Plan de sécurité civile Services préhospitaliers d urgence

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1 Plan de sécurité civile Services préhospitaliers d urgence Février 2008

2 Ce document a été élaboré par Rédaction Sébastien Légaré Révision médicale Dave Ross Collaborateurs Mathieu Allaire Martine Bernard Claude Bordeleau Éric Bouchard Gabriel Bourdon Jean-Marc Breton Éric Bruneau Benoît Delage Louis Goyer Stéphane Martin Patrick Mercier Guy Noiseux Louis Poirier Marco Viel Secrétariat Lorraine Simard Karine Vanasse Technicien à l assurance qualité, Services préhospitaliers d urgence et sécurité civile, ASSSM Directeur médical régional, Services préhospitaliers d urgence, ASSSM Responsable de mission de sécurité civile, ASSSM Technicienne à l assurance qualité, ASSSM Technicien ambulancier/paramédic instructeur, ASSSM Technicien ambulancier/paramédic, CETAM Technicien ambulancier/paramédic instructeur, ASSSM Coordonnateur, Services préhospitaliers d urgence et sécurité civile Technicien à l assurance qualité, ASSSM Technicien ambulancier/paramédic, CETAM Technicien ambulancier/paramédic, CETAM Technicien ambulancier/paramédic instructeur, ASSSM Technicien ambulancier/paramédic, CETAM & pompier au SIM Technicien ambulancier/paramédic réviseur, ASSSM Directeur des opérations, CETAM Technicien ambulancier/paramédic, Ambulances Richelieu inc. Agente administrative, Services préhospitaliers d urgence et sécurité civile, ASSSM Agente administrative, Services préhospitaliers d urgence et sécurité civile, ASSSM AVIS : La reproduction en partie ou en totalité de ce document est autorisée à des fins opérationnelles et pédagogiques. L auteur et l Agence doivent cependant être cités à titre de référence. De plus, le genre masculin est utilisé sans discrimination et uniquement dans le but d alléger le texte. Première édition : Février 2008

3 LISTE DE DIFFUSION # Cartable Organisme Fonction responsable Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie 07 Ministère de la Santé et des Services sociaux 08 Ministère de la Santé et des Services sociaux Centre de communication santé (Groupe Alerte Santé) Centre de communication santé (Groupe Alerte Santé) Coordonnateur, Services préhospitaliers d urgence et sécurité civile Directeur médical régional des services préhospitaliers d urgence Technicien à l assurance qualité, Services préhospitaliers d urgence et sécurité civile Technicien à l assurance qualité, Services préhospitaliers d urgence et sécurité civile Responsable de mission, Services préhospitaliers d urgence et sécurité civile Centre de coordination des mesures d urgence Directeur exécutif et médical, Direction adjointe du préhospitalier Directeur, Direction des activités de sécurité civile Directeur des opérations Chef d équipe en devoir 11 Ambulances Bedford inc. Détenteur de permis 12 Dessercom inc. (Ambulances Saint-Hyacinthe) Détenteur de permis 13 Dessercom inc. (Ambulances Acton Vale) Détenteur de permis 14 Dessercom inc. (Ambulances Granby) Détenteur de permis Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) Détenteur de permis Détenteur de permis Détenteur de permis Détenteur de permis Détenteur de permis Détenteur de permis Détenteur de permis Détenteur de permis Détenteur de permis Détenteur de permis 25 Ambulance Cowansville inc. Détenteur de permis 26 Ambulances Demers inc. Détenteur de permis 3

4 # Cartable Organisme Fonction responsable 27 Ambulances Demers inc. (Boucherville) Détenteur de permis 28 Ambulances Demers inc. (Lacolle-Hemmingford) Détenteur de permis 29 Ambulances Demers inc. (Saint-Jean) Détenteur de permis 30 Le Service ambulancier Farnham inc. Détenteur de permis 31 Ambulance Rodrigue Montpetit et Fils inc. Détenteur de permis 32 Ambulance Richelieu inc. Détenteur de permis 33 Ambulance Waterloo Détenteur de permis

5 REGISTRE DES MISES À JOUR Mise à jour 01 Date Description

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7 TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION...9 PHASE 1 : ALERTE ET MISE EN TENSION...13 PHASE 2 : AFFECTATION, MOBILISATION DES RESSOURCES ET PRISE EN CHARGE INITIALE DE L INTERVENTION...19 PHASE 3 : GESTION DE L INTERVENTION...25 ANNEXE A : DÉFINITION DES NIVEAUX D AMPLEUR DES ÉVÉNEMENTS... A ANNEXE B : DÉFINITION DU SYSTÈME DE GESTION DE L INTERVENTION (SGI) ET AMÉNAGEMENT DU SITE... B ANNEXE C : PLANS D INTERVENTION SPÉCIFIQUE (PIS)... C ANNEXE D : DÉCONTAMINATION... D ANNEXE E : TRIAGE... E ANNEXE F : COMMUNICATIONS...F ANNEXE G : INTERVENTION D UNE ÉQUIPE MÉDICALISÉE OU D UN MÉDECIN SUR LE SITE D INTERVENTION... G ANNEXE H : ÉVALUATION DES INTERVENANTS SPÉCIALISÉS... H ANNEXE I : FORMULAIRES D INTERVENTION...I ANNEXE J : MATÉRIEL D INTERVENTION SUGGÉRÉ (SGI)... J ANNEXE K : BOTTIN DES RESSOURCES... K ANNEXE L : RÉPONDANTS PLAN DE MOBILISATION ET DE CONTINGENCE INTERNE...L ANNEXE M : LISTE DES ÉQUIPES DE RAPPEL...M ANNEXE N : CACHE DE MATÉRIEL DE SOINS... N 7

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9 INTRODUCTION L Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie (ASSS de la Montérégie) s est dotée d un Plan d organisation régionale de sécurité civile mission «Santé» (PORSC-MS). Ce document a pour but de doter le réseau de la santé de la Montérégie d un plan d urgence général et stratégique relatif à toute menace (tel que définie dans la Loi sur la sécurité civile). Le Plan d organisation régionale de sécurité civile mission «Santé» précise l organisation et la coordination des interventions en situation de sinistre de même que les rôles des professionnels interpellés. Le PORSC-MS s inscrit notamment en lien avec le Plan régional de sécurité civile de la Montérégie. Il couvre la mission «Santé» de ce dernier. Basé sur une approche populationnelle, le PORSC-MS a comme objectif principal d identifier les situations mettant en danger la santé de la population et voir à la mise en place des mesures nécessaires à la protection de la population. La figure suivante représente graphiquement le lien entre ces différents plans. Loi de la sécurité civile LÉGENDE DES ABRÉVIATIONS PNSC PRSC Mission «Santé» PORSC-MS (ASSS) PNSC : Plan national de sécurité civile PRSC : Plan régional de sécurité civile PORSC-MS : Plan d organisation régionale de sécurité civile mission «Santé» ASSS : Agence de la santé et des services sociaux PSC : Plan de sécurité civile CSSS : Centre de santé et de services sociaux SPU : Services préhospitaliers d urgence ÉVR : Établissement à vocation régionale PSC ASSS PSC SPU PSC CSSS PSC ÉVR Constituée de quatre volets (Maintien des activités, Santé physique, Santé publique et Psychosocial), la mission «Santé» définit les responsabilités dévolues au réseau de la santé et des services sociaux. De plus, une activité de soutien aux communications est inscrite dans la mission «Santé». 9

10 La mission «Santé» peut s illustrer comme suit : COORDINATION DE SÉCURITÉ CIVILE Communications Maintien des activités Santé physique Santé publique Psychosocial Les services préhospitaliers d urgence (SPU) sont représentés par un «secteur» dans le volet «Santé physique». La figure qui suit donne une représentation graphique du volet «Santé physique» : OBJECTIFS : Réduire la morbidité chez les victimes Maintenir l accès à des services de santé à la population 10

11 Voici le détail du secteur préhospitalier tel que présenté dans la mission «Santé» : Volet Santé physique Secteur préhospitalier Triage Services ambulanciers 1 En zone sécuritaire, séparer le plus rapidement possible les blessés nécessitant des soins immédiats de ceux pouvant attendre. Stabiliser et emmener le plus rapidement possible les blessés vers les lieux de traitement appropriés. Soutien : La mission «Évacuation massive, réintégration et sécurité» peut être mise en œuvre afin d établir et de sécuriser des couloirs de circulation prioritaires; La mission «Transport» peut être mise en œuvre afin de mobiliser, de façon complémentaire, les véhicules pour transporter les blessés. Évacuation aérienne Déplacer les blessés vers les lieux de traitement appropriés en ayant recours à des avions ou des hélicoptères. Soutien : La mission «Transport» peut être mise en œuvre afin de mobiliser les aéronefs pour transporter les blessés; La mission «Évacuation massive, réintégration et sécurité» peut être mise en œuvre afin d établir et de sécuriser des aires d'accès et de transbordement prioritaires nécessaires à l'évacuation aérienne. Finalement, le PORSC-MS devra être complété par des plans stratégiques au niveau de chacun des volets de la mission ainsi que par des plans d interventions spécifiques afin de raffiner le degré de préparation du réseau sociosanitaire montérégien. Le présent plan vise à remplir cette obligation pour les services préhospitaliers d urgence en Montérégie. Approche et philosophie du présent plan Ce plan, en plus de conformer les SPU à la Loi sur la sécurité civile, a comme principal objectif, d outiller les techniciens ambulanciers/paramédics dans le cadre de leur fonction afin de gérer, de façon optimale, des situations problématiques dites de sinistre ou de blessés multiples, qui se traduiront, nous l espérons, en une diminution de la mortalité et de la morbidité dans certaines situations. Le présent plan repose sur un principe fondamental qui se nomme le Système de gestion de l intervention (SGI). Depuis les huit dernières années, suite à la venue du Système de gestion tactique dans les services de sécurité incendie, une nouvelle approche philosophique dans l application des mesures d urgence a fait son apparition dans les services préhospitaliers d urgence. Ce nouveau système est appelé «Incident management system» 2 ou Système de gestion de l intervention (SGI). C est ce système qui sera appliqué en Montérégie dans la gestion des interventions préhospitalières courantes et extraordinaires. Cette approche vous est présentée en détail à l annexe B. Pour appliquer les procédures et les plans d interventions spécifiques, le technicien ambulancier/paramédic doit comprendre et être en mesure d appliquer le SGI. 1 Par Services ambulanciers, on entend les acteurs de la chaîne préhospitalière suivants : RMU, PR, TA/P. 2 En fonction de la littérature consultée, on peut l appeler «Incident command system». 11

12 Le Système de gestion de l intervention (SGI) Dans le système de gestion de l intervention, deux centres de décisions sont identifiés afin d appuyer les intervenants affectés à l événement. L ouverture de ces centres de décisions et la composition des répondants à ces centres dépendent des besoins des intervenants terrain, de l ampleur de l événement et de la capacité de gestion. Mais aussi du niveau décisionnel requis quand les automatismes établis ne suffisent plus. Le premier de ces centres de coordination se nomme le Poste de commandement santé (PC Santé). Dans la plupart des situations, seul le PC Santé sera nécessaire. Cependant, en présence d un sinistre de grande ampleur, par exemple, un centre de coordination des opérations (CCO) sera nécessaire pour appuyer le PC Santé. L annexe B présente en détail le SGI ainsi que les rôles et responsabilités de chaque maillon. Dès qu une intervention nécessite plusieurs ambulances ou implique plusieurs victimes, le SGI doit être appliqué. Les principaux intervenants concernés sont les techniciens ambulanciers/paramédics qui, en règle générale, sont les premières ressources préhospitalières affectées à la gestion de l événement. Par la suite, vient le rôle des officiers terrain. Les premiers répondants, dans le cadre du SGI, seront utilisés comme ressources pouvant administrer des soins sur le site ou même, dans certains cas, selon leurs champs de compétences procéder au sauvetage ou à la désincarcération. Au niveau de la gestion de l événement, pour la plupart des interventions, «le SGI de base» sera suffisant pour gérer de façon optimale l intervention. La figure suivante présente le SGI de base qui peut être, entre autres, appliqué par quatre techniciens ambulanciers/paramédics. Pour appliquer adéquatement le SGI, plusieurs phases d intervention doivent être appliquées de manière automatique par les divers acteurs ciblés (CCS, techniciens ambulanciers/paramédics et officiers de garde). Lorsqu un événement d envergure se produit et qu il implique nos services, l issue de la situation et la façon dont sera gérée l intervention sont souvent directement reliées à l organisation des 2 premières ressources arrivées sur les lieux du sinistre ou de l événement. Cela peut faire la différence entre une intervention chaotique (aucune application du SGI) et une intervention optimale (application du SGI), entre plus de vies sauvées ou plus de morts. Les pages qui suivent expliquent de manière explicite les niveaux d interventions, les rôles et responsabilités de chacun des intervenants en fonction de la situation rencontrée. 12

13 PHASE 1 ALERTE ET MISE EN TENSION 13

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15 PHASE 1 : ALERTE ET MISE EN TENSION Note : Le terme «officier» désigne toute personne responsable nommée comme telle par son entité. Le terme «ressource ambulancière» désigne tout intervenant ambulancier (technicien ambulancier/paramédic en soins primaires, en soins avancés ou de supervision) qui est appelé à intervenir sur la scène. Objectif : Se préparer à intervenir lors d une situation hors du commun. Dès que le répartiteur médical d urgence (RMU) identifie un critère d application, il déclenche la phase 2 et il avise l officier au CCS de la situation. Critères d application : Pour le CCS, selon le déterminant MPDS TM (1) : 4-D-5 Agression/Agression sexuelle Victimes multiples; 7-D-1 Brûlures/Explosion Victimes multiples; 7-C-1 Brûlures/Explosion Feu de bâtiment avec indication de personnes à l intérieur; 8-D-5 Monoxyde de carbone/inhalation/produits dangereux Victimes multiples; 20-D-2 Exposition à la chaleur/au froid Victimes multiples (avec symptômes prioritaires); 22-D-2 Incident inaccessible/personne coincée (non véhiculaire) Effondrement de fossé; 22-D-3 Incident inaccessible/personne coincée (non véhiculaire) Effondrement de structure; 22-D-5 Incident inaccessible/personne coincée (non véhiculaire) Situation de terrain inaccessible; 22-D-6 Incident inaccessible/personne coincée (non véhiculaire) Glissement de terrain/avalanche; 27-D-5 Arme blanche/arme à feu/trauma pénétrant Victimes multiples; 29-D-1 Accidents de la route/transport Incident majeur : Aéronef; Autobus; Métro; Train; Bateau. 29-B-2 Accidents de la route/transport Victimes multiples (une unité d intervention); 29-B-3 Accidents de la route/transport Victimes multiples (unités d intervention supplémentaires); 10-90, 10-91, 10-92, (voir annexe A); Tout déterminant ou incident avec victimes multiples. (1) Medical Priority Dispatch System 15

16 Le CCS avise la Coordination régionale de sécurité civile (Agence) en fonction de l algorithme décisionnel suivant : Appel entrant au CCS. ARRÊT NON Est-ce une situation potentielle? NON Interventions répétitives dans un même lieu? (court délai) NON Véhicule transmet de l information supplémentaire? OUI OUI OUI Avis au chef d équipe. Est-ce un ÉDO? OUI Le chef d équipe du CCS demande un état de situation. L état de situation est-il confirmé? NON NON OUI Y a-t-il un impact sur la mission «Santé»? OUI Le chef d équipe CCS met sous tension la CRSC (ASSS de la Montérégie) NON ARRÊT 16

17 Définition des termes de l algorithme pour l avis à la Coordination régionale de sécurité civile (CRSC) Mission de la Coordination régionale de sécurité civile (CRSC) La CRSC supporte les organisations dans le processus de planification des mesures d'urgence. De plus, lors d'un sinistre, la CRSC apporte un supportconseil à l'organisation victime d'un sinistre et, dans certaines occasions, assure une coordination des activités dans le réseau de la santé. Description d un sinistre Un sinistre est un événement dû à un phénomène naturel, à une défaillance technologique ou à un accident découlant ou non de l'intervention humaine, qui cause de graves préjudices aux personnes ou d'importants dommages aux biens et exige de la collectivité touchée des mesures inhabituelles. Voici quelques points de repère permettant d identifier un sinistre : L événement est hors de l ordinaire, le danger est important, une incertitude scientifique ou technique existe, la durée sera longue ou indéterminée. L intervention exige une action urgente ainsi que des tâches et des procédures inhabituelles. La maîtrise de la situation se fait difficilement. La mobilisation de ressources supplémentaires est nécessaire puisque les ressources sur place ne suffisent pas. De plus, plusieurs ressources humaines ayant des champs d expertise différents et provenant de plusieurs ministères et organismes sont impliquées dans la gestion de la réponse au sinistre. Description des termes utilisés dans l algorithme décisionnel Situation potentielle : On entend par situation potentielle toute situation qui s apparente à un sinistre selon les informations reçues lors de la prise d appel. Plus spécifiquement, certaines situations cliniques (déterminants) doivent être considérées comme situation potentielle de sinistre. Voici une liste non exhaustive de ces situations cliniques : 7-D-1 Brûlures/Explosion Victimes multiples 8-D-3 Monoxyde de carbone/inhalation/produits dangereux Produits dangereux 8-D-5 Monoxyde de carbone/inhalation/produits dangereux Victimes multiples 27-D-5 Arme blanche/arme à feu/trauma pénétrant Victimes multiples 29-D-3 Accidents de la route/transport Produits dangereux 17

18 ÉDO Événement à déclaration obligatoire : On entend par événement à déclaration obligatoire à la CRSC les événements suivants, lorsque ceux-ci sont confirmés par les autorités, peu importe les conséquences sur le réseau de la santé : Même s il est de la responsabilité du CCS d aviser la CRSC, il est du devoir de l entreprise ambulancière, via ses officiers et TA/P, de s assurer que la CRSC est avisée, puisque le CCS n est pas sur la scène. Il est de la responsabilité du CCS d aviser la Coordination régionale de sécurité civile (CRSC) via le Évacuation (potentielle ou réelle); Confinement (potentiel ou réel); Implication de matières dangereuses (avec ou sans blessé avec ou sans équipe d intervention spécialisée (hazmat)); Acte antisocial (criminel) avec bombe explosive, chimique ou biologique; Événement dont le nombre de blessés dépasse grandement la capacité de réponse de nos ressources ambulancières; Intoxication d un grand nombre de personnes; Rassemblement, manifestation publique avec violence ou émeute; Panne importante du système informatique, téléphonique ou électrique (incluant rupture du 911); Tuerie (plusieurs victimes, familles décimées, etc.). Impact sur la mission «Santé» : On entend par impact sur la mission «Santé» un événement qui a un impact sur une ou plusieurs activités de la mission telles que définies dans le Plan national de sécurité civile (PNSC). Voici la liste de ces activités par volet : Volet Maintien des activités Maintien des activités des établissements du réseau Volet Santé physique secteur Préhospitalier Triage Services ambulanciers Évacuation aérienne Volet Santé physique secteur Hospitalier Réception massive d usagers et de blessés Volet Santé physique secteur Santé de première ligne Soins infirmiers Consultations médicales Services de pharmacie Volet Santé publique Santé environnementale Maladies infectieuses Avis de santé publique Volet Psychosocial Services psychosociaux 18

