Séquence 7. Travail, emploi, chômage. Sommaire

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Séquence 7. Travail, emploi, chômage. Sommaire"

Transcription

1 Séquence 7 Travail, emploi, chômage Sommaire Introduction 1. Comment s articulent marché du travail et organisation dans la gestion de la main-d œuvre. 2. Quelles politiques pour l emploi? Auto-évaluation Corrigé des activités 1

2 Introduction En ce début d année, 55 % des personnes interrogées se déclarent pessimistes pour 2012, et surtout, 9 sur 10 placent le chômage en tête de leurs préoccupations. Il faut dire que le chômage est à nouveau en hausse. Fin 2011, on comptabilisait demandeurs d emploi (catégorie A), et 4,2 millions si l on prend en compte l ensemble des personnes recherchant activement un emploi : un tel niveau n avait plus été atteint depuis Cette dégradation du marché de l emploi, tendance lourde de la fin 2011, devrait s accentuer au cours de l année qui vient. Favorisée en cela, au moins à court terme, par la politique d austérité mise en place pour contrecarrer la dégradation des comptes publics. Alors que faire face à ce qui semble inéluctable? Les théories économiques (présentées dans le premier chapitre) sont riches mais contradictoires. Pour les économistes néoclassiques, il faut supprimer les rigidités du marché du travail, alors que les keynésiens préconisent une relance de la demande. Ces grilles de lecture vont définir les politiques mises en place dans le domaine de l emploi (chapitre 2). le chômage est un phénomène économique mais aussi social. Régler le problème du chômage et de la précarité s avère primordial dans une société où l emploi et le travail occupent une place centrale dans l intégration des individus. C est pourquoi ce thème s inscrit dans la partie sur les «regards croisés», intéressant tout autant les économistes que les sociologues. 3

3 1 Comment s articulent marché du travail et organisation dans la gestion de la main-d œuvre. Pré-requis Introduction Comme toute analyse économique de marché (étudiée en classe de première SE11, séquence 3), celle du marché du travail présente conjointement deux aspects : le prix et la quantité. «Le prix» concerne la détermination du salaire (ou relation salariale) et «la quantité» se rapporte au volume de l emploi et du chômage. L organisation de la gestion de la main-d œuvre concerne également l aspect qualitatif : quels types d emploi occupent les travailleurs? Si les questions du salaire et de l emploi sont au cœur de l actualité économique et sociale, elles ont toujours été au cœur des problématiques de la pensée économique. Le modèle théorique néoclassique de base (A) incontournable a été récemment amendé par les nouvelles théories du marché du travail (D). Cependant dès la première moitié du XX e siècle, l économiste britannique, J.M. Keynes avait remis en cause l analyse néoclassique (B). Une dernière partie (D) sera consacrée à la présentation d analyses «croisées» prenant en compte différents aspects, notamment institutionnels et organisationnels. Salaire, marché, productivité, offre et demande, prix et quantité d équilibre, preneur de prix, rationnement, asymétrie d information, hiérarchie, coopération, conflit, institutionnalisations marchandes. Notions à acquérir Taux de salaire réel, coût salarial unitaire, salaire d efficience, salaire minimum, contrat de travail, segmentation du marché du travail, normes d emploi, conventions collectives, partenaires sociaux. Activité 1 Sensibilisation : Existe-il un marché du travail? Document 1 : Voici quelques annonces fictives de demande et de recherche d emploi : 1. Je suis à la recherche d un emploi de cuisinier, chef de partie ou second, j ai dix ans d expérience dans ce domaine, je suis titulaire 4

4 d un BEP restauration et d un bac professionnel restauration cuisine. Je recherche un CDI de 35h minimum et suis libre dès le 1er janvier.» 2. Nous recherchons pour des missions intérim pour l un de nos clients à Marseille, (secteur d activité : industrie agroalimentaire) des CARISTES. Missions : Chargement et déchargement de camion Alimentation de chaîne de production Rangement de palette, divers travaux de manutention Salaire mensuel : 1393 brut + majoration des heures supplémentaires + 10% indemnité de fin de mission + 10% indemnité de congés payés. 3. Professionnel confirmé et expérimenté comme magasinier-cariste, manutentionnaire, agent de quai, préparateur de commandes, chauffeur-livreur recherche un emploi similaire sur LYON. Je recherche un CDI de préférence, mais étudierais toute proposition de CDD. Salaire souhaité Recherche cuisinier H/F, Préparation des entrées, plats et desserts au sein de restaurants collectifs (restaurants d entreprises, écoles, maisons de retraites ). Expérience exigée. Contrat de travail temporaire. Questions Pourquoi peut-on dire qu il existe un marché du travail? Ce marché est-il à l équilibre en France aujourd hui? Qui sont les offreurs de travail? les demandeurs de travail (de maind œuvre)? Quels sont les différents types de contrat de travail que vous pouvez recenser (document et connaissances), précisez en les caractéristiques? Quels sont les déterminants du salaire? Si le marché du travail fonctionnait comme les autres marchés, comment serait déterminé le niveau des salaires? Problématique Le marché du travail est-il un marché comme les autres? De quoi dépend la relation salariale? Comment expliquer la persistance du chômage de masse? Existe t-il un ou plusieurs marchés du travail? Autant de questions auxquelles ce chapitre s intéresse. Nous allons nous appuyer sur les analyses théoriques qui apportent différentes clés de lecture permettant de comprendre les problèmes de l emploi et des salaires. 5

5 A Le modèle économique de base : l analyse néoclassique du fonctionnement du marché du travail 1. Le marché du travail selon les néoclassiques Pour les économistes néoclassiques (A C Pigou ), le travail est une marchandise comme une autre qui s échange sur un marché de concurrence pure et parfaite et dont le prix (le taux de salaire réel) fluctue en fonction de l offre et de la demande. L analyse est microéconomique, le raisonnement marginaliste et les agents économiques rationnels. Activité 2 Questions Rappelez les caractéristiques du marché concurrentiel (cours de première). Comment fonctionne le marché du travail selon les néoclassiques? Qu y échange t-on? À quel prix? A retenir Taux de salaire réel : salaire nominal déflaté de l inflation, il correspond au pouvoir d achat du salaire et calcule en divisant le salaire nominal par l indice des prix. Selon, les néoclassiques, le marché du travail est un marché ou se rencontrent l offre globale de travail (somme des offres individuelles) qui émanent des actifs et la demande globale de travail (somme des demandes individuelles) qui émanent des employeurs (entreprises ou administrations). 2. Les déterminants de l offre et de la demande de travail a) L offre de travail Document 2 L offre de travail émanent des actifs qui avant de se présenter sur le marché du travail, comparent l utilité apportée par le loisir (c est-à-dire le non travail» et l utilité apportée par le salaire réel, rémunération du travail. 6

6 En effet, le fait de travailler diminue d autant le temps de loisir des individus : c est donc un «effort» qui doit être récompensé. Acteur économique rationnel, les individus vont chercher à maximiser leur satisfaction en faisant un arbitrage entre le coût de l effort (résultat de la diminution du temps de loisirs) et le revenu que leur procure le fait de travailler. Selon l analyse néoclassique, le coût de l effort est appelé «désutilité du travail» et la rémunération du travail correspond au taux de salaire réel c est-à-dire le pouvoir d achat du salaire (les salariés n étant pas victime de l illusion monétaire selon les néoclassiques). Plus le salaire réel sera élevé, plus les travailleurs accepteront de substituer du temps de travail au temps de loisirs. L offre de travail est donc une fonction croissante du salaire réel. Activité 3 Questions Pourquoi l offre de travail est-elle une fonction croissante du salaire? Recopiez le graphique cidessous en complétant : salaire réel (w/p) ; quantité de travail (T), offre de travail Représentation graphique de l offre de travail b) La demande de travail Document 4 La demande de travail émane des employeurs qui cherchent à maximiser leur profit en comparant le coût du travail à la productivité des salariés. Les néoclassiques raisonnant à la marge, considèrent qu un employeur embauchera un travailleur supplémentaire tant qu il lui rapporte plus qu il ne coûte. Cette recette supplémentaire correspond à la productivité marginale. Dans le cadre de l hypothèse des rendements décroissants (programme de première), toutes choses égales par ailleurs, la productivité marginale diminue au fur et à mesure sur la production augmente. Par conséquent, les effectifs des entreprises s établissent au niveau où ce que rapporte le dernier travailleur embauché est égal à son coût (salaire réel). La demande de travail est une fonction décroissante du salaire réel. 7

