SOMMAIRE ALCOOL CANNABIS

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "SOMMAIRE ALCOOL CANNABIS"

Transcription

1 SOMMAIRE LES INFORMATIONS SUR LE PRODUIT LE PRODUIT Cannabis p 2 La consommation p 3 LES USAGERS Les différents usagers p 4-5 LA LEGISLATION Loi p 6-7 Cannabis et travail p 8 Cannabis et sécurité routière p 9 à 12 LA DOCUMENTATION Bibliographie p 13 à 17 LES SITUATIONS TYPE médecin/patient En parler et repérer, Evaluer Informer p 18 Amener à se questionner, Orienter p 19 Les phrases clé p 20 Les questions les plus fréquemment posées p 21 ABORDER LA CONSOMMATION DE CANNABIS EN CONSULTATION Schéma des étapes p 22 EN PARLER ET REPERER p 23 EVALUER Questionnaire d autoévaluatiuon p 24 Test CRAFFT p 25 Test DETC CAGE p 26 DEP-ADO P 27 INFORMER Les effets immédiats p Les effets différés p 30 à 33 AMENER A SE QUESTIONNER p 34 à 36 ORIENTER p 37 LES COORDONNEES DES CONSULTATIONS CANNABIS p

2 CANNABIS Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée en France. Le cannabis est une plante sexuée avec des plants mâles et des plants femelles, ces derniers sont plus riches en THC (tétrahydrocannabinol). Haschich herbe huile de haschich, sont les formes les plus usuelles du cannabis en France. LE HASCHICH Résine obtenue à partir des sommités fleuries, se présentant sous forme de plaques compressées, se fumant mélangées au tabac. La concentration en 9THC varie de 2 à 10% voire 22% (laboratoire police scientifique d Ecully) L HERBE (la marijuana) comprenant feuilles, sommités fleuries et tiges séchées du chanvre. Elle est fumée fréquemment mélangée à du tabac ou pure. La concentration en 9THC varie de 0,5 à 7% voire 18% selon la variété. L HUILE DE HASCHICH (rarement utilisée) est un concentré de haschich goudronné et visqueux qui se fume mélangé à du tabac ou déposé avec une pointe d allumette sur un cigare ou sur le papier d une cigarette déjà roulée (peu répandu en France). Sa concentration en principe actif est de 10 à 30% voire 60%. L herbe et le haschich sont désignés sous 200 mots d argot différents : marijuana, ganja, pot, joint, herbe, marie-jeanne, beu, shit, bunt, kif, tosh, hakik, jaja, bedot La forte lipophilie du THC explique son passage rapide après inhalation dans la circulation sanguine (où il est véhiculé par les lipoprotéines auxquelles il se lie à près de 95 % de la concentration circulante) puis il se concentre dans le cerveau et dans les différents tissus, notamment les tissus adipeux où il est stocké. Il est ensuite lentement relargué avant d être éliminé. L importance de la diffusion du THC et de son stockage dans les lipides est reflétée par le volume de distribution apparent, qui est de 400 à 1000 litres pour un adulte, ce qui est considérable. On considère qu environ 1% de la dose de THC introduite dans l organisme parvient effectivement au cerveau. 2

3 LA CONSOMMATION DE CANNABIS EN FRANCE Principal mode de consommation est l inhalation Forme d utilisation la plus fréquente : «le joint» et le haschich QUELQUES CHIFFRES Le joint type contient 3,5 mg de THC La dose létale étant de mg. Un joint contient de 0,5 à 1 gramme de cannabis La dose «efficace» se situe entre 2 et 22 mg s il est fumé La dose «efficace» se situe entre 20 et 90 mg s il est pris par voie orale. La quantité de THC délivrée est de 20 à 70 % lors de l inhalation Lorsqu il est fumé seulement 20% du joint est consommé, le reste est pyrolysé. La biodisponibilité du THC varie entre 5 et 24%. 3

4 LES USAGERS 1 On distingue plusieurs types d usagers : LES RECREATIFS OU RECREATIONNELS Ils consomment en groupe, lors de moments de loisirs, visant la recherche de plaisir ; LES OCCASIONNELS Ils fument de temps en temps seul, et la plupart du temps une seule fois par jour ou à certains moments précis, pour dormir, se calmer, se désangoisser, dessiner, jouer de la musique LES USAGERS REGULIERS Ils consomment depuis des mois, voire des années. LES USAGERS INTENSIFS Ils consomment toute la journée en quantité, parfois associé à l alcool, ou à d autres substances médicamenteuses ou illicites (héroïne, cocaïne ) Quelle est la réalité de la consommation? D un point de vue épidémiologique 1, celle-ci concerne en majeure partie les adolescents quelque soit sa fréquence. En France, l expérimentation chez les jeunes (15-16 ans) est passée de 12 % à 35 % entre 1993 et «Cannabis : quels effets sur le comportement et la santé?», Expertise collective, Editions Inserm,

5 LES USAGERS 2 Quelle est la réalité de la consommation?(suite) A titre d exemple : 53,3% des garçons et 47,2 des filles de 17 ans déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie 2 50 % chez les hommes de 25 à 34 ans 3 30 % chez les ans 3 Parmi les drogues illicites, le cannabis est de très loin le produit le plus consommé, 21,6% des ans l ont expérimenté 3 Evolution du niveau d usage au cours de la vie (au moins 1 fois) de substances psychoactives par sexe, à 17 ans (% en ligne) ESCAPAD 200 Filles 2000 Filles 2003 Garçons 2000 Garçons 2003 alcool - 94,2-95,0 tabac 79,4 79,0 76,0 75,0 cannabis 40,1 47,2 50,1 53,3 2 Drogues et dépendances : indicateurs et tendances de l Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies. Cannabis. OFDT. ESCAPAD «Cannabis : quels effets sur le comportement et la santé?», Expertise collective, Editions Inserm,

6 LA LOI 1 CODE DE LA SANTE PUBLIQUE (Nouvelle partie Réglementaire) Article R Sont interdits la production, la mise sur le marché, l'emploi et l'usage : 1. Du cannabis, de sa plante et de sa résine, des préparations qui en contiennent ou de celles qui sont obtenues à partir du cannabis, de sa plante ou de sa résine ; 2. Des tétrahydrocannabinols, à l'exception du delta 9-tétrahydrocannabinol de synthèse, de leurs esters, éthers, sels ainsi que des sels des dérivés précités et de leurs préparations. Des dérogations aux dispositions énoncées ci-dessus peuvent être accordées aux fins de recherche et de contrôle ainsi que de fabrication de dérivés autorisés par le directeur général de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. La culture, l'importation, l'exportation et l'utilisation industrielle et commerciale de variétés de cannabis dépourvues de propriétés stupéfiantes peuvent être autorisées, sur proposition du directeur général de l'agence, par arrêté des ministres chargés de l'agriculture, des douanes, de l'industrie et de la santé. CODE DE L'EDUCATION (Partie Législative) Article L (inséré par Loi nº du 9 août 2004 art. 51 Journal Officiel du 11 août 2004) Une information est délivrée sur les conséquences de la consommation de drogues sur la santé, notamment concernant les effets neuropsychiques et comportementaux du cannabis, dans les collèges et les lycées, à raison d'au moins une séance annuelle, par groupes d'âge homogène. Ces séances pourront associer les personnels contribuant à la mission de santé scolaire ainsi que d'autres intervenants extérieurs. 6

7 LA LA LOI LOI 2 1 CODE PENAL (Partie Législative) Article (Loi nº du 16 décembre 1992 art. 354 et 373 Journal Officiel du 23 décembre 1992 en vigueur le 1er mars 1994) (Ordonnance nº du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002) Le fait de diriger ou d'organiser un groupement ayant pour objet la production, la fabrication, l'importation, l'exportation, le transport, la détention, l'offre, la cession, l'acquisition ou l'emploi illicites de stupéfiants est puni de la réclusion criminelle à perpétuité et de euros d'amende. Les deux premiers alinéas de l'article relatifs à la période de sûreté sont applicables à l'infraction prévue par le présent article. Circulaire du Garde des Sceaux relative à la lutte contre la toxicomanie et les dépendances du 8 avril 2005 Répression accrue des infractions tendant à inciter à l usage de stupéfiants Traitement des infractions de provocation à l usage de stupéfiants Rappel de certains textes : L CSP Provocation à l usage de stupéfiants Ou présentation de l usage de stupéfiants sous un jour favorable A CP Provocation directe d un mineur à faire un usage illicite de stupéfiants Si mineur de moins de quinze ans 5 ans de prison d amende 5 ans de prison d amende 7 ans de prison d amende 7