19 PHASE 2 AFFECTATION, MOBILISATION DES RESSOURCES ET PRISE EN CHARGE INITIALE DE L INTERVENTION 19

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21 PHASE 2 : AFFECTATION, MOBILISATION DES RESSOURCES ET PRISE EN CHARGE INITIALE DE L INTERVENTION Note : Le terme «coordonnateur de site» fait référence à la personne responsable de l événement (exemple : Directeur des opérations). Le terme «officier» désigne toute personne responsable nommée comme telle par son entité. Le terme «ressource ambulancière» désigne tout intervenant ambulancier (technicien ambulancier/paramédic en soins primaires, en soins avancés ou de supervision) qui est appelé à intervenir sur la scène. Objectif : Affecter un nombre de ressources suffisantes pour commencer la prise en charge initiale de la scène et obtenir les informations pertinentes à la gestion éventuelle de l événement. Responsabilités du CCS La seule situation où le CCS n affecte pas 2 ambulances en STAT, est lors d une demande de disponibilité spéciale (10-90). Le CCS doit rapprocher immédiatement 2 ambulances en conduite non urgente à moins de 5 km de la scène après l affectation initiale des deux premières ressources. À cette étape, les ambulances ne doivent pas se rendre sur la scène, elles sont en attente. En tout temps, la sécurité des intervenants doit être la priorité. 1. Affecter 2 ambulances STAT nonobstant le nombre d ambulances demandées par l appelant. 2. Aviser l officier de l entreprise ambulancière et lui transmettre les informations suivantes : La ville; Le déterminant (état de la situation); Le nombre de victimes réelles ou potentielles; Les 2 ambulances affectées. 3. Effectuer un redéploiement dynamique de la flotte ambulancière pour répondre à l événement (rapprocher 2 ambulances à moins de 5 km de la scène en mode non urgent). 4. Déployer dynamiquement le reste de la flotte adéquatement sur le territoire et planifier l envoi potentiel d autres ressources. 5. Transmettre les informations pertinentes aux équipes ambulancières. Responsabilités des techniciens ambulanciers/paramédics : Dans le cas d un événement majeur, à risque élevé pour la sécurité des intervenants (fusillade, explosion, etc.), les ressources ambulancières doivent se rassembler à un point précis, hors de tout risque, s organiser et attendre l arrivée des blessés par les équipes de sauvetage (policiers, pompiers) ou les consignes de leur officier avant d intervenir. La première ressource arrivée sur les lieux (1 re ambulance) doit : 1. Se rapporter arrivée sur les lieux (10-17), s annoncer PC Santé et donner le nom de famille du chef trieur. 2. Stationner son véhicule de façon sécuritaire, stratégique et allumer les feux de scène du véhicule (identification comme PC Santé). 3. Évaluer brièvement la situation. 4. Se référer au guide CANUTEC, au besoin (Guide 111, si en présence d un produit toxique, mais non immédiatement identifiable). 21

22 5. Revêtir les dossards de CHEF TRIEUR et de TRIEUR. 6. Le chef trieur doit se rapporter au coordonnateur de site, le cas échéant. 7. Le chef trieur doit transmettre, dès que possible, les informations suivantes au CCS : Annoncer le 10-90, 10-91, 10-92, (voir annexe A); Donner une brève description de l incident; Donner le nombre de victimes potentielles et réelles; Confirmer l endroit exact de l incident, indiquer le chemin d entrée sur la scène et l aire de rassemblement; Confirmer la nécessité de la deuxième ambulance et des autres ressources spécialisées nécessaires à l intervention (ambulances, pompiers, policiers, etc.); Limiter ou augmenter le nombre de ressources ambulancières en direction des lieux; Demander la priorisation d une fréquence radio pour la gestion de l événement (10-60); Aviser le CCS de la nécessité d informer la Coordination régionale de sécurité civile, le cas échéant; Confirmer à nouveau au CCS, qu il est le PC Santé, chef trieur «nom de famille» et sa position exacte (rue, points de repère); 8. Le chef trieur doit prendre la décision de traiter et d évacuer les cas plus graves (ROUGE) immédiatement, si la situation le permet (1). 9. Le trieur désigne l Unité de triage (Triage) et commence le triage; La deuxième ressource sur les lieux (2 e ambulance) doit : 1. Se rapporter arrivée sur les lieux (10-17). 2. Stationner son véhicule de façon sécuritaire et stratégique (selon les recommandations du chef trieur) de façon à pouvoir quitter la scène rapidement. 3. Évaluer brièvement la situation. 4. Les 2 équipiers doivent se rapporter immédiatement au chef trieur avec leur «trousse de mesures d urgence» et l équipement approprié. 5. En fonction de la situation, le chef trieur leur assigne l un des rôles suivants : Organiser les aires pour le traitement et le transport des victimes : o TA/P1 : Revêtir le dossard «TRAITEMENT» (organisation de l aire/unité Traitement/Rassemblement des blessés); o TA/P2 : Revêtir le dossard «TRANSPORT» (organisation de l aire/unité et réception des ressources Transport/Rassemblement); Amorcer le transport des victimes par ordre de priorité. (1) En fonction de la situation, du nombre de victimes, de leur état, de la capacité à extraire les victimes de la scène et du temps de réponse des ressources supplémentaires. 22

23 Responsabilités de l officier de l entreprise ambulancière : 1. Prendre connaissance de l information. 2. Suivre les événements via radio et demander aux ressources ambulancières, le cas échéant, de se rassembler à un point précis (événements à risque élevé pour la sécurité des intervenants : fusillade, explosion, etc.). 3. Communiquer via appel téléphonique (10-11) avec le CCS (officier responsable au CCS) pour confirmer l événement et l état de la situation. Au besoin, il demande qu on avise la CRSC de l Agence, si ce n est déjà fait. 4. Communiquer via avec la CRSC ou l officier du CCO (2), le cas échéant, et transmettre l information pertinente s il y a lieu. 5. Se mettre en direction de l événement en fonction de la situation. (2) L officier du centre de coordination des opérations (CCO) est désigné par la CRSC. 23

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25 PHASE 3 GESTION DE L INTERVENTION 25

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27 PHASE 3 : GESTION DE L INTERVENTION Responsabilités du CCS 1. Déterminer la fréquence radio priorisée pour la gestion de l intervention et aviser les ressources ambulancières (10-19 pour un 10-60), si demandé par le chef trieur. 2. Informer les ressources ambulancières de tout changement et répondre à leurs demandes. 3. Relier les consignes de l officier de l entreprise ambulancière aux ressources ambulancières, le cas échéant. 4. Après confirmation officielle de l événement par le chef trieur, en fonction des critères, le CCS doit communiquer les informations suivantes à la CRSC (Agence) via le : Le type d intervention (10-90, 10-91, ou 10-93); L état de la situation; Le lieu de l intervention (adresse, ville, etc.); Le nombre de victimes réelles et potentielles; Le nombre de ressources ambulancières/premiers répondants envoyées; Le nom du chef trieur et de l officier de l entreprise ambulancière qui ont été informés ou qui sont responsables de l intervention. 5. Maintenir la communication avec le chef trieur. 6. S assurer du déploiement dynamique des ressources sur l ensemble du territoire afin de maintenir le niveau de service. 7. Le CCS doit communiquer et transmettre l information à l officier de l entreprise ambulancière et à la personne ressource de la CRSC de l Agence (circulation de l information). 8. Évaluer les besoins et communiquer avec les services ambulanciers des régions voisines afin d assurer un nombre de ressources ambulancières suffisantes pour gérer l événement et maintenir les services à la population. 9. Effectuer un préavis (mise en tension) aux hôpitaux locaux qui seraient probablement touchés par l événement (réf. : réception massive de blessés) et les aviser que le chef trieur va communiquer directement avec eux pour leur faire un état de situation. Responsabilités du chef trieur : En tout temps, les techniciens ambulanciers/paramédics doivent intervenir en «zone froide» (réf. zone sécuritaire du périmètre d opération). Toutes communications entre le site d opération et le CCS doivent être faites par le chef trieur. 1. Établir le PC Santé et gérer les activités santé en coopération avec le coordonnateur de site. 2. Demander aux équipes présentes sur les lieux de passer sur la fréquence prioritaire qui a été déterminée par le CCS. 3. Transmettre les informations pertinentes supplémentaires au CCS (ex. : l endroit exact où le PC Santé est situé : adresse, rue, etc.). 4. Orienter les équipes subséquentes sur le site d opération, au besoin. 5. Maintenir la circulation de l information avec le CCS. 27

28 Le triage JumpSTART s applique en pédiatrie. 6. Communiquer directement avec le ou les hôpitaux désignés pour les mettre en tension et préparer la réception des blessés. Transmettre l information suivante aux salles d urgence concernées : Une brève description de l incident; Le nombre de victimes potentielles et leur état, si disponible (START/JumpSTART voir annexe E); L estimation du temps d arrivée (10-22) des premières victimes à l hôpital. Responsabilités du trieur : *Si une décontamination est nécessaire, faire décontaminer les victimes avant le triage de ces dernières. *Si l équipe spécialisée qui intervient en zone dangereuse est habilitée au triage, faire effectuer le triage initial par cette dernière, à même la zone dangereuse. Les victimes prioritaires doivent par la suite être décontaminées en premier et retriées après décontamination par le trieur. 1. Déterminer la stratégie initiale de triage des victimes : Triage directement sur le lieu de l incident («on site») Triagebrancardage-traitement; Triage dans une aire destinée au triage des victimes Brancardagetriage-traitement. 2. Appliquer les cartons de triage au cou/poignet des victimes, selon la méthode START/JumpSTART (voir annexe E). 3. Appliquer les premiers soins de base lors du 1 er triage (ouverture manuelle des voies respiratoires et contrôle d hémorragie de base). 4. Demander l aide des témoins dans l accomplissement des premiers soins de base, le cas échéant. Lorsque l officier de l entreprise ambulancière arrive sur les lieux, il se rapporte au chef trieur et prend son rapport. Par la suite, il supporte le chef trieur. Dans cette situation, il voit à appliquer ses responsabilités comme officier. Cette décision appartient à l entreprise ambulancière puisqu elle est contractuellement responsable du secteur préhospitalier «volet santé physique» lors d une mesure d urgence sur son territoire. Responsabilités des équipes ambulancières subséquentes qui arrivent sur les lieux : 1. Se rapporter arrivées sur les lieux (10-17). 2. Stationner leur véhicule de façon sécuritaire et stratégique (selon les recommandations du chef trieur ou du responsable au transport/rassemblement) de façon à pouvoir quitter les lieux rapidement, à moins d avis contraire. 3. Évaluer brièvement la situation et assurer leur propre sécurité. 4. Les 2 équipiers doivent se rapporter immédiatement au chef trieur ou à la personne désignée par celui-ci avec leur «trousse de mesures d urgence» et l équipement approprié. 5. En fonction de la situation et de l ampleur de l événement, le chef trieur leur assigne le rôle suivant : Commencer le traitement et le transport des victimes OU Organiser le site selon le SGI (1) (voir annexe B). (1) Système de gestion de l intervention 28

29 Séquence de l officier de garde de l entreprise ambulancière : 1. Se rapporter arrivé sur les lieux (10-17). 2. Stationner son véhicule de façon sécuritaire et stratégique (selon les recommandations du chef trieur). 3. Évaluer brièvement la situation et assurer sa propre sécurité. 4. Se rapporter au chef trieur et prendre son rapport de la situation. 5. Supporter le chef trieur : Assurer la gestion et la coordination des opérations préhospitalières lors de l intervention; Maintenir la communication avec le CCS; Maintenir la communication avec le ou les hôpitaux appropriés. 6. Voir à ce que le responsable aux médias de l entreprise ambulancière (si applicable) soit informé de la situation et mobilisé, au besoin. 7. Communiquer, au besoin, avec la personne responsable des SPU de l Agence. 8. Assurer le maintien des activités de l entreprise ambulancière. Responsabilités de l officier du Centre de coordination des opérations préhospitalières (CCO) désigné par la CRSC : *Le CCO fait son ouverture lorsque l ampleur de l intervention est telle, qu une gestion élaborée sera nécessaire (ex. : événement sur plusieurs jours) ou implique la coordination de plusieurs volets de la mission «Santé». 1. Ouvrir les lieux physiques du CCO au CCS (sauf indication contraire). 2. Faire un état de la situation avec l officier responsable au CCS et l officier de garde de l entreprise ambulancière. 3. Superviser la répartition des ressources ambulancières pour le secteur donné où l événement a lieu. 4. Voir à la continuité des services en répondant aux appels usuels. 5. Soutenir et répondre aux demandes terrain dans la gestion de l intervention. 6. Effectuer la planification, en fonction de l ampleur de l intervention et des besoins. 7. S assurer de répondre à tous les volets du préhospitalier. 29

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31 ANNEXE A : DÉFINITION DES NIVEAUX D AMPLEUR DES ÉVÉNEMENTS Les niveaux d ampleur des événements ont pour but d éclairer et d uniformiser le langage des intervenants du préhospitalier. Ils ont été déterminés en fonction des caractéristiques présentées lors de l événement et ne constituent pas une gradation ou une détérioration de la situation en fonction du code radio utilisé (disponibilité spéciale) Le est un soutien logistique à un autre service d urgence. Même si c est une situation qui est dite «statique» pour l instant, l événement peut progresser vers un niveau plus élevé (ex. : «point d'attente» sur un incendie; le bâtiment s écroule soudainement sur 10 pompiers). Exemples : «Stand-by» sur un incendie; «Stand-by» pour colis suspect; «Stand-by» surveillance médicale des équipes d intervention spécialisées (hazmat) (Situation d urgence - niveau 1) Le est déclenché lorsqu il y a un nombre déterminé de victimes et que l incident reste «statique», c est-à-dire qu il ne se développera pas dans le temps. Dans ce genre d incident, les faits nous permettent de croire que les probabilités d aggravation sont réduites. Exemples : Accident d auto comptant 4 victimes confirmées; Accident d autobus; Fusillade dans un endroit déterminé; Incendie dans un bâtiment avec victimes dénombrées (Sinistre - niveau 2) Le est déclenché lorsqu il y a plusieurs victimes, mais que l incident est dit «dynamique», c est-à-dire qu il se développera dans le temps. Ce ne sont pas toutes les victimes qui sont dénombrées et il y a possibilité d aggravation de la situation et du nombre de victimes. Par contre, l intervention est prise en charge et devrait être limitée dans le temps. Il y a possibilité, en fonction de la situation, que les patients nous soient remis ou se dénombrent au «compte-gouttes». Exemples : Incendie dans un bâtiment de grande hauteur n ayant pas été évacué; Incident impliquant des matières dangereuses; Émeute; Fusillade à plusieurs endroits (Sinistre majeur - niveau 3) Le est déclenché lorsqu il y a un nombre inconnu de victimes qui s étalera sur une période indéterminée. Lorsque ce niveau est déclenché, c est parce qu il a un impact direct sur les opérations courantes. Ce niveau implique l intervention de plusieurs ressources et peut nécessiter des interventions sur plusieurs sites ainsi que la mise en place d une équipe de soutien plus élaborée. Parfois, il peut exiger un niveau d intervention sur plusieurs heures, jours ou semaines. Exemples : Attaque terroriste; Problèmes environnementaux (tornade, verglas, etc.). Annexe A - 1

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33 ANNEXE B : DÉFINITION DU SYSTÈME DE GESTION DE L INTERVENTION (SGI) ET AMÉNAGEMENT DU SITE TABLE DES MATIÈRES 1. SGI de base Centre de communication santé (CCS) Poste de commandement santé «Chef trieur» (PC Santé) Unité de triage «Triage» Unité de traitement «Traitement» Unité de transport - «Transport/Rassemblement» SGI élaboré Sectorisation des unités Équipe multidisciplinaire Centre de coordination des opérations (CCO) Aménagement du site Définition des périmètres de sécurité Positionnement des véhicules et accès aux périmètres...8 Annexe B - 1

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35 ANNEXE B : DÉFINITION DU SYSTÈME DE GESTION DE L INTERVENTION (SGI) ET AMÉNAGEMENT DU SITE Note : Le terme «officier» désigne toute personne responsable nommée comme telle par son entité. 1. SGI de base Le SGI de base devrait être en mesure de répondre aux interventions courantes et usuelles des SPU. En général, dans la plupart des événements usuels, le chef trieur et le trieur, en tant que gestionnaires des interventions santé, répondront aux besoins de l intervention. Dans cette situation, ils assument alors tous les maillons du SGI de base, c est-à-dire qu ils devront assumer tous les rôles (chef trieur, trieur, traitement et transport/rassemblement) en même temps. Cependant, lors d un événement plus complexe où le nombre de victimes est plus important, le SGI élaboré doit s appliquer. Voici le rôle de chacun des maillons. *Le responsable aux médias n est pas présent au niveau du SGI de base, cependant il doit, en tout temps, être avisé et être au fait de la situation (si applicable). 1.1 Centre de communication santé (CCS) Le Centre de communication santé affecte les premières ressources ambulancières (RA) (Phase 1), répond aux besoins des ressources terrain et gère les communications radio. Il est un agent de liaison entre les opérations et les partenaires (incluant les premiers répondants). 1.2 Poste de commandement santé «Chef trieur» (PC Santé) Le chef trieur est le seul gestionnaire des interventions préhospitalières sur le site et en assume toutes les responsabilités. Il assure avant tout la sécurité des intervenants préhospitaliers sur la scène. Il coordonne les interventions préhospitalières sur le site et travaille de pair avec le coordonnateur de site, selon le cas, et avec les autres intervenants. Il est le seul à relier les communications du terrain (sur le site) avec le CCS à moins d avoir délégué cette tâche à un autre intervenant (Communication - SGI élaboré). Annexe B - 3

36 Le rôle de chef trieur devrait revenir au technicien ambulancier/paramédic le plus expérimenté de la première équipe arrivée sur les lieux de l intervention, à moins que ce dernier préfère transférer cette responsabilité à son équipier. À défaut d entente explicite entre les équipiers, c est le technicien ambulancier/paramédic #2 (TA/P2) qui assume la responsabilité de chef trieur. 1.3 Unité de triage «Triage» La personne responsable de l unité de triage est sous la responsabilité du chef trieur. Elle décide de la stratégie à appliquer en fonction de la situation. Elle organise une aire de triage, si nécessaire, ou effectue le triage directement sur le site de l incident. De plus, elle effectue le triage des victimes avec les cartons de triage, selon le principe de START/JumpSTART (pédiatrie). En fonction de l ampleur des interventions, elle délègue le triage à des intervenants compétents et assure le bon déroulement de cette intervention. Le rôle de trieur (triage) devrait revenir au technicien ambulancier/paramédic qui est le plus à l'aise avec le principe de triage START/JumpSTART de la première équipe arrivée sur les lieux de l intervention. Cependant, il faut prendre note que le technicien ambulancier/paramédic le plus expérimenté devrait jouer le rôle de chef trieur. À défaut d entente explicite entre les équipiers, c est le technicien ambulancier/paramédic #1 (TA/P1) qui assume la responsabilité de trieur. 1.4 Unité de traitement «Traitement» La personne responsable de l unité de traitement est sous la responsabilité du chef trieur. Elle organise une aire de traitement si nécessaire et administre des soins de stabilisation selon les priorités de triage. Elle est désignée par le chef trieur parmi les deux techniciens ambulanciers/paramédics de la deuxième ressource arrivée sur le site d'intervention. En fonction de l ampleur des interventions, elle délègue les soins et le traitement des blessés à des intervenants appropriés et assure le bon déroulement de cette intervention. 1.5 Unité de transport - «Transport/Rassemblement» La personne responsable de l unité de transport est sous la responsabilité du chef trieur. Elle organise une aire de réception des véhicules ambulanciers et oriente les équipes sur le site. Elle assigne les blessés prioritaires aux véhicules ambulanciers, en coopération avec l Unité de traitement, et complète le registre des transports. Elle est choisie par le chef trieur qui la désigne parmi les deux techniciens ambulanciers/paramédics de la deuxième ressource arrivée sur le site d'intervention. Annexe B - 4

37 2. SGI élaboré Le SGI élaboré est mis en place ou déclenché par l officier de garde de l entreprise ambulancière qui répond à l événement. En tout temps, avant même son arrivée, via radio ou par téléphone, il pourra déclencher la mise en place du SGI élaboré. Le SGI élaboré a pour but de gérer un événement extraordinaire qui implique plusieurs victimes et un déploiement de ressources anormalement élevées pour la capacité de l organisation à répondre, soigner les victimes et assurer les services usuels. (La page suivante illustre le SGI élaboré. Veuillez vous y référer avant de continuer.) Lors de l application du SGI élaboré, certains principes doivent être appliqués : 2.1 Sectorisation des unités En fonction des besoins de chaque maillon (unité), on peut, au besoin, sectoriser des unités pour augmenter leur efficacité. Exemple : Unité de traitement Secteur des ROUGES avec équipe soignante Secteur des JAUNES avec équipe soignante Secteur des VERTS avec équipe soignante 2.2 Équipe multidisciplinaire En fonction de la situation, il est possible de jumeler un pompier ou un policier à un technicien ambulancier/paramédic, ou de former des équipes d intervention spécialisées pour intervenir auprès des victimes. Exemple : Le conducteur de l ambulance est un policier/pompier. Cela permet de laisser un TA/P sur les lieux pour soigner les victimes. 2.3 Centre de coordination des opérations (CCO) Les services préhospitaliers d urgence (SPU) de l Agence ouvrent le CCO à la demande de l officier terrain responsable de l entreprise ambulancière ou du CCS. Le CCO devrait être physiquement au CCS ou à l Agence au Centre de coordination des mesures d urgence (CCMU). La personne responsable du CCO est désignée par les SPU de l Agence. Elle a la responsabilité de faire un état de la situation avec l officier de quart du CCS et l officier de garde de l entreprise ambulancière. Elle doit superviser la répartition des ressources ambulancières pour le secteur où se produit l événement. Elle voit à la continuité des services (réponse aux appels usuels), soutient et répond aux demandes terrain dans la gestion de l événement et effectue la planification, en fonction de l ampleur de l intervention, des besoins du service et des ressources terrain. Elle voit aussi aux besoins de réhabilitation des ressources terrain (repos, subsistance, etc.) avec l entreprise ambulancière. Annexe B - 5

