SOMMAIRE ALCOOL CANNABIS
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- Marie-Noëlle Ledoux
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1 SOMMAIRE LES INFORMATIONS SUR LE PRODUIT LE PRODUIT Cannabis p 2 La consommation p 3 LES USAGERS Les différents usagers p 4-5 LA LEGISLATION Loi p 6-7 Cannabis et travail p 8 Cannabis et sécurité routière p 9 à 12 LA DOCUMENTATION Bibliographie p 13 à 17 LES SITUATIONS TYPE médecin/patient En parler et repérer, Evaluer Informer p 18 Amener à se questionner, Orienter p 19 Les phrases clé p 20 Les questions les plus fréquemment posées p 21 ABORDER LA CONSOMMATION DE CANNABIS EN CONSULTATION Schéma des étapes p 22 EN PARLER ET REPERER p 23 EVALUER Questionnaire d autoévaluatiuon p 24 Test CRAFFT p 25 Test DETC CAGE p 26 DEP-ADO P 27 INFORMER Les effets immédiats p Les effets différés p 30 à 33 AMENER A SE QUESTIONNER p 34 à 36 ORIENTER p 37 LES COORDONNEES DES CONSULTATIONS CANNABIS p
2 CANNABIS Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée en France. Le cannabis est une plante sexuée avec des plants mâles et des plants femelles, ces derniers sont plus riches en THC (tétrahydrocannabinol). Haschich herbe huile de haschich, sont les formes les plus usuelles du cannabis en France. LE HASCHICH Résine obtenue à partir des sommités fleuries, se présentant sous forme de plaques compressées, se fumant mélangées au tabac. La concentration en 9THC varie de 2 à 10% voire 22% (laboratoire police scientifique d Ecully) L HERBE (la marijuana) comprenant feuilles, sommités fleuries et tiges séchées du chanvre. Elle est fumée fréquemment mélangée à du tabac ou pure. La concentration en 9THC varie de 0,5 à 7% voire 18% selon la variété. L HUILE DE HASCHICH (rarement utilisée) est un concentré de haschich goudronné et visqueux qui se fume mélangé à du tabac ou déposé avec une pointe d allumette sur un cigare ou sur le papier d une cigarette déjà roulée (peu répandu en France). Sa concentration en principe actif est de 10 à 30% voire 60%. L herbe et le haschich sont désignés sous 200 mots d argot différents : marijuana, ganja, pot, joint, herbe, marie-jeanne, beu, shit, bunt, kif, tosh, hakik, jaja, bedot La forte lipophilie du THC explique son passage rapide après inhalation dans la circulation sanguine (où il est véhiculé par les lipoprotéines auxquelles il se lie à près de 95 % de la concentration circulante) puis il se concentre dans le cerveau et dans les différents tissus, notamment les tissus adipeux où il est stocké. Il est ensuite lentement relargué avant d être éliminé. L importance de la diffusion du THC et de son stockage dans les lipides est reflétée par le volume de distribution apparent, qui est de 400 à 1000 litres pour un adulte, ce qui est considérable. On considère qu environ 1% de la dose de THC introduite dans l organisme parvient effectivement au cerveau. 2
3 LA CONSOMMATION DE CANNABIS EN FRANCE Principal mode de consommation est l inhalation Forme d utilisation la plus fréquente : «le joint» et le haschich QUELQUES CHIFFRES Le joint type contient 3,5 mg de THC La dose létale étant de mg. Un joint contient de 0,5 à 1 gramme de cannabis La dose «efficace» se situe entre 2 et 22 mg s il est fumé La dose «efficace» se situe entre 20 et 90 mg s il est pris par voie orale. La quantité de THC délivrée est de 20 à 70 % lors de l inhalation Lorsqu il est fumé seulement 20% du joint est consommé, le reste est pyrolysé. La biodisponibilité du THC varie entre 5 et 24%. 3
4 LES USAGERS 1 On distingue plusieurs types d usagers : LES RECREATIFS OU RECREATIONNELS Ils consomment en groupe, lors de moments de loisirs, visant la recherche de plaisir ; LES OCCASIONNELS Ils fument de temps en temps seul, et la plupart du temps une seule fois par jour ou à certains moments précis, pour dormir, se calmer, se désangoisser, dessiner, jouer de la musique LES USAGERS REGULIERS Ils consomment depuis des mois, voire des années. LES USAGERS INTENSIFS Ils consomment toute la journée en quantité, parfois associé à l alcool, ou à d autres substances médicamenteuses ou illicites (héroïne, cocaïne ) Quelle est la réalité de la consommation? D un point de vue épidémiologique 1, celle-ci concerne en majeure partie les adolescents quelque soit sa fréquence. En France, l expérimentation chez les jeunes (15-16 ans) est passée de 12 % à 35 % entre 1993 et «Cannabis : quels effets sur le comportement et la santé?», Expertise collective, Editions Inserm,
5 LES USAGERS 2 Quelle est la réalité de la consommation?(suite) A titre d exemple : 53,3% des garçons et 47,2 des filles de 17 ans déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie 2 50 % chez les hommes de 25 à 34 ans 3 30 % chez les ans 3 Parmi les drogues illicites, le cannabis est de très loin le produit le plus consommé, 21,6% des ans l ont expérimenté 3 Evolution du niveau d usage au cours de la vie (au moins 1 fois) de substances psychoactives par sexe, à 17 ans (% en ligne) ESCAPAD 200 Filles 2000 Filles 2003 Garçons 2000 Garçons 2003 alcool - 94,2-95,0 tabac 79,4 79,0 76,0 75,0 cannabis 40,1 47,2 50,1 53,3 2 Drogues et dépendances : indicateurs et tendances de l Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies. Cannabis. OFDT. ESCAPAD «Cannabis : quels effets sur le comportement et la santé?», Expertise collective, Editions Inserm,
6 LA LOI 1 CODE DE LA SANTE PUBLIQUE (Nouvelle partie Réglementaire) Article R Sont interdits la production, la mise sur le marché, l'emploi et l'usage : 1. Du cannabis, de sa plante et de sa résine, des préparations qui en contiennent ou de celles qui sont obtenues à partir du cannabis, de sa plante ou de sa résine ; 2. Des tétrahydrocannabinols, à l'exception du delta 9-tétrahydrocannabinol de synthèse, de leurs esters, éthers, sels ainsi que des sels des dérivés précités et de leurs préparations. Des dérogations aux dispositions énoncées ci-dessus peuvent être accordées aux fins de recherche et de contrôle ainsi que de fabrication de dérivés autorisés par le directeur général de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. La culture, l'importation, l'exportation et l'utilisation industrielle et commerciale de variétés de cannabis dépourvues de propriétés stupéfiantes peuvent être autorisées, sur proposition du directeur général de l'agence, par arrêté des ministres chargés de l'agriculture, des douanes, de l'industrie et de la santé. CODE DE L'EDUCATION (Partie Législative) Article L (inséré par Loi nº du 9 août 2004 art. 51 Journal Officiel du 11 août 2004) Une information est délivrée sur les conséquences de la consommation de drogues sur la santé, notamment concernant les effets neuropsychiques et comportementaux du cannabis, dans les collèges et les lycées, à raison d'au moins une séance annuelle, par groupes d'âge homogène. Ces séances pourront associer les personnels contribuant à la mission de santé scolaire ainsi que d'autres intervenants extérieurs. 6
