Microfinance plus: comment lier la microfinance à d autres services pour toucher les plus pauvres?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Microfinance plus: comment lier la microfinance à d autres services pour toucher les plus pauvres?"

Transcription

1 Microfinance plus: comment lier la microfinance à d autres services pour toucher les plus pauvres? MCA2 // Microfinance Modérateur Christophe Villa Professeur, Chaire microfinance, Audencia Intervenants Yannick Bézy Responsable, secteur développement économique, Inter Aide Rustam Sengupta Fondateur, Boond Aude de Montesquiou Analyste microfinance, CGAP Résumé analytique La microfinance peut être liée à d autres entreprises à but social afin de décupler leur impact. La Fondation CGAP-Ford nous présente le «modèle de progression» 1 qui vise à contribuer à la réduction de la pauvreté par l autonomisation des personnes pauvres pour apporter des changements dans leur vie. Celui-ci a pour but de comprendre comment les filets de sécurité, la qualité de vie et la microfinance peuvent être organisée pour créer des voies de sortie de l extrême pauvreté en utilisant une méthodologie développée par BRAC 2 au Bangladesh. Inter Aide nous présente un programme de micro-assurance santé mis en place en Inde en 2003 qui vise à l amélioration des qualités de vie au niveau de la santé et de l hygiène en réduisant les coûts des soins de santé. Boond nous présente sa mission qui est de résoudre certains des gros défis mondiaux comme l accès à l électricité, l accès à l eau potable et la lutte antiparasitaire qui affectent les zones reculées du monde. Cette entreprise sociale a une approche orientée vers une entreprise durable tournée vers l innovation. 1 «graduation program» 2 Improving practices Improving impact Improving investment Convergences

2 Synthèse Aude de Montesquiou travaille au CGAP 1 pour le «modèle de progression» de la fondation CGAP - Ford. Depuis 2006, le CGAP et la Fondation Ford ont adapté l expérience de BRAC à d autres contextes. Neuf programmes de progression pilotes sont en cours en Éthiopie, en Haïti, au Honduras, en Inde, au Pakistan, au Pérou et au Yémen, et s inscrivent dans les contextes institutionnels, économiques et culturels les plus divers. Les programmes pilotes ont été mis en œuvre au moyen de partenariats formés avec des prestataires de services financiers, des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et des programmes publics de protection sociale. Plusieurs de ces programmes pilotes mesurent l effet de l intervention sur la vie des participants à l aide d évaluations d impact randomisées rigoureuses et/ou d études qualitatives. L approche adoptée par le modèle de progression est holistique et intensive, et elle exige un degré important d efforts concertés. La réussite repose essentiellement sur la bonne programmation dans le temps des services de développement, et sur un suivi minutieux et des interactions régulières entre le personnel du programme et les ménages participants. La sélection des participants est cruciale car elle doit garantir que seuls les ménages les plus pauvres sont admis dans le programme. Une première identification peut être effectuée à l aide d une classification des ménages par niveau de richesse effectuée de manière participative au sein de la communauté et par le biais d enquêtes simples auprès des foyers. En outre, il s est avéré nécessaire de prévoir des visites par des cadres du programme afin d éviter la participation de ménages mieux lotis. Par ailleurs, étant donné que le modèle est fondé sur le renforcement des activités économiques, il ne peut recruter que des personnes qui sont capables, physiquement ou mentalement, de gérer une petite entreprise. Une fois que les participants ont été sélectionnés pour le programme, ils reçoivent dans un premier temps un soutien à la consommation sous la forme d une petite somme d argent ou de biens en nature. Ce soutien leur donne la possibilité de «respirer», en stabilisant leur consommation. Il peut être offert dans le cadre d un programme de protection sociale déjà en place. Le fait de discuter du montant et de la durée du soutien avec les participants établit la confiance et les aide à faire des projets pour la période qui suivra l arrêt du soutien. Une fois que la consommation alimentaire des participants a atteint un équilibre, ils sont encouragés à épargner, en général dans un compte individuel ouvert auprès d une institution de microfinance (IMF). Non seulement cette approche permet d accumuler un patrimoine, mais l épargne régulière inculque une discipline financière et familiarise les participants potentiels avec l IMF. La plupart des sites pilotes ont ressenti le besoin de former les participants à la gestion de trésorerie et à la gestion financière. Les participants reçoivent en outre une formation qui doit les aider à s occuper de leurs actifs et à gérer une activité génératrice de revenus. Même rudimentaire, une telle formation est essentielle pour la réussite des petites entreprises. Cette 1 Toute la partie concernant le «modèle de progression» du CGAP est tirée du document suivant: «Créer des mécanismes de sortie de la pauvreté pour les plus démunis : premières leçons sur les modèles associant filet de sécurité et développement d activités», note du CGAP rédigé par Mayada El-Zoghbi et Aude de Montesquiou, avec la contribution de Syed Hashemi, décembre formation comprend également des informations sur les sources d assistance et les services disponibles (services vétérinaires par exemple). Quelques mois après le début du programme, chaque participant bénéficie d un transfert d actif subventionné, ce qui lui permet de démarrer une activité économique. Pour identifier des options de subsistance pérennes dans des filières capables d absorber de nouveaux venus sur le marché, il faut commencer par analyser minutieusement les services d appui et les infrastructures de marché. Une fois que plusieurs options ont été identifiées, le participant fait son choix dans une gamme d actifs, en fonction de ses préférences et de son expérience. Si l on veut réduire les risques, les ménages doivent entreprendre plusieurs activités ; il convient d associer des actifs à court terme à des actifs à long terme. Si l actif choisi est du bétail, ce dernier doit être autant que possible résistant aux maladies et facile à soigner. La partie cruciale du modèle est celle du suivi régulier et de l encadrement des participants par un personnel dédié. En général, les personnes indigentes manquent de confiance en elles-mêmes et ne possèdent aucun capital social. La formation renforce les compétences et la confiance, mais elle ne suffit pas à stimuler la confiance en soi. Les visites hebdomadaires du personnel du programme dans les ménages participants ont un but de suivi mais leur objectif principal est bien plus de «coacher» les participants tout au long des 18 à 24 mois du programme. Pendant ces réunions, le personnel aide les participants à planifier leur activité professionnelle et à gérer leur argent, tout en offrant soutien social et services de soins et de prévention sanitaire. Dans plusieurs cas, il s est révélé essentiel d associer au programme un prestataire de soins de santé, qu il s agisse d une structure publique ou d options offertes par des organisations non gouvernementales. Le soutien et la solidarité fournis par le biais de réunions de groupe et par la participation à des groupes d entraide contribuent également à renforcer la confiance. Plusieurs programmes pilotes ont créé des «comités d assistance villageoise» : ils comprennent habituellement des personnalités locales, telles que des membres du clergé, des enseignants ou des anciens du village. Ces comités soutiennent les participants pendant le programme et peuvent poursuivre leur appui après la fin du programme. Les neuf programmes pilotes étudiés par le CGAP et la Fondation Ford en sont à des stades différents : quatre d entre eux ont achevé le cycle de progression tandis que les cinq autres sont en cours de mise en oeuvre. Dans le cas de Fonkoze (Haïti), 143 participants sur 150 ont atteint l objectif de progression. La majorité des participants qui n ont pas achevé le cycle vivait dans une zone bénéficiant d interventions humanitaires postérieures à un cyclone, et Fonkoze a décidé de ne pas étendre ses opérations dans cette région. À Bandhan (Bengale occidental), la proportion de participants atteignant les objectifs du programme s élève à 97 %, et l organisation a déjà commencé à s étendre dans des zones urbaines aussi bien que rurales. À Trickle Up, toujours dans le Bengale occidental, en dépit des obstacles majeurs rencontrés par les participants au début du projet, dont la grippe aviaire 2. Convergences 2015 Améliorer les pratiques Améliorer l impact Améliorer les investissements

