Contrôle et modulation de la réponse immunitaire par Brucella abortus

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Contrôle et modulation de la réponse immunitaire par Brucella abortus"

Transcription

1 AIX-MARSEILLE UNIVERSITE Faculté des sciences de Luminy Ecole Doctorale des Sciences de la Vie et de la Santé THESE DE DOCTORAT Biologie - Spécialité : Immunologie En vue d'obtenir le titre de DOCTEUR DE L UNIVERSITÉ D AIX MARSEILLE Présentée et soutenue publiquement par: Clara DEGOS 27 Novembre 2014 Contrôle et modulation de la réponse immunitaire par Brucella abortus Directeur de thèse : Dr Jean-Pierre Gorvel Thèse soutenue devant le jury composé de: Prof Franck GALLAND Président Dr David O CALLAGHAN Rapporteur Prof Jean-Jacques LETESSON Rapporteur Dr Jean-Pierre GORVEL Directeur de thèse Prof Jean-Louis MEGE Examinateur Le travail réalisé dans cette thèse a été effectué au Centre d Immunologie de Marseille- Luminy, UM 2 Aix Marseille Université, UMR_S 1104 CNRS, UMR 7280 Inserm

2

3

4

5 SOMMAIRE REMERCIEMENTS 5 ABBREVIATIONS 7 TABLE DES FIGURES ET TABLEAUX 10 I. INTRODUCTION 12 I. A. LA BRUCELLOSE 13 I. A. 1. ORIGINE : BRUCELLA 13 I. A. 2. REPARTITION SUR LE GLOBE 13 I. A. 3. CONTAMINATION ET SYMPTOMES 13 I. A. 4. CONSEQUENCES ET PROBLEMES VACCINAUX 14 I. B. LES FACTEURS DE VIRULENCE 16 I. B. 1. LE LIPOPOLYSACCHARIDE (LPS) 16 I. B. 2. LE GLUCANE CYCLIQUE Β 1,2 (CΒG) 17 I. B. 3. LE SYSTEME DE SECRETION DE TYPE IV : VIRB 18 I. B. 4. LES PROTEINES DE MEMBRANE EXTERNE (OMP) 19 I. C. LA VIE INTRACELLULAIRE 21 I. C. 1. ENTREE DANS LES CELLULES 21 I. C. 2. TRAFIC INTRACELLULAIRE : LA BCV SUR LES TRACES DES ENDOSOMES 22 I. C. 3. LE RETICULUM ENDOPLASMIQUE, UN HAVRE DE PAIX 23 I. D. BRUCELLA ET LE SYSTEME IMMUNITAIRE 25 I. D. 1. UNE STRATEGIE D EVITEMENT : REPONSES AUX TLR 25 I. D. 2. LA RESISTANCE AUX DEFENSES INNEES 27 I. D. 3. BRUCELLA ET LES DC 31 I. D. 4. L IMMUNITE ADAPTATIVE CONTRE BRUCELLA 33 I. E. CD150, UN RECEPTEUR A LA SURFACE DES CELLULES IMMUNITAIRES 37 I. E. 1. CD150, UNE MOLECULE HOMOPHYLIQUE DE CO-STIMULATION 37 2

6 I. E. 2. LES PROPRIETES IMMUNOMODULATRICES DE CD I. E. 3. CD150 ET LES INFECTIONS 40 I. E. 4. CD150, UN RECEPTEUR BACTERIEN? 42 II. RESULTATS 43 II. A. RESUME DES ACTIVITES 44 II. B. OMP25 SE LIE A CD150 POUR CONTROLER L ACTIVATION DES DC DURANT L INFECTION PAR BRUCELLA 45 II. B. 1. INTRODUCTION 45 II. B. 2. RESULTATS ARTICLE EN PREPARATION 46 II. C. LE CΒG DE BRUCELLA ACTIVE LES DC ET CONTROLE LE RECRUTEMENT DES NEUTROPHILES 67 II. C. 1. INTRODUCTION 67 II. C. 2. MANUSCRIT SOUMIS 68 II. D. BTPB, UNE PROTEINE CAPABLE DE MODULER L ACTIVATION DES DC 92 II. D. 1. INTRODUCTION 92 II. D. 2. ARTICLE 93 III. DISCUSSION ET CONCLUSION GENERALE 107 IV. MATERIEL ET METHODES 113 IV. A. MATERIEL VIVANT 114 IV. B. REACTIFS 115 IV. C. BACTÉRIOLOGIE 119 IV. D. BIOLOGIE CELLULAIRE 122 IV. E. BIOLOGIE MOLECULAIRE 123 IV. F. BIOCHIMIE 127 3

7 V. REFERENCES 129 VI. ANNEXE 141 VI. A. ARTICLE : LIPOPOLYSACCHARIDES WITH ACYLATION DEFECTS POTENTIATE TLR4 SIGNALING AND SHAPE T CELL RESPONSES

8 Remerciements La meilleure partie d une thèse selon une autre doctorante Je tenais donc à remercier tout d abord mon directeur de thèse, Jean-Pierre, pour m avoir permis de réaliser ma thèse dans le laboratoire. Aussi merci pour m avoir laissée une certaine liberté que je n aurais pas eu dans d autres laboratoires. Il était aussi très rassurant qu à chaque fois que j entrais dans le bureau, dépitée par une énième expérience ratée, vous me disiez : «Non mais je suis sûr que tu vas réussir!», et au final j ai réussi à le faire ce blot (et à reproduire 3 fois mes manips! I did it!) Et merci de m avoir aidée pour la suite, j apprécie énormément. Un grand merci à Stéphane pour m avoir tout appris ou presque en biochimie et biologie moléculaire. J ai bien compris que tu aimais ça, j ai un peu plus de mal, cela dit je vois que ça peut quand même être super cool un blot réussi. Et tu sais que je n aurais sans doute pas réussi les clonages, et prouver que slam interagit avec Omp25 sans toi! Merci aussi pour toutes les discussions sur tout et rien qu on a eu, ça faisait toujours du bien. Suzana, tu sais à quel point je t adore, et je dois te dire un grand merci pour tant de choses. Merci pour m avoir prise en M2, m avoir fait découvrir Brucella (ou BruBru de son petit nom), m avoir initiée à la recherche et m avoir transmis ta vision de la science. Merci aussi pour un tas d autres choses (le confocal le 31 décembre, les post it dans le labo, les coups de fil/mails qui remontent le moral, et plein de choses). Tu es ma chercheuse préférée en tout point tu sais :) Merci l Equipe JPG (comme dirait Alexia) pour l ambiance, les croissants du vendredi, les pots en tout genre (merci à Chantal et son fantastique gâteau au citron (le meilleur de la planète)), c était vraiment cool. Et puis on a quand même le bureau le plus cool du CIML : Papa Hugues/Huggy/Oggy, Johnny (vive la nourriture gratuite et non on n aime pas les gens), Clément, Aurélie, Raja et Alexia. Merci à tout plein de personnes aux CIML : à Olivier mon parrain de thèse, Sylvain, Marc et Atika de la cytométrie parce que vous avez toujours souri à mes blagues, et rien que pour ça, merci (et bravo. Je connais le niveau quand même). Merci à Lionel pour sa bonne humeur. Merci à Lydia (toujours vivante?!), Toufik pour les blagues (je m en suis toujours pas remise, meilleure blague du monde tu sais), Djélani pour m avoir chouchouté niveau ordi et écran, même si tu aimes Internet Explorer, je sais qu un jour tu abandonneras IE, j ai foi en toi. Merci à Carole, Franck et Fred, pour notre semaine de cours qui chaque année me permettait de respirer un peu. Merci aux autres thésards pour les discussions pas scientifiques mais tellement mieux : Yannick, Clément C, Clément G, Yaya (you speak french too well you know). Merci à Mohammed mon copain du samedi/dimanche (au choix), à Voa et tous les gens du midi. 5

