BANQUES EUROPÉENNES. FINANCES ET INDUSTRIE AU MOYEN-ORIENT (I)

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "1870-1914 BANQUES EUROPÉENNES. FINANCES ET INDUSTRIE AU MOYEN-ORIENT (I)"

Transcription

1 BANQUES EUROPÉENNES. FINANCES ET INDUSTRIE AU MOYEN-ORIENT (I) JACQUES THOBIE Les règles du genre impliquant des choix drastiques, nous ne pourrons ici qu insister sur quelques points qui me paraissent les plus saillants et les plus originaux dans l action des banques étrangères dans l aire moyen-orientale. La démarche de base de cette présentation repose sur une constatation: l intervention des banques européennes dans l Empire ottoman, en Egypte en Perse, met nécessairement et intimement en cause deux processus, l un de technique financière et économique, l autre d ordre politique. La naissance et le développement de l action proprement financière des établissements de crédit anglais, français, belges, suisse, néerlandais, puis autrichiens, allemands, italiens, russes, se situent à des périodes où se mettent en place, en Europe même, des établissements bancaires qui tentent de s adapter aux besoins nouveaux du développement du capitalisme industriel. Ces activités s effectueront, en Méditerranée orientale sous des formes diverses: intervention des banques métropolitaines sans installation permanente dans la région, création d agences sur place, fondation d établissements de crédit dont les dénominations locales ne doivent pas égarer et qui sont contrôlés par des capitaux européens. La nature des opérations, sur la base de la recherche du profit et de sa sécurité, ira en se diversifiant: établissement et contrôle de la stabilité monétaire, opérations de change, crédit commercial, avances diverses, direction et participation aux syndicats des emprunts d Etat, engagement industriel. Toutefois et en même temps, les difficultés économiques et financières de ces pays peu développés, les vertus de leur position stratégique sont telles, que ces opérations bancaires en viennent à sous-tendre des stratégies politicoéconomiques plus ou moins élaborées, voient s affirmer, en dépit de quelques tentatives de coopération économico-financières internationales, le renforcement des groupes nationaux, mettent en cause, à travers les ententes et les conflits interimpérialistes l histoire des relations internationales, et dessinent, en définitive, le partage de la région en zones d influence ou d occupation pure et simple. Ce complexe processus, que l on voit fonctionner avec efficacité lors des règlements des dettes ottomans et égyptiennes à la fin des années 1870, Par commodité, nous faisons comme si l Egypte n était pas dans l Empire ottoman.

2 Jacques Thobie atteindra, secoué par de redoutables contradictions, un haut degré de sophistication à la veille de la Grand Guerre. BANQUES EUROPÉENES ET BANQUEROUTES OTTOMANES ET EGYPTYENNES ( ) Les banqueroutes ottomans de , et égyptiennes de 1875, constituent, pour comprendre les activités, au Moyen-Orient, des anciens et nouveaux banquiers européens, un excellent laboratoire. La rencontre organisée de l accumulation du capital, d abord en Angleterre, en France, dans l Europe du nord-ouest, et des besoins chroniques des souverains aux abois, conduisent les emprunteurs à un état de cessation de paiement qui va permettre aux créanciers, tout en assainissant la situation financière, d accentuer leur contrôle sur les finances locales, et aux gouvernements anglais et français d approfondir la dépendance ottomane et égyptienne. Un processus analogue, quelques nuances mises à part, se produit en Perse. Les banquiers de Londres et de Paris sont très largement responsables de l engouement des épargnants anglais et français pour les valeurs à turban. En se qui concerne l Empire ottoman, 17 emprunts d Etat ou assimilés sont lancés entre 1854 et 1877 (23 ans) et produisent 3,21 milliards de F. effectifs (nominal 5,3 milliards). Ils sont placés essentiellement sur les marchés de Londres (30 %) et de Paris (40 %) 1. Il était nécessaire, pour faire face à ce processus de prêts à jet continu, leur assurer un minimum de sécurité et en tirer le meilleur profit, de mettre en place une infrastructure bancaire. Soulignons d abord la naissance, en 1863, de la Banque Impériale Ottomane (B.I.O.), par adjunction au groupe anglais de l Ottoman Bank fondée en 1856 (T. Bruce, Pascal du Pré Grenfell, L. M. Rate, W. R. Drake, John Stewart) d un groupe français qui apporte 50 % du capital de la nouvelle banque; ce groupe réunit d éminents membres de la haute banque (Hottinger, Fould, Pillet-Will, Mallet, Seillère) et des représentants des nouveaux établissements de crédit, le Comptoir d Escompte de Paris (H. Biesta) et le Crédit Mobilier (Isaac et Emile Pereire). Cette dualité dans le capital se retrouve dans le fonctionnement: la banque est dirigée par les comités de Londres et de Paris, un émanation de ces 1 Au moment de l enregistrement des titres, durant les opérations de conversion, après la banqueroute, on obtient les résultats suivants, en pourcentage: France..40 Turquie.7,93 Pays-Bas..7,59 Italie..2,62 Angleterre 29 Belgique 7,20 Allemagne...4,70 Autriche-Hongrie...0,96 Source: Archives de la Dette, P.V. 1301, année

3 Banques européennes. Finances et industrie au Moyen - Orient (I) deux comités constituant l administration courante à Constantinople 2. Caractéristique essentielle, la B.I.O. est à la fois banque privée franco-anglaise et banque d Etat à Constantinople. Les autorités ottomanes comptent sur ce groupe bancaire solide pour pourvoir aux besoins momentanés du Trésor, réparer le désordre monétaire, servir de trait d union entre elles-mêmes et les capitaux étrangers. La Banque obtient le privilège de l émission du papier monnaie et est chargée, à Constantinople, de toutes les opérations de trésorerie du gouvernement, contre l obligation de faire certaines avances à l Etat. Sans en obtenir le monopole, la B.I.O. jouit, pour tout ce qui concerne le service des emprunts à l étranger, d une situation privilégiée. Cet organisme vient à son heure: il rasure les futurs créanciers en garantissant la sécurité du placement; il est bien placé pour retirer de cette situation le maximum de profits. Ainsi que devait le déclarer le président T. Bruce, la position de la banque est sans exemple dans l histoire des compagnies indépendantes ou des institutions financières du monde. 3 Cette banque ne reste pas longtemps seule. Pour profiter de la manne, plusieurs établissements de crédit naissent alors de la rencontre entre capitaux d origine européenne et capitaux d origine locale, les banquiers dits de Galata. Citons, côté franco-anglais, la Société Générale de l Empire Ottoman (1864), le Crédit Général Ottoman (1869), création de la Société Générale de Paris, la banque de Constantinople, la Société Ottomane de Change et de Valeurs (1872); en 1875, le Crédit Lyonnais ouvre, dans la capitale ottomane, une agence destine à une bel avenir. Le repli de marché de Paris après la guerre de fait de Vienne, pendant un cours moment, un centre de spéculation sur les valeurs ottomanes, entraînant la création de la Banque Austro-Ottomane et de la Banque Austro-Turque (1871) dont l existence sera éphémère. A travers les syndicats d achat et de placement, les banques se contentent le plus souvent de se faire les intermédiaires entre l épargnant et l emprunteur: il s agit essentiellement de faire de l argent avec de l argent, de tirer de l opération, commissions et intérêts. Les conditions sont particulièrement avantageuses 4, les commissions encaissées se situant entre 10 et 12 % des sommes effectivement drainées. Les 2,64 milliards de F. (produit de la prise ferme) réellement acquis au gouvernement ottoman ont été engloutis dans 2 Pour plus de détails sur la B.I.O., voir J. Thobie, Intérêts et impérialisme français dans l Empire ottoman, notamment pp. 81 et suiv. 3 Assemblée Générale extraordinaire du Archives de la B.I.O. à Istambul, comptesrendus des A.G. 4 Emis généralement à 6 % et très en dessous du pair, ces emprunts ont un rendement reel oscillant entre 8,5 et 11 % à l émission, mais la choute souvent importante de ces titres en Bourse permet parfois d atteindre un intérêt réel supérieur à 20 %. Ces chiffres illustrent, du reste, la fragilité du crédit ottoman. 179