38 SYSTÈME DE GESTION DE L INTERVENTION ÉLABORÉ (SGI ÉLABORÉ) Centre des opérations régionales (COR) Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie (SPU et sécurité civile - mission «Santé») En soutien aux opérations SPU Centre de coordination des opérations (CCO) Centre de coordination municipal Centre de santé et de services sociaux Centre de communication santé (CCS) RESPONSABILITÉS : - Répond aux demande du PC Santé - Gère les opérations usuelles reliées à la flotte ambulancière et aux SPU (maintien du service) Unité de gestion du stress post-traumatique Centre des opérations d urgence sur le site (COUS) Poste de commandement santé (PC Santé) Appellation : Chef trieur RESPONSABILITÉS : - Observe et intervient auprès des équipes soignantes - Effectue un suivi postévénement Unité de Triage Appellation : Triage Unité de traitement Appellation : Traitement Unité de transport/rassemblement des ressources Appellation : Transport/ Rassemblement Unité d approvisionnement/ réhabilitation Appellation : Approvisionnement Unité de sécurité des lieux Appellation : Sécurité Relations publiques Appellation : Médias RESPONSABILITÉS : - Gestion de l aire de triage : - Rassemblement des blessés - Unité de trieurs - Décès et morgue temporaire (NOIR) RESPONSABILITÉS : - Gestion des secteurs de traitement : -Secteur ROUGE - Secteur JAUNE - Secteur VERT - Priorisation des soins et des patients - Gestion des équipes de soins et du personnel médical RESPONSABILITÉS : - Gestion des véhicules ambulanciers : - Arrivées/départs - Priorisation des patients à transporter - Communication avec les hôpitaux et orientation des victimes - Suivi et registre des victimes RESPONSABILITÉS : - Gestion de l approvisionnement : - Équipement de soins - Subsistance - Hygiène personnel et repos RESPONSABILITÉS : - Observation des équipes de travail (SPU et autres intervenants) : - Assure leur sécurité - Droit de véto sur les interventions pouvant potentiellement menacer la vie des intervenants RESPONSABILITÉS : - Gestion de l information à diffuser aux médias : - Transmettent l information pertinente sur l événement - Points de presse et communiqués Note : Certains maillons peuvent être présents ou absents en fonction de la situation Annexe B - 6

39 3. Aménagement du site 3.1 Définition des périmètres de sécurité Selon le ministère de Sécurité publique (MSP), lorsque les pompiers et les policiers doivent utiliser des rubans de couleur pour délimiter les périmètres de sécurité, la charte des couleurs suivante doit être respectée : Ruban orange brûlé Périmètre de police Ce périmètre interdit l accès au site à toute personne non autorisée. Les services de police assurent le respect de ce périmètre, dont les limites sont établies par les premiers intervenants et sont ajustées par le coordonnateur de site. Ruban jaune Périmètre d opération Ce périmètre est réservé au personnel des opérations revêtu de la tenue intégrale exigée en fonction de la situation ainsi qu aux personnes autorisées par le coordonnateur de site. Il est déterminé par les intervenants d urgence et peut être ajusté par le coordonnateur de site. Le PC et le Centre des opérations d urgence sur le site (COUS) y sont présents. Ruban rouge Périmètre d accès interdit Ce périmètre correspond aux lieux, aux bâtiments ou aux parties de bâtiment jugés dangereux. L accès y est limité aux intervenants autorisés et pourvus d équipements de protection individuelle appropriés au danger. Ce périmètre est établi par les premiers intervenants d urgence et peut être ajusté, au besoin, par le coordonnateur de site. Le périmètre d accès interdit constitue la zone chaude. Une zone tiède, située en périphérie de la zone chaude, peut être établie. Elle sert à rapprocher les équipements nécessaires à l intervention. Dans le cas d interventions en présence de matières dangereuses, c est dans cette zone que sera l aire de décontamination. Son accès est limité aux intervenants d urgence autorisés compte tenu des risques d exposition aux dangers. Elle sera clairement identifiée au moyen d un système distinct de celui délimitant le périmètre d opération. La zone froide est située en périphérie de la zone tiède dans le périmètre d opération. L utilisation des rubans de couleur est uniformisée afin que tous les services d urgence comprennent la signification de chacune des couleurs et puissent définir rapidement les limites des différents périmètres. La sécurité de la population et de tous les intervenants présents sur les lieux d une intervention pourra ainsi être mieux assurée. La figure à la page suivante illustre l aménagement du site. Annexe B - 7

40 3.2 Positionnement des véhicules et accès aux périmètres Source : Cadre de coordination de site de sinistre au Québec Version 1,0 Les TA/P doivent respecter ces périmètres en tout temps. Lors de l arrivée sur les lieux, les TA/P doivent positionner leur véhicule dans le périmètre d opération (ruban jaune). Les véhicules ambulanciers ne devraient jamais se retrouver à l intérieur d un ruban rouge. Le PC Santé devrait également être positionné à l intérieur du périmètre d opération (ruban jaune) et près du COUS. Le chef trieur doit se rapporter au coordonnateur de site se situant au COUS à l intérieur du périmètre d opération (ruban jaune). En tout temps, aucun TA/P ne doit passer un ruban rouge (périmètre d accès interdit). Annexe B - 8

41 ANNEXE C : PLANS D INTERVENTION SPÉCIFIQUE (PIS) Note : Tous les plans d intervention spécifique peuvent être jumelés à un ou plusieurs autres plans d intervention spécifique. Ex. : GAZ et INCENDIE DANS UN DOMICILE/LOGEMENT Ex. : PRODUITS DANGEREUX et SURVEILLANCE DES ÉQUIPES D INTERVENTION SPÉCIALISÉES EN MATIÈRES DANGEREUSES Ex. : EXPLOSION et ACTE DE TERRORISME SECTION INCENDIE TABLE DES MATIÈRES GAZ...5 FUITE DE GAZ...5 EXPLOSION DE GAZ...5 INCENDIE DE GAZ...5 PRODUITS DANGEREUX...7 USINE AVEC PRODUITS DANGEREUX...7 LOCAUX AVEC PRODUITS DANGEREUX...7 EXPLOSION DE PRODUITS DANGEREUX...7 INCENDIE DANS UN DOMICILE/LOGEMENT...9 INCENDIE DANS UN DOMICILE...9 INCENDIE DANS UN LOGEMENT...9 INCENDIE DANS UN DOMICILE AVEC LOGEMENTS MULTIPLES...9 ÉVACUATION D UN DOMICILE OU DE LOGEMENTS MULTIPLES...9 DÉVERSEMENT, EXPLOSION, INCENDIE DANS UNE CITERNE, UN TRANSPORTEUR, UN TRAIN...11 DÉVERSEMENT, FUITE, EXPLOSION OU INCENDIE DE MATIÈRES DANGEREUSES PROVENANT :...11 o D UNE CITERNE...11 o D UN TRANSPORTEUR...11 o D UN TRAIN...11 CONTAMINATION DE VICTIMES...11 SURVEILLANCE DES ÉQUIPES D INTERVENTION SPÉCIALISÉES EN MATIÈRES DANGEREUSES...13 DÉVERSEMENT, FUITE, EXPLOSION OU INCENDIE DE MATIÈRES DANGEREUSES PROVENANT :...13 o D UNE CITERNE...13 o D UN TRANSPORTEUR...13 o D UN TRAIN...13 CONTAMINATION DE VICTIMES...13 SECTION LIEUX SPÉCIFIQUES AÉRONEF, INTERVENTION DANS UN AÉROPORT...15 ATTERRISSAGE D UN AVION/AÉRONEF EN DÉTRESSE...15 ÉCRASEMENT D AVION DANS UN AÉROPORT...15 INTERVENTION SUR LES LIEUX D UN AÉROPORT...15 Annexe C - 1

42 FIL ÉLECTRIQUE, HYDRO-QUÉBEC...17 FIL ÉLECTRIQUE...17 POTEAU D HYDRO-QUÉBEC TOMBÉ AU SOL OU ENDOMMAGÉ...17 INTERVENTION DANS UNE INSTALLATION ÉLECTRIQUE...17 INTERVENTION SUR UN SITE D HYDRO-QUÉBEC...17 ÉMEUTE, MANIFESTATION...19 ÉMEUTE...19 MANIFESTATION...19 RASSEMBLEMENT DANS UN LIEU PUBLIC...19 ACCIDENT DE LA ROUTE...21 ACCIDENT DE LA ROUTE IMPLIQUANT UN OU DES VÉHICULES ROUTIERS...21 PIÉTON HAPPÉ...21 CYCLISTE HAPPÉ...21 CARAMBOLAGE...21 BÂTIMENT DE GRANDE HAUTEUR (BGH)...23 INCIDENT DANS UN BGH...23 INCENDIE DANS UN BGH...23 VICTIMES MULTIPLES DANS UN BGH...23 COLIS SUSPECT DANS UN BGH...23 ÉVACUATION D UN BGH...23 MÉTRO...25 INCIDENT DANS UN TRAIN/WAGON DU MÉTRO...25 INCIDENT SUR LES RAILS DU MÉTRO...25 INCIDENT DANS LES LOCAUX DU MÉTRO...25 ESPACE CLOS...27 INTERVENTION DANS :...27 o UNE CITERNE...27 o UN SILO...27 o UNE CREVASSE OU TRANCHÉE...27 o UN ÉGOUT...27 o UNE MACHINERIE...27 o PRÈS OU DANS DES DÉBRIS STRUCTURAUX (BÂTIMENT, VIADUC OU PONT EFFONDRÉ)...27 SINISTRE DANS UN HÔPITAL/CENTRE D ACCUEIL...29 SINISTRE, INCENDIE OU ÉVACUATION DANS :...29 o UN HÔPITAL...29 o UN CENTRE DE LONGUE OU DE COURTE DURÉE...29 o UNE RÉSIDENCE POUR PERSONNES ÂGÉES...29 INTERVENTION SUR UNE VOIE FERRÉE...31 INTERVENTION SUR OU PRÈS D UNE VOIE FERRÉE...31 INTERVENTION SUR OU PRÈS D UNE STRUCTURE INSTABLE AVEC RISQUE POTENTIEL D ÉCROULEMENT...33 INTERVENTION AVEC RISQUE D ÉCROULEMENT PRÈS OU SUR :...33 o UN PONT...33 o UN VIADUC...33 o UN BÂTIMENT/DOMICILE...33 o UN BÂTIMENT DE GRANDE HAUTEUR (BGH)...33 Annexe C - 2

43 INTERVENTION DANS UN LABORATOIRE CLANDESTIN OU DANS UN ENDROIT OÙ L ON FABRIQUE DE LA DROGUE...35 INTERVENTION DANS :...35 o UN LABORATOIRE CLANDESTIN...35 o UN ENDROIT OÙ L ON FABRIQUE DE LA DROGUE...35 SECTION POLICIÈRE ACTE DE VIOLENCE...37 ACTE DE VIOLENCE MENANT À :...37 o UNE AGRESSION...37 o UN POLICIER BLESSÉ...37 o L APPLICATION DE CONTENTIONS...37 SCÈNE DE CRIME POTENTIELLE...39 SCÈNE OÙ UN CRIME A ÉTÉ COMMIS...39 ÉQUIPE TACTIQUE/SPÉCIALISÉE ARMÉE «TYPE SWAT»...41 INTERVENTION :...41 o AVEC UNE ÉQUIPE TACTIQUE OU SPÉCIALISÉE ET ARMÉE...41 o AUPRÈS D UNE PERSONNE BARRICADÉE...41 o LORS D UNE PRISE D OTAGE...41 FUSILLADE EN COURS...43 FUSILLADE EN COURS :...43 o DANS UN LIEU PUBLIC (INCLUT LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES)...43 o DANS UN DOMICILE...43 COLIS SUSPECT/EXPLOSION D UNE BOMBE...45 PRÉSENCE D UN COLIS SUSPECT OU D EXPLOSIFS...45 MENACE DE FAIRE EXPLOSER UN ENGIN EXPLOSIF...45 EXPLOSION D UN ENGIN EXPLOSIF...45 ACTE DE TERRORISME/ANTISOCIAL...49 TOUT ACTE DE NATURE TERRORISTE OU ANTISOCIAL...49 ÉPIDÉMIE/CONTAGION/AGENTS BIOLOGIQUES ET INFECTIEUX...51 ÉPIDÉMIE...51 MALADIE INFECTIEUSE...51 CONTAGION...51 CONTACT AVEC :...51 o DES LIQUIDES BIOLOGIQUES OU BACTÉRIOLOGIQUES...51 o DES AGENTS BIOLOGIQUES OU BACTÉRIOLOGIQUES...51 o DES DÉCHETS BIOLOGIQUES OU BACTÉRIOLOGIQUES...51 Annexe C - 3

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45 PIS GAZ (Inclut gaz naturel et propane) Mots clés : FUITE DE GAZ EXPLOSION DE GAZ INCENDIE DE GAZ À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 1 Section incendie Principes généraux Ce plan d intervention comprend les situations impliquant une fuite de gaz naturel ou propane et celles où une explosion s'est produite. Dans le présent plan d intervention, le terme «gaz» est un terme générique qui inclut le gaz naturel et le propane. Sur le territoire de la Montérégie, GAZ MÉTROPOLITAIN est le principal transporteur et distributeur de gaz naturel. Pour le propane, ICG est le principal fournisseur. Le gaz est distribué dans les maisons à 60 PSI. Une fuite ou une explosion demande un périmètre de sécurité de 800 mètres de rayon, au minimum. Définition Le gaz est un produit relativement inoffensif. Il est incolore et plus léger que l'air. Le gaz naturel étant inodore, le Mercaptan est ajouté afin de le rendre perceptible (odeur d œufs pourris). Il est extrêmement inflammable et, en cas de fuite, la moindre étincelle peut provoquer une explosion. Séquence d intervention générale Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Utiliser l équipement de protection approprié. Le VPI est obligatoire. Demeurer en amont du vent. Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Appliquer les protocoles industriels (IND) et de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics; o Demeurer à proximité du poste de commandement (PC) et rester en contact avec le coordonnateur de site ou l'officier responsable de l'incident; o Préparer et localiser les aires d interventions potentielles selon le SGI, si ce n est pas déjà fait (aire de triage, aire de rassemblement, aire de traitement, etc.); o Appliquer les PICTA/P; o Préparer l'équipement médical approprié en fonction du type d'intervention. Annexe C - 5

46 Séquence d intervention SI VOUS DÉCOUVREZ UNE FUITE DE GAZ : NOTE : EXTRÊMEMENT INFLAMMABLE Évacuer les lieux immédiatement et faire aviser le service de sécurité incendie. Établir un périmètre de sécurité en attente des services spécialisés. NOTE : ÉVITER TOUTE SOURCE D IGNITION Éviter toute source de chaleur : étincelles, arc électrique ou flammes (ex. : interrupteur de lumière, sonnette, cigarettes, ascenseur, etc.). Fermer votre portatif, téléavertisseur et téléphone cellulaire. Ne pas démarrer le moteur du véhicule si vous êtes à proximité de la source inflammable. Appliquer, s il y a lieu, la procédure de surveillance des équipes d intervention spécialisées en matières dangereuses (hazmat) (voir annexe H). Si le gaz brûle, ne pas tenter de l éteindre à moins qu une vie soit en danger. Évacuer les lieux rapidement. Annexe C - 6

47 PIS PRODUITS DANGEREUX (Inclut produits dangereux inflammables et non inflammables) Mots clés : USINE AVEC PRODUITS DANGEREUX LOCAUX AVEC PRODUITS DANGEREUX EXPLOSION DE PRODUITS DANGEREUX À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 2 Section incendie Principes généraux Dans le présent plan d intervention, le terme usine désigne tous les locaux où l on peut retrouver des matières dangereuses. Une usine est un endroit où l'on utilise des produits chimiques. Plusieurs de ces produits chimiques sont volatils, d autres sont inflammables et peuvent même exploser. La qualité de l'air est un élément très important dans cet environnement et il y a toujours possibilité de formation d'un nuage de gaz toxique. Séquence d intervention générale Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Appliquer les protocoles industriels (IND) et de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter à la guérite et attendre la sécurité de la raffinerie pour escorte; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics; o Aviser l'escorte de l'arrivée des ressources supplémentaires et le temps d'arrivée approximatif; o Toujours se déplacer avec une escorte sur le site; o Utiliser l'équipement de protection approprié. Lors d'une intervention sur le site, l'équipement suivant est obligatoire : V.P.I. (vêtement de protection individuel); Lunettes de protection (visière du casque); Casque; Gants de nitrile; o Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P; o Préparer l'équipement médical approprié en fonction du type d'intervention. À moins d'indications contraires par l officier responsable de la sécurité de l'endroit, lorsque vous pénétrez dans l'enceinte : o Fermer votre portatif, téléavertisseur et téléphone cellulaire; o Ne pas fermer le moteur du véhicule; o Fermer les gyrophares. Annexe C - 7

48 Demander l'autorisation avant d'utiliser : o Tout appareil électrique (risque d ignition); o Le MDSA (risque d ignition); o L'oxygène (augmente le risque d ignition). Appliquer, s il y a lieu, la procédure de surveillance des équipes d intervention spécialisées en matières dangereuses (hazmat) (voir annexe H). Annexe C - 8

49 PIS INCENDIE DANS UN DOMICILE/LOGEMENT Mots clés : INCENDIE DANS UN DOMICILE INCENDIE DANS UN LOGEMENT INCENDIE DANS UN DOMICILE AVEC LOGEMENTS MULTIPLES ÉVACUATION D UN DOMICILE OU DE LOGEMENTS MULTIPLES À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 3 Section incendie Principes généraux Sur les lieux d un incendie, notre rôle consiste à prendre en charge les victimes blessées et à prêter assistance aux pompiers lors d une évacuation. La sécurité des techniciens ambulanciers/paramédics (TA/P) doit être notre priorité et nous ne devons pas intervenir dans des endroits qui requièrent des équipements de protection spécialisés ou respiratoires, que nous ne possédons pas. L intervention des TA/P doit se situer en zone froide (sécuritaire). Lors de ce type d intervention, il faut toujours être vigilant puisque des risques non connus ou non identifiés peuvent être présents (bris d un tuyau d incendie, fumée toxique, débris, matières dangereuses, etc.). Séquence d intervention générale Se stationner à un endroit sécuritaire et stratégique. Ne jamais se stationner devant l'incendie. Anticiper la détérioration de l événement et l arrivée de plusieurs ressources, ce qui pourrait bloquer votre sortie. Se stationner en zone froide (sécuritaire), en position de départ, de manière à pouvoir quitter les lieux rapidement (réf. : poteaux d'incendie limitrophes). Se stationner de façon à ne pas nuire au service de sécurité incendie. Ne pas se stationner devant un poteau d'incendie. Éviter de circuler sur les tuyaux et si vous devez le faire, assurez-vous de le faire sous supervision et sans passer sur les raccords. Ne jamais tenter de passer sur les tuyaux de 4 pouces. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Appliquer les protocoles industriels (IND) et de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics; o Attendre l autorisation des autorités compétentes pour intervenir; o Demeurer à proximité du poste de commandement (PC) et rester en contact avec le coordonnateur de site ou l'officier responsable de l'incident; Annexe C - 9

