Fumer : Effet anxiogène ou anxiolytique?

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1 Fumer : Effet anxiogène ou anxiolytique? CHARAT Benjamin : Docteur en psychopathologie, psychologue clinicien, consultation de tabacologie hôpital Joseph Ducuing (toulouse).([email protected]) FONTAN Gérard : Médecin généraliste, Addictologue Tabacologue, consultation de tabacologie hôpital Joseph Ducuing ([email protected]) GHAZI Hamida : PRA 31, Passages Réseau Addictions, 11rue des Novars Toulouse. Résumé/Abstract Notre étude s'articule autour de la relation Anxiété/Statut tabagique. Nous pensons en effet que le niveau de dépendance tabagique est proportionnel au niveau d'anxiété. Nos résultats vont dans le sens de nos hypothèses. Par rapport à notre échantillon de départ (N= 219) nous avons travaillé sur 8 variables (Le niveau d'anxiété - Le stress perçu - L'anxiété perçue - L'activité physique - La profession Le sexe Le suivi psychothérapeutique L âge) que nous avons corrélées avec une variable principale : Le statut tabagique. En croisant ces variables, il apparait que le fait d être fortement dépendant au tabac contribue à augmenter le niveau d'anxiété et de stress perçu, que la pratique sportive est associée à une diminution du stress quand on ne fume pas, qu une forte dépendance tabagique augmente la prise de psychotropes et le suivi de psychothérapie. Il apparaît également qu à profession égale, le statut tabagique est un élément prédictif du niveau de stress et d anxièté. Nous concluons cette recherche par le constat d'un effet anxiogène de la dépendance tabagique. Mots clés : Statut tabagique ; Anxiété ; Stress ; Profession ; Activité physique 1

2 Introduction. Définition de l anxiété. Détail sur l'anxiété morale. Concept du niveau d'anxiété de base. Concept du niveau d'anxiété soutenable. Anxiété et tabagisme. Comorbidité entre tabagisme et troubles anxieux. Le «Nesbitt paradox» Le stress L'homéostasie du cerveau. Nicotine et stress Stress et tabac Méthodologie Echantillon, réponses, biais Résultats et analyse Anxiété versus dépendance tabagique Stress versus dépendance tabagique Anxiété perçue versus dépendance tabagique Statut tabagique versus sexe Dépendance tabagique versus activité physique Anxiété (HAD) versus dépendance tabagique Autres résultats Activité physique versus stress Activité physique versus anxiété Activité régulière et stress élevé versus statut tabagique Activité régulière et stress bas versus statut tabagique Aucune activité et stress bas versus statut tabagique Autres résultats Statut tabagique versus âge Statut tabagique versus traitement psy Statut tabagique versus psychothérapie Statut tabagique versus âge Autres résultats Profession versus test HAD Profession versus stress Profession versus indice anxiété stress Profession intermédiaire associé à l indice «anxiété stress» versus statut tabagique Groupes professionnels associé à l indice «anxiété stress» et statut tabagique Profession versus suivi psychothérapeutique Conclusion 2

3 Introduction Nous avons réalisé une enquête épidémiologique et descriptive sur le lien entre stress et tabac de février à avril Un questionnaire a été adressé à tous, fumeurs, non fumeurs, patients, professionnels dans le cadre d un hôpital (Joseph Ducuing, Toulouse) et de cabinets médicaux. 219 personnes ont répondu à ce questionnaire. Par rapport à notre problématique de départ, nous avons souhaité analyser les liens entre d une part stress et tabac et d autre part anxiété et tabac. Nous avons voulu aussi mesurer l intrication entre tabagisme et profession, tabagisme et activité physique et d autres facteurs comme la prise de psychotropes et le suivi psychologique. Plusieurs hypothèses se présentaient à nous : Le tabac est générateur de stress et il modifie le vécu et la sensation de stress ressenti. A profession égale, le niveau de stress est plus important chez le fumeur. De même le niveau d anxiété serait plus important quand la dépendance tabagique s accroit. Nous avons également voulu mesurer les relations entre la dépendance tabagique et le niveau d activité physique. Nous avons souhaité observer le niveau de consommation de psychotropes ainsi que le suivi de psychothérapie en fonction du statut tabagique. Nous commencerons par passer en revue toute la littérature internationale concernant notre problématique. Fumer : un agent anxiogène. Définition de l anxiété. Le stress ou syndrome général d'adaptation, est l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement. Mais les pressions ou contraintes peuvent être vécues avec plus ou moins d intensité. Par rapport à notre problématique de départ, nous pensons que le tabac accentue le vécu de ces contraintes de part le parasitage lié au manque. Il y a exacerbation des réactions et le stress est vécu plus intensément. L une des réponses apportées est de fumer qui, venant calmer le manque, calme le stress. La réponse au stress peut même être inadaptée, disproportionnée et générer de l anxiété. Voire l anxiété va être présente y compris sans objet réel. En parlant d anxiété, le Larousse illustré la définit ainsi: " Inquiétude pénible, causée principalement par l'incertitude, l'attente. Sentiment d'insécurité douloureuse devant un danger à venir, mais intérieur, latent, non défini. C'est un état affectif pur". Le petit Robert aussi souligne cette absence de signes physiques: " Etat d'angoisse (considéré surtout dans son aspect psychique)". Il définit par ailleurs l'angoisse ainsi: "Malaise psychique et physique, né du sentiment de l'imminence d'un danger, caractérisé par une crainte diffuse pouvant aller de l'inquiétude à la panique et par des sensations pénibles de constriction épigastrique ou laryngée (gorge serrée)". Détail sur l'anxiété morale. C'est l'anxiété physique qui est la plus facile à gérer. C'est sur elle qu'on a le plus de pouvoir, tandis que la gestion de l'anxiété psychologique est plus délicate à réaliser. Nous vivons tous, en permanence, avec un niveau de souffrance morale plus ou moins important relié à notre enfance ou à de mauvaises expériences de vie sur lesquels on est plus en difficulté. 3

4 Concept du niveau d'anxiété de base. L'anxiété est inévitable; on en fait continuellement. L'anxiété de niveau zéro est impossible ou presque. Le niveau d'anxiété varie en fonction de l'apparition de nos besoins et de notre capacité à les satisfaire de manière adéquate. Il varie en fonction de l'heure de la journée et de notre niveau de fatigue. Le niveau d'anxiété de base est celui qui est le plus bas dans l'intervalle de 24 heures. On atteint le niveau d'anxiété le plus bas le matin avant de se lever. Concept du niveau d'anxiété soutenable. L'anxiété devient problématique quand elle est trop intense. Si on s'impose un niveau de stress qui dépasse nos capacités physiques, le niveau d'anxiété devient insoutenable. Plus on souffre, plus l'effort est difficile à soutenir. Le niveau d'anxiété augmente au cours de la journée en fonction des activités que nous faisons. Toute activité intellectuelle ou manuelle fait augmenter l'anxiété. En d'autres mots, pour être actif, il faut pouvoir tolérer une augmentation de notre niveau d'anxiété. L'intensité du travail qu on peut soutenir dépend du niveau d'anxiété qu'on peut tolérer. Paradoxalement, ce qui caractérise une excellente santé mentale est un niveau d'anxiété soutenable élevé. Anxiété et tabagisme Depuis les premières études sur les aspects psycho-comportementaux du tabagisme, la régulation de l'anxiété apparaît comme une motivation puissante à fumer, rapportée par les fumeurs. Les effets anxiolytiques du comportement tabagique sont attendus en particulier par les jeunes, exprimés et ressentis par les fumeurs, et constituent selon beaucoup, un frein majeur à l'arrêt et la cause principale de leurs rechutes. Ces effets ne s'expliquent pas cependant par la pharmacologie de la nicotine, à propos de laquelle, en l'état actuel des connaissances, est plutôt soutenue l'hypothèse de son action anxiogène. Par ailleurs, l'accent s'est porté ces dernières années sur l'association entre troubles anxieux et tabagisme et, en particulier, sur sa prévalence et son rôle dans les troubles paniques. Deux hypothèses majeures sont actuellement mises à l'épreuve : Le tabagisme favoriserait le développement ultérieur de troubles paniques. Tabagisme et troubles anxieux partageraient des facteurs de vulnérabilité communs. Pour le Pr Molinard, il y a donc bien un paradoxe. Les fumeurs disent que le tabac lève leur anxiété, et il est vrai que les sujets qui ont des troubles anxieux sont plus volontiers fumeurs. Chez les adolescents, les fumeurs de plus d'un paquet par jour ont 6,8 fois plus de chances d'être agoraphobiques, 5,5 fois plus d'avoir une anxiété généralisée et 15,6 fois plus d'avoir des troubles paniques. Mais ces troubles ne prédisposent aucunement à l'installation définitive d'un tabagisme à l'âge adulte. Le problème est celui de la poule et de l'œuf : fume-t-on parce qu'on est anxieux, où est-on anxieux parce qu'on fume? 4

5 Comorbidité entre tabagisme et troubles anxieux Un article du Pr Molinard sur le sujet a mis en avant que peu d études en France ont porté sur l évaluation de l anxiété dans le tabagisme. C.Zacharie a utilisé l Echelle Styles de tabagisme de Russell et le HAD dans une étude sur un groupe de 94 lycéens. Les résultats sont décevants quant aux relations entre anxiété et tabagisme. Le score d anxiété HAD est beaucoup plus élevé chez les filles que chez les garçons, mais ne permet pas de différencier les 23 fumeurs des non fumeurs. L échelle de Styles de tabagisme montre que parmi les fumeurs, le score sur le facteur «relaxation» est beaucoup plus élevé chez ceux qui sont en difficulté scolaire et qui évoquent par ailleurs le plaisir du geste et le facteur stimulant. 1- Pôle somatique: Les non-fumeurs ont très peu de manifestations somatiques d'anxiété et n'expriment pas de craintes de santé. Les ex-fumeurs ont un score très voisin. Au contraire, ceux consultant paraissent très inquiets, et les fumeurs apparemment satisfaits de leur sort ne le sont guère moins. Il n'y a rien que de très logique : le risque à fumer, connu et médiatisé, suscitant l'inquiétude chez les fumeurs, les plus anxieux à ce sujet sont poussés à consulter. 2- Pôle relationnel: La surprise vient du score particulièrement élevé chez les nonfumeurs. La convivialité, la facilitation des échanges par l'usage de la cigarette pourraient expliquer la quasi-absence d'anxiété relationnelle chez les fumeurs. Le score un peu plus élevé de ceux qui viennent consulter pourrait être en rapport avec la montée d'une intolérance sociale et des difficultés avec l'entourage liées à leur tabagisme intense. Chez les ex-fumeurs le manque de nicotine ne se traduit pas par une montée de l'anxiété, qui ne semble pas souffrir, bien au contraire, du manque de cigarettes, comme si les habitudes relationnelles étaient prises depuis l'adolescence et n'avaient plus besoin de ce support matériel. 3- Pôles Cognitif et de Vigilance: Sur ces deux pôles, les non-fumeurs se montrent également particulièrement anxieux. Malgré l'absence de nicotine, réputée faciliter la mémoire, l'efficacité psychique et la vigilance, les ex-fumeurs ne se plaignent de rien dans ces domaines. Au total, c'est chez eux que le score d'anxiété global est le plus faible. Ils n'ont plus d'angoisses de santé, ils ont gardé leurs amis, ils trouvent qu'ils "fonctionnent plutôt bien" et ont acquis une sorte de sérénité. Une autre étude montre que les ex-fumeurs ont un score plus faible sur une échelle de perception du stress que ceux qui continuent à fumer ou que ceux qui rechutent, et suggère que ce n'est pas l'augmentation du stress qui provoquerait la reprise du tabagisme, mais plutôt fumer qui augmenterait le stress subjectif. L accroissement de l anxiété fait partie des critères du syndrome de sevrage tabagique selon le DSM IV. Celle-ci est d habitude la plus marquée au 2 ième jour, mais peut se manifester à tout autre moment du sevrage. Le niveau d anxiété semble aussi corrélé au degré de dépendance du fumeur et il peut rapidement être diminué ou supprimé par une substitution nicotinique. Il peut constituer un facteur important dans la rechute tabagique. Bien qu il y ait une certaine corrélation entre les niveaux d anxiété chez le fumeur avant et durant le sevrage et que l anxiété augmente durant le sevrage, on constate généralement une diminution du 5