7 Productivité marginale : production supplémentaire d une entreprise liée à l utilisation d une unité supplémentaire d un facteur de production (une machine, un salarié). Activité 4 Questions Rappeler «la loi des rendements décroissants» Pourquoi la demande de travail est-elle une fonction décroissante du salaire réel? Recopiez le graphique cidessous en complétant : salaire réel (w/p) ; quantité de travail (T), demande de travail Représentation graphique de la demande de travail 3. L ajustement sur la marché du travail a) les mécanismes d ajustement Salaire réel w p w p 1 w p * chômage offre Comme sur les autres marchés, la confrontation entre l offre et la demande détermine le prix et la quantité d équilibre, Le marché du travail selon les néoclassiques demande D T1 T* O T1 Quantité de travail 8

8 A retenir Au salaire d équilibre (w/p)*, toute personne offreuse de travail à ce prix est assurée de trouver un emploi et toutes les offres d embauche sont satisfaites. Si les conditions de concurrence pure et parfaite sont satisfaites, ce modèle interdit tout chômage involontaire. En effet, imaginons que des contraintes institutionnelles (par exemple la fixation d un salaire minimum) amène le salaire en vigueur au dessus du salaire d équilibre, au niveau de (w/p) 1, l offre de travail se situe au niveau (OT1) alors que a demande se situe au niveau de (DT1). On se trouve alors dans une situation de où l offre de travail (OT1) est supérieure à la demande de travail (DT1) : c est-à-dire une situation de chômage. Conformément à la loi de l offre et de la demande, la flexibilité des prix devrait permettre le retour à l équilibre. Dans ce cas, la levée de la contrainte institutionnelle devrait permettre au salaire en vigueur de s établir au niveau de (w/p)* et résorber ainsi le chômage. En effet si le salaire réel baisse : l embauche augmente alors que l offre de travail diminue (certains travailleurs considérant la rémunération du travail trop faible). Salaire minimum : montant de rémunération minimale qu un salarié doit percevoir en échange de son travail. En France le salaire minimum légal est le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance). Activité 5 Question Que se passe t-il dans une situation de pénurie de main-d œuvre? b) Origines du chômage et solutions libérales Dans les conditions de concurrence parfaite, le chômage ne peut donc qu être volontaire ; les travailleurs jugeant le niveau de salaire trop faible préféreront ne pas travailler. L existence du chômage (autre que volontaire ou frictionnel) peut provenir du non-respect des règles de concurrence qui nuiraient au bon fonctionnement du marché. (existence d un salaire minimum supérieur au salaire d équilibre, les syndicats et les négociations salariales qui empêcheraient le retour à l équilibre par la flexibilité des salaires). 9

9 En cas de chômage, les néoclassiques préconisent donc de supprimer toutes les entraves au bon fonctionnement du marché du travail : En rendant plus flexibles les conditions d embauche, de licenciement et de rémunération ; En déréglementant le marché du travail (diminution du poids des syndicats) ; En diminuant le coût du travail des salariés les moins qualifiés. Ainsi si les économistes néoclassiques assimilent ce coût au salaire réel, les économistes retiennent aujourd hui les notions suivantes : coût salarial et coût salarial unitaire qui prend en compte la productivité Le coût du travail (ou coût salarial) est constitué de toutes les dépenses induites par l utilisation du facteur travail dans l entreprise. Il comprend le salaire brut (avec les primes, les congés payés et les cotisations sociales à la charge des salariés) et les cotisations sociales patronales. le coût du travail qui est la dépense totale supportée par l employeur le salaire brut qui est le montant du salaire net augmenté des cotisations sociales supportées par le salarié le salaire net qui est le salaire perçu par le salarié. Les comparaisons internationales de coût du travail n ont aucun sens si le salaire n est pas corrigé par la productivité. Un salarié du pays A dont le salaire est Le coût salarial unitaire = coût de 1000 euros par mois et qui produit 200 unités par salarial par unité de valeur ajoutée produite. mois du produit considéré coûte moins cher qu un salarié d un pays B dont le salaire est de 500 euros pour une production de 50 unités. On définit ainsi le coût salarial unitaire (coût salarial par unité produite) qui se calcule de la manière suivante : Coût salarial/quantité produite Le chapitre 2 qui traite des politiques de l emploi reprendra de manière plus détaillée ces éléments. Activité 6 Complétez le schéma ci-après en intégrant dans les étiquettes : chômage, baisse des salaires, Embauche, plein emploi, salaire réel, productivité marginale, 10

10 Suppression des rigidités Suppression du salaire minimum... La théorie néoclassique va dominer la pensée économique jusqu au moment où la grande dépression des années trente va remettre en cause le retour automatique à l équilibre sur les marchés : le chômage atteint des sommets alors même que les salaires baissent. J M Keynes ( ), économiste britannique, élabore alors une théorie économique alternative qui constitue une véritable «révolution keynésienne». B La révolution keynésienne 1. Présentation de l analyse keynésienne Document 5 Pour les néoclassiques, la persistance sous emploi révèle une défaillance de flexibilité salariale localisée dans le périmètre du marché du travail. Pour Keynes, la rigidité des salaires n est pas excessive, elle est au contraire souhaitable parce qu elle est économiquement vertueuse. Il considère qu au niveau macroéconomique, le niveau de l emploi est déterminé non pas par le niveau de salaire mais par le niveau de la demande effective, c est-à-dire la demande globale anticipée par les entrepreneurs : les employeurs embauchent en fonction des débouchés qu ils prévoient pour leurs produits. La baisse des salaires ayant un effet 11

11 dépressif sur la demande, elle ne fait qu aggraver le problème en temps de crise. Soutenir les salaires est donc un moyen de soutenir la demande agrégée. Plus généralement, l activisme des politiques économiques, qu elles soient monétaires ou budgétaires, doit être préféré au laissezfaire des marchés. Cahiers français, n 345. Activité 7 Questions (document 5) Quelles sont les conséquences d une baisse des salaires, en période de chômage pour les néoclassiques? pour Keynes? Qu est-ce qui détermine le niveau de l emploi pour les néoclassiques? pour Keynes? Donnez des exemples de mesures de politiques économiques de relance de la demande monétaire et budgétaire ; A retenir Constatant les ravages de la crise des années trente en termes de chômage durable, le célèbre économiste J M Keynes se lance dans une critique de l analyse néoclassique et présente ses thèses dans son œuvre majeure «Théorie générale de l emploi, de l intérêt et de la monnaie». Contrairement à la thèse néoclassique, qui s appuyant sur la rationalité des acteurs se situe au niveau microconique, Keynes opte pour une analyse macroéconomique, s intéressant ainsi aux indicateurs globaux de l économie et à leurs interdépendances. Ainsi, selon lui, le salaire n est pas uniquement un coût pour l entreprise, mais un revenu dont la diminution entraîne des conséquences macroéconomiques négatives sur la demande globale, la production et in fine l emploi. Pour Keynes, c est la demande effective (ou anticipée) qui détermine le niveau de la production et donc les besoins en main-d œuvre. Les ressources en main-d œuvre dépendent elles de facteurs démographiques, politiques et sociaux qui ne correspondront pas forcément aux besoins des entreprises. Selon lui, il peut exister un équilibre de sous-emploi, c est-à-dire une situation où l offre globale de biens et services est égale à la demande globale de biens et de services mais où les besoins en main-d œuvre soient insuffisants par rapport aux ressources. En cas de sous-emploi, l État doit intervenir pour relancer la demande effective et permettre le retour au pleinemploi. 12

12 Consommation Investissement Demande effective (anticipée) Niveau de la production Niveau de l emploi L État dispose de différents instruments de politique économique pour agir sur la demande effective La politique monétaire avec l action sur les taux d intérêt (aujourd hui, cette prérogative n appartient plus aux Etats dans la zone Euro mais à la BCE (banque centrale européenne) indépendante. La politique budgétaire : augmentation des investissements publics, augmentation des prestations sociales.. 2. Dans les faits Document 6 Taux de chômage depuis 1975 en France Taux de chômage en % , , , , , , , , ,7 13