50 o Obtenir les informations suivantes et les transmettre au Centre de communication santé : Le nombre réel de victimes, s il y en a et leur localisation; L évolution de la situation; La progression de l évacuation; La possibilité de détérioration de la situation; o Utiliser l équipement de protection approprié; o Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P; o Préparer l équipement médical approprié en fonction du type d'intervention; o S assurer de visiter tous les endroits où il pourrait y avoir des patients tels que les autobus et les halls d entrée des édifices adjacents. Séquence d intervention spécifique SI VOUS DÉCOUVREZ UN INCENDIE OU SI VOUS ARRIVEZ AVANT LE SERVICE DE SÉCURITÉ INCENDIE Actionner votre sirène et l'alarme de l'immeuble, si ce n'est pas déjà fait. o Le porte-voix véhiculaire (alias «PA») peut être utilisé pour diriger l évacuation. Superviser l'évacuation en demeurant dans un endroit sécuritaire. Annexe C - 10

51 PIS DÉVERSEMENT, EXPLOSION, INCENDIE DANS UNE CITERNE, UN TRANSPORTEUR, UN TRAIN (Réf. : matières dangereuses) Mots clés : DÉVERSEMENT, FUITE, EXPLOSION OU INCENDIE DE MATIÈRES DANGEREUSES PROVENANT : o D UNE CITERNE o D UN TRANSPORTEUR o D UN TRAIN CONTAMINATION DE VICTIMES À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 4 Section incendie Principes généraux Le présent plan d intervention traite des précautions à prendre et des procédures à suivre lors de toute intervention impliquant des matières dangereuses provenant d une citerne, d un transporteur routier ou d un train. Il est primordial de reconnaître si l on est en présence de matières dangereuses le plus rapidement possible, ceci afin d éviter la contamination des techniciens ambulanciers/paramédics, des équipements, du public, des autres intervenants des services d urgence, de même que des hôpitaux receveurs. Le service de sécurité incendie fera appel à son équipe d intervention spécialisée en matières dangereuses (hazmat) afin de sécuriser les lieux, colmater la fuite ou maîtriser l incendie et décontaminer les victimes, si nécessaire. Séquence d intervention générale Assurer votre propre sécurité. Reconnaître le plus rapidement possible si vous êtes en présence de matières dangereuses. Garder vos distances et respecter le périmètre de sécurité (intervenir en zone froide). Utiliser l équipement de protection approprié. Se stationner en amont du vent et à un endroit plus élevé que la fuite. Se référer au livre CANUTEC pour l identification du produit et pour guider votre intervention. Si le produit est inconnu, suivre les indications du GUIDE 111 du CANUTEC. Se référer aux fiches signalétiques du SIMDUT si l intervention est dans un établissement/usine. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Appliquer les protocoles industriels (IND) et de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics; Annexe C - 11

52 o Obtenir les informations suivantes et les transmettre au Centre de communication santé : Le type d'incident et son ampleur; L'identification du produit, si connu; L'accès sécuritaire à la scène en fonction des vents et dépressions du terrain; Le nombre de victimes potentielles et réelles et les symptômes rencontrés; o Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P; o S assurer de la pertinence de décontaminer les victimes avant leur prise en charge. Séquence d intervention spécifique SI LA DÉCONTAMINATION EST NÉCESSAIRE Attendre l autorisation du coordonnateur de site (désigné par la municipalité) avant de procéder. Le patient doit être décontaminé avant d être pris en charge par les techniciens ambulanciers/paramédics. Intervenir en zone froide (zone sécuritaire). Éviter la contamination indirecte (secondaire). Aviser le ou les hôpitaux receveurs de la situation et de la contamination. Acheminer les patients vers le même hôpital ou vers un nombre limité d hôpitaux. Transporter les patients dans un nombre limité d ambulances (contamination des techniciens ambulanciers/paramédics et des véhicules). Le principe de la rotation des véhicules «hôpitaux-site-hôpitaux-site» est préconisé : o Afin d éviter la contamination de plusieurs véhicules ambulanciers, après la prise en charge des patients par la salle d urgence, ces derniers devraient retourner sur les lieux pour transporter d autres patients. Réduire au maximum la contamination des équipements. Protéger, si possible, l intérieur de l ambulance : o Retirer l équipement des compartiments intérieurs; o Recouvrir le plancher et les bancs d une pellicule plastique ou déposer la civière dans un bac de récupération de contaminant (si disponible); o Mettre la ventilation au maximum dans le cabinet «boîte» de l ambulance; o Appliquer, s il y a lieu, la procédure de surveillance des équipes d intervention spécialisées en matières dangereuses (hazmat) (voir Plan d intervention spécifique 5 Section incendie). Annexe C - 12

53 PIS SURVEILLANCE DES ÉQUIPES D INTERVENTION SPÉCIALISÉES EN MATIÈRES DANGEREUSES Mots clés : DÉVERSEMENT, FUITE, EXPLOSION OU INCENDIE DE MATIÈRES DANGEREUSES PROVENANT : o D UNE CITERNE o D UN TRANSPORTEUR o D UN TRAIN CONTAMINATION DE VICTIMES À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 5 Section incendie Principes généraux Le présent plan d intervention traite de la surveillance médicale que doivent apporter les techniciens ambulanciers/paramédics auprès d une équipe d intervention spécialisée en matières dangereuses (hazmat). Selon les normes d'intervention, il est reconnu que la présence des services préhospitaliers (ambulances) soit nécessaire et obligatoire lorsqu'il y a une équipe hazmat en intervention, afin d éviter la détérioration de l état de santé des intervenants en effectuant le monitoring de certains paramètres et la détection précoce de problèmes dus à la chaleur, tels que le «coup de chaleur». Les TA/P doivent donc effectuer le monitoring de certains paramètres, tels que les signes vitaux des intervenants hazmat avant le début de l intervention (avant l encapsulage) et à la sortie de l intervention (après l encapsulage). Séquence d intervention générale Reconnaître le plus rapidement possible si vous êtes en présence de matières dangereuses. Garder vos distances et respecter le périmètre de sécurité (intervenir en zone froide). Utiliser l équipement de protection approprié. Se stationner en amont du vent et à un endroit plus élevé que la fuite. Se référer au livre CANUTEC pour l identification du produit et pour guider votre intervention. Si le produit est inconnu, suivre les indications du GUIDE 111 du CANUTEC. Se référer aux fiches signalétiques du SIMDUT si l intervention est dans un établissement/usine. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Appliquer les protocoles industriels (IND) et de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics; Annexe C - 13

54 o Obtenir les informations suivantes et les transmettre au Centre de communication santé : Le type d'incident et son ampleur; L'identification du produit, si connu; L'accès sécuritaire à la scène en fonction des vents et dépressions du terrain; Le nombre d intervenants hazmat à surveiller et à évaluer. o Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P; o S assurer de la pertinence de décontaminer les victimes avant leur prise en charge; o Attendre l autorisation du coordonnateur de site (désigné par la municipalité) avant de procéder à l évaluation des intervenants. L intervenant hazmat doit être décontaminé avant d être pris en charge par les techniciens ambulanciers/paramédics; o Intervenir en zone froide (sécuritaire); o Éviter la contamination indirecte (secondaire); o Aviser le ou les hôpitaux receveurs de la situation et de la contamination; o Réduire au maximum la contamination des équipements; o Protéger, si possible, l intérieur de l ambulance : Retirer l équipement des compartiments intérieurs; Recouvrir le plancher et les bancs d une pellicule plastique ou déposer la civière dans un bac de récupération de contaminant (si disponible); Mettre la ventilation au maximum dans le cabinet «boîte» de l ambulance. Séquence d intervention spécifique pour le monitoring des paramètres des intervenants hazmat Faire un examen à chaque intervenant avant qu'il revête son équipement de protection «A», tel que le prévoit le formulaire d'évaluation. Aviser l'officier hazmat du résultat des examens et spécifier s'il y a des intervenants qui ne répondent pas aux normes minimales de signes vitaux. Ce dernier aura la responsabilité de décider si l'intervenant pourra revêtir son habit de protection et intervenir. Se tenir prêt à intervenir s'il y avait des intervenants hazmat avec des problèmes de santé. Évaluer chaque intervenant lors de sa sortie de la zone dangereuse après leur décontamination. S'assurer que les intervenants s'hydratent adéquatement. Être présent en tout temps dans l'aire de repos de l'équipe hazmat. Transporter à l'hôpital les intervenants qui auraient des signes et symptômes aigus de déshydratation, de coup de chaleur ou d'intoxication. Informer régulièrement le Centre de communication santé de l'état de la situation afin de prévoir des véhicules supplémentaires, le cas échéant. Le sauvetage en zone dangereuse est sous la responsabilité des équipes d'intervention spécialisées en matières dangereuses. S'il y avait un intervenant hazmat en zone dangereuse qui nécessite un sauvetage, c'est à l'équipe de «réserve» en matières dangereuses à faire le sauvetage. L'équipe hazmat a la responsabilité de faire la décontamination en zone tiède avant de remettre le blessé aux techniciens ambulanciers/paramédics en zone froide. Il est recommandé de prendre la température par voie buccale. Remplir le formulaire de surveillance des équipes d intervention spécialisées en matières dangereuses (annexe H). Annexe C - 14

55 PIS AÉRONEF, INTERVENTION DANS UN AÉROPORT (Inclut atterrissage d un avion en détresse) Mots clés : ATTERRISSAGE D UN AVION/AÉRONEF EN DÉTRESSE ÉCRASEMENT D AVION DANS UN AÉROPORT INTERVENTION SUR LES LIEUX D UN AÉROPORT À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 1 Section lieux spécifiques Principes généraux Les appels dans un aéroport impliquent plusieurs types d'interventions. Ce plan d intervention vise particulièrement l appel sur les aires de trafic (tarmac) ou à proximité d'un aéronef (hélicoptère, avion). Séquence d intervention générale Se présenter à la guérite de l'aéroport, montrer votre carte d'identité de technicien ambulancier/paramédic et attendre que l'on vous assigne une escorte (s il y a lieu). Allumer, une fois l'autorisation obtenue, vos gyrophares et suivre votre escorte jusqu'à l'aire de rassemblement qui vous sera indiquée. Ne jamais suivre un véhicule du service de sécurité incendie à moins que ce soit votre escorte désignée. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Appliquer les protocoles industriels (IND) et de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier aéroportuaire responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics. o Obtenir les renseignements suivants et les transmettre au Centre de communication santé : Le type d'aéronef impliqué; Le nombre de passagers; Le problème anticipé et sa sévérité; Le moment prévu de l'atterrissage; o Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Respecter les règlements de conduite de l'aéroport : o Les aéronefs ont priorité de passage en tout temps. Tout conducteur de véhicule doit céder le passage : Aux aéronefs; Aux véhicules et aux équipements de déneigement; Aux véhicules remorquant les aéronefs; Annexe C - 15

56 o Allumer les phares et gyrophares lorsque vous circulez côté piste et les éteindre lorsque le véhicule est immobilisé dans le périmètre d'un aéronef stationné. Cependant, les feux de scène (phares blancs) doivent être allumés; o Il est interdit de circuler à moins de 6 mètres (20 pieds) des portes de hangar; o Les ambulances doivent être escortées lorsqu'elles circulent côté piste, soit par : Un représentant de compagnie aérienne titulaire d'un permis de conducteur côté piste, qui prend place à bord de l'ambulance; Un autre véhicule conduit par un titulaire de permis de conducteur côté piste. o Il est interdit de conduire un véhicule côté piste à une vitesse supérieure à : 40 km/h sur les routes de l'aire de trafic; 15 km/h à proximité d'aéronef en mouvement, aux intersections, aux coins de bâtiments et dans les couloirs; 8 km/h dans les couloirs des salles à bagage «trolleyway». o Il est interdit de toucher aux feux de piste et aux feux des aires de trafic. Il est aussi interdit de passer entre ces feux de haute tension (3000 V), sauf avis contraire du coordonnateur de site ou du chef du service de sécurité incendie de l'aéroport; o Il est interdit de jeter, déposer ou laisser intentionnellement sur le site de l'aéroport des rebuts ou déchets sous quelque forme que ce soit, sauf dans les poubelles prévues à cet effet; o Il est interdit de fumer côté piste. Cette interdiction s'applique à toute personne se trouvant à l'intérieur ou à l'extérieur d'un véhicule; o Dans une situation de sinistre, ces consignes peuvent être abrogées par le coordonnateur de site. Annexe C - 16

57 PIS FIL ÉLECTRIQUE, HYDRO-QUÉBEC Mots clés : FIL ÉLECTRIQUE POTEAU D HYDRO-QUÉBEC TOMBÉ AU SOL OU ENDOMMAGÉ INTERVENTION DANS UNE INSTALLATION ÉLECTRIQUE INTERVENTION SUR UN SITE D HYDRO-QUÉBEC À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 2 Section lieux spécifiques Principes généraux Ce plan d intervention s'applique à tout appel mettant en cause des installations électriques ou impliquant l électricité. Ce type d intervention demande une main-d œuvre qualifiée et des outils spécialisés. L approche doit être faite avec beaucoup de précautions puisqu il est impossible de savoir, à l œil nu, si le danger est écarté. L exposition à cet élément peut être fatale. Séquence d intervention spécifique lorsque les autorités compétentes sont sur les lieux Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Appliquer les protocoles industriels (IND) et de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics; o Demeurer à proximité du poste de commandement (PC) et rester en contact avec le coordonnateur de site ou l'officier responsable de l'incident; o Se stationner à une bonne distance des lignes de haute tension ou des conducteurs au sol (10 m); o S'assurer qu'il n'y a pas de conducteur (ex. : fil) au sol ou de flaque d'eau à proximité de votre véhicule avant d'en descendre; o Respecter le périmètre de sécurité; o Utiliser l'équipement de protection approprié; o Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P; o Préparer l'équipement médical approprié en fonction du type d'intervention. Annexe C - 17

58 Séquence d intervention spécifique lorsque vous êtes les premiers intervenants des services d urgence Assurer votre propre sécurité. Implanter le SGI, au besoin. S'assurer que la compagnie d'électricité a été contactée. Établir un périmètre de 10 m. Ne rien tenter avant la mise hors tension. Rassurer les victimes tout en gardant ses distances. Ne jamais pénétrer dans un endroit où un logo «électricité» apparaît sur la porte sans le représentant de la compagnie d'électricité. Séquence d intervention spécifique lors d un accident de la route impliquant un fil électrique ou un poteau d Hydro-Québec Si le véhicule est en contact ou à proximité des fils électriques : o Demander aux victimes de ne pas tenter de manœuvres pour sortir de leur véhicule; o Sinon, expliquer clairement qu'elles doivent éviter de toucher le véhicule et le sol en même temps; o Si elles s'éloignent du véhicule, elles doivent le faire en sautant à pieds joints; o Éviter de faire des pas ou de toucher quelqu'un. NE PAS OUBLIER QUE LE PRINCIPE DE TRIAGE INVERSÉ S'APPLIQUE LORS D'INCIDENT AVEC VICTIMES MULTIPLES ÉLECTROCUTÉES OU ÉLECTRISÉES (VOIR ANNEXE E). LES VICTIMES CATÉGORISÉES «NOIRES» DOIVENT ÊTRE TRAITÉES EN PREMIER ÉTANT DONNÉ L'INCIDENCE DE FIBRILLATION VENTRICULAIRE LORS D'ÉLECTROCUTION. Annexe C - 18

59 PIS ÉMEUTE, MANIFESTATION Mots clés : ÉMEUTE MANIFESTATION RASSEMBLEMENT DANS UN LIEU PUBLIC À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 3 Section lieux spécifiques Principes généraux Ce plan d intervention couvre tout incident qui implique l'intervention d une ou plusieurs équipes de techniciens ambulanciers/paramédics dans une foule : Lors d'une manifestation ou d une émeute; Lors d'un événement spécial (festival, défilé, etc.). Il faut reconnaître l effet d entraînement que peut avoir une foule et prendre en considération l escalade d'agressivité qui peut être très rapide et dirigée vers tout individu ou service. Selon l expérience, l agressivité est généralement dirigée vers toute forme d autorité, entre autres les services d urgence, ce qui inclut les techniciens ambulanciers/paramédics. Séquence d intervention générale Assurer votre propre sécurité. Utiliser l'équipement de protection approprié. Garder toutes les portes du véhicule verrouillées, même quand vous êtes à l intérieur du véhicule. Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur. Suivre les directives du chef trieur s il y a lieu. Séquence d intervention spécifique lors d une intervention dans une foule Assurer votre propre sécurité. Circuler lentement. Éviter de pénétrer dans la foule avec votre véhicule. Privilégier l usage du klaxon du véhicule. Cela est plus discret et évite l escalade d agressivité des foules. Éviter d utiliser la sirène ou le klaxon électronique (Air Horn). Utiliser les gyrophares et les feux de scène (lumières de côté) lors de vos déplacements, à moins d'indication contraire. S assurer que personne ne s accroche à votre véhicule, ni ne monte sur les marchepieds : o Toute marche arrière doit être guidée par une tierce personne. Votre équipier, un policier, un témoin ou un bénévole pourront vous apporter de l aide lors de ces manœuvres. Quitter les lieux immédiatement si, lors d'une intervention, la situation se détériore. Éviter de provoquer la foule et ne pas répondre aux provocations. Annexe C - 19

60 Utiliser les ponts de traverse qu en cas d urgence SEULEMENT. o Les ponts de traverse seront préalablement identifiés pour traverser un événement populaire. Éviter de circuler sur le parcours d un défilé. o Si vous devez emprunter un parcours, toujours le faire dans le sens de la circulation, jamais en sens inverse. Séquence d intervention spécifique lors d une intervention dans une foule Assurer votre propre sécurité. Éviter de pénétrer dans le périmètre si la manifestation est statique (sans déplacement). Éviter de traverser la foule de manifestants si la manifestation est dynamique (en mouvement). Respecter exactement le point d attente qui vous est assigné par les autorités compétentes. Séquence d intervention spécifique lors d une intervention dans une émeute Assurer votre propre sécurité. Retirez-vous, si la foule devient agressive, dans un endroit sécuritaire et informer le Centre de communication santé et l officier de garde de votre entreprise ambulancière, si applicable (ou le chef trieur si le SGI est en place). Suivre les directives de l officier responsable (ou chef trieur). Demeurer vigilant et vous assurer de la sécurité des lieux. Utiliser l'équipement de protection approprié. Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Si une intervention est possible et sécuritaire : o Intervenir rapidement sur place (stabilisation de base); o Compléter la stabilisation dans un endroit sécuritaire ou en route vers l hôpital (selon les PICTA/P). Annexe C - 20

61 PIS ACCIDENT DE LA ROUTE Mots clés : ACCIDENT DE LA ROUTE IMPLIQUANT UN OU DES VÉHICULES ROUTIERS PIÉTON HAPPÉ CYCLISTE HAPPÉ CARAMBOLAGE À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 4 Section lieux spécifiques Principes généraux Un accident de la circulation est défini comme tout dommage subi ou causé à une personne ou à une propriété par un véhicule routier en mouvement sur un chemin ou un terrain public ou privé. Selon la littérature, les risques qu un intervenant des services d urgence soit happé par un autre véhicule lors de l intervention sont très élevés. Procéder avec prudence et vigilance. Séquence d intervention générale Assurer votre propre sécurité. Stationner votre véhicule afin d assurer la sécurité de la scène. Se stationner stratégiquement de manière à pouvoir quitter les lieux rapidement. Installer des fusées routières de façon sécuritaire, si nécessaire. Utiliser l équipement de protection approprié (VPI). Évaluer rapidement la situation : o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P; o Demander de l assistance supplémentaire au besoin : ressources ambulancières, policiers et pompiers. Vérifier le périmètre autour des véhicules afin de vous assurer de la sécurité des lieux : o Débris sur la chaussée; o Présence de matières dangereuses; o Fumée s'échappant des véhicules; o Épanchement d essence ou autre liquide; o Fils électriques à proximité du véhicule; o Coussins gonflables non déployés; o En cas de doute, demander l assistance des pompiers; o Avant de pénétrer dans un véhicule, vous assurer que : Le véhicule est immobile, stable et ne peut basculer. Si possible, le mettre sur la position «PARK», retirer les clés de l'ignition et les placer sur le tableau de bord; Le frein à main est en fonction; Annexe C - 21

62 Les coussins gonflables sont déployés ou ne constituent pas un risque. S ils ne sont pas déployés, éviter de vous placer entre ces derniers et le patient et demander l assistance du service de sécurité incendie. Soyez vigilant, les nouveaux véhicules peuvent dénombrer plusieurs coussins gonflables, dont des latéraux. Localiser et identifier les coussins gonflables. Même si les batteries sont débranchées, certains coussins gonflables peuvent rester actifs jusqu à 30 minutes après le débranchement. Référez-vous au service de sécurité incendie et soyez prudent; o Si les pompiers ne sont pas sur place, garder votre extincteur à proximité; o Si le patient est couvert d'essence ou autre liquide toxique, le faire décontaminer par le service de sécurité incendie avant son transport vers l hôpital. Annexe C - 22