3 et d autres maladies, des inondations et un puissant cyclone, 258 des 300 participants au programme pilote avaient atteint l objectif de progression en octobre Chacun d entre eux avait pu se doter d actifs à hauteur de 150 USD, constituer une épargne de plus de 20 USD et pouvait compter sur des sources de revenus diversifiées. Dans l État d Andhra Pradesh, le programme SKS prend en charge les participants par groupes successifs : 360 participants sur 426 avaient atteint leur objectif en octobre SKS prévoit qu après le départ du quatrième groupe, le taux de réussite (graduation) atteindra 97 %. Il reste à déterminer si le modèle de progression produit un effet à long terme sur la pauvreté ou si les participants retombent dans leur état initial après l arrêt du soutien. L étude d impact entreprise par le CGAP et la Fondation Ford va continuer à suivre participant aux programmes pilotes. Yannick Bézy a travaillé pour la mise en œuvre de programmes de développement à différentes échelles d implication (la microfinance sociale grâce aux formations, à l épargne, au développement de la famille, à des formations professionnelles et de placement, à la mutuelle santé, etc.). Ici il se concentre sur la micro-assurance. L origine de l activité provient de l idée que dans les zones urbaines, les problèmes d hospitalisation et de santé ont été les principales causes d échec des micro-entrepreneurs dans les programmes de microfinance. Cela représente entre 30 et 40% des cas où les gens sont retournés à un état de pauvreté. Tous les efforts consentis par la population ont ensuite été ruiné. La question était donc de créer une micro-assurance adaptée aux personnes pauvres. Yannick Bézy se concentre sur le cas de l Inde, où Inter Aide a mis en œuvre un programme de micro-assurance santé en Les problèmes de santé des habitants des bidonvilles sont liés à des problèmes d argent, de qualité de vie et au manque d information. 1. En l absence d un système de sécurité sociale, les individus ont besoin de financer leurs frais médicaux. Quand ils sont hospitalisés, le gouffre financier est dû aux dépenses médicales et à la perte du salaire journalier. Par conséquent, cela aggrave la pauvreté. 2. L accès aux services de santé de qualité est difficile. Les frais de médicaments et de médecins sont élevés. En Inde, de nombreux médecins ont des qualifications peu élevées et l accès aux médicaments est difficile. On constate notamment que 40% des médicaments sont contrefaits. Enfin, Il y a globalement un manque d éducation sur la santé. 3. Les individus frappés par la pauvreté ne sont pas informés des services vers lesquels ils peuvent se tourner pour répondre à leurs besoins (produits à prix abordable, orientation, gestion locale ) Par ailleurs, de manière connexe le manque d hygiène dans certaines zones du pays et les croyances superstitieuses sont des facteurs aggravants des problèmes de santé. Le programme lancé par Inter Aide est un programme de fonds de mutuelle santé. L objectif est de réduire le coût des services de santé. Ce fonds paye 80% des coûts d hospitalisation (jusqu à roupies par an). L accès aux soins de qualité est donné à travers un réseau de 200 praticiens de la santé. Des campagnes de santé sont aussi effectuées dans les bidonvilles. Des conseils sont donnés pour un accès accru aux hôpitaux et autres services de santé. Le programme est géré par des gens de la communauté qui se réunissent tous les mois. Le produit proposé à la population est de 100 roupies par an et par membre. Il est obligatoire pour les personnes sollicitant des prêts. En 2010, il y avait membres et euros ont été remboursés. Les membres bénéficient également de services de soins de santé gratuits et se familiarisent avec les réseaux hospitaliers qui offrent des réductions sur les coûts de santé. En 2010, l ensemble des membres a pu économiser plus de euros sur les dépenses de santé. Un modèle similaire est actuellement mis en œuvre à Madagascar. A son tour, Rustam Sengupta présente les activités de sa fondation. Boond Improving practices Improving impact Improving investment Convergences

4 est le nom d une petite entreprise sociale en Inde qui cible les populations les plus frappées par la pauvreté. En hindi, ce nom signifie «goutte d eau». Près de 25% de la population (soit 300 millions de personnes) indienne, vit avec peu ou pas d électricité. D où vient donc la croissance économique de 9% par an<? Boond essaie de regarder les défis auxquels sont confrontés les villages: l électricité, l eau potable, le stockage de nourriture, l assainissement, l assurance maladie, la peste /la lutte contre les maladies etc. base quotidienne. Ces paiements s effectue au cours au de l année. L activité est subventionnée par les grandes entreprises, les IMF et les financements privés. C est un modèle de microfinance 2.0. Les solutions existent mais il faut pouvoir y accéder. Les centres de développement Boond proposent des produits simples à prix abordable grâce à un financement à faible coût et le service de soutien allant avec ces produits. Boond fournit les produits et la formation pour permettre aux microentrepreneurs de les vendre. Rapporteur officiel : Claire Alambik, BNPParibas Les kits de développement Boond sont également vendus. Ils comprennent une moustiquaire, une lampe et un panneau solaire. Dans les cas d extrême pauvreté, 30 roupies sont donnés sur une 4. Convergences 2015 Améliorer les pratiques Améliorer l impact Améliorer les investissements