7 LA LA LOI LOI 2 1 CODE PENAL (Partie Législative) Article (Loi nº du 16 décembre 1992 art. 354 et 373 Journal Officiel du 23 décembre 1992 en vigueur le 1er mars 1994) (Ordonnance nº du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002) Le fait de diriger ou d'organiser un groupement ayant pour objet la production, la fabrication, l'importation, l'exportation, le transport, la détention, l'offre, la cession, l'acquisition ou l'emploi illicites de stupéfiants est puni de la réclusion criminelle à perpétuité et de euros d'amende. Les deux premiers alinéas de l'article relatifs à la période de sûreté sont applicables à l'infraction prévue par le présent article. Circulaire du Garde des Sceaux relative à la lutte contre la toxicomanie et les dépendances du 8 avril 2005 Répression accrue des infractions tendant à inciter à l usage de stupéfiants Traitement des infractions de provocation à l usage de stupéfiants Rappel de certains textes : L CSP Provocation à l usage de stupéfiants Ou présentation de l usage de stupéfiants sous un jour favorable A CP Provocation directe d un mineur à faire un usage illicite de stupéfiants Si mineur de moins de quinze ans 5 ans de prison d amende 5 ans de prison d amende 7 ans de prison d amende 7
8 CANNABIS ET TRAVAIL (Réf. : Philippe Arbouch, Avocat, intervention colloque «risques professionnels» 7 juin 05 à Lyon) Le droit Européen s imposant au droit français, il est intéressant de rappeler que la Cour Européenne des Droits de l Homme par deux arrêts du 7 novembre 2002, a précisé que l obligation pour les membres d équipage d un ferry de fournir des échantillons d urine afin de détecter l usage d alcool et de drogues, constituait certes l ingérence d une autorité publique, mais était justifiée dès lors qu elle poursuivait un objectif légitime (assurer la sécurité du ferry) et proportionnée à cet objectif (les tests pratiqués ne permettant que de détecter des substances ingérées dans les 48 heures précédentes). Il en allait de même pour les personnels d entretien d une centrale nucléaire, de fournir des échantillons d urine, cette obligation étant justifiée pour les mêmes motifs (objectif légitime et proportionné) et devant observer un caractère discret et confidentiel. La législation européenne ouvre donc la porte aux contrôles, les deux points à retenir étant la proportionnalité au regard de l objectif poursuivi et sa légitimité. Il serait intéressant de voir dans les années à venir l appréciation qui en sera faite par les tribunaux français. L introduction et la consommation sur le lieu de travail posent divers problèmes juridiques puisque la drogue est interdite pour un usage personnel et que sa consommation dans les locaux de l entreprise est bien évidemment interdite ne parlons pas de la revente dans les locaux de l entreprise Il y a donc 3 possibilités pour appréhender ces usages dans le cadre du travail : - le pouvoir disciplinaire de l employeur, - l état de santé du salarié consommateur, - la responsabilité générale qui pèse sur l employeur en matière d application des règles d hygiène et de sécurité. Bien évidemment si l introduction et la consommation de drogues dans les locaux de l entreprise pose problème, à fortiori le trafic de drogue peut incontestablement justifier une rupture immédiate du contrat de travail, pour le moins une faute grave. Le comportement délictuel du salarié et ses conséquences, peuvent également avoir une incidence sur le lien contractuel avec l entreprise, c est notamment le cas lorsqu un salarié est mis en examen et laissé en liberté provisoire pour consommation ou trafic de drogue, ou lorsqu un salarié est incarcéré pour les mêmes raisons. Le comportement du salarié hors de l entreprise ne peut, en principe, justifier des mesures disciplinaires de la part de l employeur puisqu il se rapporte à sa vie privée. Il en va bien sûr autrement selon la jurisprudence, lorsque les comportements par les échos qu ils ont suscités, sont de nature à causer un préjudice sérieux et durable à l entreprise ou lorsque ces agissements peuvent faire courir un risque à l entreprise et au personnel. S agissant du dépistage de la consommation de stupéfiants, une note du Ministère du Travail de juillet 1990 a admis que dans certaines entreprises il existait des postes pour lesquels la détermination de «l aptitude du salarié peut comporter un dépistage de la toxicomanie». L article R du code du travail précise que le médecin du travail peut prescrire des examens complémentaires nécessaires à la détermination de l aptitude médicale au poste de travail et notamment au dépistage des affections comportant une contre indication à ce poste. 8
9 CANNABIS ET SECURITE ROUTIERE 1 Les tests de dépistage Françoise Facy Directeur de recherche, Inserm Marie-Berthe Biecheler-Fretel Directeur de recherche, Inrets-Dera Myriam Rabaud Ingénieur de recherche, Inserm RAPPEL DES LOIS La loi Gayssot du 18 juin 1999 prévoyait la recherche systématique des stupéfiants chez tous les conducteurs impliqués dans un accident immédiatement mortel de la circulation. Son entrée en vigueur est devenue effective depuis le 1 er octobre La loi du 15 novembre 2001 autorise les officiers de police judiciaire à faire procéder sur tout conducteur impliqué dans un accident corporel à des épreuves de dépistage de stupéfiants. La loi Dell Agnola du 3 février 2003 institue un délit spécifique de conduite après usage de stupéfiants et étend les circonstances de dépistage de ces produits. Le fait de refuser de se soumettre aux vérifications constitue un délit. Cette loi soumet aussi au dépistage les accompagnateurs d élèves conducteurs et s applique à tout cas d accident corporel où il y a présomption d usage de stupéfiants. LES EPREUVES DE DEPISTAGE Elles consistent à détecter rapidement, à partir d un recueil urinaire, la présence d un ou plusieurs produits appartenant aux quatre familles suivantes : cannabis, amphétamines, cocaïne et opiacés. Le dépistage est demandé par un agent ou un officier de police judiciaire. La procédure doit se dérouler dans un établissement public médical accueillant des urgences ou à défaut dans un cabinet médical de ville. 9