6 niveau de celle-ci en dessous du niveau d avant le sevrage dès la 2 ième et à la 4 ième semaine d abstinence, se poursuivant sur 6 mois, et ceci même en absence de tout soutien médicamenteux ou psychologique. Dans la littérature internationale, on retrouve environ deux fois plus de dépendance tabagique chez les individus souffrant de troubles anxieux que dans la population générale. Le tabagisme est d autant plus associé aux troubles anxieux qu il y a dépendance à la nicotine. Comme nous l avons mentionné précédemment, une association significative est notamment retrouvée entre le tabagisme et le trouble panique, l agoraphobie, la phobie sociale, l anxiété généralisée et l état de stress post traumatique. Différentes hypothèses ont été avancées pouvant expliquer l association entre trouble panique et tabagisme. La nicotine induit une libération accrue d adrénaline et de noradrénaline et une augmentation de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle. Ces signes pourraient être impliqués dans la provocation d attaques de panique. Des fluctuations des taux de nicotine en lien avec l élimination rapide de celle-ci (demi-heure), pourraient s accompagner de symptômes physiologiques de sevrage et ainsi provoquer des attaques de panique. La sensibilité au CO2 a aussi été évoquée car parmi des patients souffrant de trouble panique, les grands fumeurs se trouvent être les plus sensibles à l exposition au CO2, réagissant par des symptômes d attaques de panique plus intenses. De plus, le tabagisme entraîne des maladies ORL, pulmonaires et cardiovasculaires, pouvant aggraver le trouble panique. Enfin, fait intéressant, parmi les habitants de Manhattan, ceux ayant augmenté leur tabagisme dans les 5 à 8 semaines après les attentats du 11 septembre 2001, ont été à plus haut risque de développer un état de stress post traumatique. Par ailleurs, le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) diffère des autres troubles anxieux par une comorbidité du tabagisme plus faible que dans la population générale, et les patients TOC fumeurs semblent avoir moins de traits de personnalité obsessionnelle compulsive que les TOC non fumeurs. Pour le Pr Molinard, les comorbidités constatées entre trouble anxieux et tabagisme peuvent s expliquer de trois manières différentes : La maladie elle même peut amener les patients à fumer, à intensifier leur tabagisme ou peut diminuer leur potentiel à arrêter de fumer ; Fumer peut être un facteur de risque étiologique d une maladie mentale donnée ; Des facteurs génétiques et environnementaux communs pourraient prédisposer certains individus à développer une maladie mentale et commencer à fumer. Le «Nesbitt paradox» Un des phénomènes le plus souvent décrit et le plus intriguant du tabagisme est le fait que la fumée puisse avoir des effets relaxants ou stimulants, parfois même simultanément. Quand on demande aux fumeurs leurs motivations à fumer, un grand nombre rapporte à la fois fumer pour se relaxer et se stimuler, ce qui a pu être isolé par l analyse factorielle de différentes échelles de motivation tabagique. Ce phénomène a été appelé le Nesbitt paradox. Au niveau neurobiologique on retrouve ce paradoxe. Ainsi comme pour les réactions de stress, on observe une activation de l axe hypothalamo-hypophysaire pourtant associée à un sentiment subjectif de relaxation. 6

7 Le succès de la cigarette par rapport aux autres formes de tabac est probablement en lien avec une action quasi immédiate (~ 7 secondes), plus renforçante et plus proche des modalités d ajustement quotidien. Le plus haut niveau de tension des fumeurs en début de journée et la diminution de ce niveau dans les semaines et mois qui suivent le sevrage, poussent à s interroger sur les effets anxiogènes du tabagisme qui pourraient être liés aux micros sevrages quotidiens du fumeur et/ou aux effets complexes du tabagisme sur les différents systèmes de neurotransmetteurs. Le tabagisme ne semble par ailleurs pas être un traitement satisfaisant des troubles anxieux sinon ne devrait-on pas retrouver moins de troubles anxieux ou une moins grande gravité de ces troubles chez les fumeurs? De manière générale les comorbidités constatées entre certains troubles anxieux et le tabagisme ne trouvent pas une explication consensuelle univoque. La cigarette pouvant être d une part anxiogène notamment par les sevrages répétés, d autre part anxiolytique probablement par le biais de son insertion dans le répertoire comportemental de gestion du stress du fumeur. Une intégration de ces observations pourrait conduire à l hypothèse d interactions bidirectionnelles augmentant à la fois le tabagisme et les symptômes anxieux. De manière plus spécifique l association entre tabagisme et trouble panique semble, à ce jour, la plus clairement documentée dans le sens d une induction ou du moins d une aggravation de ce trouble par le tabagisme probablement par des mécanismes biologiques et physiologiques. La faible prévalence du tabagisme chez les patients atteints de TOC offre un contraste qui mériterait une exploration plus spécifique. Au vu de ce qui précède, les troubles anxieux ne semblent pas associés à un tabagisme particulier, en dehors d une part de la plus grande fréquence des conduites tabagiques chez ces patients et de la participation du comportement tabagique dans les modalités de coping du fumeur anxieux. Celles-ci devront être recherchées lors des tentatives de désaccoutumance au tabac chez ces patients afin d en optimiser les chances de succès. Le stress Le stress concerne les efforts de notre corps pour s'adapter à son environnement physique et social. Le stress se manifeste par les modifications de notre corps pour affronter les différentes situations rencontrées au quotidien. En outre, le stress s'observe par l'accélération du rythme cardiaque, du rythme respiratoire, l'augmentation de la transpiration, un ralentissement de la digestion, une modification de la circulation sanguine et par la sécrétion de certaines hormones. Ce qui déclenche le stress, ce sont des éléments ou des situations extérieures qui poussent le métabolisme à effectuer des changements afin de maintenir en équilibre ses fonctions. C'est ce qu'on appelle communément l'homéostasie. L'homéostasie du cerveau. Le bon fonctionnement du cerveau est prioritaire pour la survie de l'organisme. Tout notre métabolisme est modulé en fonction du besoin de notre cerveau en énergie et en oxygène. Le cerveau a besoin d'une quantité précise de glucose. L'organisme doit maintenir constant le taux de sucre dans le sang. Cela se fait principalement par la sécrétion d'hormones par le pancréas; l'insuline pour diminuer et le glucagon pour augmenter la quantité de glucose dans le sang. En résumé, le stress c'est ce que le corps fait continuellement pour s'ajuster afin d'assurer le bon fonctionnement du cerveau. 7

8 Dans les situations de stress, de grandes quantités d hormones de stress (les glucocorticoïdes) sont sécrétées. Or, ces hormones augmentent la sensibilité du cerveau aux psychotropes et favorisent l émergence de comportements addictifs chez les animaux stressés de manière répétée (Piazza et Le Moal, 1998 ; Marinelli et Piazza, 2002). Parallèlement, des expériences montrent que chez les rats rendus "addicts" à une substance, l administration de molécules qui réduisent l action des hormones de stress a pour effet de diminuer la consommation de cette substance. (Richardson et al., 2008 ; Shalev et al., 2006 ; Specio et al., 2008 ; Zislis et al., 2007). Il faut savoir que chaque personne a un seuil individuel de tolérance aux situations stressantes. Par conséquent les sécrétions de glucocorticoïdes sont plus ou moins élevées selon les individus. Cette susceptibilité au stress influence la susceptibilité à l addiction (Piazza et Le Moal, 1996). L inverse a également été récemment vérifié. En effet, des personnes accros à la cocaïne présentent une sensibilité exacerbée aux événements stressants (Fox et al., 2008). Le stress devient donc un facteur de risque d une grande importance dans le phénomène de rechute. De plus, chez les personnes souffrant d addiction, le stress peut devenir auto-généré et se traduire par la suractivation de certains neurones de l amygdale cérébrale qui produisent l hormone de stress. La relation entre stress et addiction possède une autre particularité : elle persiste bien après la fin de l événement stressant. Un stress précoce, durant l enfance et même in utero, c est-à-dire pendant des périodes où le cerveau est encore en plein développement, semble modifier de manière définitive la sensibilité de ce dernier aux psychotropes en provoquant des anomalies du développement des cellules nerveuses de l hippocampe ainsi que des systèmes de neurotransmission (Deminière et al., 1992 ; Henry et al., 1995 ; Andersen et Teicher, 2008). Ainsi, il est important de comprendre le rôle du stress comme facteur de risque dans le développement d une addiction dont il faut tenir compte pour la prévention et les traitements. La mesure du stress et notion de stress perçu Les recherches sur le stress, qui examinent les conséquences de la survenue d événements de vie majeurs dans la vie d un sujet, ont été stimulées par le développement d échelles d évènements de vie récents (Bruchon-Schweitzer & Dantzer, 1994). L échelle SRS (Social Readjustment Scale) et sa version révisée, la SRRS (Social Readjustement Rating Scale) de Holmes et Rahe (1967) sont des listes d événements soit indésirables (ex : mort d un conjoint) soit désirables (réussite professionnelle). Les événements, selon le degré de changement et d adaptation qu ils induisent, ne sont pas considérés comme équivalents, ce qui a donné lieu à la pondération de chaque événement en fonction de la note de réajustement personnel qu exige chacun d entre eux. Dans la SRRS, on calcule un score total de stress pour un individu donné en additionnant les notes pondérées de chaque événement que le sujet rapporte avoir vécu durant les 6 à 24 derniers mois. Des études rétrospectives et prospectives ont mis en évidence une augmentation significative des changements de vie durant les 2 ans précédant la survenue d une maladie grave (Holmes & Rahe, 1967; Rahe, 1988). Cet effet serait non spécifique, car il ne prédit pas le type de maladie développée (Bruchon-Schweitzer & Dantzer, 1994). Les travaux menés sur les échelles d événements de vie donnèrent des résultats assez décevants. Divers auteurs s accordent aujourd hui pour ne plus envisager le stress comme une réponse systématique à tout événement objectivement négatif. Rappelons que, selon Cohen et Edwards (1989), les événements de vie en eux-mêmes ne s avèrent que de faibles prédicteurs de l état de santé ultérieur (9% de variance expliquée). 8

