,0 100,0 Recettes fiscales 156,5 163,4 4,4 42,8 36,3 Dotations et subventions reçues 203,7 186,2-8,6 48,8 44,3 Emprunts 42,4 26,4-37,7 6,9 16,8 Dépenses totales 477,5 470,2-1,53 100,0 100,0 Dépenses de fonctionnement 170,4 188,8 10,8 40,2 56,7 Autres charges d'activité 94,0 102,8 9,4 21,9 44,2 Dépenses de d'investissement 307,1 281,3-8,4 59,8 43,3 Subventions versées 130,2 124,6-4,3 26,5 24,5 * hors réaménagement de la dette Source : direction générale des Collectivités locales Comptes administratifs* Unité : million d'euros Guadeloupe Métropole hors IDF Évolution Structure Structure en million d en million d en % en % en % Recettes totales 289,2 300,7 3,98 100,0 100,0 Recettes fiscales propres 121,9 134,5 10,3 44,7 29,9 Compensations fiscales 6,7 0,4-94,0 0,1 1,5 Transferts reçus 114,7 110,0-4,1 36,6 53,7 Emprunts 43 53,6 24,7 17,8 12,1 Autres recettes 2,9 2,1-27,6 0,7 2,9 Dépenses totales 344,2 297,2-13, Fonctionnement ,3-1,7 33,7 55,8 Frais de personnel 21,1 22,6 7,1 7,6 3,3 Transferts versés 52,8 50,9-3,6 17,1 46,5 Autres dépenses 28,2 26,8-5,0 9,0 6,1 Investissement 242,2 196,9-18,7 66,3 44,2 Équipement brut 159,3 116,2-27,1 39,1 14,8 Subventions d'équipement 54,9 51,7-5,8 17,4 21,8 Remboursements de dette 26,5 26,4-0,4 8,9 5,1 Autres dépenses 1,6 2,5 56,3 0,8 2,5 Variation du fonds de roulement 86,1 94,5 so so so Dette en capital au 1er janvier ,6 1,18 so so * hors réaménagement de la dette Source : direction générale des Collectivités locales Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 113

115 13. Finances publiques Présentation En 2006, le budget prévisionnel du Département atteint 562,8 millions d euros. Les ressources se répartissent entre les recettes de fonctionnement évaluées à hauteur de 499,7 millions d euros, participant à hauteur de 88,8 % du budget total, et les recettes d investissement estimées à 63 millions d euros, en baisse de 19,3 %. Le budget de 2006 est maintenu constant : cette stabilité résulte de la compensation de la chute de ressources d investissements par l augmentation des produits de fonctionnement. La prévision de dépenses totales s élève à 457,9 millions d euros en fonctionnement (soit 81,4 % des dépenses totales), contre 445,6 millions l année précédente, et 104,8 millions en investissement (soit 18,6 % des dépenses prévisionnelles du département) contre 100,5 millions d euros en Globalement, le Conseil général prévoit de dépenser 1 294,50 euros par habitant, répartis entre 81,4 % de dépenses de fonctionnement (frais de personnels et transferts versés essentiellement) et 18,6 % de dépenses d investissement : 830,1 euros seront consacrés à l aide sociale, une valeur qui vaut près de deux fois celle de la France. Ce poste représente en effet près des deux-tiers de la dépense totale du Département. Par ailleurs, 54,2 euros sont dépensés en Guadeloupe pour les collèges, contre 59,7 en France. Les résultats 2004, issus du compte administratif, montrent que la dépense totale est très dynamique, elle s élève à euros par habitant, l essentiel étant imputable au fonctionnement des services (1 128 ). En France, en revanche, les dépenses tendent à diminuer. L écart constaté est mesuré dans les dépenses supplémentaires en aide sociale (+5,16 % du montant des dépenses votées, en ce sens, 2,3 fois plus que la France). Définitions Budget primitif : voir chapitre Compte administratif : voir chapitre Recettes de fonctionnement : impôts directs et indirects, dotations de l État, ressources d exploitation des Domaines et produits financiers. Recettes d investissement : emprunts et dotations et subventions reçues de l État, des concours d autres collectivités, des ressources affectées. Recettes des départements, composées principalement : - des impôts directs (les quatre taxes directes locales, voir chapitre 13-4) ; - des impôts indirects (droits de mutation, taxes sur les carburants) ; - des transferts de l État : la dotation globale de fonctionnement (DGF), la dotation générale de décentralisation et les dotations d équipement ; - des emprunts. Voir aussi - Les finances des collectivités locales en 2005, observatoire des finances locales, juillet Les collectivités locales en chiffres 2005, direction générale des Collectivités locales (DGCL), décembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

116 Budget du Département 13.2 Comptes administratifs* Unité : million d'euros Recettes totales 397,0 560,5 Fonctionnement 331,2 500,6 dont : Recettes fiscales 174,1 318,2 Dotations et participations reçues 155,2 159,0 Investissement 65,8 59,9 dont : Subventions et dotations reçues 39,7 36,8 Emprunts 22,6 20,0 Dépenses totales 406,1 584,2 Fonctionnement 279,5 490,2 dont : Transferts versés 173,4 372,5 Investissement 126,6 94,0 dont : Immobilisations 87,8 63,0 Subventions d'équipement versées 10,2 10,0 Budgets primitifs * hors réaménagement de la dette - Source : direction générale des Collectivités locales Unité : million d'euros Recettes totales 562,3 562,8 Fonctionnement 483,2 499,7 Impôts directs 104,6 nd Impôts indirects 217,5 nd Dotations de l'état 128,7 nd Autres recettes 32,4 nd Investissement 79,1 63,1 Subventions et participations 40,5 nd Emprunts 36,2 nd Autres recettes 2,4 nd Dépenses totales 546,1 562,8 Fonctionnement 445,6 457,9 Frais de personnel 63,5 nd Transferts versés 346,4 nd Autres dépenses 35,7 nd Investissement 100,5 104,9 Équipement brut 66,7 nd Subventions d'équipement 13,7 nd Remboursements de dette 17,5 nd Autres dépenses 2,6 nd Dette en capital au 1er janvier 100,3 nd Source : direction générale des Collectivités locales Dépenses par habitant prévues aux budgets primitifs et dépenses par habitant réalisées aux comptes administratifs* Unité : euros Comptes administratifs Budgets primitifs Guadeloupe France Guadeloupe France Dépenses totales 953, ,0 810, , ,5 963,8 Fonctionnement 662, ,0 587, , ,4 691,1 Investissement 291,0 216,0 223,0 237,8 241,1 272,7 dont : aide sociale (brute) 393,0 873,0 384,0 830,4 830,1 446,8 collèges 108,0 44,0 52,0 51,3 54,2 59,7 voiries 72,0 72,0 71,0 nd nd nd * hors réaménagement de la dette - Source : direction générale des Collectivités locales Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 115

117 13. Finances publiques Présentation En 2005, les ressources des communes de moins de habitants ont été particulièrement dynamiques (+9,3 %). Ce mouvement est dû à la croissance des recettes d investissement (356 euros par habitant) qui progressent de plus de 30 %. Les subventions d équipement ont été importantes mais ces communes ont eu aussi recours à l emprunt nouveau. L évolution des recettes de fonctionnement est plus modeste (+3,7 %) à l image des recettes de fiscalité indirecte (+2,5 %) dans un contexte où les impôts directs locaux diminuent (-2,8 %). Seule la DGF affiche une nette progression (+7 %). Les dépenses de ces communes sont, elles-aussi, en augmentation. Elles nourrissent des programmes d investissement ambitieux (+23,3 %), mais semblent bien maîtriser leurs charges de fonctionnement, en particulier leur masse salariale. Par ailleurs, elles affichent une politique volontariste en termes de subventions versées (+6,8 %). Les communes de plus de habitants présentent des résultats plus en retrait, tant en dépenses qu en recettes. Les ressources diminuent de 6,3 % et les dépenses de 2,3 %. La baisse des ressources est uniquement liée à la réduction des produits de fonctionnement (-10,5 %). En dépenses, les communes de plus de habitants maintiennent leur budget de fonctionnement au niveau de 2004 même si les charges structurelles restent dynamiques (en particulier la masse salariale). L année 2005 est davantage marquée par le repli de l investissement de ces communes (-12,2 %) qui, par ailleurs, consacrent un peu moins d argent au remboursement de la dette. Définitions Compte administratif : voir chapitre 13-1 Recettes des communes, composées principalement : - des impôts directs (les quatre taxes directes locales, voir chapitre 13-4) ; - des impôts indirects (droits de mutation, impôt sur les spectacles) ; - l octroi de mer. C est une taxe applicable à la plupart des produits importés par les DOM. Il est essentiellement versé aux budgets des communes ; - des transferts de l État : la dotation globale de fonctionnement (DGF), le fonds de compensation de la TVA, la dotation générale de décentralisation et les dotations d équipement ; - des emprunts. Voir aussi - Les finances des collectivités locales en 2005, observatoire des finances locales, juillet Les collectivités locales en chiffres 2005, direction générale des Collectivités locales (DGCL), décembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

118 Budget des communes 13.3 Comptes administratifs des communes de moins de habitants Unité : euros Nombre de communes présentes 18/19 18/19 Produits de fonctionnement par habitant dont : Dotation Globale de Fonctionnement Impôts locaux par habitant Autres impôts et taxes Recettes d'investissement par habitant dont : Emprunts bancaires / dettes assimilées Subventions d'équipement FCTVA * Charges de fonctionnement par habitant dont : Charges de personnel Achats et charges externes Charges Financières Subventions versées Dépenses d'investissement par habitant dont : Dépenses d'équipement Remboursement Emprunts et Dettes * FCTVA : Fonds de compensation de la TVA Source : Trésorerie générale Comptes administratifs des communes de plus de habitants Unité : euros Nombre de communes présentes 15/15 15/15 Produits de fonctionnement par habitant dont : Dotation Globale de Fonctionnement Impôts locaux par habitant Autres impôts et taxes Recettes d'investissement par habitant dont : Emprunts bancaires / dettes assimilées Subventions d'équipement FCTVA * Charges de fonctionnement par habitant dont : Charges de personnel Achats et charges externes Charges Financières Subventions versées Dépenses d'investissement par habitant dont : Dépenses d'équipement Remboursement Emprunts et Dettes * FCTVA : Fonds de compensation de la TVA Source : Trésorerie générale Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 117