8 CANNABIS ET TRAVAIL (Réf. : Philippe Arbouch, Avocat, intervention colloque «risques professionnels» 7 juin 05 à Lyon) Le droit Européen s imposant au droit français, il est intéressant de rappeler que la Cour Européenne des Droits de l Homme par deux arrêts du 7 novembre 2002, a précisé que l obligation pour les membres d équipage d un ferry de fournir des échantillons d urine afin de détecter l usage d alcool et de drogues, constituait certes l ingérence d une autorité publique, mais était justifiée dès lors qu elle poursuivait un objectif légitime (assurer la sécurité du ferry) et proportionnée à cet objectif (les tests pratiqués ne permettant que de détecter des substances ingérées dans les 48 heures précédentes). Il en allait de même pour les personnels d entretien d une centrale nucléaire, de fournir des échantillons d urine, cette obligation étant justifiée pour les mêmes motifs (objectif légitime et proportionné) et devant observer un caractère discret et confidentiel. La législation européenne ouvre donc la porte aux contrôles, les deux points à retenir étant la proportionnalité au regard de l objectif poursuivi et sa légitimité. Il serait intéressant de voir dans les années à venir l appréciation qui en sera faite par les tribunaux français. L introduction et la consommation sur le lieu de travail posent divers problèmes juridiques puisque la drogue est interdite pour un usage personnel et que sa consommation dans les locaux de l entreprise est bien évidemment interdite ne parlons pas de la revente dans les locaux de l entreprise Il y a donc 3 possibilités pour appréhender ces usages dans le cadre du travail : - le pouvoir disciplinaire de l employeur, - l état de santé du salarié consommateur, - la responsabilité générale qui pèse sur l employeur en matière d application des règles d hygiène et de sécurité. Bien évidemment si l introduction et la consommation de drogues dans les locaux de l entreprise pose problème, à fortiori le trafic de drogue peut incontestablement justifier une rupture immédiate du contrat de travail, pour le moins une faute grave. Le comportement délictuel du salarié et ses conséquences, peuvent également avoir une incidence sur le lien contractuel avec l entreprise, c est notamment le cas lorsqu un salarié est mis en examen et laissé en liberté provisoire pour consommation ou trafic de drogue, ou lorsqu un salarié est incarcéré pour les mêmes raisons. Le comportement du salarié hors de l entreprise ne peut, en principe, justifier des mesures disciplinaires de la part de l employeur puisqu il se rapporte à sa vie privée. Il en va bien sûr autrement selon la jurisprudence, lorsque les comportements par les échos qu ils ont suscités, sont de nature à causer un préjudice sérieux et durable à l entreprise ou lorsque ces agissements peuvent faire courir un risque à l entreprise et au personnel. S agissant du dépistage de la consommation de stupéfiants, une note du Ministère du Travail de juillet 1990 a admis que dans certaines entreprises il existait des postes pour lesquels la détermination de «l aptitude du salarié peut comporter un dépistage de la toxicomanie». L article R du code du travail précise que le médecin du travail peut prescrire des examens complémentaires nécessaires à la détermination de l aptitude médicale au poste de travail et notamment au dépistage des affections comportant une contre indication à ce poste. 8

9 CANNABIS ET SECURITE ROUTIERE 1 Les tests de dépistage Françoise Facy Directeur de recherche, Inserm Marie-Berthe Biecheler-Fretel Directeur de recherche, Inrets-Dera Myriam Rabaud Ingénieur de recherche, Inserm RAPPEL DES LOIS La loi Gayssot du 18 juin 1999 prévoyait la recherche systématique des stupéfiants chez tous les conducteurs impliqués dans un accident immédiatement mortel de la circulation. Son entrée en vigueur est devenue effective depuis le 1 er octobre La loi du 15 novembre 2001 autorise les officiers de police judiciaire à faire procéder sur tout conducteur impliqué dans un accident corporel à des épreuves de dépistage de stupéfiants. La loi Dell Agnola du 3 février 2003 institue un délit spécifique de conduite après usage de stupéfiants et étend les circonstances de dépistage de ces produits. Le fait de refuser de se soumettre aux vérifications constitue un délit. Cette loi soumet aussi au dépistage les accompagnateurs d élèves conducteurs et s applique à tout cas d accident corporel où il y a présomption d usage de stupéfiants. LES EPREUVES DE DEPISTAGE Elles consistent à détecter rapidement, à partir d un recueil urinaire, la présence d un ou plusieurs produits appartenant aux quatre familles suivantes : cannabis, amphétamines, cocaïne et opiacés. Le dépistage est demandé par un agent ou un officier de police judiciaire. La procédure doit se dérouler dans un établissement public médical accueillant des urgences ou à défaut dans un cabinet médical de ville. 9

10 CANNABIS ET SECURITE ROUTIERE 2 Les tests de dépistage LES EPREUVES DE DEPISTAGE (Suite) Les tests urinaires rapides doivent répondre à certaines spécifications techniques prédéfinies, dont notamment les seuils minima de détection. La lecture du résultat est immédiate. Une copie du résultat est remise sur le champ au conducteur pour l informer du caractère négatif ou positif du test urinaire. Lorsque le dosage urinaire est positif pour l une au moins des quatre familles de produits stupéfiants ou lorsque les épreuves de dépistage sont impossibles (décès ou refus) des analyses et examens complémentaires sont pratiqués pour établir la preuve de conduite après usage de l un de ces produits. Ils comprennent : un examen clinique, un prélèvement biologique (sanguin) suivi de la recherche et du dosage des stupéfiants et de médicaments psychoactifs subordonnés à la présence de stupéfiants. Chaque prélèvement sanguin est réparti en deux flacons conservés dans les mêmes conditions, le deuxième devant servir en cas d une demande de contrôle.les prélèvements biologiques sont analysés par des personnels compétents, dans des laboratoires équipés spécifiquement qui respectent des conditions juridiques et techniques préalablement fixées (suivies par l AFSSAPS en clair). Le résultat des analyses est ensuite transmis au procureur de la République du lieu de l accident. Le résultat ne sera connu de la personne qu en cas de poursuites, son avocat pouvant consulter le dossier. METHODES DE DEPISTAGE Pour mettre en évidence un usage de cannabis, deux méthodes sont à distinguer : Les méthodes de dépistage utilisées dans un but d orientation et celles de confirmation de dosage. Des techniques immunochimiques permettent une détection rapide du cannabis uniquement dans les urines car elles sont peu sensibles et peu spécifiques en général. Mais certains tests de dépistage commercialisés actuellement présentent une assez bonne fiabilité en termes de spécificité et de sensibilité (réf des tests que l on trouve en pharmacie) : labo ID PHARMA NARCOTEST. 10

11 CANNABIS ET SECURITE ROUTIERE 3 Les tests de dépistage N AFSSAPS NOM COMMERCIAL DISTRIBUTEURS DATE d'attestation X04953 Narcotest Opiaces* REF ID Pharma X04973 Narcotest 4 drogues* REF ID Pharma X04983 Narcotest amphétamines* REF ID Pharma X04993 Narcotest cannabis* REF ID Pharma X05003 Narcotest cocaïne* REF ID Pharma En revanche, bien que le 9 THC puisse être dépisté dans la salive et la sueur, aucun dispositif fiable pour des contrôles de routine sur route n est encore disponible. Seules des méthodes séparatives, chromatographiques telle la chromatographie en phase gazeuse avec détection par spectrométrie de masse (CPG-SM), peuvent confirmer une consommation de cannabis. Seul le sang analysé par CPG-SM permet de différencier les principes actifs des métabolites inactifs, d effectuer parallèlement une analyse quantitative, d estimer le temps écoulé entre le moment de la dernière consommation et celui de la prise de sang. C est la seule méthodologie acceptable dans tout contexte médico-légal incluant les accidents de la voie publique. L étude «SAM : stupéfiants et accidents mortels» INRETS Institut National de Recherches sur les Transports et leur Sécurité D'après Le Monde du 5 oct 2005, procédant par extrapolation, l'étude estime la prévalence du cannabis parmi les conducteurs «circulants» à 2,9% soit un chiffre légèrement supérieur à celui estimé pour l'alcool 2,7%, et elle estime par ailleurs la fraction d'accidents mortels imputables à la seule consommation du cannabis à 2,5%. Evoquant «l'effet dose», le quotidien note que pour la première fois est mise en évidence la hausse du risque d'accident en cas d'augmentation de la concentration sanguine en produit actif, pour souligner que l'enquête confirme par ailleurs que les effets de l'alcool et du cannabis se cumulent avec un risque multiplié par 14 pour les conducteurs associant les deux produits, alors qu'il est multiplié par 8,5 pour l'alcool seul (2,7 en dessous de 0,5 g/l) et par 1,8 pour le cannabis seul. Cette étude confirme le rôle majeur de l'alcool dans les accidents mortels, «loin devant le cannabis» puisque 20,9 % des conducteurs de l'étude présentaient un taux d'alcoolémie supérieur au normes légales, avec la mise en évidence d'un «effet dose massif», le sur-risque de provoquer un accident mortel progressant de 6,3 entre 0,5 et 0,8 g/l à 39,6 au-delà de 2 g/l. Remarquant que même consommé à dose légale, l'alcool s'avère plus dangereux que le cannabis avec 3,4% d'accidents attribuables aux personnes présentant une alcoolémie légale et 2,5% aux personnes ayant consommé du cannabis décès seraient imputables à l'alcool contre 180 imputables au cannabis sur 6000 accidents mortels par an. 11