9 Merci à mes copines du P3/bureau/team BruBru (yes!) : Alexia et Aurélie (dans l ordre alphabétique, je ne veux froisser personne hein!). Vous allez vraiment trop me manquer les filles. Bon je suis quand même heureuse de partir, maintenant je pourrais chanter quand/comme je veux et Alexia ne me menacera pas de couper la radio (super virulente (comme BruBru) la fille), et Aurélie ne fera pas de blagues plus que douteuses sur une phrase tout à fait innocente. Merci pour les fous rires, pour les coups de mains dans les manips, pour les pauses café, les quizz, danses, et autre choses bizarres (hein Aurélie) au P3 pour passer le temps. Merci à Aurélie pour ses dessins qui ornent à peu près tout (de l agrafeuse aux post-it oui oui), pour avoir un petit côté nerveux (je me sens vachement moins seule du coup) et pour être aussi petite que moi, ouf! Merci à Alexia d avoir su me rassurer/consoler quand j en avais besoin (et d être tellement plus calme et maligne que moi sur plein de choses). Je vous aime. Merci à ceux qui sont partis trop tôt (je ne veux pas dire morts voyons! juste partis vers d autres labos!) : Sandra tu m as manquée, Philippe (aka le Plombier), Irène, tes blagues (volontaires ou pas), ton rire, Aude-Agnès (heureusement que tu es revenue via Ciphe), Samira, Caroline, et tous les gens qui vont soutenir juste avant moi et ne seront pas présents (merci les gars du soutien!). Merci à Amélie d être la fille la plus coool du monde, de ne pas m en vouloir quand j oublie de te répondre, d avoir posé un jour exprès pour ma thèse, d être toujours prête pour un thé/tisane, et d être mon amie et ce depuis un bon nombre d années (ça nous rajeunit pas cette histoire!). Et puis merci de m avoir sauvé pour la bio mol. Merci à ma famille de penser que je suis hyper douée et super brillante, parce que je connais plein de mots bizarres terminant par -cytes, ça fait toujours du bien à l égo. Bon et surtout merci du soutien. Et le meilleur à la fin (et forcément dans cet ordre-là ) : Rémi, merci, merci, merci et merci, pour tout. Merci de m avoir accompagné certaines fois le week end au labo, ou m avoir ramené parce, oups, j ai oublié d éteindre/ranger/blabla quelque chose. Merci de m avoir rassurée et calmée quand j en avais besoin. Et merci parce que sans toi je serais devenue plus folle que je ne le suis déjà, parce que ça fait toujours du bien de te retrouver le soir, et parce que je t aime (bien plus que BruBru!). Pour résumer ma thèse Il n y a pas de réussite facile ni d échecs définitifs. Marcel Proust (merci les papillotes et Johnny!) 6

10 ABBREVIATIONS AP-1 : Activator protein 1 B. abortus : Brucella abortus B. melitensis : Brucella melitensis B. suis : Brucella suis BAL : Lavages bronchoalvérolaires BCR : B cell receptor BCV : Brucella containing-vacuole BLS : Brucella lumazine synthase Brucella wt OM : Extraits de membrane de Brucella sauvage Brucella omp25 OM : Extraits de membrane de Brucella mutant pour Omp25 Bsp : Brucella secreted protein Btp : Brucella tir protein CβG : Glucane cyclique β 1,2 CDC : Center of disease control CLR : Receptors lectines de type C CMH : Complexe majeur d histocompatibilité COX : Cyclooxygénase CPA : Cellule présentatrice d antigène CTL : LT cytotoxiques DC : Cellules dendritiques E. coli : Escherichia coli EAT2 : EWS-Fli1-activated transcript-2 ERES : RE exit sites HSC : Hematopoïetic stem cell Ig : Immunoglobuline IFN-γ : Interferon-γ IL-1β : Interleukine-1β IL-2 : Interleukine-2 IL-4 : Interleukine-4 IL-6 : Interleukine-6 IL-8 : Interleukine-8 7

11 IL-10 : Interleukine-10 IL-12 : Interleukine-12 IRAK : Interleukin-1 receptor-associated kinase IRF : Interferon regulatory factor IRF-1 : Interferon regulatory factor 1 IRF-8 : Interferon regulatory factor 8 ITAM : Immunoreceptor tyrosine-based activation motifs ITSM : Immunoreceptor tyrosine-based switch motifs LAMP-1 : Lysosomal-associated membrane protein 1 LB : Lymphocytes B LBP : LPS binding proteins LPS : Lipopolysaccharide LT : Lymphocytes T mabs : Anticorps monoclonaux ME : Membrane externe MI : Membrane interne MMP : Métallo-matrix protéases NF-AT : Nuclear factor of activated T-cells NF-κB : Nuclear factor-kappa B NK : Natural Killer NLR : Nod-like receptors NO : Oxyde nitrique NOS : Synthase de l oxyde nitrique NOX2 : NADPH Oxydase 2 OMV : Outer membrane vesicles PAMP : Pathogen associated molecule pattern PrpA : Proline racemase protein A PRR : Pattern recognition receptor PtdIns(3)P : Phosphatidylinositol-3-phosphate RE : Réticulum endoplasmique ROS : Réactifs oxygénés SAP : SLAM-associated protein Sbi : Ig -binding protéine A staphylococcale SHP-2 : SH2 domain-containing protein 8

12 SLAM : Signaling lymphocyte activation molecule SPA : Protéine staphylococale A SR-A : Scavenger receptor A S19 : Souche 19 TCR : T cell receptor Th : LT helper TIR : Toll/IL-1 receptor TLR : Toll-like receptor TNF-α : Tumor necrosis factor alpha Treg : LT régulateurs T4SS : Système de sécrétion de type IV UPR : Unfolded protein response 9

13 TABLE DES FIGURES ET TABLEAUX p.13 / Fig. 1 : Phylogénie des différentes espèces de Brucella et leurs hôtes naturels. p.14 / Fig. 2 : Répartition mondiale des cas de brucellose en l an p.15 / Fig. 3 : Modes de contamination humain et animal. p.16 / Fig. 4 : Structure du LPS de Brucella. p.18 / Fig. 5 : Structure schématique d un système de sécrétion de type IV. p.19 / Fig. 6 : Structure de la membrane de Brucella. p.22 / Fig. 7 : Schématisation du site d entrée de Brucella et des protéines pouvant y participer. p.23 / Fig. 8 : Trafic intracellulaire de la BCV et les protéines eucaryotes ou bactériennes requises. p.25 / Fig. 9 : Les récepteurs TLR et leurs ligands. p.26 / Fig. 10 : Voies de signalisation en aval des TLR. p.27 / Fig. 11 : Différents mécanismes de détection de Brucella et les voies de signalisation en aval des récepteurs. p.31 / Fig. 12 : Différentes étapes de maturation des DC. p.33 / Fig. 13 : Différentes populations de LT CD4 + et leurs réponses face aux infections. p.37 / Fig. 14 : Récepteurs murins de la famille SLAMF. p.48 / Fig. 15 : CD150 expression onto BMDC following stimulation with Brucella membrane extracts. p.48 / Fig. 16 : CD25 expression onto T CD4 + cells stimulated by differently activated BMDC. p.49 / Fig. 17 : Proliferation of T CD4 + cells stimulated by differently activated BMDC. p.50 / Fig. 18 : Brucella omp25 replicates as the wt strain within the ER in BMDC. p.51 / Fig. 19 : Co-stimulatory molecules and MHC-II expression onto BMDC after Brucella infection. p.52 / Fig. 20 : NF-κB translocation within infected BMDC. p.53 / Fig. 21 : mrna expression of different pro-inflammatory genes in infected BMDC. p.54 / Fig. 22 : Pro-inflammatory cytokines secretion upon BMDC infection. p.55 / Fig. 23 : Brucella replication and intracellular localization in BMDC after CD150 blockade. p.56 / Fig. 24 : NF-κB translocation within infected BMDC after CD150 blockade 10

14 p.57 / Fig. 25 : Pro-inflammatory cytokines secretion upon BMDC infection after CD150 blockade. p.58 / Fig. 26 : NF-κB translocation within infected CD150 KO BMDC. p.59 / Fig. 27 : Bacterial growth and weight organs in wt and omp25 infected mice at 5 days post-infection. p.60 / Fig. 28 : Competitive index proliferation between Brucella wt and omp25 mutant strains. p.60 / Fig. 29 : Bacterial growth and weight organs in wt and omp25 infected mice at 60 days post-infection. p.61 / Fig. 30 : Survival curve of IFN-γ KO mice infected with Brucella wt or omp25. p.61 / Fig. 31 : Bacterial growth and weight organs in wt and omp25 infected CD150 KO mice at 8 days post-infection. p.62 / Fig. 32 : Competitive index in CD150 KO mice. p.62 / Fig. 33 : Brucella Omp25 binds CD150. p.110 / Fig. 34 : Réplication de Brucella dans les souris CCR2 KO. p.115 / Tableau 1 : Réactifs utilisés p.116 / Tableau 2 : Anticorps p.118 / Tableau 3 : Plasmides p.119 / Tableau 4 : Souches bactériennes utilisées p.124 / Tableau 5 : Amorces 11

15 I. Introduction 12

16

17

18 Figure 1 : Phylogénie des différentes espèces de Brucella et leurs hôtes naturels. Le phylum de Brucella compte dix espèces différentes : abortus, canis, ceti, inopinata, melintensis, microti, neotomae, ovis, pinnipidialis, suis. Différents isolats peuvent avoir différents hôtes et tropismes. Ainsi certaines souches de B. ceti infectent les mammifères marins tandis qu une autre est propre à l homme. Adapté de [3].