119 13. Finances publiques Présentation En 2005, les recettes fiscales nettes au profit du budget général de l État, c est-àdire après les dégrèvements et remboursements d impôts, s établissent suivant des évolutions contrastées. En effet, les impôts recueillis par la taxe sur la valeur ajoutée, portée sur les biens de consommation, versés par les entreprises sont en baisse de 3,6 % mesurés à 107 millions d euros contre 111 millions en A l inverse, les émissions de l impôt sur le revenu sont en augmentation depuis 2002, et atteignent 149 millions d euros, soit une progression de +3,5 % en En revanche, l impôt sur les sociétés est en recul de 2,9 % au cours de la même période. La recette de la taxe sur les salaires est stable et fixée à 11 millions d euros depuis Les droits de mutation à titre gratuit affiche une forte évolution (+50 %)mais pèsent assez peu dans l ensemble des impôts recouvrés par la DGI (passant de 4 millions à 6 millions en 2005). Les émissions d impôts locaux sont particulièrement dynamiques (+9,5 %). Le foncier bâti qui représente 42 % du total des impôts directs locaux, progresse de près de 11 % comme la taxe professionnelle. La taxe d habitation, d un rendement moins important, évolue également moins rapidement (+5,6 %). La taxe foncière sur les propriétés non bâties pèse peu dans les finances locales et ne progresse que faiblement (+2,2 %) pour une collecte de 4,7 millions d euros. A total, ce sont 266,2 millions d euros d impôts directs qui sont recouvrés au profit des collectivités locales pour le financement de leurs dépenses. Définitions DGI : direction générale des Impôts Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : s applique aux biens de consommation. Le taux normal de 19,6 % en métropole est ramené à 8,5 % dans les DOM, sauf en Guyane où il est nul. Les taux sont minorés pour les produits de première nécessité. Recouvrement : encaissement effectif des taxes ou impôts. Émission : montant dû en taxes ou en impôts par des personnes physiques ou morales inscrites au rôle correspondant. Un rôle correspond à l ensemble des impositions d une émission. Fiscalité directe locale : les impôts directs émis par voie de rôle au profit de collectivités locales sont issus des quatre grandes taxes locales : - taxe d habitation : taxe levée sur les locaux à usage d habitation ; - taxe foncière sur les propriétés bâties : taxe appliquée à toutes les propriétés bâties qui présentent le caractère de véritable construction et sont fixées au sol à demeure ; - taxe foncière sur les propriétés non bâties : taxe due sur les terres, prés, vergers, carrières, étangs ; - taxe professionnelle : taxe due par toute personne physique ou morale qui exerce à titre habituel une activité professionnelle non salariée. Voir aussi - Les collectivités locales en chiffres 2005, direction générale des Collectivités locales (DGCL), décembre Guide de la fiscalité directe locale 2004, Ministère de l Intérieur, direction générale des Collectivités locales (DGCL), mars Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

120 Budget des communes 13.4 Impôts au profit du budget de l'état Unité : million d'euros Variation en % Principaux recouvrements de la DGI Taxe sur la valeur ajoutée ,6 Timbre et impôt sur les opérations de bourse 4 nd nd nd Droits de mutation à titre gratuit ,0 Principales émissions Impôt sur le revenu 134, ,5 Principaux versements spontanés Impôt sur les sociétés 55, ,9 Taxe sur les salaires 11,9 11,0 11,0 0,0 Total 311,47 nd nd nd Source : direction générale des impôts Impôts directs locaux émis au profit des collectivités locales Unité : million d'euros Variation en % Taxe d'habitation 53,4 56,4 5,6 Taxe foncière sur les propriétés bâties* 101,2 112,2 10,9 Taxe foncière sur les propriétés non bâties* 4,6 4,7 2,2 Taxe professionnelle* 83,8 92,9 10,9 Total 243,0 266,2 9,5 * et taxes annexes Source : direction générale des impôts Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 119

121 14. Établissements et entreprises Présentation Au 1 er janvier 2006, on dénombre plus de établissements en Guadeloupe. Les trois quarts exercent leur activité dans le secteur tertiaire, dont 29 % dans le commerce. Ce sont de très petites unités : 76 % n emploient aucun salarié, et moins de 3 % en ont plus de dix. Les micro-établissements sont plus fréquents dans les activités immobilières, l éducation et la construction et plus rares dans l industrie. Le nombre d établissements de transports a chuté de 13 % depuis 2003 en raison notamment de la fermeture d établissements de transport de voyageurs (activités 602B et 602E). A l opposé, les services aux entreprises comptent établissements de plus qu en Cette croissance s explique pour un quart par la création de sociétés en nom collectif servant de support financier aux opérations de défiscalisation des investissements. Le reste de la croissance intervient principalement dans les activités de conseil (+409 établissements), les services annexes à la production (+267 étab.) et les activités de nettoyage (+220 étab.). De même, le secteur de l éducation et de la santé compte en 2006 près de 700 établissements de plus qu en 2000, en particulier dans les activités de formation (+264) et d auxiliaires médicaux (+333). Définitions Entreprise : toute personne physique ou morale exerçant de manière indépendante une activité professionnelle non salariée. Une entreprise peut être une société ou un entrepreneur individuel. C est un organisme financièrement et juridiquement autonome, constitué en vue de produire des biens ou des services. Établissement : c est le lieu où s exerce tout ou partie de l activité d une entreprise, une entreprise pouvant avoir un ou plusieurs établissements. Répertoire SIRENE : le répertoire national d identification des entreprises et de leurs établissements, appelé SIRENE, a été créé par un décret du 14 mars Il a pour mission d enregistrer l état civil des entreprises : le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance pour une personne physique ou la raison sociale pour une personne morale; y sont également indiqués le sigle, la forme juridique, le siège social et les dates de création ou de cessation d activité et, pour un établissement, l adresse, la date et l origine de la création. Le répertoire contient également des données économiques telles que l activité et les effectifs. Champ Le champ retenu dans ces tableaux comprend les secteurs de l industrie, de la construction, du commerce et des services (champ ICS). Ce champ ne comprend que des unités juridiques ayant une réalité économique. Il exclut les secteurs de l agriculture et des activités financières. Voir aussi - Enquête annuelle d entreprises, l industrie en 2005, Premiers Résultats, n 07, Insee,mars Enquête annuelle d entreprises, la construction en 2005, Premiers Résultats, n 08, Insee, mars Enquête annuelle d entreprises, le transport en 2005, Premiers Résultats, n 05, Insee, mars Enquête annuelle d entreprises, le commerce en 2005, Premiers Résultats, n 04, Insee, mars Enquête annuelle d entreprises, les services en 2005, Premiers Résultats, n 06, Insee, mars Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

122 Démographie des établissements 14.1 Nombre d'établissements par taille et secteur d'activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à Secteur d'activité selon la NES salarié* salariés salariés salariés et plus Ensemble* Industries agricoles et alimentaires Industries des biens de consommation Industrie automobile Industries des biens d'équipement Industries des biens intermédiaires Énergie Construction Commerce Transports Activités immobilières Services aux entreprises Services aux particuliers Éducation, santé, action sociale Total *dont établissements à effectif non déclaré Source : SIRENE - Insee Nombre d'établissements par secteur d'activité Secteur d'activité selon la NES Industries agricoles et alimentaires Industries des biens de consommation et automobiles Industries des biens d'équipement Industries des biens intermédiaires Énergie Construction Commerce Transports Activités immobilières Services aux entreprises Services aux particuliers Éducation, santé, action sociale Total Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 121

123 14. Établissements et entreprises Présentation Le tissu économique guadeloupéen est composé essentiellement de petites unités. Au 1 er janvier 2006, seulement trois établissements emploient plus de 300 salariés : Club Méditerranée, Hyper Destrellan et Gardel. Sept unités se retrouvent dans la tranche inférieure (entre 200 et 300). Dans les activités de services, figurent principalement des hôtels, des sociétés de postes et télécommunications, des sociétés de nettoyage et de sécurité ainsi que des établissements de santé. Parmi les grandes unités industrielles se trouvent un fabriquant de sucre, la SA Gardel, et Électricité de France. Dans le secteur commercial, on trouve des hypermarchés, Hyper Destrellan, Carrefour Milenis, Cora Guadeloupe et une société de vente de véhicules automobiles. Définitions Établissement : Voir 14-1 Répertoire SIRENE : Voir 14-1 Tranche d effectif : 1 : plus de 400 salariés ; 2 : entre 300 et 299 salariés ; 3 : entre 200 et 299 salariés ; 4 : entre 100 et 199 salariés ; 5 : entre 50 et 99 salariés ; 6 : entre 0 et 49 salariés. Champ Le champ retenu dans ces tableaux comprend les secteurs de l industrie, de la construction, du commerce et des services (champ ICS). Ce champ ne comprend que des unités juridiques ayant une réalité économique. Il exclut les secteurs de l agriculture et des activités financières. Les grands établissements sont concentrés sur l agglomération de Pointe-à-Pitre. Seuls des hôtels, des établissements de santé et la sucrerie Gardel au Moule se distinguent. 122 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