9 En 1980, Lindsay et Norman notent que l auto-évaluation d une situation stressante importe plus que les faits en eux-mêmes. Les événements de vie n augmentent le risque de maladie que s ils sont perçus comme menaçants (Lindsay & Norman, 1980). D après Steptoe (1991), le stress ne peut pas être défini simplement car le même événement peut entraîner des réponses tout à fait différentes chez deux sujets, voire chez le même sujet selon les circonstances et le moment. La notion de «stress perçu» émergea alors au début des années 80. Pour l évaluer, on demande au sujet d estimer personnellement le retentissement des événements subis. La notion de stress perçu a le mérite de resituer le poids des événements dans l histoire personnelle d un sujet et de conférer un sens à ces événements. (Quintard, 1994). En résumé, les événements «stresseurs» ont été longtemps considérés comme des facteurs déclenchant (prédicteurs), le stress perçu s envisagerait plutôt comme une variable qui «module» la relation entre une situation stressante et les réactions du sujet, qu elles soient somatiques, cognitives, émotionnelles ou comportementales. Le stress perçu constitue l une des facettes d un ensemble de processus perceptivo-cognitifs mis en œuvre par le sujet, et qui consistent non seulement à évaluer la situation stressante mais aussi ses propres capacités à y faire face. Nicotine et stress Des milliers de substances chimiques ont été identifiées dans la composition de la cigarette. Les études scientifiques se sont rapidement focalisées sur la nicotine mais il semble que d autres alcaloïdes entrent également en jeu dans les phénomènes d addiction tabagique. Il faut relever également que la nicotine, en tant que substance isolée, a fait l objet d études pour son action neuro-protectrice dans les maladies neuro-dégénératives, telles qu Alzheimer ou Parkinson, au niveau moléculaire mais également pour ses vertus de stimulation des fonctions cognitives d attention, de concentration et de mémoire (Picciotto et Zoli, 2008). Dans la consommation tabagique, la nicotine passe par les muqueuses buccales, nasales et pulmonaires, et se répand dans tout le corps. Dans le cerveau, elle mime l action de l acétylcholine et se fixe sur l un de ses deux récepteurs. L acétylcholine est un neurotransmetteur principalement connu pour assurer la communication entre les neurones et les muscles qu ils soient à fonction motrice, cardiaque, respiratoire ou encore digestive ; mais il joue également des rôles fondamentaux dans le cycle veille sommeil. Une fois libérée dans la synapse, l acétylcholine fixée sur ses récepteurs est rapidement dégradée par des enzymes. La nicotine assure les mêmes fonctions mais les enzymes ne parviennent pas à la dégrader. Elle stationne donc plus longtemps que l acétylcholine dans la fente synaptique et agit par conséquent de façon plus marquée en restant fixée sur les récepteurs. La plus forte action de la nicotine par rapport à l acétylcholine produit donc une augmentation des capacités de concentration, de la sensation de détente, de la qualité de l humeur, d éveil et de plaisir. Les temps de réaction, l anxiété et l appétit diminuent (voir Rose, 2007 ; Benowitz, 2008, pour des revues de littératures sur les phénomènes de tolérance à la nicotine). Parmi ses autres fonctions, l acétylcholine est connue pour stimuler les neurones dopaminergiques du système de récompense. Lors d apport massif de nicotine, les neurones excitateurs qui stimulent les neurones produisant la dopamine sont activés et les neurones inhibiteurs qui freinent les neurones produisant la dopamine sont désactivés. De plus, comme les enzymes qui dégradent normalement l acétylcholine, ne dégradent pas la nicotine, une 9

10 concentration élevée de dopamine perdure dans le système de récompense et produit un signal d apprentissage puissant qui favorisera le renouvellement du comportement tabagique. Lorsque la consommation de tabac se prolonge, les neurones augmentent le nombre de récepteurs nicotiniques afin de mieux pouvoir réguler le flux irrégulier d arrivée de nicotine. Cette modification se fait par une activité génétique nouvelle. Lorsque la personne arrête de fumer, elle ressent donc les effets du manque. Ces effets se caractérisant par une sensation de stress. Stress et tabac Les corrélations complexes entre stimulation, relaxation et tabagisme ont conduit à de nombreuses études qui ont tenté de déterminer les liens entre stress et tabac. Une augmentation du craving et de la consommation de cigarettes a été retrouvée chez des fumeurs exposés à un facteur de stress. Rappelons qu on distingue deux types de stress. Premièrement, le stress actif, où le sujet peut maîtriser la menace, lutter ou fuir et, deuxièmement, le stress passif, où le sujet n a pas ces possibilités. Le premier s accompagne d une activation du système sympathique médullosurrénalien (Noradrénaline, Adrénaline, Testostérone), tandis que le second est associé à une activation du système hypophysocortico surrénalien (ACTH, Corticostérone, Testostérone). La nicotine quant à elle stimule la production d ACTH. Des applications répétées de nicotine peuvent être associées à une augmentation du niveau de corticostérone plasmatique qui diminuerait la sensibilité des récepteurs nicotiniques participant peut-être à l augmentation du tabagisme lors du stress. Des études ont tenté de déterminer l interaction entre le tabac et les deux types de stress. En cas de stress actif, on a trouvé une addition des effets du stress et du tabac sur la fréquence cardiaque et la tension artérielle en particulier durant les 5 premières minutes après la prise de cigarettes. Dans le cas de stress passif, le tabac semble masquer, voire bloquer, les effets du stress sur l élévation de la fréquence cardiaque et diminuer le stress subjectif ainsi que l effet vasoconstricteur périphérique. On observe une diminution significative du stress subjectif (mesuré à l échelle visuelle analogique) après chaque cigarette et une augmentation de celui-ci entre deux cigarettes (intervalle > 30 minutes). D autre part, la comparaison d un groupe de non-fumeurs avec un groupe de fumeurs et de fumeurs en abstinence forcée depuis la veille, montre un niveau de stress plus élevé chez les fumeurs en début de journée, avec une diminution du niveau de stress perçu en cours de journée dans tous les groupes à l exception de celui des fumeurs en abstinence forcée. 10

11 Méthodologie L enquête est présentée sur feuille libre, avec un texte d accompagnement, à glisser dans une urne, dans les salles d attente de l hôpital Joseph Ducuing et de médecins de ville. Le texte d accompagnement est l annexe 1. Le questionnaire est donc anonyme, et s adresse à tous, fumeurs non fumeurs, patients, professionnels. Le questionnaire a été volontairement court sur une page, deux à trois minutes pour y répondre. Il est en annexe 2. Pour cette recherche, nous avons choisi d utiliser différents critères : sept au total. Pour le premier il s agit d un critère englobant l âge et le sexe. Pour le second critère, nous avons pris en compte les Catégories Socio Professionnelles de notre échantillon [les agriculteurs exploitants - les artisans commerçants chefs d entreprise - les cadres et professions intellectuelles supérieures - les professions intermédiaires (instituteurs, fonctionnaires, employés administratifs, personnels de services, clergé) - les employés - les ouvriers les retraités - autres personnes sans activité professionnelle]. Notre troisième critère s articule autour du statut tabagique. Quatre sous-catégories sont présentes. La première est le statut tabagique «fumeur» que nous avons mesuré par le biais du test de dépendance physiologique à la cigarette, le HSI (Heaviness of Smoking Index) ou Index de fort tabagisme, représentant le score des questions 1 (délai entre le réveil et la première cigarette) et 4 (nombre de cigarettes/j) du Fagerström, soit les deux questions ayant le poids le plus important (score de 0 à 3 pour chacune), donnant un score de 0 à 6. Pour les deux items, additionner le score. De 0 à 1 pas ou peu de dépendance physiologique. De 2 à 3 : dépendance physiologique moyenne. De 4 à 6 : dépendance physiologique forte. Nous avons retenu 3 catégories : peu ou pas dépendant, moyennement dépendant et fortement dépendant. Pour la deuxième sous-catégorie, il s agit du statut tabagique «en train d arrêter de fumer» Pour la troisième sous-catégorie, il s agit du statut tabagique «ex-fumeur». Ce statut recouvre deux situations : de 1 à 3 ans d arrêt et/ou de plus de 3 ans d arrêt. N ayant pas assez de réponse des anciens fumeurs nous avons codé que «ancien fumeur». Concernant la quatrième sous-catégorie, il s agit du statut «non fumeur» c'est-à-dire n ayant jamais fumé. Le quatrième critère de notre recherche gravite autour du niveau d anxiété et de stress. Pour cela nous avons utilisé 3 outils. Le premier est la partie anxiété du H.A.D. L échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale) est un auto-questionnaire de 14 items destiné à dépister rapidement en médecine générale ambulatoire les troubles psychopathologiques 11