63 BÂTIMENT DE GRANDE HAUTEUR (BGH) (Incident dans un BGH) PIS Mots clés : INCIDENT DANS UN BGH INCENDIE DANS UN BGH VICTIMES MULTIPLES DANS UN BGH COLIS SUSPECT DANS UN BGH ÉVACUATION D UN BGH À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 5 Section lieux spécifiques Principes généraux On définit «incident» dans un BGH comme étant un événement hors du commun (réf. : incendie, victimes multiples, évacuation, colis suspect, etc.). Ce plan d intervention peut être jumelé, selon le cas, à d autres plans d intervention spécifique (incendie, explosion, terrorisme, etc.). L'intervention dans un bâtiment de grande hauteur (BGH) comporte certaines particularités : Le potentiel élevé de victimes; Des victimes situées à plusieurs endroits, voire plusieurs étages; Des distances à parcourir pour intervenir auprès des victimes; Un risque potentiel d écroulement du bâtiment lors d explosion ou d incendie majeur. La décision d'intervenir à l'intérieur du bâtiment dépend de l'étage où l intervention doit avoir lieu. Le poste de commandement (PC) est la plupart du temps situé dans le hall d entrée (voire même à l extérieur) du bâtiment. Cependant, si l intervention est située sur les étages supérieurs, un poste de commandement avancé (PCA) est mis en place quelques étages en dessous de ces derniers. La décision d'intervenir à l'intérieur du bâtiment pour les intervenants des services d urgence dépend de l'étage où l'intervention est localisée et des risques encourus. Caractéristiques des BGH Les BGH se caractérisent par leur type de structure, béton et acier, plutôt que par le nombre d'étages. Ils font partie de la catégorie des bâtiments dits «incombustibles». Ils peuvent être compartimentés, comme dans les édifices à logements, ou à aires ouvertes, comme dans les édifices à bureaux. Malgré ces caractéristiques, des événements contemporains de nature antisociale (terrorisme : New York World Trade Center et Oklahoma City FBI building bombing) ont démontré que les BGH ne sont pas indestructibles et que lors d explosion ou d incendie majeur, les risques d écroulement sont réels. Séquence d intervention générale Assurer votre propre sécurité. Juger de la pertinence à intervenir à l intérieur du bâtiment de grande hauteur. S il y a risque potentiel (ex. : écroulement du bâtiment possible, suspect armé à l intérieur), rester à l extérieur en zone froide (zone sécuritaire). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; Annexe C - 23

64 o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics. Obtenir les informations suivantes et les transmettre au Centre de communication santé : o Le nombre d étages du bâtiment; o L étage de l incident et où l intervention doit avoir lieu; o Le nombre réel de victimes, s il y en a et leur localisation; o L évolution de la situation : La progression de l évacuation, s il y a lieu; La possibilité de détérioration de la situation (ex. : écroulement du bâtiment, fusillade); o Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Utiliser l équipement de protection approprié. Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Préparer la civière avec l équipement médical approprié. Séquence d intervention spécifique lors d une intervention à l intérieur ou à proximité du bâtiment Assurer votre propre sécurité. Si l'intervention à l'intérieur du bâtiment est absolument nécessaire, obtenir l autorisation du chef trieur, du coordonnateur de site et de l officier responsable (PC) de l incident, selon le cas, avant de pénétrer à l'intérieur du bâtiment. Éviter de pénétrer dans le bâtiment en utilisant une porte directement en dessous de l événement à cause des risques indirects encourus (chute de débris, écroulement, coups de feu indirects, explosion, etc.). Toujours porter son équipement de protection complet lors des déplacements. Éviter de vous installer à un endroit pouvant nuire à la circulation des intervenants spécialisés (policiers, pompiers, etc.). Séquence d intervention spécifique lors d intervention sur les étages Assurer votre propre sécurité. Ne JAMAIS grimper aux étages sans avoir préalablement obtenu l autorisation directe du chef trieur, du coordonnateur de site et de l officier responsable (PC) de l incident, selon le cas. L'utilisation des ascenseurs doit se faire avec l autorisation du service spécialisé responsable (incendie, police, etc.). Si votre présence est requise sur l étage du poste de commandement avancé (PCA), le cas échéant, suivre les consignes de l officier responsable de ce secteur. Rester en étroite communication avec le chef trieur, selon le cas. La décision d implanter le SGI sur un étage est une décision très importante qui doit être prise en fonction : o Du degré de dangerosité et de la sécurité des techniciens ambulanciers/ paramédics; o De la faisabilité et de la fluidité de l intervention de soins (triage, traitement, transport et évacuation des victimes); o De la température à l extérieur et à l intérieur du bâtiment. Annexe C - 24

65 PIS MÉTRO Mots clés : INCIDENT DANS UN TRAIN/WAGON DU MÉTRO INCIDENT SUR LES RAILS DU MÉTRO INCIDENT DANS LES LOCAUX DU MÉTRO À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 6 Section lieux spécifiques Principes généraux Ce plan d intervention inclut toutes les interventions dans le réseau souterrain (métro) de la Société de transport de Montréal (STM) et plus particulièrement lors d intervention sur la voie ou dans le tunnel du métro. De nombreux dangers sont présents, le premier étant celui relié à l électricité (750 volts DC), le deuxième est l intervention avec les wagons de métro, et finalement l interruption de service emprisonnant des milliers d usagers du métro dans les wagons pouvant entraîner un état de panique parmi ceux-ci. L équipe de techniciens ambulanciers/paramédics doit, dès son arrivée à la station, s adresser au changeur, au représentant de la STM ou au policier responsable et recevoir les informations pertinentes relatives à la nature et l endroit précis de l incident. Séquence d intervention spécifique au niveau des quais ou des mezzanines Assurer votre propre sécurité. Obtenir du changeur, du représentant de la STM ou du policier toute la collaboration nécessaire à l intervention. Informer la personne responsable (changeur, représentant de la STM ou policier responsable, le cas échéant) de la fin de l intervention. Séquence d intervention spécifique au niveau d un train ou d un wagon Assurer votre propre sécurité. Obtenir du chef d incident (brassard orange) ou du conducteur du train toute la collaboration nécessaire à l intervention. Informer le chef d incident ou le conducteur du train, le cas échéant, de la fin de l intervention. Séquence d intervention spécifique sur les rails ou dans un tunnel Assurer votre propre sécurité. Anticiper les problèmes de communication radio dans un tunnel et utiliser à relais, le mode simplex entre équipiers. Une communication téléphonique est possible dans la loge du changeur. Obtenir du chef d incident ou de la salle de contrôle du Centre de communication métro (CCM) par le téléphone rouge S.O.S. : o L autorisation d actionner un rupteur (couper le courant); Annexe C - 25

66 o L autorisation d intervenir sur les rails ou dans le tunnel (avoir l assurance que c est sécuritaire). En l absence du chef d incident, la salle de contrôle déléguera un représentant auprès des techniciens ambulanciers/paramédics avant de descendre sur les voies ou d aller en tunnel. Les techniciens ambulanciers/paramédics doivent ramasser chaque rupteur rouge rencontré sur le parcours, valider la coupure de courant auprès du contrôleur et garder les rupteurs en leur possession jusqu à la fin de l intervention. ATTENTION DANGER Le fait d actionner le rupteur ne garantit pas que le courant de traction soit effectivement coupé. Il faut donc s assurer qu il est bien coupé avant d intervenir. Se référer au chef d incident ou au responsable de la STM. Toute intervention sur la voie du métro (rail) ou en tunnel doit se faire rapidement. Il y a un effet de panique qui s installe chez les voyageurs pris dans les rames en tunnel (réf. : risque d émeute); À la fin de l intervention, les techniciens ambulanciers/paramédics doivent s assurer que tout le matériel a été ramassé sur la voie et que tout le personnel est remonté sur le quai. Ils doivent par la suite aviser le chef d incident ou le représentant de la STM ou la personne désignée par la salle de contrôle. Le rupteur doit également être remis à ce dernier. Si vous avez oublié de remettre le ou les rupteurs au chef d incident ou au représentant de la STM, lorsque vous quittez les lieux de l intervention, vous devez demander au Centre de communication santé de communiquer immédiatement avec la salle de contrôle et transmettre le numéro qui est gravé sur le rupteur. Ainsi, le personnel de la STM sera en mesure de rétablir le courant sur la voie. Annexe C - 26

67 PIS ESPACE CLOS Mots clés : INTERVENTION DANS : o UNE CITERNE o UN SILO o UNE CREVASSE OU TRANCHÉE o UN ÉGOUT o UNE MACHINERIE o PRÈS OU DANS DES DÉBRIS STRUCTURAUX (BÂTIMENT, VIADUC OU PONT EFFONDRÉ) À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 7 Section lieux spécifiques Principes généraux Un espace clos est un endroit extrêmement dangereux car il est déficient en oxygène. En fonction de la situation, en plus d être déficient en oxygène, il peut contenir toutes sortes de risques associés (produits toxiques, gaz inflammable, risques d engouffrement, etc.). La littérature rapporte que 60 % des personnes décédées dans un espace clos sont des secouristes qui ont tenté de porter secours à une victime prise dans cet environnement. Seuls les intervenants spécialisés dans les espaces clos doivent procéder au sauvetage des victimes. On peut définir un espace clos comme étant tout endroit, lieu, tunnel, contenant ou environnement clos qui présente une déficience ou une possibilité de déficience en oxygène. Le présent plan d intervention vise principalement les endroits suivants : Citerne (incluant routière et ferroviaire); Silo (incluant grain, purin, etc.); Crevasse et caverne; Tranchée; Égout (puisard, tunnel et conduite); Machinerie (machinerie industrielle où une personne peut entrer et rester prise à l intérieur); Débris structuraux (débris d écroulement d un bâtiment, d un viaduc ou d un pont). LA SÉCURITÉ DES INTERVENANTS DOIT ÊTRE LA PRIORITÉ Séquence d intervention générale Assurer votre propre sécurité. Reconnaître le plus rapidement possible si vous êtes en présence d un incident dans un espace clos. Ne jamais entrer dans un espace clos, même si cela semble sécuritaire. Seuls les intervenants spécialisés ayant reçu un entraînement spécifique et portant un vêtement de protection adéquat et un appareil respiratoire peuvent avoir l autorisation d y entrer. S il y a un risque potentiel de matières dangereuses, garder vos distances, respecter le périmètre de sécurité et se référer entre autres au plan d intervention avec matières dangereuses. Annexe C - 27

68 Si le service de sécurité incendie (équipe spécialisée pour intervention en espace clos) n est pas sur les lieux, en faire la demande. Utiliser l équipement de protection approprié. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Appliquer les protocoles industriels (IND) et de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics. Obtenir les informations suivantes et les transmettre au Centre de communication santé : o Le type d'incident et son ampleur; o L'identification du produit, si connu (s il y a lieu); o L'accès sécuritaire à la scène; o Le nombre de victimes potentielles et réelles et les symptômes rencontrés. Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. S assurer de la pertinence de décontaminer les victimes avant leur prise en charge. Si une décontamination est nécessaire, le service de sécurité incendie doit assurer cette étape. Intervenir en zone froide (sécuritaire). Appliquer, s il y a lieu, la procédure de surveillance des équipes d intervention spécialisées en matières dangereuses (hazmat). Annexe C - 28

69 PIS SINISTRE DANS UN HÔPITAL/CENTRE D ACCUEIL Mots clés : SINISTRE, INCENDIE OU ÉVACUATION DANS : o UN HÔPITAL o UN CENTRE DE LONGUE OU DE COURTE DURÉE o UNE RÉSIDENCE POUR PERSONNES ÂGÉES À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 8 Section lieux spécifiques Principes généraux L'intervention dans un hôpital comporte certaines particularités : L'établissement de santé, sauf exception, a un plan d'intervention et de mesures d'urgence; Des personnes préalablement désignées sont en fonction pour gérer les événements; L'événement est sous la responsabilité de l'établissement de santé, à moins que cette responsabilité soit donnée à un autre service (SPU ou service de sécurité incendie); À moins de circonstances exceptionnelles, il faut éviter l'évacuation de l'établissement de santé; Les résidents ou les patients présentent déjà des conditions médicales et certaines d entre elles peuvent être aiguës; Un potentiel élevé de victimes (patients), qui pourraient être à plusieurs endroits, est à prévoir; Il peut y avoir de grandes distances à parcourir pour intervenir auprès des victimes; La mobilisation et les déplacements des victimes, des résidents ou des patients peuvent être très difficiles (patient alité, fauteuil roulant, etc.). Séquence d intervention générale La responsabilité de la gestion d un sinistre à l intérieur d un établissement de santé appartient à ce dernier et non aux SPU. Cependant, dans des circonstances exceptionnelles, les SPU pourraient être appelés à prendre en charge le sinistre. Assurer votre propre sécurité. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics supplémentaires, le cas échéant, et attendre leurs consignes. Annexe C - 29

70 Obtenir les informations suivantes et les transmettre au Centre de communication santé : o Le nombre d étages du bâtiment; o L étage de l incident et où doit avoir lieu l intervention; o Le nombre réel de victimes, s il y en a, et leur localisation; o L évolution de la situation : La progression de l évacuation, s il y a lieu; La possibilité de détérioration de la situation. Utiliser l équipement de protection approprié. Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Annexe C - 30

71 PIS INTERVENTION SUR UNE VOIE FERRÉE Mots clés : INTERVENTION SUR OU PRÈS D UNE VOIE FERRÉE À jour le Page 1 de 1 Plan spécifique 9 Section lieux spécifique Principes généraux Le but de ce plan d'intervention est d'assurer la sécurité des intervenants du préhospitalier lors d'une intervention sur ou près d une voie ferrée et assurer une prise en charge optimale des victimes se trouvant sur ce site. Séquence d'intervention générale Assurer votre propre sécurité. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Ne jamais immobiliser ou stationner son véhicule sur ou près de la voie ferrée même si vos gyrophares sont allumés. Un convoi ferroviaire, même s'il vous voit, ne sera jamais en mesure d'arrêter à temps. Il frappera votre véhicule. Communiquer immédiatement, via le CCS, avec le service de police du chemin de fer approprié soit, selon le cas, avec le Canadien Pacifique ( demander la ligne d urgence) ou le Canadian National ( ) qui effectuera le lien avec le Centre de contrôle ferroviaire, pour les aviser de votre intervention sur une voie ferrée. Leur transmettre les informations suivantes : o Le type d'intervention; o L'endroit exact de l'intervention; o La durée approximative de l'intervention. Confirmer avec le service de police du chemin de fer concerné, via le CCS, que le trafic ferroviaire a été arrêté. Si le trafic ferroviaire n a pas été arrêté ou si cela est incertain, ne pas intervenir au risque de mettre en péril votre sécurité. Poster, lorsque les lieux sont jugés sécuritaires (le trafic ferroviaire a été arrêté et cette information est confirmée), des observateurs qui auront comme tâche d'aviser les intervenants de l'arrivée imminente et accidentelle d'un convoi ferroviaire sur les lieux de l'intervention. Maintenir, en tout temps via le CCS, la communication avec le service de police du chemin de fer concerné en les informant de tout changement durant l'intervention. Il est possible que le service de police se déplace pour vous porter assistance. Coordonner l'ensemble des opérations terrain avec le service de police local qui a la responsabilité d'assurer la sécurité des lieux. Se référer aux autres plans d'intervention en fonction de la situation. Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur. Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Aviser le CCS de la fin de votre intervention afin qu'il en informe le service de police du chemin de fer concerné. Cependant, la décision de rétablir le trafic ferroviaire appartient au service de police local après s'être assuré de la sécurité des lieux. Annexe C - 31

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73 PIS INTERVENTION SUR OU PRÈS D UNE STRUCTURE INSTABLE AVEC RISQUE POTENTIEL D ÉCROULEMENT Mots clés : INTERVENTION AVEC RISQUE D ÉCROULEMENT PRÈS OU SUR : o UN PONT o UN VIADUC o UN BÂTIMENT/DOMICILE o UN BÂTIMENT DE GRANDE HAUTEUR (BGH) À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 10 Section lieux spécifiques Principes généraux L'intervention sur une structure instable avec risque potentiel d'écroulement ou qui est partiellement écroulée, comporte certaines particularités : La chute de débris; Le risque d écroulement de la structure; Des espaces clos; Un potentiel inconnu de victimes; Un nombre élevé de victimes situées à plusieurs endroits; Des distances à parcourir pour intervenir auprès des victimes; De longs délais pour avoir accès aux victimes. Une structure instable, avec risque potentiel d'écroulement, peut être définie comme un domicile, un édifice (BGH), un pont, un viaduc en construction ou endommagé ou toute autre structure instable avec un potentiel réel de danger pour les intervenants du préhospitalier. ATTENTION - DANGER La décision d'intervenir sur ou à l'intérieur de la structure dépend de sa stabilité et de son risque d'écroulement. Les techniciens ambulanciers/paramédics doivent en tout temps intervenir en zone froide (zone sécuritaire). En aucun temps, les TA/P ne devraient intervenir sur, près ou dans la structure instable. Il est de la responsabilité du service de sécurité incendie d'effectuer les sauvetages en zone chaude (zone non sécuritaire). Séquence d intervention générale Assurer votre propre sécurité. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics. Annexe C - 33

74 Obtenir les informations suivantes et les transmettre au Centre de communication santé : o Où l intervention doit-elle avoir lieu; o Le nombre réel de victimes, s il y en a et leur localisation; o L évolution de la situation : La progression de l évacuation, s il y a lieu; La possibilité de détérioration de la situation (ex. : écroulement). o Utiliser l équipement de protection approprié, VPI. Se référer aux autres plans d'intervention, selon le cas. Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Préparer la civière avec l équipement médical approprié. Séquence d intervention spécifique si une intervention est nécessaire sur ou à l intérieur de la structure instable Le technicien ambulancier/paramédic ne devrait jamais intervenir sur ou dans une structure instable (zone chaude). Cependant, il pourrait arriver, de façon très exceptionnelle, que cela s avère nécessaire. Dans cette situation, appliquer la séquence suivante : Assurer votre propre sécurité. C est une priorité. Obtenir préalablement l autorisation directe du chef trieur et du coordonnateur de site, si l'intervention sur ou à l'intérieur de la structure instable est absolument nécessaire. Toujours porter son équipement de protection complet lors des déplacements. Annexe C - 34

75 INTERVENTION DANS UN LABORATOIRE CLANDESTIN OU DANS UN ENDROIT OÙ L ON FABRIQUE DE LA DROGUE PIS Mots clés : INTERVENTION DANS : o UN LABORATOIRE CLANDESTIN o UN ENDROIT OÙ L ON FABRIQUE DE LA DROGUE À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 11 Section lieux spécifiques Principes généraux L intervention dans un lieu (laboratoire) clandestin ou dans un endroit où l on fabrique de la drogue est à risque de danger pour les intervenants des services d urgence. Souvent, des personnes armées font la garde des lieux. Des trappes et des pièges sont installés afin de protéger les lieux. On définit un laboratoire clandestin ou un endroit où l on fabrique de la drogue comme étant un lieu où : L on retrouve une serre hydroponique produisant des plants de cannabis; L on retrouve des produits chimiques pour produire des comprimés de stupéfiants. Séquence d intervention spécifique si vous découvrez un laboratoire clandestin ou un endroit où l on fabrique de la drogue Assurer votre propre sécurité. Quitter les lieux immédiatement. Le risque de pièges et de personnes armées et hostiles aux services d urgence est élevé. Stationner votre véhicule à une distance sécuritaire et à l abri des regards provenant du laboratoire. Si vous pouvez le voir, les personnes à l intérieur peuvent aussi vous voir. Aviser immédiatement les services de police via le Centre de communication santé. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Attendre l intervention des autorités compétentes (service de police, équipe spécialisée anti-bombe, etc.). Obtenir, avant d intervenir, l autorisation de la personne responsable (service de police) et vous assurer de la sécurité des lieux auprès de cette personne. Se référer aux autres plans d'intervention, selon le cas. Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Séquence d intervention spécifique si vous êtes en soutien au service de police à la suite de la découverte d un laboratoire clandestin ou d un endroit où l on fabrique de la drogue Assurer votre propre sécurité. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Annexe C - 35