13 Lecture : Champ : Activité 8 en moyenne en 2009, 9,1 % de la population active est au chômage au sens du BIT. France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus (âge au 31 décembre). Insee, enquêtes Emploi, données corrigées de la rupture de série en Questions Intégrez les données de 1975 et 2011 dans une phrase. Comment a évolué le chômage de France sur la période? A retenir Dans les faits le chômage de type «keynésien» lié à l insuffisance de la demande, aurait dominé en France dans les années 60, où les politiques de relance de types keynésiennes mises en place en cas de dégradation ponctuelle du marché du travail se sont révélées efficaces. Le chômage est alors frictionnel et /ou conjoncturel. Dans les années 1970, la situation macroéconomique change pour laisser place à un chômage structurel. Dans le même temps, l inflation s installe partout. Dans ce contexte, la politique de relance mise en place en France en 1981 s est traduite par une dégradation des comptes publics, du commerce extérieur et une hausse des prix. Les thérapies keynésiennes ne semblent plus adaptées et sont remises en cause. C est le retour des politiques libérales qui tentent de maîtriser l inflation pas des politiques de rigueur. Si l inflation arrive à être maîtrisée, le chômage s installe et malgré quelques améliorations ponctuelles, il persiste à des niveaux très élevés notamment en Europe. On distingue différents types de chômage Chômage conjoncturel : chômage dû aux fluctuations macro-économiques à court terme (insuffisance de la croissance, économique notamment). Chômage frictionnel : lié aux délais d ajustement de la main-d œuvre, d un emploi à l autre. Chômage structurel : lié aux changements de longue période intervenus dans les structures technologiques, démographiques, économiques, sociales et institutionnelles. Chômage de conversion : chômage des personnes qui étaient auparavant intégrées dans le monde du travail et que le déclin de certaines industries a mises au chômage (mines, sidérurgie, chantiers navals. ) Chômage de longue durée : chômage d une durée de plus d un an au cours des dix-huit derniers mois. Le chômage de très longue durée excède trois années. 14

14 Partant de ces constats, la situation de chômage en Europe devient un sujet préoccupant. Les nouvelles théories du marché du travail vont alors tenter d expliquer cette persistance du chômage par la présence de nouvelles sources de rigidités des salaires. Certaines hypothèses de base du modèle de base ont ainsi été assouplies. C Les nouvelles théories du marché du travail Ces nouvelles théories sans remettre en cause les fondements microéconomiques de l analyse néoclassique (efficience des marchés, rationalité des agents économiques, démarche individualiste) insistent sur l imperfection des marchés. Ils rendent compte de la rigidité des prix et des salaires qui empêchent le retour au plein-emploi. 1. La théorie de capital humain (remise en cause de l homogénéité du facteur travail) Document 8 Pour Gary Becker, la formation accroît la productivité de la personne : par conséquent, plus on se forme, plus le revenu que l on en tirera ultérieurement sera élevé. Mais les élèves sont inégalement doués. Pour certains, la formation nécessitera beaucoup de temps, ce qui en limite l intérêt : les gains ultérieurs cumulés ne compensent pas la dépense de formation (en incluant dans cette dernière la renonciation à un revenu d activité durant la période de formation). Ceux-ci ne poursuivront donc pas leurs études. Au contraire, les plus doués apprennent vite, ils n échouent pas et poursuivent donc plus loin leurs études. Les premiers investissent peu en éducation, puisque la rentabilité qu ils peuvent en tirer est insuffisante. Les seconds investissent beaucoup, puisque c est rentable. Poursuivre ou non ses études est donc strictement une question de rationalité individuelle : chacun investit jusqu au point où l investissement cesse d être rentable. Denis Clerc, mars 1993, la théorie du capital humain. Alternatives Economiques n 105, Activité 9 Questions Qu est-ce que le capital humain? Pourquoi certains individus ont intérêt à poursuivre leurs études et d autres pas? 15

15 Quelle hypothèse de concurrence pure et parfaite du marché du travail cette théorie remet-elle en cause? A retenir La théorie du capital humain de G. Becker prend en compte la dimension qualitative de l offre de travail et remet en cause l hypothèse d homogénéité du facteur travail de la théorie néoclassique de base. Elle permet de comprendre comment les individus arbitrent entre le prolongement des études et l entrée sur le marché du travail, en fonction des gains salariaux anticipés. Elle apporte également une explication des différences de salaires liées aux qualifications. Employeurs et salariés peuvent avoir intérêt à établir des relations de longue durée qui s écartent de l hypothèse néoclassique de rémunération à la productivité marginale. En effet, les salariés récemment embauchés et n ayant pas encore acquis les qualifications spécifiques ont un taux de salaire supérieur à leur productivité marginale car l entreprise est obligée pour les attirer, de les payer aux taux du marché avant même qu ils ne soient opérationnels. Elles investissent dans leur formation. Par contre, plus les salariés acquièrent de l expérience dans l entreprise, plus leur productivité marginale augmente. Cependant l entreprise peut continuer à leur verser le taux de salaire du marché, ce qui leur permet de récupérer le rendement de son investissement. Dans ce contexte, un ralentissement de l activité n incite pas les entreprises à réduire le salaire des plus expérimentés, et ce tant que leur productivité marginale reste supérieure au salaire. Si la récession s aggrave, l entreprise peut décider de ne pas baisser le salaire et ce tant que le coût subi reste inférieur au rendement anticipé de son investissement en capital humain. Dans ce cadre théorique, on considère que l individu investit en capital humain afin d accroître sa productivité et son salaire. Le salaire est toujours déterminé par la productivité marginale mais il est aussi fonction du capital humain accumulé par l individu. Cette théorie permet d expliquer des comportements de formation qui auraient pu paraître irrationnels dans le cadre néoclassique d homogénéité des facteurs. Le capital humain désigne le stock de connaissances et de compétences économiques valorisables : c est l ensemble des capacités productives des individus Le capital humain renvoie à l éducation, la formation continue, la mobilité professionnelle, et l investissement des individus dans leur santé. Quand un individu prolonge sa formation, il augmente son stock de capital humain, et peut de cette manière augmenter les salaires reçus à la suite de son existence. 16

16 2. La théorie du job search (prise en compte de l imperfection de l information) Document 8 Les analyses de «job search» ont cherché à modéliser le comportement de chômeurs dans un environnement où l information sur les emplois disponibles et les salaires correspondants est imparfaite. Le but était de déterminer la durée du chômage, et par conséquent, le niveau de chômage de prospection. La durée du chômage est notamment selon cette approche d autant plus longue que l indemnisation du chômage est généreuse, cette dernière rendant les chômeurs plus «exigeants» en termes de salaire. Au-delà du chômage frictionnel de prospection, il peut être considéré comme volontaire, car résultant du choix des chômeurs. Jerôme Gautié, causes du chômage et politiques de l emploi, Cahier français n 353. Activité 10 Questions Quelle hypothèse du modèle néoclassique de base est-elle remise en cause ici? Comment cette analyse explique t-elle la dimension frictionnelle du chômage? Pourquoi peut-elle être considérée comme volontaire? La théorie du «job search» ou «recherche d emplois» remet en cause l hypothèse de la transparence de l information sur le marché et permet d expliquer l importance du chômage frictionnel. Selon cette approche, il faut du temps pour trouver un nouvel emploi. L individu à la recherche d un emploi ne connaît ni la totalité des emplois, ni leurs caractéristiques en termes de salaires, de pénibilité Il doit donc développer une activité de recherche d informations sur ces postes : c est «l activité de prospection». Dans cette perspective microéconomique, l individu reste au chômage tant que le coût marginal d une journée de recherche supplémentaire ( assimilé à une perte de salaire journalier) est inférieur au bénéfice marginal d une journée de recherche supplémentaire (chance de retrouver un emploi mieux rémunéré). L imperfection du marché donne une explication au chômage frictionnel constitué des personnes qui changent de travail et prennent le temps d en trouver un autre. Dans ce cadre, toute amélioration de la situation d un chômeur a pour effet d accroître la part volontaire du chômage frictionnel (puisque l individu perdra moins d argent à chercher plus longtemps). 17

17 3. L introduction des apports de la théorie de l incitation Document 9 Les modèles de salaire d efficience ont introduit l hypothèse d une information asymétrique et débouché sur la conclusion suivante : le comportement rationnel des agents peut, dans cet univers, provoquer des situations non concurrentielles, source de rigidités réelles influençant le niveau de chômage. Dans le cas de la sélection adverse, l employeur ne connaît pas la productivité des travailleurs qu il veut recruter. il propose alors un salaire supérieur au salaire concurrentiel, le salaire d efficience, dans le but de provoquer une auto-sélection des travailleurs : seuls les travailleurs les plus productifs sont supposés présenter leur candidature. Dans le modèle du tire-au-flanc, traitant de l aléa moral, le salaire d efficience est un mécanisme d incitation à l effort des travailleurs à double titre. D une part, les travailleurs qui ne maximisaient pas leur effort risquent de perdre l avantage de ce salaire supérieur au salaire concurrentiel. D autre part, le salaire d efficience est source de chômage, puisqu il est supérieur au salaire assurant le plein-emploi ; le chômage agit alors comme une menace de perdre sa rente, pour tout travailleur ne maximisant pas son effort. Ce modèle repose sur l existence d une fonction d effort, reliant l effort fourni par les travailleurs au salaire perçu. Les modèles de salaire d efficience veulent expliquer pourquoi les employeurs rationnels n ont eux-mêmes pas intérêt à la flexibilité des salaires : si les salaires baissent, rien ne garantit que le niveau d effort des travailleurs permettent aux entreprises de maximiser leur profit. Lien Hoang-Ngoc, le fabuleux destin de la courbe de Phillips, édition septentrion, Activité 11 Questions Qu est-ce que le salaire d efficience? Pourquoi les employeurs peuvent avoir intérêt à payer leurs salariés à un niveau supérieur au salaire du marché? La théorie du salaire d efficience remet en cause quelle hypothèse du modèle néoclassique de base? Salaire d efficience : salaire supérieur au salaire concurrentiel. Niveau de salaire nécessaire pour motiver un travailleur à fournir sa productivité du travail maximale. Salaires d efficience (théorie des) : théorie d inspiration libérale qui inverse le sens de la relation néo-classique entre productivité et salaire, Le salaire détermine ainsi la productivité. 18

