Place des légumineuses dans l agriculture

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1 Place des légumineuses dans l agriculture Légumineuses à graines : Production mondiale 334 Mt Planche II dont 80%=soja! (surtout OGM USA-Brésil-Argentine) puis haricots =12,5% production céréalière (maïs-riz-blé) Evolution des productions ( ) : +215% pour le soja contre +50% en moyenne pour les autres Figure 1.5. Répartition de la production mondiale des légumineuses à graines en moyenne annuelle en 2008 et Source : Eurostat et Unip pour les productions européennes de certaines espèces, et FAO pour le reste.

2 Place des légumineuses dans l agriculture Production européenne <2% prod. mondiale (0,5% du soja) 35% surfaces légumineuses = pois (idem fève-fèverole) puis soja légumineuses à graines = 2% surfaces grandes cultures monocultures de lég. fourragères = 1% France 1,2 Mt = 30% prod. (Italie-17%, Roy. Uni-15%, Espagne-8%)

3 Légumineuses alimentaires à graines (légumes secs) les plus cultivées : Europe-France : Place des légumineuses dans l agriculture Fabae -pois (cassé) Pisum sativum -féveroles Vicia faba minor (genre id. aux vesces) -féves Vicia faba major -lentilles Lens culinaris Phaseoleae -soja Glycine max -haricot Phaseolus spp. Genisteae -lupin Lupinus spp. (doux <alcaloïdes) Cicereae -pois chiche Cicer arietinum Efforts sélecoon variétale (récents 30 ans) grosses graines peu dormantes gousses indéhiscentes teneurs < facteurs anfnutrifonnels teneurs protéiques > Fges plus courtes (moins de verse) très peu de travail sur l améliora1on du poten1el géné1que de fixa1on symbio1que ; liens fixa1on / rendement / enviro nt. complexes

4 Figure 1.9. Part relative des surfaces de légumineuses à graines par rapport aux principales grandes cultures dans les pays de l UE-27 en moyenne pour la période Source : Unip sur la base des données Eurostat et ajustements avec sources nationales pour certaines espèces et pays. Place des légumineuses dans l agriculture surfaces en France En France, légumineuses à graines (très majoritairement en monoculture fourragère) : Planche V Pois : q/ha ha Féverole : q/ha Soja : q/ha Figure Surfaces de légumineuses à graines (toutes espèces) en France en moyenne par an entre Source : Unip. Figure Répartition des surfaces de pois, féverole, soja et lupin p

5 Place des légumineuses dans l agriculture lenolles ha - pois chiches ha LR! - haricots ha (blancs- coco- flageolets) ; q/ha Pic cultures début années 90 mais en net recul depuis 15 ans, marginalisafon Fr. et (même pour le soja) sauf AB (en associa7on céréales pour fourrages) Forte hétérogénéité des performances interannuelle et interrégionale : Pb. viabilité éco., verrous techno., compéoovité, risques démoovaoon agriculteurs en perspecoves + : la seconde transioon alimentaire mondiale (vers plus de prot. vég. en Occident)

6 Place des légumineuses dans l agriculture Production française de protéines végétales : 9 Mt (2011) ; équ. 1,5 Mt N assurés à 75% par les céréales, à 20% par les oléagineux et à 5% par les légumineuses!!! N.B. : 10-15% protéines-graines céréales contre 20-40% graines légumineuses Apports azote biologique agricole : 0,5 Mt N symbiotique en France contre 2 Mt N de synthèse (2009) 1 Mt en!! contre 11 Mt N 50 Mt monde (87 Mt N) dont 21 par lég. à graines dont : 3 Mt par pois chiche+haricot+pois-féverole+cornille +lentille / 16 Mt par soja / 2 Mt arachide=oléoprotéagineux

7 Légumineuses et cultures associées

8 Légumineuses et cultures associées Légumineuses graminées prairiales (pluriannuel pérenne) très répandu et saosfaisant trèfle- ray- gras Légumineuses à graines annuelles céréales (grande culture annuelle) récent (1980) et confidenoel, marges de progrès Légumineuses à graines annuelles - pérennes rare

9 Légumineuses et cultures associées Bienfaits des associations légumineuses à graines /céréales (vieille pratique agricole, ex. almanach agricole Vilmorin 1863 ) Actuellement en France, une quarantaine d associations (2, 3 voire 4 espèces associées) ; «méteil» grain ou ensilage (origine méteil : blé-seigle alim. humaine) Productivité accrue (+20% voire plus) (ou : rendement association id. cultures pures mais avec moins d intrants azotés) -pois-blé d hiver ; pois-orge printemps ; féverole-blé dur ex. : +10 q/ha blé importance du choix des espèces associées, leur proportion, selon conditions édapho-climatiques orge- pois blé- pois