12 CANNABIS ET SECURITE ROUTIERE 4 Les principales infractions et leurs sanctions Depuis juillet 2003 Amende Retrait de points Suspension ou annulation du permis Immobilisation du véhicule Prison Conduite en état d alcoolisation et après l usage de stupéfiants points Suspension ou annulation de 3 ans Immobilisation ou confiscation 3 ans Infractions* Sans circonstance «aggravante» Une circonstance «aggravante» Deux ou plusieurs circonstances «aggravantes» Homicide involontaire 5 ans de prison d amende Retrait de six points du permis de conduire 7 ans de prison d amende 10 ans de prison d amende De plein droit, annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant dix ans au plus Si récidive : interdiction de plein droit à dix ans, voire interdiction définitive Atteinte involontaire à l intégrité de la personne entraînant une ITT** de plus de trois mois Atteinte involontaire à l intégrité de la personne entraînant une ITT d une durée inférieure ou égale à trois mois 3 ans de prison d amende Retrait de six points du permis de conduire 2 ans de prison d amende Retrait de six points du permis de conduire 5 ans de prison d amende 7 ans de prison d amende De plein droit, annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant dix ans au plus 3 ans de prison d amende. 5 ans de prison d amende De plein droit, annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant dix ans au plus *Ces infractions sont considérées comme une même infraction au regard de la récidive. **ITT : incapacité totale de travail 12

13 BIBLIOGRAPHIE 1 Documents disponibles au Centre Jean Bergeret Tél. : Mail : MIDDLETON O. Sport et cannabis : bombe H ou pétard mouillé?. THS La Revue des Addictions, 1999, 1, (4), p FONTANA C., ASSOCIATION LE LIRESS, ASSOCIATION LE TIPI Des usages thérapeutiques du cannabis et de l'automédication : premier résultats de recherche, juin Psychotropes, 2000, 6, (3), p REYNAUD M., MOREL A., VILLEZ M., CAGNI G. Troubles cognitifs et dommages associés à la consommation de cannabis. Courrier des Addictions (Le), 2001, 3, (1), p OUVRY O. Quel sens donner à la consommation de cannabis d'un adolescent?. Courrier des Addictions (Le), 2001, 3, (1), p.23 BONNIN O., BOGAERTS A., AELVOET M., COUTERON J. P., BOUZIANE F. Cannabis : dépénalisation fumeuse en Belgique. La France relance le débat sur la loi de Interdépendances, 2001, (41), p.8-16 HACHET P. La guidance parentale, une réponse psycho-éducative pour améliorer les liens entre parents et adolescents consommateurs de cannabis. Dialogue, 2001, (152), p HACHET P. Consommation régulière de cannabis à l'adolescence et secret de famille. Alcoologie et Addictologie, 2001, 23, (1), p GIRARD B. Enquête 15/24 ans : alcool, tabac, cannabis, faut-il tout interdire?. Phosphore, 2001, (243), p COUTERON J. P. Accueil d'usagers de cannabis : intérêt d'une auto-évaluation. Interventions, 2001, 18, (2), p TOXI-GEN 5814 ASNAFI-FARHANG S., HATCHUEL P., BOURHIS F., DIVINE C., LAGRUE G. Prévalence de la consommation de cannabis et de tabac chez les patients d'un Centre Méthadone : évaluation par dosages urinaires. Annales de Médecine Interne, 2001, 152, (3 supplément), p.is37 IS42 13

14 BIBLIOGRAPHIE 2 TOXI-GEN 5814 SANCHEZ M., PHAN O. Causalité et évolution psychologiques dans une dépendance au cannabis. Annales de Médecine Interne, 2001, 152, (3 supplément), p.is54- IS56 ANIT 21 DUCRETTET S. L'adolescence et l'interdit de cannabis : la construction d'une citoyenneté mise à rude épreuve. XXIIe Journées nationales de l'anit "Toxicomanies et territoires urbains", ANIT, Chambéry, 8-9 juin 2001, Interventions, 2001, 18, (4), p LAGRUE G., MAUTRAIT C. Adolescents : cannabis et tabac. Courrier des Addictions (Le), 2001, 3, (3), p PLANTET J., MAESTRACCI N., HAUTEFEUILLE M. Un vrai débat sur les drogues devient incontournable! Faut-il dépénaliser le cannabis?. Lien Social, 2002, (613), p.4-9 LORENZO P., LEZA J. C. Utilité thérapeutique du cannabis et de ses dérivés. Interventions, 2001, 18, (3), p LEGLEYE S., BECK F., PERETTI-WATEL P. Consommateurs d'alcool ou de cannabis à 17 ans : quelles différences?. Alcoologie et Addictologie, 2002, 24, (2), p HACHET P. Le psychologue, l'adolescent fumant du cannabis et ses parents : analyse d'un contre-transfert. Interventions, 2002, 19, (1), p BIDARD I., ADES J., GORWOOD P. Les relations entre cannabis et schizophrénie. Alcoologie et Addictologie, 2002, 24, (3), p HOUDAYER H. Cannabis ou la métaphore du lien. Psychotropes, 2001, 7, (1), p HACHET P. Usages festifs de cannabis à l'adolescence et lien social. Adolescence, 2002, 20, (3), p DEL VOLGO J. P. Cannabis... nouvel opium adolescent. Adolescence, 2002, 20, (3), p

15 BIBLIOGRAPHIE 3 HACHET P. Mise en situation : la découverte par les parents d'une consommation adolescente de cannabis. THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (18), p SCHORDERET M. Bienfaits et méfaits du cannabis. THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (18), p HACHET P. "La jeune fille et le père mort : une adolescente fumant régulièrement du cannabis". THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (18), p REYNAUD M. Le cannabis, la loi et la santé. THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (19), p AMETEPE L. Liens entre usage de cannabis et schizophrénie. Revue Française de Psychiatrie et de Psychologie Médicale (La), 2003, 7, (70), p HACHET P. La consommation de cannabis chez les jeunes nécessite avant tout des réponses préventives et psychologiques. THS La Revue des Addictions, 2003, 5, (20), p KARILA L., DANEL T., RAIH H., BENYAMINA A., GOUDEMAND M., REYNAUD M. Consommation de cannabis et altérations des fonctions cognitives. Alcoologie et Addictologie, 2004, 26, (3), p CHABROL H., ROURA C. Le "bong", un mode fréquent et méconnu de consommation du cannabis. Une étude qualitative chez l'adolescent. Courrier des Addictions (Le), 2004, 6, (1), p BOYD S. J., TASHKIN D. P., HUESTIS M. A., HEISHMAN S. J., DERMAND J. C., SIMMONS M. S., GORELICK D. A. Stratégies de sevrage utilisées par les fumeurs de cannabis non demandeurs d'un traitement. Alcoologie et Addictologie, 2004, 26, (4), p OEDT, OBSERVATOIRE EUROPEEN DES DROGUES ET DES TOXICOMANIES, CARPENTIER C., BALLOTTA D., MONTANARI L., SCHATZ E., HEDRICH D., HILLEBRAND J., GOOSDEEL A., WALLON A., MARTEL C., VAZQUEZ MOLINI I., GEORGIADES N., HERNALSTEEN K. Le cannabis gagne-t-il en puissance?. Drugnet Europe, 2004, (47), 8 p. DELHOMMEAU L. Cannabis et psychose. Santé Mentale, 2002, (70), p

16 BIBLIOGRAPHIE 4 BEAUMANZON C. Mes enfants et le cannabis. Santé Mentale, 2002, (70), p *** Risque suicidaire et consommation de cannabis. Addictions, 2004, (7), p.15 AQUATIAS S. Stairway to heaven. Les consommations d'alcool et de cannabis dans les concerts de rock métal. Psychotropes, 2003, 9, (3-4), p QSJ 3892 / QSJ 3892 bis / QSJ 3892 ter / QSJ 3892 quat RICHARD D., SE J. L. Le cannabis. Paris : Presses Universitaires de France, 2002, 128 p. TOXI-PRO 5668 CILA, COLLEGE INTERNATIONAL DE L'ADOLESCENCE, CHOQUET M., INGOLD F. R., TASSIN J. P., BIRRAUX A., MARTY F., YVOREL J. J., PARQUET P. J. Psychopathologie de l'adolescent et usage du cannabis. Actes du Colloque, CILA, Paris, Ministère de l'emploi et de la Solidarité, 17 novembre 2000, Paris, CILA, 2001, 139 p. PEP/ADO 6030 AUDERSET M. J., HELD J. B., BLOCH-LAINE J. F. Se droguer, c'est risqué : pour connaître les effets et les dangers du tabac, de l'alcool, du cannabis et des médicaments. Paris, De La Martinière Jeunesse, 2001, (Hydrogène), 109 p. TOXI-JUS 6105 SENAT La dépénalisation de la consommation du cannabis. Paris, Sénat, 2002, (Les Documents de Travail du Sénat - Série Législation Comparée, N LC 99), 32 p. TOXI-PRO 6111 / TOXI-PRO 6111 bis INSERM, INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE Cannabis : quels effets sur le comportement et la santé?. Paris, INSERM, 2001, (Expertise Collective), 427 p. OFDT 42 (1) OFDT, OBSERVATOIRE FRANCAIS DES DROGUES ET DES TOXICOMANIES, CHOQUET M., LEDOUX S., HASSLER C., INSERM, INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE Alcool, tabac, cannabis et autres drogues illicites parmi les élèves de collège et de lycée : ESPAD 99 France. Paris, OFDT, 2002, 1, 148 p. 16