5 Questions: Pourrions-nous avoir plus de détails sur la viabilité financière du programme du BRAC? Aude de Montesquiou: Le coût du programme du BRAC est de 150 dollars par participant. Pour le programme du CGAP, il est compris entre 200 et 1480 dollars pour 18 mois à 2 ans. Pour l avenir, ils espèrent atteindre des économies d échelle. Ce programme reste une solution coûteuse car il est intensif et est adapté pour seulement 10% de la population. Une analyse coût-bénéfice aura lieu en Comment est formé votre personnel? Rustam Sengupta: Ce sont les personnes qui ont une vision et un lien très fort avec l endroit qui sont engagés. Celles-ci sont formées sur place et apprennent aussi des compétences de base. Les micro-entrepreneurs doivent-ils emprunter? La fondation Boond donne le premier prêt. Ils commencent avec un investissement de 800 euros. Pendant trois mois, la société paie pour le loyer, ensuite le micro-entrepreneur parvient à récupérer les coûts. A partir de ce moment là et c est un partenariat 20-80%. Ils sont propriétaires, le gérant détient plus de part que les personnes qui travaillent pour lui. Les micro-entrepreneurs appuient la surveillance et fournissent des suivis. Les subventions viennent-elles des bailleurs de fonds? Boond est un modèle hybride : il est une fondation sans subventions officielles et son rôle en tant qu entreprise sociale est secondaire. Qu avez-vous appris de depuis que vous avez commencé? Yannick Bézy : L orientation, le suivi et la vérification sont très importants afin de donner une meilleure information à la population et améliorer l accès aux services de soins de santé. Rustam Sengupta: Les clients et les consommateurs sont différents. Les gens peuvent être pauvres, mais ils ne sont pas stupides. Ils ont besoin de produits à véritable valeur ajoutée. Improving practices Improving impact Improving investment Convergences

Journal d apprentissage. Union Technique du Mali

Journal d apprentissage. Union Technique du Mali Journal d apprentissage Union Technique du Mali Projet Kénéya Sabatili «Assurer la santé» Contentus Le Projet... 1 Que quoi le projet traite t-il?... 1 Résumé du projet... 2 Faits Marquants... 3 Quelques

Plus en détail

Recrutement d un consultant. Appui à la mutuelle Harena et à la plateforme Zina. PlaNet Finance Madagascar

Recrutement d un consultant. Appui à la mutuelle Harena et à la plateforme Zina. PlaNet Finance Madagascar Termes de références Recrutement d un consultant Appui à la mutuelle Harena et à la plateforme Zina Version finale 15 janvier 2015 1 / 8 Sommaire I. Contexte 3 I.1. Au niveau international 3 I.2. Au niveau

Plus en détail

COUVERTURE ENEAU POTABLE

COUVERTURE ENEAU POTABLE COUVERTURE ENEAU POTABLE En 2002, 83 % de la population mondiale près de 5,2 milliards d individus bénéficiaient d un approvisionnement en eau potable amélioré. Cela comprend l eau courante et le raccordement

Plus en détail

L AFD et LA MICROFINANCE

L AFD et LA MICROFINANCE AFD André Pouillès-Duplaix L AFD et LA MICROFINANCE Plus de vingt ans d expérience Encourager l extension géographique et la diversification des services de microfinance en République Démocratique du Congo

Plus en détail

Plan de l exposé L assurance maladie obligatoire pour tous: Cas particulier de la république du Rwanda

Plan de l exposé L assurance maladie obligatoire pour tous: Cas particulier de la république du Rwanda Plan de l exposé L assurance maladie obligatoire pour tous: Cas particulier de la république du Rwanda!"#$%&'()*"#+," &-).!!/&01&23425,)&6778 Données générales du pays Contexte historique des mutuelles

Plus en détail

Comment les pauvres gèrent-ils le risque?

Comment les pauvres gèrent-ils le risque? Comment les pauvres gèrent-ils le risque? Le présent dossier donne un aperçu de la manière dont les ménages pauvres gèrent les risques. Fondé sur les recherches effectuées via les journaux financiers dont

Plus en détail

Le point sur la couverture du risque maladie au Niger

Le point sur la couverture du risque maladie au Niger REPUBLIQUE DU NIGER MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA LUTTE CONTRE LES ENDEMIES Le point sur la couverture du risque maladie au Niger I PLACE ACTUELLE DE L ASSURANCE MALADIE 1. Recensement des dispositions

Plus en détail

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Note d orientation Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Évaluer comment l adaptation aux changements climatiques contribue à la réduction de la pauvreté

Plus en détail

Journal d apprentissage. Centre de recherche médecine, sciences, santé et société (CERMES)

Journal d apprentissage. Centre de recherche médecine, sciences, santé et société (CERMES) Journal d apprentissage Centre de recherche médecine, sciences, santé et société (CERMES) Faisabilité de la mobilisation de ressources des diasporas pour développer la micro-assurance de santé dans les

Plus en détail

Assureur Produits Marché cible Distribution et administration Co-operative Insurance Company (CIC)

Assureur Produits Marché cible Distribution et administration Co-operative Insurance Company (CIC) briefing note 9 Fonds pour l'innovation en micro-assurance Rentabiliser la micro-assurance Une analyse de la rentabilité de la micro-assurance auprès de cinq sociétés d assurance La micro-assurance est-elle

Plus en détail

ACTED. Bien que les guerres soient officiellement terminées, il persiste des conflits localisés à l Est du territoire.