19 I. A. LA BRUCELLOSE I. A. 1. Origine : Brucella La brucellose ou «Fièvre de Malte» est une zoonose, maladie transmissible de l animal à l homme. David Bruce a identifié en 1887 le pathogène responsable de cette infection, Brucella. Cette bactérie semble être un pathogène très ancien et la brucellose pourrait sévir depuis des millions d années [1, 2]. Brucella est une bactérie pathogène à gram négatif appartenant au groupe α-2 des protéobactéries. Ces bactéries sont décrites comme étant des bactéries intracellulaires facultatives. De nombreuses espèces appartiennent au genre Brucella et ont un tropisme particulier. A ce jour, nous comptons près de 10 espèces différentes (Fig. 1) [3]. Parmi ces espèces Brucella melitensis (B. melitensis), Brucella abortus (B. abortus) et Brucella suis (B. suis) sont celles qui sont les plus pathogéniques pour l homme [4]. I. A. 2. Répartition sur le globe Avec plus de nouveaux cas d infection humaine par an, Brucella est l un des agents zoonotiques parmi les plus virulents et dont la répartition est très représentée au niveau du globe terrestre. La brucellose est endémique dans de nombreux pays, en particulier dans les pays du bassin Méditerranéen, de l Amérique Latine et du Moyen Orient (Fig. 2) [4, 5]. De nouveaux foyers apparaissent ou ré-émergent chaque année comme par exemple dans le nord de la Chine ou la Mongolie. En France, les Alpes du Sud restent une zone où B. melitensis est endémique chez les animaux sauvages comme les bouquetins [6, 7]. Récemment, Brucella a été classée par l OMS dans le top 7 des zoonoses négligées, responsables à la fois d un problème de santé humain et économiques à cause de l impact négatif que la maladie cause aux animaux d élevage [8]. I. A. 3. Contamination et symptômes Les principaux hôtes naturels de Brucella sont les bovins, ovins, caprins ou encore les mammifères marins. L homme est un hôte secondaire. La contamination se fait par 13

20 Figure 2 : Répartition mondiale des cas de brucellose en l an Répartition des cas déclarés de brucellose humaine en l an Les pays les plus touchés sont la Mongolie et les pays du Moyen-Orient, et des Balkans. Certains pays d Amérique Centrale et du Sud ainsi que les pays du bassin Méditerranéen comptent aussi de nombreux cas de brucellose humaine. Adapté de [4].

21 consommation de produits laitiers contaminés, par inhalation de poussières ou d aérosols contaminés, ou encore par contact direct avec des animaux infectés (Fig. 3) [9]. Du fait de la contamination possible par aérosol, Brucella est considérée et listée par le Center of Disease Control (CDC) comme un agent du bioterrorisme de la liste B, les agents de seconde priorité. B. suis fut même la première arme biologique développée par les Etats-Unis dans les années avant que le programme ne soit abandonné en Brucella pénètre l organisme par les voies aériennes et la voie orale, elle peut aussi pénétrer par les lésions cutanées et les muqueuses. Chez les animaux, la bactérie va cibler le tractus génital et provoquer des avortements chez les femelles et des infertilités chez les mâles [10]. L infection chez l homme conduit au bout de deux à quatre semaines à une infection aigüe caractérisée par une fièvre ondulante et une asthénie générale. La bactérie se dissémine et peut toucher différents organes. Chez 30 % des patients, cette phase évolue en maladie chronique. Les foyers infectieux sont les os et articulations, le foie, et parfois le cœur ainsi que le système nerveux, ces deux derniers cas provoquent des endocardites et neuro-brucelloses qui peuvent être létales [11]. La transmission d homme à homme étant très rare [12], les contaminations humaines sont très étroitement liées à la présence d un réservoir animal infecté. Le contrôle de la présence de la bactérie dans ces réservoirs est donc critique pour la lutte contre la dissémination de la maladie. I. A. 4. Conséquences et problèmes vaccinaux Les conséquences des infections à Brucella sont premièrement d ordre économique. Des campagnes de vaccinations concernant les animaux domestiques et d élevage ont été déployées pour éradiquer la bactérie dans plusieurs pays comme la France, grâce auxquelles les contaminations humaines sont passées de 405 cas en 1983 à 44 cas en l an 2000 [4]. Parmi les souches utilisées comme vaccins vivants, nous citerons la souche 19 (S19) de B. abortus. Cette souche est éliminée plus rapidement que les souches virulentes chez les bovins vaccinés [13]. De plus, elle induit une immunité protectrice. La souche avec un LPS naturellement rugueux RB51 est aussi utilisée comme vaccin vivant chez les bovins. La 14

22 Figure 3 : Modes de contamination humain et animal. La contamination des hôtes naturels se produit pendant des avortements, par l allaitement, ou encore par contact génital pendant la reproduction. Les contaminations humaines sont dues à la consommation de produits contaminés (lait, fromage), au contact direct avec des animaux infectés, ou l inhalation de poussière. La plupart des cas concernent des fermiers, vétérinaires, ou des personnes travaillant en laboratoire. Adapté de [9].

23 protection induite est inférieure à celle induite par S19 [14]. Bien que cette souche soit moins virulente que S19, il semble qu elle provoque des avortements chez les animaux gravides [15]. De plus, cette souche ayant été obtenue après plusieurs passages sur milieu contenant de la rifampicine et de la pénicilline, elle est donc résistance à ces antibiotiques, ce qui pose un problème de traitement. Une des autres souches actuellement utilisée chez les moutons et chèvres est B. melitensis Rev1. Cette souche porte une mutation dans le gène rpsl codant pour la protéine ribosomale S12, qui confère la résistance à la streptomycine. A ce jour Rev1 est la souche la plus efficace contre la brucellose ovine et caprine. Elle confère en effet 80 à 100 % d efficacité [16]. S19 et Rev1 sont des bactéries ayant un phénotype lisse (ou «smooth» en anglais, S). Cette particularité vient de la composition de leur lipopolysaccharide (LPS) (voir partie I. B. 1). Les vaccins utilisés actuellement chez les animaux, comme Rev1, S19 et RB51 ne sont cependant pas efficaces à 100 % et ne protègent pas contre toutes les espèces de Brucella. Ils induisent en outre des effets secondaires (avortements). Une autre conséquence est l obligation d avoir une campagne de santé publique adéquate en cas de situation endémique. La prophylaxie actuelle pour éradiquer la bactérie est, chez l homme, une combinaison de plusieurs antibiotiques : doxycycline et rifampicine ou doxycycline et streptomycine pendant plusieurs semaines [17, 18]. L élaboration de nouveaux vaccins efficaces chez l homme notamment, reste donc toujours un problème majeur dans la lutte contre la brucellose. La pathogénicité de Brucella est liée à sa capacité à exprimer divers facteurs de virulence agissant à la fois sur les étapes de la vie extracellulaire et intracellulaire de la bactérie. Dans un premier temps, nous allons nous intéresser à décrire les principaux facteurs de virulence importants pour la bactérie, puis nous décrirons sa vie intracellulaire. 15

24 Figure 4 : Structure du LPS de Brucella. Ancré dans la membrane externe de la bactérie, le LPS de Brucella est composé d un lipide A relié au core lui-même relié à une chaîne O-polysaccharide (ou O-antigène). Le lipide A est composé de diaminoglucoses reliés à des chaînes de 18 à 28 carbones. Les LPS ne possédant pas de chaîne O-polysaccharide sont dits rugueux. Adapté de [19].

25 I. B. LES FACTEURS DE VIRULENCE I. B. 1. Le lipopolysaccharide (LPS) Composant majeur de la membrane externe des bactéries à gram négatif, le LPS est un motif associé au pathogène ou PAMP (Pathogen Associated Molecule Pattern) reconnu par des récepteurs immunitaires à la surface des cellules immunitaires tels que les Toll-Like Receptor (TLR) et plus particulièrement TLR4 (voir partie I. D. 1). Le LPS est composé du lipide A hydrophobe inséré dans la membrane bactérienne. Le lipide A est relié à un core polysaccharide, lui-même généralement relié à une chaîne oligosaccharide (chaîne O). On parle alors de LPS lisse. Si le core n est pas relié à la chaîne O, le LPS est défini comme étant rugueux (ou «rough» en anglais, R) (Fig. 4) [19]. Certaines espèces de Brucella ont naturellement un LPS rugueux comme B. ovis ou B. canis, les autres possèdent un LPS lisse. Le phénotype rugueux est quant à lui associé à une élimination des bactéries durant l infection chez la plupart des cas pour ces espèces [20]. Le LPS de Brucella est un LPS non canonique en raison de plusieurs changements au niveau de sa structure comparé à des LPS canoniques plus classiques comme celui d Escherichia coli (E. coli). En effet, le lipide A de Brucella contient un squelette de diaminoglucose alors que les LPS canoniques sont composés de glucosamine, et est relié à des groupes acyles plus longs que pour les LPS classiques (18, 19 ou 28 carbones contre 12 ou 14). Les liaisons au core sont aussi différentes. Dans le cas de Brucella, ce sont des liaisons amines exclusivement, ce qui le différencie des autres LPS d entérobactéries qui présentent des liaisons esters. Le LPS de Brucella a un rôle très important dans la pathogénicité en jouant à la fois sur la vie intracellulaire et le trafic de la bactérie. Mais il a aussi un rôle prépondérant dans la réponse du système immunitaire. Nous reviendrons sur cet aspect dans la partie I. D. 16