4 Jacques Thobie des dépenses essentiellement improductives: remise en ordre militaire après la guerre de Crimée, retrait du papier-monnaie, conversion de la dette extérieure, réduction partielle de la dette flottante, paiement des dépenses imposées par l insurrection de Crête; les derniers emprunts ont uniquement servi à boucher les trous du budget et à assurer le service de la dette. 5. Une telle gestion financière ne pouvait conduire qu à la banqueroute. Essentiellement, de même nature, le schéma égyptien présente quelques caractéristiques particulières. Le mirage oriental fonctionne bien en Egypte, tant à Paris, où existe une solide tradition, qu à Londres. Les années 1860 inaugurent une période nouvelle avec les emprunts khédiviens et le creusement du canal de Suez. Emprunts et avances se succèdent et s accumulent: entre 1862 et 1873 (11 ans), huit emprunts d Etat drainent, dans les conditions comparables à celles de l Ottoman, 1,3 milliards de F (nominal 1,71), à quoi il faut ajouter 500 à 600 millions de dette flottante. C est d abord la haute banque qui entre en scène, française avec E. Dervieu, négociant devenu l intime de Khédive 6, anglaise avec la maison Frühling et Goschen, cosmopolite avec les Oppenheim de Cologne, de Paris, d Alexandrie; banques d affaires et de dépôt viennent ensuite à la rescousse, la B.I.O. qui installe, en 1867, sa première agence à Alexandrie, la Société Générale, le Comptoir d Escompte de Paris 7 et des Pays-Bas (Paribas), le Crédit Lyonnais, qui ouvre en 1875, une agence à Alexandrie 8, et enfin le Crédit Foncier. Puis, naissent, sur place, à côte de la Bank of Egypt (1856), aux capitaux anglais, l Anglo-Egyptian Bank (1864), la Banque Austro-Egyptienne (1869) et la Banque Franco-Egyptienne (1870). En dépit de son sigle, l Anglo-Egyptian Bank est dirigée par un groupe français 5 Si l on excepté l emprunt à primes de 1870, consacré aux travaux de chemins de fer en Turquie d Europe (9 % du total), aucune parcelle de ces emprunts ne fut investie dans l économie ottomane. 6 Voir D.S. Landes, Bankers and Pashas. International Finance in Egypt in the 1860 S, Harvard, W. Miller, Qui doit liquider, en 1873, l agence qu il avait ouverte à Alexandrie en J. Bouvier, le Crédit Lyonnais de 1863 à 1882, EPHE, Paris, 1961, T.2, pp

5 Banques européennes. Finances et industrie au Moyen - Orient (I) animé par J.B.Pastré, gros négociant marseillais, fondateur de la Société Marseillaise de Crédit. Lorsqu à partir de 1873, le Khédive ne vit plus que d avances, l Anglo-Egyptian les achète avec empressement pour les revendre, par l intermédiaire du Crédit Foncier dirigé par A. de Soubeyran. En privant le Khédive de toute possibilité de lancer un emprunt de consolidation, la banqueroute égyptienne inéluctable. La recherché d une solution transactionnelle aux banqueroutes ottomane et égyptienne suppose un règlement international qui s élabore à deux niveaux intimement imbriqués. Les banques jouent un rôle capital dans un premier temps, qui part de la sauvegarde des intérêts immédiats des créanciers menaces: c est la grande bataille, tant pour l Ottoman que pour l Égyptien, entre les tenants du flottant et les tenants du consolidé ; les établissements français sont beaucoup plus impliqués dans les avances, les dettes flottantes, que dans le consolidé qui intéresse plutôt, sinon les banquiers, du moins les porteurs anglais. D où la présentation de projets fort différents qui, après l intervention active des diplomaties respectives, tendent vers un indispensable compromise. Le deuxième niveau met plus encore en connivence gouvernements et financiers: il s agit de faire en sorte que les Etats débiteurs ne puissent plus échapper à leurs obligations, en agissant directement dans ces pays pour s assurer le produit des gages, grâce à un contrôle plus ou moins sophistiqué de leur fiscalité et de leur budget. C est la condition nécessaire à la reprise de nouveaux emprunts, et l aggravation d un processus qui porte gravement atteinte à la souveraineté de ces pays. Si le rachat par Disraëli, grâce aux bons offices de Lionel de Rothschild, des actions Suez d Ismaïl, ne provoque pas de remous sensibles à Paris 9, d importantes divergences se font jour entre les projets français et anglais de règlement de la dette égyptienne. La solution préconisée par le Comptoir d Escompte, actionné par le duc Decazes et de Soubeyran, provoque de telles protestations anglaises 10 que des conversations s engagent et aboutissent au compromis du 18 Novembre 1876, mettant en place un condominion francoanglais: fractionnement et diminution de la dette, confirmation de la Caisse de la 9 Ni le gouvernement français, ni le Crédit Foncier ne s y sont opposes: Decazes ne voulait pas déplaire à Londres, seul compagnon un peu amical dans l isolement où il se trouvait, et le Crédit Foncier, qui se préparait à utiliser les actions de Suez du Khédive en garantie d une operation financière, s opposait au projet Dervieu-Société Générale de rachat de ces mêmes actions. Le Crédit Lyonnais et de Lesseps se déclarent satisfaits de la sécurité apportée par le rachat britannique. Et J. Bouvier écrit avec raison: A Paris comme à Londres, les gouvernements et les banquiers avaient amorcé une collaboration décisive. Les intérêts financiers devenaient d un coup l élément principal de la grande politique. Les intérêts financiers et la question d Egypte , dans Revue Historique, 1960, pp La dette est trop élevée et le flottant trop avantagé. 181