12 courants. La sous-échelle d anxiété mesure l anxiété-état. Les études de validation de la version française ont été réalisées chez des patients hospitalisés en médecine interne. Des corrélations de 0,65 et 0,44 ont été retrouvées respectivement avec l échelle de Covi et l échelle d anxiété d Hamilton. Un score seuil de 8 pour le dépistage de l anxiété confère à la sous-échelle d anxiété une sensibilité de 0,82 et une spécificité de 0,94. Cette échelle est davantage destinée à quantifier les symptômes qu à poser un diagnostic. Trois niveaux d anxiété se dégagent de cette échelle : - Un score inférieur ou égal à 7 = faible niveau d anxiété - Un score entre 8 et 10 = niveau moyen d anxiété - Un score supérieur ou égal à 11 = niveau élevé d anxiété. A cette échelle nous avons rajouté un autre indice du niveau d anxiété par l addition d un item dans notre questionnaire. Il s agit de la question : Sur une échelle de 1 à 10 à combien situez vous votre niveau d anxiété? (0 étant le plus bas et 10 le maximum). Pour la cotation, de 0 à 3 : faible niveau d anxiété, de 4 à 6 : niveau moyen d anxiété et de 7 à 10 : fort niveau d anxiété. Pour mesurer le niveau de stress, nous avons utilisé le même outil en remplaçant dans la question, anxiété par stress. A savoir : Sur une échelle de 1 à 10 à combien situez vous votre niveau de stress? (0 étant le plus bas et 10 le maximum). De 0 à 3 : faible niveau de stress, de 4 à 6 : niveau moyen de stress et de 7 à 10 : fort niveau de stress. Le cinquième critère que nous avons utilisé s articule autour de la pratique de l activité physique. Pour cela nous avons interrogé les sujets de l étude sur leur pratique hebdomadaire d une activité physique. La question posée était la suivante «Activité physique? Aucune - Occasionnelle - 1 fois/semaine - 2 fois - 3 fois Plus». Ont été retenus trois items : aucune occasionnelle - une fois par semaine ou plus. Le sixième critère que nous avons inclus dans notre recherche est le suivi psychothérapeutique de nos sujets. Nous avons posé la question suivante : «Suivez-vous une psychothérapie? Oui - Non» Enfin le septième critère que nous avons utilisé est la prise d un traitement psychotrope. Nous avons posé la question suivante : «Avez-vous pris un traitement anxiolytique, antidépresseur, hypnotique depuis 1 an? Oui Non» Echantillon, réponses, biais. Le questionnaire a été présenté pendant 3 mois, dans les salles d attente de l hôpital J. Ducuing et de médecins de ville. 230 réponses, 219 ont été analysables. Les 11 autres étaient trop incomplètes. Le questionnaire «stress et tabac» de part son intitulé a incité davantage les fumeurs à répondre, les non fumeurs pensant qu ils n étaient pas concernés. De même le statut tabagique a eu un léger biais, la catégorie «peu dépendants» à amener les fumeurs occasionnels, une cigarette de temps en temps, mais pas quotidien à se classer dans cette rubrique. Nous devrons tenir compte de ce biais dans l analyse. Les deux autres catégories «moyennement et fortement dépendants» au tabac se révèlent plus significatives. 12

13 Résultats et analyse Anxiété versus dépendance tabagique 1= faible niveau d anxiété 2= niveau moyen d anxiété 3=haut niveau d anxiété Tableau 1 : Anxiété (HAD) versus dépendance tabagique Plus le niveau de dépendance tabagique est important plus le niveau d anxiété relevé au HAD est important 58% des fortement dépendants au tabac ont un niveau d anxiété HAD élevé (3) Les moyennement dépendants au tabac ont un niveau moyen d anxiété à 37,1% et élevé à 34,3% Les peu dépendants au tabac ont un niveau moyen d anxiété à 34,2% et un faible niveau d anxiété à 36,8% Les anciens fumeurs ont un niveau d anxiété faible à 57,1% Les non fumeurs (52 %) ont aussi un niveau d anxiété faible Les patients en train d arrêter de fumer ont plutôt un niveau élevé d anxiété à 57,1% 13

14 Nos résultats soulèvent des questionnements sur le plan théorique. Pour Breslau, (1991, sur 1007 jeunes adultes) les dépendants nicotiniques, contrairement aux consommateurs occasionnels, présentent des troubles dépressifs et anxieux. Mais une forte anxiété constitutionnelle (trait anxiety) ne prédispose pas au tabagisme. Elle pousse à l arrêt, ne le favorise pas. (Y. Takemura, 1999, sur 2669 jeunes hommes japonais). Nous constatons aussi que nos résultats s inscrivent dans la lignée des travaux de Fakhfakh, 2003, sur 72 fumeurs hospitalisés pour abstinence tabagique. Cet auteur met en avant qu il existe une association claire entre les troubles anxio-dépressifs et un niveau élevé de dépendance tabagique. De plus, 4 semaines après l'arrêt du tabac, le niveau d'anxiété des fumeurs diminue (West R, Hajek P: What happens to anxiety levels on giving up smoking? Am. J. Psychiatry, 1997, 154: ). Toujours dans cette hypothèse, Picciotto (2002), montre que sous certaines conditions, la nicotine peut agir comme un antidépresseur et un anxiolytique. Mais en cas d usage chronique, les adaptations neurobiologiques à la nicotine peuvent induire une augmentation de l anxiété et de la dépression. Pour Sampablo, (2002), après 3 et 6 mois, les patients qui maintiennent leur abstinence ont obtenu, des scores d anxiété plus élevés que ceux qui fument encore. Dans notre étude les patients en train d arrêter ont un niveau élevé à 57,14 %, supérieur aux fumeurs (58% pour les fortement dépendants et 34,28% pour les moyennement dépendants), contre seulement 20% pour les non fumeurs et 28,57% pour les anciens fumeurs. Cela confirme qu à l arrêt du tabac l anxiété augmente mais qu avec le temps elle diminue et rejoint pratiquement les non fumeurs. En parallèle, à l'arrêt d'administration chronique de nicotine, les rats ne montrent pas d'anxiété au test d'interaction sociale Irvine (2001). Nous pouvons donc nous interroger sur un probable effet relaxant de la cigarette? A ce propos, nous savons que la nicotine stimule la zone réticulée activatrice : cela provoque une vigilance accrue et une hypertonie musculaire. Mais l'interneurone de Renshaw porte des récepteurs cholinergiques nicotiniques : la nicotine provoque une relaxation musculaire. Le fumeur se sent psychiquement stimulé, et dans le même temps, il perçoit une réelle relaxation musculaire. Pour la prévention et l'arrêt du tabac, il est intéressant de chercher d'autres modes de relaxation : mini-relaxations et activités vicariantes. (Molinard, 2004). En complément de ces données, nous savons aussi que les gros fumeurs à haute sensibilité anxieuse utilisent davantage de mécanismes de défense liés à l évitement et à l anticipation de situations anxiogènes (McLeish (2006) sur 125 fumeurs). De plus, fumer serait spécifiquement lié au trouble panique uniquement et non aux autres troubles de l anxiété (TOC, phobie sociale, agoraphobie) (Zvolensky, 2003 ; McCabe, 2004 et Morissette, 2006). 14

15 Stress versus dépendance tabagique 1= faible niveau d anxiété 2= niveau moyen d anxiété 3=haut niveau d anxiété Tableau 3 : Stress Vs dépendance tabagique Les fortement dépendants et les moyennement dépendants ont un niveau de stress élevé ou moyen. Les peu dépendants ont un niveau moyen Les non fumeurs un niveau bas (57,5%) En train d arrêter plutôt un niveau moyen et élevé Les anciens fumeurs plutôt un niveau moyen et bas. (Une petite différence avec le niveau HAD qui est majoritairement bas). 42% des fortement dépendants ont un stress élevé contre 17,5% pour les non fumeurs. Plus le niveau de dépendance tabagique est important plus le niveau de stress perçu est important Notons que le pourcentage d anciens fumeurs ayant un haut niveau de stress est quasi équivalent au pourcentage de fumeurs peu ou pas dépendant. Les anciens fumeurs ont une diminution du niveau de stress. En train d arrêter le niveau de stress est élevé, puis après revient à un niveau moyen ou faible. 15

16 Un premier élément pouvant expliquer un plus haut niveau de stress chez les fumeurs que chez les non et/ou ex fumeurs réside dans l effet produit par la nicotine. La nicotine augmente la vigilance et diminue le sommeil. Les troubles du sommeil observés chez le fumeur sont des difficultés d'endormissement et de maintien du sommeil. Ils s'accompagnent de réactions d'éveil à l'électroencéphalogramme (EEG). Le tabagisme favorise les ronflements et les apnées obstructives du sommeil. Un sommeil perturbé étant généralement associé à un état de stress prononcé. Pour corroborer nos résultats, nous prendrons appui sur une étude de l INSEE, réalisée par Christel Aliaga (2002), mentionnant que parmi les personnes âgées de 15 ans ou plus, trois hommes sur cinq et une femme sur trois sont ou ont été concernés par le tabagisme quotidien au cours de leur vie. Environ la moitié des fumeurs actuels et des anciens fumeurs fumaient déjà quotidiennement à 17 ans et neuf sur dix à 22 ans. Chez les fumeurs les plus jeunes, femmes et hommes ont commencé à peu près au même âge. Parmi les anciens fumeurs, près de neuf sur dix ont arrêté de fumer brutalement. Plus de trois fumeurs quotidiens sur cinq ont déjà essayé d arrêter de fumer, sans succès. La majorité des arrêts du tabac et des tentatives d arrêt s est faite sans aide. Enfin, les non-fumeurs se prévalent d un état de santé et d un bien-être (stress, problème de sommeil) souvent meilleurs que les fumeurs. Toujours dans le sens de nos résultats, une étude sur la relation tabac et stress oxydatif, met en évidence le facteur stressant du tabagisme. En effet, fumer est une source importante de stress oxydatif, un mécanisme aux effets potentiellement fâcheux pour notre santé. Pour comprendre le lien entre la fumée de cigarette et le taux en micronutriments antioxydants, il faut savoir que notre système de défense est partiellement composé de micronutriments antioxydants qui sont rapidement détruits par la fumée. De même, Un étude américaine (Todd. M, 2004) utilise les processus quotidiens à multi niveaux pour examiner les relations entre les événements négatifs quotidiens, le stress perçu, le fait de fumer, et les fortes envies de fumer. Les effets du genre (masculin/féminin) et de la dépendance à la nicotine sont également explorés. 51 fumeurs d un groupe d adulte vivant dans la même résidence enregistrent pendant 14 jours et 4 fois par jour, leurs événements négatifs, le stress perçu, les cigarettes fumées, et les pics d envie de fumer. L analyse des relations entre les participants de l expérience a prouvé que plus ils ont fumé de cigarettes plus ils ont éprouvé des envies irrésistibles de fumer, plus le nombre d événements négatifs et le niveau de stress perçu ont été élevés. Ces relations étaient plus fortes pour les hommes que pour les femmes. Une synthèse de différentes études sur les effets nocifs du tabac montre que le taux d acide ascorbique (vitamine C), d alpha- et de bêta-carotène et de cryptoxanthine (antioxydant) est réduit de plus de 25% chez le fumeur moyen par rapport au non-fumeur. La différence de concentration dans le sang de ces micronutriments chez les ex-fumeurs se situe à mi-chemin entre les résultats de ceux qui n ont jamais fumé et ceux qui fument. En revanche, le taux d alpha- et de bêta-carotène et de la cryptoxanthine est entre 16 et 22% plus bas chez les anciens fumeurs que chez ceux n ayant jamais touché une cigarette. Même chez les seniors, stress, tabagisme et addiction sont associés. Pour le Pr Fernandez, il y a dans la littérature internationale, de nombreuses études montrant qu'il existe une relation entre les stress et les addictions aux substances psychoactives chez les seniors 16

