Modélisation des Systèmes d Information

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Modélisation des Systèmes d Information"

Transcription

1 DEPARTEMENT D'INFORMATIQUE MEMOIRE Présenté par F REND I Mo ha m med Pour l obtention du diplôme de : MAGISTER Spécialité Informatique Option : Système d information Intitulé : Modélisation des Systèmes d Information Soutenu le : 19/03/2013 à la salle de conférences de la Faculté des Sciences Devant les membres du jury : Président du jury Examinateur Examinateur Encadreur Co-Encadreur KHELFI Mohamed Fayçal : Professeur - Université d Oran. SEKHRI Larbi : Maître de Conférences A- Université d Oran. ABDI Mustapha Kamel : Maître de Conférences A- Université d Oran. RAHMOUNI Mustapha Kamel : Professeur Université d Oran. ADLA Abdelkader : Maître de Conférences A- Université d Oran.

2 Dédicaces: A mes parents. Vous récoltez dans ce travail le fruit de vos efforts. Aucune dédicace ne saurait exprimer mon profond amour et ma reconnaissance. Que DIEU vous accorde longue vie, santé, bonheur et prospérité. A ma femme. Ta bonté et ta sincérité font de toi une femme aimée de tous et adoré par moi. C est à tes cotés que le mot «dévouement» a pris sa véritable connotation. Je te remercie de m aimer et souhaite ne jamais te décevoir. A mes enfants. Mes merveilleux amours, chaque jour où je peux lire de la fierté dans vos yeux, je serais heureux et soulagé d avoir réussi. Aucun mot ne peut exprimer ma joie de vous avoir dans ma vie. A mon équipe et amis. Vous avez tant partagé avec moi, en vous j ai trouvé deuxième une famille dont les liens ne pourront se briser. Je vous dédie mon travail en témoignage de mon sincère attachement. Je prie DIEU pour vous donner santé, bonheur, prospérité et beaucoup de réussite. 1

3 Remerciements : A mon président de jury Monsieur le professeur KHELFI MOHAMED FAYÇAL Je suis très honorés de vous avoir comme président du jury de ma thèse. Veuillez, monsieur le professeur, trouver dans ce travail l expression de ma sincère considération et de mon profond respect. A mon premier examinateur Monsieur le Maitre de Conférence SEKHRI LARBI Je tiens à vous déclarer mes remerciements les plus sincères pour avoir accepté d examiner ce travail ainsi que pour votre patience et disponibilité. Soyez assuré de ma vive reconnaissance et ma profonde gratitude. A mon second examinateur Monsieur le Maitre de Conférence ABDI MUSTAPHA KAMEL Vous me faites l honneur d être présent pour juger ce travail. Veuillez trouver en ce travail l expression de mon profond respect. A mon maître encadreur Monsieur le professeur RAHMOUNI MUSTAPHA KAMEL Vous m avez fait honneur de me confier ce travail, vos conseils m ont été précieux. Je vous remercie pour votre disponibilité, votre patience et votre encadrement. Veuillez, monsieur le professeur, trouver dans ce travail le témoignage de ma profonde gratitude et de mon plus grand respect. A mon Co-encadreur Monsieur le Maitre de Conférence ADLA ABDELKADER C est un grand honneur de nous avoir confié la responsabilité de ce travail. Nous vous remercions d avoir veillé à la réalisation de cette thèse. Nous espérons avoir mérité votre confiance. 2

4 Sommaire I INTRODUCTION GENERALE... 7 II PARTIE I : ETAT DE L ART II.1 Chapitre 1 : Systèmes d Information II.1.1 INTRODUCTION...16 II.1.2 APPROCHE SYSTEMIQUE...17 II.1.3 REFERENTIEL DE COMPLEXITES CROISSANTES...18 II.1.4 MODELISATION SYSTEMIQUE DE L ENTREPRISE...20 II.1.5 Fonctions du Système d Information...21 II.1.6 Conclusion...22 II.2 Chapitre 2 : LES systèmes multi-agents II.2.1 Introduction...25 II.2.2 Agents...27 II.2.3 Choix du type d agents...29 II.2.4 Les systèmes Multi-Agents...30 II.2.5 Conclusion...39 II.3 Chapitre 3 : Les Systèmes d'information Coopératifs II.3.1 Introduction...41 II.3.2 Caractéristiques et propriétés des SIC...43 II.3.3 Taxonomie des Systèmes d Information Coopératifs...46 II.3.4 Conclusion...61 II.4 Chapitre4 : Ingénierie des systèmes d information coopératifs II.4.1 Introduction...63 II.4.2 Travail collaboratif...64 II.4.3 La GED...65 II.4.4 Workflow...66 II.4.5 Sécurité des Systèmes d Information...76 II.4.6 Conclusion...78 III PARTIE II : PROBLEMATIQUE ET SOLUTION PROPOSEE III.1 Chaine logistique III.1.1 Introduction...81 III.1.2 Définitions issues de la littérature scientifique...82 III.1.3 Gestion de la chaîne logistique (GCL)...86 III.1.4 Le système décisionnel...88 III.1.5 Les performances...90 III.1.6 Modélisation de la gestion de la chaîne logistique...92 III.1.7 description du système d information projeté...95 III.2 Méthodologies de développement III.2.1 Introduction III.2.2 L approche en cascade III.2.3 L approche itérative incrémentale III.2.4 UML (Unified Modeling Language ) III.2.5 Choix de l architecture

5 III.2.6 Architecture globale du système III.3 Chapitre3: Choix et présentation des technologies utilisées III.3.1 Plate-forme J2EE III.3.2 Les services de J2EE : III.3.3 CLIENTS III.3.4 Les Design Pattern III.3.5 Réplication et répartition avec Oracle streams III.3.6 Oracle Transparent Gateways III.4 Chapitre 4 : DEVELOPPEMENT du Système «SICLOG» III.4.1 Phase : Inception III.4.2 Phase : Elaboration III.4.3 Phase : construction IV CONCLUSION GENERALE V BIBLIOGRAPHIE

6 LISTE DES FIGURES Figure 1-le paradigme systémique Figure 2-Les niveaux 2 et 3 de complexité Figure 3-Les niveaux 4 et 5 de complexité Figure 4-Niveau 6 de la complexité Figure 5-Niveau7 de la complexité Figure 6-espace SMA Figure 7-les cinq niveaux de l approche fédérée Figure 8- architecture basée sur un système de médiation Figure 9-description de procédure Figure 10-Activités en entreprises de la Chaîne Figure 11-Architecture client/serveur Figure 12-Architecture à trois niveaux Figure 13-Architecture multi niveaux Figure 14-Architecture du system (SICLOG) Figure 15-Architecture J2EE Figure 16-Principe de la réplication de données Figure 17-Préparation de la réplication dans Oracle Figure 18-Concept du groupe de réplication dans Oracle Figure 19-Les processus d Oracle Streams Figure 20-Processus de capture Figure 21-Processus de propagation Figure 22-Propagations autorisées et non autorisées entre files d attente Figure 23- Processus d application Figure 24-oracle transparent gateway Figure 25-Diagramme de Contexte Dynamique SICLOG Figure 26-Diagramme de Contexte Statique SICLOG Figure 27-paquetage Maintenance Figure 28-paquetage Maintenance Figure 29-paquetage gestion de stock Figure 30-reversement Figure 31-établissement de marché Figure 32-distribution matériel Figure 33-maintenance Figure 34-Diagramme de déploiement

7 INTRODUCTION GENERALE 6

8 I INTRODUCTION GENERALE Ayant une expérience de plus de 25 ans d'activité professionnelle, notamment dans les domaines de gestion et de formation, à partir desquelles j'ai pu observer tout ce qui se passait dans les bureaux, services, départements; en d'autres termes, à différents niveaux de l'organisation dans laquelle j exerce mon métier d informaticien, j'ai pu constater combien l'information est une affaire complexe encore mal exploitée et moins explorée. Faisant partie de notre environnement quotidien, nous manipulons, recherchons et produisons celle-ci à tout instant, ce qui la rend parmi les gestes instinctifs qu'il semble inopportun de s'interroger sur eux. Chacun se meut dans une masse d'information et met en uvre de nombreuses procédures, de façon quasi automatique et routinière. Devant cet état de fait, Il est indéniable d'investiguer ces opérations et les démarches mobilisées par cette activité toute personnelle. Il est important de souligner que les gestionnaires d'entreprise, qui considèrent l'information comme l'une des ressources entrant dans la production d'un bien ou d'un service, sont préoccupés par cette activité qui en fait constitue le résultat d'expérimentation individuelle. Actuellement, l'information est gérer comme un capital et non comme un moyen de renseignement, de communication ou de décision. Elle constitue la matière première du métier "spécialiste de l'information". Ce terme évoque tous ceux qui, à des titres divers, ont en charge de collecter, organiser et mettre à disposition des fonds ou/et des flux d'information inhérents aux activités de leur organisme. L'avènement des technologies et leur capacité de traitement, de stockage et de diffusion ont complexifié les procédures de travail. A partir du moment où, tout agent, individu ou entité faisant partie d'une organisation, peut ou pourra, sans se déplacer, accéder à tous types d'informations. Qu'adviendra-t-il, donc, des métiers "d'intermédiation", dont le rôle consiste à faciliter l'accès à des ressources lointaines ou inconnues. Brigitte Guyot, dans son ouvrage "Dynamiques informationnelles dans les organisations" a rendu compte des composantes de l'activité de l'information sur au moins deux plans, individuel et collectif, en couplant le point de vue du gestionnaire avec celui de l'individu au travail, en faisant abstraction à l'approche documentaire centrée sur les études des besoins, sur les objets et leurs traitements. Cependant, il faudrait dépasser l'idée courante que les technologies de l'information résolvent presque tous les problèmes d'information. Si dans la plupart des cas cela est vérifié, certains problèmes n'ont pas été résolus et ont été même amplifiés. Nécessitant des connaissances supplémentaires, de nombreuses personnes sont impuissantes à résoudre les problèmes engendrés par l'utilisation de ces technologies. 7

9 La situation actuelle est transitoire: les outils sont suffisamment disponibles pour que leur usage paraisse largement acquis. Mais en même temps, ils subissent l'épreuve de la réalité, lorsque chacun les façonne, à sa manière, pour les utiliser à la manière voulue. Le principe même d'une organisation est de se structurer autour d'un objectif (but), en rassemblant autour d'elle un ensemble de moyens humains matériels et immatériels. Il faut donc la considérer dans des dimensions sociales (des hommes travaillant ensemble), organisationnelle (un ensemble de règles encadrant son fonctionnement), sans faire abstraction à la dimension cognitive, dans la mesure où ses activités produisent une représentation d'elle-même, pour elle et pour ses partenaires ou concurrents. L'information joue un rôle fondamental dans cette construction car elle contribue à structurer, à organiser, à socialiser et à construire du sens. Cela laisse entrevoir une première approche de l'information: elle est liée à une activité qu'elle traduit en la représentant; elle est inscrite sur des supports qui permettent de faire circuler des instructions, des ordres, des règlements, signalant ainsi des intentions multiples. C est un support de management. Une entreprise qui prend place dans un marché (environnement), propose un certain nombre de produits, de biens ou d'équipement, ou de services. Pour cela, elle est dans l'obligation de recourir à des fournisseurs, de construire des relations avec ses clients ou des usagers, tout en s'informant sur les activités des ses concurrents. Elle peut contrôler en interne l'ensemble du processus allant de la mise au point de son produit à sa commercialisation et son suivi. Mais elle peut aussi recourir à des corps de métier spécialisés qui vont lui assurer une partie de son travail. De nos jours, il y a lieu de constater qu'une partie de l'avantage concurrentiel d'une entreprise est liée à la manière dont elle surveille son marché, et surtout à la façon dont elle gère ses propres informations, celles qui sont liées à son métier. On parle alors de management stratégique de l'information et d'information stratégique pour faire ressortir qu'une information acquise au bon moment fera la différence dans son positionnement, ou de capital de connaissances, pour souligner l'importance d'une exploitation des savoir-faire acquis par la pratique. Dans les deux cas, l'information est considérée comme un potentiel possédant une valeur stratégique. La stratégie pourrait se définir comme la capacité à anticiper et à donner du sens à son action. Elle se fonde alors en grande partie sur une connaissance fine de sa propre position sur l'environnement, dans lequel elle opère, afin de prendre les mesures nécessaires à sa survie et son développement. L'information est donc intégrée dans le processus de décision en lui fournissant les éléments à analyser et à synthétiser au préalable. 8

10 Au début des années 80, et selon les théories de la décision, l'information stratégique signifie l'importance du processus de transformation de données hétérogènes en informations par une analyse permettant la prise de décision. Les technologies de l'information sont fortement impliquées par leur capacité à produire des tableaux de bord d'activités, simulation et scénarios. L'intelligence artificielle développe, quant à elle, les outils d'aide à la décision pour les organes directoires. La théorie générale des systèmes est le nom donné par L. Von Bertalanffy après la seconde guerre mondiale ; il la définit comme «la formulation et la dérivation des principes valables pour les systèmes en général» Le mot système a été l objet de plusieurs définitions. AD. Hall et RC. Fagen définissent un système comme étant «un ensemble d objets et les relations entre ces objets et entre leurs attributs». Les objets sont les composants du système, les attributs sont les propriétés des objets et les relations peuvent être comprises comme «ce qui fait tenir ensemble le système». J. Rosnay propose la définition suivante : «Un système est un ensemble d éléments en interaction dynamique, organisés en fonction d un but.» J.L. Le Moigne propose de définir le système comme : Quelque chose (n importe quoi, identifiable), Qui fait quelque chose (activité, fonction), Et qui est dotée d une structure, Evolue dans le temps, Dans quelque chose (environnement), Pour quelque chose (finalité, but, objectif). La théorie des systèmes distingue le système fermé et le système ouvert. Le système fermé est défini comme étant totalement isolé des influences externes et donc uniquement soumis à des modifications internes. Aussi, un système fermé peut être défini comme un automate qui ne peut se trouver que dans un certain nombre d états définis ; la connaissance de ces états est suffisante pour définir le système. Paradoxalement, le système ouvert est en relation permanente avec son environnement. Il subit des perturbations externes qui sont, a priori, imprévisibles et inanalysables. Ces perturbations (événements), qui se produisent dans l environnement, provoquent des adaptations du système qui le ramènent à un état stationnaire. Trois propriétés formelles s appliquent aux systèmes ouverts : 9

11 Totalité : un système ne se comporte pas comme un simple agrégat d éléments indépendants, il constitue un tout cohérent et indivisible. Une autre façon d exprimer cette propriété est de définir un système complexe. Ce dernier est constitué par une grande variété de composants organisés. Rétroaction : Le fonctionnement de base des systèmes repose sur le jeu combiné des interactions entre les composants du système. Dans tout système où s effectuent des transformations, on peut identifier des entrées qui reflètent l action de l environnement sur le système et des sorties qui représentent l action du système sur l environnement. L identification de boucle de rétroaction permet de comprendre des fonctionnements complexes des systèmes. La mise en uvre de ces boucles va conduire à une circularité du système ; en effet, autant pour une chaîne causale linéaire, on peut parler d un commencement et d une fin, autant pour les systèmes à rétroaction, ces termes n ont pas de sens. Equifinalité : Le principe d équifinalité signifie que les mêmes conséquences peuvent avoir des origines différentes et donc par opposition au système fermé qui est complètement déterminé par ses conditions initiales, un système ouvert a un comportement à la limite indépendant des conditions initiales. P. Watzlawitck voit la famille comme étant un système ouvert. La propriété de totalité signifie que le comportement de chacun des membres est lié au comportement de tous les autres membres et en dépend. La famille ne peut se réduire à chacun de ses membres. Les boucles de rétroactions se traduisent par le fait que les réactions de la famille en réponse à des perturbations venant de l environnement vont à leur tour modifier le «système famille». Il donne l exemple de certaines familles pour lesquelles le fait d essuyer un gros revers est une occasion de resserrer les liens familiaux, alors que pour d autres la crise la plus banale est une occasion d éclatement. Le principe d équifinalité stipule que dans l analyse de la famille comme un système, on devra moins s intéresser aux conditions initiales de la perturbation qu au mécanisme de rétroaction et qu un éclatement ou un resserrement peuvent être causés par des entrées forts diverses. Le terme d homéostasie rend compte de l existence des mécanismes de rétroaction qui servent à atténuer les répercussions d un changement et à ramener le système à son état d équilibre. L approche systémique s oppose à l approche analytique et la complète. Dans cette dernière, on essaie de réduire le système à des éléments constitutifs simples pour les étudier isolément et analyser leur interaction avec le système. Cette approche est pertinente dans le cas des systèmes homogènes comportant des éléments semblables ayant entre eux des 10

12 interactions faibles. Dans les autres cas, on doit considérer le système dans sa totalité, en tenant compte de sa complexité et de sa dynamique. Le recours à l'approche systémique paraît incontournable pour avoir une vision générale de l'entreprise, de ces flux et des relations entre les entités qui la composent. Cette science les définit comme des regroupements d'éléments en interaction dynamique, agencés et organisés en fonction d'un but. Chacun, de ces éléments, est doté d'attributs, propriétés qui tiennent ensemble par des relations réciproques. Un système a donc une délimitation (espace interne circonscrit par des frontières), un mode d'organisation propre et il entretient des relations avec ses environnements proches ou lointains. Il trouve en lui-même, ou va chercher ailleurs, les ressources nécessaires pour évoluer, survivre et se développer. L'information joue un rôle essentiel dès qu'on s'intéresse aux interactions qui structurent et transforment un système. Ceci découle de la cybernétique, ou science du pilotage des machines. Ces systèmes techniques sont bouclés autour de relations simples cause-conséquence, et commandés par des réponses-réflexes et de rééquilibrages permanents (la rétroaction) pour maintenir leur équilibre. Sur le plan méthodologique, la systémique conceptualise par modélisation. L'observateur choisit un point de vue pour étudier un objet puis, par une série de traductions et de schématisations, il élabore une représentation signifiante des lignes de forces. Ce modèle explicatif offre une grille de lecture réutilisable dans d'autres situations jugées semblables. Ainsi, un modèle hiérarchique sera représenté sous forme d'arborescence, un processus par un découpage en séquences. Lorsqu'on applique les principes systémiques à une organisation, elle devient un système contraint car structuré par les buts assignés, et construit par des interactions qui forgent son identité. Ce système "global" se subdivise en autant de sous-systèmes qu'il a de fonctions spécialisées. Chaque partie, composant ce système, tout en étant autonome et situé selon la place qu'elle occupe dans l'ensemble, y joue un rôle particulier. Cette globalité se décompose en unités locales, tant géographiques que fonctionnelles. Il s'établit une différenciation par niveaux, du plus élémentaire (l'individu) au plus global ; la macro correspondant à l'entreprise toute entière. Ils sont reliés entre eux par des relations transversales, entre unités locales ou entre niveau local et le niveau général. L'organisation est traversée, en interne, par des relations hiérarchiques, contractuelles ou interpersonnelles, tout en entretenant des rapports concurrentiels ou coopératifs vis-à-vis de son environnement extérieur, au plan régional ou 11

13 même mondial. N'importe quelle modification entraîne un réagencement de la totalité qui se mue, en transformant sa configuration. L'information est définie par les cybernéticiens comme un signal qui transforme un état à un moment T1 vers un autre état à un moment T2. Elle est considérée comme des instances faisant bouger le système technique, la régulation en conditionnant sa réactivité et enfin la contribution à la lutte contre l'entropie (dégradation du système). Conformément à l'approche systémique, l'information est posée comme un vecteur de transmission d'ordres (dans une verticalité descendante) et de signalement vers le système de décision et de contrôle des activités (verticale remontante). En même temps, en venant transformer les représentations antérieures, l'information agit comme un facteur d'organisation symbolique: l'entreprise, dès sa création, produit des informations, aussi, bien pour s'organiser et fonctionner que pour se doter d'un système de représentations partagées par l'ensemble de ses membres. Certains considèrent l'information comme un vaste système de traitement de symboles. Une organisation désigne les objets (matériels et immatériels) sur lesquels elle s'active et produit des représentations sur ses propres activités. Cette mémoire organisationnelle engrange toutes ces productions symboliques et crée de l'intelligence, en donnant du sens aux actions futures. Le mémoire est organisé en deux parties, dont la première présente un état de l art du domaine et la deuxième concerne principale notre contribution. La première partie comporte quatre chapitres, dont le premier introduit la notion de système d information et de l approche systémique. Aussi, un référentiel de complexités croissantes des systèmes a été évoqué permettant de situer la modélisation systémique. S en suivi, une présentation des fonctions que peut assurer un système d information. Enfin, des remarques et des suggestions ont été énumérées dans une conclusion à ce chapitre. Le deuxième chapitre donne des définitions sur les agents, les systèmes multi-agents et leur environnement. En outre, les concepts de communication, d interactions, de coopérations et d organisation ont été évoqués. Les systèmes d information coopératifs ont été cernés dans le chapitre trois. Dans ce dernier, on retrouve les caractéristiques et la taxonomie des systèmes d information coopératifs. Enfin, dans le quatrième chapitre nous nous sommes intéressés à l ingénierie des systèmes. Les notions de travail collaboratif, de GED et de workflow ont été données, non sans omettre l aspect sécuritaire des systèmes d information qui précède une conclusion à ce chapitre. La deuxième partie, quant à elle, comporte aussi quatre chapitres, dont le premier introduit les problèmes d organisation et de gestion des activités auxquels sont confrontées les 12

14 entreprises. Les notions de «chaîne logistique» et de «gestion de la chaîne logistique» sont définies. Une analyse des performances et des critères de performance ont été énumérés ainsi que l aspect modélisation de la gestion de la chaine logistique. A la fin de ce chapitre, nous avons présenté notre système (SICLOG) «Système d Information de la Chaîne Logistique». Au chapitre deux, les méthodologies de développement ont été présentés. En effet, dans ce chapitre, nous avons donné une description des différentes architectures existantes et avons présenté l architecture globale de notre système. Au chapitre trois, ont été évoqués les choix des technologies utilisées ainsi que telles que : Java, Oracle, UML,. Enfin, au quatrième chapitre nous avons présenté le processus de conception. Notre choix s est porté sur le processus unifié qui comporte quatre phases, à savoir : la phase Inception, dans laquelle, nous essayons de comprendre le contexte du système, de déterminer les principaux cas d utilisation, les besoins fonctionnels et non fonctionnels. La deuxième phase intitulée Elaboration dans laquelle nous avons tenté d approfondir la compréhension du système par un processus continue de collecte d information et d arriver à obtenir les spécifications dudit système. Une analyse et une conception détaillées des cas d utilisation ont été présentées. Il est utile de signaler que cette phase est très importante vu qu on doit passer d une architecture candidate construite lors de la phase précédente, vers une architecture stable dans celle-ci. La construction étant la troisième phase, permet de savoir si le système informatisé a satisfait les exigences des utilisateurs. Enfin, la dernière phase, qui consiste au déploiement et à la mise en place dudit système. Cette phase est appelée Transition. Nous clôturons ce mémoire par une conclusion générale, dans laquelle nous évoquons les perspectives. 13

15 PARTIE I : ETAT DE L ART II PARTIE I : ETAT DE L ART Chapitre 1 : Systèmes d Information Chapitre 2 : Les Systèmes Multi-Agents Chapitre 3 : Les Systèmes d'information Coopératifs Chapitre 4 : Ingénierie des Systèmes d Information Coopératifs 14

16 Chapitre 1 : Systèmes d Information II.1 CHAPITRE 1 : SYSTEMES D INFORMATION 15

17 II.1.1 INTRODUCTION Un système dévolu à l'information peut être défini comme un assemblage de moyens, matériels et humains, pour gérer, mettre en ordre et organiser l'exploitation d'information. Cette notion de système d'information est ambiguë, du fait qu elle est réduite au seul traitement informatique. Il est vrai que l'informatique engrange des données, les trie et les formalise pour les rendre compatibles avec les traitements attendus, comme l'indiquent les termes de computation ou de traitement de l'information. Les sciences de gestion ont défini le système d'information comme l'ensemble des outils informatiques dévolus au pilotage des activités, à la gestion stratégique et au contrôle. [FAV99, ROW 02] De nos jours, le système d information, et sa composante informatisée (de plus en plus consistante), impacte et implique une organisation dans son ensemble. Ce n est pas par hasard si certains progiciels de gestion imposent, pour le meilleur et pour le pire, un modèle d organisation. De manière lapidaire, une organisation (entreprise, organisme, administration, ) est structurée autour d un objectif (de vente, de production de service public ), auquel sont consacrés des ressources, définissant ainsi un intérieur (les agents de l organisation) et un extérieur (partenaires, clients, administrés ), et manipulant, pour satisfaire cet objectif, de l information, en mettant en uvre des supports divers : un Système d Information. A l heure où l information n est plus seulement considérée comme ressource opérationnelle mais aussi comme une ressource stratégique pour l entreprise, son système d information devient un facteur de différenciation par rapport à ses concurrents. C est par sa culture, ses croyances et son système d information performant que celle-ci pourra s adapter à son environnement concurrentiel. C est dire toute l importance des méthodes de conception et de développement de systèmes d information mises en uvre dans l entreprise. Mais, au fait, qu est ce qu une méthode? L étymologie du mot est incertaine, mais elle tient pour plausible l association de deux racines, celle qui dit le raisonnement rusé ou les ruses de l intelligence ; la «Métis», et celle qui dit le chemin, la voie à suivre, «Hodos». «Chercher une méthode, disait P.Valéry (dans variétés), c est chercher un système d opérations extériorisables qui fasse mieux que le travail de l esprit. Dans le petit robert, on trouve la définition suivante : Une méthode peut être «une marche, un ensemble de démarches que suit l esprit pour découvrir et démontrer la vérité (dans les sciences). Cela peut être aussi, «un ensemble de démarches raisonnées, suivies pour parvenir 16

18 à un but». On peut, également, définir une méthode comme «un ensemble de règles, des principes normatifs sur lesquels reposent l enseignement, la pratique d un art» La nature spécifique du système d information, à la fois objet «naturel» et objet «artificiel», nous conduit à définir une méthode pour leur conception comme avant tout un schéma de réflexion fournissant au concepteur un guide continu indiquant la manière d aborder les problèmes. C est ce qui appelé communément les principes généraux de la méthode. La façon de mettre en uvre ces principes généraux au cours du processus de conception se concrétise par une démarche, proposant une succession progressive d étapes. Cette démarche est fréquemment appuyée sur des raisonnements qui permettent de mettre en uvre plus aisément celle-ci. Ces raisonnements sont soit l émanation directe des principes généraux et constituent ainsi l originalité de la démarche, soit plus généraux et adaptés aux principes de la méthode. Pour conduire ces raisonnements, et pour assurer la communication entre les intervenants dans le processus de conception, la méthode doit proposer des modèles. Les modèles seront exprimés et validés en utilisant des formalismes ; langages permettant d identifier et de décrire tous les concepts nécessaires à la spécification des systèmes étudiés. II.1.2 APPROCHE SYSTEMIQUE Le paradigme systémique repose sur les trois hypothèses fondamentales suivantes : Hypothèse téléologique où l objet à modéliser est supposé doté d au moins un projet identifiable. Le fonctionnement et l évolution de cet objet peuvent être interprétés par des projets qui euxmêmes détermineront des structures possibles ; Hypothèse d ouverture sur l environnement où l objet à modéliser est ouvert sur l environnement que l on doit présenter, même s il n est pas descriptible de manière exhaustive ; Hypothèse structuraliste où l objet à modéliser doit être décrit dans sa totalité, fonctionnant et évoluant. Figure 1-le paradigme systémique 17

19 Appliqué à l entreprise, ce paradigme met l accent sur les interrelations entre sa structure, son activité, son évolution et ses finalités, cela dans un environnement changeant. II.1.3 REFERENTIEL DE COMPLEXITES CROISSANTES J.L Le Moigne [Le Moigne 77] a proposé une classification des systèmes fondée sur leur complexité croissante. Cette classification se décompose en neuf (09) niveaux artificiels permettant à l observateur de situer sa modélisation, en fonction de la complexité de l objet réel et surtout en fonction des objectifs du modèle représentant l objet. Cette classification en complexité croissante nous permet d illustrer l émergence de la notion de système d information, de nous doter d une définition du système d information et d appréhender les limites de l informatisation de ces systèmes. Niveau 1 : l objet est passif et sans activité (une table, une armoire). Niveau 2 : l objet est actif et transforme des flux (structure active, mouvement prédéterminé : pressoir, ampoule électrique, machines). Niveau 3 : l objet actif est régulé. Il présente quelques régularités de comportement, et l on observe des refus d autres comportements possibles. On peut le modéliser comme doté d un autre processeur chargé d assumer sa régulation. Figure 2-Les niveaux 2 et 3 de complexité. Niveau 4 : l objet s informe. Au lieu d un couplage physique entre les deux processeurs, le processeur de régulation s informe sur l activité du processeur actif (freinage ABS, injection électronique ). La modélisation de l objet régulé grâce à un flux d information constitue le schéma de base de la cybernétique. Niveau 5 : l objet décide de son activité. Il passe d un comportement théoriquement prévisible (ou programmé) à un comportement «libre» et apparaît doté d un projet (objectif). C est l émergence d un processeur décisionnel autonome. 18

20 Figure 3-Les niveaux 4 et 5 de complexité. Niveau 6 : l objet a une mémoire. Pour prendre des décisions, le processeur décisionnel fait appel à des informations-représentations non seulement du comportement actuel, mais aussi des comportements passés. Ce niveau est caractérisé par l émergence de processus de mémorisation. L objet possède une mémoire. Figure 4-Niveau 6 de la complexité Niveau 7 : l objet se coordonne. Le processeur actif devient une fédération de processus actifs, nécessitant une coordination ; il est alors appelé système opérant (SO). La même évolution s applique au processeur décisionnel qui devient système de pilotage (SP), ainsi que la mémoire qui devient système d information (SI). 19

21 Figure 5-Niveau7 de la complexité Niveau 8 : l objet imagine et s auto-organise. L objet est capable, afin d atteindre ses objectifs, d imaginer l organisation la mieux adapter de ses sous-systèmes. Le système de pilotage dispose de capacités d imagination, de conception qu il mettra à profit pour élaborer des plans d action et conduire l adaptation des autres sous-systèmes. Niveau 9 : l objet s auto-finalise. Ultime stade de l évolution (pour l auteur), l objet est désormais capable de définir son projet, voir ses objectifs. C est l émergence de la conscience. Le système de pilotage dispose de capacités de finalisation (système de finalisation), lui permettant de changer ses objectifs. Pour les atteindre, il fera évoluer en conséquence ses sous-systèmes opérants, de pilotage et d information. II.1.4 MODELISATION SYSTEMIQUE DE L ENTREPRISE En nous proposant une modélisation progressive des objets, la systémique facilite la compréhension de l entreprise, objet complexe actif et organisé. Il est utile de rappeler que tout corps social organisé, en particulier les entreprises et les administrations, pourra être modélisé comme un système dont la complexité se situera au niveau 9 précédemment défini. A travers l étude des niveaux de complexité apparaît le rôle du sous-système d information (émergence de processus de mémorisation). Ainsi, nous pouvons situer le rôle et les fonctions du système d information de l entreprise et ses relations avec les autres systèmes ; le système de pilotage et le système opérant. Nous allons, à présent, décrire succinctement, le rôle de chacun de ces systèmes composant l entreprise-système. 20

22 Le système opérant est le siège de l activité productive de l entreprise. Il est constitué des toutes les catégories de personnels réels ou artificiels transformant des flux de matières, des flux financiers, des flux d actifs ou d informations etc. Le système de pilotage est le siège de l activité décisionnelle de l entreprise. Cette activité décisionnelle est très large et est assurer par tous les acteurs de l entreprise, à des niveaux divers, depuis les acteurs agissant plutôt dans l activité productrice de l entreprise, à ceux dirigeant cette dernière. Elle permet la régulation, le pilotage amis aussi l adaptation de l entreprise à son environnement. Le système d information qui est considéré, pour l instant, comme un système de mémorisation dont le rôle est de permettre au système de pilotage d assumer ses fonctions, notamment en assurant son couplage avec le système opérant. II.1.5 FONCTIONS DU SYSTEME D INFORMATION L analyse systémique nous a permis de faire émerger la notion de système d information comme une représentation de l activité du système opérant et/ou du système de pilotage, et des échanges avec l environnement, conçue à l initiative du système de pilotage en fonction des objectifs à atteindre et de l organisation choisie. Ce système d information est destiné : Au système de pilotage pour pouvoir connaître et maîtriser le fonctionnement du système opérant, Au système opérant lorsque les flux transformés sont de nature «information». Le système d information (SI) assure, au sein de l entreprise, les fonctions primaires suivantes : La génération des informations. Le système de pilotage, organe de conception du système d information, doit faire preuve d imagination dans la définition de l information nécessaire à l émergence du SI et de ses fonctions. Cette génération de l information est un préalable nécessaire à toute mémorisation de l information ; elle permettra toute saisie future et elle est propre à chaque organisation. Cette génération de l information consiste à définir un vocabulaire spécifique de l entreprise, à travers l attribution à toute information d un nom et d une définition, reconnus et partagés au sein de l entreprise. Elle concerne également la définition des événements déclarés «d intérêt pour l organisation», conduisant aussi à définir les réactions que l organisation devra développer en réponse à ces événements. La mémorisation des informations (transfert des informations dans le temps). 21