18 A retenir Les théories du salaire d efficience permettent d expliquer pourquoi les entreprises peuvent avoir intérêt à verser des salaires supérieurs au salaire d équilibre. Ces théories proposent une justification de la rigidité des salaires du fait d une asymétrie de l information. Selon ces analyses, ce n est pas la productivité qui détermine les salaires mais l inverse. L employeur subit un risque ou «aléa moral» car le salarié embauché peut de pas fournir l effort maximum et adopter une attitude de «tire-au-flanc». En augmentant les salaires, les employeurs poussent les employés à augmenter leurs productivité. Le modèle de sélection adverse montre que les entreprises ne connaissant pas parfaitement les compétences des candidats à l embauche sélectionnent les meilleurs en proposant un salaire supérieur au salaire d équilibre. Dans cette logique, en cas de baisse de l activité, l entreprise n a pas intérêt à baisser les salaires car ce sont les salariés les plus efficaces qui quitteront les premiers l entreprise, et ne resteront alors que les moins performants. Normes d emploi : caractéristiques communes à la plupart des emplois (durée du contrat, protection sociale associée, avancement ). C est le type d emploi qui domine dans une société durant une période. Ex : CDI pendant les trente glorieuses. 4. Les théories de la segmentation Au début des années 70, s est développé un ensemble de travaux à l initiative d un groupe d économistes de tradition «néo- institutionnaliste» PIORE et DOERINGER, regroupé sous l étiquette «théories de la segmentation du marché du travail». Même si la norme d emploi reste le CDI (contrat à durée déterminée, d autres situations d emploi se multiplient (CDD, intérim, contrats aidés ) (cf chapitre 2) Ces théories de la segmentation proposent ainsi de distinguer 2 types de marché. Un marché primaire (à l alimentation et aux fonctions spécifiques, dominés par des firmes qui entretiennent des pratiques d attachement durable à leurs salariés) et un marché secondaire aux caractéristiques opposées résumées dans le tableau ci-dessous : Caractéristiques des emplois Main-d œuvre Marché primaire Niveau du salaire élevé Garanties de carrière et perspectives de promotion Niveau élevé des qualifications Bonnes conditions de travail Ancienneté de leur présence sur le marché du travail Taux de syndicalisation élevé Stabilité des comportements et des aspirations Marché secondaire Faible Absence Faible Mauvaises Faible (jeunes) Faible Immigrés, jeunes, peu qualifiés 19

19 Théorie du marché interne Certaines entreprises constituent des marchés internes du travail (promotions, gestion de carrières, pourvoir d emplois vacants à partir de leurs propres employés), sans passer par le recrutement direct sur le marché du travail. Le marché interne : réunit les postes de travail dont l accès n est possible dans une entreprise qu aux travailleurs qui occupaient auparavant certains postes de travail déterminés dans la même entreprise. (Définition de FREYSSINET en 1979). Segmentation du marché du travail : le marché du travail est segmenté lorsqu il existe plusieurs compartiments nettement séparés. Il y a souvent un marché du travail stable et un marché du travail précaire par exemple. Le second concerne principalement les jeunes et les travailleurs peu qualifiés. Conclusion au cours des 30 dernières années, la théorie a fortement progressé : le mouvement visant à donner «des fondements microéconomiques à la macroéconomie». Ces nouvelles théories du marché du travail ont permis de donner des bases plus rigoureuses aux concepts de chômage conjoncturel, frictionnel et structurel. D La complexité de la relation salariale Document 10 Lorsqu un joueur de football explique qu il aimerait bien jouer dans tel ou tel club, mais qu il ne le fera pas, car ce dernier ne pourrait lui donner que 3 ou 5 millions d euros par an, on voit bien à quel point la puissance de la logique marchande s impose. Le salaire est le prix d une marchandise, mais il n est pas évidemment que cela. Il est le principal moyen de vivre pour la plupart des gens, et aussi la traduction du statut ou de la reconnaissance sociale associés à une profession ou à un individu. En ce sens, la norme sociale. Celle-ci peur être institutionnalisé, comme c est le cas du SMIC. [ ] Comme le remarquait Keynes, les individus sont très sensibles à leur salaire relatif, c est-à-dire à la différence entre ce qu ils gagnent et ce que gagnent les autres. [ ] Mais quelle répartition peut être jugée accep- 20

20 table? Comme l écrivait John Hicks, il est bien difficile de s entendre sur une répartition juste des revenus, mais une fois établie, elle est acceptée parce qu elle correspond à ce que chacun s attend. Elle devient normale. Pour lui, la distribution des salaires est le produit de la coutume, qu on peut aussi appeler convention ou norme. [ ] Cette force de la coutume est certainement variable d un pays à l autre, suivant que la logique du marché influence plus ou moins fortement les comportements. Arnaud Parienty, comment se forment les salaires, Alternatives Economiques, hors série pratique n 46, l économie en questions. Activité 12 Questions Qu est-ce qu une norme sociale? En quoi le salaire est-il une norme sociale? Qu est-ce que le SMIC? Comment évolue t-il? Au-delà de l aspect purement économique, le salaire est une construction sociale et représente une dimension importante du statut social. Il doit être socialement accepté. Cette dernière partie montrera que le taux de salaire dépend également des résultats des négociations salariales, de l intervention de l État (avec notamment la fixation d un salaire minium). Résultant à la fois du conflit et de la coopération, la relation salariale est aussi le fruit des rapports de force. 1. Le résultat des négociations collectives Document 11 Au niveau des branches professionnelles, est fixée une obligation annuelle de négocier (article L du code du travail) : «Les organisations qui sont liées par une convention de branche ou, à défaut, par des accords professionnels, se réunissent, au moins une fois par an, pour négocier sur les salaires» Cette obligation annuelle laisse aux partenaires de la branche la liberté de fixer le calendrier de cette négociation. En France, Il existe environ 700 branches professionnelles On reconnaît traditionnellement à la négociation salariale de branche 3 fonctions : ellle fixe l ordre hiérarchique global (écart entre le salaire minimum du plus haut coefficient d une catégorie et le salaire minimum du coefficient le plus bas); elle établit une structure hiérarchique interne (écart de salaires entre les coefficients successifs); elle donne enfin la valeur du salaire minimum affecté à chaque coefficient. L employeur verse un salaire contractuel encore appelé «salaire réel» : il s agit du salaire négocié de gré à gré entre l employeur et le salarié par le contrat de travail. Il doit au minimum être équivalent 21

TRAVAIL ET GESTION DE L EMPLOI?

TRAVAIL ET GESTION DE L EMPLOI? INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES E n s e l i m i t a n t à u n e présentation graphique simple et en insistant sur les déterminants de l'offre et de la demande, on expliquera l'analyse néoclassique du fonctionnement

Plus en détail

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE TABE DES MATIERES Durée... 2 Objectif spécifique... 2 Résumé... 2 I. offre et la demande de travail... 2 1. offre de travail et choix loisir - travail... 2 2. Demande de travail, productivité et salaire

Plus en détail

CHAPITRE 10 LA RÉPARTITION PRIMAIRE DES REVENUS

CHAPITRE 10 LA RÉPARTITION PRIMAIRE DES REVENUS CHAPITRE 10 LA RÉPARTITION PRIMAIRE DES REVENUS Selon Hicks, le rev est ce qu un agent éco peut consommer au cours d une période donnée, sans s appauvrir, sans entamer la valeur de son patrimoine (= sans

Plus en détail

Chapitre 14 Comment s articulent marché du travail et organisations dans la gestion de l emploi?