17 BIBLIOGRAPHIE 5 OFDT 42 (2) OFDT, OBSERVATOIRE FRANCAIS DES DROGUES ET DES TOXICOMANIES, BECK F., LEGLEYE S., PERETTI-WATEL P. Alcool, tabac, cannabis et autres drogues illicites parmi les élèves de collège et de lycée : ESPAD 99 France Paris, OFDT, 2002, 2, 225 p. TOXI-PRO 6386 HOSTETTMANN K. Tout savoir sur les plantes qui deviennent des drogues : pavot, coca, cannabis, peyotl, khat, psilocybe,... Lausanne, Ed. Favre, 2002, (Tout savoir sur), 140 p. TOXI-GEN 6902 HERVE F. Les drogues et addictions : réponses à 100 idées toutes faites sur l'alcool, le tabac, le cannabis... Paris, Flammarion, 2004, 125 p. PEP 6880 bis / TOXI-PRO 6880 HUERRE P., MARTY F. Cannabis et adolescence. Les liaisons dangereuses. Paris, Editions Albin Michel, 2004, 363 p. PERSEIL S. Politique, moeurs et cannabis : rétablir le droit?. Paris, Ed. Le Médiateur, 2003, (Coll. Enquête sur le Pouvoir Politique en France), 207 p. TOXI-PRO 6675 CHOLLET-PRZEDNOWED E. Cannabis : le dossier. (Paris), Gallimard, 2003, (Coll. Le Monde Actuel, N 106), 274 p. TOXI-PRO 6765 REYNAUD M. Cannabis et santé : vulnérabilité, dépistage, évaluation et prise en charge. Paris, Flammarion Médecines-Sciences, 2004, 194 p. OFDT, Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies, ORS ILE-DE-FRANCE, OBSERVATOIRE REGIONAL DE LA SANTE ILE-DE-FRANCE Alcool, tabac, cannabis et autres drogues à 17 ans, en Ile-de- France : exploitation régionale de l'enquête ESCAPAD Tendances, 2004, (38), PEP/ADO 6981 PLLOUX D. Cannabis, mieux vaut être informé. Paris, De La Martinière Jeunesse, 2004, (Coll. Oxygène),

18 SITUATIONS TYPE MEDECIN/PATIENT 1 EN PARLER ET REPERER MEDECIN Question ouverte «A propos vous en êtes où avec le cannabis?» PATIENT «Je consomme Je ne consomme pas» MEDECIN Synthèse et reformulation EVALUER «En 2 mots, si je vous ai bien compris, vous» MEDECIN «Qu est-ce que vous pensez de votre consommation?» PATIENT «J ai du mal à la définir» Utilisation des questionnaires et tests MEDECIN «Pour vous aider, acceptez vous de remplir ce test?» INFORMER PATIENT «Un joint n a jamais fait de mal à personne» MEDECIN Apporter des informations objectives E MEDECIMEMMMN «le cannabis est nocif : -Il est démontré que -Les effets sont» 18

19 SITUATIONS TYPE MEDECIN/PATIENT 2 AMENER A SE QUESTIONNER MEDECIN PATIENT «En quoi vous aide votre consommation de cannabis, voyez vous un rapport avec vos difficultés?» MEDECIN ENTOURAGE «Avez vous parlé de sa consommation de cannabis avec.voyez vous un rapport avec ses difficultés?» ORIENTER MEDECIN PATIENT «Il existe des consultations où des professionnels pourront si vous le souhaiter vous aider à faire le point ou arrêter votre consommation. Ces consultations sont gratuites et garantissent si vous le désirez l anonymat, la plus proche se situe» 19

20 LES PHRASES CLE POUR ABORDER LA CONSOMMATION DE CANNABIS EN CONSULTATION EN PARLER ET REPERER EVALUER USAGER «Vous avez des difficultés (études, travail ) Vous avez du mal à dormir Vous arrive-t-il de consommer du cannabis?» ENTOURAGE «Vous êtes inquiet pour lui (elle)! Savez vous si il (elle) consomme du cannabis? En avez vous parlé avec lui (elle)?» USAGER «Je vous propose de faire le point sur votre consommation de cannabis» INFORMER ENTOURAGE «Ce serait mieux que je puisse faire le point avec lui (elle)» USAGER ou ENTOURAGE «Je peux vous donner quelques informations sur les effets du cannabis» AMENER A SE QUESTIONNER ORIENTER USAGER «En quoi vous aide votre consommation de cannabis (par rapport à vos difficultés identifiées)?» ENTOURAGE «Avez vous déjà parlé de sa consommation avec lui (elle)?» USAGER ou ENTOURAGE «Des structures spécialisées peuvent vous aider 20

Les stupéfiants sont, en droit français, des substances vénéneuses dont l usage, la détention, la culture, l importation et la cession sont interdits

Les stupéfiants sont, en droit français, des substances vénéneuses dont l usage, la détention, la culture, l importation et la cession sont interdits Les stupéfiants sont, en droit français, des substances vénéneuses dont l usage, la détention, la culture, l importation et la cession sont interdits ou réglementés. Cela concerne toutes les drogues illégales,

Plus en détail

DROGUES ET LOI. Dr F. PAYSANT CHU GRENOBLE

DROGUES ET LOI. Dr F. PAYSANT CHU GRENOBLE DROGUES ET LOI Dr F. PAYSANT CHU GRENOBLE contexte Drogue licite (tabac, alcool, jeu, internet, ) Organisation, ou prise en compte des effets Drogue illicite (héroïne, cannabis, cocaine,.) Production,

Plus en détail

USAGE DE PRODUITS STUPEFIANTS - DES DEPISTAGES PLUS PERFORMANTS ET RAPIDES

USAGE DE PRODUITS STUPEFIANTS - DES DEPISTAGES PLUS PERFORMANTS ET RAPIDES Les conditions de dépistage de l alcoolémie par les différents corps de contrôle sont connues de tous. Rapides et sans équivoque, les dépistages permettent de constater rapidement si un conducteur est

Plus en détail

Vous trouverez ci-dessous les résultats des réponses qui nous paraissent les plus intéressantes : Pour quelles raisons consommez-vous du cannabis?

Vous trouverez ci-dessous les résultats des réponses qui nous paraissent les plus intéressantes : Pour quelles raisons consommez-vous du cannabis? Nous sommes quatre élèves de Terminale STT en option Administration. Nous avons choisi comme projet pour notre baccalauréat de réaliser une réunion d information sur le cannabis. Pour cela, une classe

Plus en détail

Dossier de Presse MISE EN PLACE D UN DÉPISTAGE SYSTÉMATIQUE DES STUPÉFIANTS POUR LES CONDUCTEURS IMPLIQUÉS DANS UN ACCIDENT MORTEL

Dossier de Presse MISE EN PLACE D UN DÉPISTAGE SYSTÉMATIQUE DES STUPÉFIANTS POUR LES CONDUCTEURS IMPLIQUÉS DANS UN ACCIDENT MORTEL Dossier de Presse MISE EN PLACE D UN DÉPISTAGE SYSTÉMATIQUE DES STUPÉFIANTS POUR LES CONDUCTEURS IMPLIQUÉS DANS UN ACCIDENT MORTEL Paris, le 28 août 2001 Quel est le contexte? - La France a enregistré

Plus en détail

Prévention des comportements à risques et des conduites addictives

Prévention des comportements à risques et des conduites addictives Prévention des comportements à risques et des conduites addictives Les substances psychoactives (alcool, cannabis, héroïne ) agissent sur le cerveau mais aussi sur les sensations du corps. Cela va avoir

Plus en détail

Les drogues POUR EN SAVOIR PLUS. 1. L avis du psychologue. 2. Les risques et leur prévention. Quelques chiffres