23 La fonction de mémorisation (collective) des informations a un rôle central dans le référentiel des complexités croissantes de K.E. Boulding : dans mémoire, pas d apprentissage, pas d intelligence. La nature et la signification des informations à mémoriser seront des éléments essentiels de la conception d un système d information. La communication et la diffusion des informations (transfert des informations dans l espace). Le système d information assure les échanges (acquisition et restitution) d informations avec/entre le système opérant et le système de pilotage. L organisation de l acquisition et de la restitution des informations constituera un autre élément important de la conception des SIs. L exécution des traitements (transfert des informations dans la forme). Par référence à l approche systémique, les traitements sont soit des activités de transformation d information-matière première (relevant donc du système opérant), soit des activités de décisions, élémentaires ou complexes (relevant du système de pilotage). Le SI accueille, pour le compte du SP ou du SO, les traitements suffisamment formalisés et répétitifs. Ce qui était une décision-réflexion au niveau du SP devient un réflexe au niveau du SI. Ainsi, le système d information ne fait aucune hypothèse sur les moyens le supportant ; le système d information existe indépendamment des techniques informatiques. Toutefois, ces techniques vont permettre d amplifier les fonctions de mémorisation, de communication et de traitement des informations. L informatisation du système d information comporte ainsi deux préoccupation majeures ; d une part la compréhension et l explication du système d information (activité, information, organisation), et d autre part la construction de logiciels, support du système d information. II.1.6 CONCLUSION Ce qu il faudrait retenir ici, c est que l auteur n a pas pris en considération les aspects règlementation, d existence ou de survie, priorisation des objectifs et la conception de méthodes. En outre, l aspect sécuritaire n a pas été du tout pris en compte, puisque l objet se trouve dans un environnement instable (variant) et peut se retrouver dans d autres environnements inconnus. L objet peut être sujet d anomalies de fonctionnement. Dans ce contexte, comment peut-il le savoir et quelles sont les actions (prioritaires) qu il doit entreprendre pour retrouver sa stabilité ou son fonctionnement jugé normal. 22

24 La question qui se pose, c est que l objet peut-il changer une règlementation prédéfinie, au sein de l environnement dans lequel il opère, ou au sein même de son entité. Peut-on le doter d un pouvoir décisionnel sans limites lorsqu il opère dans des environnements inconnus ou lorsque son environnement est perturbé voir instable? Ces questions nous amènent à étudier la possibilité de doter l objet de ces pouvoirs (propriétés) afin qu il puisse «survivre» à toute forme de déstabilisation, d anomalies de fonctionnement ou de changement d environnement tout en restant dans un cadre réglementaire général. 23

25 Chapitre 2 : Les systèmes multi-agents II.2 CHAPITRE 2 : LES SYSTEMES MULTI-AGENTS 24

26 II.2.1 INTRODUCTION Depuis l avènement de l outil informatique, les chercheurs ont toujours essayé de comparer le cerveau humain à la machine la plus perfectionnée. Mais c est pendant les années 1960 que l homme a abordé un des plus important axes de recherches qui consiste à créer des comportements intelligents à partir d ordinateurs. C était le début de l intelligence artificielle. Depuis, l intelligence artificielle s intéresse à la modélisation des comportements humains suffisamment complexes pour être dits intelligents. La machine de Turing étant présentée comme un test consistant à déterminer son intelligence par rapport à celle de l être humain lors d une conversation. Néanmoins, la notion d intelligence de groupe ou d intelligence collective était totalement ignorée dans ce test, car la machine ne pouvait représentée plusieurs personnes à la fois. Au début des années 80, la notion d agent et de systèmes multi-agents a pris un ascendant considérable. Ce domaine est né de l idée de distribuer les connaissances et le contrôle dans des systèmes d Intelligence Artificielle. Il constitue, de nos jours, une alternative très intéressante pour la conception, la mise en uvre ou la simulation et la compréhension de systèmes coopératifs, distribués ou ouverts. Dans une société humaine, un problème complexe ne peut être résolu par une personne isolé mais en contre parti ce même problème, aussi complexe soit-il, est très souvent résolu par un groupe d individus compétents évoluant dans une organisation dont l attitude évolue dynamiquement et de manière autonome au cours de l élaboration de la solution. L Intelligence Artificielle Distribuée (IAD) se distingue de l Intelligence Artificielle (IA) classique, d une part, par le concept de distribution de l intelligence, et d autre part par la différence de paradigme. La connaissance n est plus concentrée dans une seule entité, cas de l IA, mais répartie entre plusieurs, qui, par leur interactions, parviennent à résoudre une tâche collective ou à ordonner leurs actions. Les systèmes Multi-Agents (SMA) ont été définis par Ferber [Ferber,1995], comme étant «des activités simples ou complexes, telles que la résolution de problèmes, l établissement d un diagnostic, la coordination d action ou la construction de systèmes sont le fruit d entités relativement autonomes et indépendantes, appelées agents, qui travaillent au sein de communautés selon des modes, parfois complexes, de coopération, de conflit et de concurrence, pour survivre et se perpétuer. De ces interactions émergent des structures organisées qui, en retour, contraignent et modifient les comportements de ces agents». Les systèmes multi-agents sont composés d un agrégat de logiciels autonomes appelés «Agents» et sont caractérisés par : 25

27 Un environnement dynamique dans lequel évoluent les agents, dont l activité peut être remise en cause durant la vie du système ; Des agents ayant une perception partielle de leur environnement. La pertinence de leur action est alors uniquement locale ; Des agents ayant des capacités cognitives restreintes. Ils ne peuvent, par conséquent, pas tout traiter individuellement et doivent s associer pour réaliser l activité globale ; Selon Jacques Ferber, les recherches dans le domaine poursuivent deux objectifs majeurs : Le premier concerne l analyse théorique et expérimentale des mécanismes d auto-organisation qui ont lieu lorsque plusieurs entités autonomes interagissent ; Le second s intéresse à la réalisation d artefacts distribués capables d accomplir des tâches complexes par coopération et interaction. Toutes les recherches actuelles se focalisant sur le domaine multi-agent s intéressent principalement aux systèmes formés par un nombre important d agents et ayant une très forte dynamique. Chaque agent, évoluant de manière autonome dans un système, ne possède qu une vue partielle de ce système, et par voie de conséquence, il lui est impossible d y avoir une vue globale. D autre part, vu que la dynamique est très importante, il est quasiment impossible de prévoir, dès la conception, toutes les situations pouvant survenir durant le fonctionnement du système. Ces systèmes doivent impérativement s adapter à cette dynamique au cours de leur fonctionnement. En effet, Les systèmes sont plongés dans des environnements qui changent dynamiquement et de manière imprévue. Face à ces environnements en perpétuel mutation, les systèmes doivent pouvoir réagir, s adapter ou se muer. Cette faculté d adaptation devient, par conséquent, de plus en plus importante et nécessaire afin de survivre dans des environnements dynamiques et stochastiques inconnus ou indescriptibles à l avance. Les systèmes multi-agents adaptatifs apportent, des solutions très intéressantes et prometteuses et constituent actuellement un domaine à part entière en intelligence distribuée. Un système multi-agent n est pas monolithique (cohérent), mais est constitué d un grand nombre d agents interagissant les uns avec les autres. Chaque agent agit sur l environnement, sur autrui et sur l organisation en fonction de ses interactions. La résolution d un problème s effectue généralement selon une méthode «up-down» descendante. Ceci dit, pour la résolution d un problème complexe, la méthode utilisée consiste en la décomposition de ce problème en sous problèmes qui à leur tour s ils 26

28 présentent une certaine complexité, sont divisés en sous-problèmes jusqu à obtenir des problèmes simples à résoudre par des agents d une manière individuelle, tout en prenant en charge le séquencement des opérations afin d obtenir la solution recherchée. Cette approche présuppose de pouvoir maitriser, dès la conception, les interactions potentielles du système avec l environnement dans lequel il est plongé. Lorsque la spécification du problème est incomplète où lorsque l environnement est évolutif, cette démarche devient difficilement applicable. Les systèmes multi-agents permettent de construire des systèmes artificiels pour lesquels l activité collective observée n est décrite dans aucun des agents qui les composent. Cette approche devient impérative lorsqu il s agit de construire des systèmes complexes qui n ont pas de solution algorithmique connue a priori : la solution doit se construire dynamiquement. Ceci est très utile dans les applications où : La coopération d une multitude de tâches élémentaires est indispensable pour la réalisation d une activité collective précise mais difficilement formalisables ; Le système est fortement évolutif : la création, la modification ou la suppression de tâches élémentaires sont permanentes et imprévisibles ; L environnement exerce des contraintes fortes et dynamiques sur le système. II.2.2 AGENTS Il existe une multitude de définitions du terme «Agent» du fait de son utilisation versatile. Nous allons essayer de donner quelques définitions les plus utilisées : Définition de Ferber : On appelle agent une entité physique ou virtuelle possédant les caractéristiques suivantes : La possibilité d agir dans un environnement, La faculté de communiquer directement avec d autres agents, L opportunité de muer grâce un ensemble de tendances (sous la forme d objectifs individuels ou d une fonction de satisfaction, voire de survie, qu elle cherche à optimiser), La possession de ressources propres, La capacité de percevoir son environnement (mais d une manière limitée), La disposition d une représentation partielle de cet environnement (et éventuellement aucune), La possession de compétences et la possibilité d offrir des services, La possibilité de reproduction. On distingue trois types d agents : 27

29 II Agents réactifs Ce type d agents possède une représentation très simplifiée de l environnement dans lequel ils évoluent. Ils sont souvent qualifiés de peu intelligents. Leurs capacités consistent à réagir uniquement en mode stimulus/action. Un système Multi-Agents constitué d Agents réactifs possède généralement un assez grand nombre d agents et le succès, dans ce type de systèmes, porte sur l émergence d un comportement collectif intelligent. Nous pouvons citer l exemple d un système multi-agent reproduisant le comportement des fourmis pour trouver le chemin le plus rapide entre deux points d un réseau dont le nombre de n uds et d arrêtes est inconnu fait émerger une intelligence collective dans son comportement. II Agents cognitifs Sont supérieurs au agent réactifs d un point de vue pouvoir. Ils possèdent une représentation de leur environnement ; même si elle partielle, cette représentation est sophistiqué. En plus, ils ont des buts explicites et sont même en mesure de planifier leur comportement, de mémoriser leurs actions passées, de communiquer par envoi de messages ou par l intermédiaire de langages d interaction élaborés, de négocier, etc. A l inverse d un SMA constitué d agents réactifs, celui composé d agents cognitifs ne possède qu un nombre restreint d agents. Ces agents peuvent être intentionnels, c est-à-dire dotés d attitudes intentionnelles telles que la croyance, les désirs et les intentions «BDI», rationnels qui agissent selon la rationalité donnée, normés dans le cas où les agents évoluent dans un système doté de normes sociales, etc. Parmi les architectures cognitives les plus connues, nous citerons celle de Belief, Desire et Intention (BDI) qui est basée sur les notions d attitudes mentales que sont la croyance, le désir et l intention : Les croyances correspondent aux informations dont dispose l agent sur son environnement ; Les désirs correspondent aux états de l environnement que l agent souhaiterait voir réalisés ; Les intentions correspondent aux projets de l agent pour satisfaire ses désirs. II Agents hybrides D autres types d agents qualifiés d hybrides, qui sont en réalité une mixture des deux types précédents, sont ensuite apparus. Ces agents intègrent l aspect cognitif et réactif. Dans une telle architecture un agent est composé de modules qui gèrent indépendamment la partie réactive et la partie cognitive. Le problème principal reste de trouver le mécanisme idéal assurant cette combinaison. 28

30 Il est très important de souligner que ni les architectures réactives, ni les architectures cognitives n offrent de solution unique, mais certaines architectures sont plus adaptées que d autres en fonction du contexte. II.2.3 CHOIX DU TYPE D AGENTS Le choix du ou des types d agents à utiliser dépend en fait du système multi-agents le plus pertinent pour le problème à résoudre. Ainsi, certains SMA n utilisent qu un seul type d agents regroupés par objectif, d autres plusieurs types correspondant à des rôles précis nécessaires à la résolution. II Selon l utilisation Agents collaboratifs : Ces agents ont des capacités de coopération. Un regroupement de ces agents permet, entre autres, de réduire un problème complexe en sous-problèmes moins complexes. Agents d interface : Ces agents collaborent avec l utilisateur pour effectuer certaines tâches telles que les activités de bureautique, les systèmes tuteurs intelligents. Agents pour la recherche d information : Ces agents effectuent, en premier lieu, une recherche d informations parmi une collection de données et, en second lieu, procèdent à une analyse des informations utiles trouvées afin de découvrir de nouvelles connaissances. Agents pour le commerce électronique : La montée en puissance de l Internet a créée de nouvelles exigences. Les agents issus de cette tendance permettent la promotion, la vente ainsi que l achat de produits et de services par l entremise des réseaux informatiques. Agents conversationnels animés : Ce sont des interfaces de dialogue entre des utilisateurs et des systèmes d information. Ils se déploient sur des sites Internet, notamment des sites marchands. Ils sont pourvus de bases de dialogues correspondant aux contextes d interaction dans lesquels ils agissent. Agents guide ou assistants : Ce type d agents essayent de suggérer des sites susceptibles d intéresser l utilisateur, en observant son comportement sur Internet. Généralement, quand des usagers visitent des sites sur Internet, ils laissent une traçabilité (adresse), qui permet à ces agents de déterminer leurs besoins ou leurs désirs. II Selon la technologie employée Agents stationnaires : Allusion faite aux satellites stationnaires, Il s agit du cas où l agent s exécute toujours sur la même machine. Agents mobiles : A l inverse des agents stationnaires, les agents mobiles s exécutent sur différentes machines en se propageant d un hôte à l autre. Typiquement, ils suivent un itinéraire. 29

31 II.2.4 LES SYSTEMES MULTI-AGENTS Un système multi-agents peut être considéré comme un ensemble d agents partageant un même environnement. Cet environnement peut être décomposé en deux parties, l environnement social qui est composé des agents du système et l environnement physique au sein duquel ils évoluent. II Propriétés des environnements La nature de l environnement ainsi que ses propriétés influent de manière considérable les actions des agents. Parmi les propriétés les plus connues, nous pouvons citer : Entièrement observable par opposition à partiellement observable : si l agent a accès à la totalité de l environnement en tout temps, cet agent est dit entièrement observable ; celui-ci peut obtenir une information complète, exacte et à jour sur l état de l environnement. Dans un environnement partiellement observable ou inaccessible, l agent ne peut avoir qu une information partielle. Déterministe par opposition à non déterministe ou stochastique : si l état suivant de l environnement est complètement déterminé par l état courant et par l action qu exécute l agent, on dit que l environnement est déterministe ; sinon, il est stochastique. Dans un environnement non déterministe, une action n a pas un effet unique garanti. Cependant, si l environnement est partiellement observable, il pourra paraître stochastique. Dynamique par opposition à statique : si l environnement peut changer alors qu un agent est entrain de prendre une décision (délibérer), on dit que cet environnement est dynamique. L état de l environnement dynamique dépend non seulement des actions du système qui s y trouve, mais aussi des actions d autres processus. Ainsi, les changements ne peuvent pas être prédits par le système. A l inverse, un environnement statique ne change pas si le système n agit pas. Continu par opposition à discret : Le nombre d actions et de perceptions possibles dans un environnement continu est infini et indénombrable. Dans le cas discret, l environnement est défini par un nombre d états. Mono-Agent par opposition multi-agents : La distinction entre environnements mono-agents et multi-agents peut sembler relativement simple. Un agent qui résout un problème tout seul ne doit pas considérer les événements et actions exercés par les autres agents. II Propriétés des Systèmes Multi-Agents Les propriétés en termes de rationalité et d autonomie doivent être précisées dans un système contenant plusieurs entités. Rationalité 30

32 Le terme rationalité peut être exprimé de différentes manières selon les types de systèmes multi-agents : o Pour certains systèmes, chaque agent dispose d une rationalité propre et peut mesurer individuellement sa performance. C est un challenge pour l agent dans la mesure où il cherche à maximiser ses gains (critères de performance) éventuellement au détriment des autres agents du système. o D autres systèmes s intéressent à une mesure de performance globale : Le système, en question, est caractérisé par une fonction globale de performance ; éventuellement calculée à partir d une combinaison de mesures de performances locales. La rationalité est forcément limitée puisque l agent ne connaît pas l environnement ni surtout le comportement des autres agents. L absence de capacité sociale ne permet pas aux agents d estimer le comportement des autres et par voie de conséquence ne peuvent pas agir correctement par la suite. Les systèmes de cette catégorie sont intelligents, collectifs et coopératifs du fait qu une mesure de performance globale caractérise les performances du système. Autonomie Plusieurs définitions peuvent être attribuées, en fonction du système, à la notion d autonomie d un agent. Russel et Norvig [Russel & AL., 2006] ont défini cette notion comme étant la capacité de l agent de s adapter à partir des expériences passée ; l agent a une mémoire. Dans un système multi-agent, cette capacité inclut la capacité à s adapter à l environnement global du système ; il a la faculté de se modifier, de changer et de muer. Aussi, il doit s adapter aux autres agents présents dont le comportement est inconnu et peut évoluer au cours du temps. Jennings [Jennings, 2000] définit, quant à lui l autonomie d un agent comme étant la faculté de décider d une manière autonome de son action sans intervention extérieure. Ceci signifie que toute action émise dans le système est uniquement à l initiative d un agent. Par conséquent, nous pouvons dire que l autonomie dans un système multi-agents coopératif doit permettre à l ensemble du système d évoluer. II Typologie des systèmes multi-agents On distingue deux grandes classes de systèmes à savoir les systèmes multi-agents cognitifs et les systèmes multi-agents réactifs en fonction du type des agents qui les composent. 31

33 o Les systèmes multi-agents cognitifs Ces systèmes sont composés d agents cognitifs souvent en nombre très réduit. La construction de systèmes multi-agents intelligents peut se faire à partir d agents dont les capacités de représentation sont complexes et pouvant disposer de processus de communication élaborés. o Les systèmes multi-agents réactifs Ces systèmes sont constitués d agents réactifs généralement en grand nombre. De tels systèmes se basent sut l hypothèse qu il est possible de produire des comportements collectifs intelligents complexes malgré la simplicité des comportements individuels. Dans un système multi-agent, un comportement global complexe peut apparaître comme le résultat des interactions entre des composants simples en grand nombre. De nombreux phénomènes peuvent s expliquer de la sorte (par exemple, les systèmes inspirés des colonies de fourmis). o Les systèmes multi-agents homogènes Ces systèmes sont constitués d agents de même type et donc de même architecture interne. o Les systèmes multi-agents hétérogènes Les systèmes de ce type sont composés d agents dont l architecture interne est différente. Il y a lieu à signaler que les systèmes actuels sont généralement hétérogènes. II Espace Système Multi-Agents Les systèmes Multi-Agents constituent un espace s articulant autour de trois axes principaux et nécessaires pour la conception et la mise en uvre de systèmes complexes : Cognition Aptitudes cognitives individuelles et collectives ; apprentissage ; raisonnement ; décision Langage d interaction, protocoles de communication ESPACE SMA Distribution des traitements et des Concurrence connaissances : Modèles, architectures Interaction Figure 6-espace SMA 32

34 L axe cognition fait référence aux aptitudes cognitives d un agent telles que l apprentissage, le raisonnement, la prise de décision, la planification autonome, etc. Ces aptitudes permettent aux agents de s adapter aux changements de leur environnement. Cependant, les agents étant dans un environnement multi-agents, leurs capacités doivent être considérées dans un contexte collectif II Domaines d application des SMA Les applications des systèmes multi-agents couvrent des domaines tels les systèmes d information coopératifs, la simulation sociologique, les outils documentaires adaptés au Web, les robots autonomes coopératifs, jeux vidéo (plusieurs joueurs), l aéronautique, la résolution distribuée de problèmes, etc. Cependant, les systèmes multi-agents développés actuellement peuvent être classés en trois catégories [Ferber 2006] : Les simulations dont l objectif est la modélisation de phénomènes du monde réel, afin d observer, de comprendre et d expliquer leur comportement et leur évolution. Ne trouvant pas de formalisme mathématique adapté, les systèmes multi-agents ont été utilisés dans le domaine de la modélisation des systèmes complexes. Aussi, ces systèmes ont montré qu il était possible de modéliser, dans le domaine des sciences du vivant, les comportements d entités élémentaires, au niveau micro, et d étudier le résultat global de l interaction de ces entités au niveau macro. En effet, la simulation multi-agent offre la possibilité de tester rapidement les modifications de certaines hypothèses ; elle permet, en outre, d intégrer de nouveaux agents et d éditer, sur un plan pratique, les résultats pour comparer les expérimentations les unes aux autres. De plus, elle permet de préserver l hétérogénéité du système à simuler. Les applications dans lesquelles les agents prennent le rôle d êtres humains. En effet, la notion d agents facilite la conception de ces systèmes et conduit à de nouvelles problématiques centrées utilisateur telles que la sécurité, la communication, etc. Les systèmes de ventes aux enchères, par exemple, où les agents jouent les rôles de commissaire-priseur et d acheteurs, représentent une classe d application de cette catégorie. La résolution de problèmes : l objectif est de mettre en uvre un ensemble de techniques pour que des agents participent de manière efficace et cohérente à la résolution du problème global, sachant que ces agents sont dédiés pour la résolution d une partie ou l ensemble du problème. 33

35 II Communication dans les systèmes multi-agents Définition «La communication est l échange intentionnel d informations occasionné par la production et la perception de signes issus d un système partagé de signes conventionnels.» [Russel 2006] Les communications dans les SMA sont inspirées de celles des humains. Ils sont à la base des interactions et de l organisation sociale. Si l agent ne peut pas communiquer, il devient alors isolé. Par le biais de la communication, les agents arrivent à coopérer et coordonner leurs actions et exécuter efficacement des tâches en commun. Pour pouvoir communiquer, les SMA utilisent des langages d interactions (ACLs, Agent Communication Languages), tels que KQML, KIF et FIPA ACL. II Interactions dans les SMA La notion d interaction constitue l essence d un système multi-agents à partir de laquelle les agents vont posséder la faculté de produire des comportements collectifs complexes et dépendants les uns des autres. En effet, la fonction interactionnelle d un agent porte sur l ensemble des mécanismes lui permettant de faire le lien avec son environnement ainsi que l ensemble des autres agents. L interaction peut être considérée comme une mise en relation dynamique de deux ou plusieurs agents par le biais d un ensemble d actions réciproques [Thomas 2005]. Elle représente de plus un élément nécessaire à la constitution des organisations. Définition [Ferber 1995] «On appelle situation d interaction un ensemble de comportements résultant du regroupement d agents qui doivent agir pour satisfaire leurs objectifs en tenant compte des contraintes provenant des ressources plus ou moins limitées dont ils disposent et de leurs compétences individuelles». A partir de cette définition, nous pouvons faire une classification des situations d interaction selon les critères suivants : La présence d objectifs communs ou compatibles, L accès à des ressources communes La répartition des compétences au sein des agents. 34

36 La notion de situation d interaction peut s exprimer, comme les attitudes adoptées par les agents vis-à-vis des autres agents, en fonction de ces critères et de l objectif du système. Jacques Ferber distingua trois grandes catégories d interactions : L antagonisme entre agents : les agents ont des objectifs conflictuels, ils sont en compétition, ou ont besoin de ressources communes d où l existence d un conflit sur ces dernières. L indifférence entre agents : les agents accomplissent leurs tâches individuellement et atteignent leurs objectifs sans gêne. La coopération entre agents : pour atteindre leurs objectifs, les agents doivent s entraider. Ces objectifs peuvent être communs aux agents. En effet, un des aspects importants de la dynamique d un SMA est la nature des interactions entre ses entités, étant donné qu elles constituent un support effectif de la coopération. Les agents interagissent en vue de coopérer et de coordonner leurs actions afin d atteindre des buts locaux (individuel) ou globaux (collectifs). L interaction est réalisée à travers un langage compréhensible et commun à tous les agents et peut être : Sélective sur un nombre restreint d agents ; en fonction de l accointance, par exemple. Ou étendue à l ensemble des agents c est-à-dire par diffusion. En outre, dans les systèmes multi-agents, les interactions permettent la combinaison des fonctionnalités des agents pour faire émerger le comportement global du système. D une part, une interaction peut être dans l une des trois catégories suivantes selon le gain perçu : Incidence nulle ; Incidence positive : l agent perçoit l interaction comme une aide ; Incidence négative : l agent perçoit l interaction comme une gêne. II Organisations dans les SMA Dans un système multi-agents, les agents sont organisés de manière à connaitre leurs partenaires et les rôles qu ils doivent assumer afin d atteindre un objectif donné. L organisation qui est une structure du système permet donc une mise en ordre des agents et conditionne le comportement de ces agents à travers les contraintes environnementales. Nous pouvons utiliser la définition de l organisation dans le domaine des systèmes multiagents donnée par Ferber [Ferber, 1995] : «L organisation est un agencement de relations entre composants ou individus qui produit une unité ou un système, dotée de qualités inconnues au niveau des composants ou 35

37 individus. L organisation lie de façon interrelationnelle des éléments ou évènements ou individus divers qui dès lors deviennent les composants d un tout. Elle assure solidarité et solidité relative, donc assure une certaine possibilité de durée en dépit de perturbations aléatoires». Dans le même contexte, la définition de [Moujahed 2007] est comme suit : «Une organisation est un ensemble d individus regroupés au sein d une structure régulée, ayant un système de communication pour faciliter la circulation de l information, dont le but est de répondre à des besoins et d atteindre des objectifs déterminés». Dans un système multi-agents, l organisation est le facteur structurant qui permet aux agents de connaître leurs rôles et éventuellement leurs partenaires en vue d atteindre leur objectif. La dualité existante entre l aspect statique et l aspect dynamique de l organisation détermine à la fois le processus d élaboration d une structure et le résultat même de ce processus. Ferber distingue alors l organisation comme étant le processus même de la structure organisationnelle qui en est le résultat. Nous pouvons considérer l organisation comme processus de mise en ordre résultant des interactions d agents, et la structure organisationnelle comme étant le regroupement de ces agents. On distingue plusieurs types d organisation : Groupe : plusieurs types de groupe existent : o Groupe simple : un groupe d individus pouvant coordonner et coopérer afin d atteindre un objectif commun et partagé. o Equipe : est une collection d individus rassemblés pour effectuer un travail ensemble. Au sein d une équipe, la communication entre les individus est impérative puisqu ils existent et évoluent dans un environnement. o Groupe d intérêts : chaque membre a les mêmes intérêts que les autres. Ces membres partagent les informations et coopèrent pour réaliser un but commun. o Communauté de pratique : se constitue lorsque les professionnels se regroupent et s organisent pour partager des informations et des expériences à leurs activités. Hiérarchie où l on distingue : o Hiérarchie simple : est basée sur une relation maître /esclave. o Hiérarchie multi niveaux : les liens d autorité forment un arbre. Le contrôle de ce type d organisation est très complexe. Organisation décentralisée : c est une hiérarchie multi divisions où chaque sommet d une branche est une organisation à part entière. La difficulté principale dans ce type d organisations est l intégration des différents résultats provenant des différentes divisions. 36

38 Marché : ce type d organisation se base sur la relation existante entre deux cocontractants qui doit obligatoirement être régit par des lois (articles). Une instance spéciale du marché est le Contrat Net Protocol qui est un protocole permettant l élaboration et l exécution d un contrat entre un agent manager et un agent contractant. Il fait intervenir des agents interagissant entre les deux cocontractants pendant l élaboration et l exécution du contrat au moyen de performatifs. Coalitions : Une coalition est une organisation à court terme basée sur des engagements spécifiques et contextuels permettant aux agents de bénéficier de leurs compétences respectives de façon opportuniste. II La coopération entre agents Les études dans le domaine de la sociologie ont montré que pour atteindre leurs objectifs (buts) d une manière efficace et rapide, les humains doivent coopérer et coordonner leurs actions puisque leurs capacités sont limitées. La coopération étant la forme générale d interaction la plus étudiée dans les SMA, représente l attitude sociale qui permet l augmentation des performances de groupe. De plus, la coopération se fonde à la fois sur la complémentarité d intérêt et la confiance. Définition 1 : [Glizes 2004] Les caractéristiques de la coopération idéale sont aussi celles d une coopération totale où la moindre activité est bénéfique pour autrui : Compréhension : un signal perçu doit être interprétable par un système coopératif. La compréhension mutuelle n a pas à être postulée mais doit émerger de l ajustement mutuel entre le système et son environnement. Raisonnement : toute information (un signal interprété) doit avoir des conséquences logiques dans le système. Autrement dit, toute information doit apporter de la nouveauté, à la différence des informations déjà stockées. Action : les conclusions du processus de raisonnement doivent être utiles à l environnement du système. Définition 2 : On dira que plusieurs agents coopèrent ou encore qu ils sont dans une situation de coopération si l une des conditions suivantes est vérifiée : L ajout d un nouvel agent permet d accroître différentiellement les performances du groupe ; L action des agents sert à éviter ou à résoudre des conflits potentiels ou actuels. 37

39 [Ferber 1995] proposa un certain nombre de méthodes permettant de mettre en uvre cette attitude coopérative entre agents comme : La communication pour échanger des informations ; Le regroupement physique des agents ; La spécialisation pour rendre certains agents plus adaptés à leur tâche ; La répartition des tâches, des informations et des ressources ; La coordination d actions qui correspond à l exécution des tâches supplémentaires permettant d exécuter d autres actions critiques dans les meilleures conditions. De plus, certains chercheurs distinguent la coopération indirecte, due aux actions individuelles émises par les agents faisant évoluer l environnement, et la coopération directe résultante des signaux directs émis par les agents. A partir de ces définitions, nous pouvons déduire qu un système coopératif doit avoir les caractéristiques suivantes : système. C est un système composé d agents coopératifs. Ces mêmes agents s entraident, se complètent et se comprennent ; Les agents doivent accomplir la tâche pour laquelle ils ont été conçus dans un milieu coopératif ; Le maintien d un haut degré de coopération assure la survie et le bon fonctionnement du La coopération est une caractéristique essentielle dans l apprentissage en univers multi-agent. En effet, chaque agent ne possède qu une vue partielle du système auquel il appartient et il a la possibilité, grâce à la coopération, de réaliser plus de tâches que s il avait à travailler seul de manière individualiste. Les anciens travaux relatifs à la coopération l utilisent comme processus de résolution de problèmes. Les chercheurs se sont ensuite plus particulièrement intéressés à la définition et à la formalisation de ce concept [Woolridge, 1995]. Dès qu un système se trouve dans une situation coopérative, le concept de coopération prend une signification plus large. Il signifie toujours coopération pour la résolution du problème auquel est confronté le système, mais aussi coopération entre les entités du système, en l occurrence les agents, pour que le système ait un fonctionnement optimal. L intérêt des systèmes multi-agents ne porte pas sur la manière dont un agent résout un problème donné mais sur la manière dont un groupe d agents arrive à résoudre ce problème. En effet, une société ne doit pas être vue comme une agrégation d agents interconnectés, directement ou indirectement par le biais de l environnement, ayant des compétences particulières homogènes ou hétérogènes. Une société repose sur une réelle coopération d agents et non sur une simple 38

40 cohabitation. L aspect collectif lors de la résolution d un problème et plus exactement la coopération des agents sont donc des points importants dans ce domaine. La coopération permet en particulier à des agents de résoudre des tâches qu ils n auraient pas pu résoudre seuls, d améliorer la productivité de chacun, d optimiser l utilisation des ressources, d augmenter le nombre de tâches réalisées lors d un délai imparti [Freber, 1994]. II.2.5 CONCLUSION Les SMA proposent aujourd hui une nouvelle technologie effective de mise en uvre de systèmes complexes dès lors que ceux-ci requièrent distribution, ouverture, coopération et autonomie ajustable. Ces systèmes froment une communauté de recherche issue de plusieurs influences, dont les principales sont : L intelligence artificielle distribuée ; La vie artificielle ou les systèmes inspirés d organismes vivants ; Les sciences sociales et les sciences cognitives. Dans le chapitre SMA, nous avons présenté un état de l art sur les agents et systèmes multiagents, tout en mettant l accent sur les concepts d environnement, de coopération et d interaction. L interaction étant nécessaire pour la coopération, elle nous permet d observer de manière objective le système. 39