124 Les grands établissements au 1 er janvier 2006 Les grands établissements 14.2 Raison sociale et Tranche enseigne commerciale d'effectif Activité Commune SERVICES Club Méditerranée hôtel Caravelle 2 Autre hébergement touristique Sainte-Anne Clinique des eaux claires 3 Activités hospitalières Baie-Mahault RFO 3 Edition de chaînes généralistes Baie-Mahault soc hôtelière du bas du fort - Fleur d'épée 3 Hôtels touristiques avec restaurant Le Gosier soc de gérance de l'hôtel Manganao - 3 Hôtels touristiques avec restaurant Saint-François La Samanna 4 Hôtels touristiques avec restaurant Saint-Martin Orange Caraïbe - Ameris 4 Télécommunications (hors transmission audiovisuelle) Baie-Mahault Créole Beach 4 Hôtels touristiques avec restaurant Le Gosier SNC Soc Hôtelière Touristique Guadeloupe 4 Hôtels touristiques avec restaurant Le Gosier France telecom - service divers 4 Télécommunications (hors transmission audiovisuelle) Baie-Mahault France telecom - agence commerciale 4 Télécommunications (hors transmission audiovisuelle) Pointe-à-Pitre soc exploit Clinique de l'esperance 4 Activités hospitalières Les Abymes La Poste - direction départementale territoriale 4 Postes nationales Basse-Terre La Poste - ctre régional des services financiers 4 Postes nationales Baie-Mahault Hôtels Anchorage Guadeloupe 4 Hôtels touristiques avec restaurant Saint-François Security Group Private Protection 4 Enquêtes et sécurité Pointe-à-Pitre Hôtel Guanahani 4 Hôtels touristiques avec restaurant Saint-Barthélemy Société de Restauration Industrielle - Les Boutiques 4 Restauration de type rapide Les Abymes Radisson St Martin Resort and Spa 4 Hôtels touristiques sans restaurant Saint-Martin Polyclinique de la Guadeloupe 4 Activités hospitalières Les Abymes Le professionnel du nettoyage 4 Activités de nettoyage Les Abymes Nouvelles Eaux Vives ctre médical Papaye 4 Activités hospitalières Saint-Claude Interprop 4 Activités de nettoyage Pointe-à-Pitre Kar Unet 4 Activités de nettoyage Baie-Mahault Société Nouvelle les Eaux Marines 4 Activités hospitalières Le Moule La Poste - ctre courrier 4 Postes nationales Pointe-à-Pitre soc antillaise location véhicule automo - Hertz 4 Location de courte durée de véhicules automobiles Pointe-à-Pitre Gosier Les Bains - Caraïbe Club 4 Jeux de hasard et d'argent Le Gosier France telecom - unité infrastructure réseau 4 Télécommunications (hors transmission audiovisuelle) Baie-Mahault La Poste - ctre de traitement du courrier 5 Postes nationales Pointe-à-Pitre Top One Sécurité Privée 5 Enquêtes et sécurité Basse-Terre COMMERCE Hyper Destrellan 2 Hypermarchés Baie-Mahault Soc Guadeloupéenne du Froid - Carrefour Milenis 3 Hypermarchés Les Abymes Cora Guadeloupe 3 Hypermarchés Le Gosier Cora Guadeloupe 4 Hypermarchés Basse-Terre Auto-Guadeloupe Développement 4 Commerce de véhicules automobiles Les Abymes soc antillaise commerciale industrielle SACI 4 Commerce de gros de matériel agricole Baie-Mahault CAMA 4 Commerce de véhicules automobiles Baie-Mahault INDUSTRIE SA Gardel 2 Fabrication de sucre Le Moule EDF SCES archipel Guadeloupe 3 Distribution et commerce d'électricité Pointe-à-Pitre EDF SCES Guadeloupe Production 4 Distribution et commerce d'électricité Baie-Mahault TRANSPORT Supermarchés Match - Entrepôt Jarry 4 Entreposage non frigorifique Baie-Mahault Air Caraïbes 4 Transports aériens réguliers Les Abymes Air France - aérogare Pôle Caraïbes 4 Transports aériens réguliers Les Abymes Air France - Bd Légitimus 4 Transports aériens réguliers Pointe-à-Pitre CMA-CGM Antilles-Guyane 4 Transports maritimes Baie-Mahault Air Caraïbes Charter 4 Transports aériens réguliers Les Abymes GIE Générale de Services Portuaires 4 Manutention portuaire Baie-Mahault Port Autonome Guadeloupe 4 Transports maritimes Pointe-à-Pitre Source : SIRENE - InseeSource : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 123

125 14. Établissements et entreprises Présentation Plus de entreprises ont été créées en 2006, soit une augmentation de près de 5 % par rapport à La hausse a été particulièrement forte dans les secteurs du commerce (+13,8 %) et de l industrie (+7,2 %). Les créations d entreprises dans la construction et les services sont restées stables. Huit entreprises sur dix sont des créations pures et ce dans tous les secteurs d activité. Depuis 2002, le nombre d unités créées a progressé de près de 14 %, les secteurs les plus dynamiques étant les services (+16 %) et le commerce (+15 %). La création d entreprises a également progressé de 9 % dans l industrie et de 6 % dans la construction. Le taux de création a progressé en 2006 pour atteindre 12 %. La progression est particulièrement marquée dans le commerce où le taux de création est passé de 11,8 % à 13,6 % et dans l industrie qui atteint 9,4 % contre 8,5 % en Définitions Création d entreprise : elle se matérialise par l immatriculation de l unité au répertoire SIRENE. Elle correspond à la création du premier établissement économiquement actif. Le concept de création d entreprises est pris au sens large; il inclut tous les mouvements donnant lieu à une prise d activité : création pure, reprise et réactivation. Les statistiques sur la création d entreprise concernent l ensemble des secteurs marchands du champ ICS (industrie, commerce et services, hors secteur des services financiers). Création pure : création d un établissement économiquement actif jusqu alors inexistant, ayant pour conséquence l exploitation de nouveaux moyens de production. Reprise : unité légale qui reprend totalement ou partiellement l activité d un ou plusieurs établissements économiques d une autre unité légale. Réactivation : c est le fait pour une entreprise qui avait cessé son activité de la reprendre. Ce mouvement concerne surtout les personnes physiques, en particulier les artisans et les commerçants. Taux de création : rapport du nombre de créations d entreprises d une année au stock d entreprises au 1 er janvier de l année. C'est un indicateur du renouvellement du système productif. Voir aussi - Forte attractivité du commerce, Antiane-Eco, n 69, Insee, septembre Stabilité des créations en Guadeloupe, Antiane-Eco, n 66, Insee, septembre Les créations se redressent, Antiane-Eco, n 64, Insee, octobre Commerce : des résultats en demi teinte, Antiane-Eco, n 61, Insee, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

126 Les créations d entreprises 14.3 Nombre de créations par type Variation en % Type de création /2005 Créations pures ,7 Reprises ,1 Réactivations ,0 Total ,9 Source : SIRENE - Insee Nombre de créations par secteur d'activité Variation en % Secteur d'activité selon la NES /2005 Industrie ,2 dont créations pures ,8 Construction ,7 dont créations pures ,8 Commerce ,8 dont créations pures ,5 Services ,7 dont créations pures ,4 Total ,9 dont créations pures ,7 Source : SIRENE - Insee Taux de création par secteur d'activité Unité : % Secteur d'activité selon la NES Industrie 8,8% 9,6% 9,0% 8,5% 9,4% Construction 8,4% 7,8% 9,4% 8,8% 9,2% Commerce 12,7% 12,7% 11,3% 11,8% 13,6% Services 12,0% 11,6% 12,6% 12,4% 12,4% Total 11,3% 11,1% 11,4% 11,3% 12,0% Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 125

127 14. Établissements et entreprises Présentation Au 1 er janvier 2004, la Guadeloupe compte entreprises artisanales, soit 3 % de plus que deux ans auparavant. L agglomération pointoise capte 34 % du tissu artisanal et les dépendances 23 %. La maçonnerie est bien implantée sur la Côte-sous-le-Vent et au Nord Grande Terre. Le secteur de la construction en concentre plus de la moitié (51 %) et le tertiaire un quart. Près des deux tiers de ces entreprises (62 %) se réduisent à un artisan travaillant seul et à son compte. Moins de 5 % emploient plus de cinq salariés. Cette prédominance de la très petite structure est plus marquée dans le textile-cuir-habillement et le bâtiment. Définitions Artisanat : selon la loi du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l artisanat, «doivent être immatriculées au répertoire des métiers les personnes physiques et les personnes morales qui n emploient pas plus de 10 salariés et qui exercent à titre principal ou secondaire une activité professionnelle indépendante de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services relevant de l artisanat et figurant sur une liste établie par décret en Conseil d Etat». Le décret n du 2 avril 1998 relatif à la qualification artisanale et au répertoire des métiers fixe dans son annexe la liste des activités relevant de l artisanat. Le décret n du 2 avril 1998 a, par ailleurs, maintenu en vigueur les dispositions du décret de 1995 qui prévoient que, sous certaines conditions, les personnes qui le souhaitent peuvent rester immatriculées au répertoire des métiers au-delà du seuil de 10 salariés. Nomenclature (NAR 8 et NAR 20) : les activités distinguées ici sont des regroupements en 8 et 20 postes de la nomenclature d activités française de l artisanat (NAFA), elle-même dérivée da la nomenclature d activités française (NAF). 217 unités artisanales atteignent ou dépassent le seuil théorique des dix salariés. 35 % d entre elles appartiennent au secteur du bâtiment. Voir aussi - Les chiffres clés de l artisanat, ministère de l Economie, des Finances et de l Industrie, Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

128 L artisanat 14.4 Nombre d entreprises artisanales par secteur et zone géographique au 1 er janvier 2004 Agglo. Nord Sud-est Agglo. Nord Côte Sud-est Total Pointoise Grde. Grde. Basse Basse sous Basse Dépen- Terre Terre Terre Terre le vent Terre dances Alimentation Viandes et poissons Autre alimentation Travail des métaux Textile et habillement Cuir et chaussures Bois et ameublement Mat. de const., céramique, verre, chimie Papier, imprim., reprod., arts graphiques Fabrication articles divers Maçonnerie Couverture, plomberie, chauffage Menuiserie, serrurerie Installation électrique Aménagements, finitions Terrassements, travaux divers Transport Réparation Blanchisserie, teinturerie, soins à la pers Autres services Total Source : SIRENE - Insee Nombre d'entreprises artisanales par secteur et taille au 1 er janvier 2004 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à salariés salarié salarié salarié salarié et plus Total* Alimentation Travail des métaux Textile, cuir, habillement Bois et ameublement Autres fabrications Bâtiment Réparations,transports et autres services Total * dont établissements à effectif non déclaré Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 127

129 15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation En 2005, la surface agricole utilisée en Guadeloupe couvre hectares, soit 26 % de la surface totale du département. Dans le prolongement d une baisse amorcée en 1999, elle est en repli de près de 3,5 % par rapport à Les terres arables représentent la moitié des terres agricoles. Elles ont diminué de 5 %, en raison de la chute des surfaces plantées en bananes (-30 %) et de la sole cannière (-8 %). Au total, ces cultures ont perdu respectivement et hectares au profit de la surface mise en jachère qui a progressé de 950 hectares. Les cultures fruitières permanentes, essentiellement les agrumes, accusent une baisse de 7 %. En revanche, on note une progression des cultures florales de 14 %, passant de 185 à 211 hectares. La superficie toujours en herbe (47 % de la SAU) recule de 700 hectares sur les deux dernières années. Le reste du département se partage en surfaces boisées (41 %), landes et friches (14 %) et territoires non agricoles (19 %). Définitions Terres arables : il s agit des terres labourables en culture ou en jachère. Elles comprennent des cultures annuelles et des cultures semipermanentes comme la canne à sucre et la banane. Superficie toujours en herbe : cette catégorie de terre regroupe les prairies plantées (terres ensemencées en fourrage et entretenues), les pâturages naturels (prés non ensemencés mais entretenus) et les parcours productifs (surfaces non entretenues ayant néanmoins servi au pâturage des animaux). Surface agricole utilisée (SAU) : superficie occupée par les terres arables, les cultures permanentes et les prairies plantées, les pâturages naturels ainsi que les parcours et landes productifs. Elle représente la superficie effectivement employée à la production agricole. Elle exclut les sols des bâtiments et cours, les landes et friches improductives, les bois et forêts. Voir aussi - Une mauvaise année pour la filière agricole, Antiane-Éco, n 69, Insee, septembre Année sombre pour la banane, stabilité pour le sucre, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre Agreste Chiffres et données n 166, ministère de l Agriculture et de la Pêche, avril Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