6 Jacques Thobie dette publique contrôlée par 4 commissaires (anglais, français italien et autrichien), création d une Co,mission de la Dette publique (2 Anglais, 2 Français, 2 Egyptiens) 11, nomination de deux contrôleurs généraux, un Français et un Anglais, chargés de droits étendus dans l administration financière. Gouvernements et groupes bancaires anglais et français montrer enfin un accord fondamental pour la destitution d Ismaïl, remplacé par son fils Tewfik, en 1879, et pour la promulgation de la loi de liquidation du 31 Décembre 1880, qui prétend assurer une solution durable de la dette égyptienne en allégeant la charge du Trésor. Accablé par les désastres financiers et militaires, Abdul Hamid prend, dans le traité de Berlin, un engagement qui se concrétise dans le décret de Mouharrem du 20 Décembre La B.I.O. joue un rôle de premier plan dans la mise en place de l Administration de la Dette publique ottomane qui gèrera désormais l ancienne dette turque, réduite pratiquement aux sommes réellement mises à la disposition du Trésor ottoman. Pour assurer le service de cette dette, le gouvernement doit concéder certains revenus, notamment ceux du monopole du tabac, du sel, du timbre, de la soie. Le Conseil de la Dette comprend 7 délégués (1 Anglais, 1 Français, 1 Allemand, 1 Italien, 1 Austro-Hongrois, 1 Ottoman et un représentant de la B.I.O.) et la présidence annuelle est alternative franco-anglaise. Voici donc mises en place, au Caire et à Constantinople -comme naguère à Tunis- des organismes cosmopolites dotés d importants pouvoirs. Le crédit de la Turquie et de l Egypte sort, à terme, renforcé de ces opérations, qui devraient faciliter l obtention d emprunts nouveaux à des conditions plus raisonnables que dans la précédente période. Cependant, ce renforcement va de pair avec la main-mise de l étranger sur la gestion d une partie importante de leurs ressources. L Administration de la Dette, épaulée par la B.I.O., contrôle directement 25 à 30 % des ressources de l Empire; les finances égyptiennes et ottomanes sont désormais sous surveillance. De plus, les nouvelles institutions jouent un rôle politique non inscrit dans les textes mais découlant de leur existence même: à cet égard, groupes bancaires et gouvernements anglais et français sont les vrais meneurs de jeu à Constantinople et à Caire. Cette Administration et autre Caisse sont typiques de la façon dont l exportation de capitaux secrète des institutions qui constituent un atout nouveau pour le renforcement de l intervention étrangère. Mais les destinées de l Empire et de l Egypte seront quelque peu différentes. Si, pour des raisons qu il ne peut être question d évoquer ici, les ambitions impérialistes concurrentes se neutralisent à Constantinople, 11 Cette Commission est chargée d administrer le chemin de fer et le port d Alexandrie dont les revenues sont affectés à la dette privilégiée. 182

7 Banques européennes. Finances et industrie au Moyen - Orient (I) ménageant ainsi à l Empire un maintien en survie, c est à l occupation par les armées britanniques et à l écrasement du mouvement national qu on aboutit en Egypte. Reste à répondre à la question de savoir pourquoi, en 1882, la France refuse d intervenir aux côtés des Anglais. Ici encore, intérêts financiers et pouvoir politique marchent la main dans la main. Le gouvernement français, occupé du côté de Tunis, et soucieux des réactions berlinoises, n a pas de projet impérialiste en Egypte, mais seulement des intérêts: Je dis à ceux qui m interrogent: nous n avons d autres intérêts en Egypte que celui d être payé exactement, écrit le consul de Michels à Decazes, dès avril Conjointement, dans la période , le Crédit Foncier a pu liquider favorablement une large part de ces engagements égyptiens, tout en assurant l avenir pour le reste de sa créance; et lorsqu aura éclaté, à Paris, en Janvier 1882, la crise boursiére, les divers groupes français seront entièrement paralysés 12. Au demeurant, les milieux d affaires parisiens considèrent l installation des Anglais comme un élément d ordre, confirmé par la remontée en Bourse des valeurs égyptiennes, et notamment du Suez. BANQUES EUROPÉENES ET STABILITE MONETAIRE AU MOYEN-ORIENT Il est intéressant, sur deux exemples, d évoquer les attitudes adoptées par des banques à capitaux européens, jouant le rôle de banque d Etat, pour mettre une certaine cohérence dans la circulation monétaire, régulariser le cours des changes et assurer ainsi une sécurité aux activités des banques étrangères. 12 J. Bouvier, art. cite, p

8 Jacques Thobie Dans l Empire Ottoman, les difficultés liées à une circulation monétaire passablement compliquée, la baisse du métal-argent, les frappes frauduleuses, l abandon à l étranger de l étalon-argent, aboutissent à donner à l or une prime d environ 8 % en A l instigation de la B.I.O., un décret de 1880 précise que l unité monétaire est la L.T.-or, et crée, de fait, trois cours différents pour le méjidié-argent 13. Ainsi se met en place un système bivalent, une double circulation, or et argent, sur la base de l étalon-or (circuit capitaliste ouvert sur l extérieur), l argent variant, tel une marchandise (échanges internes traditionnels), en fonction de l offre et de la demande. L on constate que, malgré une frappe soutenue de nouvelles pièces d or, la masse monétaire stagne (thésaurisation), alors que la banque use avec une grande prudence de son privilège d émission du papier monnaie. Ce malthusianisme-renforcé encore par les effets cuisants de la crise spéculative de s explique par le fait que la banque n a nul besoin d une augmentation de la circulation monétaire or, ou sur la base d or, dans la mesure où elle contrôle également le marché des monnaies d argent, et en détermine le cours. Ce système dualiste se maintiendra pendant trente ans pour deux raisons. D abord, ce système est source de profits pour tous ceux qui, à l intérieur de l Empire, sont partie prenante dans le mouvement monétaire capitaliste fondé sur le Goldstandard, au détriment de ceux qui s adonnent aux échanges locaux ou régionaux sur la base de la monnaie d argent; d autres part, ce système favorise, tant à l intérieur qu à l étranger, les intérêts de l import-export, dans la mesure où il assure une prime à la. et la L.T. 14 Ainsi, après 1880, la B.I.O. a établi et maintenu une parité fixe entre la et la L.T., offrant ainsi au commerce et aux mouvements de capitaux stabilité et sécurité. La banque évite de soudaines variations de taux de change entre la L.T. et la en manipulant le taux de change interne entre la L.T. et le Medjidié d argent 15. Par ce double système, mi-fixe, mi-flexible, la B.I.O. évite la dévaluation extérieure en s appuyant sur une dévaluation interne. Cette stratégie permet, en définitive, d éviter les inconvénients majeurs qu aurait entraînés l adoption d un système entièrement 13 Pour le commerce de détail, le méjidié à 20 faisant la livre turque à 108 piastres; dans les rapports avec l administration de l Etat et le fisc, le méjidié à 19, soit la livre à 102,6 piastres; le marché libre du méjidié dont le cours varie autour de 108 piastres la livre. La frappe des monnaies d argent est interrompue en Continuent de circuler dans certaines provinces, des Louis de 20 F., des Thalers autrichiens, des Krans persans 14 Alors que la pair de la par rapport à la L.T. est de 110 piastres-or, la vaut 120 piastresargent alors que la L.T. en vaut 108, soit une prime de 0,9 %. 15 Salgur Sançal, Note on the dualisation of the ottoman monetary space from 1880 to 1913, 13 p. dactyl., 1981, p