41 Chapitre 3 : Les Systèmes d'information Coopératifs II.3 CHAPITRE 3 : LES SYSTEMES D'INFORMATION COOPERATIFS 40

42 II.3.1 INTRODUCTION Au sein des organisations, l informatisation a permis de développer une multitude de systèmes d information chargés de stocker, d'organiser, d'interroger et de restituer des données utiles. Pour assurer une parfaite coopération à différents niveaux d une organisation, ces systèmes doivent collaborer. Cette collaboration se matérialise par une coopération des informations issues des SI nouveaux ou existants, une coopération entre les acteurs de l'organisation ou une coopération avec les autres organisations dans des divers environnements. La notion de système d information coopératif constitue la clé de voute aux exigences citées précédemment. Les SIC ont pour objectif de permettre la coopération de systèmes d'information à différents niveaux. Définition D'après LAROUSSE, la définition littéraire du terme coopérer est agir conjointement avec quelqu'un. La coopération en informatique est une instanciation de cette définition en utilisant des moyens logiciels et matériels. Elle désigne une activité informatique menée par un groupe d'utilisateurs dans un espace informatique commun. Au début des années 90, les Systèmes d Information Coopératifs firent leur apparition grâce à [Boulanger 1991] [Papazoglou& Al., 1992]. Cet axe de recherche est issu principalement de l Intelligence Artificielle Distribuée (IAD) et les Bases de Données. La notion de Système d Information Coopératif a été introduite au cours de la conférence CoopIS' 1994 : "Le paradigme pour la nouvelle génération de systèmes d'information implique un grand nombre de systèmes d'information distribués sur des vastes et complexes réseaux de communication. De tels systèmes d'information géreront et accèderont à de nombreuses sources d'information et services. Ils supporteront le travail humain individuel et collaboratif. Les traitements seront réalisés de façon concurrente sur le réseau par des systèmes logiciels allant d'applications conventionnelles à des systèmes applicatifs avancés tels les systèmes experts et les systèmes multi-agents. L'information et les services seront disponibles sous de nombreuses formes à travers les applications existantes ou nouvelles. La communication entre les systèmes se fera de façon centralisée ou distribuée en utilisant des protocoles de communication conventionnels ou issus de l'intelligence Artificielle Distribuée. Nous appellerons cette génération de systèmes, les systèmes d'information coopératifs ". Selon cette description, les systèmes d'information coopératifs mettent l'accent sur les défis technologiques à relever et reposent sur des avancées en termes de télécommunication, de matériels, de logiciels 41

43 Dans l'approche des bases de données, un Système d Information Coopératif est un système intégrant des sources d'informations distribuées, des bases de données et/ou systèmes à bases de connaissances, pouvant utiliser des représentations de connaissances et de données hétérogènes" [BRODIE & CERI, 1992]. Selon la communauté de l'intelligence Artificielle Distribuée, un SIC est définit comme "un ensemble d'agents (programmes) qui partagent continuellement des objectifs avec d'autres systèmes d'information, des agents humains aussi bien qu'avec l'organisation au sein de leur environnement opérationnel" [HERIN & AL., 2001]. Boulanger & Dubois [BOULANGER & DUBOIS, 1997] proposent une définition plus fédératrice dans laquelle un SIC est perçue comme "un ensemble de composants plus ou moins autonomes, souvent préexistants qui travaillent de manière synergique en échangeant information, expertise et en coordonnant leurs activités". Ces définitions font apparaître trois aspects des SIC [DEMICHELIS & AL., 1997] [AGOSTINI & AL., 1998] : L aspect "systèmes distribués". Cet aspect inclut des types variés d'information, d'applications et de systèmes logiciels ou matériels existants, développés à l'aide de technologies conventionnelles telles que les langages de programmation, les systèmes de gestion de bases de données (SGBD), Les problèmes d hétérogénéité et d incompatibilité entre les systèmes doivent être pris en charge par la coopération. Cette dernière doit ainsi permettre à tous les systèmes d'une organisation, ou de plusieurs organisations, d'échanger des données et d'utiliser des fonctionnalités d'autres systèmes. Ainsi, la coopération est située au niveau des données des applications et doit résoudre les problèmes d hétérogénéité des sources d information tels que le format de stockage des données, la sémantique des données, Cet aspect a trait aux recherches sur la coopération de sources de données et l'intégration de l'information. l aspect "travail collaboratif" (workflow, processus métiers, CSCW Computer Supported Cooperative Work, ), concerne la manière dont des individus travaillant sur un processus métier ou un projet commun peuvent coordonner leurs activités, prendre en compte les contingences et changer leurs pratiques à travers les discussions et l'apprentissage. Le problème de coopération posé est que la collaboration de groupes requiert un haut niveau de flexibilité des systèmes qui supportent le travail collaboratif. Cet aspect a donné naissance aux recherches liées à la coopération de tâches et de processus, au groupware, à l'informatique organisationnelle, l aspect organisationnel (processus métiers, objectifs stratégiques, ). Il s'intéresse à la gestion du travail d'un point de vue organisationnel, en faisant abstraction des acteurs ou de la technologie. Cet aspect concerne les modèles organisationnels globaux, incluant les objectifs 42

44 métiers et organisationnels, les politiques, Dans ce cadre, les "outils" de coopération ont trait aux modèles de processus organisationnels, aux modèles de règles métier et aux modèles d'objectifs et d'interdépendances entre les agents organisationnels, Les principaux objectifs de tels systèmes sont : résoudre les différents types d'hétérogénéité ou les conflits inhérents à la coopération de Systèmes d information ; traiter les requêtes soumises au SIC en respectant ses caractéristiques ou propriétés définis comme suit : II.3.2 CARACTERISTIQUES ET PROPRIETES DES SIC Un système d information coopératif repose sur des principes tels que l autonomie, la distribution et l hétérogénéité des systèmes composants. Les propriétés telles que la transparence, l évolutivité et la scalabilité, permettent d évaluer la qualité du SIC. II Autonomie Cette propriété est dite d un système possédant la faculté d action, de modification de communication sans altération du fonctionnement de l environnement dans lequel il évolue. Il y a lieu de citer les principaux types d autonomie au sein des SIC, à savoir : L autonomie de conception : elle interdit tout changement dans la conception et l implémentation des composants du SIC ; c est des boites noires. Ce principe garantit la pérennité des applications héritées (legacy systems). L autonomie d exécution : celle-ci assure la liberté du traitement des requêtes externes provenant de la coopération. Ainsi, le système peut choisir l ordre des requêtes ou refuser certaines d entre elles, jugées incompatibles avec les contraintes déjà définies : telles que la sécurité, les droits d accès, les permissions, etc. L autonomie de communication : c est la faculté attribuée à un composant pour pouvoir communiquer ou non avec d autres composants et de choisir les modalités (protocoles) de communication. Enfin, l autonomie d association : qui est la faculté donné à un composant de pouvoir partager ou non ses fonctionnalités ou ressources avec d autres composants. II Hétérogénéité Le développement autonome des systèmes, notamment lorsqu il y a des différences au niveau de la structure et du type des systèmes composants, produit généralement l hétérogénéité. L hétérogénéité a été classée en trois niveaux, à savoir : 43

45 Technique : se réfère sur l hétérogénéité des plates-formes (Systèmes d exploitation, architectures matérielles SISC ou RISC etc). Structurelle : s appuie sur les différences en matière de : o Modèles de données (classique, relationnel, orienté objet), o Langage des requêtes (Langage de manipulation des données, SQL ou OQL), o Représentation des informations entre composants coopérants, à savoir : Les conflits schématiques : utilisation de concepts différents lors de la représentation de l information (la même information peut être une table dans un composant et un attribut dans un autre composant), Les conflits généralisation/spécialisation : utilisation de plusieurs concepts pour représenter une information ou d un concept unique plus général (Une université pourra définir plusieurs entités pour représenter ses types d employés alors qu une autre utilisera une seule entité pour gérer tous ses employés, i.e. Enseignant, étudiant, administrateurs, etc). Les conflits d agrégation : expriment la différence des niveaux de granularité entre les systèmes. La valeur d un attribut d un système composant peut être équivalente à l agrégation des valeurs de plusieurs attributs dans un autre système. L attribut «adresse» constitue un bon exemple. Les conflits de types : constituent la différence des types de données entre attributs porteurs de la même information. L attribut «Date» peut être déclaré chaîne de caractères, dans un système composant, et par un type date dans un autre système. Hétérogénéité sémantique : Représente les différences dans l interprétation ou la signification d une même donnée. Aussi, cette hétérogénéité sémantique symbolise les conflits de domaine de définition. Elle englobe, plus exactement, les conflits suivants : o Les conflits de noms : Ces conflits concernent la synonymie (des termes différents expriment la même information), l homonymie (des informations différentes possèdent le même nom), l hyperonymie et l hyponymie (un terme peut être plus général ou plus spécifique qu un ou plusieurs autres termes). Les conflits de noms relèvent de l autonomie des systèmes à nommer les informations. o Les conflits de valeurs : sont dus à la différence dans la codification des mêmes informations dans des systèmes différents. Parmi les conflits de valeurs nous distinguons : Les conflits de représentation de données résultant de l utilisation de valeurs différentes pour représenter la même information. Par exemple, les valeurs d attribut «permis de conduire» pourront être {«oui» ou «non»} dans un système alors que dans un autre, elles seront {0 ou 1}. 44

46 Les conflits de précision de données surviennent quand une même information possède un degré de précision différent dans des systèmes composants (par exemple, une note sera représentée par une valeur de {0 à 20} dans un système alors qu elle sera représentée par une lettre {A, B, C, D, E} dans un autre). Enfin les conflits d échelle relèvent de la présentation d une même information en utilisant des unités ou mesures différentes (par exemple, une altitude peut être représentée en pieds et en mètres dans des systèmes différents). II La distribution En plus deux problèmes exposés précédemment, le problème de la distribution physique des sources d information se pose. La distribution physique des données signifie que les informations sont réparties entre des sites géographiquement éloignés mais peuvent, aussi, être localisées sur un même site. Dans le premier cas, c est-à-dire des sites distants, la communication est réalisée à travers des réseaux interconnectés et sécurisés. Le problème de distribution des données est résolu par des techniques nombreuses et disparates telles Hyper Text Transfer Protocol (HTTPs) ou Common Object Request Broker Architecture (CORBA)/ Internet Inter-ORB Protocol (IIOP). CORBA permet, par exemple, à des composants d être utilisés tout en ignorant leur localisation physique. II La transparence La transparence concerne l intégration : un système d information parfaitement intégré doit être vu comme un Système centralisé. Pour les utilisateurs, toutes leurs interactions se font sur un Système locale. Toutefois, ce système intégré doit être fonctionnel, homogène et cohérent. Nous distinguons trois types de transparence, à savoir : La transparence de localisation permet à l utilisateur d ignorer la localisation physique de l information. La transparence au niveau de la modélisation des données où les utilisateurs ne se soucient aucunement des noms des entités ou attributs des sources d information. La transparence de langage permet aux utilisateurs où l apprentissage d un langage de requête d extraction des données n est pas obligatoire pour les utilisateurs. La transparence implique la présence d un niveau d abstraction entre l utilisateur et les sources d information. II L évolutivité L évolutivité est définie comme étant la faculté de prendre en charge les changements qui peuvent apparaître au sein d une architecture coopérative. Ces changements interviennent à deux niveaux : 45

47 Au niveau du SIC (ajout / retrait d un composant participant), Au niveau des systèmes composants (modification d un schéma, de l implémentation ou de la sémantique d un composant, ). II La scalabilité La scalabilité consiste en la capacité d un SIC à gérer un nombre important de systèmes composants. La scalabilité garantit un bon niveau de performance dans l exécution d une requête lorsque le nombre de sources d information est assez élevé. II.3.3 TAXONOMIE DES SYSTEMES D INFORMATION COOPERATIFS Pour résoudre les différents types d hétérogénéité, de nombreuses solutions ont été proposées. Ces solutions doivent assurer ainsi la coopération de sources d information. Elles permettent toutes, au moins, de résoudre certains problèmes liés à l hétérogénéité structurelle notamment les différences entre les modèles de données des systèmes composants et garantissent l autonomie des sources d information locales. II Approches A travers les différents travaux sur les SIC, deux approches ont été suivies, à savoir l approche fédérée et les approches à base de médiation. L approche fédérée Selon la définition de SHETH & LARSON, un système fédéré contrôle et coordonne la manipulation d une collection de systèmes de gestion de bases de données autonomes. Chacun des systèmes de base de données participant à une fédération continue à être utilisé par un ensemble d applications, de manière locale. L approche fédérée est orientée vers l intégration partielle des structures de données. Les deux auteurs distinguent deux types d intégration : l intégration sous forme de schéma fédéré (couplage fort) et l intégration sous forme de vues fédérant plusieurs SI (couplage faible). o Principes de l approche L approche fédérée est basée sur la présence de cinq niveaux de schémas [SHETH & LARSON, 1990] (figure 6) : Le schéma local représente le schéma base de la fédération dans son modèle local. Le schéma composant est le produit de la traduction d un schéma local en un schéma exprimé à l aide d un modèle de données commun, appelé modèle canonique ou pivot. Cette transformation permet de résoudre les problèmes d hétérogénéité des modèles de données. Le schéma exporté est une vue d un schéma composant spécifiant les données qui seront mises à disposition de la fédération. 46

48 Le schéma fédéré peut consister à intégrer statiquement des schémas d export ou peut être une vue dynamique sur plusieurs schémas d export. Il peut y avoir plusieurs schémas fédérés répartis en fonction des applications clientes ou des utilisateurs. Un schéma fédéré correspond à domaine d application. Le schéma externe consiste en une vue d un schéma fédéré adaptée à une application cliente ou une catégorie d utilisateurs. Les schémas externes permettent ainsi de limiter l étendu et la complexité des schémas fédérés. Figure 7-les cinq niveaux de l approche fédérée Les quatre premiers niveaux de schémas utilisent un modèle canonique permettant d homogénéiser les schémas locaux représentés dans différents modèles de données (relationnel, objet, hiérarchique, ). Ce modèle canonique est en général un modèle orienté objet, en raison de ses capacités d abstraction et de représentation. Le modèle canonique assure ainsi la résolution de certains problèmes d hétérogénéité structurelle, définie précédemment. Cependant, les problèmes d hétérogénéité sémantique restent implicites et doivent être pris en compte (en général, manuellement) lors de l intégration des schémas. Cette approche nécessite la présence d un dictionnaire de données (répertoire de méta-données des schémas, ), appelé dictionnaire de la fédération, afin de pouvoir réaliser l intégration. 47

49 o Les systèmes fédérés fortement intégrés Les systèmes fortement intégrés permettent aux applications ou utilisateurs de formuler leurs requêtes sur le schéma fédéré «global» unifié. Les schémas exportés par les différentes sources de données sont ainsi intégrés en un schéma fédéré unique. La définition du schéma fédéré global demande, d une part, l analyse et la comparaison des différents schémas et, d autre part, la résolution des conflits éventuels [KIM & AL., 1994]. Définir un schéma global est une tâche difficile, limitant les capacités du système à évoluer et à intégrer de nouvelles sources. Les caractéristiques de tels systèmes sont : L administration de la fédération a un contrôle total sur la création et la maintenance des schémas fédérés et des schémas exportés, La transparence de la localisation des données et la distribution des données, Les schémas fédérés sont statiques et donc rarement modifiés, L autonomie des sources locales n est pas pleinement respectée. Les problèmes liés à l hétérogénéité structurelle sont résolus par le processus d intégration. Ce dernier résout également implicitement les problèmes liés à l hétérogénéité sémantique du fait que le schéma fédéré global représente l organisation des informations pour un domaine d application particulier. La transparence est assurée, il suffit de poser une requête sur le schéma fédéré. Néanmoins, l extensibilité et la scalabilité sont les critères qui s adaptent très mal à l intégration. La fédération est une approche à préférer dans le cadre d une coopération peu évolutive de quelques SI. o Les systèmes fédérés faiblement intégrés Les systèmes fédérés faiblement intégrés (couplés) n exigent pas la définition d un schéma global et l intégration des informations des différents systèmes composants est réalisée en fonction des besoins des utilisateurs. Ces systèmes permettent d intégrer simplement de nouvelles sources de données. Les caractéristiques de tels systèmes sont : L utilisateur de la fédération est responsable de la création et de la maintenance de la fédération, L utilisateur doit être bien informé sur la structure et l information contenue dans les schémas exportés, Les schémas fédérés peuvent être créés ou supprimés selon les besoins, Les composants locaux sont autonomes mais uniquement disponibles en lecture seule, 48

50 L évolutivité des composants locaux. De tels systèmes n utilisent pas de schéma partiel ou global prédéfini mais reposent sur l utilisation d un langage de manipulation multi-bases (en général, SQL étendu ou OQL) et éventuellement, d un langage de définition de données. Le langage de manipulation multi-bases comprend un langage de manipulation étendu et enrichi permettant d exprimer les opérations des données au niveau multi-bases (capacités d adressage des sources d information, de préfixation des données manipulées par le nom de la base, de définition de vues multi-bases, ). Un langage de définition des données peut lui être adjoint et permet l expression des structures de données et la définition des dépendances, i.e. contraintes d intégrité, entre les bases composantes. L approche multi-bases est évolutive mais n offre pas de transparence à la localisation des données pour les utilisateurs ni une scalabilité importante. Les conflits schématiques et sémantiques, n étant pas traités, restent à la charge des utilisateurs. Les approches à base de médiation o Principes Les approches de type médiation proposent une organisation modulaire des systèmes d information de manière à tirer parti de l accès à de nombreuses sources de données connectées par des réseaux. La médiation repose sur un composant central, appelé médiateur, qui simplifie, abstrait, réduit, combine et décrit les données [WIEDERHOLD, 1992 WIEDERHOLD & GENESERETH 1995] et est chargé des traitements permettant à l application cliente d obtenir les données extraites des sources de données locales. Pour cela, le médiateur encode les connaissances nécessaires aux transformations sur les données des sources. Un médiateur peut être spécialisé pour un ensemble de sources ou un domaine d application. Plusieurs médiateurs peuvent être composés en une hiérarchie de modules entre l application et un grand nombre de sources de données. L infrastructure de médiation a pour but de rassembler les connaissances permettant l intégration des données dans des composants utilisables par plusieurs applications. D autre part, l infrastructure se doit d être modulaire ; cette modularité permet à l infrastructure de médiation d évoluer facilement et notamment d intégrer de nouvelles sources. Une telle infrastructure de médiation reprend et généralise un certain nombre d idées relatives aux systèmes de bases de données fédérés. Wiederhold [1992] étend cependant les concepts de ces derniers, en décrivant notamment des techniques qui, selon lui, doivent être prises en compte pour la définition des médiateurs. Il cite notamment le domaine de l intelligence artificielle qui apporte la notion de déclarativité, les capacités d explication et l utilisation d heuristiques pour explorer de grands espaces de recherche. Il cite le domaine de la logique appliquée aux bases de données qui 49

51 permet une approche formelle des problèmes d intégration. Il cite enfin les techniques qui permettent un accès efficace aux sources de données, notamment les vues matérialisées et l optimisation sémantique. Les idées et concepts présentés par Wiederhold ont été repris par la plupart des projets de médiation. Ainsi, les projets issus de ce domaine ont adopté une même architecture pour leur SIC. La figure suivante décrit cette architecture basée sur trois niveaux : le premier niveau concerne les SI locaux, le deuxième niveau englobe les différents outils pour traiter les requêtes et résoudre les conflits et le troisième niveau est dédié aux applications et utilisateurs. Médiateurs et adaptateurs sont les composants du deuxième niveau du système de médiation. A chaque source de données est associé un adaptateur. Chaque adaptateur fournit la même interface d accès vers les sources de données et masque ainsi l hétérogénéité de la source associée. Le médiateur fournit un point d entrée unique et une vue uniforme sur un ensemble de sources de données (il résout les problèmes d hétérogénéité liés aux différences de modèles de données et de langages de requêtes en présentant les données dans le modèle de médiation ; un modèle de médiation est généralement défini comme un modèle canonique étendu à la représentation de la sémantique des informations. Il s agit d un modèle de représentation des méta-données des sources d information locales, ainsi que des concepts sémantiques entre méta-données). L application soumet des requêtes déclaratives au médiateur de manière à obtenir les données demandées par l utilisateur. Pour intégrer une nouvelle source de données, un adaptateur doit être développé. Cet adaptateur est ensuite enregistré auprès du médiateur. Lorsque l application soumet une requête, celle-ci est optimisée par le médiateur, elle est ensuite exécutée. Le moteur d exécution du médiateur envoie des sous-requêtes aux sources de données par l intermédiaire des adaptateurs : chaque sous-requête envoyée par le médiateur est transformée par un adaptateur en une requête locale au format du médiateur. Dans une dernière étape, le médiateur rassemble les résultats fournis par toutes les sources de données impliquées dans la requêtes, les combine et compose la réponse qu il renvoie à l application. Lors de cette étape, le médiateur résout certains conflits structurels et sémantiques. L intégration de nouvelles sources de données requiert le développement d adaptateurs dont l interface et les fonctionnalités sont précisément définies. Un système de médiation doit ainsi fournir les outils pour le développement rapide d adaptateurs. Notons enfin que médiateurs et adaptateurs sont souvent conçus et implantés sous formes d agents intelligents en raison de leurs fonctionnalités de distribution des connaissances et de l exécution des tâches. [CHAWATHE & AL., 1994][GENESERETH, 1997]. 50

52 Figure 8- architecture basée sur un système de médiation Deux types de médiation peuvent être distingués en fonction de la manière de gérer les requêtes et d utiliser la sémantique dans le processus de médiation [JOUANOT, 2000 et 2001] : la médiation de schémas et la médiation de contextes. o La médiation de schémas La médiation de schémas construit au préalable une base d information prenant en compte les SI participants. Elle associe au médiateur un ensemble de connaissances qui localisent et intègrent a priori les informations pertinentes à un contexte d utilisation. La résolution d une requête et l accès aux données distribuées suivent un plan d exécution établi par des règles qui définissent où se trouvent les données pertinentes, comment elles sont transformées et combinées pour fournir un résultat exploitable. La notion de contexte est ici implicite : le schéma de médiation travaille au niveau de la structure des données et des outils simplifient la résolution à l avance des nombreux conflits. Le schéma de médiation est formé d interfaces qui peuvent être soit : Des interfaces objet définies sous la forme d un ensemble de classes virtuelles. Le modèle choisi pour représenter ces interfaces est en général le modèle ODMG 93 [CATTEL & AL., 1993] étendu ou non. Les instances des classes virtuelles ne sont pas des objets stockés et gérés localement mais sont des instances d objets distants attachés à un SI. Une base de connaissances met en correspondance ces classes virtuelles avec les éléments des schémas 51

53 locaux. Les solutions mettant en uvre des interfaces objet sont, par exemple, DIOM ou DISCO [TOMASIC 1995] qui utilisent un modèle objet basé sur ODMG 93 ou le projet ACSIS [BOULANGER & DUBOIS 1997] qui repose sur l application d un modèle objet spécifique. Des interfaces logiques basées sur l utilisation d un modèle logique (logique terminologique ou logique déductive). Les solutions mettant en uvre des interfaces logiques sont, par exemple, TSIMMIS [GARCIA-MOLINA & AL., 1997] ou YAT [SIMEON, 1999]. Des interfaces objet XML. Le langage XML est utilisé comme modèle commun pour définir les interfaces de coopération et remplace petit à petit le modèle objet classique. MIX [LUDASCHER & AL., 1999] est un exemple de projet mettant en uvre des interfaces XML : les wrappers fournissent un schéma d export XML des sources d information et permettant l accès aussi bien à des sites web qu à des SGBD ; le médiateur correspond à une vue sur les schémas XML. Le modèle canonique choisi a un impact très important sur les capacités du SIC à pouvoir faire coopérer des systèmes intégrant des données structurées, semi-structurées ou non structurées. La médiation de schémas est une extension directe de l approche fédérée avec une meilleure évolutivité et souvent une meilleure scalabilité, notamment souvent permise par l utilisation d agents intelligents et systèmes multi-agents. o La médiation de contextes La médiation de contextes est basée sur une représentation explicite de la sémantique des données à travers la notion de contexte ; ce contexte peut être décrit à l aide d outils de types métadonnés (sont définies comme des données sur des données, i.e. des informations sur le stockage et la gestion des données. Elles décrivent le contenu de l information des systèmes composants.) [LIBOUREL & AL., 2003] ou ontologies (une ontologie est une description des concepts d un domaine et des relations entre ces concepts. Les termes d un vocabulaire liés par des relations sémantiques (synonymie, homonymie, ) forment une ontologie. Un contexte spécifie un ensemble de connaissances sur la structure, les valeurs ou les fonctionnalités d un objet qui permet d en saisir la sémantique. La médiation de contextes repose sur l intégration dynamique des informations en fonction du contexte de l application ou de l utilisateur. Chaque source d information décrit le contexte de ses informations et doit se définir par rapport à un modèle de référence. Chaque système composant doit donc spécifier un contexte d utilisation du modèle de référence ; à la charge du médiateur de réconcilier les différents contextes des composants. Dans la plupart des approches, le médiateur est 52

54 associé à un contexte d application qui utilise les concepts et le vocabulaire d une ontologie, l accès à un médiateur particulier définit alors le contexte d une application. Deux types de médiation de contextes peuvent être distingués : L approche mono-domaine repose sur un ensemble unique de connaissances (domaine unique) pour décrire la sémantique des informations. Un médiateur est alors associé à une ontologie unique représentant la connaissance du domaine d application. La scalabilité est représentée mais reste limitée en raison du fait que chaque système composant doit définir le contexte de ses données par rapport à chaque domaine auquel il souhaite être rattaché. Les SIC basés sur la médiation de contextes et mettant en uvre une approche mono-domaine sont, par exemple, SIMS [ARENS & AL., 1993] et COIN [GOH, 1997]. L approche multi-domaines repose sur la distribution des informations sur des domaines de connaissances différents, domaines en relation les uns avec les autres. Un médiateur prend ainsi en charge les ontologies liées aux différents domaines de connaissances et devra disposer d outils spécifiques pour comparer et réconcilier des domaines distincts. Ces différents outils devront permettre de définir : Des relations de synonymie, d homonymie ou d antonymie entre les termes désignant les concepts d un domaine (termes d ontologie), Des relations inter-ontologies explicitant les règles de mise en correspondance entre les concepts de domaines différents. Les solutions de médiation de contextes multi-domaines sont, par exemple, OBSERVER [MENA, 1999] et INFOSLEUTH [BAYARDO & AL., 1997]. Ces solutions utilisent différents moyens pour représenter et lier des domaines sémantiquement différents tels les treillis d ontologie, les hiérarchies d ontologies ou les agents intelligents et systèmes multi-agents. La médiation de contextes assure une résolution dynamique des conflits et ne requiert pas la connaissance a priori des SI participants (pas de schéma de médiation). II Comparaison des approches L objectif est de comparer les différentes approches coopératives présentées, d étudier l évolution de la coopération mais aussi de montrer la pluralité des concepts et techniques utilisés au sein des SIC inhérents à chaque approche. Chaque approche est évaluée en fonction des points suivants : Modèle canonique utilisé, Représentation de la sémantique du domaine d application, Respect des propriétés pour la coopération, 53

55 Types d hétérogénéité prise en compte, Type de proposition (projet de recherche, projet fournissant un prototype ou une application opérationnelle), Modèle d architecture. Les différents points de comparaison cités ci-dessus ne se veulent pas exhaustifs, mais permettent d illustrer les différences ou points communs entre les approches coopératives ou entre les SIC (techniques et architectures sous-jacentes, ) à l intérieur de chaque approche (tableau 1). Les approches, ou plus exactement les SIC, peuvent être comparés sur de nombreux autres points, comme par exemple, les techniques d optimisation ou de traitement des requêtes [OUZZANI & BOUGUETTAYA], etc. Modèle de représentation des données (modèle canonique) Un modèle canonique est un modèle commun de représentation des données assurant l homogénéisation des modèles locaux. Les schémas des sources de données locales (ou schémas locaux) sont traduits en schémas composants à l aide de ce modèle. Ce modèle peut être : o Relationnel, o Orienté-objet (modèles objet issus des standards object data langage ODL de l ODGM, OGM, ), o Logique (modèles basés sur la logique terminologique tels KL-ONE, LOOM ou KIF ou modèles basés sur la logique déductive tels LDL, F-Logic ou Prolog), o Objet XML, o Propriétaire (extension d un modèle objet ou logique avec des concepts spécifiques adaptés à la représentation de données particulières : par exemple, FDS pour les données spatiales, ). Remarquons que certains SIC, relatifs principalement aux approches à base de médiation de contextes, n utilisent pas de modèles canoniques. Langage d interrogation de la coopération Un langage d interrogation de la coopération (ou langage global) est étroitement lié au modèle utilisé pour représenter les données (modèle canonique). Il permet l accès uniforme aux informations distribuées (données et connaissances) et peut être : o Un langage de programmation (C, C++, Java, ), associé à un modèle relationnel ou orientéobjet. Le langage de programmation est souvent utilisé en combinaison avec un langage déclaratif. o Un langage déclaratif (langage dérivé de SQL ou OQL), associé à un modèle relationnel, orienté-objet voire logique (logique terminologique ou logique déductive). 54

56 o Un langage déductif, dérivé, par exemple, de Prolog pour un modèle déductif ou de KL-ONE, LOOM ou KIF pour un modèle terminologique, Ce langage est également associé à un modèle relationnel dans certains projets. Remarquons que certains SIC peuvent combiner plusieurs types de langages, et parfois ils n utilisent pas de langages d interrogation de la coopération. Représentation de la sémantique du domaine d application La représentation de la sémantique des informations concerne notamment le domaine d application, i.e. le domaine général dans lequel les données trouvent une signification. Nous présentons, dans ce qui suit, quatre types de représentation du domaine d application possibles : o Le Schéma : décrit comment sont structurées les informations d un domaine. De nombreux projets utilisent un schéma de données pour exprimer le domaine d application ; le modèle de données utilisé pour décrire ce schéma est généralement le même que le modèle commun de représentation des données. o L interface objet : elle décrit la sémantique du domaine d application et nécessite l utilisation d un langage spécifique. Cette interface sert de point d accès au système pour l interroger. o L annuaire : Un annuaire regroupe une description résumée des différents systèmes d un environnement de coopération. Il permet de localiser un SI en fonction d une thématique particulière. o L ontologie : Elle explicite les concepts d un domaine d application. Cette ontologie peut soit être limitée à un vocabulaire de référence, soit utiliser un schéma terminologique ou logique. Celle-ci peut être, aussi, hiérarchisée ou non (hiérarchie d ontologies) ou être une ontologie universelle prédéfinie. Chaque projet, basé sur l usage d ontologies, utilise un langage de règles pour formaliser les concepts et relations entre ces concepts : F-Logic, KIF, ONTOLINGUA, Respect des propriétés pour la coopération Les différents projets respectent à des degrés différents, les propriétés requises pour la coopération, à savoir, l autonomie, la distribution, l hétérogénéité, la transparence, l évolutivité et la scalabilité : o Les propriétés de distribution et d hétérogénéité sont bien respectées par la plupart des projets et notamment par les projets de type médiation. L autonomie est également respectée par la plupart des solutions, et notamment, l autonomie de conception en raison de l utilisation de schémas d export ou d adaptateurs. L autonomie d association est assurée principalement dans les approches de type médiation de contextes. 55