Chapitre 14 Comment s articulent marché du travail et organisations dans la gestion de l emploi? CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 mars 2015 à 12:34 Chapitre 14 Comment s articulent marché du travail et organisations dans la gestion de l emploi? Introduction Il ne faut pas confondre les notions

Plus en détail

1. LES POLITIQUES POUR L EMPLOI POUR LUTTER CONTRE LA FRAGILISATION DU LIEN SOCIAL

1. LES POLITIQUES POUR L EMPLOI POUR LUTTER CONTRE LA FRAGILISATION DU LIEN SOCIAL I N D I C A T I O N S COMPLÉMENTAIRES Afin de montrer que la diversité des formes et des analyses du chômage explique la pluralité des politiques, on analysera les politiques macroéconomiques de soutien

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

Dictionnaire des inégalités sous la direction d Alain Bihr et Roland Pfefferkorn. Armand Colin, 2014

Dictionnaire des inégalités sous la direction d Alain Bihr et Roland Pfefferkorn. Armand Colin, 2014 Dictionnaire des inégalités sous la direction d Alain Bihr et Roland Pfefferkorn. Armand Colin, 2014 Contributions Michel Husson Productivité / Gains de productivité / Salaire / Profit / Part salariale

Plus en détail

Le salaire. en 7 questions

Le salaire. en 7 questions Le salaire en 7 questions Sommaire Comment lire ma fiche de paie? p.4 Comment se calcule mon salaire? p.6 Quelle est la différence entre salaire brut et salaire net? p.7 La qualification, c est quoi? p.8

Plus en détail

FICHES THÉMATIQUES. Dynamique de l emploi

FICHES THÉMATIQUES. Dynamique de l emploi FICHES THÉMATIQUES Dynamique de l emploi 2.1 Mouvements de main-d œuvre Pour un effectif de salariés en début d année, les établissements de salariés ou plus ont recruté en moyenne 42,5 salariés en 26.

Plus en détail

Négociation assurance-chômage

Négociation assurance-chômage Négociation assurance-chômage Proposition de document-cadre pour l accord national interprofessionnel relatif à l indemnisation du chômage 1 Eléments synthétiques de diagnostic Créé et géré par les partenaires

Plus en détail

Revenus et patrimoine des ménages

Revenus et patrimoine des ménages Direction de la Diffusion et de l'action Régionale Division Communication Externe Bureau de Presse Dossier de presse Synthèses n 65 Revenus et patrimoine des ménages Edition 2002-2003 - Au sommaire du

Plus en détail

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT 1 RAPPORT DU CONSEIL D ORIENTATION POUR L EMPLOI 8 AVRIL 2014 L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT LES «FORMES D EMPLOI : DES REALITES TRES DIVERSES ET EN PLEINE EVOLUTION, QUI DESSINENT

Plus en détail

Comment. construire ses indicateurs sociaux? Mode d emploi. Quel est cet outil? Quand utiliser l outil? Pourquoi cet outil? Qui l utilise?

Comment. construire ses indicateurs sociaux? Mode d emploi. Quel est cet outil? Quand utiliser l outil? Pourquoi cet outil? Qui l utilise? Comment construire ses indicateurs sociaux? Mode d emploi Quel est cet outil? Cet outil propose d établir des indicateurs concernant des problématiques sociales que vous rencontrez couramment et certaines

Plus en détail

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Introduction (1) 3 grands déséquilibres : inflation, chômage et croissance et fluctuations économiques Grands déséquilibres?! Écart entre l offre et la

Plus en détail

Réduire la précarité de l emploi et améliorer la compétitivité des entreprises : principes d une flexicurité à la française.

Réduire la précarité de l emploi et améliorer la compétitivité des entreprises : principes d une flexicurité à la française. 1.8 2 2.2 2.4 2.6 Réduire la précarité de l emploi et améliorer la compétitivité des entreprises : principes d une flexicurité à la française Marc Ferracci 1. Introduction : constats et objectifs Depuis

Plus en détail

L organisation syndicale

L organisation syndicale L organisation syndicale 1 Les questions sociales sont en Belgique de la compétence du gouvernement fédéral Les syndicats sont donc organisés à ce niveau. Il existe trois principaux syndicats en Belgique

Plus en détail

L évolution des formes

L évolution des formes L évolution des formes d emploi 5 décembre 2014 Conseil d orientation pour l emploi Plan de la présenta-on I. Les formes d emploi: un paysage en évolution et de plus en plus complexe II. Les causes de

Plus en détail

L évolution des formes

L évolution des formes L évolution des formes d emploi Présentation du rapport du COE du 8 avril 2014 Commission «emploi, qualification et revenus du travail» CNIS 14 novembre 2014 Conseil d orientation pour l emploi Plan de

Plus en détail

CE QUE ÇA CHANGE POUR LES FRANÇAIS

CE QUE ÇA CHANGE POUR LES FRANÇAIS CE QUE ÇA CHANGE POUR LES FRANÇAIS POUR CEUX AYANT EXERCE UN METIER PENIBLE A partir du 1er janvier 2015, le compte personnel de prévention de la pénibilité permettra à près de 5 millions de salariés de

Plus en détail

PROJET. Accord cadre relatif à l activité de portage salarial

PROJET. Accord cadre relatif à l activité de portage salarial PROJET Accord cadre relatif à l activité de portage salarial Préambule Le présent accord cadre a pour finalité de fixer un cadre général de l activité du portage salarial et sera complété, en tant que

Plus en détail

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

BÂTIR UNE STRATÉGIE DE RÉMUNÉRATION

BÂTIR UNE STRATÉGIE DE RÉMUNÉRATION Introduction L a question de la rémunération se situe, par nature, au fondement même des pratiques de gestion du personnel. Aussi peu développée soit-elle, toute gestion des ressources humaines s organise

Plus en détail

Thème 14 Dette publique et politique de rigueur!

Thème 14 Dette publique et politique de rigueur! Thème 14 Dette publique et politique de rigueur! Qu est-ce que la dette publique? Les causes et les conséquences de la hausse de la dette publique? Quelles solutions pour la réduire? crise Soutenabilité

Plus en détail

13.1. L évolution de l emploi des seniors depuis 1975

13.1. L évolution de l emploi des seniors depuis 1975 13.1. L évolution de l emploi des seniors depuis 1975 Stable entre 1975 et 1980, la proportion des seniors (55-64 ans, cf. encadré) qui occupent un emploi a diminué de manière continue jusqu en 1998, passant

Plus en détail

Réforme de la formation professionnelle

Réforme de la formation professionnelle Réforme de la formation professionnelle Etat des lieux Initiée par l Accord National Interprofessionnel du 20 septembre 2003 (intégré dans l accord général du 5 décembre 2003), confirmée par la loi du

Plus en détail

ACCORD DU 24 JUIN 2010

ACCORD DU 24 JUIN 2010 MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA FONCTION PUBLIQUE CONVENTIONS COLLECTIVES Accord professionnel MODERNISATION DU MARCHÉ DU TRAVAIL (Portage salarial) ACCORD DU 24 JUIN 2010 RELATIF AU PORTAGE

Plus en détail

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Stéphane Gallon Caisse des Dépôts stephane.gallon@caissedesdepots.fr https://educnet.enpc.fr/course/view.php?id=2 1 Macroéconomie : croissance à

Plus en détail

Proposition pour le site de UD CGT 35 La CGT propose la conquête d un nouveau statut du travail salarié (NSTS)

Proposition pour le site de UD CGT 35 La CGT propose la conquête d un nouveau statut du travail salarié (NSTS) Proposition pour le site de UD CGT 35 la conquête d un nouveau statut du travail salarié (NSTS) L insécurité dans et au travail est une réalité qui affecte un nombre sans cesse grandissant de salariés.