17 (tabac, alcool, café, médicaments psychotropes par exemple). Par ailleurs, on sait que la confrontation à des situations stressantes et l'impact subjectif du stress (stress perçu) entraînent l'augmentation de la consommation de cigarettes chez les fumeurs, ainsi que la consommation d'autres substances associées au tabac (alcool, café par exemple), cela entretiendrait le tabagisme. Et les seniors ne sont pas épargnés par les différents types de stress. En France en 2004, chez les seniors âgés de 65 à 75 ans, la prévalence tabagique était de 12,7 % chez les hommes (17,3 % en 1999 ; 18,4 % en 2001) et de 7 /o chez les femmes (8,3 % en 1999 ; 9,2 % en 2001) (9). Les personnes entre 60 et 75 ans continuent à fumer régulièrement même si l'on observe une baisse de la prévalence tabagique déclarée par rapport à 1999 pour les fumeurs hommes et femmes après 65 ans. Parmi les 5,5 % de la population des sujets âgés dépendante du tabac, la majorité sont des hommes (six fois sur dix). La consommation quotidienne est en moyenne de 20 cigarettes par jour, et la plupart des individus (84 %) présente des signes de dépendance au tabac. Anxiété perçue versus dépendance tabagique 1= faible niveau d anxiété 2= niveau moyen d anxiété 3=haut niveau d anxiété Tableau 5 : Anxiété perçue Vs dépendance tabagique Plus le niveau de dépendance tabagique est important plus le niveau d anxiété perçue est important Dans l ensemble les fumeurs ont un niveau d anxiété ressentie moyen ou élevé. Pour le niveau élevé ce sont les fortement dépendants qui ont le taux le plus fort (38,8%) Les anciens fumeurs ont un niveau bas, les non fumeurs aussi «En train d arrêter» ont un niveau élevé équivalent aux fortement dépendants. Globalement les fumeurs ont un niveau d anxiété élevé ou moyen, les non fumeurs ou anciens fumeurs un niveau bas. 17

18 En comparant le stress et l anxiété ressentie le stress semble plus ressenti chez les fumeurs : les fortement dépendants 42% ont un stress élevé et 14% un stress bas contre 38,8% une anxiété élevée et 28,6% une anxiété basse. A contrario, le pourcentage le plus élevé de sujets ayant un niveau d anxiété perçu bas, se situe chez les non fumeurs (57,7%) Statut tabagique et indice anxiété stress 9 étant l indice maximal d anxiété/stress Indice anxiété/stress Etes vous? Non réponse 1 Fumeur peu ou pas dépendant 2 Moy ennement dépendant 3 Fortement dépendant 4 Anc ien Fumeur 5 Non Fumeur 6 En train d'arrêter TOTAL Nonréponse TOTAL 87,5% ( 7) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 3,2% ( 7) 0,0% ( 0) 11,6% ( 5) 6,7% ( 1) 28,1% ( 9) 29,0% ( 9) 20,8% ( 5) 11,1% ( 3) 15,4% ( 6) 17,4% ( 38) 0,0% ( 0) 7,0% ( 3) 26,7% ( 4) 15,6% ( 5) 19,4% ( 6) 20,8% ( 5) 25,9% ( 7) 12,8% ( 5) 16,0% ( 35) 12,5% ( 1) 14,0% ( 6) 0,0% ( 0) 21,9% ( 7) 29,0% ( 9) 16,7% ( 4) 33,3% ( 9) 35,9% ( 14) 22,8% ( 50) 0,0% ( 0) 20,9% ( 9) 33,3% ( 5) 15,6% ( 5) 12,9% ( 4) 12,5% ( 3) 14,8% ( 4) 12,8% ( 5) 16,0% ( 35) 0,0% ( 0) 41,9% ( 18) 20,0% ( 3) 15,6% ( 5) 9,7% ( 3) 12,5% ( 3) 14,8% ( 4) 10,3% ( 4) 18,3% ( 40) 0,0% ( 0) 4,7% ( 2) 13,3% ( 2) 3,1% ( 1) 0,0% ( 0) 16,7% ( 4) 0,0% ( 0) 12,8% ( 5) 6,4% ( 14) 100% ( 8) 100% ( 43) 100% ( 15) 100% ( 32) 100% ( 31) 100% ( 24) 100% ( 27) 100% ( 39) 100% (219) Tableau 6 : Statut tabagique et indice anxiété stress Cet indice est la somme du niveau d anxiété, du niveau de stress et du HAD. Il est encore plus démonstratif avec des taux diamétralement opposés. Peu ou pas dépendant niveau moyen Moyennement ou fortement dépendant niveau élevé d indice d anxiété Non fumeur niveau bas, ancien fumeur niveau bas En train d arrêter moyen à fort Les sujets en train d arrêter ont des taux moyen ou fort d «indice d anxiété stress» comparables aux fumeurs peu ou pas dépendants. Les anciens fumeurs rejoignent toutefois les taux des non fumeurs. 18

19 Statut tabagique et indice anxiété stress minimal (Niveau 3) Indice bas (3) 50 % 45 % 40 % 35 % 30 % 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % Fumeur Fumeur Fumeur Ancien Non En train pas moyennement fortement fumeur fumeur d arrêter dépendant dépendant dépendant Fig 4 : Bas niveau d anxiété Versus statut tabagique Statut tabagique et indice anxiété stress maximal (Niveau 9) % indice maximal (9) 50 % 45 % 40 % 35 % 30 % 25 % 20 % 15 % 10 % 5 % Peu Moyennement Fortement Ancien Non Dépendant Dépendant Dépendant Fumeur Fumeur Ancien Non En train Fig 5 : Haut niveau d anxiété Versus statut tabagique pas moyennement fortement fumeur fumeur d arrêter dépendant dépendant dépendant de fumer 19

20 Nous constatons une relation globalement équivalente que ce soit pour le test HAD, le niveau de stress ou le niveau d anxiété. Un des objectifs de l étude était aussi d évaluer si les échelles visuelles de 1 à 10 pouvaient être un outil de mesure, les résultats vont bien dans ce sens là. Statut tabagique versus sexe (dans notre échantillon) Les femmes sont moins dépendantes que les hommes. Plus d anciens fumeurs sont des hommes. Sexe Etes vous? Non réponse 1 Fumeur peu ou pas dépendant 2 Moyennement dépendant 3 Fortement dépendant 4 Ancien Fumeur 5 Non Fumeur 6 En train d'arrêter TOTAL Nonréponse M F TOTAL 100% ( 7) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 3,2% ( 7) 0,0% ( 0) 13,2% ( 10) 20,6% ( 28) 17,4% ( 38) 0,0% ( 0) 19,7% ( 15) 14,7% ( 20) 16,0% ( 35) 0,0% ( 0) 29,0% ( 22) 20,6% ( 28) 22,8% ( 50) 0,0% ( 0) 19,7% ( 15) 14,7% ( 20) 16,0% ( 35) 0,0% ( 0) 15,8% ( 12) 20,6% ( 28) 18,3% ( 40) 0,0% ( 0) 2,6% ( 2) 8,8% ( 12) 6,4% ( 14) 100% ( 7) 100% ( 76) 100% (136) 100% (219) Tableau 7 : Statut tabagique Vs sexe Plus de femmes que d hommes sont en train d arrêter Plus de femmes que d hommes n ont jamais fumé Ces résultats sont conformes aux données connues, malgré l augmentation importante de femme fumeuse jusqu au début des années 2000, leur nombre a commencé à décroître reprenant le mouvement général et elles restent un peu moins nombreuses que les hommes. Un élément intéressant est de tenir compte du niveau de tabagisme, et là on constate bien, qu elles sont un peu moins dépendantes que les hommes. On observe plus de femmes peu ou pas dépendantes. Toutefois les «light smokers», hommes ou femmes, s avèrent être 20

21 «dépendants», avoir du mal à arrêter, et quand ils arrêtent, les substituts nicotiniques donnent de bons résultats. Tout ceci amène à prendre plus en considération les petits fumeurs. Dans une note de cadrage de la Haute Autorité de Santé, les études portant sur la prévalence des fumeurs menées en 2010 ont identifié une différence de prévalence entre hommes et femmes aux alentours de l âge de 30 ans. La prévalence plus faible chez les femmes de cette tranche d âge s explique par les grossesses (et projets de grossesse) ou par la présence de nourrissons ou d enfants en bas âge au foyer. Ces périodes de la vie sont propices à l arrêt du tabac chez les femmes, au moins temporairement ; c est moins le cas chez les hommes. Le nombre moyen de cigarettes fumées quotidiennement par les fumeurs réguliers semble en revanche, avoir diminué (15 cigarettes par jour en 2005 à 14 en 2010). Et de manière plus importante chez les hommes (de 17 à 15 cigarettes par jour) que chez les femmes (de 14 à 13 cigarettes par jour). Aussi, ces résultats mettent en avant que les femmes ne fument pas comme les hommes. Elles consomment en moyenne moins de cigarettes, leurs cigarettes ont souvent une teneur en nicotine plus faible et elles n inhalent pas aussi profondément que les hommes. On ignore toutefois si ce phénomène est dû à une sensibilité différente à la nicotine ou s'il s'explique par des différences sociales ou sensorielles. A contrario de nos résultats, de vastes études ont montré que les femmes faisaient moins de tentatives de désaccoutumance que les hommes et qu'elles échouaient plus souvent. Les médecins interrogent plus souvent les hommes que les femmes sur leur comportement de fumeur et la population masculine est plus souvent orientée vers une désaccoutumance. La probabilité qu une femme se voit prescrire un substitut nicotinique est plus faible, et ces produits semblent atténuer moins efficacement les symptômes de manque chez les femmes. D'autres facteurs peuvent rendre la désaccoutumance plus difficile pour les femmes, comme par exemple une plus grande sensibilité aux symptômes de manque, une plus grande préoccupation quant à la prise de poids et les variations hormonales durant le cycle menstruel. Des manifestations de stress, des dépressions, des troubles d'anxiété et des symptômes dépressifs sont également plus courants chez les femmes que chez les hommes. Elles placent des attentes plus élevées dans l effet déployé par la nicotine sur leurs humeurs et dans les moments difficiles, elles sont moins sûres de pouvoir renoncer au tabac. Sans compter que les femmes sont plus stressées après une désaccoutumance que les hommes. Dans la même direction, l analyse temporelle (Delfino et al, 2001) de la relation entre le tabagisme et les états d'urgence émotionnels chez les hommes et les femmes a permis de mettre en avant des résultats intéressants. Pendant 2 jours, 25 femmes et 35 hommes fumeurs, âgés de 18 à 42 ans, ont rempli un questionnaire 3 fois par heure, avant et après chaque cigarette (6882 données). Les données ont été analysées par des équations d'estimations généralisées. Il a été trouvé des associations positives significatives entre l'envie urgente de fumer et la colère, l'anxiété et la vigilance chez les femmes et les hommes ainsi qu'avec la fatigue chez les hommes seulement; la tristesse plus fortement chez les hommes que chez les femmes et la joie chez les femmes seulement. Une diminution de la vigilance et une augmentation de l'anxiété permettent de prédire une envie de fumer chez les hommes seulement. Le fait de fumer a été suivi par une réduction des niveaux de colère chez les hommes et les femmes, et une diminution de la tristesse chez les hommes seulement. Chez les hommes présentant le moins d'épisodes de colère, l'apparition d'un sentiment de colère était associée avec une augmentation subséquente de la consommation de tabac. Ces résultats 21