57 o La transparence doit permettre à l utilisateur de la coopération de formuler une requête globale sans se soucier de la modélisation et du langage d interrogation des données, ni de la localisation des informations pertinentes. Le schéma global, utilisé dans les approches fédérées à couplage fort, résout les problèmes de localisation et de modélisation des données et permet l utilisation d un unique langage d interrogation. La gestion de la transparence, dans ce cas, est à la charge de l administrateur de la fédération. Dans le cas des approches fédérées à couplage faible, la gestion de la transparence est gérée par l utilisateur et est donc moins bien respectée. Les solutions de type médiation de schémas fournissent généralement des outils nombreux et variés permettant d assurer la transparence à la localisation et de respecter l indépendance du modèle local de représentation des données. Les approches de type médiation de contextes assurent toutes un niveau de transparence à la localisation, à la modélisation et à l interrogation de données (les requêtes sont spécifiées selon les termes définis dans l ontologie). o L évolutivité est permise par une intégration dynamique des informations en fonction de la sémantique de la requête ou de la source d information. L évolution est ainsi une caractéristique de base des systèmes de médiation de contextes. Les autres approches demandent une modification des connaissances globales ; l évolutivité sera ainsi respectée en fonction de la présence ou non d outils pour simplifier la gestion de ces modifications. De manière générale, l évolutivité dans les approches fédérées à couplage faible nécessite des mises à jour importantes au niveau local si les sources sont nombreuses ; dans les approches fédérées à couplage fort, l administrateur de la fédération devra procéder à une mise à jour manuelle de la coopération qui pourra être facilitée par la présence d outils. o La scalabilité est conditionnée par les caractéristiques de résolution dynamique des requêtes, et, notamment, par l utilisation d une ou plusieurs ontologies. La scalabilité est donc une propriété de bases des systèmes à base de médiation de contextes. La scalabilité est, en outre, encore mieux gérée avec un petit nombre de relations terminologiques (utilisation de plusieurs ontologies) plutôt qu avec une multitude de relations contenues dans une ontologie globale. Les approches fédérées faiblement couplées assurent également un degré de scalabilité correct du fait que l ajout de nouvelles sources reste relativement aisé en raison de la simplicité de leur modèle de données. Par contre, les approches à base de médiation de schémas nécessitent lors de l ajout de systèmes composant, la mise à jour d un ou plusieurs médiateurs, opération rendue difficile par la complexité des modèles. L implantation des médiateurs sous forme de hiérarchies ou la présence d outils spécifiques permet cependant d accroître la scalabilité de telles architectures. 56

58 Types d hétérogénéité pris en compte Les projets relevant de l approche fédérée assurent principalement la résolution des conflits de modèle de données et de langages d interrogation. Les systèmes d information coopératifs de type médiation de schémas ou médiation de contexte traitent la plupart des conflits structurels et certains conflits sémantiques. La résolution de ce dernier type de conflit varie cependant selon les SIC. Ainsi, les systèmes coopératifs de type médiation de contextes résolvent généralement des conflits sémantiques plus complexes que ceux relevant de l approche à base de médiation de schémas. Type de proposition o Recherche : le projet propose des concepts, une méthode de résolution des conflits et une architecture coopérative permettant la coopération de systèmes d information, mais ni prototype ni application opérationnelle. o Prototype : type de proposition «Recherche» et fourniture d un prototype. o Application : type de proposition «Recherche» et fourniture d une application opérationnelle. Modèles d architecture Les architectures proposées ont généralement suivi l évolution des techniques informatiques. Plusieurs types d architectures peuvent être rencontrés. o L architecture 3-tiers L application cliente manipule un module applicatif qui est le seul à accéder aux sources d information. Ce module intermédiaire traite la requête globale. o Les objets distribués Les objets distribués sont une évolution des applications 3-tiers, où les fonctions du module applicatif sont réparties sur plusieurs plates-formes (utilisation d un middleware CORBA, en général, pour assurer la communication entre les différents objets). o Les wrappers Dans les systèmes à base de wrapper, l application cliente accède directement aux sources d information locales via une interface représentée dans un modèle commun. Ce type d architecture n est pas adapté à la résolution des problèmes d hétérogénéité sémantique. o Les médiateurs Le médiateur fournit un accès transparent aux différentes sources de données. Les architectures peuvent éventuellement être composées de plusieurs médiateurs regroupés par domaine d application. o Les agents artificiels Les agents artificiels sont de plus en plus fréquemment utilisés dans les projets de systèmes d information coopératifs. [BRIOT& DEMAZEAU, 2001], ont défini un agent artificiel comme étant, 57

59 «une entité logicielle ou physique à qui est attribuée une certaine mission qu elle est capable d accomplir de manière autonome et en coopération avec d autres agents». Parmi les dix points de vue proposés par Briot & Demazeau, nous présentons les quatre suivants : Les agents logiciels : Les premiers agents logiciels utilisés et les plus simples sont les daemon sous Unix (processus informatique autonomes capables de se réveiller à certaines heures ou en fonction de certaines conditions). Les virus informatiques en sont des versions déjà plus sophistiquées (notamment douées de la capacité de reproduction) et malfaisantes. Les agents mobiles : l idée des agents mobiles est de donner la capacité à un agent logiciel de se déplacer d une machine à une autre en fonction des données et informations à traiter ainsi localement. Les motivations sont généralement la minimisation des communications distantes (il est en général moins coûteux de migrer le code de traitement que les données à traiter, qui peuvent être beaucoup plus volumineuses) et le cas de l informatique nomade (l agent mobile peut continuer ses traitements sur des serveurs pendant la déconnexion de la machine cliente). Les agents cognitifs ou intelligents : Un agent cognitif est un agent de forte granularité capable de résoudre certains problèmes par lui-même [FERBER, 1995]. Chaque agent dispose d une base de connaissances comprenant l ensemble des règles et des procédures nécessaires à la réalisation d objectifs visés et à la gestion des interactions avec les autres agents : Pour satisfaire un objectif, ils ont des comportements de négociation. Ils sont proches du modèle humain et agissent selon un mode Perception/Décision/Action. Chaque agent agit en fonction de sa connaissance, de ses objectifs et de la perception qu il a de son environnement. Ils disposent de possibilités de communication, i.e. capacités à communiquer avec les utilisateurs et les autres agents du système, voulant se rapprocher du langage humain. o Les agents réactifs Cette approche est basée sur l émergence des comportements collectifs à partir de comportements individuels relativement simples (réagissant à des stimuli, d où leur nom d agents réactifs) et n ayant pas ou très peu de capacités de représentation et de raisonnement [FERBER, 1995]. Chaque agent réactif est de faible granularité, de plus bas niveau qu un agent cognitif, n est pas individuellement intelligent mais participe à l intelligence du système. Il ne dispose pas d une représentation symbolique et explicite de son environnent à partir de laquelle il peut raisonner. Il est régi par ses capacités sensori-motrices et a ainsi un comportement «réflexe» [FERBER, 1995]. 58

60 Dans la plupart des cas, plusieurs agents autonomes se regroupent et communiquent ensemble pour la résolution d un problème donné, car l approche consistant à le résoudre, en utilisant un seul agent suscite de nombreuses difficultés [NWANA, 1996]. Ils forment ainsi un système mutli-agents. Un système multi-agents, dont l acronyme est SMA ou MAS pour «multi-agent system» en anglais, est défini comme un ensemble organisé d agents. Dans un SMA, il existe une ou plusieurs organisations structurant les règles de cohabitation et de travail collectif entre agents, à travers la définition des rôles, les partages de ressources, les dépendances entre tâches, les protocoles de négociation, les résolutions de conflits, ). sur l agent Pour la modélisation des SIC, on utilise les paradigmes agents et SMA. L intérêt porté pour les systèmes d information coopératifs réside dans ses capacités collaboratives, une distribution forte des tâches et des connaissances et permet de construire des architectures ouvertes et évolutives. Ferber considère que l utilisation des agents assure une reconfiguration simple, flexible et dynamique de l ensemble des composants d un système d information coopératif et confère à ce dernier un niveau de décentralisation assez élevé. Ces dernières années, l intégration des concepts agents dans les SIC s est faite d une manière disparate. Les entités qui étaient spécifiées auparavant à l aide du paradigme orienté objet ou par d autres paradigmes, ont été encapsulées en agents. Ces agents peuvent être des agents logiciels, des agents mobiles, des agents réactifs et des agents cognitifs. Les systèmes d information coopératifs à base de systèmes multi-agents peuvent spécifier plusieurs types d agents. Ces agents disposent de dénominations, tâches et rôles variés dans le cadre du traitement des requêtes globales et de la résolution des problèmes d hétérogénéité. La diversité des dénominations et des tâches allouées aux agents est illustrée comme suit : Le projet coopératif DOK [TARI & AL., 1996][TARI & STOKES, 1997] a évoqué les Agents wrappers, les agents de tâches et les agents de coordination : «Les agents de coordination, après l envoi d une requête globale, sont chargés de décomposer celle-ci en sous-requêtes et de les transmettre aux agents de tâches chargés de l optimisation des requêtes locales, de la gestion des transactions et de l accès à l information souhaitée par le biais des agents wrappers. Les agents wrappers disposent de fonctions de traduction entre langages de requêtes, de fonctions de réingénierie permettant la modélisation de la sémantique des sources d information locales dans le modèle de représentation commun et de fonctions de sécurité et de réplication des données». Genesereth & AL, ont utilisés des agents facilitateurs et des agents wrappers dans le projet InfoMaster : 59

61 «Le composant principal d InfoMasterest un agent facilitateur qui détermine dynamiquement la manière la plus efficace de répondre à une requête globale soumise par un utilisateur, i.e. en n utilisant que les ressources nécessaires et en résolvant les problèmes d hétérogénéité entre ces sources. Les agents wrappers permettent l accès aux bases de données ou sources web». [Bayardo & AL, 1997] [Fowler & AL., 1999] pour le projet Infosleuth, les agents d ontologie, agents de courtage, agents utilisateurs, agents ressources, agents moniteurs, agents d exécution de tâches, agents d analyse de données ont été définis : «Les agents d ontologie gèrent les ontologies de domaine, i.e. la création, la mise à jour et l interrogation de chaque ontologie. Les agents de courtage répertorient les services et la localisation de chaque agent du système et ont pour rôle d assurer la mise en relation des agents fournisseurs et des agents clients, lesquels varient selon le processus de traitement des requêtes. L agent utilisateur aide l utilisateur à construire sa requête globale, puis récupère et affiche les résultats obtenus. Les agents d exécution de tâches gèrent les requêtes exprimées sur l ontologie en les décomposant et les transmettant aux agents ressources appropriés. Ces derniers identifient les informations d une source de données par rapport à une ontologie, traduisent la requête globale dans le format local de la ressource et retournent les résultats dans le modèle de l ontologie après exécution. Un agent fournisseur ne pourra communiquer avec un agent client que s il connaît son emplacement. Cette information lui est fournie par l agent de courtage. Les agents moniteurs sont utilisés pour guider les interactions entre les autres agents et pour enregistrer les traces des plans d exécution des requêtes. Enfin, les agents d analyse des données sont des agents ressources spécialisés dans les méthodes d analyse et de fouille de données». Les agents wrappers, agents de coopération, agent d ontologie et agent d interface ont été utilisés pour le projet DECA [BENSLIMANE & AL., ] : «Les agents de coopération assurent le rôle de médiateur et sont chargés de décomposer la requête globale soumise en sous-requête. L agent d ontologie commune composée de concepts et de relations entre les concepts du domaine ainsi que d informations sur la localisation des agents de coopération qui ont agréé tout ou partie de ces concepts. Un agent d interface constitue l interface entre un utilisateur et un agent de coopération gestionnaire chargé du traitement de la requête globale. Cet agent de coopération sollicite l agent d ontologie pour connaître les agents de 60

62 coopération susceptibles d intervenir dans le traitement de cette requête. Chaque agent de coopération traduit la requête dans son propre vocabulaire et détecte s il peut participer à son traitement. Si tel est le cas, cette requête sera transmise dans le langage de requête commun (OQL) aux agents wrappers chargés de la traduction de la requête dans le langage d interrogation local et de la demande d exécution. Les résultats envoyés par les différents agents sont rassemblés par l agent de coopération gestionnaire de la requête et transmis à l agent d interface pour affichage». II.3.4 CONCLUSION Au cours de ces dernières années, de nombreux SIC ont été conçus, voire même implémentés. Ces SIC sont issus d approches de coopération dissemblables. Cependant, même à l intérieur des approches, les SIC diffèrent également sur de très nombreux points tels que l hétérogénéité des concepts, les architectures sous-jacentes, les technologies utilisées et les types de conflits résolus ainsi que la variabilité du respect des propriétés des SIC, ). En plus, leur processus de conception ou de développement varie également. De ce fait, comme tout système d information, les systèmes d information coopératifs nécessitent un processus d ingénierie. 61

63 Chapitre 4 : Ingénierie des Systèmes d Information Coopératifs II.4 CHAPITRE4 : INGENIERIE DES SYSTEMES D INFORMATION COOPERATIFS 62

64 II.4.1 INTRODUCTION L ingénierie des SIC est définie par Conrad & AL., comme étant «un domaine de recherche inhérent au développement systématique de solutions interopérables pour les systèmes hétérogènes et autonomes comprenant aussi bien des bases de données que d autres types de sources d information ( ) provenant de domaines d application variés». L ingénierie des SIC a pour objectif de construire des solutions réutilisables dédiées à la coopération des sources d information. Tout comme celle relative aux systèmes d information, l ingénierie des SIC utilisent des concepts provenant du génie logiciel et des techniques issues de l intelligence artificielle distribuée telles que les ontologies, les agents ou systèmes multi-agents. Dans le même contexte du travail collaboratif, Boughzala définissait l ingénierie de la coopération, lors du développement d un SIC, comme étant «l étude des concepts, des méthodes et des techniques permettant d acquérir, de modéliser et de formaliser la connaissance afin de la mobiliser». Ces deux définitions complémentaires de l ingénierie des SIC mettent l accent sur le développement de solutions d interopérabilité et sur la nécessité de modéliser et de formaliser les connaissances portant sur ce développement. De nombreuses solutions très hétérogènes ont été proposées, portant à la fois sur la définition de concepts et d architectures réutilisables. Ces architectures conceptuelles et logicielles permettent la construction de processus coopératifs entre sources d information et la résolution des conflits inhérents. Néanmoins, les SIC existants (et leurs concepts et architectures sous-jacents) souffrent de trois anomalies rendant leur réutilisation fastidieuse : Ils sont très complexes et donc difficilement réutilisables, Dans la plupart des cas, leur ingénierie ne s appuie pas sur les techniques de réutilisation qui ont fait leurs preuves telles que framework et pattern, Leur documentation est souvent éclatée entre de nombreux articles de recherche et/ou thèses. Face à ce constat, les recherches du domaine se focalisent sur deux axes, à savoir : Augmenter la réutilisabilité des SIC existants avec notamment des techniques de réutilisation ayant fait leurs preuves dans le monde objet : pattern, framework, composant logiciel, Promouvoir les recherches sur l aide à l ingénierie de nouveaux systèmes d information coopératifs ; en particulier sur les aspects conceptuels et architecturaux liés à cette ingénierie. 63

65 II.4.2 TRAVAIL COLLABORATIF Nous allons essayer de retracer succinctement les grandes étapes de l évolution de la notion de travail Collaboratif. Cette notion assez ancienne, autrement appelé, le travail de groupe assisté par ordinateur fut son apparition durant les années 60, au Research Institute de Stanford aux Etats-Unis sous la direction d ENGELBART, considéré aujourd hui comme le père fondateur du travail collaboratif. Il développa un système nommé «Augment» qui recouvre en quasi-totalité toutes les caractéristiques d un outil de groupware d aujourd hui avec les dimensions technologiques mais aussi humaines et organisationnelles. Dans les années 70, en milieu universitaire aux Etats-Unis d Amériques, d autres applications de type «travail collaboratif» ont été développées, notamment l EIES (Electronic Information Exchange System), qui est réellement un système de téléconférence développé au New Jersey Institute of Technology sous la direction de TURROF. Son objectif était de concevoir «un laboratoire de communication électronique utilisable par des communautés de chercheurs géographiquement dispersées». Empruntant le pas aux évolutions et développement des technologies informatiques, aussi hardware que software, au cours des années 80, les outils de travail collaboratif connurent une forte expansion. Le terme «groupware» est d ailleurs cité pour la première fois à destination du grand public dans un article provenant du magazine anglo-saxon «Fortune» et daté de Il est présenté comme une «nouvelle manière révolutionnaire» de travailler. Mais c est dans les années 90, que le groupware prend son plein essor grâce à l expansion de la gestion et de l économie de l information et de la communication. C est le développement de la bureautique individuelle qui a fait connaître au grand public le célèbre logiciel «Lotus Notes». Le groupware, connu sous le nom de «collecticiel» en France, fait véritablement son apparition en Plusieurs ouvrages utilisant le terme de «groupware» firent leur apparition, plus tard, ce qui correspond à l approche orientée «outil» au lancement de cette notion. Le terme «travail collaboratif» est utilisé par les ouvrages les plus récents. Ceux sont les professionnels qui ont vu la nécessité de prendre en compte le travail collaboratif afin d améliorer la communication aux seins des entreprises. Les années 2000 voient apparaître de nouveaux types d outils de travail collaboratif comme les logiciels libres et le collaboratif web. Le web 2.0, avec les blogs et les sites de type wiki, facilite l utilisation du web pour les «novices» et offre des interfaces plus ergonomiques spécialement pensées pour les utilisateurs. 64

66 Le groupware est un néologisme inventé, en 1980, par deux éminents chercheurs, à savoir Peter et Trudy Johnson-Lenz. Ce terme qui est constitué par la concaténation de deux termes, le groupe «group» d une part représentant la notion de travail, et d autre part l aspect technologique du logiciel avec le mot «ware» de software. Cependant, le travail collaboratif ne constitue pas un simple outil permettant une meilleure communication entre plusieurs individus. A travers la définition suivante, nous pouvons montrer les différentes nuances que recouvrent cette notion : «une combinaison de technologies, de personnes et d organisation qui facilite la communication et la coordination nécessaire à un groupe pour réaliser son travail de manière collective et efficace, atteindre un but partagé et assurer un gain pour chacun de ses membres». Aux Etats-Unis, un champ disciplinaire appelé CSCW (Computer Supported Cooperative Work) a vu le jour à partir de ce nouveau concept. Le CSCW étudie le comportement des individus travaillant en groupe afin de fournir des solutions logicielles adaptées à leurs besoins. Ce qui signifie que le CSCW a été élaboré en vue de prendre en charge l aspect comportemental de l être humain et les interactions homme/homme et homme/machine. Le groupware est souvent comparé à d autres systèmes d information pour l entreprise comme le Gestion Electronique de Documents (GED) ou encore le Workflow. Le travail collaboratif, la GED et le Workflow sont trois systèmes d information qui facilitent le travail de groupe au sein d une entreprise : Le Workflow sert à modéliser les tâches de chacun des acteurs pour la réalisation d un projet ; La GED est un outil «permanent» qui met à disposition les documents de travail utiles pour l ensemble des acteurs (référentiels etc.) Le travail collaboratif, quant à lui correspond à l organisation globale d une structure qui permet le travail par projet. Le groupware se base sur des technologies de GED, de workflow, de communication, il facilite ainsi la communication interne et stimule «l intelligence collective». II.4.3 LA GED Les solutions de Gestion Electronique de Documents (GED) se sont répondues dans les entreprises à partir des années 90. Elles sont désignées en anglais par l expression «Electronic Document Management (EDM)». Le qualificatif «Electronique» rend compte de l évolution des systèmes de gestion, désormais capables de reproduire le document sous forme numérique et de proposer un accès direct à celle-ci. A l instar des solutions informatiques, ces solutions n ont pu voir le jour qu en raison des évolutions technologiques : les technologies de numérisation et les systèmes de reconnaissance de caractères «Optical 65

67 Character Recognition (OCR)» ont rendu possible l acquisition de documents sous forme numérique, les plates-formes offrent des espaces de stockage plus importants et l architecture réseau favorise l accès aux documents à distance. Définition Dans le Dictionnaire Encyclopédique de l Information et de la Documentation, Jacques Chaumier définit la GED comme un «ensemble de logiciels concourant à réaliser les diverses étapes de la chaîne de traitement d un document : acquisition, restitution et diffusion». Un système GED est donc un logiciel qui vise à gérer et organiser l ensemble de la documentation produite par l entreprise. suivants : La mise en place d une GED, au sein d une entreprise, présente les avantages II.4.4 WORKFLOW Accès rapide et à distance aux documents par le biais de réseau (l intranet le plus souvent), Pérennité dans l accès aux documents, Utilisation d une base unique pour l ensemble des documents de l entreprise, Conservation des documents. Les systèmes d informations coopératifs mettent en uvre des techniques de workflow et plus généralement de logiciels de groupe. Il est nécessaire de mettre en évidence les spécificités de ces systèmes en vue d en tenir compte le plutôt possible dans leur conception [NUR95]. Il s agit, en fait, de définir d une part une méthode d analyse et de conception associant le workflow et les autres situations du travail coopératif, et d autre part des modèles sous-jacents permettant de représenter les interactions entre coopérants qu il s agisse d interactions synchrones ou asynchrones, formelles ou informelles. A terme, il serait intéressant de construire des outils implémentant les méthodes et les modèles ainsi définis. Les applications workflow automatisent la gestion du flux d information suivant les spécifications d un processus donné. Les tâches de traitement de l information passent d une personne à une autre selon un circuit conditionnel bien défini. Chaque acteur du circuit réalise se tâche sans avoir besoin de se préoccuper de ce qui a été fait avant, et de ce qui devrait être fait après. L application présente à l utilisateur les informations nécessaires pour effectuer sa tâche, avant que le processus ne suive son cours vers l étape suivante. Il n existe pas actuellement de définition unique, faisant référence, sur le Workflow. D après S. Soubbaramayer [SOU 94] il s agit d un «ensemble de logiciels proactifs qui permettent de gérer les procédures de travail, de coordonner les charges et les ressources et de superviser le déroulement des tâches». Le terme «proactif» caractérise parfaitement les logiciels de 66

68 workflow, en effet d après la petit Larousse, ce terme se dit d une chose qui a un effet sur une autre qui vient après. Ceci signifie, que c est le logiciel qui invoque l utilisateur et non l inverse. Le Workflow peut être décrit comme étant le traitement séquentiel d un document ou un dossier par des agents successifs qui lui appliquent des actions définies à l avance AFC 94]. Le workflow correspond avant tout à une activité de séquencement et de coordination du travail entre les différents acteurs impliqués. La définition donnée par N. Naffah [NAF 94] est la plus proche de ce concept : «Travail coopératif impliquant un nombre limité de personnes devant accomplir, en un temps limité, des tâches articulées autour d une procédure définie et ayant un objectif global». Dans le cas du workflow, le terme travail coopératif signifie que plusieurs personnes sont impliquées pour atteindre l objectif global, mais à des étapes différentes du déroulement du travail et cela individuellement à partir du moment où la personne «prend» la tâche. II Origines du workflow Les origines du workflow remontent à la Gestion Electronique des Documents (GED). Initialement, la GED ne prenait en compte que l aspect statique de la vie d un document. Mais un document n est pas une entité qui est simplement traitée puis classée. Il circule entre les agents d une organisation, cette circulation étant le plus souvent soumise à une procédure bien définie et donc «programmable». Le workflow devient donc le complément naturel de la GED en prenant en compte l aspect dynamique de la vie du document. II Possibilités offertes par le workflow Un guidage rigoureux des procédures : le guidage de l enchaînement des tâches garantit l exécution d une affaire conformément au plan de travail et facilite ainsi la mise en place de normes ISO. Un contrôle du flux de travail : les logiciels de workflow permettent de suivre l état d avancement d un travail étape par étape et de détecter rapidement d éventuels goulets d étranglement correspondant à l accumulation de tâches en attente sur un poste. Un maximum d automatisation : les pertes de temps dues à rechercher, photocopier, distribuer et classer les documents sont considérablement diminuées. Les logiciels de workflow offrent aussi la possibilité d automatiser toutes les opérations pour lesquelles une intervention humaine n apporte pas de réelle valeur ajoutée. Ces nouvelles possibilités ont des conséquences positives sur la productivité, une réactivité plus grande aux aléas du marché, une diminution des délais de productions et une amélioration de la qualité des produits et services rendus. 67

69 II Avantages du workflow Les groupes permettent d accomplir des tâches irréalisables par une seule personne. C est la base de toute organisation. L efficacité d une organisation dépend de l efficacité de ses groupes de travail. On peut les définir comme des regroupements de personnes partageant le même but et engagées dans une communication continue. Les performances et l efficacité du groupe résultent de la coopération mise en uvre et des décisions prises par ses membres. L objectif des logiciels de groupe est de les aider à travailler ensemble. Réorganisation et approche qualité Un outil de workflow doit donner à l entreprise les avantages concurrentiels nécessaires pour maintenir ou améliorer sa position sur le marché en répondant mieux et plus vite aux clients. Mais bien automatiser un mauvais processus ne peut pas permettre à l entreprise d atteindre ses objectifs à long terme. C est donc l organisation elle-même des entreprises qu il faut revoir en premier lieu. Le principe du «management scientifique» fondé par F.W. Taylor en (1911) vise l utilisation d une main d uvre peu qualifiée grâce à une parcellisation des tâches. L organisation résultante aboutit à une division verticale du travail basée sur des structures fonctionnelles à l intérieur d un réseau hiérarchique parfois complexe. Par opposition, l organisation horizontale correspond à un tassement de la structure hiérarchique. Elle privilégie la communication et la capacité à réagir immédiatement devant les changements permanents du marché. Elle est basée sur le processus correspondant à des «équipes de projets» à l opposé de l entreprise verticale basée sur les fonctions. Un processus est un ensemble d activités qui, à partir d une ou plusieurs entrées, produit un résultat représentant une valeur pour un client interne ou externe [HAM 93]. La démarche qui consiste en un remodelage complet de l organisation autour de ses processus est appelée «Business Process Reengineering» (BPR) par M. HAMMER et J.CHAMPY. Les outils de workflow se présentent comme une réponse technologique idéale pour répondre aux objectifs fixés par une activité de reengineering. Ce qui signifie qu on associe souvent le développement d une application workflow à la reconfiguration d un processus complet. Les outils de workflow peuvent aussi contribuer à atteindre les standards de qualité prédéfinis dans la norme ISO Le contrôle de conformité à cette norme, que l on peut expliquer par «écrire ce que l ont fait, faire ce que l ont écrit et prouver ce que l on a fait», passe par une gestion rigoureuse des documents constituant le manuel de qualité et par l amélioration du système grâce à un contrôle de l enchaînement des procédures. En favorisant les étapes de contrôle, les suivis et en augmentant le niveau de sécurité des procédures établies, les outils 68

70 de workflow rejoignent les préoccupations d un nombre croissant d entreprises sur la qualité de leurs services Le travail de groupe impose parfois quelques adaptations, mais la plupart du temps des changements radicaux des habitudes et des processus sont impératifs. L intégration d une nouvelle technologie dans une entreprise engendre des interrogations sur l organisation la plus adaptée à l activité, au style de l entreprise et à la culture du personnel. Le progrès technique et l innovation sociale sont étroitement liés. II Catégories d applications workflow Nous distinguons deux grandes catégories d applications workflow. La première catégorie concerne les procédures dites «ad-hoc». Elles ont la caractéristique d être occasionnelles et peu structurées. La préoccupation la plus importante de ce genre d application se situe au niveau du partage de l information et du savoir entre les membres d un groupe, beaucoup plus que sur la coordination de leurs tâches. Les besoins seront donc plus axés sur les produits dédiés à la communication. Les logiciels de groupe (autre que le workflow) sont parfaitement adaptés à ce genre de situation. Lotus Notes est le produit le plus représentatif de cette catégorie. Par contre, la deuxième catégorie est constituée d outils de workflow trouvant parfaitement leur efficacité pour des procédures très structurées, répétitives, dont les besoins en coordination et en automatisation sont importants. Ceci est le cas pour les tâches administratives dans lesquelles les manipulations de dossiers (encore sur papier), circulant d une personne à une autre, occupent une part importante de l activité. La plupart des groupes au sein d une entreprise se font et se défont suivant des besoins ponctuels. Ces groupes constituent par exemple pour des réunions de décision, pour la rédaction d un document en commun. Ces activités, souvent imprévisibles, n entrent pas forcément dans une procédure formelle de l entreprise. Ces activités correspondent à un besoin dont l origine se trouve dans l une de ces procédures. Le type d activité est décisif pour le choix de collecticiels adéquats. Il y a lieu de citer, par exemple, la conception coopérative, la décision de groupe, la gestion de projets, La taille du groupe est aussi un élément déterminant. On peut considérer que l intégration de collecticiels et plus particulièrement de collecticiels synchrones dans une application workflow consiste à intégrer des groupes de petites tailles effectuant des tâches collectives dans un groupe de grande taille responsable de la procédure. Une application workflow comporte souvent un nombre important d acteurs exécutant des tâches. A l inverse, l organisation d une réunion concernera la plupart du temps un groupe réduit de personnes 69

71 dont la décision permettra de poursuivre la procédure en attente de cette décision. Il s agit d un cas d intégration. L outil de workflow servira de fil conducteur pour l ensemble de logiciels mixtes, aussi bien logiciels individuels que des logiciels de groupe. Le but de l intégration est de rendre transparentes les transitions entre les différents logiciels qui nous intéressent. II Méthodes existantes pour le développement d une application workflow : Le développement d un système d information coopératif commence par la modélisation des processus à automatiser. Pour chaque étape du travail à effectuer, il faudra déterminer qui fait quoi, à quel moment, après quoi et avant quoi et comment il doit. Mais aussi définir les détenteurs de l information, les types de documents traités, les points éventuels de blocage, Dans un premier temps, nous allons définir quels sont les besoins en terme de modélisation de processus. Nous tracerons ensuite un panorama des méthodes d analyse et de conception de systèmes d information afin de déterminer celle(s) qui convient(nent) le mieux au développement d une application workflow. II Modélisation d une procédure On appelle procédure un ensemble prédéfini de tâches partiellement ordonnées, qui ne sont pas nécessairement exécutées séquentiellement ; boucles et parallélismes sont possibles. Pour décrire l enchainement des tâches, il est nécessaire de disposer d opérateurs logiques disjonctifs «ou», conjonctifs «et» (unificateurs) et de pouvoir combiner les deux. Figure 9-description de procédure 70

72 Chaque tâche se voit attribué un rôle correspondant à un groupe d acteurs parmi lesquels sera choisi celui qui l exécutera. La création des liens qui existent entre un rôle et les acteurs associés se fait indépendamment de la procédure par l administrateur de l outil de workflow. Il est cependant évident que tous les rôles nécessaires à une procédure doivent être correctement créés par l administrateur. En définitive, pour modéliser une procédure en vue d en automatiser le déroulement à l aide de l outil de workflow, il est nécessaire de représenter (voir figure) le ou les événements qui la déclenchent, les tâches qui la composent et leurs relations de précédence. Ces relations définissent des enchainements séquentiels (en série), parallèles (avec leurs points de rendez-vous) et conditionnels (avec leurs points de retour). Finalement, pour chaque tâche on doit représenter les événements qui déclenchent son exécution, les moyens nécessaires à sa réalisation (données et outils) et le rôle associé. Modèles existants Pour représenter graphiquement une procédure chaque outil de workflow propose son propre modèle. Même si les modèles sont très nombreux, par contre les études théoriques qui sont à leur base le sont beaucoup moins. Nous pouvons distinguer deux catégories de modèles : les modèles issus des réseaux de Petri et les modèles issus de la théorie des actes du langage (Speech ActTheory). Les modèles Information Control Net (ICN) et le modèle Action sont les modèles majeurs résultant de ces deux courants. Le modèle ICN a été développé par le Palo Alto Research Center (PARC) durant les années 70 [ELL 79]. Dans ce modèle, une procédure est un ensemble d activités reliées par des relations de précédence. Une activité peut être élémentaire ou composée. Dans le cas où l activité est composée, elle peut être considérée comme une procédure, à son tour, et développé en tant que telle. Le modèle permet ainsi de choisir le niveau de détail dans la présentation et de construire une procédure complexe par raffinements successifs. Les activités sont représentées par des n uds et les enchainements d activités par des transitions. Les structures d alternative, de parallélisme et de boucle sont utilisées pour décrire les procédures. Le modèle Action [MED 92] issu des recherches de T. Winograd et F. Flores et visant à orienter le travail de groupe par rapport à leurs activités de dialogue, de négociation et de prises de décision. Certains résultats de recherches développées dans le domaine de la linguistique (Speech ActTheory), ont été utilisés. Le modèle repose sur une structure assez simple : il s agir de considérer une tâche comme une relation de communication entre deux participants, un client et un fournisseur par exemple. La construction du modèle de la procédure se fait par 71