Les drogues POUR EN SAVOIR PLUS. 1. L avis du psychologue. 2. Les risques et leur prévention. Quelques chiffres Les drogues POUR EN SAVOIR PLUS 1. L avis du psychologue La consommation de drogues, qu elles soient licites (alcool, tabac) ou illicites (cannabis, crack, etc.), fait partie des conduites à risques fréquemment

Plus en détail

Le cannabis en question(s)

Le cannabis en question(s) Le cannabis en question(s) Quelle nocivité présente le cannabis? Il n y a pas de réponse simple à cette question. Les risques liés à la consommation de cannabis sont en effet variables. Ils sont différents

Plus en détail

INSTITUT SUISSE DE PRÉVENTION DE L ALCOOLISME ET AUTRES TOXICOMANIES

INSTITUT SUISSE DE PRÉVENTION DE L ALCOOLISME ET AUTRES TOXICOMANIES INSTITUT SUISSE DE PRÉVENTION DE L ALCOOLISME ET AUTRES TOXICOMANIES QU EST-CE QUE LE CANNABIS? Je viens de découvrir que ma fille a apparemment une «habitude» de consommation de cannabis. Je ne connais

Plus en détail

REPERAGE DE L USAGE NOCIF DE CANNABIS EN MEDECINE GENERALE. Georges Bonnemaison, CSST «Port Bretagne», Tours

REPERAGE DE L USAGE NOCIF DE CANNABIS EN MEDECINE GENERALE. Georges Bonnemaison, CSST «Port Bretagne», Tours REPERAGE DE L USAGE NOCIF DE CANNABIS EN MEDECINE GENERALE Georges Bonnemaison, CSST «Port Bretagne», Tours 44 ème Journées de Formation Médicale Continue, Tours, septembre 2006 I - DEFINITIONS DES DIFFERENTS

Plus en détail

L homme et les drogues

L homme et les drogues L homme et les drogues - PCEM 1 psychologie - Dr Perrine ADAM Service de Psychiatrie et d Addictologie Groupe Hospitalier Bichat-Claude Bernard Document : propriété de la faculté de médecinem Paris 7-7

Plus en détail

Conduites Professionnelles VIGILANCE et ADDICTION

Conduites Professionnelles VIGILANCE et ADDICTION Conduites Professionnelles VIGILANCE et ADDICTION Les Entreprises et Artisans partenaires de la Sécurité Routière. Conduite professionnelle et conduite addictive (1/3) La conduite professionnelle pourrait

Plus en détail

Les stupéfiants sont, en droit français, des substances vénéneuses dont l usage, la détention, la culture, l importation et la cession sont interdits

Les stupéfiants sont, en droit français, des substances vénéneuses dont l usage, la détention, la culture, l importation et la cession sont interdits Les stupéfiants sont, en droit français, des substances vénéneuses dont l usage, la détention, la culture, l importation et la cession sont interdits ou réglementés. On désigne par ce terme toutes les

Plus en détail

Les Addictions sans produit

Les Addictions sans produit Les Addictions sans produit C est l impossibilité de contrôler son comportement vis-à-vis de l activité de prédilection telles que : le sport, le sexe, le jeu (en ligne, d argent, vidéo), les achats compulsifs,

Plus en détail

Addictions et dépendances

Addictions et dépendances Addictions et dépendances Joëlle Visier Médecin Tabacologue CES de Bobigny/CPAM 93 Dr Hervé LE CLESIAU - Médecin Directeur Drogue, toxicomanie, addiction Faiblesse, vice, manie Souffrance, maladie Récompense,

Plus en détail

Les addictions chez les adolescents

Les addictions chez les adolescents Les addictions chez les adolescents L adolescence Adolescence signifie en latin «grandir» Le passage entre l enfance et l âge adulte Une génération intermédiaire Le sentiment d identité ne peut être ni

Plus en détail

Cannabis: Cannabis indica

Cannabis: Cannabis indica Cannabis: Cannabis indica Classification CERTIFIED Risque Risque élevé = Risque moyen = Risque faible = Produits Alcool, Benzodiazépines; Cannabis + Alcool Cocaïne; Cannabis, Amphétamines; Opiacés, Méthadone,

Plus en détail

Séquence 2 : la polyconsommation. DEVOIR MAISON

Séquence 2 : la polyconsommation. DEVOIR MAISON Séquence 2 : la polyconsommation. Objectif général de la séquence : être capable d adopter une attitude critique vis-à-vis des conduites addictives. NOM : Classe : Prénom : Date : DEVOIR MAISON NOTE :

Plus en détail

Alcool, stupéfiants et sécurité routière

Alcool, stupéfiants et sécurité routière L organisation de manifestations sur le territoire de la commune Vinça 13 décembre 2012 Alcool, stupéfiants et sécurité routière Didier DELAITRE Médecin enquêteur - BEA et Colonel Bruno MERCIER Médecin

Plus en détail

Prévention et lutte contre les addictions : La FNTV communique, informe, sensibilise, mobilise pour plus et mieux de sécurité dans les autocars.

Prévention et lutte contre les addictions : La FNTV communique, informe, sensibilise, mobilise pour plus et mieux de sécurité dans les autocars. Prévention et lutte contre les addictions : La FNTV communique, informe, sensibilise, mobilise pour plus et mieux de sécurité dans les autocars. ADDICTIONS = DEPENDANCE = DANGER : Nos entreprises assurent

Plus en détail

CANNABIS: effets et méfaits. Docteur Benoît GILLAIN UCL Unité de crise

CANNABIS: effets et méfaits. Docteur Benoît GILLAIN UCL Unité de crise CANNABIS: effets et méfaits Docteur Benoît GILLAIN UCL Unité de crise 1 Cannabis: Abréviation du nom «cannabis sativa». Toutes les composantes de la plante contiennent les substances psychoactives dont

Plus en détail

Moi et Mes addictions

Moi et Mes addictions Hygiène de vie Moi et Mes addictions Je m évalue Je m informe PRÉSENTS POUR VOTRE AVENIR Professeur Gérard Dubois Membre de l Académie Nationale de Médecine Service Santé Publique - CHU Amiens. Membre

Plus en détail

COCAÏNE crack ou free base

COCAÏNE crack ou free base COCAÏNE crack ou free base QU EST-CE QUE C EST? C La cocaïne est une substance psychoactive d'origine végétale, extraite des feuilles de cocaïer. C Une fois transformée par un procédé chimique, elle devient

Plus en détail

Résumé du rapport détaillé sur la consommation de drogues SCDSEO 2009

Résumé du rapport détaillé sur la consommation de drogues SCDSEO 2009 Résumé du rapport détaillé sur la consommation de drogues Le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l Ontario (SCDSEO), réalisé par le Centre de toxicomanie et de santé mentale,

Plus en détail

Problèmes judiciaires. Problèmes judiciaires

Problèmes judiciaires. Problèmes judiciaires Problèmes judiciaires 61 62 63 Contrôles et délits routiers À partir de 0,5 g/l d alcool dans le sang, la conduite est interdite en France [Voir : Cadre légal en matière d alcool]. Par ailleurs, depuis

Plus en détail

ET SI NOUS EN PARLIONS...

ET SI NOUS EN PARLIONS... ET SI NOUS EN PARLIONS... Santé, je me protège! Édito Dans le cadre de notre politique d entreprise, nous nous sommes engagés à prévenir les risques sur la santé et la sécurité au travail de l ensemble

Plus en détail

Adopter une attitude critique vis-à-vis des. conduites addictives. risques et des. conduites addictives. Capacités : Contenu : Fiche 3-1

Adopter une attitude critique vis-à-vis des. conduites addictives. risques et des. conduites addictives. Capacités : Contenu : Fiche 3-1 Module 3 Prévention des comportements à risques et des conduites addictives Module 1 Santé et équilibre de vie Module 2 Alimentation et santé Module 4 Sexualité et prévention Module 5 Protection du consommateur

Plus en détail

Compilation de 4073 dosages sanguins de stupéfiants obtenus par 17 experts judiciaires toxicologues dans le cadre d accidents de la voie publique

Compilation de 4073 dosages sanguins de stupéfiants obtenus par 17 experts judiciaires toxicologues dans le cadre d accidents de la voie publique 3èmes ateliers européens de pharmacodépendance Biarritz, le 27/10/03. Compilation de 4073 dosages sanguins de stupéfiants obtenus par 17 experts judiciaires toxicologues dans le cadre d accidents de la

Plus en détail

Drogues, toxicomanies, conduites addictives

Drogues, toxicomanies, conduites addictives Drogues, toxicomanies, conduites addictives Jean-Etienne PODIK Mots clefs Addictions, dépendance Toxicomanies Politique de réduction des risques Comportements à risques Coûts Tabac Alcool Drogues licites,

Plus en détail

Prévention. conduites addictives. Guide d information et de prévention. Anticiper pour mieux vous protéger

Prévention. conduites addictives. Guide d information et de prévention. Anticiper pour mieux vous protéger Prévention conduites addictives Guide d information et de prévention Anticiper pour mieux vous protéger La prévention, un enjeu pour votre santé Tabac, alcool, drogues La dernière décennie a marqué une

Plus en détail

Estimations 2014 des consommations de produits psychoactifs à 17 ans

Estimations 2014 des consommations de produits psychoactifs à 17 ans Estimations des consommations de produits psychoactifs à 17 ans Stanislas Spilka, Olivier Le Nézet et François Beck Note 2015-02 du 21 avril 2015 L enquête ESCAPAD Cette note présente les premières exploitations

Plus en détail

SUBSTANCES PSYCHOACTIVES Attention danger!