Plus en détail

Séminaire évaluation des politiques sociales

Séminaire évaluation des politiques sociales Séminaire évaluation des politiques sociales TRAPPES À INACTIVITÉ --- DU RMI AU RSA LES ÉVALUATIONS AU COURS D UNE RÉFORME Du RMI au RSA : supprimer les trappes à inactivité 2 La problématique des trappes

Plus en détail

SUR LES RETRAITES PAR REPARTITION DU SECTEUR PRIVE ET LES FONDS DE PENSION

SUR LES RETRAITES PAR REPARTITION DU SECTEUR PRIVE ET LES FONDS DE PENSION DOSSIER RETRAITES: MAI 2003 SUR LES RETRAITES PAR REPARTITION DU SECTEUR PRIVE ET LES FONDS DE PENSION 1. LE SYSTEME DE RETRAITES PAR REPARTITION 1.1. INTRODUCTION Les régimes de retraites des travailleurs

Plus en détail

Accord relatif à l activité de portage salarial

Accord relatif à l activité de portage salarial Accord relatif à l activité de portage salarial Préambule Le présent accord a pour finalité d organiser l activité du portage salarial et s applique aux personnes titulaires d un contrat de travail en

Plus en détail

La formation des salaires

La formation des salaires La formation des salaires I. Les mécanismes de formation des salaires 1. Définition du salaire - Le salaire constitue la rémunération du travailleur lié à son employeur par un contrat de travail. - Le

Plus en détail

L adoption des politiques de rémunération en entreprise : un choix sous contrainte

L adoption des politiques de rémunération en entreprise : un choix sous contrainte D. Brochard Université Paris I L adoption des politiques de rémunération en entreprise : un choix sous contrainte Contexte théorique et empirique Depuis le début des années 80, dans un contexte de mutations

Plus en détail

DONNEES PRINCIPALES DEMANDEURS D'EMPLOI INSCRITS ET OFFRES COLLECTÉES PAR PÔLE EMPLOI DANS LE DÉPARTEMENT DE L'AISNE EN OCTOBRE 2015

DONNEES PRINCIPALES DEMANDEURS D'EMPLOI INSCRITS ET OFFRES COLLECTÉES PAR PÔLE EMPLOI DANS LE DÉPARTEMENT DE L'AISNE EN OCTOBRE 2015 DONNEES PRINCIPALES DIRECCTE de DR Pôle emploi de DEMANDEURS D'EMPLOI INSCRITS ET OFFRES COLLECTÉES PAR PÔLE EMPLOI DANS LE DÉPARTEMENT DE L'AISNE EN OCTOBRE 2015 Demandeurs d'emploi inscrits en fin de

Plus en détail

Bilan Social des Entreprises. Guide pratique d utilisation pour les équipes syndicales

Bilan Social des Entreprises. Guide pratique d utilisation pour les équipes syndicales Paris, le 22 mars 2011 Bilan Social des Entreprises Guide pratique d utilisation pour les équipes syndicales Le bilan social est un document extrêmement utile pour une équipe syndicale. Beaucoup de renseignements

Plus en détail

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES ET DE LA SOLIDARITÉ CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES ET DE LA SOLIDARITÉ CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES ET DE LA SOLIDARITÉ CONVENTIONS COLLECTIVES Brochure n o 3125 Convention collective nationale IDCC : 1586. INDUSTRIES CHARCUTIÈRES (Salaisons, charcuteries,

Plus en détail

b) Hiérarchie des besoins. Document 2 Réalisation de soi accomplissement personnel ego social (appartenance) sécurité/sureté physiologie

b) Hiérarchie des besoins. Document 2 Réalisation de soi accomplissement personnel ego social (appartenance) sécurité/sureté physiologie b) Hiérarchie des besoins. Maslow (document 2) a une approche sociologique des besoins qui aboutit à une hiérarchisation, représentée sous forme de pyramide. Besoins physiologiques : besoin de survivre.

Plus en détail

ACCORD DU 8 OCTOBRE 2013

ACCORD DU 8 OCTOBRE 2013 MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET DU DIALOGUE SOCIAL CONVENTIONS COLLECTIVES Brochure n 3364 Convention collective nationale RÉGIME SOCIAL DES INDÉPENDANTS IDCC : 2796.

Plus en détail

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI ET DU DIALOGUE SOCIAL CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale IDCC : 1619. CABINETS DENTAIRES

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI ET DU DIALOGUE SOCIAL CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale IDCC : 1619. CABINETS DENTAIRES MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI ET DU DIALOGUE SOCIAL CONVENTIONS COLLECTIVES Brochure n 3255 Convention collective nationale IDCC : 1619. CABINETS DENTAIRES ACCORD DU 28 FÉVRIER 2014 RELATIF AU TEMPS

Plus en détail

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE EN 2014? ÉTUDES ET ANALYSES N 12 JUIN 2015

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE EN 2014? ÉTUDES ET ANALYSES N 12 JUIN 2015 éclairages ÉTUDES ET ANALYSES N 12 JUIN 2015 QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE EN 2014? Au 30 juin 2014, avant l entrée en vigueur de la convention d assurance chômage de mai

Plus en détail

Droit du travail et choix du moment du départ à la retraite

Droit du travail et choix du moment du départ à la retraite CONSEIL D'ORIENTATION DES RETRAITES Réunion plénière «Age et travail» - 11 juin 2002 Fiche n 6 Droit du travail et choix du moment du départ à la retraite Cette note présente les conditions actuelles du

Plus en détail

DONNEES PRINCIPALES DEMANDEURS D'EMPLOI INSCRITS ET OFFRES COLLECTÉES PAR PÔLE EMPLOI DANS LE DÉPARTEMENT DE LA SOMME EN OCTOBRE 2015

DONNEES PRINCIPALES DEMANDEURS D'EMPLOI INSCRITS ET OFFRES COLLECTÉES PAR PÔLE EMPLOI DANS LE DÉPARTEMENT DE LA SOMME EN OCTOBRE 2015 DONNEES PRINCIPALES DIRECCTE de DR Pôle emploi de DEMANDEURS D'EMPLOI INSCRITS ET OFFRES COLLECTÉES PAR PÔLE EMPLOI DANS LE DÉPARTEMENT DE LA SOMME EN OCTOBRE 2015 Demandeurs d'emploi inscrits en fin de

Plus en détail

Banque nationale suisse

Banque nationale suisse IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle Combinaison des politiques budgétaires et monétaires 22.01.2010, Lausanne 8h45 12h 12h45 16h David Maradan, chargé de cours UNIGE et

Plus en détail

Accord relatif à l activité de portage salarial

Accord relatif à l activité de portage salarial Accord relatif à l activité de portage salarial Préambule Le présent accord a pour finalité d organiser l activité de portage salarial. Les personnes portées sont titulaires d un contrat de travail conclu

Plus en détail

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE L idée centrale de Hicks 1 est que l apport théorique essentiel de Keynes réside dans sa théorie de la préférence pour la liquidité donc dans l idée que

Plus en détail

L ALTERNANCE DANS L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

L ALTERNANCE DANS L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR JUILLET 2012 L ALTERNANCE DANS L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR MÉTHODOLOGIE Les résultats présentés dans cette étude sont le fruit d une enquête qualitative réalisée en mai-juin 2011 pour mieux cerner la pratique

Plus en détail

Le vieillissement des salariés : faux problème ou problème mal posé?

Le vieillissement des salariés : faux problème ou problème mal posé? Auteures : Colette FRANCIOSI : Sonia HACQUEMAND : c.franciosi@groupe-alpha.com s.hacquemand@groupe-alpha.com Le vieillissement des salariés : faux problème ou problème mal posé? Résultats d enquêtes auprès

Plus en détail

Transports urbains. Bilan Social 2013. (Convention Collective Nationale des réseaux de transports urbains de voyageurs) www.utp.fr.

Transports urbains. Bilan Social 2013. (Convention Collective Nationale des réseaux de transports urbains de voyageurs) www.utp.fr. Transports urbains Bilan Social (Convention Collective Nationale des réseaux de transports urbains de voyageurs) Édition 2014 www.utp.fr Avant-propos Ce rapport de branche présente les données sociales

Plus en détail

L investissement est-il toujours favorable à la croissance et à l emploi?

L investissement est-il toujours favorable à la croissance et à l emploi? L investissement est-il toujours favorable à la croissance et à l emploi? Entrée en matière faisant référence à l actualité. Définitions de l investissement (en italique) qui s appuie sur le contenu d

Plus en détail

N 008 2015. Octobre 2015

N 008 2015. Octobre 2015 N 008 2015 Octobre 2015 (1) Lorsqu un chômeur reprend un emploi, les montants des diverses prestations sociales dont il peut bénéficier (RSA, allocations logement, prime d activité, indemnités chômage)

Plus en détail

Fiche 1 : Age légal de départ à la retraite

Fiche 1 : Age légal de départ à la retraite Fiche 1 : Age légal de départ à la retraite LE PROJET DE LA DROITE DÉCRYPTÉ Travailler plus longtemps pour gagner moins L âge légal de départ à la retraite est porté à 62 ans. Les victimes de ce recul

Plus en détail

Dares Analyses. Rebond de l activité et contraction de l emploi

Dares Analyses. Rebond de l activité et contraction de l emploi Dares Analyses JANVIER 2015 N 007 publication de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques conjoncture de l EMPLOI ET DU CHÔMAGE AU 3 e TRIMESTRE Rebond de l activité

Plus en détail

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? Près de 3 demandeurs d emploi sur 5 sont couverts par l Assurance chômage