10 CANNABIS ET SECURITE ROUTIERE 2 Les tests de dépistage LES EPREUVES DE DEPISTAGE (Suite) Les tests urinaires rapides doivent répondre à certaines spécifications techniques prédéfinies, dont notamment les seuils minima de détection. La lecture du résultat est immédiate. Une copie du résultat est remise sur le champ au conducteur pour l informer du caractère négatif ou positif du test urinaire. Lorsque le dosage urinaire est positif pour l une au moins des quatre familles de produits stupéfiants ou lorsque les épreuves de dépistage sont impossibles (décès ou refus) des analyses et examens complémentaires sont pratiqués pour établir la preuve de conduite après usage de l un de ces produits. Ils comprennent : un examen clinique, un prélèvement biologique (sanguin) suivi de la recherche et du dosage des stupéfiants et de médicaments psychoactifs subordonnés à la présence de stupéfiants. Chaque prélèvement sanguin est réparti en deux flacons conservés dans les mêmes conditions, le deuxième devant servir en cas d une demande de contrôle.les prélèvements biologiques sont analysés par des personnels compétents, dans des laboratoires équipés spécifiquement qui respectent des conditions juridiques et techniques préalablement fixées (suivies par l AFSSAPS en clair). Le résultat des analyses est ensuite transmis au procureur de la République du lieu de l accident. Le résultat ne sera connu de la personne qu en cas de poursuites, son avocat pouvant consulter le dossier. METHODES DE DEPISTAGE Pour mettre en évidence un usage de cannabis, deux méthodes sont à distinguer : Les méthodes de dépistage utilisées dans un but d orientation et celles de confirmation de dosage. Des techniques immunochimiques permettent une détection rapide du cannabis uniquement dans les urines car elles sont peu sensibles et peu spécifiques en général. Mais certains tests de dépistage commercialisés actuellement présentent une assez bonne fiabilité en termes de spécificité et de sensibilité (réf des tests que l on trouve en pharmacie) : labo ID PHARMA NARCOTEST. 10
11 CANNABIS ET SECURITE ROUTIERE 3 Les tests de dépistage N AFSSAPS NOM COMMERCIAL DISTRIBUTEURS DATE d'attestation X04953 Narcotest Opiaces* REF ID Pharma X04973 Narcotest 4 drogues* REF ID Pharma X04983 Narcotest amphétamines* REF ID Pharma X04993 Narcotest cannabis* REF ID Pharma X05003 Narcotest cocaïne* REF ID Pharma En revanche, bien que le 9 THC puisse être dépisté dans la salive et la sueur, aucun dispositif fiable pour des contrôles de routine sur route n est encore disponible. Seules des méthodes séparatives, chromatographiques telle la chromatographie en phase gazeuse avec détection par spectrométrie de masse (CPG-SM), peuvent confirmer une consommation de cannabis. Seul le sang analysé par CPG-SM permet de différencier les principes actifs des métabolites inactifs, d effectuer parallèlement une analyse quantitative, d estimer le temps écoulé entre le moment de la dernière consommation et celui de la prise de sang. C est la seule méthodologie acceptable dans tout contexte médico-légal incluant les accidents de la voie publique. L étude «SAM : stupéfiants et accidents mortels» INRETS Institut National de Recherches sur les Transports et leur Sécurité D'après Le Monde du 5 oct 2005, procédant par extrapolation, l'étude estime la prévalence du cannabis parmi les conducteurs «circulants» à 2,9% soit un chiffre légèrement supérieur à celui estimé pour l'alcool 2,7%, et elle estime par ailleurs la fraction d'accidents mortels imputables à la seule consommation du cannabis à 2,5%. Evoquant «l'effet dose», le quotidien note que pour la première fois est mise en évidence la hausse du risque d'accident en cas d'augmentation de la concentration sanguine en produit actif, pour souligner que l'enquête confirme par ailleurs que les effets de l'alcool et du cannabis se cumulent avec un risque multiplié par 14 pour les conducteurs associant les deux produits, alors qu'il est multiplié par 8,5 pour l'alcool seul (2,7 en dessous de 0,5 g/l) et par 1,8 pour le cannabis seul. Cette étude confirme le rôle majeur de l'alcool dans les accidents mortels, «loin devant le cannabis» puisque 20,9 % des conducteurs de l'étude présentaient un taux d'alcoolémie supérieur au normes légales, avec la mise en évidence d'un «effet dose massif», le sur-risque de provoquer un accident mortel progressant de 6,3 entre 0,5 et 0,8 g/l à 39,6 au-delà de 2 g/l. Remarquant que même consommé à dose légale, l'alcool s'avère plus dangereux que le cannabis avec 3,4% d'accidents attribuables aux personnes présentant une alcoolémie légale et 2,5% aux personnes ayant consommé du cannabis décès seraient imputables à l'alcool contre 180 imputables au cannabis sur 6000 accidents mortels par an. 11
12 CANNABIS ET SECURITE ROUTIERE 4 Les principales infractions et leurs sanctions Depuis juillet 2003 Amende Retrait de points Suspension ou annulation du permis Immobilisation du véhicule Prison Conduite en état d alcoolisation et après l usage de stupéfiants points Suspension ou annulation de 3 ans Immobilisation ou confiscation 3 ans Infractions* Sans circonstance «aggravante» Une circonstance «aggravante» Deux ou plusieurs circonstances «aggravantes» Homicide involontaire 5 ans de prison d amende Retrait de six points du permis de conduire 7 ans de prison d amende 10 ans de prison d amende De plein droit, annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant dix ans au plus Si récidive : interdiction de plein droit à dix ans, voire interdiction définitive Atteinte involontaire à l intégrité de la personne entraînant une ITT** de plus de trois mois Atteinte involontaire à l intégrité de la personne entraînant une ITT d une durée inférieure ou égale à trois mois 3 ans de prison d amende Retrait de six points du permis de conduire 2 ans de prison d amende Retrait de six points du permis de conduire 5 ans de prison d amende 7 ans de prison d amende De plein droit, annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant dix ans au plus 3 ans de prison d amende. 5 ans de prison d amende De plein droit, annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant dix ans au plus *Ces infractions sont considérées comme une même infraction au regard de la récidive. **ITT : incapacité totale de travail 12
13 BIBLIOGRAPHIE 1 Documents disponibles au Centre Jean Bergeret Tél. : Mail : [email protected] MIDDLETON O. Sport et cannabis : bombe H ou pétard mouillé?. THS La Revue des Addictions, 1999, 1, (4), p FONTANA C., ASSOCIATION LE LIRESS, ASSOCIATION LE TIPI Des usages thérapeutiques du cannabis et de l'automédication : premier résultats de recherche, juin Psychotropes, 2000, 6, (3), p REYNAUD M., MOREL A., VILLEZ M., CAGNI G. Troubles cognitifs et dommages associés à la consommation de cannabis. Courrier des Addictions (Le), 2001, 3, (1), p OUVRY O. Quel sens donner à la consommation de cannabis d'un adolescent?. Courrier des Addictions (Le), 2001, 3, (1), p.23 BONNIN O., BOGAERTS A., AELVOET M., COUTERON J. P., BOUZIANE F. Cannabis : dépénalisation fumeuse en Belgique. La France relance le débat sur la loi de Interdépendances, 2001, (41), p.8-16 HACHET P. La guidance parentale, une réponse psycho-éducative pour améliorer les liens entre parents et adolescents consommateurs de cannabis. Dialogue, 2001, (152), p HACHET P. Consommation régulière de cannabis à l'adolescence et secret de famille. Alcoologie et Addictologie, 2001, 23, (1), p GIRARD B. Enquête 15/24 ans : alcool, tabac, cannabis, faut-il tout interdire?. Phosphore, 2001, (243), p COUTERON J. P. Accueil d'usagers de cannabis : intérêt d'une auto-évaluation. Interventions, 2001, 18, (2), p TOXI-GEN 5814 ASNAFI-FARHANG S., HATCHUEL P., BOURHIS F., DIVINE C., LAGRUE G. Prévalence de la consommation de cannabis et de tabac chez les patients d'un Centre Méthadone : évaluation par dosages urinaires. Annales de Médecine Interne, 2001, 152, (3 supplément), p.is37 IS42 13
