CHAPITRE 12 : CROISSANCE ET ANALYSE

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1 CHAPITRE 12 : CROISSANCE ET ANALYSE CONJONCTURELLE I. DEFINITION ET MESURE DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE A. DEFINITION La croissance est mesurée par le PIB. La croissance économique est une augmentation durable et soutenue de la production d'un pays (sur le LT). Quand on parle d'expansion éco, cette hausse de la production s'effectue sur le CT. Pour résoudre le problème du chômage, il faudrait une croissance > à 2%. Avec le progrès technique, on augmente la production, sans augmenter le facteur travail (et donc sans résoudre le problème du chômage). B. DEVELOPPEMENT Le développement éco est un phénomène qualitatif observable sur le long terme : c'est la transformation des structures économiques (infrastructures, outils de production..) et sociales (éducation, PS...) d'un pays. Relations entre croissance et développement : - un bon développement permet une croissance économique (bonne éducation, infrastructures...). - la croissance permet d'améliorer le développement (+ de richesses -> meilleur développement). Depuis quelques années, on considère que la croissance a permis le PT => PT exogène et non plus endogène Le développement éco est donc la cause et la conséquence de la croissance économique, et inversement. Mais la croissance éco n'entraine pas toujours du développement... : - Les richesses du pays peuvent être accaparées par une minorité. - Un pays peut recevoir des IDE -> croissance -> mais si les richesses sont accaparées par un autre pays -> croissance sans développement économique. C. LES AUTRES ASPECTS Expansion : augmentation de l activité économique de nature conjoncturelle. Le développement durable permet de répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Il y a ici une notion de bienêtre. La croissance éco permet-elle d'améliorer indéfiniment le développement économique? (cf. Etat stationnaire de Malthus et Ricardo). D. LA MESURE Romain en direct de la BU avec Thibault Jung et avec l aide de Stéphane - 09/05/ Page 1 sur 5

2 La croissance économique est un critère quantitatif. On la mesure par la variation du PIB. PIB = Valeurs ajoutées PIB = Demande des ménages : Consommation finale + FBCF : Investissements + Exportations Importations PIB = Revenus : Salaire + Accessoires (participations) + Revenus du capital (Dividendes + intérêts + revenus fonciers) + Revenus prélevés (cotisations) par les administrations publiques mais aussi privées Variation du PIB Volume quantité Valeur Exemple : Variation du PIB 5 % Quantité Prix Variation réelle = 1 % Le PIB nominal est en euros courants et le PIB réel en euros constants. On dit défalquer l augmentation des prix. E. LA CROISSANCE ECONOMI QUE EN FRANCE Le taux de croissance moyen pendant les 30 glorieuses était de 5 % marque l arrêt de cette croissance avec le choc pétrolier (le prix du pétrole est multiplié par 4 lors du premier choc). A partir de cette date on est dans une croissance molle (entre 1 et 3,5 %). Le pétrole devient une arme politique et économique. Les pays de l OPPAEP réduisent leur production de pétrole et augmentent ainsi les prix. Cela provoque un changement des termes de l échange qui se sont détériorés au profit des exportateurs de pétrole (3 % du PIB est consacré à l achat du pétrole). Nous avons en France des conséquences inflationnistes. Elles ont été amplifiées par la régulation Fordiste. Le deuxième choc pétrolier est dû à l opposition au char d Iran, le pétrole passe de 14,5 à 26 le baril. Il y a eu des mesures destinées à économiser l énergie. En 1986 il y a un contre choc pétrolier : l Arabie Saoudite ne soutient + les cours du pétrole. F. DE LA CROISSANCE A LA CRISE Récession économique : baisse pendant 2 trimestres consécutifs du PIB (baisse de l activité économique). Désinflation : baisse de la hausse des prix ; baisse du rythme de l inflation. Stagflation : une augmentation des prix associé à une baisse de l activité économique. La forte croissance a des répercussions sur les prix (baisse du chômage). Elle crée des tensions sur le marché du travail. II. LES DETERMINANTS DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE L augmentation de la production passe par l augmentation du facteur travail et du facteur capital. Romain en direct de la BU avec Thibault Jung et avec l aide de Stéphane - 09/05/ Page 2 sur 5

3 A. LA CROISSANCE EXTENSIVE ET LA CROISSANCE INTENS IVE Facteur capital : 1000 K 100 Facteur travail : 100 salariés 50 P Une croissance extensive est due à une augmentation des facteurs de production (capital + travail). Une croissance intensive va s expliquer par une meilleure combinaison des facteurs de production. B. LES THEORIES DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE. Carré, Dubois et Malinvaud essayent d expliquer la croissance économique des trente glorieuses. FACTEUR TRAVAIL FACTEUR CAPITAL Augmentation de la population active (augmentation du travail des femmes, immigration, baby-boom ). Amélioration de la qualification (meilleure formation). Accumulation facteur travail. du Modernisation. Il existe un résidu de croissance non expliqué. Les économistes vont rendre endogènes de éléments perçus comme exogènes. La croissance va permettre d améliorer la santé, l éducation. Voir tableau des facteurs endogènes POUR LES CLAS SIQUES Adam Smith retient la notion du travail qui peut permettre un accroissement de la productivité et la possibilité de dégager un surplus (production obtenue supérieure à la consommation des facteurs de production. Les classiques avaient la préoccupation de la survie des nations. Pour eux il n y avait pas de décroissance mais une reproduction à l identique. Pour Malthus la croissance est limitée et pour Ricardo la rente différentielle est décroissante. Pour Solow la croissance est homothétique (la croissance est possible uniquement en augmentant les facteurs de production). Toutes les variables de la croissance vont augmenter selon le même rythme de production, consommation, investissement ainsi que la population. Si toutes les variables augmentent selon le même rythme il n y a pas de croissance car le rapport entre 2 variables reste constant. Il n y a pas de croissance sauf celle de la population. Le résidu de croissance non expliqué est Romain en direct de la BU avec Thibault Jung et avec l aide de Stéphane - 09/05/ Page 3 sur 5