22 suggèrent que le fait de fumer est lié, plus clairement chez l'homme aux affects négatifs et au niveau d'énergie et à des effets palliatifs sur la tristesse, et sur la colère à la fois chez l'homme et la femme. Ces données démontrent que la recherche ambulatoire peut révéler des cibles pour les interventions précoces dans le sevrage tabagique. Dépendance tabagique versus activité physique Activité physique Etes vous? Non réponse 1 Fumeur peu ou pas dépendant 2 Moyennement dépendant 3 Fortement dépendant 4 Ancien Fumeur 5 Non Fumeur 6 En train d'arrêter TOTAL Nonréponse 1aucune 2occassionnelle3Aumoins1foisparsemaine TOTAL 46,7% ( 7) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 3,2% ( 7) 13,3% ( 2) 15,2% ( 7) 18,5% ( 12) 18,3% ( 17) 17,4% ( 38) 6,7% ( 1) 19,6% ( 9) 23,1% ( 15) 10,8% ( 10) 16,0% ( 35) 13,3% ( 2) 41,3% ( 19) 24,6% ( 16) 14,0% ( 13) 22,8% ( 50) 6,7% ( 1) 6,5% ( 3) 21,5% ( 14) 18,3% ( 17) 16,0% ( 35) 13,3% ( 2) 10,9% ( 5) 7,7% ( 5) 30,1% ( 28) 18,3% ( 40) 0,0% ( 0) 6,5% ( 3) 4,6% ( 3) 8,6% ( 8) 6,4% ( 14) 100% ( 15) 100% ( 46) 100% ( 65) 100% ( 93) 100% (219) Tableau 8 : dépendance tabagique et activité physique 41,3% des sujets de l étude n ayant aucune activité physique sont fortement dépendant à la cigarette. Dans notre population exerçant une activité physique régulière nous retrouvons essentiellement les non fumeurs (30,1%) et les anciens fumeurs (18,3%.) Seuls 14% ayant une activité physique régulière sont fortement dépendant à la cigarette Seuls 10,9% n ayant aucune activité sont des non fumeurs Seuls 6,5% n ayant aucune activité sont des anciens fumeurs. 76,1% de notre population ne pratiquant pas d activité physique sont des fumeurs. Plus la dépendance tabagique est importante moins l activité physique est importante. Activité physique versus stress Tableau 9 : stress Versus activité physique. 22

23 45,7% n ayant aucune activité ont un stress élevé et 15,2 un stress bas. à l opposé 45,2% faisant du sport régulièrement ont un stress bas et 23,7% un stress élevé. Plus la pratique de l activité physique augmente, plus l indice de stress diminue. En inversant les tableaux, nous observons que plus la pratique de l activité physique augmente, plus l indice de stress diminue. Evaluation du niveau de stress Activité physique Non réponse 1 aucune 2 occassionnelle 3 Au moins 1 fois par semaine TOTAL Nonréponse TOTAL 87,5% ( 7) 1,7% ( 1) 4,8% ( 4) 4,5% ( 3) 6,9% ( 15) 0,0% ( 0) 11,7% ( 7) 21,4% ( 18) 31,3% ( 21) 21,0% ( 46) 12,5% ( 1) 16,7% ( 10) 39,3% ( 33) 31,3% ( 21) 29,7% ( 65) 0,0% ( 0) 70,0% ( 42) 34,5% ( 29) 32,8% ( 22) 42,5% ( 93) 100% ( 8) 100% ( 60) 100% ( 84) 100% ( 67) 100% (219) Tableau 10 : stress Versus activité physique (inversé). 70 % de notre échantillon ayant un niveau de stress bas pratiquent au moins une fois par semaine une activité physique. 34,5 % de notre échantillon ayant un niveau de stress moyen pratiquent au moins une fois par semaine une activité physique. 32, 8 % de notre échantillon un niveau de stress élevé pratiquent au moins une fois par semaine une activité physique. Activité physique vs anxiété Tableau 11 : activité physique corrélé au niveau d anxiété. Même constat. 40% des patients n ayant aucune activité ont une anxiété élevée contre 28,9% une anxiété basse. 21,5% des patients ayant une activité régulière ont une anxiété élevée contre 48,4% une anxiété basse. Plus la pratique de l activité physique augmente, plus l indice d anxiété diminue. 23

24 Activité régulière et stress élevé vs statut tabagique Considérons les patients ayant une activité régulière et un stress élevé ils sont 22/93 soit 23,7% et croisons les avec le statut tabagique. Tableau 11 * : Activité régulière et stress élevé vs statut tabagique 45,4% sont des fumeurs, 13,6% des non fumeurs et 22,7% des anciens fumeurs. Malgré le sport le fait de fumer est associé au stress. Par rapport notre problématique de départ, ces résultats vont dans le sens d un tabagisme anxiogène. Activité régulière et stress bas vs statut tabagique Considérons ceux faisant du sport régulièrement et un niveau de stress bas soit 48,4% (45/93) croisons les avec le statut tabagique. Tableau 12 : Activité régulière et stress bas vs statut tabagique 47,6% sont des non fumeurs, 21,4 des anciens fumeurs et seuls 26,2 des fumeurs. Ces deux tableaux sont très parlants, quand on associe la pratique sportive à un niveau de stress faible, on trouve essentiellement des non fumeurs et des anciens fumeurs et quelques peu ou pas dépendants à la cigarette. Quand on associe la pratique sportive à un niveau de stress élevé on retrouve essentiellement des fumeurs ou des gens en train d arrêter. Le statut tabagique prime sur le fait de faire du sport, autrement dit faire du sport est associé à moins de stress quand on ne fume pas, et à beaucoup de stress quand on fume. Fumer est donc un élément stressant. 24

25 Aucune activité et stress élevé vs statut tabagique Tableau 13 : Aucune activité et stress élevé vs statut tabagique Ici c est encore plus net. Sur les patients n ayant aucune activité et un stress élevé 76,2% sont des fumeurs et 19% des anciens ou non fumeurs. Même si nos résultats ne permettent pas de démontrer statistiquement le sens de la relation entre statut tabagique et sujet stressé ne pratiquant pas d activité physique, notre regard de clinicien tendrait à y constater un effet anxiogène et stressant du tabagisme. Statut tabagique vs âge Tableau 14 : Statut tabagique vs âge 1. Avant 20 ans les non fumeurs sont majoritaires. 2. De 20 à 29 ce sont les fumeurs avec une dominante sur les petits fumeurs et moyens fumeurs. 3. De 30 à 39 ce sont les fortement dépendants et les moyennement dépendants. 4. De 40 à 49 encore les fumeurs mais plus repartis et les non fumeur et anciens fumeurs représentent 39,1% 5. De 50 à 59 les non fumeurs et anciens fumeurs dominent 47,9%, 6. Pour les plus de 60 ans c est encore plus prononcé. A noter que les patients en train d arrêter sont tout de même assez jeunes : moins de 30 ans. Ce fait est intéressant car il confirme bien l évolution des représentations sociales ; l image du tabac a changé y compris chez les jeunes qui essayent d arrêter. Sur les dernières années l arrivée des jeunes dans les consultations tabac est un indicateur intéressant, montrant 25

26 cette évolution ; même si c est la tranche d âge qui fume le plus, il y a eu aussi une diminution du tabagisme et on voit ces jeunes essayer d arrêter ou arrêter. Le prix est surement un élément déterminant. Statut tabagique vs traitement psychotrope Tableau 15 : Statut tabagique vs traitement psychotrope. 44,9% des patients fortement dépendant prennent un traitement. 25% des non fumeurs prennent un traitement. A noter que 40% des anciens fumeurs en prennent un, et que les moyennement dépendants n en prennent que dans 28,6% des cas. Les fumeurs peu ou pas dépendants sont ceux qui en prennent le moins (seulement 18,4% des fumeurs peu ou pas dépendants prennent un traitement psychotrope). Ce résultat rejoint l hypothèse d une tentative d automédication contre l angoisse, l anxiété, le stress, recherchée dans et par la cigarette. Le résultat le plus notoire est celui des fortement dépendants et celui des non fumeurs. Plus on est dépendant à la cigarette plus on prend un traitement psychotrope. Statut tabagique vs psychothérapie. Tableau 16 : Statut tabagique vs psychothérapie. Les résultats sont assez proches, ce sont les fortement dépendants qui font plus de psychothérapie, et les non fumeurs qui en font le moins, 30% contre 15,1%. Plus on est dépendant au tabac plus on fait de psychothérapie. 26

27 Age vs HAD Tableau 17 : Age Vs niveau d anxiété. Le niveau d anxiété selon le HAD augmente progressivement avec l âge. Avec une pointe de niveau élevé de 50 à 59 et 30 à 39, moyen de 40 à 49 ans et relativement faible avant 30 ans et après 60 ans. L âge versus anxiété, stress, indice d anxiété montrent les mêmes résultats. Le niveau d anxiété augmente avec l âge. Sexe vs HAD 1= faible niveau d anxiété 2= niveau moyen d anxiété 3=haut niveau d anxiété TEST HAD Sexe Non réponse M F TOTAL Nonréponse TOTAL 100% ( 7) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 3,2% ( 7) 0,0% ( 0) 43,8% ( 35) 40,4% ( 21) 25,0% ( 20) 34,7% ( 76) 0,0% ( 0) 56,3% ( 45) 59,6% ( 31) 75,0% ( 60) 62,1% (136) 100% ( 7) 100% ( 80) 100% ( 52) 100% ( 80) 100% (219) Tableau 18 : Sexe vs HAD Le niveau du HAD est élevé chez les femmes et plus faible chez les hommes. Mêmes résultats pour sexe vs anxiété, stress ou indice d anxiété. Ces résultats n entrent pas trop dans le cadre de notre enquête. L élément discriminant est lié à la profession puisque comme nous le verrons plus tard les professions employées de notre échantillon sont essentiellement des femmes et le niveau d anxiété est plus fort dans les catégories professionnelles moyennes ou précaires. A l opposer les catégories élevées professions supérieures ou cadre ont un score d anxiété plus bas et sont davantage des hommes. Le niveau d anxiété est plus important chez les femmes 27