14 BIBLIOGRAPHIE 2 TOXI-GEN 5814 SANCHEZ M., PHAN O. Causalité et évolution psychologiques dans une dépendance au cannabis. Annales de Médecine Interne, 2001, 152, (3 supplément), p.is54- IS56 ANIT 21 DUCRETTET S. L'adolescence et l'interdit de cannabis : la construction d'une citoyenneté mise à rude épreuve. XXIIe Journées nationales de l'anit "Toxicomanies et territoires urbains", ANIT, Chambéry, 8-9 juin 2001, Interventions, 2001, 18, (4), p LAGRUE G., MAUTRAIT C. Adolescents : cannabis et tabac. Courrier des Addictions (Le), 2001, 3, (3), p PLANTET J., MAESTRACCI N., HAUTEFEUILLE M. Un vrai débat sur les drogues devient incontournable! Faut-il dépénaliser le cannabis?. Lien Social, 2002, (613), p.4-9 LORENZO P., LEZA J. C. Utilité thérapeutique du cannabis et de ses dérivés. Interventions, 2001, 18, (3), p LEGLEYE S., BECK F., PERETTI-WATEL P. Consommateurs d'alcool ou de cannabis à 17 ans : quelles différences?. Alcoologie et Addictologie, 2002, 24, (2), p HACHET P. Le psychologue, l'adolescent fumant du cannabis et ses parents : analyse d'un contre-transfert. Interventions, 2002, 19, (1), p BIDARD I., ADES J., GORWOOD P. Les relations entre cannabis et schizophrénie. Alcoologie et Addictologie, 2002, 24, (3), p HOUDAYER H. Cannabis ou la métaphore du lien. Psychotropes, 2001, 7, (1), p HACHET P. Usages festifs de cannabis à l'adolescence et lien social. Adolescence, 2002, 20, (3), p DEL VOLGO J. P. Cannabis... nouvel opium adolescent. Adolescence, 2002, 20, (3), p
15 BIBLIOGRAPHIE 3 HACHET P. Mise en situation : la découverte par les parents d'une consommation adolescente de cannabis. THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (18), p SCHORDERET M. Bienfaits et méfaits du cannabis. THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (18), p HACHET P. "La jeune fille et le père mort : une adolescente fumant régulièrement du cannabis". THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (18), p REYNAUD M. Le cannabis, la loi et la santé. THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (19), p AMETEPE L. Liens entre usage de cannabis et schizophrénie. Revue Française de Psychiatrie et de Psychologie Médicale (La), 2003, 7, (70), p HACHET P. La consommation de cannabis chez les jeunes nécessite avant tout des réponses préventives et psychologiques. THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (20), p KARILA L., DANEL T., RAIH H., BENYAMINA A., GOUDEMAND M., REYNAUD M. Consommation de cannabis et altérations des fonctions cognitives. Alcoologie et Addictologie, 2004, 26, (3), p CHABROL H., ROURA C. Le "bong", un mode fréquent et méconnu de consommation du cannabis. Une étude qualitative chez l'adolescent. Courrier des Addictions (Le), 2004, 6, (1), p BOYD S. J., TASHKIN D. P., HUESTIS M. A., HEISHMAN S. J., DERMAND J. C., SIMMONS M. S., GORELICK D. A. Stratégies de sevrage utilisées par les fumeurs de cannabis non demandeurs d'un traitement. Alcoologie et Addictologie, 2004, 26, (4), p OEDT, OBSERVATOIRE EUROPEEN DES DROGUES ET DES TOXICOMANIES, CARPENTIER C., BALLOTTA D., MONTANARI L., SCHATZ E., HEDRICH D., HILLEBRAND J., GOOSDEEL A., WALLON A., MARTEL C., VAZQUEZ MOLINI I., GEORGIADES N., HERNALSTEEN K. Le cannabis gagne-t-il en puissance?. Drugnet Europe, 2004, (47), 8 p. DELHOMMEAU L. Cannabis et psychose. Santé Mentale, 2002, (70), p
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18 SITUATIONS TYPE MEDECIN/PATIENT 1 EN PARLER ET REPERER MEDECIN Question ouverte «A propos vous en êtes où avec le cannabis?» PATIENT «Je consomme Je ne consomme pas» MEDECIN Synthèse et reformulation EVALUER «En 2 mots, si je vous ai bien compris, vous» MEDECIN «Qu est-ce que vous pensez de votre consommation?» PATIENT «J ai du mal à la définir» Utilisation des questionnaires et tests MEDECIN «Pour vous aider, acceptez vous de remplir ce test?» INFORMER PATIENT «Un joint n a jamais fait de mal à personne» MEDECIN Apporter des informations objectives E MEDECIMEMMMN «le cannabis est nocif : -Il est démontré que -Les effets sont» 18
19 SITUATIONS TYPE MEDECIN/PATIENT 2 AMENER A SE QUESTIONNER MEDECIN PATIENT «En quoi vous aide votre consommation de cannabis, voyez vous un rapport avec vos difficultés?» MEDECIN ENTOURAGE «Avez vous parlé de sa consommation de cannabis avec.voyez vous un rapport avec ses difficultés?» ORIENTER MEDECIN PATIENT «Il existe des consultations où des professionnels pourront si vous le souhaiter vous aider à faire le point ou arrêter votre consommation. Ces consultations sont gratuites et garantissent si vous le désirez l anonymat, la plus proche se situe» 19
20 LES PHRASES CLE POUR ABORDER LA CONSOMMATION DE CANNABIS EN CONSULTATION EN PARLER ET REPERER EVALUER USAGER «Vous avez des difficultés (études, travail ) Vous avez du mal à dormir Vous arrive-t-il de consommer du cannabis?» ENTOURAGE «Vous êtes inquiet pour lui (elle)! Savez vous si il (elle) consomme du cannabis? En avez vous parlé avec lui (elle)?» USAGER «Je vous propose de faire le point sur votre consommation de cannabis» INFORMER ENTOURAGE «Ce serait mieux que je puisse faire le point avec lui (elle)» USAGER ou ENTOURAGE «Je peux vous donner quelques informations sur les effets du cannabis» AMENER A SE QUESTIONNER ORIENTER USAGER «En quoi vous aide votre consommation de cannabis (par rapport à vos difficultés identifiées)?» ENTOURAGE «Avez vous déjà parlé de sa consommation avec lui (elle)?» USAGER ou ENTOURAGE «Des structures spécialisées peuvent vous aider 20