26 I. B. 2. Le glucane cyclique β 1,2 (CβG) Les glucanes cycliques sont des composés de l enveloppe de bactéries à gram négatif. Ils ont des rôles divers selon les organismes : par exemple, la stabilité de la membrane des bactéries, la motilité, la synthèse des exopolysaccharides. Composé de 17 à 25 glucoses reliés par des liaisons en β (1,2), le CβG de Brucella est trouvé en forte concentration (1 à 10 mm) dans le périplasme et constitue 1 à 5 % du poids sec de la bactérie. Il a aussi été montré comme crucial pour la survie intracellulaire des bactéries en contrôlant la maturation de la vacuole dans laquelle elle se trouve pour éviter qu elle ne fusionne avec les lysosomes. De plus, en interagissant avec les radeaux lipides et le cholestérol, le CβG a un rôle dans les premières étapes de la vie intracellulaire de la bactérie dans les cellules infectées [21]. Récemment, une étude menée au laboratoire a montré que ce composé avait des propriétés activatrices des cellules dendritiques (DC) murines et humaines. En effet, après stimulation avec le CβG, les DC acquièrent un phénotype mature, caractérisé par une surexpression des molécules de co-stimulation et des molécules du complexe majeur d histocompatibilité de classe II (CMH-II) à la membrane, par une production de cytokines pro-inflammatoire et une capacité à activer les lymphocytes T (LT). Cette activation est un mécanisme dépendant de TLR-4, mais ne dépend pas de CD14, molécule co-réceptrice de TLR-4 [22]. Contrairement aux macrophages, un mutant pour le CβG (cgs-) n a pas de défaut de réplication dans les DC [21, 23]. De plus, cette molécule est non toxique et non immunogénique, ce qui lui vaut d être considérée comme un nouvel adjuvant potentiel [22]. Ce facteur de virulence est donc crucial à la fois pour établir une infection, une vie intracellulaire au sein des cellules hôtes mais aussi pour déclencher une réponse immunitaire. Les différentes réponses induites, selon les cellules ciblées restent inexpliquées. Aucun récepteur reconnaissant le CβG n a été encore identifié, et le fait que cette molécule soit capable d accéder à la BCV reste encore un mécanisme inconnu. 17

27 Outer e ra e I er e ra e Figure 5 : Structure schématique d un système de sécrétion de type IV. Différentes protéines composent le T4SS. Dans le cas d Agrobacterium, le T4SS est composé de VirB5 et VirB2 dans le cytosol de la cellule, puis les protéines VirB7, VirB9 et VirB10 composent le cœur du T4SS qui transporte les molécules à transloquer. Les protéines VirB4 et VirB11 (des ATPases) permettent à l appareil de sécrétion de fonctionner grâce notamment à l utilisation de l ATP. VirB6 et VirB8 forment le complexe entre le cytosol de la bactérie et sa membrane interne. Adapté de [29].

28 I. B. 3. Le système de sécrétion de type IV : VirB Les systèmes de sécrétion ont un rôle essentiel dans la pathogénicité des bactéries. A ce jour, il y a 9 types de système de sécrétion connus [24, 25]. Ces composants sont essentiels à la translocation de protéines au sein de cellules hôtes. Brucella possède un système de sécrétion de type IV (T4SS), tout comme Agrobacterium tumefaciens, Helicobacter pylori, Bordetella pertussis, ou encore Legionella pneumophila [26-29]. Etant donné que la structure T4SS de Brucella n est pas encore complètement caractérisée, les études sont souvent basées sur des analogies avec celui d Agrobacterium. La seringue moléculaire qui traverse la double membrane des bactéries permet la translocation de protéines et d ADN. Elle a donc des fonctions dans la conjugaison, la capture d ADN et la translocation de protéines depuis et vers l environnement externe [30]. L opéron virb est composé de plusieurs gènes : le complexe cytoplasmique-membrane interne est composé de VirB6 et VirB8 qui fonctionne avec les ATPases VirB4, VirB11 [31] pour déclencher les processus de sécrétion. Ce sont les protéines VirB7, VirB9 et VirB10 qui interagissent pour former le cœur du complexe, un canal traversant la double membrane bactérienne. Enfin les protéines VirB2 et VirB5 composent le pillus. D autres protéines, VirB3 et VirB12 semblent avoir un rôle dans l assemblage du pillus (Fig. 5). L expression des gènes de cet opéron est étroitement régulée et dépend notamment de l acidité du milieu. Ainsi, lors d une infection, l expression du T4SS serait maximale après 5 heures d infection et serait réprimée dès lors que les bactéries ont rejoint leur niche réplicative [32, 33]. La régulation par le ph de cet opéron corrèle avec le fait que Brucella réside dans une vacuole (appelée BCV pour Brucella Containing-Vacuole) qui va suivre un processus de maturation au cours du temps. VjbR, un régulateur transcriptionnel liée au quorum sensing, régule l expression de l opéron virb [34]. Le T4SS est essentiel à la survie intracellulaire en permettant la maturation de la BCV [27, 35]. Un mutant virb pour cet appareil de sécrétion ne parvient pas à établir des interactions avec le réticulum endoplasmique (RE), la niche réplicative de Brucella. En absence de T4SS, la bactérie n est pas capable de sécréter les effecteurs permettant la maturation de la BCV. 18

29 Figure 6 : Structure de la membrane de Brucella. La double enveloppe de la bactérie est composée d une membrane externe (ME) sur laquelle le LPS est ancré. Des protéines Omp (Outer membrane protein) sont enchâssées dans la ME et régulées par le système à deux composants BvrS/BvrR, situé dans la membrane interne (MI). Le périplasme, situé entre les deux membranes, contient différents composants dont le CβG. Le T4SS VirB traverse les deux membranes pour permettre la sécrétion d effecteurs dans le cytosol de la cellule hôte.

30 Certaines études in vivo montrent que pendant les premiers jours d infection un mutant virb n est pas atténué, mais qu à partir du 5 ème jour sa réplication est deux fois plus faible que celle de la souche sauvage [36]. VirB serait donc requis pour le maintien de la réplication après les premiers temps d infection et la survie de la bactérie. I. B. 4. Les protéines de membrane externe (Omp) Ces protéines/lipoprotéines sont insérées au niveau de la membrane externe bactérienne (Fig. 6). Brucella spp compte 3 groupes d Omp qui sont classées selon leur poids moléculaire : le groupe 1 (43-94 kda), le groupe 2 (36-38 kda and kda) et le groupe 3 (25-27 kda and kda). Les protéines du premier groupe sont des composantes mineures de la membrane externe de la bactérie. Les protéines du groupe 2 quant à elles seraient pour la plupart des porines [37, 38]. Les Omp du groupe 3 sont présentes en grande quantité dans les extraits provenant des membranes externes et leurs fonctions ne sont pas toutes connues [39]. Dans le groupe 3, les deux premières protéines à avoir été identifiées sont Omp31 et Omp25 (ou Omp3a). Toutefois, Omp31 n est pas exprimée par B. abortus [40, 41]. De nombreuses Omp semblent avoir des fonctions dans la réponse immunitaire. Ainsi, la lipoprotéine Omp19 est connue pour diminuer la présentation antigénique et l expression du CMH-II dans les monocytes humains activés avec de l interferon-γ (IFN-γ) [42]. Omp16 est reconnue par les DC via TLR-4 et induit une réponse immunitaire, notamment via la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires telles que le Tumor Necrosis Factor alpha (TNFα) et l interleukine 12 (IL-12) et la surexpression de molécules de co-stimulation comme CD80, CD86 et CD40. Cette réponse des DC va polariser la réponse immunitaire en une réponse de type Th1 [43]. Omp25, dont l expression est contrôlée par le système à deux composants BvrR/BvrS, joue aussi un rôle dans la réponse immunitaire. Une souche mutante pour Omp25 ( omp25) ne présente pas de défaut de réplication dans les cellules épithéliales (HeLa), les macrophages (Raw et THP-1), les DC humaines ou encore les polynucléaires neutrophiles [44, 45]. Il semble que l absence d Omp25 dans des cellules HeLa induise une plus forte association des bactéries avec les cellules [45]. Une autre étude propose que Omp25 et Omp22, une autre 19

Captation, Apprêtement et Présentation de l antigène. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.fr

Captation, Apprêtement et Présentation de l antigène. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.fr Captation, Apprêtement et Présentation de l antigène Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.fr 1 Cellules Présentatrices d Antigène (CPA) Cellules dendritiques Monocytes / Macrophages Lymphocytes

Plus en détail

Le système du Complément

Le système du Complément Le système du Complément Marie-Agnès Dragon-Durey, Jean Yves Cesbron, Alain Chevailler, Christian Drouet, Béatrice Uring-Lambert I-Introduction... 2 II-Les voies d activation du Complément... 2 II-1.La

Plus en détail

COUSIN Fabien KERGOURLAY Gilles. 19 octobre 2007. de l hôte par les. Master 2 MFA Responsable : UE Incidence des paramètres environnementaux