130 Utilisation des sols 15.1 Répartition du territoire départemental Unité : hectare Céréales Cultures industrielles dont : Canne à sucre Cultures légumières dont : Racines, tubercules Légumes frais Cultures fruitières semi-permanentes dont : Bananes Jachères Autres terres arables Total terres arables Cultures fruitières permanentes dont : Agrumes Autres fruits frais Cultures florales Superficie toujours en herbe Végétaux divers Surface agricole utilisée du département Territoire agricole non cultivé Surfaces boisées et peupleraies Territoires non agricoles et bassins d'aquaculture Surface totale Source : DAF - Statistique agricole annuelle Utilisation du territoire en 2005 Source : DAF - Statistique agricole annuelle Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 129

131 15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation En 2005, personnes vivent de l exploitation agricole en Guadeloupe, soit 11 % de moins qu en Le nombre de chefs d exploitations et co-exploitants a régressé de 8 %, soit 792 personnes. Leurs conjoints et autres aides de la famille continuent de déserter les exploitations familiales (-22 %). La main d œuvre salariée permanente est la plus touchée par les pertes d emplois dans le secteur agricole. Depuis 2000, elle a ainsi perdu 60 % de ses effectifs. Il ne reste plus que salariés exerçant dans les exploitations. Définitions Exploitation agricole : unité économique qui participe, même pour une faible part, à la production agricole et qui atteint une certaine dimension : 1 hectare de superficie agricole utilisée ou 20 ares de cultures spécialisées ou présence minimum d animaux. UTA (Unité-travail annuel) : mesure du travail de la main-d œuvre. Elle équivaut à un emploi annuel à plein temps. ETA : établissement de travaux agricoles CUMA : coopérative d'utilisation de matériel agricole La main d œuvre salariée saisonnière est la seule à voir ses effectifs légèrement augmenter (+1,4 %). Elle reste la deuxième population la plus importante derrière la population familiale totale. Si la population des exploitants agricoles a baissé de 20% entre 2000 et 2005, elle a aussi vieilli. Plus de la moitié d entre eux ont plus de 55 ans. Le recul de l activité agricole se poursuit comme en témoigne la baisse, d un tiers par rapport à 2000, du nombre d unités de travail annuel. Sur la période, les salariés permanents enregistrent la plus forte baisse de leur quantité de travail (-50 %). Voir aussi - Enquête sur la structure des exploitations agricoles en 2007, n 6, novembre Statistique agricole annuelle Résultats 2006, juin Outre-mer, l agriculture perd des surfaces et concentre ses productions, Agreste, n 4, ministère de l Agriculture et de la Pêche, mars Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

132 Population agricole 15.2 Main d'œuvre des exploitations agricoles Chefs d'exploitation et coexploitants Conjoints non coexploitants Autres actifs familiaux Population familiale totale Salariés permanents Salariés saisonniers Total population active Sources : Recensement agricole 2000 (échantillon 2005), Enquête structure DAF Guadeloupe Structure par âge des chefs d'exploitation et coexploitants Nombre % Nombre % Moins de 40 ans , ,3 40 à 49 ans , ,0 50 à 59 ans , ,2 60 ans et plus , ,5 Total , ,0 Sources : Recensement agricole 2000 (échantillon 2005), Enquête structure DAF Guadeloupe Nombre d'unités de travail annuel Chefs d'exploitation et coexploitants Conjoints non coexploitants Autres membres de la famille Population familiale totale Salariés permanents Salariés saisonniers ETA et CUMA Total population active Sources : Recensement agricole 2000 (échantillon 2005), Enquête structure DAF Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 131

133 15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation En Guadeloupe, l agriculture est composée de nombreuses petites exploitations. Ainsi, 80 % d entre elles comptent moins de 5 ha et couvrent 41 % des surfaces cultivées. Seules 484 exploitations dépassent 10 ha et couvrent un tiers de la surface agricole totale. Entre 2000 et 2005, la Guadeloupe a perdu 22 % de ses exploitations. Les plus touchées sont celles dont la superficie est supérieure à 20 ha et celles inférieures à 2 ha. Les très petites exploitations (moins de 1 ha) n occupent plus, en nombre, que la troisième place derrière celles de 2 à 5 ha et de 1 à 2 ha. Définitions Mode de faire-valoir : il s entend par rapport à la personne physique ou morale pour le compte de laquelle l exploitation est mise en valeur. Ce peut être le faire-valoir direct (propriété simple de la personne en question, indivision ), le fermage (location avec redevance fixée à l avance) ou bien le colonage (location avec partage de récolte). SAU : voir chapitre 15-1 Les exploitations en faire valoir ont chuté de 20 % par rapport à Néanmoins, elles restent majoritaires avec près de exploitations en Le nombre d exploitations en fermage baisse aussi de 15 % et le colonage ne concerne plus que 566 unités soit 30 % de moins qu en Voir aussi - Les zones agricoles dessinent le paysage guadeloupéen, Antiane-Éco, n 59, Insee, avril Outre-mer, l agriculture perd des surfaces et concentre ses productions, Agreste, n 4, ministère de l Agriculture et de la Pêche, mars Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

134 Exploitations agricoles 15.3 Nombre d'exploitations agricoles selon la taille Moins de 1 ha* De 1 à moins de 2 ha De 2 à moins de 5 ha De 5 à moins de 10 ha De 10 à moins de 20 ha ha et plus Total * y compris celles n'ayant pas de SAU Sources : recensement agricole 2000 ( échantillon 2005 ) - enquête structure DAF Guadeloupe Nombre d'exploitations agricoles selon le mode de faire valoir Faire-valoir direct Fermage Colonage Sources : recensement agricole 2000 ( échantillon 2005 ) - enquête structure DAF Guadeloupe Surface agricole utilisée selon la taille de l exploitation en 2005 Source : Enquête Structure 2005, service statistique - DAF Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 133

135 15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation En 2005, le chiffre d affaires de l agriculture guadeloupéenne atteint 264 millions d euros, soit une progression de 3,5 % par rapport à l année précédente. Il est composé à 82 % de production végétale et pour le reste, de production animale. Toutes les productions végétales augmentent en valeur à l exception de la banane qui chute de 22 % : elle ne représente plus que 15 % de la production végétale contre 19 % un an auparavant. Définitions Résultat agricole : le résultat agricole est égal à la valeur totale des productions et subventions diminuée des consommations intermédiaires, impôts et amortissements. Production agricole totale : celle du département représente la valeur monétaire, au cours de l année civile, de la production agricole à l état brut. Elle est soit commercialisée, soit consommée par les producteurs ou leurs familles. Les produits agricoles réutilisés dans le processus de production constituent des autofournitures qui ne sont pas incluses dans la production finale. La production de légumes, qui pèse le cinquième de la production agricole totale, enregistre un bond de 37 % grâce notamment au doublement de la production de racines et tubercules. En valeur, la production animale est en recul de 3 %. La progression du bétail de 10 %, surtout celle des porcins et des gros bovins, ne compense pas le repli important de la volaille (-30 %) et des produits animaux (-15 %). Voir aussi - Agreste DOM - Enquête sur les structures de la production légumière en 2005 dans les départements d outre-mer, n 13, février Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

136 Productions agricoles 15.4 Comptes de la production agricole ( y compris subvention des produits ) Unités : million d'euros, % Part dans Part dans Valeur le total Valeur le total Céréales - Maïs 0,02 0,0 0,01 0,0 Légumes 39,6 15,5 54,2 20,5 Tubercules, racines, bulbes 7,2 2,8 14,2 5,4 Légumes frais 32,4 12,7 40,0 15,2 Fruits 77 30,2 66,8 25,4 dont : Banane 49 19,2 38,2 14,5 Ananas, fruit de la passion 6,8 2,7 8,7 3,3 Melon 8,0 3,1 10,7 4,1 Plantes industrielles 51,5 20,2 51,8 19,6 dont : Canne à sucre 50,4 19,8 50,5 19,1 Fleurs et plantes 33,7 13,2 35,5 13,5 Autres productions végétales 2,8 1,1 6,9 2,6 Total production végétale 204,6 80,3 215,2 81,7 Bétail 28,1 11,0 31,9 12,0 Gros bovins 17,6 6,9 19,4 7,4 Veaux 0,02 0,0 0,06 0,0 Porcins 6,4 2,5 8,7 3,3 Ovins 0,04 0,0 0,1 0,0 Caprins 4,0 1,6 3,6 1,4 Equins 0,0 0,0 0,0 0,0 Autres animaux 12,1 4,8 8,1 3,1 dont : Volaille 11,1 4,4 7,5 2,8 Produits animaux 9,9 3,9 8,4 3,2 Produits animaux divers 1,3 0,5 0,7 0,3 Œufs 8,6 3,4 7,7 2,9 Total production animale 50,1 19,7 48,4 18,3 Total production agricole 254,6 100,0 263,6 100,0 Source : DAF- Statistique agricole annuelle Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 135

137 15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation Entre 2003 et 2005, l élevage guadeloupéen (volailles exclues) a diminué de 20 %. En tête des plus fortes baisses, l espèce caprine a perdu plus du tiers de son cheptel suivie de l espèce porcine avec une baisse de 21 %. L espèce bovine limite ses pertes à 10 % et représente maintenant plus de la moitié de l élevage hors volaille. Avec seulement 200 têtes, l élevage de chevaux accuse une baisse de 20 %. Mais ce sont les volailles qui ont le plus régressé, avec près de 40 % sur la période. Sur les deux dernières années, la baisse de 25 % de la production de viande est essentiellement imputable à celle de la volaille, en repli de 55 %. La production de viande bovine limite ses pertes à 5 % et arrive ainsi en tête des productions devant celles de la volaille et des porcins. Hors volaille, la baisse de la production de viande est limitée à 2 %. Dans ce cas, la production bovine en représente les deux tiers. Le recul de la production de volaille entraîne mécaniquement celui de la production d œufs qui chute de 25 %. Définitions Effectifs d animaux : les effectifs sont ceux observés au moment de l enquête. Seuls ceux des exploitations agricoles ont été retenus. Production de viande finie : la production retenue est pour les gros animaux (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) la production totale. Elle inclut non seulement la production des exploitants agricoles (que les animaux soient abattus en abattoir, hors abattoirs ou exportés), mais aussi, théoriquement, celles des non exploitants. Pour les volailles et les lapins, en revanche, le champ se limite aux seules exploitations agricoles, pour des raisons de disponibilité de source (les enquêtes du service central des Enquêtes et Etudes statistiques (SCEES) sont limitées aux exploitations agricoles ; d autre part, on peut admettre en pratique que les abattoirs spécialisés de volailles ne traitent que des animaux élevés en exploitations agricoles). Voir aussi - Enquête sur les structures de la production légumière en 2005 dans les départements d Outre-mer - n 13, février Outre-mer, l agriculture perd des surfaces et concentre ses productions, Agreste, n 4, ministère de l Agriculture et de la Pêche, mars Recensement agricole 2000 dans les Dom, Agreste Primeur, n 106, ministère de l Agriculture et de la Pêche, janvier Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