21 Quelle est la proportion de consommateurs de cannabis qui prennent d autres drogues illicites? En France, l enquête du baromètre santé jeunes 97/98 du CFES rapporte que 5.5% des jeunes âgés de 15 à 19 ans qui ont expérimenté le cannabis, ont aussi consommé une autre substance psycho active illicite, cocaïne, héroïne, crack, amphétamines ou hallucinogènes. La consommation de cannabis détruit elle les neurones? La neurotoxicité mise en évidence avec le cannabis est fonctionnelle et réversible : des fonctions cérébrales sont atteintes mais les cellules cérébrales (neurones) ne sont pas touchées. Peut on détecter le cannabis par un examen médical? Un dosage de 9-THC dans les urines permet de mettre en évidence la consommation de cannabis, sans préjuger du temps écoulé depuis la dernière prise. Pour un dosage plus précis, des méthodes effectuées sur le sang sont nécessaires. (D après la loi française le dépistage urinaire est obligatoire pour les conducteurs impliqués dans un accident mortel, ou en cas d accident ayant entraîné un dommage corporel, lorsqu il existe une ou plusieurs raisons de soupçonner que le conducteur a fait usage de stupéfiants. Le dépistage est facultatif en cas d accident quelconque de la circulation, d infraction au code de la route punie d une peine de suspension du permis de conduire, d excès de vitesse, de non port de la ceinture de sécurité ou du casque, lorsque il existe une ou plusieurs raisons de soupçonner que le conducteur a fait usage de stupéfiants même en l absence d infraction. Si des traces de stupéfiants sont détectées dans les urines, une analyse de sang est réalisée pour déterminer si le produit était actif au moment de l accident.) Quel est le rôle du cannabis sur la douleur? Le cannabis participe aux effets antinociceptifs (anti-douleur), en activant les récepteurs CB1 présents à la fois dans les structures du système nerveux central contrôlant la transmission de la douleur et au niveau des terminaisons nerveuses mêmes. Ceci a été validé chez l animal pour différents types de douleur (thermique, mécaniques et chimique). Le cannabis fortement dosé est-il plus dangereux? La façon d inhaler la fumée de cannabis détermine en partie la concentration sanguine en principe actif. En effet, 15 à 50% de principe actif sont absorbés et passent dans le flux sanguin. S il est établi que les concentrations sanguines en principe actif sont responsables des effets du cannabis sur le cerveau, les relations doses-effets sont encore mal caractérisées. Lorsque le cannabis est fortement dosé en THC, l usager à tendance à limiter la quantité de produit consommé lors d une prise afin de d obtenir les effets auxquels il est habitué et de profiter plus longtemps de la dose dont il dispose. Substitution? LES QUESTIONS LES PLUS FREQUEMMENT POSEES 1 Il n existe pas de substitution médicamenteuse à l usage répété et régulier de cannabis. 21
22 LES ETAPES POUR ABORDER LA CONSOMMATION DE CANNABIS EN CONSULTATION Ces différentes étapes permettent d interroger les patients sur leur consommation de cannabis mais ne donnent pas de pistes thérapeutiques pour la prise en charge du sevrage. 22
23 REPERER SIGNES CLINIQUES SOMATIQUES DE L USAGE Hyperhémie de la sclérotique, irritation oculaire Troubles digestifs à type de gastralgies Augmentation de la fréquence et du débit cardiaques Enrouement persistant, toux persistante, bronchites à répétition, asthme chez un sujet prédisposé Décompensation SIGNES CLINIQUES PSYCHIQUES DE L USAGE Troubles du comportement sur le mode d un syndrome amotivationnel avec indifférence émotionnelle, troubles de l attention, baisse de l efficience cognitive. Modifications de la perception sensorielle (hallucinations), sentiment de dédoublement de la personnalité, de persécution. CONDUITE A RISQUE Dans la mesure où le cannabis est une substance illicite, et quel qu en soit le niveau de consommation, son usage est de l ordre des conduites à risque, puisqu il se heurte à une limite indéniable : LA LOI. D autres conduites à risques peuvent être liées à l usage de cannabis : délinquances mineures, délinquance routière, sexualité précoce ou à risques, usage proclamé d alcool (ivresses répétées,..), etc. 23
24 QUESTIONNAIRE D AUTO-EVALUATION DE CONSOMMATION NOCIVE DE CANNABIS Votre ENTOURAGE s est-il plaint de votre usage de cannabis? Avez-vous des problèmes de MEMOIRE immédiate? Avez-vous déjà eu des épisodes DELIRANTS lors d usage de cannabis? Manquez vous d énergie pour faire les choses que vous faisiez habituellement? Vous êtes vous déjà senti PREOCCUPE(E) par les effets de votre usage de cannabis? Avez-vous plus de difficultés à ETUDIER? à intégrer des informations nouvelles? Avez-vous déjà essayé, sans succés, de DIMINUER ou d ARRETER votre usage de cannabis? Aimez-vous «PLANER» «ETRE DEFONCE(E)» dès le matin? Etes vous de PLUS en PLUS souvent défoncé(e)? Avez vous ressenti «LE MANQUE», des maux de tête, de l irratabilité ou des difficultés de concentration quand vous arrêtez l usage du cannabis? 3 réponses positives (ou plus) à ces questions évoquent une consommation NOCIVE. 24
25 TEST CRAFFT Ce test (validé aux Etats-Unis) permet de dépister une consommation à risques chez les jeunes Etes vous déjà monté dans un VEHICULE (auto, moto, scooter) conduit par quelqu un (vous y compris) qui avait trop bu ou qui était défoncé ou qui avait consommé de l alcool ou des drogues? Utilisez vous de l alcool ou des drogues pour vous DETENDRE, Vous sentir mieux ou tenir le coup? Vous est-il arrivé d OUBLIER ce que vous avez fait sous l emprise de l alcool ou d autres drogues? Utilisez vous de l alcool ou des drogues quand vous êtes SEUL? Avez vous déjà eu des PROBLEMES en consommant de l alcool ou des drogues? Vos AMIS, votre FAMILLE vous ont-ils déjà dit que vous deviez réduire votre consommation de boissons alcoolisées ou votre usage de drogues? 2 réponses positives (ou plus) à ces questions évoquent une consommation NOCIVE. 25
26 TEST DETC CAGE-CANNABIS Questionnaire d auto-évaluation de consommation nocive de cannabis 1 Avez-vous déjà ressenti le besoin de DIMINUER votre consommation de cannabis? Votre ENTOURAGE vous a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation? Avez vous déjà eu l impression que vous fumiez TROP de cannabis? Avez vous déjà eu besoin de fumer du cannabis dès le matin pour vous sentir en forme? 2 réponses positives (ou plus) à ces questions évoquent une consommation NOCIVE. 26