ACTED. Bien que les guerres soient officiellement terminées, il persiste des conflits localisés à l Est du territoire. Chargé de Logistique RDC Closing date: 04 Sep 2015 I. ACTED ACTED ACTED est une association de solidarité internationale française qui a pour vocation de soutenir les populations vulnérables de par le

Plus en détail

Centre International de Développement et de Recherche

Centre International de Développement et de Recherche Publication UNGANA 760 CIDR Tous droits de reproduction réservés Centre International de Développement et de Recherche Conception d un produit d assurance maladie Bruno Galland Juin 2009 Thème 2-2 La conception

Plus en détail

Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008)

Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008) Couverture du risque maladie dans les pays en développement: qui doit payer? (Paris, 7 mai 2008) Excellences, Chers collègues, Mesdames et Messieurs, Chers amis, Quelles méthodes, quels instruments pour

Plus en détail

Compte-rendu de la conférence débat du 7 octobre 2004 à L ENA : «Espoirs et limites de la microfinance en Afrique»

Compte-rendu de la conférence débat du 7 octobre 2004 à L ENA : «Espoirs et limites de la microfinance en Afrique» Justine BERTHEAU Compte-rendu de la conférence débat du 7 octobre 2004 à L ENA : «Espoirs et limites de la microfinance en Afrique» Intervenants : - Yann Gauthier, directeur du Centre International du

Plus en détail

Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté. Forces, limites et options stratégiques

Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté. Forces, limites et options stratégiques Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté Forces, limites et options stratégiques Lahcen ACHY Economiste Principal, Centre Carnegie du Moyen Orient Septembre 2010 Le Maroc a enregistré

Plus en détail

INTÉGRATION DES SERVICES FINANCIERS DANS LES STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ Un aperçu Général --------

INTÉGRATION DES SERVICES FINANCIERS DANS LES STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ Un aperçu Général -------- INTÉGRATION DES SERVICES FINANCIERS DANS LES STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ Un aperçu Général -------- Colloque UEMOA-CRDI, du 08-10 Décembre 2009, Ouagadougou Samuel T. KABORE; Dieudonné OUEDRAOGO,

Plus en détail

Au service des prêteurs d espoir

Au service des prêteurs d espoir Au service des prêteurs d espoir GRAMEEN ET CREDIT AGRICOLE s allient pour lutter contre la pauvreté Fondée en 1983 par Muhammad Yunus, la Grameen Bank (banque des villages) a développé au Bangladesh le

Plus en détail

Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté aux Comores

Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté aux Comores Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté aux Comores La pauvreté rurale aux Comores Depuis leur indépendance en 1975, les Comoriens ont souffert de l instabilité politique

Plus en détail

ECOLES DE LA TERRE Le Book 2014

ECOLES DE LA TERRE Le Book 2014 ECOLES DE LA TERRE Le Book 2014 DEUX ASSOCIATIONS POUR LUTTER CONTRE LA MISERE ECOLES DE LA TERRE ASSOCIATION [SUISSE] o Nom : ASSOCIATION ECOLES DE LA TERRE o Adresse : Rue de la Fontenette 11 1227 CAROUGE

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

Expériences avec les contrats de la communauté dans les travaux d infrastructure urbaine

Expériences avec les contrats de la communauté dans les travaux d infrastructure urbaine v Renforcement des compétences opérationnelles dans le développement mené par la communauté 15 au 19 avril 2002 Washington, D.C. Expériences avec les contrats de la communauté dans les travaux d infrastructure

Plus en détail

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique?

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique? Note de position de CARE sur le changement climatique Qu est-ce que l adaptation au changement climatique? Le changement climatique représente une menace sans précédent pour les populations des pays en

Plus en détail

4. Réalisation du suivi et de l évaluation de la performance

4. Réalisation du suivi et de l évaluation de la performance 4. Réalisation du suivi et de l évaluation de la performance OUTILS DÉCISIONNELS DU FIDA EN MATIÈRE DE FINANCE RURALE 4. Réalisation du suivi et de l évaluation de la performance Action: Mener à bien le

Plus en détail

LA FINANCE POUR TOUS? POLITIQUES ET ECUEILS DU DEVELOPPEMENT DE

LA FINANCE POUR TOUS? POLITIQUES ET ECUEILS DU DEVELOPPEMENT DE LA FINANCE POUR TOUS? POLITIQUES ET ECUEILS DU DEVELOPPEMENT DE L ACCES AUX FINANCES RAPPORT DE LA BANQUE MONDIALE SUR LES POLITIQUES DE DEVELOPPEMENT Résumé Un nouveau rapport de la Banque mondiale sur

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

Micro crédit-bail et l'expérience de la Grameen Bank

Micro crédit-bail et l'expérience de la Grameen Bank Micro crédit-bail et l'expérience de la Grameen Bank BIM n 114-3 avril 2001 Karin BARLET Le crédit-bail ou leasing est une opération simple, pratiquée depuis longtemps dans de nombreux pays. Aujourd hui

Plus en détail

Micro-irrigation à Madagascar

Micro-irrigation à Madagascar P R AVSF - J. Mas A X IS LES EXPÉRIENCES I N N O VA N T E S D AV S F PAYS Madagascar TITRE DU PROJET SCAMPIS Développement des Systèmes de Micro-irrigation BÉNÉFICIAIRES DIRECTS Plus de 10 000 familles

Plus en détail

Note sur l extension de la couverture d assurance maladie au Rwanda

Note sur l extension de la couverture d assurance maladie au Rwanda Note sur l extension de la couverture d assurance maladie au Rwanda Alexandra Panis, BIT / STEP. Kigali, Janvier 2008 1) Contexte historique des mutuelles de santé au Rwanda En 1999, le gouvernement rwandais

Plus en détail

Quel impact de la Microfinance islamique? Expérience de la BID

Quel impact de la Microfinance islamique? Expérience de la BID Quel impact de la Microfinance islamique? Expérience de la BID LA MICROFINANCE CLASSIQUE LA MICROFINANCE ISLAMIQUE L IMPACT ECONOMIQUE ET SOCIAL L EXPÉRIENCE DE LA BID 1.La Microfinance? la Grameen Bank

Plus en détail

Objectifs de développement et stratégies d appui pour la micro assurance de santé dans les PED.