73 raffinements successifs. La boucle principale représente la procédure dans sa globalité. Les différentes phases de cette boucle sont ensuite décomposées en d autres boucles qui peuvent à leur tour être aussi décomposées, Bien qu ils soient différents, les modèles ICN et Action comportent un certain nombre de caractéristiques. Ils utilisent une approche de haut en bas «top-down» qui permet de choisir le niveau de détail dans la représentation et de modéliser une procédure complexe par raffinements successifs. Ils ont aussi la même finalité : diviser un processus en un nombre fini d étapes et en décrire l enchainement. La difficulté principale dans l analyse d un processus consiste à déterminer l ensemble des tâches qui le composent, autrement dit à trouver la bonne granularité des tâches. Une tâche est définie comme étant un ensemble d actions réalisées par une seule personne qui remplit ainsi un certain rôle dans le processus global. Il s agit donc de bien définir les rôles au préalable. Il est obligatoire de trouver les personnes qui interviennent dans le processus, en premier lieu, les rôles qu elles y remplissent et connaitre comment elles communiquent entre elles pour pouvoir coordonner leurs différentes activités et ceci dans le but d atteindre l objectif global. Le modèle Action, quant à lui, propose une approche client-fournisseur qui donne au modèle une dimension inexistante dans le modèle ICN. Dans une procédure modélisée avec Action, on se rend compte de l organisation qui justifie la façon dont le processus a été divisé en tâches. Les responsabilités et les relations entre les intervenants sont clairement identifiées. Cette dimension est très importante dans «Business Process reengineering BPR». L objectif d une analyse workflow est de trouver le bon découpage d un processus en étapes afin d en automatiser l enchainement. Si les modèles ICN et Action sont des modèles adaptés à la modélisation des procédures, il est important de signaler qu ils leur manque toute la démarche d analyse qui permettrait d arriver à la solution. En effet, un modèle, aussi parfait soit-il, ne permet que la représentation de la solution choisie. Sans l utilisation d une méthode appropriée, il est quasiment impossible de construire une solution. Donc, une méthode complète devrait : Permettre de déterminer si un outil de workflow est adapté pour automatiser le déroulement du processus étudié et s il est avantageux de le faire. Elle doit être suffisamment générale pour permettre de modéliser n importe quel processus (même s il comporte des étapes qui ne peuvent pas être mises en uvre par un workflow). Prendre en charge l analyse depuis l identification des processus jusqu à la modélisation des procédures dont on veut automatiser l exécution. Etre en concordance avec les principes de BPR énoncés précédemment ; il faut raisonner sur les objectifs à atteindre et non sur les fonctions réalisées par les différents services d un organisme. 72

74 Permettre d aborder des organisations complexes dont les processus ne sont pas clairement définis. Une approche systémique est requise dans ce cas. II Méthodes usuelles Les méthodes de conception de systèmes d information telles que Merise, SADT, SART, OMT, OOM, UP et RUP sont toutes orientées vers la structuration des données et des traitements automatisés. Les aspects organisationnels y sont discernés de façon parcellaire. Dans le cas de Merise [Tardieu 83], le modèle organisationnel des traitements repose sur un formalisme approprié pour décrire l enchainement des tâches dans une procédure. Or le problème qui se pose réside dans le choix de la granularité des tâches. Le modèle organisationnel des traitements de Merise a pour objectif d arriver à un découpage qui mette en évidence les traitements par lots et conversationnels nécessaires au développement d une application. Ces traitements feront l objet d une description détaillée débouchant sur la programmation des divers modules. Cependant, pour une application de workflow n a pas pour but de déterminer une liste de programmes à développer, mais de trouver comment les agents coordonnent leurs efforts pour atteindre les résultats escomptés. Il faut trouver la meilleure organisation du travail. Il s agit, donc, de fournir à chaque acteur les moyens technologiques qui assistent ou automatisent son travail individuel tout en lui offrant la possibilité d communiquer avec les autres acteurs afin de coordonner les différentes activités et atteindre ainsi l objectif global. La méthode OSSAD (Office Support System Analysis and Design) [DUM 90], qui est une méthode orientée vers l organisation du travail des hommes, à l inverse des méthodes usuelles qui sont orientées vers l organisation des données et l automatisation des traitements, a été conçue dans le cadre d un projet ESPRIT, qui avait pour objectif de rechercher des méthodes appropriées au développement de systèmes bureautiques. Il s agit d une approche systémique qui aide à comprendre comment les gens travaillent au bureau, en incluant les personnes dans le système à concevoir. OSSAD est une méthode qui permet d analyser comment différents agents coordonnent leurs tâches en vue de fournir un résultat global. Son but est d accompagner le changement en milieu administratif en profitant des opportunités de réorganisation qu offrent les nouvelles technologies informatiques. OSSAD propose deux niveaux de réflexion : l abstrait et le descriptif. 73

75 Le niveau abstrait vise à représenter l organisme du point de vue de ses missions et de ses objectifs, en faisant abstraction des moyens utilisés. Le niveau descriptif vise à représenter les conditions de réalisation actuelles ou envisagées conformément aux objectifs formulés au niveau abstrait. Il prend en compte les moyens organisationnels (choix d organisation, partage des responsabilités, flux des informations et des documents), humains (répartition des collaborateurs dans les différentes unités ou services) et techniques (outils de type bureautique ou informatique). a) Le modèle abstrait Le modèle abstrait s intéresse aux objectifs en cherchant à représenter ce qui doit être fait et pourquoi. Il répond aux questions : «Quels objectifs satisfaire?» et «Que faut-il faire pour cela?», en faisant abstraction de la solution pratique employée. Il fixe les caractéristiques stables et durables du système étudié que tout choix d organisation devra respecter. Il sert de cadre à la construction des modèles descriptifs. Le modèle abstrait se base sur un découpage de l organisme en Fonctions, c est-à-dire en sous-systèmes aux objectifs cohérents. Chaque fonction peut être décomposée en Sousfonctions décomposables à leur tour. Au niveau le plus détaillé de l analyse, les fonctions non décomposées sont dénommées Activités. Une activité n a qu un seul objectif. Ces soussystèmes communiquent entre eux et avec l environnement par échange de Paquets d information (abstraction faite de leur support physique). b) La matrice Activité/Rôle Le passage entre le niveau abstrait et le niveau descriptif est assuré par la matrice Activité/Rôle. Les lignes correspondent à des activités (concept abstrait) et les colonnes à des rôles (concept descriptif). On indique pour chaque activité d une fonction tous les rôles qui y interviennent en réalisant une tâche (une croix dans la matrice correspond à une tâche). A chaque activité du niveau abstrait correspond une Procédure au niveau descriptif. Le niveau descriptif est constitué de différents modèles destinés à décrire une procédure sous divers aspects. c) Les modèles descriptifs Les modèles descriptifs s intéressent aux moyens organisationnels, humains et techniques mis en uvre pour atteindre les objectifs de l organisme. Ils représentent la manière pratique dont le travail est réalisé actuellement ou sera réalisé dans le futur. Ils répondent à la question : «qui fait quoi?». Le niveau de représentation est celui de la procédure. 74

76 Il existe trois types de modèles descriptifs : le modèle descriptif des rôles, le modèle descriptif de procédures et celui d opérations. Les deux premiers élaborent une représentation statique du fonctionnement de l organisme ; aucun élément chronologique n est prévu. Le troisième type de modèle constitue le niveau le plus détaillé de la description et explicite la dynamique de l organisation. Le modèle descriptif de rôles Ce modèle permet de représenter la structure organisationnelle de l organisme, ou celle qui lui est proposée, pour accomplir ses activités. Il utilise les concepts de Rôles, d Unités et de Ressources. Une unité représente un ensemble de rôles regroupés pour la commodité de modélisation. Ce qui pourrait correspondre à une unité administrative de l organisme étudié. Les informations échangées entre rôles, rôles externes et/ou unités sont considérées comme ressources. Le modèle descriptif de procédures Ce modèle permet de représenter le fonctionnement de l organisme, c est-à-dire l organisation du travail actuelle ou souhaitée. Il fait appel aux concepts de procédure et de ressource. Il donne une vue d ensemble des relations entre procédures. Le modèle descriptif d opérations Il fournit le détail d une procédure correspondant à une ligne de la matrice Activité/Rôle. Il y est indiquer qui fait quoi et dans quel ordre. On fait apparaitre ainsi la répartition du travail entre les divers rôles. On attribue une colonne différente à chacun des rôles concernés et on y place les Opérations qu ils effectuent. Le concept d opération utilisé correspond au concept de tâches défini précédemment. Les opérations situées dans la même colonne constituent la tâche effectuée par le rôle concerné dans cette procédure. Ce modèle utilise un formalisme proche des réseaux de Petri. En plus des simples actions de précédence, ce formalisme permet de représenter trois possibilités d enchaînement des opérations : parallélisme, alternative et boucle. Certaines opérations d une procédure peuvent être regroupées en Macro-opérations. Ceci permet d obtenir une vue d ensemble plus simplifiée. Par la suite, chaque macroopération peut être détaillée à son tour en un autre diagramme. Le modèle descriptif d opérations d une procédure peut donc se construire par raffinements successifs. Sur ce type de diagramme peuvent être indiqués les ressources en informatiques et les outils nécessaires à la réalisation d une opération. Pour modéliser en détail les moyens que mobilise une opération, la méthode fournit le diagramme de détail d une opération qui peut aussi être utilisée comme une macro-opération (ressources et outils, conditions de déclenchement, les règles de gestion appliquées à l opération). 75

77 OSSAD se propose comme une méthodologie dans laquelle chacun «pioche» pour construire la méthode adaptée à ses besoins. Nous pouvons considérer cette méthodologie comme étant un générateur de méthode qui à travers un paramétrage adéquat fournit au concepteur le modèle qui répond le mieux à ses aspirations. II.4.5 SECURITE DES SYSTEMES D INFORMATION Les évolutions récentes et rapides de l informatique ont contribué à l accélération des échanges d informations. Les entreprises se trouvent désormais confrontées au contrôle efficace de la confidentialité, de l intégrité et de la disponibilité de ces informations. Véritable point névralgique, le système d information est souvent la proie de multiples attaques qui menacent l activité économique des entreprises et requièrent la mise en place d une politique interne de sécurité. D une manière générale le système d information concerne l ensemble des moyens (organisation, acteurs, procédures et systèmes informatiques) nécessaires à l élaboration, au traitement, au stockage, à l acheminement et à l exploitation des informations. Dans les faits, de nos jours, l essentiel du système d information est porté par le système informatique et la notion de sécurité informatique recouvre pour l essentiel la notion de sécurité des systèmes d information (SSI). Le concept de SSI recouvre donc un ensemble de méthodes, techniques et outils chargés de protéger les ressources d un système informatique afin d assurer la disponibilité des services, la confidentialité et l intégrité des informations. Les échanges au travers notamment d Internet ont rendu également nécessaire le développement de propriétés nouvelles comme l authentification, la paternité et la traçabilité de l information. La sécurité fait donc appel à différentes techniques complémentaires dont : le chiffrement de l information (cryptologie) la protection contre les signaux parasites compromettants (sécurité électronique) la protection contre les intrusions dans les logiciels, mémoires ou banques de données (sécurité informatique). la protection contre les accidents naturels et les actes malveillants (sécurité physique) Les menaces Bien que souvent invisibles, du moins tant qu elles n ont pas eu de conséquences directes, les menaces sont cependant bien réelles : 76

78 Les menaces physiques Actes de délinquance (vols, détérioration) et accidents naturels sont des menaces physiques qui visent directement le matériel. Souvent ignorés, les évènements naturels, accidentels ou malveillants, représentent pourtant jusqu à 8% des sinistres déclarés (source : étude 2003 du CLUSIF sur la sinistralité). Quelle entreprise peut se prétendre totalement à l abri d une inondation, d une tempête ou d un incendie d autant que, si le matériel peut être, le plus souvent, aisément remplacé il n en va pas de même des données qu il contenait? Les menaces informatiques Bien plus connues et envisagées, dès lors qu on parle de sécurité des systèmes d informations, les menaces informatiques (virus, chevaux de Troie, spams...) n en sont pas moins de réels dangers. En 2003 environ 18% des entreprises ayant répondu à l enquête du CLUSIF (étude sur la sinistralité) ont déclaré avoir été infectées par un ou plusieurs virus et l impact financier en a été jugé élevé dans 11% des cas. Heureusement la plupart des entreprises ont désormais saisi l importance et l intérêt des outils destinés à se prémunir de ces attaques (antivirus, firewall) et ces dernières voient leur efficacité reculer d années en années. Les menaces internes Bien moins identifiées, les menaces internes sont plus souvent liées à la négligence et à l ignorance du personnel de l entreprise ; il s agit plus d inconscience que d une réelle volonté de nuire. En général ces menaces correspondent à un usage personnel du matériel informatique de l entreprise avec d une part le risque d infection par virus (surtout dans le cas des ordinateurs portables confiés aux employés) et d autre part un risque pénal par le téléchargement de programmes ou de fichiers pirates (films, musiques) qui sont incompatibles avec les applications professionnelles ou utilisés en dehors du cadre légal (licences d exploitation). Les cas d espionnage industriel sont plus rares mais restent néanmoins un danger bien réel qui pèse sur les entreprises uvrant sur des marchés stratégiques. La sécurité des systèmes d information passe aussi par la mise en place d une politique efficace de protection visant à empêcher toute possibilité d action malveillante par du personnel temporairement affecté à l entreprise (stagiaires...) 77

79 Les risques sont tout aussi multiples et doivent être pris au sérieux. Nombre de personnes ne jugent ces risques que sous l angle de l entreprise agressée et peu savent ou même imaginent que leur propre responsabilité est engagée. II.4.6 CONCLUSION Les outils de travail coopératif constituent une aide à la mise en place des organisations de demain, basées sur des structures horizontales plus responsabilisantes. Leur impact sur l organisation du travail est important. Néanmoins, la plupart des méthodes de conception de systèmes d information sont trop orientées vers l organisation des données et l automatisation des traitements et non vers l organisation du travail des hommes. Il serait très intéressant de construire une méthode inhérente à l analyse du travail du groupe et plus particulièrement à l analyse et à la conception d applications Workflow. Une application Workflow sert de fil conducteur pour un ensemble d activités qui peuvent être individuelles ou coopératives. Le développement d une application Workflow étant souvent précédé par la reconfiguration des processus de travail (Business Process reengineering), la définition d une démarche pour cette étape souvent incontournable est aussi nécessaire. 78

80 PARTIE II : PROBLEMATIQUE ET SOLUTION PROPOSEE Chapitre 1 : chaine logistique Chapitre 2 : Méthodologies de développement Chapitre 3 : Choix et présentation des technologies utilisées Chapitre 4 : Développement du Système «SICLOG» III PARTIE II : PROBLEMATIQUE ET SOLUTION PROPOSEE 79

81 Chapitre 1 : Chaine logistique III.1 CHAINE LOGISTIQUE 80

82 III.1.1 INTRODUCTION Quelles sont les évolutions qui ont mené au concept actuel de Supply Chain Management (SCM Gestion de la chaîne logistique)? Durant les années 50 à 70, les entreprises produisaient principalement sur stock. Cette production de masse avait pour objet de minimiser les coûts de production et les délais de livraison. Néanmoins, ce procédé présentait des inconvénients majeurs, à savoir : une lenteur pour le développement et l industrialisation de nouveaux produits et le sur-stockage induisant des immobilisations financières. Ce qui a conduit, vers les années 70 à 80, à un nouvel essor d une économie basée sur la demande où aucune production n est déclenchée sans avoir au préalable reçu de commande. A partir des années 80, l avènement de la mondialisation et de la concurrence, les exigences de performance financière et l intégration des technologies de l information et des communications ont poussé les consortiums à proposer des produits de bonne qualité, selon les normes ISO, et à bas prix. Pour ce faire, et afin d améliorer les temps de cycles de production par rapport à la concurrence, de nouvelles méthodes de management ont vu le jour. Parmi ces méthodes nous distinguons la méthode appelée «Just in time» qui a est utilisée par les gestionnaires dans le but de limiter des stocks de matières premières «intrants» en organisant et ordonnançant plus précisément l approvisionnement avec les fournisseurs. C est dans ce contexte que les différentes entreprises ont pris connaissance de l importance de la relation stratégique Client-Fournisseur, qui constitue les prémisses du Supply Chain Management, qui au début été orienté «approvisionnement» avec les fournisseurs directs. Parallèlement à ce concept, des experts en gestion de la logistique ont disséminé les concepts de materials management et de Distribution Resource Planning (DRP), une étape supplémentaire pour définir les fonctions transport et distribution physique de ladite chaîne. L intégration de la fonction distribution à la partie approvisionnement forma ainsi la «logistique intégrée», connu aussi sous le nom de gestion de la chaîne logistique ou Supply Chain Management (SCM). Actuellement, le SCM s étend à tous les fournisseurs et à toutes les entités de la distribution. Le but d une logistique intégrée est de répandre les bonnes pratiques «best practices» de gestion à tous les maillons de la chaîne afin d améliorer globalement la performance de la chaîne. D après la littérature scientifique, l origine du Supply Chain Management provient du materials management et du physical distribution après la seconde guerre mondiale, ainsi que du domaine du functional logistics (différents managers pour toutes les fonctions) et de 81

83 l integrated logistics (un seul manager pour toutes les fonctions). Forrester a commencé à étudier les logistiques fonctionnelles, en 1958, en utilisant une approche systémique. Il décrivît l amplification de la demande lorsqu elle remonte la chaîne vers les fournisseurs. Ce phénomène porte d ailleurs son nom «effet Forrester» ou encore «bullwhip effect», c est-à-dire, l effet boule de neige. Plus tard, en 1969, Bowersox étudia l évolution de la logistique intégrée et évoqua ce qui deviendra, par la suite, la chaîne logistique, en considérant que les entreprises soient reliées entre elles par le flux physique. La recherche opérationnelle, la dynamique des systèmes, les sciences du management, le marketing, l économie, etc., ont tous contribués pleinement aux concepts du SCM. La gestion et le contrôle des stocks ont eux aussi participé à ces concepts, à travers le réapprovisionnement des stocks, ainsi que l allocation d ordres de production, la planification des activités de production et de distribution. Puis vint le problème d optimisation de cette chaîne, à travers la maîtrise des coûts et de l efficacité interne des entreprises. Ceci mena les scientifiques à fixer un cadre au SCM, selon deux grands axes, à avoir : la partie achat et approvisionnement et celle du transport et de la logistique. En effet, intégration de ces deux parties dans un même modèle ne semble pas être chose aisée. Les chercheurs ont élargi leur domaine d étude en parcourant toute la chaîne de l atelier à la chaine en passant par l usine en vue d une optimisation plus globale des systèmes de production, grâce notamment aux avancées dans les technologies de l information, les modèles mathématiques et autres outils d optimisation. III.1.2 DEFINITIONS ISSUES DE LA LITTERATURE SCIENTIFIQUE III La logistique Le mot «logistique» apparut au 18 ième siècle, en France, lorsque les problèmes de soutien à la stratégie militaire furent pris en compte. En effet, le réapprovisionnement en armement, munitions, vivres, carburants et énergies, effets d habillement, soins médicaux, etc., constituent un soutien multiforme aux armés. Ce terme pris ensuite une autre dimension, dans le milieu industriel notamment, pour évoquer particulièrement la manutention et le transport des marchandises. Jusqu aux années 70, la logistique ne constituait pas un intérêt majeur dans la gestion des entreprises, puisqu elle était considérée comme une fonction secondaire. Elle était limitée aux tâches d exécution dans les entrepôts et sur les quais d expédition. Au milieu des années 90, la logistique devient une fonction globalisée voire même mondialisée de gestion du flux physique dans une vision complète de la chaîne Clients/Fournisseurs, et constitua véritablement une nouvelle discipline du management 82

84 des entreprises. Cette logistique globale représente l ensemble des activités internes ou externes à l entreprise qui apportent de la valeur ajoutée aux produits et des services aux clients. L évolution vers la logistique globale met en avant un certain nombre de points clés pour la mise en uvre des partenariats d entreprise : Partager une vision globale de la problématique logistique avec des partenaires potentiels ; Définir le périmètre de la coopération : quelles informations doivent être échangées? Déterminer une vision cible ; Informer et former les divers opérateurs pour établir une culture logistique interne et externe ; Aligner les processus internes et externes ; Utiliser les meilleurs pratiques et s auto-évaluer ; Choisir les outils adaptés pour la mise en uvre opérationnelle d une logistique performante. III Supply Chain Le terme supply chain signifie littérairement chaine d approvisionnement. Parmi les multiples définitions, nous allons citer les suivantes : Selon Christopher [Christopher, 1992], la chaîne logistique peut être considérer comme le réseau d entreprises qui participent, en amont et en aval, aux différents processus et activités qui créent de la valeur sous forme de produits et de services apportés au consommateur final. Lee et Billington, quant à eux, définissent la chaîne logistique comme étant un réseau d installation qui assure les fonctions d approvisionnement en matières premières, de transformation de ces matières en composants puis en produits finis, et de distribution de ces produits vers le client. La définition donnée par La Londe et Masters n est guère différente de la précédente. Une chaîne logistique est un ensemble d entreprises qui se transmettent des matières. En règle générale, plusieurs acteurs indépendants participent à la fabrication d un produit et à son acheminement jusqu à l utilisateur final Les producteurs de matières premières et de composants, les assembleurs, les grossistes, les distributeurs et les transporteurs constituent l ensemble des membres de la chaîne. Ganeshan et Al., 95 la définissent comme suit : «Une chaîne logistique est un réseau d entités de production et de sites de distribution qui réalise les fonctions d approvisionnement de matières, de transformation de ces matières en produits intermédiaires et finis, et de distribution de ces produits finis jusqu aux clients. Les chaînes logistiques existent aussi bien dans les 83

85 organisations de service que de production, bien que la complexité de la chaîne varie d une industrie à une autre et d une entreprise à une autre aussi. Pour Tayur et al, 99., Une chaine logistique est un système de sous-traitants, de producteurs, de distributeurs, de détaillants et de clients entre lesquels s échangent les flux matériels dans le sens des fournisseurs vers les clients et des flux d information vers les deux sens. Stadlter et Kilger, 00, définissent cette chaine comme étant constituée de deux ou plusieurs organisations indépendantes, liées par des flux physique, informationnel et financier. Ces organisations peuvent être des entreprises produisant des composants, des produits intermédiaires et des produits finis, des prestataires de service logistique et même le client final lui-même. Génin, 03, considère qu une chaîne logistique est un réseau d organisations ou de fonctions géographiquement dispersées sur plusieurs sites qui coopèrent, pour réduire les coûts et augmenter la vitesse des processus et activités entre les fournisseurs et les clients. Si l objectif de satisfaction du client est le même, la complexité varie d une chaîne à une autre. Enfin, Lummus et Vokurka, 04, considèrent que toutes les activités impliquées dans la livraison d un produit depuis le stade de matière première jusqu au client en incluant l approvisionnement en matières premières et produits semi-finis, la fabrication et l assemblage, l entreposage et le suivi des stocks, la saisie et la gestion des ordres de fabrication, la distribution sur tous les canaux, la livraison au client et le système d information permettant le suivi de toutes ces activités. D autres termes proches ou semblables de «chaîne logistique» sont aussi plus ou moins utilisés : entreprise étendue, entreprise virtuelle, entreprise réseau, réseau d entreprises, entreprise fédérale, entreprise en trèfle en grappe, fractale, organisation triple I, joint-venture, consortium d entreprises, constellations d entreprises, Cependant, ces définitions peuvent être classifiées en catégories suivant leur orientation principale. La chaîne logistique peut ainsi se définir en tant que : Succession d activités Client/Fournisseur, Succession d activités de création de valeur, Fonctions ou processus d approvisionnement, de transformation et/ou de distribution. 84

86 Distribution et entreposage Ressources naturelles Transformation matières premières Fabrication composants Fabrication produits Distributeurs (grossistes) Distributeurs (Détaillants) Clients finaux Recyclage Figure 10-Activités en entreprises de la Chaîne Pour notre part, nous considérons que : 1. Une chaîne logistique peut se rapporter au processus de soutiens multiformes en vue de réaliser des objectifs communs ; 2. Cette chaîne fait intervenir plusieurs entités, structures ou organismes ; 3. Ces entités sont liées entre elles par trois flux : a. Le flux d information, b. Le flux physique, c. Le flux financier. 4. A chacune de ces entités est dédiée une fonction bien déterminée, l approvisionnement, la distribution, l activité spécifique, l utilisation opérationnelle ; 5. Pour être cohérente et efficiente, la chaîne logistique doit être réglementée, à travers l instauration de lois et instructions régissant les activités de ces entités. III Structure physique de la chaîne La structure topologique d une chaîne logistique peut prendre différentes formes, en particulier trois topologies élémentaires de réseaux (Huang et al., 2003, Croom et al., 2000, Lambert, 2000, Min et al., 2002) : 1. Structure convergente ; 2. Structure divergente ; 3. Structure hiérarchique ; 4. Et enfin, une structure hybride (combinée convergente, divergente et hiérarchique). 85

87 III.1.3 GESTION DE LA CHAINE LOGISTIQUE (GCL) III Définition Nous pouvons dire qu une chaîne logistique existe dès lors qu au moins deux entités travaillent sur la réalisation d un produit ou service donné. Dans ce cas, si cette association est pilotée convenablement pour maximiser les performances, on pourra parler de gestion de la chaîne logistique «Supply Chain Management (SCM)». Plusieurs définitions de la gestion de la chaine logistique ont été formulées, parmi lesquelles nous distinguons : [Jones et Riley, 1985], ont proposé la définition suivante : La gestion de la chaîne logistique est une approche intégrative pour s accorder sur la planification et le contrôle du flux physique depuis les fournisseurs jusqu aux utilisateurs finaux. [Berry et al., 1994], ont défini la GCL comme étant un concept qui vise à construire une confiance, à échanger des informations sur les besoins des marchés, à développer de nouveaux produits et à réduire la base de fournisseurs d une entreprise afin de libérer des ressources de gestion pour le développement de relations significatives sur le long terme. [Simshi-Levi et al., 2000], considèrent que la GCL (SCM) est un ensemble d approches utilisées pour intégrer efficacement les fournisseurs, les producteurs, les distributeurs, de manière à ce que la marchandise soit produite et distribuée au bon endroit, au bon moment avec une meilleure qualité dans le but de minimiser les coûts et d assurer le niveau de service requis par les demandeurs. [Geunes et Chang, 2001], quant à eux, ont défini la GCL comme étant la coordination et l intégration des activités de la chaîne logistique avec l objectif d atteindre un avantage compétitif viable. La GCL comprend donc un large panel de problématiques stratégiques, financières et opérationnelles. [Rota-Franz et al,. 2001] ont considéré que faire du Supply Chain Management signifie que l on cherche à intégrer l ensemble des moyens internes et externes pour répondre à la demande des clients. L objectif est d optimiser de manière simultanée et non plus séquentielle l ensemble des processus logistiques. Enfin, [Dominguez et Lashkari, 2004] ont vu que l intérêt du SCM est de faciliter les ventes en positionnant correctement les produits en bonne qualité, au bon endroit, et au bon moment où il y en a besoin et enfin à un coût le plus petit possible. Le principal objectif du SCM est d allouer efficacement les ressources de production, distribution, transport et d information, en présence d objectifs conflictuels, dans le but d atteindre le niveau de service demandé par les clients au plus bas prix. 86

88 De ces définitions, nous montrons qu il s agit en fait de chaîne logistique intra ou interentreprises. Cette chaîne intra-entreprise constitue un réseau de sites de production géographiquement dispersés, appartenant à une seule entreprise mère. Ce type de réseau est appelé «réseau multi-sites». A l inverse, une chaîne inter-entreprises est un réseau d entreprises économiquement et juridiquement indépendantes. Dans ce cas, lu dualité existante entre la confidentialité des données et recherche d une performance globale s avère être un problème assez conséquent. De ce qui précède, nous pouvons conclure que la notion chaîne logistique est présente à travers les termes «réseaux d entreprises» ou «réseaux d entités» qui constitue un fait organisationnel structurel ayant des activités transverses, à contrario, l aspect gestion existe dès lors qu il s agit de la façon d intégrer et de faire interagir toutes ces entités. Donc, cet aspect peut être considéré comme étant une approche intégrative et ainsi concerne essentiellement les fonctionnalités qui permettent à un système d être très performant. Donc le principal objectif d un SCM est d améliorer la compétitivité industrielle en minimisant les coûts, en assurant le niveau de service requis par les demandeurs (clients), en allouant efficacement les activités sur les acteurs de production (prestations), distribution, transport et d information, en veillant à ce que les acteurs ne développent pas de comportements locaux antagonistes venant obstruer la performance globale. III Les flux de la chaîne logistique Les flux traversant une chaîne logistique sont principalement : les flux d information, les flux physiques et financiers. Ces trois flux peuvent avoir lieu soit à travers des règles stipulées dans les contrats de partenariat, soit conformément à une réglementation qui régit le fonctionnement de cette association d entités. III Le flux d information Le flux d information représente l ensemble des transferts ou échanges de données entre les différents acteurs de la chaîne logistique. Ce flux est devenu, de nos jours, de plus en plus rapide grâce à l introduction des nouvelles technologies de l information et de la communication. Cependant, le développement des flux d information présente certaines insuffisances, d une part, en matière de confidentialité (aspect sécuritaire) entre acteurs, et d autre part, du problème de la qualité des données véhiculées qui constitue un risque réel pouvant affecter les décisions prises sur la base de données erronées ou simplement falsifiées voire même périmées. 87

89 III Le flux physique Le flux physique est constitué par le mouvement des marchandises transportées et transformées depuis les matières premières jusqu aux produits finis en passant les divers stades de produits semi-finis. L écoulement du flux physique résulte de la mise en uvre des diverses activités de manutention et de transformation des produits quel que soit leur état. Ce flux est considéré comme étant le plus lent des trois flux. III Le flux financier Le flux financier concerne toute la gestion monétaire des entreprises : ventes des produits, achats de matières premières, mais aussi de moyens de production, de location d entrepôts, et bien d autres charges. Le flux financier correspond, sur le long terme, aux investissements lourds tels que la construction de nouveaux édifices et de lignes de fabrication. III.1.4 LE SYSTEME DECISIONNEL Le Supply chain management requiert un système décisionnel s appuyant sur un système d information cohérent. Ce dernier constitue le support et la mémoire des transactions des informations. La transaction de l information est afférente à l acquisition, le transfert, le stockage et l affichage des données, à travers des tableaux de bord constituant des moyens d aide à la décision. Tandis que, l analyse de l information est un élément de l activité de prise de décision. Au-delà du système d information, le système décisionnel est l organisation par laquelle la chaîne logistique est pilotée, définissant les décideurs à tous les niveaux hiérarchiques et ce sur le court, moyen et long terme. Le système décisionnel peut être centralisé ou distribué selon l organisation adoptée, à savoir : Une chaine logistique dirigée comme une seule entité par un seul responsable dominant, ou bien, une chaine pilotée par un groupe de partenaires locaux des entreprises constituant le consortium. Si, dans le passé, la modélisation de l environnement d un décideur se limitait aux frontières de l entreprise, avec la notion de la chaine logistique, l environnement du décideur s étend sur tout ou partie de la chaîne. De ce fait, et afin d optimiser leur décisions et améliorer les performances de leurs activités, les responsables (système de pilotage) doivent prendre en compte un plus grand nombre de paramètres, utilisés des outils d aide à la décision, basés sur des modèles ou de simulation. Extension de la notion de niveau décisionnel au réseau d entreprises Certaines notions issues principalement de l entreprise, avec l approche globale de la gestion de la chaîne logistique, s étendent désormais à la chaîne elle-même. Ainsi, la notion de niveau décisionnel a été appliquée à un réseau d entreprises. 88

90 Au niveau stratégique, on distingue quatre parties : o La partie «Objectifs stratégiques» : il s agit de déterminer les objectifs pour l ensemble des parties prenantes ; o La partie «Design, conception ou configuration» : Il s agit de déterminer la structure de la chaîne dans sa topologie et dans la sélection des parties prenants ; o La partie «Développement d avantages compétitifs» : il s agit d analyser comment la gestion de la chaîne logistique peut développer ou améliorer la compétitivité des entreprises partenaires ; o La partie «Evolution historique» : qui se focalise sur l évolution des stratégies des entreprises. Au niveau tactique, on distingue aussi quatre parties : o La partie «Développement des relations inter-entreprises» : Les relations développées peuvent être bilatérales ou multilatérales, horizontales ou verticales ; o La partie «Gestion des opérations intégrées» : c est la gestion des activités des entreprises pour garantir l efficience globale de la chaîne logistique ; o La partie «Gestion des systèmes collectifs de transport et de distribution» : c est la gestion des activités d acheminement et de ventilation des produits ; o La partie «Développement de systèmes d information» : qui cherche à améliorer et fluidifier l échange d informations dans le cadre des objectifs stratégiques. Enfin, au niveau opérationnel : o La partie «Contrôle et gestion des stocks et des flux physiques» : il s agit des activités de gestion des stocks au niveau des différents aires de stockage et des mouvements des articles stockés. Cependant, le contrôle est plus qu obligatoire dans la mesure où ses articles doivent faire l objet d une surveillance en matière de périssabilité, de conservation et de conditionnement ; o La partie «Coordination de la planification de la production» : il s agit des activités liées à la régulation, l ordonnancement et l assignation des opérations du cycle de production ; o La partie «Spécification du partage des informations opérationnelles» : il s agit de définir les moyens et procédures et de la nature d échanges d information pour permettre l adhésion de toutes les parties prenantes et assurer un parfaite coopération et coordination. C est, en quelques sortes, une base informationnelle de communication ; o La partie «Développement d outils de pilotage opérationnel» : il s agit de la conception et de la reconfiguration d outils et de moyens de contrôle des activités afin d en améliorer les performances. 89