138 Productions animales 15.5 Effectifs d'animaux dans les exploitations Espèce bovine dont vaches Espèce porcine dont truies Espèce ovine dont brebis mères Espèce caprine dont chèvres mères Espèce équine Volailles Source : DAF- Statistique agricole annuelle Production de viande finie Gros bovins Veaux Porcins Ovins Caprins Equins Volailles Lapins Source : DAF- Statistique agricole annuelle Productions diverses Œufs de consommation (millier) Source : DAF- Statistique agricole annuelle Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 137

139 15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation La production de canne à sucre est restée stable entre 2004 et 2005 soit un peu plus de tonnes. En revanche, les cultures légumières font un bond de 45 %. La production de tubercules double et son poids au sein des cultures légumières passe de 15 à 20 %. Les légumes frais augmentent aussi de 36 %, surtout la tomate, le concombre et le melon. Définitions Organisation du marché de la banane : l importation des bananes sur le marché européen est contingentée : t en provenance des Canaries, de la Guadeloupe, de la Martinique, de Madère, des Açores, de l Algarve, de la Crète et de la Laconie (quantité maximale de bananes communautaires subventionnées) et t en provenance des pays ACP sans frais de douanes. Les bananes des pays tiers (d Amérique latine) sont soumises aux droits de douane. Les cultures fruitières semipermanentes chutent de 22 %. Cette baisse est essentiellement due à celle de la production de la banane (-25 %) qui représente les trois-quarts de ces cultures. Seule la production d ananas augmente de 30 %. En revanche, les cultures fruitières permanentes sont restées stables. La hausse de la production de mangues greffées compense la baisse de celle des agrumes. Après une hausse en 2003 et 2004, l activité horticole affiche une perte de 4 %. Voir aussi - Statistique agricole annuelle 2006, semi définitif France entière, Agreste Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

140 Productions végétales 15.6 Principales productions végétales Unité : tonne, hectare, % Production Superficie Production Rendement (tonne) brute (ha) (tonne) (%) Canne à sucre ,2 Cultures légumières ,6 Tubercules, racines et bulbes ,3 dont : Igname ,0 Patate douce ,0 Madère ,0 Légumes frais ,2 dont : Banane légume ,0 Tomate ,0 Concombre ,5 Haricot vert ,0 Melon ,4 Salade ,0 Légumes secs ,4 Cultures fruitières semi permanentes ,2 dont : banane fruit ,6 Ananas ,0 Cultures fruitières permanentes ,4 Agrumes ,0 dont : Citron ,0 Orange ,0 Autres fruits frais ,1 dont : Fruit à pain 750 NC 750 NC Mangue greffée ,0 Coco frais ,0 Goyave ,0 Fruits secs ,0 Source : DAF- Statistique agricole annuelle Cultures florales unités : millier de tiges, hectare, % Production Superficie Production Rendement (millier de tiges) récoltée (ha) (millier de tiges) (%) Fleurs coupées ,3 dont : Anthurium ,9 Alpinia ,2 Héliconia ,4 Source : DAF- Statistique agricole annuelle Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 139

141 15. Agriculture - Forêt - Pêche Présentation La flottille de pêche guadeloupéenne se compose de 871 navires armés, dont 10 utilisés pour la pêche au large et la pêche côtière. Le secteur emploie marinspêcheurs professionnels déclarés auquel il conviendrait, pour compléter le descriptif de l emploi, d ajouter les journaliers clandestins. La multiplicité des points de débarquement et l existence de ces pêcheurs non «enrôlés» rendent difficile l évaluation précise de la production. Définitions Navires armés : ayant une autorisation de travailler au moins un jour dans l année. Pêcheurs inscrits aux affaires maritimes : actifs embarqués au moins un jour dans l année. Petite pêche : pas plus de 24 heures d absence du port. Pêche côtière : entre 24 et 96 heures d absence. Pêche au large : plus de 96 heures d absence. Chevrette : ouassou d élevage. L espèce, élevée en eau douce, est une écrevisse macrobrachium rosenbergi. Estimée à tonnes depuis plusieurs années, elle ne couvre pas les besoins du département. Et pour cause, les Guadeloupéens sont parmi les premiers consommateurs de produits de la mer dans le monde. En 2005, les importations, complément à l offre local, évoluent peu et atteignent tonnes. Les exportations de crustacés et mollusques sont en augmentation de 64 %. Elles prennent ainsi le pas sur celles de poissons frais et congelés qui deviennent minimes. Voir aussi - Les chiffres clés de la pêche et de l aquaculture en France, édition 2007, Ofimer Rapport d activité 2004/2005 ODEADOM 140 Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

142 Pêche - Aquaculture 15.7 Nombre de navires armés Pêche au large et pêche côtière Petite pêche Ensemble Source : direction régionale des Affaires maritimes Nombre de pêcheurs inscrits Pêche au large et pêche côtière Petite pêche Ensemble Source : direction régionale des Affaires maritimes Production, importations et exportations de produits de la pêche Unités : tonne Production de poissons frais * Importations dont : Poissons frais et congelés Poissons séchés et fumés Crustacés et mollusques Exportations Poissons frais et congelés Poissons séchés et fumés Crustacés et mollusques * estimations Sources : direction des Douanes Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 141

143 16. Énergie Présentation En 2006, le réseau électrique poursuit son extension avec 1,88 % clients supplémentaires par rapport à l année 2005 et plus de 6,5 % par rapport à Cette progression est justifiée par le nombre de constructions neuves autorisées : plus de 11 % entre 2004 et Depuis 2005, le nombre d abonnés à des branchements basse tension a progressé de 1,88 % et en moyenne tension de 1,55 %. Disposant d un fort potentiel énergétique naturel, l archipel favorise la production d énergies renouvelables : énergie solaire, hydraulique, géothermale et depuis peu la biomasse (combustion de la bagasse). D autre part, la présence d alizés, favorise le développement d énergie éolienne. La consommation en hydrocarbures liquides baisse de 2 % entre 2005 et 2006 : l économie porte sur tous les produits à l exception du fioul lourd dont la consommation augmente de 8,2 %. Avec respectivement, 23 % et 36 %, supercarburants et gazole et fiouls domestiques restent les hydrocarbures les plus consommés. Définitions Basse et Moyenne tensions : les lignes moyenne et basse tensions appartiennent au réseau de distribution ; le réseau moyenne tension est compris entre et volts ; le réseau basse tension livre aux particuliers, aux petits commerçants, aux exploitations artisanales et agricoles et aux services publics et communaux du 380 ou du 220 volts. Haute tension : les lignes haute tension ( et volts) constituent le réseau de transport. Avec km, les lignes souterraines de moyenne tension progressent de 50 % par rapport à Dans le même temps, les lignes aériennes reculent de 493 km soit 37 %. La tendance est la même sur la basse tension souterraine. C est en effet désormais plus de 480 km de lignes qui ont été enfouies (+44 %). Le nombre de kilomètres de lignes aériennes augmente lui aussi (+37 %). Voir aussi Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

144 Consommation 16.1 Consommation d'électricité Unité : million de kwh Nombre d'abonnés Basse tension Moyenne tension Consommation totale ou ventes (million de kwh) * Livraison au réseau ou production (million de kwh) * * basse et moyenne tension Source : Electricité de France Longueur des lignes électriques Unité : km Haute tension Moyenne tension Aérienne Souterraine Sous marine Basse tension Aérienne conducteurs nus et isolés Souterraine Source : Electricité de France Consommation d'hydrocarbures Unité : tonne Supercarburants Plombé Sans plomb Gazole et fioul domestique Fioul lourd Kérozène et pétrole lampant Total hydrocarbures liquides Butane Total Source : Direction Régionale de l'industrie de la Recherche et de l'environnement Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 143

145 17. Industrie Présentation Au 1 er janvier 2006, la Guadeloupe compte établissements dans l industrie et dans la construction. Dans l industrie, 36 % des établissements fabriquent des biens de consommation, 23 % des biens intermédiaires, 21 % des productions agricoles et alimentaires et 19% des biens d équipement. Ces unités sont petites : 89 % des établissements industriels ont moins de 6 salariés. Le nombre d établissements industriels a diminué légèrement en 2004 (-14 établissements), puis fortement en 2005 où le secteur a perdu 128 établissements. Les industries de biens de consommation ont été particulièrement touchées avec 90 fermetures au cours de l année, retrouvant ainsi le niveau du 1 er janvier Dans le secteur de la construction, 44 % des établissements œuvrent dans le bâtiment génie civil, 28 % dans les travaux de finition et 22% dans les travaux d installation. 95 % des établissements du secteur de la construction ont moins de 6 salariés. Le nombre d établissements du secteur de la construction est resté stable jusqu en 2004 puis a fortement chuté au cours de l année 2005 en perdant près de 300 établissements. Le secteur du bâtiment-génie civil a été particulièrement touché (-5,7 % en 2005) tandis que les préparations de site et les travaux de finition ont mieux résisté (-2,8 %). En 2005, les 224 plus grandes entreprises industrielles (plus de dix salariés ou réalisant un chiffre d affaires supérieur ou égal à euros) emploient salariés et dégagent une valeur ajoutée de 228 millions d euros. Les industries des biens intermédiaires réalisent 42 % de la valeur ajoutée du secteur et 33 % des investissements. En 2005, la production de sucre s établit à tonnes, en recul de 1,6 % par rapport à La production de rhum est en hausse de près de 6 % grâce à la croissance de la production de rhum traditionnel (+17 %). Définitions Valeur ajoutée : solde des opérations de production de l entreprise. Elle s obtient ainsi : (chiffre d affaires net + production immobilisée + production stockée) - (achats de biens et services + charges externes). Investissement : solde des immobilisations corporelles (acquisitions + créations + apports - virements). Etablissement et entreprise : voir chapitre Secteur d'activité selon la NES : voir chap 9.2. Champ : Le tableau «indicateurs de l industrie et de la construction» ne comprend que les entreprises employant plus de cinq salariés ou réalisant un chiffre d affaires supérieur ou égal à euros. L énergie est exclue. Voir aussi - Bâtiment-Travaux publics, Embellie sur le bâtiment, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre Agriculture, Année sombre pour la banane, stabilité pour le sucre, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre Enquête annuelle d entreprises, l industrie en 2005, Premiers Résultats, n 07, Insee, mars Enquête annuelle d entreprises, la construction en 2005, Premiers Résultats, n 08, Insee, mars Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