9 Banques européennes. Finances et industrie au Moyen - Orient (I) fixe ou entièrement flottant 16 ; elle lui fournit également l occasion de substanciels profits. Le système mis en place en Egypte, sous l égide de la Grande-Bretagne, est à la fois plus simple et plus radical. La Commission de 1884, sur une base monométallique-or, choisit la Livre Egyptienne comme unité monétaire; on decide, en attendant la frappe de Livres égyptiennes, de maintenir la circulation de trois monnaies étrangères, la, le Napoléon et la L.T., en conservant, entre ces monnaies, le rapport défini par Mohamed Ali 17, qui donne une prime à la L.E. puis à. Si bien qu en s abstenant pratiquement de frapper des L.E., la continuait à jouer de fait le rôle prépondérant dans la circulation monétaire égyptienne, et un surprofit était acquis pour toutes les transactions libellées en livres sterling. Lorsqu avec la participation de financiers français et locaux, le groupe londonien de sir E. Cassel decide de créer, en 1898, une banque nationale d émission, la National Bank of Egypt, il compte bien répéter, en Egypte, ce qu est en train de si bien réussir la B.I.O. à Constantinople. Or, l hostilité de la B.I.O., qui estime que ses billets ont cours légal dans tout l Empire, l opposition du Crédit Lyonnais, banquier de la Caisse qui y voit un moyen détourné d emprunter pour le gouvernement 18, l inquiétude des banques anglaises concurrentes, paralysent l initiative de sir Ernest: il est décidé que le billet égyptien, accepté par les caisses publiques, n aura pas de valeur légale. Aussi, jusqu à la Grande Guerre, l émission de billets fut-elle faible 19, laissant le terrain libre à la. En réalité, cette banque d Etat accepte un système qui prive de fait l Egypte de toute monnaie nationale, sinon à titre de monnaie de compte ou de potentialités. Ce qui fait dire, à juste titre, à un économiste, qui cette institution soi-disant banque d Etat, paraît être beaucoup plus un banque coloniale anglaise qu une véritable banque nationale égyptienne 20. A la lumière de l action de la B.I.O., il n est surprenant de constater en Perse que, dans une système où la monnaie nationale reste fondée sur l argent, 16 Un système de change entièrement flottant aurait entraînés un grand facteur de risqué pour le commerce extérieur, une spéculation défavorable à la balance des paiements, la nécessité d un soudain redéploiement des ressources entre le secteur domestique et le secteur d exportation qui aurait mené à de vives tensions sociales; un système de change entièrement fixe, classique Gold Standard, aurait conduit l Empire ottoman endetté à baisser ses prix et à réduire ses revenues, ce qui eut été fatal à l homme malade. 17 Lors de sa réforme de Voir Samir Saul, La France et l Egypte à l aube du XX e siècle, les difficultés d une jonction, communication aux Rencontres internationales sur l Egypte, Marseille, les 17, 18 et 19 Janvier 1983, p Environ 2 millions de L.E. en Emile Antonini, Le crédit et la banque en Egypte, these du droit, G. Vaney-Burnier, Lausanne, 1927, p

10 Jacques Thobie l attitude de l Impérial Bank of Persia tend à une stratégie analogue: celle-ci, constituée en 1889 avec des capitaux anglais, obtenait alors le droit d émettre, même sans l assentiement du gouvernement, pour 40 millions de Krans (20 millions de F.) de billets. Ceux-ci, restent encore rares en 1914 en dehors de Téhéran. 186

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux Module 6 : Comprendre comment l'activité économique est financée et analyser les conséquences de la globalisation financière 6.1 : Identifier les modes de financement de l'activité économique et analyser

Plus en détail

Les concours de la Banque de France

Les concours de la Banque de France Les concours de la Banque de France à l économie (1 842-19 14) La Banque de France est apparue tout au long du XX~ siècle comme un organisme hybride. Elle était, à la différence d aujourd hui, une société

Plus en détail

1. La fonction de règlement ne peut être assurée au niveau international que dans des conditions bien différentes. D une part, les agents concernés

1. La fonction de règlement ne peut être assurée au niveau international que dans des conditions bien différentes. D une part, les agents concernés Introduction La notion de système évoque l idée d organisation. Un système monétaire national est l organisation des relations monétaires dans un pays : comment les agents économiques peuvent-ils utiliser

Plus en détail

PARTIE 2 : LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES CONJONCTURELLES

PARTIE 2 : LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES CONJONCTURELLES SO00BM24 Introduction aux politiques économiques PARTIE 2 : LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES CONJONCTURELLES CHAPITRE 2 : LA POLITIQUE MONETAIRE I. Préambules sur la Monnaie II. 1. La création monétaire A. Comment

Plus en détail

Préambule Autodiagnostic 1) QRU - La Banque centrale est : 2) QRU - L encadrement du crédit était une technique :

Préambule Autodiagnostic 1) QRU - La Banque centrale est : 2) QRU - L encadrement du crédit était une technique : Préambule Nous vous proposons en préambule d estimer votre niveau de connaissances bancaires et financières en répondant à cet auto diagnostic. Que celui-ci vous soit prétexte à valider et à approfondir

Plus en détail

Monnaie, banques, assurances

Monnaie, banques, assurances Monnaie, banques, assurances Panorama La politique monétaire de la Banque nationale suisse en 2013 En 2013, la croissance de l économie mondiale est demeurée faible et fragile. En Europe, les signes d

Plus en détail

Circulaire. Traitement fiscal des prêts consortiaux, reconnaissances de dette, effets de change et sous-participations (janvier 2000)

Circulaire. Traitement fiscal des prêts consortiaux, reconnaissances de dette, effets de change et sous-participations (janvier 2000) Administration fédérale des contributions Division principale de l'impôt fédéral direct, de l'impôt anticipé, des droits de timbre http://www.estv.admin.ch Circulaire Traitement fiscal des prêts consortiaux,

Plus en détail

LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO

LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO La BCEAO dispose dans chaque Etat membre de l UEMOA, d une agence nationale et des agences auxiliaires. L agence nationale du Niger comprend trois représentations

Plus en détail

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics Bulletin du FMI PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES Quelques leçons de l histoire pour maîtriser la dette publique Bulletin du FMI en ligne 27 septembre 2012 Le fronton du Trésor américain : la dette publique

Plus en détail

I. La loi bancaire de 1984. II. III. Les acteurs du système bancaire et financier. Les marchés français des capitaux. Le système bancaire et financier

I. La loi bancaire de 1984. II. III. Les acteurs du système bancaire et financier. Les marchés français des capitaux. Le système bancaire et financier Le système bancaire et financier français I. La loi bancaire de 1984. II. III. Les acteurs du système bancaire et financier. Les marchés français des capitaux. January the 6th 2009 1 I. La loi bancaire

Plus en détail

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER Chapitre 25 Mankiw 08/02/2015 B. Poirine 1 I. Le système financier A. Les marchés financiers B. Les intermédiaires financiers 08/02/2015 B. Poirine 2 Le système

Plus en détail

Comment une banque centrale gère la liquidité bancaire?