28 Anxiété perçue vs HAD 1= faible niveau d anxiété (HAD) 2= niveau moyen 3= haut niveau Evalution du niveau d'anxiété TEST HAD Non réponse TOTAL Nonréponse TOTAL 77,8% ( 7) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 0,0% ( 0) 3,2% ( 7) 11,1% ( 1) 74,0% ( 54) 28,6% ( 20) 7,5% ( 5) 36,5% ( 80) 0,0% ( 0) 16,4% ( 12) 40,0% ( 28) 17,9% ( 12) 23,7% ( 52) 11,1% ( 1) 9,6% ( 7) 31,4% ( 22) 74,6% ( 50) 36,5% ( 80) 100% ( 9) 100% ( 73) 100% ( 70) 100% ( 67) 100% (219) 1= faible niveau d anxiété perçue 2= niveau moyen 3=haut niveau Tableau 19 : HAD vs anxiété Ce tableau est intéressant car il montre bien la corrélation entre le HAD et le niveau subjectif d anxiété ressentie. Le niveau 1 au HAD correspond bien au niveau 1 de l anxiété perçu (74%). Le niveau 2 au HAD correspond bien au niveau 2 de l anxiété perçu (40%). Le niveau 3 au HAD correspond bien au niveau 3 de l anxiété perçu (74%). Les résultats sont identiques quand on croise HAD vs stress. Utiliser cette échelle visuelle de 1 à 10 du niveau de stress ou d anxiété semble donc significatif et pourrait être un outil d évaluation rapide. Profession vs statut tabagique Tableau 20 : Profession vs statut tabagique 28

29 Ce tableau montre une gradation du statut tabagique en fonction du niveau social. Prenons un premier indice ceux qui fument moyennement et fortement : Sans emploi 52,2%, Professions employés 48%, Secrétaires, 50%, puis professions intermédiaires 37,5%, aides soignantes 30%, étudiants 30% et enfin les infirmières 29,6% et les cadres supérieurs 25%. Un autre indice, les non fumeurs additionnés aux anciens fumeurs, va dans le même sens. 14/58 soit 24,13% pour les employés 39 % les sans emploi, 35% les étudiants 55% les professions supérieures et 58,9% les infirmières. Plus le statut socioprofessionnel s élève moins on fume. Pour les anciens fumeurs : 35% d anciens fumeurs chez les professions supérieures 15,6% pour les professions intermédiaires 2,9% chez les employés. Plus le statut socioprofessionnel est élevé plus on a arrêté de fumer Groupes professionnels spécifiques vs statut tabagique Tableau 21 : Groupes professionnels spécifiques vs statut tabagique Considérons le groupe 5 des employés et le groupe 4 des professions intermédiaires, nous faisons le même constat : Les moyennement et fortement dépendants sont plus nombreux dans le groupe des employés. Les anciens fumeurs et non fumeurs sont plus importants dans le groupe des professions intermédiaires. Les professions intermédiaires sont fumeuses mais davantage dans la catégorie peu ou pas dépendants. 29

30 Profession vs activité physique Tableau 22 : Profession vs activité physique Les aides soignantes 5b, les infirmières 4b, les professions intermédiaires 4, les étudiants 8b ont plutôt une activité régulière. Les secrétaires ont plutôt une activité physique occasionnelle. Les sans emploi 8 et les professions employées 5 n ont plutôt aucune activité sportive. Les professions supérieures, cadres et les enseignants 4a ont très massivement (73% et 83%) une activité physique régulière. Plus le niveau socioprofessionnel s élève plus on fait de sport Groupes professionnels spécifiques vs activité physique Tableau 23 : Groupes professionnels spécifiques (groupe 4 et 5) vs activité physique Le groupe 4 professions intermédiaires a majoritairement une activité régulière 51,9% Le groupe 5 des employés a une activité occasionnelle 36,4% ou régulière 36,4% N ayant aucune activité 27,3% des employés et 13% des professions intermédiaires. 30

31 Ces éléments vont aussi dans le sens d une activité augmentant avec le niveau socioprofessionnel. Détaillons le groupe des employés Tableau 24 : Groupes professionnels spécifiques (groupe 5) vs activité physique Les aides soignantes et les secrétaires ont un peu plus d activité physique. «aucune activité» est plus marquée chez les autres employés 37,5% contre 10% pour les secrétaires (5a) et 15,4% pour les aides soignantes (5b). Profession versus test HAD Tableau 25: Profession vs test HAD Les professions supérieures 3 ont un niveau HAD bas 55% Les professions intermédiaires 4 plutôt bas 40,6% Les infirmières 4b ont un taux plus réparti 41,2% bas et 41,2% haut. Les étudiants 8b sont plus répartis, et plutôt de niveau moyen. Les employés 5 ont un niveau réparti 31

32 Les aides soignantes et les secrétaires ont un niveau élevé Les sans emploi un niveau élevé 47,8% Le niveau d anxiété HAD augmente inversement au niveau socioprofessionnel Profession vs indice anxiété stress Tableau 26 : Profession vs indice anxiété stress Aides soignantes et sans emploi: indice élevé. Les étudiants, les infirmières, les professions intermédiaires et les employés : indice également réparti. Secrétaires : niveau moyen. Professions supérieures: indice plutôt bas ou moyen. Profession intermédiaire + indice anxiété stress vs statut tabagique Tableau 27 : Profession intermédiaire (groupe 4) vs indice anxiété stress 32

33 Ici nous analysons dans une même profession, le groupe 4 les professions intermédiaires dans leur ensemble : 55. «L indice d anxiété stress» est également réparti : les niveaux bas (3) moyen (6) ou haut (9) sont à peu près équivalents. Mais si on regarde en fonction du statut tabagique on observe :. un résultat élevé en 6 et 9 pour les peu ou pas dépendants,. 6,8 et 9 pour les moyennement dépendants. et surtout le 9 pour les fortement dépendants Les anciens fumeurs sont surtout dans les niveaux bas 3 et 5 et les non fumeurs très majoritairement en niveau 3. Sur le groupe des infirmières, même constat, les fortement dépendants sont en 6,8 et 9, les non fumeurs en 3. «A profession égale» le statut tabagique est un élement prédictif du niveau de stress et d anxièté. Tableau 28 : Profession intermédiaire (groupe 5) vs indice anxiété stress Pour le groupe 5 des employés (58), l «indice d anxiété stress» est plus élevé (28/58) 48,3% en niveau élevé 7 à 9 dont 29,3% en 8,9.. Le niveau de stress anxiété augmente nous l avons vu précédement, inversement au niveau social. En fonction du statut tabagique, même constat. Les peu dépendant sont en 5 et 6, les moyennement dépendants en 7,8 et 9 et les fortement dépendants en 8 et 9. On observe une repartition un peu plus étalée chez les non fumeurs. Ici aussi le statut tabagique intervient sur le niveau d anxiété stress même si le différentiel est moins fort que pour les professions intermédiaires. Tableau 29 : Profession intermédiaire (groupe 5a) vs indice anxiété stress 33

34 Ici pour les secrétaires, les fortement et les moyennement dépendants sont uniquement en categorie 7,8 et 9 confirmant l hypothèse que le tabagisme est à lui seul un facteur d anxiété stress. Pour les aides soignantes les résultats sont similaires. Tableau 30 : Profession intermédiaire (groupe 8) vs indice anxiété stress Le groupe 8 sans profession montre un taux d anxiété très élevé en 8 et 9 chez les fortement dépendants mais plus également réparti pour les moyennement dépendants et les peu dépendants. Il en est de même pour les non fumeurs, les anciens fumeurs ou «en train d arrêter». Globalement la profession intervient plus sur le niveau d anxiété et de stress pour les classes employés, et sans emploi. Le statut économique intervient donc. Mais le statut tabagique est tout de même déterminant même s il l est moins que dans les professions intermédiaires ou supérieures. Tableau 31 : Profession intermédiaire (groupe 3) vs indice anxiété stress Ce groupe des professions supérieures montre un indice élevé pour les fortement dépendants, et un niveau plutôt bas pour les non fumeurs et anciens fumeurs. Tout ceci confirme que plus le statut social s élève plus le statut tabagique domine sur l indice d anxiété. Plus le statut social est bas, plus la profession intervient sur le niveau d anxiété stress mais moins que le statut tabagique. Nous retrouvons toujours le caractère anxiogène du tabac. 34

35 Profession vs suivi psychothérapeutique Tableau 32 : Profession vs suivi psychothérapeutique Les artisans commerçants chefs d entreprise, les enseignants, suivent beaucoup une psychothérapie mais les résultats sont peu significatifs. Les secrétaires dans une moindre mesure aussi comme les étudiants. Les professions supérieures très peu. 35

36 Conclusion Tout d abord cette étude nous a permis de tordre le coup aux idées reçues. En effet le fait de fumer ne constitue en rien un moyen de se calmer. Cela calme sur le moment mais fumer n apaise pas les tensions et ne diminue pas le niveau de stress. Dans toutes les observations que nous avons faites, nous voyons clairement apparaitre une prépondérance d un niveau d anxiété élevé, corrélé avec une forte dépendance tabagique. Nous avons précisément montré par rapport à notre problématique de départ relative à la relation tabac/ anxiété que plus le niveau de dépendance tabagique est important plus le niveau d anxiété relevé au HAD est important. Ce premier résultat, nous l avons retrouvé dans la relation tabac et stress, à savoir que plus le niveau de dépendance tabagique est élevé plus le niveau de stress est augmenté. De même, nous avons constaté par rapport à l anxiété perçue, qui nous le rappelons est plus subjective que la mesure relevée par l échelle HAD, que plus le niveau de dépendance tabagique est important plus le niveau d anxiété perçue est important. A ce sujet, nous avons constaté la pertinence de notre échelle de mesure de l anxiété perçue. Les scores de mesures très similaires avec ceux relevés par la HAD, nous confirment la possibilité d utilisation de cette échelle dans notre pratique clinique quotidienne. Cette étude nous a aussi montré des différences de positionnement par rapport à la problématique tabagique entre les hommes et les femmes. En effet, au sein de notre échantillon nous avons remarqué par exemple que les femmes sont moins dépendantes au tabac que les hommes. Loin d en tirer des conclusions hâtives, nous avons aussi décelé qu il y a plus d hommes anciens fumeurs que de femmes. Nous avons observé dans notre échantillon qu il y a plus de femmes n ayant jamais fumé que d hommes, mais aussi qu il y a plus de femmes en train d arrêter de fumer que d hommes. Concernant la relation «dépendance tabagique et activité physique» les constats sont intéressants. En effet nous avons remarqué que plus la dépendance tabagique est importante moins l activité physique est importante. De même, plus la pratique de l activité physique augmente, plus l indice de stress diminue. Nous ajouterons que plus la pratique de l activité physique augmente, plus l indice d anxiété diminue. En conclusion de cette lucarne «dépendance tabagique activité physique»le statut tabagique prime sur le fait de faire du sport. Autrement dit, le fait de faire du sport est associé à moins de stress quand on ne fume pas et à beaucoup de stress quand on fume. Au regard de ce résultat, le fait de fumer semble bien constituer un élément anxiogène et stressant. En marge de nos résultats, nous avons aussi travaillé sur le lien qui existe entre le statut tabagique et l âge de nos participants. Les résultats sont les suivants : avant 20 ans les non fumeurs sont majoritaires. De 20 à 29 ce sont les peu et moyennement dépendants au tabac. De 30 à 39 ce sont les fortement dépendants et les moyennement dépendants. De 40 à 49 les fumeurs sont encore majoritaires et les non fumeurs et anciens fumeurs représentent 39,1%. De 50 à 59 les non fumeurs et anciens fumeurs dominent 47,9%. Après 60 ans c est encore plus prononcé. 36