COUSIN Fabien KERGOURLAY Gilles. 19 octobre 2007. de l hôte par les. Master 2 MFA Responsable : UE Incidence des paramètres environnementaux COUSIN Fabien KERGOURLAY Gilles 19 octobre 2007 Inhibition des défenses de l hôte par les bactéries pathogènes Master 2 MFA Responsable : UE Incidence des paramètres environnementaux Gwennola ERMEL I Détection

Plus en détail

CHAPITRE 5.3 : LES ACTEURS DE L IMMUNITÉ

CHAPITRE 5.3 : LES ACTEURS DE L IMMUNITÉ CHAPITRE 5.3 : LES ACTEURS DE L IMMUNITÉ Les mécanismes de reconnaissance et d élimination des molécules du non soi font intervenir un système diffus d organes, de tissus, de cellules et de molécules qui

Plus en détail

Stage de formation 17 & 18 mars 2014. NetBioDyn et la modélisation des réactions immunitaires. Conférences. Ateliers. Institut français de l Éducation

Stage de formation 17 & 18 mars 2014. NetBioDyn et la modélisation des réactions immunitaires. Conférences. Ateliers. Institut français de l Éducation Stage de formation 17 & 18 mars 2014 Conférences Institut français de l Éducation Ateliers École normale supérieure de Lyon (site Monod) nihil est sine ratione NetBioDyn et la modélisation des réactions

Plus en détail

Immunologie de la grossesse

Immunologie de la grossesse Immunologie de la grossesse LI UE8S : Unité fœtoplacentaire Dr ANDRÉ Gwenaëlle 1 Introduction Immunité Ensemble des mécanismes permettant Reconnaître et tolérer «le soi» Reconnaître et rejeter «le non

Plus en détail

Si active. Fragment ( si fragment ) Dans le cas de complexe, on écrit le complexe sous un seul nom. Ex : complexe des molécules 1, 4 et 2 : C 1,4,2

Si active. Fragment ( si fragment ) Dans le cas de complexe, on écrit le complexe sous un seul nom. Ex : complexe des molécules 1, 4 et 2 : C 1,4,2 Le complément I_ Généralités A. Découverte Les anticorps ont été découverts en 1890. La fixation d'anticorps ne suffit pas à détruire l'antigène. Pfeiffer et Bordet ont démontré qu'un système complémentaire

Plus en détail

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi Table des matières v Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi 1 L immunité innée, 1 Les obstacles externes à l infection, 1 Les cellules phagocytaires tuent les micro-organismes,

Plus en détail

Question 2 : Décrivez deux fonctions effectrices des anticorps. Illustrez par un schéma.

Question 2 : Décrivez deux fonctions effectrices des anticorps. Illustrez par un schéma. Bio II - Ex. IV Question 1 : Lors d une réponse inflammatoire (ex. blessure de la peau avec une aiguille souillée par des bactéries), A) préciser les rôles respectifs des neutrophiles, des mastocytes,

Plus en détail

Chapitre 2: Les mécanismes de

Chapitre 2: Les mécanismes de Chapitre 2: Les mécanismes de l immunité I-Les anticorps: agents du maintien de l intégrité du milieu extracellulaire 1- La réaction antigène- anticorps et l élimination du complexe immun Les anticorps:

Plus en détail

28 Complément et inflammation

28 Complément et inflammation 28 Complément et inflammation Introduction Le complément est un système de protéines sériques qui comporte une trentaine de constituants, solubles et membranaires. Il est impliqué dans la réponse innée

Plus en détail

Numéro d Étudiant. Série de Problèmes 4 Date de remise : Seulement remettre vos réponses sur la feuille de réponse fournie

Numéro d Étudiant. Série de Problèmes 4 Date de remise : Seulement remettre vos réponses sur la feuille de réponse fournie Nom : Numéro d Étudiant Série de Problèmes 4 Date de remise : Seulement remettre vos réponses sur la feuille de réponse fournie 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 1. Lequel

Plus en détail

Révisions/Questions Epreuve d Immunologie Fondamentale juin 2005

Révisions/Questions Epreuve d Immunologie Fondamentale juin 2005 Révisions/Questions Epreuve d Immunologie Fondamentale juin 2005 (D après Carpino, N., et al. (2004) Immunity 20:37) Exercice I (noté sur 14 points) Les lymphocytes T jouent un rôle central dans la reconnaissance

Plus en détail

Techniques d études des réponses immunitaires

Techniques d études des réponses immunitaires Techniques d études des réponses immunitaires I. Principes (d après Hernandes-Fuentes M. P. et al. (2003) J. Immunol. Methods 196:247 ; éléments du polycopié de TP : The 2 nd PSU International Teaching

Plus en détail

Immunité et grossesse

Immunité et grossesse MODULE de MAIEUTIQUE Unité foetoplacentaire (Coordonateur Pr Janky) Immunité et grossesse Dr. Nadia Prisant 1 Points essentiels : Le système immunitaire, à travers ses deux principales composantes, l immunité

Plus en détail

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

Immunologie Travaux dirigés

Immunologie Travaux dirigés Université Mohammed V-Agdal - Rabat Faculté des Sciences Filière SVI Semestre 6 Module : Biochimie et Immunologie Élément : Immunologie Immunologie Travaux dirigés 1- De l Immunité innée à l immunité adaptative

Plus en détail

Immunité et Vieillissement

Immunité et Vieillissement Immunité et Vieillissement Laurence Guglielmi Institut de Génétique Humaine CNRS UPR1142, Montpellier «Lentivirus et Transfert de Gènes» Directeur d'équipe : Pr. Pierre Corbeau IMMUNOSENESCENCE Détérioration

Plus en détail

La leucémie lymphoïde chronique (LLC)

La leucémie lymphoïde chronique (LLC) La leucémie lymphoïde chronique (LLC) La plus fréquente des hémopathies : 3 nouveaux cas / 100000 habitants / an Pas de facteur favorisant connu Adultes âgés (>65 ans), sexratio = 2/1 Accumulation de lymphocytes

Plus en détail

II. Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du maintien de l'intégrité des populations cellulaires Doc 1 page 396. exercice 3 page 407.

II. Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du maintien de l'intégrité des populations cellulaires Doc 1 page 396. exercice 3 page 407. PB : Comment sont éliminées les cellules reconnues comme étrangères. (infectées, cancéreuses, greffées.) L'organisme dispose d'autres moyens de défense que les anticorps pour se débarasser d'un intrus.

Plus en détail

Comment les virus usurpent les voies de transport cellulaires?

Comment les virus usurpent les voies de transport cellulaires? Comment les virus usurpent les voies de transport cellulaires? Fabienne Rayne Laboratoire Microbiologie Fondamentale et Pathogénicité UMR5234 7 novembre 2013 Cours non exhaustif Quelques exemples pour

Plus en détail

Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly

Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly 1 Vendredi 25 janvier 2008 : Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly 2 Immunité et exposition aux rayonnements ionisants Professeur Michel

Plus en détail

Immunité adaptative : activation et polarisation des lymphocytes T.

Immunité adaptative : activation et polarisation des lymphocytes T. Immunité adaptative : activation et polarisation des lymphocytes T. Marcelo de Carvalho, Olivier Adotévi, Valérie Frenkel, Gilles Thibault, Richard Le Naour I-Introduction... 2 II-Activation des lymphocytes

Plus en détail

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic Département de Biologie Laboratoire de Biochimie - Immunologie Université Mohammed V-Agdal Faculté des Sciences Filière SVI Semestre 4 (S4) 2004-2005 Module de Biologie Humaine M 16.1 Élément d Immunologie

Plus en détail

Impact des biothérapies sur l'immunité anti-infectieuse

Impact des biothérapies sur l'immunité anti-infectieuse Impact des biothérapies sur l'immunité anti-infectieuse XXII ème JRPI 13 10 2015 Pr M. Labalette Biothérapies Déficit immunitaire secondaire Susceptibilité aux infections (1 er effet secondaire des biothérapies)

Plus en détail

Le rôle de l endocytose dans les processus pathologiques

Le rôle de l endocytose dans les processus pathologiques UE7 Cours n 9 C. LAMAZE 24.11.11 Elise GODEAU (partie1) Guillaume MERGENTHALER (partie2) Le rôle de l endocytose dans les processus pathologiques SOMMAIRE : I. L endocytose à récepteurs : la voie des clathrines

Plus en détail

Les cytokines et leurs récepteurs. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.frli

Les cytokines et leurs récepteurs. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.frli Les cytokines et leurs récepteurs Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.frli l i@ i 1 Les cytokines et leurs récepteurs 2 mécanismes principaux d interactions cellulaires : - contact membranaire

Plus en détail

Chapitre II L immunité adaptative

Chapitre II L immunité adaptative Chapitre II L immunité adaptative 1 -I -La réponse adaptative humorale 1) Exemple du virus de la grippe 2 2) Les caractéristiques de cette réponse 3 Conclusion L immunité adaptative n est pas immédiate