27 DEP-ADO Grille de dépistage de consommation problématique d alcool et de drogues chez les adolescent(e)s 1. Au cours des 12 derniers mois, as-tu consommé l un de ces produits, et si oui, quelle a été la fréquence de la consommation? Pas consommé A L occasion 1 fois par mois environ En fin de semaine ou 1 à 2 fois par semaine 3 fois / semaine et + mais pas tous les jours alcool cannabis (mari, pot, haschich ) cocaïne (coke, snow, crack, freebase ) colle/solvant hallucinogènes (LSD, PCP, ecstasy, mescaline, buvard ) Héroïne (smack ) Amphétamines/speed (upper ) autres (médicament sans prescription : barbituriques, sédatifs, hypnotiques, tranquillisants, ritalin ) 2. a. Au cours de ta vie, as-tu déjà consommé l un de ces produits de façon régulière? oui non 2. b. À quel âge as-tu commencé à consommer régulièrement? (1 fois/semaine pendant au moins 1 mois) de l alcool? une ou des drogues? Au cours de ta vie, t es-tu déjà injecté des drogues? oui non 4. As-tu consommé de l alcool ou d autres drogues au cours des 30 derniers jours? oui non 5. a. Garçon. Au cours des 12 derniers mois, combien de fois as-tu pris 8 consommations d alcool ou plus dans une même occasion? b. Fille. Au cours des 12 derniers mois, combien de fois as-tu pris 5 consommations d alcool ou plus dans une même occasion? Au cours des 12 derniers mois, cela t est-il arrivé? a. Ta consommation d alcool ou de drogue a nui à ta santé physique (problèmes digestifs, overdose, infection, irritation nasale, tu as été blessé(e) ). oui non b. Tu as eu des difficultés psychologiques à cause de ta consommation d alcool ou de drogue (anxiété, dépression, problèmes de concentration, pensées suicidaires ). oui non c. Ta consommation d alcool ou de drogue a nui à tes relations avec ta famille. oui non d. Ta consommation d alcool ou de drogue a nui à une de tes amitiés ou à ta relation amoureuse. oui non e. Tu as eu des difficultés à l école à cause de ta consommation d alcool ou de drogue (absence, suspension, baisse des notes, baisse de motivation ). oui non f. Tu as dépensé trop d argent ou tu en as perdu beaucoup à cause de ta consommation d alcool ou de drogue. oui non g. Tu as commis un geste délinquant alors que tu avais consommé de l alcool ou de la drogue, même si la police ne t a pas arrêté (vol, avoir blessé quelqu un, vandalisme, vente de drogues, conduite avec facultés affaiblies ). oui non h. Tu as pris des risques alors que tu avais consommé de l alcool ou de la drogue (relations sexuelles non protégées ou invraisemblables à jeun, conduite d un vélo ou activités sportives sous intoxication ). oui non i. Tu as l impression que les mêmes quantités d alcool ou de drogues avaient maintenant moins d effet sur toi. oui non j. Tu as parlé de ta consommation d alcool ou de drogues à un intervenant. oui non 7. Quelle a été ta consommation de tabac au cours des 12 derniers mois? pas consommé la fin de semaine ou une à deux fois par semaine à l occasion 3 fois et + par semaine mais pas tous les jours une fois par mois environ tous les jours Tous les jours RISQ - Germain M, Guyon L, Landry M, Trembaly J, BrunelleN, Bergeron J - version 3.1, octobre
28 LES EFFETS IMMEDIATS LIES A LA CONSOMMATION DE CANNABIS 1 LES EFFETS PSYCHOACTIFS Engendrés par la consommation de cannabis ils durent en moyenne 2 à 10 heures suivant la dose consommée et la sensibilité individuelle. Ils se caractérisent par : Une euphorie Une sensation de bien-être Un état de somnolence L IVRESSE CANNABIQUE «sensation de mise à distance de la réalité du monde». Une modification de la perception temporelle Des difficultés à accomplir certaines tâches complexes. En effet, la prise de cannabis altère de manière réversible les performances psychomotrices et cognitives. Des troubles de la mémoire à court terme : les sujets éprouvent des difficultés à se rappeler des mots, des images, des histoires ou des sons qui leur ont été présentés sous l emprise du produit. A un niveau de consommation plus élevé, des troubles du langage et de la coordination motrice peuvent apparaître et le temps de réaction est augmenté. Des attaques de panique avec sensation de mort imminente (très bien décrite dans «la croisière du haschich» de Henri de Monfred) et des angoisses de dépersonnalisation ont été observées à la suite de la prise de cannabis. Ces manifestations pourraient être des facteurs d arrêt de la consommation. 28
29 LES EFFETS IMMEDIATS LIES A LA CONSOMMATION DE CANNABIS 2 LA PSYCHOSE CANNABIQUE Quelques études menées chez les adultes socialement et affectivement bien insérés permettent d affirmer qu il existe un trouble psychotique propre à la consommation de cannabis. Elle se manifeste par des signes proches de ceux : Des bouffées délirantes aiguës Une plus grande fréquence des hallucinations, en particulier visuelles. Elle est concomitante de l intoxication ou apparaît dans le mois qui suit. La fréquence de la psychose cannabique semble faible par rapport au nombre de sujets consommateurs. Elle est estimée à 0,1% dans une étude suédoise. AUTRES SIGNES IMMEDIATS ASSOCIES La plupart des autres signes immédiats associés à la consommation de cannabis sont mineurs. Ils se caractérisent par Une augmentation de la fréquence et du débit cardiaques, Des troubles digestifs, Une vasodilatation, en particulier hyperhémie de la sclérotique Une irritation oculaire. Ces effets sont essentiellement dus au 9.THC. Cependant, d autres substances contenues dans le cannabis (produits dérivés de la combustion, produits de «coupage»), pourraient en partie expliquer certaines manifestations. C est le cas des goudrons de cannabis, qui, comme les goudrons de tabac, ont un fort potentiel irritant pour les muqueuses bronchopulmonaires, à l origine de toux. Aucun cas de décès consécutif à la prise isolée de cannabis n a jamais été publié, ce qui est en accord avec la faible expression des récepteurs cannabinoïdes au niveau des centres cérébraux de contrôle des principales fonctions vitales, comme les fonctions respiratoires et cardiovasculaires. 29
30 LES EFFETS DIFFERES LIES A UNE CONSOMMATION REPETEE ET REGULIERE DE CANNABIS 1 Ces effets dépendent de la dose, de la concentration en THC et de la susceptibilité individuelle. EFFETS SUR LE CERVEAU Les effets à long terme du cannabis sur le système nerveux central concernent essentiellement la mémoire à court terme, qui, chez les consommateurs intensifs, est altérée. Les recherches n ont pas apporté la démonstration d une persistance dans le temps de cette perturbation. Par ailleurs, les résultats d études menées chez des étudiants ou des travailleurs, visant à évaluer l impact de la consommation de cannabis sur la motivation, la performance scolaire ou professionnelle, restent contradictoires. EFFETS SUR LES HORMONES Des effets sur le système endocrinien ont également été observés. Ils se manifestent par une réduction des concentrations sanguines de testostérone et d hormones hypophysaires, dont les conséquences physiologiques restent discutées. Quelques études ont montré qu une consommation répétée importante de cannabis était associée à une diminution de la production des spermatozoïdes et à la présence de cycles sans ovulation chez la femme. LE RISQUE DE CERTAINS CANCERS POURRAIENT ETRE AUGMENTE: (voir tabac) L évaluation du potentiel cancérogène d un usage régulier de cannabis doit tenir compte de son mode de consommation (associé au tabac ou fumé pur sous forme de marijuana) : la quantité de goudrons présents dans la fumée d une cigarette de cannabis (environ 50 mg) est plus élevée que celle que contient une cigarette de tabac (12 mg). Dans ces goudrons de cannabis, la concentration en produits cancérogènes est également plus importante. Les effets bronchodilatateurs du 9.THC pourraient favoriser la rétention de goudrons au niveau de la bouche, du pharynx, de l œsophage et du larynx. Des transformations malignes apparaissent dans les cellules pulmonaires animales ou humaines après exposition in vitro à la fumée de cannabis. 30