Objectifs de développement et stratégies d appui pour la micro assurance de santé dans les PED. Objectifs de développement et stratégies d appui pour la micro assurance de santé dans les PED. Alain Letourmy (CNRS, CERMES), Aude Pavy- Letourmy (CERDI), Pascal Brouillet (AfD) Cerdi, 1er décembre 2005

Plus en détail

Title: OED Précis no. 134 - Gestion de la production animale au Botswana: les précieuses leçons des expériences précédentes Job number: 98F0708

Title: OED Précis no. 134 - Gestion de la production animale au Botswana: les précieuses leçons des expériences précédentes Job number: 98F0708 Title: OED Précis no. 134 - Gestion de la production animale au Botswana: les précieuses leçons des expériences précédentes Job number: 98F0708 Language: English Translations: French Country: Botswana

Plus en détail

ANNEXE. Le Projet. Augmenter l Accès à une Education de Qualité en Haïti

ANNEXE. Le Projet. Augmenter l Accès à une Education de Qualité en Haïti LEG/SGO-HA-37219927 ANNEXE Le Projet Augmenter l Accès à une Education de Qualité en Haïti I. Objectif 1.01 Les objectifs généraux du Projet sont d appuyer les objectifs suivants du Plan Opérationnel de

Plus en détail

L de l IDA PARITÉ HOMMES-FEMMES. Le Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres

L de l IDA PARITÉ HOMMES-FEMMES. Le Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres L de l IDA PARITÉ HOMMES-FEMMES Le Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres L de l IDA PARITÉ HOMMES-FEMMES Le Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres Promotion de l égalité des sexes

Plus en détail

Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO

Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO Novembre 2013 Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO 1 Résumé du Cadre stratégique anti-pauvreté des TNO Le présent document est un résumé

Plus en détail

La mutuelle de santé, une alternative crédible de couverture du secteur informel?

La mutuelle de santé, une alternative crédible de couverture du secteur informel? Rencontre d échanges d expériences entre acteurs sociopolitiques sur les défis et la portée de la protection sociale dans un contexte de grande pauvreté : cas des pays en développement Bamako, 17 & 18/11/2011

Plus en détail

YouthStart ÉTUDE DE CAS PEACE

YouthStart ÉTUDE DE CAS PEACE Par Laura Muñoz Conception, test pilote et commercialisation à grande échelle d un produit destiné aux jeunes Cet article présente les principales réalisations et difficultés rencontrées par PEACE (partenaire

Plus en détail

La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire

La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire BIM n 136 - Mercredi 24 Octobre 2001 Bénédicte Laurent, FIDES Un BIM du mercredi qui nous vient de loin : nous avons demandé

Plus en détail

Organisation internationale du Travail. Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux

Organisation internationale du Travail. Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux Organisation internationale du Travail Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux Développement durable et emplois décents M. Crozet/OIT Malgré plusieurs décennies de gains économiques

Plus en détail

Impartition réussie du soutien d entrepôts de données

Impartition réussie du soutien d entrepôts de données La force de l engagement MD POINT DE VUE Impartition réussie du soutien d entrepôts de données Adopter une approche globale pour la gestion des TI, accroître la valeur commerciale et réduire le coût des

Plus en détail

Epargner pour le Changement : Inclusion financière et résilience pour les populations les plus pauvres du monde

Epargner pour le Changement : Inclusion financière et résilience pour les populations les plus pauvres du monde RAPPORT RÉVISÉ MAI 2013 Epargner pour le Changement : Inclusion financière et résilience pour les populations les plus pauvres du monde Trois-quarts des pauvres dans le monde n ont pas accès à un compte

Plus en détail

Conférence du 14 juin 2012

Conférence du 14 juin 2012 Soutenu par : Conférence du 14 juin 2012 «Mobile banking : les premiers succès et les défis du futur» Présentation Le mobile banking est un formidable vecteur d inclusion financière. Des offres de mobile

Plus en détail

Réponse du ministère des Finances à l examen du Programme de placement de titres sur le marché de détail, de Cap Gemini Ernst & Young

Réponse du ministère des Finances à l examen du Programme de placement de titres sur le marché de détail, de Cap Gemini Ernst & Young Réponse du ministère des Finances à l examen du Programme de placement de titres sur le marché de détail, de Cap Gemini Ernst & Young Aperçu Au cours de la première moitié des années 1990, le Canada était

Plus en détail

SEISME EN HAITI, 6 MOIS APRES BILAN DES ACTIONS DE CARE

SEISME EN HAITI, 6 MOIS APRES BILAN DES ACTIONS DE CARE SEISME EN HAITI, 6 MOIS APRES BILAN DES ACTIONS DE CARE L intervention d urgence Au 29 juin, CARE continue de concentrer ses activités d urgence sur trois secteurs géographiques: Pétion-ville, Carrefour,

Plus en détail

Communiqué. Emmaüs sans frontières. 31 mai 2011. Centre socio culturel. Thann EMMAÜS CERNAY. Rendez vous le 31 mai à 14h. Centre socio culturel

Communiqué. Emmaüs sans frontières. 31 mai 2011. Centre socio culturel. Thann EMMAÜS CERNAY. Rendez vous le 31 mai à 14h. Centre socio culturel Emmaüs sans frontières Communiqué 31 mai 2011 Centre socio culturel Thann ************************ CERNAY EMMAÜS A l occasion de la tournée de mobilisation d Emmaüs International, EMMAÜS CERNAY accueillera,

Plus en détail

Le rôle de la société civile

Le rôle de la société civile Le rôle de la société civile Bruxelles 15 décembre 2011 Les mutuelles de santé au Burkina Faso Inégalité d accès aux soins de santé au Burkina Faso La majorité de la population vit en dessous du seuil

Plus en détail

Exemple d utilisation des outils MicroSave-Africa au Brésil

Exemple d utilisation des outils MicroSave-Africa au Brésil Retour au sommaire Exemple d utilisation des outils MicroSave-Africa au Brésil BIM n 05-12 février 2002 Karin BARLET ; Bonnie BRUSKY Nous vous présentions en novembre dernier les outils d étude de marché

Plus en détail

Le financement de l apprentissage informel

Le financement de l apprentissage informel Études de cas Financial arrangements in informal apprenticeships: Determinants and effects. Findings from urban Ghana, Working Paper n o 49, ILO, 2007. Financement de l apprentissage informel : zoom sur

Plus en détail

Avancées dans le domaine des performances sociales en microfinance, et applications en Europe. Cécile Lapenu, Cerise

Avancées dans le domaine des performances sociales en microfinance, et applications en Europe. Cécile Lapenu, Cerise Avancées dans le domaine des performances sociales en microfinance, et applications en Europe Cécile Lapenu, Cerise Septembre 2008 1 Cécile Lapenu, CERISE Dans le secteur de la microfinance, les performances

Plus en détail

Note de présentation du Projet d évaluation d un programme communautaire d hygiène et assainissement au Mali.