146 Établissements industriels 17.1 Nombre d'établissements industriels par taille et activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à salariés Secteur d'activité selon la NES salarié salarié salarié salarié et plus Total* Industries agricoles et alimentaires Industries de biens de consommation Habillement, cuir Edition, imprimerie, reproduction Pharmacie, parfumerie et entretien Industrie des équipements du foyer Industries automobiles Industries des biens d'équipement Construction navale, aéro. et ferroviaire Industries des équipements mécaniques Equipements électriques et électroniques Industries des biens intermédiaires Industries des produits minéraux Industrie textile Industries du bois et du papier Chimie, caoutchouc, plastiques Métallurgie et transformation des métaux Composants électriques et électroniques Construction Préparation des sites Const. d'ouvrages de bât. ou de génie civil Travaux d'installation Travaux de finition Location avec opérateur de mat.de const Total * dont établissements à effectif non déclaré Source : SIRENE - Insee Indicateurs de l'industrie et de la construction en 2005 Rémunérations Nombre Nombre de Valeur brutes des Investissements Secteur d'activité selon la NES d'entreprises salariés ajoutée salariés Investissements par salarié million d euros millier d euros Industries agricoles et alimentaires ,7 37,1 18,9 14,2 Industries des biens de consommation ,7 18,5 1,9 2,7 Industries des biens d'équipements ,0 27,0 2,3 2,1 Industries des biens intermédiaires ,2 42,5 11,5 7,0 Construction ,2 108,0 9,7 2,2 Total ,9 Source : Enquête annuelle d'entreprises - Insee Résultats de la filière canne Production de sucre (tonne) Production de rhum (hectolitre d'alcool pur) rhum agricole rhum traditionnel de sucrerie Sources : centre technique interprofessionnel de la Canne et du Sucre, direction des Douanes et Droits indirects Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 145

147 18. Tertiaire Présentation Au 1 er janvier 2006, le commerce compte établissements, soit 1 % de moins qu en 2005, mais 7 % de plus qu en Seulement 7 % de ces unités emploient plus de 5 salariés. 73 % n en emploient aucun. Deux établissements sur trois ont une activité de commerce de détail, le reste se partageant entre le commerce de gros (22 %) et le commerce et réparation automobile (12 %). La moitié des établissements du commerce de détail sont des commerces en magasins spécialisés ; majoritairement des magasins de vêtements. Les magasins non spécialisés regroupent 16 % du commerce de détail avec une prédominance de l alimentation générale. Le nombre d établissements de commerce de gros a augmenté de 5 % depuis 2004, en raison notamment d une croissance de 12 % dans les activités d intermédiaires. Le nombre d établissements de commerce et réparation automobile est en légère baisse depuis 2004 (- 2,9 %), consécutivement à une baisse de 7 % dans les activités d entretien et réparation de véhicules. Définitions Commerce de gros (et intermédiaires) : concerne la commercialisation (y compris par intermédiaires) à des détaillants ou à des entreprises. Certains produits sont cependant considérés comme n étant jamais vendus au détail. Commerce de détail (et intermédiaires) : concerne la commercialisation à des particuliers, qui peut aller jusqu à l installation chez le client. La réparation d articles personnels ou domestiques est regroupée avec le commerce de détail. Remarque Les établissements commerciaux sont dénombrés par secteur agrégé en NES36 (nomenclature économique de synthèse française en 36 postes utilisée pour l analyse économique). Le détail à l intérieur de chaque secteur fait référence à la NAF (nomenclature d activité française). Voir aussi - Enquête annuelle d entreprise dans le commerce en 2005, Premiers Résultats, n 04, Insee, mars Léger ralentissement du rythme, Antiane- Éco, n 61, Insee, septembre Des résultats en demi teinte, Antiane-Éco, n 61, Insee, septembre Un tissu économique en renouvellement, Antiane-Éco, n 58, Insee, décembre Les chances de réussite se multiplient avec l investissement et l expérience du créateur, Antiane-Éco, n 58, Insee, décembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

148 Commerce 18.1 Nombre d'établissements commerciaux par taille et activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à salariés Secteur d'activité selon la NES salarié salarié salarié salarié et plus Total Commerce et réparation automobile Commerce de véhicules automobiles Entretien et réparation de véhicules automobiles Commerce d'équipements automobiles Commerce et réparation de motocycles Commerce de détail de carburants Commerce de gros de produits agricoles bruts de produits alimentaires de biens de consommation non alimentaires de produits intermédiaires non agricoles d'équipements industriels Autres commerces en gros Intermédiaires de commerce de gros Commerce de détail en magasin non specialisé alimentaire en magasin spécialisé de produits pharmaceutiques et de parfumerie autres commerces de détail en magasins spécialisés de biens d'occasion en magasin hors magasin réparation d'articles personnels et domestiques Total Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 147

149 18. Tertiaire Présentation Au 1 er janvier 2006, le secteur des services marchands non financiers regroupe plus de établissements, soit 4 % de plus qu en Les services aux entreprises et aux particuliers prédominent avec respectivement 44 % et 35 % d'unités. Les établissements sont pour la plupart de très petites structures : seulement 5 % des établissements emploient plus de 5 salariés et 80 % n ont pas de salarié. Définitions Activités immobilières : elles comprennent les activités immobilières pour compte propre, la location de biens immobiliers et l administration de biens immobiliers. Remarque Le secteur des services marchands non financiers comprend l ensemble des activités tertiaires à l'exception du commerce, des transports et de l administration. Ils sont ventilés selon la NES36. Les activités immobilières comptent en 2006 plus de 1000 établissement, en hausse de 4 % en 2 ans. Le secteur des services aux entreprises est très actif avec établissements, en progrès de 11 % sur deux ans. Les services opérationnels sont majoritaires avec 53 % des unités. Les services aux particuliers comptent établissements, en baisse de 3 % par rapport à Cette baisse est dûe entièrement aux hôtels et restaurants qui ont perdu 353 établissements en deux ans. A l inverse, les activités récratives et les services personnels ont progressé de respectivement 8 % et 7 %. Le secteur éducation, santé, action sociale a progressé de 5 % en deux ans. Ces établissements restent de petites structures : seulement 4 % emploient plus de 5 salariés. Voir aussi - Enquête annuelle d entreprise dans les services en 2005, Premiers Résultats, n 06, Insee, mars Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

150 Services non financiers 18.2 Nombre d'établissements de services marchands non financiers par taille et activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à salariés salarié salarié salarié salarié et plus Total Activités immobilières Services aux entreprises Postes et télécommunications Conseil et assistance Services opérationnels Recherche et développement Services aux particuliers Hôtels et restaurants Activités récréatives, culturelles et sportives Services personnels et domestiques Education, santé, action sociale Éducation Santé, action sociale Total Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 149

151 19. Transport Présentation Le secteur du transport compte établissements au 1 er janvier 2006, dont 1962 dans les transports urbains et routiers (79 % des établissements) et 346 dans les services auxiliaires des transports (14 % des établissements). Le nombre total d établissements dans les transports est en baisse depuis 2003, perdant 381 établissements en 3 ans, dont 229 sur la dernière année. En particulier, Les transports urbains et routiers ont perdu 351 établissements en 3 ans, dont 203 depuis le 1 er janvier Les autres secteurs ont également perdu des établissements à partir de 2005, hormis la gestion des infrastructures qui progresse constamment depuis 2000 (+23 établissements en 6 ans). Les établissements de transport sont petits : 73 % n emploient aucun salarié et 20 % en comptent entre un et cinq. Définitions Transports urbains et routiers : ils comprennent les transports urbains de voyageurs quel que soit le mode de transport ; les transports routiers réguliers de voyageurs ; les transports de voyageurs par taxi ; les transports scolaires. Ils comprennent également les déménagements et les locations de camion avec chauffeur. Transports aériens : il s agit du transport aérien, régulier ou non, de personnes et de marchandises. Gestion d infrastructures des transports : sont intégrés à cet ensemble : - l exploitation des gares routières et ferroviaires et de terminaux de manutention de frêt ; - l exploitation à péage d autoroutes et ouvrages d art ; - l exploitation de parcs et emplacements de stationnement de véhicule ; - l exploitation de centrales d appels ou de réservations (taxis, coursiers ) ; - l exploitation des aérodromes et notamment des terminaux ; - les activités de consignataires aériens ; - les services d entretien maintenance des avions (hors réparation) ; - le contrôle de l espace aérien au voisinage des aéroports. Secteurs d'activité selon la NES : voir chapitre 9-2. Voir aussi - Enquête annuelle d entreprises, le transport en 2005, Premiers résultats, n 05, Insee, mars Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

152 Établissements de transport 19.1 Nombre d'établissements de transport par taille et activité au 1 er janvier 2006 Aucun 1 à 5 6 à 9 10 à salariés salarié* salariés salariés salariés et plus Total* Transports urbains et routiers Transports par eau Transports aériens Services auxiliaires des transports Manutention, entreposage Gestion des infrastructures Agences de voyage Organisation du transport de frêt Total * dont établissements à effectif non déclaré Source : SIRENE - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 151