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? Près de 3 demandeurs d emploi sur 5 sont couverts par l Assurance chômage éclairages ÉTUDES ET ANALYSES N 5 AVRIL 213 QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? L Unédic a réalisé une étude pour approfondir la compréhension de la population des allocataires

Plus en détail

LA CONVENTION COLLECTIVE «BAD»

LA CONVENTION COLLECTIVE «BAD» FICHE N 14 LA CONVENTION COLLECTIVE «BAD» Afin de répondre au mieux à la question : les réseaux relèvent-ils de la convention collective BAD? Plusieurs points doivent successivement être analysés : L activité

Plus en détail

Commission ad hoc. Séance du 10 février 2014. 2.- Loi garantissant l avenir et la justice du système de retraites

Commission ad hoc. Séance du 10 février 2014. 2.- Loi garantissant l avenir et la justice du système de retraites Commission ad hoc Séance du 10 février 2014 2.- Loi garantissant l avenir et la justice du système de retraites La loi n 2014-40 du 20 janvier 2014 garantissant l avenir et la justice du système de retraites,

Plus en détail

MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale

MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT CONVENTIONS COLLECTIVES Brochure n o 3217 Convention collective nationale IDCC : 2253. ORGANISMES D AIDE À DOMICILE OU DE MAINTIEN À DOMICILE

Plus en détail

La couverture du délai de carence des arrêts maladie en France : Déterminants et impact sur l absentéisme

La couverture du délai de carence des arrêts maladie en France : Déterminants et impact sur l absentéisme La couverture du délai de carence des arrêts maladie en France : Déterminants et impact sur l absentéisme Catherine Pollak DREES, Centre d Economie de la Sorbonne Discussion : Roméo Fontaine, LEG (Université

Plus en détail

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Modèle IS/LM Le modèle IS/LM, conçu par John Hicks en 1937, est généralement

Plus en détail

Synthèse. Le travail à temps partiel. Mathilde Pak. Numéro 04 Juin 2013. (avec la participation de Sandra Zilloniz)

Synthèse. Le travail à temps partiel. Mathilde Pak. Numéro 04 Juin 2013. (avec la participation de Sandra Zilloniz) Synthèse Direction de l animation de la recherche, des études et des statistiques Numéro 04 Juin 2013 Le travail à temps partiel Mathilde Pak (avec la participation de Sandra Zilloniz) Sommaire SYNTHèSE...

Plus en détail

LA RÉFORME DES RÉGIMES DE RETRAITE VUE PAR LA CGEM

LA RÉFORME DES RÉGIMES DE RETRAITE VUE PAR LA CGEM LA RÉFORME DES RÉGIMES DE RETRAITE VUE PAR LA CGEM Commission Emploi et Relations Sociales Commission Emploi et Relations Sociales 1 SOMMAIRE SOMMAIRE INTRODUCTION ETAT DES LIEUX Architecture des régimes

Plus en détail

Epargne salariale et actionnariat : quelques repères

Epargne salariale et actionnariat : quelques repères Epargne salariale et actionnariat : quelques repères Implication des salariés au capital des entreprises : renforcer l épargne salariale par un renforcement des incitations fiscales pour les entreprises

Plus en détail

AVENANT N 47 DU 15 DÉCEMBRE 2010 À L ACCORD DU 31 JUILLET 1968 RELATIF À LA PRÉVOYANCE

AVENANT N 47 DU 15 DÉCEMBRE 2010 À L ACCORD DU 31 JUILLET 1968 RELATIF À LA PRÉVOYANCE MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L EMPLOI ET DE LA SANTÉ CONVENTIONS COLLECTIVES Brochure n 3107 Accords collectifs nationaux BÂTIMENT ET TRAVAUX PUBLICS AVENANT N 47 DU 15 DÉCEMBRE 2010 À L ACCORD DU 31 JUILLET

Plus en détail

L emploi atypique n est pas forcément synonyme de mal-être accru au travail. L exemple du type de contrat de travail en France

L emploi atypique n est pas forcément synonyme de mal-être accru au travail. L exemple du type de contrat de travail en France L emploi atypique n est pas forcément synonyme de mal-être accru au travail. L exemple du type de contrat de travail en France Baggio, S. & Sutter, PE. Résumé de la communication orale présentée au colloque

Plus en détail

des propositions concrètes pour sortir de l impasse

des propositions concrètes pour sortir de l impasse Communiqué de presse, 30/05/2007 Etats généraux des chiffres du chômage et de la précarité : des propositions concrètes pour sortir de l impasse A l appel de la plupart des organisations syndicales de

Plus en détail

Le report de l âge de la retraite

Le report de l âge de la retraite 4. Protection sociale Le report de l âge de la retraite Une des premières décisions du gouvernement issu des élections de 2012 aura été, conformément aux promesses de la campagne électorale présidentielle,

Plus en détail

LE CONTRÔLE DES CHARGES DE PERSONNEL Ce diaporama est consacré à l étude des moyens de contrôle de gestion dont on dispose pour la deuxième

LE CONTRÔLE DES CHARGES DE PERSONNEL Ce diaporama est consacré à l étude des moyens de contrôle de gestion dont on dispose pour la deuxième LE CONTRÔLE DES CHARGES DE PERSONNEL Ce diaporama est consacré à l étude des moyens de contrôle de gestion dont on dispose pour la deuxième composante du «prime cost» (coût principal), les charges de personnel.

Plus en détail

Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique

Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique Mars 2015 Luc Masure Plan de la présentation 1. Le Bureau fédéral du Plan 2. Cadre historique de la politique salariale et des dispositifs d exonération

Plus en détail

Formation professionnelle

Formation professionnelle L Accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 Pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l emploi et des parcours professionnels

Plus en détail

Association pour la Promotion de l Assurance Collective Clauses de désignation et de migration

Association pour la Promotion de l Assurance Collective Clauses de désignation et de migration Association pour la Promotion de l Assurance Collective Clauses de désignation et de migration 1 1/ Qu est ce qu un accord de branche? Un accord de branche est un acte juridique issu d'une négociation

Plus en détail

De meilleurs salaires et plus d emplois: comment le Brésil a obtenu les deux

De meilleurs salaires et plus d emplois: comment le Brésil a obtenu les deux De meilleurs salaires et plus d emplois: comment le Brésil a obtenu les deux Paulo Eduardo de Andrade Baltar Jusqu ici, le XXI e siècle a été favorable à un grand nombre de Brésiliens. L emploi formel

Plus en détail

«Formations et Emploi» Sommaire du dossier de presse

«Formations et Emploi» Sommaire du dossier de presse DOSSIER DE PRESSE Paris, le 3 décembre 2013 «Formations et Emploi» Sommaire du dossier de presse Fiche «Vue d ensemble» Face à la crise, le diplôme protège du chômage et favorise l accès à la formation

Plus en détail

Chapitre 4- La nouvelle macroéconomie keynésienne. Licence 3 - Université d Auvergne Christopher Grigoriou 2007-2008

Chapitre 4- La nouvelle macroéconomie keynésienne. Licence 3 - Université d Auvergne Christopher Grigoriou 2007-2008 Chapitre 4- La nouvelle macroéconomie keynésienne Licence 3 - Université d Auvergne Christopher Grigoriou 2007-2008 Introduction Émergence dans les années 80s Recherche de fondements microéconomiques solides

Plus en détail

CONFERENCE MANPOWER Mardi 8 octobre

CONFERENCE MANPOWER Mardi 8 octobre CONFERENCE MANPOWER Mardi 8 octobre Revisitez votre politique de flexibilité au regard des nouvelles dispositions issues de la loi de sécurisation de l emploi du 14 juin 2013 IAE de Toulouse Conférence

Plus en détail

Principales mesures issues de la loi de Sécurisation de l emploi du 14 juin 2013

Principales mesures issues de la loi de Sécurisation de l emploi du 14 juin 2013 Principales mesures issues de la loi de Sécurisation de l emploi du 14 juin 2013 CDD : COTISATIONS SUPPLEMENTAIRES POUR LES CDD DE COURTE DUREE À partir du 1er juillet 2013, la cotisation patronale d assurance

Plus en détail

Les dossiers de l Observatoire des Métiers et de l Emploi. juin 2013. Regards croisés sur l intérim

Les dossiers de l Observatoire des Métiers et de l Emploi. juin 2013. Regards croisés sur l intérim Les dossiers de l Observatoire des Métiers et de l Emploi juin 2013 Regards croisés sur l intérim regards croisés sur l intérim L Observatoire des Métiers et de l Emploi s est vu confier, depuis 2008,