Comment une banque centrale gère la liquidité bancaire? Comment une banque centrale gère la liquidité bancaire? La banque centrale surveille la liquidité bancaire, puisque le système bancaire dans sa globalité peut manquer de liquidité. En fin de journée, les

Plus en détail

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme Finance / Module : Les Techniques Bancaires Fiche N 7 : La Relation Banque - Particuliers I)- Les Comptes et Les Placements Bancaires

Plus en détail

Initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative sur l or)»

Initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative sur l or)» Département fédéral des finances DFF Initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative sur l or)» Etat: septembre 2014 Questions et réponses Que demande l initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative

Plus en détail

Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance (suite)

Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance (suite) Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance (suite) 2 ème partie : La baisse de l euro Nous avons fréquemment souligné sur ce blog (encore dernièrement le 29 septembre 2014) l

Plus en détail

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme. Fiche N 2 : Banque et Monnaie

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme. Fiche N 2 : Banque et Monnaie Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme Finance / Module : Les Techniques Bancaires Fiche N 2 : Banque et Monnaie I)- Principes Généraux : 1)- Définition du Terme Monnaie

Plus en détail

Les valeurs mobilières. Les actions 3. Les droits et autres titres de capital 5. Les obligations 6. Les SICAV et FCP 8

Les valeurs mobilières. Les actions 3. Les droits et autres titres de capital 5. Les obligations 6. Les SICAV et FCP 8 Les actions 3 Les droits et autres titres de capital 5 Les obligations 6 Les SICAV et FCP 8 2 Les actions Qu est-ce qu une action? Au porteur ou nominative, quelle différence? Quels droits procure-t-elle

Plus en détail

VILLAGE DE CASSELMAN. Politique de placement

VILLAGE DE CASSELMAN. Politique de placement VILLAGE DE CASSELMAN Politique de placement Politique F3 (10/05/2005) OBJECTIF Pour s assurer que les surplus de liquidité et le portefeuille de placement sont gérés de façon prudente. DÉFINITIONS Actifs

Plus en détail

Ahmed Ouazzani Adresse électronique: ouazzanifr@gmail.com Permanence: Tous les lundis après-midi (sur rendez-vous ), il faut, au préalable, envoyer

Ahmed Ouazzani Adresse électronique: ouazzanifr@gmail.com Permanence: Tous les lundis après-midi (sur rendez-vous ), il faut, au préalable, envoyer Ahmed Ouazzani Adresse électronique: ouazzanifr@gmail.com Permanence: Tous les lundis après-midi (sur rendez-vous ), il faut, au préalable, envoyer un courriel expliquant le motif ou les points que vous

Plus en détail

Les financements et placements des ménages et des entreprises en 2002

Les financements et placements des ménages et des entreprises en 2002 Les financements et placements des ménages et des entreprises en 22 Après une phase de croissance soutenue et de forte valorisation boursière, l année 22, plus encore que 21, a été marquée par le ralentissement

Plus en détail

GLOSSAIRE des opérations bancaires courantes

GLOSSAIRE des opérations bancaires courantes 13 septembre 2005 GLOSSAIRE des opérations bancaires courantes Ce glossaire a été élaboré sous l égide du CCSF. Il est conçu à des fins purement informatives, et destiné à vous aider à comprendre les termes

Plus en détail

Nature et risques des instruments financiers

Nature et risques des instruments financiers 1) Les risques Nature et risques des instruments financiers Définition 1. Risque d insolvabilité : le risque d insolvabilité du débiteur est la probabilité, dans le chef de l émetteur de la valeur mobilière,

Plus en détail

Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire

Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire Que dit le Traité de Rome en matière monétaire? Pas de propos très détaillés. Ce qui est mentionné, c est l ambition de créer une aire régionale

Plus en détail

4. LE PORTEFEUILLE-TITRES DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LES RISQUES LIÉS À SON ÉVOLUTION

4. LE PORTEFEUILLE-TITRES DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LES RISQUES LIÉS À SON ÉVOLUTION 4. LE PORTEFEUILLE-TITRES DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LES RISQUES LIÉS À SON ÉVOLUTION L ensemble du portefeuille-titres 34 des établissements de la place a connu une croissance très importante au

Plus en détail

Chapitre 2 : l économie monétaire

Chapitre 2 : l économie monétaire Chapitre 2 : l économie monétaire Controverse sur la monnaie entre courants de pensée : neutre ou active Peut-on se servir de la monnaie pour absorber les déséquilibres de l économie réelle? Dématérialisation

Plus en détail

b ) La Banque Centrale Bilan de BC banques commerciales)

b ) La Banque Centrale Bilan de BC banques commerciales) b ) La Banque Centrale Notre système bancaire se complexifie puisqu il se trouve maintenant composer d une multitude de banques commerciales et d une Banque Centrale. La Banque Centrale est au cœur de

Plus en détail

12. Le système monétaire

12. Le système monétaire 12. Le système monétaire Le rôle de la monnaie est fondamental. Imaginez une situation où aucun moyen de paiement ne ferait l unanimité : - Economie de «troc». - On échange des biens et services contre

Plus en détail

Le dollar canadien sous le régime de l étalon-or

Le dollar canadien sous le régime de l étalon-or Canada, pièce de 10 dollars, 1912 Terre-Neuve émit des pièces en or dès 1865, mais le Dominion du Canada ne fit de même que de 1912 à 1914, lorsque la nouvelle succursale d Ottawa de la Monnaie royale

Plus en détail

Macroéconomie. Monnaie et taux de change

Macroéconomie. Monnaie et taux de change Macroéconomie Monnaie et taux de change Marché des changes Le taux de change de en $ correspond au nombre de $ que l on peut acheter avec un exemple: 1 = 1,25 $ Une appréciation/dépréciation du taux de

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales.

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales. 1 Contribution de Jean Pierre BRARD, député apparenté communiste de Seine Saint Denis, et de Bernard VERA, sénateur communiste de l Essonne, membres du groupe de travail Assemblée nationale Sénat sur la

Plus en détail

La nouvelle réglementation des titres de créances négociables

La nouvelle réglementation des titres de créances négociables La nouvelle réglementation des titres de créances négociables Laure BÉAL Direction des Marchés de capitaux Service des Intermédiaires et des Instruments des marchés Le marché français des titres de créances

Plus en détail

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les 01 Intérieur LP 56 12/03/12 19:17 Page 129 Sortir de la crise de la dette en zone euro PIERRE DE LAUZUN* Points d attention 2012 * Économiste. Derniers ouvrages parus : L Économie et le Christianisme (F.-X.

Plus en détail

Impôts 2015. Revenus des valeurs et capitaux mobiliers. les revenus imposables. les revenus exonérés d impôt sur le revenu. quelle imposition?