153 19. Transport Présentation L aéroport Pôle Caraïbes en 2006 a accueilli passagers ce qui correspond à une fréquentation en augmentation de 1,34 %. Parallèlement, les mouvements d avions depuis l aéroport Pôle Caraïbes sont en baisse. L activité des réseaux reflète cependant des situations contrastées. Les réseaux métropole, Caraïbes et Amérique du sud sont ceux dont l augmentation de la fréquentation est la plus modérée. En même temps, une augmentation importante des déplacements sur les réseaux Martinique et Guyane et inter-archipel est constatée. Le réseau Amérique du Nord est en chute. La métropole est la ligne qui arrive en tête des destinations. Le réseau Martinique-Guyane se place en seconde position des déplacements par air. Le transport de passagers par mer est en déclin. En 2006, le port autonome de Guadeloupe avec navires a transporté passagers. Parallèlement à la diminution des mouvements de navires de passagers, le nombre de voyageurs est en chute également, notamment sur les trajets inter-îles. Définitions Nombre de passagers transportés par air : trafic local plus transit compté une fois. Le trafic correspondance est compté dans le trafic local. Nombre de passagers transportés par mer : nombre de passagers embarqués, débarqués et en transit. Transit : passagers effectuant un arrêt sur l aéroport ou le port considéré et repartant dans l appareil ou le bateau avec lequel ils sont arrivés. Mouvements commerciaux d avions : décollages ou atterrissages d avions de transports publics de passagers, de poste ou de fret. Mouvements de navires de passagers : arrivées ou départs de navires de passagers. Voir aussi - Rapports annuels d activité, Aéroport international Pointe-à-Pitre le Raizet. - Résultats statistiques annuels, Port autonome de la Guadeloupe. - Retour à la croissance, Antiane-Éco, n 64, Insee, octobre L activité du port de nouveau en difficulté, Antiane-Éco, n 64, Insee, octobre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

154 Transport de voyageurs 19.2 Transports de voyageurs par air Variation 2006/ en % Nombre de passagers ,34 dont lignes : Métropole ,28 Martinique et Guyane ,34 Inter-archipel ,11 Caraîbes et Amérique du sud ,77 Amérique du Nord ,73 A l'arrivée ,43 Au départ ,48 En transit ,90 Mouvements commerciaux ,57 Source : direction régionale de l'aviation civile Transports de voyageurs par mer Variation 2006/ en % Nombre de mouvements de navires de passagers ,8% dont : Escales de bateaux de croisières ,8% Total des passagers transportés ,8% Embarqués ,7% Débarqués ,0% En transit ,3% Nombre de passagers : Croisières ,0% Inter-îles ,1% Inter-archipel ,9% Sous cargos ,5% Source : port autonome de Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 153

155 19. Transport Présentation En 2006, la voie maritime assure la plus grande part de l acheminement des marchandises. Le tonnage des marchandises transportées par air demeure quasi stationnaire, la croissance du fret postal s approche des 10 %. Le fret embarqué est en repli. Depuis 2002 les escales de navires marchands se raréfient. Entre 2004 et 2005 la Guadeloupe perdait 189 escales ; entre 2005 et 2006, le recul est freiné puisqu il n est plus que de 12 escales. Définitions Flux entrants : tonnages débarqués dans la région. Flux sortants : tonnages chargés dans la région et débarqués dans une autre. Nomenclature statistique des Transports (NST) de marchandises (1970) : nomenclature de l union européenne utilisée en particulier dans le cadre des directives européennes qui fixent l élaboration de statistiques communes aux divers pays de l union européenne. Les importations occupent la plus grande part du trafic de marchandises même si on observe en 2006, une augmentation du tonnage des exportations. Parmi les flux entrants, les minerais et déchets pour la métallurgie ont disparu pratiquement en totalité. Le tonnage des machines, véhicules, objets manufacturés et les minéraux et matériaux de construction s accroît. Parmi les flux sortants, les combustibles minéraux solides n apparaissent plus. La part des produits pétroliers s accroît de 22 milliers de tonnes et les minéraux bruts ou manufacturés et les matériaux de construction doublent leur tonnage. Les produits chimiques sont également en plein essor. Voir aussi - Le trafic du port autonome en 2006, Antiane- Éco, n 69, Insee, septembre Rapports annuels d activité, Aéroport international Pointe-à-Pitre Le Raizet. - Résultats statistiques annuels, Port autonome de la Guadeloupe. - Bonne reprise du trafic de marchandises, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

156 Transport de marchandises 19.3 Transport de marchandises par air Unité : tonne Évolution 2006/ en % Trafic fret ,1 dont : Fret postal ,4 Fret débarqué ,4 Fret embarqué ,9 Source : direction régionale de l'aviation civile Transport de marchandises par mer Nombre d'escales de navires marchands Source : port autonome de Guadeloupe Transport de marchandises par mer selon le type de produits Unité : milliers de tonne Flux entrant Flux sortant Ensemble Flux entrant Flux sortant Ensemble Produits agricoles et animaux vivants Denrées alimentaires et fourrages Combustibles minéraux solides Produits pétroliers Minerais et déchets pour la métallurgie Produits métallurgiques Minéraux bruts ou manufacturés et matériaux de construction Engrais Produits chimiques Machines, véhicules, objets manufacturés Ensemble Source : port autonome de Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 155

157 19. Transport Présentation L immatriculation de voitures neuves en 2006 recule de 800 véhicules. Plus d une voiture ou un utilitaire sur deux sont des diesels. Définitions Voiture particulière : véhicule à moteur et à quatre roues servant exclusivement à l'usage privé. Voiture commerciale : voiture particulière possédant un siège rabattable et un hayon à l arrière, permettant le transport de marchandises. Les marques étrangères sont les plus présentes sur le marché des voitures particulières ; elles le sont également sur le marché des motocycles ou celui des utilitaires. La vente des tracteurs routiers, des cars et autobus et des remorques chute. Le marché de l occasion des voitures particulières et des utilitaires est caractérisé par un volume d échange bien plus important que la vente des véhicules neufs. Quand un véhicule neuf est immatriculé, ce sont 1,52 véhicules d occasion qui changent de propriétaire. Les marques étrangères en revanche sont moins recherchées. Motocycle : vélomoteur de 50 à 125 cm 3 motocyclette au dessus de 125 cm 3. et En 2006 par rapport à 2005, il y a une diminution de 395 permis de conduire accordés. La délivrance des permis de conduire pour poids lourds et pour véhicules de transport en commun sont en augmentation. Voir aussi - Repli des immatriculations, Antiane-Éco, n 69, Insee, septembre Une bonne année pour le marché de l automobile, Antiane-Éco, n 66, Insee, septembre Ventes en léger repli, mais à un niveau encore élevé, Antiane-Éco, n 64, Insee, octobre Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

158 Véhicules de transport 19.4 Immatriculations Unités : nombre, % Véhicules neufs Voitures particulières et commerciales dont : % de marques étrangères % de diesel Motocycles, Tricycles, quadricycles à moteur dont : % de marques étrangères Camionnettes, camions, véhicules spéciaux dont : % de marques étrangères Tracteurs routiers Cars et autobus Remorques lourdes et semi remorques Véhicules d'occasion Voitures particulières et commerciales dont : % de marques étrangères Camionnettes, camions, véhicules spéciaux dont : % de marques étrangères Tracteurs routiers Cars et autobus Remorques lourdes et semi remorques Source : Fichier Central des Automobiles Nombre de permis de conduire délivrés Véhicules de tourisme Poids lourds Transports en commun Motocycles Ensemble Source : Ministère de l'equipement Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 157

159 20. Tourisme Présentation En 2006, l hôtellerie guadeloupéenne a accueilli près de clients. L infrastructure hôtelière propose une capacité d hébergement d environ chambres réparties dans 81 hôtels. Compensant la baisse de l offre en 2006, le taux d occupation des chambres (53 %) gagne 6 points par rapport à l année A l inverse de la tendance , le nombre de touristes dans les hôtels diminue de 9 % alors que le nombre total de nuitées reste stable. Les hôtels de moins de 3* affichent une baisse significative de la fréquentation. A l inverse, les établissements des Iles du nord et l hôtellerie de luxe (3* et plus) enregistrent une augmentation des nuitées. La durée moyenne du séjour hôtelier en 2006 est supérieure à celle de Avec une progression de 0,3 jour, le séjour approche les 4 nuitées. La part de la clientèle d affaires est en augmentation de 0,3 point. C est dans les Iles du nord que l évolution est particulièrement marquée, avec une hausse de presque 9 points par rapport à La part de la clientèle étrangère reste stable (+0,1 point). Les Iles du nord, qui enregistrent une baisse de 6% en 2006, restent néanmoins les plus fréquentées par cette clientèle (52 %). Définitions Enquête de fréquentation hôtelière : elle est réalisée en Guadeloupe chaque trimestre auprès d un échantillon d hôtels et de villages de vacances. Nuitée : nuit passée à l hôtel pour un client. Taux d occupation : nombre de chambres (ou de lits) occupés, rapporté à l ensemble des chambres (ou des lits). Nuits-chambres offertes : nombre de chambres multiplié par la durée moyenne d ouverture en jour. Voir aussi - L embellie de 2004 se voile, Antiane-Éco n 66, Insee, septembre Le tourisme en Guadeloupe : Les signes d une reprise, Antiane-Éco n 64, Insee, octobre Panorama économique de l espace Caraïbe, 2004, Insee, Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

160 Fréquentation hôtelière 20.1 Occupation des hôtels selon leur zone géographique et leur taille en 2006 Nombre d'hôtel Capacité en chambres Taux d'occupation Évolution Évolution Évolution / / /2006 Zone géographique Guadeloupe continentale 43-7% % 55,3 7,80% Iles du Nord 38-5% % 49,9 2,20% Catégorie moins de 3 étoiles 31-3% % 50,4 2,90% 3 étoiles et plus 50-4% % 54 6,50% Ensemble 81-5% % 53,5 6% Source : enquête de fréquentation hôtelière - Insee Nombre de clients et nuitées par zone géographique et par catégorie d'hôtel en 2006 Clients Nuitées Évolution Évolution / /2006 Zone géographique Guadeloupe continentale % % Iles du Nord 184 6% 678 3% Catégorie moins de 3 étoiles 75-33% % 3 étoiles et plus 532-6% % Ensemble 607-9% % Source : enquête de fréquentation hôtelière - Insee Occupation des hôtels selon leur zone géographique et leur taille en 2006 Durée moyenne du Part de la clientèle Part de la clientèle séjour (en jours) d'affaires (en %) étrangère (en %) Évolution Évolution Évolution / / /2006 Zone géographique Guadeloupe continentale 4,0 0,5 24,8-2,9 9,8 1,9 Iles du Nord 3,7-0,1 18,3 8,9 52,2-5,9 Catégorie moins de 3 étoiles 3,3 0,1 25,3 2,2 17,2 4,7 3 étoiles et plus 4,0 0,4 22,6 0,1 22,5-0,8 Ensemble 3,9 0,3 22,9 0,3 21,9 0,1 Source : enquête de fréquentation hôtelière - Insee Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 159