Note de présentation du Projet d évaluation d un programme communautaire d hygiène et assainissement au Mali. Note de présentation du Projet d évaluation d un programme communautaire d hygiène et assainissement au Mali. Initiative conjointe CEDLAS - DNACPN Février 2011 1 Résumé... 3 Description de l étude... 3

Plus en détail

Activité n 8.2.5 du PAA 2014

Activité n 8.2.5 du PAA 2014 République du Niger Fraternité Travail Progrès MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE Secrétariat Général DIRECTION DES ETUDES ET DE LA PROGRAMMATION DIVISION DES ETUDES, RECHERCHES Termes de références pour la

Plus en détail

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON Pe s t i c i d e A c t i o n N e t w o r k U K PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON Résumé exécutif et Recommendations 5 St Peter s St London N1 8JD Royaume Uni t: +44 (0)20 7359 0440 f: +44 (0)20

Plus en détail

La finance solidaire au Québec : enjeux et perspectives

La finance solidaire au Québec : enjeux et perspectives La finance solidaire au Québec : enjeux et perspectives Conférenciers Stéphane Chabot, Réseau d investissement social du Québec (RISQ) Lucie Villeneuve, Réseau québécois du crédit communautaire (RQCC)

Plus en détail

Développement de la microassurance au Vietnam : quelques expériences intéressantes. Grégoire Chauvière Le Drian Adjoint au directeur ADETEF Vietnam

Développement de la microassurance au Vietnam : quelques expériences intéressantes. Grégoire Chauvière Le Drian Adjoint au directeur ADETEF Vietnam Développement de la microassurance au Vietnam : quelques expériences intéressantes Grégoire Chauvière Le Drian Adjoint au directeur ADETEF Vietnam Atelier du Forum économique et financier Hanoï, 10 et

Plus en détail

VIDYA PROJET LE TRAVAIL DES ÉQUIPES DE RSC D INDITEX EN INDE

VIDYA PROJET LE TRAVAIL DES ÉQUIPES DE RSC D INDITEX EN INDE La politique de Responsabilité Sociale d Entreprise d Inditex à l égard de ses fournisseurs repose sur un outil essentiel, qui est le Code de Conduite pour les Fabricants Externes, que tous ses fournisseurs

Plus en détail

Codirecteur international en assurance-maladie PÉROU

Codirecteur international en assurance-maladie PÉROU Agence belge de développement, la CTB mobilise ses ressources et son expertise pour éliminer la pauvreté dans le monde. Contribuant aux efforts de la Communauté internationale, la CTB agit pour une société

Plus en détail

Tableau : Réponse aux besoins en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents

Tableau : Réponse aux besoins en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents Tableau : Réponse aux besoins en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents Le tableau suivant est destiné à donner un aperçu des principales actions à entreprendre pour répondre aux besoins

Plus en détail

Construction d un centre de formation professionnelle

Construction d un centre de formation professionnelle Projet d appui au développement de la communauté locale Construction d un centre de formation professionnelle Ile Sainte Marie, Madagascar (2015 2017) Contexte Situé dans l'océan Indien, Madagascar est

Plus en détail

Comment. dollars. peuvent-ils. transformer l économie. Microfinancement et microcrédit

Comment. dollars. peuvent-ils. transformer l économie. Microfinancement et microcrédit Comment Microfinancement et microcrédit 100 Que ce soit pour un nouvel outil, une machine, une échoppe dans un marché, des millions de pauvres et de personnes disposant d un faible revenu ont profité d

Plus en détail

4. Népal: programme de développement des micro-entreprises dans le district de Parbat

4. Népal: programme de développement des micro-entreprises dans le district de Parbat 57 4. Népal: programme de développement des micro-entreprises dans le district de Parbat Avec à la fin de 2002 une couverture forestière totale estimée à environ 39,6 pour cent, le Népal est un pays extrêmement

Plus en détail

Sujets Afin d aborder des sujets d actualité, les organisateurs de la conférence lancent un appel à propositions sur les sujets suivants :

Sujets Afin d aborder des sujets d actualité, les organisateurs de la conférence lancent un appel à propositions sur les sujets suivants : 8 e Conférence internationale sur la micro-assurance, www.microinsuranceconference.org/2012 La 8 e Conférence internationale sur la micro-assurance aura lieu du 6 au 8 novembre 2012 à Dar es Salam, en

Plus en détail

LE FOMIN EN HAITI Un Partenaire du Secteur Privé

LE FOMIN EN HAITI Un Partenaire du Secteur Privé LE FOMIN EN HAITI Un Partenaire du Secteur Privé Ralph Denizé Montréal, Canada 1. TABLE DES MATIERES Le FOMIN en Bref Le mandat du FOMIN Le FOMIN en chiffres Le FOMIN en Haiti FOMIN Haiti en chiffres FOMIN

Plus en détail

Formation des Partenaires en Fundraising/Récolte de fonds. Termes de référence

Formation des Partenaires en Fundraising/Récolte de fonds. Termes de référence Formation des Partenaires en Fundraising/Récolte de fonds Termes de référence 1 1. Contexte et justification La formation en recherche de financement s inscrit dans le cadre du programme «Promouvoir l

Plus en détail

COUR DES COMPTES. Synthèse. du rapport sur les organismes faisant appel à la générosité publique

COUR DES COMPTES. Synthèse. du rapport sur les organismes faisant appel à la générosité publique COUR DES COMPTES Synthèse du rapport sur les organismes faisant appel à la générosité publique Janvier 2011 L emploi des fonds collectés par les associations en faveur des victimes du Tsunami du 26 décembre

Plus en détail

Le Cycle de Programme Humanitaire

Le Cycle de Programme Humanitaire REUNION DU CLUSTER SÉCURITÉ ALIMENTAIRE 28/10/2014 Le Cycle de Programme Humanitaire Outil principal du système humanitaire pour obtenir une analyse, une stratégie et un plan d action communs. Un cycle

Plus en détail

Grâce à l investissement

Grâce à l investissement Appuyer la prospérité économique Grâce à l investissement Mémoire de l ACCC au Comité permanent des finances de la Chambre des communes Mémoire préparé par : Association des collèges communautaires du

Plus en détail

Accès des populations rurales au capital en Agroland

Accès des populations rurales au capital en Agroland PROGRAMME DE FORMATION AUX POLITIQUES DE LA FAO Programme de renforcement des capacités sur les politiques et les stratégies relatives à l'agriculture et au développement rural Ressources en ligne pour

Plus en détail

Partage des coûts vs gratuité

Partage des coûts vs gratuité Assurance maladie et gratuité des soins en Afrique subsaharienne : quelles bases pour une couverture universelle? Alain Letourmy (CNRS et animateur du réseau RAMUS (Réseau d appui aux mutuelles de santé))

Plus en détail

2. Conception de projet

2. Conception de projet 2. Conception de projet OUTILS DÉCISIONNELS DU FIDA EN MATIÈRE DE FINANCE RURALE 2. Conception de projet Action: Définir les interventions à mener dans le cadre d un projet de finance rurale. Objectif:

Plus en détail

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI note nº 08 NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI 1. Résumé SOUTIEN AUX PME ET À LEURS EMPLOYÉS PENDANT LA CRISE La crise financière et économique mondiale érige un certain nombre d obstacles

Plus en détail

Pourquoi la durabilité et l équité?