Impôts 2015. Revenus des valeurs et capitaux mobiliers. les revenus imposables. les revenus exonérés d impôt sur le revenu. quelle imposition? Impôts 2015 Revenus des valeurs et capitaux mobiliers les revenus imposables les revenus exonérés d impôt sur le revenu quelle imposition? abattements, crédits d impôt, prélèvements sociaux Les revenus

Plus en détail

UNIVERSITÉ DE SFAX École Supérieure de Commerce

UNIVERSITÉ DE SFAX École Supérieure de Commerce UNIVERSITÉ DE SFAX École Supérieure de Commerce Année Universitaire 2003 / 2004 Auditoire : Troisième Année Études Supérieures Commerciales & Sciences Comptables DÉCISIONS FINANCIÈRES Note de cours N 7

Plus en détail

La création monétaire, la politique monétaire et les prix : Le rôle de la Banque nationale suisse

La création monétaire, la politique monétaire et les prix : Le rôle de la Banque nationale suisse La création monétaire, la politique monétaire et les prix : Le rôle de la Banque nationale suisse Iconomix Journée d économie politique Lausanne, 22 novembre 2013 Michel Peytrignet, Consultant Ancien chef

Plus en détail

Chapitre 1 : L économie financière

Chapitre 1 : L économie financière Chapitre 1 : L économie financière Quels sont les causes de l augmentation des mouvements de capitaux : Augmentation des besoins de financement (état, entreprise) Surpression des obstacles aux mouvements

Plus en détail

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Mai 2005 Rapport de OEE-Etudes pour la F.F.S.A. TABLE DES MATIÈRES I. COMPORTEMENTS D'EPARGNE ET D'INVESTISSEMENT DES MENAGES EUROPÉENS

Plus en détail

CREATION MONETAIRE ET SON CONTROLE

CREATION MONETAIRE ET SON CONTROLE CREATION MONETAIRE ET SON CONTROLE PAR LES AUTORITES MONETAIRES SECTION 1 : LA CREATION MONETAIRE A Acteurs et modalités de création monétaire : La création monétaire consiste à accroître la quantité de

Plus en détail

3 ) Les limites de la création monétaire

3 ) Les limites de la création monétaire 3 ) Les limites de la création monétaire Si un banquier n a besoin que de son stylo pour créer de la monnaie, on peut se demander ce qui empêche une création infinie de monnaie. En fait, la création monétaire

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire Des fiches pour mieux comprendre l'actualité économique Guerre des changes A l heure actuelle, les Banques Centrales dessinent leurs stratégies de sortie de crise. Deux grands groupes émergent : La Banque

Plus en détail

MASTER MGT FINANCE MK

MASTER MGT FINANCE MK MASTER MGT FINANCE MK Le marche monétaire peut être défini comme le marché des capitaux à court et à moyen terme par opposition au marché financier sur le quel s effectuent les emprunts et placements

Plus en détail

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA BANQUE CENTRALE DU CONGO

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA BANQUE CENTRALE DU CONGO 1 CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA BANQUE CENTRALE DU CONGO Dans ce chapitre nous allons définir présenter l institution bancaire BBC, nous allons parler de son historique, son organisation et son fonctionnement.

Plus en détail

Octobre 2015 www.sif.admin.ch. Place financière suisse Chiffres-clés

Octobre 2015 www.sif.admin.ch. Place financière suisse Chiffres-clés Octobre 2015 www.sif.admin.ch Place financière suisse Chiffres-clés 1 Importance économique de la place financière suisse Ces dix dernières années, la contribution des assurances à la création de valeur

Plus en détail

Plan du cours. I. La création monétaire dans un système bancaire non hiérarchisé.

Plan du cours. I. La création monétaire dans un système bancaire non hiérarchisé. 1 Plan du cours I. La création monétaire dans un système bancaire non hiérarchisé. II. Les échanges interbancaires. III. La création monétaire et les échanges interbancaires dans un système bancaire hiérarchisé.

Plus en détail

Avril 2015 www.sif.admin.ch. Place financière suisse Chiffres-clés

Avril 2015 www.sif.admin.ch. Place financière suisse Chiffres-clés Avril 2015 www.sif.admin.ch Place financière suisse Chiffres-clés 1 Importance économique de la place financière suisse Ces dix dernières années, la contribution des assurances à la création de valeur

Plus en détail

Edition 2015. Nomenclatures d activités et de produits françaises NAF rév. 2 - CPF rév. 2.1 Section K Division 64

Edition 2015. Nomenclatures d activités et de produits françaises NAF rév. 2 - CPF rév. 2.1 Section K Division 64 Edition 2015 Nomenclatures d activités et de produits françaises NAF rév. 2 - CPF rév. 2.1 Section K Division 64 Section K : ACTIVITÉS FINANCIÈRES ET D ASSURANCE Cette section comprend les activités des

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 10/19 (F) 16 février 2010 Les notes d'information au public (NIP) s inscrivent dans

Plus en détail

75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-2010

75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-2010 75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-21 L économie canadienne depuis la fondation de la Banque du Canada Première édition : le 11 mars 21 Mise à jour : le 16 decembre 21 1 La Banque du Canada, fondée en

Plus en détail

Souscrire ou acheter des obligations

Souscrire ou acheter des obligations 034 Souscrire ou acheter des obligations L e s M i n i - G u i d e s B a n c a i r e s Juillet 2009 Sommaire 2 4 6 8 12 16 20 24 Souscrire ou acheter des obligations Qu est-ce qu une obligation cotée?

Plus en détail

Lettre aux actionnaires

Lettre aux actionnaires Lettre aux actionnaires Comptes du Groupe au 30 juin 2010 Message des présidents Mesdames, Messieurs, L actualité économique du premier semestre a été marquée par la crise d endettement dans certains pays

Plus en détail

La suspension de l étalon-or au Canada

La suspension de l étalon-or au Canada La suspension de l étalon-or au Canada (1914-1926) Canada, obligation de la Victoire de 100 dollars, 1915 Cette émission d obligations témoigne du fait que le Canada était arrivé à maturité sur le plan

Plus en détail

Planification financière

Planification financière Planification financière 101 Rembourser ses dettes pour se donner une plus grande marge de manœuvre Si vous voulez réaliser des objectifs financiers précis, vous pourriez y arriver plus rapidement en vous

Plus en détail

ISCFE Faits et institutions économiques 1M LA MONNAIE

ISCFE Faits et institutions économiques 1M LA MONNAIE LA MONNAIE 1 Fonctions de la monnaie Unité de mesure universelle de la valeur. Moyen intermédiaire universel d'échange. Réserve de valeurs intemporelle. 2 Formes de la monnaie Monnaie divisionnaire Valeur

Plus en détail

Turquie. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

Turquie. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Turquie Merci de citer ce chapitre comme

Plus en détail

Norvège. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

Norvège. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Norvège Merci de citer ce chapitre comme

Plus en détail

Université de Fribourg

Université de Fribourg Chaire d'histoire économique et d économie du développement Université de Fribourg Le risque de liquidité bancaire de John Law à Walter Bagehot, de 1703 à 1873 Jérôme de Boyer 11 avril 2008 Plan Le risque