37 Notre étude met aussi en lumière un constat édifiant dans la relation statut tabagique et traitement à base de psychotropes. En effet nous avons constaté que plus la dépendance tabagique est élevée, plus on prend un traitement psychotrope. Sur la question, nous pensons que le fait de fumer, par son effet anxiogène et stressant, augmente et précipite les sujets à risque vers l utilisation de traitements psychotropes. Le constat reste le même concernant les traitements psychothérapeutiques puisque selon nos résultats, plus on est dépendant plus on fait de psychothérapie. Sans pouvoir certifier que fumer est un agent anxiogène, nous pouvons tout de même prédire que les conséquences d un tabagisme élévé ne garantissent pas un apaisement et un équilibre psychologique comme certains fumeurs le pensent. Enfin, notre étude s est penchée su la relation «statut socioprofessionnel et statut tabagique». Les observations que nous avons extraites semblent être en accord avec des études plus anciennes (Jarvis ;1999). Il en ressort que plus le statut socioprofessionnel s élève moins on fume, que plus le statut socioprofessionnel est élevé plus on a arrêté de fumer. Mais aussi que plus le niveau socioprofessionnel s élève, plus on fait de sport. Le niveau d anxiété HAD augmente inversement au niveau socioprofessionnel. Nos résultats montrent clairement que «à profession égale» le statut tabagique est un élement prédictif du niveau de stress et d anxiété. Tout ceci confirme que plus le statut social s élève plus le statut tabagique domine sur l indice d anxiété. Plus le statut social est bas, plus la profession intervient sur le niveau d anxiété stress mais moins que le statut tabagique. Toutes ces observations renforcent notre hypothèse de départ. Fumer : Un agent anxiogène. En perspective, nous intervenants en tabacologie et autres professions de santédevons utiliser cet argumentaire d un effet anxiogène du tabac. En effet, cet argument est de nature à favoriser une augmentation de la motivation à arrêter de fumer. Rappelons que le degré de motivation est le premier facteur prédictif à la réussite d un sevrage. Cet argument d un tabagisme anxiogène est utile à tous les stades. Les fumeurs peu ou pas dépendants peuvent y voir une alarme par rapport aux conséquences du tabagisme sur leur bien être. Les fumeurs fortement dépendants ont des éléments de compréhension pertinents sur leur niveau d anxiété et de stress supérieur à la normale. Les ex fumeurs peuvent saisir dans cet argument un rempart supplémentaire contre le risque de rechute. 37

38 Bibliographie 1. ALIAGA C. Le tabac : vingt ans d usage et de consommation. INSEE Première, octobre2001, ALIAGA C. Les relations au tabac sont multiples. INSEE Première, juin 2002, ANDERSEN S.L., Teicher M.H. (2008) Stress, sensitive periods and maturational events in adolescent de- pression. Trends Neurosci. 31(4) : ANDERSON JE, JORENBY DE, SCOTT WJ et al. Treating Tobacco Use and Dependence. An Evidence Based Clinical Practice Guideline for Tobacco Cessation. Chest 2002 ; 12 : ASSAL JP. La maladie chronique : une autre gestion, une autre prise en charge. Encycl Med Chir (Elsevier, Paris), Encyclopédie Pratique de Médecine, , 1988, 16 p. 6. AUBIN HJ, DUPONT P, LAGRUE G. Comment arrêter de fumer? Paris : Odile Jacob, 2003, 185 p. 7. BALL D. (2008) Addiction science and its genetics. Ad- diction 103(3): BARBIERI RL, York CM, Cherry M., Ryan KJ: The effect of nicotine, cotinine and anabasine on rat adrenal 11β-hydroxylase and 21-hydroxylase. J. of Steroïdal Biochemistry. (1987) 28 (1): BEN AMAR M., Potvin S. (2007) Cannabis and psy- chosis: what is the link? J. Psychoactive Drugs 39(2): BENOWITZ N.L. (2008) Neurobiology of nicotine addic- tion: implications for smoking cessation treatment. Am. J. Med. 121(4 suppl. 1): S BERLIN I, SAID S, SPREUX-VAROQUAUX O et al. A reversible monoamine oxydase inhibitor (MOCLOBEMIDE) facilitates smoking cessation and abstinence in heavy dependant smokers. Clin Pharmacol Ther 1995 ; 58 : BERLIN I, AUBIN HJ, PEDARIOSSE AM, et al. Lazabémide, a selective reversible monoamine oxydase B inhibitor as an aid to smoking cessation. Addiction 2002 ; 97 : BEZARD E., Dovero S., Belin D., Duconger S., Jack- son-lewis V., Przedborski S., Piazza P.V., Gross C.E., Jaber M. (2003) Enriched environement con- fers resistance to 1-methyl-4-phenyl-1,2,3,6- tetrahy- dropyridine and cocaine : involvement of dopamine transporter and trophic factors. J. Neurosci. 23(35) : BRADY K.T., Verduin M.L., Tolliver B.K. (2007) Treat- ment of patients comorbid for addiction and other psychiatric disorders. Curr. Psychiatry Rep. 9(5): BUTNER A., Mall G., Penning R., Weiss S. (2000) The neuropathology of heroin abuse. Forensic Sci. Int. 113(1-3): CARPER W.R., Dorey R.C., Beber J.H. (1987) Inhibitory effect of disulfiram (Antabuse) on alcohol dehydroge- nase activity. Clin. Chem. 33(10) : CHAMBERS R.A., Taylor J.R., Potenza M.N. (2003) Developmental neurocircuitry of motivation in adoles- cence : a critical period of addiction vulnerability. Am. J. Psychiatry 160(6): CHEVALEY A.F. (2002) Neurobiologie des effets de la cocaïne. Dépendances 18 : CHILDRESS A.R., Mozley P.D., McElqin W., Fitzgerald J., Reivich M., O Brien C.P. (1999) Limbic activation during cue-induced cocaine craving. Am. J. Psy- chiatry 156(1): CHRISTIE M.J. (2008) Cellular neuroadaptations to chronic opioids: tolerance, withdrawal and addiction. Br. J. Pharmacol. 154(2): COHEN S, Lichtenstein E: Perceived stress, quitting smoking, and smoking relapse. Health Psychology. (1990) 9(4): COOPER Z.D., Haney M. (2008) Cannabis reinforce- ment and dependence: role of the cannabinoid CB1 receptor. Addict. Biol. 13(2): CREWS F. He J., Hodge C. (2007) Adolescent cortical development: a critical period of vulnerability for ad- diction. Pharmacol. Biochem. Behav. 86(2): DELFINO F., Smoking and moods in adolescents with depressive and aggressive dispositions: evidence from surveys and electronic diaries. Health psycholgy, pp DELISI L.E. (2008) The effect of cannabis on the brain: can it cause brain anomalies that lead to increased risk for schizophrenia? Curr. Opin. Psychiatry 21(2): DEMINIERE J.M., Piazza P.V., Guegan G., Abrous N., Maccari S., Le Moal M., Simon H. (1992) Increased locomotor response to novelty and propensity to in- travenous amphetamine selfadministration in adult offspring of stressed mothers. Brain Res. 586(1): FADDA F., Rossetti Z.L. (1998) Chronic ethanol con- sumption: from neuroadaptation to neurodegenera- tion. Prog. Neurobiol. 56(4): FATTORE L., Fadda P., Spano M.S. Pistis M., Fratta W. (2008) Neurobiological mechanisms of cannabinoid addiction. Mol. Cell. Endocrinol. 286(1-2 Suppl. 1): S97-S

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41 Annexes Annexe 1 Texte d accompagnement du questionnaire : Le pôle Tabacololgie de l Hôpital Joseph Ducuing réalise une enquête épidémiologique sur le thème «TABAC ET STRESS». Cette enquête qui s adresse à tous, est anonyme et ne vous prendra que quelques instants pour répondre au questionnaire. Merci d y participer en renseignant le questionnaire ci-joint et en le glissant dans l urne. Si vous souhaitez connaître les résultats de cette enquête, vous pourrez les consulter à partir du 1 er juin 2012 sur le site de l établissement : 41

42 Annexe 2 Questionnaire ENQUÊTE Pouvez-vous répondre anonymement à ce questionnaire? Age :. Sexe M : O F : O Profession : Êtes-vous? FUMEUR O si oui Nombre de cigarettes/ jour :. Temps entre le lever et la 1 ière cigarette en minutes : ANCIEN FUMEUR O si oui arrêt de 1 à 3 ans O plus de 3 ans O NON FUMEUR O EN TRAIN D ARRÊTER O si oui moins de 6 mois O plus de 6 mois O Comment :( plusieurs réponses possibles) Seul O Substituts nicotiniques O Champix O Accompagnement O Autre O Activité physique? Aucune O Occasionnelle O 1 fois/semaine O 2 fois O 3 fois O Plus O Je me sens tendu(e) ou énervé(e) Je me fais du souci - La plupart du temps O - Très souvent O - Souvent O - Assez souvent O - De temps en temps O - Occasionnellement O - Jamais O - Très occasionnellement O J ai une sensation de peur comme si Je peux rester tranquillement assis(e) quelque chose d horrible allait m arriver à ne rien faire et me sentir décontracté(e) - Oui, très nettement O - Oui, quoi qu il arrive O - Oui, mais ce n est pas trop grave O - Oui, en général O - Un peu, mais cela m inquiète pas O - Rarement O - Pas du tout O - Jamais O J éprouve des sensations de peur et j ai J ai la bougeotte et n arrive pas l estomac noué à tenir en place - Jamais O - Oui, c est tout à fait le cas O - Parfois O - Un peu O - Assez souvent O - Pas tellement O - Très souvent O - Pas du tout O J éprouve des sensations soudaines de panique : - Vraiment très souvent O - Assez souvent O - Pas très souvent O - Jamais O Suivez-vous uns psychothérapie? oui O non O Dans votre quotidien à combien évaluez vous le niveau de stress? ( de 1 à 10).. A combien évaluez-vous votre anxiété? (de 1 à 10 ) Avez-vous pris un traitement anxiolytique, antidépresseur, hypnotique depuis 1 an? oui O non O 42

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