76 Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics. Obtenir les informations suivantes et les transmettre au Centre de communication santé : o Où doit avoir lieu l intervention; o Le nombre réel de victimes, s il y en a et leur localisation; o L évolution de la situation : La progression de l évacuation, s il y a lieu; La possibilité de détérioration de la situation (intervention armée, explosion); o Utiliser l équipement de protection approprié, VPI. Obtenir, avant d intervenir, l autorisation de la personne responsable (service de police) et vous assurer de la sécurité des lieux auprès de cette personne. Se référer aux autres plans d'intervention, selon le cas. Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Annexe C - 36

77 PIS ACTE DE VIOLENCE Mots clés : ACTE DE VIOLENCE MENANT À : o UNE AGRESSION o UN POLICIER BLESSÉ o L APPLICATION DE CONTENTIONS À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 1 Section policière Principes généraux Le présent plan d intervention traite de tout appel où des actes de violence ont été commis, sont toujours en progression ou surviennent alors que les techniciens ambulanciers/paramédics sont sur les lieux. L'intervention des TA/P sur ces appels devra se faire en respectant des règles strictes de sécurité. Les techniciens ambulanciers/paramédics doivent être en mesure d'identifier le potentiel de violence. Ils doivent faire preuve d une extrême prudence et éviter de se retrouver dans une situation dangereuse. Séquence d intervention spécifique si les policiers ne sont pas sur les lieux Assurer votre propre sécurité. Stationner votre véhicule à une distance sécuritaire et à l abri des regards provenant de la scène. Si vous pouvez voir le lieu, les personnes à l intérieur peuvent aussi vous voir. Fermer les lumières à l'intérieur du véhicule. Éviter d'avoir une source de lumière derrière vous. Si des coups de feu sont tirés ou une fusillade éclate : o Quitter les lieux immédiatement, si possible; o Se mettre à l'abri et éviter de vous faire voir (si vous pouvez voir la personne, vous pouvez être vu éteindre vos gyrophares); o Se protéger derrière un objet de forte densité comme le bloc-moteur du véhicule; o Prendre en considération le phénomène de ricochet : déviation de la balle entre 2.5 et 20 cm (1 et 8 pouces) du sol donc ne jamais se coucher sous l'ambulance ou à terre. Séquence d intervention spécifique si les policiers sont sur les lieux Assurer votre propre sécurité. Intervenir en zone froide seulement (zone sécuritaire). Suivre les consignes de sécurité du coordonnateur de site ou du policier responsable. Demeurer vigilant et anticiper une détérioration de la situation. Faire accompagner, dans tous les cas où une escorte policière s avère nécessaire, le patient par un policier dans l ambulance. o Le policier doit décharger ses armes (arme à feu, couteau, poivre de Cayenne, etc.) avant de monter à bord de l'ambulance, à moins de posséder un étui sécuritaire. o Si le patient doit être contentionné à la demande des policiers (réf. : Article 8 de la L.R.Q., chapitre P «Loi sur la protection des personnes dont l état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui»), utiliser des bandes triangulaires ou du «kling» et respecter les règles établies dans les PICTA/P. Annexe C - 37

78 Si l utilisation des contentions est nécessaire Lors de l utilisation des contentions, le patient doit être en position de décubitus dorsal avec le bras droit attaché à la civière au-dessus de la tête et le bras gauche attaché en position anatomique au cadre de la civière. Les membres inférieurs doivent aussi être attachés au cadre de la civière en position anatomique. Il est interdit de transporter un patient couché sur le ventre (décubitus ventral) ou attaché avec un autre dispositif que des bandes triangulaires ou du «kling». Seule la technique de contention avec bandes triangulaires établie par les PICTA/P est acceptée. Si l utilisation des menottes est nécessaire (demande exigée par la police) malgré l insistance des TA/P à ne pas les utiliser Si le patient doit être menotté, il devra être placé en position de décubitus dorsal, les mains en avant. Le patient ne doit jamais être menotté au cadre de la civière. En cas d évacuation d urgence du véhicule, cela pourrait entraver la sortie et avoir de graves conséquences pour le patient. Un policier doit obligatoirement accompagner le patient dans l ambulance et avoir une clé des menottes en sa possession. Que l usager soit menotté ou pas, il est prohibé de transporter un patient couché sur le ventre. Il faut noter que les techniciens ambulanciers/paramédics doivent, en tout temps, prodiguer les soins que requiert l état de la victime selon les PICTA/P. Lorsque les contentions sont utilisées, le technicien ambulancier/paramédic doit mentionner au dossier (RIP AS-803) les raisons et la durée de l utilisation des contentions, du nom et du matricule du policier qui a escorté l usager dans l ambulance. Séquence d intervention spécifique lorsqu un policier est blessé Assurer votre propre sécurité. Demander à un policier de désarmer son confrère blessé le plus rapidement possible (arme à feu, couteau, poivre de Cayenne, etc.). Retirer la ceinture et la veste pare-balles (au moins la partie antérieure) du policier blessé afin d avoir accès au thorax. Appliquer les PICTA/P. Annexe C - 38

79 PIS SCÈNE DE CRIME POTENTIELLE Mots clés : SCÈNE OÙ UN CRIME A ÉTÉ COMMIS À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 2 Section policière Principes généraux L'objectif de ce plan d intervention consiste à établir les principes de base à respecter sur une scène de crime. Pour les techniciens ambulanciers/paramédics comme pour les policiers, le principe fondamental de toute l intervention doit reposer sur la préservation de la vie humaine et de son intégrité. Cependant, lors d un appel où l on soupçonne ou confirme qu un crime a été commis ou qu un acte de violence a eu lieu, il est essentiel que la scène soit préservée et sécurisée. Dans cette situation, les TA/P administrent des soins tout en préservant le plus possible, l état des lieux. Parmi les situations, il est toujours possible que les techniciens ambulanciers/paramédics se présentent sur les lieux avant l arrivée des policiers. Dans ce cas, ils doivent agir selon les PICTA/P tout en protégeant l intégrité des lieux du crime. Séquence d intervention générale Assurer votre propre sécurité. Porter en tout temps des gants en nitrile (pas de gants de cuir). Prendre note des fournitures médicales laissées sur les lieux. Prendre note du lieu et de la position du patient à votre arrivée. Séquence d intervention spécifique lorsque les policiers sont déjà sur les lieux à votre arrivée Assurer votre propre sécurité. Suivre les consignes des policiers concernant la protection de la scène. o Le fait que ce soit une scène de crime ne doit jamais être un critère pour ne pas prodiguer des soins à la victime. Si dans l'exercice de ses fonctions, le technicien ambulancier/paramédic se voit refuser l'accès à un patient sur une scène de crime, il doit : o Informer le policier qu il est enregistré avec le MDSA; o Demander la raison du refus, et s'il ne s'agit pas d'une mort évidente, informer le o policier qu'il devrait vous laisser intervenir; Éclairer le policier sur les conséquences de cette décision. S'il persiste dans son refus, l'aviser qu'il prend l'entière responsabilité des conséquences de sa décision; o Prendre en note le nom et le matricule du policier qui interdit l'accès, le nom de son superviseur (s il y a lieu) ainsi que les motifs du refus; o Aviser le Centre de communication santé de ce refus dans les plus brefs délais et l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable); o Suivre les consignes de l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable); o Quitter les lieux, le cas échéant. Annexe C - 39

80 Dans la situation où les policiers donnent l accès à la scène et au patient : o Protéger la scène de crime : Éviter de manipuler des objets et ne rien déplacer. Ne pas ouvrir les fenêtres; Éviter de toucher aux interrupteurs de lumière et de se servir de l'appareil téléphonique. Toutes les pièces d'une maison ou d'un appartement font partie de la scène de crime; Éviter de marcher sur des indices au sol comme des taches de sang ou de boue, ou même à proximité de ces indices; Ne jamais fouiller la victime ou les lieux, même pour identification ou recherche de médicaments, à moins d'y être autorisé par un policier. Faire plutôt exécuter ces gestes par un policier; Éviter, dans le cas de blessures pénétrantes (arme à feu ou arme blanche), de couper le linge dans les trous faits par l arme. o Ne jamais manipuler d arme à feu ou d arme blanche. Demander aux policiers de le faire pour vous. Par contre, si vous devez absolument déplacer une arme par mesure de sécurité ou par nécessité dans le but de prodiguer des soins, utiliser des gants de nitrile, noter l'endroit où se trouvait l'arme avant son déplacement et de quelle façon vous l avez manipulée. o En tout temps, la priorité doit être donnée aux soins de la ou des victimes et non à la scène de crime. Annexe C - 40

81 ÉQUIPE TACTIQUE/SPÉCIALISÉE ARMÉE «TYPE SWAT» (Special weapons and tactics) PIS Mots clés : INTERVENTION : o AVEC UNE ÉQUIPE TACTIQUE OU SPÉCIALISÉE ET ARMÉE o AUPRÈS D UNE PERSONNE BARRICADÉE o LORS D UNE PRISE D OTAGE À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 3 Section policière Principes généraux Ce plan d intervention édicte les principes et les procédures à suivre, lors d intervention avec une unité de police spécialisée dans les opérations paramilitaires (équipe spécialisée armée), visant à mettre fin à une situation de personne barricadée ou de prise d otage avec ou sans fusillade. Personne barricadée : Personne qui s isole dans un endroit, menace de se suicider ou est en situation de crise mettant sa vie ou celle d autrui en danger. Elle peut être armée ou non. Prise d'otage : Situation où une ou plusieurs personnes sont privées de leur liberté et sont menacées de mort ou de blessures corporelles par un ou plusieurs individus armés dont l intention est de contraindre un tiers à satisfaire leurs exigences. Séquence d intervention générale Assurer votre propre sécurité. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l équipe spécialisée armée (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics; o Obtenir les informations suivantes de l'officier responsable de l équipe spécialisée armée (PC) et les transmettre au Centre de communication santé : Le périmètre de sécurité; L'aire de stationnement de ou des ambulances; Le genre d'intervention qu'il prévoit faire; Le moment où il prévoit intervenir; Le nombre de blessés possibles et le genre de blessures attendues. S entendre avec l officier responsable de l équipe spécialisée armée sur l endroit où sera positionné «l aire de rassemblement des blessés». Annexe C - 41

82 Demander des ressources ambulancières supplémentaires au CCS en prévision des besoins, si possible, et si le réseau des SPU le permet. Respecter le périmètre de sécurité (zone d'exclusion zone chaude). Les techniciens ambulanciers/paramédics interviennent toujours en zone froide (zone sécuritaire). Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Préparer l'équipement médical approprié en fonction du type d'intervention. Rester près du véhicule ou à l'endroit indiqué par le chef trieur ou par l'officier de l équipe spécialisée armée en fonction de la situation. Attendre, dans l'éventualité d'une intervention, l'autorisation du chef trieur et de la personne désignée de l équipe spécialisée armée, en fonction de la situation, avant de procéder. Annexe C - 42

83 PIS FUSILLADE EN COURS Mots clés : FUSILLADE EN COURS : o DANS UN LIEU PUBLIC (INCLUT LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES) o DANS UN DOMICILE À jour le Page 1 de 1 Plan spécifique 4 Section policière Principes généraux Ce plan d intervention édicte les principes et les procédures à suivre lors d une affectation sur une fusillade qui est en cours. Actuellement, la littérature rapporte que la plupart des fusillades ont lieu dans des établissements d enseignement. Le potentiel de victimes est donc élevé et des cas de pédiatrie sont parfois à prévoir. La localisation du ou des prévenus armés est parfois difficile et des échanges de coups de feu avec les services policiers sont fréquents. Dans cette situation, il est à prévoir qu un état de panique s emparera des personnes qui sont directement impliquées dans l évènement. Un mouvement de foule est donc prévisible, ce qui alimente le niveau de difficulté de l intervention policière et ambulancière. En fonction de la situation, les blessés pourront être remis au compte-gouttes aux techniciens ambulanciers/paramédics ou être acheminés très rapidement par la foule évacuant les lieux. L organisation et l implantation du SGI dans une aire de rassemblement sécuritaire permettent d éviter une intervention chaotique. Pour être bien orchestrées, les ambulances doivent éviter de se retrouver très près du lieu de la fusillade afin d éviter le mouvement de la foule et de devenir une cible. La première ressource ambulancière affectée ou l officier de garde doit, lors de l affectation initiale, immédiatement prendre le leadership de la situation et diriger l ensemble des ressources dans une aire de rassemblement. Ce lieu doit être sécuritaire, à l écart du lieu de la fusillade tout en étant relativement près pour recevoir les blessés. Lorsque les ressources sont rassemblées, le SGI doit être appliqué. Séquence d intervention générale Assurer votre propre sécurité. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Si ce n est pas déjà indiqué par le CCS que l officier de garde ou qu une ressource ambulancière ait pris le leadership de la situation, se diriger vers un point de rassemblement et prendre le leadership de la situation en dirigeant les autres ressources ambulancières affectées à l endroit que vous aurez désigné (aire sécuritaire, à l écart du lieu de la fusillade). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P; o Appliquer tout autre plan d intervention spécifique. Annexe C - 43

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85 PIS COLIS SUSPECT/EXPLOSION D UNE BOMBE Mots clés : PRÉSENCE D UN COLIS SUSPECT OU D EXPLOSIFS MENACE DE FAIRE EXPLOSER UN ENGIN EXPLOSIF EXPLOSION D UN ENGIN EXPLOSIF À jour le Page 1 de 3 Plan spécifique 5 Section policière Principes généraux Le présent plan d intervention traite des précautions à prendre et des procédures à suivre lors d'un incident impliquant la découverte d'un colis suspect ou d'explosif, lors de menaces de faire exploser un engin explosif ou lors de l explosion d un engin explosif. Le service de police, plus précisément son escouade spécialisée en explosifs, est responsable de la situation. Séquence d intervention spécifique lors d une demande d assistance pour le désamorçage d un colis suspect ou d explosif Dans cette situation, l intervention des techniciens ambulanciers/paramédics est nécessaire afin d assurer les soins à l escouade spécialisée en explosifs (et d éventuelles victimes suite à la détonation de l explosif ou du colis suspect) lors de l'inspection manuelle de la scène. Assurer votre propre sécurité. À votre arrivée sur les lieux : o Se rapporter via radio à l'extérieur d'un périmètre de plus de 100 mètres (risque de détonation de l explosif ou du colis suspect par les ondes radio à l intérieur de 100 mètres); o À l intérieur du périmètre (généralement ± 100 mètres) : Ne pas se rapporter sur les ondes; Ne pas émettre avec la radio portative; Fermer son portatif, téléavertisseur et son téléphone cellulaire. o Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière (si applicable). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l escouade spécialisée en explosifs (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics; Annexe C - 45

86 o Obtenir les informations suivantes de l officier responsable de l escouade spécialisée en explosifs ou du coordonnateur de site : Le périmètre de sécurité; L'aire de stationnement de ou des ambulances; Le moment prévu pour un bref rappel de la technique de retrait de l'habit antibombe; Le moment où il prévoit intervenir manuellement; Si le silence radio est en vigueur à l intérieur du périmètre, s assurer de fermer le moteur de votre véhicule ambulancier. Utiliser l'équipement de protection approprié (VPI). Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Préparer l équipement médical approprié en fonction du type d'intervention. Rester près du véhicule ou à l'endroit indiqué par le chef trieur ou par l'officier responsable de l'escouade spécialisée en explosifs. Faire attention aux conséquences de l'onde de choc (vitres qui volent en éclats, surpression). Dans l éventualité d un colis suspect avec agent bactériologique ou chimique suspecté, en fonction de la situation, le chef trieur devra communiquer avec la Direction de la santé publique ( ) pour obtenir les informations suivantes : o La nécessité de décontaminer les victimes; o Le genre de décontamination nécessaire s il y a lieu (cette dernière doit être effectuée par le service de sécurité incendie); o Les traitements requis; o La nécessité de transporter la ou les victimes à l hôpital. Dans l'éventualité d'une intervention, le technicien ambulancier/paramédic doit attendre l'autorisation de la personne désignée de l'escouade spécialisée en explosifs avant de procéder. Toujours intervenir en zone froide (zone sécuritaire). Séquence d intervention spécifique lorsqu une EXPLOSION a eu lieu Assurer votre propre sécurité. Lors d une explosion, tout débris retrouvé dans les vêtements ou sur la victime est considéré comme étant possiblement une pièce de l'engin explosif et constitue un élément de preuve pour l enquête policière. Il faut aviser les policiers de l'endroit où se trouvaient les blessés lors de leur prise en charge et leur transmettre les hôpitaux de destination. Si vous devez retirer les vêtements de la victime, les manipuler le moins possible et les remettre à la police. ATTENTION - DANGER Après l'explosion d'une première bombe, il y a toujours possibilité d'une deuxième bombe au même endroit «QUI ATTEND POUR EXPLOSER À L ARRIVÉE DES SECOURS» (SECONDARY DEVICE). Rester prudent et alerte. Si ce n est pas déjà fait, faire aviser l officier de garde de votre entreprise ambulancière. Annexe C - 46

87 Si ce n est pas déjà indiqué par le CCS que l officier de garde ou qu une ressource ambulancière ait pris le leadership de la situation, se diriger vers un point de rassemblement et prendre le leadership de la situation en dirigeant les autres ressources ambulancières affectées à l endroit que vous aurez désigné (aire sécuritaire, à l écart du lieu de la fusillade). Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/paramédics. Attendre l autorisation des autorités compétentes pour intervenir. Utiliser l'équipement de protection approprié, lors d'une intervention sur le site, l équipement suivant est obligatoire : o V.P.I. (Vêtement de protection individuel); o Lunettes de protection (visière du casque); o Casque; o Gants de nitrile. Annexe C - 47

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89 PIS ACTE DE TERRORISME/ANTISOCIAL Mots clés : TOUT ACTE DE NATURE TERRORISTE OU ANTISOCIAL À jour le Page 1 de 2 Plan spécifique 6 Section policière Principes généraux Ce plan d intervention vise à définir la marche à suivre dans le contexte d un acte de terrorisme potentiel. Il ne présente pas une séquence d intervention comme les autres plans. Il présente plutôt des principes et des indices pouvant mener à la suspicion d un acte de terrorisme. Le technicien ambulancier/paramédic doit se référer aux autres plans d intervention spécifique pour gérer la nature de l événement à connotation terroriste. Un acte de terrorisme est un acte ayant une composante criminelle et politique. Il vise à terroriser la population et à miner la confiance de cette dernière dans les instances dirigeantes (gouvernement, autorité, etc.) de la communauté visée. Cet acte peut générer plusieurs victimes traumatiques ou non traumatiques. Il peut se manifester de différentes façons : Arme explosive Arme incendiaire; Fusillade; Prise d'otages; Dispersion d un agent chimique, biologique, radiologique ou nucléaire (CBRN). Le facteur le plus important est la reconnaissance rapide de l'incident afin de limiter le nombre d'intervenants et de victimes exposés. Il est bien important de comprendre que les indices doivent être «apparus» de manière inexpliquée. Dès qu un acte de terrorisme est identifié (ex. : incident neurotoxique), l information doit être transmise de façon prioritaire sur les ondes radio et implique l arrêt immédiat, en bordure de la route, de toutes les ressources préhospitalières, jusqu à confirmation de la sécurité des lieux. Dans cette situation, un point de ralliement sera transmis par le CCS afin d éviter d exposer les ressources préhospitalières. Les indices laissant présager un acte de terrorisme Présence de nombreuses victimes traumatiques ou non traumatiques dans un même endroit ou provenant du même endroit (ayant un lien commun) avec : o Des malaises ou des signes et symptômes inexpliqués; o Des signes et symptômes communs et inhabituels; o Des traumatismes similaires (brûlures). Évidence d'explosion, de vapeurs, d'odeurs bizarres. Présence de contenants ou de matériel dans un endroit inhabituel. En tout temps, éviter de vous exposer et veiller à votre sécurité. L application du principe de TED (limiter le TEMPS d exposition, utiliser un ÉCRAN et une bonne DISTANCE de l événement) est de mise. Annexe C - 49