91 III.1.5 LES PERFORMANCES Afin d améliorer le système global de production, la gestion de la chaîne logistique a mis en place un certain nombre d indicateurs de performance, dès fois difficile à quantifier, comme la satisfaction des clients (disponibilité, délais de réponse, efficacité du service après-vente, réception du produit avec les bonnes spécifications), l amélioration de la productivité, de l adaptabilité ou de la flexibilité de la chaîne, un meilleur partage de l information, la gestion et le partage des risques, la diversification des produits, l amélioration de la traçabilité, de la compétitivité Ces indicateurs sont conçus à partir du suivi de production (niveau des stocks, nombre de ruptures, ). Ces indicateurs permettent aux décideurs de se fixer les objectifs à atteindre au bout d un certain délai. Comment améliorer la performance Pour améliorer sa propre performance, l entreprise doit parfaire la performance globale de la chaîne, ceci suppose d elle doit coordonner efficacement avec ses partenaires. En plus de l idée de coordination, vient de se greffer la justification stratégique des chaînes logistiques, qui consiste en l établissement entre elles d un rapport gagnant-gagnant aux entreprises partenaires au détriment des maillons défavorisés. Ce dernier acte nécessite une confiance entre les acteurs de la chaîne. Pour améliorer une chaîne logistique, généralement le système de production, il faudrait être en possession de la performance effective et pouvoir déterminer une cible ou un objectif à atteindre. La première de cette démarche consiste à mesurer la performance, selon certains critères. Ensuite, il faudrait prendre des décisions de réingénierie et pouvoir agir sur le système à travers des facteurs de décision en vue de se projeter vers la cible choisie. En finalité, la mise en place d un système performant induit implicitement une ambition de contrôle et d amélioration des performances. Comment mesurer la performance? L évaluation de la performance par un système d indicateurs de performance est une problématique largement étudiée dans la littérature récente sur la chaîne logistique. Le principal objectif étant d améliorer la performance de l ensemble de la chaîne, il est nécessaire de mettre en place des «mesures de performance» à même d évaluer l efficience d une politique de gestion de chaîne logistique. [Beamon, 1998] a classé ces mesures de performance en deux catégories : les mesures de performance quantitatives (retards de livraison, temps de réponse, ) et les mesures de performance qualitatives (satisfaction du client, intégration du flux physique et d information, gestion du risque financier, ). 90

92 Parmi les modèles qualitatifs, nous distinguons le modèle qualitatif «Supply Chain Operations Reference model (SCOR)» qui est basé sur un benchmarking des modélisations de la chaîne logistique. Ce modèle de référence, qui a été créé en 1966 par un groupement de 69 industriels, est composé de quatre niveaux et donne la description des processus clés présents dans chaque entreprise de la chaîne logistique. Ce modèle propose un certain nombre d indicateurs de performance relatifs à chacun des processus, décrit les meilleures pratiques associées à chacun des éléments des processus et identifie les progiciels commerciaux pour les appliquer. Les principaux indicateurs de performance préconisés par SCOR sont indiqués dans le tableau suivant : Activité/processus Niveau stratégique Niveau tactique Niveau opérationnel Planification Niveau de perception de la Temps de requête du Méthodes de réception valeur du produit par le client, temps de cycle de des commandes, client, variances par rapport développement, fiabilité productivités des au budget, temps de des techniques de ressources humaines commande, coût de prévisions, temps de traitement de l information, cycle du processus de profit net contre ration de la planification, méthodes productivité, temps de cycle de réception des total, temps total de cash commandes, productivité flow, temps de cycle des ressources humaines développement du produit Approvisionnement Performance de livraison Efficience du temps de des fournisseurs, temps cycle des ordres d achat, de réponse des prix des fournisseurs par fournisseurs par rapport rapport aux prix du aux normes industrielles, marché prix des fournisseurs par rapport aux prix du marché, efficience du temps de cycle des ordres d achat, efficience de la méthode de cash flow Production Portefeuille de : produits/services 91 Pourcentage de rebut, Pourcentage de rebut, coût par heure de travail, coût par heure de travail, utilisation de la capacité, indice de productivité des utilisation des quantités

93 économiques ressources humaines Livraison Flexibilité du système de Flexibilité du système de Qualité des produits finis service pour répondre aux service pour répondre aux livrés, pourcentages des besoins du client, efficience besoins du client, produits livrés à temps, du plan de distribution de efficience du plan de efficacité des méthodes l entreprise distribution de de facturation, nombre de l entreprise, efficacité des factures sans fautes, méthodes de facturation, pourcentages des pourcentage des produits livraisons urgentes, finis dans le réseau, richesse des informations fiabilité des performances nécessaires pour de livraison effectuer les livraisons, fiabilité des performances de livraison Morana et Paché (2000) ont proposé de regrouper ces indicateurs sous forme d un tableau de bord prospectif afin d aider les décideurs, au niveau stratégique, à prendre les meilleurs décisions, grâce à une meilleure vision sur le système de pilotage. Notons au passage que c est Robert Kaplan et David Norton qui ont développé le concept de tableau de bord prospectif (Balanced Score Card). Leur approche consistait à retranscrire la stratégie de l entreprise sous la forme d indicateurs de performances (KPI Ket Performances Indicators), reliant ainsi la stratégie long-terme avec les performances à court terme. Cet assemblage d indicateurs financiers et non financiers constitue le tableau de bord prospectif. III.1.6 MODELISATION DE LA GESTION DE LA CHAINE LOGISTIQUE Afin de permettre aux décideurs du Supply Chain Management de prendre des décisions aisément, plusieurs outils ont été développés par la recherche et transférés par l offre logicielle. Il s agit, d une part, de la modélisation d entreprise pour comprendre le positionnement des activités dans les processus d entreprise et, d autre part, des modèles mathématiques et de résolution optimale, supports en particulier à la planification. III Modélisation d entreprise L objectif de la modélisation d entreprise est de représenter l entreprise pour comprendre son fonctionnement, pour analyser son comportement et ses performances, pour 92

94 détecter ses dysfonctionnements, en vue d améliorer éventuellement ses performances, ou de valider une nouvelle organisation. Selon [Ganeshan et al., 1999], la modélisation d entreprise regroupe la part «concepts et modèles non quantitatifs» de la littérature scientifique. [Croom et al., 2000] classent la modélisation d entreprise dans les modèles descriptifs et non normatifs, [Min et Zhou 2002] quant à eux, l ont classée dans les modèles qualitatifs. La modélisation d entreprise utilise plusieurs formalismes de modélisation générique. Cette multitude est parfois une problématique pour définir d une manière unifiée le fonctionnement d une entreprise. [Roque, 2005] proposa un méta-modèle permettant d intégrer différentes modélisations par décomposition puis recomposition de composants élémentaires présents dans ces modélisations. Ce méta-modèle a comme faculté, la facilitation dans les échanges d informations entre les modèles ; c est une forme d interopérabilité entre les différentes modélisations d entreprises. En général, ces modèles sont centrés ou focalisés sur une entreprise, plutôt que les chaînes logistiques. III Les modèles analytiques Les modèles analytiques permettent la description d un système par un ensemble d équations régissant son fonctionnement. Ces modèles peuvent être déterministes ou stochastiques, et sont généralement associés à un problème d optimisation mono ou multicritères. Des logiciels spécifiques ou génériques ont été élaborés pour la résolution de ces modèles. Parmi les grandes familles de modèles, nous distinguons les modèles stochastiques (modélisation par file d attente, par exemple), les modèles analytiques (programmation linéaire, par exemple), et les simulations. Les modèles analytiques ont été classés par [Thomas & Griffin 1996] suivant deux niveaux hiérarchiques : opérationnel et stratégique. Les problèmes évoqués dans ces modèles au niveau opérationnel sont la gestion d une ressource avec file d attente, la gestion du transport, l utilisation ou non de la sous-traitance, la gestion de la production locale ou au contraire globale, la détermination de la taille des lots pour la production et la distribution, le choix du type de transport, Au niveau stratégique, les décisions à prendre sont l ouverture ou la délocalisation d une entreprise eu d un centre de distribution, l allocation d équipements pour les entreprises, le choix de sites pour l implantation de nouvelles entreprises pour un nouveau produit ou pour le changement du flux physique d un produit à travers la chaîne, le choix de fournisseurs Il y a lieu à signaler que la plupart des recherches récentes se focalisent sur les modèles stochastiques. 93

95 III Les modèles de simulation Un modèle de simulation est généralement utilisé dans le cas où il est difficile de trouver une relation entre les différentes variables et ne pouvant pas se mettre sous la forme d un modèle analytique. [Maria 1997] a procédé à un classement des modèles selon le critère du temps. Ce classement permettait de faire ressortir deux types de modèles : les modèles statiques dans lesquels le temps n est pas pris en compte, et les modèles dynamiques. Les modèles de simulation sont à la fois stochastiques et dynamiques. Enfin, [Kleijnen, 2005] a procédé à l identification de quatre types de simulations. La simulation de type Tableur, la Dynamique des systèmes, la Simulation évènementielle (à évènements discrets), et les Jeux d entreprises. Il mena une étude comparative pour mettre en évidence l intérêt de vérifier et valider les modèles, à travers des méthodes statistiques, pour analyser la sensibilité des facteurs, optimiser les modèles, et étudier leur robustesse. III Offre logicielle Durant les années 80, le Computer Integrated Manufacturing (CIM) a rendu possible la première intégration des activités de production. La généralisation du concept d intégration de systèmes informatiques et des processus «métier» dans tous les domaines de l entreprise a donné naissance aux Entreprise Resource Planning (ERP), extension du terme Manufacturing Resource Planning (MRP). Un ERP, basé sur un système d information cohérent, intègre et homogène, fournit à l ensemble des acteurs de l entreprise une image unifiée de l ensemble des informations dont ils ont besoin. Néanmoins, les ERP visent à une centralisation de l information et demandent d être complétés par des systèmes d aide à la décision dans un but d optimisation dépassant les frontières de l entreprise. Sont venus, s ajouter aux fonctionnalités des ERP, les Advanced Planning Systems (APS) qui peuvent prendre en compte la capacité finie des ressources lors de la planification ou de la simulation de plusieurs scénarii de planification et de la gestion simultanée de plusieurs sites. D autres logiciels gravitant autour des ERP sont venus complétés cette panoplie, il s agit des Supplier Relationship Management (SRM), des Customer Relationship Management (CRM), des MAnufacturing Execution System (MES), des Supply Chain System (SCS), des Warehouse Management System (WMS), des Transport Management System (TMS) et de l Advanced Order Management (AOM). 94

96 Des logiciels relatifs à la conception et au cycle de vie des produits s ajoutent encore à cette panoplie de progiciels, il s agit du Product Lifecycle Management (PLM). Et enfin, les Echanges de Données Informatisées «Electronic Data Interchange» qui constituent des logiciels dédiés assurant la communication entre ces logiciels. En effet, un EDI permet de partager des informations entre les éléments de la chaîne logistique. Face à ce foisonnement de progiciels et d éditeurs, généralement les décideurs sont perdus quant au choix le plus approprié. De plus, l implantation et la configuration de ces logiciels sont souvent très lourdes et les résultats escomptés ne sont pas toujours atteints. Il est à noter que les ERP ainsi que tous les outils accompagnateurs n ont pas donné satisfaction car d une part, les entreprises doivent procéder à une réorganisation de leur structure pour qu elles puissent s adapter aux fonctionnalités, procédures et schéma du flux informationnel offert par les ERP, et d autre part, procéder à la modification, à travers une implantation et reconfiguration draconienne, qui souvent donne des résultats non satisfaisant. En effet, l Economist Intelligence Unit a avancé, en 2007, un taux d échec de 56%. Plusieurs milliards de dollars ont été investis dans l achat, la personnalisation, le déploiement et le maintien d ERP, CRM,SCM, ainsi que les autres solutions d affaires intégrées, par contre peu d entreprises peuvent y trouver les avantages promis. La technologie doit faire plus que simplement automatiser les tâches, elle doit effectivement refléter les pratiques ad-hoc que les gens réalisent. C est face à ces insuffisances que nous avons décidé de prendre en charge l étude, la conception et la réalisation système d information intégré, au profit de notre organisme, où la chaîne logistique constitue le noyau autour duquel gravitent tous les autres systèmes, faisant partie du système global. III.1.7 DESCRIPTION DU SYSTEME D INFORMATION PROJETE Il est indéniable que l acquisition d outils comme les ERPs ne suffit pas à créer les conditions d une bonne gestion. Armé d une certaine expérience, nous avons essayé de pénétrer en profondeur dans le fonctionnement de notre organisation pour analyser et concevoir de nouveaux dispositifs, en mettant notamment en valeur, l apport de nouvelles pratiques de mise en réseaux des compétences qui contribuent directement au développement du capital immatériel. Nous avons adopté une démarche pragmatique permettant de mieux installer un nouveau système robuste, cohérent et permettant une bonne gestion du capital immatériel. 95

97 Une refonte, une rénovation, une création ou une intégration de système d information informatisé poursuivent en général les objectifs majeurs suivants : Gagner en souplesse et réactivité, Réussir l ouverture du SI à des multiples et parfois nouveaux acteurs, Assurer la capitalisation et la valorisation des acquis et de l expertise métier, Enfin, adapter le SI à son temps et le moderniser. C est l enjeu majeur de l urbanisation des systèmes d information que d assurer le succès de telles évolutions, condition sine qua non d une modernisation continue. A une époque où les changements étaient certes importants mais relativement peu fréquents, il était raisonnable d envisager la construction d un nouveau système d information. Aujourd hui, les entreprises sont dans une situation où : Le changement est devenu la règle. Les entreprises doivent pouvoir réagir rapidement aux mouvements des marchés, à la versatilité des besoins des clients, aux évolutions des métiers des utilisateurs, à l évolution des technologies ; La prévisibilité des changements extérieurs se réduit, dans un monde concurrentiel soumis notamment aux effets des modes, les stratégies de communication des différents acteurs rapprochent de plus en plus l horizon des changements envisageables ; L horizon temporel des évolutions de l entreprise est lui aussi raccourci : il dorénavant difficile de faire des prévisions et de les maintenir telles quelles sur du long terme. Les décisions stratégiques fréquemment observées dans les entreprises concernent : L intégration (horizontale/verticale) des activités nouvelles pour optimiser les ressources disponibles, ou au contraire l externalisation des activités existantes pour se concentrer sur les maillons à forte valeur ajoutée de la chaîne de valeur ; Le recentrage des activités vers le c ur métier pour optimiser la performance, ou au contraire la diversification pour atténuer les aléas sectoriels. Les entreprises alternent ces deux types d action dans le temps en fonction de nombreux paramètres plus ou moins rationnels ; La globalisation pour conquérir de nouveaux marchés, pour profiter de l effet d échelle, et pour atténuer les aléas géographiques, ou au contraire l exploitation de marchés de niches, l excellence sur un domaine restreint ou la banalisation. Les évolutions stratégiques ne se limitent évidemment pas au seul secteur concurrentiel. En effet, les décisions stratégiques caractérisant sans doute durablement les administrations aujourd hui sont les suivantes, qu il s agisse des services centraux de l état ou des services 96

98 déconcentrés, ou encore des collectivités territoriales ou des établissements publics ou parapublics en général : La mise en place de services aux entreprises et aux citoyens ; Le développement de réseaux mettant en uvre des coopérations nouvelles, ou des éléments de mutualisation ; La dématérialisation des échanges, c est-à-dire, une administration zéro papier. L adéquation du système d information aux orientations stratégiques de l organisation consiste à vérifier la coïncidence entre l état et le plan d évolution du système d information et la stratégie de l entreprise. Cet alignement du système d information à la stratégie de l organisation est une garantie de l efficacité des projets de développement et de la pérennité des investissements. L alignement stratégique ne peut être obtenu sans une réflexion amont nécessitant un investissement à différents niveaux hiérarchiques de la chaîne de direction. L alignement stratégique est matérialisé dans un plan pluriannuel d évolution du système d information ; schéma directeur du système d information. L effort d alignement des stratégies n est pas une opération ponctuelle, il faut l inscrire dans la durée, mettre en uvre une démarche de suivi de la réalisation des plans d action, et leur actualisation en fonction des infléchissements inévitables de la stratégie de l organisation, qui est en réalité en mutation constante. Les plans d actions doivent ainsi se comprendre en glissement (planification avec glissement). L adéquation du système d information n est pas une notion statique, mais plutôt un projet permanent. Cette adéquation est un équilibre dynamique qu il faut absolument chercher en permanence. Si ce besoin d adéquation est majeur, alors il implique la capacité du système d information à évoluer. L expérience vécue, durant les années 80 à 90, à travers les acquisitions des systèmes d informations spécifiques, nous a permis de consolider notre choix, celui de compter sur soimême. Dans la majorité des projets, il s agissait d'adapter son propre système d information aux exigences du système acheté. De nos jours, les solutions proposées tels que les ERP "open source", présentent des difficultés incommensurables en matière de modifications ou d adaptation à notre système. Mais ce qu il faudrait retenir dans cette phase de développement, c'est que d une part, a-t-on fait l étude de notre système pour pouvoir se muer avec l'organisation proposée par l'erp? et d autre part, peut-on procéder aux modifications, qui prennent beaucoup de temps, à cause de la non maîtrise du Système d information, au moment où le développement technologique est en croissance continue. 97

99 Ce constat nous a poussés à développer notre propre système, qui éventuellement est décomposé, vu sa complexité, en plusieurs sous-systèmes. Le système d'information global de notre organisme intègrera les différents systèmes d information relatifs aux fonctionnalités suivantes : La fonction opérationnelle ; La fonction soutien technique ; La fonction soutien opérationnel ; La fonction logistique La fonction soutien commun ; La fonction administration et finances ; La fonction Formation ; La fonction Protection. Fonction Soutien Technique Fonction Soutien Commun Fonction Opérationnelle Système d Information "SICLOG" Fonction Soutien Opérationnel Fonction de Protection Fonction Administrative Fonction de Formation Aussi, nous avons entamé, en se basant sur l'architecture n-tiers, le développement des tableaux de bord permettant de visualiser tous les indicateurs de performance comme systèmes d'aide à la décision, non sans oublier l'intégration des outils de travail collaboratifs tels que la GED et le workflow. 98

100 Chapitre 2 : Méthodologies de développement III.2 METHODOLOGIES DE DEVELOPPEMENT 99

101 III.2.1 INTRODUCTION L évolution des langages de programmation a abouti à des environnements de développement graphique moins complexes, qui nécessitent peut de codage, du fait qu on assiste à une production plus élevée d applications répondant certes à un besoin simple et immédiat mais avec un taux d échec plus élevé. Ceci est due à un codage en méthode dite «bulldozer» et à l utilisation d approches qui engendre des résultats médiocres. Pour l approche séquentielle, une étude a montré que «45% des fonctionnalités développés ne sont jamais utilisées, et des taux qui atteignent 40 % de dépassement en matière de délais et de coût par rapport aux premières estimations». [LARMAN et BASIL, 2003] III.2.2 L APPROCHE EN CASCADE «Dans un cycle de vie en cascade (séquentiel), on essaie de définir la plus grande partie des spécifications, voire toutes, avant de programmer. Souvent, on entreprend également de créer une conception complète ou un ensemble de modèles préliminaire au codage. De même, on tente de définir dès le début un plan ou un calendrier fiable sans être assuré qu il sera respecté». [LARMAN, 2005] La rupture entre L utilisateur ou l expert métier et le développeur lors des phases de conception et de codage, résulte d une omission des changements et du scepticisme des utilisateurs fassent à une solution pour laquelle on peut ou pas participer du tout. III.2.3 L APPROCHE ITERATIVE INCREMENTALE Le principe de l approche itérative et incrémentale repose sur la croissance et l affinement successif du système, le feed-back et l adaptation cyclique qui constitue une garantie pour aboutir à un système satisfaisant. Les avantages qu offre le développement itératif sont : La diminution des échecs et l amélioration de la productivité et de la qualité ; gestion précoce des risques. ; feed-back et implication des utilisateurs ; gestion de la complexité ; exploitation méthodique des enseignements tirés d une itération. III Le Processus Unifié Le processus unifié est une méthode de travail qui s est imposé comme processus de développement itératif pour la construction de systèmes orientés objet. Sa forme la plus 100

102 élaborée est connue sous le nom de RUP (Rational Unified Process). RUP est une méthode souple et ouverte, qui incite à inclure des pratiques judicieuses issues d autres méthodes itératives modernes tels que XP ou SCRUM, des techniques comme le développement piloté par les tests, le refactoring, l intégration continue, le war-room ou les réunions quotidiennes de SCRUM. Les caractéristiques essentielles du processus unifié sont : Le processus unifié est à base de composants, Le processus unifié utilise le langage UML (ensemble d outils et de diagrammes), Le processus unifié est piloté par les cas d utilisation, Centré sur l architecture, Itératif et incrémental. L utilisation d UML comme langage de modélisation accroît la compréhension des concepts métier et la communication entre l ensemble des concepteurs, développeurs et l expert métier. III Les phases du Processus Unifié Le Processus unifié organise les activités de développement en quatre phases [LARMAN, 2005] : o Inception : Elle consiste en une vision approximative de la finalité du projet, une étude d opportunité, une définition du périmètre et des estimations globales. o Elaboration : elle débouche sur une vue plus élaborée, avec l implémentation itérative de l architecture du noyau, la résolution des risques élevés, l identification de la plupart des besoins et du périmètre réel ainsi que sur des estimations plus réalistes. o Construction : il s agit de l implémentation itérative des éléments qui présentent des risques, une complexité moindre, et une préparation du déploiement. o Transition : c est la phase des bêta-test et du déploiement. III.2.4 UML (UNIFIED MODELING LANGUAGE ) Les méthodes d analyse orientées objet sont initialement issues des milieux industriels. La préoccupation dominante de leurs auteurs est le génie logiciel, c est-à-dire les principes et techniques permettant d augmenter la rigueur et la qualité quand on construit une application informatique. Initialement, UML est le résultat de la fusion de trois méthodes orientées objet. La méthode OOD, Obejct Oriented Design, de G. Booch a été conçue à la demande du ministère de la défense des Etats-Unis. La méthode OMT, Object Modeling Technic, a été mise au point par Général Electric. Et enfin, la méthode OOSE, Object 101

103 Oriented Software Engineering, est d origine universitaire (informatique temps réel) et industrielle (Ericsson). UML est un langage visuel dédié à la spécification, la construction et la documentation des artefacts d un system. L UML peut être appliqué de trois manières différentes, à savoir : UML en mode esquisse : Diagrammes informels et incomplets, souvent tracés à la main, utilisés pour décrire une problématique ou des solutions en exploitant la puissance des langages graphique. UML en mode plan : Diagrammes de conception relativement détaillés utile pour la proingénierie ou la retro- ingénierie. UML comme langage de programmation : Permet de générer un code exécutable directement à partir langage UML. Une classification courante distingue les diagrammes qui traduisent la structure et les diagrammes qui présentent le comportement du système étudié, à savoir : Diagrammes de structure : o Diagrammes de classes, o Diagrammes d objets, o Diagrammes de paquetage, o Diagrammes de structure composite, o Diagrammes de composants, o Diagrammes de déploiement. Diagrammes de comportement : o Diagrammes d activités. o Diagrammes d états transitions, o Diagrammes de communication, o Diagrammes de séquence, o Diagrammes d ensemble des interactions, o Diagrammes des cas d utilisation, o Diagrammes de timing. III.2.5 CHOIX DE L ARCHITECTURE La solution préconisée serait de concevoir un système réparti, c est-à-dire un système dont les ressources ne sont pas centralisées. Le but étant de permettre à des utilisateurs de manipuler, leurs données sans contraintes sur les localisations respectives des éléments. Par ailleurs, ce type de système permet au concepteur de diviser les problématiques. 102

104 Dans ce qui suit, nous présentons les différentes architectures existantes, et positionnons notre choix quant à l architecture qui sied à notre organisme. III Architecture à 2 niveaux : CLIENT 1 réseau_ réseau CLIENT 2 serveur d'application Figure 11-Architecture client/serveur Les systèmes client/serveur se basent sur une architecture à 2 niveaux, dont le principe est de séparer la partie des données de la partie de présentation/logique comme indiqué dans la Figure I.8. [MARTY, 2000] Dans une architecture à 2 niveaux, la charge du traitement est attribuée au poste client, tandis que la charge du contrôle du trafic entre l application et la base de données est attribuée au serveur. Pour simplifier, on peut dire que, dans ce type d'architecture, les traitements sont sur le poste client et la base de données est sur le serveur. Survient alors un problème de taille c est celui de la maintenance. La moindre modification nous obligera à mettre à niveau chaque poste client. De plus les performances de l'application sont pour beaucoup en fonction des ressources des clients. base de donnée En effet, les performances de l application sont en fonction de l infrastructure matérielle mis en place. Souvent, des problèmes de lenteur, lourdeur et de fluidité du trafic peuvent surgir, qui n est pas chose aisée à résoudre. Devant cet état de fait, et afin de pallier aux différents problèmes suscités, l architecture trois niveaux (trois tiers) a vu le jour. 103

105 III Architecture à 3 niveaux : La Figure suivante montre ainsi qu une application est divisée en trois niveaux logiques : client Serveur d'application Serveur de donnée logique applicative Figure 12-Architecture à trois niveaux Niveau présentation : Constitué d une interface utilisateur graphique (GUI). Niveau intermédiaire (logique applicative) : C est le code appelé par l utilisateur afin d extraire les données nécessaires. Niveau données : Contient les données utiles à l application (serveur de base de données, documents XML, serveur LDAP...). Le niveau métier contient le code appelé (via le niveau présentation) par l'utilisateur pour extraire et traiter les données de la troisième couche. Cette séparation en couches améliore la souplesse de l'application. Il devient facile de déployer de nombreuses interfaces utilisateur sans devoir modifier la logique applicative. [MARTY, 2000] III Architecture multi niveaux La subdivision d une application peut nous amener à une architecture multi niveaux qui se définit comme suit : 104

106 client Serveur d'application Serveur de donnée logique applicative logique metier Services Figure 13-Architecture multi niveaux Interface utilisateur : Chargée de gérer les interactions entre l utilisateur et l application ; il peut s agir d un navigateur Web s exécutant à travers un pare-feu, d une application de bureau plus puissante ou encore d un mobile WAP. Logique de présentation : Permettant de définir ce que doit afficher l interface utilisateur et la manière dont les requêtes de l utilisateur seront traitées ; Logique métier : Qui modélise les règles métier de l application, souvent via l interaction avec les données de l application ; Services d infrastructure : Qui fournissent des fonctionnalités supplémentaires nécessaires aux composants de l application, tels qu un service de messagerie, de support transactionnel, etc ; Niveau données : Hébergeant les données de l entreprise. 105

107 III.2.6 ARCHITECTURE GLOBALE DU SYSTEME L architecture du système d information intégré permet une transparence dans l accès aux bases de données, c est à dire que l utilisateur peut interroger plusieurs bases de données hétérogènes, à travers les SGBDs (Oracle, SQLServer), sans gêne. Ces bases de données sont réparties dans un réseau à architecture n-tiers. La figure suivante illustre l architecture globale du système. Figure 14-Architecture du system (SICLOG) 106

108 Chapitre 3 : Choix et présentation des technologies utilisées III.3 CHAPITRE3: CHOIX ET PRESENTATION DES TECHNOLOGIES UTILISEES 107

109 III.3.1 PLATE-FORME J2EE III Introduction Avant l arrivée de J2EE, l informatique distribuée recouvrait principalement la programmation client/serveur. Le chemin était tout tracé ; il y avait d abord l écriture d une application serveur mettant en uvre une interface, une application cliente se connectant au serveur et puis le démarrage à la fois du serveur et du client. Cette méthode semble fort simple, mais elle dissimule en réalité de nombreux obstacles, selon la technologie mise en uvre. Considérons maintenant que les serveurs et clients demandent l accès à des services tels que les transactions distribuées, la messagerie, etc. pour pouvoir utiliser ces services, il faudrait ajouter une quantité importante de code aux applications, et peut-être également à mettre en uvre et à configurer différentes solutions middleware ou encore à effectuer des appels aux API spécifiques d un vendeur afin de pouvoir accéder à ces services. Mis à part les services concernant l accès à des bases de données, la plupart d entre eux sont propriétaires ou non standard. En conséquence, ces applications deviendront plus complexe plus lentes et plus coûteuses en termes de développement, de gestion et de maintenance. Ces exigences côté serveur se retrouvant dans de nombreuses applications, il est opportun de considérer une plate-forme dotée de solutions intégrées. Ceci permet de faire nettement la distinction entre ces aspects d infrastructure et la préoccupation plus immédiate de transformer les exigences applicatives en un logiciel qui fonctionne. L environnement d exécution J2EE résout ces difficultés. C est le vendeur du serveur J2EE qui se charge de mettre en uvre ces fonctionnalités pour l utilisateur dans le respect des standards. III C est quoi J2EE? J2EE signifie Java Entreprise Edition et repose donc sur Java, langage objet conçu pour être "portable". Une caractéristique qui passe notamment par l'utilisation d'un module client (baptisé machine virtuelle) pour assurer l'exécution des programmes sur n'importe quel type de serveurs et de systèmes d'exploitation... pour peu que ces derniers supportent l'outil en question. D'où le slogan lancé par la firme de Palo Alt : "Write Once, Run Anywhere" (développez une fois, exécutez partout). Nous distinguons, dans ce qui suit, les principaux atouts de ce langage : Il ne dépend d'aucune plate-forme ; Il est sécurisé ; Il s'agit d'un langage 100 % orienté objet ; 108

110 Il est évolutif ; ll est relativement simple à assimiler (comparé au C++). III Description technique de J2EE : La spécification J2EE définit la notion de conteneur, qui est un environnement d'exécution chargé de gérer des composants applicatifs et leur donner accès aux API (application programming interface) J2EE. Figure 15-Architecture J2EE Deux types de conteneurs sont visibles dans cette architecture : III Conteneur web Le conteneur web est utilisé pour héberger les services Java et les pages JSP, et dispose de : Servlets La spécification Servlet définit un modèle de composants côté serveur qui peut être implémenté par les fournisseurs de serveurs web. Les servlets offrent une API simple mais puissante pour générer dynamiquement des pages web. Même si les servlets peuvent être utilisées avec différents protocoles de type demande-réponse, elles servent principalement à traiter des requêtes HTTP. 109

111 Java Server Pages Les Java Server Pages (JSP) sont une extension du modèle de composants des servlets qui simplifient la génération dynamique de code HTML. Les JSP permettent principalement d inclure directement du Java dans une page HTML. Dans J2EE, le code Java d une page JSP peut accéder à l Environment Naming Context de JNDI (Java Naming and Directory Interface), tout comme le code Java d une servlet. En fait, les pages JSP (des documents texte) sont converties et compilées en des servlets Java, puis sont ensuite exécutés sur un serveur web comme n importe quelle autre servlet. Les JSP peuvent aussi servir à générer dynamiquement des documents XML (exchange Markup Language). JSP ressemble beaucoup à ASP.NET de Microsoft. Il offre un système d'assemblage de pages puissant et dynamique, qui exploite les nombreux avantages de la plate-forme Java. La technologie Java Server Pages (JSP) permet d embarquer des composants dans une page et de laisser ces derniers générer la page qui sera finalement renvoyée au client. Une page JSP peut contenir du code HTML, du code Java et des composants JavaBean. Lorsque la servlet a été compilée à partir de la page JSP, le serveur Web se contente de renvoyer la servlet sans avoir à repasser systématiquement par l étape de compilation. La séparation devient alors plus claire entre les logiques applicatives et de présentation. Ainsi, les développeurs d application peuvent se concentrer sur les aspects métier et les concepteurs Web, sur la présentation. III CONTENEUR EJB Il est utilisé pour héberger les composants Entreprise JavaBean, et comprend : Composants EJB (Entreprise JavaBeans) L architecture EJB est un modèle de composants distribués permettant de développer des composants sûrs, évolutifs, transactionnels et multi utilisateurs. En clair, il s agit d unités logicielles réutilisables contenant une logique métier. À instar de JSP qui permet de séparer la logique applicative de la logique de présentation, les EJB permettant de séparer la logique applicative des services de niveau système, ce qui laisse au programmeur le loisir de se connecter d avantage sur les aspects métier que sur la programmation système. Il existe deux sortes d objets métier EJB: les beans entité et les beans de session. 110