10 et profondes avec une forte réserve en eau. Le cycle de développement jusqu'à maturité est long et s'accorde le mieux avec l'avoine, le blé ou le triticale (tardif). La récolte à généralement lieux Légumineuses mi-août à début septembre etet la teneur en protéineassociées du grain est voisine de cultures 28%. Bienfaits des associations légumineuses à graines /céréales Le pois fourrager présente une forte croissance végétative et n a aucune tenue de tige. Pour cette raison il ne peut-être cultivé seul et le risque de verse en association reste élevé en (Meilleurs aussi la culture suivant lég.raison,!) sa densité dans particulier rendements les années humides qui pour favorisent sa croissance. Pourlacette associations et la proportion de sur poisblé dans le mélange récolté dépasse ex.lesblé sur poisdoit +7 rester q/ha réduite par rapport à un blé rarement 20%. Réduction des intrants : fertilisants et pesticides Le pois protéagineux est moins exigeant en eau que la féverole mais il supporte mal le stress hydrique pendant la floraison, Rendements plus stablessurtout quand il est accompagné de forte chaleur. Il faut par conséquent éviter les sols superficiels et filtrants. Son cycle de développement est plus court réduction variation (compensation «La partagée» /fluctuations enviro., et s'accorde avec celuiinter-parcellaire de l'orge, d'un blé précoce ou du triticale. récolte a généralement aléas : uneaoût espèce «peine», l autre pas) lieu début et la teneur en protéine du grain est voisine de 25%. hybride 1980 blé- seigle Le lupin avoine- pois bleu (à feuillesfourrager- triocale étroites) est plus tolérant aux conditions sous-optimales de fertilité, aux sols acides, caillouteux ou légers. Avec l'orge, il valorise bien les petites terres. Suivant la précocité de la variété, son cycle de développement est compatible avec l orge, le triticale, et le blé pourvu que l on choisisse des variétés précoces. La récolte à lieux début août en fonction de la précocité des variétés et la teneur en protéine du grain est voisine de 30%. blé- lupin bleu Figure 1. Associations avec le lupin en Ardenne : blé/lupin bleu au centre, orge/lupin jaune à gauche et avoine/lupin bleu à droite Le lupin blanc (à larges feuilles) est plus productifs que le lupin bleu mais aussi beaucoup plus tardif et sa sensibilité à l anthracnose rend sa culture trop risquée en mode de production bio. Amélioration qualité du grain de la céréale / qualité ensilage fourrage hausse teneur protéines / acidification sucres lents graminées=conservateurs Quelles densités relatives pour une récolte en grains? Le rapport entre les composantes du mélange à la récolte n'est pas prévisible sur base des densités relatives au semis. Ce rapport dépend de nombreux facteurs peu maitrisables :

11 Légumineuses et cultures associées Bienfaits des associations légumineuses à graines/céréales lenolle- camelinecrucifère Réduction de la verse des légumineuses céréale=tuteur (ex. lentille/seigle, lentille/lin) avoine- vesce Réduction des adventices couverture du sol plus poussée et rapide Amélioration phytosanitaire globale rupture des cycles et de l inoculum des agents phytopathogènes des céréales (spécificité d hôte), effet barrière à l expansion ; plus de biodiversité insectes auxiliaires (diversité habitats) Amélioration de la structure du sol apports Corg-Norg (minéralisation et reliquat organique) enfouissement engrais vert : ex unités N/ha en engrais vert (couverts intermédiaires-associés-relais)

12 Légumineuses et cultures associées Mécanismes nutritionnels Surtout complémentarité de niche N céréale 6 fois plus compétitive pour capter l azote (syst. racinaires plus denses, croissance plus rapide nécessitant plus d azote) induction d une carence N pour la légumineuse = déclenchement nodulation souvent : fixation lég. associée > fixation lég. pure (prairies)!! transferts N vers céréales facilités (via hyphes mycorhiziens partagés) directs (rhizodéposition lég.) indirects (minéralisation nécromasse racines-nodules lég.) Ex. du pois : N racinaire = 30% N total, dont 90%=rhizodépôts et 10% tissus Transferts faibles mais renforcés si implantation pluriannuelle seuls quelques % souvent de l N-graminée vient de la légumineuse cocultivée (sauf prairies pluriannuelles et alors surtout effet N-rhizodéposition jusque 50% N-graminée=origine légumineuse ex. ray-gras/trèfle blanc) + mobilisation P sol via mycorhizes et acidité racinaire légumineuse

13 MERCI pour votre ATTENTION

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