Pourquoi la durabilité et l équité? Comment peut-on : Pourquoi la durabilité et l équité? Poursuivre le progrès de manières équitables qui ne nuisent pas à l environnement? Répondre aux aspirations de développement des pauvres dans le monde

Plus en détail

CaLP ARGENT CONTRE TRAVAIL. Travailler avec les banques Guide pratique de négociation dans le cadre des transferts monétaires en situations d urgence

CaLP ARGENT CONTRE TRAVAIL. Travailler avec les banques Guide pratique de négociation dans le cadre des transferts monétaires en situations d urgence CaLP ARGENT CONTRE TRAVAIL Travailler avec les banques Guide pratique de négociation dans le cadre des transferts monétaires en situations d urgence 4 CaLP ARGENT TRAVAILLER CONTRE AVEC TRAVAIL LES BANQUES

Plus en détail

COOPAMI? Rôle des mutuelles sociales dans les processus de mise en place de Couverture Maladie Universelle (CMU).

COOPAMI? Rôle des mutuelles sociales dans les processus de mise en place de Couverture Maladie Universelle (CMU). www.coopami.org COOPAMI? Rôle des mutuelles sociales dans les processus de mise en place de Couverture Maladie Universelle (CMU). Abidjan 15 juillet 2014 Michel Vigneul Cellule Expertise&COOPAMI Mutuelle

Plus en détail

Critères à respecter impérativement

Critères à respecter impérativement Critères à respecter impérativement Les questions auxquelles chaque région est tenue de répondre figurent dans le formulaire de candidature. Les régions candidates devront remplir obligatoirement l ensemble

Plus en détail

Union des Mutelles de Santé de Guinée Forestière - Programme 2007-2012

Union des Mutelles de Santé de Guinée Forestière - Programme 2007-2012 Objectifs et résultats Indicateurs Hypothèses 1. Objectifs globaux 1. Participation à la mise en oeuvre de la politique nationale de développement de la mutualité définie par le Ministère de la Santé.

Plus en détail

Principales caractéristiques du système de santé en Belgique. Thomas Rousseau 27 novembre 2012

Principales caractéristiques du système de santé en Belgique. Thomas Rousseau 27 novembre 2012 Principales caractéristiques du système de santé en Belgique Thomas Rousseau 27 novembre 2012 Sécurité sociale Introduction: De quoi vais je parler? Exposé: Seulement sur la sécurité sociale au sens strict!

Plus en détail

La différence COMMUNAUTAIRE

La différence COMMUNAUTAIRE LES ORGANISMES SANS BUT LUCRATIF EN HABITATION La différence COMMUNAUTAIRE LE RQOH, UN RÉSEAU EN MOUVEMENT! Les OSBL d habitation Au Québec, des organismes sans but lucratif (OSBL) ont mis en place des

Plus en détail

Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS

Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS Établissements de santé Droits et accueil des usagers Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS Recommandations et indicateurs Préface Faire face aux inégalités de santé qui touchent tout

Plus en détail

Le programme de soutien des soins primaires pour diabétiques de London : Des soins pour diabétiques différents

Le programme de soutien des soins primaires pour diabétiques de London : Des soins pour diabétiques différents Le programme de soutien des soins primaires pour diabétiques de London : Des soins pour diabétiques différents S U C C E S S S T O R Y 1 Diabetes Care with a Difference: The London Primary Care Diabetes

Plus en détail

Responsabilité sociale et éthique

Responsabilité sociale et éthique Le Groupe Responsabilité sociale et éthique Le Groupe PlaNet Finance respecte une Charte Ethique permettant de guider ses employés et dirigeants. Une politique de responsabilité sociale est également déployée

Plus en détail

Résultats des Comptes de la Santé 2012 en RD Congo

Résultats des Comptes de la Santé 2012 en RD Congo REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE Secrétariat Général PROGRAMME NATIONAL DES COMPTES NATIONAUX DE LA SANTE «PNCNS» Résultats des Comptes de la Santé 2012 en RD Congo Pr ELOKO

Plus en détail

Intervention Rapide Face À LA Catastrophe:

Intervention Rapide Face À LA Catastrophe: Intervention Rapide Face À LA Catastrophe: Utilisation du PPI dans la conception et le soutien du Programme de redressement post-séisme de Fonkoze Introduction appel à des outils tels que le PPI pour mieux

Plus en détail

Liste de vérification de la mise en œuvre d une équipe de santé familiale

Liste de vérification de la mise en œuvre d une équipe de santé familiale Équipes de santé familiale Améliorer les soins de santé familiale Liste de vérification de la mise en œuvre d une équipe de santé familiale Juillet 2009 Version 2.0 Table des matières Introduction...3

Plus en détail

La politique agricole commune après 2013 Débat public Résumé des contributions

La politique agricole commune après 2013 Débat public Résumé des contributions La politique agricole commune après 2013 Débat public Résumé des contributions La réforme de la politique agricole commune doit intervenir d ici 2013. Une consultation publique officielle sur la PAC de

Plus en détail

RECOMMANDATION DU CONSEIL SUR LES BONNES PRATIQUES POUR AMELIORER LA SENSIBILISATION AUX RISQUES ET L'EDUCATION SUR LES QUESTIONS D'ASSURANCE

RECOMMANDATION DU CONSEIL SUR LES BONNES PRATIQUES POUR AMELIORER LA SENSIBILISATION AUX RISQUES ET L'EDUCATION SUR LES QUESTIONS D'ASSURANCE RECOMMANDATION DU CONSEIL SUR LES BONNES PRATIQUES POUR AMELIORER LA SENSIBILISATION AUX RISQUES ET L'EDUCATION SUR LES QUESTIONS D'ASSURANCE RECOMMANDATION DU CONSEIL Ces Bonnes Pratiques ont été approuvées