Plus en détail

Janvier 2012. La notion de blanchiment

Janvier 2012. La notion de blanchiment Cellule de Traitement des Informations Financières Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1 1060 Bruxelles Tél. : +32 2 533 72 11 Fax : +32 2 533 72 00 E-mail : info@ctif-cfi.be NL1156d La lutte contre le blanchiment

Plus en détail

Séance 9. Vue d ensemble du système financier. 1- Fonctions du système financier

Séance 9. Vue d ensemble du système financier. 1- Fonctions du système financier Séance 9 Vue d ensemble du système financier 1- Fonctions du système financier Fonction : transférer des fonds des agents économiques : intermédiaire entre les agnets à besoin de financement (emprunteur)

Plus en détail

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION On constate trois grandes phases depuis la fin de la 2 ème guerre mondiale: 1945-fin 50: Deux blocs économiques et

Plus en détail

RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE OCTOBRE 2015. Amélioration de la stabilité financière dans les pays avancés

RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE OCTOBRE 2015. Amélioration de la stabilité financière dans les pays avancés 7 octobre 2015 RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE OCTOBRE 2015 RÉSUMÉ ANALYTIQUE Amélioration de la stabilité financière dans les pays avancés Depuis la publication de l édition d avril

Plus en détail

L ACTUALITÉ FÉDÉRALE

L ACTUALITÉ FÉDÉRALE L ACTUALITÉ FÉDÉRALE Quelle monnaie pour une Écosse indépendante? Patrick Leblond Université d Ottawa École supérieure d affaires publiques et internationales Dans quelques jours, soit le 18 septembre,

Plus en détail

IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. La monnaie

IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. La monnaie IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle La monnaie : INTRODUCTION 22.01.2010, Lausanne 8h45 12h 12h45 16h David Maradan, chargé de cours UNIGE et HEG-Genève; Directeur Ecosys

Plus en détail

Investissement des réserves de sécurité sociale: possibilités et performances

Investissement des réserves de sécurité sociale: possibilités et performances Association internationale de la sécurité sociale Colloque des directeurs d'institutions de sécurité sociale des pays francophones d'afrique Limbé, Cameroun, 28-30 janvier 2004 Investissement des réserves

Plus en détail

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur,

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur, Version de : juillet 2013 Le point sur... Informations fournies par le ministère fédéral des Finances Les mécanismes européens de stabilité Sur la voie de l Union de la stabilité 1 2 3 4 ème volet Editorial

Plus en détail

SOMMAIRE. Bulletin de souscription

SOMMAIRE. Bulletin de souscription SOMMAIRE Flash-emprunt subordonné «Tunisie Leasing 2011-2» Chapitre 1 : Responsables de la note d opération 1.1. Responsables de la note d opération 1.2. Attestation des responsables de la note d opération

Plus en détail

La monnaie, les banques et les taux d intérêt

La monnaie, les banques et les taux d intérêt Chapitre 10 La monnaie, les banques et les taux d intérêt 1 Objectifs Définir ce qu est la monnaie et décrire ses fonctions Expliquer les fonctions économiques des banques canadiennes et des autres intermédiaires

Plus en détail

SYSTEMES FINANCIERS ET MONETAIRES. Chapitre II : LE MARCHE DE LA MONNAIE PLAN

SYSTEMES FINANCIERS ET MONETAIRES. Chapitre II : LE MARCHE DE LA MONNAIE PLAN Université d Auvergne, Clermont I Faculté de Sciences économiques et de gestion 2 ème année de DEUG Cours de Mr Diemer Arnaud SYSTEMES FINANCIERS ET MONETAIRES Chapitre II : LE MARCHE DE LA MONNAIE PLAN

Plus en détail

La monnaie, les banques et les taux d intérêt

La monnaie, les banques et les taux d intérêt Chapitre 1 Objectifs Définir ce qu est la monnaie et décrire ses fonctions La monnaie, les banques et les taux Expliquer les fonctions économiques des banques canadiennes et des autres intermédiaires financiers

Plus en détail

CELLULE DE TRAITEMENT DES INFORMATIONS FINANCIERES Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1-1060 BRUXELLES Tél.: 02/533 72 11

CELLULE DE TRAITEMENT DES INFORMATIONS FINANCIERES Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1-1060 BRUXELLES Tél.: 02/533 72 11 CELLULE DE TRAITEMENT DES INFORMATIONS FINANCIERES Avenue de la Toison d Or 55 boîte 1-1060 BRUXELLES Tél.: 02/533 72 11 Fax: 02/533 72 00 E-mail: info@ctif-cfi.be NL1156c La lutte contre le blanchiment

Plus en détail

BANQUE NATIONALE DE SERBIE BANQUE NATIONALE DE BELGIQUE MISSION DE M. BOSCHMANS

BANQUE NATIONALE DE SERBIE BANQUE NATIONALE DE BELGIQUE MISSION DE M. BOSCHMANS BANQUE NATIONALE DE SERBIE BANQUE NATIONALE DE BELGIQUE MISSION DE M. BOSCHMANS 1884/85 Commencement des opérations de la BNS La Banque nationale de Serbie exprime ses remerciements au Département de la

Plus en détail

convention acceptée par tout le monde. Ce multiplication des biens et des acteurs de permet l échange de 2 produits.

convention acceptée par tout le monde. Ce multiplication des biens et des acteurs de permet l échange de 2 produits. Thème : Monnaie et création monétaire Le troc Pour que l échange se réalise, il faut une convention acceptée par tout le monde. Ce fut tout d abord le troc qui, devant la multiplication des biens et des

Plus en détail

Les marchés européens du crédit immobilier en 2013. Une étude du Crédit Foncier

Les marchés européens du crédit immobilier en 2013. Une étude du Crédit Foncier Les marchés européens du crédit immobilier en 2013 Une étude du Crédit Foncier rappel méthodologique Cette étude porte sur les marchés du crédit immobilier en au 31 décembre 2013. Pour faciliter la lecture

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS... III CHAPITRE 1 LES CONCEPTS FONDAMENTAUX DE LA COMPTABILITÉ ET LE BILAN... 1

TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS... III CHAPITRE 1 LES CONCEPTS FONDAMENTAUX DE LA COMPTABILITÉ ET LE BILAN... 1 TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS... III CHAPITRE 1 LES CONCEPTS FONDAMENTAUX DE LA COMPTABILITÉ ET LE BILAN... 1 QU EST-CE QUE LA COMPTABILITÉ?... 2 Les grandes fonctions de la comptabilité... 2 La distinction

Plus en détail

À quoi sert une banque?