4 dû au progrès technique. C est un élément exogène (qui n est pas dû à la propre croissance). Le progrès technique va changer la fonction et la combinaison des facteurs de production. Pour Schumpeter les éléments importants de la croissance sont le progrès technique, la consommation et l initiative des entrepreneurs. POUR LES P OST K EYN ES I EN S Harrod et Domar reprennent les thèses et légitiment l intervention de l état (nécessaire pour assurer le plein emploi). Ils constatent qu il y a une mauvaise coordination entre les ménages et les entreprises. La décision d épargne appartient donc aux ménages et celle d investir aux entreprises. Une augmentation du revenu entraine une augmentation de la propension marginale à consommer. III. LES CYCLES ECONOMIQUES La croissance économique étant irrégulière, il est nécessaire de constater qu il y a des cycles. On distingue 3 cycles de durée différente. A. LES DIFFERENTS CYCLES On distingue un cycle long de Kondratieff (entre 50 et 60 ans). Il va y avoir une phase de croissance suivie d une phase de récession (chômage). Le cycle de Juglar dure entre 5 et 10 ans, ils seraient dus à la politique économique, monétaire et budgétaire. Le cycle de Kit Chin est un cycle court (entre 2 et 4 ans), il serait dû au comportement des entreprises. B. LE CYCLE DE KIT CHIN C est le cycle de l affaire qui dure entre 3 et 4 ans. Ce cycle est lié à la demande et l offre. C. LE CYCLE DE JUGLAR C est un cycle plus long (entre 5 et 10 ans). Il est expliqué par une politique monétaire expansive et restrictive. La période d expansion sera liée à une politique monétaire expansive. Les taux d intérêts vont baisser, on accorde facilement des crédits mais cette politique provoque l inflation. On va donc alterner politique expansive et politique restrictive. Pour les économistes keynésiens il y a une explication par la demande : Demande : Investissement ( ±) Consommation ( ) Si les entreprises ne perçoivent pas cette demande effective l investissement en sera ralenti. Pour les néoclassiques ces phases d expansion et de récession seraient dues à un problème d offre qui ne serait pas suffisante. Cela s explique par les écarts de production importants qui engendrent une baisse de la rentabilité des investissements. L état peut également être à l origine de la faiblesse de l offre. D. LE CYCLE DE KONDRATIEFF C est un cycle long (entre 50 et 60 ans). Il serait dû à l évolution du progrès technique. C est une analysée liée à l innovation (analyse Schumpetérienne). Lorsqu apparaît une innovation nous avons une période d expansion économique. On parle d innovation en grappe car elles sont nombreuses. Le progrès technique va se diffuser on parle de phase ascendante et de phase de déclin. La phase de déclin va s expliquer par une baisse de la rentabilité des investissements. La phase ascendante Romain en direct de la BU avec Thibault Jung et avec l aide de Stéphane - 09/05/ Page 4 sur 5

5 s explique par le monopole ou a l avantage concurrentiel que les entreprises possèdent. Pendant cette période de déclin apparaissaient de nouvelles innovations qui vont créer une nouvelle phase ascendante. E. L ECOLE DE LA REGULATION On explique la fin de 30 glorieuses par une rupture du fordisme (production de masse qui permet la réduction des coûts de production). Les cycles longs seraient dus aux transformations structurelles, économiques et sociales de notre économie. IV. LES OUTILS DE L ANALYSE CONJONCTURELLE A. LA CONJONCTURE La conjoncture économique va se mesurer en fonction de certaines variables économiques à court terme. Ces variables affectent l activité économique. C est vraiment le court terme en 3 dimensions. Il faut faire la différence entre la notion de conjoncture et l analyse conjoncturelle qui correspond à une démarche. Beaucoup de postes ne sont pas pourvus comme ceux de l hôtellerie, la restauration, l aide à la personne. On manque également d emplois qualifiés dans le domaine de l informatique. B. LES SOURCES DE L ANALYSE CONJONCTURELLE Cette analyse repose sur une connaissance des variables économique, sur le passé proche et le présent. Nous avons besoin de décrire la réalité. Des organismes nationaux et internationaux en sont chargés comme l INSEE, la banque centrale et la banque de bilans. La structure du bilan est fonction de l activité d une entreprise. La centrale des bilans calcule des ratios type. Par exemple dans le domaine de la vente automobile on a un ratio type de 35 jours pour le paiement des créances aux fournisseurs. Si on voit que les entreprises stockent cela traduit un ralentissement de l activité économique. Les syndicats vont également réaliser des études économiques. C. LES PRINCIPAUX INDICATEURS La conjoncture économique peut s orienter vers les entreprises, le commerce extérieur et les ménages. Entreprises Commerce extérieur Ménage - Importations - Exportations - Degré d ouverture - Variation du CA - Recrutement - Niveau du stock - Investissement - Capacité de production - Consommation - Revenus - Epargne (indice de confiance) D. LES ENJEUX L état définit la politique économique, les enjeux sont très nombreux. L entreprise décide d investir ou pas. Les ménages décident de consommer ou non. Romain en direct de la BU avec Thibault Jung et avec l aide de Stéphane - 09/05/ Page 5 sur 5

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