Plus en détail

Activation et polarisation des lymphocytes T. A. Toubert Laboratoire d Immunologie et d Histocompatibilité, Hôpital Saint-Louis

Activation et polarisation des lymphocytes T. A. Toubert Laboratoire d Immunologie et d Histocompatibilité, Hôpital Saint-Louis Activation et polarisation des lymphocytes T A. Toubert Laboratoire d Immunologie et d Histocompatibilité, Hôpital Saint-Louis Immunité acquise La réponse innée reconnaît des structures conservées entre

Plus en détail

Explorations des réponses Immunitaires. L3 Médecine

Explorations des réponses Immunitaires. L3 Médecine 2012 Explorations des réponses Immunitaires L3 Médecine Rappel sur les réponses Immunitaires DIFFERENTS TYPES DE REPONSES IMMUNITAIRES Naturelle = innée Adaptative Non spécifique Spécifique Immédiate Barrière

Plus en détail

Examen d immunologie PCEM2 13 janvier 2011

Examen d immunologie PCEM2 13 janvier 2011 Examen d immunologie PCEM2 13 janvier 2011 1 e partie : QCM 1- Un antigène : A- peut jouer un rôle dans la tolérance centrale s il s agit d un allo-antigène B- peut jouer un rôle dans la tolérance centrale

Plus en détail

Rôle d IL6 dans le développement d un CAC (colitis associated cancer)

Rôle d IL6 dans le développement d un CAC (colitis associated cancer) Rôle d IL6 dans le développement d un CAC (colitis associated cancer) Article; IL-6 and Stat3 Are Required for Survival of Intestinal Epithelial Cells and Development of Colitis-Associated Cancer Le cancer

Plus en détail

Chapitre 2 Les défenses de l organisme : le fonctionnement du système immunitaire

Chapitre 2 Les défenses de l organisme : le fonctionnement du système immunitaire Chapitre 2 Les défenses de l organisme : le fonctionnement du système immunitaire Problème n 1 : Comment le corps réagit-il lors d une infection? Rappel : une infection se caractérise par la multiplication

Plus en détail

Activité 29 : Les mécanismes de l immunité acquise permettant l élimination d antigènes circulants et la destruction des cellules infectées

Activité 29 : Les mécanismes de l immunité acquise permettant l élimination d antigènes circulants et la destruction des cellules infectées Activité 29 : Les mécanismes de l immunité acquise permettant l élimination d antigènes circulants et la destruction des cellules infectées Partie I : A l aide des informations du logiciel Immunologie

Plus en détail

Le rejet aigu cellulaire

Le rejet aigu cellulaire Le rejet aigu cellulaire CUEN: 3/12/2013 Philippe Grimbert Plan Les antigènes de transplantation Le mécanisme du rejet L incidence et les outils du diagnostique Le traitement 1 Rejet aigu cellulaire Représente

Plus en détail

Le peptide signal est éliminé de la plupart des protéines solubles après la translocation

Le peptide signal est éliminé de la plupart des protéines solubles après la translocation Le peptide signal est éliminé de la plupart des protéines solubles après la translocation Quand l extrémité Ct de la protéine a traversé la membrane, le peptide signal est éliminé par coupure par une signal

Plus en détail

Isorce Nathalie Baier Céline. M1 BE 2008 M. Naquet M. Galland

Isorce Nathalie Baier Céline. M1 BE 2008 M. Naquet M. Galland Isorce Nathalie Baier Céline M1 BE 2008 M. Naquet M. Galland Introduction : Voie NF κb Dérégulation : cancers Rôle de NF κb et de l inflammation dans : les différentes étapes de la tumeur du colon Conclusion

Plus en détail

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE Introduction: Le SIDA, ou syndrome immunodéficience acquise, est une maladie due à un virus, le virus de l'immunodéficience humaine ou VIH (HIV: Human Immunodeficiency

Plus en détail

Éviter une réponse inappropriée

Éviter une réponse inappropriée Une réponse immunitaire "efficace" Quelques rappels : Mécanismes de protection Implication du système immunitaire dans l homéostasie de l organisme Élimination de cellules en apoptose Relations potentielles

Plus en détail

Stress osmotique et activation des MAP Kinases ERK1/2 chez les hépatocytes de turbot, Scophthalmus maximus

Stress osmotique et activation des MAP Kinases ERK1/2 chez les hépatocytes de turbot, Scophthalmus maximus Stress osmotique et activation des MAP Kinases ERK1/2 chez les hépatocytes de turbot, Scophthalmus maximus : implication des voies de signalisation intracellulaire du processus de RVD. Audrey Fouchs Confrontées

Plus en détail

PD-L1 interagit spécifiquement avec la molécule de costimulation B7-1 pour inhiber la réponse de la cellule T

PD-L1 interagit spécifiquement avec la molécule de costimulation B7-1 pour inhiber la réponse de la cellule T M. Butte et al Immunity 2007 DOI 10.1016 PD-L1 interagit spécifiquement avec la molécule de costimulation B7-1 pour inhiber la réponse de la cellule T 1 Généralités L'activation du lymphocyte est due à

Plus en détail

Immunité adaptative : la mémoire immunitaire

Immunité adaptative : la mémoire immunitaire Immunité adaptative : la mémoire immunitaire Guislaine Carcelain, Myriam Labalette, Mirjana Radosavljevic I-Introduction... 2 II-Caractéristiques d'une réponse-mémoire ou secondaire... 2 III-La mémoire

Plus en détail

Les récepteurs de l immunité innée. Emmanuel Hermann Faculté de Pharmacie de Lille 2 Immunologie 2008-2009 3ème année FCB

Les récepteurs de l immunité innée. Emmanuel Hermann Faculté de Pharmacie de Lille 2 Immunologie 2008-2009 3ème année FCB Les récepteurs de l immunité innée Emmanuel Hermann Faculté de Pharmacie de Lille 2 Immunologie 2008-2009 3ème année FCB L immunité innée est une réponse immédiate qui survient chez tout individu en l

Plus en détail

Développement du système immunitaire à la naissance

Développement du système immunitaire à la naissance Développement du système immunitaire à la naissance Sabine Le Gouvello Pierre Bongrand, Guislaine Carcelain, Alain Chevailler, Elodie Crétel, Ghislaine Sterkers. I.Introduction... 2 II.Immunité anti-infectieuse...

Plus en détail

UE 2 Biologie cellulaire Endocytose- Exocytose 22/09/2011

UE 2 Biologie cellulaire Endocytose- Exocytose 22/09/2011 UE 2 Biologie cellulaire Endocytose- Exocytose 22/09/2011 Hicham Bouhlal Laboratoire d Immunologie UFR Médecine, Amiens hicham.bouhlal@u- picardie.fr 009/2010 PCEM 1 Biologie Cellulaire P. Lemarchand IntroducKon

Plus en détail

Sommaire. Concepts de base en immunologie

Sommaire. Concepts de base en immunologie xi Sommaire Partie I Concepts de base en immunologie Chapitre 1 Les concepts de base en immunologie 1 Chapitre 2 L immunité innée 39 Partie II Chapitre 1 La reconnaissance des antigènes La reconnaissance

Plus en détail

F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison

F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison Après-Midi Rhumato, février 2014, CHU JRB Antananarivo Maladies inflammatoires : désordres inflammatoires

Plus en détail

V. Exemples choisis. 1. Classification et propriétés

V. Exemples choisis. 1. Classification et propriétés V. Exemples choisis 1. Classification et propriétés Autrefois, les Polyomavirus et les Papillomavirus étaient regroupés en une famille unique nommée Papovaviridae (nom qui regroupe le début du nom de chaque

Plus en détail

Les bases de la transduction du signal des lymphocytes T

Les bases de la transduction du signal des lymphocytes T Frédéric VELY frederic.vely@ap-hm.fr MCU-PH Laboratoire d Immunologie - Hôpital de la Conception Lab of NK cells and Innate Immunity - Centre d Immunologie de Marseille-Luminy Les bases de la transduction

Plus en détail

INACTIVATION PAR LE TRAITEMENT PHOTODYNAMIQUE DES AGENTS PATHOGENIQUES CONTENUS DANS LES PRODUITS SANGUINS CELLULAIRES

INACTIVATION PAR LE TRAITEMENT PHOTODYNAMIQUE DES AGENTS PATHOGENIQUES CONTENUS DANS LES PRODUITS SANGUINS CELLULAIRES RÉSUMÉ EN FRANÇAIS INACTIVATION PAR LE TRAITEMENT PHOTODYNAMIQUE DES AGENTS PATHOGENIQUES CONTENUS DANS LES PRODUITS SANGUINS CELLULAIRES INTRODUCTION : LES DONS SANGUINS ET LES AGENTS INFECTIEUX La production

Plus en détail

TRANSDUCTION DU SIGNAL DES RECEPTEURS T ET B

TRANSDUCTION DU SIGNAL DES RECEPTEURS T ET B M1 immuno 11/12/07 RT : Sauvet gabriella TRANSDUCTION DU SIGNAL DES RECEPTEURS T ET B 1- Stimulation des lymphocytes par l antigène 2- Plusieurs protéines membranaires «aident» le récepteur de l antigène

Plus en détail

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICE 1 PAGE 406 : EXPERIENCES A INTERPRETER Question : rôles respectifs du thymus et de la moelle osseuse dans la production des lymphocytes.