À quoi sert une banque? À quoi sert une banque? Trois fonctions clés La banque remplit trois fonctions essentielles. Elle collecte, gère vos dépôts, et vous fournit des moyens de paiement (chéquier, carte bancaire, ordre de virement

Plus en détail

Loi fédérale sur les banques et les caisses d épargne

Loi fédérale sur les banques et les caisses d épargne Loi fédérale sur les banques et les caisses d épargne (Loi sur les banques, LB) Modification du 3 octobre 2003 L Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu le message du Conseil fédéral du 20 novembre

Plus en détail

RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT 45-106 SUR LES DISPENSES DE PROSPECTUS ET D INSCRIPTION

RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT 45-106 SUR LES DISPENSES DE PROSPECTUS ET D INSCRIPTION RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT 45-106 SUR LES DISPENSES DE PROSPECTUS ET D INSCRIPTION Loi sur les valeurs mobilières (chapitre V-1.1, a. 331.1, par. 1, 3, 8, 11, 14 et 34 ) 1. L article 1.1 du Règlement

Plus en détail

10 raisons pour réformer notre système monétaire

10 raisons pour réformer notre système monétaire 10 raisons pour réformer notre système monétaire Mark Joób 1 De plus en plus de gens commencent à comprendre que l argent n est pas qu un moyen neutre pour faire des affaires, mais qu il contrôle le monde

Plus en détail

Japon. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

Japon. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Japon Merci de citer ce chapitre comme suit

Plus en détail

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale?

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 décembre 2014 à 14:22 Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? Ce chapitre ne fait plus partie du programme, mais il est conseillé de

Plus en détail

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie L activité économique repose sur trois rouages : Monnaie besoins production répartition consommation Échanges Marché 2 «La monnaie n

Plus en détail

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES eduscol Sciences économiques et sociales - Première ES Science économique 4. La monnaie et le financement Ressources pour le lycée général et technologique Fiche 4.3 : Qui crée la monnaie? INDICATIONS

Plus en détail

Le financement de l'économie

Le financement de l'économie Le financement de l'économie I - La Banque de France La Banque de France est la Banque centrale, ou Banque des banques. Elle émet de billets : c'est une banque d'émission. Elle effectue toutes les opérations

Plus en détail

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 Mars 2015 1/12 D ANS une conjoncture internationale marquée par une reprise globale fragile, une divergence accrue de croissance

Plus en détail

Septembre 2012 www.sif.admin.ch. Place financière suisse Chiffres-clés

Septembre 2012 www.sif.admin.ch. Place financière suisse Chiffres-clés Septembre 2012 www.sif.admin.ch Place financière suisse Chiffres-clés 1 Importance économique de la place financière suisse Ces dix dernières années, les assurances ont accru leur contribution à la création

Plus en détail

SOMMAIRE FLASH EMPRUNT OBLIGATAIRE SUBORDONNE...3

SOMMAIRE FLASH EMPRUNT OBLIGATAIRE SUBORDONNE...3 SOMMAIRE FLASH EMPRUNT OBLIGATAIRE SUBORDONNE...3 CHAPITRE 1 - RESPONSABLE DE LA NOTE D OPERATION... 8 1.1 RESPONSABLE DE LA NOTE D OPERATION... 8 1.2 ATTESTATION DU RESPONSABLE DE LA NOTE D OPERATION...

Plus en détail

Partie 2 : Qui crée la monnaie?

Partie 2 : Qui crée la monnaie? Partie 2 : Qui crée la monnaie? Marché monétaire Masse monétaire Banque centrale Prêteur en dernier ressort Notions clés I. La mesure de la création monétaire : la masse monétaire La masse monétaire n

Plus en détail

L assurance crédit et le financement des exportations. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier

L assurance crédit et le financement des exportations. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier L assurance crédit et le financement des exportations 2 Section 1. Les modalités de paiement des exportations : le crédit documentaire Section 2. Les crédits à court terme et le financement des exportations

Plus en détail

WORKING PAPER SERIES 2014-EQM-01

WORKING PAPER SERIES 2014-EQM-01 January 2014 WORKING PAPER SERIES 2014-EQM-01 La forte chute des revenus d intérêts des ménages belges en raison de la gestion de la crise financière Eric Dor IESEG School of Management (LEM-CNRS) IESEG

Plus en détail

LE ROLE DES BANQUES DANS LE FINANCEMENT DE L'ECONOMIE

LE ROLE DES BANQUES DANS LE FINANCEMENT DE L'ECONOMIE LE ROLE DES BANQUES DANS LE FINANCEMENT DE L'ECONOMIE Une économie nationale est confrontée en permanence au problème du financement de l activité de tous les agents qui la composent. Son fonctionnement

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

Ordonnance relative à la loi fédérale sur la Banque nationale suisse

Ordonnance relative à la loi fédérale sur la Banque nationale suisse Ordonnance relative à la loi fédérale sur la Banque nationale suisse (Ordonnance de la Banque nationale, OBN) Modification du 7 mai 2014 La Banque nationale suisse arrête: I L ordonnance du 18 mars 2004

Plus en détail

LA GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE DEPUIS 1944

LA GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE DEPUIS 1944 RÉVISIONS DES ÉPREUVES DU BACCALAURÉAT Histoire LA GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE DEPUIS 1944 HISTOIRE La gouvernance économique mondiale depuis 1944 LEAGUE OF NATIONS 1919 : création de la Société des

Plus en détail

CHAPITRE 4 - Monnaie, financement de l économie et politique monétaire MONNAIE, FINANCEMENT DE L'ECONOMIE ET POLITIQUE MONETAIRE

CHAPITRE 4 - Monnaie, financement de l économie et politique monétaire MONNAIE, FINANCEMENT DE L'ECONOMIE ET POLITIQUE MONETAIRE Chapitre 4 MONNAIE, FINANCEMENT DE L'ECONOMIE ET POLITIQUE MONETAIRE SECTION 1 : Qu'est ce que la monnaie? I Definition Deux definitions sont communement admises : - La monnaie est définie comme l ensemble

Plus en détail

RAPPORT ANNUEL DE LA DIRECTION SUR LES RENDEMENTS DU FONDS MONÉTAIRE FMOQ AU 31 DÉCEMBRE 2008

RAPPORT ANNUEL DE LA DIRECTION SUR LES RENDEMENTS DU FONDS MONÉTAIRE FMOQ AU 31 DÉCEMBRE 2008 RAPPORT ANNUEL DE LA DIRECTION SUR LES RENDEMENTS DU FONDS MONÉTAIRE FMOQ AU 31 DÉCEMBRE 2008 Le présent Rapport annuel de la direction contient les faits saillants financiers, mais non les États financiers

Plus en détail

Les sources de financement

Les sources de financement Les sources de financement Lorsque l on étudie le financement d une entreprise, on distingue : Les sources à court terme (moins d une année). Les sources à moyen terme (entre 2 et 5 ans). Les sources à

Plus en détail

21 ème Conférence de Montréal 8 juin 2015 Table Ronde n 1 : L émergence de nouveaux pôles financiers : vers un retrait de la mondialisation?

21 ème Conférence de Montréal 8 juin 2015 Table Ronde n 1 : L émergence de nouveaux pôles financiers : vers un retrait de la mondialisation? 21 ème Conférence de Montréal 8 juin 2015 Table Ronde n 1 : L émergence de nouveaux pôles financiers : vers un retrait de la mondialisation? Les sphères d influence dans le système monétaire international

Plus en détail

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Royaume du Maroc L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Constituant une sélection mensuelle des travaux menés par les cadres de

Plus en détail