SUBSTANCES PSYCHOACTIVES Attention danger! Pour la santé au travail SUBSTANCES PSYCHOACTIVES Attention danger! Alcool, tabac, cannabis, ecstasy, héroïne, cocaïne, GHB, certains médicaments (anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs...) sont des

Plus en détail

Le cannabis en question(s)

Le cannabis en question(s) Le cannabis en question(s) Quelle nocivité présente le cannabis? Il n y a pas de réponse simple à cette question. Les risques liés à la consommation de cannabis sont en effet variables. Ils sont différents

Plus en détail

DEPISAGE ET CONTRÔLE DES CONDUITES TOXICOPHILES EN ENTREPRISE. Dr C Mercier-Guyon

DEPISAGE ET CONTRÔLE DES CONDUITES TOXICOPHILES EN ENTREPRISE. Dr C Mercier-Guyon DEPISAGE ET CONTRÔLE DES CONDUITES TOXICOPHILES EN ENTREPRISE Dr C Mercier-Guyon Faut il dépister et contrôler au travail? Devoirs du médecin de prévention Identifier les comportements individuels à risque

Plus en détail

Le trafic et la consommation des stupéfiants se trouvent classés dans le livre intitulé «Crimes et délits contre les personnes.

Le trafic et la consommation des stupéfiants se trouvent classés dans le livre intitulé «Crimes et délits contre les personnes. Drogues et loi Le trafic et la consommation des stupéfiants se trouvent classés dans le livre intitulé «Crimes et délits contre les personnes. Loi du 31 décembre 1970 Interdit et pénalise l usage de toute

Plus en détail

9.11 Les jeux de hasard et d argent

9.11 Les jeux de hasard et d argent 9.11 Les jeux de hasard et d argent Maud Pousset, Marie-Line Tovar 288 Les jeux de hasard et d argent (JHA) constituent une activité ancienne et répandue, mais longtemps interdite. Leur offre s est étoffée,

Plus en détail

LES ADDICTIONS. I) Définition, typologie des usages. 1. Pratiques addictives

LES ADDICTIONS. I) Définition, typologie des usages. 1. Pratiques addictives LES ADDICTIONS I) Définition, typologie des usages. 1. Pratiques addictives Addictions aux substances psychoactives Un psychotrope (ou substance psychoactive) est un produit, qui agit sur le SNC en induisant

Plus en détail

Et si on en parlait...

Et si on en parlait... plaq alcool 220312:Mise en page 1 30/03/2012 14:55 Page 1 Alcool Et si on en parlait... Ce document vise à informer les usagers des risques qui sont associés à la consommation d alcool plaq alcool 220312:Mise

Plus en détail

Consommation conjointe cigarette et cannabis Quelles implications pour le sevrage?

Consommation conjointe cigarette et cannabis Quelles implications pour le sevrage? Consommation conjointe cigarette et cannabis Quelles implications pour le sevrage? Isabelle Jacot Sadowski Policlinique médicale universitaire Lausanne Berne, 03.12.2009 1 Problématique Décision d arrêt

Plus en détail

Prévenir... l alcoolisme

Prévenir... l alcoolisme Prévenir... l alcoolisme 8 Avec l alcool, faites-vous bon ménage ou mauvais usage? Vous faites bon ménage, si vous usez sans abuser (1) Consommateur ponctuel, vous ne buvez pas plus de 4 verres par occasion.

Plus en détail

FACULTÉS AFFAIBLIES NE CONDUISEZ PAS! Alcool Drogues Médicaments

FACULTÉS AFFAIBLIES NE CONDUISEZ PAS! Alcool Drogues Médicaments FACULTÉS AFFAIBLIES Alcool Drogues Médicaments NE CONDUISEZ PAS! L alcool, les drogues et certains médicaments affectent votre capacité de conduire. Si vous conduisez avec les facultés affaiblies, vous

Plus en détail

CONSULTATION «Les Modes d Usage»

CONSULTATION «Les Modes d Usage» ADDICTOLOGIE CONSULTATION «Les Modes d Usage» CENTRE DE SOINS D ACCOMPAGNEMENT ET DE PREVENTION EN ADDICTOLOGIE «C.S.A.P.A. La Caravelle» BILAN CONSULTATION ADDICTOLOGIE Le repérage et les modes d usage

Plus en détail

Cannabis 2010: se battre ou en débattre? Jeudi 23 septembre 2010. Fondation Louis-Jeantet. Service d addictologie http://addictologie.hug ge.

Cannabis 2010: se battre ou en débattre? Jeudi 23 septembre 2010. Fondation Louis-Jeantet. Service d addictologie http://addictologie.hug ge. Cannabis 2010:? se battre ou en débattre? Jeudi 23 septembre 2010 Fondation Louis-Jeantet Service d addictologie http://addictologie.hug ge.ch Cannabis: Ange ou démon point de vue 2010 Dr Thomas Rathelot

Plus en détail

L intérêt de l analyse des cheveux

L intérêt de l analyse des cheveux L intérêt de l analyse des cheveux ChemTox est un laboratoire pionnier des investigations toxicologiques et plus particulièrement des analyses de cheveux. Son expertise, basée sur près de 20 années d expérience,

Plus en détail

PRÉVENTION ET ÉDUCATION POUR LA SANTÉ CONDUITES ADDICTIVES

PRÉVENTION ET ÉDUCATION POUR LA SANTÉ CONDUITES ADDICTIVES PRÉVENTION ET ÉDUCATION POUR LA SANTÉ Alcool, tabac et drogues illicites : au-delà du produit consommé, c est davantage le comportement de consommation - conduite addictive - qui détermine le risque pour

Plus en détail

IMPREGNATION CANNABIQUE:

IMPREGNATION CANNABIQUE: IMPREGNATION CANNABIQUE: Outils analytiques et aide à l interprétation biologique Dr Damien RICHARD, drichard@chu-clermontferrand.fr Laboratoire de Pharmacologie et de Toxicologie CHU, Gabriel Montpied,

Plus en détail

ALCOOL TABAC PRODUITS ILLICITES. Quelle législation et quelle prévention pour les jeunes?

ALCOOL TABAC PRODUITS ILLICITES. Quelle législation et quelle prévention pour les jeunes? ALCOOL TABAC PRODUITS ILLICITES Quelle législation et quelle prévention pour les jeunes? Le plan gouvernemental 2008/2011 et la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT)

Plus en détail

Alcool Drogues Médicaments

Alcool Drogues Médicaments Alcool Drogues Médicaments Prévenir la consommation des substances psychoactives en milieu professionnel Une prévention collectivement partagée Le guide de l employeur Substances psychoactives, de quoi

Plus en détail

Traitements de substitution aux opiacés et travail. Éric Durand Département Études et assistance médicales INRS 29 janvier 2007, CODES 93

Traitements de substitution aux opiacés et travail. Éric Durand Département Études et assistance médicales INRS 29 janvier 2007, CODES 93 Traitements de substitution aux opiacés et travail Éric Durand Département Études et assistance médicales INRS 29 janvier 2007, CODES 93 Le contexte «politique» Politique de réduction des risques infectieux

Plus en détail

Aspect clinique de la dépendance : exemple de l alcool, des drogues et des pharmacodépendances

Aspect clinique de la dépendance : exemple de l alcool, des drogues et des pharmacodépendances Aspect clinique de la dépendance : exemple de l alcool, des drogues et des pharmacodépendances Mickaël NAASSILA UPJ V, directeur du GRAP, INSERM SOMMAIRE I. PRISE AIGUË ET CONSOMMATION CHRONIQUE II. LES

Plus en détail

Le risque alcool et autres addictions

Le risque alcool et autres addictions - 2 - Préambule La consommation globale d alcool en France est en baisse continue depuis 40 ans. Néanmoins l alcool est responsable de 45 000 décès par an. Les ventes de tabac ont régulièrement décliné

Plus en détail

Les aspects législatifs

Les aspects législatifs Les aspects législatifs 9 pl. du Général Koenig, 35000 Rennes, 02.23.20.14.60 cirdd@cirdd-bretagne.fr Jeudi 12 mai 2011 DU Addictologie - Rennes DEFINITION DES DROGUES un historique international (1) Les

Plus en détail

Présentation de la campagne d'information sur les nouveaux tests salivaires 20/09 17/10/2010