112 o Beans de session Il existe deux formes de beans de session, ceux qui possèdent un état (standard) et ceux qui n en possèdent pas. Un beans session qui possède un état est un objet transitoire permettant de représenter l interaction d un client avec le système : le beans de session exécute les requêtes clientes au sein de l application, en accédant à la base de données, etc.., et, lorsque les opérations clientes sont effectuées, il est détruit (c est-à-dire que sa durée de vie est celle de la session cliente). Un bon exemple de cette procédure est un panier d achats en ligne. A l inverse, un beans de session sans état ne conserve pas d état entre les requêtes clientes. En général, ce type de beans de session permet de mettre en uvre un service spécifique ne nécessitant pas d état client, par exemple, une simple mise à jour d une base de données. o Beans entité Un beans entité, à l inverse, est un persistant qui modélise les données à l intérieur de l entrepôt de données, c est-à-dire qu il encapsule les données dans un objet. Par rapport aux beans de session qui peuvent être utilisés par n importe quel client, les beans entité peuvent être employés en même temps par plusieurs clients, mais ils doivent conserver une identité unique via une clé primaire. En réalité, avec l architecture de conteneurs J2EE, vous pouvez choisir soit de laisser le conteneur gérer l état persistant du beans entité pour vous, soit de mettre en uvre vous-même cet état à l intérieur du beans. [MONSON-HAEFEL, 2000] III.3.2 LES SERVICES DE J2EE : La spécification de la plateforme J2EE prévoit un ensemble Java standard : Authentification : J2EE fournit des services d'authentification en se basant sur les concepts d'utilisateur, de domaines et de groupes. JDBC : Java Database Connectivity est une API qui permet aux programmes Java d interagir avec les bases de données Oracle 10 g ou autre. JMS : Java Messaging Service est à la fois une ossature et une API permettant aux développeurs de construire des applications professionnelles qui se servent de messages pour transmettre des données. Le protocole standard Remote Method Invocation over the Internet Inter-ORB (RMI-IIOP ou RMI sur IOP) 1.0 : ce protocole permet la mise en uvre de l API 111

113 RMI Java classique sur IIOP. En outre, il permet aux applications RMI et COBRA de se rejoindre ; JavaMAil : Cette API fournit un cadre indépendant des plates-formes et des protocoles dans le but de concevoir des applications de courrier électronique basées sur Java. III.3.3 CLIENTS Etant donné qu il y a deux types de conteneurs on peut leur attribuer deux types de clients : III Clients Légers S exécutent normalement au sein des navigateurs web. Pour ces clients, l interface utilisateur est générée côté serveur, par exemple en HTML ou en XML, elle est ensuite téléchargée, puis restituée par les navigateurs. Ces clients utilisent HTTP pour communiquer avec les conteneurs web et ceci en envoyant des requêtes. Les composants applicatifs (servlets et JSP) mettent en uvre les fonctionnalités requises pour les clients web afin de générer des réponses. III Clients lourds Les clients lourds sont des applications ayant accès aux composants EJB au sein des conteneurs EJB. Il existe deux types possibles de clients EJB : La première catégorie recouvre les applications clientes. Il s agit d applications autonomes ayant accès aux composants EJB au moyen du protocole RMI-IIOP. La seconde catégorie inclut les composants se trouvant à l intérieur du conteneur web. Donc, les servlets Java et les pages JSP peuvent accéder aux composants EJB via le protocole RMI-IIOP, à l instar des applications clientes. Pour résumer, on peut dire que les clients peuvent accéder aux composants applicatifs via le conteneur respectif. Les clients web ont accès aux pages JSP et au servlets Java via le conteneur web, et les clients EJB accèdent aux composants EJB via le conteneur EJB. 112

114 III.3.4 LES DESIGN PATTERN III Définition Plusieurs définitions nous aideront à comprendre ce concept : «En génie informatique, un motif de conception (Design pattern en anglais) est un concept issu de la programmation orientée objet, destiné à résoudre les problèmes récurrents» «Solution récurrente décrivant et résolvant un problème général dans un contexte particulier». «Une solution de conception commune à un problème récurrent dans un contexte donné». «, un Design Pattern décrit un problème récurrent dans un environnement donné puis décrit une solution à ce problème de telle manière que cette solution soit réutilisable à chaque fois qu'on rencontre le problème sans cependant qu'elle soit deux fois exactement la même.» Le principal intérêt des patterns est de permettre la manipulation d'artefacts plus élaborés que les objets et les classes. Ils accroissent la force d'expression des langages de modélisation. Le concepteur d'un pattern propose une solution générique pour un problème, plutôt de détail, qui est souvent rencontré dans divers développements. Cette solution est présentée sous une forme indépendante d'un langage de programmation particulier» L'usage des design patterns apporte donc évolutivité, lisibilité et efficacité aux développements. C'est pourquoi leur emploi améliore sensiblement le respect des prescriptions d'architecture [Bushmann 96]. Par ailleurs, ils offrent un transfert de compétence rapide en conception orientée objet, dans la mesure où ils représentent pour les débutants un catalogue des meilleures pratiques à adopter. Un design pattern est généralement formé de quatre parties essentielles, à savoir : Le nom du pattern, point d'accroché qui permettra de facilement retrouver le problème et sa solution. Ce nom doit donc être choisi avec soin. Le problème lui-même, qui décrit le plus synthétiquement possible le contexte dans lequel s'applique ce design pattern. La solution, qui décrit l'ensemble des éléments en jeu, leurs relations et leurs responsabilités. La solution est exprimée d'une façon générique et ne repose sur aucun cas concret pour être facilement transposable. La solution doit être abstraite pour mieux être concrétisée, un peu comme une classe abstraite permet de créer par héritages des classes concrètes. 113

115 Les conséquences qu'entraîné l'application de la solution. En matière de développement, cela peut concerner la mémoire utilisée, le temps de calcul, les contraintes particulières que le langage choisi, pour mettre en uvre la solution, doit pouvoir respecter. Les deux points centraux (description du problème traité et solution apportée) justifient en général l'utilisation d UML pour illustrer le propos et le rendre plus universel. Les diagrammes les plus souvent utilisés en la matière sont les cas d'utilisation, les diagrammes de classes, les diagrammes de séquences et de collaboration ainsi que les diagrammes d'états de transitions. Les design patterns sont l'antithèse de la réinvention de la roue. Et comme finalement le monde est partout le même, et que les problèmes proviennent souvent de causes similaires, de situations «classiques», il est raisonnable de vouloir réutiliser les solutions qui ont fait leurs preuves face à des problèmes finalement identiques ou proches dans leur nature. C'est ce que permet de faire les design patterns, lorsqu'elles sont appliquées au développement. Elles permettent à la fois de gagner du temps et de s'assurer qu'on utilise une «bonne» solution qui ne causera pas ultérieurement plus de problèmes qu'elle n'en réglait. La Programmation Orientée Objet a introduit la notion de réutilisation du code en créant des acteurs autonomes que sont les objets, les design patterns inventent la réutilisation des idées. Après avoir résolu un problème original on peut généraliser cette solution en créant un design pattern. III Exemple de design Patterns : Le design pattern «singleton» Le «singleton» est l'une des techniques les plus utilisées en conception orientée objet. Il permet de référencer l'instance d'une classe devant être unique par construction. Certains objets techniques prennent en effet une responsabilité particulière dans la gestion logique d'une application. C'est par exemple le cas d'objets comme le «contrôleur des objets chargés en mémoire» ou le «superviseur des vues», qui sont les seuls et uniques représentants de leur classe. Ces objets sont le plus souvent publiquement accessibles. De tels cas de figure sont fréquents en conception, le singleton est requis pour les concevoir. «Le singleton permet de s'assurer qu'une seule instance d'une classe sera instanciée pendant toute la durée d exécution d une application». 114

116 III.3.5 REPLICATION ET REPARTITION AVEC ORACLE STREAMS III Introduction Dès la version Oracle 9i, Oracle a totalement réécrit sa réplication en donnant ainsi naissance à «Oracle Streams», constituant ainsi une nouvelle méthode de partage de données, qui prend en considération les modifications de type DDL (Data Definition Language) et DML (Data Manupaltion Language) apportées aux tables des bases concernées. Par le passé, les systèmes de réplication qu offrait Oracle n'ont jamais fait l unanimité. Basés sur des Snapshots de tables, peu performants. Ils ont souvent été ignorés au profit d'autres systèmes de réplication hétérogènes d'autres éditeurs, et c est de cette manière qu Oracle a décidé de palier à cette défection. III Réplication avec Oracle Apparu dès la version Oracle 9i, la répartition (réplication) d informations dans plusieurs bases de données ne va pas sans poser des problèmes techniques. Pour les résoudre et assurer une cohérence entre des données synchronisées, la réplication intègre l ensemble des techniques à mettre en uvre. Oracle 9i ainsi qu Oracle10g sous Windows permet une synchronisation aisée des données entre plusieurs bases situées sous Windows ou sous d autres systèmes d exploitation. Utiliser ces versions d Oracle apporte la garantie de ne pas rester «isolé» et de disposer d un système d informations ouvert et communicant. Figure 16-Principe de la réplication de données 115

117 Une réplication réussie consiste à configurer correctement l'ensemble des étapes nécessaires, des objets répliqués et des processus de propagation et de purge des transactions. Figure 17-Préparation de la réplication dans Oracle L administrateur de réplication L'administrateur de réplication, appelé plus communément administrateur de flux de données, est un utilisateur créé sur chaque base de données participant à la réplication. Il a pour rôle de gérer l'environnement de réplication. Pour cela, il doit disposer des privilèges nécessaires. [MEYLAN, 2003] Groupe de réplication Dans un environnement de réplication, Oracle gère les objets répliqués en utilisant les groupes de réplication. Un groupe est une collection d'objets répliqués logiquement reliés entre eux. En organisant des objets de la base de données apparentés dans un groupe, il devient plus facile d'administrer simultanément une multitude d'objets. Un groupe ne correspond pas forcément à un schéma. Un groupe peut contenir des objets provenant de plusieurs schémas et les objets d un schéma peuvent appartenir à plusieurs groupes de réplication. La seule restriction réside dans le fait qu'un objet ne peut appartenir qu'à un et un seul groupe de réplication. 116

118 Figure 18-Concept du groupe de réplication dans Oracle La réplication dans Oracle est un processus très puissant. Oracle permet la réplication des objets suivants : Tables Indexe Vues Packages et corps de Package Procédures et Fonctions Types définis par l'utilisateur et corps de types Déclencheurs Synonymes. III Définition Oracle streams Oracle Streams est un outil chargé de capturer les changements de la base source (la base sur laquelle les changements ont été effectués), les propager et les appliquer aux bases destinations. C est une nouvelle méthode de partage de données, qui prend en considération les modifications de type DDL et DML apportées aux tables des bases concernées. Lors de l utilisation des Streams, les changements DDL et DML incluent précisément trois étapes : Le processus de capture Le processus de propagation 117

119 Le processus d application Figure 19-Les processus d Oracle Streams Ces derniers se succèdent à travers un cheminement partant de la base de données source vers la base de données destination. Oracle Streams commence par capturer les changements (données, tables, schémas etc.) effectués dans une base de données, qui seront enregistrés dans les fichiers «redo log» de la base de données. Ensuite, il les extrait des fichiers «redo log» et formate chaque changement en un LCR (Logical Change Record). Les LCR sont alors stockés dans une file d'attente Après, Streams propage les LCRs d'une file d'attente (la file d'attente de la base source) à une autre (la file d'attente de la base destination) et peuvent alors appliquer les LCRs à la base de données destination à partir de sa file d'attente. En plus de la réplication de données, les Streams peuvent être employés pour l accomplissement des tâches suivantes : Extraction et chargement d'entrepôt de données Avis d'évènement Migration de plateforme de base de données Évolution de base de données et d'application En utilisant Oracle Streams, les entreprises peuvent saisir, propager et appliquer l information comme suit : Dans une base de données Oracle Entre deux bases de données Oracle Parmi de multiples bases de données Oracle Entre une base de données Oracle et une autre non Oracle 118

120 III Processus de capture Un processus de capture est un processus d'arrière-plan Oracle qui analyse le fichier de journalisation de la base de données pour capturer les modifications de type DML et DDL apportées aux objets de base de données. Il formate ces modifications dans des évènements appelés enregistrements logiques de modification (LCR) et les met en file d'attente Figure 20-Processus de capture 119

121 III Processus de propagation Un processus de propagation envoie les évènements d'une file d'attente source vers une file d attente destination, ces files se trouvent dans la même base de données ou dans deux bases différentes. Figure 21-Processus de propagation Une seule file d'attente source peut propager des évènements à plusieurs files d'attente destination, et une file d'attente destination peut recevoir des évènements de plusieurs files d'attentes sources. Cependant, une seule propagation peut avoir lieu entre une file d'attente source et une file d'attente destination. Figure 22-Propagations autorisées et non autorisées entre files d attente 120

122 III Processus d application Un processus d'application des transactions est un processus d'arrière-plan Oracle qui retire des évènements d'une file d'attente et applique directement chaque évènement à un objet de base de données destination. Figure 23- Processus d application III.3.6 ORACLE TRANSPARENT GATEWAYS Oracle transparent Gateway permettent d accéder aux données transparentes résidant dans un system non-oracle à partir d un environnement Oracle. Cette transparence élimine le besoin pour les développeurs d application de personnaliser leurs applications pour accéder à des données provenant de différents systèmes, ce qui réduit les efforts de développement et d amélioration de la mobilité de la demande Oracle. Cette technologie est constituée de deux composants : Base Heterogeneous Services Tansparent Gateway Base Figure 24-oracle transparent gateway Services hétérogènes (Heterogeneous Services) : permet de : Traduction SQL Oracle vers SQL non Oracle Traduction de dictionnaire de données Exécution de procédures stockées 121

123 Transparent Gateway Fournit aux services hétérogènes les informations nécessaires à la traduction : Traduction des types de données Assure la connexion à des systèmes non-oracle 122

124 Chapitre 4 : Développement du Système «SICLOG» III.4 CHAPITRE 4 : DEVELOPPEMENT DU SYSTEME «SICLOG» 123

125 III.4.1 PHASE : INCEPTION Dans le cadre d une approche itérative et incrémentale à travers la méthode UP nous allons poursuivre la réalisation de notre système à travers les quatre phases du processus unifié. III Déroulement de la phase Lors de la phase inception, un atelier d expression des besoins est organisé, regroupant le client, l architecte système, l utilisateur final, l analyste et le développeur. Le groupe est animé par l analyste qui est responsable de la définition des besoins. Cet atelier nous permet de cerner les besoins et les attentes des clients. À travers ce projet, ainsi tous les cas d utilisations, les différentes fonctionnalités et les principaux besoins non fonctionnels doivent être identifiées. III Vision et étude de faisabilité Le but est de décrire les objectifs et les contraintes de haut niveau ainsi qu une étude d opportunité. Description des objectifs et des contraintes de haut niveau : Le but de notre travail est de réaliser un système d information global, au profit de notre organisme. Ce système, décomposé en sous-systèmes selon leur fonctionnalité, doit prendre en charge l ensemble des fonctions relatives aux structures suivantes : La Fonction Emmagasinage; La Fonction Approvisionnement et réapprovisionnement ; La Fonction Transport (routier et fret, ) ; La Fonction Maintenance technique; La Fonction opérationnelle ; La Fonction Ressources humaine ; La fonction Administrative. Conception et développement du SI Le système gestion des stocks devra permettre à la chaîne technique un soutien continu et indéfectible pour le maintien en condition des équipements en exploitation. Le système en question doit donc répondre aux exigences de la chaîne technique en pourvoyant les magasins sectoriels mais aussi les magasins unités en pièces et matériels de rechanges. Le système gestion des stocks comprend six modules : Catalogue et gestion des contrats fournisseurs ; 124

126 Réception et contrôle : planification de mission d acheminement des nouvelles acquisitions, détermination des moyens et itinéraires de transport, exécution des procédures administratives y afférentes; Entrées/contrôle : nouvelles acquisitions, entrée pour réparation, retour de distribution, retour de prêt ; Sorties/contrôle : équipements neufs, sortie pour réparation, sortie pour prêt ; Prévisions et statistiques ; Un tableau de bord est mis à la disposition de la Direction pour une meilleure prise de décision et afin d évaluer les performances de cette entreprise. Le système Technique permet la remise en état et le maintien en condition des équipements servant à l activité de l organisation. Chaque équipement, possédant un dossier administratif constitué d un journal d évènements, d une carte technologique et d une pièce d identité, se voit subir un contrôle drastique en matière de maintenance calendaire et/ou systématique. La disponibilité de la pièce de rechange est nécessaire à l activité de cette structure, d où l existence d un magasin sur site, relié par réseau au magasin central. Ce système d information informatisé comprend les modules suivants : 1. Planification et contrôle ; 2. Approvisionnements ; 3. Maintenance et rénovation ; 4. Energie et moyens de servitudes nécessaires à l activité ; 5. Prévisions et statistiques. 6. Tableau de bord servant le directeur pour analyser les performances de la chaîne technique. Ces deux systèmes cohabitant dans une même plate-forme, utilisent un même catalogue, situé au niveau central, pour garantir la communication, la fiabilité et la cohérence des informations échangées. Le flux informationnel est dématérialisé grâce à un système de Gestion Electronique de Documents «GED», conçu conformément à la réglementation régissant l organisation et disposant de toutes les fonctionnalités des GED du marché. Ce système GED comprend aussi une ouverture sur le système de travail collaboratif Lotus Notes, à travers lequel, les utilisateurs peuvent s échanger des courriers. Il a été conçu selon l architecture Client/Serveur, où chaque station se voit attribuer une licence d exploitation, afin d éviter la fraude, et comprend un module de cryptage des documents stockés sur une base de données Oracle 10g. 125

127 Il est important de signaler, qu un système workflow sera développé pour la chaîne technique permettant à tous les acteurs, de cette structure, d intervenir sur ce plan en créant ou en modifiant des informations selon un ordre chronologique tout en respectant le niveau de responsabilité de tout un chacun et selon la hiérarchie imposée. Aussi, dans le cas de rupture impromptue de pièces de rechange, l utilisation d un système multi-agents à médiation est plus que nécessaire. En effet, il s agira de lancer une requête de demande d information sur la satisfaction de la demande à tous les agents, positionnés aux niveaux des sites sectoriels. Ces agents vont interroger leurs bases de données respectives et transmettront leurs réponses au médiateur qui se trouve au niveau central. Dans le cas où les réponses sont négatives, le médiateur propose les fournisseurs susceptibles de fournir les pièces demandées, en prenant en considération le degré de satisfaction des fournisseurs en se rapportant sur l historique Fournisseurs. Dans le cas contraire, c est-à-dire, au moins une réponse est favorable, un processus déterminant les moyens les plus appropriés pour l acheminement de cette pièce de rechange est établi. L ordre de mouvement est élaboré automatiquement et les mises à jour des bases de données concernées sont faites instantanément. L utilisation de la signature électronique permettra à ces systèmes de fonctionner plus efficacement. Enfin, dans nos perspectives une fois que la masse informationnelle sera assez consistante et volumineuse, nous souhaiterions réaliser des entrepôts de données «data-warehouse» au niveau sectoriel et utiliserions le concept de datamining pour la recherche des connaissances. III Délimitation du périmètre d étude Le projet sera réalisé pour les structures organiques. Il doit prendre en charge la gestion de la logistique ; le stockage, l approvisionnement, la maintenance, la production et la gestion des ressources humaines. Identification des Acteur et de leurs besoins Cette étape permet d identifier les utilisateurs du futur système, et les principales fonctionnalités attendues. Le diagramme de contexte dynamique permet l identification des différents acteurs, et leurs interactions avec le système. Ce dernier est représenté sous forme de boite noire entourée d acteurs qui émettent des messages qui peuvent être interprété comme des buts ou des fonctionnalités souhaitées par les utilisateurs du système. Elles sont recensées par la suite dans la liste des fonctionnalités. 126

128 Chef Service Planification Chef Service Chef Service Appro administrateur système SICLO Admistrateur strems Mécanicien Chef Service Utilisateur Figure 25-Diagramme de Contexte Dynamique SICLOG III Liste de fonctionnalités Une liste des fonctionnalités est établie en vue de recenser les besoins des utilisateus. III Spécifications supplémentaires Les besoins techniques ou non fonctionnels font parties des spécifications supplémentaires, le diagramme de contexte statique permet la quantification des occurrences ainsi des choix techniques peuvent être décidé. 127

129 Chef Service Planification Chef Service Maintenance Chef Service Appro administrateur système SICLOG Admistrateur strems 1..N 1..N 1..N 1..4 Mécanicien Chef Service Matériels Utilisateur Figure 26-Diagramme de Contexte Statique SICLOG III Contrainte et sécurité La prospection et l utilisation des nouvelles technologies et fortement recommandé notamment en matière d acquisition et de traitement des données, afin d apporter un maximum de performances, de facilités d utilisation aux utilisateurs d une part et d autre part l utilisation de nouvelles méthodes en matière de conception d implémentation et de développement. La solution doit prendre en considération la possibilité d évolution vers d autres métiers. La qualité est de rigueur, l aspect temps d accès performances et tolérance de panne doit être prise en charge. L intégration avec d autres applications externes est fortement recommandée dans la mesure du possible, sinon des schémas intermédiaires devraient être réalisés dans l attente d une intégration totale. La sécurité est un aspect essentiel et doit être pris en considération, pendant tout le processus de développement et de déploiement de la solution. Du coté serveur, les ports réseaux non utilisés doivent impérativement être bloqués. Du coté client l application doit être 128

130 en mesure d éviter un certain nombre d attaque telles que l attaque par débordement de mémoire tampon ou par injection SQL. Lors de l exploitation, l administrateur sera chargé de la gestion des utilisateurs des privilèges qui leurs sont associés et doit analyser les journaux et prendre les mesures nécessaires pour le bon fonctionnement de système. III.4.2 PHASE : ELABORATION III Introduction Dans cette phase nous allons analyser en détail les différents métiers qui se réfèrent au système. Nous commencerons par des diagrammes de cas d utilisation qui permettent de capter les besoins des utilisateurs, par la suite l esquisse de diagrammes de séquences ou de collaboration «renommé en diagramme de communication dans UML2» pour analyser l aspect dynamique du système, pour aboutir à une identification des objets et classe candidates qui serviront à réaliser un diagramme de classe pour chaque sous métier de système. Enfin, la fusion des solutions obtenues aboutira à un schéma complet et intégré qui va être la base pour la construction du système future. III Cas d utilisation Les diagrammes de cas d utilisation représentent les cas d utilisation, les acteurs et les relations entre les cas d utilisation et les acteurs. Un cas d utilisation est une manière d écrire comment utiliser le système. C est l image d une fonctionnalité du système, déclenchée par un acteur. 129

131 III Paquetage Maintenance 1 systeme de gestion de la maintenance Gestion de carburant service carburant et lubrifiant Gestion de Lubrifiant <<include>> service des équipements spécique Gestion des équipements spécifiques fournir produit <<include>> établir ordre d'attribution matériel Fournisseur direction générale suivi pannes de 4 éme échelon <<include>> Réparer matériel roulant service du matériel roulant Gérer le matériel roulant <<extend>> intervenir établissement de réparation maintenance <<extend>> suite à une demande de la direction générale Figure 27-paquetage Maintenance 1 130

132 III Paquetage Maintenance2 : systeme de gestion de la maintenance programmer Maintenance contrôler Mise à jour documentation service de planification Consulte documentation ou BDD <<include>> <<include>> établir DM plannifier zone d'activité Entrées <<include>> service d'approvisionement <<include>> Gestion des stocks Sorties Réparation et reversement <<include>> Demande Materiel Fournir Materiel service de maintenance établissement de stockage <<include>> Exécution Maintenance <<include>> recevoir materiel Figure 28-paquetage Maintenance 2 131

133 III Paquetage gestion de stock : Système de gestion des stocks établir ordre d'attribution matériel Marché accuisition Réaliser Marché service contrat <<include>> Marché réparation <<include>> Fournir produits fournisseur <<include>> <<include>> Sortie matériel <<include>> établissement de stockage Réparation <<extend>> reversement matériel structures recevoir materiel <<extend>> instance reforme <<include>> apres contrôle pour réparation stocker <<extend>> pour erreur distribution avec un bon de reversement Figure 29-paquetage gestion de stock 132

134 III Description des cas d utilisations : Demande matériel Description sommaire Titre Demande Matériel But Décrit la demande des pièces de rechange utilisé pour la Acteurs Service de maintenance Description des enchainements Pré-condition Enchainements Postes-conditions La maintenance est déjà planifiée 1. La maintenance de l équipement est planifiée. 2. Le service de maintenance demande le matériel requis pour la maintenance auprès du service d approvisionnement. Les travaux de maintenance seront exécutés lorsque le service de planification établit le programme final de révision. Contrôle des équipements : Description sommaire Titre Contrôle et suivi des équipements But Permet le suivi de l état de l équipement et de Acteurs Service de planification Description des enchainements Pré-condition La zone d activité établie DM Enchainements 1. Contrôle et mise à jour des documents à travers la DM 2. Mise à jour des documents spécifiques des équipements. Postes-conditions Butée atteinte : 1. Déclanchement du DM et du document spécifique de l équipement pour le service de maintenance. 2. Matériel indisponible Butée non atteinte : Classification de la documentation. 133

135 Processus des travaux : Description sommaire Titre But Exécution de la maintenance Description de la manière avec laquelle s effectuent les travaux Acteurs Service de maintenance Description des enchainements Pré-condition Enchainements Réception du DT et documents spécifiques des équipements 1. Préparation des travaux. 2. Distribution des taches aux ateliers. 3. Sortie du matériel. 4. Exécution des travaux. Postes-conditions Réponse au service de planification dans les CE Sortie matériel Description sommaire Titre But Acteurs Sortie matériel Description du processus de sortie du matériel destiné à Etablissement de stockage Description des enchainements Pré-condition Réception du bon de commande (BC) ou un ordre de d attribution matériel(oa). Enchainements Postes-conditions 1. Réception et enregistrement d OA ou BC. 2. Mise à jour des documents. Sortie matériel. III Diagrammes de séquence Les diagrammes de séquence nous permettent de montrer les interactions entre objets, ils nous permettent de bien schématiser les scénarios des cas d utilisation. La représentation se concentre sur la séquence des interactions selon un point de vue temporel. Ils sont en général, 134

136 plus aptes à modéliser les aspects dynamiques des systèmes temps réel et des scénarios complexes mettant en uvre peu d objets. [44] Une interaction modélise un comportement dynamique entre objets. Elle se traduit par l envoi de message entre objets. Un diagramme de séquence représente une interaction entre objet, en insistant sur la chronologie des envois de message. [44] III Reversement reversement établissement de stockage reversement matériel structures vérifier catégorie [reforme réparation erreur distribution] avis de fin de reception : erreur de distribution avis de réparation : fin de réparation Figure 30-reversement 135

137 III Etablissement du marche établissement marché service contrat fournisseur réalisation du marché fournir les produits aprés délai de livraison Figure 31-établissement de marché III Distribution matériel distribution materiel établissement de stockage service contrat ref établissement marché() Notification du nouveau matériel arrivé stockage notification de fin de reception ordre d'attribution du matériel avis de distribution Figure 32-distribution matériel 136

138 III Maintenance maintenace Service de planification zone d'activité service de maintenance établissement de stockage DM MAJ documentation et contrôle DT : cas de panne DT : travaux periodiques programme la maintenance planning de la maintenance demande piéces de rechange fournir matériel : si il existe effectue la maintenance CE :Après exécution des travaux Figure 33-maintenance 137

139 III Diagramme de classe Le diagramme de classe représente le diagramme c ur d UML, après les cas d utilisations, il est le seul diagramme obligatoire dans une approche objet. La classification est Un moyen efficace pour aboutir à un model représentatif de ce que sera le futur system car il joint entre organisation des données et traitement relatif à celle-ci. Le diagramme de classe fournit une représentation abstraite des objets du système qui vont interagir ensemble pour réaliser les cas d utilisation. III.4.3 PHASE : CONSTRUCTION III Introduction A ce stade les principales spécifications sont stabilisées, Cette phase vise à développer le logiciel, à métamorphoser l architecture en un Système complet en concevant, en implémentant et en testant l ensemble des éléments, ici les choix techniques se concrétisent car il va falloir choisir un environnement de développement et un serveur d application SGBD et le middleware qui jouera le rôle d intermédiaire entre l applicatif et les données persistantes. III Déploiement de la solution La réussite d un système dépend essentiellement de la satisfaction des utilisateurs finaux, après l analyse la conception et la construction du système le déploiement de la solution doit être étudiée afin de décrire l environnement optimal pour une bonne exploitation du système. Diagrammes de déploiement Ce diagramme décrit la disposition physique des matériels qui composent le système et la répartition des composants sur ces matériels, ainsi : Les ressources matérielles sont représentées sous forme de n uds. Les nouds sont connectés entre eux, à l'aide d'un support de communication. La nature des lignes de communication et leurs caractéristiques peuvent être précisées. Les diagrammes de déploiement peuvent montrer des instances de n uds (un matériel précis), ou des classes de n uds. 138

140 ACTIVE DIRECTORY serveur de domaine HTTP Windows XP Client leger WEB SERVER RMI EJB CONTAINER Navigateur HTTP Client lourd Serveur d' application Windows XP Application JDBC TCP-IP/SQL ORACLE 10 Unité de production Windows XP Windows. XP ORACLE TCP-IP/SQL Serveur de données TCP-IP/SQL ORACLE 10 Windows. XP GATEWAY ORACLE. 10 SQL SERVEUR 2005 Figure 34-Diagramme de déploiement Description du diagramme de déploiement du système Le diagramme décrit les choix technique retenus Serveurs donnés Oracle 10 g Oracle est un leader mondial des bases de données, connu par ces performances et ces fonctionnalités qu il offre aux administrateurs des bases de données, il permet ainsi une bonne gestion de ces dernières en assurant : o La définition et la manipulation des données o La cohérence des données o La confidentialité des données o L intégrité des données o La sauvegarde et la restauration des données o La gestion des accès concurrents Serveur Tomcat 139

Architecture d'entreprise : Guide Pratique de l'architecture Logique

Architecture d'entreprise : Guide Pratique de l'architecture Logique Guides Pratiques Objecteering Architecture d'entreprise : Guide Pratique de l'architecture Logique Auteur : Version : 1.0 Copyright : Softeam Equipe Conseil Softeam Supervisée par Philippe Desfray Softeam

Plus en détail

Machine de Turing. Informatique II Algorithmique 1

Machine de Turing. Informatique II Algorithmique 1 Machine de Turing Nous avons vu qu un programme peut être considéré comme la décomposition de la tâche à réaliser en une séquence d instructions élémentaires (manipulant des données élémentaires) compréhensibles

Plus en détail

Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION

Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION Classe de terminale de la série Sciences et Technologie du Management et de la Gestion Préambule Présentation Les technologies de l information

Plus en détail

URBANISME DES SYSTÈMES D INFORMATION

URBANISME DES SYSTÈMES D INFORMATION FAYCAL AYECH GL2. INSAT 2010/2011 INTRODUCTION AUX SYSTÈMES D INFORMATIONS URBANISME DES SYSTÈMES D INFORMATION De l Urbanisme à L Urbanisation des SI Urbanisme : Mise en œuvre des politiques urbaines

Plus en détail

Elles énumèrent les connaissances qui doivent être acquises par les élèves à l issue de la classe terminale.