Plus en détail

INTERACTIONS ENTRE L HOMME ET LES MICROORGANISMES

INTERACTIONS ENTRE L HOMME ET LES MICROORGANISMES INTERACTIONS ENTRE L HOMME ET LES MICROORGANISMES I/La flore microbienne. Les microbes peuvent aider le vivant comme être capables de le détériorer, l homme comporte 10 13 cellules et 10 14 bactéries et

Plus en détail

LE SYSTEME ENDOMEMBRANAIRE (S.E.) Réticulum endoplasmique, Appareil de Golgi, Endosomes, Lysosomes

LE SYSTEME ENDOMEMBRANAIRE (S.E.) Réticulum endoplasmique, Appareil de Golgi, Endosomes, Lysosomes LE SYSTEME ENDOMEMBRANAIRE (S.E.) Réticulum endoplasmique, Appareil de Golgi, Endosomes, Lysosomes L. NICOD - UFR SMP Université de Franche-Comté -Système endomembranaire- PACES 2012-13 / S1 : UE2 Plan

Plus en détail

Chapitre 5 : lutter contre l infection

Chapitre 5 : lutter contre l infection Chapitre 5 : lutter contre l infection Mais, que dois-je savoir? Pour rattraper un cours manquant, retrouve-le sur le site du collège dans la rubrique «enseignements» : Contrat-élève 3 ème Chapitre 5 :

Plus en détail

Résumé. Delphine Théard

Résumé. Delphine Théard Delphine Théard Département de Biologie Cellulaire, section Biologie Cellulaire des Membranes, Centre Medical Universitaire de Groningue, Université de Groningue, 9713 AV Groningue, Pays-Bas - 135 - Résumé

Plus en détail

Immunophénotypage et étude des cellules

Immunophénotypage et étude des cellules Jeudi 20 novembre 2014 LEBLANC Romane L2 Relecture : Brassier Julia TSSIB Pr P. Robert 6 pages Immunophénotypage et étude des cellules Plan A. Introduction B. Phénotypage lymphocytaire C. Tests fonctionnels

Plus en détail

TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T

TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T 14/10/2013 MARIANI Natacha L2 TSSIBG G. Pommier 8 pages TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T Immunoglobulines (Ig/AC) Récepteurs pour l'antigène des lymphocytes

Plus en détail

Rapport final LA VOIE DE SECRETION D UNE CELLULE HUMAINE. Différentes techniques de visualisation des compartiments cellulaires

Rapport final LA VOIE DE SECRETION D UNE CELLULE HUMAINE. Différentes techniques de visualisation des compartiments cellulaires Loïc Martin 6 avril 2012 Rapport final LA VOIE DE SECRETION D UNE CELLULE HUMAINE Différentes techniques de visualisation des compartiments cellulaires Travail effectué, à l'université de Genève, Sciences

Plus en détail

Vaccinologie et Stratégie de Développement des Vaccins

Vaccinologie et Stratégie de Développement des Vaccins Vaccinologie et Stratégie de Développement des Vaccins Vaccinologie 1977 - Terme utilisé par Jonas Salk. 1983 - Rassemble tous les aspects des vaccinations : biologiques, immunologiques et cliniques ainsi

Plus en détail

Développement des cellules de l'immunité spécifique = développement des lymphocytes

Développement des cellules de l'immunité spécifique = développement des lymphocytes Développement des cellules de l'immunité spécifique = développement des lymphocytes 1. Origine des lymphocytes - les lymphocytes proviennent d'une cellule souche hématopoïétique multipotentielle (= totipotente)

Plus en détail

Différenciation lymphocytaire T & B. Différenciation lymphocytaire T & B. Théorie de la sélection clonale (1) Différenciation lymphocytaire T & B

Différenciation lymphocytaire T & B. Différenciation lymphocytaire T & B. Théorie de la sélection clonale (1) Différenciation lymphocytaire T & B DES de Biologie Médicale Enseignement d Immunologie Différenciation lymphocytaire T & B CM5.1 Différenciation lymphocytaire T & B Adrien Six (adrien.six@upmc.fr) Phnom Penh Université Pierre et Marie Curie

Plus en détail

"Immunologie : nouveaux développements et implications cliniques"

Immunologie : nouveaux développements et implications cliniques "Immunologie : nouveaux développements et implications cliniques" tim tomkinson The Scientist, June 00 Le déroulement. Le système immunitaire au repos. Les pathogènes. La réponse innée. La transition entre

Plus en détail

Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal

Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal Généralités En introduction aux interventions de : M. Pasquet : vaccinations (enfant) et TTT par Ig P. Massip : vaccinations (adulte)

Plus en détail

Chapitre 10 L isolement et la manipulation de gènes. Injection d ADN étranger dans une cellule animale

Chapitre 10 L isolement et la manipulation de gènes. Injection d ADN étranger dans une cellule animale Chapitre 10 L isolement et la manipulation de gènes Injection d ADN étranger dans une cellule animale Comment amplifier un gène d intérêt? Amplification in vivo à l aide du clonage d ADN L ensemble formé

Plus en détail

Chapitre III Le phénotype immunitaire au cours de la vie

Chapitre III Le phénotype immunitaire au cours de la vie Chapitre III Le phénotype immunitaire au cours de la vie Le phénotype immunitaire d un individu caractérise sa capacité à répondre, grâce aux effecteurs de l immunité adaptative, aux différents agents

Plus en détail

Première partie: Restitution + Compréhension (08 points)

Première partie: Restitution + Compréhension (08 points) Lycée M hamdia Année scolaire : 2011/2012 Prof : Saïd Mounir Date : 17/05/2012 Première partie: Restitution + Compréhension (08 points) EXERCIE N O 1: (4 points) : 1 : a-b 2 : b 3 : a-b 4 : d 5 : d 6 :

Plus en détail

Génération d anticorps monoclonaux par immunisation génique

Génération d anticorps monoclonaux par immunisation génique Génération d anticorps monoclonaux par immunisation génique Gen2Bio 2010 Saint-Malo, mardi 30 mars 2010 Un partenariat Demandeur PADAM In Cell Art Projet Anticorps monoclonaux Gen2Bio 2010 Saint-Malo,

Plus en détail

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE SUJET 1 La phase symptomatique du sida est caractérisée par un taux très faible de lymphocytes T cytotoxiques et de lymphocytes T4. Les patients qui rentrent

Plus en détail

Lignée lymphocytaire

Lignée lymphocytaire Lignée lymphocytaire I-INTRODUCTION : LES LYMPHOCYTES: Support cellulaire de la défense immunitaire spécifique 25 40 % des globules blancs dans le sang périphérique Moins de 20 % dans le myélogramme. 3

Plus en détail

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques IMMUNOLOGIE La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T Informations scientifiques L infection par le VIH entraîne des réactions immunitaires de l organisme qui se traduisent par la production

Plus en détail

Structure générale d'une particule virale de type herpès

Structure générale d'une particule virale de type herpès Virus de type herpès et coquillages 1 - Caractéristiques des virus de type herpès infectant les coquillages Des infections à virus de type herpès sont associées à des mortalités massives chez différentes

Plus en détail

LB régulateurs. M1 14/11/2013 Thomas Guerrier

LB régulateurs. M1 14/11/2013 Thomas Guerrier LB régulateurs M1 14/11/2013 Thomas Guerrier LB : population hétérogène Foie fœtal et moelle osseuse B1 Plasmocytes Moelle osseuse T2-MZP LB de la zone marginale Périphérie Cellules souches LB immatures

Plus en détail

SIGNALISATION DES RECEPTEURS A ITAM ET ITIM

SIGNALISATION DES RECEPTEURS A ITAM ET ITIM Cours d Immunologie Ronéo-Typeur : Anne-Laure Hermann Mardi 4 décembre 17h-19h Sylvain Latour SIGNALISATION DES RECEPTEURS A ITAM ET ITIM SIGNALISATION DES RECEPTEURS A ITAM I)Généralités A.Localisation

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES. Avant-propos 11. Remerciements 13. Chapitre 1 - Les molécules organiques 15

TABLE DES MATIÈRES. Avant-propos 11. Remerciements 13. Chapitre 1 - Les molécules organiques 15 TABLE DES MATIÈRES Avant-propos 11 Remerciements 13 Chapitre 1 - Les molécules organiques 15 I. Les glucides 15 1. Les oses ou monosaccarides 15 2. Les diholosides ou disaccharides 15 3. Les polyholosides

Plus en détail

Les anti-lymphocytes B. Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Hôpital Cochin 4 juillet 2014