Présentation de la campagne d'information sur les nouveaux tests salivaires 20/09 17/10/2010 Cabinet du Secrétaire d État CONFÉRENCE DE PRESSE DU 21 SEPTEMBRE 2010 Présentation de la campagne d'information sur les nouveaux tests salivaires 20/09 17/10/2010 Etienne SCHOUPPE Secrétaire d'état à

Plus en détail

Quizz s é c u r i t é

Quizz s é c u r i t é Quizz s é c u r i t é r o u t i è r e Selon vous, le nombre de personnes tuées sur les routes dans le monde chaque année représente environ : A. La population de l Estonie B. C. Les populations des villes

Plus en détail

EXTRAIT DU RAPPORT «ATLAS RÉGIONAL DES CONSOMMATIONS DE PRODUITS PSYCHOACTIFS DES JEUNES FRANÇAIS» EXPLOITATION RÉGIONALE

EXTRAIT DU RAPPORT «ATLAS RÉGIONAL DES CONSOMMATIONS DE PRODUITS PSYCHOACTIFS DES JEUNES FRANÇAIS» EXPLOITATION RÉGIONALE EXTRAIT DU RAPPORT Provence-Alpes-Côte d'azur Guadeloupe Martinique Guyane Réunion Nouvelle-Calédonie Polynésie Française «ATLAS RÉGIONAL DES CONSOMMATIONS DE PRODUITS PSYCHOACTIFS DES JEUNES FRANÇAIS»

Plus en détail

4 ème Journée rouennaise ADDICTIONS 18 mai 2006

4 ème Journée rouennaise ADDICTIONS 18 mai 2006 Fédération Inter-Etablissements d'addictologie 4 ème Journée rouennaise ADDICTIONS 18 mai 2006 EPIDEMIOLOGIE DES CONDUITES ADDICTIVES CHEZ LES JEUNES Mme le Professeur Facy INSERM Unité 302, Paris CH du

Plus en détail

"La santé des étudiants en 2013"

La santé des étudiants en 2013 1 Dossier de Presse "La santé des étudiants en 2013" 8 ème Enquête Nationale 1999 2013 Enquête Santé MGEL Depuis plus de 60 ans, à l écoute des étudiants 2 Sommaire EmeVia et les mutuelles étudiantes de

Plus en détail

"La santé des étudiants en 2015"

La santé des étudiants en 2015 Dossier de Presse "La santé des étudiants en 2015" 9 ème Enquête Nationale 1999 2015 Enquête Santé d emevia Depuis plus de 16 ans, à l écoute des étudiants 1 Sommaire EmeVia et les mutuelles étudiantes

Plus en détail

Importance du repérage et de la prise en charge

Importance du repérage et de la prise en charge Poly addiction et poly consommation dans le sevrage tabagique Importance du repérage et de la prise en charge Christiane VALLES Infirmière tabacologue, addictologue Centre Hospitalier de Cahors. Introduction

Plus en détail

GUIDE CONCERNANT L USAGE DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES DURANT LA GROSSESSE

GUIDE CONCERNANT L USAGE DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES DURANT LA GROSSESSE GUIDE CONCERNANT L USAGE DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES DURANT LA GROSSESSE DOSSIER DE PRESSE POURQUOI CET OUVRAGE? Les risques encourus par l usage de substances psychoactives chez la femme enceinte sont

Plus en détail

ADOLESCENCE ET ADDICTION Le cannabis en questions. Diaporama réalisé par. Yves GERVAIS

ADOLESCENCE ET ADDICTION Le cannabis en questions. Diaporama réalisé par. Yves GERVAIS 1 ADOLESCENCE ET ADDICTION Le cannabis en questions Diaporama réalisé par Yves GERVAIS Psychosociologue, psychothérapeute pour adolescents Chargé de Mission Sécurité Routière Chargé d Enseignement Universitaire

Plus en détail

Que sais-tu de la toxicomanie?

Que sais-tu de la toxicomanie? Que sais-tu de la toxicomanie? Mai 2006 À usage des parents et des professionnels de l éducation et de la prévention Sommaire Pourquoi informer? 3 Pourquoi lutter contre la toxicomanie? 3 Qu appelle-t-on

Plus en détail

L alcool, les drogues, les médicaments. Parlons-en!

L alcool, les drogues, les médicaments. Parlons-en! L alcool, les drogues, les médicaments Entre indifférence et exclusion, osons la prévention! Parlons-en! La démarche de prévention de la Ville de Valence Depuis plusieurs années le problème de l alcool

Plus en détail

Alcool, tabac et drogues illicites : Géographie des pratiques addictives en France

Alcool, tabac et drogues illicites : Géographie des pratiques addictives en France Alcool, tabac et drogues illicites : Géographie des pratiques addictives en France Analyses régionales du Baromètre santé Inpes 2010 Grandes tendances dans les DOM Dossier de presse Novembre 2013 Contacts

Plus en détail

Alcool Les dangers cachés

Alcool Les dangers cachés Alcool Les dangers cachés L alcool, dangereux ami L alcool, produit familier des soirées étudiantes, donne l'impression d'être bien, d'être capable de plus de choses et d'avoir confiance en soi. Mais tout

Plus en détail

A. OMS - ASSIST V3.0, français

A. OMS - ASSIST V3.0, français A. OMS - ASSIST V3.0, français Interviewer I...I Clinique I...I Identité patient I...I Date I...I INTRODUCTION (A lire au patient. Peut être adapté au contexte local) Je vous remercie d avoir accepté de

Plus en détail

Brochure cannabis 21/02/05 4:17 PM Page 1 cannabis au volant

Brochure cannabis 21/02/05 4:17 PM Page 1 cannabis au volant cannabis au volant Réalisation Association des intervenants en toxicomanie du Québec inc. www.aitq.com Cannabis au volant cool ou risqué? Cette brochure a pour but de t informer de l impact du cannabis

Plus en détail

N O S L I M I T E S?!

N O S L I M I T E S?! NOS LIMITES?! Cette brochure contient des informations essentielles sur l alcool et peut vous permettre de calculer votre. L alcool L alcool est une drogue licite et réglementée dont la substance psychoactive

Plus en détail

Législation et jurisprudence en addictologie Responsabilités des entreprises et des salariés

Législation et jurisprudence en addictologie Responsabilités des entreprises et des salariés Législation et jurisprudence en addictologie Responsabilités des entreprises et des salariés SOMMAIRE I Rappel des dangers des produits et réaction du monde social (p.2) II L Europe et l addiction : où

Plus en détail

Sexualité, addiction et genre: aspects médicobiologiques

Sexualité, addiction et genre: aspects médicobiologiques Sexualité, addiction et genre: aspects médicobiologiques Barbara Broers Département de Médecine Communautaire Rencontre réseau genre, Infodrog 13/11/07 Plan de la présentation Concepts généraux Sexualité

Plus en détail

EN 2005, 248 845 condamnations ont été prononcées pour infraction à la sécurité routière, soit 40,2% de

EN 2005, 248 845 condamnations ont été prononcées pour infraction à la sécurité routière, soit 40,2% de INFOSTAT JUSTICE Juin 2007 Numéro 95 Bulletin d information statistique Les condamnations pour infraction à la sécurité routière en 2005 Odile Timbart *, Tiaray Razafindranovona ** EN 2005, 248 845 condamnations

Plus en détail

Dossier de presse Sécurité routière Vendredi 13 novembre 2015

Dossier de presse Sécurité routière Vendredi 13 novembre 2015 Dossier de presse Sécurité routière Vendredi 13 novembre 2015 Contact presse Préfecture de l Isère - Service communication 04 76 60 48 05 communication@isere.pref.gouv.fr @Préfet38 L accidentologie en

Plus en détail

13. Drogues et conduite automobile

13. Drogues et conduite automobile 13. Drogues et conduite automobile Hélène Martineau OFDT Politique. Le cannabis : un nouveau dispositif légal La politique de la France en matière de lutte contre les stupéfiants au volant a été marquée

Plus en détail

Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction

Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction Les usagers de drogues âgés de 40 ans et plus pris en charge dans les structures de soins pour leurs problèmes d addiction OFDT Note n 2010-12 Saint-Denis, le 09/08/2010 Introduction Les premières structures

Plus en détail

Contribution du ministère de la Justice et des Libertés au bilan annuel de la sécurité routière

Contribution du ministère de la Justice et des Libertés au bilan annuel de la sécurité routière Contribution du ministère de la Justice et des Libertés au bilan annuel de la sécurité routière Condamnations et sanctions prononcées en matière de sécurité routière Année 2011 Les condamnations pour infraction

Plus en détail

LES DROGUES. Action des drogues sur le cerveau. Substance par substance: les effets sur le cerveau

LES DROGUES. Action des drogues sur le cerveau. Substance par substance: les effets sur le cerveau LES DROGUES Introduction Action des drogues sur le cerveau Substance par substance: les effets sur le cerveau Les principaux produits: * Le cannabis * la cocaïne * L ecstasy et les drogues d aujourd hui