161 20. Tourisme Présentation En 2006, voyageurs ont pris l avion à destination de la métropole au départ de l aéroport Pointe-à-Pitre-Pôle Caraïbes. Parmi ces passagers, 73 % étaient des touristes et 20 % des résidents guadeloupéens. Hormis les croisiéristes, l archipel a hébergé ainsi près de touristes de séjour, dont résidents métropolitains et plus de touristes étrangers, en particulier des résidents de l Union européenne et des résidents suisses. L hébergement des touristes représente nuitées. L hôtellerie est le premier mode d hébergement retenu. 47 % des voyageurs y séjournent pour une durée moyenne de 8 nuits. Gîtes et locations regroupent ensemble 27 % des touristes, la même proportion est logée en famille ou chez des amis. Les «professions libérales et cadres supérieurs» représentent le quart des touristes de séjour, viennent ensuite les «employés» (22 %) et les «techniciens et cadres moyens» (19 %). Lors de leur séjour, les touristes ont dépensé 238 millions d euros, avec une moyenne de 59 euros par jour et par personne. Les «commerçants, artisans et chefs d entreprise» apparaissent comme les plus dépensiers avec 84 euros en moyenne. Globalement, les touristes sont plutôt contents de leur séjour. Leur satisfaction atteint 80 % sur les services d hébergement et de restauration, près de 75 % sur le cadre naturel et les plages. Quelques réserves sont émises à propos de l aménagement des plages et des difficultés de circulation. L accueil touristique et les services liés à l animation nocturne peuvent être améliorés. Définitions Touriste : toute personne se déplaçant hors de son domicile habituel pour une durée supérieure à 24 heures (ou pour une nuit) mais inférieure à 4 mois, pour un motif d agrément, personnel ou professionnel. Un touriste peut être résident (s il réside habituellement en Martinique) ou nonrésident (dans le cas contraire). Parmi les non résidents, on distingue : - les excursionnistes qui séjournent moins de 24 heures dans le pays visité. Ce sont pour la plupart les croisiéristes ; - les touristes de séjour, qui fréquentent un hébergement au moins une journée. Ils résident à l hôtel, chez des parents ou amis ou encore sur leur bateau pour les plaisanciers. Enquête flux touristiques : elle est réalisée en partenariat entre l Insee et la Région Guadeloupe. Elle bénéfice du concours de la Chambre de Commerce et d Industrie de Pointe-à-Pitre. Cette enquête a pour objectifs premiers de quantifier et de qualifier les touristes venant en Guadeloupe sur les vols métropole - Pôle Caraïbes. Elle a été réalisée entre le 1er janvier et le 31 décembre 2006 au sein de l aéroport Pôle Caraïbes, et a porté sur 90 jours préalablement répartis tout au long de cette période. Voir aussi - Enquête flux touristiques en Guadeloupe en 2006, Premiers Résultats, n 17, Insee, août Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

162 Flux touristique 20.2 Répartition des touristes par lieu de résidence 2006 Touristes Croisiéristes Total de séjour touristes Martinique et Guyane France métropolitaine et Réunion Union Européenne Autres pays Domicile principal non déclaré Ensemble Mode d'hébergement des touristes de séjour 2006 Source : enquête flux touristiques - Insee, région Guadeloupe Total Moyennes Part Part des des nuitées des nuitées des nuitées voyageurs* Hôtel ,4 27,3% 47,0% Gîte ,8 10,1% 12,2% Location ,2 15,6% 15,3% Famille ,9 39,3% 27,3% Bateau ,7 1,1% 1,8% Autre ,5 6,7% 4,1% Ensemble ,0% * Un voyageur peut avoir séjourné dans plusieurs types d'hébergement, ainsi, la somme des pourcentages dépasse 100 Source : enquête flux touristiques - Insee, région Guadeloupe Satisfaction des touristes de séjour 2006 Satisfait Non satisfait Non précisé Moyens accès 85% 4% 11% Déplacement 77% 10% 13% Hébergement 80% 5% 15% Restaurant 78% 7% 15% Accueil 73% 10% 17% Loisirs 55% 5% 40% Vie nocturne 23% 19% 58% Cadre 75% 5% 20% Plages 73% 9% 18% Information 47% 14% 39% Source : enquête flux touristiques - Insee, région Guadeloupe Dépenses sur place des touristes de séjour Nombre Dépense totale Dépense moyenne Dépense de ménages millliers d par ménage voyageurs Agriculteur exploitant Artisan, commerçant, chef d'entreprise Profession libérale, cadre supérieur Technicien, cadre moyen Employé Ouvrier Etudiant Retraité Autre et non précisé Sans profession Ensemble Source : enquête flux touristiques - Insee, région Guadeloupe Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 161

163 INDEX chapitre sous chapitre A Accidents de la circulation Accroissement naturel (taux) Actifs à 9.5 Activité (taux) Activités judiciaires Affaires civiles Affaires pénales Age Agents de l'état Agents des collectivités territoriales Agglomérations Agriculteurs Agriculture à 15.7 Aides à l'emploi Aide au logement Alimentation , 12.1, 17.1 Allocations familiales , 10.3 ANPE Apprentis Arrondissement Artisanat Artisans Assurance-chômage Automobile Avions (mouvements) B Baccalauréat Banane Bétail Bibliothèques Branches d'activité Brevets scolaires...6.4, 6.5 Budget de la Région Budget des communes Budget du Département C Canne à sucre Canton...1.4, 1.6 Caraïbe Causes de décès Célibataires Chefs d'exploitation Cheptel Chevrettes Chirurgie Chômage (taux), chômeurs...9.1, 9.4 Clients (commerce extérieur) Climat Collectivités Collectivités territoriales...9.3, 13.2 Collèges Commerce (appareil commercial) , , 18.1 Commerce extérieur , 12.2 Commerçants...9.2, 14.1, 14.3, 18.1 Commune...1.4, 1.5, 1.6 Comptes économiques , 11.2 Confort du logement Consommation d'énergie Consommation finale Consommation des ménages Contribuable Créations d'entreprises Crêches Crimes Cyclones D Décès...3.4, 7.6 Déchets Délinquance Délits Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

164 Demandes d'emploi Démographie à 3.10 Densité (population)...1.4, 1.6 Dentistes Département Diplômes Divorces E Eau...2.3, 5.2 Eaux de baignade Échanges extérieurs , 12.2 Écoles Électricité Élèves Emploi Emplois aidés Emploi public Énergie Enseignants Enseignement à 6.5 Entreprises à 14.4 Environnement à 2.3 Équipement du logement Équipements de santé Équipements sociaux...7.4, 7.5 Espérance de vie Essence État matrimonial Éablissements (entreprises) à 14.4, , 18.1, 18.2, 19.1 Établissements (enseignement) Établissements hospitaliers...7.1, 7.4, 7.5 Étoiles (hôtels) Étrangers Étudiants Europe Examens (scolarité) Exploitations agricoles , 15.3 Exportations , 12.2 F Faire-valoir (mode de) FBCF Fécondité...1.8, 3.4 Finances publiques à 13.4 Fiscalité Fonction publique Fonctionnaires Fonctionnement (dépenses) à 13.3 Forêt Formation à 6.5 Formes particulières d'emploi Fournisseurs (commerce extérieur) France (administrative) Fret G Garderies Guadeloupéens de métropole Gynécologie...7.1, 7.3 H Handicapés Hôpitaux...7.1, 7.3 Hôtels Hydrocarbures I Immatriculations (véhicules) Importations , 12.2 Impôts Indexation Indice des prix Industrie Infirmiers Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 163

165 INDEX chapitre sous chapitre Inflation Infractions Infrastructures Insertion professionnelle des jeunes Insolation Invalidité (prestations) Investissements (dépenses) à 13.3 J Jeunes Justice à 8.3 L Légumes Ligne Budgétaire Unique (LBU) Locataires Logements...5.1, 5.2 Loi Perben Lycées M Maladies Marchandises (trafic) , 19.3 Marché du travail Mariages Maternité Médecine, médecins à 7.3 Ménages Mer , 19.2, Météorologie Migrations Monuments historiques Mortalité (taux) Mortalité infantile (taux) Motocycles Mouvement naturel Musées N Naissances Natalité (taux) Nature Navires , 19.3 Nuitée Nuptialité (taux) O Octroi de mer P PACS Passagers Pêche Permis de conduire Personnel de santé Pharmaciens Pharmacies PIB (Produit Intérieur Brut) Pluviométrie Poissons Population active Population active occupée Population agricole Population incarcérée Population pénale Population totale à 1.7, 3.1 Postes Précipitations Prestations sociales Prix (évolution) Productions animales Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe

166 Productions végétales Professeurs Propriétaires Protection de l environnement...2.1, 2.2, 2.3 Psychiatrie Pyramide des âges Q Qualité des eaux R Recettes fiscales Région Régions françaises Relief Réseau routier Réseau électrique Résidences principales...5.1, 5.2 Résidences secondaires Retraites Revenu Minimum d'insertion (RMI) , Revenus Rhum Risques Routes S Sages-femmes Salaires Salariés Santé à 7.6 Scolarité Secteurs d'activité...9.2,14.1 Sécurité sociale Séjours hospitaliers Services (secteur) SIRENE à 14.4, 17.1, 18.1, 18.2, 19.1 Sites protégés Solde migratoire Solde naturel Sports Superficie du territoire...1.1, 1.4, 1.6 Surface agricole utilisée , 15.3 T Taille des entreprises..14.1, 14.2, 14.4, 17.1, 18.1, 18.2, 19.1 Taux d activité Taux de chômage Taux de couverture Taux de création d'entreprises Taux démographiques Taux d'imposition Taxes (foncière, d'habitation, professionnelle) Températures Territoire agricole Tertiaire , 18.2 Tourisme Transferts sociaux Transports (aériens, maritimes, routiers) à 19.4 Travaux publics Tribunaux TVA Types de construction U Université Utilisation des sols V Valeur ajoutée...1.1, 11.2 Véhicules Villages-vacances Villes Voitures Vols Z ZNIEFF Tableaux Économiques Régionaux Guadeloupe 165

167 TER 2007 ISSN : ISBN : Dépôt Légal : oct Code SAGE : TER07180 Prix : 12 Les «Tableaux Économiques Régionaux» (TER) de la!uadeloupe constituent un guide idéal pour partir à la découverte de la vie économique et sociale de la région. L ouvrage comprend 20 chapitres : démographie, santé, emploi, crimes et délits, sports, entreprises, finances publiques, etc. Cette édition 2007 du TER se veut être le compagnon idéal de tout décideur local ou de toute personne s intéressant à la!uadeloupe. Pour chaque domaine, vous trouverez une page de statistiques sous forme de tableaux ou de graphiques accompagnée d un texte de présentation, des sources utilisées, des définitions et des références de publications récentes. Le TER!uadeloupe : une mine d informations sur la région et un instrument pratique!

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