31 LES EFFETS DIFFERES LIES A UNE CONSOMMATION REPETEE ET REGULIERE DE CANNABIS 2 LE RISQUE DE CERTAINS CANCERS POURRAIT ETRE AUGMENTE:(suite) Des cas de cancers bronchiques et des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, œsophage et larynx) ont été signalés, depuis les années quatre-vingt chez les fumeurs de cannabis et de tabac et également chez certains jeunes qui fument exclusivement du cannabis. Des études sont venues conforter ces observations, en suggérant que le cannabis était un facteur de risque pour la survenue de ces cancers, en particulier chez des personnes de moins de 45 ans. D autres travaux sont toutefois nécessaires pour confirmer la validité de ces premiers résultats. TOLERANCE Un phénomène de tolérance, qui est un des critères diagnostiques de dépendance physique, est observé chez les consommateurs. Il se caractérise par le besoin de quantités notablement plus fortes de substance pour obtenir l effet recherché. Un syndrome de sevrage, de faible intensité, a également été décrit. Cependant ce phénomène de tolérance avec besoin d augmenter les doses n est pas constant : il est même décrit une tolérance inversée, c est à dire qu avec des doses plus petites le sujet ressent les effets souhaités (cela est en lien très probable avec la liphophilie du THC et à un mécanisme d action encore peu connu de stimulation d une cellule hépatique qui amplifierait les effets psychotropes centraux). Dr Alain Oddou psychiatre CSST A3 31
32 LES EFFETS DIFFERES LIES A UNE CONSOMMATION REPETEE ET REGULIERE DE CANNABIS 3 PAS TOUS EGAUX FACE A L USAGE DE CANNABIS L usage de cannabis dépend de divers facteurs, individuels, sociaux, et familiaux. L expérimentation de cannabis constitue, à l adolescence, l une des marques de la prise de distance des jeunes vis-à-vis de leur famille. Mais il existe des jeunes plus vulnérables que d autres à une consommation faisant problème. Des éléments tels : Qu une faible estime de soi, Des difficultés à faire face aux événements, Des difficultés à résoudre des problèmes interpersonnels sont, par exemple, associés dans les études à un risque accru de survenue d une consommation nocive ou d une dépendance aux substances psychoactives, dont le cannabis. De telles associations sont également retrouvées pour des tempéraments caractérisés par la recherche de sensations fortes. Certaines situations favorisent l usage de cannabis, par exemple : La consommation précoce de tabac ou d alcool, Des souffrances d ordre familial (décès, situations de rupture, violence, alcoolisme ou toxicomanie) peuvent être facteurs de risque d usage de produits psychoactifs, dont le cannabis. Un syndrome dépressif sous jacent TENIR COMPTE DES SITUATIONS PARTICULIERES CONDUITE AUTOMOBILE Certains effets apparaissant dans les heures qui suivent la prise de cannabis sont incompatibles avec la conduite automobile : Temps de réaction allongé, Capacité amoindrie de contrôle de trajectoire, Mauvaise appréciation du temps et de l espace, Réponses perturbées en situation d urgence. La prise de cannabis est, pour les mêmes raisons, difficilement conciliable avec le travail à certains postes, susceptible de mettre en péril la sécurité d autrui. 32
33 LES EFFETS DIFFERES LIES A UNE CONSOMMATION REPETEE ET REGULIERE DE CANNABIS 4 PATIENTS SOUFFRANT DE TROUBLES MENTAUX Certains troubles mentaux peuvent être révélés ou aggravés par la consommation de cannabis. Ceci a été démontré dans le cas de la schizophrénie. Les sujets schizophrènes, lorsqu ils consomment du cannabis, sont plus fréquemment hospitalisés et présentent plus de risques de passer à l acte suicidaire. Les patientes boulimiques consommatrices de cannabis présentent quant à elles au cours de leur vie, plus de troubles de l humeur et de troubles anxieux que les patientes boulimiques qui n en consomment pas. FEMMES ENCEINTES En cas de consommation de cannabis durant la grossesse, les taux de 9.THC dans le sang fœtal sont au moins égaux à ceux présents dans le sang maternel. La consommation importante et répétée de cannabis durant la grossesse est associée, d après plusieurs études, à : Des effets sur la croissance du fœtus (diminution du poids de naissance de 80 à 105 g) Sur le comportement du nouveau né, avec notamment diminution de la puissance des pleurs, Altération du sommeil et augmentation de l impulsivité, des études de suivi à long terme apparaissent nécessaires pour déterminer les effets éventuels d une consommation maternelle sur le comportement des enfants. Ref : expertise collective nov INSERM 33
34 AMENER A SE QUESTIONNER AMENER LE JEUNE USAGER A SE QUESTIONNER AMENER AU QUESTIONNEMENT DU JEUNE CONSOMMATEUR Quelles sont ses attentes à l égard de l usage? Recherche la convivialité, la détente, pour faciliter l endormissement. Quelles sont les réactions de l entourage? Amis/pairs Parents +++ : Y a-t-il un usage clandestin, ou non, à la maison? Si oui, pourquoi? Si non, quel est l espace de dialogue dans la famille, quelles sont les réactions réelles, ou celles imaginées par le jeune? Le médecin a la possibilité d être un passeur de paroles, via ce questionnement. AMENER LES PARENTS EVOQUANT L USAGE DE CANNABIS PAR LEUR ENFANT A SE QUESTIONNER En ont-ils parlé avec lui? +++ Aide au dialogue intra familial Qu en déduisent-ils, en terme de mal être possible chez leur enfant? Aide à la reconnaissance de cet éventuel mal être (éloigner le déni parental, lié à la culpabilité d être de piètres parents) Qu est-ce que cela leur fait, au regard de la loi, d accepter une transgression sous leur propre toit? Aide à la reconnaissance et la requalification de l autorité parentale 34