Plus en détail

"La santé des étudiants en 2013"

La santé des étudiants en 2013 1 Dossier de Presse "La santé des étudiants en 2013" 8 ème Enquête Nationale 1999 2013 Enquête Santé d emevia Depuis plus de 14 ans, à l écoute des étudiants 2 Sommaire EmeVia et les mutuelles étudiantes

Plus en détail

n 25 Octobre 2005 Le petit journal qui fait «le joint» entre les médecins et les pharmaciens du réseau TSR87

n 25 Octobre 2005 Le petit journal qui fait «le joint» entre les médecins et les pharmaciens du réseau TSR87 n 25 Octobre 2005 Le petit journal qui fait «le joint» entre les médecins et les pharmaciens du réseau TSR87 Rédacteur en chef : MOREAU D. Comité de rédaction : BOYE S. CHANTEGROS L. CHENEBY C. CHEVALIER

Plus en détail

Questions / Réponses. Informations sur les médicaments et la conduite automobile. Septembre 2005

Questions / Réponses. Informations sur les médicaments et la conduite automobile. Septembre 2005 REPUBLIQUE FRANÇAISE Septembre 2005 Questions / Réponses Informations sur les médicaments et la conduite automobile Certains médicaments peuvent altérer vos capacités à : conduire un véhicule (voiture,

Plus en détail

Les addictions chez les jeunes à La Réunion Etat des lieux des données

Les addictions chez les jeunes à La Réunion Etat des lieux des données Les addictions chez les jeunes à La Réunion Etat des lieux des données DAT 974 - Axe 1 - Mission Observation COSU du 03/12/2012 Monique RICQUEBOURG Observatoire Régional de la Santé (ORS) 1 Plan de la

Plus en détail

Conduites addictives : description et regards croisés

Conduites addictives : description et regards croisés ( santé jeunes Enquête réalisée dans le département de l (France) et la province du (Belgique) en 23-24 Conduites addictives : description et regards croisés Le tabac, l alcool et les drogues illicites

Plus en détail

UNE TOXICOMANIE: LE CANNABIS

UNE TOXICOMANIE: LE CANNABIS UNE TOXICOMANIE: LE CANNABIS PRÉSENTÉ PAR Yves Dion, md Le 24 mai 2012 Objectifs d apprentissage: Comprendre les effets du cannabis Comprendre les effets du cannabis sur les apprentissages et le travail

Plus en détail

La psychiatrie dans le cinéma

La psychiatrie dans le cinéma La psychiatrie dans le cinéma Plaisir de voir, plaisir de critiquer, plaisir de débattre Stephane Rothen Gerard Calzada Tabac Classification des substances Dépresseurs du SNC Stimulants du SNC Perturbateurs

Plus en détail

HEBERGEMENT SOCIAL ET ADDICTIONS

HEBERGEMENT SOCIAL ET ADDICTIONS HEBERGEMENT SOCIAL ET ADDICTIONS Pourquoi et comment une porte d entrée par la précarité dans une association qui a centré ses activités sur l addictologie? C PEQUART F MOISAN Association CHARONNE 1 logique

Plus en détail

N 59. Connaître les bases des classifications des troubles mentaux de l enfant à la personne âgée

N 59. Connaître les bases des classifications des troubles mentaux de l enfant à la personne âgée N 59. Connaître les bases des classifications des troubles mentaux de l enfant à la personne âgée Auteur : J.-A. M. Relecteurs : C. Q., C. L. Statistiques ECN 2008, dossier 4 2008, dossier 7 2010, dossier

Plus en détail

La Mutuelle Des Etudiants

La Mutuelle Des Etudiants 4ème Enquete sur la ^ Nationale Santé des Etudiants Etat de santé des étudiants en France Premiers résultats de l Enquete Nationale sur la Santé des Etudiants 2014 (ENSE4) La Mutuelle Des Etudiants www.lmde.com

Plus en détail

Partie du système nerveux central qui relie certains groupes de neurones à l origine de fortes sensations de plaisir et de satisfaction.

Partie du système nerveux central qui relie certains groupes de neurones à l origine de fortes sensations de plaisir et de satisfaction. avec la collaboration du Centre de vulgarisation de la connaissance, Université Paris XI LEXIQUE LE CANNABIS SOUS L ŒIL DES SCIENTIFIQUES Addiction État de besoin vis-à-vis d une drogue ou d une pratique

Plus en détail

S. Fantoni Praticien hospitalier, Chercheur en droit au GIP-CERESTE, Lille2

S. Fantoni Praticien hospitalier, Chercheur en droit au GIP-CERESTE, Lille2 S. Fantoni Praticien hospitalier, Chercheur en droit au GIP-CERESTE, Lille2 Un café tabac où le patron tolérait la consommation de cannabis d un de ses employés en soirée Complicité de trafic de stupéfiants,

Plus en détail

CANNABIS : LES RISQUES EXPLIQUÉS AUX PARENTS LE CANNABIS EST UNE RÉALITÉ

CANNABIS : LES RISQUES EXPLIQUÉS AUX PARENTS LE CANNABIS EST UNE RÉALITÉ CANNABIS : LES RISQUES EXPLIQUÉS AUX PARENTS LE CANNABIS EST UNE RÉALITÉ LE CANNABIS, UNE RÉALITÉ 2 Une progression constante de la consommation chez les jeunes Pour l instant, cela ne me préoccupe pas

Plus en détail

Résumé du rapport détaillé sur la consommation de drogues SCDSEO 2011

Résumé du rapport détaillé sur la consommation de drogues SCDSEO 2011 Résumé du rapport détaillé sur la consommation de drogues Réalisé tous les deux ans par le Centre de toxicomanie et de santé mentale, le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de

Plus en détail

Alcool : je fais le point sur ma consommation

Alcool : je fais le point sur ma consommation Alcool : je fais le point sur ma consommation Tous concernés? De quoi s agit-il? On a l habitude d évoquer un risque pour la santé au-delà de 3 verres standard par jour pour les hommes ou 2 pour les femmes,

Plus en détail

Guide. d ivresse. de gestion de la crise. en entreprise

Guide. d ivresse. de gestion de la crise. en entreprise Guide de gestion de la crise d ivresse en entreprise L IVRESSE SUR LES LIEUX DE TRAVAIL Ce guide pratique se veut un outil répondant aux besoins exprimés par les entreprises. Il répond uniquement à la

Plus en détail

concours sois intense au naturel

concours sois intense au naturel concours sois intense Tu veux participer? Rends-toi sur le site, réponds au jeu-concours et cours la chance de gagner le grand prix, d une valeur approximative de 2 000 $, ou encore l une des nombreuses

Plus en détail

les principales infractions au code de la route et leurs sanctions

les principales infractions au code de la route et leurs sanctions Pour connaître le nombre de points sur votre permis, connectez-vous sur le site : www.interieur.gouv.fr les principales infractions au code de la route et leurs sanctions En savoir plus? www.securite-routiere.gouv.fr

Plus en détail

les principales infractions au code de la route et leurs sanctions

les principales infractions au code de la route et leurs sanctions les principales infractions au code de la route et leurs sanctions Les infractions liées à l alcoolémie En 2009, 1 200 vies auraient pu être sauvées si tous les conducteurs avaient respecté la limite légale

Plus en détail

Consommation de drogues (alcool) et santé mentale AQPAMM

Consommation de drogues (alcool) et santé mentale AQPAMM Consommation de drogues (alcool) et santé mentale «La consommation (drogues/alcool) n est pas un sport de spectateur. Un jour ou l autre, c est toute la famille qui participe.» Joyce Rebeta-Burditt Atelier

Plus en détail

les principales infractions au code de la route et leurs sanctions

les principales infractions au code de la route et leurs sanctions les principales infractions au code de la route et leurs sanctions Les infractions liées à l alcoolémie CONTRAVENTION Conduite avec une alcoolémie égale ou supérieure à 0,5 et inférieure à 0,8 g/ l de

Plus en détail

ACCOMPAGNEMENT PÉDAGOGIQUE ADDICTIONS : LSD & CANNABIS

ACCOMPAGNEMENT PÉDAGOGIQUE ADDICTIONS : LSD & CANNABIS Prévention ACCOMPAGNEMENT des conduites addictives PÉDAGOGIQUE collège - lycée : physique, chimie, SVT Programme Au collège : en troisième, le programme donne l occasion d investir le thème de convergence

Plus en détail

GUIDE A L USAGE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES SUR LE RISQUE ALCOOL AU TRAVAIL

GUIDE A L USAGE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES SUR LE RISQUE ALCOOL AU TRAVAIL GUIDE A L USAGE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES SUR LE RISQUE ALCOOL AU TRAVAIL PREAMBULE Dans le monde du travail, l alcoolisation de certains agents reste une préoccupation pour l Autorité Territoriale

Plus en détail