Méningites infectieuses
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- Flore Croteau
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1 Méningites infectieuses Etiologies et conduites à tenir Stéphane Erouart MISP Cécile Lecocq IDESP
2 Sommaire Agents causaux Précautions standard Infections invasives à méningocoque Définition Validation d un cas Précautions complémentaires «gouttelettes» Traitement du patient Sujet contact Chimioprophylaxie Vaccination : relai de l antibioprophylaxie Quelques réponses aux questions les plus fréquentes Circuit du signalement 2
3 Agents causaux Méningites bactériennes Neisseria meningitidis (méningocoque) Mycobacterium tuberculosis (tuberculose) Listeria monocytogenes à déclaration obligatoire (DO) Streptococcus pneumoniae (pneumocoque) Streptocoque B Escherichia coli Haemophilus influenzae Elles représentent environ 1400 cas par an en France et sont plus fréquentes chez l enfant. Les plus courantes sont les méningites à pneumocoque et à méningocoque. 3
4 Agents causaux Méningites virales Entérovirus Zona-varicelle Oreillons Ces méningites sont les plus fréquentes, leur pronostic est en général excellent et elles ne nécessitent pas de suivi particulier. Méningites mycosiques et parasitaires Candida (chez les patients immunodéprimés) Toxoplasmose Elles sont rares en France. 4
5 Précautions standard Concernant les agents infectieux les plus fréquemment impliqués dans les cas de méningite, mise en place des précautions d hygiène de type «gouttelettes». En pratique, les précautions contacts sont également mises en œuvre. Possibilité de prophylaxie pour certains agents infectieux : Streptococcus pneumoniae Neisseria meningitidis Haemophilus influenzae 5
6 Définition Méningocoque Bactérie exclusivement humaine, commensale du rhinopharynx, très fragile Transmission par voie aérienne Acquisition au niveau du rhinopharynx Portage asymptomatique Dans certains cas (rare), développement d une IIM Période de contagiosité de 10 jours 6
7 Validation d un cas Présence d au moins un des 4 critères suivants : Isolement bactériologique de méningocoque ou PCR positive à partir : d un site normalement stérile OU d une lésion cutanée purpurique Présence de diplocoques Gram négatif à l examen direct du LCS LCS évocateur de méningite bactérienne purulente ET présence d éléments purpuriques cutanés Présence d un purpura fulminans 7
8 Précautions complémentaires «gouttelettes» Objectif : faire barrière à la diffusion de l agent infectieux Mise en œuvre : Lors de l identification de l agent infectieux Devant un tableau clinique évocateur En pratique : Pour le patient : Chambre individuelle Port d un masque de type chirurgical pour tout déplacement Ceci jusqu à 24h après la mise en place de l antibiothérapie 8
9 Précautions complémentaires «gouttelettes» En pratique : Pour le personnel : Masque de type chirurgical lors des soins, pour toute intervention à proximité du patient Lunettes lors d une intubation (aspiration = système clos) Ceci jusqu à 24h après la mise en place de l antibiothérapie 9
10 Traitement du patient Dès la suspicion clinique, une injection en urgence d antibiotique sans attendre les prélèvements Antibiotiques recommandés : De préférence ceftriaxone (action démontrée sur le portage) Cefotaxime Amoxicilline Puis relais par antibiothérapie pendant 4 à 7 jours selon le protocole du service Levée des précautions gouttelettes 24h après le début du traitement 10
11 Sujet contact Définition : «personne ayant été exposée directement aux sécrétions rhinopharyngées d un cas dans les 10 jours précédant son hospitalisation» Moins d un mètre En face à face Pendant plus d une heure Principalement des personnes qui vivent ou sont gardées sous le même toit Lors d un contact «bouche à bouche», le temps importe peu Pour les professionnels de santé : uniquement si manœuvres à risque 11
12 Sujet contact Intérêt de bien cibler les sujets contact : Cibler tous les sujets contact pour éviter l apparition d un cas secondaire (2-3% des cas d IIM) Ne traiter que les sujets contact afin de ne pas prescrire de façon abusive les antibiotiques Risque d entrainer une sélection de souches résistantes 12
13 Chimioprophylaxie Pourquoi? Empêcher l apparition de la maladie et éradiquer le portage de la souche chez les sujets contact Prévenir la diffusion de la souche dans la population Par qui? Recommandations par le médecin ou l IDESP de la CVGS en partenariat avec les médecins en charge du cas Prescription par le médecin de l hôpital pour la famille et par les médecins traitants Quand? Dans les plus brefs délais (inutile au-delà de 10 jours après le dernier contact avec le cas) 13
14 Chimioprophylaxie Antibiotique de référence : rifampicine Par voie orale, pendant deux jours Posologie adaptée en fonction de l âge de la personne Utilisation possible chez la femme enceinte Effets secondaires : Diminution de l efficacité des contraceptifs oraux Coloration rouge des sécrétions (urines, larmes) Ceftriaxone ou ciprofloxacine en cas de CI ou de résistance confirmée de la souche à la rifampicine 14
15 Vaccination : relai de l antibioprophylaxie Pourquoi? Risque de réintroduction de la souche pathogène dans le milieu de vie du cas Modalités : Systématique pour les sérogroupes A/C/Y/W135 Pas de vaccination pour le sérogroupe B (en général) Recommandée pour les personnes de la communauté de vie du cas À faire le plus précocement possible dès la connaissance du sérogroupe Note : la vaccination ne sera pas recommandée aux personnels soignants exposés 15
16 Vaccination : relai de l antibioprophylaxie Sérogroupes Y et W135 Vaccin conjugué tétravalent A/C/Y/W135 (Nimenrix, Menveo ) à partir d un an Sérogroupe A Vaccin non conjugué bivalent (A+C) de 6 mois à un an Vaccin conjugué tétravalent A/C/Y/W135 à partir d un an Sérogroupe C Vaccin conjugué C à partir de deux mois (Méningitec, Neisvac, Menjugatekit ) 16
17 Quelques réponses aux questions les plus fréquentes Il est inutile de faire une désinfection rhinopharyngée en plus de l antibioprophylaxie Il est inutile de faire un prélèvement rhinopharyngé chez les sujets contact Les sujets contact peuvent poursuivre leurs activités habituelles L établissement continue de fonctionner normalement sans désinfection particulière 17
18 Circuit du signalement Signalement ARS Cellule de réception et d orientation des signaux (CROS) Tel : Fax : [email protected] Cellule de veille et de gestion sanitaire (CVGS) Direction générale de la santé Institut de veille sanitaire 18
19 19
20 Questions 20
21 Merci de votre attention! 21
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