90 Dès que la situation est reconnue comme étant un acte potentiel de terrorisme, informer le Centre de communication santé qui avisera l officier de garde de votre entreprise ambulancière et les autres ressources, afin d'éviter qu'elles ne s'y exposent. Quelques principes à appliquer Rester à l écart des dangers. Si un nuage est visible, demeurer à l'écart de celui-ci et demeurer en amont du vent. Éviter les dépressions du terrain (garage, souterrain, métro). Dans l éventualité d un tireur embusqué ou d un engin explosif, éviter de vous retrouver dans un endroit où vous pouvez être vu du tireur ou de l'engin explosif (si vous le voyez, il peut vous voir). Anticiper la présence d'un engin secondaire. Se référer aux autres plans d intervention spécifique en fonction de l événement (explosion, incendie, matières dangereuses, etc.). Implanter le SGI, au besoin, et appliquer les PICTA/P. Annexe C - 50

91 PIS ÉPIDÉMIE/CONTAGION/AGENTS BIOLOGIQUES ET INFECTIEUX Mots clés : ÉPIDÉMIE MALADIE INFECTIEUSE CONTAGION CONTACT AVEC : o DES LIQUIDES BIOLOGIQUES OU BACTÉRIOLOGIQUES o DES AGENTS BIOLOGIQUES OU BACTÉRIOLOGIQUES o DES DÉCHETS BIOLOGIQUES OU BACTÉRIOLOGIQUES À jour le Page 1 de 4 Plan spécifique 1 Section Santé publique Principes généraux Ce plan d intervention présente les diverses notions de protection ainsi que la marche à suivre dans le contexte d une épidémie ou d une intervention auprès de victimes présentant des symptômes de maladie contagieuse/infectieuse ou lorsque vous êtes en contact avec des liquides, des agents ou des déchets de nature biologique ou bactériologique. Généralement, lors d une épidémie ou d une veille d épidémie, la Direction de la santé publique émet des recommandations spécifiques quant à la prévention, à la protection et à la gestion des équipements qui ont été en contact avec le patient présentant une maladie infectieuse. Les techniciens ambulanciers/paramédics devraient prendre les précautions nécessaires de prévention et de contrôle de la transmission des infections lorsqu un risque est identifié soit par : Le Centre de communication santé; Un professionnel de la santé; Un premier répondant qui est sur la scène. Notions spécifiques et définitions Le contact étroit avec le patient Les contacts étroits incluent ceux qui ont fourni des soins aux malades, qui ont demeurés sous le même toit, qui ont eu un contact face à face à moins d un mètre ou qui ont eu des contacts directs avec les sécrétions respiratoires ou les liquides biologiques d une personne atteinte d une maladie infectieuse et contagieuse. Mesures préventives et de contrôle de la transmission des infections Lorsqu un patient est identifié comme étant à risque, des mesures préventives et de contrôle de la transmission des infections doivent être appliquées. Annexe C - 51

92 En fonction de la situation et de son urgence, le technicien ambulancier/paramédic qui n a pas de «contact étroit» avec le patient devrait manipuler le matériel de façon à éviter toute contamination inutile et appliquer les principes suivants : Se laver les mains : Après tout contact avec un patient; Après tout contact avec des liquides biologiques, sécrétions ou excrétions; Après tout contact avec un objet connu ou considéré contaminé par les sécrétions respiratoires (ex. : inhalateur, masque, papier-mouchoir, équipement de gestion des voies respiratoires); Immédiatement après avoir enlevé les gants. *Utiliser un savon antimicrobien ou un antiseptique pour le lavage des mains. L équipement de protection contre les infections ne doit pas être enlevé durant le transport du patient. Les activités autres que l application des protocoles cliniques doivent être évitées (ex. : manger, boire, manipuler des verres de contact, etc.). Port de gants Les gants non stériles doivent être portés en plus du lavage des mains; Les gants doivent être changés entre chaque patient ou s ils ont été endommagés; Les gants doivent être mis juste avant le contact avec le patient et enlevés le plus tôt possible afin d éviter de contaminer l environnement de travail (ambulance et matériel médical). Port du masque Le port du masque chirurgical ou de procédure ou même un masque avec filtre de type N-95 bien ajusté doit être porté par les techniciens ambulanciers/paramédics en fonction de la situation. Le patient et les personnes qui l accompagnent doivent également porter le masque chirurgical. Effectivement, le patient doit porter un masque à moins qu il nécessite le port d un masque à oxygène à haute concentration dû à son état clinique. Il faut noter que l utilisation de la lunette nasale combinée au masque chirurgical est possible. Port des lunettes de protection La protection oculaire (lunettes de protection) est nécessaire si la tâche à effectuer présente un risque d éclaboussures avec des sécrétions respiratoires ou des liquides biologiques (ex. : aspiration et intubation). On recommande le port de lunettes de protection pour les soins directs des patients (moins d un mètre) à moins que le patient ne porte un masque. Les lunettes protectrices doivent être nettoyées entre les patients. Le port de lunettes de correction n est pas suffisant pour protéger des éclaboussures. Annexe C - 52

93 Port de blouse antiéclaboussures Le port d une blouse antiéclaboussures est nécessaire si on prévoit un contact physique avec le patient, avec des surfaces ou des objets contaminés dans l environnement de travail (sur la scène et dans l ambulance). Enlever la blouse dès que possible pour éviter de contaminer l environnement et en disposer de manière appropriée (voir la Procédure de manipulation et d élimination des équipements contaminés, ci-dessous). Procédure de manipulation et d élimination des équipements contaminés Utiliser des équipements à usage unique, si possible. S ils ne sont pas disponibles, les équipements utilisés doivent être nettoyés et désinfectés adéquatement (voir la Procédure de désinfection des équipements contaminés, ci-dessous). Disposer de la literie souillée dans un sac à déchets (biorisque) prévu à cette fin et en disposer à l endroit approprié à l urgence (demander au personnel médical de l urgence). Éliminer les piquants, coupants ou tranchants dans les contenants sécuritaires (biorisque) prévus à cet effet. Éliminer les déchets biomédicaux dans des sacs et contenants appropriés prévus à cette fin. Les sécrétions ou les liquides succionnés doivent être traités comme des déchets biomédicaux. Procédure de désinfection des équipements contaminés Les équipements respiratoires doivent être désinfectés avec un désinfectant de haut niveau, selon les recommandations des fabricants (ex. : désinfectant à base de peroxyde d hydrogène tel que le Virox ). Nettoyer les surfaces environnementales (ex. : civière, plancher, murs, volant, appareil de communication) qui ont pu être souillées par des sécrétions du patient avec un germicide pour usage hospitalier et suivre les recommandations du fabricant. Lors de la désinfection, les intervenants doivent changer leur masque N-95, leur blouse et continuer à porter des lunettes de protection. Le matériel est disposé comme les procédures le prévoient. Si des liquides biologiques ont été répandus durant le transport, il faut les imbiber avec du matériel absorbant et disposer celui-ci dans un sac à déchets (biorisque). Séquence d intervention générale Aviser le patient et les accompagnateurs qu ils doivent porter un masque chirurgical. Se rapporter au chef trieur ou si ce dernier n est pas sur les lieux : o Évaluer la situation et assurer votre propre sécurité; o Appliquer les protocoles de sinistre (SIN) s il y a lieu et déterminer le chef trieur et le trieur; o Se rapporter au coordonnateur de site ou à l officier responsable de l incident (au poste de commandement - PC) et s entendre sur l endroit où seront positionnés le PC Santé (chef trieur) et les équipes de techniciens ambulanciers/ paramédics; o Appliquer les PICTA/P. En fonction des protocoles d intervention clinique, appliquer les principes suivants : Une lunette nasale peut être appliquée avec le masque chirurgical (TECH.11); Si pour une raison ou une autre le masque n est pas toléré, il doit être enlevé; Si de l oxygène par masque à haute concentration doit être appliqué (TECH.11), le masque chirurgical doit être enlevé; Annexe C - 53

94 Surveiller étroitement la saturométrie du patient en tout temps, surtout lorsqu il porte un masque chirurgical. Si une désaturation survient, réagir en conséquence, entre autres, en enlevant le masque et en administrant de l oxygène et/ou en ventilant le patient; Si le patient nécessite une assistance ventilatoire, il faut éviter le masque de poche. Il faut utiliser un ballon-masque. L Oxylator peut être employé, au besoin, comme nos procédures le prévoient. Aviser la salle d urgence durant le transport (10-10), si le patient présente une maladie hautement contagieuse (le SRAS par exemple) afin d informer le personnel soignant de votre arrivée avec un patient contagieux. Assurez-vous, à votre arrivée à l urgence, que le personnel soignant est prêt à vous accueillir. Le patient est laissé dans le véhicule sous la surveillance du technicien ambulancier/paramédic qui l accompagnait dans le cabinet de soins (boîte), jusqu à ce qu on vous indique l endroit où celui-ci devra être dirigé. Transférer le patient à l urgence et dirigez-vous vers l endroit prévu par l équipe médicale de l hôpital. Si l instabilité justifie une salle de choc, avec l accord du personnel soignant lors de l encodage de la salle d urgence (10-10, ), le patient y sera dirigé. Il est à noter que le personnel médical de l hôpital peut préférer que l on dirige le patient dans un autre endroit que la salle de choc habituelle. Cela est à la discrétion du personnel. Enlever les blouses, les gants, les masques et les protections oculaires (si utilisées et jetables) à l urgence et les jeter dans un sac à déchets (biorisque) prévu à cette fin et disposer à l endroit approprié (demander au personnel de l urgence). Désinfecter les surfaces environnementales du cabinet de soins ayant pu être souillées par des sécrétions du patient et le matériel utilisé non jetable comme la procédure de désinfection des équipements contaminés le prévoit (voir page précédente). Jeter, à l urgence, le masque, les gants et la blouse portés lors de la désinfection du véhicule dans un sac à déchets (biorisque) prévu à cette fin et disposer à l endroit approprié (demander au personnel de l urgence). Rapporter l événement, verbalement ou par écrit, au supérieur immédiat selon le mécanisme établi à l intérieur de l entreprise ambulancière. Suivi des techniciens ambulanciers/paramédics ayant transporté un patient suspect de SRAS Prendre soin de bien identifier lisiblement votre nom et votre numéro d intervenant afin que la santé publique puisse vous joindre, au besoin. Aviser la Direction médicale ( , poste 4376) en donnant les informations suivantes : les noms des intervenants (incluant les premiers répondants, s il y a lieu), la date et l heure du transport, les numéros de AS-810 et AS-803, l hôpital de destination et la raison de la suspicion de SRAS. Les techniciens ambulanciers/paramédics peuvent continuer à travailler. À la suite de l évaluation médicale et de la confirmation de la Direction de santé publique que le patient transporté s avère être un cas suspect ou probable de SRAS, cette même direction retrace les contacts (dont les TA/P et PR) et les dispositions appropriées sont prises. Annexe C - 54

95 ANNEXE D : DÉCONTAMINATION TABLE DES MATIÈRES Principes de base et organisation physique des lieux...3 Produit inconnu : Consultation du Guide des mesures d urgence CANUTEC GUIDE Quand procéder à la décontamination?...3 Comment identifier la toxicité d un produit?...4 Comment identifier le produit?...4 Dans quelle situation la victime doit-elle être décontaminée?...4 Communication, lors d incertitude, avec la Direction de la santé publique et CANUTEC...5 Quel type de décontamination doit être effectué?...5 Comment organiser un site d intervention avec décontamination?...5 Comment décontaminer?...5 Annexe D - 1

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97 Il n est pas de la responsabilité du TA/P de décontaminer les victimes. Cependant, il doit guider la prise de décision et s assurer que la décontamination a été faite avant la prise en charge des victimes. Direction de la santé publique : CANUTEC : ou via cellulaire : *666 Principes de base et organisation physique des lieux Rester en sécurité (ZONE FROIDE); N Il est capital que les victimes soient décontaminées avant leur transport. Cela évite la contamination des TA/P, de l ambulance et surtout de l établissement de santé qui les reçoit. Entrée PC incendie PC police PC Soins et services aux sinistrés PC Services de santé PC Transport Services techniques - Travaux publics PC expertise Autres PC au besoin Équipe soutien Liaison ORSC Produit inconnu : Consultation du Guide des mesures d urgence CANUTEC GUIDE 111 Un contaminant gazeux soluble à l eau peut se mélanger avec les fluides humains (larmes, sueur) pour former des liquides toxiques contamination secondaire possible; Un contaminant liquide ou solide peut rester sur la peau contamination secondaire possible; Les manœuvres de décontamination visent à arrêter l absorption du contaminant par la victime, à éviter la contamination secondaire des intervenants par la victime et à éviter la propagation de la contamination. Quand procéder à la décontamination? La toxicité d une substance dépend de sa concentration et de la durée d exposition. Quelques substances sont toxiques à des niveaux très faibles. Dans la plupart des cas, les victimes qui sont sorties du milieu contaminé, ne sont pas contaminées à des niveaux suffisants pour intoxiquer d autres personnes au simple contact. Malgré cela, on doit imaginer le pire scénario et considérer le produit hautement toxique jusqu à preuve du contraire. Cependant, il faut éviter de décontaminer inutilement les victimes. Il faut donc aller chercher rapidement des informations pour estimer la toxicité du produit et éventuellement l identifier. Annexe D - 3

98 Comment identifier la toxicité d un produit? La toxicité d un produit peut être identifiée par les indices suivants : L identification du produit proprement dit; Les symptômes présentés par les victimes; Les menaces proférées dans le cas d actes antisociaux (terrorisme possible). Substances Hautement toxiques Modérément toxiques Peu toxiques Symptômes et signes présentés par les personnes sur le site à risque Arrêt respiratoire, perte de conscience, convulsions, vomissements, toux, crachats importants, brûlures visibles sur la peau, troubles de la vision. Étourdissements, nausées, maux de tête, toux légère. Aucun Site reconnu Pour la présence de matières dangereuses hautement toxiques. Pour la présence de matières dangereuses modérément toxiques. Menaces proférées Mention de substances hautement toxiques. Tiré du document «Décontamination des victimes exposées à des substances chimiques», de la Direction des risques biologiques, environnementaux et occupationnels, Institut national de santé publique du Québec, mars 2001, p.6. Si des indices laissent supposer à des substances peu ou modérément toxiques, il vaut mieux attendre les informations supplémentaires avant de procéder à la décontamination. Cependant, si les victimes présentent des symptômes sévères d exposition à des substances «hautement toxiques», une décontamination risque d être indiquée et seuls les intervenants entraînés à la décontamination et portant un vêtement de protection personnel avec appareil respiratoire autonome sont habilités à s en approcher et à les décontaminer jusqu à preuve du contraire. Comment identifier le produit? On peut identifier le produit par : Les plaques d identification des matières dangereuses, les étiquettes, les personnes ressources sur les lieux qui connaissent le produit; Les manifestes de transport, les informations de l expéditeur et du récepteur dans le cas de matières transportées; La déclaration de la personne qui a causé l événement. Dans quelle situation la victime doit-elle être décontaminée? Si la victime présente des symptômes sévères d exposition à des substances «hautement toxiques» (apnée, inconscience, convulsions, etc.), une décontamination est fortement indiquée. Annexe D - 4

99 Il faut alors agir vite et ne pas oublier que seuls les intervenants entraînés à la décontamination et portant un vêtement de protection personnel avec appareil respiratoire autonome sont habilités à s en approcher et à la décontaminer jusqu à preuve du contraire. Il n est pas de la responsabilité du TA/P de décontaminer les victimes. Cependant, il doit guider la prise de décision et s assurer que la décontamination a été faite avant la prise en charge des victimes. Communication, lors d incertitude, avec la Direction de la santé publique et CANUTEC Direction de la santé publique : CANUTEC : ou via cellulaire : *666 Quel type de décontamination doit être effectué? On doit communiquer par téléphone avec la Direction de la santé publique et CANUTEC. Direction de la santé publique : CANUTEC : ou via cellulaire : *666 Comment organiser un site d intervention avec décontamination? Le technicien ambulancier/paramédic (chef trieur) doit supporter et orienter les partenaires (ex. : policiers, pompiers, etc.) dans la prise de décision et l organisation de la décontamination. Cependant, en tout temps, les techniciens ambulanciers/paramédics doivent intervenir en zone froide (zone sécuritaire). Comment décontaminer? Décontamination primaire (ou grossière) : La décontamination est effectuée par le service de sécurité incendie. Plusieurs lieux physiques peuvent être utilisés pour une décontamination. En l absence d un lieu approprié ou lorsque la température extérieure ne permet pas la décontamination, la méthode des 3 autobus peut être utilisée : Tiré du document «Décontamination des victimes exposées à des substances chimiques», de la Direction des risques biologiques, environnementaux et occupationnels, Institut national de santé publique du Québec, mars 2001, p.13 Déshabiller complètement la victime en commençant par la tête et en descendant jusqu aux pieds. Le déshabillage doit s effectuer à la limite de la zone chaude. Si possible, les vêtements et les effets personnels doivent être déposés dans des sacs de types «BIOHAZARD» scellés et identifiés pour les relier à leur propriétaire. Annexe D - 5

100 Faire passer la victime en zone tiède. Laver à l eau tout le corps. Idéalement, la douche devrait durer de 2 à 3 minutes par individu. Amener la victime vers le site de décontamination secondaire, si nécessaire (réf. : DSP et CANUTEC). Si la décontamination primaire est suffisante, habiller la victime avec un survêtement ou une couverture (essuyer la victime et l envelopper dans une couverture d aluminium puis de laine, si possible) et la diriger vers la zone froide où elle sera triée et traitée par les techniciens ambulanciers/paramédics. Décontamination secondaire : Effectuée par le service de sécurité incendie. Les victimes doivent être complètement dévêtues. Laver tout le corps (brosse, éponge) avec de l eau et du savon hypoallergène liquide. Rincer à grande eau. Habiller la victime avec un survêtement ou une couverture (essuyer la victime et l envelopper dans une couverture d aluminium puis de laine, si possible) et la diriger vers la zone froide où elle sera triée et traitée par les techniciens ambulanciers/paramédics. Décontamination tertiaire : La décontamination tertiaire s effectue en centre hospitalier. Elle consiste à laver minutieusement les cheveux, les plis cutanés, les orifices, etc. Principes de base à respecter en décontamination : Délimiter clairement et faire contrôler les zones d interventions. Installer le lieu de décontamination près du déversement (lieu contaminé) pour éviter la propagation de la contamination. Respecter les zones d interventions. Le technicien ambulancier/ paramédic intervient en zone froide, donc après la décontamination. Assurer le déploiement rapide de la décontamination. Utiliser de l eau qui est à une température de 29,4 o C pour éviter l hypothermie. Disperser l eau sous forme de «jet doux» (grand volume d eau à faible pression, douche, passage dans l eau d une piscine). Utiliser du savon liquide doux hypoallergène. S assurer de contenir les eaux contaminées. Avoir des sacs hermétiques et identifiés pour contenir les effets personnels des victimes. Avoir des vêtements ou des couvertures pour sécher et habiller les victimes décontaminées. Maintenir la température confortable pour les victimes décontaminées. Maintenir tout le processus à l abri des regards pour préserver l intégrité des victimes. Annexe D - 6

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117 ANNEXE E : TRIAGE TABLE DES MATIÈRES Note au trieur... 3 Triage de base «nomenclature»... 3 Triage inversé «électrisation/électrocution»... 4 Triage pédiatrique JumpSTART... 4 Algorithme START/JumpSTART... 5 Stratégies d intervention de triage... 6 Triage sur le site même de l incident... 6 Brancardage avant triage... 6 Annexe E - 1