Plus en détail

WP Promotion No. 8/06

WP Promotion No. 8/06 WP Promotion No. 8/06 International Coffee Organization Organización Internacional del Café Organização Internacional do Café Organisation Internationale du Café 22 septembre 2006 Original : portugais

Plus en détail

Programme de Subventions d Aide Internationale (SAI) de la LCIF. Critères gouvernant les subventions et formulaire de demande

Programme de Subventions d Aide Internationale (SAI) de la LCIF. Critères gouvernant les subventions et formulaire de demande Programme de Subventions d Aide Internationale (SAI) de la LCIF Critères gouvernant les subventions et formulaire de demande INTRODUCTION A la réunion d avril 1996, les membres du conseil de la Fondation

Plus en détail

August 2014. ASSOCIATION CANADIENNE DE LA CONSTRUCTION MÉMOIRE PRÉBUDGÉTAIRE 2015 Comité permanent des finances

August 2014. ASSOCIATION CANADIENNE DE LA CONSTRUCTION MÉMOIRE PRÉBUDGÉTAIRE 2015 Comité permanent des finances August 2014 ASSOCIATION CANADIENNE DE LA CONSTRUCTION MÉMOIRE PRÉBUDGÉTAIRE 2015 Comité permanent des finances Résumé L Association canadienne de la construction (ACC) représente 20 000 entreprises membres

Plus en détail

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL...

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL... Fédération Internationale des Producteurs Agricoles 1 «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES» Ce document fut élaboré dans l objectif d apporter une information la plus complète possible sur le thème du

Plus en détail

CANADIAN ALLIANCE OF STUDENT ASSOCIATIONS ALLIANCE CANADIENNE DES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES

CANADIAN ALLIANCE OF STUDENT ASSOCIATIONS ALLIANCE CANADIENNE DES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES CANADIAN ALLIANCE OF STUDENT ASSOCIATIONS ALLIANCE CANADIENNE DES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES Document d information Le coût élevé des études retarde l accès des étudiants à l autonomie financière Compte tenu

Plus en détail

Innovation Sociale & apprentissage mutuel en matière de microépargne

Innovation Sociale & apprentissage mutuel en matière de microépargne Innovation Sociale & apprentissage mutuel en matière de microépargne en Europe FR Assurer à chaque citoyen en Europe l accès à des produits d épargne appropriés et à l utilisation de ces produits : résultats

Plus en détail

Présentation du projet

Présentation du projet Présentation du projet «L énergie solaire, un moteur pour le centre de santé de Dioumanzana» au Mali Pays Lieu d intervention Début du projet Durée du projet Objectif : Nombre de bénéficiaires Budget :

Plus en détail

Swiss Centre for International Health Les mutuelles de santé dans les districts de Karongi et de Rutsiro au Rwanda

Swiss Centre for International Health Les mutuelles de santé dans les districts de Karongi et de Rutsiro au Rwanda Swiss Centre for International Health Les mutuelles de santé dans les districts de Karongi et de Rutsiro au Rwanda Capitalisation des expériences du Programme de Renforcement de la Santé Publique de la

Plus en détail

SIGLES ET ABREVIATIONS

SIGLES ET ABREVIATIONS i TABLE DES MATIERES TABLE DES MATIERES... i SIGLES ET ABREVIATIONS... ii AVANT-PROPOS... iii 1. INTRODUCTION... 1 1.1 DEFINITION DU CONCEPT «MICROFINANCE»... 1 1.2 CONTEXTE... 1 1.3 HISTORIQUE DES IMFs...

Plus en détail

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION TERMES DE REFERENCE DES EVALUATIONS DU PROJET D APPUI INSTITUTIONNEL AU CGAT DANS LE PROCESSUS DE STRUCTURATION DES MOUVEMENTS MUTUALISTES EN RESEAU DANS LES PROVINCES DE KINSHASA, DE L EQUATEUR ET DU

Plus en détail

Informations aux athlètes en matière de fiscalité et de finances

Informations aux athlètes en matière de fiscalité et de finances Table des matières 1. Introduction 2. Revenus 3. Dépenses 4. Impôts 5. Budget 6. Planification financière 7. Assurances 8. Épargne-retraite 9. Autres responsabilités 10. Remarques finales 1 1. Introduction

Plus en détail

Inclusion financière des jeunes dans le Monde Arabe. Rabat - Maroc 12-13 Mars 2013

Inclusion financière des jeunes dans le Monde Arabe. Rabat - Maroc 12-13 Mars 2013 Inclusion financière des jeunes dans le Monde Arabe Rabat - Maroc 12-13 Mars 2013 PRÉSENTATION AL BARID BANK Missions et Objectifs Al Barid Bank, filiale bancaire de Barid Al Maghrib (Poste Maroc) a démarré

Plus en détail

Etude de cas des mutuelles d assurance maladie du Sud Borgou et du Nord Zou au Bénin

Etude de cas des mutuelles d assurance maladie du Sud Borgou et du Nord Zou au Bénin 1-20 Etude de cas des mutuelles d assurance maladie du Sud Borgou et du Nord Zou au Bénin Programme appuyé par le CIDR, Centre International de développement et de Recherche BP1 : 60350 Autrêches Tel :

Plus en détail

Le financement de la microfinance à travers les fonds solidaires. Forum des Innovations Financières pour le Développement 4 mars 2010

Le financement de la microfinance à travers les fonds solidaires. Forum des Innovations Financières pour le Développement 4 mars 2010 Le financement de la microfinance à travers les fonds solidaires Forum des Innovations Financières pour le Développement 4 mars 2010 Sommaire 1. Définition des «fonds solidaires» et des entreprises solidaires

Plus en détail

THEME 5: CONDITIONS DE VIABILITE FINANCIERE DE LA MICROFINANCE AGRICOLE

THEME 5: CONDITIONS DE VIABILITE FINANCIERE DE LA MICROFINANCE AGRICOLE RESEAU DES CAISSES POPULAIRES DU BURKINA ********************************* Fédération des Caisses Populaires du Burkina (F.C.P.B.) Tél.: 50.30.48.41, Fax : 50.30.49.10 ; E-mail : fcpb@fasonet.bf ; Adresse

Plus en détail