Plus en détail

Face à la crise, le diplôme reste un rempart efficace contre le chômage

Face à la crise, le diplôme reste un rempart efficace contre le chômage Face à la crise, le diplôme reste un rempart efficace contre le chômage Béatrice Le Rhun, Daniel Martinelli, Claude Minni* Après avoir beaucoup augmenté au cours des années 1990, le niveau de formation

Plus en détail

Loi relative à la Sécurisation de l emploi

Loi relative à la Sécurisation de l emploi Synthèse Loi relative à la Sécurisation de l emploi 1 Santé et prévoyance (incapacité de travail, invalidité, décès) => Généralisation de la couverture complémentaire santé => Généralisation de la couverture

Plus en détail

Evolutions de l emploi et des salaires COR Séance plénière 11 avril 2012

Evolutions de l emploi et des salaires COR Séance plénière 11 avril 2012 Evolutions de l emploi et des salaires COR Séance plénière 11 avril 2012 Roth Nicole Département emploi et revenus d activité INSEE Plan de la présentation Données de cadrage emploi et salaires Insertion

Plus en détail

Part des salaires dans la valeur ajoutée

Part des salaires dans la valeur ajoutée NOTE CGT SUR LES SALAIRES ET LE POUVOIR D ACHAT Augmenter les salaires pour renouer avec la croissance Montreuil, le 18 juin 2013 On ne peut pas parler salaires sans parler coût du capital. Dans une économie

Plus en détail

Des compétences meilleures pour des emplois meilleurs et une vie meilleure. Une approche stratégique des politiques sur les compétences

Des compétences meilleures pour des emplois meilleurs et une vie meilleure. Une approche stratégique des politiques sur les compétences Better Skills, Better Jobs, Better Lives. A Strategic Approach to Skills Policies Summary in French Accédez au texte intégral: 10.1787/9789264177338-en Des compétences meilleures pour des emplois meilleurs

Plus en détail

Fippatrimoine.com. Dossier page 2 à 6

Fippatrimoine.com. Dossier page 2 à 6 Votre Conseiller Newsletter d informations juridiques et fiscales N 55 Octobre 2013 ELEPHANT PATRIMOINE Gérard CHIQUOT 9 rue de Courtalin - Marne La Vallée 77700 MAGNY LE HONGRE 01 64 63 69 81 g.chiquot@fippatrimoine.com

Plus en détail

Tableau comparatif des contrats d apprentissage et de professionnalisation

Tableau comparatif des contrats d apprentissage et de professionnalisation Tableau comparatif des contrats d apprentissage et de professionnalisation Attention : Ce document a été mis à jour en septembre 2015. Les informations qu il contient peuvent avoir évoluées en fonction

Plus en détail

2 Le point de vue de J.M.Keynes : le rôle de la demande effective

2 Le point de vue de J.M.Keynes : le rôle de la demande effective C LES FONDEMENTS THÉORIQUES DE LA MACROÉCONOMIE 1 Le point de vue des classiques: la loi de l'offre de J.B.Say a) L'offre crée sa propre demande 1. Les «économistes classiques» libéraux (Adam Smith, David

Plus en détail

Le Contrat à Durée Déterminée d Insertion (CDDI)

Le Contrat à Durée Déterminée d Insertion (CDDI) Le Contrat à Durée Déterminée d Insertion (CDDI) 1 Définition du CDDI un contrat de travail à durée déterminée dont le motif de recours est spécifique : favoriser le recrutement de certaines catégories

Plus en détail

Heures Supplémentaires

Heures Supplémentaires Heures Supplémentaires La loi en faveur du travail, de l emploi et du pouvoir d achat a été définitivement adopté par le Parlement le 1 er août et validé par le Conseil constitutionnel le 16 août à l exception

Plus en détail

ACCORD AU TITRE DU PACTE DE RESPONSABILITE

ACCORD AU TITRE DU PACTE DE RESPONSABILITE ACCORD AU TITRE DU PACTE DE RESPONSABILITE Dans un contexte économique général difficile caractérisé, notamment, par une croissance faible, les entreprises de la restauration rapide sont confrontées à

Plus en détail

MODE D EMPLOI LOI POUR LE POUVOIR D ACHAT : Rachat de jours de repos, déblocage anticipé de la participation, prime exceptionnelle...

MODE D EMPLOI LOI POUR LE POUVOIR D ACHAT : Rachat de jours de repos, déblocage anticipé de la participation, prime exceptionnelle... MODE D EMPLOI Valérie Coutteron LOI POUR LE POUVOIR D ACHAT : Rachat de jours de repos, déblocage anticipé de la participation, prime exceptionnelle... LA LOI N 2008-111 DU 8 FÉVRIER 2008 pour le pouvoir

Plus en détail

Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2009 des diplômés de Master professionnel promotion 2007

Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2009 des diplômés de Master professionnel promotion 2007 Observatoire Régional des Parcours Etudiants Aquitains (ORPEA) Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2009 des diplômés de Master professionnel promotion 2007 En Bref : Le taux de réponse global atteint

Plus en détail

Qu'est-ce qui explique la résistance de l'emploi en Allemagne?*

Qu'est-ce qui explique la résistance de l'emploi en Allemagne?* Conseil d Orientation pour l Emploi Paris, 24 janvier 2012 Qu'est-ce qui explique la résistance de l'emploi en Allemagne?* Volker ZIEMANN volker.ziemann@oecd.org Économiste à l OCDE Division des finances

Plus en détail

ESPAGNE. 1. Principes généraux.

ESPAGNE. 1. Principes généraux. ESPAGNE Les dépenses de protection sociale en Espagne représentent 21,6%PIB. Le système espagnol est devenu récemment plus beveridgien. Ce système est relativement récent, le service national de santé

Plus en détail

Tableau comparatif des contrats d apprentissage et de professionnalisation

Tableau comparatif des contrats d apprentissage et de professionnalisation Tableau comparatif des contrats d apprentissage et de professionnalisation Attention : Ce document a été établit en juin 2015. Les informations qu il contient peuvent avoir évoluées en fonction des lois

Plus en détail

L emploi intérimaire, entre risque de précarité et opportunité d insertion

L emploi intérimaire, entre risque de précarité et opportunité d insertion Note d éducation permanente de l ASBL Fondation Travail-Université (FTU) N 2012 11, novembre 2012 www.ftu.be/ep L emploi intérimaire, entre risque de précarité et opportunité d insertion Une analyse des

Plus en détail

CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE LA MUTUALITE ACCORD DE BRANCHE SUR L EGALITE PROFESSIONNELLE

CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE LA MUTUALITE ACCORD DE BRANCHE SUR L EGALITE PROFESSIONNELLE CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE LA MUTUALITE ACCORD DE BRANCHE SUR L EGALITE PROFESSIONNELLE PREAMBULE L égalité professionnelle doit être un axe fort de la politique des ressources humaines au sein

Plus en détail

La défiscalisation des heures supplémentaires : quels impacts micro et macro-économique 1

La défiscalisation des heures supplémentaires : quels impacts micro et macro-économique 1 - 201 - La défiscalisation des heures supplémentaires : quels impacts micro et macro-économique 1 La défiscalisation des heures supplémentaires et son exonération de cotisations sociales est centrale dans

Plus en détail

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE pour l année 2014 Janvier 2014 1/12 Situation financière de l Assurance chômage pour l année 2014 14 janvier 2014 Cette note présente la prévision de la situation

Plus en détail

Propositions pour un séminaire sur le vieillissement actif. Note du Secrétariat Général

Propositions pour un séminaire sur le vieillissement actif. Note du Secrétariat Général CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 20 octobre 2004 «Présentation des scénarios économiques et discussion sur les variantes dans le cadre des travaux engagés par le Conseil» Document

Plus en détail

Questions générales sur le Pacte

Questions générales sur le Pacte QUESTIONS-RÉPONSES Questions/réponses sur le pacte de responsabilité et de solidarité Questions générales sur le Pacte QUAND CES MESURES SERONT-ELLES TRADUITES DANS LA LOI? Certaines mesures entrent en

Plus en détail

Tous les mois, l actualité en bref de Pôle emploi

Tous les mois, l actualité en bref de Pôle emploi Tous les mois, l actualité en bref de Pôle emploi SOMMAIRE INFORMATIONS RESEAU CFTC... 2 Rencontre nationale des mandatés chômage à la Confédération... 2 Suite des réunions de suivi des formations prioritaires

Plus en détail

publication de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques -20-40 -60-80 -100-120 -140-160 -180-200

publication de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques -20-40 -60-80 -100-120 -140-160 -180-200 Dares Analyses JUILLET N 042 publication de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques conjoncture de l EMPLOI ET DU CHÔMAGE AU 1 er TRIMESTRE POURSUITE DU RECUL DE L ACTIVITÉ,

Plus en détail