35 AMENER L USAGER DE CANNABIS (JEUNE OU ADULTE) A SE QUESTIONNER 1 Quelles sont les raisons qui justifieraient un changement dans la relation au produit? LES RISQUES risque d'accident lors de la manipulation d'engins, comme des machines ou véhicules motorisés risques pulmonaires lors de l'usage chronique de cannabis fumé, d'autant plus forts si le sujet fume également du tabac dépendance psychique : si la consommation devient quotidienne. LES RAISONS LIÉES À LA VIE SOCIALE Si, dans un premier temps, le cannabis a semblé faciliter vos relations avec les autres, il peut, à terme, nuire à la qualité de votre vie amicale, familiale, scolaire ou professionnelle. Vous retrouvez-vous dans les propositions suivantes? 1. je me sens mal et j évite les gens, 2. je sens que ma vie sociale a lieu essentiellement avec d autres fumeurs, 3. mes relations avec les gens ne sont pas bonnes, 4. je suis contrarié par les disputes avec mon copain/ma copine/mes amis, 5. mes amis me disent que je suis défoncé et décalé de la réalité, 6. j ai peur de risquer un accident en conduisant sous les effets du produit, 7. je crains d être renvoyé de mon établissement scolaire ou d être licencié, 8. mon entourage m a demandé d arrêter de consommer, 9. j en ai assez d être à la recherche du produit ou d argent pour m en procurer, 10. depuis que je fume, j ai arrêté des activités qui me plaisaient, 11. j ai moins d amis(es), 12. j en ai assez de me cacher de mes parents, 13. j ai peur de subir un contrôle antidopage et d être suspendu par mon club ou ma fédération sportive. LES RAISONS FINANCIERES Êtes-vous préoccupé par l argent que vous dépensez pour votre consommation de cannabis? LES RAISONS LIÉES À LA LOI La consommation de cannabis peut avoir des conséquences sur la santé, la vie sociale, le porte-monnaie. Qu en est-il par rapport à la loi? 35
36 AMENER L USAGER DE CANNABIS (JEUNE OU ADULTE) A SE QUESTIONNER 2 Est-ce que les problèmes suivants vous inquiètent? 1. me faire arrêter par la police, 2. être placé en garde à vue, 3. être considéré comme un trafiquant si j achète pour mes copains, 4. recourir à des moyens illicites pour financer ma consommation, 5. alimenter des réseaux mafieux, 6. être considéré comme un trafiquant si je fais pousser du cannabis, 7. avoir un casier judiciaire ou d autres désagréments vis-à-vis de la loi, 8. impliquer la responsabilité de ma famille à cause de mon activité illégale, 9. être contrôlé en conduisant. 36
37 ORIENTER POSSIBILITES D ORIENTATION : LES CONSULTATIONS SPECIALISEES : Sur l ensemble du territoire, il existe un réseau de consultations gratuites garantissant l anonymat, destinées aux jeunes consommateurs et à leur famille. Ces consultations menées par des professionnels proposent aux usagers de cannabis (et/ou d autres produits psycho-actifs) : une écoute, un soutien, des conseils, éventuellement un suivi ou une orientation thérapeutique appropriée. (Adresses consultations jeunes consommateurs de cannabis et autres substances p ) EN CAS DE COMORBIDITE PSYCHIQUE ASSOCIEE : Il est recommandé une orientation vers un médecin psychiatre ou un psychologue. 37
38 CONSULTATIONS DE JEUNES CONSOMMATEURS DE CANNABIS ET/OU AUTRES PRODUITS PSYCHO-ACTIFS Les coordonnées des structures, ainsi que les nouvelles structures sont mises à jour régulièrement sur le site : AIN 26- DROME 38- ISERE A.N.P.A.A. de l Ain 114 bis, boulevard de Brou Bourg-en-Bresse Psychologue, éducateur spécialisé. Consultations cannabis Bourg en Bresse en alternance avec 3 sites : Chatillon sur Chalaronne, Saint Maurice de Beynost et Bellegarde (voir ci-dessous). Centre Accueil et Aide aux Jeunes Consultations cannabis Bourg en Bresse, en alternance avec 3 sites : Oyonnax, Ambérieu en Bugey et Gex (voir ci-dessous) 8, rue du Pont des Chèvres Bourg-en-Bresse Mercredi Educateur, infirmière, psychologue et assistante sociale. 07-ARDECHE 07-ARDECHE ANAY Point Ecoute Parents Ado 2, rue de Tournon Annonay sur RDV Résonance 31 av de l Europe Faya N Annonay sur RDV AUBENAS Consultation jeunes consommateurs Point Ecoute Parents Ado 2, boulevard Pasteur Aubenas Les Me et Sa matin sur RDV. VALENCE Consultation cannabis A.N.P.A.A , avenue de Verdun Valence sur rendez-vous Centre Tempo 4, rue Ampère Valence sur rendez-vous. Point Relais Oxygène 13 rue Jonchère VALENCE 18 chemin du Valentin BOURG LES VALENCE sur rendez-vous ROMANS Espace santé " la Parenthèse" 42 rue Palestro ROMANS Vendredi 12 h30-13h30 Jeudi tous les 15 jours : de 17 h à 19 h MONTELIMAR A.N.P.A.A. 26/TEMPO 33 boulevard Marre Desmarais MONTELIMAR Jeudi tous les 15 jours : de 17 h à 19 h Vendredi tous les 15 jours de 13 h 30 à 15 h 30. BOURGOIN-JALLIEU Consultation pour jeunes consommateurs. Sida Toxicomanie Nord-Isère Centre Hospitalier Pierre Oudot - 35, avenue du Maréchal Leclerc Bourgoin-Jallieu Lu et je matin, me après-midi, ve de 9h à 16h, su rendez-vous de préférence. GRENOBLE Consultation cannabis Point Virgule 19, rue des Bergers - 4ème étage Grenoble Le Me de 9h à 12h et de 14h à 18h sur rendez-vous. Psychologue, éducateur spécialisé. VOIRON Consultation Jeunes Consommateurs Point Virgule Voiron Centre social Charles Béraudier - 6, avenue Jules Ravat Voiron Le Me de 13h à 16h. Educateur spécialisé. 38
39 CONSULTATIONS DE JEUNES CONSOMMATEURS DE CANNABIS ET/OU AUTRES PRODUITS PSYCHO-ACTIFS Les coordonnées de ces structures, ainsi que les nouvelles structures sont mises à jour régulièrement sur le site : LOIRE SAINT-ETIENNE La cabane bis Centre Rimbaud 7, rue de la Résistance Saint-Etienne Me, ve et sa, sur rendez-vous. ROANNE Antenne RIMBAUD 19 rue Augagneur ROANNE Tel : RHONE GIVORS A.N.P.A.A. 69 Consultation cannabis CCAA 59, rue Roger-Salengro Givors Me de 14h à 17h, sur rendezvous. Psychologue et animatrice de prévention L'ARBRESLE Point d'écoute. Service d'alcoologie Hôpital de l'arbresle. - Chemin de Ravatel l'arbresle Me de 14h à 17h. Médecin ECULLY Consultation cannabis Clinique du Val d'ouest 39 chemin de la Vernique Ecully du Lu au Ve de 9h à 17h, sur rendez-vous LYON 01 Consultation cannabis Centre APUS 7, place du Griffon Lyon du Lu au Ve de 9h à 17h Psychologue. LYON 01 Consultation cannabis Point Ecoute Parents - Familles 9, quai Jean Moulin - Espace régional de Santé Publique Lyon Du lu au ve de 14h à 17h, sur rendez-vous. LYON 09 Consultation cannabis Clinique de la sauvegarde Avenue Ben Gourion Lyon RILLIEUX-LA-PAPE Point Ecoute 91 avenue de l'europe Rilleux-la-Pape du Lu au Je de 10h à 17h, sur rendez-vous RHONEALPES RHONE / 69 SAINT PRIEST Point Ecoute familles 9 B rue Juliette Récamier Saint Priest Du Lu au Je de 10h à 17h, sur rendez-vous VILLEFRANCHE-SURSAÔNE Consultation cannabis Centre Jonathan 131, rue de l'arc Villefranche-sur- Saône Me de 14h à 18h et sur rendez-vous. Psychologue et agent de prévention SAVOIE CHAMBERY PIC (Point Info Cannabis) Centre Le Pélican 60, rue du Commandant Perceval Chambéry Mercredi et un samedi matin sur deux, sur rendez-vous. Educateur. ALBERTVILLE Consultation cannabis 1, rue du Président Coty Albertville Mercredi après-midi. 74- Hte SAVOIE ANNECY Consultation cannabis Centre Le Lac d'argent 64, chemin des Fins Nord Annecy Avec ou sans rendezvous. Psychologue. ANNECY Consultation cannabis Centre Hospitalier - Avenue du Tresum Annecy Lu de 16h à 19h. Psychologue ANNEMASSE Consultation cannabis Centre APRETO 15, rue Molière Annemasse Lu de 17h à 20h et me de 14 à 17h, sur rendez-vous Psychologue SALLANCHES Consultation cannabis Mission Locale - 27, rue de Boccard Sallanches Me de 14h à 17h.
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