Elles énumèrent les connaissances qui doivent être acquises par les élèves à l issue de la classe terminale. Annexe 5 SCIENCES DE GESTION - CLASSE TERMINALE SPÉCIALITÉ : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION Présentation Les technologies de l information et de la communication contribuent à la construction d'une

Plus en détail

Positionnement de UP

Positionnement de UP UNIFIED PROCESS Positionnement de UP Unified Process Langage Méthode Outil logiciel UML UP RUP 6 BONNES PRATIQUES développement itératif gestion des exigences architecture basée sur des composants modélisation

Plus en détail

Programme de management et sciences de gestion CPGE Économique et commerciale, option technologique (ECT)

Programme de management et sciences de gestion CPGE Économique et commerciale, option technologique (ECT) Programme de management et sciences de gestion CPGE Économique et commerciale, option technologique (ECT) 1) 0rientations générales L enseignement de «management et sciences de gestion» intègre des approches

Plus en détail

Management des processus opérationnels

Management des processus opérationnels Ecole Nationale Supérieure de Management Master Management des organisations Management des processus opérationnels Dr TOUMI Djamila Cours n 4: l approche processus et le management du système d informations

Plus en détail

Document1 - Un SI est composé de 2 sous-systèmes : Document2 Les ERP Un point sur l ERP Gaëlle Maindron

Document1 - Un SI est composé de 2 sous-systèmes : Document2 Les ERP Un point sur l ERP Gaëlle Maindron Document1 - Un SI est composé de 2 sous-systèmes : Document2 Les ERP Un point sur l ERP Gaëlle Maindron Définir l Entreprise Resources Planning mieux connu sous le nom d ERP Cette solution informatique

Plus en détail

MASTER II ECONOMIE ET GESTION Spécialité Management des Organisations de la Neteconomie

MASTER II ECONOMIE ET GESTION Spécialité Management des Organisations de la Neteconomie MASTER II ECONOMIE ET GESTION Spécialité Management des Organisations de la Neteconomie MODULE C03 - Séquence 1 INTRODUCTION I. UN PEU D'HISTOIRE II. LES RESSOURCES D'UN SI III. LA DÉFINITION D UN SI À

Plus en détail

Université de Bangui. Modélisons en UML

Université de Bangui. Modélisons en UML Université de Bangui CRM Modélisons en UML Ce cours a été possible grâce à l initiative d Apollinaire MOLAYE qui m a contacté pour vous faire bénéficier de mes connaissances en nouvelles technologies et

Plus en détail

Concevoir des applications Web avec UML

Concevoir des applications Web avec UML Concevoir des applications Web avec UML Jim Conallen Éditions Eyrolles ISBN : 2-212-09172-9 2000 1 Introduction Objectifs du livre Le sujet de ce livre est le développement des applications web. Ce n est

Plus en détail

Résumé CONCEPTEUR, INTEGRATEUR, OPERATEUR DE SYSTEMES CRITIQUES

Résumé CONCEPTEUR, INTEGRATEUR, OPERATEUR DE SYSTEMES CRITIQUES Aristote ----- Cloud Interopérabilité Retour d'expérience L A F O R C E D E L I N N O V A T I O N Résumé Les systèmes d'information logistique (SIL) sont des outils qui amènent des gains de productivité

Plus en détail

Processus de développement UP

Processus de développement UP Chapitre 1 Processus de développement UP I. Pourquoi UP? II. Définition III. Activités et phases IV. Modèles mis en place 1. Pourquoi UP? Les notions de base acquises dans le module ACOO1, notamment la

Plus en détail

Sylvie Guessab Professeur à Supélec et responsable pédagogique du Mastère Spécialisé en Soutien Logistique Intégré des Systèmes Complexes

Sylvie Guessab Professeur à Supélec et responsable pédagogique du Mastère Spécialisé en Soutien Logistique Intégré des Systèmes Complexes Préface Toute personne est un jour confrontée à devoir prendre une décision, qu il s agisse de l étudiant qui réfléchit à son orientation académique, du chercheur qui doit privilégier une option scientifique

Plus en détail

Annexe 2 INFORMATION ET GESTION. Spécialité «Communication» Classe de première de la série Sciences et technologies de la gestion

Annexe 2 INFORMATION ET GESTION. Spécialité «Communication» Classe de première de la série Sciences et technologies de la gestion Bulletin officiel hors-série n 1 du 12 février 2004 Programme des lycées (pages 56 à 61) Annexe 2 INFORMATION ET GESTION Spécialité «Communication» Classe de première de la série Sciences et technologies

Plus en détail

Description et illustration du processus unifié

Description et illustration du processus unifié USDP Description et illustration du processus unifié Définit un enchaînement d activités Est réalisé par un ensemble de travailleurs Avec des rôles, des métiers Avec pour objectifs de passer des besoins

Plus en détail

Management des processus opérationnels

Management des processus opérationnels Ecole Nationale Supérieure de Management Master Management des organisations Management des processus opérationnels Dr TOUMI Djamila Cours n 1: La vision processus dans le management des organisations

Plus en détail

FICHE JANVIER 2009 THÉMATIQUE. Direction de projets et programmes

FICHE JANVIER 2009 THÉMATIQUE. Direction de projets et programmes FICHE JANVIER 2009 THÉMATIQUE Direction de projets et programmes La représentation par les processus pour les projets Système d Information (SI) La modélisation de l'entreprise par les processus devient

Plus en détail

L apprentissage automatique

L apprentissage automatique L apprentissage automatique L apprentissage automatique L'apprentissage automatique fait référence au développement, à l analyse et à l implémentation de méthodes qui permettent à une machine d évoluer

Plus en détail

LISTE DES FORMATIONS. Mai 2015

LISTE DES FORMATIONS. Mai 2015 Gestion de projet Analyse d affaires Formation Évaluation de performance +1.514.826.5534 info@lcgsolution.com www.lcgsolution.com LCG Solution se distingue par la qualité du matériel de formation, la qualité

Plus en détail

Cours Systèmes Multi-Agents

Cours Systèmes Multi-Agents Un système multi-agents «Un Système Multi-Agents(SMA) comporte plusieurs agents qui interagissent entre eux dans un environnement commun. Certains de ces agents peuvent être des personnes ou leurs représentants

Plus en détail

SECTION 5 BANQUE DE PROJETS

SECTION 5 BANQUE DE PROJETS SECTION 5 BANQUE DE PROJETS INF 4018 BANQUE DE PROJETS - 1 - Banque de projets PROJET 2.1 : APPLICATION LOGICIELLE... 3 PROJET 2.2 : SITE WEB SÉMANTIQUE AVEC XML... 5 PROJET 2.3 : E-LEARNING ET FORMATION

Plus en détail

L unité U4 de Communication commerciale est validée par le contrôle de l acquisition des compétences suivantes du référentiel :

L unité U4 de Communication commerciale est validée par le contrôle de l acquisition des compétences suivantes du référentiel : E4 COMMUNICATION COMMERCIALE (coefficient 4) INTRODUCTION : FINALITES, OBJECTIFS L objectif visé est d apprécier l aptitude du candidat à analyser et maîtriser une situation de communication - négociation

Plus en détail

MANUEL DES STAGES Master professionnel Option : Gestion Scolaire

MANUEL DES STAGES Master professionnel Option : Gestion Scolaire Université Saint-Joseph Faculté des Sciences de l Éducation MANUEL DES STAGES Master professionnel Option : Gestion Scolaire 2014 2015 Faculté des Sciences de l Education, mis à jour 26 novembre 2014 TABLE

Plus en détail

MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC

MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC Garantir une organisation performante pour satisfaire ses clients et ses partenaires, telle est la finalité d une certification «qualité». On dénombre de nombreux référentiels dont le plus connu et le

Plus en détail

MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC

MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC Lorraine Garantir une organisation performante pour satisfaire ses clients et ses partenaires, telle est la finalité d une certification «qualité». On dénombre de nombreux

Plus en détail

basée sur le cours de Bertrand Legal, maître de conférences à l ENSEIRB www.enseirb.fr/~legal Olivier Augereau Formation UML

basée sur le cours de Bertrand Legal, maître de conférences à l ENSEIRB www.enseirb.fr/~legal Olivier Augereau Formation UML basée sur le cours de Bertrand Legal, maître de conférences à l ENSEIRB www.enseirb.fr/~legal Olivier Augereau Formation UML http://olivier-augereau.com Sommaire Introduction I) Les bases II) Les diagrammes

Plus en détail

LES CARTES À POINTS : POUR UNE MEILLEURE PERCEPTION

LES CARTES À POINTS : POUR UNE MEILLEURE PERCEPTION LES CARTES À POINTS : POUR UNE MEILLEURE PERCEPTION DES NOMBRES par Jean-Luc BREGEON professeur formateur à l IUFM d Auvergne LE PROBLÈME DE LA REPRÉSENTATION DES NOMBRES On ne conçoit pas un premier enseignement

Plus en détail

Guide manager pour l entretien professionnel

Guide manager pour l entretien professionnel Guide manager pour l entretien professionnel Le présent guide a pour objet de faciliter la mise en oeuvre de l entretien professionnel et, de rappeler pour chacune des étapes les activités à conduire et

Plus en détail

ANNEXE V : DÉFINITION DES ÉPREUVES PONCTUELLES ET DES SITUATIONS D'EVALUATION EN COURS DE FORMATION

ANNEXE V : DÉFINITION DES ÉPREUVES PONCTUELLES ET DES SITUATIONS D'EVALUATION EN COURS DE FORMATION ANNEXE V : DÉFINITION DES ÉPREUVES PONCTUELLES ET DES SITUATIONS D'EVALUATION EN COURS DE FORMATION E1 FRANÇAIS (Coef 3) U1 1. Objectif L objectif visé est de vérifier l aptitude des candidats à communiquer

Plus en détail

Les concepts de l ingénierie et de l intégration des systèmes

Les concepts de l ingénierie et de l intégration des systèmes Les concepts de l ingénierie et de l intégration des systèmes Systèmes et processus d Ingénierie Systèmes Yann Pollet Conservatoire National des Arts et Métiers Chaire d intégration des systèmes «Complexité»

Plus en détail

LA DEMARCHE QUALITE DANS UNE PME

LA DEMARCHE QUALITE DANS UNE PME LA DEMARCHE QUALITE DANS UNE PME SOMMAIRE : Introduction Quelques définitions Principes du management de la qualité Enjeux de la mise en place d une démarche qualité La mise en oeuvre du «SMQ» : 1. L engagement

Plus en détail

La validation des acquis de l expérience dans une Formation d Ingénieur en Partenariat

La validation des acquis de l expérience dans une Formation d Ingénieur en Partenariat DAROUX Géraldine (7109) La validation des acquis de l expérience dans une Formation d Ingénieur en Partenariat Ce texte relate l expérience conduite au sein de l Institut Supérieur des Techniques Productiques

Plus en détail

Les ressources numériques

Les ressources numériques Les ressources numériques Les ressources numériques sont diverses et regroupent entre autres, les applications, les bases de données et les infrastructures informatiques. C est un ensemble de ressources

Plus en détail

Analyse,, Conception des Systèmes Informatiques

Analyse,, Conception des Systèmes Informatiques Analyse,, Conception des Systèmes Informatiques Méthode Analyse Conception Introduction à UML Génie logiciel Définition «Ensemble de méthodes, techniques et outils pour la production et la maintenance

Plus en détail

FICHE D'IDENTITÉ DE LA QUALIFICATION VALIDÉE. TITRE DE LA QUALIFICATION : Gestionnaire de flux de commandes à l international

FICHE D'IDENTITÉ DE LA QUALIFICATION VALIDÉE. TITRE DE LA QUALIFICATION : Gestionnaire de flux de commandes à l international Commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie Qualification : MQ 90 12 38 0079 (Cette fiche annule et remplace, à compter du 6 juin 2007, la précédente fiche d identité) FICHE D'IDENTITÉ

Plus en détail

Structure défendue par H. Fayol, qui met en avant l'unité de commandement : chaque individu n'a qu'un seul supérieur.

Structure défendue par H. Fayol, qui met en avant l'unité de commandement : chaque individu n'a qu'un seul supérieur. Structure défendue par H. Fayol, qui met en avant l'unité de commandement : chaque individu n'a qu'un seul supérieur. Découpage des activités (et donc des responsabilités) par fonctions, par unités de

Plus en détail

Introduction. Pourquoi ce livre?

Introduction. Pourquoi ce livre? Introduction Pourquoi ce livre? La gestion de projet est un processus à la fois courant et complexe de nos organisations. Courant car la culture du travail en «mode projet» fait partie du vocabulaire et

Plus en détail

Yannick Prié UFR Informatique Université Claude Bernard Lyon 1 M1 MIAGE SIMA / M1 Informatique MIF17 2008 2009

Yannick Prié UFR Informatique Université Claude Bernard Lyon 1 M1 MIAGE SIMA / M1 Informatique MIF17 2008 2009 Yannick Prié UFR Informatique Université Claude Bernard Lyon 1 M1 MIAGE SIMA / M1 Informatique MIF17 2008 2009 Notion de méthode de conception de SI Méthodes OO de conception Généralités sur les méthodes

Plus en détail

Modélisation objet Le langage UML

Modélisation objet Le langage UML Modélisation objet Le langage UML Brahim HAMID La base de contrôle Robot Zone à explorer brahim.hamid@irit.fr brahim.hamid@univ-tlse2.fr http://mass-cara.univ-tlse2.fr/~brahimou/ens/uml 1 Les méthodes

Plus en détail

Table des matières CHAPITRE I : LA COOPERATION INTERENTREPRISES...13 INTRODUCTION...13

Table des matières CHAPITRE I : LA COOPERATION INTERENTREPRISES...13 INTRODUCTION...13 3 Table des matières INTRODUCTION GENERALE...8 1. CONTEXTE ET CADRE DE LA RECHERCHE...8 2. OBJECTIF ET APPROCHE...9 3. ENONCE DU PLAN DE LA THESE...10 PARTIE I : CADRE THEORIQUE ET ETAT DE L ART...12 CHAPITRE

Plus en détail

I/ PRESENTATION GENERALE DE LA QUALITE : LES CONCEPTS QUALITE EN DIAGNOSTIC

I/ PRESENTATION GENERALE DE LA QUALITE : LES CONCEPTS QUALITE EN DIAGNOSTIC Généralités 3 I/ PRESENTATION GENERALE DE LA QUALITE : LES CONCEPTS QUALITE EN DIAGNOSTIC La multiplicité des acceptations de la notion de Qualité est source de bien de malentendus et de réticences associées

Plus en détail

Catalogue des cours en BTS Assistant de Manager

Catalogue des cours en BTS Assistant de Manager Catalogue des cours en BTS Assistant de Manager MATIÈRES 1 ère année de formation 2 ème année de formation Horaire ECTS Horaire ECTS Culture générale et expression 60 h 4 60 h 4 Langue vivante A : Anglais

Plus en détail

Les activités numériques

Les activités numériques Les activités numériques Activités de l entreprise et activités numériques de l entreprise convergent de plus en plus au sein de la chaîne de valeur, c est-à-dire la manière avec laquelle une entreprise

Plus en détail

Projet : Plan Assurance Qualité

Projet : Plan Assurance Qualité Projet : Document : Plan Assurance Qualité 2UP_SPEC_DEV1 VERSION 1.00 Objet Ce document a pour objectif de définir la démarche d analyse et de conception objet ainsi les activités liées. Auteur Eric PAPET

Plus en détail

Management des processus opérationnels

Management des processus opérationnels Ecole Nationale Supérieure de Management Master Management des organisations Management des processus opérationnels Dr TOUMI Djamila Cours n 3: le pilotage et l optimisation des processus opérationnels

Plus en détail

1. INFORMATIQUE DANS LES DISCIPLINES, INFORMATIQUE DISCIPLINE

1. INFORMATIQUE DANS LES DISCIPLINES, INFORMATIQUE DISCIPLINE 29 UN PLAN DE FORMATION À L'INFORMATIQUE DE TOUS LES ÉLÈVES, DE L'ÉCOLE PRIMAIRE AU LYCÉE Note n 8 du groupe technique disciplinaire informatique - décembre 1991 - (principaux extraits) 1. INFORMATIQUE

Plus en détail

Business Process Design Max Pauron

Business Process Design Max Pauron Business Process Design Max Pauron 2005 Max Pauron - Reproduction and communication, even partial, are strictly prohibited without written permission. Unauthorized photocopying is a crime. Contexte Les

Plus en détail

Analyse abstraite de missions sous PILOT

Analyse abstraite de missions sous PILOT Analyse abstraite de missions sous PILOT Damien Massé EA 3883, Université de Bretagne Occidentale, Brest damien.masse@univ-brest.fr Résumé Nous étudions la possibilité de réaliser un analyseur par interprétation

Plus en détail

Analyse et conception de systèmes d information

Analyse et conception de systèmes d information Analyse et conception de systèmes d information Présentation réalisée par P.-A. Sunier Professeur à la HE-Arc de Neuchâtel http://lgl.isnetne.ch Juin 2005 [SJB-02] Chapitre 3 1 Références Ce document a

Plus en détail

A-t-on le temps de faire les choses?

A-t-on le temps de faire les choses? A-t-on le temps de faire les choses? A-t-on le temps de faire les choses? Un parcours de 25 ans dans le domaine des Systèmes d'information de 6 grandes entreprises Consultante depuis 19 ans Mission / contrats

Plus en détail

Attendus du mémoire de Master 2 en Droit

Attendus du mémoire de Master 2 en Droit Attendus du mémoire de Master 2 en Droit Le mémoire de Master 2 doit permettre au lecteur d apprécier la maîtrise d ensemble des compétences pratiques et théoriques attendues d un(e) diplômé(e), et la

Plus en détail

GPA 789 : Analyse et Conception Orientées Objet. ETS Mickaël Gardoni Bureau A 3588 tel 84 11. Mise en Œuvre UML version du 24 avril 2009

GPA 789 : Analyse et Conception Orientées Objet. ETS Mickaël Gardoni Bureau A 3588 tel 84 11. Mise en Œuvre UML version du 24 avril 2009 GPA 789 : Analyse et Conception Orientées Objet ETS Mickaël Gardoni Bureau A 3588 tel 84 11 Mise en œuvre UML 1/ 25 Introduction Mise en œuvre d UML UML n est pas une méthode 2/ 25 1 UML n est qu un langage

Plus en détail

Les exigences de la norme ISO 9001:2000 1.1 La gestion des ressources humaines

Les exigences de la norme ISO 9001:2000 1.1 La gestion des ressources humaines Introduction Les ressources humaines (RH) sont souvent considérées comme des fonctions de support, voire comme à l origine de certains surcoûts. Pour cela dans de nombreuses entreprises de taille moyenne

Plus en détail

Historique : Mintzberg a fait la synthèse de ce courant en proposant une typologie et une représentation originales des formes structurelles.

Historique : Mintzberg a fait la synthèse de ce courant en proposant une typologie et une représentation originales des formes structurelles. Historique : Pendant longtemps, hégémonie des structures formelles (relations officielles et prescrites entre les membres de l'organisation) : prescriptions de Fayol et de Taylor préconisant la structure

Plus en détail

Pédagogie du projet?

Pédagogie du projet? Pédagogie du projet? Toute pédagogie qui place l intérêt des apprenants comme levier des conduites éducatives est appelée «pédagogie fonctionnelle». Ainsi, la pédagogie du projet peut rentrer dans cette

Plus en détail

ADMINISTRATION GENERALE DES DOUANES

ADMINISTRATION GENERALE DES DOUANES MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES ADMINISTRATION GENERALE DES DOUANES Candidature au 62 eme Programme de Bourses de l OMD (du 27 Janvier au 07 Mars 2014) Thème Choisi : «Développement organisationnel

Plus en détail

cycle supérieur de management de L inet master 2 management public territorial

cycle supérieur de management de L inet master 2 management public territorial cycle supérieur de management de L inet master 2 management public territorial INSTITUT NATIONAL DES ÉTUDES TERRITORIALES Conçu pour des cadres expérimentés, le cycle supérieur de management (CSM) vise

Plus en détail

Changement dans les achats de solutions informatiques

Changement dans les achats de solutions informatiques Changement dans les achats de solutions informatiques Ce que cela signifie pour l informatique et les Directions Métiers Mai 2014 Le nouvel acheteur de technologies et la nouvelle mentalité d achat Un

Plus en détail

Un peu d'organisation. Conception et Programmation par Objets HLIN406. Sommaire. Pourquoi vous parler de conception par objets? Notion de modélisation

Un peu d'organisation. Conception et Programmation par Objets HLIN406. Sommaire. Pourquoi vous parler de conception par objets? Notion de modélisation Un peu d'organisation Conception et Programmation par Objets HLIN406 Marianne Huchard, Clémentine Nebut LIRMM / Université de Montpellier 2 Premières semaines Contrôle des connaissances Supports 2015 Sommaire

Plus en détail

Notions de Gestion de Projet (Partie 1)

Notions de Gestion de Projet (Partie 1) Notions de Gestion de Projet (Partie 1) QCM Sommaire 1ère 1 Partie Sommaire 2ème 2 Partie - Problématique de départ Structure et Pilotage d un projet - Qu est ce qu un projet? - Vocabulaire spécifique

Plus en détail

Introduction pratique au Développement orienté Modèle Pierre Parrend, Mars 2005

Introduction pratique au Développement orienté Modèle Pierre Parrend, Mars 2005 MDA : Un Tutoriel Introduction pratique au Développement orienté Modèle Pierre Parrend, Mars 2005 1 Sommaire Table des matières 1 Sommaire 1 2 Introduction 2 2.1 A qui s adresse ce tutoriel......................

Plus en détail

Description du projet. La visée

Description du projet. La visée Description du projet La visée «Dans une conjoncture économique difficile et incertaine, dans un environnement de travail sans cesse évolutif, devant des risques répétés de perte d emploi,, celui qui pourra

Plus en détail

Plan d études du CAS SMSI Volée 2014

Plan d études du CAS SMSI Volée 2014 Plan d études du CAS SMSI Volée 2014 SIE Système d information d entreprise Crédits ECTS : 2 Périodes : 32 «Le module SIE a pour objectif de faire connaître les fondements théoriques du système d information

Plus en détail

Informatique et création numérique

Informatique et création numérique Enseignement d exploration en classe de seconde 30 septembre 2015 Groupe de Formation-Action EE ICN Lycée Koeberlé de Sélestat Horaire Objectifs de l enseignement Une dimension interdisciplinaire Perspectives

Plus en détail

Aide à la gestion du projet final ISN

Aide à la gestion du projet final ISN Aide à la gestion du projet final ISN 1 - La place du projet dans l ISN «Les activités des élèves sont organisées autour d une équipe de projet dont les tâches sont les suivantes : repérer le besoin ou

Plus en détail

Mastère spécialisé. «Ingénierie de l innovation et du produit nouveau De l idée à la mise en marché»

Mastère spécialisé. «Ingénierie de l innovation et du produit nouveau De l idée à la mise en marché» Mastère spécialisé «Ingénierie de l innovation et du produit nouveau De l idée à la mise en marché» I- Présentation détaillée du programme d enseignement Répartition par modules et crédits ECTS : Intitulé

Plus en détail

RESUME DES NORMES ISO

RESUME DES NORMES ISO RESUME DES NORMES ISO Travail réalisé par : Selma FERKOUS O8301 ISO 19011 : La norme internationale ISO 9011, se focalise sur le management de programmes d audit, la réalisation d audits internes ou externes

Plus en détail

Novembre 2013. Regard sur service desk

Novembre 2013. Regard sur service desk Novembre 2013 Regard sur service desk édito «reprenez le contrôle grâce à votre service desk!» Les attentes autour du service desk ont bien évolué. Fort de la riche expérience acquise dans l accompagnement

Plus en détail

Quel profil pour les futurs professionnels de l'informatique? Le référentiel de compétences du master en sciences informatiques de l'ucl.

Quel profil pour les futurs professionnels de l'informatique? Le référentiel de compétences du master en sciences informatiques de l'ucl. université catholique de louvain louvain-la-neuve, belgique Quel profil pour les futurs professionnels de l'informatique? raisonner théorie appliquer apprendre examens concevoir bachelier référentiel universitaire

Plus en détail

NOMENCLATURE COMMUNE DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS DE L ADMINISTRATION PUBLIQUE

NOMENCLATURE COMMUNE DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS DE L ADMINISTRATION PUBLIQUE ROYAUME DU MAROC MINISTERE DE LA MODERNISATION DES SECTEURS PUBLICS NOMENCLATURE COMMUNE DE CLASSIFICATION DES EMPLOIS DE L ADMINISTRATION PUBLIQUE Rapport de la phase 3 Marché N 13/2007/MMSP Nomenclature

Plus en détail

de formation cycles de formation professionnelle quand les talents grandissent, les collectivités progressent

de formation cycles de formation professionnelle quand les talents grandissent, les collectivités progressent Offre 2013 de formation cycles de formation professionnelle quand les talents grandissent, les collectivités progressent citoyenneté, culture et action éducative cycle de formation professionnelle restauration

Plus en détail

LES TABLEAUX DE BORD. DES OUTILS POUR DECLINER LA STRATEGIE DE L'ENTREPRISE.

LES TABLEAUX DE BORD. DES OUTILS POUR DECLINER LA STRATEGIE DE L'ENTREPRISE. LES TABLEAU DE BORD. DES OUTILS POUR DECLINER LA STRATEGIE DE L'ENTREPRISE. La pratique du tableau de bord comme outil d aide à la décision pour les acteurs opérationnels est relativement ancienne. Le

Plus en détail

Réalisation d un «Schéma Directeur Informatique»

Réalisation d un «Schéma Directeur Informatique» Réalisation d un «Schéma Directeur Informatique» Qu est ce qu un Schéma Directeur Informatique (SDI)? Un Schéma Directeur Informatique est un document conçu pour préparer l évolution et l adaptation de

Plus en détail

Annexe 1. Tableau 1 : Contenu indicatif des modules de la formation

Annexe 1. Tableau 1 : Contenu indicatif des modules de la formation Annexe 1 Tableau 1 : Contenu indicatif des modules de la formation 1 Modules Objectifs Contenu indicatif du module Module 1 : veille stratégique et intelligence des Territoires Acquérir des techniques

Plus en détail

Conception, architecture et urbanisation des systèmes d information

Conception, architecture et urbanisation des systèmes d information Conception, architecture et urbanisation des systèmes d information S. Servigne Maître de Conférences, LIRIS, INSA-Lyon, F-69621 Villeurbanne Cedex e-mail: sylvie.servigne@insa-lyon.fr 1. Introduction

Plus en détail

Principe et règles d audit

Principe et règles d audit CHAPITRE 2 Principe et règles d audit 2.1. Principe d audit Le principe et les règles d audit suivent logiquement l exposé précédent. D abord, comme dans toute branche de l activité d une entreprise, l

Plus en détail

Projet : Ecole Compétences Entreprise ECONOMIE

Projet : Ecole Compétences Entreprise ECONOMIE Projet : Ecole Compétences Entreprise SECTEUR : 7 ECONOMIE ORIENTATION D' ETUDES : AGENT/AGENTE EN ACCUEIL ET TOURISME FORMATION EN COURS DE CARRIERE Avec l'aide du Fonds Social Européen Outils pédagogiques

Plus en détail

Système de Gestion de Contenus d entreprises

Système de Gestion de Contenus d entreprises Système de Gestion de Contenus d entreprises OUDJOUDI Idir, H.HOCINI Hatem. Centre de développement des technologies avancées Cité 20 Août Baba Hassan Alger Algérie Tél. 0(213)351040, Fax : 0(213)351039

Plus en détail

Environnements de Développement

Environnements de Développement Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Mahdia Unité d Enseignement: Environnements de Développement Mme BEN ABDELJELIL HASSINE Mouna m.bnaj@yahoo.fr Développement des systèmes d Information Syllabus

Plus en détail

La prise en compte du contexte dans le développement d un système logiciel interactif : Apports de la Systémique et nouvelles perspectives

La prise en compte du contexte dans le développement d un système logiciel interactif : Apports de la Systémique et nouvelles perspectives La prise en compte du contexte dans le développement d un système logiciel interactif : Apports de la Systémique et nouvelles perspectives Françoise ADREIT Groupe de Recherche en Informatique et Mathématiques

Plus en détail

Résumé du document «Programmes des classes préparatoires aux Grandes Écoles ; Discipline : Informatique ; Première et seconde années - 2013»

Résumé du document «Programmes des classes préparatoires aux Grandes Écoles ; Discipline : Informatique ; Première et seconde années - 2013» Résumé du document «Programmes des classes préparatoires aux Grandes Écoles ; Discipline : Informatique ; Première et seconde années - 2013» I Objectifs Niveau fondamental : «on se fixe pour objectif la

Plus en détail

La gestion du changement et de la transformation

La gestion du changement et de la transformation La gestion du changement et de la transformation par les processus Guy ELIEN mai 2007 Sommaire Vision de l approche «processus»... 3 Les natures de processus... 4 Vers une démarche de changement pragmatique

Plus en détail

Mongi TRIKI Docteur en Informatique Université Paris Dauphine

Mongi TRIKI Docteur en Informatique Université Paris Dauphine Université Méditerranéenne Libre de Tunis Faculté Méditerranéenne Privée des Sciences Informatiques, Economiques et de Gestion de Tunis Département d Informatique LICENCE INFORMATIQUE Guide du Stagiaire

Plus en détail

SOCLE COMMUN: LA CULTURE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE. alain salvadori IA IPR Sciences de la vie et de la Terre 2009-2010 ALAIN SALVADORI IA-IPR SVT

SOCLE COMMUN: LA CULTURE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE. alain salvadori IA IPR Sciences de la vie et de la Terre 2009-2010 ALAIN SALVADORI IA-IPR SVT SOCLE COMMUN: LA CULTURE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE alain salvadori IA IPR Sciences de la vie et de la Terre 2009-2010 ALAIN SALVADORI IA-IPR SVT SOCLE COMMUN ET PROGRAMMES La référence pour la rédaction

Plus en détail

QUELS SONT LES DEFIS DE L OUTSOURCING? 3 INTEGRATION DE L OFFRE PROFECI DANS LE CADRE DE LA MISE EN PLACE D UNE RELATION D OUTSOURCING 6

QUELS SONT LES DEFIS DE L OUTSOURCING? 3 INTEGRATION DE L OFFRE PROFECI DANS LE CADRE DE LA MISE EN PLACE D UNE RELATION D OUTSOURCING 6 QUELS SONT LES DEFIS DE L OUTSOURCING? 3 DEFINIR VOS REGLES DU JEU 3 CONTROLER L APPLICATION DES REGLES 3 VOUS OBLIGER A JOUER LE JEU : «RECONNAITRE ET ACCEPTER LES CONTRAINTES S IMPOSANT A VOUS» 4 CONCLUSION

Plus en détail

Cours Gestion de projet

Cours Gestion de projet Cours Gestion de projet Méthodes de conduite de projet Version Date Auteur V1.8 Septembre 2007 Pascal HEYER 1 Méthodes de conduite de projet Ce document est publié sous la licence libre Creative Commons-BY-NC-SA

Plus en détail

«Définition et typologie des Systèmes d Information Organisationnels»

«Définition et typologie des Systèmes d Information Organisationnels» «Définition et typologie des Systèmes d Information Organisationnels» (2) Bernard ESPINASSE Professeur à Aix-Marseille Université (AMU) Ecole Polytechnique Universitaire de Marseille Septembre 2014 De

Plus en détail

Développement spécifique d'un système d information

Développement spécifique d'un système d information Centre national de la recherche scientifique Direction des systèmes d'information REFERENTIEL QUALITE Procédure Qualité Développement spécifique d'un système d information Référence : CNRS/DSI/conduite-proj/developpement/proc-developpement-si

Plus en détail

Ingénierie des Exigences

Ingénierie des Exigences Club Management des Systèmes d'information Ingénierie des Exigences Comment construire et maintenir un référentiel? 1 Qui suis-je? Stéphane BADREAU Consultant et formateur en ingénierie des exigences chez

Plus en détail

M2S. Formation Gestion de projet. formation

M2S. Formation Gestion de projet. formation Formation Gestion de projet M2S formation Conduire et gérer un projet Construire et rédiger un chahier des charges de projet Conduite de projet informatiques Découpage et planification de projet Les méthodes

Plus en détail

SYSTEMES D INFORMATION & CONCEPTION de BdD

SYSTEMES D INFORMATION & CONCEPTION de BdD SYSTEMES D INFORMATION & CONCEPTION de BdD PLAN CONCEPT DE SYSTEME D INFORMATION MODELISATION D UN SYSTEME D INFORMATION MODELISATION CONCEPTUELLE : les METHODES METHODE SYSTEMIQUE METHODE OBJET L3 Informatique

Plus en détail

La Gestion Electronique des Documents

La Gestion Electronique des Documents La Gestion Electronique des Documents La mise en place d une solution La gestion de l information est devenue un enjeu stratégique majeur à l intérieur des organisations. D après l observation des projets

Plus en détail

Business Project Management : Cycle de vie des documents et workflow

Business Project Management : Cycle de vie des documents et workflow Business Project Management : Cycle de vie des documents et workflow Iut de Tours Département Information-Communication Option Gestion de l Information et du Document dans les Organisations Page 1 sur

Plus en détail

Management Industriel et Logistique

Management Industriel et Logistique Plan : Introduction (Historique du secteur industriel). I-La fonction Industrielle et Logistique dans l entreprise et concepts fondamentaux. II- La gestion de la capacité. II- La gestion des flux. III-

Plus en détail

O RMATION. Ingénierie Système Management de Projet Évaluation de la Maturité

O RMATION. Ingénierie Système Management de Projet Évaluation de la Maturité PLANS F de O RMATION Ingénierie Système Management de Projet Évaluation de la Maturité O R G A N I S A T I O N ACTEURS CONCERNÉS Les concepteurs de systèmes doivent détecter, analyser les besoins des utilisateurs,

Plus en détail

CONSEILS METHODOLOGIQUES POUR LA REDACTION DU SUPPORT POWER POINT POUR L EPREUVE CPPC

CONSEILS METHODOLOGIQUES POUR LA REDACTION DU SUPPORT POWER POINT POUR L EPREUVE CPPC CONSEILS METHODOLOGIQUES POUR LA REDACTION DU SUPPORT POWER POINT POUR L EPREUVE CPPC I. Introduction Comme nous vous l avons expliqué dans le support «Déroulement de l épreuve de CPPC», vous devez produire

Plus en détail