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119 Note au trieur DANS TOUTE SITUATION OÙ LE TRIAGE DOIT ÊTRE APPLIQUÉ, LA PRIORITÉ DE SOINS DOIT REVENIR AUX INTERVENANTS DES SERVICES D URGENCE, EN PRIORISANT LES TECHNICIENS AMBULANCIERS/PARAMÉDICS ET LE PERSONNEL MÉDICAL SOIGNANT, ET CE, NONOBSTANT LEUR CLASSEMENT (COULEUR) DE TRIAGE. L ÉVACUATION DU PERSONNEL SOIGNANT, BLESSÉ, DOIT ÊTRE FAITE LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE. LA NON-APPLICATION DE CETTE RÈGLE PEUT AVOIR DES EFFETS PSYCHOLOGIQUES DÉVASTATEURS SUR L ENSEMBLE DES INTERVENANTS DES SERVICES D URGENCE QUI PRODIGUENT DES SOINS ET POURRAIT ENGENDRER DE GRAVES CONSÉQUENCES SUR LA QUALITÉ DES SOINS ADMINISTRÉS ET SUR LA GESTION DES OPÉRATIONS SUR LE SITE DU SINISTRE. Triage de base «nomenclature» Note : Malgré les définitions ci-dessous, en tout temps le technicien ambulancier/paramédic doit se référer à l algorithme du START/JumpSTART pour catégoriser les victimes. Les définitions et caractéristiques ci-dessous sont fournies à titre de complément, dans le but de synthétiser les fondements du START/JumpSTART. ROUGE : Victime dans un état critique avec des lésions ou des problèmes qui menacent directement sa vie et qui présente des chances de survie relativement bonnes. Nécessite des soins immédiats. Nécessite théoriquement une hospitalisation en moins d une heure. Exemples : o o o o Hémorragie externe contrôlable; Choc décompensé; Problèmes des voies respiratoires corrigeables par des méthodes de base; Problèmes respiratoires. JAUNE : Victime présentant des lésions ou des problèmes qui peuvent mettre potentiellement sa vie en danger ou qui est dans l incapacité de marcher. La pédiatrie est classée d emblée dans la catégorie JAUNE au minimum selon le START, si le principe de JumpSTART n a pas été appliqué. En attente de soins. Peut attendre théoriquement 2 heures avant de recevoir des soins. Exemples : o o Fracture d extrémité; Hémorragie contrôlée avec absence de signes de choc. Annexe E - 3

120 VERT : Victime présentant des lésions ou des problèmes mineurs et pouvant se déplacer. Victime alerte et orientée. En attente de soins. Peut attendre théoriquement 8 heures avant de recevoir des soins. Exemples : o o o Patient ambulant avec douleur cervicale; Patient ambulant avec une fracture du poignet; Patient ambulant avec lacérations mineures. NOIR : Victime présentant un pronostic de survie très sombre ou déjà décédée. Elle présente généralement des lésions ou des problèmes incompatibles avec la survie. Elle est laissée de côté et considérée comme décédée. Exemples : o Patient en apnée après ouverture des voies respiratoires avec une technique de base (manuelle); o ACR. Triage inversé «électrisation/électrocution» Le triage inversé s'applique lors d'électrisation/électrocution. Les victimes catégorisées «NOIR» doivent être traitées avant les autres, même si elles sont en arrêt cardiorespiratoire. Cela est dû à la forte incidence de fibrillation ventriculaire postélectrocution avec retour de pouls postdéfibrillation. Triage pédiatrique JumpSTART Le JumpSTART est une version modifiée du principe de triage START pour l'adapter à la clientèle pédiatrique (0 à 8 ans). Il tient compte des différences physiologiques et de «l'origine générale» de l'apnée chez l'enfant qui est fréquemment d'ordre respiratoire plutôt que cardiaque comme chez l'adulte. On l appelle «JumpSTART», car on peut faire le parallèle avec «le survoltage d une batterie d automobile» et les 5 ventilations «survoltage» données à l enfant apnéique. Annexe E - 4

121 Algorithme START/JumpSTART Annexe E - 5

122 Stratégies d intervention de triage Deux stratégies d intervention peuvent être appliquées lors d une situation de triage. La première est le triage sur le site même de l incident, la deuxième est le brancardage avant triage. Triage sur le site même de l incident Cette stratégie d intervention consiste à trier les blessés à l endroit où ils sont découverts. Ce type de stratégie est employé : Lorsque la scène est sécuritaire pour les intervenants santé; Lorsqu il y a généralement un petit nombre de victimes; Lorsque les victimes sont localisées dans un même endroit, peu éloignées les unes des autres. Exemples : o Accident de la route avec 5 victimes; la scène est sécuritaire pour les intervenants santé; o Fusillade sur la piste de danse d une discothèque avec 8 victimes; la scène est sécuritaire pour les intervenants santé. Brancardage avant triage Cette stratégie d intervention (généralement par le service de sécurité incendie) consiste à, brancarder (effectuer le sauvetage), évacuer et rassembler les victimes à un endroit précis pour ensuite effectuer le triage de ces dernières. Ce type de stratégie est employé : Lorsque les victimes sont dans une zone dangereuse pour les intervenants santé; Lorsqu il y a un grand nombre de victimes; Lorsque les victimes sont localisées dans plusieurs endroits différents ou difficilement accessibles. Exemples : o o o Écrasement d un avion avec 250 passagers; Autobus avec 40 passagers qui a chuté dans un ravin; Carambolage sur plusieurs kilomètres. Annexe E - 6

123 ANNEXE F : COMMUNICATIONS Communication entre les intervenants sur le site et entre le site et le CCS Lors d un événement où il y a plusieurs blessés, on doit favoriser la communication entre les intervenants en utilisant les appellations d unité plutôt que les codes usuels. Cela favorise une communication claire. Exemple : «CHEF TRIEUR au CCS» «TRIAGE au CHEF TRIEUR» «TRAITEMENT au TRANSPORT» De plus, à chaque communication, les intervenants doivent objectiver l information comprise (procédure écho). Cette façon de fonctionner assure aux intervenants que le message a «été bien compris». Exemples : Unité de triage : «TRIAGE au TRAITEMENT» Unité de traitement : «TRAITEMENT à l écoute» Unité triage : «Je vous envoie 4 ROUGES» Unité de traitement : «Compris vous m envoyez 4 ROUGES» Seul le chef trieur ou le TA/P désigné par ce dernier (ex. : Communication) est autorisé à communiquer avec le CCS. Communication avec le ou les hôpitaux En fonction des moyens de communication, de la technologie disponible et de la situation, les communications pourront être reliées à l hôpital via soit le CCS ou le terrain. Cependant, il est important de comprendre qu'idéalement la communication devrait être directe du «terrain» à «l'équipe médicale» de l hôpital. Seul le chef trieur ou le TA/P désigné par ce dernier (ex. : Communication) est autorisé à communiquer avec le ou les hôpitaux. 1 er appel à l hôpital Le premier appel à l hôpital a pour but de les mettre en tension et de les préparer à recevoir le nombre de blessés potentiels. En général, c est le chef trieur qui effectue ce premier appel. Il faut prendre note que le CCS peut effectuer cet appel à la demande du chef trieur. Il doit s assurer de transmettre les informations suivantes : 1. La nature de l intervention; 2. Le nombre de blessés potentiels et réels; 3. L estimation du temps d arrivée (10-22) des premiers blessés à l hôpital; 4. Les particularités de l événement (ex. : contamination). Appels subséquents à l hôpital Le but des appels subséquents est d aviser l hôpital de l état des blessés qui sont en direction. En général, dans un événement majeur, c est le chef trieur ou celui aux «COMMUNICATIONS» qui effectue ces communications. Il doit s assurer de transmettre les informations suivantes : 1. Le nombre de véhicules ambulanciers en direction de leur établissement de santé; 2. Le nombre de blessés qui sont en direction de l établissement et leur état (# ROUGES, # JAUNES, # VERTS); 3. Leur estimation du temps d arrivée (10-22) (ETA à l hôpital). Annexe F - 1

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125 ANNEXE G : INTERVENTION D UNE ÉQUIPE MÉDICALISÉE OU D UN MÉDECIN SUR LE SITE D INTERVENTION L intervention d un médecin ou d une équipe médicalisée sur un site d intervention est très rare. Critères d'inclusion pour lesquels un médecin et/ou une équipe médicale pourraient être appelés sur la scène : 1. Pour un patient dont on doit amputer un membre sur place quand l évacuation rapide ne peut être faite et que ceci pourrait menacer la vie de ce dernier. 2. Dans le cas de catastrophe, s il y a un grand nombre de décès à constater sur le site afin de ne pas surcharger les services ambulanciers et les salles d urgence. Le nombre de places désignées «assises» dans l ambulance étant limité, le nombre de personnes qui y prennent place ne doit pas excéder ce nombre. Procédure pour l'obtention d'un médecin et d'une équipe médicalisée 1. S'assurer de répondre aux critères d'inclusion. 2. Demander au CCS d'être mis en communication directe avec la salle d'urgence la plus proche (comme pour un encodage 10-10), si impossible, faire votre demande au CCS. 3. Demander à parler à un urgentologue en STAT pour «une demande de médecin et d'une équipe médicalisée en préhospitalier». 4. Expliquer brièvement la situation (ce à quoi vous vous attendez de leur intervention) à l'urgentologue et confirmer l'estimation du temps d arrivée (ETA 10-22), approximatif, du médecin et de l'équipe médicalisée. Dès que la demande d un médecin ou d une équipe médicalisée est faite par les TA/P, le CCS doit communiquer avec le service de police qui dessert la localité afin de leur demander de récupérer le personnel médical en STAT pour l amener sur le site. Si cela s avérait totalement impossible, le CCS pourrait avoir recours à l officier de garde de l entreprise ambulancière pour récupérer le personnel soignant à l hôpital et les conduire sur le site de l intervention. Lors de telles situations, le responsable de l entreprise ambulancière ainsi que l Agence de la santé et des services sociaux doivent être avisés sans délai. N. B. : À défaut d avoir recours à un médecin ou à une équipe médicalisée, le TA/P devra utiliser les moyens nécessaires mis à sa disposition pour extirper la victime. Annexe G - 1

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127 ANNEXE H : ÉVALUATION DES INTERVENANTS SPÉCIALISÉS À venir Annexe H - 1

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129 FORMULAIRE D ÉVALUATION D UN INTERVENANT SPÉCIALISÉ Date de l'intervention : / / Endroit : Nom : Âge : Poids : Examen préaccès (PRÉENTRÉE) : Histoire médicale antérieure et événement médical au cours des deux dernières semaines : Heure : T/A : / Respiration : Pouls : T o : SPO 2 AA : Lentilles cornéennes : Oui Non Présence de lésions cutanées : Oui Non Si oui, préciser l endroit et définir le type de lésion : Présence de coup de soleil : Oui Non Si oui, préciser l endroit et définir le type de lésion : Bruits respiratoires anormaux : Oui Non Si oui, préciser l endroit et définir le type de lésion : Évaluations de l intervenant spécialisé en matières dangereuses lors de l'intervention en «zone chaude» (zone dangereuse) Entrée 1 Entrée 2 Entrée 3 Entrée Sortie Entrée Sortie Entrée Sortie Heure Durée de l exposition en «zone chaude» (temps en minutes) T/A Respiration Pouls SPO 2 T o buccale (si possible) État de la peau (Plaie ou éruption cutanée «Rash») Oui Non Problème respiratoire Oui Non État de conscience AVPU Yeux (rougeur, picotement) Hydratation (Gatorade ou autre) Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non Évaluation de symptômes d'hyperthermie : nausées, vomissements, vertiges, étourdissements Évaluation de symptômes de l'exposition chimique selon les informations reçues du Centre antipoison Technicien ambulancier/paramédic Annexe H - 3

130 FORMULAIRE D ÉVALUATION D UN INTERVENANT SPÉCIALISÉ Critères d'exclusion recommandés pour autoriser l intervenant spécialisé en matières dangereuses à intervenir en zone chaude avec un équipement de protection de type «A» Critères à surveiller lors de la phase préentrée (avant l entrée en zone chaude) Histoire de problème cardiaque ou respiratoire, hypertension, diabète, nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, ou hyperthermie depuis 72 heures. Respiration > 24/min, T/A > 105 diastolique. Température > 37,5 o C. Pouls > 70 % pouls maximum ((220 - âge) X 0.7 = pouls maximum). Plaie ouverte, coup de soleil ou éruption cutanée «Rash» sur une grande surface. Présence de bruit respiratoire, sibilances/wheezing ou congestion. Tableau de référence sur les rythmes cardiaques selon l'âge Âge 70 % 80 % Critères à surveiller lors de la phase postentrée (sortie de la zone chaude) Après décontamination, tout le personnel doit subir un examen médical et une évaluation de l hydratation. Le personnel reste au repos durant une période équivalente à celle de l intervention en zone dangereuse. Tout le personnel doit être réhydraté (Gatorade, solution saline, de préférence à l eau, sauf si aucun autre liquide n est disponible). Si la température est > que 37,8 º C, l'intervenant doit être placé dans un endroit frais. Si la température dépasse 38,9 º C, l'intervenant reste dans un endroit frais et aéré, des compresses froides doivent lui être mises sous les aisselles et sur la nuque. Si le signe dépasse les critères de préentrée ou s'il y a plus de 10 % d'écart avec les résultats d'examen de préentrée, l'intervenant doit rester sous surveillance et passer un examen toutes les 5 minutes jusqu'au retour à la normale. Si après 10 minutes, les indices cliniques ne sont pas revenus à moins de 10 % d écart avec l état initial : ou si le pouls est à plus de 85 % de la pulsation maximum; ou si la température dépasse 38,5 º C; ou si l'intervenant a des nausées; ou s il y a une altération de son état de conscience; ou s il y a des signes cliniques d'intoxication aiguë; Appliquer le protocole d'intervention clinique en fonction de l état du patient, (réf. : protocoles IND) administrer de l'oxygène et transporter l'intervenant à l hôpital. Annexe H - 4

131 ANNEXE I : FORMULAIRES D INTERVENTION TABLE DES MATIÈRES CHEF TRIEUR...3 Informations à transmettre au CCS à l arrivée sur les lieux...3 Gestion de l'événement «Fiche d'information technique» (journal de bord)...4 Formulaire «Organisation du système de gestion de l intervention (SGI)»...5 TRANSPORT/RASSEMBLEMENT DES RESSOURCES...7 Formulaire du responsable au TRANSPORT/RASSEMBLEMENT «Organisation du système de gestion de l intervention (SGI)»...7 Suivi et orientation des victimes...7 Annexe I - 1

132

133 CHEF TRIEUR Informations à transmettre au CCS à l arrivée sur les lieux Coché lorsque accompli. Confirmer au CCS qu il est le PC Santé, chef trieur «nom de famille» et sa position exacte (rue, points de repère). Annoncer le 10-90, 10-91, et (voir annexe A). Donner une brève description de l incident. Donner le nombre de victimes potentielles ou réelles. Confirmer l endroit exact de l incident et indiquer le chemin d entrée sur la scène (pour les autres ressources). Confirmer la nécessité de la deuxième ressource et des autres ressources nécessaires à l intervention (ambulances, pompiers, policiers, etc.). NOTES : (Recto) Annexe I - 3

134 CHEF TRIEUR Gestion de l'événement «Fiche d'information technique» (journal de bord) Service responsable des opérations Téléphone : Directeur des opérations : Téléphone : Hôpital 1 Téléphone : Personne-ressource : Hôpital 2 Téléphone : Personne-ressource : CCS Téléphone : Personne-ressource : Fréquence radio prioritaire : CCO Téléphone : Personne-ressource : Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie Téléphone : Personne-ressource : Autre : Téléphone : Personne-ressource : Autre : Téléphone : Personne-ressource : (Verso) Annexe I - 4

135 CHEF TRIEUR Formulaire «Organisation du système de gestion de l intervention (SGI)» Cocher lorsque accompli. Assurer la sécurité des intervenants Transmettre l information pertinente au CCS Se rapporter au directeur des opérations Désigner le TA/P au «TRIAGE» - Dossard Désigner le TA/P au «TRAITEMENT» - Dossard Désigner le TA/P au «TRANSPORT/RASSEMBLEMENT» - Dossard Ajout de secteur TRAITEMENT : ROUGE-JAUNE-VERT Assurer une fréquence radio pour la gestion de l événement (simplex) Assurer la disponibilité des équipements de soins (approvisionnement) S assurer que tous les patients ont été localisés Faire le décompte des patients Autres ressources nécessaires (ambulances, policiers, pompiers, etc.) Coordonner les ressources des autres compagnies ambulancières Nécessité d avoir d autres officiers sur la scène (officier avisé) Rappel du personnel ambulancier qui n est pas en fonction (Recto) Annexe I - 5

136 (Verso) Annexe I - 6

137 TRANSPORT/RASSEMBLEMENT DES RESSOURCES Formulaire du responsable au TRANSPORT/RASSEMBLEMENT «Organisation du système de gestion de l intervention (SGI)» Cocher lorsqu accompli. Assurer la sécurité des intervenants Avoir une communication constante avec le chef trieur Coordonner les opérations avec le TRAITEMENT et/ou le TRIAGE Assurer l orientation des patients et les communications avec les hôpitaux, le cas échéant Effectuer le suivi des VICTIMES (véhicules vs hôpitaux) Orienter les arrivées et les départs des ressources Suivi et orientation des victimes HEURE # ÉTIQUETTE TRIAGE (R-J-V) SEXE (F/M) HÔPITAL (DESTINATION) CIE AMBULANCIÈRE # VÉHICULE (Recto) Annexe I -7

138 HEURE # ÉTIQUETTE TRIAGE (R-J-V) SEXE (F/M) HÔPITAL (DESTINATION) CIE AMBULANCIÈRE # VÉHICULE (Verso) Annexe I -8

139 ANNEXE J : MATÉRIEL D INTERVENTION SUGGÉRÉ (SGI) Véhicule ambulancier (le matériel obligatoire est inclus dans cette liste) 1 algorithme des PIC-TA sinistre plastifié 1 algorithme START/JUMPSTART plastifié 3 canettes de peinture de couleur : ROUGE, JAUNE, VERT 1 CANUTEC 50 cartons de triage 2 dossards blancs d identification de la sécurité civile avec poches multiples et bandes d identification (velcro) rouge suivantes : «CHEF TRIEUR», «TRIAGE», «TRAITEMENT», «TRANSPORT/RASSEMBLEMENT» et «COMMUNICATION» 1 ensemble de «Kwic Cones» : NOIR, ROUGE, JAUNE, VERT 2 formulaires «CHEF TRIEUR» 2 formulaires «TRANSPORT/RASSEMBLEMENT» 1 jumelle (10x50 ou l équivalent) 2 lampes de poche 1 manuel de PICTA/P 2 marqueurs NOIRS 4 pansements compressifs de 15 cm par 15 cm 2 planchettes à pince en bois (Clipboard) 2 stylos bleus 1 trousse pour fournitures identifiées «M.U.» en tissu, résistante aux éclaboussures Véhicule de l officier de garde (suggéré - inventaire complet) 1 algorithme des PIC-TA sinistre plastifié 1 algorithme START/JUMPSTART plastifié 1 bouteille d oxygène médicale de type «E» 3 canettes de peinture de couleur : ROUGE, JAUNE, VERT 1 CANUTEC 100 cartons de triage 100 couvertures d aluminium 4 couvertures de laine 1 DEA 1 dossard blanc d identification de la sécurité civile avec poches multiples et bande d identification (velcro) rouge : «OFFICIER» 1 ensemble de piles pour lampe d appoint 1 ensemble de «Kwic Cones» : NOIR, ROUGE, JAUNE, VERT 5 formulaires «CHEF TRIEUR» 10 formulaires «TRANSPORT/RASSEMBLEMENT» 1 jumelle (10x50 ou l équivalent) 1 lampe d appoint avec piles 2 lampes de poche 1 manuel de PICTA/P 5 marqueurs effaçables à sec : 1 rouge, 1 jaune, 1 vert, 1 noir, 1 bleu 4 marqueurs NOIRS 4 pansements compressifs de 15 cm par 15 cm 1 pile de rechange pour la radio portative 800 MHz Annexe J - 1

140 4 planchettes à pince en bois (Clipboard) 1 50 protèges jetables pour thermomètre électronique 1 radio portative 800 MHz avec relais de communication avec CCS 4 stylos bleus 1 support pouvant arrimer 6 bouteilles d oxygène médicales 1 tableau pour crayon effaçable 30 cm X 50 cm 1 table pliante de type poste de commandement avec unité aimantée (type commercial) 1 téléphone cellulaire avec une pile de rechange et son chargeur 1 thermomètre électronique 1 trousse de pédiatrie/obstétrique complète 1 trousse de support vital complète 20 vêtements complets de protection individuelle de type «TYVEC» de grandeur variée Annexe J - 2

141 ANNEXE K : BOTTIN DES RESSOURCES À définir localement par l entreprise ambulancière Annexe K - 1

142

143 ANNEXE L : RÉPONDANTS PLAN DE MOBILISATION ET DE CONTINGENCE INTERNE À définir par l entreprise ambulancière Annexe L - 1

144

145 ANNEXE M : LISTE DES ÉQUIPES DE RAPPEL À définir par l entreprise ambulancière Annexe M - 1

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147 ANNEXE N : CACHE DE MATÉRIEL DE SOINS À définir par l entreprise ambulancière Annexe N - 1

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