Les anti-lymphocytes B. Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Hôpital Cochin 4 juillet 2014 Les anti-lymphocytes B Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Hôpital Cochin 4 juillet 2014 Rôle pathogène des lymphocytes B au cours des maladies auto-immunes Production d'auto-anticorps et/ou formation

Plus en détail

Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.frli

Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.frli Coopération cellulaire et réponses effectrices Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.frli l i@ i 1 Activation des lymphocytes T DC immature capture de l Ag dans les tissus cellule T activée

Plus en détail

Les objets de l évolution :

Les objets de l évolution : Les objets de l évolution : éléments de biologie cellulaire Table des matières Les 3 règnes et leurs spécificitéss Les cellules procaryotes Les cellules eucaryotes Les cellules végétales Les cellules de

Plus en détail

vaccination? Qu est-ce qu un vaccin? Fiche technique n 8 2 ème édition Qu est-ce que la

vaccination? Qu est-ce qu un vaccin? Fiche technique n 8 2 ème édition Qu est-ce que la Fiche technique n 8 2 ème édition Qu est-ce que la vaccination? C est en 1796 qu Edward Jenner, médecin britannique, met au point la première «vaccination». Il s agissait d inoculer à un enfant un liquide

Plus en détail

CPR du 20 Février 2015 ANNEXE

CPR du 20 Février 2015 ANNEXE CPR du 0 Février 05 ANNEXE Ecole Doctorale «Santé, Sciences Biologiques (SSBCV)» Santé, Sciences et Technologies Sujets de thèses pour les bourses doctorales 00% Région Année universitaire 05-06 N DECISION

Plus en détail

Comprendre la formule sanguine complète (FSC)

Comprendre la formule sanguine complète (FSC) Comprendre la formule sanguine complète (FSC) Notre mission Ce que vous devez savoir Dispensateur de services de première ligne et de services spécialisés, le CSSS du Suroît a la responsabilité de maintenir

Plus en détail

LA REPONSE ALLOGENIQUE. C. René -2011

LA REPONSE ALLOGENIQUE. C. René -2011 LA REPONSE ALLOGENIQUE C. René -2011 Les Lois de la transplantation Rôle des lymphocytes T Transfert de l immunité par les cellules T Infiltrat de cellules mononuclées disposé en manchons péri-vasculaire:

Plus en détail

La résistance aux pathogènes du point de vue de la génétique

La résistance aux pathogènes du point de vue de la génétique La résistance aux pathogènes du point de vue de la génétique Résistance non-hôte. Tous les génotypes d une espèce donnée sont résistants à toutes les génotypes (souches) d un pathogéne donné. Il n est

Plus en détail

L IMMUNITE ADAPTATIVE PROLONGEMENT DE L IMMUNITE INNEE

L IMMUNITE ADAPTATIVE PROLONGEMENT DE L IMMUNITE INNEE Chap 13 Ts spécifique thème 3 L IMMUNITE ADAPTATIVE PROLONGEMENT DE L IMMUNITE INNEE 4 semaines - Acteurs du système immunitaire Photo lymphocytes au contact cellule cancéreuse http://artic.ac-besancon.fr/svt/act_ped/svt_lyc/eva_bac/s-bac2005/images/ltc.jpg

Plus en détail

Cytokines & Chimiokines

Cytokines & Chimiokines Cytokines & Chimiokines I. (D après Förster, R. et al. (1999) Cell 99:23) Dans le but d étudier la régulation de la circulation des leucocytes dans l organisme, des souris déficientes pour le récepteur

Plus en détail

Nicolas Buchon, Nichole A. Broderick, Mickael Poidevin, Sylvain Pradervand, and Bruno Lemaitre Cell Host & Microbe 5, February 19, 2009

Nicolas Buchon, Nichole A. Broderick, Mickael Poidevin, Sylvain Pradervand, and Bruno Lemaitre Cell Host & Microbe 5, February 19, 2009 Nicolas Buchon, Nichole A. Broderick, Mickael Poidevin, Sylvain Pradervand, and Bruno Lemaitre Cell Host & Microbe 5, February 19, 2009 LECA Julie & MARTINEZ Sébastien IMMUNITE CHEZ LA DROSOPHILE Mélanisation

Plus en détail

Les défenses de notre organisme

Les défenses de notre organisme Les défenses de notre organisme Intro : Si nos barrières naturelles ou nos moyens de prévention n'ont pas pu empêcher une contamination, notre corps dispose d'un «système» assurant la défense de notre

Plus en détail

Cellules procaryotes Service histologie Pr.k.mebarek

Cellules procaryotes Service histologie Pr.k.mebarek Cellules procaryotes Service histologie Pr.k.mebarek I) Les cellules procaryotes II) Les cellules eucaryotes o 1) Caractéristiques générales des cellules eucaryotes o 2) Organisation des cellules eucaryotes

Plus en détail

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques LT Mφ La sclérose en plaques une maladie auto-immune? LT Système immunitaire Mφ Facteurs génétiques étiques SEP Facteurs environnementaux nementaux Données épidémiologiques 60.000 patients en France Sujets

Plus en détail

Influence de deux probiotiques sur l immunité du porcelet. Il est reconnu que la période de sevrage est une période très critique pour les

Influence de deux probiotiques sur l immunité du porcelet. Il est reconnu que la période de sevrage est une période très critique pour les Influence de deux probiotiques sur l immunité du porcelet Il est reconnu que la période de sevrage est une période très critique pour les porcelets puisqu ils sont soumis à plusieurs stress. Cette période

Plus en détail

Physiopathologie de l hypersensibilité immédiate (HSI)

Physiopathologie de l hypersensibilité immédiate (HSI) Physiopathologie de l hypersensibilité immédiate (HSI) Cyril Hoarau, Nisen Abuaf, Frédéric Bérard, Jacques Bienvenu, Sylvie Chollet-Martin, Jean François Nicolas, Joana Vitte I-Définitions... 2 II-Classification

Plus en détail

Infections et déficit immunitaire secondaire (DIS) dans la LLC. A-t-on des armes thérapeutiques utiles?

Infections et déficit immunitaire secondaire (DIS) dans la LLC. A-t-on des armes thérapeutiques utiles? Infections et déficit immunitaire secondaire (DIS) dans la LLC. A-t-on des armes thérapeutiques utiles? Au cours du dernier congrès de la Société Française d Hématologie s est tenue une séance dédiée à

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

LES MÉCANISMES MOLÉCULAIRES DE LA CARCINOGENÈSE

LES MÉCANISMES MOLÉCULAIRES DE LA CARCINOGENÈSE LES MÉCANISMES MOLÉCULAIRES DE LA CARCINOGENÈSE TOUT D ABORD UN PETIT HISTORIQUE 1910: Peyton ROUS découvre le virus qui porte son nom 1976: les oncogènes de certains virus ont une contrepartie cellulaire

Plus en détail

Cibles et mécanismes d action des traitements par cytokines et anti-cytokines

Cibles et mécanismes d action des traitements par cytokines et anti-cytokines Cibles et mécanismes d action des traitements par cytokines et anti-cytokines Jean Daniel Lelièvre, Yves Lévy, Pierre Miossec I-Introduction... 2 II-Les interférons... 2 II-1.L interféron... 3 II-1-a.

Plus en détail

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION II. 1 Généralités II.2 Transmission des Virus II.3 Grandes étapes de Cycle de Multiplication Attachement Pénétration Réplication Libération II. 1 Généralités

Plus en détail

Guide des vaccinations Édition 2012. Direction générale de la santé Comité technique des vaccinations

Guide des vaccinations Édition 2012. Direction générale de la santé Comité technique des vaccinations Guide des vaccinations Édition 2012 Direction générale de la santé Comité technique des vaccinations 351 Principes et bases immunologiques de la vaccination GÉNÉRALITÉS DÉFINITION ET OBJECTIFS GÉNÉRAUX

Plus en détail

Donnou S. caractérisation des cellules microgliales adultes et de leur potentiel en immunotherapie des tumeurs cerebrales TEL-00341604

Donnou S. caractérisation des cellules microgliales adultes et de leur potentiel en immunotherapie des tumeurs cerebrales TEL-00341604 Vaisseaux méningés Sinus veineux Os crânien Dure-mère Espace Périvasculaire Cortex cérébral ventricules Substance blanche Flux de LCR Villosités arachnoïdes Sinus veineux Plexus choroïdes Substance grise

Plus en détail

Place des anticorps monoclonaux dans la prise

Place des anticorps monoclonaux dans la prise Place des anticorps monoclonaux dans la prise en charge des hémopathies malignes Bases fondamentales et mécanismes d action des anticorps monoclonaux Aliénor Xhaard Association des Internes en Hématologie

Plus en détail

Véronique Catros-Quemener, Françoise Bouet et Noëlle Genetet

Véronique Catros-Quemener, Françoise Bouet et Noëlle Genetet Article «Immunité anti-tumorale et thérapies cellulaires du cancer» Véronique Catros-Quemener, Françoise Bouet et Noëlle Genetet M/S : médecine sciences, vol. 19, n 1, 2003, p. 43-53. Pour citer cet article,

Plus en détail